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vendredi 19 février 2010

LES MAUX D'HAITI EN QUELQUES MOTS D'HAITI...

Elle sa fait appeler COUCOU, une très bonne amie de longue date. Revenue depuis peu en Haïti, elle a échappé au tremblement de terre meurtrier du 12 janvier. Comme beaucoup d’haïtiens, elle sillonne tous les jours les rues de Port-au-Prince avec ses inquiétudes, mais persuadée qu’elle a quelque chose à faire en Haïti pour Haïti.



De temps en temps nous prenons le pouls de la situation à travers des conversations que nous soutenons par internet interposé. Nous avions publié quelques unes de ces conversations et d’autres le seront bientôt.


Nous avions beaucoup insisté pour qu’elle nous gratifie d’une petite rubrique depuis Haïti. Avec ces quelques phrases elle fait ses premières armes de journaliste-reporter. Malgré ses conseils nous incitant à ne pas publier ce quelle présente comme un essai. Nous prenons le pari de le publier en guise de remerciement et surtout une façon de lui dire que nous apprécions son courage.


Merci coucou
SUR LES PRISONNIERS EVADES DES PRISONS
J’ai demandé à un homme de classe moyenne, un homme instruit: avez-vous pensé à la situation de notre ville, de notre pays sachant qu’il y a environ 5000 détenus qui se sont évadés?


C’était une grande préoccupation que nous avions eu dans notre quartier (Pèlerin 5) le lendemain de la catastrophe. Nous avions pensé qu’ils viendront dans les quartiers plus calmes tels que Pétion-Ville, mais cependant nous avons constaté qu’ils n’ont pas vraiment pris ce chemin la mais ils se sont plutôt mêlés à la foule qui se rendait peut être dans les provinces ou en République Dominicaine.
Le gouvernement dominicain nous a offert son aide pour les retrouver aussi, donc ca nous donne un peu de chance mais le peu de détenus qu’on a retrouvé à date est vraiment inquiétant et j’ai peur qu’au bout de quelques mois que l’aide offerte ne tienne plus, ce ne sera plus la priorité des Dominicains.
En tout cas ce h’est pas une priorité maintenant, nous avons tellement de choses à faire dans ce pays qu’on ne pense pas du tout à cela. Prions que Dieu convertisse leur cœur et change leur âme… paske sou bit nou ye la nou pap jwenn yo (Parce que à en juger par la liste de nos priorités, nous n’allons pas les retrouver).


La même question a été posée à une dame sur la place Boyer à Pétion-Ville, elle a répondu :
Au nom de l’Eternel, anyin pap rive nou, nou jwenn jouk nou pakapab anko, se pitit Bondye nou ye lap proteje’n, lap chanje ke yo, apre 3jou priye a tout bagay ap rantre nan lòd. Moun yo pral fè rout yo nou minm na sou rout pan ou. Epi tout kounye a si nou jwenn yon volè se tou koupe kou’l.
(Au nom de l’Eternel rien ne peut nous arriver, nous en avons assez bavé, nous sommes des enfants de Dieu. Il se chargera de notre protection. Il changera leurs cœurs. Après trois jours de prière, tout est rentré dans l’ordre. Ils feront leur chemin et nous nous emprunterons le nôtre. Et puis aujourd’hui si un voleur se fait attraper il faut lui trancher la tête tout de suite).

L'ONU lance un appel de fonds record pour Haïti

LEMONDE.FR avec AFP | 19.02.10 | 08h10
L'ONU a lancé, jeudi, un appel de fonds d'un montant record de 1,44 milliard de dollars, pour aider les victimes du séisme du 12 janvier en Haïti. Cet appel de fonds, censé couvrir les besoins d'aide d'urgence pour l'année 2010, englobe un appel précédent de 577 millions de dollars lancé peu après la catastrophe, précise un communiqué du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Près d'un tiers des fonds demandés (480 millions de dollars) sera destiné à acheter de la nourriture, le reste sera réparti entre des secteurs variés comme les abris provisoires, l'agriculture, l'éducation, la santé, l'hygiène. Les fonds sont destinés à porter secours à quelque 3 millions de personnes, soit 30 % de la population d'Haïti. Le premier appel d'urgence (de 577 millions de dollars) a déjà été entièrement financé, souligne l'OCHA. Le séisme de magnitude 7 du 12 janvier a dévasté la capitale, Port-au-Prince, et ses environs. Il a fait au moins 217 000 morts et plus d'un million de sans-abri.
Le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, a plaidé jeudi pour que le plan de reconstruction du pays dévasté par le séisme du 12 janvier soit "mis en œuvre par les Haïtiens", dans un souci d'efficacité. "Pour qu'un plan marche il faut que des Haïtiens en fassent partie. Il faut que ce soit une vision haïtienne qui soit mise en œuvre par des Haïtiens", a soutenu M. Bellerive.
Le précédent appel de fonds record de l'ONU pour faire face aux conséquences d'une catastrophe naturelle était de 1,41 milliard de dollars. Il avait été lancé en 2005 pour les pays gravement touchés par un gigantesque tsunami dans l'océan Indien en décembre 2004.

L’Organisation des Nations Unies demande à la communauté internationale un examen de conscience sur le travail réalisé en Haïti.


La Granja, Espagne, 18 février (EFE).- Le représentant majeur de l’ONU en Haïti, Edmond Mulet, a demandé aujourd’hui à la communauté internationale de faire un « examen de conscience » du travail réalisé dans ce pays durant les dernières décennies, parce que « si nous sommes honnêtes –a-t-il dit, il existe très peu sur le terrain dont nous pouvons être fiers ». Accompagné du ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, Mulet a insité sur le fait de changer la manière de travailler et que tous les acteurs de la coopération avec Haïti, fondamentalement les Etats-Unis, l’Union Européenne, maintiennent leurs efforts pendant « longtemps ».
Au terme d’une réunion informelle de ministres de l’Union Européenne sur la coopération, qui se termine aujourd’hui dans la localité espagnole de La Granja (Ségovie), le guatémaltèque Mulet décrit la situation d’Haïti comme « crue et très triste ».


Au conseil européen inauguré la veille, s’est adjoint aujourd’hui, Mulet qui se trouve aujourd’hui à la tête de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) et aussi le directeur de l’Agence Etasunienne pour le Développement (USAID), Rajiv Shah.


Le seisme de janvier « n’est pas une tragédie traditionnelle ou normale ou ce qui arrive le premier c’est l’aide humanitaire et après reconstruction et développement ; la phase humanitaire continuera ici pendant beaucoup de temps (…) et sera très importante dans les mois à venir » a souligné Mulet.
Après avoir plaidé en faveur d’une division géographique et thématique du travail en Haïti pour éviter toute duplicité des tâches, Mulet a demandé que la communauté internationale fasse un examen de conscience et change sa forme de travailler » et que les haïtiens assument leurs responsabilités : « nous ne sommes pas ici pour supplanter personne ».
Selon le représentant de l’ONU en Haïti, il existe beaucoup de bonne volonté et de générosité mais il est indispensable une plus grande capacité de coordination parce que les défis sont « énormes », il a mentionné comme exemple qu’il n’y a pas de registre d’état civil ni de cadastre.
http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=187503

4% des recettes des matches préparatoires au Mondial 2010 iront à Haïti

Parallèlement à cette nouvelle manifestation de solidarité envers les victimes du séisme annoncée par la FIFA, Haïti disputera un match exhibition contre d’anciennes vedettes du fooball mondial, le 26 février au Venezuela
jeudi 18 février 2010, Radio Kiskeya
Une partie des recettes de tous les matches préparatoires au Mondial 2010, prévu en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet, sera reversée aux haïtiens victimes du terrible séisme du 12 janvier dernier, a annoncé jeudi la Fédération internationale de football dans un communiqué.
« Pour que l’aide ait un impact, nous espérons que les 32 équipes vont participer à l’effort par un don de 2%, soit un total de 4% pour chaque match amical », a déclaré le président de la FIFA, Sepp Blatter, précisant que ce geste de solidarité concernerait toutes les rencontres internationales disputées entre le 1er mars et le 11 juin.
D’autre part, la Croix-Rouge Internationale organise le 26 février (vendredi prochain) au Venezuela un match exhibition entre le onze national haïtien et une sélection de Old Stars en vue de collecter des fonds pour la reconstruction du pays ravagé par le tremblement de terre.
L’équipe des anciennes gloires du ballon rond comptera notamment dans ses rangs les néerlandais Patrick Kluivert et Edgard Davids, le mythique joueur italien Paolo Maldini, deux ex-attaquants sud-américains flamboyants, Enzo Francescoli d’Uruguay et Ivàn "Bam-Bam" Zamorano du Chili, les argentins Fernando Redondo, Juan Pablo Sorìn, Sergio Goicoechea, le panaméen Julio César Dely Valdéz ainsi que les colombiens Carlos Valderrama et Faustino Asprilla.
Depuis la violente secousse tellurique qui a détruit le siège de la Fédération haïtienne de football, des infrastructures sportives et tué l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze, membre du staff technique de la sélection nationale, la FIFA a accordé deux dons totalisant plus de 3 millions de dollars destinés à la relance du football national. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6545

L’UNESCO se prépare à créer un comité international pour Haïti

L’organisme onusien, qui a eu des discussions avec la ministre de la culture, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, veut voler au secours du patrimoine culturel haïtien en danger depuis le séisme

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a posé mercredi à Paris les jalons de la création d’un Comité international de coordination pour la culture haïtienne, lors d’une réunion consacrée à la préservation du patrimoine culturel et historique d’Haïti menacé après le séisme destructeur du 12 janvier, informe un communiqué de l’institution.
« Il s’agira de définir les modalités d’action qui permettront à l’UNESCO de contribuer à la préparation et la mise en place d’un programme d’ensemble en faveur de la culture haïtienne, en tirant parti des vastes capacités de la communauté culturelle de votre pays, qui a déjà mobilisé ses efforts, et en faisant également appel aux experts de renommée internationale », a indiqué la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, en s’adressant à la ministre haïtienne de la culture et de la communication, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue
Pareil à d’autres lancés à l’initiative de l’UNESCO, en faveur de pays tels le Cambodge, l’Afghanistan et l’Iraq, ce comité sera formellement créé une fois obtenue l’approbation finale du Conseil exécutif de l’Organisation prévu au cours de la première quinzaine d’avril.
Soulignant, selon ses propres chiffres, que la secousse sismique de 7,3 avait fait 230.000 morts et un demi-million de déplacés, Marie-Luarence Jocelyn Lassègue a fait savoir qu’haïti vient de perdre « plus de cent ans d’architecture ». L’objet de cette réunion, a-t-elle précisé, est de parvenir à « monter ce programme visant à l’inventaire, à la préservation et à la réhabilitation de toutes les valeurs et les traces liées au patrimoine haïtien ».
L’UNESCO entend fournir un appui institutionnel immédiat au ministère de la culture pour faciliter la réalisation urgente de l’inventaire des sites et collections à protéger en vue de les mettre à l’abri. Il sera aussi question de la création d’un fonds de soutien aux artistes haïtiens capable de garantir la poursuite de leur travail de création.
Présente depuis plusieurs jours à Paris, la délégation haïtienne a tenu à mentionner que la totalité des édifices emblématiques de Port-au-Prince avaient été endommagés, en particulier la cathédrale, le Palais national, le palais de justice, les casernes Dessalines, le lycée Alexandre Pétion, les églises de Sainte-Trinité, Sainte-Anne et Saint-Joseph, les ministères de la justice et de la culture ou encore l’école Saint-Louis de Gonzague.
Jacmel (sud-est) figure parmi les autres régions sévèrement touchées. Inscrite sur la « Liste indicative » soumise par Haïti en vue d’une inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville subi des dommages considérables, particulièrement dans sa partie basse qui s’est développée au XIXe siècle.
A Léogâne (ouest), les dégâts sont également considérables même si les maisons coloniales en bois sont restées à peu près intactes. L’Institut de sauvegarde du Patrimoine national (ISPAN) que dirige l’architecte Daniel Elie n’est pas encore en mesure d’effectuer un inventaire détaillé des dommages subis par la cité Anacaona.
L’UNESCO indique qu’en outre de nombreux musées et galeries d’art, aussi bien publics que privés, des bibliothèques et archives ont été détruits et sont exposés aux risques de pillage. La directrice générale, Irina Bokova, avait écrit le 27 janvier au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour réclamer de lui des mesures de protection afin « d’assurer, autant que possible, la sécurité immédiate des sites où se trouvent ces œuvres d’art ».
Mme Bokova doit effectuer une visite à Port-au-Prince le 9 mars prochain dans le but d’examiner avec les autorités haïtiennes la mise en place de l’assistance de l’UNESCO, dans le domaine de la culture, mais aussi dans les secteurs éducatif et scientifique. spp/Radio Kiskeya

Des scientifiques appellent les haïtiens à la vigilance

Plusieurs scientifiques étrangers et locaux réalisent des études sismiques et géologiques en Haïti afin de mieux comprendre le comportement des deux failles qui traversent l'ile.
Le docteur Eric Calais, professeur de l'Université de Perdue (Etats-Unis) et l'ingénieur Claude Prepti, expert du Bureau des Mines et de l'Energie (BME), sont impliqués dans les évaluations et les collectes de données après le violent séisme du 12 janvier. Ils informent que des sismomètres ont été installés à travers le pays afin de détecter toutes les répliques.
Le docteur Calais rappelle que l'ISGS ( basé aux Etats-Unis) ne peut pas enregistrer les répliques de magnitude inférieur à 4 produites en Haïti.
Le réseau de sismomètres permettra de comprendre le comportement des répliques. Celles-ci continueront au cours des prochains mois insiste M. Calais.
Les membres de la mission de l'Université de Perdue ont bouclé 2 semaines d'enquête dans la région de Petit Goave et Léogane (épicentre du séisme). Il révèle que les experts n'ont pas pu trouver la trace en surface de la faille.
Toutefois d'autres experts français ont installés des sismomètres maritimes afin de localiser une éventuelle zone de rupture dans la baie.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, M. Calais a indiqué que la menace sismique n'a nullement changé après le 12 janvier. Même s'il refuse d'opiner sur l'imminence d'un autre violent séisme, M. Calais a expliqué que l'énergie de la faille a été libérée sur environ 50 kilomètres (Petit Goave a Carrefour). Il rappelle que les autres segments de la faille (250 Km) continuent d'emmagasiner de l'énergie pouvant provoquer un séisme.
LLM

Haiti : Supplementary Plumpy, une pâte à base d'arachide pour lutter contre la malnutrition dans les camps

Outre les distributions alimentaires à 2,5 millions de personnes depuis le séisme, le PAM a lancé une campagne nutritionnelle en Haïti. L'agence distribue désormais des compléments nutritionnels à 53 000 enfants de moins de 5 ans et à 16 000 femmes enceintes et allaitantes.
Outre les distributions alimentaires à 2,5 millions de personnes depuis le séisme, le PAM a lancé une campagne nutritionnelle en Haïti. L'agence distribue désormais des compléments nutritionnels à 53 000 enfants de moins de 5 ans et à 16 000 femmes enceintes et allaitantes.
Le bébé de Christela est né deux semaines après le séisme du 12 janvier alors que sa mère, son père et sa sœur de 4 ans ont trouvé refuge dans une tente improvisée, faite d'une couverture et de draps. Leur maison dans la banlieue de Delmas à Port-au-Prince a été détruite dans le tremblement de terre et comme la plupart de leurs voisins, ils vivent actuellement dans un camp de sans abri.
Les conditions sanitaires sont déplorables dans ces camps et, comme Christele et son partenaire, Ricardo le savent bien, la malnutrition infantile est une menace réelle. Pour cette raison, ils sont parmi les premiers à faire la queue quand le camion du PAM arrive et commence à décharger les 4 tonnes de produits spécialisés pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants en bas âge.
Christela échange le coupon qu'elle a reçu la veille contre deux sacs de biscuits à haute teneur énergétique et des rations de «Supplementary Plumpy », un complément alimentaire prêt à la consommation à base d'arachide. Cette pâte d'arachide permettra de garder la petite de 4 ans en bonne santé alors que Christele pourra elle-même manger les biscuits pour s'assurer que le lait qu'elle même produit pour nourrir son bébé soit nutritif.
« Nous avons de la chance »
«Notre maison a été totalement dévastée, » m'a expliqué Ricardo en rentrant dans leur tente. « Mais nous avons eu de la chance : certains de nos proches ont été tués. Pendant les deux premières semaines, nous nous sommes abrités sous des draps et des couvertures suspendus sur des bâtons, » a-t-il ajouté. Actuellement la famille habite dans un camp qui regroupe des douzaines de tentes blanches, construit sur un terrain à Delmas. Les tentes ont été distribuées par « Shelter Box » et « Rotary International ». Trois familles -soit 19 personnes - s'entassent dans une tente de taille moyenne. « C'est le pire, » a indiqué Ricardo, « il n'y a aucune intimité. L'autre problème est lié à l'argent. Avant, je trouvais souvent du travail informel mais aujourd'hui je n'ai rien ».
« Faites une différence »
La tente et la cuisine improvisées contiennent tous les meubles que les familles ont pu récupérer dans leurs maisons : quelques vêtements, des marmites et des casseroles. Ils dépendent de la nourriture qu'ils ont pu acheter au marché et des rations de riz du PAM (25 kilos de riz par famille retirés dans les centres de distribution fixes).
Ricardo admet qu'il a peu d'illusions sur l'avenir de sa famille. Le futur dépend du gouvernement et des agences humanitaires internationales.
« En attendant, ces biscuits et sachets pour les enfants font toute la différence, » a déclaré Christella en souriant pour la photo entourée de ses enfants.
David Orr / PAM

Haiti : Conférence en faveur d'Haïti, aux Antilles

Aujourd'hui le président français, Nicolas Sarkozy en visite à Fort-de-France (Martinique) a annoncé qu'une "conférence internationale des villes et des régions du monde" en faveur d'Haïti se tiendrait aux Antilles en mars.
Nicolas Sarkozy a déclaré : "Je vous annonce (...) qu'avant la fin du mois de mars se tiendra, aux Antilles, une Conférence internationale des villes et des régions du monde pour Haïti, afin de préparer dans les meilleures conditions la grande conférence de New York". La conférence des Nations unies est prévue à New York les 22 et 23 mars.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17001

Le patrimoine haïtien sous perfusion

Experts locaux et internationaux unissent leurs forces pour préserver ce qui tient encore
Frédérique Doyon   19 février 2010  Amérique Latine
Le patrimoine haïtien est menacé. Après le séisme dévastateur du 12 janvier, les pics des démolisseurs guettent maintenant les édifices d'intérêt architectural qui tiennent encore debout. La ministre de la Culture du pays, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a imposé un moratoire sur la démolition de tout édifice. Les experts internationaux insistent sur l'importance de relancer les activités culturelles.

«La grande crainte maintenant, c'est que l'impression que tout est détruit se propage et conforte les démolisseurs et autres bulldozers», signale au Devoir Dinu Bumbaru, président du comité de pilotage mis en place par le Conseil international des monuments et sites (ICOMOS), pour coordonner l'aide internationale en matière de sauvegarde du patrimoine haïtien.

Les démarches locales et internationales pour y arriver sont enclenchées. Le gouvernement haïtien a mandaté l'Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) pour s'occuper du patrimoine bâti. Déjà, dans une note de presse, l'ISPAN rapporte qu'à Port-au-Prince, l'église patrimoniale Saint-Louis, roi de France, a été rasée. Le curé a engagé un démolisseur alors qu'elle aurait pu être en partie sauvegardée. «Il faut éviter que ce phénomène se répète à Jacmel, seul site qu'Haïti souhaite proposer pour inscription sur la liste du patrimoine mondial», affirme M. Bumbaru, entre deux voyages au pays meurtri.

Quelque 200 experts en patrimoine bâti, muséal et archivistique se sont réunis à l'UNESCO, mardi, en présence de la ministre de la Culture d'Haïti, du directeur général de l'ISPAN et de représentants d'autres organismes internationaux concernés par le patrimoine.

«L'exercice a permis à chacune des organisations internationales de faire leur analyse de l'état des lieux, rapporte au Devoir Michel Audet, représentant du gouvernement du Québec à la Délégation du Canada auprès de l'UNESCO. En après-midi, il y a eu des discussions autour d'actions prioritaires à poser pour le patrimoine bâti, les centres urbains, les musées, les bibliothèques et archives et le patrimoine immatériel.»

Un premier bilan complet de l'état des sites abritant des biens culturels a été dressé. «Dans les zones visitées de Port-au-Prince, bon nombre d'édifices publics ou à caractère patrimonial historique ont été sévèrement touchés ou simplement détruits», peut-on lire dans le Bulletin du 1er février de l'ISPAN. Ce dernier a également établi des mesures conservatoires d'urgence pour assurer la sécurité des citoyens, sécuriser les ruines et trier les éléments décoratifs et architecturaux importants.

Ces mesures concernent notamment le palais national (1922), les casernes Jean-Jacques Dessalines (1912), le palais des finances (1880), le palais de justice (1927), le palais des ministères (1881), l'hôtel de ville (1925-1928) et plusieurs lieux de culte témoins de l'implantation de l'Église catholique en Haïti après la signature du Concordat de 1860: la cathédrale Notre-Dame (1912), l'église du Sacré-Coeur de Turgeau (1908), l'église Sainte-Anne du Morne à-Tuf, ainsi que la cathédrale de la Sainte-Trinité, dont la collection unique de peintures murales, réalisée par de grands artistes haïtiens dans les années 1950, doit être entièrement restaurée.

Haïti a beau être l'un des pays les plus pauvres d'Occident, il figure parmi les nations caribéennes plus riches artistiquement. Un trésor mis à mal par le séisme de force 7 sur l'échelle de Richter.

Le Musée d'art haïtien s'en tire très fragilisé, surtout du côté des salles qui abritent les expositions et les collections. «À déplacer en urgence», signale-t-on dans le bilan des experts. «Fortement endommagée», la Bibliothèque de l'Université Quisqueya a entraîné dans sa chute des oeuvres de Jean-Michel Basquiat qui faisaient l'objet d'une exposition depuis le 22 décembre dernier.

Au 18, rue de Bouvreuil, le Musée et galerie d'art Nader, qui abritait la plus vaste collection privée d'art haïtien et caribéen, s'est effondré, épargnant toutefois le propriétaire et réputé collectionneur Georges Nader. Dans le Guardian, on apprend que malgré quelques tableaux sauvés du désastre — notamment du maître haïtien Hector Hippolyte et d'Alexandre Gregoire, l'un des premiers peintres naïfs du pays —, George Nader fils estime à 30 millions $US les pertes du musée.

En matière d'archives, «la priorité est de sauver les archives des différents ministères qui ont été détruits», indique par courriel Laurier Turgeon, directeur de l'Institut du patrimoine culturel de l'Université Laval (UL) et participant de la réunion à l'UNESCO. Par le biais de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine (aussi dirigée par M. Turgeon), l'UL a participé à la création d'un programme de maîtrise en patrimoine à l'Université d'État d'Haïti, en 2006. Des étudiants québécois et haïtiens sont donc déjà formés et prêts à intervenir sur le terrain, a-t-il fait valoir.

Mais c'est le patrimoine vivant d'Haïti qui a dominé les interventions de l'après-midi à l'UNESCO. Le foisonnement de festivals, carnavals et raras confère une vitalité culturelle particulière à Haïti, qui a besoin d'être stimulée au lendemain du sinistre.

«Présenté comme une des forces vives du pays, ce patrimoine est plus fragile qu'on ne le pense, écrit M. Turgeon. Il suffit qu'un artiste ou artisan meure et toute une école peut s'effondrer. Plusieurs ont souligné le rôle thérapeutique important des festivals qui permettraient, surtout dans le contexte actuel, de remonter le moral des habitants.»

Des dizaines de nouveaux élèves arrivent à Montréal

La commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, qui dessert des quartiers où la communauté haïtienne est très implantée, a accueilli 97 élèves haïtiens depuis le 12 janvier. Ci-dessus, l'école secondaire Henri-Bourassa.
Les écoles de la grande région de Montréal accueillent un nombre sans cesse croissant de jeunes Haïtiens réfugiés au Québec depuis le tremblement de terre du 12 janvier. À la seule Commission scolaire de Montréal (CSDM), 135 enfants ont jusqu'à maintenant été intégrés dans les classes, dont 36 depuis quatre jours.
«On voit que ça augmente sans cesse», confirme le porte-parole de la CSDM, Alain Perron.
La commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPI), qui dessert des quartiers où la communauté haïtienne est très implantée, comme Montréal-Nord, a accueilli 97 élèves haïtiens depuis le 12 janvier: sept au préscolaire, 53 au primaire et 37 au secondaire. La porte-parole de la CSPI, Christiane St-Onge, note «une augmentation progressive, mais non massive» des nouveaux élèves en provenance d'Haïti.

Les commissions scolaires affirment que l'intégration des jeunes se fait sans heurt. À la sortie des classes, hier à l'école secondaire Henri-Bourassa, plusieurs élèves ont dit avoir noté la présence de nouveaux camarades, principalement en classe d'accueil. «On sait qu'ils sont là. Mais ils ne parlent pas français. On ne les voit pas vraiment», a dit Jules, un grand adolescent de 15 ans.
À la commission scolaire Marie-Victorin (CSMV), à Longueuil, sept jeunes Haïtiens ont été intégrés aux écoles primaires et six dans les écoles secondaires. «Huit dossiers sont en attente d'une autorisation de Québec, qui doit s'assurer qu'il ne s'agit pas d'illégaux», explique le directeur général de la CSMV, André Billette.
Règles assouplies
À la suite du séisme qui a coûté la vie à au moins 215 000 personnes en Haïti et fait des milliers de sans-abri, le ministère de l'Éducation a demandé aux écoles de la province d'assouplir leurs critères d'admission pour les jeunes Haïtiens. «Nous avons carrément aboli nos critères. Nous avons fait tomber les barrières d'acceptation. Par exemple, nous ne facturons pas les droits de scolarité», illustre M. Billette.
L'économie est de taille pour ces familles. En temps normal, les jeunes arrivants auraient dû payer jusqu'à 8000$ en droits de scolarité, même à l'école publique. «Mais on préfère les accueillir. Tout se passe bien, assure M. Billette. Ils sont intégrés dans des classes. Au fond, ça ne nous coûte pas grand-chose de plus. On avait la chance de travailler au rapprochement des communautés ethniques. On l'a fait.»
À la CSDM, M. Perron affirme que «les barèmes de l'immigration ont été assouplis» et que les droits de scolarité sont aussi suspendus. «Tout ce que ça prend, c'est une adresse à Montréal. Et tous doivent avoir régularisé leur situation d'ici au 30 juin s'ils veulent revenir l'an prochain», explique-t-il.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/18/01-952906-des-dizaines-de-nouveaux-eleves-arrivent-a-montreal.php

• Haïti : les donateurs privés plus généreux que les Etats

Un mois après le séisme qui a dévasté Haïti, les dons récoltés par les Nations unies s'élèvent à plus de 619 millions de dollars, dont 186 millions de dollars collectés auprès de particuliers et d'entreprises du monde entier. Une aide supérieure aux fonds alloués par chacun des pays donateurs.
A peine un mois. C'est le temps qu'il aura fallu aux Nations unies pour collecter la totalité de son objectif de dons à Haïti. Et même le dépasser très largement. Suite au séisme qui a ravagé l'île, le 12 janvier, l'ONU avait lancé un appel de fonds d'urgence de 575 millions de dollars, le 15 janvier.
La réponse ne s'est pas fait attendre. Selon les derniers comptes publiés par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) ce mardi, ce sont plus de 619 millions de dollars qui ont été effectivement récoltés dans le cadre de l'appel onusien. L'ensemble des dons devrait permettre de financer quelque 40 projets qui ont été proposés, principalement par les grandes ONG, dans le cadre de l'appel de l'ONU.
Un afflux sans précédent de dons privés
Gouvernements, entreprises et particuliers ont fait des dons sans précédent. Plusieurs pays moins favorisés ont mis la main au porte-monnaie, souligne l'OCHA dans un rapport publié le 11 février. Ainsi, la République démocratique du Congo (RDC) a fait un don de 2,5 millions de dollars. Mais ce sont les donateurs privés qui ont été les plus généreux.
«Les dons du secteur privé, émanant de particuliers ou d'entreprises du monde entier, pour des projets de l'ONU et d'ONG dans le cadre de l'appel d'urgence ont dépassé les dons de chacun des pays donateurs», a affirmé récemment Kristen Knutson, porte-parole de l'OCHA, à l'AFP. En effet, les dons privés s'élèvent à plus de 186 millions de dollars à ce jour, devançant ceux des Etats-Unis (114 millions), du Canada (57 millions), de l'Arabie saoudite (50 millions) et de l'Espagne (41,2 millions), selon les données fournies par l'organisme de l'ONU.
Et l'aide financière n'est sans doute pas prête de se tarir. Les particuliers sont toujours mobilisés. Au Danemark, par exemple, un show télévisé de solidarité a permis de récolter plus de 130 millions de couronnes (17,5 millions d'euros) le week-end dernier, dont la moitié sera versée aux organisations caritatives danoises pour des projets d'assistance à la population haïtienne. En France, plus de 64 millions d'euros de dons avaient été recueillis au 11 janvier, par dix grandes ONG, dont Fondation de France (24 millions d'euros), Croix-Rouge (11,6 millions), Secours Catholique (7 millions) ou Médecins du Monde (3,9 millions), détaille l'AFP.
Outre-Atlantique, l'ancien président américain Bill Clinton a déclaré, vendredi dernier, que la fondation qu'il cogère avec George W. Bush et sa propre fondation («Clinton Foundation Haiti Relief Fund») avaient reçu un «montant impressionnant», dont 7 millions de dollars ont déjà été alloués à des organisations «fournissant soins médicaux, nourriture, eau, abris et éducation». A Hollywood, les célébrités se sont également lancées à la chasse aux dons.
Après l'aide d'urgence, la reconstruction
Si l'ONU se félicite d'avoir atteint son objectif initial, elle n'en appelle pas moins les donateurs qui ont avancé des promesses de fonds à les transformer en dons réels au plus vite. Encore aujourd'hui, les Etats multiplient les annonces. L'Union des nations sud-américaines (Unasur) s'est engagée, la semaine dernière, à remettre 300 millions de dollars à Haïti, dont 100 millions d'aide directe et 200 millions en prêt de la Banque interaméricaine de développement (BID).
En outre, le président Nicolas Sarkozy se rend ce mercredi en Haïti, où il va rencontrer les équipes de secours françaises, des représentants des ONG présentes sur place et des blessés haïtiens. Il devrait également annoncer une nouvelle aide financière de la France, qui a déjà versé près de 17 millions de dollars sur les comptes de l'ONU. Car après l'aide d'urgence, Port-au-Prince est maintenant confrontée à un défi de taille : tout reconstruire de zéro.

«À bas Sarkozy, à bas Préval»

«Nicolas Sarkozy, l'esclavagisme et le colonialisme sont pires que la catastrophe du 12 janvier», pouvait-on lire sur certaines affiches des manifestants.























http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201002/18/01-952843-a-bas-sarkozy-a-bas-preval.php
Plusieurs manifestants, interloqués, ont semblé oublier leur hargne pour sourire, manifestement impressionnés de rencontrer leur chef d'État.
«Embrasse-moi», a-t-il même demandé à une fillette qui lui a fait la bise sur la joue.
À travers les grilles qui le séparaient de la foule hostile, il a serré des mains comme si on l'accueillait en héros.
Alors que les médias français avaient déjà quitté les lieux et que les journalistes haïtiens se trouvaient dans la foule, La Presse a assisté à une scène irréelle. Le président haïtien, René Préval, a traversé la cour du Palais pour aller à la rencontre des manifestants qui réclamaient sa tête.
Un peu avant 11h, deux hélicoptères de l'armée française qui avaient accompagné le départ du président français sont revenus atterrir dans la cour du Palais national. Les manifestants, croyant que Nicolas Sarkozy s'y trouvait, se sont précipités contre les grilles du Palais en scandant «à bas Sarkozy, à bas Préval». Certains ont brandi un doigt d'honneur vers les hélicoptères.
Il a également tenté de minimiser les divergences entre la France et les États-Unis au sujet de l'organisation de l'aide. «Nous travaillons main dans la main avec les États-Unis», a-t-il martelé. Il a assuré que la France excluait l'idée de «toute tutelle internationale». «Le peuple haïtien est meurtri, le peuple haïtien est épuisé, mais le peuple haïtien est debout», a-t-il lancé.
«Les blessures de la colonisation et, peut-être pire encore, les conditions de la séparation ont laissé des traces qui sont encore vives dans la mémoire des Haïtiens», avait d'ailleurs observé Nicolas Sarkozy dans son discours.
«Ma maison est tombée, mon bébé dort à la belle étoile. La France doit nous rembourser», a hurlé la jeune Lovely Valcin, 18 ans, dans la cacophonie générale.
La foule a réclamé à grands cris qu'on lui rende cet argent.
Les manifestants ont beaucoup fait allusion au fait que, en 1825, la France a exigé qu'Haïti lui verse 150 millions de francs-or (l'équivalent de 21 milliards de dollars américains d'aujourd'hui) pour reconnaître son indépendance.
«La France doit nous rembourser»
«France, tu nous as fait du tort. Donne-nous notre argent», lisait-on ailleurs.
«Nicolas Sarkozy, l'esclavagisme et le colonialisme sont pires que la catastrophe du 12 janvier», pouvait-on lire sur certaines affiches.
Sur le toit d'un camion au pare-brise défoncé, les organisateurs ont réclamé le retour de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, victime d'un coup d'État en 2004.
Sous un soleil de plomb, dans la forte odeur d'urine et d'excréments de cette place transformée en camp de rescapés depuis plus d'un mois, les manifestants ont scandé des slogans anticoloniaux au son des trompettes et des tambours.
Comme pour lui donner raison, des milliers de manifestants ont convergé vers le Champ-de-Mars quelques minutes à peine après son départ pour dénoncer sa visite.
«Cette histoire partagée est douloureuse. La France, ici, n'a pas laissé que de bons souvenirs. Je dois le voir en face», a-t-il admis.
Alors que les manifestants n'étaient pas encore au rendez-vous - l'horaire de M. Sarkozy avait manifestement été modifié pour les déjouer -, le président de la République française a reconnu que la France n'avait pas fait que de bonnes choses pour son ancienne colonie.
Dans la cour du Palais national à demi écroulé, près d'une statue brisée en deux, le président français a annoncé un plan d'aide de 270 millions d'euros en deux ans, en plus de l'annulation de la dette d'Haïti, qui se chiffre à 56 millions d'euros.
Nicolas Sarkozy a fait une visite de quelques heures au cours de laquelle il a survolé les zones sinistrées de la capitale avec le président haïtien, René Préval.
(Port-au-Prince) Slogans anticoloniaux, demandes de dédommagement et même quelques doigts d'honneur: Nicolas Sarkozy a soulevé la colère de milliers de manifestants, hier, lors de la première visite d'un président français en sol haïtien depuis l'Indépendance, en 1804.

Soirée de soutien pour les journalistes haïtiens

Photo : Philippe Larue
La catastrophe survenue à Haïti entraîne on le sait d’énormes besoins de différentes nature. En dehors des besoins les plus vitaux (soins, alimentation), de nombreux haïtiens sont privés de leur outil de travail, notamment les journalistes. Or, dans de tels moments, l’information est d’autant plus essentielle  pour la population. Nos collègues, avec un courage exemplaire, essaient avec les moyens qui leur restent de continuer à faire leur métier. Mais ils ont besoin de notre soutien.

L’Union des clubs de la presse de France et francophones (Ucpf)a donc décidé d’apporter, via les 25 clubs qu’elle regroupe dans l’hexagone, outre-mer et dans des pays francophones, une aide spécifique à ses confrères. Depuis trois ans, un club de la presse existe à Haïti et adhère à l’Ucpf. Si les journalistes qui l’animent  sont bien heureusement indemnes, la plupart ont vu les locaux de leurs médias détruits avec leur matériel. Compte tenu des difficultés de transport, nous avons choisi d’organiser dans nos clubs respectifs des opérations permettant de réunir des sommes qui seront envoyées au club de la presse haïtien. Nous espérons ainsi aider nos confrères à pouvoir acheter sur place – donc en contribuant à la relance de l’économie locale – le matériel le plus urgent dont ils ont besoin pour travailler.
Notre club de la presse Marseille Provence Alpes-du-Sud organise pour sa part une soirée spéciale de solidarité en faveur de ces journalistes haïtiens. Celle-ci aura lieu le jeudi 18 février au Château Ricard, dont les salons sont mis à notre disposition par la direction de la communication de la société Ricard.
De grands témoins participeront à cette soirée : le Dr Jonas Jolivert, président de l’Association culturelle haïtienne de Marseille, Serge Montesinos, président-fondateur de « Pompiers sans frontières », Philippe Larue, grand reporter à La Provence de retour de Haïti comme Jean-François Giorgetti, grand reporter à France 3 Méditerranée. Un groupe de musiciens haïtien « Melo Band » animera cette soirée.
Par ailleurs, une tombola aura lieu, dotée de nombreux lots grâce à nos partenaires et amis : voyages, week-end, invitations au restaurant, abonnements à des journaux et tableaux…
Les toiles et lithographies offertes pour cette tombola sont visibles sur ce site, rubrique Les Photos , « Haïti, soirée de soutien » ou en cliquant ICI.
A noter : cette soirée est ouverte exclusivement sur invitation et avec inscription préalable (renseignements : Souad Khalifé, tel. 04 91 55 07 59).