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lundi 2 août 2010

Reprise des activités de la commission mixte haïtiano-dominicaine

Le président haïtien René Préval et son homologue dominicain Leonel Fenandez ont relancé le samedi 31 juillet les travaux de la commission mixte haïtiano-dominicaine. Les deux chefs d'Etats ont soutenu que la commission fonctionnera en tant qu'un forum permanent pour débattre des difficultés communes qui nécessitent des solutions consensuelles.
Dans une déclaration conjointe les deux Etats se sont engagés à œuvrer en vue d'élaborer des projets communs, adopter un calendrier de réunion, convoquer une réunion ministérielle et approuver des politiques sur le fonctionnement des sous commissions. Les deux chefs d'Etat ont également convenu des thèmes des commissions que sont l'agriculture, l'économie, la sécurité, la migration, le tourisme, le commerce, l'éducation, les sports et la santé.
Dans son intervention le président Fernandez a soutenu qu'après le diagnostic des problèmes il sera possible de trouver des consensus et des solutions conjointes. Il a fait valoir que le séisme du 12 janvier a permis de rénover et revitaliser les relations entre les deux pays. " Nous devons accélérer le processus de développement de nos deux peuples et solutionner ce qui représentent des sources de conflits dont la migration", a insisté M. Fernandez.
De son coté, le chef de l'Etat haïtien a estimé que les relations haitiano-dominicaines seraient plus harmonieuses si les travaux de la commission n'avaient pas été interrompus. Le président Préval a également averti que la République Dominicaine et Haïti ouvriront des portes ouvertes pour la compétitivité internationale. Dans le même temps il rappelé que son pays peut recevoir les investissements des entrepreneurs dominicains ce qui permettra de créer des emplois et de réduire la pauvreté.
Pendant la cérémonie de signature de l'accord dans la zone franche de Codevi, le chef de l'Etat haïtien a décoré son homologue dominicain de l'ordre national Pan américain Pétion et Bolivar.
LLM / Radio Métropole Haïti

Le gouvernement américain passe de la parole aux actes

Les Etats- Unis se sont engagés à débloquer en faveur de la reconstruction d'Haïti, une enveloppe de 2.9 milliard de dollars.
Un décaissement, qui s'inscrit dans une nouvelle loi relative aux engagements financiers de l'administration Obama.
Cette loi, qui prévoit le déblocage d'un montant global de 59 milliards de dollars, comprend les dépenses que les autorités américaines, envisagent d'effectuer pour les opérations militaires en cours en Afghanistan et en Irak et l'accompagnement des anciens soldats ayant combattus au Vietnam.
Elle vient d'être paraphée par le président Obama et a été rendue publique vendredi dernier.
Notons que le gouvernement s'est engagé aussi, à annuler les dettes d'Haïti envers certaines institutions financières internationales, datant d'avant la catastrophe du 12 janvier.
Le secrétaire au trésor, Timothy Geithner, a salué dans un communiqué la publication de cette loi, par le président Obama.
Monsieur Geithner a fait remarquer qu'Haïti désormais peut franchir un nouveau cap notamment pour sa reconstruction. 

Rappelons que les responsables de la banque mondiale avaient exhorté, les bailleurs à décaisser les fonds promis à Haïti, lors de la conférence des donateurs tenue à New York le 31 mars dernier. 
EJ/Radio Métropole 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18063

Les observateurs de l'OEA veulent "éclairer" le processus électoral selon Ricardo Seitenfus

Le taux de participation des électeurs aux joutes du 8 novembre est la principale préoccupation des représentants de la communauté internationale. Le représentant spécial du secrétaire général de l'OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, affirme que l'arrivée d'un premier groupe d'observateurs cette semaine vise à éclairer le processus électoral.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1" de radio Métropole M. Seitenfus a fait valoir que les observateurs ne seront toutefois pas des acteurs du processus. Sous la direction du trinidadien Colin Granderson, les observateurs de l'OEA et de la Caricom feront des recommandations aux autorités électorales et gouvernementales haïtiennes et aux secrétariats de leurs organisations respectives.
Les membres de la communauté internationale espèrent que la présence des observateurs contribuera à crédibiliser le processus électoral. Les observateurs seront déployés à travers les 10 départements géographiques du pays, assure M. Seitenfus.
Le rôle des partis politiques est déterminant dans le processus électoral haïtien puisque le vote n'est pas obligatoire. La législation haïtienne ne prévoit aucune contrainte pouvant être exercé contre un citoyen pour qu'il exerce son droit de vote.
Tout en attirant l'attention sur le rôle clé des partis politiques, le représentant du secrétaire général de l'OEA estime toutefois que la présence de leurs représentants dans le personnel des bureaux de vote peut être préjudiciable au processus. M. Seitenfus recommande l'intégration de représentants de la société civile dans le personnel des centres de vote afin réduire les cas de fraude électoral.
Les membres des bureaux de vote sont recrutés à partir de listes fournies par les dirigeants des partis politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18061

Les Etats-Unis oeuvrent au renforcement de certains organismes

Des experts américains seront bientôt dépêchés en Haïti en vue de renforcer la coopération avec le gouvernement haïtien. Les responsables du Bureau du Contrôle des Narcotiques et du département du Trésor des Etats-Unis négocient le déploiement de plusieurs experts auprès de la Banque Centrale et de la Police Nationale. 
Le Secrétaire Adjoint pour le Bureau International de Narcotiques et des Affaires relatives à l'Application de la Loi, David T. Johnson, effectuera une visite à Port-au-prince ce lundi 2 août. Le haut fonctionnaire de l'administration américaine aura des entretiens avec les plus hautes autorités haïtiennes dont le Président René Préval, le Ministre de la Justice, Paul Denis, le Directeur de la Police, Mario Andrésol.
Le bureau des affaires publique de l'ambassade américaine indique que M Johnson entend réitérer le support des Etats-Unis et l'engagement commun pour réorganiser le secteur de la sécurité en Haïti. Il devra attirer l'attention sur les efforts du Bureau International de Narcotiques et des Affaires relatives à l'Application de la Loi dans le domaine du maintien de l'ordre, de la correction et des narcotiques ainsi que du support de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH).
L'administration américaine envisage de dépêcher dans les prochains mois 4 à 6 officiers de police haïtiano-américains du Département de Police de New York en vue d'aider à rétablir les capacités de la Police Nationale d'Haïti.
La visite du Secrétaire Adjoint Johnson intervient 48 heures après celle de la sous secrétaire au Trésor, Lael Brainard. Au cours de son séjour, Mme Brainard avait pu faire une évaluation des efforts d'assistance des banques multilatérales de développement (BMD), et discuter du déploiement d'une équipe d'assistance technique du Département du Trésor. " Nous allons augmenter la présence de nos conseillers techniques sur le terrain pour renforcer la capacité du gouvernement à desservir le peuple haïtien", a précisé la sous secrétaire au Trésor. 

Après le séisme le département américain du Trésor avait dépêché deux conseillers pour fournir des conseils d'urgence sur le système bancaire et la liquidité du secteur financier ainsi que des systèmes de gestion financière publics de base.
Au cours de sa visite Mme Brainard a eu des entretiens avec le Premier ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive, le ministre de l'Economie, Ronald Baudin, et le gouverneur de la Banque Centrale, M. Charles Castel.
LLM / Radio Métropole Haïti 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18060 
Commentaires:
J'ai envie de croire. J'ai envie de dire ouf! J'ai envie de dire en fin on va pouvoir respirer en Haïti. Toutes les instances qui veulent aider Haïti doivent savoir que le problème de la sécurité est bien primordial. Et surtout l'insécurité reste un problème majeur. L'administration actuelle ne semble pas disposer de vision ni plan ni ressources suffisantes pour faire face à ce fléau qui a contribué largement à la détérioration de la situation globale du pays.

Violentes protestations anti-Préval au Cap, lors d’une inauguration

Présent dans la région pour la relance de la commission mixte haïtiano-dominicaine et la pose de la première pierre du campus de l’UEH, le chef de l’Etat a été à distance la cible d’opposants en colère, au contraire de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, porté au pinacle par des manifestants munis de sa photo
Des opposants ont violemment manifesté samedi à l’entrée du Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) contre le Président René Préval au moment où celui-ci procédait, non loin de là, en compagnie de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, vivement acclamé, à la cérémonie de pose de la première pierre du premier campus de l’Université d’Etat d’Haïti, un don de la République Dominicaine.
Alors que Préval se dirigeait en hélicoptère vers l’habitation Pister (à 15 km du Cap-Haïtien) où sera érigée la future université à mi-chemin de Limonade et deTrou du Nord, des organisations populaires hostiles au pouvoir paralysaient la circulation automobile dans les quartiers surpeuplés de Samarie et Sainte-Philomène avec des barricades de pneus enflammés, des jets de pierres et de bouteilles. Le quartier de Sainte-Philomène a même été badigeonné de matières fécales.
Les protestataires reprochaient au chef de l’Etat de n’avoir rien réalisé dans le nord durant son second mandat, contrairement aux promesses électorales de 2006 qui faisaient de la région l’une de ses grandes priorités.
Des délégations d’étudiants, d’organisations populaires et de femmes pro-gouvernementales en route pour Limonade ont été bloquées jusqu’à l’intervention de la police du Cap-Haïtien.
Aucune victime ni arrestation n’a été enregistrée lors de ce mouvement de protestation, mais des pare-brises de véhicules ont été cassés.
A la cérémonie de lancement des travaux du campus universitaire baptisé “Henry Christophe du nord” (du nom de l’ancien Roi d’Haïti), plusieurs centaines de personnes dansant au rythme de bandes de rara brandissaient à coeur joie, aux cris de “Vive Fernàndez”, des photos du leader dominicain distribuées à profusion.
Sous des vivats, Leonel Fernàndez s’est même offert un bain de foule là où son hôte, René Préval, soulevait très peu d’enthousiasme dans l’assistance.
Curieusement, malgré la présence d’agents de la Police Nationale, le site de Pister a été quasiment contrôlé par des militaires dominicains présents en nombre imposant et qui décidaient de donner accès ou non, en territoire haïtien, à des journalistes venus couvrir la cérémonie.
Intervenant alternativement en français et en espagnol, le chef de l’Etat dominicain a présenté l’ambitieux projet du campus universitaire de l’UEH qui comprendra, dit-il, des installations académiques, administratives et récréatives hypermodernes. A preuve, l’espace pourra accueillir plus de 10.000 étudiants par jour et sera doté d’une bibliothèque de quatre millions d’ouvrages.
Fernàndez en a profité pour souligner le respect et l’admiration du peuple dominicain pour la “grandeur de l’histoire et de la culture haïtiennes”. Outre les quatre pères fondateurs de la nation (Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Henry Christophe et Alexandre Pétion), il a aussi cité, parmi les écrivains et intellectuels les plus vénérés en territoire voisin, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis, Thomas Madiou et Jean Price Mars.
Avant le nord, la première étape de la rencontre des officiels haïtiens et dominicains s’était déroulée à Ouanaminthe (nord-est) où MM. Préval et Fernàndez ont procédé à la relance des travaux de la commission mixte haïtiano-dominicaine dont c’était la cinquième session après de longues années d’arrêt.
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive et le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, ont présidé la première séance de travail de cet organe chargé de traiter les grandes questions bilatérales, dont l’épineux dossier de la migration massive haïtienne vers la République Dominicaine.
Outre la présence des cabinets ministériels des deux gouvernements et de l’épouse du chef de l’Etat, Elisabeth Préval, on notait également celle de l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, du recteur de l’Université d’Etat, Jean Vernet Henry, et du directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, accompagné des membres du haut commandement. spp/Radio Kiskeya

http://radiokiskeya.com/spip.php?article6912