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mercredi 23 mai 2007

U-17 HAITI PEROU 1-1 et 2-2

Haïti-Pérou : dos à dosDeux matches, deux villes, deux publics pour deux nuls entre deux pays qualifiés pour la Coupe du Monde en Corée du Sud ; le public haïtien a enfin découvert cette formation des moins de 17 ans qui s'est tant illustrée à l'extérieur. A Saint-Marc, ils étaient près de six mille à faire le déplacement pour voir jouer les moins de 17 ans. Sifflets, drapeaux, bravos, ola, tout y était pour soutenir les héros. Mais 10 minutes après le coup d'envoi de la partie, ce sont les Péruviens qui ouvraient le score, contre le cours du jeu en profitant d'une hésitation au niveau de la défense haïtienne. Les Péruviens ne se montreront plus dangereux jusqu'à la fin de la mi-temps étant archi dominés par les Haïtiens. Ces derniers rentreront aux vestiaires avec un retard d'un but . En seconde période, les Haïtiens recommencèrent la rencontre pied au plancher et c'est justement qu'ils obtinrent l'égalisation à la 57e minute. En fin de match l'équipe haïtienne est passée tout près de la victoire. Un rare tir cadré de la formation haïtienne effectué par Valdo Normil filait directement vers le poteau de Gallese quand le gardien s'est interposé. Mais la frappe est lourde et le ballon chaud, le gardien péruvien a dû s'illustrer à trois reprises pour la capter et éviter le but.Au coup de sifflet final d'Edouard Guidner, les deux équipes terminent dos à dos avec un but pour chaque formation.
Dimanche, c'est encore un stade en délire et presqu'en rouge et bleu qui accueille les Péruviens venus défier les jeunes Haïtiens. Le coach péruvien, Vega Solide Klide modifie complètement son équipe en effectuant huit changements Jean Yves Philogène Labaze maintient lui exactement la même équipe qu'à Saint-Marc. Des le coup d'envoi sifflé par l'arbitre Rosnick Grant, les Haïtiens prennent le jeu à leur compte. Peterson Joseph, Valdo Normil, Wedner Saint-Cyr, Charles Hérold jr, Bitiello Jean-Jacques, Jérôme Meshack donnent le tournis au Péruviens. Mais rusés et expérimentés, ces derniers ne font que surveiller la faille dans la défense haïtienne. Ils la trouvent à la 13e minute. Encore une hésitation au niveau de la défense, exploitée cette fois par Christian pour l'ouverture du score dans un stade Sylvio Cator froid. Une minute plus tard, Valdo Normil s'emmêle les pinceaux à trente mètres du but, Ivin Avila lui chipe le ballon et va tranquillement ajuster le portier Dorleans Shelson d'une frappe limpide du pied droit. Le Pérou mène 2-0.C'est dans cette situation difficile que les jeunes Haïtiens ont fait preuve de caractère. Loin de baisser les bras, ils font le jeu sans parvenir à marquer. Au centre du terrain, le milieu de l'Aigle Noir, Peterson Joseph fait un travail énorme et si Charles Hérold ne joue pas au même niveau qu'à Saint-Marc, il produit un bon football. Comme Normil retrouve curieusement une bonne partie de sa forme, la formation haïtienne se fait plus incisive et c'est logiquement que Fabien Vorbe, encore lui, à la sortie d'une lutte acharnée avec plusieurs défenseurs péruviens parvient à réduire la marque d'une frappe du droit à la 25e minute. Le mi-temps s'achève sur le score de 2-1 en faveur des Péruviens.En seconde période, sur une faute d'un défenseur péruvien sur Normil Valdo en pleine surface, Rosnick Grant accorde le penalty. Fabien Vorbe tente de le transformer mais Hermosa l'arrête dans un premier temps avant de stopper la deuxième tentative du buteur du Violette.Ce ne sera heureusement que partie remise pour le joueur du Violette car à la 71e minute, Valdo fait parler sa frappe de mule du pied droit. Cette fois-ci, c'est puissant et c'est cadré. Le gardien Hermosa tentera comme à Saint-Marc d'arrêter le ballon, mais la chance ne lui sourit nullement et il ne fait que repousser le ballon que Vorbe reprend comme à la parade pour marquer le but égalisateur dans un stade en délire. Jusqu'au coup de sifflet final,plus rien ne sera marqué. Haïti 2 Pérou 2. Aucun vainqueur, aucun vaincu en deux actes.

La préselection Haïtienne de Football Trente sélectionnés sur le pont


En attendant d'être réduits à vingt-trois, ils sont trente présélectionnés à s'embarquer dans l'aventure Gold Cup pour laquelle la campagne débute sur les terrains d'entrainement du stade Sylvio Cator, de la Croix des Bouquets ou d'ailleurs. Notre consoeur Ticket Sport a dressé une liste de joueurs dit "incontournables" mais l'entraineur Garcia actuellement en voyage à Cuba n'a pas dit son dernier mot les concernant.
1 - Bruny Pierre Richard Club: Don Bosco Poste: défenseur, droitier

2 - Olrich Saurel Club: Don Bosco Poste: défenseur, droitier
3 - Peter Germain Club: Baltimore de Saint-Marc Poste: milieu offensif, gaucher
4 - Yveson Etienne Club: Don Bosco Poste: attaquant, gaucher
5 - Alain Vuibert Club: Baltimore de Saint-MarcPoste: milieu récupérateur, droitier
6 - Pierre Roland Saint-JeanClub: Baltimore de Saint-MarcPoste: milieu offensif, droitier
7 - Ednerson Raymond Club: Baltimore de Saint-MarcPoste: milieu gauche, gaucher
8 - Serge Louis Club: Baltimore de Saint-Marc Poste: milieu récupérateur, droitier
9 - Turlien Romulus Club: Cavaly de LéogânePoste: milieu offensif, droitier
10 - Ricardo Pierre Louis Club: Cavaly de Léogâne Poste: attaquant, gaucher (il utilise aussi sont pied droit)
11- Frantz Gilles Club: Cavaly de Léogâne Poste: défenseur latéral gauche, gaucher
12- Eliphène Cadet Club:Tempête de Saint-MarcPoste : attaquant, droitier
13- Siméon Jonas Club: Tempête de Saint-Marc Poste: gardien, droitier
14- Brunel Fucien Club: Aigle Noir Poste: milieu offensif, droitier (il utilise assez bien son pied gauche)
15- Alcenat Jean Sony dit Tiga Club: Aigle Noir Poste: demi offensif gauche, droitier
16- Fritson Jean Baptiste Club: Aigle Noir Poste: attaquant, droitier
17- Alexandre Bourcicaut Club:Violette Athletic Club Poste: attaquant, droitier
18- Peterson Occenat Club: Violette Athletic ClubPoste: gardien, droitier
19- James Marcelin Club: Racing Club Haïtien Poste: milieu récupérateur, droitier
20- Mones ChéryClub: Racing Club HaïtienPoste: milieu offensif, droitier
21- Luigi Beauzil Club: Racing Club Haïtien Poste: gardien, droitier
22- Noncent Windzor Club: Sedan (réseviste)Poste : défenseur central, droitier
23- Stephane Guillaume Club: Miami FC Poste: défenseur latéral droit, droitier
24- Jamil Jean Jacques Club: Miami FC Poste: demi offensif gauche, gaucher
25- Fénélon Gabbart Club: Miami FC Poste: gardien, gaucher
26- Fabrice Noël Club: FC Nantes Poste: attaquant, droitier
27- Jean Jacques Pierre Club: FC Nantes Poste: défenseur central, droitier (il utilise son pied gauche)
28- Josué Mayard Club: Norvège Poste: défenseur central, droitier
29- Wagneau Eloi Poste: attaquant, droitier
30- Roody Lormera Attaquant, il évolue aux USA

Pathétique réalité : Des malades prêts à marcher des heures pour des soins gratuits

(Haïti Femmes, enfants, vieillards - ils ont marché des heures pour atteindre le dispensaire de Carrefour-Charles (sud-ouest), où soins et médicaments sont quasi-gratuits contrairement à ce qui se pratique habituellement dans le système sanitaire exsangue d'Haïti. "J'ai marché trois heures pour venir ici parce que je sais que je serai bien soigné et que je n'aurai presque rien à payer", explique encore haletant, Vincent Accius, agriculteur de 76 ans, souffrant d'une forte fièvre. Depuis août 2006, Médecins du monde (MDM) a mis en place dans ce dispensaire et dans celui plus éloigné de Lopino, également dans la région de Grande-Anse, un forfait de 25 gourdes (50 cents) pour chaque patient, comprenant les soins et les médicaments et la gratuité pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. En Haïti, le principe du Recouvrement des coûts prévaut. Prôné à la fin des années 1980 par la Banque mondiale, il implique pour le patient un paiement des consultations et des médicaments prescrits selon les pathologies. "Dans un Etat fragile comme Haïti dans lequel la majorité de la population vit dans une extrême pauvreté, le recouvrement des coûts ne fonctionne pas et nous pensons que le gouvernement haïtien et les bailleurs internationaux doivent s'engager pour fournir des soins de base gratuits à la population", souligne Bernard Arcens, coordinateur médical MDM sur la région. "Nous savons que la généralisation de la gratuité serait mieux pour les plus vulnérables mais sans aide extérieure nous n'y parviendrons pas", renchérit le directeur départemental de la santé Jean-Baptiste Jean-Joseph, fraîchement débarqué des Etats-Unis. En quelque mois, la fréquentation du dispensaire de Carrefour-Charles, situé en zone rurale, au milieu des mornes, a été multipliée par quatre. "On est débordé, on ne peut accepter que 40 personnes par jour, parfois on en renvoie jusqu'à 80 et on leur donne des tickets pour les jours suivants", explique Marie-Jeanne Felix, l'infirmière responsable. "Ca nous fait mal au coeur". Au moment de la distribution des tickets de consultation du jour, des bras se tendent, des supplications s'élèvent. Dernier ticket, dernier espoir. Il sera pour une femme enceinte ayant marché trois heures. Ginette Voltaire, 31 ans, a cheminé six heures avec son enfant de 11 ans sur les pistes défoncées menant au dispensaire, situé à 30 km de Jérémie. "J'avais un dispensaire beaucoup plus proche de mon domicile mais là-bas les médicaments sont payants et je n'ai pas les moyens", explique-t-elle. "Cela va rapidement devenir un problème", souligne Jean-Khit Dély, assistant coordinateur de MDM sur la zone. "A Carrefour-Charles, nous n'avons pas assez de ressources humaines et pas assez d'espace pour faire fonctionner plus de 40 consultations par jour", dit-il. Selon lui, "la gratuité doit être généralisée sur d'autres dispensaires, pour permettre un accès aux soins plus égalitaire et mieux réparti" dans un pays où près de la moitié des services de santé sont concentrés dans la capitale et où près de 80% de la population a d'abord recours aux médecins-feuilles (traditionnels). La saturation de Carrefour-Charles commence à décourager certains patients. "Je n'arrive pas à décrocher un ticket depuis trois jours", se lamente Darline Boussicot, dont le bébé de deux mois, Kerwill, souffre de malnutrition. "Je ne reviendrai pas", assure-t-elle, avant d'être rattrapée par le docteur Dély. Ce dernier lui promet une consultation dans la journée, en s'interrogeant: "Combien de temps allons nous pouvoir tenir?"
Source Le Nouvelliste sur
http://www.lenouvelliste.com

mardi 22 mai 2007

Football : Les U-17 d’Haïti se sont neutralisés face à leurs homologues du Pérou


P-au-P, 21 mai 07 [AlterPresse] --- Dans le cadre de leur préparation pour la coupe du monde de la catégorie qui se déroule en août prochain en Corée du Sud, les joueurs U-17 de football d’Haïti ont fait deux matches nuls (1-1 et 2-2) face à leurs homologues du Pérou, respectivement les 18 et 20 mai à Saint-Marc (96 kilomètres au nord de la capitale) et à Port-au-Prince, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Depuis leur qualification au Honduras, il y a quelques semaines, les joueurs haïtiens se mesuraient, devant le public national, pour la première fois face une équipe étrangère.
Le placement de la ligne de défense, plus de mordant dans les débordements et les centres dans la surface de réparation adverse, y compris de la patience dans la finition des actions enclenchées figurent parmi les enseignements à tirer de ces deux matches amicaux avant le rendez-vous d’août 2007 en Corée du Sud, estiment les observateurs.
En tout état de cause, l’équipe nationale haïtienne aurait pu l’emporter pendant les deux rencontres, tant sa supériorité paraissait évidente sur son homologue péruvienne qui a, pourtant, mené au score pendant les deux parties.
A Saint-Marc, le vendredi 18 mai, les U-17 péruviens avaient ouvert le score avant une réaction en seconde mi-temps des U-17 d’Haïti.
Même cas de figure à Port-au-Prince, le dimanche 20 mai, où les péruviens ont rapidement mené 2 buts à zéro. Cependant, les joueurs haïtiens ont tenté de revenir au score et auraient pu gagner la seconde partie, le buteur Fabien Vorbe (il a marqué trois buts en deux rencontres) ayant raté un penalty en deuxième mi-temps.
Interrogés par la Presse à l’issue des deux rencontres, les joueurs de football U-17 d’Haïti affirment qu’il s’agissait de deux matches de préparation et qu’ils vont travailler encore plus pour passer au moins au second tour de la compétition l’été prochain.
Les fanatiques du ballon rond en Haïti espèrent une préparation adéquate des U-17 d’Haïti (un stage est annoncé en Europe, préalablement à août 2007) qui devront, dans le Groupe D en Corée du Sud, affronter successivement le Japon, la France et le Nigéria dans le cadre de la Coupe du Monde U-17 de la Fédération internationale de football association (Fifa) qui se tient en Corée du Sud du 18 août au 9 septembre 2007.
L’équipe de football U-17 du Pérou, quant à elle, se trouve dans le groupe A aux côtés de la République de Corée, du Costa Rica et du Togo.
Les autres groupes sont ainsi constitués : Groupe B (République démocratique populaire / RDP Corée, Angleterre, Brésil, Nouvelle-Zélande) ; Groupe C (Honduras, Espagne, Argentine, Syrie) ; Groupe E (Belgique, Tunisie, Tadjikistan, Etats-Unis d’Amérique) ; Groupe F (Colombie, Allemagne, Trinité et Tobago, Ghana).
Le tirage au sort pour la phase finale de ce tournoi mondial a eu lieu le 17 mai 2007 dans la salle de bal du Grand Hyatt Hotel de Séoul. Présidé par Jim Brown, directeur des compétitions de la Fifa, l’événement a été suivi avec beaucoup d’attention par les représentants des 24 équipes qualifiées.
Les nations étaient réparties dans quatre pots en fonction de critères géographiques et sportifs. L’Argentine, le Brésil, le Ghana, le Nigéria, les Etats-Unis d’Amérique et la République de Corée étaient têtes de série.
Il a aussi été décidé que le groupe de la RDP Corée (Corée du Nord) serait assigné d’office à la ville de Seogwipo et qu’aucun des groupes ne pourrait contenir plus d’une équipe de la même zone géographique. [rc apr 21/05/2007 8 :00]
Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org

samedi 19 mai 2007

LES ADVERSAIRES DE LA SELECTION HAITIENNE DE FOOTBALL : SELECTION FRANCAISE DES MOINS DE 17 ANS

La sélection Haïtienne a déjà créé l’exploit en se qualifiant pour une tout première fois pour la phase finale de la coupe du monde des moins de 17 ans de Corée 2007. Cette prouesse est d’autant plus rehaussée dans la mesure ou les jeunes pousses haïtiennes ont du se défaire de la sélection Mexicaine championne du monde en titre de la dernière édition.
Comme l’ont souligné les observateurs de la FIFA, le football haïtien s’appuie dpuis toujours et essentiellement sur le talent pur. Ce talent inné par tradition qui accompagne les jeunes attirés naturellement pour un sport dont les gènes de l’excellence se manifestent dès la naissance. Pour atteindre l’excellence il ne leur manque que ces éléments complémentaires pour passer au haut niveau.
Aujourd’hui, avec un brin d’organisation le football haïtien semble vouloir non seulement se raffermir dans la région, mais pointer le bout de sa botte au niveau international. Le titre de champion des Caraïbes avec qualification pour la Gold Cup d’un côté et la qualification pour la coupe du monde des moins de 17 ans représentent des pages de gloire dans les annales du football haïtien qu finalement commencent à s'écrire en majuscules
Nos jeunes ont accompli une énorme prouesse en arrachant contre milles vicissitudes cette qualification. Maintenant ils se doivent de faire bonne figure dans la cour des grands. Leurs adversaires seront les jeunes français champions du monde en 2001, le Nigeria double vainqueur de l’épreuve et le Japon.
Malgré leur jeune âge, on peut admettre que tous les adversaires de la sélection Haïtienne se retrouvent dans l’antichambre du professionnalisme. Ils appartiennent à des centres de formation des clubs les plus huppés de leurs pays et ils ne font que cela. Toute leur vie dépend du football. Ce sera sûrement ça leur métier.
Il nous faudra un peu plus que du talent pour passer le premier tour. Mais combien elle sera bénéfique pour le football haïtien ce clin d’œil de nos ambassadeurs !
Voici la liste des joueurs sélectionnés pour la phase éliminatoire sous les couleurs de la France et qui affronteront avec quelques changements certes les jeunes haïtiens le mercredi 22 Août à 17 heures (heures française)

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Gardiens de but
Joris Delle (FC Metz)
Mathieu Gorgelin (Olympique Lyonnais)


Défenseurs
Frédéric Duplus (FC Sochaux)
Abdel El-Kaoutari (Monptellier HSC)
Aristote Lusinga (FC Nantes Atlantique)
Mamadou Sakho (Paris-SG)
Mathieu Saunier (Girondins de Bordeaux)
Nicolas Seguin (Olympique Lyonnais)


Milieux de terrain
Omar Benzerga (Lille OSC)
Saïd Mehamha (Olympique Lyonnais)
Yann M'Vila (Stade Rennais)
Alfred NDiaye (AS Nancy-Lorraine)
Martial Riff (FC Sochaux)


Attaquants
Vincent Acapandie (AJ Auxerre)
Thibault Bourgeois (FC Metz)
Fabrice N'Sakala (Troyes Aube Champagne)
Damien Le Tallec (Stade Rennais)
Henri Saivet (Girondins de Bordeaux)

La Fondation Héritage pour Haïti n’appuie pas l’idée de la mise sous tutelle du Parlement haïtien de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC)

Héritage pour Haïti satisfait de la ratification de la Convention des Nations Unies contre la Corruption
vendredi 18 mai 2007,
Radio Kiskeya
La présidente de la Fondation Héritage pour Haïti (LFHH), branche de Transparency International (TI), ne soutient pas l’idée du transfert de tutelle de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) du Ministère de l’Economie et des Finances au Parlement Haïtien.
Selon Mme Marilyn B. Allien intervenant jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya, dès la création de cette entité sous le gouvernement de transition du premier ministre Gérard Latortue, elle avait clairement souhaité qu’elle soit autonome. Le succès du travail d’une telle entité est en rapport direct avec cette autonomie, dit-elle, ajoutant qu’il ne faudrait pas que cette entité dépende d’un quelconque pouvoir.
Si cela devait arriver, la lutte contre la corruption en pâtirait considérablement, a conclu Mme Allien.
L’éventualité d’un changement de tutelle de l’ULCC avait été évoquée en début de semaine par le sénateur Gabriel Fortuné (Union, Sud) qui faisait référence à une recommandation exprimée en ce sens par les parlementaires en assemblée nationale, à l’occasion de la ratification le lundi 14 mai de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC).
Dans un communiqué daté du 16 mai, la Fondation Héritage pour Haïti (LFHH) dit avoir accueilli avec satisfaction la ratification de cette convention signée par l’Etat haïtien en décembre 2003 lors de la conférence de signature tenue à Mérida, Mexique.
Sa ratification par le Parlement haïtien constitue une étape importante dans le renforcement du cadre légal en matière de corruption en Haïti, estime la LFHH. « Transparency International (TI), à travers ses différentes sections nationales, a largement contribué a l’élaboration du texte de la CNUCC en partenariat avec l’ONU qui avait pris l’initiative de créer un comité spécial ouvert à tous les Etats, chargé d’élaborer un instrument juridique international efficace contre la corruption. Les sections nationales de Transparency International continuent d’œuvrer à l’adoption du texte de cette convention par les Etats membres de l’ONU ».
Dans le cadre de ce plaidoyer, LFHH dit avoir procédé à une large diffusion du texte de la CNUCC au niveau des partis politiques et des organisations de la Société civile bien avant la tenue des élections haïtiennes de 2006 en vue de sensibiliser les différents acteurs sur l’importance de la ratification de cette convention.
La Fondation Héritage pour Haïti souhaite que la ratification de la CNUCC ouvre la voie à l’adoption des législations adéquates en vue de mettre en place des mécanismes d’application des prescrits de cette convention, dont entre autres une loi sur la protection des dénonciateurs, une loi sur l’accès à l’information, une loi sur la déclaration de patrimoine.
La fondation forme également le voeu que l’Exécutif haïtien dépose, dans le meilleur délai, les instruments de ratification auprès du Secrétaire général de l’ONU en vue d’accélérer le processus d’entrée en vigueur de la CNUCC en Haïti, conformément a l’article 68 de ladite Convention qui stipule que « Pour chaque Etat qui ratifiera la présente Convention ou y adhérera, elle entrera en vigueur le trentième jour suivant la date de dépôt de l’instrument pertinent par ledit Etat ». [jmd/RK]

René Préval entre en guerre contre la corruption

Très inspiré par la fête du drapeau, le chef de l’Etat dénonce des pratiques instaurées au sein de sa propre administration, des ministères, du Parlement, de la police et de la justice ; M. Préval entend mobiliser ses "soldats" en vue de combattre les "traîtres" qui menacent les investissements, l’emploi et l’égalité en Haïti
vendredi 18 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval a décrété 2007 "année de la guerre contre la corruption et au profit de l’égalité entre les citoyens", lors des festivités organisées vendredi à Port-au-Prince à l’occasion du 204e anniversaire de la création du drapeau national, le 18 mai 1803.
Dans un discours prononcé au Palais National (siège de la Présidence) en créole et centré exclusivement sur le thème de la corruption, le chef de l’Etat a qualifié de "traîtres" les corrupteurs et corrompus. Dans la foulée, il a appelé les responsables des institutions d’Etat compétentes à se métamorphoser en "soldats de première ligne" en vue d’éradiquer ce qui est considéré comme l’un des grands fléaux nationaux.
"En 1804, les traîtres envers la patrie étaient contre la liberté, aujourd’hui, ce sont ceux qui refusent l’égalité", a martelé Préval reprenant les idées-forces de son allocution de 2006 à l’Arcahaie (Ouest), berceau du bicolore haïtien. Reconnaissant que la corruption sévissait partout, un an après son retour au pouvoir, le chef de l’Etat a mis en accusation différentes institutions allant du Palais National au Parlement en passant par les ministères, la police, la justice, les mairies, la direction générale des impôts (DGI) et l’administration générale des douanes.
Mettant en garde contre les effets pervers du phénomène sur les investissements et la création d’emploi, René Préval a aussi indiqué que sans les ressources indispensables dont il a besoin, l’Etat ne pourra pas garantir un accès universel à l’éducation, à la santé et au crédit. Le Président, qui a aussi rejeté toute différence entre la petite et la grande corruption, a dénoncé des fonctionnaires des douanes et de la DGI qui se laissent soudoyer par des contrebandiers ou des entreprises spécialisées dans la sous-déclaration au fisc, des responsables recevant des commissions sur des achats effectués au nom de l’Etat, les banquiers grugeant les petits déposants ou encore les juges qui libèrent des prisonniers contre de l’argent.
Face à la complexité du phénomène, M. Préval appelle l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l’ Unité centrale de renseignements financiers (UCREF), la Cour des comptes, la commission nationale des marchés publics, le ministre de la justice, les juges des tribunaux civils, les commissaires du gouvernement, la police, la douane, la DGI à se "serrer la ceinture" à la veille d’offensives tous azimuts. Il a averti que "la bataille sera difficile, mais juste et doit être par conséquent gagnée".
Il en a profité pour inviter le peuple haïtien à s’engager dans cette croisade, passage obligé pour arriver à l’égalité, elle-même "porteuse de fraternité".
Lors de sa visite à Washington, il y a deux semaines, le Président haïtien avait annoncé en présence de son homologue américain, George W. Bush, une campagne nationale contre la corruption, la contrebande et la drogue. Dans cette perspective, il a tenu depuis son retour à Port-au-Prince deux séances de travail avec les maires de toules les communes du pays.
Cependant, M. Préval s’est vu reprocher à plusieurs reprises d’avoir, dans l’un de ses premiers actes de pouvoir, mis fin aux poursuites judiciaires que le gouvernement intérimaire (2004-2006) avait engagées aux Etats-Unis contre Jean-Bertrand Aristide pour son implication présumée dans la disparition de plusieurs millions de dollars.
Dans le dernier rapport de l’ONG Transparency International sur la perception de la corruption, Haïti était logée à la 163e place mondiale, atteignant des scores pires que ceux de l’Irak, de la Guinée et de Myanmar (Birmanie), les autres membres du club des pays les plus corrompus de la planète.
De l’avis général, la corruption s’est institutionnalisée en Haïti. Et pour cause, des rapports d’enquête ayant retracé d’importants détournements de fonds au détriment du trésor public ont été classés sans suite. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://radiokiskeya.com
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Commentaires:
Une décision venue à point nommé. Un acte que l'on qualifiera de courageux si les autorités passent de la parole aux actes. Nous les haïtiens nous savons que nous avons perdu la bataille de la moralité. La corruption représente chez nous la rasion d'être des politiciens et des employés de l'administration. Preval semble avoir compris et surtout avoir établi un plan pour redresser la barque en péril. Il faudrait que tous les haïtiens le suivent en paroles, en support et en actions.

Rapatriement et funérailles de 59 boat people haïtiens tués aux îles Turks et Caïcos

Un service religieux organisé dans le port du Cap-Haïtien à la mémoire des naufragés en présence d’officiels particulièrement pressés ; les familles éplorées tenues à l’écart et mécontentes ; les corps enterrés dans une fosse commune
samedi 19 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles de 59 des 61 boat people haïtiens, ayant péri noyés début mai au large des îles Turks et Caïcos, ont été chantées en présence d’une délégation officielle et les corps inhumés dans une fosse commune samedi matin au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), a constaté le correspondant régional de Radio Kiskeya.
Un bateau affrété par les autorités britanniques du petit archipel avait procédé, quelques minutes auparavant, au rapatriement des cadavres. Transportés dans des sacs, ils ont été pour la plupart placés dans des cercueils à leur arrivée au wharf de cabotage.
Les ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, de la justice, René Magloire, le secrétaire d’Etat à l’alphabétisation, Karol Joseph et la directrice générale de l’Office national de la migration (ONM), Jeanne Bernard Pierre et les autorités locales ont assisté dans le port de la ville à la cérémonie funèbre présidée par l’Archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Hubert Constant.
Cependant, aucun des responsables ne s’est exprimé en la circonstance. Certains sont même partis sans attendre la fin du service religieux.
L’absence de représentants des îles Turks et Caïcos a été également remarquée
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé par la Police Nationale et les casques bleus afin de tenir à l’écart une foule considérable massée aux abords du wharf. Même les parents des victimes en larmes n’ont pas été autorisés à se présenter à la cérémonie. Ils se sont montrés mécontents de l’accueil qui leur a été réservé et ont reproché aux autorités de manquer de respect à la dignité des victimes en ne faisant rien pour les identifier.
L’inhumation collective s’est faite au cimetière Sainte-Philomène, situé dans le quartier populaire du même nom, à l’entrée nord de la deuxième ville du pays.
Le délégué départemental du Nord, Georgemain Prophète, a promis la publication ultérieure de la liste des personnes décédées.
Les corps de deux autres clandestins ont dû être inhumés en territoire britannique en raison de leur état de décomposition avancée.
La police des îles Turks et Caïcos a rejeté toute responsabilité dans le naufrage du petit voilier survenu le 4 mai dernier à environ deux kilomètres de la terre ferme. Mais, les survivants de cette tragédie continuent d’affirmer que leur bateau, qui transportait au moins 160 boat people, avait été violemment percuté à deux reprises. Les voyageurs n’auraient pas été non plus secourus par la suite.
Les résultats d’une enquête confiée à trois experts anglais n’ont pas encore été rendus publics.
Depuis le début de l’année, les garde-côtes américains ont intercepté plus de 900 clandestins haïtiens en haute mer.
Devant la recrudescence des voyages illégaux, les autorités haïtiennes tentent de recourir à des mesures coercitives. Quatre présumés organisateurs de voyage ont été arrêtés et deux bateaux confisqués vendredi au Cap-Haïtien par la garde côtière. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

vendredi 18 mai 2007

Coupe du monde U-17 : Haïti face à deux champions du monde au premier tour

Les jeunes haïtiens auront comme adversaires le Nigéria, la France et le Japon, selon le tirage au sort effectué jeudi à Séoul
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne de football a hérité d’un groupe extrêmement difficile dans lequel elle devra affronter, pour le compte du premier tour, le Nigéria, tête de série, la France, championne du monde en 2001 et le Japon, représentant de l’Asie, selon les résultats du tirage au sort de la Coupe du monde U-17 de la FIFA effectué jeudi dans salle de bal du Grand Hyatt Hotel de Séoul, en Corée du Sud.
Une délégation haïtienne assistait à l’événement aux côtés des représentants des 23 autres pays qualifiés.
Pour leur toute première participation à ce Mondial prévu du 18 août au 9 septembre en Corée du Sud, les jeunes champions de la CONCACAF devront évoluer avec un volume de jeu très élevé et une solidité mentale à toute épreuve pour se hisser parmi les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale.
Selon le programme de la compétition, les haïtiens entreront en lice dans le groupe D contre le Japon, le 19 août à Gwangyang, peu après le match au sommet Nigéria-France.
Le 22 août, ils seront opposés dans la même ville à la sélection française tandis que les japonais affronteront les nigérians.
Enfin, le 25, les poulains de l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze se rendront à Seogwipo pour se mesurer aux géants nigérians, classés parmi les favoris de la compétition. Les "Golden Eaglets" sont à ce jour, avec le Ghana, les seuls représentants de l’Afrique à avoir déjà décroché, en 1993 au Japon, un titre de champion du monde dans la catégorie des moins des 17 ans.
La Fédération Internationale de Football estimait jeudi que la France n’est pas du tout gâtée par ce tirage au sort et s’attendait à "des affiches palpitantes lors de ses confrontations avec le Nigéria, Haïti et le Japon".
Le Brésil, finaliste à cinq reprises au cours des six dernières éditions, et l’Argentine, décevante ces dernières années, seront parmi les grosses pointures très attendues en Asie.
Conformément au protocole de la compétition, 16 des 24 équipes participantes, réparties au premier tour dans six groupes de quatre, décrocheront leur billet pour les huitièmes de finale. Viendront ensuite les autres phases à élimination directe (quarts de finale, demi-finales) jusqu’à la finale prévue le 9 septembre au stade de la Coupe du monde à Séoul, scène mémorable du match d’ouverture du grand Mondial 2002 co-organisé par la Corée et le Japon.
Dans le cadre de sa préparation, qui tend à s’intensifier, la sélection nationale accueille vendredi à St-Marc (Artibonite, nord) et dimanche à Port-au-Prince son homologue péruvienne, également qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde. Nantis d’un tirage au sort beaucoup plus favorable, les jeunes sud-américains, arrivés depuis mercredi dans la capitale haïtienne, joueront contre la Corée du Sud, pays organisateur, le Costa Rica et le Togo.
Haïti sera en Corée l’un des cinq représentants de la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes de Football Association (CONCACAF) avec Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, le Costa Rica et le Honduras. Ce dernier avait dû, à domicile, se contenter de la deuxième place derrière le onze haïtien, brillant vainqueur, le 8 avril dernier, du quadrangulaire final sous-régional. Les bleu et rouge avaient bouffé du lion et écarté notamment le Mexique, champion du monde en titre, avant de revenir triomphalement à Port-au-Prince. spp/RK

jeudi 17 mai 2007

Haïti/Football : La sélection nationale U-17 du Pérou en route vers Port-au-Prince

P-au-P, 15 Mai 07 [AlterPresse] --- La sélection péruvienne des moins de 17 ans s’est envolée de Lima pour Haïti, ce 15 mai 2007, pour disputer avec son homologue haïtienne deux matches amicaux de préparation pour le prochain tournoi Mondial U-17 en Corée du Sud, les jeudi 17 et samedi 19 mai prochains, respectivement à Port-au-Prince et Saint-Marc (Nord), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Emmenée par David Zuluaga, assistant du directeur technique Juan José Oré, l’équipe junior du Pérou a transité par le Venezuela en passant par la République Dominicaine pour se rendre à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti.
La formation des « Incas » qui affrontera les moins de 17 ans d’Haïti est composée de deux portiers : Pedro Gallese et Eder Hermoza. Les joueurs de champ sont Juan Arce, Manuel Calderón, Néstor Duarte, Jairo Hernández, Anthony Molina, Joseph Muñoz, Jersi Socola y Juan Zevallos.
D’autres joueurs, comme Carlos Salazar, Gary Correa, César Ruíz, Bryan Salazar, Ernesto Salazar, Daniel Sánchez y Luis Trujillo, Irven Avila, Yovic de la Cruz et Christian La Torre, font également partie du groupe.
Les jeunes Péruviens, également qualifiés pour la coupe mondiale de football U17 en Corée du Sud l’été prochain, auront à disputer deux rencontres avec les footballeurs haïtiens des moins de 17 ans.
La première aura lieu au stade national Sylvio Cator, le jeudi 17 mai 2007, la veille de la commémoration du 204e anniversaire du bicolore haïtien (bleu et rouge). L’autre match sera disputé, le 20 mai 2007, dans la commune de Saint-Marc, dans le Bas-Artibonite, à 96 kilomètres au nord de la capitale.
L’équipe haïtienne, de son côté, se prépare activement. Une séance d’entraînement est prévue ce 15 mai 2007 au stade national Sylvio Cator. [do rc apr 15/05/2007 14 :00]

Haiti-Rép. Dominicaine : Inauguration à Paris de l’exposition photographique « Esclaves au Paradis »

Mercredi 16 mai 2007

Paris, 16 mai. 07 [AlterPresse] --- La photographe Céline Anaya Gauthier a inauguré, dans la soirée du 15 mai 2007, une exposition de photos intitulée « Esclaves au paradis », autour des conditions de vie déplorable des coupeurs de canne haitiens en République Dominicaine.
Ce vernissage a eu lieu dans l’ancienne usine « Spring Court » à l’Est de Paris, en présence de plus de 500 personnes venues de tous les horizons, parmi elles, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne.
Plus d’une cinquantaine de photos couleur en grands formats accrochées à un beau mur blanc ont attiré les regards des nombreux visiteurs, qui se sont attardés sur des pieds fatigués, des mains exténuées, des malades en agonie, mais aussi sur des hommes et des femmes debout dans toute leur dignité, malgré la misère qui les accablent.
« Ce qui m’a le plus touché dans ces photographies, c’est le regard des gens. Je crois y lire beaucoup de messages », commente une vieille dame.
« Parce que vous avez vu, vous avez désormais une responsabilité et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas », a pour sa part déclaré l’un des organisateurs.
Cette exposition de photos autour du thème « Esclaves au Paradis » a fait couler beaucoup d’encres et de salives, avant même son lancement, notamment en République Dominicaine où certains secteurs assimilent cette initiative à une campagne de dénigrement contre leur pays. Des membres de l’équipe d’organisation ont même reçu des lettres de menaces leur faisant injonction de désister.
« Il y a encore aujourd’hui dans le monde des situations qui sont des formes d’esclavage au Nord comme au Sud », a reconnu Kedhija Boucart, Maire adjointe de la ville de Paris, chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires.
Boucart a cité quelques exemples de situations en France, telles les mauvais traitements accordés aux domestiques, aux familles d’immigrants sans papier qui fuient la guerre et qui sont venus se réfugier dans son pays.
« Depuis 2004, nous assistons en France à un durcissement contre les immigrants. Les lois restrictives entretiennent le racisme et la xénophobie. Au Nord comme au Sud, des gens obligés de se déplacer devraient pouvoir vivre décemment. J’espère qu’en montrant toutes ces misères et injustices, ces photographies aideront à faire changer les choses », a- t- elle poursuivi.
Elle en a profité pour présenter ses félicitations à la jeune photographe française, Céline Anaya Gauthier, pour son initiative et sa persévérance depuis plus de deux ans dans ce projet.
Dans un discours s’apparentant à une prière, Pedro Ruquoy, ancien prêtre des bateys qui n’avait jamais cessé de dénoncer les mêmes injustices, a offert cette exposition aux « milliers d’hommes et de femmes qui ont laissé Haiti pour venir « au paradis du Sucre ».
A côté de lui, se trouvait le Père Christopher Hartley, qui, lui aussi, a été expulsé de la République Dominicaine en raison de son engagement auprès des coupeurs de canne à sucre. En se remémorant certaines scènes de vie, Pedro Ruquoy n’a pu retenir ses larmes et plusieurs noms de victimes qu’il avait connues lui sont venus à la bouche.
Prenant la parole dans une salle chargée d’émotions, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne, a admis la responsabilité tant des autorités haïtiennes que dominicaines dans cette tragédie. Il y a des choses qui bougent en Haïti pour que les conditions de vie de la population s’améliorent.
Haïti a une grande responsabilité dans cette tragédie. Nous devons agir pour offrir d’autres perspectives à la population et changer ainsi cette réalité, a déclaré, en substance, l’ambassadeur.
Aucun représentant du gouvernement dominicain n’a été remarqué, bien que les autorités de la république voisine aient été invitées.
Cette exposition de photos, qui se tient à Paris du 15 mai au 15 juin 2007, a donné lieu à plusieurs programmes à la télévision et à la radio ainsi qu’à des articles dans plusieurs journaux autour de la réalité des immigrants haitiens en République Dominicaine. Un colloque intitulé « Sang, Sucre et Sueur », accompagnant l’événement, se tient ce 16 mai à la capitale française et plusieurs projections de films sont programmées pour le reste de la semaine.
« Esclaves au Paradis » est une initiative du Groupe « Pour que l’esprit vive », qui a choisi la photographie comme un moyen pour faire connaitre au monde certaines réalités qu’on a tendance à oublier, d’Amnistie Internationale, qui vient de publier un rapport sur les conditions de vie des migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine, du Collectif Haïti de France et de plusieurs autres organisations. [cl gp apr 16/05/2007 08:00]

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La République Dominicaine pratique-t-elle l’esclavage envers les coupeurs de canne en provenance d’Haïti ?

Mercredi 16 mai 2007

Paris, 16 mai 07 [AlterPresse] --- Cette question brûlante a été au centre des débats qui ont eu lieu ce mercredi 16 mai 2007 au colloque « Sang, Sucre et Sueur », tenu à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris par l’association « Collectif 2004 Images », dans le cadre de l’exposition « Esclaves au Paradis », a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Des chercheurs, des professeurs d’université, des anthropologues, ont, dans la matinée, produit des réflexions autour des relations entre le mode de consommation au Nord, la production du sucre et l’esclavage en Amérique et dans les Caraïbes, et ont tenté de faire des comparaisons entre la réalité actuelle des coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine et l’esclavage.
D’autres personnes, venues directement des deux pays de l’île, ou ayant travaillé dans les bateyes, ont, dans l’après-midi, présenté des témoignages sur ce qu’elles ont vu et vécu.
Les thèmes soulevés ont donné lieu à des débats passionnés, des remises en question, et des réaffirmations, particulièrement dans l’après-midi après les témoignages des Pères Christopher Hartley et Pierre Ruquoy, deux prêtres expulsés de la République Dominicaine sous la pression des propriétaires des usines sucrières pour avoir osé parler de cette réalité.
Visiblement, des dominicains et franco-dominicains, qui participaient à la séance, s’étaient concertés pour contester. Certains étaient menés par des représentants des VICINI, propriétaires de l’une des usines pointées du doigt dans l’exposition « Esclaves au paradis » et dans les témoignages des deux prêtres.
Dans leurs déclarations, les contestataires ont soigneusement évité d’aborder le point de la responsabilité des usines qui font des profits faramineux, sans se soucier du bien-être de leurs travailleurs, et ont préféré parler de l’image de la République Dominicaine qui risque de souffrir des conséquences de ces activités tenues dans une grande capitale de l’Europe.
De vifs débats parmi l’assistance
Au fort des échanges, modérés par l’écrivain français Christophe Wargny [sur la photo au milieu de quelques organisateurs et participants], les partisans des VICINI ont présenté deux haïtiens coupeurs de canne qu’ils ont fait venir des bateyes jusqu’en France pour porter un démenti contre les affirmations du Père Hartley autour de la découverte d’un cimetière clandestin dans les champs de canne de la paroisse de San Jose de los Llanos (Est de la République Dominicaine) où il travaillait.
Finalement, ces haïtiens ont dû admettre que le cimetière en question avait bel et bien existé, mais qu’il était aujourd’hui désaffecté.
Tout en reconnaissant l’existence de certains problèmes et d’une surexploitation de la main d’œuvre haitienne dans les usines sucrières dominicaines, Neal Santa Maria, un jeune anthropologue dominicain, qui vit à Paris, met en garde contre tout amalgame assimilant haïtiens en République Dominicaine à esclaves et Dominicains à esclavagistes.
Selon lui, il y a une nette différence entre l’esclavage du 18e siècle et les conditions de vie actuelles des travailleurs haïtiens dans les bateyes qui sont soumis. Santa Maria propose l’adoption d’une approche plus large pour comprendre le phénomène qui s’est produit dans plusieurs pays producteurs de la région.
« Il n’y a pas de cadre légal instituant l’esclavage en République dominicaine et aucune décision formelle ne fait du bracero (coupeur de canne) la propriété privée des usines ».
Cependant, admet-il, il existe un grand écart entre les textes de lois et la réalité.
L’esclavage fait partie d’une stratégie mise en place par les classes dominantes de l’époque pour assurer l’expansion du capitalisme, rappelle, pour sa part, le professeur Camille Chalmers de la PAPDA, intervenant autour du thème « Economie et Esclavage ; des bateyes aux zones franches ».
Essayant de remonter dans l’histoire de la région et dénonçant les conditions de vie déplorables des coupeurs de canne à sucre, Chalmers invite les haïtiens et dominicains à sortir de cette logique de compétition, qui les met face à face à l’intérieur d’une course vers la misère, et à rechercher de nouvelles formes de collaboration pour une réorientation de leur insertion dans les Caraïbes.
De son côté, Colette Lespinasse du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR) évoque la responsabilité des deux Etats dans cette tragédie des coupeurs de canne à sucre et leurs obligations d’y trouver une solution.
« Certains disent que les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine ne vivent pas une condition d’esclaves, d’autres parlent d’engagisme, d’autres de surexploitation. Quel que soit le terme choisi, nous devons admettre qu’il y a un problème, qu’il y a un malaise et c’est le devoir de tout un chacun, haïtien, dominicain, citoyen et citoyenne du monde qui adhère à des principes de justice, qui veulent la démocratie et qui souhaite la paix sur l’île, d’y travailler pour la changer », déclare-t-elle.
Tout en saluant le travail de la photographe Céline Anaya Gauthier, de Aministie internationale et de plusieurs autres institutions qui ont produit cette année des informations pertinentes sur le même sujet, Lespinasse convie les autorités des deux pays à accueillir ces genres d’événements comme une opportunité pour changer les réalités.
Profitant pour informer l’assistance des efforts de groupes d’haïtiens et de dominicains en vue de faire respecter les droits des immigrants haïtiens, la coordonnatrice du Garr a présenté aux participantes et participants un ensemble de propositions émanant des organisations des deux pays à l’intention des autorités pour résoudre certains problèmes.
Pour les deux jours qui suivent ce colloque, plusieurs films traitant du même sujet seront projetés et seront suivis de débats.
L’un d’entre eux fait l’objet d’une protestation virulente de la part des Vicini qui ont préparé un contre film qu’ils font passer en boucle sur Internet en guise de démenti.
A côté du colloque « Sang, Sucre et Sueur » et de l’exposition, tenus à Paris, d’autres activités sont également organisées dans plusieurs villes de France autour du même sujet. [cl rc apr 16/05/2007 18 :37]

Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org

Interdiction de toutes les manifestations non officielles dans le département de l’Ouest le 18 mai

Des organisations du secteur lavalas entendaient manifester
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La Direction Départementale de l’Ouest de la Police Nationale d’Haïti (PNH) a annoncé mercredi dans un communiqué sa décision d’interdire toute manifestation non officielle sur la voie publique, dans tout le département, pendant toute la journée du 18 mai, Fête du drapeau et de l’université.
Le communiqué ne précise pas quelles sanctions seront adoptées contre d’éventuels contrevenants.
Alors que de nombreuses activités de commémoration sont prévues, tant au Palais National qu’à l’Arcahaie (affectueusement dénommé Cité du drapeau vu que c’est dans cette ville qu’a pris naissance le bicolore national), des organisations politiques, dont certaines proches de lavalas (parti de l’ancien président Aristide) ont annoncé des manifestations le même jour dans la capitale haïtienne.
Dans une déclaration faite à la presse la veille, le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours, avait manifestement évité de parler d’interdiction de manifestations. Il avait plutôt souhaité le "report" de celles-ci, vu que « la police ne serait pas en mesure de garantir à la fois la sécurité des manifestations culturelles et de celles qui ne le seraient pas ».
Le communiqué rendu public mercredi est pour sa part catégorique : les manifestations non officielles sont interdites. Une mesure susceptible de réactiver un vieux débat, celui du pouvoir ou non de la police d’interdire des manifestations sur la voie publique.
La constitution de 1987 en vigueur reconnaît le droit de rassemblement et de manifestation sur la voie publique moyennant, seulement, notification préalable à la police, dans les formes et le délai prescrits par les lois régissant la matière.
Vu l’ampleur que les autorités entendent accorder cette année à la fête du drapeau, dans une perspective apparente de réactivation de la "flamme nationaliste", il n’est pas à écarter que la sécurité des activités de commémoration soient à la charge exclusive de la police haïtienne, la force onusienne devant éventuellement rester "sur le banc de touche" au cours de cette journée. [jmd/RK]

Le Député dominicain Lidio Cadet exige l’extradition de deux haïtiens accusés d’avoir assassiné un professeur dominicain

Membre de l’Etat-Major du parti au pouvoir à Santo Domingo, le parlemenataire regrette amèrement la disparition brutale de Rafael Santana
mercredi 16 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Député et dirigeant du Parti de la Libération Dominicaine (PLD, au pouvoir), Lidio Cadet, a exprimé mercredi sa profonde tristesse devant l’assassinat du professeur et fermier dominicain Rafael Santana dont il a exigé l’extradition des deux présumés assassins haïtiens, rapporte l’agence en ligne locale Clavedigital.
Les deux hommes non identifiés se seraient réfugiés en territoire haïtien après avoir commis ce meurtre dont le mobile demeurait inconnu.
Le parlementaire souligne que la mort du professeur a provoqué une forte commotion dans toute la communauté de la Sierra, dans la province de Hato Mayor, en raison de la rectitude morale et du respect pour ses semblables qui caractérisaient Santana.
"Tant en ma qualité de fils d’Hato Mayor que de législateur, je demande aux autorités concernées, particulièrement à la chancellerie de faire le maximum d’efforts en vue de porter les autorités haïtiennes à capturer ces criminels. Ils doivent être extradés en République Dominicaine, jugés et punis par les tribunaux de notre pays", a indiqué Lidio Cadet dans une déclaration transmise par le PLD.
Le parlementaire estime que "rendre justice à la victime ne pourra pas réparer cette terrible perte, mais apportera de la tranquillité à la communauté d’Hato Mayor".
"Devant l’assassinat du professeur et fermier Rafael Santana dans la communauté de la Sierra, j’exprime ma consternation. Car, cet acte horrible a rempli de tristesse non seulement la famille Santana, mais aussi toute la communauté", conclut le Député Cadet.
Les conflits entre haïtiens et dominicains sont très fréquents et souvent violents de l’autre côté de la frontière où vivent de nombreux compatriotes.
La coopération entre les polices des deux pays permet aussi depuis quelque temps l’arrestation et l’extradition de fugitifs haïtiens ou dominicains en cavale. spp/RK

Emmanuel Constant prêt à revenir en Haïti, ignore les graves accusations portées contre lui

Le sort de l’ex-leader du FRAPH oscille désormais entre une lourde peine de prison aux Etats-Unis pour fraude immobilière et la déportation
mercredi 16 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’ancien numéro un du Front pour l’avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, 50 ans, accusé de graves violations des droits humains, s’est déclaré mardi disposé à revenir en Haïti si la justice américaine ordonnait sa déportation, rapporte l’Associated Press.
"Je n’ai pas peur d’être déporté en Haïti", a affirmé sur un ton de défi l’ex-leader de l’organisation paramilitaire qui se trouvait à la Cour Suprême de Brooklyn (New York) où il attendait son verdict dans le cadre de son procès pour une affaire de fraude immobilière portant sur 1,7 million de dollars.
Intervenant à la barre après avoir sollicité la parole, Emmanuel Constant a fait valoir que toutes les accusations portées contre lui en Haïti étaient "purement politiques" et qu’il n’y avait pas matière à procès".
Des avocats de l’Etat de New York et du gouvernement fédéral ont demandé au juge en charge du dossier, Abraham Gerges, de condamner l’ex-dirigeant du FRAPH à une peine équivalant au temps qu’il a déjà passé en prison -dix mois environ- afin d’accélérer le processus de déportation. Un verdict d’un an à trois ans était jusqu’ici proposé. Le gouvernement haïtien a "clairement démontré" qu’il peut garantir un procès équitable à l’ancien homme fort, a estimé Ajay Bhatt, un avocat du département de la sécurité intérieure (Homeland Security).
Cependant, le magistrat a dû reporter son verdict après que le centre des droits constitutionnels ait averti que la situation restait trop instable en Haïti pour empêcher Emmanuel Constant d’échapper à la justice ou de s’évader de prison. Le groupe américain des droits civils a aussi relevé que la sentence qui devait être prononcée par le tribunal de New York refléterait un arrangement beaucoup trop clément, car la fraude immobilière reprochée à M. Constant est extrêmement grave.
Le juge Abraham Gerges a suggéré qu’il pourrait annuler l’arrangement portant sur la déportation, contraignant ainsi Emmanuel Constant à renoncer à plaider coupable et à accepter d’être jugé pour son implication présumée dans une fraude gigantesque contre la Sun Trust Bank. S’il est déclaré coupable, l’ex-leader du FRAPH sera passible d’une peine allant de 5 à 15 ans de prison ferme.
Une nouvelle audience est prévue lundi prochain.
Un ordre de déportation fut émis en 1995 à l’encontre d’Emmanuel Constant, mais il n’avait jamais été exécuté en raison de l’instabilité politique qui régnait en Haïti.
Edwin Palermo, l’un des avocats de l’ancien chaud supporter du sanglant coup d’Etat militaire de 1991, qui avait renversé Jean-Bertrand Aristide, a révélé à la presse avoir reçu le 7 mai dernier une lettre du département de liberté conditionnelle l’informant de la libération prochaine de son client, mais avec des risques de déportation.
"Je ne peux pas donner une réponse avant de connaître la décision de M. Constant", a indiqué l’avocat qui tenait à discuter avec l’intéressé de son éventuel retour en Haïti auquel les services d’immigration des Etats-Unis semblent favorables.
Entre 1991 et 1994, le Front pour l’avancement et le progrès haïtiens et les collaborateurs civils et militaires du régime de facto, alors en place à Port-au-Prince, auraient commis de nombreux crimes de sang. Réfugié aux Etats-Unis depuis le rétablissement, en 1994, de l’ordre constitutionnel, Emmanuel "Toto" Constant est accusé d’avoir perpétré ou cautionné des crimes contre l’humanité allant de l’exécution à la torture en passant par le viol collectif de femmes et de mineures.
Condamné par un tribunal américain à payer 19 millions de dollars à des victimes, Constant avait malgré tout continué à jouir d’une totale impunité.
Le résident du comté de Queens a été finalement arrêté en été 2006 pour avoir violé, à travers des activités de faussaire, la législation américaine sur les transactions immobilières. spp/RK

L’Unité de Lutte Contre la Corruption pourrait bientôt être placée sous tutelle du parlement

Le 7 mars 2007, les sénateurs refusaient une enquête de l’ULCC sur un scandale de corruption au parlement
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), entité chargée, comme son nom l’indique, de combattre la corruption au niveau de l’administration publique, pourrait bientôt tomber sous le contrôle du parlement haïtien.
Le sénateur Gabriel Fortuné (UNION, Sud) qui en a fait l’annonce mardi précise qu’il s’agit d’une recommandation formelle contenue dans le rapport présenté par la Commission bi-camérale des finances, dans le cadre de la ratification en assemblée nationale, lundi dernier, de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
“Il était plus que le temps que le parlement dispose d’un instrument comme l’ULCC qui puisse grandement faciliter son travail de contrôle de l’exécutif”, a affirmé le parlementaire. “De plus, du fait que l’ULCC relève du Ministère de l’Economie et des Finances, par rapport à la mission de contrôle dont elle est chargée, il y a risque qu’elle soit à la fois juge et partie”, a soutenu M. Fortuné.
L’éventualité de la mise sous tutelle du parlement de l’Unité de Lutte Contre la Corruption est évoquée au lendemain de l’annonce par le président René Préval du lancement d’une campagne d’envergure contre la corruption, la contrebande et le trafic illicite de la drogue. Elle se présente aussi moins de trois mois après que, confrontés à un scandale de pots de vins reçus dans le cadre de l’affaire SOCABANK, les sénateurs avaient voté une résolution interdisant le transfert du parlement à l’ULCC de l’enquête menée sur l’implication de plusieurs d’entre eux dans le scandale.
La directrice de la Fondation Héritage, branche haïtienne de Transparency International, Marylyn Allien, avait alors dénoncé cette résolution adoptée le 7 mars 2007 contre une investigation de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sur des pots-de-vin qui auraient été accordés à des sénateurs. La majorité des sénateurs avait rejeté la proposition de leur propre commission d’enquête spéciale qui réclamait une investigation approfondie, afin de faire la lumière sur les accusations de corruption.
Selon des textes officiels relatifs à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), il s’agit d’un organisme autonome à caractère administratif, placé sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, et dont la mission est de :
•Protéger les biens publics et collectifs ; • Assurer l’efficacité des mesures et actions afin de prévenir, dépister, sanctionner et éliminer les actes de corruption et infractions assimilées ; • Favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique ; Depuis le décret du 8 septembre 2004, il a comme mandat :
• De Définir une stratégie de lutte contre la corruption avec une large participation du secteur public et des organisations de la société civile. Une fois cette stratégie définie, l’Unité doit assurer le suivi de sa mise en application et sa révision selon l’évolution du contexte économique, financier, social et politique du pays. • De Compiler les textes relatifs au phénomène de la corruption dans la législation haïtienne, proposer des amendements et élaborer une loi sur la corruption en vue de favoriser une meilleure transparence et un bon fonctionnement de l’Administration publique en général et des agents de la Fonction publique en particulier. • De mettre en place un code d’éthique et proposer un pacte d’intégrité devant encourager l’engagement des tiers à renoncer à la corruption ou à tout autre comportement contraire à l’éthique dans les appels d’offres pour marchés publics et l’exécution des contrats de services. • D’assurer l’application de la Convention Interaméricaine contre la Corruption et s’attaquer en priorité aux points de corruption les plus décriés y compris, les contrats portant sur les grands projets d’infrastructures à entreprendre pour le compte de l’Etat Haïtien. • De mettre en place un Système d’informations intégré et de Suivi ainsi qu’un système d’alerte permanente. [jmd/RK]

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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En bon créole cela s'appelle "mete chat siveye mantèg". Après cette histoire de la SOCAGATE qui a éclaboussé dans toute sa splendeur la moralité de certains de nos sénateurs on comprend tres mal que le parlement puisse recevoir en tutelle cette institution qui devrait lutter contre la corruption.
Il faudrait d'abord que le parlement permette les démarches judiciaires et administratives pour faire toute la lumière sur l'implication des sénateurs dans le vote de cette fameuse résolution moyennant des pots de vin.

Après Cité Soleil, offensive de la PNH et de la MINUSTAH contre les gangs de Bolosse et Martissant

19 présumés bandits appréhendés
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Commissariat de police de Port-au-Prince et des casques bleus sri-lankais livrent depuis le samedi 12 mai une offensive de grande envergure contre les gangs dénommés « Lame Ti Manchèt » et « Base Pilate » qui évoluent ordinairement dans les quartiers de Bolosse et de Martissant (banlieue sud de la capitale).
Le bilan des présumés bandits arrêtés depuis le lancement de cette opération s’élève à 19 dont deux qui étaient déjà activement recherchés par la police, en l’occurrence « Ti Mario » ainsi connu et le nommé. Elifaite Aurélien.
Aurélien qui a reconnu avoir exécuté plusieurs personnes lors des dernières violences perpétrées dans les quartiers de « Ti Bois » et « Gran Ravin » (toujours dans la banlieue sud de la capitale), a aidé la police à mettre la main mardi matin au collet de 6 de ses acolytes, selon des précisions obtenues de sources policières.
La Police Nationale d’Haïti et la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti semblent maintenant vouloir concentrer leurs forces sur la banlieue sud de Port-au-Prince où, contrairement à Cité Soleil (nord de la capitale), les chefs et membres de gangs les plus dangereux sont encore en liberté. Aucune action d’envergure en matière de désarmement n’est également à signaler concernant ce secteur. [jmd/RK]

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Le Pape Benoît XVI invite les haïtiens à pratiquer la solidarité et à valoriser la famille

Lors de son passage au Brésil, le Souverain Pontife a souligné la nécessité pour les jeunes de s’imprégner de ces valeurs
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Pape Benoît XVI a appelé les fidèles catholiques haïtiens à "la solidarité sociale, à la fraternité et au respect des valeurs familiales", en marge de la Ve Conférence générale du Conseil Episcopal de l’Amérique latine et des Caraïbes (CELAM) à Aparecida, au Brésil.
Selon un article paru mardi dans l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, le Saint-Père, qui a adressé le même message aux antillais et aux guyanais, a particulièrement insisté sur l’importance de l’appropriation de ces valeurs par les jeunes.
"J’invite les francophones, venus d’Haïti, des Antilles et de Guyane à édifier une société plus solidaire et plus fraternelle en faisant découvrir aux jeunes les valeurs de la famille", a affirmé Benoît XVI lors d’une messe dimanche devant 150.000 pèlerins de différentes nationalités qui avaient envahi le sanctuaire de la basilique Notre-Dame d’Aparecida.
Le chef de l’église catholique a, d’autre part, estimé que la conférence des Evêques "ouvre à l’espérance l’avenir de l’Amérique latine et de ses peuples" ajoutant "tous doivent être des acteurs de cet avenir".
Des représentants de la Conférence épiscopale d’Haïti participent jusqu’au 31 mai à la rencontre du CELAM qui mobilise environ 200 Evêques d’Amérique latine et des Caraïbes. Le Pape a présidé l’ouverture de l’événement, mettant fin à sa visite de cinq jours au Brésil.
Au cours de son premier voyage pastoral dans le sous-continent, qu’il a réservée au plus grand pays catholique au monde, Benoît XVI a fait certaines déclarations controversées notamment sur l’ascension des sectes à l’échelle régionale et la responsabilité historique de l’église catholique dans la disparition des civilisations précolombiennes. spp/RK

Rencontre au Bélize entre le chancelier dominicain et le Président haïtien

Carlos Morales Troncoso a renouvelé à René Préval le soutien de Santo Domingo dans sa quête d’une aide internationale massive en faveur d’Haïti
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, a assuré le Président haïtien René Préval de la solidarité de son pays, lors d’un tête-à-tête le week-end écoulé à Belmopan (Bélize) en marge du Sommet conjoint de la Communauté Caraïbe (CARICOM) et du Système d’Intégration Centraméricain (SICA), rapporte mardi la presse dominicaine.
M. Troncoso en a profité pour rappeler au chef de l’Etat que la République Dominicaine ne reculera devant aucun effort pour porter la communauté internationale à tenir ses engagements en matière de financement et de coopération afin de promouvoir le "développement économique et social du peuple haïtien".
Au cours de la dernière réunion ministérielle du Groupe de Rio et de l’Union européenne organisée en avril à Santo Domingo, le gouvernement dominicain avait introduit la problématique haïtienne dans l’agenda des travaux. Il voulait sensibiliser les 50 pays participants sur la gravité de la crise haïtienne et la nécessité pour l’UE de débloquer des centaines de millions de dollars promis à Haïti en vue de faire baisser la pression sociale dans le pays.
Par ailleurs, à son retour dimanche à Port-au-Prince à l’issue du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM et du SICA, le Président Préval s’est félicité du resserrement des liens entre les deux blocs sous-régionaux. Il a aussi annoncé la tenue à Port-au-Prince, respectivement en octobre et novembre prochains, de la réunion de l’Assemblée des Etats de la Caraïbe (AEC) et de celle de l’Assemblée Parlementaire de la Communauté Caraïbe.
Les parlementaires de la région souhaitent rendre hommage au Parlement haïtien, le plus ancien de la région, qui a célébré en décembre dernier son 200e anniversaire. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Visite aux Etats-Unis des six maires de la région métroplitaine de Port-au-Prince

Ils tenteront de s’inspirer de la gestion municipale à Spring Valley et à Ramapo pour donner une nouvelle impulsion au développement local en Haïti
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
Six maires haïtiens dont celui de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason, sont attendus mercredi dans le comté de Rockland, dans l’Etat de New York, où ils observeront la gestion municipale dans les communautés de Spring Valley et de Ramapo, rapporte le quotidien local The Journal News.
Les maires de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, Delmas, Wilson Jeudi, Carrefour, Yvon Jérôme, Cité Soleil, Wilson Louis et Tabarre, Jean-Frantz Théodat feront également partie de la délégation qui répondra à une invitation du maire d’origine haïtienne de Spring Valley, Joseph Desmarais.
Durant leur séjour, les élus de la capitale et de ses cinq communes voisines analyseront le modèle municipal américain. Des visites guidées et des entretiens avec des officiels, le personnel des municipalités et des représentants de la communauté haïtienne de Spring Valley et de Ramapo seront notamment au programme.
Les maires feront aussi une tournée au Spook Rock Golf Course avant de participer à un dîner de levée de fonds le 19 mai au Hilton Garden Inn et d’assister à la parade annuelle de l’unité.
"C’est un programme important parce que ce qui arrive au pays (Haïti) est le résultat d’une mauvaise gestion de longue durée, a déclaré Joseph Desmarais ajoutant "avec ce type d’accompagnement, nous allons aider les maires nouvellement élus à voir et comprendre comment se font les choses ici et ils pourront appliquer les mêmes méthodes en Haïti".
"Les gens de Spring Valley me demandent d’inviter d’autres maires haïtiens quand nous aurons fourni un encadrement à ce groupe parce chacun est originaire d’une petite communauté qu’il souhaiterait voir bénéficier de cette expérience", a affirmé plus loin l’élu de Spring Valley.
La visite des maires prendra fin le 21 mai.
Selon le dernier recensement général américain remontant à l’an 2000, environ 11.000 haïtiens vivent dans le comté de Rockland. Cependant, selon des avocats travaillant dans la communauté, cette estimation serait très inférieure à la taille réelle de la population d’origine haïtienne. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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L’affaire SOCABANK franchit une nouvelle étape : Brève interpellation du PDG de la HAïTEl, Franck Ciné

Soupçonné d’implication dans l’effondrement de la banque commerciale, l’ancien actionnaire majoritaire bénéficie d’une libération provisoire
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAïTEL S.A et ex-actionnaire majoritaire de la SOCABANK, Franck Ciné, 73 ans, a été brièvement interpellé lundi à Port-au-Prince dans le cadre de l’enquête ouverte sur la récente faillite de la banque commerciale, ont indiqué à Radio Kiskeya les avocats de l’intéressé.
Après plus de deux heures d’interrogatoire au cabinet d’instruction, le juge Patrique Métellus, qui avait décerné le mandat d’arrêt, a accordé une libération provisoire à l’homme d’affaires. Il était assisté de ses avocats Jehan Colimon et Samuel Madistin.
Appréhendé dans la matinée à son bureau à Pétion-Ville (banlieue est), l’homme d’affaires avait été conduit au Palais de justice de la capitale sous forte escorte policière.
Mes Colimon et Madistin ont affirmé être prêts à prouver l’innocence de leur client qui reste à la disposition des autorités judiciaires. Ils se disent aussi déterminés à montrer que la SOCABANK n’était jamais tombée en faillite. M. Ciné s’est, quant à lui, refusé à tout commentaire, préférant laisser la parole à ses avocats.
Un incident a marqué la journée. Le juge d’instruction Carvès Jean avait ordonné l’interpellation du PDG de la HAïTEL alors qu’il quittait le Palais de justice à bord d’un véhicule aux vitres teintées. Mais, l’affaire a été rapidement réglée et l’entrepreneur a pu repartir tranquillement.
Franck Ciné est, depuis le 14 avril, sous le coup d’une interdiction de départ pour sa responsabilité présumée dans la faillite de la SOCABANK, reprise en décembre dernier par la Banque Nationale de Crédit (BNC) après une intervention de la Banque Centrale à l’origine d’un tollé au Parlement. Les mêmes mesures avaient été prises à l’encontre d’une dizaine d’anciens membres du conseil d’administration de la banque dont l’ex-président-directeur général, Charles Beaulieu, officiellement à l’étranger pour raisons de santé depuis près de neuf mois, Claudel Géhy et Joseph Saint-Louis.
L’un des avocats de Franck Ciné, Me Joël Petit-Homme avait protesté avec véhémence et accusé nommément le Président René Préval d’avoir orchestré une campagne de persécution contre le PDG de la HAïTEL et ses partenaires.
Les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK sont accusés d’avoir dilapidé des dizaines de millions de dollars après des révélations du Sénateur Gabriel Fortuné relatives à un présumé scandale politico-financier dans lequel seraient impliqués plusieurs de ses collègues.
Pendant des mois, les graves accusations de distribution de pots-de-vin n’ont jamais fait l’objet d’une enquête sérieuse et le Parlement, éclaboussé dans cette affaire, continue de souffrir d’un déficit de crédibilité dans une bonne partie de l’opinion publique. spp/RK

René Préval satisfait de son bilan, un an après son retour au pouvoir

Le Président haïtien estime avoir ramené la sécurité et la stabilité dans le pays ; la deuxième année du quinquennat sera consacrée à la lutte contre la corruption, le narcotrafic et au renforcement des collectivités territoriales ; le chef de l’Etat s’oppose fermement à la création d’une police communale par les élus locaux
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
René Préval, qui boucle lundi la première année de sa Présidence, a mis en avant le rétablissement de la sécurité publique et le retour à la stabilité politique et macroéconomique comme les principales réalisations de son régime.
Revenu au pouvoir le 14 mai 2006, le locataire du Palais National s’est globalement réjoui du travail accompli dans une tentative informelle de bilan, lors de son retour dimanche à Port-au-Prince à l’issue d’une tournée d’une semaine aux Etats-Unis et au Bélize.
"La première année a été une année de récupération, de stabilisation et de mise en commun en vue d’arriver à la stabilité politique, la sécurité, la stabilité macroéconomique et la moralisation de la vie publique", a martelé le chef de l’Etat, rappelant que ces étapes étaient indispensables à la matérialisation de ces deux thèmes de campagne, la mise en place des institutions prévues par la constitution et le renforcement de celles déjà existantes ainsi que l’établissement d’un climat propice aux investissements. Il précise qu’en matière d’incitation à l’investissement privé, les conditions doivent être les mêmes tant pour le secteur privé des affaires que pour les paysans et les marchandes du secteur informel.
Au niveau sécuritaire, le Président haïtien a fait état du démantèlement de l’infrastructure des organisations criminelles qui terrorisaient tout Port-au-Prince, il y a encore quelques mois. "La rétablissement de la sécurité a été obtenu par le dialogue et par la force en même temps", a indiqué M. Préval qui prévient toutefois qu’une certaine forme de l’insécurité découlant d’actions individuelles isolées pourra être difficilement maîtrisée. Il en a profité pour souligner les efforts consentis en vue d’une meilleure gestion de la Police Nationale depuis l’arrivée de l’actuel directeur général, Mario Andrésol. Dans le cadre du processus d’épuration de l’institution, 500 policiers ont été renvoyés. Les 7.000 agents que comptent aujourd’hui la PNH seront renforcés par le déploiement en juillet de 600 autres issus d’une nouvelle promotion.
La stabilité politique s’est raffermie grâce au dialogue instauré avec les partis politiques et le Parlement dans le cadre d’une recherche permanente de l’harmonisation des relations et du consensus. Préval a rappelé que pratiquement tous les partis représentés au Parlement ont aussi intégré le gouvernement.
Sur le plan économique, le dirigeant haïtien estime que des progrès sont à mettre à l’actif de son administration. A titre d’indication, il a cité la baisse constante de l’inflation qui est passée de 46% en 2004 à 8,5% en 2007.
Finalement, René Préval ne reconnaît qu’une seule faiblesse à son équipe, l’inexpérience. La méconnaissance des règles et procédures administratives, dit-il, a entraîné une sous-exploitation du budget de la république et a considérablement gêné l’action gouvernementale. Le chef de l’Etat assure que de nombreuses initiatives sont prises en vue de remédier à cette situation.
A ceux qui lui reprochent de refuser d’opérer des changements dans la diplomatie et les délégations(représentation de l’Exécutif), un an après le départ du gouvernement intérimaire, le vainqueur de la présidentielle de 2006 fait remarquer qu’il ne peut pas tout faire en même temps. Des décisions hâtives risquaient de favoriser un climat de tension et de déstabilisation dans le pays, a-t-il indiqué. Dans la foulée, René Préval annonce que les délégués et vice-délégués seront désignés en consultation avec les populations locales.
Pour la deuxième année de son mandat, trois objectifs majeurs sont visés, la lutte contre la corruption et le narcotrafic et la promotion de la décentralisation. Dans cette perspective, un dialogue permanent va être institué avec les maires. L’Exécutif prévoit une rencontre cette semaine avec les élus de toutes les municipalités, puis la semaine prochaine avec ceux de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Des séances de travail se tiendront sur le système administratif incluant les procédures de passation des marchés publics et de décaissement de fonds.
René Préval a, par ailleurs, catégoriquement rejeté une idée pourtant chère à de nombreux maires, celle de la création prochaine d’une police communale. Selon lui, une telle entité n’est pas prévue par la constitution et ne saurait par conséquent venir concurrencer la Police Nationale d’Haïti. "Il n’existe qu’une seule police chargée d’assurer la sécurité tant en coopération avec l’Exécutif qu’avec d’autres pouvoirs, c’est la PNH", a insisté le Président. Des déclarations qui risquent de susciter des réactions polémiques parmi les responsables d’administrations communales très attachés à la présence d’une police qui serait placée sous leur tutelle.
Après un premier mandat en demi-teinte (1996-2001), René Préval est revenu au pouvoir grâce à une victoire sur mesure aux élections du 7 février 2006 qui avait nécessité une modification de la loi électorale en vue de déclarer le candidat de la Plate-Forme Lespwa (espoir) vainqueur dès le premier tour.
Le chef de l’Etat, dont le mandat court jusqu’en 2011, avait succédé au gouvernement de transition du Président Boniface Alexandre et du Premier ministre Gérard Latortue appelé à la rescousse à la chute de Jean-Bertrand Aristide, début 2004. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

mercredi 9 mai 2007

Haïti ! Attention àla sélection de la Guadeloupe...Ronald Zubar défenseur central de l'Olympique de Marseille et du Milieu de terrain David Sommeil

R.Zubar fier de jouer pour la Guadeloupe
Le défenseur central marseillais, Ronald Zubar, a accepté une convocation en sélection de la Guadeloupe pour disputer la Gold Cup, du 6 au 24 juin prochains aux Etats-Unis. Cette qualification est une première pour l’île. «C’est une grande fierté de représenter la France et la Guadeloupe. Les dirigeants ont été compréhensifs pour me laisser partir, même si j’aurai moins de vacances» a déclaré Ronald Zubar, ce matin en conférence de presse. A noter qu’en endossant le maillot de la sélection guadeloupéenne, l’international espoir français ne se priverait pas d’une future sélection en équipe de France A.

Source http://www.OM.net
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International espoir français, Ronald Zubar participera toutefois à la Gold Cup avec l'équipe de Guadeloupe en juin prochain.
Ronald Zubar le défenseur central aura de courtes vacances. En effet l'international espoir participera avec la sélection régionale de Guadeloupe à la Gold Cup, l'équivalent pour l'Amérique de l'Euro. Le défenseur marseillais renforcera une sélection où figure David Sommeil l'ancien milieu de terrain de Bordeaux et de l'OM aujourd'hui à Sheffield United, ainsi que l'ancien olympien Jocelyn Angloma. Qualifiée pour la première fois de son histoire pour la compétition, la Guadeloupe se trouve au premier tour dans un groupe composé du Canada, du Costa-Rica et de Haïti.

Source http://www.brevesfoot.com
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Commentaires:
La sélection de la Guadeloupe qui participera pour la première fois à la Gold Cup sera renforcée avec les confirmation de Ronald Zubar, le solide défenseur central de l’Olympique de Marseille et milieu de terrain David Sommeil qui évolue au niveau de la premiereship, sans oublier le vétéran Jocelyn Angloma.


Les joueurs de la sélection haïtienne de football devront se méfier de cette équipe.

Le cancer de prostate n’enlève pas les couilles…

Il est scientifiquement reconnu que la castration chimique demeure le traitement de choix de certains types de cancers de prostate ou mieux de cancer de prostate d’un certain grading. L’adjectif « chimique » qui accompagne le mot castration pour ainsi dire « adoucir la pilule » n’est pas pour réconforter le genre masculin dont la virilité se mesure souvent par la présence et le poids des couilles.

Parmi les multiples adversités qui ont voulu entacher l’accession au pouvoir du président René Préval il ne manquait qu’un problème de santé car ni l’exercice passé du pouvoir sous la tutelle du petit prêtre défroqué, ni sa façon d’aborder les questions d’intérêts nationaux teintée de nonchalance ou comme on dirait chez nous du « manfouben », ni sa nomination soudaine comme comma candidat à la présidence, ni sa campagne politique caractérisée par l’absence de programme de gouvernement, ni sa victoire concrétisée par des arrangements de bureaux sous la pression d’une masse populaire montrant leurs capacités à foutre le bordel ne laissait augurer un exercice sérieux dans la gestion des affaires du pays.

Le destin n’a donc pas été clément avec le président puisque peu de temps après, la nouvelle d’une supposée reprise évolutive de son cancer de prostate a défrayé l’actualité locale et nationale. Des gens au sein de son propre gouvernement commençaient déjà à aiguiser leurs éperons pour préparer une succession prématurée.

Cependant si, à un an de sa prise de possession on se lance dans l’aventure effrontée et hasardeuse de vouloir lui donner une note, si on tient compte de l’état du pays au lendemain de sa victoire électorale, ce ne serait que justice que de lui accorder une note bien au dessus de la moyenne. Aujourd’hui tout le monde reste unanime à reconnaître que « HAITI VA MIEUX ». Bien entendu tout le monde doit être conscient du fait que le plus dur toujours reste à faire et que son action gouvernementale reste perfectible surtout si l’on se place dans la logique de ce que serait ou devrait être l’idéal haïtien en 2007.
Un facteur qui ne doit nullement passer inaperçu c’est la discrétion qui matisse l’ensemble des activités du président. En effet on a trop l’habitude de voir les chefs d’état sur tous les fronts faisant justement un amalgame entre les fonctions du président et les fonctions du chef de gouvernement. Il est souvent si discret que l’on se pose des questions sur sa présence.

Dans l’exercice de la gestion de la politique extérieure, personne ne saurait lui enlever le mérite d’avoir conçu forger et améliorer les relations internationales dans la lignée des intérêts de la nation. Se positionner entre CHAVEZ et BUSH à distance respectable tout en se laissant une marge de manœuvre utilisable au gré des intérêts du pays reste définitivement un coup de maître.

Nous avons été l’un de ceux qui ont sorti les armes et qui lui ont enlevé les boucliers quand il est revenu de Cuba avec sous les aisselles l’entraîneur Cubain Monsieur ARMELO GARCIA. Nous avions eu du mal à comprendre le bien fondé de la décision de choisir un entraîneur issu d’une nation sans palmarès dans cette discipline du ballon rond. Les résultats nous ont giflé un démenti catégorique.

Sur le plan international, Monsieur PREVAL n’a pas tremblé au moment de toucher des sujets sensibles comme la lutte contre le trafic des drogues. Grâce à ses initiatives, les pays producteurs et consommateurs de drogues ont compris que Haïti devait être traité plutôt comme victime et non comme coupable. Il a su interpeller et mettre des vrais bémols sur l’action de ces pays dotés ou capables de se doter de grands moyens pour combattre ce fléau.
Son rapprochement du binôme CASTRO-CHAVEZ est aussi un acte d’intelligence et de courage car en dehors de ses conceptions idéologiques et en marge toute l’admiration qu’il porte à l’impérissable Fidel CASTRO on a l’impression que son positionnement tire ses fondements dans l’intérêt d’Haïti dans la recherche des solutions à nos problèmes ancestraux.
Aujourd’hui, il promet de s’attaquer à la corruption. Nous imaginons la horde de fonctionnaires entrain de se pisser dessus.

Ce qui manque pour déclencher des applaudissements nourris c’est la concrétisation des promesses par des résultats vécus et ressentis par l’ensemble de la population.
Si posséder des testicules n’est pas synonyme de courage il est évident que le cancer de prostate n’enlève pas les couilles.
Jopi moun.com 09/05/07 http:www.moun.com

Préval annonce une campagne contre la corruption

• Le président haïtien René Préval a annoncé mardi à Washington le lancement prochain d'une campagne en Haïti pour lutter contre la corruption, la contrebande et le trafic de drogue.
M. Préval, élu en 2006 en promettant de rétablir la sécurité et la stabilité après des années de violences, a expliqué qu'il s'agissait de créer des conditions favorables à l'investissement dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère américain. «La paix est revenue, les conditions de l'investissement sont là, Haïti attend les investisseurs américains et nous allons ouvrir maintenant une année de lutte contre la contrebande et contre la corruption pour que tous soient sur un pied d'égalité (...) pour que les investisseurs n'aient aucune crainte de sécurité et de corruption», a-t-il déclaré en français devant la presse à l'issue d'entretiens avec le président George W. Bush à la Maison-Blanche. Cette campagne commencera dès la semaine prochaine et une commission spéciale va être créée en Haïti, a-t-il précisé plus tôt devant la Chambre de Commerce des États-Unis. Il a dit à M. Bush sa gratitude pour l'aide américaine contre la drogue, «contre laquelle Haïti ne peut pas se battre seule». Les États-Unis sont le principal pourvoyeur d'aide humanitaire aux Haïtiens et leur principal partenaire commercial. Haïti a un besoin criant de construire des routes et de l'électricité pour faciliter le commerce et l'investissement. Quatre-vingts pour cent de la population d'Haïti vit avec moins de 2 dollars par jour. M. Bush a rendu hommage au «courage» de M. Préval, qui a selon lui «l'un des métiers les plus durs au monde, apporter la prospérité et la sécurité à votre pays». «On voit des progrès sur toute une série de fronts. La sécurité s'améliore quelque peu et les États-Unis soutiennent la mission de l'ONU en Haïti. L'économie s'améliore, l'inflation diminue, les exportations augmentent», a-t-il dit. «Mais il y a encore beaucoup de travail (...) et les États-Unis veulent vous aider», a-t-il dit. Les deux hommes ont aussi évoqué le cas des Haïtiens en situation irrégulière aux États-Unis et M. Préval a salué comme une «note d'espoir» la volonté de M. Bush de réformer les lois américaines sur l'immigration. Le président haïtien était accompagné dans sa visite de parlementaires, de membres du secteur privé et de syndicalistes. Outre M. Bush, il devait rencontrer la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Miguel Insulza, et avoir des réunions de travail à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international et à la Banque interaméricaine de développement. Source Radio Caraïbes FM sur
http://www.caraibesfm.com
Commentaires :
Dossier délicat et incontournable. Preval devra faire preuve de courage pour secouer cet arbre qui doit héberger des têtes et des personnalités d’influence. Haïti attend depuis des siècles une action contre les fonctionnaires qui ont institutionnalisé le vol et la dilapidation des fonds de l’Etat comme « les moyens de leurs mères ».
Les instances concernées auront-ils la volonté de le suivre dans ce combat si on se réfère à notre dicton préféré « chak moun gen you grenn zanno kay ofèv » ?

DISCOURS BUSH/PREVAL EN ANGLAIS

PRESIDENT BUSH:
I appreciate very much the President of Haiti joining us here in the Oval Office. Mr. President, welcome. I thank you for your courage. I thank you for having one of the toughest jobs in the world, and that is to bring prosperity and security to your country. While there is still a lot of work to be done, there's progress being made on a variety of fronts. The security situation is improving somewhat, and the United States supports the U.N. mission in Haiti. The economy is improving, inflation is down, exports are up. Yet, there's still a lot of work to be done. And, Mr. President, I praise your efforts on establishing rule of law and routing out corruption. And the United States wants to help you. The United States is proud to support the men and women of Haiti in a variety of ways. One among the most notable programs and one of which I'm particularly proud is our PEPFAR program, the program to help deal with HIV/AIDS. The President mentioned other ways that we can help -- in fighting drugs, drug traffickers. I was particularly pleased that he brought up the idea of helping the education system in Haiti. And I have instructed Secretary Rice, along with our Ambassador, to work with the government, see if we can help. And, finally, the President was very concerned about the status of Haitians who are here in America. I assured him that I am working hard to get a comprehensive immigration bill passed out of the Congress this year. As a man who cares deeply about the people of Haiti, I am pleased that he has expressed his concerns. And I think, Mr. President, with hard work and goodwill, we can get a bill that will satisfy your concerns. We welcome you. Thanks for coming.

PRESIDENT PREVAL:

(As translated.) I thank President Bush for his invitation, and this was a chance for me to describe to him our situation and the expectations of the Haitian people. The purpose of this mission was to explain the situation in Haiti, and President Bush noted with interest the points that were raised. I'm not going to come back to them right now, but I would like to thank the United States for the fraternal aid it has given Haiti. And I would particularly like to thank President Bush for the HOPE bill and for the efforts made for its reinforcing the judicial system, the police force, and also to help strengthen the Haitian state. I also took this chance to express my condolences to President Bush and to the American people for the tragedy that you've been through in Kansas. Each time someone suffers, we all suffer. And I would like to ask President Bush to transmit in my name, and in the name of the Haitian people, our condolences to the American people. Peace has been restored, and the conditions for investment are here. Haiti is awaiting American investors. We've opened a campaign to fight against corruption and contraband so that all can be on a level playing field and for conditions for competition to be right. Therefore, investors will not have to fear in terms of security or corruption, and they can come to Haiti, because what we need in Haiti are jobs. And I would also like to thank the President for his assistance in the fight against the plague, which is the drug trade. Drugs in Haiti represent a force, and Haiti alone cannot fight against the drug trade. It always weakens the state, and corrupts the state. And it doesn't -- the drug trade does not function well with a strong state, or a healthy state. It tries to corrupt the police force, it tries to corrupt the judiciary, and the executive. And drug trafficking thrives in a weak state. Drug traffickers invest in weakening and destabilizing the state. And I would like to thank the President who, through the DEA, is helping us in this effort against the plague of drugs. And I will end on a note of hope, because we have countrymen who are here illegally and are living in a difficult situation. The President has promised to work on an immigration bill that will help improve the lives of our countrymen here in the United States. Thank you. PRESIDENT BUSH: Good job. Thank you, sir.
Source: Radio Caraïbes FM sur
http://www.caraibesfm.com

Le Président René Préval en tournée aux Etats-Unis et au Bélize

Rencontres avec George Bush et les institutions financières multilatérales ; participation au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM au Bélize
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval a entrepris depuis dimanche un nouveau périple à l’étranger qui lui permettra d’avoir mercredi son premier tête-à-tête officiel avec son homologue américain George W. Bush avant sa participation, le wek-end prochain au Bélize, au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Outre la sécurité, la relance économique, la prospérité évoquées par la Maison Blanche comme thèmes de discussion, le chef de l’Etat a indiqué qu’il va aborder également le problème du narcotrafic avec le numéro un des Etats-Unis. "Je vais insister sur la question de la drogue qui est un élément important de l’instabilité en Haïti", a fait savoir M. Préval qui s’exprimait peu avant son départ, lors d’une conférence de presse au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Le chef de l’Etat a estimé que dans le cadre du suivi du Sommet sur la drogue tenu en mars dernier à Santo Domingo, il faut souligner la dimension régionale du trafic de stupéfiants avec comme point de focalisation les pays consommateurs que représentent les Etats-Unis et l’Europe.
Dans ses conversations avec ses interlocuteurs, René Préval s’intéressera aussi au renforcement institutionnel et à une meilleure réglementation du commerce maritime entre les Etats-Unis et Haïti afin de combattre la contrebande et ses effets néfastes sur l’assiette fiscale nationale.
Abordant quelques sujets d’actualité avec les journalistes, Préval a écarté toute incidence éventuelle de son rapprochement avec Hugo Chàvez sur les relations haïtiano-américaines. "Haïti a défini sa politique étrangère. La seule chose qui l’intéresse ce sont ses propres relations avec d’autres pays", a soutenu le chef de l’Etat.
Il en a profité pour annoncer l’achat prochain de plusieurs camions à benne compactrice qui seront affectés au ramassage d’ordures grâce à un montant de plus de plus 10 millions de dollars résultant de l’aide combinée du Vénézuéla, de Trinidad et Tobago et de la France.
Au cours de son séjour à Washington, le Président de la république doit avoir également des entretiens avec la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice et les secrétaires à la sécurité intérieure, Michael Cherthoff et au commerce, Carlos Gutiérrez.
Au Congrès (Parlement), des rencontres sont prévues avec le Speaker (président) de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et les présidents de plusieurs commissions dont celui des voies et moyens, Charles Rangel du Black Caucus.
Outre les autorités américaines, Préval doit s’entretenir avec les responsables de la Chambre de commerce des Etats-Unis, les présidents de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno de même que le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Rodrigo De Rato.
Une rencontre avec des représentants de la communauté haïtiennne des Etats-Unis fait aussi partie de son agenda.
Vendredi, le Président laissera la capitale fédérale américaine à destination du Bélize où se tiendra le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM. A ce forum, qui réunira aussi les pays du Système d’intégration centraméricaine (SICA), il sera notamment question de la situation politique et économique dans le sous-continent, des perspectives de signature d’un accord de libre-échange, du développement de liaisons aériennes entre les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes et d’un plan d’intervention contre les désastres naturels.
Le chancelier Jean Rénald Clérismé et une équipe technique doivent rejoindre le chef de l’Etat à Belmopan, capitale du Bélize.
La délégation présidentielle comprend les présidents du Sénat, Joseph Lambert et de la Chambre basse, Pierre Eric Jean-Jacques, le Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), Michel Clérié, des représentants du secteur privé et du monde syndical. Préval estime que la présence de ses accompagnateurs leur permettra d’exprimer les points de vue des secteurs qu’ils représentent et de mieux comprendre les enjeux des différents thèmes inscrits dans l’agenda de cette tournée.
Le Président Préval, dont c’est le deuxième séjour à l’étranger en une semaine, après sa participation au Sommet de l’ALBA au Vénézuéla, regagnera Port-au-Prince dimanche prochain. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Violente manifestation antigouvernementale aux funérailles du juge Hugues Saint-Pierre

Des pierres lancées aux Gonaïves contre des véhicules officiels dont celui du chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis ; des manifestants en colère ont réclamé l’arrestation du ministre de la justice, René Magloire
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya

Les funérailles du président de la Cour d’appel des Gonaïves, Me Hugues Saint-Pierre, se sont déroulées lundi à la mi-journée dans la Cité de l’indépendance (Artibonite, nord) sur fond de violentes protestations antigouvernementales en présence du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de membres du cabinet ministériel, a constaté le correspondant local de Radio Kiskeya.
Des dizaines d’étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques, dont le disparu était le doyen, réclamaient, lors d’une mainifestation improvisée devant l’église La Foi Apostolique des Gonaïves, l’arrestation immédiate du ministre de la justice, Me René Magloire, venu assister à la cérémonie funèbre.
Une pluie de pierres et de tessons de bouteille s’est abattue sur le cortège officiel au moment où le Premier ministre Alexis, Me Magloire et les ministres de l’agriculture, François Sevrin et du commerce, Magguy Durcé quittaient la ville. La délégation gouvernementale a dû partir en catastrophe. Une vive panique s’est emparée du centre des Gonaïves, provoquant la paralysie des activités.
Des casques bleus déployés dans la région sont intervenus sur le théâtre des événements en vue de rétablir le calme.
Jeudi dernier, le ministre de la justice avait déclaré devant une commission parlementaire n’avoir jamais convoqué le juge St-Pierre alors que des proches du défunt continuent d’affirmer qu’il avait été appelé à Port-au-Prince avant de rendre un arrêt définitif sur le dossier du massacre de La Scirie.
L’ex-Député Lavalas, Amanus Mayette et Horat Jean-Baptiste, tous deux inculpés dans ce massacre qui avait fait des dizaines de morts le 11 février 2004 à St-Marc (Artibonite, nord), ont été libérés le 26 avril dernier, deux jours après le décès du magistrat.
Cette double libération très controversée n’a cessé de soulever la colère et l’indignation des rescapés de la tragédie et des familles des victimes.
Egalement pasteur, Hugues Saint-Pierre, 75 ans, avait rendu l’âme le 24 avril dans un hôpital de la capitale après avoir été victime d’un supposé accident de la circulation à la gare routière des Gonaïves.
Devant les suspicions nées de certaines attitudes et déclarations contradictoires, des parlementaires, défenseurs des droits humains et hommes de loi avaient exigé l’autopsie du corps en vue de déterminer les causes exactes de la brutale disparition d’un juge reconnu pour son intégrité. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

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Commentiares :
Nous avions suivi à la radio, les déclarations des étudiants du Collège (Coopérative) Cœurs Unis qui réclamaient le responsable de la blessure grave d’un étudiant de l’établissement pour se faire justice eux-mêmes. Maintenant des manifestants qui réclament des démissions et des arrestations de fonctionnaires. La population a toujours ce besoin de guide et de boussole ; une voix qui leur fasse comprendre qu’il existe des lois et que dans les sociétés modernes oud ans les sociétés humaines il faut savoir les respecter et les revendications doivent permettre de placer les autorités élues face à leurs responsabilités.
Toute tentative de se substituer et de vouloir prendre la place des responsables rentre dans le cadre de l’illégalité.