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lundi 24 octobre 2011

Trouver sa place

Anne-Marie Voisard, La Presse
«Il faut savoir d'où l'on vient si on veut savoir qui on est», dit Lyonel Trouillot, dont le magnifique petit roman La belle amour humaine est toujours dans la course au Goncourt. L'auteur mène sa vie de professeur et écrivain engagé à Port-au-Prince, où il est né, mais c'est à Paris que nous l'avons rencontré, dans les bureaux de son éditeur Actes Sud, au coeur du Quartier latin.
Cigarettes, café et cellulaire à portée de main, l'homme est fébrile. Et sollicité de partout. Mais il prend le temps d'écouter. «Quel usage faut-il faire de sa présence au monde?» À cette question que pose Anaïse, l'un des personnages du roman, plus importante selon lui que celle des origines, il répond que la réponse se refait au jour le jour. Impossible de régler ça une fois pour toutes.
Anaïse, que l'on imagine vivre quelque part aux États-Unis, retourne vers le pays qu'a quitté son père, certainement Haïti, même s'il n'est pas nommé. Sept heures de route séparent l'aéroport de la capitale d'Anse-à-Fôleur, le village du bord de mer où elle a grandi. Durant le trajet, Thomas, chauffeur de taxi et guide touristique, issu du même patelin que sa jeune passagère, lui parle. Des vivants et des morts. De la part de mystère qui subsiste 20 ans après l'incendie qui a détruit deux villas jumelles. L'une d'elles était habitée par le grand-père d'Anaïse, homme d'affaires «spécialiste du chantage». L'autre logeait un colonel à la retraite non moins détestable. Entre eux, «rien, mis à part la cruauté, ne pouvait justifier l'amitié».

Un peuple heureux
Ce roman a été écrit après le tremblement de terre de janvier 2010. «Je ne voulais pas cette logique de la catastrophe», dit Lyonel Trouillot, qui s'est appliqué, au contraire, à présenter Haïti comme «une terre habitable» et les Haïtiens «un peuple heureux». C'est par choix d'ailleurs qu'il s'est lui-même fixé à Port-au-Prince, après avoir passé toute son adolescence à New York avec mère, tante, soeurs, frère. De son propre aveu, il appartient à une famille particulière, celle qui, dans l'histoire d'Haïti, a écrit le plus de livres. «On est tous nés dans une bibliothèque», blague-t-il.
Dans son cas, ce fut le 31 décembre 1956. Père avocat, bâtonnier de son ordre, professeur à la faculté de droit et, pour ces raisons, «bien vu du gouvernement», de qui le fils tient sa passion des mots et des livres. Mère infirmière, qui a fondé sa propre école et dont le centre culturel de Delmas porte le nom, Anne-Marie Morisset. «Elle nous a enseigné le devoir de donner», dit Lyonel Trouillot qui a décidé, à 19 ans, de revenir au pays natal pour mieux contribuer à renverser la dictature de Duvalier.
Le jour, à l'université, il étudiait le droit, la meilleure couverture, à son avis, pour ses activités militantes. «J'étais dans la norme de l'establishment.» La nuit, «nous lisions tout ce qui nous tombait sous la main», si bien qu'à 20 ans, déjà, il enseignait la littérature. En même temps, il écrivait et n'a pas tardé à publier, tant en français qu'en créole.
Cette deuxième langue représente une richesse, tout comme le vaudou qui appartient à la culture populaire. Ils méritent d'être protégés, ce que l'école, souvent faute de moyens, néglige de faire. La parole des écrivains, tels Lyonel Trouillot ou Dany Laferrière, et tous ceux qui les ont précédés, dont Jacques Stephen Alexis, compense. C'est à ce dernier que l'auteur a emprunté le titre de son roman, La belle amour humaine. Une histoire qu'il a su rendre à terme en l'espace de seulement trois mois. Sauf qu'avant de s'y mettre, «il faut, dit-il, que j'aie vu le livre, qu'il soit vivant dans mes yeux, dans mes oreilles».

Enjeux humains et sociaux
Rien d'étonnant donc à ce que la poésie s'incorpore au texte. C'est même «le seul langage» que reconnaît l'auteur. Pour ce qui est du roman lui-même, il fait dire à l'oncle de Thomas, peintre et vieux sage, qu'il est «la plus vulgaire de toutes les formes littéraires, puisqu'il raconte toujours quelque chose de banal, le mélange de petites vertus et de petits travers qui font l'individu». À cela, Lyonel Trouillot réplique qu'il ne s'est jamais ennuyé en lisant Cent ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez) ou Les raisins de la colère (John Steinbeck). L'intérêt vient de la présence d'enjeux humains et sociaux.
Or, ce n'est pas ce qui manque au discours que tient Thomas dans son taxi le long des routes cahoteuses. À propos de l'aide internationale, par exemple, il observe que «les belles étrangères, les pas belles aussi, c'est un peu comme ces agences de l'humanitaire ou la Croix-Rouge [...] Il leur faut des victimes, des cobayes ou des subalternes». Pas tendre pour les touristes: «Au pied d'un monument, ils le regardent quand même de haut.» Les phrases à citer abondent. Celle-ci, pour décrire le centre ville: «Le bruit, c'est comme la pauvreté, on n'en a jamais fait le tour.» Cette autre encore, terrifiante: «Quand on a perdu tout le reste, reste plus que du temps à perdre.»
Lyonel Trouillot n'aime pas les écrivains naïfs. Aussi ses attentes face au nouveau gouvernement de Michel Martelly restent minces. «Le drame d'Haïti, dit-il, est celui d'une société fondée sur l'inégalité à tous les niveaux.» La belle amour humaine, cet admirable roman, montre bien toute l'importance de la voix des artistes en ce pays.

La belle amour humaine
Lyonel Trouillot
Actes Sud/Leméac, 176 pages

http://www.cyberpresse.ca/arts/201110/22/01-4459889-trouver-sa-place.php

L'Alternative s'engage dans l'opposition au gouvernement

L'un des chefs de file de l'Alternative, Evans Paul, refuse d'accorder le qualificatif d'inclusif au gouvernement de Gary Conille. Il n'y a pas d'inclusion puisqu'il n'existe pas d'entente avec tous les secteurs, se plaint M. Paul qui a eu des entretiens avec le président Martelly et le Premier Ministre Conille. Les rencontres des leaders de l'Alternative avec les chefs de l'exécutif n'avaient pas pour objectif d'envisager une intégration dans le gouvernement. Ce gouvernement est de préférence une combine entre le président Martelly et une majorité parlementaire, insiste M. Paul soulignant que l'Inité et AAA sont les seules formations politiques ayant intégré le gouvernement.
A ce stade l'Alternative se comporte comme un observateur mais M. Paul prévient qu'elle peut dans un avenir proche entrer en opposition au gouvernement.
La réticence des dirigeants de l'Alternative peut s'expliquer par l'expérience douloureuse avec le gouvernement d'ouverture de Préval / Alexis entre 2006 – 2008.
Sauveur Pierre Etienne, à l'époque militant de l'OPL, était contre toute alliance avec le gouvernement Préval. Aujourd'hui M. Pierre Etienne aux commandes de l'OPL ne peut pas répondre aux appels du pied du gouvernement Martelly / Conille. Il s'agit d'un gouvernement de coalition avec Inité, Lavalas, Duvalieriste et AAA note M. Pierre Etienne qui a toujours combattu ses régimes.
Il redoute un retour de la dictature Duvalieriste et de l'anarchie lavalassienne.
Selon le professeur Pierre Etienne cette équipe gouvernementale manque de cohésion et n'a pas de vision claire. Il est également préoccupé par des éventuelles tentatives de restauration de l'ancien régime liées à des violations des droits humains.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19779
Commentaires:
Va -t-on enfin assister à l'emmergence d'une opposition constructive différente à celle pronée par les adpetes du "voyé monté"?

Procès des policiers : le tribunal poursuit l'audition des témoins

Le procès des policiers accusés d'avoir assassiné des détenus lors d'une tentative d'évasion de la prison civile des Cayes le 12 janvier 2010, entre dans sa deuxième semaine. Seulement 13 policiers sur une trentaine accusés sont présents lors des audiences. La défense et le ministère public se sont affrontés la semaine dernière sur l'acte d'accusation. Les avocats de la défense estiment que les responsables du Parquet veulent faire trainer le dossier en refusant de soumettre les actes en question.
L'un des avocats des policiers, Jean Renel Cenatus, assure que l'ordonnance de renvoi n'a pas été formulée suivant les procédures légales. Toutefois le doyen a exigé la poursuite du procès arguant qu'on ne saurait revenir à des étapes antérieures de la procédure.
L'audition des témoins qui a débuté mercredi s'est déroulée difficilement. Le tribunal sur requête de la défense a rejeté la déposition d'un détenu qui devrait être remis en liberté après son audition. Au cours de la semaine écoulée 5 témoins ont pu faire leur déposition à la barre. On ignore le nombre de témoins devant comparaître lors de ce procès puisque d'autres personnes ont été ajoutées à la liste.
Le procès pourrait excéder les 3 semaines indiquent des spécialistes. Des acteurs du système judiciaire avaient déploré les conditions dans lesquelles se déroule ce procès. Des autorités judiciaires font remarquer que les 400 000 gourdes décaissées par le ministère de la justice sont insuffisants pour l'organisation de ce procès.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19780

Conille devra solliciter une prorogation du mandat de la CIRH

Le Premier Ministre haïtien Gary Conille devra présenter dans les prochains jours un projet de loi pour la prorogation du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH). Le mandat d'une année de cette structure hybride a pris fin vendredi dernier. Plusieurs parlementaires de l'opposition dont Steven Benoît et William Jeanty entendent voter contre un renouvellement du mandat de la CIRH arguant qu'elle empêche au Parlement de jouir de ses prérogatives de contrôle de l'exécutif. Steven Benoît avait indiqué que le Premier Ministre sera dans son collimateur s'il ose présenter ce projet de loi au Sénat.
Cependant la majorité des législateurs au Sénat et à la chambre des députés semblent être favorable à une prorogation moyennant une réforme de cette structure. Les sénateurs du groupe majoritaire, GPR et leurs 4 alliés conjoncturels de la minorité, seraient disposés à voter le projet de loi. Le sénateur Latortue (AAA), avait avant la fin du mandat de Jean Max Bellerive, mis l'accent sur l'impérieuse nécessité d'une réforme de la CIRH.
Cet avis est partagé par le Premier Ministre Gary Conille, qui fut chef de cabinet de Bill Clinton, co-président de la CIRH. Aujourd'hui M. Conille est devenu l'alter ego de l'ex président américain au sein de cette commission qui suscite des controverses.
M. Conille lors la présentation de sa politique générale avait plaidé pour une prorogation du mandat de la CIRH arguant qu'il faudra toujours avoir une plateforme pour améliorer l'efficacité de l'aide. C'est une table de mise en cohérence avait –il soutenu attirant l'attention sur le droit des donateurs de vérifier l'utilisation des fonds.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19781

L'Europe salue la mise en place d'un nouveau gouvernement en Haïti

La Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne, Catherine Ashton, a salué l'entrée en fonction de Garry Conille au poste de Premier Ministre. La mise en place d'un nouveau gouvernement haïtien est un élément essentiel pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d'Haïti a fait savoir Mme Ashton.
L'Union européenne réitère son engagement de continuer à travailler en partenariat avec le Premier Ministre et son gouvernement en vue de répondre aux défis urgents du processus de reconstruction. L'Union Européenne continuera à soutenir Haïti dans ses efforts pour promouvoir la démocratie, l'État de droit et le développement du pays a-t-elle poursuivi.
Rappelons que la mise en place d'un nouveau gouvernement en Haïti a été saluée par une bonne partie de la communauté internationale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19782

Bayonne...Beau succès du rallye pour Haiti

Concentration maximale en famille. Photo C. P.
Organisée récemment, ce fut une bien belle journée.Tout était réuni pour vivre un après-midi inoubliable : un soleil magnifique, des panneaux documentés, des questions géniales pour permettre à tous de cogiter et de s'amuser.
Les piquets étaient bien plantés, le parcours impeccablement fléché. Les bénévoles placés aux points stratégiques donnaient les questions et faisaient un brin de causette. D'autres restés à la Maison de la chasse prenaient les inscriptions et procédaient aux corrections des réponses.
Un goûter copieux et des récompenses offertes par les commerçants de Saint-Martin-de-Seignanx attendaient les participants, à la hauteur des efforts accomplis. Enfin, le verre de l'amitié !
Mais surtout, rien de cette journée n'aurait eu de sens sans les participants si nombreux et tellement heureux d'être là. Bravo aux enfants pour les belles couronnes qu'ils ont confectionnées et les magnifiques poèmes qu'ils ont composés.
Michel Dombriz expliqua à cette occasion que le rallye était destiné à venir en aide au peuple haitien. « C'est une occasion de penser à Haïti, à ce peuple vivant, courageux et fier ! Pensons aux Haïtiens ! Pensons-y le plus souvent possible. »
Une journée qui donne envie de recommencer !
Avec 70 adultes et 30 enfants, au total donc une centaine de participants, ce premier rallye est un succès. Le collectif a participé au repas des chasseurs et en a assuré le service. Ainsi, une partie des gains de la soirée sera reversée au collectif.
Claude Paucton

http://www.sudouest.fr/2011/10/24/beau-succes-du-rallye-pour-haiti-534851-3529.php

Le président d'Haïti et la MINUSTAH vont faire un match pour la paix

L'équipe de football du président Michel Martelly va disputer un match contre la Mission des Nations-unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir la paix et la tolérance. Cette rencontre est le fruit des efforts de Project Peace Latin America et Haiti Youth Development and Education. Le 22 octobre 2011, le terrain des Gabions des Cayes, ville portuaire du sud d'Haïti, va accueillir un match inhabituel. Le président Michel Martelly et son équipe de football va jouer une rencontre amicale contre la Mission des Nations-unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir la paix et la tolérance. Cette rencontre fait partie intégrante du programme ‘A Goal for Les Cayes', mis en place pour diffuser par le sport un message d'amitié et de paix.
‘A Goal for Les Cayes' est organisé par Project Peace Latin America en partenariat avec Haiti Youth Development and Education (HYDE) et Hope For Haiti pour célébrer la journée internationale de la Paix. Aussi, en marge de cette rencontre, les jeunes de la ville auront accès au terrain de football le même-jour, pour des matches amicaux.
Plus qu'une journée de football, ‘A Goal for Les Cayes' vise à promouvoir les valeurs de la paix, du travail d'équipe et de la discipline, au sein des communautés, en utilisant le football comme outil de développement professionnel et du potentiel humain chez les jeunes.
Des milliers d'enfants des quatre coins d'Haïti partagent une infaillible passion pour le football. ‘A Goal for Les Cayes' sera une opportunité pour renforcer l'éducation par le sport et le football dans le département du Sud. Pour cela, un don en uniformes, en ballons et en équipements sportifs pour les onze (11) écoles rurales de Cavaillon sera effectué, de manière à lancer une année de championnat interscolaire dans cette localité.
Entre les mois de février et mai, le championnat réuni des équipes d'écoliers entre les classes moyennes et la neuvième année fondamentale. Les écoles ont des ressources limitées pour couvrir les frais et la formation de l'encadrement pour ces équipes. Durablement, Project Peace Latin America et HYDE souhaitent encourager un partenariat avec la Fédération nationale haïtienne de Football, pour ainsi obtenir une certification pour les entraineurs des écoles. ‘A Goal for Les Cayes' a pour vocation de mobiliser les soutiens au niveau local pour aider à l'organisation d'un championnat sur le long terme.
Project Peace Latin America est une organisation non gouvernementale dédiée à la promotion de la paix. L'actrice et mannequin, Eglantina Zingg, ainsi que la journaliste et productrice de télévision, Elizabeth ‘Bibi' Nunez, dirigent Project Peace Latin America qui vise le renforcement des valeurs humaines à travers des projets sur le sport, la culture et l'éducation, particulièrement chez les enfants et les jeunes populations.
Haiti Youth Development and Education, HYDE est une organisation à but non-lucratif qui se tourne tout particulièrement vers les jeunes afin de les aider à combattre l'oisiveté par le sport et la culture. HYDE a déjà organisé, en Floride et en Haïti, plusieurs rencontres de football de niveau international, pour célébrer la paix. Des dons en équipements et tenues de football pour les enfants en Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19769