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vendredi 26 août 2011

Haïti et son rôle dans l’histoire de la Libye

par Imhotep Lesage Mondialisation.ca, Le 26 aout 2011
Le Sénateur Emile St-Lot
Le blog d'Allain Jules - 2011-08-22
Depuis près de 6 mois la Lybie est victime d’incessants bombardements de la part de l’OTAN. Les médias dominants nous répètent ad-nauseum que l’actuel conflit se déroule tout naturellement dans la foulée des précédentes révoltes nord-africaines. Ces médias omettent de mentionner l’effondrement du système économique mondial et les différents réalignements géopolitiques qui tendent à inciter les derniers soubresauts de rapacité des anciennes puissances coloniales. C’est dans ce contexte que la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont décidé de s’appuyer sur des anciens proches de Kadhafi et Al-Qaeda pour tenter de partitionner et piller les richesses de la Lybie. L’histoire peut nous apprendre beaucoup sur la Lybie. Une lecture historique peut nous éclairer sur les motivations réelles des puissances occidentales, en analysant le rôle joué par le sénateur haïtien Émile St-Lot qui s’opposa à la partition de la Lybie.
Le sénateur St-Lot compléta des études d’agronomie et de droit. Il vécut sa jeunesse durant l’occupation américaine d’Haïti qui dura de 1915 à 1937. Il y est témoin comme bon nombre d’Haïtiens du racisme et des exactions des troupes États-uniennes. Ces expériences feront de lui un ardent défenseur de la justice et de l’indépendance des nations. Il jouera un rôle central en 1945 en tant qu’ambassadeur d’Haïti aux Nations Unies. Le proche collaborateur de René Cassin participa à la préparation, l’élaboration et à la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme à Paris. Il y représenta avec brio son pays au conseil de sécurité où il fut chargé de voter ou non l’indépendance des pays.
Dès sa création Haïti supporta toujours la liberté des peuples opprimés, la première république nègre n’hésita pas à supporter par les armes Miranda et Bolivar. Haïti joua un rôle similaire dans un cadre diplomatique à la société des nations (SDN) en condamnant fermement l’attaque de l’Italie fasciste contre l’Abyssinie (Éthiopie) et ce malgré les positions racistes des grandes puissances favorables à l’agresseur. Durant ce conflit, Haïti argumenta l’application de sanctions contre l’agresseur fasciste et le respect du pacte de la société des nations. Face à l’intransigeance française qui défendait l’indéfendable (le plan de partition Laval-Hoare), un délégué haïtien Alfred Nemours lança des paroles prophétiques: que vous soyez grand ou petit, fort ou faible, éloigné ou proche, noir ou blanc, craignez d’être un jour l’Éthiopie de quelqu’un.
Suite à la deuxième guerre mondiale, lors de la conférence de Potsdam, les puissances alliées conviennent de régler ultérieurement le cas des possessions italiennes. C’est dans ce cadre qu’est présente le plan Bevin-Sforza en 1949 aux Nations Unies, le sénateur Émile St-Lot s’y opposa pour plusieurs raisons:
- Il fait disparaître L’Érythrée en la partageant entre le Soudan et l’Éthiopie impériale
- La Somalie y est placé sous l’administration de l’ancien colonisateur italien pour une période indéterminée.
- La Lybie est dépecée en trois parties, la Cyrénaïque, Fezzan et la Tripolitaine, contre les vœux de la majorité des Libyens. Les territoires administratifs sous tutelle seront respectivement attribués à l’Italie, la France et aux Britanniques. Il est prévu dans le plan que la Lybie y obtiendrait son indépendance après 10 ans d’administration étrangère. L’ambassadeur haïtien n’est pas dupe et voit dans cette proposition un plan de prédation colonial. Les déclarations du secrétaire d’état américain John Foster Dulles sur l’Érythrée ne laissent planer aucun doute sur les visés des principaux protagonistes. Pour Dulles, le rattachement de l’Érythrée à l’Éthiopie est nécessaire pour protéger les intérêts états-uniens dans la mer rouge.
Le 17 mai 1949 à la grande consternation des puissances occidentales le sénateur Émile St-Lot vote NON à l’approbation de cette résolution, contre l’avis du président haïtien Estimé. Son vote bloque l’application du plan Bevin-Sforza et empêche la partition de la Libye. Cet évènement majeur de l’histoire paraît aujourd’hui invraisemblable car la désormais faible Haïti et ses leaders corrompus ne peuvent même pas dire NON aux forces d’occupation de l’ONU qui déversent fréquemment de la merde au choléra dans les rivières haïtiennes. Connaissant les positions du Sénateur St-Lot qui participa au 1er congrès des écrivains noirs en 1956 au côté d’hommes tel que Franz Fanon; de l’au-delà celui-ci dut être conforté par le développement fulgurant de la Libye après le renversement du roi Idriss. Doté du plus haut niveau de vie de l’Afrique, la Libye du Colonel Kadhafi partagea son abondance avec le continent noir en lui permettant d’obtenir son premier satellite RASCOM-1, en aidant l’ANC de Nelson Mandela durant les moments les plus sombres de l’Apartheid Sud-Africain, en développant des projets d’agriculture visant à augmenter l’indépendance alimentaire de l’Afrique et en finançant copieusement l’union africaine.
La Libye sous l’égide de Kadhafi est loin d’être parfaite, mais elle donne aujourd’hui une fois de plus par ses actions une grande leçon à tous les peuples opprimés du sud. Elle résiste depuis plus de 5 mois aux bombardements sauvages et au blocus arbitraire de la plus puissante alliance militaire de l’histoire. Le succès de cette résistance libyenne (plus de 2000 tribus) dans le contexte de la désintégration du système financier international démontre aux peuples démoralisés tels qu’Haïti que la résistance est possible et nécessaire. Clairement, les bourreaux d’hier n’ont plus les moyens de leurs ambitions!
En 1957, après que l’ambassadeur haïtien eu fini de délivrer son discours en faveur de l’indépendance lycienne, un confrère ambassadeur lui fit remarquer que: « le temps était sombre! » En sage gnostique Haïtien, Émile St-Lot lui répondit que: « l’esprit brille ». Malgré les difficultés futures pour Haïti, la Libye et le monde, le temps est sombre mais l’esprit brille.
Vous pouvez joindre Imhotep Lesage à l’adresse courriel : Imhotep_Lesage@hotmail.com
Articles de Imhotep Lesage publiés par Mondialisation.ca
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26212

Près de 250.000 élèves iront gratuitement à l’école, selon Michel Martelly

En visite jeudi à Mirebalais, à l’occasion de la Saint-Louis, et à l’usine hydroélectrique de Péligre, le chef de l’Etat dit s’occuper des grandes priorités de la population parallèlement à la conduite des négociations politiques devant aboutir à l’arrivée d’un nouveau Premier ministre Publié le jeudi 25 août 2011
Le Président Michel Martelly a déclaré jeudi à Mirebalais (centre) que le processus de consultations politiques en vue de la formation d’un nouveau gouvernement suivait son cours tout en soulignant que l’Etat s’apprêtait à prendre en charge, dès octobre, la scolarisation gratuite de près de 250.000 enfants à l’occasion de l’ouverture de la prochaine année académique.
Le chef de l’Etat, qui affirme que les groupes majoritaire et minoritaire au Sénat se sont rencontrés à l’initiative de la Présidence, soutient avoir déjà le nom de son prochain Premier ministre désigné dont la ratification nécessitera la constitution d’une majorité politique au Parlement.
Mais, en attendant l’arrivée d’un nouveau locataire à la Primature, Michel Martelly a fait savoir, lors de la traditionnelle fête de Saint-Louis à Mirebalais, qu’il accordait la priorité aux grandes préoccupations de la population que sont aujourd’hui le choléra et la rentrée des classes.
Fort de cela, l’actuel occupant du pouvoir annonce que 100.000 enfants déjà intégrés dans le système éducatif fréquenteront gratuitement 200 établissements de Port-au-Prince. Idem pour 141.000 autres qui, pour la première fois de leur vie, se rendront à l’école.
Initialement fixée au 5 septembre, la rencontrée scolaire a été unilatéralement repoussée d’un mois par la Présidence sans la moindre consultation avec les acteurs de l’éducation. Une décision sévèrement critiquée dans les milieux concernés.
Par ailleurs, Martelly a profité de son passage à Mirebalais pour se rendre, notamment en compagnie du Député de la circonscription, Abel Descollines, à la centrale hydroélectrique de Péligre. Lors d’une visite d’information, il a voulu obtenir des explications sur la chute de la production du courant électrique passée, dit-il, de 60 à 10 mégawatts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8005
Commentaires:
Quelqu'un pourrait-il me dire quand et ou ont été contruites les infrastructures qui vont permettre la scolarisation de 140.000 etudiants haïtiens?

Des diplomates américains rencontrent le groupe des 16 sur l’impasse politique


Au moment où les négociations inter-haïtiennes piétinent, les Etats-Unis, par l’intermédiaire de leur ambassadeur à Port-au-Prince, Kenneth Merten, mettent la pression sur les acteurs politiques en vue d’un dégel et de la formation d’un nouveau gouvernement ; le partage du pouvoir, un impératif qui s’impose à Michel Martelly, rétorque l’un des membres du bloc majoritaire au Sénat, Wencesclass Lambert
Publié le jeudi 25 août 2011
Le groupe des 16, majoritaire au Sénat et représentant l’opposition parlementaire au Président Michel Martelly, a rencontré mercredi soir à Port-au-Prince une délégation de diplomates américains conduite par l’ambassadeur Kenneth Merten autour de l’impasse politique et des moyens d’en sortir, au terme des 100 premiers jours de la Présidence Martelly marqués par l’immobilisme et une inquiétude grandissante au sein de la population.
Absent à ces discussions qui se sont tenues à Morne Calvaire, dans les hauteurs de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), le Sénateur de l’ouest Jean Hector Anacacis, bien informé en sa qualité d’allié du G-16, confie que les émissaires de Washington voulaient être fixés sur la position des parlementaires vis-à-vis du chef de l’Etat et leur approche des efforts visant à obtenir un déblocage politique.
Représenté par six élus, les seize, à l’origine du rejet, au début du mois, de la candidature à la Primature de Me Bernard Gousse, ont exprimé aux diplomates leur position sur l’issue à trouver à la crise politique actuelle. L’accent a été mis sur la nécessité d’un compromis capable de permettre la formation d’un nouveau gouvernement attendu depuis maintenant plus de trois mois.
Pour sa part, un des membres du groupe, Wencesclass Lambert, a souligné que la délégation américaine voulait exprimer les préoccupations de l’administration Obama face à la persistance de la paralysie politique en Haïti.
Se voulant conciliant, le deuxième Sénateur du sud-est rappelle que les seize n’entendent pas faire obstacle au nouveau régime et sont prêts à souscrire à la ratification d’un nouveau chef de gouvernement désigné pourvu que les conditions légales et politiques soient réunies.
Toutefois, le plus jeune des deux frères Sénateurs Lambert prévient que le groupe majoritaire ne se laissera pas faire et n’acceptera en aucun cas que le Président Michel Martelly confisque les 18 portefeuilles ministériels, les 36 directions générales et postes d’ambassadeurs à pourvoir dans le cadre de la mise en place de la prochaine équipe gouvernementale.
Cette semaine, plusieurs parlementaires de l’opposition et des alliés du pouvoir ont lancé une sévère mise en garde au chef de l’Etat afin de le porter à abandonner l’intention qu’il aurait ouvertement exprimée de reconduire unilatéralement le Premier ministre démissionnaire, son cousin Jean-Max Bellerive, et de nommer un certain nombre de ministres.
Une inititiative qui serait contraire à la constitution, mais totalement en adéquation avec de récentes déclarations du dirigeant haïtien qui n’avait pas écarté l’option de "diriger par décret". spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8006

Haïti-Santé : Une mission sanitaire américaine séjourne en Haïti

P-au-P, 25 août 2011[AlterPresse] --- Huit cent docteurs, infirmières, dentistes, vétérinaires, et chirurgiens américains, accompagnés d’autres personnels de soutien, font partie d’une mission humanitaire de santé présente en Haïti, apprend l’agence d’information en ligne AlterPresse.
La mission qui a débuté le 18 août s’achèvera le 30 du même mois.
Les soins sont dispensés à bord d’un navire qui sert d’hôpital. Les patients sont reçus au local de la Garde Côte nationale haïtienne (dans le quartier de Bizoton, à Carrefour, périphérie sud de la capitale), avant d’être transportés à bord.
Il n’y a pas de restrictions ou de conditions spéciales d’accès aux soins. « Tout le monde est invité à être ausculté », a déclaré à AlterPresse Stéphanie Homick, un des membres de la mission.
1 450 personnes ont déjà reçu des soins et 15 opérations chirurgicales ont été réalisées, selon l’ambassade des Etats-Unis en Haïti.
Les consultations ont été interrompues le 21 août à cause du passage de l’ouragan Irène et ont repris le 24 août.
La République d’Haïti est la dernière escale de cette mission humanitaire et sanitaire qui a déjà séjourné dans d’autres pays de l’Amérique centrale, de l’Amérique du Sud et des Caraïbes. [rh kft gp apr 25/08/2011 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11443

Haiti : Quand est-ce que la lumière sera faite sur les déversements de matières fécales à Hinche ?

P-au-P., 25 aout 2011 [AlterPresse] --- L’agence en ligne AlterPresse a publié ce 25 aout un communiqué de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH), qui « dément formellement être responsable du déversement de déchets à Hinche ou ailleurs sur le territoire haïtien ». AlterPresse prend note du démenti de la MINUSTAH quant à son implication dans la décharge à deux reprises, les 6 et 21 aout en cours, de matières fécales près de la rivière Guayamouc et sur une ligne de canalisation dans la localité de Marmont.
La première fois, contacté par l’agence, le porte-parole de la MINUSTAH avait déjà fait valoir cette position. Puis, contre toute attente, s’est produit le déversement du 21 aout, constaté par les agents de la force onusienne dont les propos ont été rapportés par le correspondant d’AlterPresse.
Parallèlement, des autorités locales, dont le maire de Hinche, André Renard, soutiennent le contraire et, à propos du démenti de la MINUSTAH, il a eu à déclarer à AlterPresse : « chaque prêtre prêche pour sa paroisse ».
Dans divers témoignages, des riverains en colère à Hinche continuent de tenir la MINUSTAH pour responsable des déversements.
Soucieuse du droit à l’information du public, AlterPresse restera attentive à toutes suites que pourrait avoir ce dossier. Elle estime qu’à ce stade il appartient aux autorités de faire la lumière sur cette situation, alors que l’épidémie de choléra qui a fait plus de 6 mille morts d’octobre 2010 à aout 2011 à travers le pays, demeure un danger permanent.
De plus, notre environnement déjà dégradé et fragilisé ne saurait être constamment ni impunément souillé par des déchets humains qui doivent être gérés avec précaution et un sens poussé de responsabilité.
Il est temps donc que la police nationale, la justice, le parlement et les autorités gouvernementales prennent à cœur cette question d’intérêt primordial pour la population de Hinche et pour la population haïtienne tout court.
Les institutions nationales ont le devoir de fixer les responsabilités dans cette affaire et de prendre des dispositions appropriées pour assurer la protection des vies humaines et la préservation de l’environnement. [gp rc apr 25/08/2011 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11444

Choléra en Haïti : l'épidémie est bien venue des casques bleus népalais

 publiée le 26 août 2011
La preuve définitive de l’origine de l’épidémie de choléra qui a touché Haïti après le séisme est fournie par la génétique. La bactérie a été apportée par des casques bleus népalais, rapporte SciencesetAvenir.

Les conclusions des chercheurs américains et danois au sujet de l’origine du choléra en Haiti sont tombées : ce sont bien les casques bleus népalais envoyés par l'ONU qui ont propagé la maladie dans le pays. Le 12 janvier 2010, Haïti était en effet victime d'un violent séisme de magnitude 7 tuant plus de 200.000 personnes et causant des dégâts considérables. Quelques mois plus tard en octobre, alors que le pays se remettait à peine du séisme, une épidémie de choléra éclatait au milieu des décombres.
Immédiatement, les casques bleus envoyés par l'ONU ont été soupçonnés d'être à l'origine de l'épidémie, alors que les premiers cas de diarrhées sont justement apparus dans leur campement. De plus, ceux-ci étaient originaires du Népal, un pays où la maladie est très répandue, sans oublier que le déclenchement de l'épidémie correspondait exactement à l'arrivée des soldats.
Dès lors, une enquête a donc été conduite. Et les premières études biologiques ont révélé une origine asiatique de la souche de choléra qui sévit en Haïti et qui a provoqué à ce jour plus de 400.000 cas de diarrhées et tué près de 6.000 personnes, selon les chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé. Toutefois, ces résultats n'avaient pas encore été confirmés avec certitude.

Des souches identiques
Pour apporter la preuve irréfutable de l’origine de la souche bactérienne, effectuer la comparaison avec les bactéries présentes au Népal était donc nécessaire. Ainsi, des chercheurs népalais ont bien voulu transmettre des souches collectées entre juillet et novembre 2010 au Népal à l’équipe de Frank Aarestrup, de l’Université technique du Danemark, qui dirige également des laboratoires de référence sur la résistance des microbes pour l’Union européenne et l’OMS, précise Sciencetavenir.
Puis, les chercheurs danois et leurs collègues américains du Translational Genomics Research Institute en Arizona ont procédé à des méthodes rapides de séquençage génétique afin de comparer l’ADN des différentes souches de Vibrio cholerae. Le verdict a été sans appel : les souches népalaises et haïtiennes sont extrêmement similaires, et même identiques dans certains cas, fournissant la preuve définitive de l’origine de l’épidémie en Haïti. Au vu de ces conclusions, reste maintenant à l'ONU de tirer les leçons de ce désastre.
Sur ce thème : épidémie, haïti, onu
http://www.maxisciences.com/chol%E9ra/cholera-en-haiti-l-039-epidemie-est-bien-venue-des-casques-bleus-nepalais_art16530.html

INTERVIEW DE KERVENS BELFORT DE FRANCE FOOTBALL

Belfort : «Je sais d'où je viens»

Plus qu'un prometteur attaquant auteur de ses deux premières réalisations en Ligue 2 la semaine passée, Kervens Belfort est un miraculé. Natif du Petit Goâve, en Haïti, le buteur manceau âgé de 19 ans résidait encore sur l'île lors du tremblement de terre de janvier 2010. Pour Francefootball.fr, Belfort s'est confié avant le déplacement de sa formation, ce vendredi (20 heures), à Châteauroux. (Photo D-R)
«Kervens, vous avez inscrit vos deux premiers buts en Ligue 2 face à Sedan (3-1, 4e j.) samedi dernier. Comment avez-vous vécu cette première victoire de la saison ?
C'était vraiment super mais il faut que cela continue désormais. Nous avons enfin remporté notre premier match et j'ai débloqué mon compteur avec l'équipe première, j'espère que ce n'est que le début d'une longue série.
A qui avez-pensez après ces deux réalisations ?
J'ai pensé à mon ancien club en Haïti, le Tempête FC, avec qui j'ai connu mes premières émotions. Et puis, bien sûr, à ma famille présente sur place et à tous mes proches qui ont souffert. C'est une véritable source de motivation pour moi vous savez. Quand je pense à ma famille, j'ai envie de tout déchirer !

Vous étiez toujours en Haïti le 12 janvier 2010 lors du tremblement de terre...
Oui, j'étais là-bas pendant la catastrophe, je ne suis arrivé qu'en fin d'année 2010 au Mans. Ce fût une période assez délicate.

Arnaud Cormier, votre entraîneur, vous a-t-il adressé un message particulier à votre sortie de terrain (remplacé par Anthony Derouard à la 81e) ?
Il m'a tout simplement dit que c'était bien et de continuer comme ça, que j'avais fait du bon boulot. J'avais eu quelques bonnes occasions lors des trois premiers matches de Championnat, j'avais failli marquer mais il m'avait manqué un peu de réussite pour conclure.
«Ne pas réfléchir et foncer tête basse»
Il y a encore un mois vous n'aviez évolué qu'avec l'équipe réserve, en CFA. Le palier a rapidement été franchi...
C'est excellent pour la confiance mais il faut encore confirmer, le plus dur reste à faire. Je sais d'où je viens, je ne vais pas commencer à prendre la grosse tête maintenant.
Vous vous êtes fixés un objectif de douze buts cette saison, il n'en reste plus que dix à mettre désormais !
(Rires !) Tout à fait mais je vais encore beaucoup travailler pour atteindre cette barre le plus rapidement possible.

Le Mans serait toujours à la recherche d'un attaquant, pensez-vous être ce buteur providentiel ?
Je suis conscient de mes capacités mais il n'y a pas de problème si les dirigeants souhaitent encore étoffer l'effectif.
Vous allez en tout cas avoir l'occasion de le prouver dès vendredi à Châteauroux...
Bien sûr, il faut toujours prouver ce que l'on vaut match après match. Je me sens bien en ce moment, j'ai effectué une bonne préparation. Je vais tout faire pour poursuivre sur ma lancée.

Avec trois unités, vous êtes aux portes de la relégation avant ce déplacement. La pression est-elle déjà bien présente après seulement quatre journées ?
Bien sûr que nous avons une grosse pression sur les épaules mais pour ma part, je le prends comme un défi. J'aime les situations comme celle-là. Il ne faut pas réfléchir et foncer tête basse.»
Propos recueillis par Clément LACORD
http://www.francefootball.fr/#!/news/2011/08/26/192919_belfort-je-sais-d-ou-je-viens.html

MONTRONS-NOUS CONCERNES : LE PLATEAU CENTRAL, LES MATIERES FECALES, LA MINUSTAH…

MONTRONS-NOUS CONCERNES : LE PLATEAU CENTRAL, LES MATIERES FECALES, LA MINUSTAH…
Plus de 6.000 décès ne représentent pas beaucoup dans un pays ou récemment on a compté les m récemment les morts par centaines de milles. C’est sans doute la raison pour laquelle le choléra s’est intégré comme une calamité de plus dans le quotidien de l’haïtien. Le ministère de la santé et de la population ne s’emmerde même plus à publier les chiffres faisant état du nombre de décès. Et pourquoi faire ?
Cependant on a constaté que l’épidémie de cholera, malheureusement  n’est pas restée cantonnée à nos 28.000 kilomètres carrés. Et c’est là sans doute que cela devient inquiétant. Oui le choléra a traversé nos frontières. On ne sait pas exactement ce qui se passe en république Dominicaine car, dans ce pays, la liberté de la presse existe mais les informations passent aux cribles des intérêts du pays. De temps en temps il est question d’un nombre X d’admissions en centres hospitaliers (généralement des citoyens haïtiens) ou de morts du choléra. Mais pas question de paniquer car l’industrie touristique en pâtirait énormément. Tout est fait – ce qui est logique – pour rassurer les touristes.
Le choléra népalais d’Haïti a cependant touché des citoyens du Venezuela. Je crois qu’un citoyen haïtien est rentré au canada après un voyage en Haïti avec des symptômes de la maladie.
S’il est admis que cette maladie trouve son bouillon de culture dans l’insalubrité, en Haiti on a compris qu’il s’agissait d’un problème national pour ne pas dire international.
A un moment de la durée, l’actualité des élections  haïtiennes ont relégué au second plan les effets du choléra. Malgré quelques sons de cloche devenus  sporadique ou  captés avec une certaine sporadicité par ceux qui ne se sentent pas concernés,  tout le monde admet que la maladie est loin d’être contrôlée. Et ce, dans une indifférence caricaturale et caractéristique.
Dans un pays « normal », ou réside une société « normale » composés de gens « normaux », malgré les faibles ressources du pays, des mesures au moins théoriques auraient été adoptées pour au moins faire semblant que les autorités veulent bien juguler ce fléau.
Des études ont effectivement montré et prouvé l’origine du vibrion. Et il a été aussi établi par quels mécanismes l’épidémie s’est propagée. Une nouvelle étude réalisée par des chercheurs américains corrobore davantage les thèses émises que certaines institutions voudraient maquiller et voire masquer par des contre-vérités. http://www.alterpresse.org/spip.php?article11438
Il semblerait que les pratiques qui portent atteinte gravement à la dignité humaine continuent  et se perpétuent dans une indifférence résignée. Alter presse dans une dépêche datée du 8 aout  faisait état de l’inquiétude des habitant du plateau central que se lève contre des soldats de la MINUSTAH qui auraient déversé des matières fécales dans les proximités d’une rivière.  Comme attendu, les forces de l’ONU on présenté un démenti. Pourtant si des matières fécales ont été déversées, elles sont visibles. On devrait pouvoir retrouver celui  qui a déposé une quantité non négligeable de matières fécales. D’un côté les habitants du plateau central accusent et de l’autre la Minustah dément. Et la vérité dans tout ça ? Aucune enquête officielle n’a été diligentée.
Le 23 aout 2011, d’autres localités du Plateau Central s’indignent et se rebellent contre des matières fécales déversées non loin d’une rivière. Les  soldats de la Minustah sont encore dans le collimateur… Et maintenant quoi ? On aura un autre démenti…http://www.alterpresse.org/spip.php?article11428 ( 23/08/2011)
Des matières fécales ont-elles été déposées près de la rivière ? Cela peut être prouvé facilement… A qui il incombe cette responsabilité.
Aujourd’hui, il devrait exister une charte interdisant formellement le dépôt de matières fécales à ciel ouvert dans le pays. Le ministère de la santé devrait faire promulguer au niveau du parlement une loi à ce sujet.
Pourquoi avoir laissé exclusivement les habitants du plateau central à gérer ce problème qui représente un risque national ?
MONTRONS-NOUS CONCERNES. J’ignore quelles instances il faut interpeller pour leur exiger de jeter un coup d’œil sur la situation. Ainsi donc j’interpelle les combattants et les engagés par le biais de la nouvelle technologie pour accompagner les gens du plateau central afin que la lumière soit définitivement faite sur ce problème.
Il est plus facile de dire à la Minustah de ne plus déposer les matières fécales a proximité de rivière ou d’habitation que de manifester pour demander leur départ. Là nous parlons de MERDE et pas de fleurs !
Il faut une enquête. Il faut trouver l’origine de cette  merde qui est très mal entreposée.
Les invectives contre la Minustah, le gouvernement, les ministres, les soldats ne sont pas les bienvenues car il faut agir utile. Il faut imaginer une stratégie pour impliquer les secteurs concernés de  tutelle qui font semblant de ne pas voir ou qui simplement détournent leurs regards. Ou sont-ils les sénateurs, les députés, les maires, les représentants des pouvoirs judiciaire et exécutif ?
LES AMIS DE L’UMPP, FAISONS UN EFFORT POUR ACCOMPAGNER CES GENS ET EXIGER UNE SOLUTION DEFINITVE AU PROBLEME POUR LES GENS DU PLATEAU CENTRAL, POUR TOUS LES HAITIENS EN GENERAL !


Jonas JOLIVERT
26/08/2011