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vendredi 15 octobre 2010

AGENDA...N'OUBLIONS PAS HAITI....

L'ASSOCIATION SOLIDARITE  PROVENCE AMERIQUE DU SUD INVITE
N'oublions pas Haïti

16 octobre 2010: journée de Solidarité, soutien à l'orphelinat "la Maison des Anges" à Port au Prince, en partenariat avec la 9° édition des belles Latinas
Belles Latinas à Marseille et région, du 14 au 17 octobre 201O

Journée de Solidarité avec Haïti
Soutien à l’orphelinat « la Maison des Anges » de Port au Prince,
Samedi 16 octobre 2010
Lieu : Maison de la région, 61 la Canebière, Marseille 1er (Métro Vieux Port)
10H00 Présentation de la journée : son but et objectifs
*10H15 Présentation de la situation d'Haïti aujourd'hui par Claude MOISE
*10H45 projection film « l’arbre de la liberté » de Maxence DENIS (65’ – DVD)
*11H50 Débat avec Claude Moïse (jusqu’à 12H30)

Lieu : Academia del Tango Argentino, 3A rue des Héros, Marseille 1er (Métro Réformés)
BUFFET SOLIDAIRE (13h à 14h15)
*14h15 Diaporama sur Haïti et l’orphelinat la Maison des Anges que nous soutenons
*14H30 La situation d’Haïti par Claude MOISE, historien Haïtien en présence de Louis-Philippe DALEMBERT
Quelques questions de la salle
*15H15 Rencontre avec Louis-Philippe DALEMBERT, écrivain Haïtien, animée par Pascal Jourdana, dans le cadre des Belles Latinas
*16H15 Débat jusqu’à 17H30

Lieu : Cinéma les Variétés, 37 r Vincent Scotto (la Canebière), 13001 Marseille
*19h00 Présentation de l’orphelinat, « la maison des anges »
*19H10 Débat avec Martin KOHAN, écrivain argentin
*20h00 Film argentin "L'œil invisible" de Diego LERMAN, en avant première, d’après le livre de Martin KOHAN, en présence de l'écrivain.

La 9° édition de Belles Latinas, organisée par la revue Espaces Latinos, en partenariat avec ASPAS sur Marseille et sa région pour les rencontres littéraires.

Douyon fait de sa retraite une machine artisanale

L'artisane Mary Roy Douyon
Après près d'une cinquantaine d'années d'expériences dans les agences de voyage, madame Mary Roy Douyon prend sa retraite juste après le tremblement de terre qui a dévasté le pays. Au coin de sa retraite au Canapé-vert, elle développe l'art de transformer, entre autres, les petites serviettes en de véritables objets d'art utilitaires.
Haïti: Retraitée depuis après le séisme du 12 janvier, Mary Roy Douyon donne tout son temps à la pratique de l'artisanat. Elle va exposer ses travaux à la quatrième édition de Artisanat en Fête.
D'ailleurs, depuis quatre mois, elle ne s'attèle à autre chose qu'à la préparation de sa participation, les 16 et 17 octobre prochains au Parc historique de la Canne-a-Sucre, à la foire. « Depuis quatre mois, je ne fais rien d'autre que travailler mes produits. Je veux avoir un stock important pour présenter aux amants des travaux de qualité et utiles », fait savoir Madame Douyon qui va exposer de diverses serviettes de décoration pour office et toilette, des foulards, des échappes, des corbeilles de décoration et des poupées.
Oeuvres pour décoration de
Mme Douyon
Les produits de Mme Douyon ont, selon elle, un avantage, c'est qu'ils sont utilitaires, et comme exemple, les serviettes décoratives de toilette servent à garder les brosses-à-dents ou des rasoirs. « Vous voyez non seulement elles sont belles, mais aussi elles servent », dit-elle, au journal Le Nouvelliste, lors d'une visite à son atelier à Canapé-vert. Ses produits étaient déjà stockés quand le journal est arrivé. « Je suis déjà prête pour la quatrième édition de Artisanat en Fête », nous dit-elle vivement.
Dans ce domaine, Mme Douyon confirme ne pas être une débutante. « Ca fait longtemps que je pratique l'artisanat. D'ailleurs, c'est ma troisième participation à Artisanat en Fête et j'ai déjà participé à d'autres expositions à Panama ou à la foire de Deschamps », confie-t-elle, ajoutant qu'à l'époque elle n'avait pas encore consacré tout son temps à l'artisanat. Cela fait plus de quinze ans qu'elle crée des poupées.
Des serviettes décoratives de toilette
servent à garder les brosses-à-dents
ou des rasoirs
L'ancienne propriétaire de l'agence de voyage Horizon tours qu'elle a fondée en 1986, a fermé les portes de son entreprise après le séisme suite à des complications de sa santé. « Mon médecin m'a dit que je ne dois plus travailler sur le stress », dit-elle, expliquant qu'elle a dû quitter le pays après la catastrophe. Trois mois plus tard, elle revient pour se consacrer à sa troisième participation à la plus grande foire du secteur de l'artisanat.
Mme Douyon, qui travaille seule dans son atelier chez elle, est pionnière de son travail. « Ce que je fais comme travail artisanal, je ne l'ai vu nulle part ailleurs », déclare-t-elle, souhaitant que les nouveaux produits qu'elle va lancer sur le marché trouvera un avis favorable du public au Parc le week-end prochain. Tout son travail va être exclusivement exposé à la foire. « Certains amis qui m'ont vu à l'oeuvre veulent m'en acheter; j'ai refusé car je veux présenter mes produits à Artisanat en Fête », dit-elle, comme pour dire que c'est le Parc historique de la Canne-à-Sucre qui en aura la primeur.
Carlin Michel
michelcarlin@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84541&PubDate=2010-10-14

Le bois de Morlan à Artisanat en Fête

Le sculpteur de bois Rosan Morlan qui a tout perdu dans le tremblement de terre du 12 janvier dernier finalise sa participation à la fête de l'artisanat prévue pour ce week-end au Parc historique de la canne à sucre. Son travail a déjà été apprécié par le public qui répond toujours au rendez-vous de Artisanat en Fête lors des deux dernières éditions.
Haïti: Rosan Morlan avait perdu tout espoir, après la catastrophe du 12 janvier, de se refaire une santé économique. Franchement, il ne voyait pas comment il allait se reprendre, car son shop avait disparu. « J'ai perdu plus de 200 000 gourdes dans le tremblement de terre de janvier dernier. Mon shop et toutes les commandes que j'ai eues après la dernière édition de Artisanat en Fête ont été détruits », raconte tristement le jeune homme de 36 ans, qui a vu s'écrouler toute son épargne dans ces investissements. Il ne pensait pas que les organisateurs, Le Nouvelliste et l'IRPAH, allaient réaliser Artisanat en Fête, cette foire qui rassemble dans un même site les oeuvres de plus de 200 artisans de tout le pays. « Nous sommes très heureux de voir que les organisateurs vont quand même réaliser cette foire, malgré ce que le pays vient de connaître », se réjouit-il.
Artisanat en Fête est un haut lieu culturel et artistique qui fournit l'occasion aux artisans de gagner un peu d'argent. C'est d'ailleurs, selon certains, leur plus grande recette de l'année. Cette foire est d'autant plus opportune cette année que l'événement du 12 janvier a ruiné la plupart des artisans habitant les zones affectées. « Nous nous préparons activement à notre troisième participation, car nous voulons profiter de cette activité très prisée sur le plan national pour nous refaire une santé économique », déclare M. Morlan qui n'est pas encore rétabli des graves séquelles du tremblement de terre.
L'atelier de Rosan Morlan se trouve désormais sur les trottoirs de la rue Panaméricaine; certaines oeuvres y sont même exposées, alors qu'avant le 12 janvier, M. Morlan se rappelle que son shop attirait bon nombre de visiteurs. Il compte rouvrir son shop en misant sur le succès au Parc historique de la canne à sucre les 16 et 17 octobre prochains. « J'espère que les gens vont non seulement apprécier mon travail pour placer des commandes mais surtout acheter mes oeuvres comme les années précédentes », indique-t-il, les yeux rivés sur le travail de ses ouvriers. En effet, une dizaine d'ouvriers et apprentis travaillent à son atelier.
En Haïti le métier de la sculpture sur bois attire beaucoup d'artisans. Mais Rosan Morlan, lui, se spécialise dans un sujet unique : l'attrait du visage. Son atelier ne sculpte que des visages humains. « C'est notre choix de travail; le public de Artisanat en Fête ne va voir aucun produit de mon atelier qui ne soit pas une représentation de visage humain », dit-il, faisant référence à tous les produits finis de son atelier, empilés dans un entrepot. Il compte présenter une trentaine de pièces de toutes dimensions et variétés au Parc. « Je travaille sans arrêt pour les gens qui vont venir acheter les oeuvres des artisans à la foire ce week-end », dit le sculpteur qui attend d'avantage que des compliments de ses visiteurs.
Rosan Morlan vit de son métier de sculpteur. « Mon métier me permet de vivre, car depuis 2005 je suis marié et j'ai construit ma propre maison », indique-t-il, ajoutant qu'il n'a d'autre occupation que celle de transformer le bois en objet d'art.
Carlin Michel
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84592&PubDate=2010-10-14

Jean-Louis Chéry : son histoire est une fidélité à la pierre taillée

Depuis plus de 25 ans, l'artisan Jean-Louis Chéry ne s'occupe à d'autre activité qu'à celle de transformer les pierres en de véritables objets d'art. Le métier de la pierre taillée l'a tout bonnement adopté, car avant de se lancer dans cette aventure, M. Chéry s'était fait enrôler dans les forces armées d'Haïti. Affecté par la tragédie du 12 janvier, il recommence durement, sous les bâches, à ciseler les pierres pour préparer sa troisième participation à Artisanat en Fête 2010.
Haïti: « Je ne veux rater ma participation à Artisanat en Fête pour rien au monde. Cet espace offert aux artisans me permet non seulement de vendre mes oeuvres, mais surtout de faire de nouveaux contacts desquels peuvent provenir de nouvelles commandes de produits », déclare Jean-Louis Chéry au journal Le Nouvelliste, qui a visité ce week-end son atelier de travail de Gressier.
Sous des prélarts, lui et ses cinq ouvriers préparent activement les produits qui vont être exposés les 16 et 17 octobre au Parc historique de la Canne-à-Sucre, lesquels produits sont très variés. Son podium sera agrémenté par des produits artisanaux utilitaires comme des coffrets, des cendriers, des bols... Il aura aussi des bibelots comme des statuettes, des chatons, des tortues... Il exposera également des produits abstraits puisés dans son imagination.
C'est l'amour de son métier qui l'a épargné de la catastrophe du 12 janvier. « Mes enfants revenaient de Jacmel et comme je préparais un produit, je les ai reçus là où je travaillais, au lieu de la maison, car je n'aime pas être dérangé dans mon travail. Quelques minutes après, le tremblement de terre a tout détruit », explique Jean-Louis Chéry, la voix rauque. Sa maison, sa maisonnée et le dépôt de son atelier ont tous été détruits le 12 janvier.
M. Chéry réalisait en effet une commande de « petit coeur » en pierre qu'il a obtenue en 2009 à la suite de la troisième édition de Artisanat en Fête. « Toute la commande s'est trouvée sous les décombres », dit-il tristement, montrant la cicatrice d'une blessure qu'il a eue sous le menton lors du tremblement de terre. Sa dernière fille de quatre ans, Nedjlie, a eu la tête blessée en trois endroits. « Mais heureusement personne n'était à la maison », dit-il, comme pour remercier le ciel de ce qu'aucun de ses enfants n'y a pas laissé sa peau.
Depuis le mois de mai, l'atelier Chéry s'attèle à la réussite de sa troisième participation à Artisanat en Fête. « Nous allons exposer plus de 200 pièces de diverses dimensions au Parc durant les deux jours de la fête des oeuvres artisanales », indique Jean-Louis Chéry, invitant le public à venir en masse à cette foire pour découvrir ses nouveaux produits. M. Chéry indique que ses travaux sont exposés quotidiennement à l'Institut de recherche et de promotion de l'art haïtien (IRPAH).

Le choix final de sa vie
Issu d'une modeste famille, Jean-Louis Chéry s'était fait, très jeune, enrôler dans les forces armées d'Haïti pour pouvoir subvenir aux besoins de ses parents. Après des hauts et des bas, il quitte l'armée d'Haïti en 1982. Il se rendit à la paroisse de l'Arcahaie dirigée à l'époque par un prêtre avec qui il célébrait la messe pendant sa jeunesse comme enfant de coeur pour devenir instituteur à l'école de la paroisse. Après deux années de service, M. Chéry s'est rendu compte que la modique somme mensuelle qu'il gagnait ne pouvait pas lui permettre de mener sa vie.
En 1984, il abandonne le métier d'instituteur. Il quitte Arcahaie et rentre à Carrefour où son jeune frère Paul Destin gagnait sa vie grâce à la pierre taillée. Il devint ouvrier à l'atelier de son frère et apprit le métier de la pierre taillée. Deux ans plus tard, il inaugura son propre atelier à Gressier où il pratique et vit de son métier depuis plus de 25 ans. « Je n'ai d'autre source de revenu que mon métier de la pierre taillée », avoue-t-il, ajoutant qu'il a pris soin de ses onze enfants grâce à sa profession. Il regrette qu'aucun de ses enfants n'ait voulu apprendre son métier.
Carlin Michel
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84488&PubDate=2010-10-14

De l'artisanat haïtien à Macy's

Haïti: Il y a 10 jours, j'ai été agréablement surprise de tomber sur un article dont le titre révélateur ne pourrait laisser aucun Haïtien indifférent : "Des produits artisanaux d'Haïti chez Macy's". Heureusement que j'étais à New York ! C'est parfait ! Je suis sur place, je pourrai constater moi-même, en bon Saint-Thomas.
J'ai consacré mon dimanche à cette investigation. Je pensais aller directement dans le fief des touristes, le fameux Macy's de la 34e, Herald Square, Manhattan. Mais comme j'étais à Queens, j'ai décidé de tenter un Macy's moins spectaculaire au Queens Center mall. Je fais le tour et constate, malheureusement, qu'il n'y a aucune trace de ces produits qui me sont si familiers et que j'aurais reconnus à mille lieues.
Cependant, je ne m'inquiète pas trop... ils doivent bien être quelque part, ces produits artisanaux haïtiens.
Je me renseigne et le manager me répond après confirmation téléphonique et consultation sur internet que je trouverai mon butin au Macy's de la 34e. Je ne peux cacher mon sourire en le remerciant, mon intuition première était la bonne, je me dis aussi "wow...on nous a réservé une place de choix ". Le Macy's des Macy's qui se vante d'être l'un des plus grands magasins au monde.
Encore, plus emballée qu'avant, je saute dans le train les yeux fermés. Je suis comme un rat des subways de New York...Je sais exactement où je vais.
20 minutes plus tard, j'y suis. Je vais tout droit vers la section home decor ...c'est ce que j'avais lu dans l'article. Niet...Rien. Je m'enquiers auprès du service à la clientèle qui m'envoie au 8e étage. J'y vais. Je scrute les étalages de tout l'étage. Toujours rien. Je demande encore. Certains employés semblent ne pas être du tout au courant de ces produits et cela m'inquiète un peu. Je vois trois hommes en costume, qui semblaient être des supérieurs attitrés. Je suis à ma énième demande. Je me lance. Sollicite l'information. Et miracle : ils savent de quoi je parle. L'un d'eux m'accompagne vers un de ses collègues qui m'informe que je trouverai mes produits artisanaux d'Haïti au 6e étage. Décidément! Je me retrouve dans les 12 travaux d'Astérix...!
Finalement au sixième, je demande encore au floor manager ; et alors qu'il me conduit vers l'éventaire, je reconnais à distance ces objets si familiers! Ces formes, ces matériaux! Ces couleurs si vives qui surgissent d'une réalité si obscures! C'est de chez moi.
Place de choix, mais dimensions restreintes, dois-je m'avouer aussitôt le premier tressaillement d'orgueil apaisé. J'apprends, dans mon échange avec le manager, que le lancement du projet quelques jours auparavant, le 6 octobre dernier, avait été un succès et que la majorité des produits se sont rapidement envolés comme des petits pains chauds, d'où peut-être l'explication du maigre étalage que j'ai vu. Connaissant trop bien la myriade de produits que nous avons à offrir, j'aurais voulu en avoir plein la vue.
Toutefois, je salue cette initiative.
Ce projet s'est concrétisé grâce à une agence torontoise de communication, Brandaid Project, fondée en 2009 par Tony Piggot, le p.d.g de JWT - une des plus importantes agences de publicité du Canada - et à Cameron Brohman, spécialiste en développement international. Brandaid Project s'est associée à une agence new-yorkaise, Fairwinds Trading, qui avait déjà réalisé un projet similaire pour Macy's avec des paniers fabriqués au Rwanda. Les deux agences ont aidé des micro entrepreneurs haïtiens à élaborer leur design et leur stratégie de marque, ainsi qu'à mener une campagne de financement pour rebâtir leurs ateliers après le tremblement de terre. Près de 200 emplois ont ainsi été créés dans les villes de Jacmel et de Croix-des-Bouquets, ai-je appris.
Heart of Haiti, tel est le nom de la collection...En effet, le domaine "art et culture", comprenant l'artisanat, entre autres, a autant son rôle à jouer dans le développement que les domaines dits prioritaires, surtout dans un pays comme le nôtre, Haïti, où l'art et la culture ont souvent, sinon toujours, été et demeurent encore la seule source d'identification positive à notre égard, à l'échelle internationale.
Parallèlement, je cherche encore le nom d'une institution haïtienne, d'un artisan haïtien ou d'une référence haïtienne directement impliqué dans le projet. Et je cherche toujours...
Fallait-il vraiment que cette initiative comme tant d'autres vienne de l'extérieur? Nos aficionados de l'artisanat ne pouvaient-ils pas y penser et chercher à se donner les moyens d'une exportation massive de nos produits artisanaux assurant ainsi une vraie industrie de l'artisanat haïtien, plutôt que de se contenter du chacun pour soi ?
En tout cas, j'espère vraiment pouvoir parler du succès continu de ce projet dans un an ou deux avec le support de nouveaux partenaires locaux...et à ce moment, nous pourrons commencer à parler de développement... durable.
Farida Lecoin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84584&PubDate=2010-10-14

Les mets créoles à l'honneur

Artisanat en Fête ce n'est pas seulement les belles réalisations des artisans haïtiens. C'est aussi un espace de valorisation pour la gastronomie haïtienne dans toute sa diversité. Qui a déjà goûté à une liqueur faite à base d'aloès ou encore à base de bois d'orme ? Qui veut connaître les délices du riz blanc avec ''lalo'' ou encore du ''tonmtonm'' à la sauce gombo (calalou) ? Les spécialistes de la cuisine locale vous donnent rendez-vous les 16 et 17 octobre au Parc Historique de la Canne à Sucre pour une délectation parfaite. Haïti: Cette année encore, les artisans de la foire gastronomique promettent de se surpasser pour offrir au public de Artisanat en Fête des produits locaux dignes d'Haïti chérie, terre aux mets diversifiés. Rose Marie Despeigne a remporté l'année dernière le prix de la présentation la plus originale. Pour cette 4e édition elle va récidiver, de son avis. Elle mise sur son fameux bobori et son délicieux doukounou servi dans des feuilles de bananiers. « Notre bobori fait avec du manioc sera servi avec de l'avocat. Notre gâteau de maïs surprendra même les plus exigeants », a-t-elle avancé.
En outre, madame Despeigne promet également d'améliorer la qualité de son akasan à base de maïs. Mais c'est surtout sur le doukounou sur lequel elle mise pour attirer la grande foule. « Le doukounou sera servi avec le miel. Il est très délicieux », souligne-t-elle.
Le jus d'avocat a été très apprécié lors de la 3e édition de Artisanat en Fête. L'inventeur de ce jus cent pour cent local, Joseph Rolson, sera encore là cette année, avec son nectar vert. « Ce jus est préparé de la même façon que le jus de papaye que tout le monde connaît. Toutefois, les associations d'avocat, de lait, de rhum et d'essence donnent un goût particulièrement délicieux. C'est le même procédé pour le jus de giraumont », a-t-il expliqué.
Selon Joseph Rolson, ce jus vient de Bainet, dans le sud-est d'Haïti. Il en a appris la préparation de sa grand-mère. Aujourd'hui, Rolson présente ces jus d'avocat et de giraumont au monde entier. Artisanat en Fête se charge d'assurer la promotion de ses produits à cette 4e édition.
Les Haïtiens ne manquent pas d'imagination pour composer des boissons. Marie-Ange Guerrier se propose de présenter au public le crémas à la mangue. « La mangue remplace le jus de noix de coco qui compose le crémas ordinaire que tout le monde connaît. Le mélange de la mangue avec l'alcool, le lait... donne un goût envoûtant », a-t-elle expliqué.
En outre, les artisans de la foire gastronomique exposeront d'autres boissons typiquement locales comme la liqueur de gingembre qui a une aussi des vertus médicinales. Les participants à Artisanat en Fête découvriront également les liqueurs faites à base d'aloès ou à base de bois d'orme, le rhum de cacao, entre autres.
Le chanmchanm, fait à base de maïs, d'arachides et de sucre a toujours retenu l'attention de celui qui le consomme. Renante Norca promet de satisfaire le plus grand nombre de personnes possible.
Nul n'est besoin de signaler que le riz blanc et le lalo ou encore le tonmtonm avec la sauce de calalou, entre autres, seront de la partie à cette 4e édition de Artisant en Fête. Les spécialistes de la cuisine locale vous donnent donc rendez-vous les 16 et 17 octobre au Parc Historique de la Canne à Sucre pour une délectation hors du commun.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84583&PubDate=2010-10-13

Haïti-Séisme/Rép. Dominicaine : Juan Luis Guerra s’engage dans la reconstruction de l’Hôpital Saint François de Sales

P-au-P., 14 oct. 2010 [AlterPresse] --- Le chanteur dominicain Juan Luis Guerra a pris part le mercredi 13 octobre à une messe de lancement du processus de reconstruction de l’Hôpital Saint François de Sales, à partir de fonds provenant d’un grand concert qui a eu lieu à Santo Domingo en avril dernier.

La cérémonie a eu lieu sur le site même de l’ancien hôpital, partiellement détruit, qui se situe au cœur du centre-ville, fortement affecté par le séisme du 12 janvier dernier.
La messe a été conduite par l’évêque administrateur de Port-au-Prince, Mgr Joseph Lafontant, et le nonce apostolique, Mgr Bernardito Auza. Elle s’est déroulée en présence de l’ambassadeur dominicain en Haïti, Rubén Silié Valdez, et l’ambassadeur haïtien en République Dominicaine, Fritz Cinéas.
La cérémonie religieuse a également été un hommage aux victimes du tremblement de terre, dont une centaine est décédée au sein de l’hôpital.
Juan Luis Guerra s’est dit « très heureux » de prendre part à l’initiative de reconstruction de l’Hôpital Saint François de Sales.
Le chanteur a, en même temps, confié, à AlterPresse, sa « peine » devant l’ampleur des destructions au centre-ville, en particulier l’effondrement partiel de l’hôpital.
Mais, a-t-il assuré, « nous ferons de notre mieux avec cette aide » et « le Ségneur (Dieu) reconstruira Haïti ».
L’aide est fournie par la Fondation Juan Luis Guerra et Sur Futuro, une autre fondation dominicaine, en partenariat avec la nonciature apostolique d’Haïti.
L’initiative est également supportée par Catholic Relief Service (CRS), partenaire de l’hôpital depuis deux ans.
Les fonds qui seront engagés, proviennent d’un grand concert intitulé « Un chant d’espoir pour Haïti », organisé par Juan Luis Guerra à Santo Domingo en avril, 3 mois après le tremblement de terre qui a tué 300 000 personnes et fait 1,5 million de sans abri, selon les statistiques officielles.
Le concert, qui a rapporté 2,5 millions de dollars, a bénéficié de la participation de plusieurs grands artistes du monde hispanophone, dont Enrique Iglesias, Miguel Bosé, Alejandro Sanz, Jonny Ventura et Maridalia Hernandez. [gp apr 14/10/2010 08 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10119
Commentaires:
Bravo Juan Luis Guerra, tienes un corazon enorme.
Nous avions applaudi cette initiative de Juan Luis Guerra qui avait réuni autour de lui les meilleurs artistes du chant et de la musique hipanique. Au départ il était question de construire un hôpital pédiatrique. Ce qui aurait sans doute posé des problème dans l'acquisition d'un terrain  tenant compte des problèmes fonciers qui caractérisent Haïti. Le projet aurait pu s'embourber dans les méandres de la bureaucratie haïtienne.
L'équipe qui gravite autour du projet a eu l'intelligence d'intervenir sur un site qui existe déjà.
Lors du dernier concert, Juan Luis Guerra avait promis de rééditer cette activité chaque année à la même date pour poursuivre l'action de construction de l'hôpital.
Une entreprise de cette envergure coûte assez d'argent. 2.500.000 de dollars peut permettre un bon début. Et avec l'ossature du projet visible et palpable il sera beaucoup plus aisé de continuer.
Bravo a Juan Luis Guerra, Bravo à la Solidarité dominico-haïtienne.

Début vendredi de la deuxième et véritable manche de la campagne électorale

Entre grands rassemblements électoraux, réunions en petit comité et spots de propagande dans les médias, la campagne présidentielle prendra son envol malgré les problèmes financiers dont se plaignent plusieurs candidats Jeudi 14 octobre 2010, Radio Kiskeya
Les candidats à la Présidence et ceux qui convoitent les 110 sièges en jeu au Sénat et à la Chambre basse s’apprêtent à entrer véritablement en campagne avec l’ouverture officielle, ce vendredi, de la deuxième phase de la bataille qui ouvre la voie à toutes les formes de propagande autorisées par la loi électorale.
Quatre des 19 prétendants à la succession de René Préval interrogés par Radio Kiskeya se sont déclarés plus ou moins prêts à aborder cette nouvelle étape de la course électorale en dépit des sérieuses difficultés financières auxquelles ils sont confrontés.
Le pasteur Jean Chavannes Jeune, qui se présente sous la bannière de l’alliance chrétienne ACCRAH, prévoit de tenir ses premiers rassemblements publics dans une semaine exactement, soit le 22 octobre prochain. Ces activités se poursuivront jusqu’à la fermeture de la campagne, le 26 novembre, précise-t-il.
Quatrième aux présidentielles de 2006, M. Jeune souligne que ses partisans entendent mettre les bouchées doubles afin de répondre aux exigences de la campagne électorale malgré les maigres ressources disponibles.
De son côté, le Sénateur Jean Hector Anacacis, candidat du Mouvement de la jeunesse haïtienne (MODEJHA), s’est montré très critique vis-à-vis du modèle de campagne en deux phases qu’il juge ardu pour les concurrents aux moyens financiers très limités.
Se situant dans cette catégorie, le parlementaire affirme avoir mis au point une stratégie adaptée aux exigences dec la campagne.
En lieu et place de grands meetings électoraux, Jean Hector Anacacis va donc privilégier le porte à porte afin, estime-t-il, d’aller à la rencontre de la population et de ses revendications dans les sections communales et les quartiers défavorisés des milieux urbains.
Egalement en lice pour les présidentielles du 28 mois prochain, le maire de Delmas (nord-est de Port-au-Prince), Wilson Jeudy, croit que ce vendredi marquera le véritable lancement de la campagne électorale.
En désaccord avec la période muette que le Conseil électoral avait imposée aux compétiteurs, le candidat de Force 2010 croit qu’une campagne ne doit pas se limiter à l’affichage de photos et posters sans des messages directs adressés à la population.
M. Jeudy qui, ne se plaint pas particulièrement de problèmes de fonds, soutient que toute déclaration de candidature implique nécessairement la possibilité de réunir les moyens financiers appropriés.
Enfin, Eric Smarki Charles du Parti de l’évolution nationale haïtienne (PENH) prévient que la puissance de l’argent sera moins déterminante que l’adhésion naturelle de l’électorat dans la victoire du futur vainqueur du scrutin présidentiel. "Un candidat peut rouler sur l’or et ne pas pouvoir remporter les élections s’il ne dispose pas d’une bonne assise populaire", a lancé l’ancien directeur de la douane de Port-au-Prince qui a déjà programmé des déplacements électoraux à travers le pays grâce au soutien financier de ses partisans et sympathisants.
Malgré sa décision de séquencer la campagne électorale en deux périodes, l’une dite muette prévue entre le 27 septembre et le 15 octobre et l’autre, verbale, qui commence ce vendredi pour s’achever le 26 novembre, le CEP a avoué son incapacité à sévir contre les candidats, dont ceux du parti au pouvoir INITE, qui ont tenu jusqu’ici plusieurs réunions de campagne montrées à la télévision.
Cette impuissance avérée de l’institution électorale risque d’être encore plus évidente au cours de la deuxième phase de la campagne qui va opposer des rivaux qui se méfient les uns des autres, sur fond de dénonciations répétées d’opérations de distribution d’armes que le régime Préval aurait entreprises dans plusieurs régions.spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7131

Des élus locaux démentent tout soutien officiel à INITE

Un regroupement, qui dit compter dans ses rangs des CASEC, ASEC et délégués de ville, annonce qu’il fera bientôt connaître son choix politique alors que la fédération des CASEC a déjà fait part du soutien déclaré de tous les élus locaux à la plateforme présidentielle Jeudi 14 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le regroupement des élus locaux, qui dit réunir des membres de CASEC, ASEC et délégués de ville, a pris jeudi le contre-pied d’une récente déclaration du coordonnateur de la fédération nationale de ces collectivités territoriales, Paul André, annonçant l’allégeance politique de tous les conseils d’administration des sections communales à Jude Célestin, le candidat à la Présidence de la plateforme au pouvoir INITE.
Intervenant lors d’une conférence de presse, Castro Pierre et Romain Augustin, les deux responsables du regroupement ont nié avoir confié à M. André la mission de conduire des négociations avec une quelconque structure politique engagée dans la course électorale.
Cette entité, qui n’a pas raté l’occasion de féliciter le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, pour le travail accompli, promet de se positionner prochainement sur les élections.
La semaine dernière, Paul André et d’autres dirigeants de la fédération nationale des conseils d’administration des sections communales (CASEC), très proches du chef de l’Etat, avaient apporté un soutien sans équivoque à INITE tout en administrant une volée de bois vert à l’ancien Premier ministre de René Préval, Jacques-Edouard Alexis.
Ce dernier, qui a dénoncé la détermination du pouvoir à armer ses partisans, après s’être engagé dans la course présidentielle sous les couleurs du parti Mobilisation pour le progrès d’Haïti (MPH), est accusé à son tour d’avoir été, au milieu des années 80, l’un des responsables de la campagne d’abattage des cochons créoles dénommée PEPADEP, sous la dictature de Jean-Claude Duvalier.
Au moment de cette vaste campagne ayant ruiné l’économie paysanne sous prétexte que la fièvre porcine africaine avait contaminé tout le cheptel haïtien, Jacques-Edouard Alexis fut le doyen de la faculté d’agronomie et de médecine vétérinaire de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7129

Le Conseil de sécurité accorde un an de plus à la MINUSTAH et appelle à des "élections libres" en Haïti

La stabilité politique dépendra de l’issue des joutes présidentielles et législatives du 28 novembre, relèvent les quinze membres du Conseil dans une résolution Jeudi 14 octobre 2010,Radio Kiskeya
Les quinze membres du Conseil de sécurité ont approuvé jeudi à l’unanimité la proposition du Secrétaire général Ban Ki-moon de proroger, jusqu’au 15 octobre 2011, le mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) tout en appelant à la tenue "d’élections libres", le mois prochain.
Le Conseil a décidé de "maintenir à leur niveau global actuel les effectifs de la Mission, qui comprend une composante militaire, qui pourra compter jusqu’à 8.940 soldats de tous rangs, et une composante policière pouvant atteindre 4.391 membres", souligne l’instance suprême de l’ONU dans une résolution rendue publique à New York.
Affirmant qu’il est de la responsabilité du gouvernement et du peuple haïtiens la "stabilisation du pays sous tous ses aspects", le Conseil de sécurité met aussi l’emphase sur la nécessité de rendre libre et transparent le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre. "La bonne tenue d’élections présidentielles et législatives libres, régulières, ouvertes à tous et transparentes, conformément au calendrier constitutionnel, est une condition décisive de la consolidation d’un climat politique stable", indique la résolution.
D’autre part, les donateurs d’Haïti sont invités à honorer "sans retard" les engagements financiers pris lors de la conférence internationale organisée à New York, le 31 mars dernier, afin que le processus de reconstruction post-séisme entraîne à court terme des "bienfaits tangibles et visibles".
Dans le domaine des droits humains, au cours des douze prochains mois, la MINUSTAH disposera du même mandat. Aussi, les Etats membres insistent pour que les casques bleus "continuent d’appuyer les efforts déployés par les autorités haïtiennes en vue de contrôler les flux d’armes légères", conclut la résolution.
Précédée de quelques mois d’une force multinationale qui avait été dépêchée sur le terrain dans les heures ayant suivi le départ en exil du Président Lavalas, Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004, au milieu d’une grande commotion politique, la MINUSTAH est déployé en Haïti depuis six ans.spp/Radio Kiskeya
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L’OEA mise sur une participation massive aux élections

Le représentant spécial du Secrétaire général, Ricardo Seitenfus, dit craindre une faible mobilisation des haïtiens qui pourrait remettre en cause la légitimité des élus et déplore la non-épuration des listes électorales sur lesquelles risquent de figurer de nombreux tués du 12 janvier totalisant 6% de la population électorale Mercredi 13 octobre 2010, Radio Kiskeya
Le représentant spécial du Secrétaire général de l’OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, a souhaité mercredi la plus grande participation populaire possible aux présidentielles et législatives du 28 novembre afin que les futurs élus puissent jouir de la légitimité nécessaire à l’exercice du pouvoir.
L’ambassadeur Seitenfus souligne néanmoins qu’il ne revient pas à l’OEA, mais aux candidats, de porter les haïtiens à se rendre aux urnes, parallèlement à la mission du CEP de créer les conditions nécessaires à une forte mobilisation de l’électorat.
"Attirer les électeurs et les électrices, c’est le travail des politiciens, des candidats et des partis politiques. Ce n’est pas notre rôle", a expliqué le diplomate lors d’une conférence de presse.
Intervenant sur l’épineuse question de l’épuration des listes électorales, le représentant de l’Organisation des Etats américains n’a pas caché ses inquiétudes. Depuis 2005, aucun travail de mise à jour des données n’a été réalisé alors que de nombreux électeurs potentiels ont péri dans le séisme de janvier qui a fait officiellement 300.000 morts.
Ricardo Seitenfus souligne qu’en décembre 2009, 4,6% des électeurs inscrits étaient décédés, selon une étude de l’OEA. Une deuxième enquête réalisée au lendemain du 12 janvier a montré que le nombre de détenteurs de la carte d’identification nationale (CIN) tués représentait 6,1% de la population électorale.
Une telle situation risque d’affecter le niveau de participation de la population aux élections et la légitimité du processus.
Le représentant spécial du Secrétaire général de l’OEA a, d’autre part, annoncé que 150.000 nouvelles cartes dont l’impression s’effectue actuellement aux Etats-Unis seront bientôt disponibles.
Mettant l’accent sur l’importance de l’assistance technique fournie par l’organisation hémisphérique à l’Office national d’identification (ONI), l’ambassadeur Ricardo Seitenfus s’est félicité de l’engouement populaire pour la CIN qu’il a qualifié de "phénomène de société" lié à l’exercice d’un droit citoyen fondamental en dehors des compétitions électorales.
A ce propos, il convient de signaler qu’entre le 12 janvier et le 28 septembre, date de la fermeture du registre électoral national, 283.000 nouvelles demandes de carte ont été reçues à l’ONI.
Les électeurs potentiels sont aujourd’hui estimés à 4,7 millions de personnes, selon l’OEA qui dirige, avec la Communauté Caraïbe (CARICOM), une mission d’environ 200 observateurs électoraux.
Le processus électoral qui avance au milieu de nombreuses suspicions et interrogations devrait permettre aux haïtiens de se choisir un nouveau Président pour les cinq prochaines années, 11 Sénateurs et 99 Députés. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7127

La situation alimentaire se détériore à Port-au-Prince, selon l'ACF

Les cas de malnutrition sont en nette augmentation au niveau de la capitale haïtienne, c'est ce qu'a révélé l'organisation internationale Action Contre la Faim (ACF). Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, Pierre Tripon , Lucie Grosjean et Gwenaelle Garnier membres de cette ONG qui intervient en Haïti, depuis plus de 25 ans, ont indiqué que l'ACF vient en aide chaque mois à plus de 300 enfants atteints de malnutrition aiguë.
Ils ont fait remarquer que 16% des enfants reçus par l'ONG, souffrent de malnutrition.
L'action contre la faim estime que la situation est toujours préoccupante neuf mois après le séisme du 12 janvier. Toutefois l'organisation internationale promet de travailler d'avantage afin de pallier ce problème.
Les responsables de cette organisation, affirment que l'insécurité alimentaire qui était déjà préoccupante avant le séisme s'est accrue.
Par ailleurs, ils annoncent un ensemble d'activités à l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation célébrée chaque année, le 16 octobre.
La célébration de cette journée a pour objectif de faire mieux connaître les problèmes alimentaires dans le monde et de renforcer la solidarité dans la lutte contre la faim, la malnutrition et la pauvreté.
EJ/Radio Métropole Haïti
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Commentaires:
Une ONG qui gère un problème sur place depuis 25 ans et qui se trouvent  face à une situation qui se détériore de façon constante est une ONG qui doit revoir le sens et la dynamique de ses activités. A moins de faire le choix avéré de ne toucher que superficiellement le problème.

Le CEP est impuissant face aux dérives de certains candidats

La conseillère électorale, Ginette Cherubin exhorte toutes les instances compétentes à sanctionner les candidats qui utilisent des matériels et des biens de l'état pour mener campagne. Madame Chérubin réagissait à un récent communiqué de la mission conjointe OEA–CARICOM dénonçant ce fait.
Tout en saluant le travail de la mission d'observation électorale, la conseillère, admet avoir entendu des doléances de la part des candidats mais affirme que le CEP est impuissant face à ces dérives.
« Le CEP, n'est pas la police ni la justice, donc il revient aux autorités compétentes de prendre des dispositions nécessaires contre ceux qui ne respectent pas la loi électorale », a déclaré Ginette Chérubin.
Rappelons que La Mission d'Observation Electorale Conjointe de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (CARICOM) avait déploré, dans un communiqué la violation par des candidats de la campagne, dite muette.
La (MOEC) avait également regretté, l'utilisation par des candidats de matériels ou de ressources de l'état dans la campagne. La mission avait aussi fait remarquer qu'elle avait déjà reçu de nombreuses plaintes relatives à ces détournements.
EJ/Radio Métropole Haïti
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Myrlande Manigat veut contrer les tentatives de fraudes par une forte affluence des électeurs

La candidate à la présidence du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat exhorte les citoyens haïtiens à se rendre massivement aux urnes le 28 novembre prochain. Elle estime que c'est l'unique rempart qui permettra d'éviter des fraudes massives en faveur d'un certain candidat. La forte affluence dans les centres de vote aura un double effet, assure Mme Manigat. L'ex sénatrice souligne que la présence d'un grand nombre de citoyens dissuadera les fraudeurs et assurera le citoyen que son vote sera respecté.
Cependant la secrétaire générale du RDNP, qui caracole en tête dans les sondages, est préoccupée par le fonctionnement de la machine électorale. L'ex Première dame est néanmoins favorable à la tenue des élections qui permettront d'éviter un vide constitutionnel générateur de crise sociopolitique.
Alors que d'autres leaders de l'opposition réclament a cor et a cri le départ des conseillers électoraux, Myrlande Manigat croit que les fraudes peuvent provenir des centres de vote. Elle s'interroge sur les locaux retenus pour abriter les centres de vote et la désignation des membres des Bureaux de vote. En outre le traitement des dossiers des COV pourrait dans certains cas conduire à la publication de deux listes électorales fait remarquer Mme Manigat.
En dépit de tout la secrétaire générale du RNDP assure qu'il vaut mieux se rendre aux urnes afin d'exercer son droit de vote. Le seul bémol placé par Mme Manigat est le climat sécuritaire. Invitant les citoyens à faire montre de prudence en cas d'actes de violence, Mme Manigat prend en considération les menaces sur le processus électoral.
LLM / radio Métropole Haïti
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Les forces de l'ordre promettent d'intensifier la traque des bandits à Carrefour

Le commissaire de police de Carrefour, Pierre Louis Jean Alex, entend développer une nouvelle stratégie afin de contrecarrer les actions des bandits dans cette commune. Des braquages et des vols de motocyclettes ont été enregistrés au cours de ces dernières semaines rapporte le commissaire de police. Les forces de l'ordre doivent redoubler de vigilance, martèle M. Pierre Louis pour qui il faut œuvrer au maintien d'un climat sécuritaire avant les élections du 28 novembre. Une intensification de la surveillance des institutions financières, telles banques et maisons de transfert, est envisagée par le commissaire Pierre Louis.
Cette tache sera accomplie par des policiers sans uniformes qui se chargeront d'alerter le commissariat lorsqu'un bandit aura été localisé. La nouvelle stratégie permettra également d'intensifier la traque des évadés du 12 janvier.
A ce jour 95 évadés ont été capturés par les policiers du commissariat Omega et des deux autres sous commissariat. L'un des principaux chefs de gang en cavale est Johnny Cicéron. Le commissaire de police révèle que ce criminel a récemment échappé de justesse à une patrouille de la police. Trois armes a feu ont été saisi au cours de l'opération qui a permis également d'appréhender un des acolytes de Cicéron.
Selon le commissaire Pierre Louis les évadés du Pénitencier National sont les principaux auteurs des actes de violence dans cette commune.
En ce qui a trait à la campagne électorale, le commissaire Pierre Louis affirme que le dispositif sécuritaire est entrain d'être mis en place. Il s'engage à œuvrer afin de créer un climat sécuritaire propice à la campagne électorale.
LLM / radio Métropole Haïti
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L'OEA se réjouit d'avoir réussi le projet d'identification des citoyens

L'Organisation des Etats Américains (OEA), chargée de superviser le processus d'enregistrement des citoyens, salue la forte affluence dans les bureaux de l'Office Nationale d'Identification (ONI). Plus de 137 000 citoyens haïtiens ont sollicité leurs cartes d'identification nationale (CIN) au cours du mois de septembre, révèle le représentant spécial du secrétaire général de l'OEA à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus. Les statistiques prouvent que la demande n'a cessé de croître au cours des 8 dernier mois. Il s'agit d'une augmentation exponentielle, martèle M. Seitenfus faisant remarquer que le nombre de demande de carte est passé de 9 300 en janvier à 137 000 en septembre.
Toutefois rien ne permet de prouver que l'engouement des citoyens pour la carte d'identification est lié à la période électorale.
Dans tous les cas de figure M. Seitenfus se réjouit du succès de la CIN auprès des citoyens haïtiens. Le représentant du secrétaire général de l'OEA assure qu'il ne s'agit pas uniquement d'un phénomène électoral et politique mais plutôt d'un phénomène sociétal. L'OEA entend miser sur le succès du projet d'identification des citoyens haïtiens rappelant que le droit à l'identité fait partie des droits humains.
Au total 283 000 citoyens haïtiens ont sollicité la CIN au cours de la période janvier à septembre 2010. Les plus forte augmentation de demande de la carte d'identification ont été enregistré en août (50 000) et septembre (137 000). Au cours de cette période le processus électoral avait été mis en branle au sein de l'opinion publique avec la publication de la liste des candidats agréés par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). Les demandes de cartes au cours des mois antérieurs avaient oscillé autour de 13 000.
LLM /radio Métropole Haïti
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La reconstruction se fait sans la participation des citoyens

L'élaboration du plan de reconstruction se fait sans débats avec une faible participation des citoyens, c'est le constat de l'Action Citoyenne, 9 mois après le séisme du 12 janvier. Dans un rapport publié cette semaine cette organisation de la société civile a indiqué que, la classe politique haïtienne, le secteur universitaire, ainsi que les membres de la société civile, ne sont pas impliqués dans les discussions qui se font autour de la reconstruction du pays.
Elle estime que la mise à l'écart de tous ces secteurs pourrait entraver la bonne application des plans élaborés.
Par ailleurs, l'action citoyenne qualifie de scandaleux, et d'inconstitutionnel, le vote de la loi d'état urgence pour 18 mois.
L'action citoyenne dit constater que le gouvernement a décidé de lancer le processus électoral sans dialogue ni concertation.
En conséquence, elle incite fortement les membres du Conseil Electoral, à respecter, nous citons, scrupuleusement, le vote de la population.
Elle demande au prochain président de faire montre de dépassement de soi, tout en appliquant une politique inclusive. EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18339