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mercredi 29 décembre 2010

Fidel Castro soutient l’ex-représentant spécial de l’OEA en Haïti remercié

Ricardo Seitenfus a été renvoyé parce que ses "vérités" dérangent dit le "Lìder Màximo" à propos des récentes critiques du diplomate brésilien contre la présence en Haïti des casques bleus et la responsabilité historique des grandes puissances dans l’extrême pauvreté du pays mardi 28 décembre 2010, Radio Kiskeya
L’ancien Président cubain Fidel Castro a pris mardi la défense de Ricardo Seitenfus en qualifiant de "vérités lapidaires" les propos du diplomate brésilien démis samedi dernier de ses fonctions de Représentant spécial de l’OEA en Haïti pour ses considérations acerbes sur l’action contre-productive dans le pays de la communauté internationale.
"On peut être ou ne pas être d’accord avec chacun des propos du brésilien Ricardo Seitenfus, mais il est indéniable qu’il a dit des vérités lapidaires dans ses réponses", relève le "Lìder Màximo" dans un article diffusé par les médias locaux dont le quotidien Granma, organe officiel du parti communiste cubain.
Dans un entretien au journal suisse Le Temps, l’ambassadeur Seitenfus avait ouvertement remis en question la présence de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), "non adaptée au contexte haïtien" et dénoncé les graves incohérences de la politique des partenaires traditionnels d’Haïti incapables d’appréhender les spécificités et l’identité culturelle du pays.
L’OEA a mis fin à ses services deux mois avant la fin de son mandat.
Citant plusieurs passages de l’interview, Fidel Castro a expliqué à ses compatriotes que le diplomate avait fait l’objet d’une "mesure drastique" parce qu’il avait exposé ses points de vue avec "sincérité".
S’appuyant sur les remarques de Ricardo Seitenfus, le chef historique de la révolution cubaine affirme que les Etats-Unis sont le "créateur de la pauvreté et du chaos en Haïti". C’est à l’instigation de Washington que l’ONU a envoyé ses "forces d’occupation" dans le pays, insiste-t-il.
"La MINUSTAH qui, au passage, a introduit l’épidémie de choléra dans ce pays frère", déclare Castro avant de saluer le travail des brigades médicales cubaines en Haïti où, note-t-il, 1.295 coopérants participent à la lutte contre la maladie.
Le dirigeant communiste, qui s’est retiré de la vie politique active à cause de son état de santé, a promis de continuer à émettre des réflexions sur la situation en Haïti, l’un de ses thèmes favoris depuis un certain temps. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7367

Haïti - Social : Situation désastreuse des droits humain en 2010

29/12/2010 11:56:44 Maître Renan Hedouville, Secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), a dressé hier mardi, un tableau pessimiste de la situation des droits humains en 2010.
Le séisme de janvier dernier, les évasions massives de prisonniers, la saison cyclonique, le choléra et la crise politique sont les principaux facteurs qui ont contribué à de graves violations des droits civils, politiques et économique des citoyens a-t-il rappelé.
Me Renan Hedouville a fait savoir que durant cette année, les citoyens ont été victimes de l’insécurité, les élections les ont privé de leur droit de choisir librement leurs dirigeants, les personnes atteintes du choléra sont victimes de stigmatisation et de discrimination.
Comme principaux responsables de la détérioration des droits humains, Maître Hedouville pointe du doigt les leaders politiques, qui n’ont pas su donner la priorité aux intérêts supérieurs de la Nation et dont la position jusqu’au-boutiste a aggravé la situation.
Il accuse la mauvaise gouvernance, le dysfonctionnement des structures étatiques et l’absence de politique préventive qui ont contribué à la détérioration des droits humains dans le pays et surtout le manque de volonté des autorités politiques qui affichent une insouciance face aux différents problèmes de la société. Il reproche aux organisations de la société civile leur passivité.
Rappelant que le non-respect et les violations des droits humains ont aussi de graves conséquences sur les droits économiques des citoyens.
HL/ HaïtiLibre

CARCASSONNE L'association des Amis de Mona sur tous les fronts en Haïti

Depuis le 20 octobre, c'est l'a ffolement dans la région où interviennent les Amis de Mona, suite à l'épidémie de choléra. L'association a reçu des informations sur la ville de Verrettes, proche de St-Marc, irriguée par le fleuve Artibonite, qui est sérieusement touchée et déplore des morts. Dès le début, les associations présentes à Verrettes (dont le Rotary Club) se sont réunies pour coordonner conseils d'hygiène et actions de prévention afin d'éviter la propagation de l'épidémie, particulièrement dans les lieux de rassemblements habituels : groupes vaudouisants, églises, écoles, …
L'un des deux dispensaires de Verrettes a été dédié aux victimes du choléra (l'autre l'ayant été pour les victimes du séisme de janvier). « L'eau « propre » est rare, et la population panique. Le puits artésien de Verrettes fait l'objet de disputes, dès 3 h du matin. Les comprimés de désinfection d'eau sont « rationnés ». En Haïti, vivre est un combat quotidien. »
Les « Cœurs joyeux » vont « bien »
Les enfants du centre des « Cœurs joyeux » ont été mis en quarantaine et gardés dans la maison d'accueil (pas de déplacements dans les familles d'origine, hygiène renforcée avec savon et alcool). « Mais, le lundi matin, ils ont repris le chemin de l'école, forts des conseils d'hygiène prodigués par Mona et son équipe.
Des enfants ont été malades, mais l'hôpital où ils ont été conduits n'a pas diagnostiqué le choléra. Tout devient plus difficile, y compris l'approvisionnement en riz, en pois et en huile de la maison Cœurs joyeux ».

Suivi des projets
L'association des Amis de Mona fait aussi un point sur les différents projets :
A la maison « Cœurs joyeux », ouverte depuis juin 2010, le budget prévisionnel a doublé. Plus de 2 000 mensuels sont nécessaires. Elle acueille 19 orphelins dont 15 « restavecs », tous inscrits à l'école. Mais, la flambée des prix consécutive au séisme, et l'accueil de quatre orphelins supplémentaires ont fait exploser le budget.
Le jardin potager, un terrain assez grand et proche des « Cœurs joyeux » vient d'être loué par Mona et Herbé, plus tardivement que prévu, suite à l'augmentation du prix de la location.
Les Amis de Mona financent la location du terrain, des semences et l'achat du petit matériel de jardinage, qui permettront aux Cœurs joyeux de cultiver des légumes pour leur consommation : katakous, petits pois, choux, carottes, pommes de terre, poivrons, … suivant la saison.
La clôture du puits est en cours de réalisation, avec du grillage envoyé par Accueil et Partage, et des poteaux à acheter à Port-au-Prince.
Le projet de coopérative (Copic) a bien démarré, avec une quinzaine de femmes engagées. Elle sont installées, momentanément, dans une maison prêtée où elles disposent d'une pièce donnant sur la rue.
Du tissu en gros a été acheté, des uniformes scolaires ont été vendus, …et le seront encore. La fabrication de petits ensembles est envisagée.
Le centre de formation et de promotion féminine « Le bon samaritain » a déjà enregistré 80 inscriptions de femmes, cette année, pour trois niveaux avec trois monitrices. Il a fallu limiter les inscriptions en première année.
La classe « Tremblement de terre », ouverte pour des femmes réfugiées à Verrettes suite au séisme, n'existe plus. Les réfugiées concernées sont reparties à Port-au-Prince. La maison « Cœurs joyeux » accueille dorénavant 19 orphelins. Photo D. R.
http://www.lindependant.com/articles/2010-12-29/l-association-des-amis-de-mona-sur-tous-les-fronts-en-haiti-309726.php

31 Haïtiens débarqués en France sans visa sont libres

29.12.2010
Sur les 75 Haïtiens détenus depuis une semaine en zone d'attente dans les aéroports d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, 31 ont été libérés.
A la demande de deux juges des libertés et de la détention, l'un à Bobigny, l'autre à Créteil, les demandeurs d'asile chanceux ont pu quitter la zone d'attente où ils ont été maintenus depuis leur interpellation par la police aux frontières.
Leur remise en liberté a été ordonnée lundi, «parce que la plupart ont de la famille en France», explique le Parquet de Bobigny. Seul le parquet de Créteil a demandé une nouvelle examination pour quinze cas. Ce sera à la cour d'appel de Paris de trancher. Mais «il y a de fortes chances que les personnes remises en liberté ne se présentent pas pour ne pas risquer d'être renvoyées en zone d'attente», précise une source judiciaire.
Une expulsion attendue vendredi
Reste encore un Haïtiens détenu à Orly. «Il devrait probablement être expulsé vendredi», selon Réseau éducation sans frontière. «Sa demande d'asile a été rejetée. Et il a peu de chance de rester en France », précise Pablo Krasnopolsky co-fondateur de RESF. Quant aux 43 Haïtiens placés à Roissy, ils devraient être fixés sur leur sort jeudi par le juge des libertés et de la détention de Bobigny.
L'arrestation de ces 75 Haïtiens, arrivés en France avec en poche, de simples visas de transit, avait suscité l'indignation de nombreuses associations comme Réseau éducation sans frontières, qui n'avait pas manqué de rappeler que les 200 enfants haïtiens adoptés par des couples français la même semaine, avaient été reçus, eux, en grande pompe dès leur sortie de l'avion.
Il y a un an, le 12 janvier 2010, un fort séisme secouait Haïti et provoquait la mort de plus de 250 000 personnes. Le pays, meurtri et dévasté, a ensuite été frappé par une épidémie de choléra. Et depuis quelques semaines, Haïti est littéralement plongé dans un climat de violences depuis le scrutin présidentiel du 28 novembre.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/31-haitiens-debarques-en-france-sans-visa-sont-libres-29-12-2010-1206361.php