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mardi 11 septembre 2012

QUAND HAITI TREMBLE DEVANT PORTO-RICO

Quand à cinquante ans on doit s’identifier comme faisant partie des aînés dans une société, il y a un disfonctionnement grave qui mérite analyse et attention. Dans ce texte, il sera question de football. Que les chercheurs de conflits belliqueux aillent voir ailleurs ! La semaine de la FIFA de ce mois de septembre s’est traduite en Haïti par un Quadrangulaire mettant aux prises les sélections d’Haïti, de Porto-Rico, de Saint Martin et celle des Bermudes dans le cadre des éliminatoires de la Coupe DIGICEL des Caraïbes. Après avoir disputé deux matchs, Haïti et Porto-Rico occupent les deux premières places et doivent s’affronter aujourd’hui mardi 11/109/2012 pour déterminer le vainqueur qui jouera le tournoi. Tout laisse indiquer qu’Haïti sera éliminé de ce tournoi par Porto-Rico ! La Barbade a déjà transformé en cauchemar le rêve Brésil 2014 des grenadiers, il y a quelques mois ! Devant un tel état de fait, il m’est impossible de ne pas faire un « back to the pass ». Comme je le disais au début, je fais partie des ainés qui ont vu évolué des grands joueurs de football haïtiens en Haïti et des joueurs étrangers sur la pelouse du stade Sylvio Cator. J’ai pleuré avec Henry Francillon, Pierre Bayonne, Wilner Nazaire, Ernst Jean Joseph, Arsène Auguste, philippe Vorbe, Jean Claude Désir, Philippe Vorbe, Guy François, Guy Saint Vil, Manno sanon à l’écoute de la Dessalinienne sur les pelouses allemandes. A l’époque, 1974, le seul vrai adversaire de la zone qui pouvait nous battre c’était la Sélection Mexicaine. Les rencontres face aux sélections des pays des caraïbes représentaient de pures formalités. Haïti disputait des matchs amicaux face au Peñarol de Montevideo, Velez Star field, les sélections sud américaines etc… Les canadiens et les américains, faisaient leurs premiers balbutiements en matière de football. 1974-2012, nous nous faisons sortir par la Barbade, nous avons un entraîneur cubain, nous craignons Porto-Rico. En 38 ans nous avons évolué à contre sens et à contre courant. Jusqu’à présent personne n’ose remettre en question le schéma organisationnel de notre football qui ne produit rien de bon. Aucun résultat. Nous sommes presque rayés de la carte du football. Nous sommes obligés de disputer des matchs amicaux face aux clubs de chez nous. Mais nous surfons sur la vague de la démocratie participative ou tout le monde peut faire n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment. L’important c’est d’avoir un club de première division dans chaque secteur de chaque quartier. Même si on n’a pas de stade on n’a une équipe de première division. Sans recette, sans rentrée et voilà le résultat. Nos voisins dont le sport national est loin d’être le football et ou ce sport est pratiqué exclusivement par des immigrés tandis que la population ignore totalement les rudiments les plus élémentaires de cette discipline, nous dépassent parce qu’ils ont compris qu’il fallait s’organiser et partir sur de bonnes bases. "TOUP POU YO" restera encore pour longtemps la meilleure sélection de football d’Haiti. Jonas Jolivert

ÇA SEMBLE BOUGER POUR DE BON EN HAITI

Depuis quelques jours je me suis lancé dans une démarche d’introspection pour essayer de comprendre pourquoi on peut avoir des opinions carrément contraires devant une situation éminemment évidente. Sans doute ce qui est évident pour l’un, l’est mois pour l’autre. On dit que c’est la liberté de penser ! Le fleuron des droits de l’homme ! Et il faut surtout respecter l’opinion de chaque individu. C’est la démocratie ! J’ai du abandonner bon nombre de fora d’opinions quand j’ai réalisé que des actions qui méritaient des applaudissements des mains et des pieds ne faisaient jamais l’objet d’aucun commentaire et rarement de publication. Je croyais que quand on faisait le pari de discuter d’analyser les faits et gestes de certains décideurs il fallait le faire avec objectivité si sa participation s’intégrait dans le cadre d’une participation positive et une contribution à distance pour faire bouger les choses dans le bon sens… L’actuel président haïtien est arrivé au pouvoir pour certains, comme un cheveu dans la soupe, Comme acteur principal d’une chronique d’une mort annoncée. L’homme ne pouvait certes pas laisser prévoir ni s’attendre à mieux. Le choix de son équipe n’a pas rassuré davantage ni les incrédules ni les convaincus de son incapacité de diriger le pays. Mais comme disait le merenguero dominicain Johnny Ventura : le tabac est certes fort, mais il faut le fumer (el tabaco es fuerte pero hay que fumarlo). Depuis, Haïti exhibe son président-musicien un peu partout dans le monde. Un président que l’on voit sur tous les fronts et sur tous les flancs. Au début on avait l’impression d’un travailleur qui avait beaucoup d’envie de travailler mais qui ne disposait pas de matières premières. Il lançait chaque semaine, LA semaine de quelque chose sans aucun résultat palpable. Par exemple la semaine de la reconstruction sans qu’une simple pierre ait été posée. LA semaine du tourisme sans aucune activité touristique générée. Je me disais que lui au moins il a la bougeotte. Les excuses et prétextes pour ne rien faire en Haïti fleurissent dans tous les coins de tête. Les difficultés pour former un gouvernement, le non décaissement des fonds promis par la communauté internationale ont été les alibis les plus souvent exprimés. Depuis la nomination du riche homme d’affaires Laurent Salvador Lamothe, la direction du pays s’est trouvée un binôme (MM/LL) parfait comme un de ces mariages réellement réussis. Pour la première fois on a l’impression que dans la gestion du pays, il existe un accord et surtout il se dégage un plan. Il est clair que sur le plan politique, dans un milieu ou prime le pluralisme, chaque décision provoque des réactions contraires soit dans le fond ou dans la forme. Mais celui qui n’est pas dupe, reconnait dans ces crises des conflits d’intérêt qui en Haïti revêtent toujours les mêmes caractéristiques cachées par les mêmes enjeux. A tort ou à raison, des institutions attendues depuis des lustres, prennent forme et on en voit des ébauches (Conseil électoral). La Constitution amendée reconnaissant la double nationalité est publiée… Sur un plan purement pratique, le gouvernement est entrain de faire des choses que les prédécesseurs n’avaient jamais osé faire. Et on se demande pourquoi ça n’avait jamais effleuré les esprits. Je vous en détaille quelques unes de ces décisions qui ont mérité mes applaudissements : - Les contraventions pour exiger le port de la ceinture de sécurité au volant. En juillet dernier je circulais dans les rues de Port-au-Prince en voiture. Beaucoup de gens riaient à s’égosiller en observant le geste reflexe que je réalisais aussitôt installé dans une voiture. Peut importe que je me trouvasse à l’avant ou à l’arrière, je passais et accrochais automatiquement ma ceinture de sécurité. Mon bon ami KA, est arrivé à me confesser que lui sans aucun problème il portait au volant sa ceinture de sécurité à Santo Domingo ou à Miami mais il ne voyait pas l’intérêt de le faire dans « ce merdier ». Le service de circulation des véhicules, semble-t-il a commencé à distribuer des PV aux chauffeurs qui ne la bouclent pas. Et des gens qui poussent des cris de colère en se cachant derrière des arguments bidons et arguties de toute sorte pour éviter de reconnaître le non respect des lois. Le problème c’est que nous autres les haïtiens, nous vivons depuis des années en oubliant que le pays disposait de certaines lois et que le fait de ne pas les respecter répondait au laisser-aller des autorités concernées et ne les rendaient ni caduques ni inexistantes. Dans une conjoncture ou le gouvernement affichant un excès de bonne volonté qui ne peut pas être traduite en faits ou réalisations concrètes par manque de ressources, les PV offrent une opportunité en or de renflouer les caisses de l’état. Les contrevenants se plaignent et rechignent. Certains exigent une première phase pédagogique avant l’application des peines. La pédagogie a été faite puisque qu’on le veuille ou non, les gens qui ont appris à conduire, ont aussi appris un certain nombre de règlements et lois dont le port de la ceinture de sécurité. Donc bouclez-la ou payez ! C’est dommage que selon les informations recueillies auprès de nos correspondants d’Haïti que les agents de Police ont lâché prise et que les gens ne portent plus la ceinture. - Les redressements fiscaux Le gouvernement Martelly/Lamothe (MM/LL) a entamé ce que certains appellent une chasse aux sorcières pour renflouer les caisses de l’état. En effet beaucoup de « grands contribuables » auraient cessé de payer le fisc. Il faut reconnaître que dans l’absolu, nous autres les haïtiens nous ne payons pas d’impôts. Beaucoup de raisons expliquent la persistance de cette anomalie citoyenne et institutionnelle. Les grands contribuables d’aujourd’hui ont constitué pour la grande majorité leurs patrimoines justement en évitant de payer. On dispose d’un ami haut placé à qui on fait des cadeaux et les reçus, les bordereaux sont délivrés sans grand souci. Une catégorie de citoyens ne paie pas leurs redevances fiscales en se réfugiant derrière des arguments comme la corruption des gouvernements ou leur inactivité. Cependant comment comprendre que l’on puisse exiger des réalisations à un gouvernement sans payer les impôts ? Les citoyens d’Haïti savent-ils comment fonctionne un gouvernement, en particulier d’où viennent ses ressources ? Le gouvernement a publié une liste de 60 grands contribuables qui devraient 82 millions de gourdes à l’Etat. Ils crient tous à la persécution politique. Ils seraient tous innocents et auraient payé normalement leurs redevances fiscales ! « Men-m nan lanfè gen moun pa »! Les gouvernements sont souvent redevables envers une branche du secteur économique et financier. Souvent des résolutions sont émises pour en favoriser quelques uns. Dans la chasse aux sorciers redevables de l’administration MM/LL il faut surtout retenir qu’en dépit des dérapages que l’on pourrait ranger dans le chapitre dommages collatéraux, des erreurs dues à la précipitation ou à l’incompétence, les autorités haïtiennes devront faire comprendre à tous les haïtiens qu’il est impératif de contribuer. Chacun à son niveau. Selon les moyens. Mais conduire le pays vers une situation de non-fiscalité est une démarche à proscrire et à éviter à tout prix. Enfin de compte, je n’hésite pas à donner un vote de confiance à l’équipe qui est en place. Si jusqu’à présents les résultats ne sont pas palpables et que les décisions sont entachées d’erreurs, d’illégalités ou d’inconstitutionnalité, il semble se dégager une vision, une tendance à corriger les choses qui ont si mal marché en Haïti pendant des siècles. Messieurs, continuez ! Dr Jonas JOLIVERT

Des sénateurs réclament la démission de 3 juges de la Cour de Cassation

Les sénateurs de l'opposition annoncent l'adoption prochaine d'une résolution en vue de réclamer la démission de trois juges à la Cour de Cassation. M. Arnel Alexis Joseph, président de la Cour de Cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ( CSPJ) est dans le collimateur des sénateurs qui remettent en cause sa nomination. Selon le président de la Commission Justice, Pierre Francky Exius, les sénateurs avaient été induits en erreur par l'ancien président de la commission au sujet de M. Alexis. Les sénateurs soulignent que M. Alexis, alors président de la Cour d'appel, était âgé de 74 ans au moment de sa désignation. Ce qui est contraire au prescrits légaux qui fixe l'âge maximum à 65 ans. Plusieurs autres sénateurs dont Steven Benoît, Andrice Riché et Moise Jean Charles réclament l'annulation de la nomination de M. Alexis Joseph pour cause d'irrégularités. Deux autres juges sont également considérés comme indésirables au sein de la Cour de Cassation. Le sénateur Steven Benoît révèle que les deux autres juges avaient été nommés sans recommandation du grand corps. A l'époque les sénateurs n'avaient pas contesté les nominations. Steven Benoît indique que les sénateurs avaient déjà abordé le sujet avec le président Martelly la semaine dernière. L'étau se resserre autour du président du CSPJ qui est l'objet d'une enquête parlementaire relative à la sa mise en accusation par la chambre des députés. Les membres de la commission doivent indiquer s'il y a matière à lancer la procédure de mise en accusation réclamée par la Fédération des Barreaux d'Haïti. L'offensive des sénateurs contre le président du CSPJ pourrait fragiliser la position de cette institution dans le cadre de la formation du Conseil Electoral Permanent (CEP). Les sénateurs de l'opposition dénoncent des ententes entre l'exécutif et le législatifs dans le processus de désignation des trois représentants du judiciaire au CEP. LLM / radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21354

Martelly nie toute implication dans les poursuites fiscales contre Apaid

L'entrepreneur André Apaid est résolu à poursuivre les autorités fiscales haïtiennes qui l'avaient faussement accusé d'évasion fiscale. L'ancien leader de l'organisation Groupe 184, croit être l'objet de persécutions politiques de la part du président Michel Martelly mecontent de ses prises de positions sur le dossier du Conseil Electoral Permanent (CEP). M. Gervais Charles, l'un des avocats de M. Apaid, rappelle que le chef de l'Etat avait exprimé avec vigueur son opposition à M. Apaid lors de leur dernière rencontre. Le dossier sera porté par devant les autorités judiciaires soutiennent les avocats qui attirent l'attention sur les préjudices moraux et économiques que l'interdiction de départ à l'encontre l'entrepreneur très actif dans le secteur de la sous-traitance. Cependant les responsables de la Direction Générale des Impôts (DGI) ont annoncé que la mesure d'interdiction de départ a été levée pour 25 entrepreneurs ayant régularisé leur situation. Ils indiquent que M. Apaid avait en sa possession une franchise de 15 ans délivrée en 2002. Les autorités fiscales qui n'avaient jamais été informées par les avocats de l'entrepreneur de l'existence de cette franchise avaient continué à émettre des bordereaux pour l'entreprise de M. Apaid. De son coté le président Martelly nie toute implication dans les poursuites de l'administration fiscale contre les grands contribuables coupables d'évasion fiscale. M. Martelly n'a pas lu la correspondance de M. Apaid estimant que ce dernier sait comment le joindre. Se disant prêt à rencontrer l'homme d'affaire le chef de l'Etat dit n'avoir aucun problème personnel contre son ex collègue du Groupe des 184. LLM / radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21353

Eddy Damas (UGTG) : La Minustah n'a apporté que peines et tribilasyon aux haïtiens

CCN .Ce livre sur « Ayiti » que vous publiez après un voyage la bas, c'est en quelque sorte un aspect de votre job de militant/communicant ?
Eddy Damas. On serait tenter de le voir ainsi, mais c’est beaucoup plus que cela. C’est une occasion formidable pour moi de contribuer, comme pour un bon nombre de personnes, a kalbandé l’image que nous avons d’Ayiti.
Sans y avoir auparavant mis les pieds, j’ai découvert Ayiti très tôt dans mon adolescence, à travers sa musique et sa poésie. Et ce voyage en quelque sorte, me confortait, et me rassurait en grande partie, dans l’idée que moi je me faisais d’Ayiti. Ainsi donc, avec ce récit je tenais quelque part à rendre on gran loné é respè a Ayiti et à tous le Ayisyen.

CCN. Quand vous débarquez en Ayiti êtes vous surpris de ce que vous voyez, ? l'idée du livre arrive à quel moment ?
E.D. Je ne dirais pas surpris mais plutôt ému. Oui d’une émotion presque enivrante malgré ce premier contact peu réjouissant d’un enfant qui mendie et de la présence d’hommes en arme. Etonnamment j’avais l’impression d’être chez moi. Assailli par tant de choses à la fois, tout décrire et tout écrire fut mon premier réflexe. L’idée du livre arrivera bien plus tard après mon retour.

CCN. Il y a une préface du chanteur Beethova Obas, pourquoi lui ?
E.D. Il y a beaucoup d’artistes ayisyen angajé, comme on dit, mais les textes et la musique de Beethova m’accompagnent toujours dès qu’il s’agit d’Ayiti. C’est comme ça. Il a ces mots, ces notes à lui pour de temps à autres, nous faire « oublier le goût de la détresse d’Ayiti »
Il a cette sensibilité profonde qui vous envellope quand il parle de l’espoir qu’il cultive dans les enfants de son pays. C’est un grand Monsieur qui m’a fait l’honneur de préfacer ce récit. Mèsi Beethova.

CCN. Là bas la Minustah semble être un vrai problème ?
E.D. Un grave problème comme toutes les formes d’ingérence qui caractérisent le pouvoir occidental à travers le monde. Depuis bientôt huit ans (Juin 2004) cette armée d’occupation n’a apporté que peines et tribilasyon au peuple d’Ayiti. Vols, viols, brutalités en tous genres, choléra, et la liste est longue. Il n’y a pas 36000 mil solution : Minista déwo !!!

CCN. Un président ex chanteur de compas : Est ce qu’Ayiti est dans la bonne... cadence ?
E.D. Nous avons tous suivi les conditions dans lesquelles se sont déroulées l’élection du président Martelly en Ayiti. Il a été porté au pouvoir par les états unis et c’est bien dommage. Maintenant les responsabilités qui lui incombent sont énormes, et il le sait. Le peuple haïtien aspire d’abord à « on Ayiti granmoun » Il ne doit jamais l’oublier.

CCN. Pas un seul mot dans votre ouvrage sur la musique, le compas, vous n'avez pas voulu entendre ?
E.D. Comment ne pas vouloir entendre ce compas partout présent. Mais cette fois-ci, la grande présence des femmes et des hommes qui m’entouraient avait pris le dessus.

CCN. Vous ne publiez qu’une douzaine de photos sur la centaine prises, quels ont été les critères de votre choix ?
E.D. En effet, ce fut un véritable dilemme, il fallait faire un choix visant à mieux illustrer le récit. Mais elles sont toutes aussi belles que parlantes. Plus « NOUS », quoi !

CCN. Di sa é vwè sa... és sa vé di Ayiti a jodi pé fé moun gwadloup pè lendepandans ?
E.D. Di sa é vwè sa… C’est bien là que cet adage prend tout son sens. C’est cet écart monumental qu’il y a entre ce que l’on nous a toujours servi sur Haïti et la réalité. C’est d’abord cet aspect là que j’aborde dans ce récit. Dans la Caraïbe, Haïti reste le principal épouvantail repoussoir du pouvoir occidental et singulièrement du pouvoir « kolonyal fwansé » sur la question du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Haïti, il ne faut pas le nier, dans l’esprit de bon nombre d’entre nous fait peur dès que l’on parle d’indépendance. Et malheureusement, ce piège fonctionne toujours. Mon récit n’a pas la prétention de tordre le cou à cette mauvaise fable, mais à nous aider à ne plus écouter ces petites comptines mensongères que véhicule cette farce.

CCN. Que retenez-vous de ce séjour?
E.D. Un peuple, un grand peuple .Un pays, un immense péyi. Des Fanm é Nonm qui n’ont jamais abandonnés la lutte pour la vie au quotidien. Des femmes et des hommes qui refusent la fatalité pour ne compter que sur leurs propres moyens afin de modifier leur réalité de tous les jours. Des femmes et des hommes qui ne croient pas en la malédiction que l’on essaie de leur faire porter depuis nanni nannan. En effet, j’ai vu certaines situations misérables que vivent au quotidien certains ayisyen. Mais, eskizé, ce n’est pas cela que j’ai retenu. Je garde plutôt l’image d’un peuple fière combatif et debout. Pas un peuple kouché. Des fanm é de nonm d’une grandeur capable de vous faire prendre conscience de notre petite taille, tizi à bien des égards. Ayiti : Di sa é vwè, sé dé biten diféran
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3957,10-09-2012-hay-ti-eddy-damas-ugtg-y-yla-minustah-n-a-apporty-que-peines-et-tribilasyon-aux-hay-tiens.html

Football / Coupe Caraïbes : Après les Bermudes, objectif d’Haïti, défaire Porto-Rico


P-au-P, 11 sept. 2012 [AlterPresse] --- La sélection nationale de football d’Haïti aura pour objectif, ce mardi 11 septembre 2012, de vaincre son homologue de Porto Rico afin de gagner le quadrangulaire du groupe I de la coupe Caraïbes des nations de football au stade Sylvio Cator à Port-au-Prince, mettant également aux prises les Bermudes et Saint-Martin.
« Notre seule préoccupation, c’est d’obtenir la victoire pour terminer en première position », espère le sélectionneur cubain d’Haïti, Blake Cantero.
Il s’exprimait en conférence d’après-match ayant opposé Haïti aux Bermudes le dimanche 9 septembre 2012.
Pour les deux premiers matches d’Haïti, y compris celui joué contre Saint-Martin le vendredi 7 septembre, les joueurs nationaux ont fait montre de baisse de régime, notamment en deuxième période durant les deux parties des 7 et 9 septembre, s’inquiètent des journalistes sportifs.
Après avoir marqué trois buts, de belle facture, en première mi-temps face aux Bermudes, l’équipe haïtienne a paru manquer de fraîcheur en deuxième période. Logiquement, elle a concédé un but qui a laissé des sueurs froides chez les spectateurs, craignant l’éventualité, pour l’équipe visiteuse, de revenir au score, tant toute l’équipe nationale paraissait fébrile.
Scénario à peu près similaire face à Saint-Martin : le onze d’Haïti n’a pu inscrire que deux (2) buts en deuxième période, après avoir outrageusement dominé ses adversaires en première période (5 buts marqués).
« Alors que l’équipe de Porto-Rico nous a pris par surprise, la sélection haïtienne a joué un match techniquement et tactiquement bien organisé. C’est une équipe (Haïti) qui a beaucoup d’avenir et qui peut avancer très loin dans la compétition », estime le sélectionneur de l’équipe des Bermudes, Andrew Bascome.
Son homologue d’Haïti, Blake Cantero, a reconnu avoir modifié son plan antérieur de jeu, malgré de bonnes bases tactiques, en vue d’aller chercher un résultat positif.
« Le match était très intéressant de part et d’autre. Les joueurs des Bermudes ont travaillé pour nous donner une réplique. C’est pourquoi le match a été très difficile en début de période », ajoute-t-il.
Aussi, la sélection nationale d’Haïti n’a-t-elle droit à aucune erreur pour la partie du jour face à Porto Rico.
Après la correction (7-0), infligée à Saint-Martin lors de la première journée du 7 septembre, la sélection nationale d’Haïti l’a emporté, (3-1) le 9 septembre, sur son homologue des Bermudes.
Le public, tout acquis à Haïti, a mis longtemps pour savourer le premier but de son équipe, marqué sur coup franc par Olrish Saurel. Puis, Jean Eudes Maurice a augmente le score. Et Jean Philippe Péguéro corsa l’addition, après un superbe travail au milieu de terrain de Jeff Louis, qui a effacé plusieurs joueurs bermudiens avant d’adresser une bonne passe à Péguéro (3-0 à la mi-temps).
La prestation de la sélection nationale de football d’Haïti sera différente en deuxième période. Plus aucun but ne sera marqué par les joueurs haïtiens qui, au contraire, vont encaisser un but des bermudiens (3-1 score final).
En évitant de se laisser surprendre par des contre-attaques, les footballeurs haïtiens devront se surpasser pour jouer un match plein, en première et en deuxième période, ce mardi 11 septembre 2012, contre Porto Rico qui est provisoirement en tête du classement du groupe I de la coupe Caraïbes des nations (2 matches gagnés, 11 buts pour Porto Rico contre 2 matches gagnés et 10 buts pour Haïti), [jep kft rc apr 11/09/2012 0:00]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13386

Haiti – Social : Causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap

Sous le haut patronage du Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, le Bureau du Secrétaire d’Etat à l’intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) et le Projet de Renforcement du Cadre Juridique pour les Personnes Handicapées en Haïti de l’OEA ont organisé ce lundi 10 Septembre à l’hôtel Montana une causerie avec le secteur privé des affaires sur la problématique du handicap en Haiti.
Cette rencontre déroulée sous le thème « Accès des personnes handicapées à l’emploi et au travail adaptés », a été l’occasion pour M. Gérald Oriol Junior, Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées, de faire une plaidoirie en faveur de la présence des handicapés dans les entreprises. M. Oriol dit croire qu’une personne vivant avec un handicap ne représente pas un handicap pour une entreprise quelconque.
Le Chef de l’Etat, qui ne cesse d’intercéder pour la cause des handicapés, plaide une fois de plus en faveur du respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées. Il demande à tout un chacun de supporter ces dernières, car un effort supplémentaire doit être fait en vue d’accompagner ce secteur.
« Notre pays a besoin, pour son décollage, de l’apport de tous ses fils et filles et nous n’avons pas le droit de laisser se perdre le moindre atome d’intelligence, la moindre parcelle de potentialité », a déclaré le Président.
La présence du Chef de l’Etat à cette grande réunion prouve son souci de sauvegarder l’égalité de tous les êtres humains, de faire respecter la liberté et la dignité de tous, de créer le cadre nécessaire pour enrayer toute discrimination fondée sur le handicap.
« Je regarde cette initiative comme un pas vers l’émergence d’une conscience citoyenne qui tient compte des conditions d’existence de l’ensemble de la population. Et ce pas me renforce dans ma conviction que, nous autres Haïtiens, pouvons dépasser notre petite personne et nous ouvrir aux besoins de nos compatriotes. »
Plusieurs entrepreneurs présents ont compris la nécessité d’offrir des opportunités égales à tous et promis d’intégrer désormais les personnes handicapées compétentes dans leurs entreprises. M. Hervé Denis, Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie en Haïti (CCIH) invite tous les autres membres à faire pareil.
HaitiNews509

http://www.haitinews509.net/2012/09/haiti-social-causerie-avec-le-secteur-prive-des-affaires-sur-la-problematique-du-handicap/

Montardon : un nouvel orphelinat à Port au Prince avec les Calinous d'Haïti

Mirlande Jean, directrice de La maison de l'Espoir à Haïti et Dominique Uthurralt, président des "Calinous d'Haïti", travaillent côte à côte pour aider les enfants haïtiens. (didier rispal)
L'association Les Calinous d'Haïti a été créée en 2004 par des parents ayant adopté des enfants haïtiens de la crèche "La maison de l'espoir", organisme privé, connu et reconnue situé à Port au Prince. Présidée par Dominique Uthurralt l'association a tenu ce week-end son assemblée générale au lycée agricole de Montardon. Cette association compte aujourd'hui 126 membres et plus de 1 000 sympathisants (les dons). Une école pour les enfants en difficultés Cette année 2011/2012 a été marquée par un projet de montage financier qui devrait permettre la création d'un nouvel orphelinat sur les hauteurs de Port aux Princes, en zone non inondable. Un terrain de 1 800 m2 a déjà été acheté pour implanter un nouveau bâtiment de 800 m2 sur deux niveaux, qui, en plus d'accueillir 50 enfants, servira également d'école, non seulement pour les locataires, mais aussi pour des enfants en difficultés. "Les partenaires financiers nous demandent des dossiers de plus en plus complexes à monter" et c'est bien pour cette raison que Louise Roudil, originaire de la drome et étudiante en Master, se rendra début novembre en Haïti pour une durée de 9 mois. Sa mission sera de monter des dossiers de financement et de subventions et surtout de suivre ce projet jusqu'au bout. Sa mission ne coûtera rien aux Calinous d'Haïti, c'est la fondation Crédit Agricole et le conseil général des Pyrénées-Atlantiques qui subventionnent le projet. En mai dernier, un certain nombre de partenaires financiers ont été ciblés sur place par Dominique Uthurralt, et l'espoir de voir sortir de terre ce nouvel orphelinat est aujourd'hui bien réel. L'agence Française de développement apporte son soutien à ce projet ainsi que le conseil régional et l'Union Européenne. "L'année dernière j'étais très inquiète, je ne savais pas si j'allais pouvoir nourrir les enfants, merci à l'association qui nous à permis d'exister encore". Mirlande Jean, directrice de La maison de l'Espoir à Haïti était présente à Montardon. Cette femme au coeur énorme doit être soutenue, son discours a largement touché les quatre-vingts personnes présentes. Le bureau Président Dominique Uthurralt ; vice-président Nathalie Sanclémente ; trésorier Laurent Douin ; secrétaire Christine Moussegnerat Pour tout renseignement ou pour vos dons : "Les Calinous d'Haïti", 9 rue du Baron Séguier, 64000 Pau. Tél. 06 22 25 25 37 http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/09/11/calinous-d-haiti-un-nouvel-orphelinat-a-port-au-prince,1097171.php