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jeudi 24 janvier 2013

D’Haïti à Stoneham!

Championnat mondial | Stoneham Le championnat mondial de surf sert de vitrine pour deux Haïtiens désireux de faire connaître leur pays sous un meilleur jour. «On veut que les gens aient le sourire aux lèvres en lisant notre histoire, a expliqué Yannis Roy, qui a participé à sa première compétition la semaine dernière à l’occasion d’une Coupe d’Europe. Au lieu des catastrophes, du choléra, de la corruption, on veut faire parler d’Haïti de façon positive.» C’est le séisme qui a frappé Haïti en 2010 qui a été l’élément déclencheur. «J’ai fondé la Fédération haïtienne de ski et la Fédération internationale de ski (FIS) nous a acceptés en novembre, raconte Jean-Pierre Roy. En plus d’être le président, j’ai été le premier participant. J’ai pris part au championnat mondial de 2011 en slalom à Garmisch-Partenkirchen, où j’ai terminé au 78e et dernier rang.» Le rêve olympique «Les gens sont curieux de notre présence et posent des questions, poursuit Jean-Pierre, qui est l’oncle de Yannis. Les gens ne doivent pas nous oublier parce que nous avons encore besoin d’aide. Notre drapeau était présent au championnat mondial après celui de la Grèce et c’est notre façon de contribuer. Mon seul objectif était d’arriver en bas sans tomber.» Le président de la Fédération haïtienne, dont le siège officiel est à Pétionville, rêve maintenant de Jeux olympiques et de recrutement. «Il n’y a jamais eu d’Haïtien qui a participé aux Jeux olympiques d’hiver, a souligné celui qui s’entraîne dans les Alpes françaises. En faisant connaître notre initiative, on souhaite intéresser de jeunes Haïtiens qui habitent au Québec. De petits jeunes qui ont été adoptés et qui habitent à la montagne. Ils ne seront peut-être pas de calibre pour l’équipe canadienne, mais on les accueillera à bras ouverts sous les couleurs d’Haïti. Les intéressés peuvent nous joindre au www.haitiski.org.» Racines fortes Même s’il est né à Paris, Yannis a conservé de forts liens avec la mère patrie. «Mes racines sont fortes avec mes ancêtres, a raconté l’ingénieur informatique de 25 ans, qui a fouillé dans ses économies pour s’offrir le voyage à Québec. Même à Paris, j’ai baigné dans la culture haïtienne et je retourne régulièrement dans mon pays. Le message sur le répondeur à la maison était en créole. «Au-delà des dons, il s’agit d’une action supplémentaire pour aider notre pays, ajoute celui qui participera aux qualifications du snowboardcross cet après-midi. On fait ce qu’on peut avec nos moyens limités.» http://www.journaldequebec.com/2013/01/23/dhaiti-a-stoneham

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