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mardi 8 mars 2011

Rencontres Francophones : Haïti à l'honneur - Verson

Du 14 mars au 13 avril, les 16 e Rencontres francophones se dérouleront à l'espace Senghor avec le soutien de nombreux partenaires. « Le programme de cet événement s'articulera autour de quatre moments forts », souligne Isabelle Lamy la directrice de l'espace Senghor.

Une « humanité sur deux jambes »
Le 14 mars avec une rencontre avec la venue inédite de l'auteur Haïtien Rodney Saint-Eloy. On dit de lui que c'est une « humanité sur deux jambes ». Pour lui, l'engagement dans l'écriture est primordial, « engagement envers le social, la littérature et la liberté. » Il sera le 14 mars à partir de 20 h 30 dans le cadre de la soirée Latitudes animée par Bernard Magnier journaliste littéraire. L'entrée y sera libre.

A deux mains l'instant
« Une exposition d'Apourou et Barthélémy intitulée A deux mains l'instant qui sera présente du 19 mars au 9 avril toujours à l'espace Senghor. » Une exposition à voir absolument où avec Apourou, une réelle obsession se lit dans chacune de ses toiles, celle de la figure humaine, ses troubles et ses angoisses. Quant à Elodie Barthélémy, son travail prend différentes formes : dessins, peinture, tissus appliqués, sculptures, installations, photos, vidéos, enregistrements sonores ou bien encore oeuvres participatives.

3 e temps fort
« Revenons maintenant sur notre 3 e temps fort qui aura lieu le 12 avril à 20 h 30 et un spectacle mise en scène par Mimi Barthélémy, Soldats marrons. » C'est une évocation de l'histoire d'Haïti jusqu'à son indépendance en 1804. À travers les jeux, les souvenirs d'école et de vacances de la petite fille qu'elle a été, Mimi danse, chante, conte. « L'entrée y sera libre mais une réservation est indispensable à partir du 30 mars à la bibliothèque. À partir de 8 ans. »

4 e temps fort
Anne Lescot est anthropologue. Elle est née en France d'un père Haïtien. Elle a étudié pendant 10 ans le vaudou. « Elle est réalisatrice de documentaires, elle écrit et est auteur du guide la Caraïbe culturelle en 2010. C'est une véritable ambassadrice de la culture Haïtienne. » Elle sera l'invitée d'honneur de la rencontre autour de la culture Haïtienne animée par Bernard Magnier. Rendez-vous au 13 avril à partir de 20 h 30 avec entrée libre.
Pour tous renseignements complémentaires, prendre contact avec Isabelle Lamy (02 31 26 44 80) ou Antoinette Aze (02 31 26 44 79).
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rencontres-Francophones-Haiti-a-l-honneur-_14042-avd-20110305-60020007_actuLocale.Htm

CARCASSONNE D'Haïti à Narbonne, la justice en droite ligne

NARBONNE. Ce n'est pas de la cosmétique, du maquillage. Wando Saint-Villier ne joue pas. « Je suis né comme ça », insiste-t-il. « J'aime la rigueur, la rectitude. J'ai des convictions que je ne trahirai jamais. Les injustices me révoltent. Et lorsque j'en constate, je le dis haut et fort ». Cette flamme l'anime depuis toujours. Elle lui a donné la force de quitter son pays pour s'aguerrir en France et devenir magistrat. Son diplôme obtenu, il retournera en Haïti, « contribuer à la fortification de l'institution judiciaire ». Le voilà
son but ultime. Son rêve. « Sortir sa patrie de l'ornière, participer à l'élaboration du bien commun ».
Ce père de famille de 31 ans a posé ses bagages, en France, en septembre dernier pour intégrer l'école nationale de la magistrature à Bordeaux. En formation au Palais de Justice de Narbonne depuis le 2 février dernier, il n'en repartira que le 24 juin prochain. Le temps de goûter aux différentes activités de la magistrature.
Sa situation n'est pas des plus évidentes : « J'ai laissé mon épouse au pays, quand je suis parti notre enfant n'avait que neuf mois… ». Mais Wando Saint-Villier sait que cette expérience dans l'Aude peut s'avérer décisive. Elle pourrait bien l'amener à s'accomplir. « À mon retour, je veux contribuer à la distribution d'une saine, sereine et équitable justice en Haïti. Une justice qui ne broie pas les plus faibles. J'ai vu là-bas tant de choses qui me révoltent. C'est parce que j'éprouve un sentiment de révolte que j'ai souhaité intégrer la magistrature. Et aussi car je sais que le pays a besoin d'un groupe d'hommes et de femmes dotés d'une conscience citoyenne et attachés à sa patrie ».

« L'incompétence de la classe politique »
Ce souci de l'intérêt général, Wando Saint-Villier le cultive depuis l'enfance. « Je me suis toujours intéressé à la politique. Je pouvais passer toute une journée à faire des recherches à ce sujet ». Pas étonnant que les déboires d'Haïti suscitent chez lui « souffrance, amertume et tristesse ». Une affliction qu'il transforme en force. Issu de la classe moyenne - ses parents sont commerçants -, il s'est battu pour améliorer sa condition et celle des siens. « Car en Haïti, le meilleur moyen de réussir, c'est de suivre des études. Là-bas, on ne peut pas obtenir la reconnaissance en faisait des grimaces, du spectacle… Je le savais, alors j'ai agi en conséquence. J'ai travaillé ».
Ses années d'études seront marquées par les déceptions, les désillusions au niveau politique. Les bouleversements au plus haut niveau de l'État se succèdent. Les espérances du peuple sont déçues. Comme souvent depuis deux siècles. « Haïti est instable depuis l'indépendance en 1 804. Les coups d'états se multiplient. D'abord divisé entre noirs et métis, le pays est ensuite tombé aux mains de démagogues, de dictateurs… ». Wando Saint-Villier connaît l'histoire de son pays sur le bout des ongles. Les parcours des hommes qui ont marqué Haïti, de Jean-Jacques Dessalines à Jean-Bertrand Aristide et René Préval en passant par Henri Christophe, Alexandre Pétion, Jean-Pierre Boyer et François Duvalier, il les maîtrise parfaitement.
Capable de disséquer chaque période avec à-propos, il livre une analyse lucide de la situation. « Haïti, qui était une colonie française, est la première république indépendante de population majoritairement noire à avoir été proclamée. Mais l'idéal a été trahi par des hommes mus par leurs intérêts particuliers. Il y a eu une mauvaise gestion, une gabegie administrative, des déstabilisations souvent fomentées par l'extérieur. Surtout, la classe politique n'est pas au niveau. L'incompétence règne. Quant à la bourgeoisie, elle s'avère malheureusement parasitaire. Car elle ne produit rien et n'investit pas ». Sans concession, Wando Saint-Villier espère, maintenant, un réveil de la société dans son ensemble. Une prise de conscience qui lui semble essentielle.
Nicolas Boussu
http://www.lindependant.com/articles/2011-03-08/d-haiti-a-narbonne-la-justice-en-droite-ligne-346623.php

Mirlande Manigat aidée par une firme de génie-conseil du Québec

Publié le 08 mars 2011
Fabrice de Pierrebourg

La Presse
Mirlande Manigat, candidate à l'élection présidentielle d'Haïti, a profité de son court séjour à Montréal, la semaine dernière, pour rencontrer des représentants du groupe d'ingénieurs SMi et discuter du financement de sa campagne électorale, a indiqué à La Presse un membre de son comité au Québec.
«Nous avons parlé de son financement et de divers projets d'infrastructures à Port-au-Prince», a dit Marjorie Chassagne, qui a assisté au souper en tant que membre du comité de campagne de Mme Manigat à Montréal.
Le souper s'est déroulé samedi soir dernier chez Milos, restaurant huppé de l'avenue du Parc, fréquenté par des politiciens et des dirigeants d'entreprise, notamment du domaine de la construction. Autour de la table, ce soir-là, se trouvaient Mirlande Manigat, des membres de son comité de campagne, le fils de Bernard Poulin, PDG de la firme, et sa fille, Marie-Bernard, vice-présidente adjointe aux infrastructures de SMi.
Mme Manigat, du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), est arrivée en tête au premier tour de l'élection. Elle affrontera le chanteur Michel Martelly au second tour le 20 mars.
Elle a passé deux jours à Montréal, vendredi et samedi derniers. Cette rencontre privée ne figurait pas au programme de la visite de Mme Manigat transmis aux médias. Seule figure une rencontre de 18h à 20h dans les locaux de l'organisme communautaire haïtien La Perle retrouvée. Un cocktail de financement a aussi eu lieu le vendredi au restaurant Cavalli.
«Le groupe SMi souhaite nous aider et contribuer au développement d'Haïti», a dit Marjorie Chassagne.

Orphelinats, ou pas?
Roch Landriault, porte-parole de SMi, dit que les conversations lors de ce souper ont porté exclusivement sur deux orphelinats «dans lesquels le groupe SMi est impliqué». Il s'agit de l'orphelinat Espoir d'enfants de la Fondation Jacqueline Lessard, détruit lors du séisme de janvier 2010, et de celui du père Dehoux, présidé par Jeanne-d'Arc Léger, détruit lui aussi. Le comité qui est chargé de mener la campagne pour la reconstruction de l'orphelinat est présidé par Bernard Poulin.
Aussi à table ce soir-là, Lola Chassagne, membre du comité de campagne de la candidate, affirme pourtant qu'il n'a pas été question d'orphelinats lors de ce «repas intime et amical»: «Nous avons beaucoup d'enjeux et nous avons besoin de l'aide d'amis. Les gens de SMi sont fiables, connaissent bien la situation là-bas et veulent appuyer la cause de Mme Manigat.» Toujours selon elle, aucune autre entreprise québécoise n'a rencontré Mme Manigat lors de ce court séjour. Elle insiste sur l'histoire particulière de SMi en Haïti. Un autre rendez-vous est prévu cette semaine entre la firme et le comité.

Bien implanté en Haïti
Le groupe SMi est bien implanté dans ce pays depuis des années. L'un de ses dirigeants, l'ex-ministre Serge Marcil, y a perdu la vie tragiquement dans l'effondrement de l'hôtel Montana, sur les hauteurs de Port-au-Prince, lors du tremblement de terre de janvier 2010. Un autre employé, l'ingénieur Marc Perreault, a été grièvement blessé et est resté prisonnier des décombres pendant 18 heures. Aujourd'hui, il collabore lui aussi au projet du père Dehoux.
Plusieurs autres firmes de génie sont actives en Haïti, dont SNC-Lavalin et Cima". La communauté internationale a promis de verser des milliards de dollars pour financer la reconstruction après le tremblement de terre. Une manne qui suscite des convoitises.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201103/08/01-4377055-mirlande-manigat-aidee-par-une-firme-de-genie-conseil-du-quebec.php

Haiti-Carnaval : La fête n’attire pas la grande foule

P-au-P., 7 mars 2011 [AlterPresse]--- Les festivités carnavalesques de cette année, les premières depuis le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, ont peu d’envergure en comparaison aux années précédentes.
Les activités ont débuté timidement le dimanche 6 mars en milieu d’après-midi et doivent durer jusqu’au 8 mars en cours, autour du thème « Ann selebre la vi (Célébrons la vie) ».
Des milliers de fêtards ont quand-même occupé les rues en dansant et chantant, certains d’entre eux munis de photos des deux candidats à la présidence (Mirlande Manigat et Michel Martelly) donnant une allure électorale aux festivités.
Contrairement aux années antérieures, de rares chars allégoriques ont été remarqués sur le parcours et les groupes les plus représentatifs des différentes tendances musicales d’Haïti n’étaient pas au rendez-vous.
Le décor est le même que pour les dimanches pré-carnavalesques : une dizaine de bandes à pied, quelques Dj et divers groupes musicaux constitués de jeunes défilent de la Mairie de Port-au-Prince (Bicentenaire, cote ouest de la capitale) vers le stade Sylvio Cartor (centre) en passant par les rues des Casernes, de la République et Oswald Durand.
Des pluies inattendues annonçant l’arrivée prochaine du printemps n’arrangent pas les choses. La première journée s’est terminée prématurément vers 9 :00 du soir (heure locale), tandis que la clôture était prévue à minuit.
Le gouvernement, via le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC), a décaissé 50 millions de gourdes pour la réalisation du carnaval sur l’ensemble du territoire. La moitié de cette somme est allée à la commune de Port-au-Prince.
De l’avis de certains citoyens qui ne voient pas d’un bon œil la réalisation de cette fête populaire dans le contexte de l’après-séisme, ces fonds devraient de préférence être utilisés à améliorer les conditions de vie des victimes du cataclysme qui vivent actuellement dans des camps de fortune.
C’est aussi l’avis de plusieurs groupes musicaux comme Ram, T-Vice, Djakout Mizik, Kreyol La, Carimi et tant d’autres qui n’ont pas répondu au rendez-vous.
Plus de 800.000 Haïtiens, selon un rapport de l’ONU, vivent encore sous les tentes dans les environs de Port-au-Prince, notamment au Champ de Mars, haut-lieu du carnaval haitien. [sfd gp apr 07/03/2011 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10723
Commentaire:
Avis plutôt mitigé aussi sur la réalisation du Carnaval. Heureusement que tout le monde aura été raisonnable. Le gouvernement aurait décaissé seulement l'équivalent de 20% du montant généralement alloué à cette activité.
En ce qui cocnerne les groupes musicaux les plus populaires qui ont l'habitude de recevoir des cachéts très juteux pour leur participation, ils auraient pu faire un effort et faire danser les caranavaliers.
C'est à se demander si la motivation de la non participation n'est pas bien ailleurs que le faux scrupule monté autour de la situation du pays.

Un premier Carnaval à Port-au-Prince depuis le séisme

Publié le 06 mars
Associated Press, Port-au-Prince
Des foules en liesse dansaient dans les rues de Port-au-Prince, dimanche, alors que la capitale haïtienne célébrait son premier Carnaval depuis le tremblement de terre de janvier 2010.
Photo: AFP
Le défilé s'est déplacé devant des façades de commerces dévastés du centre-ville. Pour l'occasion, le boulevard habituellement achalandé qui passe devant le Palais national, en ruines, a été transformé en zone piétonnière durant les trois jours de festivités.
Les organisateurs ont érigé un mur en contreplaqué pour séparer la zone réservée au Carnaval, événement annuel, de l'immense place Champ de Mars, désormais le lieu de campement pour des dizaines de milliers de personnes ayant été réduites au statut de sans-abri par le séisme.
Plusieurs spectateurs maugréaient, estimant que l'envergure du Carnaval de cette année était bien inférieure à celle des événements précédents. D'autres ont plutôt affirmé que Port-au-Prince n'aurait pas dû organiser le Carnaval.
Un homme de 24 ans, Gerda Delcy, qui attendait de voir passer sa fille dans le défilé a fait valoir qu'il ne s'agissait pas d'un moment approprié pour fêter, car des Haïtiens vivent toujours dans des tentes et dans la misère.
Même certains participants au défilé partageaient ce point de vue.
Portant une longue robe, Nerne Karinar, 59 ans, a affirmé que le pays n'était pas prêt pour le Carnaval, tout en se plaignant de la petite envergure de la parade.
Le séisme du 12 janvier 2010 a tué environ 300 000 personnes, laissé la majeure partie de la capitale haïtienne en ruines et forcé l'annulation du Carnaval.
L'Organisation des Nations unies affirme qu'environ 800 000 Haïtiens vivent encore dans des campements temporaires à proximité de Port-au-Prince.
Pour expliquer l'envergure du Carnaval, le coordonnateur de l'événement pour la ville de Port-au-Prince, Hervé Saint-Preux, a précisé que les organisateurs disposaient d'un budget correspondant à environ 20 pour cent des montants dépensés au cours des années précédentes.
M. Saint-Preux a expliqué que les autorités locales estimaient qu'il était important de tenir le Carnaval malgré les difficultés auxquelles fait face Haïti.
Il a fait valoir que la population désirait un Carnaval et qu'elle l'aurait planifié elle-même si les autorités n'avaient pas organisé l'événement.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/haiti-un-an-apres/201103/06/01-4376649-un-premier-carnaval-a-port-au-prince-depuis-le-seisme.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4376596_article_POS1

Sean Penn a remercié Hugo Chavez pour son aide

Associated Press, Caracas
L'acteur américain Sean Penn a remercié, samedi, le président du Venezuela, Hugo Chavez, pour avoir soutenu son groupe d'aide en Haïti. Le Venezuela y a épaulé l'organisation J/P Haitian Relief Organization dans la distribution de médicaments.
M. Chavez a louangé l'acteur, à l'occasion d'une rencontre au palais présidentiel, pour ses efforts dans la reconstruction en Haïti. M. Penn avait mis sur pied l'organisme au lendemain du séisme qui a frappé l'île, en janvier 2010.
Aucun chiffre n'a été dévoilé quant au soutien financier apporté par le Venezuela au groupe de M. Penn.
L'acteur oscarisé a souligné que son organisme avait aussi reçu de l'aide de l'armée américaine. Il a qualifié d'ironique cet apport et a indiqué souhaiter que cette collaboration se répète. M. Penn faisait référence au peu de contacts diplomatiques échangés entre Caracas et Washington.
Depuis décembre dernier, aucun ambassadeur n'est présent dans les deux pays. Dans un différend diplomatique, le président Chavez avait formellement rejeté le candidat sélectionné par Washington. Le gouvernement fédéral avait alors répliqué en révoquant le visa de l'ambassadeur venezuelien aux États-Unis, Bernardo Alvarez.
M. Penn a rencontré à quatre reprises le leader venezuelien au cours des dernières années. M. Chavez est friand du jugement critique de l'acteur à l'égard de la politique étrangère des États-Unis.
Selon le président socialiste, la rencontre de samedi a été l'occasion de discuter de «nouveaux plans et d'idées».
Au terme de leur tête-à-tête, M. Chavez a indiqué que M. Penn, en tant que militant dans les luttes des populations oppressées, partait immédiatement pour Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/arts/vie-de-stars/201103/06/01-4376596-sean-penn-a-remercie-hugo-chavez-pour-son-aide.php