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mercredi 9 septembre 2015

Une force policière en manque de légitimité en Haïti

Avec la réduction significative des effectifs de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), présente au pays depuis 2004, la Police nationale haïtienne (PNH) a désormais davantage de responsabilités. C’est elle qui doit assurer la sécurité au cours du long cycle d’élections législatives et présidentielle lancé début août. Est-elle prête ? Où en est la PNH, formée par de nombreuses organisations policières — dont la canadienne — sous le chapeau onusien ? Explications de Samuel Tanner, professeur de criminologie et spécialiste des questions policières internationales au CERIUM.

La PNH est-elle en mesure d’assurer à elle seule la sécurité en Haïti ?
Dans son état actuel, on peut en douter. D’abord parce que la situation sociale et politique est tendue, comme on l’a vu en août lors du premier tour des élections législatives, accompagnées de violences ponctuelles. La population est excédée par l’incapacité chronique des autorités et de l’opposition à s’entendre sur la gouvernance du pays. Ces tensions constituent de réels défis pour une organisation policière en réforme et aux prises avec un manque de ressources, tant du point de vue de la formation que des moyens à disposition. Le risque est grand de voir des policiers, à ce stade de leur développement, faire un usage peu approprié de la force pour gérer les manifestants et maintenir l’ordre, faisant croître davantage les tensions sociales.

Il faut ensuite rappeler qu’en dépit des efforts gigantesques de réforme de la PNH entrepris par la MINUSTAH il y a plus de 10 ans, sa crédibilité et sa légitimité restent très faibles aux yeux de la population. Les problèmes documentés de corruption endémique sous Aristide, où de nombreuses places stratégiques ont été pourvues par des « amis politiques » sans que ceux-ci aient la connaissance et l’expérience requises, a largement compromis sa neutralité politique.
Les gouvernements subséquents ont certes déployé de grands efforts pour corriger la situation, mais de nombreux problèmes limitent encore l’efficacité et la fiabilité de la PNH, dont l’influence considérable qu’exercent d’anciens militaires qui souhaitent la transformer en force militaire, alors qu’elle devrait se rapprocher davantage de la communauté pour créer et consolider des liens de confiance avec elle.
Qu’est-ce qui pose problème sur le plan de la formation de la PNH ?
L’écrasante majorité de ses membres ont été formés par les contingents internationaux de police des Nations unies (UNPOL). Nonobstant la grande diversité des compétences des formateurs, issus d’organisations policières de nombreux pays, la formation des policiers locaux reste tributaire des philosophies et modèles des différents contingents nationaux des UNPOL.

Par exemple, la Gendarmerie nationale française, organisation de type militaire, offre une formation qui diffère grandement d’une approche dite communautaire, telle qu’adoptée par la police canadienne, très présente en Haïti. Il n’est pas question de privilégier un modèle sur l’autre, ni de juger leur valeur respective, mais plutôt de souligner le manque de cohérence dans la formation des policiers locaux, qui tendent alors à se démotiver.

Alors que faire ? Peut-on penser que la PNH pourra être sous peu autonome et efficace ?
Certaines conditions devront s’appliquer, à commencer par la nécessité pour les pays donateurs d’éviter de calquer leur modèle national sur une situation qui diffère de la leur, tant du point de vue des ressources que du climat politique et social. Peut-on espérer, en l’espace de quelques décennies, voir émerger une police haïtienne capable de maintenir l’ordre efficacement alors que dans les pays occidentaux, les forces policières ont mis au moins 150 ans pour ce faire ?
Il ne faudrait pas pour autant succomber au cynisme. Une clé de réussite consiste à s’assurer que la PNH dispose des ressources humaines, matérielles et financières suffisantes pour assurer son mandat en fonction des réalités haïtiennes.

Les donateurs devraient aussi mettre sur pied des garde-fous pour garantir son fonctionnement démocratique, c’est-à-dire s’assurer qu’elle n’est pas au service des gouvernements qui se succèdent, mais de la règle de droit et de la population. Cela dit, il ne faut pas oublier que la police n’est qu’un élément du système de la justice criminelle, avec le judiciaire et le pénitentiaire. Si ceux-ci sont défaillants, la PNH ne pourra pas faire de miracles.
http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/449583/haiti-une-force-policiere-en-manque-de-legitimite

Haïti: le ministre de l'Education veut réformer "l'école de l'échec"

Ce lundi, près de trois millions d'enfants haïtiens reprennent le chemin de l'école et, face aux difficultés économiques des familles et de l'Etat, le ministre de l'Education s'attèle à réformer le système éducatif, source d'exclusion et d'échec.
Nesmy Manigat n'hésite pas à dénoncer les énormes difficultés de cette nouvelle rentrée scolaire. "Aujourd'hui, 10% des enfants, soit environ 400.000, n'iront de toute façon pas à l'école", regrette le ministre. "Et sur 100 enfants qui entrent à l'école cette année, moins de 10 arriveront à la fin du secondaire sans avoir redoublé ou abandonné."
Face à ce fort taux de déperdition, le fonctionnaire porte un jugement implacable: "c'est une école de l'échec, une école qui exclut."
La pauvreté des familles est le premier facteur qui empêche Haïti d'aborder sereinement le début de l'année scolaire.
"La scolarité est supposée être gratuite mais, bien entendu, il y a toujours des frais afférents qui doivent être couverts par les parents."
Des frais pour acheter uniformes, manuels et matériel scolaires que "tout le monde n'est malheureusement pas en mesure de payer", regrette Jean Ludovic Metenier, représentant adjoint de l'Unicef en Haïti.
Car le programme d'éducation universelle gratuite et obligatoire, lancé par le président Michel Martelly, ne finance que l'inscription aux écoles. Et surtout ne concernent pas les établissements privés qui accueillent encore 60% des élèves haïtiens.
- 200 élèves par classe -
Militant pour une éducation publique de qualité, Nesmy Manigat a recommandé des effectifs maximum de 60 élèves par classe au lycée.
"C'est quelque chose qu'un ministre ne devrait jamais répéter car on devrait être à 35/40 maximum pour un pays comme Haïti," avoue le ministre. "Malheureusement dans mon pays, beaucoup de salles de classe accusent des effectifs pléthoriques de 150, 200 élèves. Sur ces 200 élèves, c'est à peine si 10% réussissent l'année scolaire. Vos enfants n'apprennent strictement rien", reconnaît-il en s'adressant aux familles pauvres qui n'ont pas d'autre choix que de scolariser leurs enfants dans le secteur public.
Et les classes surchargées ne sont pas l'unique obstacle à la bonne éducation des jeunes Haïtiens : 85% des maîtres actuellement en poste n'ont pas reçu de formation initiale au métier ou auraient besoin d'une formation additionnelle.
Une réalité connue du ministère qui peine à motiver le corps enseignant. "Compte tenu du niveau des salaires, la profession n'attire pas grand monde", admet Nesmy Manigat. "Le salaire est de 20.000 gourdes en moyenne donc 300 euros le mois, ça n'est pas énorme : ça ne peut pas permettre à un individu de vivre véritablement."
Chaque année, cette faiblesse des salaires et le retard de leur versement par l'Etat amène les professeurs à faire grève. "L'an dernier, les écoles publiques ont perdu l'équivalent d'un mois et demi de jours de classe," dit le ministre qui rappelle régulièrement qu'en République dominicaine voisine la rentrée des classes a eu lieu le 17 août. "Haïti ne peut pas accuser un retard : assurer 200 jours de classe, c'est un défi mais il faut y arriver."
Désireux d'améliorer la qualité de l'enseignement et donc la compétitivité d'Haïti, Nesmy Manigat a lancé une importante réforme des programmes scolaires, en introduisant notamment des cours d'éducation civique et d'économie. "Quand on aime son pays, on n'a pas le choix. L'éducation de qualité n'est pas qu'un simple slogan : c'est la condition sine qua none pour que ce pays survive".
07/09/2015 16:55:03 - Port-au-Prince (AFP) - Par Amelie BARON - © 2015 AFP
http://www.lepoint.fr/monde/haiti-le-ministre-de-l-education-veut-reformer-l-ecole-de-l-echec-07-09-2015-1962675_24.php

Haití saca ventaja ante Granada y se perfila como rival de Costa Rica en eliminatoria

La Selección de Hiatí venció 1-3 a Granada y dio el primer paso para meterse en las cuadrangulares de Concacaf rumbo al Mundial de Rusia 2018.

Jean-Ecudes Maurice (27'), Mechack Jerome (39') y Duckens Nazon (55') marcaron los tantos de los trinitarios.

Para los locales descontó Anthony Straker desde los once pasos a los 33 minutos.

El juego de vuelta será este martes en Sylvio Cator en Haití.

La selección que avance a la cuadrangular quedará sembrada en el grupo B junto con Costa Rica, Panamá y el ganador de la serie entre Jamaica y Nicaragua.
Calendario de la Sele en la cuadrangular.
13 de noviembre del 2015
Costa Rica vs Haití/Granada
17 de noviembre del 2015
Panamá vs Costa Rica
25 de marzo del 2016
Jamaica/Nicaragua vs Costa Rica
29 de marzo del 2016
Costa Rica vs Jamaica/Nicaragua
2 de septiembre del 2016
Haití/Granada vs Costa Rica
6 de septiembre del 2016
Costa Rica vs Panamá

http://www.nacion.com/deportes/futbol-internacional/Haiti-Granada-Costa-Rica-eliminatoria_0_1510049088.html

Paul Haggis' quest for Peace and Justice in Haiti

Five years ago, Canadian director Paul Haggis read an Italian article about a man named Father Rick Frechette. Frechette, an American, arrived in Haiti some 20 years previous for theological reasons but soon found what the children of the poverty stricken nation were in dire need of, even more so than faith, was a doctor. 
Spending his weekdays studying in New York and weekends in the slums of Port-au-Prince, in 1988, Frechette attained a medical degree from the New York College of Osteopathic Medicine and had been working in the slums of the country's beleaguered capital ever since. Haggis, three years removed from the Oscar success of Crash and having just finished writing and directing the political film, In The Valley of Elah, was moved by Frechette’s story. So much so that he booked a ticket to Port-au-Prince and went to meet the the good doctor. “He just seemed like an incredible man so I decided to go down and find him,” Haggis recalls, a slight glaze crossing his eyes. “I remember hanging out with him all day, watching him work in the slums…
 I’d seen poverty before; I’d never seen this level of poverty.” As night fell, the two fast friends retired to Frechette’s guesthouse. “We drank a lot of wine, ate a lot of pasta -- because there are a lot of Italians volunteering there -- and bonded. His stories are just remarkable. All the stories he’s done. “I saw what he was doing, which was so much for so little, and figured I had to do something to help.” Half a decade later, Artists for Peace and Justice, the charitable origination which Haggis heads, has raised nearly $10 million for Haiti’s impoverished youth. However, at the time, few in native North America had even heard of the nation which shares an island, Hispaniola, with the Dominican Republic.
“It was very hard to get attention,” Haggis says of his early attempts to raise awareness and money for Haiti. “It’s the poorest country in the western hemisphere, one of the poorest countries in the world, and it’s just off our shores.”
“The Canadians used to go there, it was a vacation spot under [dictators] Papa Doc and Baby Doc and I think it’s a country that we, the western world, helped to rape,” he continues. “France, Britain, America, we did a real number on these people for a long time and so it was really important to me to start this cycle back.”
Sitting on a couch in the lobby of the InterContinental hotel in downtown Toronto mere hours from APJ’s Toronto Film Festival annual charity lunch – which will end with big stars like Jude Law and Alexander Skarsgard witness a moving acoustic set by The Arcade Fire, raising over $550,000 (U.S.) in the process -- Haggis recalls his initial fundraising effort, which involved Frechette, a man who spent a good portion of his life in Haitian slums, coming to Haggis’ Los Angeles home to break bread with his friends.
“He didn’t recognize any of them. He would say, ‘You know that attractive blonde woman there?” I’d say, “Charlize Theron?” he’d say, “What does she do?” and I’d explain that she’s an actress. The only one he recognized was Barbra Streisand, that he knew,” Haggis laughs.
“From there I would take friends down to Haiti and show them the work that was being done and that was when we decided to start our own organization,” he explains. “The donations that were being given through another organization, so much of it was being eaten up by organization costs. And I thought those were way too high so I found a way to minimize that.”
And then, at the dawn of 2010, the earthquake hit and suddenly everybody knew where Haiti was.
Shortly after news of the quake's impact got out, Haggis managed to get in touch with Frechette. When he asked him what supplies he needed, Father Rick simply replied, “Cash.”
Gathering $50,000 in a duffle bag, Haggis tried to make his way to Haiti but, understandably, was having little luck. Stuck at Miami International airport for two days, Haggis eventually made it to Port-au-Prince thanks to pal Sean Penn, who flew out from L.A. to give him a ride.
“I can only imagine what Dresden looked like after the war, and that’s what it looked like,” Haggis recalls of his experience after touching down in January of 2010. “So you see something like that and it’s easy to put that on a screen to move people.”
“Our main objective for APJ initially was to help Father Rick, it was more about creating a better health system. After the earthquake hit we decided it needs to be about education,” Natasha Koifman, a Canadian publicist who has sat on APJ’s advisory board since 2009 recalls. “We need to help Haitians help themselves”
With that new mandate, APJ set its sights on a new goal: to build the first free high school for the children of Port-au-Prince's slums.
“So January 11 is when the earthquake hit and on January 23 Paul and I planned an event at his house that raised over $4 million,” Koifman explains. The Academy of Peace and Justice was completed last year.
“There are 14,000 registered charities in Haiti. Over 12,000 of those have a mandate for education. Not one of those had ever built a high school before we came around,” Haggis, who drew the first concept for the school on a napkin, says. “We go straight to the people. We supply the means, the money. Our school there, which is the very first free high school for the children of the poor, is designed by Haitians, built by Haitians and administrated by Haitians.
“We let them decide what they want instead of being the neo-colonialists who swagger in saying, ‘We know what’s best for you.' Which is what most other folks do there. And because of that they’re really ineffective.”
Next up for the organization is an arts institute.
“We absorbed a film school down there. We got the money to buy a beautiful lot and we got money from the We Are The World foundation to build a recording studio, a recording school and an audio engineering school so we’re slowly, well, not that slowly, we’re putting together a technical school.” Haggis boasts. “And bands like The Arcade Fire (whose singer Regine Chassagne has Haitian roots) are involved."
“We are effective because we can make decisions quickly and act quickly” he explains, moments before heading out to finish the final touches on the afternoon’s lunch, then immediately back to Rome where he’s filming his latest film, Third Person.
An artist for peace and justice’s work is never done.

Haitian Party to Withdraw From Election

PORT-AU-PRINCE, Haiti — A leading political party in Haiti announced Tuesday that it was pulling out of next month’s legislative elections, saying it was the primary victim of violence in the first round of voting in August.
It was not immediately clear whether the pullout would disrupt the second-round runoff on Oct. 25, when Haitians are also due to cast ballots for a new president. But the move was seen as another setback for stability in the country.
The Vérité party, which announced its boycott, is widely seen as the leading threat to President Michel Martelly’s Haitian Tèt Kale Party. In withdrawing, the party cited violent attacks on polling stations in the capital, Port-au-Prince, and about 50 of 1,500 voting centers throughout the country on Aug. 9.
Party leaders have been seething, however, ever since an earlier decision by Haiti’s Provisional Electoral Council to strike the Vérité presidential candidate, Jacky Lumarque, from the October ballot.
Mr. Lumarque, the rector of Quisqueya University, one of the country’s top educational institutions, was barred when the electoral council determined he did not have the legal document required of public officials to show they did not misuse public money while in office.
Mr. Lumarque was a member of a presidential commission on education under President René Préval. His supporters say he did not distribute any money and thus did not need the document.
Haiti’s highest court, the Court of Auditors, agreed, but the electoral council still moved to sideline Mr. Lumarque.
He had been seen as a top contender for the presidency, alongside Jovenel Moïse of Tèt Kale. Mr. Martelly cannot run for re-election.
http://www.nytimes.com/2015/09/09/world/americas/haitian-party-to-withdraw-from-election.html?_r=0