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mercredi 1 décembre 2010

Haïti : les favoris se relancent dans la présidentielle

Par Thierry Oberlé
01/12/2010
Deux des poids lourds de la bataille renoncent à demander l'annulation du premier tour.
De notre envoyé spécial à Port-au-Prince
Le front commun des candidats à la présidentielle demandant l'annulation du premier tour de dimanche a perdu ses ténors. L'universitaire Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly ont finalement considéré que les fraudes attribuées aux partisans du candidat du pouvoir, Jude Célestin, sont moins graves que prévu. Ces défections font voler en éclats la solidarité, très artificielle, entre les principaux adversaires du favori du président sortant, René Préval. Elles réduisent à dix sur dix-huit le nombre de personnalités qui demandent le retour à la case départ d'un processus chaotique.
Le revirement tactique de Mirlande Manigat et de Michel Martelly dit Têt Kalé est avant tout opportuniste. L'intellectuelle et l'artiste ont découvert que les premiers procès-verbaux collectés les donnaient en tête dans les bureaux de vote alors que Jude Célestin, en apparente déroute, n'obtenait qu'une poignée de voix. Très partiels, ces premiers comptages n'ont qu'une valeur indicative, mais il n'en fallait pas plus pour pousser la favorite des sondages et le héros du petit peuple, auteur d'une fin de campagne remarquée, à atténuer leurs critiques.
Convaincu qu'il sera élu président, Michel Martelly considère que l'appel à l'annulation lancé durant le déroulement du scrutin a contribué à réduire le zèle des vandales qui ont saccagé les centres de vote considérés comme des bastions des rivaux de Jude Célestin. S'il a baissé d'un ton dans ses attaques contre les autorités, il n'en a pas moins demandé au président Préval et à son protégé de quitter le pays. Sur le même registre, son ami, la star mondiale du hip-hop, Wyclef Jean a mis en garde contre la violence.

Un fort taux d'abstention
L'avis de la mission d'observation de l'Organisation des États américains (OEA) est venu conforter ce changement de cap. Selon l'OEA, les irrégularités «aussi sérieuses soient-elles n'invalident pas les élections». Son chef, Colin Grandenson, qui reconnaît un «déficit de crédibilité» au Comité électoral provisoire (CEP) a jugé les demandes d'annulation «précipitées et regrettables». La communauté internationale, qui a investi lourdement dans l'aide à ce pays dévasté, préfère un scrutin au rabais mais abouti à un fiasco total. Amplifié par la désorganisation, le taux d'abstention devrait être très élevé. Seuls, 10 à 20 % des électeurs se seraient rendus aux urnes. Les autres auraient abandonné en cours de route, découragés par la pagaille générale ou ont occulté un rendez-vous dont ils n'attendaient rien.
Les résultats officiels devraient être connus à partir du 5 décembre. Un deuxième tour pourrait se tenir le 16 janvier, dix jours après le premier anniversaire du tremblement de terre.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/11/30/01003-20101130ARTFIG00785-haiti-les-favoris-se-relancent-dans-la-presidentielle.php

LES ELECTIONS EN HAITI EN RELANCEES

Deux candidats ont finalement considéré que les fraudes attribuées au parti au pouvoir du prétendant Jude Célestin n’étaient pas si graves. Heureusement, constate Théodat, car le pays n’a pas les moyens «d'organiser de nouvelles élections». Effectivement, il y a une confusion avec les candidats qui se sont déclarés majoritairement contre le maintien du processus. Je constate que l’un des porte-paroles de ce groupe, Michel Martelly – qui avait été signataire de ce mot d’ordre – s’est rétracté quand il a compris qu’il était peut-être en tête dans le département de l’Ouest. Il dit aujourd’hui attendre démocratiquement le résultat des élections. Il y a donc une certaine confusion, mais c’est la publication des premiers résultats qui va décider de la suite des évènements.
Jean Marie Théodat est professeur à l’école normale supérieure de Port au Prince. Géographe et Maître de conférences à l’Université Paris I – La Sorbonne, il est retourné vivre à Haïti d’où il écrit quotidiennement des chroniques.
Leurs postures sont à mon sens mal inspirées, car ils ont demandé une annulation de vote qui peut leur être très défavorable. En réalité, ils ont pris conscience dans la soirée même, que d’une part, il était peu probable qu’on ait les moyens d’organiser de nouvelles élections, et que d’autre part, ce n’était véritablement pas la priorité. 1.500.000 personnes déplacées vivent encore dans des abris de fortune à Port-au-Prince! Les candidats ont compris que, finalement, il valait mieux accepter des élections imparfaites, plutôt que pas d’élections du tout. Finalement, ce n’est pas une mauvaise chose d’avoir un processus électoral capable d’aller jusqu’à son terme.
Non. Les gens se sentent très concernés par les élections. Dans les rues, les administrations, universités, il y a beaucoup d’échanges sur la politique. Ils misent beaucoup sur elles, et attendent du nouveau président qu’il change significativement la situation. Les difficultés matérielles sont telles, que des élections sans ambages auraient été une véritable surprise. Maintenant tout est une question de mesure: s’il y a eu fraude massive, on le saura très vite, les résultats parleront d’eux-mêmes. Est-ce qu’il y a eu seulement des dysfonctionnements ici et là ? Vu la situation, c’est presque inévitable. Il faut attendre les premiers résultats, et si ces élections sont indignes, je pense qu’on le saura.
Les résultats officiels des élections présidentielles sont attendus à partir du 7 décembre. Un deuxième tour pourrait se tenir le 16 janvier 2011. En attendant, une période instable de contestation, de la part des candidats, mais aussi des haïtiens, est plus que plausible.
Mirlande Manigat, la première dame : Ancienne sénatrice et Première dame de 70 ans. La candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) fait campagne sur l’aide aux démunis, 11 mois après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. Celle que l’on surnomme «Maman» a fait des études à la Sorbonne, avant d’enseigner à Trinidad et au Venezuela.
Il y a une contradiction au sein même de l’électorat entre la province et la capitale, entre le Nord et le Sud. Jude Célestin n’est pas très populaire à Port au Prince, mais il est connu en province. Il n’est donc pas forcément disqualifié pour le second tour. Il a bénéficié de l’argent public pour faire sa campagne, c’est un fait, mais cela ne lui garantit pas automatiquement le fauteuil présidentiel. Je ne pense pas que dans les conditions actuelles d’implication de la communauté internationale, on puisse imposer par la fraude un candidat aux Haïtiens, si ce n’est pas celui choisi par les électeurs.
Nous avons les politiciens que nous avons. Des dix-neuf candidats en lice, il n’y a aucun messie. J’aurai eu peur d’un candidat qui promet monts et merveilles qu’il devienne un tyran, cela s’est déjà vu dans l’histoire du pays. Je me réjouis d’avoir des candidats qui se tiennent dans un même rang. Maintenant, nous verrons à l’usage, car le défi est tellement grand qu’il ne faudra pas attendre très longtemps pour savoir si la personne est à la hauteur ou pas. Maintenant, aura-t-il autour de lui une équipe avec les compétences requises pour changer la situation ?
http://www.streetpress.com/sujet/1295-les-elections-en-haiti-relancees-sil-y-a-eu-fraude-massive-on-le-saura-tres-vite

Haïti - Élections : Propos «délirants» du Sénateur Joseph Lambert

01/12/2010 16:04:32 Le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme INITE, nous a gratifié hier sur le réseau de la TV nationale, d’un point de Presse, dont nous vous laissons le soin d’apprécier la teneur délirante et d’y réagir...
«Le point de presse de ce jour vise à dénoncer la démagogie des mensonges et des menaces d'une palette de candidats à la présidence, qui ont concoctés une indigeste coalition des contraires, en vue de réclamer l'annulation des élections aux préjudice de tous ceux, électeurs, candidats aux législatives, parties politique, partenaires nationaux et financier internationaux, qui ont consentie d'énorme sacrifice pour la réalisation de ces consultations populaire du 28 novembre 2010.
Sous le prétexte de trouble créés par eux mêmes, et d'irrégularité malicieusement inventés ou gonflés, et mises injustement au compte de notre groupe, identifié comme l'ennemie commun, ils se sont livrés à une abject manipulation de l'opinion publique.
Prévoyant leur défaite dans la bataille du vote, ils ont orchestrés une audacieuse manœuvre politique sous la forme d'un coup d'état électoral en jetant dans les rues des masses aveugles au méprit de la loi et des règles du jeu démocratique. Mais leur action menée contre la vérité, contre le bon sens et contre la démocratie et vouée à l'échec.
Nous ne sommes pas surpris de la déconvenue des imprudents et des naïfs, ni de l'effronterie sans pareil du principal instigateur de ce mouvement déviant, qui dans l'illusion d'une position avantageuse au décompte, a effectué un virage spectaculaire, dont il n'a d'ailleurs pas le monopole en se désolidarisant de ces politiques trop crédules qu'il venait de piéger et de couvrir de ridicule dans un défilé carnavalesque promenant ses posters et criant sa victoire.
Face à une telle situation la plateforme INITE appelle ces candidats, je dis bien CES candidats [et non SES], manipulés, à se ressaisir et à revenir sur le chemin de la légalité démocratique, la seule voie royale de l'alternance qui ne peut se concrétiser que par des élections. En même temps elle [INITE] invite ses partisans à rester serein, à ne pas répondre à la provocation, en dépit des menaces et des agressions dont ils sont l'objet de la part de cette nouvelle forme de GNB, qui ne rêve que d'arrêter la marche vers le progrès des majorités attentives, la plateforme leur demande de garder leur calme, de rester vigilant à ces mots d'ordres et d'attendre que le Conseil Électoral Provisoire, CEP, la seule instance compétente en matière électorale finalise le processus et proclame les résultats.»
http://www.haitilibre.com/article-1806-haiti-elections-propos-delirants-du-senateur-joseph-lambert.html

Haïti - Élections : INITE se dit victime d’un coup d'état électoral raté !

01/12/2010 09:25:04 La plateforme au pouvoir « INITE » a démenti mardi, quelques heures après les déclaration du Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme, avoir admis une possible défaite de son candidat à la présidence Jude Célestin.
INITE accuse la presse d’avoir fait « des interprétations contraire aux propos tenus par le Sénateur Lambert » et précise que « les procès verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat, Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour ».
Mentionnons que d’après Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre de tabulation, mardi à midi, environ 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) attendus avaient été reçus. Sur ces 15,000 PV, plus de 60% ont déjà été traités. « La plupart de ces procès-verbaux viennent de la région métropolitaine de Port-au-Prince » a précisé Alain Gauthier.
Le Sénateur Joseph Lambert, considère que la position commune des candidats réclamant l’annulation des élections « est une manipulation ratée c'est un coup d'état électoral raté » dont INITE serait la victime...
Déclarations du Sénateur, ayant donnés lieu a diverses « interprétations » :
« C'est le vérité des urnes, qui déterminera bien sûr les prochains élus que ce soit au niveau présidentiel au niveau législative. [...] Nous sommes en démocratie, la démocratie ne va pas sans conflit mais ce n'est pas pour autant une guerre, ce qui doit faire la différence ce sont les idées et les projets. Nous sommes en démocratie, nous sommes pour l'alternance démocratique du pouvoir. Si l'on rate les élections au niveau présidentiel on va à l'opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections mais nous sommes en démocratie, nous sommes des démocrates convaincu. Mais nous n’en sommes pas encore là »
Le Sénateur Lambert a indiqué qu’INITE avait « déjà en sa possession 4 sénateurs et 23 députés élus ». Une information partisane qu’il faut prendre avec les réserves d’usage, en attendant les résultats préliminaires officiels.
Tout comme des propos attribués au Sénateur Lambert, qui circulent aujourd’hui, ou il aurait déclaré que Jude Célestin était en tête dans la plupart des départements suivit de Mirlande Manigat.... et que « la défaite n’est pas une option »...
En s’en tenant aux seuls faits rapportés officiellement, et non aux rumeurs accusant le parti INITE, et d’autres faits impliquant le Sénateur Lambert et sa réputation en particulier, il va s’en dire qu’il est difficile d’imaginer un seul instant INITE en victime et encore moins d’apporter une quelconque crédibilité aux propos d’un Sénateur dont l’implication dans des actes de violence à Jacmel ont fait l’objet de plusieurs plaintes officielles, juste avant les élections
http://www.haitilibre.com/article-1800-haiti-elections-inite-se-dit-victime-d-un-coup-d-etat-electoral-rate.html

Une “normalisation” post-électorale de tous les dangers en Haïti

Mercredi 1er décembre 2010 P-au-P, 1er déc. 2010 [AlterPresse] --- Y a-t-il possibilité de trouver une voie de sortie, sans casse, après le scrutin du dimanche 28 novembre 2010 entaché de fraudes, d’irrégularités et émaillé de violence en Haïti (au moins 2 morts ont été enregistrés) ?
C’est l’une des interrogations chez la population nationale, 72 heures après le déroulement d’un scrutin présidentiel et législatif, qui devait augurer le début d’une alternance politique, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Plusieurs courants, qui s’opposent aujourd’hui sur l’échiquier politique, sont en train d’abattre des cartes afin de tirer leur épingle du jeu.
Le Conseil électoral provisoire (Cep) se lave les mains par rapport aux accusations, constats et demandes d’annulation du vote. Après avoir validé le scrutin, sans considération des irrégularités, il s’apprête à publier des résultats préliminaires le 7 décembre prochain et peut-être entamer un second tour après les contestations.
Tout le matériel de vote (incluant les procès-verbaux des bureaux sur l’ensemble du territoire) devrait arriver ce mercredi 1er décembre au centre de tabulation des résultats, dans la capitale Port-au-Prince, suivant le plan défini par la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah). Les opérations de décompte des voix ont déjà été entamées.
La plateforme présidentielle “Inite” (Unité), qui semble ne pas écarter la possibilité d’une défaite dans la course présidentielle, évoque les options de “cohabitation” ou d’actions “dans l’opposition”, en fonction des résultats qui seront annoncés par l’organisme électoral.
Une dizaine de candidats à la présidence, dont certains affirment avoir rassemblé un ensemble de preuves “irréfutables” des irrégularités du 28 novembre, réclament purement et simplement l’annulation du vote.
Même position chez les regroupements et partis politiques membres des plateformes « Alternative, Libération, Rasanble et Union des citoyens haïtiens pour la démocratie, le développement et l’éducation (Ucadde)” qui avaient appelé au boycott des compétitions du 28 novembre, soupçonnant une planification de fraudes en faveur de la plateforme présidentielle.
Deux autres prétendants, Joseph Michel Martelly de “Repons peyizan” et Myrlande Hyppolite Manigat du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), initialement parmi les favoris de la présidentielle, se désolidarisent du groupe des 10 qu’ils avaient rallié, le 28 novembre, dans la demande d’annulation du vote.
De nouvelles données, non rendues publiques, les mettraient en bonne position dans le suffrage exprimé, malgré la démobilisation, en milieu de journée du vote, d’une bonne partie d’électrices et d’électeurs méfiants, non seulement frustrés de n’avoir pas retrouvé leurs noms sur les listes électorales, mais aussi révoltés de la tournure du processus de vote en différents centres.
72 heures après le vote controversé de dimanche, le Cep n’a communiqué aucun chiffre sur le taux de participation.
Diverses couches de la population, qui s’élèvent contre le désordre enregistré le 28 novembre, s’interrogent sur les décisions à venir quant à la validation d’un scrutin controversé, laquelle risque à nouveau de violer l’expression et la souveraineté de la population quant à l’avenir du pays.
Depuis dimanche, a commencé une série de manifestations-protestations dans les rues contre le mode d’organisation du scrutin, contre l’équipe au pouvoir et sa plateforme, mais également contre la Minustah qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes en démonstration, pour la troisième journée consécutive (du lundi 28 au mardi 30 novembre 2010) à Saint-Marc (Artibonite / Nord).
Un enfant de douze ans, qui avait reçu une balle à la tête lundi 29 novembre, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas de Saint-Marc.
En plusieurs points du territoire national, couvent une mobilisation et une grogne populaires, déjà assorties, ces 3 derniers jours, d’échauffourées avec des jets de pierres et des barricades de pneus usagés enflammés.
Les pays et organisations internationales partenaires d’Haïti, qui ont soutenu le processus ayant abouti au vote controversé du 28 novembre, paraissent afficher une attitude prudente. Tout en préconisant le dialogue entre les différents acteurs, ils ne semblent pas avoir harmonisé une position commune sur ce qui s’est passé le 28 novembre.
Les mouvements alternatifs et organisations d’accompagnement de la population gardent un profil bas sur la dérive et les manipulations électorales observées le 28 novembre.
Un calme apparent commence à régner depuis le mardi 30 novembre. Écolières et écoliers tendent à reprendre le chemin de leurs établissements scolaires. Le transport en commun fonctionne plus ou moins normalement, ainsi que les marchés publics et le commerce informel. Les banques, les supermarchés et divers magasins ont ouvert leurs portes, de même que les bureaux publics et privés.
Cependant, rien n’est encore clair sur les conditions objectives d’un retour à une normalisation de la vie politique en Haïti, dans un contexte encore marqué par des réalités sociales dramatiques, notamment pour les personnes sinistrées et déplacées du tremblement de terre du 12 janvier, ainsi que par les conséquences de l’épidémie de choléra déclarée le 19 octobre 2010. [rc apr 1er/12/2010 10:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10351

Haïti - Élections : Le point au centre de traitement

01/12/2010 10:53:43 Mardi à midi, quelque 15,000 des 33,500 procès verbaux (PV) avaient déjà été reçus au centre de traitement (tabulation) ou quelque 600 personnes travaillent depuis lundi matin. Plus de 60% de ces 15,000 PV ont été traité, a confirmé hier, Alain Gauthier, conseiller technique canadien du directeur du centre. Il a dit espérer, recevoir l’ensemble des procès-verbaux dressés, d’ici mercredi.
M. Gauthier a fait savoir qu'il existait 6 exemplaires de chaque procès-verbal. « un pour le bureau de vote, un pour le bureau des élections communal (BEC), un pour le bureau des élections départemental (BED), un pour le candidat arrivé en tête dans le bureau, un pour le candidat arrivé en seconde position et un pour le CEP ».
M. Gauthier a indiqué que « les résultats partiels qui circulent à Port-au-Prince », ne proviennent pas du centre de traitement, mais sont dû à l'existence des six exemplaires de chaque PV et à des comptages parallèles plus ou moins précis, fait par des partis ou candidats.
Le plus sage est d’attendre la proclamation des résultats officiels le 7 décembre, conformément à la loi électorale. Ensuite commencera la période de contestations, par les candidats, et le 20 décembre les résultats définitif seront publiés.
http://www.haitilibre.com/article-1801-haiti-elections-le-point-au-centre-de-traitement.html

Haïti-Cholera : 90.000 cas de contamination, dont 1817 morts

P-au-P, 1er déc. 2010 [AlterPresse] --- L’épidémie de cholera a fait 1817 morts, dont 66 nouveaux décès, selon le site du Ministère de la Santé Publique et de la Population(MSPP) qui a présenté un bilan actualisé de l’épidémie. En un mois et demi, près de 90 000 personnes ont été contaminées, ce qui laisse craindre le scenario de 200 000 cas dans les prochains mois, tel que pressenti par les spécialistes.
36 207 personnes ont pu être admises à l’hôpital. Mais les Nippes où la maladie n’est apparue que tardivement, n’a pas enregistré de décès jusqu’ici, alors que l’Artibonite approche des 40 500 cas de contamination.
Les données du ministère demeurent incomplètes pour la Grand Anse, le Nord et le Sud.
Pourtant des alertes émanent sans cesse de ces deux dernières régions décrivent notamment dans la presse une situation d’extrême urgence découlant du cholera. [kft apr 1/12/2010 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10354

Les Haïtiens ulcérés par la magouille électorale

Les élections générales ont donné lieu à une avalanche de fraudes. Douze candidats demandent leur annulation. Les autorités font comme si de rien n’était. Port-au-Prince (Haïti),envoyée spéciale. Un cycle d’instabilité s’est ouvert dimanche en Haïti. Un de plus dans un pays à genoux depuis le séisme du 12 janvier, au terme d’une supercherie électorale, montée de toutes pièces par l’Organisation des États américains et les Nations unies, sous la supervision des États-Unis.
Devant l’école Jean-Bosco dans Cité soleil, des manifestations sporadiques ont émaillé la journée aux cris d’«À bas Inite», le parti de Jude Celestin, poulain du président René Préval. « Les petits mouns (enfants) meurent, le peuple est dans le chômage, il n’y a pas de travail », dit abattu Pooshon. D’après cet habitant du plus grand bidonville de Port-au-Prince, Inite « a complètement acheté le vote parce que la jeunesse est dans la faim ». Les leaders des quartiers auraient reçu 40 000 gourdes (environ 1 000 dollars) pour forcer à voter Inite. Un joli pactole : le salaire minimum quotidien est de 200 gourdes. À l’intérieur de l’enceinte, ce n’était que cris et empoignades entre des électeurs interdits de voter et des membres de bureaux incompétents. Le tout sous les yeux de la Minustah (mission des Nations unies de stabilisation en Haïti), de la police et d’agents de sécurité d’entreprises privées. Car, autant le dire, ces élections ont surtout été un business.
À Bulding 2004, l’imposant édifice, désormais entouré de bâches depuis le séisme du 12 janvier, la situation était abracadabrantesque. Quatre heures après le début du scrutin, les urnes étaient vides faute… de bulletins pour voter. « C’est du jamais vu, déplore Reginald. Mais les autorités diront que tout s’est bien passé. C’est de la pure magouille électorale. » Même scènes ubuesques à l’école de la Voilière à Delmas 31. « Les gens qui sont sous les décombres ont leur nom sur la liste mais nous qui sommes vivants, nous ne pouvons pas voter », s’emporte Augustin Yonnel. L’électeur est exaspéré. « C’est le peuple qui doit voter, poursuit-il. S’il ne peut pas le faire alors il n’y a pas d’élections. »
Avant même la fermeture des 11 000 bureaux de vote, douze des dix-huit candidats à la présidentielle ont demandé l’annulation des élections. « C’est du brigandage organisé, a fustigé Mirlande Manigat, la favorite, selon les sondages. Des institutions de l’État sont complices de ce brigandage. » Qu’importe. Gaillot Dorsainvil, le président du conseil électoral provisoire, accusé de rouler pour le gouvernement, a qualifié la journée de « réussite », osant même dire que « dans la fièvre électorale, des électeurs n’ont pas réussi à trouver leur bureau de vote ». Le scrutin a pourtant été annulé dans au moins 56 centres. Au moins deux personnes ont été tuées lors d’affrontements entre partisans de candidats. Les Nations unies, elles, ont fait part de « leur vive préoccupation suite aux nombreux incidents ». Sans plus. Mais comme les États-Unis et l’Union européenne, elles ont leur part dans le marasme ambiant. En imposant cet agenda électoral en décalage total avec les préoccupations de la population, elles ont provoqué davantage d’instabilité. Les résultats électoraux ne devraient pas être connus avant le 5 décembre. Et après ?
Cathy Ceïbe

« Soleil d'Haïti a recueilli 50 000 € pour la reconstruction » - Locminé

lundi 29 novembre 2010 Marie-Hélène Lestrohan, présidente de Soleil d'Haïti, l'association dont est partenaire le collège Jean-Pierre-Calloc'h.

Vous étiez au collège en janvier dernier, peu après votre retour d'Haïti où vous avez vécu le séisme. Quelle a été votre action depuis ?
J'ai animé ou mis en oeuvre des conférences, des fêtes, des ventes d'objets de l'artisanat haïtien un peu partout en France avec les 90 membres de Soleil d'Haïti. L'association a ainsi recueilli 50 000 € pour la reconstruction. Ceci a permis de reconstruire l'école Foi d'Abraham à Port-au-Prince que nous parrainons depuis 2007. Elle accueille 140 enfants de 3 à 14 ans. J'y suis retournée en mars. 30 000 € ont été investis entre la reconstruction, le fonctionnement, l'achat de fournitures. Nous assurons aussi le petit-déjeuner des enfants et les salaires des enseignants. Il faut environ 1 500 € par mois. Les grosses ONG n'apportent plus d'aide alimentaire en dehors des camps. Une ineptie qui ne fait que grossir les populations des camps.

Vous semblez remontée contre les ONG ?
Elles ont chacune leur politique. Il n'y a aucune coordination. Le choléra est un exemple. Ces ONG sont en Haïti depuis 50 ans. Pourquoi ne pas avoir pensé à l'assainissement ? Haïti, c'est grand comme la Bretagne. Le choléra est parti en Artibonite. La terre n'a pas tremblé dans cette région. Le choléra est la logique de ce manque de coordination.
Tient-on compte de l'avis des Haïtiens ?
On ne leur laisse pas le soin de décider. Ils ont besoin d'être accompagnés, mais pas besoin d'être assistés comme des enfants. Ils doivent rester maîtres de leur avenir.
Votre point de vue sur les élections législatives et présidentielles ?
Je ne suis pas Haïtienne. Je ne vote pas en Haïti. Mais il reste toujours des gens riches dans ce pays. Il y a toujours de gros 4 x 4 appartenant à des Blancs et conduits par des Noirs. Je sais aussi les fortunes dépensées par certains candidats.

Quels sont les projets de votre association ?
Continuer notre action pour l'école. Les premiers travaux s'achèvent. Nous voulons mettre en route trois classes maternelles, les sanitaires, etc. Nous prévoyons un nouveau budget de 30 000 €. Je ne suis pas découragée. Plus le temps passe, plus je me sens proche de ma grande famille haïtienne.

Venue de tous les horizons, la musique joue pour Haïti !

mercredi 01.12.2010, 05:04 - La Voix du Nord Vendredi soir, plusieurs artistes sont venus en aide à l'association Parrainage Haïti, au cours d'un concert organisé par Béthune, Sport et Prestige. Avec le soutien de la municipalité, le théâtre municipal a accueilli le Beffy Big Band, Opus 62, Jewels Make Flowers. Un mélange de style qui a fait vibrer les bois et les coeurs.
Après le séisme qui a touché leur pays en janvier dernier, les Haïtiens vivent dans la misère. L'association Parrainage Haïti n'a pas attendu cette tragédie pour soutenir et aider les enfants haïtiens à se construire un avenir. « Sans aide, nous ne faisons rien. Sans éducation, les enfants ne survivent pas. Ils gardent en eux une grande souffrance. Les dons vont permettre, de leur offrir une scolarité continue jusqu'en fac », déclarait à l'ouverture du concert, Josette Ingelaere, présidente de l'association.
Jazz, classique, rock...
Emmené par cet esprit de solidarité, l'orchestre Beffy Big Band a interprété des musiques de jazz. Les saxophonistes, le piano, les trompettes, et le batteur s'accordaient harmonieusement avec la voix de la chanteuse Maya. Vêtue d'une somptueuse robe rouge, le sourire aux lèvres, elle montait à la fois dans les graves et les aigus. Le public était en admiration, devant le célèbre chant New York, New York . Beffy Big Band a achevé la première partie sur les résonances de Sing, Sing.
À l'étage, les amateurs du classique ont pu se détendre avec Opus 62. Les violons et le violoncelle ont mené la mélodie douce autour d'un décor baroque.
Un tout autre univers s'est présenté en deuxième partie. Les rockeurs et jazzmen de Jewels Make Flowers ont élevé la mesure du son. Sur scène, on retrouve Basilic, notamment Olivier, le chanteur. Avec toujours autant de pêche, ils jouent avec le coeur. Jewels Make Flowers, à l'allure déjanté, était là dans un but précis : pour la cause humanitaire. Le chanteur Olivier, n'a pas hésité à enlever sa chemise, et écrire sur son torse « Help Haïti ! ».
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Secteur_Bethune/2010/12/01/article_venue-de-tous-les-horizons-la-musique-jo.shtml

Ils vont construire des maisons en Haïti

Publié le 01 décembre 2010 à 07h33

Brigitte Trahan, Le Nouvelliste
Devant: William Francis, Jean-Paul Martin et Denis Raymond.
À l'arrière: Charles O'Connor, Benjamin Paquin, Gérald Lefebvre
et André Thibeau.  Photo: François Gervais
(Trois-Rivières) Huit Trifluviens sont tout récemment partis pour Haïti afin d'aider à construire 16 maisons dans la capitale, Port-au-Prince. Tous membres de l'Assemblée chrétienne de Cap-de-la-Madeleine, ils iront rejoindre un groupe de 16 Allemands afin de les assister dans cette tâche.
Les maisons de bois sont déjà arrivées à Port-au-Prince, par conteneur, en pièces détachées. Le défi consistera à les assembler et à en faire des demeures habitables pour les familles durement éprouvées là-bas.
Deux des ouvriers bénévoles trifluviens sont d'abord partis le 24 novembre tandis que les six autres sont allés les rejoindre le 1er décembre. Ils seront tous de retour au pays le 15 décembre, raconte le principal organisateur, William Francis.
M. Francis avait été approché par un ami d'Allemagne, il y a quelque temps, pour réaliser ce projet. Il en a fait part aux gens de l'Assemblée chrétienne qu'il fréquente et sept personnes ont répondu à l'appel.
Ce qu'il y a de plutôt extraordinaire, dans cette affaire, c'est qu'en plus de fournir la main-d'oeuvre, chacun des bénévoles paiera lui-même son billet d'avion ainsi que son hébergement et sa nourriture là-bas.
«Nous allons être accueillis par une mission baptiste qui possède une auberge. Ils vont faire la nourriture pour nous», raconte M. Francis avant de partir. «Je suis certain que notre santé est entre bonnes mains», dit-il.
Quand on lui demande s'il ne craint pas l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans le pays, M. Francis rétorque que lui et son équipe ont pris leurs précautions. «Nous avons tous nos vaccins», plaide-t-il.
C'est l'équipe allemande qui a fait l'achat des 16 maisons prédécoupées qui seront assemblées un peu à la manière de blocs Lego par les bénévoles.
Elles valent chacune environ 5500 $, sont préfabriquées au Canada et résistantes aux tremblements de terre, dit-il. L'équipe allemande les a achetées grâce à des dons, explique M. Francis.
«Ces maisons sont environ de la dimension d'une grosse remise, soit 12 pieds sur 20. Pour eux, en Haïti, ce sont des châteaux», raconte M. Francis.
C'est la première fois que les membres de l'Assemblée chrétienne de Cap-de-la-Madeleine s'impliquent ainsi à l'étranger. «Je l'avais à coeur», confie M. Francis qui est fort touché par la condition actuelle des Haïtiens.
http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201012/01/01-4348012-ils-vont-construire-des-maisons-en-haiti.php

Plusieurs plateformes politiques réclament l'annulation des élections

Les plateformes de l'opposition regroupant l'Alternative, Rasanble, Liberation et l'Uccade ainsi que les organisations populaires Tet Kole réclament l'annulation des elections du 28 novembre. Lors d'une rencontre avec la presse ce mardi, ces différentes plateformes en ont profité pour dénoncer les nombreuses fraudes enregistrées lors du scrutin de dimanche.
Les responsables de ces différentes entités politiques ont fait remarquer que, les élections n'étaient pas possibles le 28 novembre le 28 novembre, ce en dépit de la thèse contraire défendue par une certaine communauté internationale.
Elles ont par contre salué la démarche des candidats dans leur refus d'accepter les résultats et entendent demeurer ferme sur leur position.
Ces différents regroupements politiques invitent tous les démocrates conséquents à unir leurs force pour guider le peuple haïtien dans sa lutte pour faire échouer le coup d'état électoral, qui selon eux est commandité par le président René Préval.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18519

Divergences de vues entre observateurs nationaux et internationaux sur le scrutin

Les observateurs internationaux estiment que le scrutin du 28 novembre est valide tandis que les observateurs nationaux le considère comme inacceptable. La mission d'observateurs conjointe de l'Organisation des Etats américains (OEA) et des pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom) a jugé que le scrutin du 28 novembre était valide, malgré les "irrégularités". "La mission conjointe ne pense pas que ces irrégularités, aussi sérieuses soient-elles, n'invalident les élections", a déclaré Colin Granderson, chef de la mission d'observateurs conjointe de l'Organisation des Etats américains (OEA) et des pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom).
Cependant les observateurs locaux ont dénoncé les graves irrégularités et fraudes massives enregistrées lors des joutes.
Le directeur exécutif de l'Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desrosches, affirme que les dirigeants de plusieurs organisations de la société civile dont, Conseil National d'Observation (CNO), Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conane), Initiative de la Société Civile (ISC) et Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) considèrent que ces élections sont inacceptables. M. Desrosches n'est pas surpris par ce fiasco puisque dit-il le gouvernement et les autorités électorales n'avaient pas tenu compte de leurs propositions. Il appelle à une concertation entre les acteurs politiques afin de sortir le pays de l'impasse.
Cet avis est partagé par Edouard Paultre, coordonnateur du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conane). Il qualifie les élections de mascarade en raison des fraudes massives et graves irrégularités rapportées par les observateurs a travers le pays.
Edouard Paultre et Rosny Desroches estiment que les élections contestées peuvent déboucher sur une crise. Ils appellent à une conférence des acteurs politiques en vue de préparer un agenda pour de nouvelles élections.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18518

Des milliers manifestants réclament l'annulation des élections contestées

Des manifestations anti gouvernementales ont été enregistrées dans plusieurs villes hier lundi notamment à Saint Marc, Gonaïves, Petit Goave, Carrefour et Jacmel. Les manifestants qui à chaque fois ont érigé des barricades de pneus enflammés réclament l'annulation du scrutin du 28 novembre. Ils dénoncent les fraudes massives et les graves irrégularités réalisées pour le compte de la plateforme présidentielle Inité.
A Saint Marc des accrochages entre casques bleus et manifestants ont fait une quinzaine de blessés. Les soldats ont utilisé leurs armes pour répondre à une provocation des manifestants devant leur baraquement à Pivert. Les manifestants ont également fêté la victoire selon eux de la candidate du RDNP, Mirlande Manigat.
Au Gonaïves, le sénateur Youri Latortue et l'ex-député Arcene Dieujuste étaient à la tête de la manifestation. Les protestataires qui scandaient la victoire de Mme Manigat ont dénoncé des fraudes massives de la part des partisans de l'Inité. Le sénateur Latortue a également dénoncé les irrégularités qui ont empêché à 20 % de l'électorat d'exercer leur droit de vote.
A Jacmel les manifestants ont érigé des barricades de pneus enflammés pour protester contre les fraudes. Rassemblés à l'initiative de l'organisation Cros, les manifestants ont également réclamé le départ de René Préval et le renvoi des conseillers électoraux.
A Petit-Goave Plusieurs centaines de manifestants ont revendiqué la victoire de Mirlande Manigat. Les protestataires ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat et à la plateforme Inité.
A Port-au-Prince, Carrefour et Delmas des attroupements ont été enregistrés. Les manifestants ont provoqué un climat de panique en lançant des jets de pierres. A Carrefour une manifestation a été dispersée par les forces de l'ordre.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18517

Haiti-Élections : Pourquoi le scrutin du 28 novembre 2010 ne peut pas être annulé par le CEP ?

mercredi 1er décembre 2010 Débat
Par Odéël DORCÉUS *
Soumis à AlterPresse le 30 novembre 2010
L’intérêt général est l’intérêt de tous.
Finance mondiale
Ne faisons pas une fixation sur M. Préval, M. Célestin,… ils ne perdront rien, c’est Haïti qui perdra !
Financièrement, ces élections ne peuvent pas être annulées car elles coûtent 29 millions de dollars US [1]. Dans ce budget de 29 millions $, la république d’Haïti a participé à hauteur d’environ 7 millions de dollars US [2] soit 24%.
Dans un contexte de crise financière mondiale, sachant que les banques ont déjà été renflouées par les contribuables (plus de 700 milliards de $ au USA [3] et plus de 500 milliards € en Europe) ; sachant par ailleurs que le bloc européen cherche à sauver certains pays de la faillite – Grèce (110 milliards d’euros), Irlande (80 milliards d’euros), nous devons nous dire qu’Haïti n’est pas seul dans le monde.
La dette publique des Etats-Unis s’élève à 13.050,826 milliards de dollars au 1er juin 2010 [4].
La dette publique de la France s’élève à 1591,5 milliards d’euros. [5]

Ces pays sont nos principaux bailleurs. Lorsqu’une nation nous fait un don (hors l’argent prêté), elle délaisse une partie de sa population ou reporte à plus tard des travaux.
La raison d’Etat doit être au dessus des individus
Mesdames, Messieurs revenons sur terre, faisons preuve pour une fois de maturité. Notre mentalité mue depuis 1957, soyons adultes. Ce n’est pas le moment pour exercer l’art de la tricherie et d’hypothéquer l’avenir du pays pour un individu. D’autant plus que beaucoup d’entre vous ne perdrons pas leurs privilèges.
Depuis le séisme du 12 janvier 2010, les survivants et le peuple haïtiens ont acquis à notre cause l’opinion publique internationale (l’opinion de grandes nations dites démocratiques qui sont parmi « nos amis »). Nous ne sommes plus seuls dans le monde !
L’opinion publique internationale face à l’ONU et aux dirigeants haïtiens (présents et futurs)
Cette opinion publique internationale cherche à comprendre l’Histoire et l’étranglement de l’Etat haïtien. Il serait suicidaire pour les hommes et femmes du CEP, les conseillers politiques, le Président de la République, le ministre de l’intérieur et surtout l’ONU avec sa composante MINUSTHA (militaires présents sur le terrain) d’encourager les tricheries pour sauver l’élection d’un homme ou d’une femme à la présidence d’Haïti.

Une solution envisageable
Supposons que les élections soient annulées, alors, est-ce que nous aurons résolu notre équation qui consiste à avoir un gouvernement stable pour entamer le chantier de la reconstruction ? Compte tenu qu’il reste quelques mois au mandat de M. Préval, les citoyens sensés proposent que les candidats, le CEP et les responsables politiques retiennent les bureaux où les votes se sont déroulés normalement afin de donner un résultat acceptable par tous.
L’opinion publique internationale face au peuple haïtien
Nous ne pouvons pas prendre le risque de justifier à l’opinion mondiale que la seule issue pour notre pays est d’être absorbée par une quelconque nation. A moins que le plan soit déjà écrit : ceux qui ont les ventres remplis ont souvent plusieurs coups d’avance sur les miséreux qui cherchent à survivre !
Aux hommes et aux femmes politiques inexpérimentés, il faut modérer vos propos…vous pouvez avoir des fanatiques derrières vous. Nous comptons suffisamment de morts après le séisme, le choléra, le cyclone,…
Aux citoyens et citoyennes, vous devez rester vigilants mais vous devez aussi garder la tête froide. Rappelez-vous que l’opinion publique internationale veut comprendre les raisons qui font que cet Etat est démembré et que la population reste dans cette pauvreté inimaginable. Nous devons rester fermes en agissant sans violence. L’intérêt général est l’intérêt de tous.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10346

Haïti-Elections : Le comptage des voix avance

P-au-P, 01 déc. 2010 [AlterPresse] --- Les opérations de comptage des voix se poursuivent 72 heures après la tenue des élections législatives et présidentielles du 28 novembre, entachées de fraudes, d’irrégularités et émaillées de violence. La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), chargée du transport des matériels de vote, annonce à AlterPresse que selon son plan tout le matériel « devrait être à Port-au-Prince ce mercredi 1er décembre ».
De son coté, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) affirme ne pas avoir encore reçu les données en provenance de ce centre. Et aucune information sur le pourcentage de participation au scrutin du 28 novembre n’est communiquée.
Une centaine de personnes sont engagées dans cette tâche, selon ce qu’a constaté AlterPresse lors d’une visite au Centre de Tabulation, situé dans un parc industriel de la périphérie nord de la capitale.
Un seul observateur international portant une veste de l’Organisation des ’Etats Américains (OEA), a pu être remarqué sur place. Les employés interrogés, affirment qu’aucun autre observateur ne s’est présenté de la matinée.
Dans la vaste salle, où les machines d’une usine de sous-traitance avaient du être alignées auparavant, les employés du CEP, en veste rouge, assis devant des ordinateurs, s’occupent de la saisie des données.
D’autres en veste bleu sont assis ou font des va et vient avec des lots de procès verbaux sous le bras, sous le regard des agents de la MINUSTAH, affectés à la sécurité, et des membres civils de la mission. [kft gp apr 01/12/2010 06:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10348

Nouvelles manifestations à St-Marc où un premier mort a été enregistré

La MINUSTAH repousse une fois de plus plusieurs miliers de protestataires déterminés à obtenir l’annulation du scrutin de dimanche et le départ des casques bleus Mardi 30 novembre 2010, Radio Kiskeya
Les agents de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont fait usage mardi de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes qui manifestaient pour la troisième journée consécutive à St-Marc (Artibonite, nord), dans le cadre d’un mouvement de protestation contre les élections ayant déjà fait 1 mort et une vingtaine de blessés.
Incommodés par les grenades lacrymogènes lancées contre les positions des manifestants, des habitants du quartier de Pivert ont du abandonner leur résidence pour se réfugier ailleurs.
Un enfant de douze ans, qui avait reçu lundi une balle à la tête, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas.
Les manifestants, favorables pour la plupart à la candidate à la présidence Mirlande Manigat, réclament depuis dimanche l’annulation des élections jugées frauduleuses et le retrait des casques bleus.
Les soldats brésiliens déployés à St-Marc ont beau employer la manière forte, ils n’ont pu faire plier jusqu’ici les protestataires engagés dans une véritable intifada.
Dans la commune proche de Grande Saline, plus d’une dizaine de maisons et un véhicule ont été incendiés, à l’occasion de ce même mouvement.
Aux Gonaïves, de nombreux manifestants conduits par le Sénateur Youri Latortue ont encore gagné les rues mardi pour proclamer ce qu’ils considèrent comme la victoire de Mme Manigat aux élections.
Un peu plus tôt, les partisans de Jean Henry Céant, un des rivaux de la candidate du RDNP, avaient manifesté dans la Cité de l’indépendance en vue d’exiger l’annulation pure et simple du scrutin.
Depuis dimanche, de violentes protestations anti-gouvernermentales ont secoué plusieurs villes d’Haïti suites aux tournures dramatiques prises par la journée électorale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7279

Eventuelle défaite aux présidentielles : INITE souffle le chaud et le froid

Le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur général de la plateforme au pouvoir, revient sur une déclaration qui laissait entrevoir que INITE serait sur le point de concéder la victoire et évoque un "coup d’état électoral raté" contre son parti qui aurait raflé de nombreux sièges au Parlement La plateforme au pouvoir INITE a démenti mardi avoir admis une possible défaite de son candidat à la présidence, Jude Célestin, quelques heures après que le Sénateur Joseph Lambert avait affirmé que le parti officiel pourrait passer à l’opposition ou entrer dans une cohabitation avec le parti vainqueur des présidentielles.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le coordonnateur général de INITE a indiqué que ses dirigeants sont des démocrates qui croient en l’alternance politique et a dénoncé un "coup d’état électoral raté" qui visait sa formation.
"Nous sommes pour l’alternance démocratique. Si on rate les élections au niveau présidentiel, on va à l’opposition ou bien on peut cohabiter avec le groupe qui aurait gagné les élections", a déclaré le Sénateur Lambert qui s’est empressé d’ajouter qu’on en est pas encore là.
Affirmant que la plateforme voulait qu’un Président élu remplace le chef de l’Etat sortant, René Préval, le parlementaire en a profité pour dénoncer une tentative de manipulation de l’opinion publique à travers des "informations farfelues" véhiculées, dit-il, sur les noms des candidats susceptibles d’aller au deuxième tour.
Dans une note de presse, INITE, qui attribue à des agences de presse des "informations et interprétations contraires" aux propos tenus, soutient que les procès-verbaux sont en train d’être collectés en vue de déterminer si son candidat "Jude Célestin avait gagné au premier tour ou s’il allait devoir participer à un second tour".
Toutefois, en réponse à une question lors de sa conférence de presse, le dirigeant politique a révélé que la plateforme présidentielle se préparait à exercer des recours contre les résultats préliminaires des élections dont la publication devrait intervenir à partir du 7 décembre.
Interrogé sur l’extrême discrétion de Jude Célestin, invisible depuis les élections très controversées de dimanche, le coordonnateur général précise qu’il est "chez lui, serein, attendant le verdict des urnes".
Joseph Lambert, pour qui son camp disposerait déjà de trois ou quatre sièges au Sénat et de 23 à la chambre des Députés, appelle les partisans de INITE à garder leur calme et à éviter les provocations.
Parlant d’un scrutin présidentiel et législatif "globalement réussi", il a toutefois déploré des irrégularités ou faiblesses de la machine électorale notamment dans le département de l’ouest.
Le deuxième Sénateur du sud-est a aussi fait état d’un ensemble d’attaques violentes perpétrées au cours de la journée électorale de dimanche contre les représentants de la plateforme présidentielle. Il n’hésite pas à accuser Jean-Robert Bossé, candidat à la députation de l’Alternative dans la circonscription d’Aquin (sud), d’être le commanditaire de l’assassinat de trois militants de INITE qui auraient été tués dans un autobus.
Enfin, M. Lambert n’était pas en mesure de chiffrer le budget de campagne de la plateforme dont la puissante machine de propagande a orchestré un véritable déferlement de spots publicitaires dans les médias et l’affichage surmultiplié de photos dans toutes les villes du pays.
45% des procès-verbaux ont été acheminés au centre de tabulation où le processus de dépouillement du scrutin a commencé depuis lundi, selon les responsables du Conseil électoral qui annoncent déjà des mesures correctives en vue du second tour.
Marquées par des irrégularités en cascade et des interventions violentes de présumés partisans zélés du pouvoir dans divers centres de vote, les élections ont plongé Haïti dans une nouvelle impasse laissant les acteurs politiques divisés sur la suite des événements face à un CEP de plus en plus discrédité. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7280
Commentaires:
Quand on pense à Monsieur Jude Celestion on a envie de reprendre la réplique du dramaturge Molière "Mais que diable est-il venu faire dans cette galère". Cette phrase ne sert surtout pas à dédouaner le candidat à la présidence de sa participation à cette farce qui a contribuer à faire de nous la risée du monde encore une fois.
Cependant, contre la campagne sans programme de l'actuel président René Préval lors des élections de 2006, la plate forme a présenté un candidat sans programme mais surtout muet et fuyard.
Pendant la durée de la campagne électorale, Jude Celestin a catégoriquement refusé d'être vu en public. Et au niveau de la presse ça a été plutôt une sorte d'Omerta car les journalistes avaient pas mal de chose à lui dire.
En effet cette histoire de démêlé avec le fisc américain qui a permis de révéler le montant de ses investissements dans l'immobilier n'a pas été élucidée. surtout la question autour de l'achat d'une maison qui coûterait plus d'un million de dollars.
Il est clair que quelqu'un d'autre a accepté d'endosser la responsabilité de tout ce qui gravitait autour de cette affaire. Rien d'étonnant ni de trop net s'il s'agit d'un candidat présenté comme le futur président de la République.
Aujourd'hui les nouvelles qui semblent vouloir l'exclure du premier tour remplissent d'une certaine satisfaction tous ceux qui aiment ce pays.
On en avait un peu marre de cette continuité qui a fait ses preuves depuis 1986 avec ce pays aussi délabré dont nous héritons aujourd'hui.

Post-election violence reported in Haitian town

By JONATHAN M. KATZ The Associated Press
Tuesday, November 30, 2010; 11:20 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Protesters demanding cancellation of Haiti's weekend presidential election clashed with U.N. peacekeepers Tuesday, the United Nations mission and Haitian radio reported.
Radio Kisekya said at least 15 people had been injured in two days of demonstrations north of the capital.
U.N. police sent reinforcements Tuesday but had no reports of injuries, police spokesman Jean-Francois Vezina said.
Rampant disorganization and allegations of fraud hang over Sunday's critical vote for president, a third of the Senate and all of the lower house.
The winner of the presidential race will have to deal with Haiti's crushing poverty, a cholera epidemic that has killed more than 1,700 people and post-earthquake reconstruction - including overseeing billions of promised aid dollars from the United States and other nations.
Violent protests that caused several deaths occurred across northern Haiti before the election, fed by suspicions shared by public health experts that the cholera epidemic was caused by a contingent of U.N. peacekeepers.
While votes were still being cast Sunday, nearly all the major presidential candidates alleged government-backed hopeful Jude Celestin was benefiting from fraud and called for the election to be canceled. On Monday, however, leading contenders Mirlande Manigat and Michel Martelly backtracked and said the vote should stand.
Radio Kiskeya said that most of the people protesting Tuesday in St. Marc were supporters of Manigat. A powerful senator also led pro-Manigat protests farther north in Gonaives.
Martelly told supporters in a Tuesday address: "We will win this battle. Stay mobilized."
Haiti's provisional electoral council said problems were limited and called the election a success. Organization of American States observers acknowledged many voters had been disenfranchised by disorganization, intimidation and violence but called the vote valid.
But a delegation of U.S. Congress members led by Rep. James Clyburn of South Carolina voiced "serious concerns" about the election.
"We urge the U.S. government, the OAS and the UN to give full consideration to the charges of fraud and abuse and to await the result of any investigation before passing judgment on the conduct of Haiti's elections," the legislators said in a statement Tuesday.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/30/AR2010113006244.html

Michel Martelly, el cantante antisistema, encabeza el escrutinio con un 37% de apoyo

El partido de Préval reconoce la derrota en Haití

« L’ouragan Michel Martelly a emporté le tout puissant président René Préval avec un tel impact qu’il à même annihilé  les tentatives de fraude électoral préparé par le gouvernement haïtien ». Un article du journal espagnol Publico.es parle en ces termes de la victoire de Michel Martelly…

El huracán Michel Martelly se ha llevado por delante al todopoderoso presidente René Préval con tanta contundencia que incluso ha desbaratado los intentos de fraude electoral diseñados por el Gobierno haitiano. "La Unidad está lista para aceptar el cambio democrático", reconoció el senador Joseph Lambert, jefe de campaña del partido gubernamental.

El cantante antisistema encabeza los resultados preliminares con un 37% de los votos, frente a la conservadora Manigat, que superaba el 31%. Muy por debajo, Jude Celestin, candidato de la Unidad y yerno de Preval, se conformaba con un 12%. La noticia, adelantada por Público, corrió ayer como la pólvora en la opinión pública haitiana y provocó la reacción de sus políticos. En un mensaje dirigido a la nación, Martelly, transformado ahora en hombre de Estado, enfatizó: "El pueblo no ha permitido que lo engañen otra vez. Esta batalla la ganaremos; sigan movilizados. El día de la liberación está por llegar".
Las declaraciones de ambos políticos estuvieron precedidas de innumerables tiras y aflojas entre candidatos, Gobierno y organismos internacionales, que han apostado porque las urnas proporcionen un líder para Haití y también un socio capaz de gestionar 10.000 millones de dólares para la reconstrucción del país caribeño.
"La Unidad está lista para aceptar el cambio democrático"
Préval defendió con uñas y dientes la transparencia del proceso, avalado también por la OEA, pero finalmente claudicó ante la fuerza de las urnas. Celestin resultó a la postre un candidato muy débil, sobre el que recayó toda la ira de un pueblo hastiado de su presidente. El Plan Putin, ideado por Préval para continuar mandando convertido en el primer ministro de su yerno, cae así demolido por las ansias de cambio que Martelly, famoso cantante de kompa haitiana, ha sido capaz de transmitir.
De esta forma, Martelly y Manigat competirán el 16 de enero por la presidencia, a la que llegarán sin apoyos en el Congreso ni en el Senado, donde el partido de Préval seguirá siendo mayoritario.
http://www.publico.es/internacional/349460/el-partido-de-preval-reconoce-la-derrota-en-haiti