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mercredi 31 octobre 2012

La culture haïtienne se raconte

Publié le 29 Octobre 2012
Samuel Leduc-Frenette
L’auteur Guerdy Jacques Préval publie un livre sur l’histoire de la culture haïtienne
Après avoir raconté l’histoire haïtienne depuis Christophe Colomb dans un premier tome, l’auteur, enseignant et peintre Guerdy Jacques Préval publie un second ouvrage à saveur historique. Sauf que cette fois, il n’est plus question d’histoire politique et événementielle. L’homme s’attaque dans Histoire de la culture haïtienne à la « présence de la culture populaire dans toutes les activités sociales, économiques, religieuses et politiques » de la Perle des Antilles.
Publié en 2008, le livre qu’il a consacré à l’histoire politique de son pays d’origine a tracé la voie à l’opus consacré à la culture de deux façons. D’abord, parce que M. Préval prétend que de 1915 à 2007, il était interdit de faire de l’histoire d’Haïti dans le pays même. Son livre constitue donc une sorte de première dans le champ historiographique haïtien et une base pour toute recherche sur le sujet qui serait réalisée ensuite.
Enfin, parce que pour écrire une histoire de la culture, une telle base peut également s’avérer utile. « L’histoire d’Haïti m’a permis de cerner l’histoire culturelle », lance l’auteur.
« Avant ce livre-là, il n’y avait aucun livre sur la culture haïtienne », soutient-il, comme quoi son deuxième livre est une contribution tout aussi originale que la première à la connaissance.
Un troisième tome est en chantier. Il sera consacré à l’instabilité chronique qui affecte le pays depuis sa création.
« Il y a une sorte de continuité politique aujourd’hui. Ça ne s’est jamais vu auparavant, estime-t-il. Aujourd’hui on peut dire n’importe quoi du gouvernement en présence. » Cette situation prévaut depuis que René Préval—son cousin—, a repris le pouvoir de 2006 à 2011.

Un parcours atypique
M. Préval n’a pas de formation en histoire stricte. À son arrivée comme étudiant à Montréal, en 1972, il avait en poche un diplôme d’études en beaux-arts. Dans la métropole, il a étudié le dessin industriel dans une école spécialisée avant de poursuivre un baccalauréat en design de l’environnement, mineure en environnement, de même qu’une maîtrise spécialisée en conservation et patrimoine.
Au cours de sa carrière, il a enseigné en Haïti de 1986 jusqu’au coup d’État de 1991. Depuis son retour, il a travaillé dans plusieurs organismes du milieu communautaire à faire de l’éducation à la citoyenneté.
Dans ses écrits, son intérêt porte d’abord sur l’ethnoculture haïtienne. Pour preuve, avant d’écrire un livre d’histoire politique, il avait abordé l’histoire de la culture musicale haïtienne dans un précédent ouvrage.
Mais sa formation pluridisciplinaire et l’intérêt que lui ont transmis ses parents—tous deux ont étudié l’Antiquité à l’université de la Sorbonne—ont fait de lui un chercheur déterminé qui n’a pas hésité à aller fouiller les archives de Port-au-Prince, Paris ou Montréal pour étayer ses écrits.

Manque de culture
L’auteur d’Histoire de la culture haïtienne veut que son livre soit lu de tous : autant les Québécois que les Haïtiens de la diaspora ou ceux qui demeurent dans leur île sont invités à le faire.
Au cours de l’entrevue, il trace d’ailleurs certains parallèles entre les sociétés québécoise et haïtienne, comme les liens historiques qui ont uni les deux peuples.
« On a des Desmarais en Haïti, nomme-t-il en référence à la puissante famille derrière la société Power Corporation. On a des Lévesque aussi. »
D’ailleurs, lorsqu’il est question de culture comme dans son livre, M. Préval souhaiterait une plus grande fierté de la part des Haïtiens. Un peu comme ce qu’il constate chez les Québécois.
« S’il y a un modèle que les Haïtiens devraient suivre, c’est le modèle québécois », dit-il, parce que quand on prononce “Qué...”, on n’a pas encore prononcé “Québécois” que ceux-ci se retournent déjà. Quand tu dis “Haïtien”, l’Haïtien garde la tête droite, car il n’ose pas s’identifier à sa culture.

S’il trouve que les jeunes Haïtiens ont un sentiment d’appartenance fort, ce n’est pas le cas de l’élite intellectuelle et de la bourgeoisie du pays antillais.
« Si l’élite s’identifie à cette culture, elle va automatiquement faire corps avec la classe défavorisée. Ils veulent garder une distance. Ces gens-là préfèrent s’identifier à d’autres cultures étrangères », déplore-t-il. Un sujet pour un prochain livre?
Le livre Histoire de la culture haïtienne est normalement disponible à la librairie Olivieri (5219, chemin de la Côte-des-Neiges) et à boutique Carré d’arts (5357, boul Henri-Bourassa Est).
http://www.linformateurrdp.com/Culture/2012-10-29/article-3109733/La-culture-haitienne-se-raconte/1



Haïti-Justice / Affaire Clifford Brandt : Le FBI désormais de la partie


P-au-P, 30 oct. 2012 [AlterPresse] --- L’organe d’enquête du gouvernement américain, plus connu sous le nom de bureau fédéral d’investigation (Federal bureau of investigation / FBI) participe, désormais, à l’enquête relative au dossier du réseau de kidnappeurs, dont l’homme d’affaires Clifford Brandt, arrêté le lundi 22 octobre 2012, serait le chef, fait savoir le directeur de la police nationale d’Haïti (Pnh), Godson Orélus.
« Aucune instance (internationale) n’a contribué aux opérations qui ont conduit à l’arrestation de Clifford Brandt et de certains de ces acolytes », explique Orélus.
Des enquêteurs américains du FBI sont déjà en Haïti pour prendre part aux investigations, en vue de l’arrestation de tous les autres kidnappeurs du même réseau, en cavale pour l’instant. C’est « maintenant que nous faisons appel à d’autres instances, parce que le dossier a désormais une portée internationale », continue le principal responsable de la Pnh, qui n’a pas donné de détails sur l’aspect “international” de l’affaire Clifford Brandt.
Le secrétaire d’État à la sécurité publique, Réginald Delva, annonce, de son côté, le retour dans le pays, d’anciens victimes de ce réseau, qui seraient même prêtes à témoigner
Les actions, visant le démantèlement de ce corps de kidnappeurs, ne sont qu’un « début de ce qui va être mené », tente d’assurer Delva, reconnaissant qu’« il y a d’autres gangs qui opèrent » dans le pays (cf.
Le conseil supérieur de la police nationale (Cspn) encourage la population à contribuer, avec la Pnh, au démantèlement des réseaux de malfrats, dans des déclarations faites à la presse le mardi 30 octobre 2012. [srh rc apr 30/10/2012 18:23]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13619

Haïti – Justice : Pas de division sociale ni de polarisation dans l’affaire Clifford Brandt, selon le gouvernement

P-au-P, 30 oct. 2012 [AlterPresse] --- Le conseil supérieur de la police nationale (Cspn) rejette toute « division (sociale) » voire toute « polarisation » dans l’affaire de Clifford Brandt, membre de l’une des familles les plus riches en Haïti et incarcéré, depuis le lundi 22 octobre 2012, sous l’accusation de présumé responsable d’un réseau de kidnappeurs sur le territoire caribéen (cf.http://www.alterpresse.org/spip.php...).
Les textes de loi seront « strictement » mis en application dans le traitement des dossiers de kidnapping, sans la prise en compte des questions « d’appartenance sociale ou économique », annonce le premier ministre Laurent Salvador Lamothe, également président du Cspn, au terme d’une réunion avec tous les autres membres de cette entité.
« Sans préférence pour personne, nous allons appliquer la loi », ajoute le chef du gouvernement, au cours d’une conférence de presse, ce mardi 30 octobre 2012, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
L’arrestation de l’homme d’affaires Clifford Brandt est « une victoire des forces du bien ». interprète Lamothe qui invite la population à faire preuve de solidarité avec les forces de l’ordre pour combattre les actes criminels, comme l’enlèvement et la séquestration de personnes.
Dans le cadre de l’affaire Clifford Brandt, sont déjà interpellées 9 personnes, dont 4 sont en garde à vue et 5 autres déférées par-devant le cabinet d’instruction.
Quatre (4) policiers nationaux sont mis en isolement.
14 armes à feu (7 armes de guerre et 7 armes de poing) sont saisies ainsi que 3 véhicules et un montant de3,800.00 dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1euro = 58.00 gourdes aujourd’hui).
Des équipements de police (bottes, képis, maillots) ont été aussi retrouvés dans les maisons perquisitionnées et qui servaient de cachette à ces kidnappeurs.
Les locataires (dont les noms n’ont pas été cités) des maisons, que les kidnappeurs ont utilisées comme lieux de séquestration, seront également mis en examen par les autorités judiciaires.
A côté de Lamothe, ont participé, à la réunion du Cspn du 30 octobre 2012, le ministre de la justice et de la sécurité publique Jean Rénel Sanon, le ministre de la défense Jean Rodolph Joazil, le secrétaire d’État à la sécurité publique Reginald Delva et le directeur général de la police nationale d’Haïti Godson Orélus. [srh rc apr 30/10/2012 17:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13618

Haïti, victime oubliée de Sandy


Haïti commence à prendre la mesure des dégâts provoqués par le passage de Sandy. Un grand nombre de victimes et de disparus sont à déplorer, emportés par des glissements de terrain, des torrents de boue causés par des inondations diluviennes. Selon les services de la protection civile de Port-au-Prince, la tempête a entraîné la mort de plus de cinquante personnes. Mais le bilan risque malheureusement de s’aggraver, en raison de la situation sanitaire qui règne dans le pays et des ravages provoqués sur les plantations.
Après plus de trois jours de pluie intense, de nombreuses voies de communication ont été emportées. Routes et ponts n’ont pas résisté ; l’accès à plusieurs villes a été coupé, ainsi qu’un axe de communication avec le pays voisin, la République dominicaine. Mais les dommages causés par Sandy aux récoltes dans le sud du pays, ainsi que le probable développement d’épidémies, comme le choléra, vont provoquer dans les jours et les semaines à venir d’autres victimes.
Le Premier ministre Laurent Lamothe a déclaré à l’agence de presse Reuters que la tempête aétédévastatrice. Selon lui, l’économie notamment « a été durement frappée ». Un appel à l’aide internationale a été lancé. « Toute les récoltes qui ont été épargnées par l’ouragan Isaac on été détruites par le passage de Sandy » a-t-il indiqué en ajoutant que la « sécurité alimentaire du pays est dorénavant problématique ».
Le pays a connu à de nombreuses reprises des crises dues à l’augmentation du prix des denrées alimentaires. Depuis avril 2008, l’instabilité politique fragilise un pays où les manifestations de la faim sont légions. Jean Debalio Jean-Jacques, du Ministère de l’Agriculture, ne craint que la perte massive des récoltes « n’aggrave la situation » d’autant que « tout ce que les paysans avaient en réserve, le maïs, les tubercules, tout a été détruit ».
De nombreuses personnes avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d’hiver, mais ceux-ci ont été également touchés. Dans la ville d’Abricots, à l’ouest du pays, la population se remet encore difficilement des effets du passage de l’ouragan Tomas en 2010 et d’une récente sécheresse. « Nous allons avoir une famine dans les prochains jours » a affirmé le maire de cette localité, Kechner Toussaint. « C’est un désastre agricole, poursuit Toussaint, Les plantations des productions locales – arbres à pain et bananes – ont été emportées par le vent et détruites par les fortes pluies ».

Dans la région de l’ouest de Grand Anse, un bateau, qui régulièrement acheminait des denrées depuis la capitale et emportait lors de son voyage retour les produits de la région pour les vendre à Port-au-Prince, n’a pu effectuer le moindre trajet depuis plus d’une semaine en raison de la tempête. Le prix des produits de base, tel que l’essence, ont d’ores et déjà augmenté. Dans la région montagneuse de Camp Perrin, au sud de la péninsule, où les premières victimes ont été dénombrées, les plantations de café ont été ravagées, alors même que la récolte devait intervenir dans les prochaines semaines.
« Le café, c’est notre compte en banque » a déclaré Maurice Jean-Louis, un cultivateur responsable d’une coopérative à Camp-Perrin. Un compte en banque sévèrement entamé par les inondations des aires de stockage. Les dégâts sont « incalculables » explique-t-il, les grains étant désormais impropres à l’export.
Dans la capitale, Port-au-Prince, Sandy a détruit des maisons de fortune et des tentes, où plus de 370 000 victimes du tremblement de terre de 2010 vivaient encore aujourd’hui. Selon les autorités du pays, plus de 18 000 familles sont sans abris après le passage de Sandy.
Une ONG a déjà noté une hausse des cas de choléra. Ainsi dans les camps des survivants du tremblement de terre, plus de 86 cas ont été comptabilisés, selon le docteur Juan Carlos Gustavo Alonso, membre de l’organisation panaméricaine de la santé. De nombreuses localités sont encore coupées du monde et ne sont accessibles que par hélicoptère. De ce fait, « Il est encore trop tôt » , selon lui, « pour se prononcer » sur le nombre de malades.
Depuis octobre 2010, plus de 600 000 personnes ont été touchées par le choléra. Cette épidémie a provoqué la mort de plus de 7 400 personnes dans le pays.
Les autorités du pays, épaulées par des organisations internationales, ont distribué nourriture, eau et denrées de première nécessité aux populations les plus touchées durant le weekend. Le Président haïtien Michel Martelly a personnellement participé à ces distributions.
Avec Reuters
http://fr.euronews.com/2012/10/30/haiti-victime-oubliee-de-sandy/

Haïti : Sandy fait 52 morts et dévaste les récoltes


À Haïti, l'ouragan Sandy, devenu depuis une tempête post-tropicale, a laissé derrière lui 52 morts. Lors de son passage dans la nuit du 24 octobre, il a déversé 50 centimètres de pluie, qui ont fait déborder les rivières dans la ville des Cayes et ses environs.
Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture a annoncé que 70 % des récoltes dans le sud du pays ont été détruites et de lourdes pertes de bétail ont été signalées.
Toujours selon le ministère, plusieurs agriculteurs pauvres n'auront rien à manger en raison des dommages causés par Sandy.
À Cuba, où Sandy est passé jeudi, on a enregistré 11 morts. En ce qui concerne les dégâts, les autorités cubaines n'en ont pas encore estimé le montant.
Pour la seule province de Santiago de Cuba, dans le sud-est de l'île, quelque 150 000 logements ont été endommagés, dont 15 300 entièrement détruits, selon les autorités locales.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/10/30/003-bilan-sandy-haiti-cuba.shtml

Sandy frappe Haïti et New York : le deux poids deux mesures du traitement médiatique


Par Dom B.
Chroniqueuse société
LE PLUS. Les caméras du monde entier sont braquées sur New York. Depuis deux jours, les médias ne parlent que de ça : l'ouragan Sandy frappant la cote est des États-Unis. Quitte à en faire beaucoup trop ? Oui, selon notre contributrice Dom., qui déplore le traitement médiatique très inégal mis en place autour de cette catastrophe.
Depuis deux jours, c'est "le jour d'après" version images truquées et de préférence terrifiantes,webcams noyées de pluie, l'apocalypse en temps réel sur écrans géants. N'oublions pas que la fin du monde est dans un peu plus de deux mois, une piqûre de rappel est toujours utile.
Durant ces deux derniers jours, le monde était en apnée, dans l'attente de la catastrophe qui devait assurément souffler la "grosse pomme" jusqu'au trognon.
Au mardi 30 octobre au matin n'aurait dû rester que quelques pépins, si l'on en juge la couverture médiatique déployée depuis 48h sur New York et Washington, et les gros titres alarmistes et terriblement funestes. Tout cela pour un ouragan même pas classé en catégorie 2, du nom de "Sandy". On fait avec ce qu'on a sous le radar.

Avides de sensationnalisme
Comme ces spectateurs qui ralentissent sur l'autoroute à la vue d'un accident, le monde s'est arrêté de tourner, manifestant un intérêt presque morbide à attendre, pour ne pas dire espérer, de voir la ville symbole des États-Unis sombrer dans l'une de ses propres productions hollywoodiennes. Effets spéciaux, explosions, inondations, la fin du monde en direct au journal de 20h, en 3D, une sorte de mise en abyme ironique.
Autant dire que certains doivent être un peu déçus de ces quelques morts, de ces quelques arbres arrachés, de ces quelques parkings inondés, de ces quelques coupures de courant, on a vu bien pire en Vendée, ou dans le sud de la France. Finalement, les tempêtes bien de chez nous n'ont rien à envier aux super productions américaines.
New York, New York, New York, jusqu'à la nausée, jusqu'à l'overdose, en boucle, sur tous les écrans, dans tous les médias, des journalistes avec ou sans capuche, avec ou sans parapluie, bravant les vents et les pluies diluviennes pour rendre compte à nos yeux avides de sensationnalisme du cataclysme à venir, assurément.
Le monde a tourné autour de New York durant 48 heures, exclusivement. Le monde n'était plus que New York ou New York est devenu nombril du monde.

Sandy est le pire ouragan de l'histoire d'internet aux USA
30 Oct 12
sandiet@sandiet
Les caméras uniquement braqués sur NY
Et Haïti et ses 51 morts, 15 disparus et 19 blessés ? A-t-on vu ces pauvres gens dont les maisons se sont écroulées sur eux en les ensevelissant ? A-t-on déployé caméras et journalistes pour aller filmer les routes coupées et les ponts effondrés ? A-t-on filmé ces gens qui ont tout perdu, parce qu'ils possédaient déjà si peu ?
"L’ouragan Sandy a emporté mes deux bœufs, qui représentaient ma seule source de revenus. Je ne sais pas quoi faire à présent", regrettait ainsi un habitant.
Et au début du mois, quand la saison des pluies s'est montrée meurtrière en Afrique, a-t-on aussi mobilisé les studios mobiles, et les cameramen pour aller filmer les quartiers sous l'eau, les 587 écoles inondées au Sénégal, les rues impraticables de Dakar, ses plus de 40 morts et ses dizaines de sinistrés ?
Au même moment, a-t-on également bloqué les télévisions, et tous les médias pour les 148 morts et plus de 64.000 déplacés au Nigeria, et l'apparition du choléra ? C'est vrai que des pluies, même exceptionnellement fortes, c'est moins vendeur que des vents à 150 km/h et un gros tourbillon sur une carte de la NASA.
Plus tôt, en août, quand le Cameroun a connu des inondations exceptionnelles faisant plus de 30 morts et 25.000 sinistrés, en a-t-on entendu parler au journal de 20h ?
Sandy, un ouragan d'une force historique, terrifiant "Frankenstorm", ah cela, les superlatifs n'ont pas manqué depuis 48h pour décrire ce qui allait sûrement emporter la ville emblématique des USA.
Heureusement, la peur a été plus forte que le mal, et si New York a retenu son souffle et le reste du monde avec, ce mardi matin, le monde peut recommencer à respirer, Sandy n'aura eu d'historique que l'emballement médiatique qu'elle aura suscité. En attendant la prochaine tempête, le prochain ouragan qui devra donc s'appeler Tom ou Tony, selon toute logique, et qui, pour peu qu'il menace le géant américain, monopolisera à nouveau toutes les chaînes, les unes, et le reste du monde.
Pendant ce temps, Haïti, le Sénégal, le Cameroun, le Nigeria, ou ailleurs, n'importe lequel de ces pays de miséreux peut bien continuer à subir la colère de mère nature, leurs morts ne font pas recette.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/676358-sandy-frappe-haiti-et-new-york-le-deux-poids-deux-mesures-du-traitement-mediatique.html

L'ouragan Sandy précipite Haïti dans la détresse sanitaire et alimentaire

Le Monde.fr avec AFP et Reuters
Alors qu'Haïti se relève difficilement du séisme qui l'a durement frappée le 12 janvier 2010, les conséquences du passage de l'ouragan Sandy ce week-end pourraient s'avérer dévastatrices pour la population dans les jours et les semaines à venir. La petite nation caribéenne enregistre déjà le triste record du bilan le plus élevé des victimes de l'ouragan, avec au moins 52 morts, 15 disparus et 19 blessés.
Pendant trois jours, Haïti a été balayée par des intempéries qui ont causé inondations, glissements de terrain et destructions de maisons. La région la plus affectée est le département de l'Ouest, incluant Port-au-Prince, qui déplore une vingtaine de morts, dont des familles entières ensevelies dans leurs maisons effondrées. Dans la capitale, les campements de fortune, qui abritent encore 370 000 victimes du séisme de 2010, ont été durement touchés. Dans le sud d'Haïti, on dénombre 18 morts.
De nombreuses plantations ont été détruites et des routes ont été coupées, isolant des villes dans les départements du Sud et du Sud-Ouest, ont indiqué les autorités. Sandy a laissé 18 000 familles supplémentaires sans abri. Les équipes de la direction de la protection civile d'Haïti, assistées d'experts internationaux, ont tout juste entamé l'évaluation des dégâts causés par les 50 centimètres de pluie enregistrés dans certaines régions du pays. Plusieurs jours seront nécessaires pour compiler les données.

LE RISQUE D'ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA
Les Nations unies s'inquiètent des conséquences à long terme du passage de l'ouragan, et notamment des risques liés à l'aggravation des conditions sanitaires. Depuis octobre 2010, le choléra a ainsi touché 600 000 habitants dans le pays et fait plus de 7 400 morts.
Au cours des derniers jours, les organisations humanitaires ont observé une forte augmentation de cas de choléra présumés dans sept départements, dont 86 dans les camps de réfugiés de Port-au-Prince, selon l'Organisation panaméricaine de la santé. Ce qui reste encore difficile à confirmer, car plusieurs communautés demeurent isolées et uniquement accessibles par hélicoptère.

ALERTE SUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Les autorités haïtiennes et les organisations humanitaires présentes sur place s'inquiètent également d'une augmentation des prix des biens de première nécessité, du fait de la destruction des plantations et des cultures de subsistance dans le tiers sud du pays. "L'économie a subi un coup sévère", a indiqué le premier ministre, Laurent Lamothe, à Reuters. "La plupart des cultures épargnées par l'ouragan Isaac [qui a frappé l'île en avril] ont été détruites par Sandy", a-t-il déploré.
La destruction des denrées alimentaires pourrait aggraver une situation déjà tendue sur le plan politique, alors que le pays a été secoué au cours des derniers mois par de violentes manifestations contre la vie chère. Une crainte exprimée parJean Debalio Jean-Jacques, directeur du département du Sud au ministère de l'agriculture. "Tout ce que les paysans avaient – maïs, tubercules – a été dévasté. Certains avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d'hiver et ça a été dévasté", a-t-il déploré.
Dans la ville d'Abricots, dans le sud-ouest du pays, le maire Kechner Toussaint évoque "un désastre agricole" et prédit "une famine dans les prochains jours". Régimes de bananes et arbres à pain, bases de l'alimentation locale, ont été totalement détruits. Dans la région de Camp-Perrin, ce sont les cultures de café qui ont été dévastées à quelques semaines de la récolte. "Le café est l'épargne des paysans", a déploré Maurice Jean-Louis, un planteur à la tête de la coopérative des planteurs de café de Camp-Perrin.

APPEL À L'AIDE INTERNATIONALE
Pour faire face à la situation, le gouvernement a annoncé l'octroi de 350 millions de gourdes (6,3 millions d'euros) pour aider les régions affectées. L'Etat et les organisations humanitaires ont commencé à distribuer de la nourriture, de l'eau et d'autres biens de première nécessité aux victimes de l'ouragan. Vendredi, le président haïtien, Michel Martelly, et le premier ministre avaient distribué des rations alimentaires et des bouteilles d'eau dans les quartiers pauvres de la capitale. "Les stocks sont à un niveau dangereusement bas. Après la tempête tropicale Isaac en août, ces stocks n'ont pas été reconstitués", a averti George Ngwa, porte-parole de OCHA, qui coordonne l'aide humanitaire en Haïti.
Un appel à l'aide internationale d'urgence a été lancé, auquel le Venezuela a déjà répondu en envoyant un bateau et un avion cargo avec de l'eau et de la nourriture.L'Union européenne a indiqué qu'elle soutiendrait les efforts de reconstruction en Haïti, ainsi que dans le reste des Caraïbes touché par l'ouragan. "L'UE se tient prête à soutenir les efforts de reconstruction. Nous continuerons également àsoutenir les projets de prévention des catastrophes et de réduction des risques dans les pays vulnérables des Caraïbes et autres régions sujettes aux catastrophes", ont écrit dans un communiqué commun la haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, et la commissaire chargée de la gestion des crises,Kristalina Georgieva.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/30/l-ouragan-sandy-precipite-haiti-dans-la-detresse-sanitaire-et-alimentaire_1783347_3244.html

vendredi 26 octobre 2012

Challans. À la médiathèque, une collecte de livres pour Haïti


vendredi 26 octobre 2012
Trois jours de collecte de livres sont organisés à la médiathèque de Challans le 26 octobre et les 16 et 23 novembre.

Pourquoi une telle collecte ?
Le 12 janvier 2010, Haïti était dévastée par un séisme de très forte amplitude. Suite à ce drame, Bibliothèques sans frontières et la Société des auteurs francophones ont conclu un partenariat pour aider à reconstituer le capital de livres destinés aux bibliothèques du Pays. La ville de Challans s’associe à cette initiative par l’intermédiaire de la médiathèque. Celle-ci donnera des documents de son fonds, et se charge de recueillir les livres des particuliers qui souhaitent participer à cette action. Des collectes auront ainsi lieu vendredis 26 octobre, 16 et 23 novembre, de 15 h 30 à 19 h.

Quels livres donner ?
Les bibliothèques d’Haïti ont des besoins précis. Il est donc important de ne collecter que les livres qui correspondent à leurs attentes. Les ouvrages suivants sont les bienvenus : livres de fiction et de non-fiction pour les publics jeunesse et adulte, documentaires dans tous les domaines, contes et romans, bandes dessinées (les grands classiques comme Tintin, Astérix ou Lucky Luke ont beaucoup de succès), des livres pratiques (sur la santé, l’hygiène, la famille, l’éducation, etc.), des encyclopédies et dictionnaires postérieurs à 2000, ou encore des revues périodiques (Courrier international, National Geographic, Sciences et Vie, Géo, Phosphore, J’aime lire, etc.).
Le livre donné doit ainsi être en bon état, l’année d’édition doit être inférieure à 20 ans pour les ouvrages de fiction et non-fiction, à 10 ans pour les ouvrages concernant les sujets évolutifs (encyclopédies, sciences, atlas, etc.)

Quels livres ne pas donner ?
Certains livres ne seront pas acceptés lors de ces collectes : les manuels scolaires car les programmes sont différents, les ouvrages qui diffusent les théories de groupes religieux et évangélistes, les nouvelles et romans en format poche de mauvaise tenue, les ouvrages centrés sur la France (politique, histoire, biographies, essais, etc.), et enfin les guides touristiques.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Challans.-a-la-mediatheque-une-collecte-de-livres-pour-Haiti_-2126757------85047-aud_actu.Htm

LES CLINTON VOLENT AU SECOURS DU GOUVERNEMENT DE MICHEL MARTELLY


Confronté à une vague de contestation croissante, le président haïtien Michel Martelly a reçu le soutien de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et de son époux, Bill Clinton. Accompagné des acteurs Sean Penn et Ben Stiller, le couple a assisté, lundi 22 octobre, à l'inauguration du parc industriel Caracol, dans le nord d'Haïti.
Projet phare de la coopération américaine depuis le séisme qui a tué 250 000 Haïtiens en 2010, cette zone franche de 250 hectares est financée par les Etats-Unis pour 124 millions de dollars (95 millions d'euros) et par la Banque interaméricaine de développement (100 millions de dollars).
L'entreprise sud-coréenne Sae-A prévoit d'investir plus de 70 millions de dollars et de créer 20 000 emplois pour fabriquer des vêtements qui seront exportés en franchise de douane aux Etats-Unis. Confectionnés par des ouvrières payées moins de 4 euros par jour, les premiers tee-shirts viennent d'être expédiés au distributeur américain Wal-Mart.
Une deuxième entreprise haïtienne, Peintures Caraïbes, va s'installer à Caracol. Selon les autorités, le parc industriel permettra de créer plus de 60 000 emplois dans cette région déshéritée et réduira la pression migratoire vers Port-au-Prince.
"Nous avons décidé de faire d'Haïti une priorité de politique étrangère", a déclaré Mme Clinton, qui a rappelé s'y être rendue en voyage de noces il y a trente-sept ans. Envoyé spécial des Nations unies pour Haïti, Bill Clinton a fait plusieurs voyages dans l'île depuis le tremblement de terre.

LES MANIFESTATIONS ANTIGOUVERNEMENTALES SE MULTIPLIENT
Mme Clinton a salué "le leadership, la vision et la passion" du président Martelly. Il avait invité son prédécesseur, René Préval, à l'origine du projet, "comme symbole de continuité". "Haïti est ouvert aux affaires, l'heure n'est plus à l'assistanat, mais aux investissements durables", a lancé M. Martelly. "C'est quand il y a la paix que ceux qui ont de l'argent peuvent investir et créer des emplois", a ajouté l'ex-chanteur.
La visite médiatique du couple Clinton intervient au moment où se multiplient les manifestations antigouvernementales. Le 20 octobre, le premier ministre, Laurent Lamothe, a été accueilli par des jets de pierres à la Plaine-du-Nord. Trois jours plus tôt, des milliers de personnes ont manifesté au Cap-Haïtien pour dénoncer la cherté de la vie, "la corruption de la famille présidentielle" et "l'arrogance du président", dont ils réclamaient la démission.
Des dirigeants de l'opposition se sont réunis dans la deuxième ville du pays pour y signer le Manifeste du Cap-Haïtien. Ils exigent "la révocation de tous les actes posés par le président de la République en violation de la loi et la mise en place d'un conseil électoral consensuel, honnête et crédible". Et ils reconnaissent au peuple "le droit d'exiger la démission anticipée de tout président qui s'écarte des règles du jeu démocratique".
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/10/25/le-couple-clinton-vole-au-secours-du-president-haitien_1780989_3210.html

Gladys, lycéenne sans papiers en 2004, française aujourd'hui


A Évry en Essonne, à la maison des syndicats, RESF organise, samedi 27 octobre de 14h30 à 18h00, une rencontre entre lycéens sans papiers d'hier, aujourd'hui régularisés ou français, et lycéens sans papiers d'aujourd'hui.
Octobre 2012, Gladys a 28 ans. Elle est française, ASH (Agent de service hospitalier) dans la même clinique depuis plusieurs années, elle a son appartement, son permis de conduire, sa voiture. Des rêves et des projets plein la tête pour elle et pour Chloé, sa petite fille de 5 ans.
C’est pourtant une rescapée. En 2004, elle devait être expulsée en Haïti. Lycéenne, elle a été sauvée par ses camarades de classe et ses profs révoltés à l’idée qu’elle puisse être renvoyée de force vers la misère etla dictature. C’est à l’occasion de ce mouvement de solidarité avecGladys et Sandrina, une autre élève du même lycée de Châtenay-Malabry que naît l’idée du Réseau Education sans frontières, finalement créé en juin 2004.
Ci-dessous le récit de ce que fut le combat de Gladys, de ses camarades et de ses enseignants pour sa régularisation. Et, en vidéo, le témoignage de ce qu’elle est huit ans plus tard. Des images à faire honte à Le Pen et à Copé.

http://www.youtube.com/watch?v=LvSFZKM4qiY=

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26 septembre 2004. Grand concert du « KO social » [1] sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. La place est bondée. Yann Tiersen et les Têtes Raides ont galvanisé jeunes et moins jeunes. Pas facile de prendre la suite.
La suite, c’est un groupe black, blanc et beur, qui s’avance au bord de la scène. Voix mal assurée despremiers mots, très vite la conviction l’emporte, le besoin de faire partager l’indignation, l’injustice, les luttes et l’espoir. Ils appellent au soutien et à la régularisation des lycéens sans papiers.
Cinq minutes de paroles vibrantes, persuasives, soutenues pour la plus jeune par les images dramatiques de sa courte vie. Le silence s’est fait, on écoute le trio, on les applaudit longuement
Elle s’appelle Gladys, elle est haïtienne. Depuis quatre ans, elle vit en France et elle a 20 ans. Son pays revient périodiquement à la une des médias. Misère chronique, développement bloqué, dictature de père en fils, prêtre libérateur qui prend le masque de l’oppresseur, assassinats, Chimères[2]. La famille de six enfants a été menacée pour ses opinions et ses engagements, particulièrement son père et sa sœur aînée, membre d’un parti d’opposition ; un oncle et un frère, Abel, ont été assassinés. Le père et la sœur ont pu obtenir l’asile politique en France, avec l’espoir de regrouper la famille ensuite.Gladys est restée avec ses frères et sœurs, en ville. La mère est en province, et quand elle le peut, vient ravitailler les enfants en riz, en huile. Quand les Chimères, l’école ferme, pour une semaine, un mois. La mère ne peut plus circuler, et les enfants restent enfermés, sans rien. « Alors, dit pudiquement Gladys, on a des problèmes »

A 16 ans, munie d’un visa touriste, Gladys rejoint son père et sa sœur, dans la banlieue parisienne, réussit sa classe de 3ème, et entame un BEP bio services au lycée Jean Jaurès de Châtenay-Malabry. Bonne élève, appréciée au cours de ses stages, elle obtient son BEP brillamment. Son père entame les démarches en vue de sa régularisation. Gladys est refusée du regroupement familial, car trop âgée à son arrivée sur le sol français ; elle voit peu à peu échouer tous les recours. A 18 ans, Gladys est devenue sans papiers, hors la loi, illégale sur le sol français. Dans son entourage scolaire, personne ne s’en doute, ni ses profs ni ses camarades. Gladys est souriante, parle avec ses copines, apparemment détendue. Mais pas de ça. Pourquoi ? « J’avais peur de leur dire. Je trouve que ce n’est pas bien, sans papiers. Parce que je suis comme eux. Et quand ils savent que la police peut te prendre, te menotter, ce n’est pas bien. ».

Elle vit dans la peur. : « Je ne peux pas circuler comme je voudrais, parce qu’il y a des contrôles de police. Je préfère rester enfermée chez moi. J’ai des frayeurs, parce que je n’ai pas de papiers. Quand je vois des policiers, je marche comme si j’étais en règle ». Elle reste à la maison, un logement de deux pièces qui donne sur une gare. « Les trains juste à côté, quand je vois les personnes qui passent, les élèves qui sortent de l’école, les trains, ça me donne envie de bouger ». Le soir, Gladys ne sort pas, et malgré son envie de vivre normalement et de travailler, s’installe dans la clandestinité. Pour son père, mieux vaut vivre ici, même sans papiers, parce que là-bas c’est la guerre.

Elle dépose une demande de statut de réfugié auprès de l’OFPRA. Dans son récit de vie, rédaction imposée pour constituer le dossier, elle mentionne les menaces qui ont pesé sur sa famille et sur ceux qui sont restés en Haïti. Refus. Gladys vit dans la peur, et le sentiment d’un avenir interdit. « Si tu n’as pas de papiers ici, tu ne peux rien faire, c’est une vie gâchée ! »

Gladys trouvera un jour le courage d’aller trouver un de ses profs. Elle découvre qu’elle n’est pas la seule au lycée dans cette situation. En 2003, quatre autres élèves font connaître leur situation d’élèves sans papiers, parmi elles, Sandrina, dont la situation a peut-être un peu plus de chances d’aboutir. Les deux jeunes filles décident alors de sortir du silence, pour jouer leur dernière carte. Dans la classe de Gladys, c’est la stupéfaction, puis l’étonnement, et l’engagement. Mobilisation, pétitions, les élèves de la classe font corps autour d’elles. « Nous faisons de leur sort une affaire personnelle. »

Les pétitions tournent, dans l’établissement et à l’extérieur. Des élus s’engagent. Les médias, alertés par cette mobilisation et plusieurs signatures connues, montent à leur tour au créneau. France–Info le samedi, TF1 le dimanche à 20 heures, Le sous-préfet, Alain Zabulon,[3] réagit dès le lundi et concède à Gladys et à Sandrina « à titre dérogatoire, un titre de séjour étudiant. » Première victoire, et sourire radieux de Gladys, ce sourire que les télévisions n’ont pas pu montrer.

« J’avais caché mon visage, j’avais honte … Après, mes camarades m’ont dit : il ne fallait pas cacher ton visage, c’est la première fois qu’une haïtienne passe à la télé !…Maintenant je me sentais plutôt flattée. »
Avec le soutien de tout un établissement, de ses camarades, de ses profs, des parents d’élèves, Gladys est sortie de la clandestinité et de la honte. Pour autant, la victoire n’est pas totale, et le titre étudiant concédé n’est pour elle qu’une première étape, c’est du titre vie privée et familiale dont elle a besoin pour travailler et le rappelle au sous-préfet. Qui, par lettre, prend l’engagement « qu’elle recevra le moment venu le titre adapté à sa situation. »
En juin 2004, BEP en poche, elle décide de s’’inscrire pour un Bac pro en alternance et trouve une entreprise disposée à l’accueillir en stage pour peu qu’elle dispose d’une autorisation de travail. Confiante dans la parole du sous-préfet, elle demande son changement de statut. La promesse du sous-préfet, dit-on, sera honorée… à la condition de produire une promesse d’embauche et un engagement de l’employeur de régler les 850 € de taxes dues à l’OMI (Office des migrations internationales) au titre de l’introduction d’un étranger sur le marché du travail.
Gladys parvient à convaincre le responsable d’une grande chaîne hôtelière de lui établir une promesse d’embauche comme stagiaire, accompagnée d’une lettre au sous-préfet demandant que l’entreprise, qui va assurer sa formation, soit exonérée du règlement des 850 €. En vain. Son projet capote, elle doit renoncer à sa formation, envoie de nombreux CV et décroche simultanément en août deux offres, l’une en CDI, l’autre en CDD de trois mois.
Elle se rend de nouveau en sous-préfecture accompagnée de plusieurs de ses anciens enseignants. Et se voit à nouveau déboutée de toute autorisation de travail en l’absence de promesse d’embauche et d’un engagement de payer les 850 €. Second échec.
Gladys entreprend à nouveau les mêmes démarches pour le CDD. Troisième échec. Et le temps passe, elle est à la charge de sa famille, et son autorisation de séjour ne court que jusqu’au mois de décembre.
En septembre, un patron accepte d’employer Gladys au nettoyage de ses chantiers, activité éloignée de la restauration collective mais qui néanmoins correspond à sa formation. Il lui signe la promesse d’embauche et l’engagement à régler les 850 € de droits à l’OMI. Mais lui accorde un mois de délai maximum pour obtenir son autorisation de travail. Dossier déposé en sous-préfecture le 10 septembre. Un mois plus tard, le dossier n’a pas bougé. Il faut, lui dit-on compter entre trois et quatre mois. Le 6 novembre, RFI consacre l’une de ses émissions Territoire de jeunesse au cas de Gladys. Le sous-préfet, renouvelle sur les ondes son engagement à trouver au cas de Gladys une réponse à la fois humaine et conforme au droit. La preuve en est, dit-il que « Melle Pompée n’a pas fait l’objet d’une reconduite à la frontière ! »
Il s’engage à faire accélérer le traitement de son dossier. Mais fin novembre, le service des étrangers exige par courrier de nouvelles démarches de son futur employeur et… une lettre de motivation de celui-ci justifiant son désir de l’embaucher. C’en est trop. Le patron renonce ! Gladys continue à chômer et, pour se rendre utile, garde le jeune enfant de sa sœur
En décembre, elle obtient le renouvellement de son titre étudiant pour 3 mois. Gladys sera à nouveau sans papiers en mars si d’ici là elle ne met pas la main sur un employeur philanthrope ! Mobiliser, oui, mais qui ? Gladys n’est plus au lycée, et les soutiens sont de fait plus diffus. Rappeler ses engagements au sous-préfet, sans succès.
Ce sera la mobilisation du RESF devant les préfectures le 2 février 2005 qui finira par emporter la décision du sous-préfet. Le réseau se rassemble dans toutela France, et médiatise les situations injustes. Recevant une délégation du réseau RESF, le sous-préfet accorde àSandrina et Gladysle titre Vie privée et familiale qu’elle reçoit un mois plus tard.
Fière de pouvoir enfin travailler, elle reprend ses envois de CV et relance les employeurs. Elle a enfin gagné, par sa ténacité et son courage, et la pression que tous autour d’elle ont exercée sur l’administration, le droit de vivre et de travailler en France, le droit d’aider sa famille, le droit de pouvoir construire sa vie.

Armelle Gardien RESF
Gladys a obtenu en février 2005 son 1er titre de séjour de séjour d’un an. Depuis cette date, elle est employée comme agent hospitalier dans une clinique à Versailles. Elle est mère d’une fillette de 5 ans. Depuis le mois de juin 2012, elle est française.
La mobilisation créée autour de sa situation et de celle de Sandrina est l’une de celles qui ont été à l’origine du Réseau Education sans frontières.

[1] Concert militant organisé le 26 septembre 2004 place de l’Hotel de Ville à Paris, le KO social alternait prises de parole de la trentaine de syndicats et d’associations impliqués et prestation de la douzaine de groupes et d’artistes dont lesTêtes raides et Yann Tiersen venus les soutenir.
[2] Jean Bertrand Aristide, président de 2001 à 2004. Les Chimères, bandes armées liées au clan d’Aristide, sèment l’effroi notamment dans la ville de Port-au-Prince.
[3]Alain Zabulon, sous-préfet d’Antony en 2004, est l’actuel directeur adjoint du cabinet de F. Hollande

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/251012/gladys-lyceenne-sans-papiers-en-2004-francaise-aujourdhui

Villeneuve-sur-Lot. Trois jours pour Haïti


Les associations «Tête Ensemble» France et «Tapona» Haïti organisent ensemble les journées «Haïti, vie quotidienne et partenariat» aujourd'hui et demain, au centre culturel. «Les objectifs de cette manifestation sont multiples, explique Odile Bailly, la présidente, ils sont en direction de plusieurs publics. Les jeunes sont invités à découvrir le quotidien pas simple du tout, bien loin de nos réalités, d'autres jeunes tant dans la santé que la scolarité, le travail, droits et conventions des droits de l'enfant.» Ils prendront conscience aussi de diverses solidarités possibles qui sont à leur portée. «Nous souhaitons également multiplier le travail d'éducation à plus long terme avec les établissements scolaires afin de poursuivre une réflexion débouchant, pourquoi pas, sur des actions.
Et les adultes, il est important pour nous de les rencontrer eux aussi afin de leur montrer les réalités d'un pays dont les médias ne parlent pas assez et surtout de façon tellement éloignée de la vérité quotidienne.
Ce pays a une grande richesse culturelle qu'il faut faire connaître et qui peut être source de partenariats divers. L'argent étant le nerf de beaucoup d'actions, Haïti mérite qu'on ouvre notre générosité pour soutenir la solidarité déjà concrétisée sur le terrain: construction d'une route pour désenclaver notre zone d'intervention, financement des salaires des enseignants, remplissage de la caisse de solidarité... C'est un gros chantier engagé là qui mérite de pouvoir continuer financièrement afin d'être mené à bien.»
Vendredi 26: Exposition décrivant le quotidien et les chantiers engagés, échanges avec les associations, vente artisanat local.
Samedi 27: Expos diverses, animation autour de la peinture haïtienne, livres sur le pays et d'auteurs locaux... Renseignements au tél.06 17 25 45 20.
La Dépêche du Midi
http://www.ladepeche.fr/article/2012/10/26/1475034-villeneuve-sur-lot-trois-jours-pour-haiti.html

Haïti: le choléra sous contrôle, mais encore 10 ans pour l'éradiquer

L'épidémie de choléra, apparue en Haïti en octobre 2010, est aujourd'hui sous contrôle mais les autorités sanitaires du pays auront certainement besoin d'au moins 10 ans pour éradiquer la maladie.
AFP - L'épidémie de choléra, apparue en Haïti en octobre 2010, est aujourd'hui sous contrôle mais les autorités sanitaires du pays auront certainement besoin d'au moins 10 ans pour éradiquer la maladie.
"Pour le moment nous n'avons pas noté de résurgence de l'épidémie. Nous enregistrons de temps en temps des petites poussées dans certaines régions, mais l'incidence (de la maladie, ndlr) a beaucoup diminué", a déclaré à l'AFP le coordonnateur national du choléra, le docteur Donald François, du ministère de la Santé publique.
Les autorités sanitaires haïtiennes affirment avoir l'épidémie sous contrôle mais pour Médecin sans frontières (MSF) la situation est encore loin d'être satisfaisante.
"La maladie évolue de manière saisonnière en Haïti. Il y a des actions du ministère de la Santé publique, mais elles sont insuffisantes", estime ainsi Joan Arnan, chef de mission de MSF en Haïti.
L'organisation, qui à elle seule a soigné 70% des patients enregistrés à Port-au-Prince, continue de recevoir des malades dans ses centres, 500 personnes cette semaine et 400 la semaine précédente, selon Joan Arnan.
A l'apparition du choléra en Haïti en 2010, près de 150 personnes par jour décédaient dans le département de l'Artibonite (nord). En deux ans, la maladie a touché 685.000 personnes, et fait 7.550 morts.
"Aujourd'hui, nous déplorons moins d'un décès par jour. On a constaté 12 morts en octobre et 933 personnes affectées. Le choléra est donc sous contrôle", soutient le docteur François.
Toutefois, durant la saison des pluies, des dizaines de personnes sont touchées, surtout des agriculteurs qui continuent de boire l'eau polluée des rivières.
"Le ministère de la Santé publique va intensifier la sensibilisation", a promis le docteur François.
100.000 Haïtiens vaccinés
Les campagnes de vaccination semblent cependant porter leurs fruits: en 2012, plus de 100.000 Haïtiens ont reçu deux doses d'un vaccin contre le choléra à Port-au-Prince et dans les régions où l'épidémie avait fait le plus de victimes
"Les résultats de cette expérience pilote sont concluants, mais il faudrait poursuivre la vaccination à l'échelle nationale avec l'aide de nos partenaires de la communauté internationale", aimerait M. François.
S'il est admis par des chercheurs que la souche de la maladie qui a frappé Haïti est d'origine asiatique et qu'elle pourrait avoir été importée du Népal, les autorités haïtiennes évitent de désigner directement les Casques bleus népalais déployés dans la région parmi lesquels la première victime a été enregistrée en octobre 2010.
Invité récemment devant une commission parlementaire, le ministre des Affaires étrangères a ainsi refusé d'accuser l'ONU ou de demander des réparations pour les victimes, comme le souhaitaient certains députés.
"Ce n'est pas un dossier fermé. S'il y a une certitude sur la question alors l'Etat haïtien est disposé à s'asseoir avec l'ONU pour établir les responsabilités et présenter les doléances de la population, mais nous n'en sommes pas encore là", a déclaré à l'AFP le ministre des Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir.
L'ex-président cubain Fidel Castro a estimé récemment dans un article publié à La Havane qu'il était "juste" que l'ONU indemnise à hauteur de 100.000 dollars les familles des victimes du choléra en Haïti, puisque selon lui c'est elle qui a "introduit" la maladie dans ce pays en 2010.
"Il faut que les autorités politiques discutent avec l'ONU, mais il est difficile de réclamer des indemnités, car 80% de l'aide pour combattre le choléra en Haïti vient de la communauté internationale", a confié un médecin haïtien sous couvert d'anonymat.
http://www.france24.com/fr/20121026-haiti-le-cholera-sous-controle-mais-encore-10-ans-leradiquer

La haitiana Sarodj Bertin es la nueva Reina Hispanoamericana de Belleza


La Paz, 25 oct (EFE).- La joven haitiana Sarodj Bertin, de 26 años, fue elegida hoy como la Reina Hispanoamericana 2012, en la quinta edición de este concurso de belleza celebrado entre 22 aspirantes en la ciudad boliviana de Santa Cruz.
La haitiana disputó la final con la española Juliana Sampaio, de 24 años, que quedó en segundo lugar.
Bertin, que ganó previamente el título de "Mejor Silueta", destacó ante el jurado con su respuesta a una pregunta sobre las dificultades de ser mujer hoy en día.
La haitiana recibió la corona de la ganadora de la versión 2011 del concurso Eva van Putten, de Curazao.
La boliviana Alexia Viruez, la paraguaya Stephania Stegman, la cubana Damaris Aguiar, la brasileña Jeanine Castro y la panameña Ana Lorena Ibáñez estuvieron entre las finalistas del concurso organizado en Bolivia por la empresa Promociones Gloria.
El jurado estuvo formado por el diseñador venezolano Julio Mora, la diseñadora boliviana Rosita Hurtado, el artista boliviano Milton Cortez, el cónsul de Chile en Santa Cruz, Frank Sinclair, y la del Reino Unido, Carolina Ibáñez, entre otros.
Hasta el 2006 el certamen era llamado "Miss Sudamérica", pero un año después se decidió incluir también a representantes de Centro y Norteamérica y España y cambió su nombre por Reina Hispanoamericana. EFE
http://www.diariovasco.com/agencias/20121026/mas-actualidad/sociedad/haitiana-sarodj-bertin-nueva-reina_201210260647.html

jeudi 25 octobre 2012

Clifford Brandt risque l'extradition?


Une demande d’extradition de Clifford Brandt aurait été formulée par les Etats-Unis suite à son implication présumée dans l’enlèvement et la séquestration de Coralie et Nicolas Moscoso.
Les rumeurs d’une éventuelle extradition n’ont pas été ni confirmées ni démenties par le porte-parole de la Police nationale d’Haïti (PNH), Frantz Lerebours contacté par des médias haïtiens.
Les procédures pénales sont toujours en cours en vue d’acheminer le dossier du présumé kidnappeur au parquet de Port-au-Prince, a indiqué le porte-parole de l’institution policière à Alter Presse, une agence en ligne. La PNH n’entend pas faire secret sur le dossier, a expliqué le commissaire divisionnaire, mais souhaite garder certaines informations pour la bonne marche de l’enquête.
Les causes de l’éventuelle demande d’extradition du présumé kidnappeur ne sont pas précisées encore. Le présumé ravisseur et/ou les deux ex-otages notamment Coralie et Nicolas Moscoso sont-ils des citoyens américains ?
Homme d’affaires issu de la bourgeosie haitienne, Clifford Brandt a été arrêté à son bureau, le 22 octobre 2012, dans l’après-midi. Il a, par la suite, conduit les policiers à l’emplacement où il avait séquestré les deux otages qui ont été libérés sur le coup.
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/clifford-brandt-risque-l-extradition--19985.html

Haïti-Sécurité : Clifford Brandt toujours détenu au Dcpj – Y a-t-il demande d’extradition ?

P-au-P, 24 oct.2012 [AlterPresse] --- Le porte parole de la Police nationale d’Haïti (Pnh), Frantz Lerebours, déclare à AlterPresse que l’homme d’affaires Clifford Brandt, arrêté pour kidnapping, « est toujours en détention à la direction générale de la police judiciaire (Dcpj) » à un moment où circulent des rumeurs sur une éventuelle demande d’extradition de la part des États-Unis.
Frantz Lerebours a fait savoir que les procédures pénales sont toujours en cours en vue d’acheminer le dossier du présumé kidnappeur Clifford Brandt au Parquet de Port-au-Prince. La Pnh promet de ne pas faire de secret sur ce dossier mais souhaite garder certaines informations pour la bonne marche de l’enquête.
La Pnh n’est pas en mesure de confirmer ou d’infirmer les bruits relatifs à une demande d’extradition vers les Etats-Unis de Clifford Brandt.
Brandt a été arrêté à son bureau, le 22 octobre 2012, dans l’après-midi. Une enquête est en cours en vue de faire la lumière sur le kidnapping de Nicolas et Coralie Moscoso, réalisé le mardi 16 octobre dernier sur la route de Bourdon (secteur est de la capitale).
Brandt a conduit les policiers à l’emplacement où il avait séquestré les deux otages qui ont été libérés sur le coup.
L’identité d’une femme arrêtée en compagnie de l’entrepreneur n’est jusqu’à présent pas encore révélée.
Il y a 5 ans, les noms de deux membres de la famille Brandt, Fritz Patrick Louis Brandt et son fils David, ont été cités dans une affaire de fraudes douanières, rappelle la station privée Radio Kiskeya.
L’arrestation de ces deux Brandt a été ordonnée par le chef du parquet de Port-au-Prince d’alors, Claudy Gassant, le 26 juillet 2007 à l’issue d’une audition qui portait sur l’utilisation présumée de bordereaux falsifiés lors du dédouanement d’un camion d’une valeur de 100,000.00 dollars commandé par Jean-Marc Larco, un autre homme d’affaires. Ils avaient trouvé leur libération peu de temps après. [emb srh gp apr 24/10/2012 11 :30]
Source photo : réseaux sociaux

Haïti-Météo-Sandy : Alerte rouge pour l’Ouest et le Sud - Déjà 1 mort

P-au-P, 24 oct. 2012 [AlterPresse] --- Une habitante de Camp Perrin (Sud d’Haïti), qui tentait de traverser une rivière en crue dans la zone, par suite des pluies provoquées par le passage de la tempête Sandy, a été emportée par les eaux, indique la direction (nationale de la protection civile (Dpc) qui confirme son décès.
Les départements du Sud, du Sud-Est, des Nippes et de la Grande Anse (Sud-Ouest) et de l’Ouest, où se trouvent la capitale Port-au-Prince, sont mis en alerte rouge par les autorités météorologiques dans le cadre des mesures adoptées au passage de la tempête tropicale Sandy.
De fortes pluies, de forts vents, des glissements de terrains, des éboulements, des inondations, des crues de rivières et de grosses mers, sont prévus au passage de Sandy
Les autres cinq départements (Centre, Nord, Nord-Est, Artibonite et Nord-Ouest) sont maintenus sous vigilance orange.
La tempête Sandy pourra déverser 500 mm de pluies sur le pays, selon un bulletin du centre national de météorologie (Cnm).
Les habitantes et habitants des 10 départements géographiques sont appelés à rester vigilants en suivant les consignes de sécurité et en se tenant prêts pour toute éventuelle évacuation.
D’une forte capacité pluviométrique, Sandy pourrait déverser entre 150 à 300 mm de pluie sur les plaines et 500 mm sur les massifs montagneux, suivant les dernières prévisions.
Tout en poursuivant une trajectoire vers le Nord, la tempête tropicale Sandy tendrait à s’intensifier graduellement au voisinage des côtes Sud de la Jamaïque.
Le temps reste couvert, depuis mardi matin 23 octobre 2012, en différents points du territoire nationale d’Haïti, où les précipitations sont enregistrées quasiment partout jusqu’à ce mercredi 24 octobre 2012. [srh rc apr 24/10/2012 11:29]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13594

Castro juge "juste" l'indemnité de l'ONU


L'ex-président cubain Fidel Castro a estimé hier qu'il était "juste" que l'ONU indemnise à hauteur de 100.000 dollars les familles des victimes du choléra en Haïti, puisqu'elle c'est elle qui a "introduit" la maladie dans ce pays en 2010.
L'ONU "est consciente du fait que lui revient la responsabilité de payer 100.000 dollars pour chacune des victimes de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 7.000 morts à Haïti après avoir été importé par le contingent militaire népalais" des Nations unies envoyé dans ce pays, affirme Fidel Castro dans un éditorial publié par le site officiel Cubadebate.
Réapparu en public samedi après six mois d'absence, Fidel Castro affirme que le montant de ces indemnités, réclamées par un groupe d'avocats haïtiens et américains, lui "paraît juste", puisque "des enquêtes exhaustives ont montré que la souche du choléra était exactement la même que celle qui existe au Népal". "Personne toutefois ne mentionne la somme qu'on devrait payer à la nation haïtienne pour les dégâts énormes causés à ce pays pauvre et sous-développé", ajoute Fidel Castro, 86 ans, retiré du pouvoir en 2006 au profit de son frère Raul pour des raisons de santé.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/10/24/97001-20121024FILWWW00575-castro-juge-juste-l-indemnite-de-l-onu.php

Haiti-France : Engagement
 pour le Droit à l’éducation en faveur du peuple haitien

Communiqué du réseau Solidarité Laïque
Transmis à AlterPresse le 22 octobre 2012
Solidarité Laïque se félicite du déplacement en Haïti de M. Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du Développement du 23 au 25 octobre prochain. Cette visite montre l’importance des relations entre la France et ce pays éprouvé depuis plusieurs années par des catastro- phes humanitaires à répétition et par l’instabilité politique.
A cette occasion, Solidarité Laïque rappelle son attachement à la mise en place d’un ser- vice public d’éducation, à la défense de l’état de droit, condition du développement en Haïti.
Solidarité Laïque agit depuis plus de vingt ans, avec ses organisations membres et ses partenai- res locaux, pour améliorer le système éducatif public haïtien. Depuis le séisme de janvier 2010, son action s’articule autour de :
- un programme de coopération rassemblant organisations haïtiennes et françaises de la société civile (syndicats, associations de parents d’élèves de jeunes...) et pouvoirs publics haïtiens : le Programme Collectif pour le développement de l’Education et du Dialogue social en Haïti (PROCEDH). Son objectif est de favoriser l’accès à une éducation de qualité pour tous en intégrant le sou- tien aux acteurs de la société civile afin qu’ils soient reconnus comme une réelle force de ré- flexion, de proposition et d’action pour le pays. Ce programme est co-financé par l’Agence Française de Développement.

une action pour l’accès à l’éducation dans les écoles publiques défavorisées
En partenariat avec les autorités locales, Solidarité Laïque a distribué aux écoliers début octo- bre 2012 des centaines de fournitures scolaires issues de la collecte « Un cahier, un crayon » organisée en 2011 en France.

une action de parrainage éducatif à destination d’enfants orphelins ou issus de familles très démunies à Roseaux et dans la banlieue de Port-au-Prince permet à 40 enfants d’avoir accès à l’éducation, à l’alimentation et aux soins. Pour Solidarité Laïque, s’engager quotidiennement au côté du peuple haïtien et plus particuliè- rement aux côtés des acteurs de l’éducation, c’est contribuer à la reconstruction du pays.

Pour plus d’informations : www.solidarite-laique.asso.fr

*Les organisations membres de Solidarité Laïque :
Les associations : ADOSEN, ALEFPA, ANIMA’FAC, APAJH, ARTS ET VIE, CEMEA, DDEN, DROIT HUMAIN, ECLAIREURS ET ECLAIREUSES DE FRANCE, EN- TRAIDE ET SOLIDARITE DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE, ENTRAIDE UNIVERSITAIRE, FEDERATION DES AUTONOMES DE SOLIDARITE/UNION SOLIDARISTE UNIVERSITAIRE, FCPE, FEDERATION LEO LAGRANGE, FGR-FP, FNCMR, FTCR, FRANÇAIS DU MONDE-ADFE, GCU, GLMF, GODF, GREF, ICEM, JPA, LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, LA LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT, LES FRANCAS, LES PEP, MISSION LAÏQUE FRANCAISE, OMEP, PREVENTION MAIF – Les coopéra- tives : CASDEN-BP, CREDIT MUTUEL ENSEIGNANT, OCCE – Les fondations : FONDATION GROUPE CHEQUE-DEJEUNER, FONDATION MACIF – Les mutuel- les : LA MUTUELLE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPENNES, LA MUTUELLE DES ETUDIANTS, MAE, MAIF, LA MUTUELLE DES MOTARDS, MGEN, MOCEN – Les syndicats : CGT-FO, FSU, SGEN-CFDT, SNUIPP-FSU, SE-UNSA, SI.EN UNSA EDUCATION, UNSA EDUCATION, UNSA.

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13599

L’étau se resserre autour de Clifford Brandt


Justice - Publié le 24/10/2012 à 14:41:01 en Haiti
Par Claude GILLES
Les charges peuvent être lourdes pour Clifford Brandt, l’homme d’affaires écroué depuis trois jours pour son implication présumée dans le rapt de deux jeunes, Coralie et Nicolas Moscoso. Les faits matériels pourraient être, par exemple, des BBM (BlackBerry messenger) échangés entre ce membre de la bourgeoisie haïtienne avec d’autres membres d’un puissant réseau.
Clifford Brandt aurait reconnu sa culpabilité dans le double rapt du 16 octobre dernier en communiquant à la police des informations sur le lieu de séquestration de ses victimes à Pernier, banlieue de Port-au-Prince. Selon des messages vérifiés sur son téléphone BlackBerry, Clifford Brandt se préparait à organiser d’autres enlèvements pendant les fêtes de fin d’année, a révélé le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, Reginald Delva. Des documents, dit-il, dont une liste de personnalités à enlever au cours de cette fin d’année, ont été retrouvés sur les lieux de l’opération menée pour parvenir à la libération, sans rançon, de Coralie et Nicolas Moscoso. 2,5 millions de dollars auraient été exigés par les ravisseurs aux parents des deux jeunes âgés de 23 ans et de 24 ans.
Selon le secrétaire d'état, Clifford Brandt avait plan d’assassinat de plusieurs personnalités au cours des dernières semaines de décembre 2012. Dans un message enregistré, dit-il, M. Brandt avait indiqué que le réseau pourra déstabiliser le pays avec les nombreux enlèvements prévus en décembre. « Il s'était préparé à faire régner la terreur pour faire payer la société haïtienne », s'est indigné Reginald Delva intervenant sur les ondes de plusieurs stations de radios de Port-au-Prince.
Dans des documents saisis au domicile de l’homme d’affaires détenu depuis lundi après-midi à la direction centrale de la police judicaire, le nom de Reginald Delva figurait sur une liste de personnes à abattre ou enlever. « Les membres du gang avaient déjà identifié l'endroit où il devrait être abattu », s’est davantage indigné le secrétaire d’Etat qui s'était rendu sur place lors de la perquisition menée au domicile de Reginald Brandt par le commissaire du gouvernement de la capitale haïtienne.
L’arrestation de Clifford Brandt, un quadragénaire, et la libération des deux jeunes de la famille Moscoso sont parvenus grâce à une longue filature remontée à dimanche dernier, selon le porte-parole de la Police nationale. L’opération a été confiée à la brigade criminelle et devrait permettre un recul du phénomène du kidnapping, a poursuivi le commissaire Frantz Lerebours. Face à divers cas de rapt enregistrés ces deux dernières semaines, dit-il, les forces de l’ordre voulaient porter un coup dévastateur aux réseaux criminels.
L'avocat jongle avec les thèmesLe dossier de Clifford Brandt, arrêté lundi après-midi du 22 octobre 2012 au siège de son entreprise à Delmas 2, est en train d’être préparé pour soumission au parquet de Port-au-Prince.
Me Calixte Delatour, avocat l’homme d’affaires, jongle entre-temps les éventuels chefs d’accusations. Le juriste qui fut ministre de la Justice sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide s’oppose à tout amalgame entre les concepts en tentant d’établir une différence entre enlèvement et kidnapping. En Haïti, un enlèvement n’est pas un kidnapping, a jugé Me Deletour.
« Mon client a eu une réaction violente dans le cadre d'un règlement de compte », a indiqué Me Calixte Delaour. L’homme de Droit, rejette les informations faisant état d’une rançon de 2,5 millions de dollars réclamé en échange de la libération des deux personnes séquestrées. Clifford Brandt a manifesté de mauvaise manière son ressentiment, a seulement concédé Me Calixte Delatour. Interrogé sur un quelconque plan ourdi par son client pour assassiner le secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, M. Calixte Delatour croit qu’une enquête doit prouver l'intérêt de son client à commettre un tel crime.
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/l%E2%80%99etau-se-resserre-autour-de-clifford-brandt-19984.html

mercredi 24 octobre 2012

Marcher pour Haïti...

Pour la deuxième année, les sentiers des Barthes ont vu se déployer un nombre impressionnant de promeneurs qui marchaient pour la Solidarité en faveur d’Haïti. Cent dix adultes, accompagnés de très nombreux enfants ont parcouru dans la bonne humeur le circuit préparé par les bénévoles du Collectif « Edé Ayiti ». Les uns se montraient sérieux et appliqués à répondre au questionnaire, les autres profitaient de l’instant pour admirer le paysage et bavarder. De grands moments de la journée marqueront les mémoires : les lancers organisés par Hélène et son équipe -notamment le lancer d’espadrille, ignoré jusque là comme discipline sportive-, le goûter à la Maison de la chasse, les belles récompenses remises à chaque équipe grâce aux généreux dons des commerçants, les magnifiques jeux en bois prêtés par Gilbert….Et puis, il y a eu aussi le partage de la balade avec les jeunes handicapées en joëlettes , de l’association �

�l’Autruche sur un fil de Soi».
Impossible de se quitter au bout de ces si beaux moments, et, après le pot de l’amitié offert par les organisateurs, beaucoup ont prolongé la soirée par des grillades.
Ainsi cette belle journée, grâce à l’engagement de tous, participants enthousiastes, organisateurs, municipalité aura permis de récolter plus de 1000 euros. Les fonds recueillis serviront à poursuivre les actions déjà engagées en faveur de Pilate et de son Hôpital.
Dès le lendemain de cette manifestation, Michel Dombriz reprenait le chemin d’Haïti avec du matériel médical ainsi que les messages des collégiens de Saint Martin.
Le Collectif « Edé Ayiti » poursuit ses actions et donne rendez-vous le vendredi 26 octobre à 20 heures pour le repas des chasseurs salle Abbé Camiade.
http://seignanx.blogs.sudouest.fr/archive/2012/10/22/marcher-pour-haiti.html

Ligue 2. Kervens Belfort espère voir le bout du tunnel


Football mercredi 24 octobre 2012
L’attaquant haïtien du Mans FC n’a été que deux fois titulaire cette saison. La faute à une blessure mal soignée qui aujourd’hui le met en retard.
14 matches, 5 buts : Kervens Belfort s’était révélé sur le front de l’attaque mancelle la saison dernière. Avec Sylla, l’Haïtien constituait même une paire d’attaquants attendue. Et puis plus rien. Le néant ou presque. Aujourd’hui, après onze journées de championnat, Kervens Belfort n’est plus dans les petits papiers de Denis Zanko. En tout et pour tout, il n’a joué que 171 minutes.
Comment peut-on passer ainsi de la lumière à l’ombre ? « Lors du dernier match de la saison dernière face à Bastia, où je marque, je me suis blessé à la cuisse. Je n’y ai pas spécialement apporté attention, les vacances arrivaient, je devais partir aux Etats-Unis, je m’étais dit que je me ferais soigner là-bas. »

« Kervens, trois mois que je l’attends »
L’escapade américaine n’a pas permis à Belfort de se soigner correctement. Il est rentré en France pour aborder la préparation d’avant-saison avec ce souci collé à la cuisse. « Je souffrais encore. Ma préparation a été perturbée par ce problème. Or c’est une période décisive qui conditionne beaucoup de choses. J’ai été contraint de manquer des séances. » Le train était passé et Belfort l’a manqué.
Aujourd’hui, il court après. « J’avais joué comme titulaire en Coupe de la Ligue à Laval puis face à Châteauroux mais j’ai souffert à nouveau de la cuisse. » Rebelote. Direction l’infirmerie. Il n’est pas en mesure d’honorer ses sélections avec Haïti. Le cœur est lourd pour celui dont toute la famille est restée au pays. Son cœur est chargé de désarroi à la hauteur de sa possible joie de revoir les siens, eux qui vivent grâce au fils prodigue parti en Europe.
L’envie de revenir, d’être à 100 % transpire. Il en est malade de ne pas jouer. « Je sens que je ne suis pas loin. Le coach, il connaît Kervens ; il connaît mes capacités. » Zanko n’est pas tendre. « Kervens, cela fait trois mois que je l’attends. » L’Haïtien ne s’offusque pas de la réplique. L’éducateur sait que son attaquant a besoin d’être boosté et le joueur accepte sans rechigner la remontrance.

Saint-Etienne, Jeff Louis
Annoncé à Saint-Etienne, Belfort est finalement demeuré au Mans. « C’est vrai qu’il y a eu des discussions. Dans un premier temps, on a parlé d’un achat puis d’un prêt en faveur du Mans, cette option m’intéressait car j’avais encore de l’expérience à acquérir en L2. Je n’avais qu’une saison derrière moi. Cela ne s’est pas fait. » Il ne s’appesantit pas sur l'épisode.
Le départ du grand frère Jeff Louis a plus marqué l’attaquant. « Aux vestiaires, il me manque beaucoup. On échangeait énormément, on parlait d’Haïti. C’est grâce à lui si j’ai signé au Mans, j’étais allé faire un essai au Benfica auparavant. » Le vide est perceptible, un repère est parti « mais je l’ai toujours au téléphone. Et puis Jean-Eudes Maurice est arrivé. Un autre Haïtien, un attaquant qui m’apporte son expérience, sa maturité aussi. C’est bénéfique. » Kervens veut vraiment la voir cette lumière au bout du tunnel.
Stéphane BOIS.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Ligue-2.-Kervens-Belfort-espere-voir-le-bout-du-tunnel_44096-2126143-fils-tous_filDMA.Htm

Haïti-Agriculture : S.O.S. des paysans de Baptiste à l’État


Correspondance Shella Chauvette
Belladère, 23 oct. 2012 [AlterPresse] --- Des cultivatrices et cultivateurs du quartier Baptiste, zone située dans la commune de Belladère (bas Plateau central, au nord-est de la capitale), réclament, du ministère de l’agriculture, un accompagnement institutionnel en vue de relancer la production agricole de la zone, affectée par le passage de la tempête d’Isaac, les vendredi 21 et samedi 22 août 2012, selon les témoignages recueillis par AlterPresse.
Près de 2 mois après le passage d’Isaac, aucun suivi n’est encore assuré pour leur permettre de se relever de la grave situation économique, dans laquelle ils se trouvent.
95 % des cultures ont été détruites, à Baptiste, par Isaac.
Le maire de Belladère, Roselor Alcide, préconise une prise en charge de ces paysannes et paysans, en situation précaire dans ce quartier.
« Je ne peux pas nourrir convenablement mes trois enfants, ni les envoyer à l’école jusqu’à date. Toutes mes plantations ont été balayées dans la tempête d’août 2012 », se lamente une habitante, Rosalie Fleuri.
Des membres de l’organisation pour le développement de Baptiste (Odb) souhaitent une action urgente des autorités en vue de remédier à cette crise conjoncturelle, qui affecte cette zone essentiellement agricole.
« Nous réclamons une recapitalisation des paysans », recommande le commerçant Charles Price, rappelant combien le quartier Baptiste était considéré, de 1960 à 1986, comme le grenier et le poumon du Plateau central, grâce à sa capacité à fournir, à lui seul, six à sept mille (6 – 7,000) sacs de café à un centre d’acquisition de la production caféière à Croix-Des-Bouquets (municipalité au nord-est de Port-au-Prince)
Le quartier Baptiste représenterait 45% de la production totale du café en Haïti, selon des chiffres avancés par Price.
Cette zone produit une diversité de légumes, comme les choux, la betterave, la carotte, le poivron, le mirliton, les épices, les tomates, des produits vivriers, dont le manioc, les patates et les ignames.
« L’irrigation ne constitue pas un obstacle à la production de ces denrées agricoles, tant sur le plan qualitatif et quantitatif. La forte teneur en eau de la zone permet de faire face à la période annuelle de sécheresse » signale un habitant, Sal Dormevil.
Aussi, la grande capacité de production du quartier Baptiste serait-elle étroitement liée à la fertilité du sol et à des conditions climatiques favorables.
Considéré comme une zone riche en produits agricoles, le quartier Baptiste a une population de 30,000 habitants, dont 65% de femmes et filles et 35% d’hommes et de garçons, selon les récentes estimations avancées par l’administration communale de Belladère. [sc emb rc 23/10/2012 12:15]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13591

Clifford Brand envisageait de créer un climat de terreur indique Reginald Delva


Le gouvernement haïtien n'a pas réagi après l'arrestation de l'homme d'affaires Clifford Brandt, accusé d'être membre d'un gang ayant réalisé de nombreux enlèvements dans la région métropolitaine.
Le secrétaire d'Etat a la sécurité publique, Reginald Delva, a révélé que le Premier Ministre, qui est le président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), a passé des instructions en vue de l'octroi de nouveaux matériels à la cellule contre enlèvement de la DCPJ. L'opération ayant conduit a la libération des otages a été réalisée par les policiers de la cellule contre enlèvement.
M. Delva s'était rendu sur place lors de la perquisition réalisée au domicile de M. Brandt par le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince. Selon le secrétaire d'état, M. Brandt avait planifié de créer un climat de terreur en assassinant plusieurs personnalités au cours des dernières semaines de 2012. Dans un message enregistré M. Brandt avait indiqué que le réseau pourra déstabiliser le pays avec les nombreux enlèvements prévus en décembre révèle M. Delva. Il s'était préparé à faire régner la terreur pour faire payer la société haïtienne, s'indigne M. Delva qui s'interroge sur les motifs de la haine contre la société.
Dans des documents saisis au domicile de M. Brandt le nom de M. Delva figurait sur une liste de personnes à abattre ou enlever. Le secrétaire d'Etat confirme que les membres du gang avaient déjà identifié l'endroit où il devrait être abattu. Outre enlèvement et séquestration, M. Brandt sera également accusé de tentative d'assassinat avec début d'exécution.
L'étau s'était resserré autour de M. Brandt dimanche et lundi grâce aux indices collectés par les enquêteurs de la DCPJ en charge de l'enquête sur l'enlèvement de Coralie et Nicolas Moscosso.
Quelques membres de la famille Brandt dont Fritz et David Brandt ont collaboré avec les enquêteurs qui s'étaient rendus au local de la compagnie Mazda à Delmas 2. L'enquête doit révéler les mobiles du crime, soutient M. Delva qui écarte la possibilité de mobile financier.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21539



Clifford Brandt tombe dans le filet de la police

Par C.G
Clifford Brandt, fils d’une riche famille industrielle en Haïti, est tombé, lundi, dan le filet de la Police nationale pour activité de kidnapping.
Le jeune concessionnaire a été appréhendé à son bureau dans le quartier de Delmas 2 pour son implication présumée dans le kidnapping Coralie et de Nicolas Moscoso, deux enfants d’un autre riche entrepreneur. « Cliford Brand est détenu à la Direction centrale de la police judiciaire », a confirmé Frantz Lerebours, porte-parole de la police haïtienne.
Le prévenu, a révélé le porte-parole, n’a pas nié son implication dans l’enlèvement le 16 octobre dernier des deux enfants de la famille Moscoso. 2,5 millions de dollars américains ont été exigés comme rançon par les ravisseurs en échange à libération des deux jeunes, selon des chiffres cités par Reginald Delva, secrétaire d’Etat à la sécurité publique. Les otages, dit-il, ont été libérés à la faveur de l’arrestation de M. Brandt.
Quatre personnes qui seraient membres du réseau de kidnappeur aussi arrêtées par les policiers qui ont mené l’opération très médiatisée. Un ancien policier, Edner Comé, qui serait mêlé dans l’enlèvement de Coralie est activement recherché, a fait savoir le porte-parole de l’institution policière.
Des parlementaires qui saluent cette importante opération menée par la police nationale redoutent un quelconque deal pour éviter le jugement et la condamnation du fils de cette riche famille haïtienne. Le député Jean Acklush Louis-Jeune souhaite que la frontière entre Haïti et la République dominicaine pour éviter que les autres membres du réseau de Clifford Brandt puissent laisser le pays. M. Brandt aurait, selon le parlementaire, des ramifications tant à la police que dans les banques commerciales.
Le président de la commission Justice et Sécurité du Sénat Francky Exius, pour sa part, demande à la direction de la Police nationale d’Haïti de prendre les mesures nécessaires démanteler les réseaux de kidnappeurs.
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/faits-divers/clifford-brandt-tombe-dans-le-filet-de-la-police-19967.html

Haiti – Insécurité : Clifford Brandt arrêté pour implication dans un réseau de kidnappeur

Clifford Brandt, fils d’une riche famille haïtienne a été arrêté par la police nationale dans une affaire de kidnapping où il aurait participé à l’enlèvement de deux enfants de deux membres de la famille Moscosso (Coralie et Nicolas) en octobre dernier, selon une source policière.
« Oui Clifford Brandt a été arrêté. Il est actuellement en detention à la Direction de la Police Judiciaire (DCPJ) », a indiqué mardi le porte-parole de la police nationale annonçant l’ouverture d’une enquête.
Selon Frantz Lerebours joint au téléphone, Clifford Brandt n’a pas nié son implication dans l’enlèvement le 16 octobre dernier de Coralie et de Nicolas Moscoso, deux enfants d’un entrepreneur haïtien.
Le kidnapping a été effectué sur la route de Bourdon, a informé la police.
« Les mobiles de l’enlèvement des enfants Moscoso ne sont pas connus, mais il pourrait être fait dans le but de gagner de l’argent. De toute facon une enquête criminelle est en cours », a déclaré Frantz Lerebours peu bavard sur cette affaire.
Selon Réginald Delva, secrétaire d’État à la Sécurité publique, le présumé Kidnappeur est passé aux aveux et a reconnu d’avoir joué un rôle de premier plan dans ces enlèvements.
Des hauts gradés de la police et d’anciens policiers dont l’ex-inspecteur Edner Comé activement recherché, font partie de ce puissant réseau de malfaiteurs qui opérait sur tout le territoire national, a indiqué Réginald Delva.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/10/haiti-insecurite-clifford-brandt-arrete-pour-implication-dans-un-reseau-de-kidnappeur/

Haïti–ONU-Genre : Onu-Femmes préconise une meilleure participation des femmes à la vie politique

P-au-P, 23 oct. 2012 [AlterPresse] --- L’organisme onusien de lutte pour l’égalité des sexes (Onu-Femmes) annonce ce 23 octobre la mise sur pied d’un programme sur « le leadership féminin et la participation politique » en Haïti, dans la perspective de l’organisation des prochaines élections municipales et sénatoriales.

En visite en Haïti, Michelle Bachelet, directrice de Onu-Femmes a souhaité « la création d’une nouvelle génération de femmes leaders, « capables de participer aux activités politiques à tous les niveaux ».

La lecture du discours de la directrice a été faite par sa représentante Kathy Mangonèse, Michelle Bachelet étant pressé par le temps, a-t-on expliqué à la presse.

Le but de cette initiative est de « permettre la participation des femmes aux prises de décisions » politiques, notamment leur participation au processus électoral.

Le respect de leurs voix, leur épanouissement économique et la transformation des stéréotypes sexuels relatifs au genre, sont d’autres souhaits émis par la responsable de Onu-Femmes, dans un esprit d’égalité.

Dans une rencontre qu’elle a eu avec le président haïtien Michel Martelly, l’ancienne présidente du Chili a abordé des sujets comme le renforcement de la Police nationale d’Haïti en sorte qu’elle puisse « fournir les services et les supports nécessaires » pour permettre aux femmes de faire face à la violence.

La situation des filles et des femmes sous les tentes dans les camps qui servent encore d’abris provisoires à quelques familles victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010, la bonne gouvernance et la sécurité ont aussi été au cœur des échanges entre le chef d’Etat haïtien et Michelle Bachelet.

Onu-Femmes promet de continuer de travailler avec les organisations de femmes haïtiennes et le gouvernement haïtien. [srh gp apr 23/10/2012 17 :25]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13592

Haïti-Sécurité : Le dossier de l’homme d’affaires, Clifford Brandt, appréhendé pour kidnapping, bientôt transféré au parquet

P-au-P, 23 oct. 2012 [AlterPresse] --- Le dossier de l’entrepreneur Clifford Brandt, issu d’une riche famille haïtienne, et accusé d’implication dans l’enlèvement et la séquestration de deux enfants, va être transféré rapidement au parquet de Port-au-Prince pour les suites nécessaires, indique le porte parole de la police nationale d’Haïti (Pnh), Frantz Lerebours, dans une interview accordée à AlterPresse ce mardi 23 octobre 2012.
Actuellement, Brandt se trouve en détention à la direction de la police judiciaire (Dcpj) et son dossier en train d’être préparé pour soumission au parquet du tribunal civil de la capitale, Port-au-Prince.
Son arrestation a eu lieu, dans l’après-midi du lundi 22 octobre 2012, au bureau d’une entreprise Mazda de cet homme d’affaires, située à Delmas 2, suite à une enquête ouverte par la Dcpj dans le cadre de l’enlèvement de Nicolas et Coralie Moscoso perpétré le mardi 16 octobre 2012 sur la route de Bourdon.
Après son arrestation, l’appréhendé, dans la même journée, a conduit la police dans l’endroit où il avait retenu les deux otages pour leur libération, précise Lerebours.
Le présumé kidnappeur a été arrêté en compagnie d’une dame, dont l’identité n’a pas encore été révélée, fait- il savoir, sans donner d’autres précisions.
Il y a 5 ans, les noms de deux membres de la famille Brandt, Fritz Patrick Louis Brandt et son fils David, ont été cités dans une affaire de fraudes douanières, rappelle la station privée Radio Kiskeya.
L’arrestation de ces deux Brandt a été ordonnée par le chef du parquet de Port-au-Prince d’alors, Claudy Gassant, le 26 juillet 2007 à l’issue d’une audition qui portait sur l’utilisation présumée de bordereaux falsifiés lors du dédouanement d’un camion d’une valeur de 100,000.00 dollars commandé par Jean-Marc Larco, un autre homme d’affaires. Ils avaient trouvé leur libération peu de temps après. [emb rc apr 23/10/2012 15:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13590



Haïti-Météo : Vigilance orange décrétée à l’approche de la tempête tropicale Sandy

P-au-P, 23 oct. 2012[AlterPresse] --- En prévision du passage de la tempête tropicale Sandy, l’alerte orange a été décrétée par le Centre national de météorologie (Cnm) de concert avec la Protection civile et le Système de gestion des risques et des désastres.
Les autorités haïtiennes appellent les citoyennes et les citoyens à observer les consignes de sécurité face aux menaces de forts vents, fortes pluies et de grosses mers avec risques d’éboulements, de glissements de terrains et d’inondations sur les départements de l’Ouest, du Sud, du Sud-est, des Nippes et de la Grand-anse (Sud-ouest).
Elles exhortent la population vivant dans les zones à risque dont les bords de mer, ravines, rivières, flancs des montagnes, à se préparer pour toute éventuelle évacuation, à ne pas traverser les rivières en crue et à ne pas s’abriter près des fenêtres et en zone boisée.
La tempête Sandy a une forte capacité pluviométrique et pourrait déverser entre 100 à 200mm de pluie sur les plaines et les terrains montagneux, avertit le Cnm dans un communiqué transmis à AlterPresse.
Quasiment stationnaire, Sandy se déplace à une vitesse de 6km/h. Elle était localisée en début de la matinée de ce mardi 23 octobre 2012 près de la capitale de Jamaïque, Kingston.
Lors du passage de la tempête précédente Isaac, dans la nuit du 24 au 25 août 2012, au moins 4 personnes ont été tuées, deux autres blessées et d‘immenses dégâts enregistrés, dans plusieurs départements géographiques d’Haïti. [emb gp apr 24/10/2012 13 : 45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13589

Le couple Clinton voudrait voir naître un «rêve haïtien»

Nicolas REVISE

Agence France-Presse
Caracol
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton et son mari, l'ex-président Bill Clinton, ont passé quatre heures lundi à Haïti pour saluer la reconstruction d'un pays dévasté par un séisme il y a trois ans, espérant voir naître «un rêve haïtien» inspiré du «rêve américain».
Le couple Clinton a inauguré un immense parc industriel à peine sorti de terre, à Caracol, dans l'extrême nord d'Haïti. Une zone industrielle en gestation qui a bénéficié de 224 millions de dollars d'investissements financés par le gouvernement américain, la Banque interaméricaine de développement (BID), la fondation caritative de l'ancien président Clinton et le gouvernement haïtien.
Le couple Clinton a été accueilli par le président haïtien Michel Martelly, son prédécesseur René Préval et une brochette de «people» très impliqués dans le développement d'Haïti, comme les acteurs américains Sean Penn et Ben Stiller ou de l'homme d'affaires britannique Richard Branson.
Ce parc industriel, qui se vante d'être sans précédent à Haïti et même dans les Caraïbes, compte employer à terme 37 000 personnes, dont les familles seront logées sur place dans de petites maisons colorées dont quelques dizaines d'exemplaires ont été tout juste bâties, alimentées en eau et en électricité.
Le principal employeur est une entreprise de textile sud-coréenne SAE-A qui compte créer à l'horizon 2016 quelque 20 000 emplois dans ce pays de dix millions d'habitants avec un taux de chômage qui flirte avec les 60%.
Dans des entrepôts flambant neufs le couple Clinton y a dédicacé plusieurs T-shirts tissés sur place, se faisant photographier avec des dizaines d'employés hilares, sur fond de hauts-parleurs diffusants des chansons françaises.
«Ouvert aux affaires de manière irréversible»
Le parc abrite également la première entreprise de peintures d'Haïti, une centrale thermique de production d'électricité et une station d'épuration.

A terme, Caracol espère attirer des entreprises d'agro-alimentaire, d'artisanat, de petite industrie, d'énergie et de tourisme.
En inaugurant ce site, Mme Clinton y a vu l'aube d'un «nouveau jour en Haïti», l'un des pays les plus pauvres du monde et qui se relève très difficilement du terrible séisme du 12 janvier 2010, qui avait tué au moins 250 000 personnes.
«Il y a trois ans, les Haïtiens ont entendu le sol trembler, les immeubles s'effondrer, les gens crier de douleur. Aujourd'hui, on peut entendre des machines à coudre et des marteaux-piqueurs», s'est félicitée la chef de la diplomatie américaine.
Mme Clinton a même espéré qu'Haïti puisse s'inspirer du «rêve américain»
«Beaucoup d'Américains d'origine haïtienne ont réalisé le rêve américain. Les Haïtiens ici en Haïti ont le même dynamisme et nous voulons créer un rêve haïtien», a lancé la secrétaire d'État, très applaudie.
Le président haïtien Martelly lui a répondu que son pays était «ouvert aux affaires de manière irréversible» et que pour ce pays des Caraïbes dépendant encore très largement de l'aide internationale «l'heure n'était plus à l'assistanat mais à l'investissement durable».
Moins de 18 mois après son arrivée au pouvoir, M. Martelly, un ancien chanteur, fait face à un important mouvement de contestation qui se concentre sur la flambée des prix et la corruption.
«C'est un président populaire», a souligné un responsable du département d'État. «Et je n'ai pas le sentiment que ce gouvernement ait des difficultés différentes de celles rencontrées par beaucoup de gouvernements, et certainement pas différentes de celles rencontrées par les précédents gouvernements haïtiens», a-t-il estimé, en référence aux multiples crises politiques graves qui ont émaillé l'histoire d'Haïti.

http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201210/22/01-4585922-le-couple-clinton-voudrait-voir-naitre-un-reve-haitien.php

Haïti – Economie : Le Parc Industriel de Caracol officiellement inauguré

Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, a procédé, ce lundi 22 Octobre, à l’inauguration officielle du Parc Industriel de Caracol, situé dans la région nord du pays, plus exactement dans le département du Nord-est.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier Ministre haïtien, M. Laurent Salvador Lamothe, de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary R. Clinton, de l’ancien Président haïtien, M. René Préval, de l’ancien Président américain William J. Clinton, du maire de la ville de Caracol, M. Césaire Lamour, du Président de la Banque Interaméricaine de Développement, Luis Alberto Moreno, de quelques membres du Gouvernement, des parlementaires de la région et de certains membres du Corps Diplomatique.
Le projet de Parc Industriel du Nord soutenu par le gouvernement haïtien, le gouvernement des Etats-Unis et la BID, se concrétise 11 mois après la pose de la première pierre. La première partie des travaux est achevée et le coup d’envoi des activités donné ce 22 Octobre 2012. Le projet global sera achevé dans cinq (5) ans.
Le maire de la ville de Caracol, Césaire Lamour, fraichement installé, a exprimé au nom de la population caracoloise, sa reconnaissance envers le gouvernement haïtien et dit espérer que cette population saura comment en profiter :
« Président Martelly, Président Préval, la population de Caracol est fière et reconnaissante du fait que vous avez désigné sa ville pour accueillir le plus grand parc industriel de la région », a-t-il dit.
Le Président Clinton, Co-Président du Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l’investissement (PACEGI), a profité de l’occasion, en présence des bailleurs et investisseurs présents, pour faire une promotion positive pour les sites touristiques du pays. M. Clinton plaide pour la participation de tous les haïtiens dans les projets qui les concernent.
« Ce parc ne va pas créer que des emplois directs, mais aussi ce sera un angle économique qui profitera à tous les haïtiens», a déclaré l’ancien Président américain.
Le Président de la BID, M. Luis Alberto Moreno quant à lui, promet de continuer à travailler aux côtés des gouvernements haïtien et américain pour venir en aide à la population haïtienne.
« Travaillons ensemble pour le développement de cette zone, Caracol va bénéficier des travaux d’infrastructures, d’écoles, d’hôpitaux et autres »
Madame Hilary Clinton, de son côté, considérant le Président Martelly comme le chef des rêveurs haïtiens, promet de faire d’Haïti une priorité en matière de politique étrangère. Elle a promis de travailler beaucoup plus près du peuple haïtien et de son gouvernement.
« On est ici pour fêter le bonheur d’Haïti avec trois Présidents (Président Martelly, Président Préval et Président Clinton). Je félicite le Président Martelly pour son leadership, sa volonté et son engagement dans sa campagne d’ouvrir le pays aux affaires ».
Le Chef de l’Etat, qui a remercié les partenaires tant nationaux qu’internationaux et les investisseurs, a une fois de plus repris le crédo « Haïti is open for business ». Le Président Martelly promet de supporter tous les projets visant à créer beaucoup plus d’emplois au profit de la population.
Le Président Martelly se félicite pour ce premier grand pas accompli et se dit conscient que le travail n’est pas encore terminé, car le Parc Industriel de Caracol demeure un chantier actif.
« Le succès qu’ensemble nous avons connu à date n’est qu’un premier pas. Nous sommes conscients de la nécessité, qu’à terme, nous devons doter la zone des compléments d’infrastructures nécessaires pour exploiter intégralement son potentiel. », a-t il soutenu.
Le Chef de l’Etat envisagerait la construction d’un port maritime, d’augmenter l’offre et la qualité des logements, de construire des institutions éducatives, en plus d’implanter des espaces commerciaux. « Le parc de Caracol est donc un projet évolutif que l’Etat haïtien et les investisseurs continueront à rentabiliser», a renchéri le Président Martelly.
Malgré son potentiel de créer 65 000 emplois, pour l’administration Martelly-Lamothe, le Parc Industriel de Caracol n’est qu’un projet pilote. De cette expérience, le gouvernement veut tirer des leçons qu’il entend appliquer pour mettre en place d’autres parcs dans d’autres régions du pays. Le Parc Industriel de Caracol marque la transition vers les investissements.
Le Président de la République reste persuadé que la stabilité politique est la condition indispensable au développement économique et à la création d’emplois. Le Chef de l’Etat invite les investisseurs à saisir le moment pour investir en Haïti.
HaitiNews509
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