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vendredi 10 septembre 2010

Le pasteur Jones menace de renoncer à l'annulation de l'autodafé

Le pasteur, chef du groupe chrétien intégriste «Dove
World Outreach Center»
(«Centre colombe pour aider le monde») de Gainesville,
en Floride, avait alors expliqué avoir fait marche arrière
 en échange de la promesse que le projet
de construction d'une mosquée près de Ground Zero
à New York serait déplacé.
Photo: AFP

Publié le 09 septembre 2010
Juan CastroAgence France-Presse
Gainesville, Floride
Le pasteur d'un groupuscule religieux américain a menacé jeudi de revoir sa décision de ne pas brûler le Coran lors de la commémoration du 11 septembre, tergiversant au moment où ce projet est dénoncé dans le monde entier comme une incitation à la violence.
«Nous pourrions être obligés de revoir notre position», a déclaré à la surprise générale le pasteur Terry Jones, quelques heures seulement après avoir annoncé qu'il renonçait à brûler le Coran.
Le pasteur, chef du groupe chrétien intégriste «Dove World Outreach Center» («Centre colombe pour aider le monde») de Gainesville, en Floride, avait alors expliqué avoir fait marche arrière en échange de la promesse que le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York serait déplacé.
Cette annonce avait constitué un soulagement pour les autorités américaines qui redoutaient les conséquences, notamment pour les soldats américains en Afghanistan.
Signe de l'importance que l'administration Obama accorde à l'affaire: le chef du Pentagone Robert Gates a appelé jeudi après-midi le pasteur Jones pour le convaincre d'annuler ses plans.
Le pasteur, épaisse moustache et cheveux blancs, avait affirmé avoir obtenu l'assurance par un imam d'Orlando agissant en tant qu'intermédiaire, Mohammed Musri, que l'imam Faisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de mosquée à Manhattan, était prêt à un accord et le rencontrerait samedi à New York pour en discuter.
Mais les responsables du projet de mosquée ont aussitôt démenti cette version et l'imam Rauf a rejeté tout «marchandage» avec le pasteur.
«Nous mettons les choses entre parenthèses pour l'instant, car nous sommes vraiment déçus et choqués, car si (la position de l'imam Rauf) est vraie, il (Musri) nous a clairement menti», a déclaré le pasteur après avoir eu connaissance de ce démenti.
«Nous pourrions être obligés de revoir notre décision, car nous avons annulé (l'autodafé) en nous appuyant sur sa parole. Et maintenant, je crois comprendre qu'il affirme partout qu'il n'a jamais dit cela», a déclaré le pasteur en parlant de Musri.
«Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là», avait dit le pasteur au cours de cette journée à rebondissements, dans laquelle est également intervenu le milliardaire américain Donald Trump, proche des républicains, qui a proposé de racheter le site du centre islamique de Manhattan, en payant 25% de plus que le prix initial, pour désamorcer une situation «explosive».
Le projet initial du groupuscule religieux était de brûler 200 exemplaires du Coran samedi, vers 18h, à Gainesville. Cette initiative était censée glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11 septembre.
Elle survenait à un moment particulièrement sensible: les musulmans célèbrent autour du 10 septembre la fin du ramadan et les autorités aux États-Unis craignaient déjà avant cette polémique une montée du sentiment anti-musulman.
Ce projet a suscité des mises en garde partout dans le monde.
Il s'agit «un geste destructeur», a averti le président américain Barack Obama, soulignant qu'il constituait d'«une aubaine pour le recrutement d'Al-Qaïda».
L'organisation de coopération policière Interpol avait lancé une alerte à ses 188 pays membres, mettant en garde contre des «attaques violentes visant des innocents» si le projet était mené à terme.

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201009/09/01-4314055-le-pasteur-jones-menace-de-renoncer-a-lannulation-de-lautodafe.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_
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Afghanistan: la colère se répand à propos de l'autodafé du Coran

Des Afghans crient des slogans, brûlent des pneus,
 bloquent une route lors d'une manifestation  en réaction
au projet du pasteur américain Terry Jones de brûler
des exemplaires du Coran le 11 septembre.

Photo AP

Publié le 10 septembre 2010

Agence France-Presse, Kaboul
Des milliers d'Afghans ont manifesté vendredi devant une base de l'Otan contre le projet de brûler le Coran d'un pasteur extrémiste américain, qui après avoir semblé hésiter la veille a redit qu'il n'avait pas l'intention de mettre ses menaces à exécution.
Des dirigeants musulmans à travers le monde ont profité de la fin du ramadan pour exprimer leur colère et leur indignation contre le projet du pasteur.
À Fayzabad, la capitale de la province afghane du Badakhshan, des milliers de manifestants ont défilé en jetant des pierres devant une petite base de l'Alliance atlantique. Selon un responsable de la police, quelques policiers et manifestants ont été légèrement blessés.
À Multan (centre du Pakistan), environ 600 personnes, dont des religieux, ont également manifesté et brûlé des drapeaux américains.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est insurgé contre ce «complot sioniste». Ce type d'action «va accélérer la chute et l'anéantissement des sionistes et leurs protecteurs qui sont sur la pente de la disparition», a-t-il affirmé.
L'imam de La Mecque, Saleh Ben Humaid, a qualifié le projet du pasteur «d'incitation au terrorisme». Et le plus haut dignitaire chiite irakien, l'ayatollah Ali Sistani, a mis en garde contre les «conséquences terribles» qu'aurait sa mise en oeuvre.
Alors que les mises en garde se multipliaient à travers le monde, l'incertitude planait toujours sur les réelles intentions du pasteur chrétien intégriste de mettre le feu à des exemplaires du Coran aux États-Unis, à l'occasion du 9e anniversaire des attentats du 11-Septembre.
Jeudi, le pasteur Terry Jones avait annoncé qu'il renonçait à son projet, avant de menacer de le mettre à exécution en raison du non-respect, selon lui, d'une promesse de déplacer la construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York.
Interrogé vendredi sur la chaîne ABC pour savoir s'il avait pris sa décision, il a cette fois répondu : «actuellement nous avons l'intention de ne pas le faire».
Chef du «Dove World Outreach Center» («Centre colombe pour aider le monde») de Gainesville (Floride), le pasteur avait affirmé vouloir brûler 200 exemplaires du Coran samedi vers 18H00 (22H00 GMT) pour glorifier le souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.
«Nous avons su qu'aux États-Unis, un pasteur a décidé d'insulter le Coran. Maintenant, bien que nous ayons entendu que finalement ils n'allaient pas le faire, nous leur disons qu'ils ne devraient même pas y penser», a déclaré le président afghan Hamid Karzaï vendredi lors du rassemblement du gouvernement organisé pour l'Aïd-El Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan.
La veille, des milliers d'Afghans avaient déjà crié des slogans anti-américains et anti-chrétiens dans la petite ville de Mahmud Raqi, au nord de Kaboul, près d'une base aérienne américaine.
Le président de l'Indonésie, pays le plus peuplé du monde musulman, s'est à nouveau exprimé sur ce projet qui «menace la paix et la sécurité internationale».
En Malaisie, autre pays musulman, le Premier ministre Najib Razak a averti que si le projet de Terry Jones était mis à exécution, cela «enflammerait les sentiments des musulmans à travers le monde» et aurait «des conséquences très, très lourdes».
En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a souligné que brûler les textes religieux minait «la tolérance religieuse et la paix».
Le Premier ministre du mouvement islamiste Hamas, Ismaïl Haniyeh, a qualifié pour sa part le pasteur américain de «fou furieux». «Notre réponse à cet imposteur, ce sont 40 000 fidèles qui ont appris par coeur le livre de Dieu», a-t-il déclaré lors de la prière du vendredi à Beit Lahia, au nord de Gaza.
Interpol a lancé une alerte mondiale par crainte de violences si le Coran devait être brûlé. Et Barack Obama a parlé de «geste destructeur», «complètement contraire aux valeurs de l'Amérique».

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201009/10/01-4314360-afghanistan-la-colere-se-repand-a-propos-de-lautodafe-du-coran.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_
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De la BD humanitaire aux couleurs d'Haïti

Publié le 10 septembre 2010
Quand il appris que Sois un Héros cherchait un bédéiste pour effectuer un séjour d'une semaine à Haïti, Julien Paré-Sorel a aussitôt communiqué avec cet organisme québécois qui assure la promotion et le soutien de projets humanitaires au sein de la francophonie internationale.
«La proposition m'intéressait parce qu'elle réunissait trois de mes passions - la BD, le voyage et l'aide humanitaire, explique le jeune homme qui était de passage à Gatineau cette semaine dans le cadre de la Kermesse BD du Festival Outaouais Émergent. Mais nous étions en juillet et le départ était prévu pour août alors ç'a été une décision très rapide.»
Un mois plus tard, Julien Paré-Sorel était à Port-au-Prince en compagnie de Gilles Morais, le directeur de Sois un Héros, d'une journaliste, d'un vidéaste et de trois professeurs. «Je ne savais pas à quoi m'attendre, avoue-t-il. J'étais là comme observateur mais j'ai fini par beaucoup m'impliquer sur le plan émotif et psychologique.»
Il faut dire que le spectacle de la capitale haïtienne peinant à se relever du terrible séisme de janvier dernier est saisissant. «Le palais présidentiel effondré, c'est assez fort comme symbole», affirme le jeune homme avant d'évoquer les conditions difficiles des camps de réfugiés qui abritent un million de personnes depuis le tremblement de terre. «La chaleur et le soleil font fondre la toile des tentes et c'est une question de temps avant que ça ne déchire, souligne-t-il. Mais les gens aiment mieux ne pas penser à ce qu'ils feront quand ça se produira.»
Le bédéiste a aussi visité d'autres régions durant son périple dans l'ancienne Perle des Antilles, dont celle de Foison, dans le nord-ouest de l'île. «Nous sommes allés dans des coins reculés où les habitants n'avaient jamais vu de blancs de leur vie, révèle-t-il. À certains endroits, ils vivaient dans des huttes et n'avaient presque rien. Ça faisait très 'Vision mondiale' si je peux me permettre l'expression.» Si le décor changeait, l'extrême dénuement du peuple haïtien demeurait cependant le même. «Il y a autant de pauvreté dans les villages que dans les villes, note le jeune homme Mais en campagne, il y a plus d'espace et moins de pollution.»
C'est évidemment la tête pleine d'images que Julien Paré-Sorel est revenu au Québec. «J'ai beaucoup dessiné quand j'étais là-bas, raconte-t-il. J'ai aussi pris énormément de photos et de notes.» Tous ces souvenirs et ce matériel lui serviront à remplir son mandat auprès de Sois un Héros, corollaire de son voyage à Haïti. «Je me suis engagé à fournir des illustrations, des BD, des caricatures et des dessins pendant un an afin d'aider l'organisme à sensibiliser et à éduquer le public d'ici sur la réalité haïtienne, précise-t-il. Mon travail sera entre autres mis en ligne sur le site de Sois un Héros et dans son journal.» Le bédéiste compte également tirer de son périple une bande dessinée dans le genre des Chroniques birmanes de Guy Delisle.
Cette première expérience d'aide humanitaire a donné la piqûre à Julien Paré-Sorel, qui aimerait bien récidiver au Congo dans deux ans, toujours avec Sois un Héros. «Haïti n'est qu'un cas parmi beaucoup d'autres, soutient-il avant de mentionner que 33 000 enfants mouraient chaque jour de faim sur notre planète. Je n'ai pas la prétention de changer le monde. Mais si je peux faire ma part, je vais la faire.»
En attendant de repartir, le diplômé en bande dessinée de l'Université du Québec en Outaouais et membre du Studio coopératif Premières Lignes continue à enseigner le Neuvième art dans différents cégeps, tout en travaillant sur ses nombreux projets.
Achainey@ledroit.com
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/arts/201009/10/01-4314422-de-la-bd-humanitaire-aux-couleurs-dhaiti.php

UNESCO-Éducation : L’alphabétisation pour un meilleur avenir des femmes

En Haiti, sont « les véritables artisanes de l’éducation, de la production et du développement P-au-P, 08 sept. 2010 [AlterPresse] --- La directrice générale de l’Unesco, Iriva Bokova, a souligné l’importance de l’alphabétisation dans la vie des femmes à l’occasion de la 43e journée internationale de l’alphabétisation, ce 08 septembre 2010, célébrée autour du thème « le pouvoir de l’alphabétisation des femmes ».
« L’’apprentissage de la lecture et de l’écriture donnent aux femmes de l’assurance pour faire des choix décisifs concernant leur vie et leur avenir » déclare Mme Bokova, dans un message distribué aux médias.
La responsable de l’Unesco croit que le développement durable n’est possible que si les femmes jouissent des mêmes droits et chances que les hommes en matière d’éducation.
L’alphabétisation des femmes est nécessaire de part leur rôle de pilier dans la famille et dans la société haïtienne, soutient-elle.
En ce qui concerne Haiti, les femmes, qui représentent 52% de la population (estimée à 9,7 millions) sont « les véritables artisanes de l’éducation, de la production et du développement et elles méritent bien d’être alphabétisées » approuve William Thélusmond, coordonnateur du Réseau Éducation pour Tous (Repte).
L’alphabétisation n’est pas seulement une question de lire et d’écrire, mais consiste aussi à aider les gens à comprendre la réalité sociale, politique et naturelle du pays, précise-t-il.
Pour Carol Joseph, Secrétaire d’état à l’alphabétisation, « l’Alphabétisation doit intégrer un programme de sécurité sociale pour pouvoir apporter de meilleurs résultats et le seul vrai moyen pour freiner l’analphabétisme est la scolarisation ».
L’Unesco estime aujourd’hui à 796 millions le nombre de personnes analphabètes au monde, deux tiers d’entre elles sont des femmes. [rh gp apr 08/09/2010 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9963
Commentaires:
Scolarisons les filles au lieu d'alphabétiser les femmes. Nous n'avons pas les moyens de faire le deux en même temps!

La candidate indépendante à la présidence Josette Bijou rejoint le « camp du refus » de l’initiative du chef de l’Etat de rencontrer séparément les candidats à la présidence

Des questions de forme se posent également concernant les invitations vendredi 10 septembre 2010, Radio Kiskeya
La candidate à la présidence Josette Bijou (indépendante), ministre de la santé publique et de la population du gouvernement de transition de Gérard Latortue (2004-2006), n’a pas répondu à une invitation qui lui a été transmise par « téléphone » pour une rencontre le 7 septembre avec le chef de l’Etat, René Préval.
A l’instar de M. Eric M. Charles du Parti de l’Evolution Nationale d’Haïti (PENH), Mme Bijou a estimé dans une interview accordée jeudi à Radio Kiskeya que la forme ne sied pas à une démarche de cette importance. « J’ai reçu samedi soir un appel de quelqu’un me demandant à rencontrer le président de la République le mardi 7 septembre. Ce n’est sans doute pas la manière indiquée pour un chef de l’Etat d’inviter quelqu’un à le rencontrer », a déclaré Mme Bijou.
Elle a enfin affirmé rejoindre son rival de « Renmen Ayiti », Me Jean Henry Céant, qui a souhaité que le chef de l’Etat rencontre les candidats à la présidence non pas un à un, mais collectivement.
Dans le cadre de son initiative de rencontrer les 19 candidats à la présidence, M. René Préval s’est déjà entretenu avec Mirlande Manigat (RDNP), Axan Abellard (KNDA), Gérard Blot (Plateforme 16 décembre) et Charles Henri Baker (RESPE). [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7034

Le PLH invite à n’accorder aucun intérêt à l’initiative du chef de l’Etat de rencontrer des candidats à la présidence

« Regardez plutôt du côté de la conférence politique de l’opposition qui se tient la semaine prochaine » vendredi 10 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le président du Parti Libéral Haïtien (PLH), l’agronome Jean André Victor, a appelé jeudi tout un chacun à minimiser la démarche du chef de l’Etat, René Préval, de rencontrer les candidats à la présidence et à accorder de préférence plus d’importance à la conférence des forces politiques, sociales et territoriales qui se tient à Port-au-Prince du 14 au 16 septembre 2010.
Membre également du directoire de la plateforme électorale « RASANBLE », l’agronome Victor assimile la démarche présidentielle à du « brigandage » en considérant le fait que des candidats sont invités par SMS.
La conférence politique à laquelle invite M. Victor devrait permettre à l’opposition d’atteindre plusieurs objectifs fondamentaux dans le cadre de la poursuite de la lutte pour la tenue de bonnes élections et l’instauration de la démocratie dans le pays.
Le responsable politique affirme croire que le Conseil Electoral Provisoire (CEP), fortement décrié, ne pourra pas rester en place jusqu’au 28 novembre 2010, date fixée pour le déroulement des élections législatives et présidentielles. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7033
Commentaires:
Merci encore au président Preval. Grâce à son initiative, malgré ceux qui le critiquent, beaucoup de partis politiques et de candidats inconnus peuvent se présenter au grand public.
Des candidats qui compteront leurs votes sur les doigts d'une seule main!

Possible avis d’alerte aux intempéries pour dimanche et lundi

Une dépression tropicale en formation pourrait menacer directement Haïti jeudi 9 septembre 2010, Radio Kiskeya
Le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres pourrait décréter l’alerte en Haïti dès vendredi en fonction de l’évolution d’une dépression tropicale en formation dans l’Océan Atlantique et susceptible d’entraîner de graves intempéries dimanche et lundi sur les différents départements.
Le Centre national de météorologie suivait de près jeudi soir les tendances de cette nouvelle perturbation qui pourrait, au cours des prochaines 48 heures, retrouver sur sa trajectoire Haïti, la République Dominicaine voisine et d’autres îles de la Caraïbe.
De longues périodes pluvieuses, des coups de vent et des activités d’orages pourraient marquer le passage de ce système.
Devant cette menace potentielle, les populations des zones à risques sont d’ores et déjà appelées à la plus grande prudence et à mettre en application les consignes de sécurité de la protection civile.
Très active depuis son ouverture officielle en juin, la saison cyclonique 2010 a déjà donné naissance à plusieurs cyclones ayant causé des dégâts dans la Caraïbe. La région pourrait devoir rester en alerte jusqu’à la fin de la saison prévue fin novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7031

Droits humains : "très peu de progrès" en Haïti depuis le séisme, selon l’expert indépendant de l’ONU

Pour son énième mission d’évaluation, Michel Forst formule des critiques contre le chef de l’Etat, les dysfonctionnements du système judiciaire et les conditions infra-humaines des sinistrés du séisme ; il appelle aussi à des élections libres et transparentes jeudi 9 septembre 2010, Radio Kiskeya
L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, Michel Forst, a estimé jeudi que très peu de progrès ont été réalisés en matière de respect des droits de la personne depuis le séisme du 12 janvier tout en renouvelant sa confiance aux autorités haïtiennes et à la CIRH dans le cadre du processus de reconstruction.
Arrivé à Port-au-Prince pour un séjour d’une semaine consacrée à l’évaluation de l’Etat de droit, de l’impact de la crise humanitaire sur la situation des droits humains et la nécessité de confier à la justice un rôle central dans la reconstruction, Michel Forst a une fois de plus déploré, lors d’une conférence de presse, le refus persistant du Président René Préval de nommer un président à la Cour de cassation.
Evoquant dans la foulée la situation du système carcéral, l’expert indépendant a dénoncé des conditions d’incarcération exécrables constatées notamment au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, où les détenus font face au quotidien à la promiscuité et à l’insalubrité dans des cellules surpeuplées.
Parallèlement, le phénomène de la détention préventive prolongée n’a guère reculé. Au moins, 1.400 personnes qui, dans leur majorité n’ont pas encore été jugées, sont aujourd’hui détenues au Pénitencier National.
Dans la même veine, Forst salue l’enquête de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) sur la tuerie enregistrée peu après le séisme à la prison civile des Cayes (196 km au sud de la capitale). Mais, les auteurs du carnage doivent être punis conformémenet à la loi, a fait remarquer l’expert onusien.
M. Forst, qui a visité les campements de réfugiés, note que la situation des sinistrés n’a connu aucune amélioration huit mois après le séisme. Ne cachant pas ses inquiétudes face à cette situation, il exhorte les autorités à fermer progressivement, au profit d’abris transitionnels plus vivables, les camps d’hébergement par ailleurs théâtre d’agressions sexuelles à répétition contre les femmes et les filles.
S’agissant de la reconstruction, l’expert français de l’ONU affirme qu’il continue à faire confiance au gouvernement Préval/Bellerive et à la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), même s’il reconnaît que le processus, perçu comme très peu inclusif, est confronté à de sérieux problèmes d’engagements financiers de la communauté internationale.
Enfin, concernant les élections présidentielles et législatives du 28 novembre, Michel Forst souhaite qu’elles soient libres, honnêtes et démocratiques et soient capables de susciter une participation significative de l’électorat. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7030

L’Association des Etats de la Caraïbe planche sur la reconstruction d’Haïti

La délégation haïtienne doit dresser le bilan des interventions réalisées depuis le 12 janvier, à la réunion de l’AEC ouverte jeudi à Santo Domingo et consacrée à la problématique des désastres naturels jeudi 9 septembre 2010, Radio Kiskeya
Les délégués des 25 membres de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC), réunis depuis jeudi à Santo Domingo à l’occasion de la XVIIIe réunion du comité spécial de réduction des risques de désastres, examinent les mesures à adopter en vue d’aider à la reconstruction post-séisme d’Haïti et de lutter contre les catastrophes naturelles dans la région.
Selon une dépêche d’EFE, les représentants d’Haïti à cette rencontre doivent présenter un bilan des efforts déployés et des avancées réalisées depuis le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier.
Pour sa part, la chancellerie dominicaine compte exposer en détail la stratégie privilégiée par le Président Leonel Fernàndez et son gouvernement pour aider à la reconstruction du pays.
A l’exception du Venezuela d’Hugo Chàvez qui a promis à Port-au-Prince une assistance de plus de 2 milliards de dollars, aucun autre pays membre de l’AEC ne fait partie directement de la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). Instance placée sous la présidence conjointe de l’ex-Président américain Bill Clinton et du Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive et au sein de laquelle la Communauté Caraïbe (CARICOM) est toutefois représentée.
Le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, a estimé à 60 millions de dollars l’aide post-séisme de son pays à Haïti à travers les opérations de secours, l’assistance médicale et alimentaire aux blessés ainsi que l’installation de réseaux électrique et téléphonique.
En outre, la république voisine a fait don d’une université moderne dont les travaux de construction ont démarré en juillet dernier dans le nord d’Haïti.
La tragédie de janvier, qui a fait 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,5 million de sans-abri, a également plombé l’économie nationale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7032

Deux chefs de gangs ont été appréhendés par les policiers haïtiens

Les forces de l'ordre ont appréhendé en début de semaine deux chefs de gangs impliqués dans de nombreux cas d'enlèvement. Les arrestations ont été réalisées au cours de deux opérations distinctes, explique le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. Le chef de gang Willy Etienne, évadé du Pénitencier National, a été interpellé le lundi 6 septembre dans une annexe du ministère des finances à Port-au-Prince par des agents du Service Départemental de la Police Judiciaire (SDPJ). Ce criminel, auteur de plusieurs kidnappings dans les départements du Nord et du Nord-Est, avait été impliqué dans l'enlèvement du député Hugues Célestin. Ce chef de gang redoutable avait été condamné à la réclusion pour des rapts commis entre 2006 et 2008.
Le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours, révèle que ce criminel s'apprêtait à solliciter de nouveau document afin de réaliser d'autres transactions sous une nouvelle identité.
Par ailleurs, les policiers de Cité Soleil ont appréhendé mercredi dernier le chef de gang, Zacharie Occénat, alias Barthold, au cours d'une vaste opération réalisée conjointement avec les casques bleus de la Minustah. Ce criminel avait été emprisonné pour son implication dans l'assassinat du journaliste Jacques Roche en juillet 2005.
L'arrestation de ces chefs de gangs prouve que les évadés sont les principaux responsables de la recrudescence des actes de violence à travers le pays depuis le séisme du 12 janvier. Le porte parole de la Police, Frantz Lerebours, informe que plus d'un millier d'évadés ont été capturés par les forces de l'ordre.
Plus de 3 000 détenus avaient pu s'enfuir de plusieurs centres carcéraux dans des circonstances non encore élucidées.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18241

Aucun candidat n'a renoncé aux élections assure Pierre Louis Opont

Les dirigeants des partis politiques opposés à l'organisation des prochaines joutes ne pourront plus faire retrait de leurs candidats, explique le directeur général du CEP, Pierre Louis Opont. Il révèle que l'article 104 de la loi électorale stipule que le renoncement est possible avant la fin de la période du dépôt des candidatures. Les dirigeants des 4 regroupements opposés à la tenue des élections, Alternative, Ucadde, Rasanblé, Libération avaient à plusieurs reprises confirmé leur décisions d'abandonner le processus électoral.
Ces déclarations dans les rues et dans les medias n'auraient pas été signifiées aux responsables de l'organisme électoral. M. Opont précise qu'aucun document n'a été adressé aux autorités électorales pour confirmer le retrait de ces formations politiques.
Les responsables du CEP ont fait valoir qu'à ce stade il est matériellement impossible d'exclure un candidat de la course électorale. Le directeur des opérations électorales, Louiner Jean Mary, informe que les maquettes des bulletins seront bientôt acheminées aux entreprises pour impression.
Même s'ils ont boycotté la présidentielle, les dirigeants de l'opposition n'ont pas officiellement renoncé aux législatives. Le comportement ambiguë des dirigeants des partis opposés au processus électoral est dénoncé par plusieurs personnalités dont l'ex député Steven Benoît, candidat au sénat sous la bannière de l'Alternative.
M. Benoît, un des chefs de file de Coreh, est ouvertement favorable aux élections alors que l'Alternative prône le boycott.
Des dissensions persistent au sein de l'Alternative, qui regroupe l'Alliance, l'OPL et la Fusion des Sociaux démocrates, en ce qui a trait à la participation aux prochaines joutes.
Une troisième rencontre avec les candidats n'a pas permis aux membres du directoire de l'Alternative de convaincre de la nécessité de boycotter les élections du 28 novembre. Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, indique qu'une nouvelle rencontre est prévue autour du dossier.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18242

Vous n'êtes plus chez vous au centre-ville...VERS LE NOUVEAU CENTRE VILLE

Dans un arrêté pris le 3 septembre 2010 — que nous publions ci-après — le gouvernement Préval-Bellerive a déclaré d'utilité publique le périmètre délimité par la rue des Césars au nord, la rue Saint-Honoré au sud, la rue Capois à l'est et la mer à l'ouest. Toutes les propriétés qui se trouvent dans cet espace sont sujettes à être utilisées par l'Etat pour édifier le nouveau centre-ville de Port-au-Prince. Les propriétaires ont quinze jours pour présenter leurs titres de propriété à la DGI. Entre temps, les pelleteuses font déjà table rase. Nous publions aussi l'arrêté portant création du Comité de facilitation de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince, autorité chargée de donner corps aux projets du gouvernement.

Haïti: ARRÊTÉ
RENÉ PRÉVAL
PRÉSIDENT
Vu les articles 35.1, 36, 36.5, 52.1, 136, 159, 234 et 253 à 258 de la Constitution ;
Vu la Loi du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers ;
Vu la Loi du 29 mai 1963 adaptant celle du 22 juillet 1937 et établissant des règles spéciales relatives à l'habitation et à l'aménagement des Villes et Campagnes en vue de développer l'urbanisme ;
Vu la Loi du 3 septembre 1979 sur la déclaration d'Utilité Publique et les servitudes ;
Vu la Loi du 5 septembre 1979 accordant à l'État le droit de pénétrer provisoirement sur les propriétés en vue de faciliter l'exécution de certains travaux urgents d'intérêt général ;
Vu la Loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'Utilité Publique ;
Vu la Loi du 10 février 1998 déclarant d'Utilité Publique la zone d'extension Nord de Port-au-Prince ;
Vu le Décret 12 octobre 2005 sur la Gestion de l'Environnement ;

Considérant la nécessité d'un nouvel aménagement du centre-ville de Port-au-Prince suite au séisme du 12 janvier 2010 ;
Considérant la nécessité de réorganiser spatialement la région métropolitaine de Port-au-Prince ;
Considérant que l'État a pour obligation de relocaliser les Institution Publiques ;
Considérant la nécessité pour l'État de disposer de terrains suffisants pour réaliser cette relocalisation et ce nouvel aménagement ; qu'il y a lieu de déclarer d'Utilité Publique certaines surfaces localisées au centre-ville de Port-au-Prince ;
Sur le rapport des Ministres de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l'Économie et des Finances, des Travaux Publics, Transports et Communications, de la Planification et de la Coopération Externe, de la Culture et de la Communication, de l'Environnement, du Tourisme ; et après délibération en Conseil des Ministres

ARRÊTÉ
Article 1.- Est déclaré d'Utilité Publique, à Port-au-Prince, la surface délimitée au Nord par la rue des Césars, au Sud par la rue St Honoré, à l'Est par la rue Capois et à l'Ouest par le rivage de la mer.
Les terrains retenus dans le cadre de cet Arrêté serviront à l'aménagement du nouveau centre-ville de Port-au-Prince et à la relocalisation des Institutions Publiques.
Article 2.- Dès la publication du présent Arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l'étendue de l'aire définie en son article 1er.
Article 3.- Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet, objet du présent Arrêté, l'expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d'occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l'État ou occupés indûment se fera conformément aux dispositions des Lois du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'Utilité Publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers.
Article 4.- La commission d'expertise prévue par les dispositions de la Loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'Utilité Publique sera immédiatement activée à l'effet de recueillir les informations et évaluation nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.
Article 5.- Dans un délai de quinze (15) jours, à compter de la date de la publication du présent Arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l'aire susmentionnée déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire de la Direction Générale des Impôts au numéro 62 de l'Avenue Christophe, leurs titres de propriété et tous documents justifiant leurs droits d'occupation.
Article 6.- Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l'Économie et des Finances, des Travaux Publics, Transports et Communications, de la Planification et de la Coopération Externe, de la Culture et de la Communication, de l'Environnement, du Tourisme ; chacun en ce qui le concerne.
Donné au Palais National à Port-au-Prince, le 2 septembre 2010, An 207e de l'Indépendance

Par
Le Président René PRÉVAL
Le Premier ministre Jean-Max BELLERIVE
Le Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIMÉ
Le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS
Le Ministre de l'Économie et des Finances Ronald BAUDIN
Le Ministre des Tavaux Publics Transports et Communications Jacques GABRIEL
Le Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Jean Max BELLERIVE
Le Ministre de la Culture et de la Communication Marie Laurence JOCELYN LASSEGUE
Le Ministre de l'Environnement Jean Marie Claude GERMAIN
Le Ministre du Tourisme Patrick DELATOUR
Le Ministre du Commerce et de l'Industrie Josseline COLIMON FETHIERE
____________________

ARRÊTÉ
RENÉ PRÉVAL
PRÉSIDENT
Vu les articles 133, 136, 159, 163 et à 258 de la Constitution ;
Vu la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948
Vu les Conventions Internationales relatives aux droits de l'homme auxquelles Haïti est partie ;

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ
RÉPUBLIQUE D'HAITI
ARRÊTÉ
RENÉ PRÉVAL
PRÉSIDENT
Vu les articles 74, 136, 144 et 245 de la Constitution de 1987 ;
Vu la Loi du 17 août 1979 créant la Banque de la République d'Haïti modifiée par le Décret du 27 mars 1985 ;
Vu le Décret du 20 octobre 1983 portant organisation et fonctionnement du Ministère des Travaux Publics et Communications
Vu le décret du 13 mars 1987 modifiant celui du 31 octobre 1983 et portant réorganisation de l'Économie et des Finances ;
Vu le décret du 17 mai 2005 portant réorganisation de l'Administration Centrale de l'État ;
Vu le Décret du 1er février 2006 fixant l'organisation et le fonctionnement de la Collectivité Municipale dite Commune ou Municipalité ;
Vu la Loi du 18 avril 2010 portant amendement de la Loi sur l'État d'Urgence du 9 septembre 2008 ;
Considérant qu'il est du devoir de l'État de s'assurer, suite à un désastre, du fonctionnement efficace des services publics et de la reprise du cours normal de la vie ;
Considérant qu'il s'avère nécessaire de prendre, dans le cadre de l'État d'Urgence, toutes les mesures visant à garantir le rétablissement des activités commerciales et économiques au centre-ville de Port-au-Prince ;
Considérant qu'il est crucial de créer une structure transversale de coordination et de consultation aux fins de gérer de manière efficace tous les travaux devant aboutir à la réhabilitation et au réaménagement du centre-ville de Port-au-Prince ;
Sur le rapport du Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications et après délibération en Conseil des Ministres.

ARRÊTÉ
Article 1.- Il est créé par la présente un Comité de facilitation de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince.
Dans le cadre du présent Arrêté, le centre-ville de Port-au-Prince est dé limité de la manière ci-après :
a) Au Nord, par la rue des Césars jusqu'au port :
b) Au Sud, par la rue Saint-Honoré ;
c) A l'Est, par la rue Capois
d) A l'Ouest, par la mer et la baie

Article 2.- Le Comité de facilitation de la reconstruction a pour mission de :
a) Coordonner les efforts des secteurs public et privé visant à la réhabilitation et au réaménagement du centre-ville
b) Recommander au Pouvoir Exécutif les mesures légales et administratives nécessaires au maintien et à l'extension des activités économiques et commerciales au centre-ville ;
c) S'assurer de l'harmonisation des opérations avec les politiques déterminées par le gouvernement dans le cadre du Plan d'action pour le relèvement et le développement d'Haïti.

Article 3.- Le Comité de facilitation de la reconstruction est constitué par :
a) Le Ministre de l'Économie et des Finances ;
b) Le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications ;
c) Le Maire de Port-au-Prince ;
d) Le Gouverneur de la Banque de la République d'Haïti (BRH)
e) Un représentant de la Chambre de Commerce d'Haïti ;
f) Deux (2) techniciens choisis par le Ministre de l'Économie et des Finances ;
g) Un représentant du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe.

Le Ministre de l'Économie et des Finances assure la présidence du Comité. Le Comité choisit parmi ses membres un Vice-président qui remplace le Président, en cas d'absence ou d'empêchement, le cas échéant.
Article 4.- Le Comité se réunit à des dates périodiques fixées par ses membres ou sur demande du président du Comité ou de deux (2) membres.
Article 5.- Auprès du Comité de facilitation, il est créé un Comité Consultatif composé d'un représentant des institutions ci-après :

a) la Direction Nationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement (DINEPA) ;
b) l'Électricité d'État d'Haïti (EDH)
c) la Police Nationale d'Haïti (PNH)
d) le Centre National des Équipements (CNE) ;
e) le Service Métropolitain de Collecte de Résidus Solides (SMCRS)
f) l'Office National du Cadastre (ONACA) ;
g) la Direction Générale des Impôts (DGI)
h) l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) ;
i) le Centre National d'Informations Géospatiales (CNIGS) ;
j) le Ministère du Tourisme ou toute autre entité servant de tenant lieu.

Ce comité soumet ses avis sur toutes les questions relatives à la réalisation des activités devant aboutir à la rénovation et au réaménagement du Centre-Ville de Port-au-Prince. Il se réunit sur la demande du Comité de facilitation de la reconstruction.
Article 6.- La gestion des activités du Comité est assuré par un Coordonnateur technique nommé par Arrêté du Président de la République sur proposition du Ministre de l'Économie et des Finances, à partir des propositions soumises par le Comité de facilitation de la reconstruction.
Article 7.- Le Coordonnateur Technique coordonne les activités du Comité et assure l'harmonisation de celles-ci avec les différents organes du Comité Consultatif. Il fait le suivi des décisions prises par le Comité. Il rend compte au Comité de l'avancement des projets et envoie un rapport mensuel à cet effet. Il remplit toutes autres fonctions que le Comité lui attribue.
Article 8.- Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé et exécuté à la diligence des Ministres de l'Économie et des Finances et des Travaux Publics, Transports et Communications, chacun en ce qui les concerne.
Donné au Palais National, à Port-au-Prince, le 12 juillet 20010, AN 207e de l'Indépendance.

Par
Le Président René PRÉVAL
Le Premier Ministre Jean Max BELLERIVE
Le Ministre de l'Économie et des Finances Ronald BAUDIN
Le Ministre des Travaux Publics, Transports et Communications Jacques GABRIEL
Le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83428&PubDate=2010-09-09

Le CEP sans pitié pour l'opposition politique

Haïti: Qu'il pleuve ou qu'il vente, les emblèmes des partis, groupements et regroupements politiques de l'opposition boudant les prochaines élections et la photo de leurs candidats agréés par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour participer au scrutin du 28 novembre 2010 seront bel et bien utilisés dans le Bulletin de vote dont la maquette est en cours de finition. Jean Mary Louiner, directeur des opérations électorales, l'a dit ce jeudi en termes bien clairs : « Tous les candidats agréés sont tous dans la course électorale ». Même ceux-là dont la formation politique entend rouspéter jusqu'au bout du processus électoral, jusqu'à poursuive en justice l'organisme électoral. Comme c'est le cas de Turneb Delpé, dirigeant du Parti nationaliste démocratique et progressiste haïtien (PNDPH), membre de la plateforme RASANBLE. De son côté, le CEP décrié n'entend pas prendre en pitié les opposants qui rechignent. A entendre à ce sujet Pierre Louis Opont, directeur général du CEP qui intervenait sur une station de radio privée, il n'y a aucune chance pour les formations politiques concernées de faire le retrait de la candidature de leurs représentants dans la course électorale, contrairement à ce que claironnent dans la presse les leaders de l'opposition. Pour étayer sa thèse, M. Opont se réfère à l'article 104 de la loi électorale en vigueur qui stipule: « Tout candidat ou cartel peut renoncer à sa candidature par un acte authentique adressé au BED ou au BEC compétent jusqu'à la clôture du dépôt des candidatures ».
Pierre Louis Opont, à l'instar de M. Louiner et de deux autres conseillers électoraux, Léonel Raphael et Jacques Belzin, a confirmé qu'aucun document écrit de la part d'un quelconque parti politique n'est parvenu jusqu'ici à l'institution qu'il dirige pour annoncer son désistement dans la course.

« Le processus avance »
Malgré les critiques acerbes dont il est l'objet dans les milieux politiques, le Conseil électoral provisoire n'entend pas s'arrêter en chemin. « Le processus avance », s'est réjoui Jean Mary Louiner, faisant remarquer que les activités entreprises à travers les Centres d'opérations de vérification se sont bien déroulées dans plusieurs départements du pays.
A partir de la semaine prochaine, l'institution électorale procédera au processus de tirage au sort pour choisir les membres des Bureaux de vote dont les noms sont proposés par les partis politiques agréés. Ce processus se déroulera dans tous les départements géographiques du pays du 12 au 23 septembre au siège des différents Bureaux électoraux départementaux (BED), précise un nouveau communiqué de presse du CEP. Déterminé à réaliser coûte que coûte ces élections controversées à l'avance, M. Louiner invite les partis, groupements et groupements politiques à faire choix de gens capables qui inspirent confiance pour les représenter lors du déroulement du scrutin.
Des mesures strictes seront adoptées contre les superviseurs et les gardes électoraux qui voudraient faire obstacle à la bonne marche du processus. « Les éléments gênants seront mis à l'écart pour permettre que le système soit fiable», a martelé M. Louiner, reconnaissant pourtant qu'«il n'y a pas de perfection d'ici-bas ».
Par ailleurs, le directeur des opérations électorales a informé que tous les 19 candidats à la présidence ont finalement soumis leur photo et l'emblème de leur formation politique. Ces documents, dit-il, se trouvent actuellement à la section informatique pour être appréciés. Entre-temps, le doute persiste quant à la possibilité de l'institution électorale d'organiser des élections honnêtes.
« J'entends encore lancer, comme un leitmotiv, deux maîtres-mots, deux dispositions d'esprit qui nous animent au Conseil électoral provisoire et qui guideront toutes nos démarches tout au long du processus électoral : rigueur et transparence », avait déclaré le président du CEP, Gaillot Dorsinvil, le 15 juillet dernier au Karibe Convention Center, lors d'une rencontre avec les partis politiques pour lancer le processus électoral, pour lequel la dotation budgétaire est estimée à 29 millions de dollars américains.
Victor Junior Jean
victorjeanjunior@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83416&PubDate=2010-09-09

Le Brésil joue bien pour Haïti

Depuis 2004, le Brésil se positionne en partenaire important d'Haïti. La coopération entre les deux pays a atteint son point culminant après le séisme du 12 janvier dernier. Coup d'oeil sur les relations entre les deux pays à l'occasion de la célébration du 188e anniversaire de l'indépendance du Brésil.
L'ambassadeur du Brésil accrédité en Haït
Igor Kipman. (Photo: James Alexis)
Haïti: Les relations haïtiano-brésiliennes ne datent pas d'aujourd'hui. Il faut remonter à plusieurs décennies pour retrouver les débuts des relations diplomatiques entre les deux pays. « En 2004, le gouvernement brésilien a répondu promptement à l'appel des Nations unies pour participer aux efforts de la communauté internationale afin de stabiliser le pays », a rappelé Celso Amorim, le ministre d'Etat des Relations extérieures du Brésil, dans un récent document sur l'aide du Brésil à Haïti.
Six ans plus tard, les relations entre les deux pays ne cessent de grandir. Le plus grand contingent de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), fort aujourd'hui de 2200 soldats, est brésilien. « C'est un effort énorme du Brésil depuis 2004 pour accompagner le peuple haïtien », a déclaré Igor Kipman, l'ambassadeur du Brésil accrédité en Haïti. Quelque 70 millions de dollars sont décaissés annuellement par le Brésil pour le maintien de son imposant contingent.
A côté de sa contribution à la Minustah, le Brésil étend son assistance à Haïti dans plusieurs autres domaines, notamment l'agriculture (en incluant la sécurité alimentaire et nutritionnelle), la formation professionnelle, l'éducation, la justice, les sports, la santé, l'environnement, la technologie de l'information, le travail, le développement urbain et la bioénergie. Le Brésil cherche à développer une compétence locale dans ces domaines-là en vue d'aider à un meilleur développement d'Haïti », a expliqué l'ambassadeur Kipman lors d'une interview accordée au Nouvelliste à l'occasion du 188e anniversaire de l'indépendance du Brésil.

Une aide massive aux victimes du séisme
Igor Kipman accompagné
de certains cadres de l'ambassade

(Photo: James Alexis)
Le séisme meurtrier du 12 janvier a été une occasion pour le gouvernement brésilien de réviser, voire d'intensifier son aide à Haïti dans de multiples domaines. « Le Brésil a consenti une aide d'urgence de 350 millions de dollars américains dont bénéficiera le peuple haïtien surtout à travers les travaux d'infrastructures et les actions menées dans le domaine de la santé et de la sécurité alimentaire », révèle le document du ministère brésilien des Relations extérieures. Une bonne partie de l'aide financière brésilienne a été allouée aux agences de l'ONU, dont la FAO, l'OCHA et le PNUD, chargées d'accompagner les victimes du séisme du 12 janvier 2010.
Parallèlement, l'importante quantité d'aide humanitaire envoyée directement en Haïti par les autorités brésiliennes au profit des victimes du séisme doit aussi retenir l'attention. « 7 avions de la Force aérienne brésilienne ont été réservés exclusivement pour des vols vers Haïti, à raison de 3 vols par jour, afin d'acheminer l'aide humanitaire (162 vols jusqu'au 28 mars) », a rappelé l'ambassade du Brésil en Haïti. Ces vols ont transporté 630 tonnes d'aliments, 65 tonnes d'eau, 132 tonnes de médicaments, 280 tonnes d'articles divers, dont l'hôpital de campagne de la Force aérienne brésilienne, l'équipement de sauvetage, 7200 m2 de toile plastique et 100 tentes. »
26 médecins, par ailleurs, ont été délégués en Haïti pour un séjour de six mois afin de travailler à l'hôpital de campagne de la Force aérienne brésilienne. Jusqu'au 28 mai, cet hôpital avait réalisé 36,028 consultations médicales, 1,145 opérations chirurgicales et 522 accouchements. « Je suis très fier de ce qu'a réalisé mon pays en Haïti depuis le 12 janvier », s'est félicité l'ambassadeur Igor Kipman.
La solidarité de la population brésilienne envers Haïti est aussi à souligner. Plusieurs millions de dollars et des tonnes de produits alimentaires collectés ont été transférés en Haïti via des associations caritatives et des agences de l'ONU au profit des victimes du séisme.

Au-delà de l'urgence
D'après l'ambassadeur Igor Kipman, l'engagement du Brésil en Haïti est allé au-delà de la période d'urgence. « Le Brésil a été le premier pays à contribuer - avec 55 millions de dollars - au Fonds pour la Reconstruction d'Haïti », a-t-il dit pour montrer l'intérêt de son pays pour le développement durable d'Haïti.
Le président du Brésil, Lula Da Silva,
 et le Secrétaire haïtien à la Production
animale, Michel Chancy, lors d'une visite
 au Brésil (Photo:
 Courtoisie ambassade du Brésil en Haïti)
Plusieurs projets pouvant aider à une réelle amélioration des conditions de vie des Haïtiens vont être financés par le Brésil. La construction d'un réseau de 30 centres de santé de référence à travers le pays constitue l'un des plus ambitieux de ces projets. Ce projet dont le coût s'élève à 80 millions de dollars sera exécuté dans le cadre d'un accord tripartite Haïti-Brésil-Cuba. Il est déjà approuvé par la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH).
La zone métropolitaine de Port-au-Prince, selon l'ambassadeur Kipman, a été sélectionnée pour accueillir les quatre premiers centres de santé dont les travaux de construction démarreront sous peu. Ceci, a-t-il dit, constituera la phase pilote du projet. Si Haïti a la responsabilité de fournir les terrains, la construction et l'équipement des centres seront à la charge du Brésil tandis que Cuba aura à fournir le personnel médical. « Nous nous engageons à former un groupe d'Haïtiens qui aura un jour à gérer les centres », a souligné le diplomate brésilien.
Le Brésil a récemment fait  un don
de vaccins contre l'hépatite B à Haïti

(Photo: James Alexis)
Dans le domaine de l'éducation, le Brésil s'apprête à accueillir 500 étudiants haïtiens pour une période de 18 mois dans le cadre d'un programme spécial conçu pour venir en aide aux universités haïtiennes mises à genoux par le séisme du 12 janvier. Ce programme financé à hauteur de cinq millions de dollars permettra à 500 étudiants se trouvant en difficulté de poursuivre leurs études en Haïti de se rendre au Brésil. Les boursiers auront d'abord à étudier le portugais avant de suivre des cours pendant une année dans leur université d'accueil. Puis, ils retourneront en Haïti dans leurs universités respectives pour terminer le cycle d'études. Parallèlement à ce programme spécial, selon les précisions de l'ambassadeur Kipman, le Brésil poursuit avec son programme régulier de bourses d'études au profit des universitaires haïtiens.
Le projet de construction du barrage et d'une usine hydroélectrique en Artibonite 4 est l'autre grand projet que le Brésil va financer au profit de la population haïtienne. Ce projet de 200 millions de dollars permettra au pays de disposer de 32 mégawatts d'électricité additionnels.
Pour l'ambassadeur Igor Kipman, beaucoup de choses ont changé en Haïti depuis l'intensification des relations haïtiano-brésiliennes. Le diplomate a, cependant, reconnu que l'aide internationale, quelle que soit son importance, ne peut pas à elle seule sortir Haïti de sa situation actuelle. Il revient, a-t-il dit, aux Haïtiens de forger leur avenir.
Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83401&PubDate=2010-09-09
Commentaires: Il est vrai que Le Bresil peint comme puissance émergente a sauté sur l'occasion de la crise haïtienne de 2004 pour rentrer dans le concert des grandes nations. Que vaut en terme d'efficacité la coopération brésilienne en Haïti c'est une question que l'on pourra se poser un jour. Mais il faut noter que Le brésil s'est souvent mis aux côtés d'Haïti.

Droits de l'Homme : une nécessité

Le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH), a procédé, le jeudi 9 septembre 2010 à Port-au-Prince, au lancement officiel de la tribune des droits de l'homme à l'intention des candidats. Cette activité consiste à convaincre les candidats de la nécessité d'insérer dans leur programme de campagne électorale les droits humains. Haïti: Sensibiliser et motiver les candidats qui sont les futurs décideurs du pays sur l'importance et l'obligation d'insérer la question des droits de l'homme dans le processus de la reconstruction du pays constitue, entre autres, l'objectif fixé par le CARDH. Dans la perspective du développement durable, les droits de l'homme occupent une place incontournable, a fait valoir le CARDH. L'implication des futurs dirigeants du pays dans la lutte pour le respect des droits intrinsèques de tous et de chacun s'avère importante pour mettre en place un État de droit.
Des séances de travail et de distribution de documents aux participants sont prévues par les organisateurs lors du déroulement de la tribune qui se tiendra le 22 septembre. Environ cent candidats dont dix à la présidence auront à bénéficier d'un accompagnement technique de la part des organismes de droits de l'homme, même après les campagnes électorales. Le choix des candidats dépend de leur représentation sur l'échiquier électoral, selon Gédéon Jean, le directeur exécutif du CARDH. "La tribune ne constitue pas un espace créé en vue de permettre aux candidats d'étaler leurs programmes politiques mais une sorte d'atelier pour qu'ils puissent connaitre les mécanismes de matérialisation des nobles idées relatives aux droits de l'homme", a précisé Gédéon jean.
Pour contextualiser le programme de la tribune des droits de l'homme á l'intention des candidats, le directeur exécutif du CARDH se réfère à la recommandation faite par l'expert indépendant des Nations Unies pour les droits de l'homme, Michel Forst, demandant une nouvelle approche des droits de l'homme dans le pays. Lors de sa dernière visite, l'expert indépendant des droits de l'homme n'a pas caché son inquiétude face à la dégradation des droits humains dans le pays. Le CARD a également considéré la situation préoccupante des sinistrés dans les camps de réfugiés suite au cataclysme du 12 janvier. La situation dans laquelle vivent près d'un million de personnes sous des tentes depuis le tremblement de terre constitue une violation grave des droits intrinsèques de l'homme, a-til ajouté.
Le Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH) est un organisme des droits de l'homme qui lutte dans ce domaine à travers le pays depuis environ cinq ans.
Gérard Jeanty Junior
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83396&PubDate=2010-09-09
Haïti Recto Verso commente:
Par respect pour le travail du journaliste je recopie son article sans modifier le titre. Mais ce n'est pas l'envie qui nous manque. A en juger pr le nombre d'organisations en Haïti, isolées ou en plareforme ou en réseaux qui défendent les droits humains on est en droit de dire que "Droits de l'homme: une nécéssité, défendre les droits de l'homme: unebonne affaire!

Carol Joseph avoue son échec, mais reste en poste

Engagée à la sauce cubaine sous le thème « Wi nou kapab » (Oui, nous pouvons), la campagne d'alphabétisation haïtienne a été clôturée sans avoir atteint les 5% d'alphabétisés qu'elle s'était donnée comme objectif. Ce programme, lancé en septembre 2007 par la Secrétairerie d'État à l'Alphabétisation (SEA), n'avait pas obtenu le budget nécessaire pour réussir, se défend Carol Joseph, qui veut voguer entre l'échec et la réussite. Haïti: « La campagne a échoué. Je dois l'admettre en toute humilité. Mais cet échec doit être aussi considéré comme mon échec, celui du peuple haïtien et celui du gouvernement. » Dans son calme habituel, Carol Joseph, le secrétaire d'Etat à l'alphabétisation, ne se fait aucun souci. L'officiel, qui clôture sa campagne engagée pour trois ans, veut tant bien que mal donner au public le résultat promis pour le 8 septembre 2010 lors du lancement de ce programme en septembre 2007.
« En Haïti, les dirigeants n'ont pas l'habitude de rendre des comptes, dit-il. Nous, nous l'avions promis en lançant la campagne et nous tenons à respecter nos mots. » Embrassée sous la trilogie 3 ans, 3 millions, 7.5 milliards de gourdes, la campagne d'alphabétisation a quand même fait son petit bonhomme de chemin en ne respectant que la première composante : les 3 ans. Mais des 3 millions d'alphabétisés escomptés, seulement 40 820 personnes sont sortis avec un « certificat », tandis que la SEA n'a reçu pour cette période que 217 millions de gourdes dont 97 millions liés à la campagne.
En arrivant à la tête de la SEA, Carol Joseph s'était fixé une mission : éradiquer l'analphabétisme en Haïti. D'ailleurs, un accord passé entre lui et Jacques Edouard Alexis, Premier ministre d'alors, conditionnait son acceptation de ce poste à l'implémentation de diverses campagnes susceptibles de créer l'impact voulu. Mais, la campagne d'alphabétisation ayant fait long feu, est-ce l'échec du secrétaire d'Etat ?
Ce dernier n'y croit pas. Car, explique-t-il, en bénéficiant seulement de 4.1% du budget prévisionnel, la campagne d'alphabétisation qui se proposait d'éradiquer l'analphabétisme sur tout le territoire a pu atteindre néanmoins les 4.8% de l'objectif visé. Le secrétaire d'Etat s'en réjouit carrément et impute l'échec à l'Etat.
Joseph n'échoue pas avec la campagne
Pour Carol Joseph, il manquait aux trois administrations auxquelles il appartient la volonté politique d'amener la population illettrée hors des liens du « je pete klere ». Mais, le constat dressé et le regret de ne pas pouvoir relever le défi qu'il s'était fixé sont loin d'être une embûche au secrétaire d'État de s'attacher à son poste. D'ailleurs, en imputant ce revers à la restriction de son budget, il croit dur comme fer avoir fait du bon travail. « La campagne a échoué, mais mon administration a gagné le gros lot en mettant en place certains réaménagements qui permettront dans le futur de se colleter aux réalités », s'enorgueillit M. Joseph, qui se félicite d'avoir bouclé sa campagne là où les autres échouent sans même atteindre le quart de leur temps imparti. « C'est pour la 1ère fois qu'une campagne est parvenue à s'attaquer à l'analphabétisme jusqu'à le réduire de 4.8% », renchérit le secrétaire d'Etat.
19 rapports ont été remis depuis le lancement de cette campagne qui a permis à la SEA d'identifier les problèmes fondamentaux liés à une campagne d'alphabétisation en Haïti. Des recommandations ont été faites en vue d'éviter les obstacles qui ont fait échouer la campagne. Entre autres propositions, pas de campagne massive sans fonds prédisposés, et s'attaquer à l'analphabétisme en scolarisant au niveau de la petite enfance.
Sans vouloir tomber dans du chauvinisme, Carol Joseph reconnaît avoir eu la conviction de ne pas aller à la recherche de fonds pour alimenter le budget de la campagne afin de parvenir à un grand taux de réussite. « L'éducation dans un pays est un acte de souveraineté. J'ai voulu garder une certaine distance par rapport à la communauté internationale qui ne s'intéresse pas non plus à l'alphabétisation », se défend-il.
M. Joseph explique que sur l'aide internationale, seulement 15% sont réellement injectés dans les projets financés, tandis que la majeure partie de l'aide est dépensée dans des détails logistiques. D'autant plus que la campagne avait une vocation de création et de distribution de richesses. « Le financement d'un tel programme se devait d'être haïtien », dit-il.
En tout cas, les 75 000 classes prévues avec 75 000 moniteurs dedans n'ont pas vu le jour à travers les 10 départements géographiques d'Haïti. Reste à savoir si une autre équipe gouvernementale viendra donner au secrétaire d'Etat la chance d'alphabétiser les 3 millions d'Haïtiens bien-aimés à travers une autre campagne.
Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83408&PubDate=2010-09-09
Haïti Recto Verso commente:
Comment un gouvernement peut-il créer une secrétairie d'Etat à l'alphabétisation avec l'empléomanie et les dépenses bureaucratiques que cela engendre pour oser octroyer après 4.1% du budget  d'un programme d'alphabétisation?
Comment un secrétaire d'Etat à l'alphabétisation peut-il rester en poste sans démissionner en constatant que l'Etat s'engage à lui donner que 4.1% du budget prévu pour un programme d'alphabétisation?
C'est dommage qu'il n'y ait pas de parlement pour des interpellations!
Ce n'est point qu'un euphémisme que de dire que nous vivons de la mendicité. J'aime bien répéter que même pour creuser des latrines -aujourd'hui en 2010 dans nos grandes villes - il nous faut un bailleur de fonds. Les bailleurs de fonds qui sont loin de garder les fonds des plus riches aujourd'hui se trouvent facilement à court de ressources tenant compte du nombre chaque jour croissant de demandeurs de fonds.
Cela ne va pas s'améliorer car il n'y aura plus de révolution à la Cubaine. Fidel vient de le dire. Sa méthode ne donne pas de résultat même à Cuba!
Donc il faudra établir de stratégies prioritaires dans l'utilisation "utile" des fonds que l'on voudra bien nous accorder.
Dans ce contexte il faudra malheureusement faire un choix entre scolariser les enfants et alphabétiser les adultes...Moi personnellement je pense qu'il faut essayer de rompre un cercle vicieux en restant logique et pragmatique.
Vous voyez ce que je veux dire?

160 étudiants attendus à Dakar en octobre

Le Sénégal apporte sa contribution à la reconstruction de l'élite en Haïti. Suite à l'appel lancé par le président de la République, Me Abdoulaye Wade, en faveur du retour des populations de cet Etat d'Amérique en Afrique, 160 étudiants de Port-au-Prince ont été sélectionnés pour poursuivre leurs études à Dakar. Haïti: 160 étudiants haïtiens arriveront à Dakar en octobre pour y poursuivre leurs études supérieures. Ce « retour au bercail » fait suite à l'élan de solidarité que le chef de l'Etat sénégalais a manifesté à l'égard de ce peuple frappé par un violent séisme, le 12 janvier dernier.
Les profils des étudiants sélectionnés vont de l'agronomie à la médecine en passant par le bâtiment et les sciences sociales, selon le ministre des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, Lamine Ba.
Les universités Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis ainsi que d'autres structures d'enseignement supérieur les accueilleront à la prochaine rentrée.
La décision a été prise au terme d'un séjour de 11 jours en terre haïtienne de la Commission nationale chargée de faire venir au Sénégal les populations de cet Etat d'Amérique qui en a exprimé le besoin. La délégation dakaroise a été reçue par le président haïtien qui a salué la démarche des autorités sénégalaises. La sélection de ces étudiants a été faite avec rigueur, selon le ministre. Des universitaires, des agents de la police et de la gendarmerie ont été dépêchés pour les enquêtes de moralité. Les médecins sont aussi associés à leur sélection.
Ainsi, les 160 futurs étudiants haïtiens ont été choisis sur un échantillon de 351 demandeurs. Les nouveaux boursiers seront entièrement pris en charge par le Sénégal, a souligné le ministre.
Lamine Bâ a dit être impressionné par l'engouement que la main tendue du président de la République a suscité à Port-au-Prince. « Des milliers de personnes ont émis le souhait de venir s'installer au Sénégal. Quand le président de la République a demandé le retour des Haïtiens, les populations ont fait des recherches dans l'internet et ont compris que leur terre natale c'est l'Afrique », a dit le ministre.
Les étudiants sélectionnés seront accueillis par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Lamine Bâ exhorte le peuple sénégalais à se joindre à cette entreprise de « libération » de ces jeunes appelés à assurer la relève des élites haïtiennes. « Quand le président de la République a fait la proposition, certains pensaient que c'était irréalisable. Aujourd'hui, ça devient une réalité. Le peuple haïtien a besoin de ce soutien. L'Afrique a un immense rôle à jouer dans la reconstruction de ce pays », fait remarquer le ministre.
Lamine Bâ a souhaité que la démarche du Sénégal fasse tache d'huile. « Nous allons transférer les autres demandes de bourses d'études aux autres pays africains. Nous voulons que toute l'Afrique adhère à l'élan de solidarité », a insisté le ministre.
Babacar DIONE
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83405&PubDate=2010-09-09

Edito...Les hauteurs du banditisme

Haïti: Laboule...Pèlerin...Thomassin...Kenscoff, zones de non-droit ? En tout cas, les bandits, depuis quelque temps, sèment la mort et la peur là-haut. Les efforts déployés depuis trois ou cinq ans pour faire de la Police nationale une institution viable ne sont donc pas absolument satisfaisants. Une police défaillante, controversée, incapable de maintenir l'ordre au centre-ville, entre autres. Dévastatrices, les montées de fièvre criminelle surgissent à intervalles réguliers, malgré les conférences de presse des officiels haïtiens et onusiens pour annoncer leur réussite à travers des statistiques comparatives enchanteresses. C'est toujours agaçant ! Mais l'audace et la cruauté des hors-la-loi viennent sporadiquement, et parfois de façon spectaculaire, « refroidir » la jubilation des autorités policières nationales et transformer la docte expertise des forces multinationales en un rictus affligeant. La contre-performance de la PNH et de la MINUSTAH est aujourd'hui plus foudroyante et plus complète dans les hauteurs de Pétion-Ville que dans n'importe quelle autre région du pays. Pourquoi ? C'est la question à laquelle répond de façon angoissante la géographie en ces termes c'est une zone escarpée, faite de couloirs et d'exit infranchissables en voiture, même un tout-terrain. Le relief montagneux et troué de ces localités en relation avec Carrefour-Feuilles est un exemple stupéfiant de casse-tête, même pour les forces de l'ordre.
Ce qui rend encore ingrate et contre-productive la tâche de la PNH dans les hauteurs, c'est la quantité limitée de ses effectifs opérationnels. Affolés et stressés, les habitants de Laboule, de Pèlerin, de Kenscoff et de Thomassin craignent que l'augmentation des moyens logistiques du petit commissariat de Laboule ou de Kenscoff ne sont pas non plus suffisante pour freiner l'insécurité.
Requinquée par ces cohortes de criminels « libérés » lors du 12 janvier 2010, alimentée sans cesse par la misère, le goût de l'argent facile et la drogue, cette insécurité comporte trois grandes catégories : le banditisme des rues, les truands violents et armés qui rançonnent les commerçants et agressent les passagers dans les quartiers populaires. Au milieu, le banditisme des gangs, dédaignant les minables rapines et les actes individuels, vise les gros coups, dont les kidnappings et les cambriolages ciblés sont les plus prisés. Au sommet, enfin, le banditisme du troisième niveau se compose de dealers de drogue et de tueurs à gages de haut vol. Méthodiques et informés, ils imposent leurs coûteux services aux uns et aux autres, soit dans l'exécution de « contrats », soit dans le cas des règlements de comptes.
C'est aux mafieux spécialisés dans les kidnappings et les assassinats que la police doit faire face dans ces hauteurs rafraîchissantes. Ainsi, Thomassin, comme Pétion-Ville, comme la plupart des autres villes de province (on voit se dessiner une certaine décentralisation de l'insécurité), ne connaît quasiment aujourd'hui qu'une seule certitude : l'incertitude.
Pierre-Raymond Dumas
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83340&PubDate=2010-09-09

Willy Etienne dans le collimateur de la population capoise

Haïti: Willy Etienne, un évadé de prison et redoutable présumé chef de gang opérant dans plusieurs régions du pays, a été arrêté lundi au ministère de l'Economie et des Finances par des policiers du corps spécialisé UDMO basé dans le Nord, de passage audit ministère.
« J'ai été payé un extrait des archives au ministère », déclara Willy sur sa présence au ministère des Finances. Il clame son innocence face aux nombreux chefs d'accusation qui pèsent contre lui.
Arrêté à Port-au-Prince, Willy Etienne a été transféré au Cap-Haïtien à bord d'un hélicoptère de la MINUSTAH et transporté sous forte escorte policière au commissariat central du Cap-Haïtien en compagnie de Amogène Joseph, lui aussi présumé kidnappeur.
Willy Etienne est accusé d'être auteur de divers actes de banditisme dans le Grand Nord du pays, dont le dernier en date est celui de plusieurs personnes kidnappées à hauteur de Pont-Blanc, une zone réputée dangereuse, parmi lesquelles se trouvait un banquier qui a été relâché contre rançon.
Pour Joany Canéus, directeur départemental du Nord de la PNH, ce coup de filet permettra à la population de voir avec des yeux différents le travail des policiers, tout en sollicitant la collaboration de la population avec l'institution policière. Interrogé sur la prime offerte aux personnes qui ont permis la capture de Willy, le DDN a renvoyé la balle dans le camp de la direction générale de la PNH qui, selon lui, est la seule capable de répondre à cette question.
L'arrestation du puissant présumé chef de gang est intervenue 72 heures après que plusieurs autres présumés kidnappeurs eurent été interpellés par la police dans les communes de Limbé et du Cap-Haïtien.
Plusieurs citoyens de la ville décernent un satisfecit à la police qui, d'après eux, ne se lasse pas de contrecarrer l'offensive des bandits qui polluent leur vie nocturne. « Ces policiers méritent une décoration nationale, car cet homme a trop fait parler de lui », a déclaré un jeune Capois aux abords du commissariat. Par ailleurs, d'autres citoyens se montrent très inquiets après ce coup de filet, estimant que des efforts considérables doivent être faits pour garder ces bandits en prison. Un employé de l'APENA, sous couvert de l'anonymat, a ainsi déclaré que la capture de Willy est une étape, mais le plus important reste à faire, car, selon lui, le présumé kidnappeur a beaucoup d'argent et peut soudoyer qui il veut pour sa mise en liberté. Une inquiétude qui est aussi partagée par plusieurs agents de la police nationale qui se plaignent de travailler certaines fois en vain, car fort souvent ces mêmes bandits s'évaporent dans la nature sans aucune explication.
Hansy Mars
hansymars@gmail.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83330&PubDate=2010-09-08