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samedi 27 novembre 2010

Haïti : agir contre le choléra dès les premiers symptômes

Plusieurs semaines après la découverte du choléra en Artibonite, la maladie prend de l'ampleur. Les dix départements que compte Haïti sont aujourd’hui tous affectés. Le bureau de l’Unicef en Haïti met tout en œuvre pour prévenir la maladie.
Dans les quartiers vulnérables, comme ici à Cité l'Eternel,
 les bonnes pratiques de l'hygiène sont affichées.
©UNICEF/NYHQ2010-2456/Dormino
Avec près de 30000 cas de choléra déclarés dans les hôpitaux et 1603 décès recensés, d'après les autorités haïtiennes, l’épidémie de choléra est loin d’arriver à sa fin. Désormais, ce sont surtout les quartiers surpeuplés qui préoccupent les acteurs humanitaires. La promiscuité, le manque d'eau potable multiplie les risques de propagation de la maladie au moment où l'épidémie se répand comme une trainée de poudre à travers tout le pays . C’est notamment le cas à Port-au-Prince, la capitale. L’Unicef a déjà distribué des tentes pour dix centres de traitement du choléra autour de la ville et les approvisionne en sachets de sels de réhydratation .

Dans le même temps, ces centres de traitement sont prêts à faire face à de nouveaux cas, comme le dispensaire de Gheskio. C’est là qu’a été pris en charge le fils de Fabiula Deballe. « Nous l'avons emmené ici en moto-taxi, on s'est immédiatement occupé de lui et le médecin m'a dit qu'il allait s'en sortir », raconte cette jeune maman soulagée. Actuellement, le dispensaire de Gheskio dispose d’une quarantaine de lits. Mais d’après le Docteur Margarethe Colepodre, cela ne va pas suffire : « De la façon dont évolue l a situation , je pense que nous devons rapidement augmenter le nombre de lits » s’inquiète t -elle.


La maladie peut être évitée et soignée
Le dispensaire jouxte la Cité l'Eternel, un des quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince est doté de peu d'infrastructures et quasiment pas d'assainissement. Ici, les lieux souffrent d’une surpopulation évidente. Et depuis l’arrivée des sinistrés du 12 janvier, les installations se sont davantage dégradées.
Face à cette situation, l'Unicef et ses partenaires ont apposé des affiches et diffusé par mégaphone des informations sur la prévention du choléra, dans les quartiers touchés. « La principale information est que le choléra est évitable et curable, » dit Mireille Tribie, chargée de Santé à l'Unicef. « Une fois que le malade a été diagnostiqué, le choléra est traité ». À présent, la plupart de la population de la Cité l'Éternel prend son eau à des points publics où l'Unicef et ses partenaires distribuent gratuitement des comprimés chlorés pour la purification de l'eau.
D’après certaines estimations, le pic de l’épidémie pourrait avoir lieu, au plus tard, à la fin du mois de décembre. Dans le même temps, certaines régions comme l’Artibonite, où l’épidémie s’était initialement déclarée, le nombre de nouveaux cas au quotidien a tendance à baisser ces jours-ci. Mais il faut rester très prudent avec ces estimations, car on ne peut pas savoir si le pic de l’épidémie aura lieu à une échelle localisée ou à une échelle nationale.
http://www.unicef.fr/en/node/15397

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