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mardi 14 août 2007

Qui respecte les règles du jeu ?.. Dossier Médicaments ...

Dans quelle mesure les agences peuvent-elles contribuer vraiment à garantir cette assurance de qualité des produits sur le marché haïtien ? Comment peuvent-elles contribuer concrètement à la mise en application du principe légal interdisant la vente de médicaments aux pharmacies non reconnues et aux vendeurs ambulants ? Autant de questions débattues au cours d'une rencontre au Karibe entre les représentants du ministère de la Santé publique et ceux des agences de produits pharmaceutiques.

Seulement 42 agences sont autorisées à fonctionner dans le pays par le ministère de la Santé publique. 36% des agences locales ne respectent pas le circuit formel de dédouanement. 14 sur 39 respectent les règles du jeu. Certaines d'entre elles reconditionnent des produits pharmaceutiques sans autorisation. Ce procédé est formellement interdit par la Direction de la Pharmacie du Médicament et de la Médecine traditionnelle (DPM/MT).

En ce qui a trait au renouvellement des produits enregistrés, seulement 16 sur 42 ont suivi le processus exigé. Autant d'écarts à la règle relevés et présentés au public par la DPM/MT, le mardi 9 août au Karibe Convention Center, lors d'une rencontre avec les représentants d'agences de produits pharmaceutiques et d'autres acteurs du secteur de médicaments.

Une enquête révélatrice

Selon le résultat d'une enquête présenté au cours de cette rencontre, la Direction de la Pharmacie a relevé plus de 25 types de cyproheptadine, plus de 61 Ibuprofen, plus de 112 paracetamol et plus de 122 autres molécules provenant de laboratoires différents.

Ces molécules fabriquées dans plusieurs pays sont représentées par une même agence, a constaté la Direction de la Pharmacie. L'une d'entre elles a commandé le même type de molécules sous 10 noms commerciaux différents. C'est le cas pour la cyproheptadine. « Quel est donc l'intérêt ? », se demande la responsable de la Direction de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.

Pour avoir une assurance sur la qualité des médicaments, l'Etat doit avoir le contrôle sur tout ce qui rentre dans le pays. « Mais si les représentants d'agences de produits pharmaceutiques court-circuitent les étapes formelles, on ne pourra pas dire à ce moment-là que c'est le ministère de la Santé publique qui ne fait pas son travail », déclare-t-elle tout en insistant sur l'importance du certificat d'analyse dont le rôle est de contrôler la fiabilité des médicaments en circulation.

Débat autour de la question

« Le secteur du médicament est vital dans la prestation de service de soin de qualité à la population. Le médicament qui ne porte que le nom ne contribue pas à la guérison de nos patients et peut aussi constituer des cas de décès évitables. C'est dans cette double vision d'efficacité et de protection de la santé de la population que le ministère de la Santé publique et de la Population, à travers la Direction de Pharmacie, de Médicaments et de Médecine traditionnelle avait jugé bon de vous convier à cette rencontre de partage d'expérience qui va nous permettre de trouver des solutions durables à la question du médicament », a argumenté le directeur général du MSPP, le Dr Gabriel Thimothé.


En plein débat, Dr Thimothé a demandé au Dr Philippe Larco de l'agence PROFALAB dans quelle mesure les agences peuvent-elles contribuer vraiment à garantir cette assurance de qualité des produits sur le marché haïtien ?

Succintement, le Dr Larco a répondu que PROFALAB traite avec des fournisseurs reconnus qui garantissent une certaine qualité sur les produits distribués.

Abondant dans le même sens, le président de l'Association Nationale des Importateurs de Produits pharmaceutiques (ANIPP), M. Ralph Edmond, a ajouté que « les agences qui ont directement accès à la source même des fabricants ont déjà cette garantie de sécurité dans le circuit de distribution de médicaments. »
Après cette réponse, d'autres questions sont agitées sur le tapis. Jouant le rôle d'animateur de débats, le Dr Thimothé a voulu savoir comment les agences peuvent contribuer concrètement à la mise en application du principe légal interdisant la vente de médicaments aux pharmacies non reconnues et aux vendeurs ambulants.

Point de vue du PDG de 4 C

Le président directeur général des Laboratoires 4 C, M. Maurice R. Acra, a assuré, sans ambages, que le secteur public a le soutien inconditionnel du secteur privé, car il juge que l'assainissement du marché du médicament se fait dans l'intérêt de tout un chacun. Cependant, il n'appréhende pas la question des petits marchands de la même manière que le ministère de la Santé. « Le marchand ambulant, ce n'est pas un problème récent. Il a toujours existé. C'est vrai que le problème n'était pas aussi étendu. Toutefois, en province, le marchand ambulant est une nécessité parce que le paysan ne peut pas faire dix kilomètres à pied pour aller acheter des médicaments », a-t-il fait remarquer.
Nuançant son propos, M. Acra a souligné que Port-au-Prince a suffisamment de pharmacies pour que le ministère applique sa politique. Plus loin, il a suggéré l'idée pour le ministère d'investir dans la formation des marchands ambulants afin d'aider la population de l'arrière-pays. « Il faut les entraîner, les former pour qu'ils puissent débiter des médicaments dans les endroits reculés. Ce problème est complexe, il faut résoudre d'abord les problèmes connexes qui permettent à la population de s'approvisionner en médicaments de base. Si les choses sont arrivées là, c'est parce qu'il y avait un laisser-aller pendant ces dernières décennies », a-t-il mentionné.

Controverses

Les voix du ministère de la Santé ont pris le contre-pied des propos du PDG de 4C. Le directeur général du MSPP a fait savoir que « c'est dangereux de capitaliser sur la notion de distance. (...) Quand, par exemple, des ONG distribuent de la nourriture, ces gens parcourent des kilomètres ». Par ailleurs, il a informé que le pays est actuellement découpé en 11 unités communales de santé (UCS) prioritaires et 6 pilotes qui sont approvisionnées en médicaments essentiels. De plus, les partenaires de santé du ministère, au nombre de 420, contribuent dans une certaine mesure à l'accès aux produits pharmaceutiques. « Les médicaments essentiels sont disponibles. De plus, il existe des dépôts périphériques. Les gens sont plutôt sous l'effet d'un marketing agressif », a-t-il argué.


Le titulaire de la Direction de Pharmacie a, pour sa part, signalé que si le marché se régularise, les agents engrangeront plus de bénéfices : « Les gagnants, si le marché se régularise, ce seront vous, les agents. Ce que l'on vous demande, c'est de respecter les normes. » Par la même occasion, elle est passée à pieds joints sur l'opération coup de poing du MSPP, avant d'ajouter que « l'Etat a pour devoir de freiner cette pratique. »

Toutefois, les représentants d'agences de produits pharmaceutiques reconnaissent que certaines pharmacies légales ont pris l'habitude d'acheter pour des pharmacies illégales. Le Dr Thimothé, de son côté, reconnaît qu'il faut mettre de l'ordre dans le ministère de la Santé afin que la problématique du médicament soit bien traitée.

Pour appuyer le travail qui se fait dans le secteur du médicament M. Ralph Edmond a soutenu que « l'ANIPP représente le secteur formel du médicament. En tant que tel, nous appuyons fermement toutes les démarches entreprises par le ministère pour régulariser le secteur de médicament. »
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47275&PubDate=2007-08-14

Marchand-Dessalines, une ville mystique

Marchand-Dessalines regorge de sites historiques et mystiques. Première capitale d'Haïti, elle a de sérieux atouts pour devenir une destination touristique.

Les rues de Marchand-Dessalines grouillent de monde à l'occasion de la Sainte Caire patronne de la cité, le samedi 11 août 2007. Sous un soleil de plomb, des véhicules de transport en commun, des véhicules privés débarquent, par vagues successives, des milliers de visiteurs.

Ceux qui connaissent des Dessaliniens se perdent en socialisation tandis que d'autres, surtout les pèlerins, esquivant protocoles et tréteaux bondés d'icônes, de crucifix, d'images de saints catholiques et autres breloques, se ruent vers les innombrables sites mystiques de la première capitale d'Haïti.

La tête ceinte d'un mouchoir bleu de même teinte que sa robe, Emanie, 54 ans, fait partie de ces pénitents qui doivent impérativement débuter leur culte, leur voyage expiatoire par une visite à l'église Sainte Claire d'Assise.

Silencieuse pendant un long moment, cette femme longiligne au visage blafard, debout sur l'estrade de l'église laisse brusquement éclater sa douleur en sursautant et en se cognant.

Comme si sa survie en dépendait, les yeux baignés de larmes, un cierge à la main droite, elle presse la sainte de lui expliquer pourquoi cinq de ses six enfants ont été fauchés par la mort au cours de la même année.

Marmonant des phrases qui transpirent son sentiment de culpabilité, elle se morfond, avec autant de fracas, dans un silence introspectif, une espèce d'examen de conscience, de son karma.

L'histoire de Emanie, touchante, poignante, n'émeut personne. Elle ne provoque aucune compassion à son endroit d'autant que chaque personne venue auprès de la Sainte a son lot de problèmes. Un travail à trouver, un visa à obtenir, un ennemi à terrasser ou un mari à décrocher...

C'est le cas de Jocelyne, une belle jeune femme à la "peau pêche", originaire des Gonaïves, qui tape son sexe à plusieurs reprises tout en couvrant Sainte Claire d'invectives.

« C'est comme ça qu'il faut lui parler si l'on veut obtenir son aide », raconte-t-elle, alors qu'une pluie fine s'abattait sur cette ville encerclée de six forts où l'empereur Jean Jacques Dessalines avait établi sa capitale après l'indépendance le 1er janvier 1804.

Mère de deux enfants qu'elle élève seule, elle se mêle à d'autres pénitents, des vodouisants guidés par un houngan prêchant l'unité, l'amour, le pardon.

Sous les yeux illuminés de curiosité de Jocelyne, adepte patentée du syncrétisme religieux, ce prêtre vodou, explique que Marchand-Dessalines est une ville mystique.

Au beau milieu d'un plaidoyer en faveur du rapatriement des restes de Jean Jacques Dessalines dans son patelin afin que l'âme de ce dernier cesse d'errer, de polluer le karma collectif et d'aiguillonner le pays, le prêtre conseille à la jeune femme d'aller prendre un bain de purification à la Source Impériale.

Le regard perçant tel un lynx, l'homme, le cou bardé de gri-gri, les doigts de bagues ornés de pierres multicolores, le guide multiplie les anecdotes sur les vertus de ce site.

Située sur la route qui conduit à la Grotte Jean Zinga où, selon la malice populaire, des présidents haïtiens savaient se retirer pour s'adonner à des cérémonies en vue de rester au pouvoir, la Source impériale est déjà en effervescence.

D'autres femmes, peut-être plus alertes que Jocelyne, croyant sûrement se purifier, se lavaient dans une eau sale, boueuse au son des tambours et des chants vodou.

Selon les habitués, l'endroit a une aura, un auréole particulier. D'autant que le Fort porte l'un des prénoms de l'Impératrice, Félicitée.

Marchand-Dessalines, à l'instar de Saut-Eau, attirent d'innombrables amants du tourisme mystique, religieux. Ce potentiel, combiné à la richesse de son histoire sont autant d'arguments pour que cette ville située dans le département de l'Artibonite, à seulement 147 kilomètres de Port-au-Prince, devienne une destination touristique importante. Un lieu où les millions de compatriotes de l'extérieur pourront se ressourcer.

Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47286&PubDate=2007-08-14

Artisanat en fête au service du talent pur

Le Nouvelliste et l'Institut pour la Recherche et la Promotion de l'Art Haïtien (IRPAH), préparent activement Artisanat en Fête, avons-nous appris auprès des organisateurs ce lundi en marge d'une réunion qui s'est tenue au Parc Historique de la Canne à Sucre, à Tabarre.

Artisanat en Fête qui aura lieu les 18 et 19 août 2007, à partir de 2 heures p.m., se veut la première grande foire populaire autour de l'artisanat sous ses différentes formes (Perles et paillettes, Papier mâché, Couture et Broderie, Fer découpé, Corne et Os, Poterie, Bois travaillé, Pierre, Vannerie, Orfèvrerie, Fer forgé), selon Max Chauvet, Directeur du Nouvelliste.

La foire mettra en vedette les produits d'artisanat d'art et d'artisanat utilitaire. Artisanat en fête insistera sur le talent, sur les hommes et les femmes qui réalisent ces oeuvres admirables qui font le renom d'Haïti, a poursuivi Chauvet

Artisanat en fête réunira dans un même espace plus de cent cinquante artisans venus en majorité du département de l'Ouest et du Sud-est du pays et compte donner un coup de pouce au développement économique des petites et moyennes entreprises qu'ils représentent.

A l'occasion d'Artisanat en Fête, les artisans pourront faire démonstration de leur talent, exposer et vendre leurs produits sans rien payer aux organisateurs ce qui leur permettra d'offrir de bons prix aux acheteurs potentiels.

Artisanat en Fête sera aussi une occasion unique pour les artisans de montrer leur savoir-faire car un espace spécial sera réservé aux démonstrations pour faire l'éducation du public particulièrement des jeunes qui sont rarement exposés aux travaux manuels.

« Plus de 25 artisans ou ateliers donneront pendant les deux jours des démonstrations et organiseront des ateliers auxquels les visiteurs pourront prendre part. nous tenons à sensibiliser les jeunes et les enfants en particuliers sur les savoir-faire locaux qui se perdent », insiste Max Chauvet qui encourage les parents à faire le déplacement avec leurs enfants.

Artisanat en Fête comportera aussi une partie musicale pour donner de l'ambiance et assurer la partie festive de la foire, assure de son côté Frantz Duval, directeur de TICKET et responsable Création et Interactivité au Nouvelliste.

« Toute la journée, il y aura de l'animation musicale avec particulièrement des artistes de Alo Ayiti, de TicketMax Académie et le groupe musicale Ju Kan. Nous allons accompagner la manifestation sans gêner l'essentiel qui est la mise en valeur du talent des artisans et la rencontre du public avec leurs oeuvres », a expliqué Duval

En plus de la foire en elle-même, l'objectif des organisateurs, L'IRPAH et Le Nouvelliste, est d'offrir, avec Artisanat en Fête, une plateforme aux artisans en les exposants à un battage médiatique sans précédent (Le Nouvelliste, TNH, Magik 9 et Ticket en particulier et tous les médias en général sont sollicités).

Dans le cadre de Artisanat en Fête des reportages spéciaux seront réalisés sur les artisans, sur leur talent, leur métier et les filières de commercialisation de leurs réalisations. Autant que la foire, nous sommes convaincus que cet éclairage médiatique leur sera très utile pour la suite de leur carrière

La date de réalisation de la foire, en plein mois d'août, a été décidée par Martine Blanchard de l'IRPAH pour coïncider avec la forte présence des compatriotes de la diaspora qui sont dans le pays. Nous voulons offrir aux amis et parents qui nous visitent une autre image du pays et des talents qui s'y trouve.

L'entrée à la foire se fera pour la modique somme de 150 gourdes qui donnera droit à un coupon rabais de 150 gourdes déductible sur le premier achat.
Les originalités d'Artisanat en Fête :

Le lieu : Parc de la Canne à Sucre
La synergie entre les potentialités des organisateurs et celles des sponsors
Le large public attendu
La formule d'entrée payante remboursable qui crée une incitation à l'achat
L'invitation à participation qui démocratise l'accès aux exposants
L'absence de frais de participation pour les exposants
L'absence de frais de participation pour obtenir un stand
La couverture médiatique pour les exposants et non pour les organisateurs
Les sponsors de Artisanat en Fête:

Artisanat en fête est rendu possible grâce à la Digicel qui est le présentateur de l'évènement.
Le Ministère des Affaires sociales, la Unibank, le Rhum Barbancourt, Valerio Canez et le ministère du Tourisme, supportent la foire.
Les partenaires médias sont la TNH, Magik 9, Ticket et Le Nouvelliste.
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Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47294&PubDate=2007-08-14

Adhésion d'Haïti à l'accord global Petrocaribe

Le président René Préval est rentré satisfait de sa visite au Venezuela. Il a annoncé la mise en branle de plusieurs projets notamment au niveau énergétique.

« Haïti a signé son adhésion à l'accord global de coopération énergétique pétrocaribe », le président René Préval en a fait l'annonce dimanche, à son arrivée, à l'aéroport international Toussaint Louverture. Le chef de l'Etat venait de participer au 3e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays bénéficiaires du programme de vente de pétrole vénézuélien à un prix préférentiel, organisé à Caracas à l'initiative de son homologue vénézuélien Hugo Chavez.

Haïti et le Nicaragua ont donc emboîté le pas aux 14 pays de la région faisant partie du programme. Haïti n'était jusque-là signataire que du volet pétrolier du PetroCaribe.

M. Préval a, par ailleurs, affirmé que ce sommet a été l'occasion pour les pays producteurs de pétrole et de gaz de la région et ceux qui en consomment de discuter sur le traité de sécurité énergétique contenu dans le programme petrocaribe. Un pôle pétro-caribéen de raffinage dont la fonction principale sera de réduire la dépendance des pays de la région vis-à-vis des acteurs internationaux et de réduire l'impact du coût de l'augmentation des produits pétroliers pour ces Etats. « Le raffinement des produits bruts permettra d'économiser 20 dollars par baril. Haïti doit recevoir 15 mille barils par jour, ce qui fait une remise de 300.000 mile dollars par jour », a-t-il expliqué.

Il a également fait état de l'établissement d'un plafond de 10% d'éthanol réservé à l'enrichissement de la gazoline. Selon le numéro un haïtien, cette initiative permettra d'éviter que la production de biocarburant n'affecte pas trop la production agricole dans la région.

Par ailleurs, le président Préval a annoncé que les travaux de construction de deux usines électriques pouvant fournir 15 Mégawatts chacune, au Cap-Haïtien et aux Gonaïves ont déjà démarré. Il a confié que des équipements ont été commandés en Corée et ces deux usines pourraient être fonctionnelles d'ici décembre 2007 ou janvier 2008. Il n'a néanmoins pas avancé de date pour la construction de l'usine de 30 Mégawatts prévue à Port-au-Prince dans le cadre de la coopération avec le Venezuela.

Concernant enfin la construction et l'aménagement d'aéroports au Cap-Haïtien, à Port-au-Prince et à Jérémie, prévus toujours dans le cadre de la coopération avec le Venezuela, René Préval annonce que les études pour ce projet qui coûtera 57 millions de dollars sont terminées.

Le président a annoncé, pour ce lundi, une rencontre entre des membres du gouvernement et les représentants des compagnies pétrolières fonctionnant en Haïti. Ces négociations portent notamment sur le transport, le stockage et la distribution des produits pétroliers. Il a précisé que ces compagnies paieront à l'Etat 100% du coût du pétrole. 60% de cette valeur seront immédiatement versés au Venezuela, la portion restante, soit 40%, devant être payés sur 25 ans, à un taux d'intérêt de 2%.

L'accord énergétique Petro caribe, intervenu le 14 mai 2006 entre l'Etat haïtien et le gouvernement vénézuélien, a été ratifié par le Parlement haïtien en août de la même année. Au terme de cet accord, le Venezuela s'est engagé à garantir à 13 pays de la Caraïbe (plus Haïti en 2006) un approvisionnement pétrolier à des conditions préférentielles. Environ 200 mille barils de pétrole au total sont fournis quotidiennement aux Etats bénéficiaires de ce programme.
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Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47279&PubDate=2007-08-13

La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti s’élève contre la "détention inopportune" et même "illégale" de certains hommes d’affaires

La CCIH entrevoit des "conséquences" sur les investissements futurs
mardi 14 août 2007,
Radio Kiskeya

La Chambre de Commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), l’une des plus importantes associations patronales du pays, a formellement réclamé lundi la libération provisoire de certains entrepreneurs et hommes d’affaires appréhendés dans le cadre de la lutte contre la corruption déclenchée depuis le 18 mai dernier par le chef de l’Etat, René Préval.
Sans faire référence directe à l’un quelconque des entrepreneurs et hommes d’affaires en faveur de qui elle prend position, la CCIH juge, dans un communiqué, que « certaines détentions s’avèrent inopportunes » dans la mesure où les concernés disposent de suffisamment de garantie pour qu’ils soient laissés en liberté jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée pour les faits qui leur sont reprochés. Elle estime aussi que des mesures telles que celles prises contre les entrepreneurs en question, pourraient avoir des conséquences fâcheuses sur les investissements futurs.
La Chambre de commerce d’Haïti, citant les lois haïtiennes et sous-entendant que les détentions auxquelles elle fait référence sont illégales, précise que, hormis les cas de flagrant délit, « il ne revient qu’aux juges et aux tribunaux d’arrêter et de condamner à la prison, ou à toute autre peine qu’aurait mérité un délit ou une infraction ».
Le communiqué de la CCIH, signé de son président Jean Robert Argant, conclut en souhaitant que la justice soit sereine et équitable et que sa gestion donne lieu à plus de modération et de respect de la personne humaine.
L’homme d’affaires Fritz Brandt et son fils David Brandt ont été appréhendés et incarcérés au Pénitencier national le 26 juillet dernier pour leur implication présumée dans une affaire de falsification de bordereaux de douane.
Les Brandt figurent parmi les familles d’hommes d’affaires les plus riches d’Haïti. Ils sont présents dans le secteur bancaire, l’industrie alimentaire et l’importation de véhicules.
Les membres de l’élite économique haïtienne sont généralement réputés intouchables. Rares sont ceux d’entre eux qui font l’objet de poursuites judiciaires.
Franck Ciné, un autre homme d’affaires important, PDG d’une firme de téléphonie mobile, a été écroué le 6 juin dans le cadre de l’enquête sur les circonstances de la banqueroute de la SOCABANK, une banque commerciale privée dont il était l’un des principaux actionnaires. Il a été autorisé à recevoir des soins à l’hôpital en raison de la détérioration de son état de santé en prison
Trois membres de l’ancien conseil d’administration de la SOCABANK, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy ont été également écroués le 6 juin.
Avant ces arrestations, une dizaine d’ex-responsables de la SOCABANK étaient frappés d’interdiction de départ le 14 avril 2007. Parmi eux, l’ancien PDG de la banque, Charles Beaulieu, dont le séjour "prolongé" à l’étranger serait motivé par des "problèmes de santé".
Les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK sont accusés d’avoir provoqué une "faillite frauduleuse" et dilapidé environ 40 millions de dollars américains.
Dans un discours prononcé le 18 mai, à l’occasion de la fête du drapeau et de l’université, le Président René Préval avait annoncé une campagne anti-corruption tout azimut et dénoncé notamment des "banquiers ayant détourné les avoirs des petits déposants". [jmd/RK]
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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3977

Le gouvernement dominicain pas informé du projet d’installation d’un consulat d’Haïti à Santiago

Port-au-Prince aurait débloqué 400.000 dollars pour l’achat d’un immeuble, selon un journal dominicain ; face à la persistance des rumeurs, le gouvernement Fernàndez aurait l’intention d’ouvrir une enquête
lundi 13 août 2007,
Radio Kiskeya

Le ministère dominicain des affaires étrangères a déclaré lundi n’être pas au courant d’une supposée demande d’autorisation soumise par le gouvernement haïtien en vue de l’ouverture d’un nouveau consulat à Santiago (nord), rapporte le quotidien local Diario Libre.
"Le gouvernement dominicain n’est pas informé de la présence d’un consulat haïtien à Santiago ou d’une demande d’installation d’un consulat dans cette ville produite par cette nation. En vertu des normes internationales, le feu vert du gouvernement dominicain est nécessaire pour l’installation d’un consulat étranger sur le territoire national ", a indiqué une source de la Présidence dominicaine ayant requis l’anonymat.
Diario Libre affirme de son côté disposer d’une information selon laquelle le gouvernement Préval/Alexis aurait déboursé un montant de 400.000 dollars américains pour faire l’acquisition d’un immeuble à Santiago. Ce bâtiment devrait abriter le nouveau consulat dans la deuxième ville du pays.
Un officiel dominicain contacté par le journal a indiqué que la question devrait faire l’objet d’une enquête gouvernementale. Selon ce responsable parlant également sous le couvert de l’anonymat, la chancellerie envisagerait publier une déclaration sous peu.
Trois consulats d’Haïti existent pour l’heure à Santo Domingo et dans les provinces de Dajabòn et Barahona.
Des informations ont récemment fait état de graves scandales de corruption qui auraient éclaboussé les missions diplomatiques et consulaire haïtiennes en République Dominicaine. Cependant, aucune enquête administrative sérieuse n’a été jusqu’ici annoncée. spp/RK
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Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3973

Le CPJ accueille favorablement la création de la commission associée aux enquêtes sur des assassinats de journalistes

Le Comité pour la protection des journalistes appelle le gouvernement à démontrer sa capacité à faire juger tous les coupables ; début de polémique en Haïti sur la nature et la mission de la commission
lundi 13 août 2007,
Radio Kiskeya

Le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) s’est réjoui lundi de la création par la Présidence haïtienne d’une commission de journalistes locaux chargée d’appuyer les enquêtes criminelles ouvertes sur les assassinats non élucidés de plusieurs confrères.
Parallèlement, l’organisation réclame des poursuites judiciaires contre tous les coupables.
« Nous sommes heureux que le Président Préval ait reconnu l’importance de ce problème et nous espérons que la commission pourra aider à produire des résultats sur les enquêtes non résolues », a déclaré le directeur exécutif du CPJ, Joel Simon, dans un communiqué rendu public à New York.
L’organisation de défense de la liberté de la presse note toutefois que « la véritable épreuve à laquelle sera soumise la détermination du gouvernement haïtien sera sa capacité à traduire tous les coupables en justice ».
La commission, à laquelle le Président René Préval avait donné investiture vendredi dernier, aura accès aux "dossiers policiers et de justice sur les meurtres d’au moins 10 journalistes", a, pour sa part, indiqué au CPJ, Guyler Delva, principal dirigeant de la nouvelle structure d’investigation. Il précise que la commission "étudiera les cas un par un pour déterminer où les enquêtes ont eu des problèmes et elle rendra publique des rapports avec des recommandations sur la façon d’accélérer le processus".
Plus loin , M. Delva a fait savoir que le premier dossier à être analysé sera celui de Jean Léopold Dominique, directeur de Radio Haïti Inter et conseiller politique du Président Préval au cours de son premier mandat (1996-2001). Le plus célèbre journaliste haïtien avait été abattu par un commando en compagnie du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint, le 3 avril 2000 à Port-au-Prince.
Le Comité pour la protection des journalistes estime que ce cas longtemps négligé se caractérise par "l’incompétence et le manque de volonté politique qui ont fait que le meurtre de Dominique continue à être impuni".
Selon l’organisation, depuis l’année 2000, "trois journalistes ont été tués en représailles directes pour leur travail en Haïti". Il affirme continuer à mener des investigations sur les circonstances du meurtre de cinq autres journalistes en vue de "déterminer si ces assassinats avaient des liens avec leurs activités professionnelles".
Guyler Delva soutient que la commission, issue d’une initiative conjointe de son organisation, S.O.S. Journalistes et du chef de l’Etat, est "complètement indépendante du gouvernement". Elle a reçu le soutien de hauts responsables de l’Etat dont le ministre de la justice, Me René Magloire et le chef de la police, Mario Andrésol, qui ont promis de l’accompagner.
« Le gouvernement doit faire de la justice une priorité » avait déclaré le Président Préval lors de l’installation des 9 membres de la commission en présence notamment de la veuve de Jean Dominique, Michèle Montas, également porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.
Dénommée commission indépendante d’appui aux enquêtes sur les assassinats de journalistes, elle a officiellement pour mandat d’aider l’appareil judiciaire à faire la lumière sur des meurtres de travailleurs de la presse commis entre 2000 et 2007. Cependant, des doutes pèsent sur le supposé statut professionnel de plusieurs des personnes tuées dont les noms figurent sur la liste des enquêtes judiciaires programmées.
Par ailleurs, le juriste et ex-parlementaire Samuel Madistin a catégoriquement rejeté lundi l’initiative de l’administration Préval, y voyant une tentative de cooptation de la justice et de la presse. Me Madistin, qui met en garde contre les risques d’un discrédit moral des médias, qualifie la nouvelle structure de "parallèle et illégale". Il a aussi exprimé son étonnement devant l’attitude du président de la commission, Guyler Delva, qui avait révélé sur les ondes la convocation de l’ancien Sénateur Lavalas Danny Toussaint au cabinet d’instruction et prédit des événements futurs en utilisant l’expression créole "pral gen yon kouri" (la panique).
Venu du Cap-Haïtien (nord) où il réside depuis quelque temps, M. Toussaint avait une fois de plus clamé son innoncence après avoir été interrogé vendredi dernier par le juge Fritzner Fils-Aimé chargé de l’instruction du dossier de l’assassinat de Jean Dominique. spp/RK
Source:
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3976