La MINUSTAH repousse une fois de plus plusieurs miliers de protestataires déterminés à obtenir l’annulation du scrutin de dimanche et le départ des casques bleus Mardi 30 novembre 2010, Radio Kiskeya
Les agents de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont fait usage mardi de gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de personnes qui manifestaient pour la troisième journée consécutive à St-Marc (Artibonite, nord), dans le cadre d’un mouvement de protestation contre les élections ayant déjà fait 1 mort et une vingtaine de blessés.
Incommodés par les grenades lacrymogènes lancées contre les positions des manifestants, des habitants du quartier de Pivert ont du abandonner leur résidence pour se réfugier ailleurs.
Un enfant de douze ans, qui avait reçu lundi une balle à la tête, a succombé à ses blessures à l’hôpital St-Nicolas.
Les manifestants, favorables pour la plupart à la candidate à la présidence Mirlande Manigat, réclament depuis dimanche l’annulation des élections jugées frauduleuses et le retrait des casques bleus.
Les soldats brésiliens déployés à St-Marc ont beau employer la manière forte, ils n’ont pu faire plier jusqu’ici les protestataires engagés dans une véritable intifada.
Dans la commune proche de Grande Saline, plus d’une dizaine de maisons et un véhicule ont été incendiés, à l’occasion de ce même mouvement.
Aux Gonaïves, de nombreux manifestants conduits par le Sénateur Youri Latortue ont encore gagné les rues mardi pour proclamer ce qu’ils considèrent comme la victoire de Mme Manigat aux élections.
Un peu plus tôt, les partisans de Jean Henry Céant, un des rivaux de la candidate du RDNP, avaient manifesté dans la Cité de l’indépendance en vue d’exiger l’annulation pure et simple du scrutin.
Depuis dimanche, de violentes protestations anti-gouvernermentales ont secoué plusieurs villes d’Haïti suites aux tournures dramatiques prises par la journée électorale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7279
Une fenêtre toujours sur Haïti, au moment ou son dessein est lié à la volonté d’autrui. Nous incitons au débat conceptualisant HAITI dans un cadre de crise financière menaçant l'équilibre mondial. Malgré 2010 avec ses désastres : tremblement de Terre, choléra, élections gâchées, retour de Duvalier, d'Aristide; Sweet Micky Président, Haïti existe encore en 2011. Comprenons pour agir: "Que tout ce qui s'ecrit poursuive son chemin"..."Va (ma pensée), va là ou le vent te pousse"..
mercredi 1 décembre 2010
Nouvelles manifestations à St-Marc où un premier mort a été enregistré
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