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dimanche 26 décembre 2010

Présidentielle en Haïti: l'impasse

26/12/2010 à 16h27 Alors que de nombreux enfants haïtiens sont arrivés en France à la veille de Noël, les Haïtiens vivent avec désespoir une nouvelle crise électorale et politique.

Le collège électoral a décidé de suspendre la publication du résultat des élections présidentielles du premier tour du 28 novembre dernier. Un report demandé par le président sortant René Préval (beau-père du candidat arrivé second... et qu'on soupçonne d'avoir bénéficié de fraudes) et l'Organisation des Etats Américains (OEA).
Le président René Préval a demandé à cette organisation une expertise pour le recomptage des procès verbaux.
Un communiqué de presse de l'instution électorale précise que la mission de l' OEA commencera ses travaux ce lundi à Port-au-Prince. Dans un climat de défiance, car les candidats à l'élection la critiquent avant qu'elle ait commencé son travail. La favorite des élections présidentielles haitiennes, Mme Mirlande Manigat (arrivée en tête au premier tour) ne souhaite pas que la solution à la crise haitienne de vienne pas de "l'étranger". "C’est une crise haïtienne, ce sont les Haïtiens qui devraient trouver la solution" déclare Mme Manigat à des journalistes.
Elle s'interroge sur les modalités de la mission de l'OEA dans le recomptage des procès-verbaux. Ces procès verbaux sont les bilans de bureaux de vote, pas les bulletins eux-même. Pour elle, on demande à l'OEA de recompter partiellement les résultats tronqués (certains procès verbaux émanent de bureaux de vote... qui n'existent pas, d'après un candidat battu) d'un scrutin suspect où le candidat soutenu par le président a devancé d'un cheveu un autre candidat bénéficiant d'un réel soutien populaire (22% contre 21%)...
Pour le président sortant, une annulation est impossible
Alors que l'opposition dans son ensemble réclame l'annulation de cette mascarade électorale et l'instauration d'un nouveau gouvernement provisoire le 7 février 2011 (date constitutionnelle) pour organiser des élections transparentes, René Préval est sorti de son silence pour affirmer jeudi dernier: " "il n'y a aucune solution possible en dehors de la loi et de la Constitution".
Pourtant, René Préval devrait savoir que c'est possible d'être élu sans avoir eu 50% des voix au second tour, puisqu'en 2006, il avait prêté serment entre le premier et le second tour, pour éviter d'avoir à affronter un second tour. L'ONU avait mystérieusement réparti les bulletins blancs entre les candidats, et Préval avait été "élu" pour un second mandat...
Le recomptage doit (théoriquement) s'achever le 30 décembre et le second tour avoir lieu le 16 janvier. Rien n'est moins sûr...
Mon avis:
Nous sommes entré dans une phase d'interminables discussions.
Par cynisme politique, M Préval, préfère que l'OEA apporte la solution.
Mais, il n'est écrit nulle part dans la constitution haitienne et la loi électorale qu'une mission de l'OEA doit s'occuper du recomptage des procès verbaux.
Quelle sera la réaction des partisans de Jude Célestin (le futur gendre Préval), si ce dernier est exclu du deuxième tour?
Encore une fois, on préfère faire traîner les choses et chercher à faire valider un vote en qui plus personne n'a confiance...
http://www.lepost.fr/article/2010/12/26/2351959_presidentielle-en-haiti-ou-en-sommes-nous.html

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