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lundi 23 septembre 2013

Solidarité autour de la jeune Haïtienne Misharéna Conserve

Une chaîne de solidarité s'est mise en place pour permettre à une jeune fille haïtienne d'être opérée d'une grosse tumeur sur le visage. L'opération doit avoir lieu demain au CHU Minjoz par le professeur Christophe Meyer.
Par Isabelle Brunnarius
" C'est possible ! ". Cette expression prend tout son sens avec cette histoire de solidarité. La jeune Misharéna accumulait les difficultés jusqu'à ce "petit miracle" selon son expression se réalise. En 2010, la jeune fille, aujourd'hui âgée de 16 ans, perd son père au cours du terrible tremblement de terre d'Haïti.
Quelques temps plus tard, une tumeur pousse sur son visage. Le manque de structures hospitaliéres de son pays, la pauvreté de sa famille empêche toute intervention mais c'était sans compter la volonté de quelques hommes et femmes. Une religieuse de la congrégation des Petites sœurs de l'incarnation, chez qui Misharéna suit ses études, demande de l'aide à un médecin d'une ONG française "Liberté pour les gazelles".
Une opération délicate
C'était en novembre 2012. Le médecin lance un appel à la société française de stomatologie, chirurgie maxilo-faciale et chirurgie faciale qui répercute le mail à l'ensemble des hôpitaux français. Le CHU de Besançon est le premier à répondre ! Par générosité et aussi par intérêt professionnel, le chirurgien Christophe Meyer accepte d'opérer bénévolement la jeune fille.
"Une opération délicate tellement la tumeur s'et développée. C'est une tumeur historique de la mandibule. Nous allons opérer dans des conditions délicates car il y a depuis quelques jours une infection".
Autre cheville ouvrière de cette chaîne de solidarité, l'ONG Pharmacie humanitaire internationale se charge de rassembler les fonds nécessaires à cette intervention et aux transports de la jeune fille. Le milieu catholique se mobilise et de nombreuses petites opérations permettent de rassembler les 7000 euros nécessaires aux frais d'hospitalisation ( 4213 euros) et aux billets d'avion. Des familles sont sollicitées en Franche-Comté pour loger Misharéna. Opérée demain, elle devra sortir vendredi. Son départ pour Haïti est prévu le 18 octobre.
http://franche-comte.france3.fr/2013/09/23/solidarite-autour-de-la-jeune-haitienne-misharena-conserve-323867.html

Haïti cherche désespérément 20 milliards de dollars d'investissements

Plus de trois ans après le violent tremblement de terre qui a détruit Haïti, faisant plus de deux cent cinquante mille morts, les dirigeants haïtiens cherchent un peu plus de 20 milliards de dollars pour relever le pays de la terrible catastrophe.
"Selon nos calculs, le pays a besoin de 20 milliards de dollars d'investissements directs pendant cinq à dix ans pour devenir un pays émergent", a estimé Grégory Mevs, l'un des plus grands entrepreneurs d'Haïti, à la tête du Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l'investissement (CCPDEI), qu'il codirige avec l'ancien président états-unien Bill Clinton.
Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain, avec un taux de chômage évalué à plus de 70 % de la population active, et où la majorité de la population vit avec moins de 1 dollar par jour. Au cours de l'année 2012, seulement 200 millions de dollars ont été investis dans le pays, selon le Centre pour la facilitation des investissements (CFI).br> HAÏTI SOUFFRE DE SON IMAGE
"Il y a une hausse de 180 % par rapport à l'année précédente. Haïti bouge, mais l'opinion internationale reste sceptique", se désole Grégory Mevs, qui soutient toutefois que le climat d'investissement a énormément changé, même si le pays continue de souffrir d'une mauvaise image, véhiculée à l'extérieur, d'instabilitépolitique chronique et de violence élevée.
"Avec un taux de criminalité de 8 pour 100 000 habitants, nous ne sommes pas le pays le plus violent de la Caraïbe, qui bénéficie d'importants investissements étrangers, et notre démocratie est en place", argue M. Mevs. Toutefois, avec une situation économique désastreuse, Haïti ne peut pas emprunter à des bailleurs et ne reçoit que des dons.
Face à cette situation, le Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l'investissement encourage les investisseurs à prospecter le potentiel minier d'Haïti et cherche des partenaires dans le secteur touristique.
Avec d'illustres membres, dont pas moins de sept anciens présidents et premiers ministres, le CCPDEI, qui organise sa prochaine réunion annuelle à New York, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, compte attirer l'attention sur les progrès en cours en Haïti, "ouvert aux affaires", selon le credo gouvernemental.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/09/20/haiti-cherche-desesperement-20-milliards-de-dollars-d-investissements_3481902_3222.html