POUR VOS RECHERCHES

Google

jeudi 15 avril 2010

La tutelle... sans le nom

Auteur: Vincent Marissal, La Presse (Port-au-Prince)
On le savait, on l'a bien constaté dans les jours suivant le tremblement de terre et c'est encore plus vrai aujourd'hui, trois mois plus tard: c'est Washington qui dirige et dirigera Haïti.
On entend beaucoup de mensonges et de demi-vérités à propos d'Haïti dans les cercles de la communauté internationale, mais la plus grande supercherie est de continuer de parler de la souveraineté d'Haïti et de son gouvernement.
La présence américaine est moins spectaculaire trois mois après le séisme, la plupart des Marines ont quitté Port-au-Prince, mais en coulisse, le département d'État (dirigé par Hillary Clinton, femme de l'émissaire de l'ONU pour Haïti, Bill) s'active pour avoir les coudées franches.
Un plan de reconstruction de plus de 10 milliards de dollars sur 15 ans, cela représente de belles occasions d'affaires pour les entreprises américaines. En plus, les Américains veulent construire une success-story en Haïti.

Mais il faut d'abord un cadre légal et politique.
Le cadre légal, il a passé la dernière étape, hier au Sénat, avec l'adoption d'un projet de loi prolongeant de 18 mois l'état d'urgence. Cette loi donne au gouvernement haïtien (avec les membres de la communauté internationale nommés au sein d'une commission intérimaire) des pouvoirs extraordinaires, comme passer des contrats sans appel d'offres, fermer des camps et expulser ses habitants, réquisitionner des immeubles ou des terrains.
L'adoption de ce projet de loi a été fortement encouragée par Washington. Il donne les moyens d'aller vite, sans avoir trop de comptes à rendre.
Déjà, l'expulsion de sinistrés bat son plein depuis trois jours à Port-au-Prince, faisant monter de plusieurs crans la tension en ville.
L'administration américaine insiste par ailleurs pour que le gouvernement haïtien adopte une loi interdisant aux fournisseurs d'augmenter leurs prix de façon déraisonnable.
L'administration américaine planche par ailleurs sur un plan énergétique majeur, incluant la construction de lignes de transmission, la rénovation de barrages et la distribution de propane (pour remplacer le charbon).
L'énergie, c'est le pouvoir, de nos jours. Le président du Venezuela, Hugo Chavez, s'est fait bien des amis en Amérique du Sud en distribuant son pétrole en vertu de généreuses ententes, notamment ici. Justement, une grève au Venezuela a provoqué ces derniers jours une pénurie d'essence à Port-au-Prince.
L'administration américaine, à couteaux tirés avec Hugo Chavez, ne tolérera pas une telle situation.
«Gardez les yeux ouverts», suggérait en entrevue le premier ministre Jean-Max Bellerive aux Canadiens qui craignent la corruption et le fiasco financier de l'aide internationale en Haïti.
En effet, nous aurions tout intérêt à garder les yeux grands ouverts. Doublement intérêt, même.
D'abord pour nous assurer que nos millions (centaines de millions) serviront les Haïtiens, et non pas le régime et ses amis.
En ce sens, les partis de l'opposition à Ottawa feraient œuvre utile en réclamant du gouvernement Harper la création d'une commission non partisane chargée, pour les prochaines années, de suivre l'argent à la trace. Et de faire rapport périodiquement des progrès (ou des dérapages) en Haïti. Rien n'empêche de créer une telle commission, avec ou sans le gouvernement, d'ailleurs.
La vigilance est d'autant plus de mise qu'Haïti entre dans une période électorale instable. À cause du tremblement de terre, les élections législatives de février ont été remises. Elles pourraient être tenues en même temps que la présidentielle, prévue en novembre (mais qui pourrait être repoussée de quelques semaines).
De plus, le Parlement sera dissous en mai, ce qui fait que le président Préval, loi d'urgence en poche, pourra gouverner par décret.
La moindre des choses, puisque nous donnerons des centaines de millions à Haïti, c'est de nous assurer que nous ne cautionnons pas un gouvernement antidémocratique, même si celui-ci opère avec la bénédiction de Washington et la complicité tacite de la communauté internationale.
Ce gouvernement, tout le monde le sait, n'est pas au-dessus de tout soupçon. L'an dernier, lors des élections sénatoriales, l'opposition a dénoncé des fraudes dans une quarantaine de bureaux de vote. L'affaire a finalement été étouffée par la Commission électorale provisoire, la même qui est toujours en place aujourd'hui et qui doit décider de la date des prochaines élections.
Le président Préval ne peut se représenter, mais avec les milliards de l'aide internationale et une opposition complètement désorganisée, comment garantir qu'il ne retournera pas la situation au profit de son successeur?
Notre deuxième intérêt, c'est de veiller à ce que nous ne ramassions pas que les miettes laissées par les États-Unis dans un pays où nous devrions avoir une longueur d'avance naturelle.
Pour le moment, on ne sent pas un grand empressement de la part d'Ottawa.
La ministre responsable de l'ACDI, Bev Oda, était à Port-au-Prince la semaine dernière, mais elle a surtout annoncé un projet d'hôpital qui était prévu avant le tremblement de terre.
Le projet de siège temporaire du gouvernement (12 millions de dollars) annoncé en grande pompe lors de la visite de Stephen Harper, en février, s'est quelque peu dégonflé depuis.
Le Canada devait payer pour des installations temporaires à Croix-des-Bouquets (environ 25 km à l'est de Port-au-Prince), mais les ministres haïtiens, apparemment, ne voulaient pas aller si loin de la capitale.
Plan B, donc: le Canada construira plutôt des sièges temporaires pour les ministères de l'Agriculture et de la Santé.
Des cabanes pour deux ministères, c'est bien modeste à côté des projets pharaoniques développés à Washington.
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/vincent-marissal/201004/14/01-4270195-la-tutelle-sans-le-nom.php


Commentaires : Loin de déclencher en moi la réincarnation de l’esprit de Jean Jacques Dessalines, loin de me sentir léviter de rage, propulsé par les ressorts de mon haitiannisme national et inébranlable, l’article de ce journaliste me rassure.


Il faut reconnaître que l’auteur de cet article fait preuve d’une objectivité à toute épreuve dans l’approche et la vision de la problématique haïtienne.


Je trouve très rassurant que la reconstruction d’Haïti ne sera pas laissée de façon exclusive à la compétence et au bon vouloir de nos compatriotes. Le fait de critiquer la pseudo main mise américaine ne devrait pas servir de base à ceux-là qui, pour des raisons anti-hégémoniques prônent la participation haïtienne dans toute sa splendeur quand au fond d’eux-mêmes ils reconnaissent d’un côté les tares et les déficiences d’Haïti à tout point de vue et dans tous les domaines et de l’autre côté la situation calamiteuse du pays, l’engouement international, mondial et purement humanitaire déclenché par cette porte ouverte à la misère défoncée par le tremblement de terre du 12 janvier, qui pourraient servir de base pour relancer ce pays.


Aujourd’hui, si on pose la question aux haïtiens qui abandonnent leur logement pour grossir le volume des camps de sinistrés, parce que en dépit des apparences, ils trouvent des solutions à leurs problèmes basiques et quotidiens, de savoir qui doit reconstruire le pays, il sera très édifiant de constater qu’une grande partie de la population ne se retrouve pas du tout au sein des réflexions portées par les élites bourgeoises et intellectuelles et la pseudo élite politique.


Si les américains s’engagent à faire d’Haïti un « success story » je vote pour les américains !

Le Congrès américain approuve un allégement de la dette d'Haïti

Le Congrès américain a approuvé, avec un dernier vote de la Chambre des représentants mercredi, un projet de loi favorisant l'allégement de la dette d'Haïti dans le monde, afin de faciliter la reconstruction du pays, dévasté par le séisme du 12 janvier. Le texte adopté à l'unanimité mercredi à la Chambre peut désormais être envoyé à la Maison-Blanche pour promulgation par le président Barack Obama.
La mesure ordonne au représentant américain auprès du Fonds monétaire international (FMI) et d'autres institutions financières, ainsi qu'à la secrétaire d'Etat américaine, d'agir pour obtenir l'allégement de la dette haïtienne dans le monde, à l'égard des organisations internationales et des Etats.

Par ailleurs, le texte insiste pour que toute nouvelle aide à Haïti prenne la forme de subventions et non de prêts.

En outre, le projet appelle à la création d'un fonds international pour Haïti afin d'investir dans les infrastructures (réseau électrique, routes, ponts, installations sanitaires et reboisement).
Les pays du G7 ont déjà annoncé début février qu'ils allaient annuler toute la dette d'Haïti. Mais sa dette à l'égard de ce groupe de pays (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Japon) était déjà relativement faible.
La dette extérieure publique totale d'Haïti s'élevait, fin septembre 2008, à 1,88 milliard de dollars, selon des chiffres du Club de Paris.
La Banque interaméricaine de développement (BID) estime que la reconstruction d'Haïti va coûter 14 milliards de dollars.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/14/01-4270484-le-congres-americain-approuve-un-allegement-de-la-dette-dhaiti.php

USA-HAITI: Le Congrès américain a approuvé un projet de loi favorisant l'allégement de la dette d'Haïti dans le monde.

Le Congrès américain a approuvé un projet de loi favorisant l'allégement de la dette d'Haïti dans le monde, afin de faciliter la reconstruction du pays. Par ailleurs, le texte insiste pour que toute nouvelle aide à Haïti prenne la forme de subventions et non de prêts.
Le texte adopté à l'unanimité mercredi à la Chambre des représentants peut désormais être envoyé à la Maison-Blanche pour promulgation par le président Barack Obama. La dette extérieure publique totale d'Haïti s'élevait, fin septembre 2008, à 1,88 milliard de dollars, selon des chiffres du Club de Paris.
La mesure ordonne au représentant américain, auprès du Fonds monétaire international (FMI) et d'autres institutions financières, ainsi qu'à la secrétaire d'Etat américaine, d'agir pour obtenir l'allégement de la dette haïtienne dans le monde, à l'égard des organisations internationales et des Etats.
En outre, le projet appelle à la création d'un fonds international pour Haïti afin d'investir dans les infrastructures (réseau électrique, routes, ponts, installations sanitaires et reboisement). Les pays du G7 ont déjà annoncé début février qu'ils allaient annuler toute la dette d'Haïti. Mais sa dette à l'égard de ce groupe de pays (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Japon) était déjà relativement faible.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17528

Football match préparatoire coupe du monde: Haiti-Argentine le 4 Mai 2010

Dans le cadre de sa préparation pour la coupe du Monde, L'Argentine invite la sélection Nationale d'Haïti à disputer un match officiel international le 4 Mai dans la province de  Neuquèn, Cutral-Co City.
Comme preuve de son intérêt pour rencontrer la sélection nationale d'Haïti, l'Argentine a choisi de payer tous les frais de déplacement du onze national (billets d'avion, hôtels..etc..etc) ainsi qu'une «appearance fee» de 15,000 dollars.
L'Argentine cherche des adversaires ayant à peu prés la même caractéristique que les adversaires qu'elle va rencontrer en Afrique du sud.
Pour faire honneur a une telle distinction, la FHF a choisi de donner une solide préparation au onze national car tout comme le match contre la Martinique, celui-là sera une étape importante. Le match contre l'Argentine ne sera ni un match de charité et n'aura rien d'amical ; il s'agit pour l'Argentine d'un match important pour tester les joueurs évoluant dans le championnat local pour tenter de constituer  le groupe des 23 qui ira au mondial. Pour préparer ce match quasiment historique, la sélection nationale compte laisser tôt le pays pour un 1er camp d'entrainement à coco-expo puis s'envolera pour l'Argentine le 1 Mai.
L'entraineur colombien Jairo Rios Rendon va constituer un groupe solide  devant  permettre au football haïtien d'honorer cette invitation. Dans l'histoire c'est la 2 ème fois qu'Haïti affronte l'Argentine en senior. La première fois c'était en Allemagne lors de la coupe du monde 1974, Haïti ayant perdu 4-1.
Depuis, les deux pays se sont affrontés plusieurs fois au niveau d'autres sélections mais jamais en senior. En 1971, aux jeux panaméricains de Cali, dans une formation qui préfigurait celle qui allait se qualifier pour l'Allemagne, Haïti et l'Argentine se séparaient sur un nul 1-1.
En sélection féminine les deux pays se sont affrontés en 2003 aux jeux panaméricains ; emmenée par deux de ses super stars, Viola Nord et Myrlande Teleus Haïti battit l'Argentine 4-2 ; en 2007 dans le cadre des jeux panaméricains de Sao paolo, Haïti et Argentine séparaient sur un nul 1-1.
C'est la première fois que le onze national est invité tous frais payés par un ancien champion du monde ; un honneur certes mais aussi un signe reconnaissance de la valeur du football haïtien qui gagne du terrain au fil des années qui lui vaut d'être retenu comme «sparring partner», de temps en temps par de grandes nations du football.
Le 4 Mai, jour du panaméricanisme, n'étant pas une date FIFA, l'Argentine et Haïti ne pourront pas compter sur des joueurs expatriés.
Il est vrai qu'une telle opportunité aurait du se présenter lorsque le football était en pleine activité de compétitions, mais en dépit de cette inactivité forcée, on ne se refuse pas l'Argentine.
N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17526

Les sénateurs sont à la recherche d'un consensus sur la loi d'urgence

Les leaders des deux blocs au sénat devraient lancer un processus de dialogue ce mercredi visant à trouver un consensus autour du projet de loi sur l'état d'urgence. Une entente est indispensable puisqu' aucun groupe ne dispose de la majorité absolue de 16 membres.
Le chef de file du groupe minoritaire Youri Latortue s'est dit prêt à dialoguer afin de modifier le document soumis par le gouvernement. Au nombre des correctifs indispensables pour le groupe minoritaire, la réduction de la période d'urgence de 18 à 1 mois. Le sénateur Latortue souligne également que le Parlement doit se prononcer sur le fonctionnement de la Régie pour la Reconstruction d'Haïti, organe qui sera constitué uniquement de nationaux.
Cet organisme verra le jour après une période de 18 mois placée sous le contrôle de la commission intérimaire.
Plusieurs points de désaccords doivent être abordés dans le cadre des négociations sollicitées par le sénateur Latortue.
De son coté, le chef de file du groupe majoritaire Joseph Lambert insiste sur la nécessité de réaliser le débat autour de projet de loi dans le cadre d'une séance en assemblée. Le groupe minoritaire peut empêcher la tenue d'une séance mais ne pourra pas empêcher l'adoption d'un document par l'assemblée.
Afin de trouver une solution au problème, le président du sénat Kelly Bastien se propose de jouer le rôle de médiateur entre ses collègues. Il veut également favoriser une rencontre entre le chef de l'Etat et les sénateurs minoritaires. Le président du sénat espère que la journée de mercredi permettra aux deux groupes de trouver un accord. Une nouvelle séance consacrée à la loi d'urgence est prévue ce jeudi.
LLM / Radio Métropole Haïti
Commentaires : Le tremblement de terre de janvier a créé une situation d’exception qu’il faut traiter par des mesures exceptionnelles. Toutes autres considérations et approches rentrent dans le cadre de la diarrhée verbale dont souffre les pseudos politiciens d’Haïti qui ont du mal a accepté qu’aujourd’hui dans le monde, l’action et l’activité politiques perdent du terrain  quand on observe la configuration des défis et des échéances de l’humanité.
Faisons ce qu’il faut pour sortir les haïtiens de cette condition de vie infrahumaine puis profitons de l’attention chiffrée de tous les hommes de bonne volonté de la terre pour asseoir les bases qui permettront et serviront à améliorer dans le long terme la situation des compatriotes.
Pour les considérations propres de la philosophie politique, le temps propice viendra, quand le domaine de l’inutilité retrouvera sa place à côté de notre imaginaire.

Pays donateurs: 40 ans de promesses non tenues, Haïti sera-t-il l'exception?

On est en droit de se poser la question à la lecture des données 2009 relatives à l'aide au développement qui font ressortir clairement que les promesses d'aide faites aux pays pauvres sont toujours loin d'être réalisées.
«Aujourd'hui, les belles promesses des pays donateurs répondent à peine aux besoins des pays pauvres, qui ressentent désormais de plein fouet l'impact de la crise économique» explique Max Lawson, porte-parole d'Oxfam. «Il est scandaleux que plus de la moitié des pays riches aient réduit leur aide en 2009» celle-ci ne repérsentant plus que 0.31% du Revenu National Brut (RNB). En 1970, l'Assemblée générale de l'ONU a décidé de consacrer 0,7% du RNB à l'aide au développement. En 2002, les pays riches ont confirmé cette promesse par le Consensus de Monterrey sur le financement du développement. Ils ont réitéré cette promesse lors du sommet du G8 de Gleaneagles de 2005, où les membres européens du G8 se sont de nouveau engagés à atteindre l'objectif de 0,7% en 2015.
Jusqu'à présent, seuls cinq pays d'Europe : la Suède, la Norvège, le Danemark, le Luxembourg et les Pays-Bas, ont réalisé cet objectif. «Certains pays comme la Belgique et le Royaume-Uni ont fait des efforts pour augmenter leur aide, cela prouve que même en temps de crise économique, il est possible de respecter les promesses internationales lorsque la volonté politique est au rendez-vous. Mais d'autres pays nous déçoivent énormément», poursuit Lawson. «En 2009, l'aide au développement italienne a chuté de 31 pour cent, l'irlandaise de 18,9 pour cent, l'allemande de 12%, la japonaise de 10,7% et la canadienne de 9,5%»
Dans un rapport consacré aux réussites et aux échecs de l'aide au développement («L'aide au 21e siècle»), à paraître à la fin du mois d'avril, Oxfam appellera les pays donateurs à tenir leurs promesses, à améliorer la qualité de l'aide, et à respecter les engagements légaux et les échéanciers nationaux afin de consacrer au moins 0,7% de leur revenu national à l'aide au développement.
«C'est l'heure de vérité: pour réaliser les objectifs du Millénaire d'ici 2015, l'aide doit absolument augmenter. La crédibilité des dirigeants internationaux est en jeu. Lors du sommet des Nations unies qui se tiendra en septembre 2010, les pays riches devront absolument s'engager à suivre un échéancier strict, couplé à des obligations légales nationales, afin d'atteindre les 0,7%».
N/ Radio Métropole Haïti

Haïti-Football: La Sélection Nationale Senior s'envole aujourd'hui pour le Texas

La sélection Nationale Senior Homme laisse le pays ce mercredi 14 Avril à destination de San Antonio au Texas pour sa préparation du match amical contre l'argentine le 5 Mai 2010 à  Buenos Aires.
L'équipe sera hébergée à «T Bar M Resort Conference Center» jusqu'au 1er Mai.  Un groupe de 16 joueurs fera le déplacement et sera rejoint par 7 autres joueurs le 19 Avril qui participent cette semaine au championnat des clubs champions de la Caraibes.
Ce stage de préparation marque le début de la préparation  de la Sélection Nationale Senior pour les éliminatoires de la Coupe Digicel prévu le 3 Novembre 2010. Ce stage de préparation est rendu possible grâce a la  «San Antonio Sports Foundation» qui a pris en charge les frais d'hébergement de la sélection.
Un groupe final de 18 joueurs incluant 5 expatriés haïtiens fera le déplacement en Argentine le 2 Mai.

Liste des 16 joueurs :
GILLES Frantz, PIERRE RICHARD Bruny , JEAN Paulin, JEROME Frantzy , MECHACK Jerome , GERMAIN Peter, OCCENAT Peterson , PIERRE LOUIS Wings, GUEMSLY Joseph , EDNERSON Raymond, JEAN-BAPTISTE Fritzon , AUGUSTIN Walson, JEREMIE Oscaldo, GUERRIER Parnel, EXUME Symson, FRANCOIS Christiano.

La liste des 6 joueurs qui rejoindront le groupe le 19 Avril:
CADET Eliphene, CHARLES Herold Jr., BELFORT Kevins, DIEUJUSTE Angelot, SIRIN Vaniel

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17522

Cap-Haitien: Plan de contingence 2010: Des prévisions apocalyptiques

À l'invitation de la direction départementale Nord de la Protection civile, des acteurs locaux et internationaux se sont réunis au Cap-Haïtien, le 8 et 9 avril dernier, en vue d'élaborer le plan de contingence 2010 qui doit permettre de définir l'ensemble des dispositions à prendre en prévision d'une catastrophe afin d'en atténuer les effets.
Une trentaine de personnes ont participé aux travaux, dont des personnalités représentant des organismes internationaux comme la MINUSTAH, l'OXFAM et la World Vision, d'institutions publiques telles les ministères de l'Education nationale, de la Planification et celui des mines, la Police nationale d'Haïti (PNH) auxquels se sont joint des autorités locales.
Ce nouveau plan de contingence pour le département du Nord doit remplacer celui de 2009, car, ce dernier n'avait pas pris en considération les risques sismiques et leurs conséquences. A titre d'exemple, les bâtiments identifiés ne respectent pas les normes parasismiques ou ne présentent pas de garanties contre des catastrophes comme les tsunamis.
Pour établir leurs prévisions, les participants tablent sur une population forte de 500.000 personne habitant la ville du Cap-Haitien et ses banlieues. Et selon les projections, les pertes en vies humaines, dans l'éventualité d'un séisme majeur, s'élèveraient à 80%. Une situation qui serait imputable à l'exigüité des rues et des bâtiments de la ville ainsi qu'à l'anarchie constatée au niveau des bidonvilles.
Pour les participants, un tsunami accompagnant un éventuel séisme pourra engendrer une inondation prolongée. Car la ville du Cap-Haitien est déjà exposée à l'inondation suite à toute augmentation du niveau de la mer ou à une pluie diluvienne. Toujours selon les participants, les répliques qui suivront ne peuvent qu'être mortelles, parce que toutes les structures de réponse de l'Etat se situent dans des zones totalement vulnérables. «On ne pourra pas compter sur les maigres moyens du ministère des travaux publics pour commencer à déblayer les rues et apporter les secours aux survivants ou aux personnes se trouvant sous les décombres. Car les équipements du ministère sont gardés à l'extérieur de la ville», a fait remarquer un participant.
Une situation liée au fait que tout est concentré à la capitale. «A cause de la centralisation, toutes les ressources nécessaires au développement des départements, villes, communes et sections communales du pays, sont limitées. Ceci voue à l'échec toutes les actions liées au développement», a fait remarquer un jeune cadre du ministère des Finances.
Et le délégué départemental, Georgemain Prophète, de souligner que la volonté de Port-au-Prince de tout contrôler ne permet pas aux autorités locales d'apporter les solutions nécessaires aux difficultés rencontrées au niveau de la région. «Malgré le déficit en ressources humaines et matérielles dont souffre la région, nous savons tout ce qu'il faut faire pour éviter le pire. Mais Port-au-Prince garde tout et ne lâche rien, prétextant que nous n'avons pas besoin d'argent pour résoudre les problèmes», déplore-t-il.
Le plan de Contingence 2010 préconise des mesures urgentes pour réduire les pertes en vies humaines. Au nombre des mesures, l'acquisition de matériel de déblayage rapide constitue une urgence pour la ville. Il exige également la disponibilité d'informations scientifiques, la sensibilisation continue du public, la tenue des séances de formation dans les écoles et dans les lieux de culte, l'organisation d'exercices de simulation (sortie de secours) ainsi que la médiatisation des campagnes de sensibilisation et des exercices, entre autres. Certaines mesures pourront s'avérer drastiques, prévient la coordinatrice du Ministère à la condition féminine, Marie Gislhaine Mompremier. «Mieux vaut amputer certains bâtiments de plusieurs étages que d'amputer la majorité de la population suite à un tremblement de terre», dit-elle.
Cependant, l'élaboration du plan ne semble pas rassurer tous les acteurs. Plusieurs observateurs, dont des participants, craignent en effet que malgré son existence, dans l'éventualité d'une catastrophe, «les autorités se mettent à improviser sur tous les points». Ils reprochent à ces dernières leur lenteur à apporter une réponse efficace aux victimes du 12 janvier venues de Port-au-Prince se réfugier dans le département.
Pour certaines personnes, l'échec éventuel du plan pourrait découler d'un manque d'implication des autorités locales et des responsables des institutions publiques. Elles en ont pour preuve l'absence à cette séance des autorités municipales, des représentants des TPTC et de nombreuses autres institutions publiques. Des acteurs qui, en temps de crise, sont pourtant primordiaux au niveau de la chaine décisionnelle.
N/ Radio Métropole Haïti

Plusieurs leaders politiques affichent leur opposition au chef de l'Etat

Des dirigeants de plusieurs partis et organisations politiques dénoncent le projet de loi d'urgence qu'ils qualifient d'inconstitutionnel. D'anciens adversaires politiques tel Evans Paul, qui avait œuvré au départ d'Aristide, et René Civil, fer de lance du parti Lavalas ont pu conclure une alliance.
M. Civil qui ne cesse de réclamer le retour au pouvoir d'Aristide, assure que le front commun va au delà de la lutte contre le projet de loi d'urgence. Il exige le départ de l'équipe au pouvoir qui n'a fait qu'accentuer la paupérisation de la population.
René Civil et Evans Paul critiquent la gestion de la catastrophe par le gouvernement Préval.
Evans Paul, un des dirigeants de l'Alternative estime que le chef de l'Etat est responsable de la détérioration des conditions de vies des sinistrés dans les camps de fortune.
Les dirigeants de JPP et de l'Alliance entendent mobiliser leurs militants dans la perspective de manifestations politiques qui permettront de satisfaire les revendications de la population.
Ce rapprochement témoigne de l'intensification du mouvement de protestation contre le projet de loi fixant une période de 18 mois pour l'état d'urgence. Plusieurs dirigeants politiques dont Charles Henry Baker, chef de file de Respect avaient pris part au sit-in devant le Parlement hier mardi.
M. Baker, fer de lance de la lutte contre la dictature d'Aristide, met en garde contre les signes avant-coureurs d'un pouvoir dictatorial dans le projet de loi d'urgence. Il croit que le président Préval peut utiliser la loi pour se maintenir au pouvoir au cours des 18 prochains mois.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17520
Commentaires:
Qu'elle est belle! La jolie petite alliance...
Monsieur Evans Paul s'allie au JPP pour le bien de la nation haïtienne. A 90 jours du tremblement de terre historique qui a ravagé Haïti.
Ah! La politique quand tu nous tiens!
En parlant de politique et de politiciens. En Haïti il y a surtout des politiciens. Quel a du être le bilan des partis politiques en matière d'aide à la population après le tremblement de terre?
Y a-t-il eu des campagnes d'éducation, de sensibilisation, d'engagement sur le terrain?
Ou se trouve le camp de sinistré organisé et financé par les partis politiques?

Laventure Ernest Edouard (alias Moloscotte), seul, a aidé des évadés de prison à regagner leurs cellules

Laventure Ernest  Edouard (alias Moloscotte) a permis aux forces de l’ordre de rattraper quelques anciens évadés de pénitencier national dans une intention citoyenne, suite à des appels lancés à travers les medias de la capitale aux prisonniers en cavale depuis le 12 janvier, suite au passage  du séisme au cours duquel plus de 4000 d‘entre eux avaient pris la fuite.
Moloscotte a toutefois craint d’indiquer le nombre de fuyards qu’il a reconduits dans le cadre de ses opérations réalisées, seul, comme «autorité civile ».
« Je l’ai fait pour contribuer à la stabilité du pays », a-t-il déclaré à l’émission « Haïti aujourd’hui », ce lundi, affirmant sa volonté d’éviter des bains de sang dans le pays.
 « Quand je rencontre ces évadés, à mes frais personnels, je parcours des kilomètres. Dès fois, j’ai dû parler longuement au téléphone avec eux à mes dépends. J’ai été à Silo vendredi  dernier pour rencontrer quelques-uns d’entre eux sous des tentes. Cependant, en les ramenant à la prison, l’essence vient à me manquer non loin de la Place appelée « Trois mains », sur la route de l’aéroport », explique-t-il, évitant de mettre à nu les faiblesses du CNDDR, l’entité chargée de démanteler, réinsérer les bandits ou repris de justice.
Avant d’aller chercher les fuyards désireux de regagner leur cellule, M. Moloscotte avertit la Police nationale, lui fournit des informations concernant sa personne et sa voiture.
 « C’est pour éviter des affrontements entre les forces de l’ordre et ces prisonniers qui considèrent les policiers comme des ennemis que j’ai fait ce travail civique. Mais, il arrive que ces recherchés m’informent de leur peur dans la voiture », a confié Laventure Ernest  Edouard.
 Avant de les ramener au pénitencier national, Moloscotte dit avoir fait un travail psychologique qui consiste à amener les recherchés au restaurant afin de leur faire comprendre l’importance de la liberté.
« L’opération, c’est très triste. D’abord, ce sont les parents des évadés qui vous accueillent, l’air désolé », raconte Moloscotte qui a confié au Micro de Signal FM avoir déjà obtenu le soutien d’un cabinet d’avocats portés volontaires à la défense des prisonniers qui comptent plus de quatre années sans avoir comparu devant leur juge naturel.
L’appel de Laventure Ernest  Edouard s’expire hier lundi. « A compter de minuit, je ne pourrai aider aucun prisonnier du 12 janvier à regagner tranquillement sa cellule. Je suis joignable au 3636 4027 », a-t-il conclu, élogieux envers les responsables du pénitencier national qui accueillent les prisonniers à cœur joie.
 Les auditeurs intervenants à l’émission ont loué les efforts de Molocotte et formulé le vœu que les autorités haïtiennes considèrent l’aide de l’ancien candidat au sénat.