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samedi 30 octobre 2010

Choléra : Plusieurs centaines de manifestants réclament à Mirebalais le départ des casques bleus

Diabolisant les soldats népalais, des jeunes en majorité ont défilé dans les rues à l’occasion de l’une des plus importantes marches de protestation en faveur du désengagement de la MINUSTAH rendue responsable d’une épidémie dont le bilan a atteint vendredi 330 décès et plus de 4.700 personnes hospitalisées ; des journalistes troublés par des évidences concernant une fosse septique apparemment polluante Vendredi 29 octobre 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de personnes, en majorité des écoliers et étudiants, ont manifesté vendredi à Mirebalais (centre) pour réclamer le retrait d’Haïti des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qu’ils ont rendues responsables de l’épidémie de choléra qui, en une dizaine de jours, a fait au moins 330 morts.
Le mouvement de protestation, qui s’est déroulé sans incident, a pris fin devant la base du contingent népalais déployé dans la région et accusé d’avoir contaminé le fleuve Artibonite avec les matières fécales de casques bleus qui seraient des porteurs asymptomatiques du vibrion cholérique, la bactérie à l’origine de la maladie.
"A bas MINUSTAH, A bas le choléra importé", ont scandé des manifestants très en colère qui ont aussi demandé "justice et réparation" pour les nombreuses victimes de la maladie dont le point de départ était les communautés rurales traversées par le fleuve, lui-même situé en aval de deux affluents, les rivières Meille et La Tombe.
Le bacille du choléra aurait infecté la première rivière où, pour des raisons inconnues, les soldats népalais auraient déversé leurs excréments dont la gestion est confiée à une compagnie qui se sert d’un site de décharge dans la localité de Meille, près de Mirebalais.
Les responsables de la Sanco Entreprises S.A ont organisé vendredi une visite guidée afin de montrer aux journalistes que toutes les normes de sécurité sanitaire sont respectées dans les opérations de vidange réalisées dans une décharge située à 250 mètres de la rivière Meille.
Cependant, un fait troublant retient l’attention. Les reporters dépêchés sur place ont constaté que des pierres et de la terre en quantité ont été utilisés pour dissimuler la présumée fosse septique incriminée contenant des matières fécales et qui débouche sur la rivière.
Multipliant ses interventions dans la presse afin de couper court aux rumeurs, la MINUSTAH, qui est déployée en Haïti depuis 2004, a pourtant décliné toute responsabilité dans la propagation meurtrière du choléra en prenant la défense des militaires népalais issus d’un pays où la maladie est à l’état endémique.
Le nouveau bilan communiqué par les autorités sanitaires fait état de 330 morts, soit 25 de plus par rapport à jeudi, et d’un total de 4.714 cas d’hospitalisation dans le Bas-Artibonite (nord) et le Bas-Plateau Central, les deux régions les plus affectées.
Le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Timothée, qui maintient que l’épidémie est en régression, a exhorté, une fois de plus, la population à respecter scrupuleusement les règles d’hygiène. Le pays, rappelle-t-il, n’est toujours pas à l’abri d’une nouvelle vague cholérique encore plus virulente que la première. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7183

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