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vendredi 12 février 2010

L'Atalante dans les eaux d'Haïti, campagne Haiti OBS

La campagne "Haiti OBS" se déroule à bord du navire océanographique pluridisciplinaire de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) : L'Atalante. Des stations sismologiques seront déployées au nord et au sud de la péninsule sud haïtienne et permettront l'enregistrement des répliques de très faible magnitude qui continuent de se produire au voisinage de la zone de rupture du séisme du 12 janvier 2010.
Des relevés nécessaires
Pour mieux évaluer les risques d'autres séismes autour de cette zone géographique, des observations sismologiques, géophysiques et tectoniques post sismiques sont nécessaires. Les différents laboratoires du domaine réunis au sein de la « cellule d'intervention post-sismique de l'Institut national des sciences de l'Univers1 » ont immédiatement échangé informations et analyses afin de décider des actions possibles et nécessaires.
Un réseau sismologique local : pour quoi faire ?
Depuis le choc majeur de la région d'Haïti, les réseaux sismiques ont enregistré de nombreuses répliques, certaines approchant la magnitude 6. Ces répliques sont localisées sur ou au voisinage de la section de faille qui a rompu. Leur nombre, et surtout leur magnitude moyenne a considérablement diminué depuis le 12 janvier 2010 et elles ne sont plus enregistrées par les réseaux sismologiques mondiaux. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de déployer un réseau sismologique local qui permettra d'enregistrer et de caractériser l'évolution de ces petits séismes.
Des capteurs "longue période"
Une intervention post sismique à terre n'étant pas encore envisageable du fait des conditions locales, le déploiement de stations sismologiques fond de mer a été décidé, il est effectué au cours de la campagne "Haiti OBS". Pour cette campagne, une équipe de neuf scientifiques est mobilisée pour installer 21 sismomètres fond de mer : 6 OBS IRD gérés par le laboratoire Géoazur (CNRS/IRD/Université de Nice/UPMC/Observatoire de la côte d'Azur) équipés de capteurs longue période, pour une durée de 3 mois, et 15 appartenant au laboratoire Géosciences Marines (Ifremer) pour une durée de 3 semaines.
Déploiement d'un sismomètre fond de mer Hippocampe de Géoazur © GéoazurCes équipements seront déployés depuis le pont du navire, par des profondeurs de 1000 mètres et plus. Les capteurs, posés sur le fond de la mer, enregistreront en continu les mouvements du sol au large d'Haïti. La mission est donc destinée à enregistrer les répliques du séisme du 12 janvier dernier. Les données scientifiques ainsi recueillies aideront à mieux comprendre les mécanismes à l'origine des tremblements de terre. Le navire est arrivé le 8 février à Port-au-Prince et restera sur la zone 3 à 4 jours.

Un séisme dévastateur
Le séisme d'Haïti, qui s'est produit le 12 janvier 2010 à 16h56 heure locale, a atteint une magnitude de 7 à 7,3 (Mw)2. Il est dû au mouvement décrochant (mouvement horizontal de deux blocs de la croûte terrestre l'un par rapport à l'autre) de la faille Enriquillo-Plantain Garden qui passe à une vingtaine de kilomètres de la capitale Port-au-Prince. La zone de rupture du séisme serait située très près de la capitale. De relativement faible profondeur (entre 10 et 13 km), elle atteint probablement localement la surface. On évalue actuellement l'étendue latérale de cette rupture à environ 50 km, sa longueur à environ 70 km, et son glissement cosismique de 1 à 2 m. Ces caractéristiques, associées à la proximité de la capitale, expliquent l'ampleur de la catastrophe. Une faille encore dangereuse

Même si cette faille n'avait pas produit de séisme important au cours de ces dernières décennies, elle a probablement été la source des séismes historiques de 1751 et 1770 qui, d'après les écrits d'époque de l'historien Moreau de Saint Méry, auraient tous deux détruit la ville de Port au Prince. Longue de 300 km, de direction est-ouest, on peut suivre cette faille depuis le lac d'Enriquillo en République Dominicaine la plaine de Plantain Garden (le "jardin des bananes-plantain"), en Jamaïque. Elle n'a été affectée ce 12 janvier 2010 que sur environ un tiers de sa longueur. La mission actuelle a donc pour objet d'établir un état de la situation de la faille.

La campagne "Haïti OBS", est mise en place par le laboratoire Géoazur (CNRS, IRD, Université de Nice, Observatoire de la côte d'Azur), en collaboration avec le laboratoire Domaines océaniques (CNRS/Université de Brest), les observatoires sismologiques de Martinique et de Guadeloupe (IPGP), l'Université Antilles-Guyane et le laboratoire de Géosciences marines de l'Ifremer.

Notes :
1 La cellule d'intervention post-sismique est un outil d'aide et de soutien à la communauté scientifique afin de favoriser la coordination des interventions sur le terrain, la collecte et la diffusion des informations, le suivi et l'ajustement des actions à mener au cours de la crise ainsi que la communication avec les tutelles.

2 Échelle de magnitude du moment
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16936

Haïti: les médecins s'interrogent sur le cas d'un survivant qui serait resté 27 jours sous les décombres

Un homme pourrait bien avoir survécu 27 jours sous les décombres après le séisme en Haïti, ont estimé mardi des médecins. Il avait été retrouvé lundi sous les décombres d'un marché aux puces de la capitale.
L'histoire a suscité le scepticisme des responsables sanitaires, qui jugent que personne ne peut vivre aussi longtemps sans eau. Les médecins estiment que les survivants d'un désastre peuvent rester en vie deux semaines avec des réserves d'eau, même sans soins médicaux.
Evans Monsigrace, vendeur de riz du marché aux puces de Port-au-Prince, a été amené lundi au centre médical de l'Armée du salut, souffrant de déshydratation et de malnutrition, par deux Haïtiens qui ont dit qu'il était pris au piège dans les décombres du marché depuis le séisme. Ces deux hommes, qui n'ont pas été identifiés, l'auraient retrouvé et sont la seule source de cette information, a annoncé l'Armée du salut sur son site Web.
Il a ensuite été transféré dans un état critique à l'hôpital de campagne installé par l'Université de Miami, où il "est arrivé délirant, demandant à mourir", a raconté Nery Ynclan, une responsable communication de l'université de Miami.
"Personne ne peut survivre 28 jours sans eau", a-t-elle estimé. En revanche, "vous pouvez tenir neuf semaines sans nourriture".
L'homme, âgé de 28 ans, était mardi dans un état stable, a annoncé Mme Ynclan. Après avoir repris ses esprits, il a raconté aux médecins qu'il venait de terminer de vendre son riz sur le marché quand le séisme a frappé Port-au-Prince. Il s'est alors retrouvé coincé sous les décombres, sans blessures graves, à l'endroit où se trouvaient les vendeurs de nourriture et de boissons.
"Sur cette base (son histoire), nous le croyons", a déclaré le Dr Dushyantha Jayaweera, un des médecins de l'hôpital de campagne, qui évoque la possibilité qu'Evans Monsigrace ait pu disposer d'eau et de fruits ensevelis avec lui sous les décombres.
L'homme, dont le témoignage n'a pu être vérifié de source indépendante, avait affirmé dans un premier temps n'avoir eu ni eau ni nourriture, a dit le Dr Jayaweera. Le fait qu'il ait des fonctions rénales normales avec palpitations cardiaques suggère qu'il ait au moins bu quelque chose, mais pas en quantité suffisante pour éviter la déshydratation, a précisé le médecin.
Il est impossible de vérifier si des personnes ont apporté de l'eau et de la nourriture à l'homme, a déclaré à l'Associated Press Michael Andrew, un volontaire au centre médical de l'Armée du salut. De nombreux éléments doivent encore être éclaircis, a-t-il ajouté. La question se pose notamment de savoir pourquoi les équipes de secours internationales n'ont pas été alertées de ce cas.
Le tremblement de terre en Haïti a tué 230.000 personnes, selon les chiffres annoncés mardi par le gouvernement haïtien. La dernière survivante avérée est une jeune fille de 16 ans, retrouvée dans les décombres 15 jours après le séisme survenu le 12 janvier. AP
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16935

Les américains sont prêts à poursuivre l'assistance aux sinistrés

Le représentant spécial du gouvernement américain, Luke Lewis, est satisfait de la collaboration avec le gouvernement haïtien dans la distribution de l'aide aux sinistrés.
Au cours d'un point de presse, l'ambassadeur Lewis a soutenu que les Etats-Unis n'ont rien à reprocher aux autorités haïtiennes. " Nous n'avons aucun rapport faisant état de corruption dans la distribution de l'aide", a expliqué M. Lewis aux journalistes préoccupés par d'éventuels cas de corruption.
Dressant un bilan de l'action humanitaire des américains, M. Lewis a indiqué que les troupes ont pu se déployer à travers le pays afin de porter secours aux victimes. Il assure que les besoins urgents en abri, eau nourriture et sanitaire ont pu être adressés.
Les Etats-Unis ont décaissé au cours des 3 dernières semaines 737 millions de dollars dans le cadre de l'assistance aux victimes du séisme.
L'ambassadeur Lewis promet d'intensifier les efforts qui doivent permettre de faire face à la saison pluvieuse. Il préconise la fourniture d'abris en bois et de tissus en plastic aux sinistrés.
LLM

Taiwan met à la disposition des blessés haïtiens un hôpital mobile

Le ministre Conseiller auprès de l'Ambassade de Taiwan en Haïti, Chi Wang-U, a fait savoir que son gouvernement a mis à la disposition des rescapés du séisme du 12 janvier , un hôpital mobile pouvant accueillir environ 300 patients par jour.
Selon le diplomate, des médecins généralistes chirurgiens, dentistes et autres sont disponible au niveau de ce centre hospitalier mobile situé sur la route de l'aéroport, plus précisément dans les locaux de la firme taïwanaise OECC. Le représentant par intérim de la République Taïwanaise en Haïti a précisé Les consultations sont gratuites , au niveau de cette clinique mobile qui fonctionne à plein temps .
Entre temps nous avons appris qu'une rencontre préparatoire a eu lieu le mercredi 10 février entre les autorités taïwanaises et des membres du gouvernement haïtien. Il était question de discuter sur la reconstruction du pays, ravagé par un puissant séisme.
Soulignons que le bâtiment logeant l'ambassade du Taiwan a été effondré lors du tremblement de terre. Deux personnes ont été grièvement blessées, dont l'Ambassadeur taïwanais en Haïti Mien-sheng HSU, qui se trouve actuellement à Miami dans un hôpital, où il reçoit des soins que nécessite son cas.
EJ

Une forte averse créé la panique dans les centres d'hébergement

Plus d'un million de personnes se trouvant dans les abris provisoires ont été surpris par une forte averse ce jeudi à 4 heures 50 AM. La majorité des sinistrés qui avaient construit des tentes rudimentaires avec des tissus ont été contraints de fuir pour éviter cette pluie battante.
Dans certaines régions les citoyens ont trouvé refuge dans les maisons fissurées qu'ils avaient abandonné.
Après la pluie, des sinistrés ont organisé une manifestation au Champ de Mars afin de critiquer la lenteur des autorités haïtiennes. Les manifestants ont lancé des slogans hostiles au chef de l'Etat qui selon eux distribue des tentes aux personnes aisées et de la nourriture aux pauvres.
Cette forte averse risque de compliquer la tache des autorités haïtiennes qui ont sollicité des tentes pour les déplacés.
Hier le coordonnateur de la sous commission des abris provisoires, Ing. Charles Clermont, a révélé que la communauté internationale a promis de fournir moins de 50 000 tentes. Il donne l'assurance que 22 000 tentes avaient été préalablement distribuées notamment dans les villes de province.
LLM

jeudi 11 février 2010

Haïti-Séisme : Installation d’abris provisoires au profit de 500 familles à Carrefour Feuilles

mercredi 10 février 2010 P-au-P, 10 février 2010 [AlterPresse] --- Dans le cadre de l’accompagnement de 500 familles, réparties sur la 7e section du morne l’Hôpital et la 8e section de Martissant (qui surplombent Port-au-Prince, dans la banlieue sud-est de la capitale), une opération d’installation d’abris provisoires a débuté le lundi 8 février 2010 dans la zone du sanatorium à Carrefour Feuilles, selon les informations transmises à l’agence en ligne AlterPresse.
Initiative de l’association pour la promotion de la santé intégrale de la famille (Aprosifa, une organisation œuvrant dans la santé depuis plusieurs années à Carrefour Feuilles), l’opération du 8 février – qui a touché 30 familles – se poursuivra jusqu’à la fin du mois en cours.
Les organisations Zanmi Lasante et One X One ont contribué aux abris provisoires en train d’être aménagés à Carrefour Feuilles.
L’Aprosifa demande un renforcement de la sécurité dans la zone, où des fugitifs [de la prison civile de Port-au-Prince] seraient remarqués, afin de faciliter une livraison quotidienne de 960 plats chauds à 140 familles par une douzaine de marchandes de nourriture.
La participation des marchandes de nourriture, qui seront rémunérées pour les plats fournis, devrait soutenir l’économie sociale communautaire de la zone de Carrefour Feuilles, considère l’Aprosifa.
Le soutien à la sécurité alimentaire, pour une partie des familles affectées, à Carrefour Feuilles, par le séisme du 12 janvier 2010, bénéficie de l’appui de l’organisation internationale Christian Aid, dont les locaux à Port-au-Prince ont été détruits dans le tremblement de terre du 12 janvier.
Un recensement, effectué par les équipes de l’Aprosifa, a permis de choisir 500 parmi les familles les plus touchées.
Un rapport, mentionnant les familles bénéficiaires des abris provisoires en cours d’aménagement, sera soumis par l’Aprosifa au conseil municipal de la capitale afin d’éviter des duplications dans la distribution de l’aide aux familles sinistrées à Carrefour Feuilles, indique la note d’information parvenue à AlterPresse. [rc apr 10/02/2010 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9257

Haiti-Séisme/UNASUR : Préval insiste sur les infrastructures, la réhabilitation agricole et la santé

mardi 9 février 2010 P-au-P., 9 fév. 2010 [AlterPresse] --- Le président haïtien, René Préval, invite les pays de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) à se concentrer sur les infrastructures publiques, la réhabilitation de l’agriculture et la santé dans le cadre de leur aide à Haïti après le séisme du 12 janvier dernier.
Lors de son intervention à la rencontre de l’UNASUR, Préval a demandé aux pays membres de se concerter pour créer un fonds relatif à la construction d’infrastructures. Les apports peuvent être diversifiés, selon le chef de l’État haitien, qui propose que « ceux qui ont des ingénieurs » apportent leur expertise et que « ceux qui ont des équipements » en fasse de même.
A propos du secteur agricole Préval promet que l’État haitien se chargera d’évaluer les nécessités en termes d’engrais, de semences et autres facteurs de production en vue de la relance de la production.
« Vous pourrez peut-être vous unir et favoriser un appui à l’agriculture », affirme Préval en s’adressant aux responsables latino-américains.
Il les convie également à appuyer la coopération tripartite entre le Vénézuela, Cuba et Haiti dans le secteur de la santé.
Pour le moment, « nous avons besoin en urgence de tentes », en cette saison hivernale et en prélude à la période pluvieuse, lance Préval.
Convoqué par le président équatorien, Rafael Correa, qui est présentement à la tête de l’UNASUR, ce sommet mobilise les chefs d’État paraguayen, colombien, péruvien ainsi que des vice-présidents et des ministres.
Les pays de l’UNASUR expriment leur intention de venir en aide à Haiti dans les domaines de l’infrastructure, l’énergie, la santé et l’éducation.
Selon les dirigeants latino-américains, toute l’aide devrait être canalisée à travers les structures gouvernementales.
Cependant, le Venezuela, dont le président Hugo Chavez n’a pu assister directement à la réunion, compte toucher directement 18.000 sinistrés.
Le Brésil offre 10,000 tentes à Haïti et la Colombie est disposée à construire des abris pour un montant de un million de dollars.
“Aujourd’hui, le monde s’appelle Haïti”, martèle le président Correa, qui appelle à annulation totale de la dette extérieure haïtienne.
Les pays latino-américains de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) ont tenu une réunion le 24 janvier à Caracas, en vue de chercher à consolider un système d’aide à la reconstruction du pays.
Une nouvelle rencontre internationale se tiendra le 14 avril 2010 en République Dominicaine sur la reconstruction d’Haïti. [gp apr 09/02/2010 14 :00]

Bientôt des études postsismiques françaises autour d’Haïti

Un renforcement de la surveillance sismique pour le recueil, pendant trois mois, de données participant de l’analyse scientifique de l’événement du 12 janvier et des mesures préventives à adopter
Des organisations scientifiques françaises vont lancer dans quelques semaines des investigations postsismiques dans les eaux haïtiennes baptisées "Campagne Haïti-OBS" dans le double but d’identifier les caractéristiques du séisme dévastateur du 12 janvier et de déterminer l’ampleur des risques pouvant menacer le pays au cours des prochaines années.
Le navire océanographique L’Atalante, appartenant à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), sera déployé pour la réalisation d’observations sismologiques, géophysiques et tectoniques à partir de l’installation de stations sismologiques au nord et au sud de la partie méridionale du pays.
Grâce à ce dispositif, les sismologues pourront enregistrer les répliques de très faible magnitude qui continuent de se produire près de la zone de rupture du séisme. Depuis la violente secousse de 7,3 sur l’échelle de Richter, leur magnitude a considérablement baissé au point qu’elles ne sont plus enregistrées par les réseaux sismologiques actuels.
Outre les informations générales sur l’état des lignes de faille qui traversent Haïti, les chercheurs recueilleront des données susceptibles de caractériser l’évolution des petits séismes.
A cet effet, 21 sismomètres de fond de mer seront installés et les informations prélevées seront analysées par une équipe de neuf scientifiques pendant une période de trois mois. Certains des appareils atteindront plus de 1.000 mètres de profondeur.
Haïti, où séjourne depuis environ deux semaines une équipe universitaire américaine de pointe conduite par le géophysicien français Eric Calais, fera aussi l’objet de survols sismiques de la part de l’agence spatiale américaine, la NASA.
Le terrible séisme du 12 janvier a fait officiellement au moins 217.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sinistrés. spp/Radio Kiskeya

L’aide post-séisme des Etats-Unis à Haïti s’élève déjà à 537 millions de dollars

Les Etats-Unis rappellent le rôle spécifique de leurs militaires en Haïti par rapport aux autres contingents de militaires étrangers présents sur le terrain
L’aide américaine à Haïti après le séisme du 12 janvier s’élève déjà à 537 millions de dollars, a fait savoir mercredi à Port-au-Prince le coordonnateur de l’aide humanitaire pour le gouvernement américain, l’ambassadeur Lewis Lucke, au cours d’une conférence donnée conjointement avec le général Ken Keen, chef du contingent de militaires américains en Haïti.
Il n’existe pas de corruption dans la gestion de l’aide, mais des efforts sont déployés en vue d’en améliorer la coordination et la distribution, informe le diplomate.
Lewis Lucke a par ailleurs fait état de dispositions envisagées en vue de protéger les populations des zones d’hébergement à l’occasion de la prochaine saison des pluies. Il est prévu l’utilisation de matériel en plastique et des constructions en bois.
« Sauver des vies et satisfaire les besoins prioritaires de la population, tels sont les objectifs de la présence militaire américaine en Haïti », a pour sa part précisé le général Ken Keen. A l’instar d’autres officiels américains, il a rappelé que la force militaire américaine n’est pas venue supplanter d’autres contingents militaires étrangers présents dans le pays, encore moins ceux de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti et la Police Nationale d’Haïti. Les militaires américains contribuent uniquement à la sécurité des convois d’aide et à celle de la distribution, a assuré le haut gradé américain.[jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6519

L’Equateur décrète une "amnistie migratoire" pour 500 illégaux haïtiens

Une mesure exceptionnelle prise par le Président Rafael Correa en solidarité avec Haïti après le tremblement de terre
Le gouvernement équatorien s’apprête à régulariser la situation de quelque 500 sans-papiers haïtiens, en vertu de "l’aministie migratoire" décrétée par le Président Rafael Correa en faveur des compatriotes vivant dans la clandestinité en territoire équatorien, au lendemain du tremblement de terre qui a cruellement frappé Haïti le 12 janvier dernier.
Selon la presse locale, le vice-ministre des affaires consulaires, Leonardo Carriòn, a confirmé l’adoption d’une "procédure extraordinaire" en vue d’accorder un statut aux haïtiens établis illégalement en Equateur.
La période de régularisation court jusqu’au 30 juin.
"Il s’agit d’une procédure simple qui va être annoncée publiquement mercredi prochain parce qu’actuellement nous sommes en train de finaliser tous les détails avant d’informer la communauté", a fait savoir M. Carriòn. Il précise que toutes les personnes de nationalité haïtienne arrivées sur le sol équatorien avant le 31 janvier pourront obtenir un "visa non immigrant valide pour cinq ans".
L’aministie migratoire permettra également le regroupement des familles avec des facilités de voyage prévues pour les pères, mères, enfants et conjoints des bénéficiaires de cette mesure humanitaire.
Le Président Rafael Correa avait annoncé mardi en présence de son homologue haïtien, René Préval, l’entrée en vigueur de l’aministie à l’issue d’une réunion extraordinaire de l’Union des nations sud-américaines tenue à Quito sur la situation en Haïti.
Un fonds de 300 millions de dollars destiné à couvrir les besoins humanitaires et à contribuer à la reconstruction du pays a été créé. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6518

L’UNASUR va créer un fonds de 300 millions dollars en faveur d’Haïti

Le Président Préval exprime à Quito sa satisfaction et salue la "solidarité sud-sud" qui portera autant sur les besoins humanitaires que sur la reconstruction du pays
L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a approuvé mardi la création d’un fonds d’aide de 300 millions de dollars en faveur d’Haïti qui sera opérationnel ce mois-ci, lors d’une réunion extraordinaire qui a permis aux douze Etats membres de définir une stratégie commune de coopération avec notre pays ravagé par le séisme destructeur du 12 janvier.
Appelant à l’annulation totale de la dette externe d’Haïti, les pays d’Amérique du Sud ont également adopté une résolution portant sur une "coopération permanente avec Port-au-Prince" après avoir suivi attentivement l’exposé du Président René Préval consacré aux besoins et priorités du post-désastre, rapportent plusieurs agences de presse.
Lors d’une conférence de presse finale, le chef de l’Etat équatorien, Rafael Correa, hôte du sommet et actuel président de l’UNASUR, a annoncé que les dirigeants de la région se réuniront à nouveau sur le cas d’Haïti le 20 février à Cancùn (Mexique).
Des mesures concrètes relatives à la création du fonds entreront alors en vigueur.
Des 300 millions de dollars prévus, 100 millions viendront directement de l’UNASUR et le reste du montant (200 millions) d’un crédit sollicité auprès de la Banque interaméricaine de développement (BID).
Correa a assuré que l’aide régionale comprendra, d’une part, un volet humanitaire, notamment l’envoi de tentes pour héberger les nombreux sinistrés du séisme et, d’autre part, un appui à la reconstruction des infrastructures routières, énergétiques, sanitaires et agricoles.
Très critique vis-à-vis de l’orientation de l’aide internationale vers les ONG au détriment du gouvernement haïtien, le dirigeant socialiste équatorien a insisté sur le fait que l’UNASUR entendait aider Haïti dans le plein respect de sa "souveraineté" et sous le leadership des autorités locales.
Pour sa part, le Président haïtien a remercié ses collègues sud-américains pour leur générosité envers son pays plongé dans la désolation alors que leurs propres nations font face également à des besoins urgents. "Donner quand on n’a pas, cela a beaucoup de valeur", a déclaré René Préval qui s’est dit satisfait des résultats de la réunion de Quito. "Le sud veut coopérer avec un autre pays du sud, cela a une signification énorme", a conclu le chef de l’Etat.
Outre MM. Préval et Correa, trois autres Présidents Álvaro Uribe (Colombie), Alan García (Pérou) et Fernando Lugo (Paraguay) ainsi que le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza ont pris part à cette rencontre, la première de cette importance organisée en Amérique du Sud depuis le tremblement de terre qui a anéanti en grande partie l’économie, les infrastructures et les ressources humaines qualifiées d’Haïti.
René Préval devait regagner Port-au-Prince mardi soir, selon la Présidence haïtienne. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6514

L'exploitation des carrières de sable à Laboule désormais interdite

Le ministère des Travaux Publics, Transport et Communication, annonce pour la énième fois, la fermeture de L'exploitation des carrières de sable de Laboule qui représente, une menace pour les habitants de la zone et de ses environs. 
Se référant au décret du 2 mars 1984, le ministère informe le public en général et les exploitants en particuliers, que tout contrevenant à cette disposition est passible de sanctions prévues par le code pénal. 
« Cette décision fait suite aux nombreux dégâts matériels et perte en vies humaines enregistrées sur ces sites d'exploitation de matériaux de construction à l'occasion du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et du risque de danger imminent qu'ils représentent », peut-on lire dans une note de presse, publiée par le ministère. 
Selon la note, les sites d'extraction de sable communément appelé « sable Laboule » sont et demeurent fermés dès la parution de celle-ci. Et cette décision a été prise en accord avec le bureau des Mines et de L'Energie. 
En réaction, l'ingénieur Gerald Jean Baptiste a salué cette mesure adoptée par le gouvernement. Toutefois, le spécialiste estime que cette décision est trop tardive et qu'elle devait être envisagée depuis longtemps, vu les problèmes écologiques et les dangers que l'exploitation à outrance de cette carrière représente. 
Malgré les nombreuses décisions similaires prises par l'état haïtien, dans le passé, l'exploitation anarchique de ces carrières n'a jamais cessée. 

Rappelons que le géophysicien français, Eric Calais avait préconisé la fermeture de ces carrières de sable à Laboule, qui selon lui représente un véritable danger pour la population. 

EJ

Haïti : Affaire des 10 Américains

Le juge Bernard Saint-Vil en charge de l'affaire des dix Américains a reçu aujourd'hui, mercredi l'ensemble du groupe. Les américains sont rentré et sortie du bâtiment sans faire de déclaration. Le juge a également rencontré des parents. 
Johnny Antoine, père d'un des 33 enfants, un bambin de 10 mois a affirmé qu'il voulait voir les baptistes libérés parce qu'ils n'étaient venus que pour aider. M. Antoine affirme également que la responsable du groupe, Laura Silsby, lui aurait dit qu'elle était venue en Haïti pour l'aider, puis il a ajouté qu'il espérait alors que son enfant lui serait rendu plus tard. 
Demain, jeudi le juge devrait entendre de nouvelles familles ainsi que des témoins. 
Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents. 
------------Chronologie--------------- 
30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains se sont rendus au parquet, seule Laura Silsby a été interrogée par le juge
9 février le juge Saint-Vil a entendu deux familles des 33 enfants, et neuf des dix Américains
10 février le juge a rencontré l'ensemble du groupe ainsi que des parents 

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16928

Armenia, un exemple pour Haïti

Le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé, a visité, le 8 février, la ville d'Armenia au centre de la Colombie, frappée en 1999 par un puissant séisme.
Voilà dix ans, près des deux tiers de la ville située dans le centre de la Colombie avaient été détruits.
Après la catastrophe, un organisme public, le Forec, avait été créé pour coordonner et distribuer l'aide internationale, publique et privée dans le cadre de la reconstruction. 
Le quotidien colombien El País explique que la délégation haïtienne a visité plusieurs bâtiments de cette localité afin de mieux comprendre la manière dont celle-ci avait été reconstruite.
"Ce modèle pourrait être repris pour Port-au-Prince", explique le journal. 
Les autorités colombiennes ont proposé la création d'une sorte de "Forec international" pour venir en aide à Haïti.

Haïti : Quelques chiffres, déplacés, sans-abris, aide alimentaire...

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que les principales priorités en Haïti sont toujours les abris et l'assainissement et que plus de 1.2 million de personnes vivent dans des abris de fortune. 460.000 personnes ont quitté la capitale pour la province. L'OCHA a souligné la nécessité d'une aide accrue dans les zones de déplacés pour aider la population rurale et les nouveaux arrivants, dans cette perspective le bureau indique que que des réseaux régionaux de distribution sont en train d'être installés pour décongestionner Port-au-Prince et que le Service aérien d'aide humanitaire des Nations Unies (UNHAS) établit un service de passagers à l'intérieur du pays pour y élargir les secours. De son côté le Programme alimentaire mondial (PAM) rassure la population que son système est désormais en place et fonctionne bien et que près de 1.9 millions de personnes, dont 1.1 million à Port-au-Prince ont reçu une aide alimentaire depuis la mise en place des centres de distribution. Le PAM indique également que son centre de Pétionville n'a pas été fermé à cause des faux coupons ( http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16898 ) mais parce que le PAM et ses partenaires voulaient affiner le système de distribution.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16926

Haïti : Nouveau bilan - 217.000 morts

Lors d'une conférence de presse, le ministre de l'Intérieur haïtien Paul Antoine Bien-Aimé a annoncé que le bilan humain s'est alourdi, il s'élève désormais à 217.000 morts. M. Bien-Aimé a déclaré : "Il y a des gens qui avancent le chiffre de 230.000 mais pour nous, nous avons dénombré un peu plus de 217.000. Ce sont des chiffres vérifiés"
Le dernier bilan datant du 4 février et fourni par le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive faisait état de 212.000 morts.
N/Radio Métropole Haïti
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Haïti : Vendredi sera férié

Les autorités haïtiennes ont décrété ce vendredi 12 février, journée fériée et chômée pour honorer les centaines de milliers de victimes du tremblement de terre du 12 janvier qui ont été inhumées sans cérémonie. C'est aussi le premier de trois jours de prières et de jeûne organisés par différents groupes religieux toutes tendances confondues. Le jeûne se fera de six heures du matin à six heures du soir. Toutes les églises Catholique feront une messe chantée à sept heures du matin, ce vendredi 12 février. 
Les services publics, les écoles et l'industrie chômeront donc le 12 février. 
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La Chine a fait don de 25 tonnes d'aide médicale à Haïti

Le gouvernement de la République populaire de Chine a fait don, de 25 tonnes d'aide médicale à Haïti, dont des médicaments antiépidémiques.
Le représentant du Bureau pour le développement du commerce de Chine en Haïti Wang Shuping, a remis lundi lors d'une cérémonie, les matériels aux autorités haïtiennes qui ont de leur coté, remercié le gouvernement chinois pour ce geste de solidarité. 
Les médicaments ont été immédiatement envoyés au ministère haïtien de la Santé, qui a ensuite distribué les fournitures aux centres médicaux, à la Croix-Rouge internationale et à d'autres équipes médicales qui délivrent de l'aide dans plus de 300 camps. 
Cette nouvelle livraison, est la troisième effectuée par la Chine depuis le séisme du 12 janvier dernier. Les deux précédentes ont été réalisées les 17 et 26 janvier dernier. L'aide chinoise est pour l'instant, évaluée à plus de 4 millions de dollars américains. 
EJ
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Le sénat envisage une loi sur les normes parasismiques

Les sénateurs sont préoccupés par l'élaboration d'une législation prenant en compte les risques sismiques auxquels le pays est confronté. Les membres de la commission affaires politiques du sénat se sont entretenus hier avec les experts du Bureau des Mines et de l'énergie (BME) sur la situation géologique d'Haïti et les dispositions à adopter pour prévenir des pertes humaines et matérielles énormes.
A l'issue de la rencontre le président de la commission, Youri Latortue, a mis l'accent sur la nécessité d'élaborer un nouveau code de construction et un plan d'urbanisme. Rappelant que les risques sismiques sont réels, le sénateur Latortue annonce que la commission entend formuler des propositions de politiques publiques au gouvernement.
Dans le même temps, le sénateur Latortue souhaite le vote de la loi sur la protection de l'environnement. Il préconise l'utilisation du gaz propane comme combustible afin d'empêcher un déboisement accéléré.
Interrogé sur l'état de la faille de la presqu'île du sud, l'ingénieur Claude Prepti a soutenu que de nouvelles données doivent être obtenues. Il révèle que des spécialistes réalisent des mesures de géodésie spatiale afin d'évaluer la quantité d'énergie encore disponible dans les deux autres segments de la faille.
Les échanges entre les experts du BME et les sénateurs de la commission politique s'inscrivent dans la série de rencontre visant à recueillir les avis des différents secteurs dans l'élaboration de nouvelles politiques publiques. D'autres séances de travail avec les représentants de la société civile et des syndicats sont prévues au cours de cette semaine.
LLM
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Commentaires :Il a fallu plus de 217.000 morts pour que les sénateurs haïtiens se réveillent et ouvrent les yeux ! Mais on sait très bien que c’est encore du bla-bla et que si on veut être sérieux on ne devrait pas trop se fier à ce genre de jacasseries politiciennes !

L'acquisition des tentes, principale priorité avant la saison pluvieuse

L'acquisition de 200 000 tentes pour les sinistrés représente la principale préoccupation du gouvernement haïtien, de l'ONU et des structures impliquées dans l'assistance aux victimes du séisme. 3 semaines après avoir reçu la requête du gouvernement haïtien, le système de l'ONU à Port-au-Prince n'avait pu collecter que 5 000 tentes. La semaine dernière, l'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU, Bill Clinton, avait donné l'assurance que des milliers de tentes seraient disponibles dans quelques semaines.
Les citoyens des 3 départements les plus touchés par le tremblement de terre, Ouest, sud-est et Nippes, redoutent des averses qui pourraient entraîner une détérioration des conditions sanitaires. Les craintes sont plus grandes pour Port-au-Prince où plus d'un million de personnes sont logée dans des camps de fortune.
Les sinistrés se trouvant au plus grand centre d'hébergement, au club de Port-au-Prince, signalent qu'ils ne pourraient trouver refuge nulle part si une forte averse est enregistrée. Plus de 30 000 personnes vivent dans ce centre située entre Musseau et Delmas.
Réagissant aux critiques sur la lenteur du gouvernement à acquérir des tentes, la ministre de la culture, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a expliqué que les dons accordés au pays ne sont pas gérés par le gouvernement. Elle a de préférence appelé les ONG à décaisser des fonds pour l'achat de tentes.
Entre temps, des ONG se sont impliqués dans la distribution de tentes. Alarmé par la situation, le directeur du projet Winner de l'USAID, Jean Robert Estimé, a révélé que des efforts sont réalisés en vue d'obtenir des tentes. Il indique que les fournisseurs traditionnels en République Dominicaine et aux Etats-Unis sont en rupture de stock.
M. Estimé assure que les partenaires du projet Winner pourront acquérir des tentes au cours des prochaines semaines.
LLM
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Les Bahamas s'apprêtent à refouler une soixantaine de sans papiers haïtiens

Une soixantaine d'Haïtiens détenus actuellement aux Bahamas vont être rapatriés en Haïti, dans les prochains jours, c'est ce qu'a déclaré, lundi le Premier ministre bahaméen, Hubert Ingraham. 
"Nous ferons tout ce que est possible pour aider Haiti, mais nous ne pouvons pas absorber la population haïtienne aux Bahamas, a précisé le chef du gouvernement, qui a fait remarquer que son pays n'entend pas changer de politique à l'encontre des sans papiers. 
Selon le Premier ministre, la question est particulièrement sensible dans cet archipel de 330.000 habitants qui a déjà une proportion de réfugiés haïtiens supérieure à celle des autres pays. 
Par ailleurs, le chef du gouvernement des iles bahaméennes a précisé que, cent-deux Haïtiens qui attendaient leur expulsion ont été libérés, en obtenant un visa temporaire de six mois. 
D'un autre coté, Monsieur Ingraham, a fait savoir, que les arrestations des illégaux haïtiens présents sur le territoire bahaméen, ont été suspendues, après le tremblement de terre . 
Après le séisme du 12 janvier, de nombreux pays avaient pris la décision d'assouplir certaines règles d'immigration en faveur des ressortissants haïtiens en situation irrégulière. 
EJ

Haïti : 1.500 opérations depuis le 12 janvier - MSF

Depuis le séisme du 12 janvier, MSF (Médecins Sans Frontières) a effectué près de 13.000 consultations et 1.500 opérations, et ce grâce aux 350 membres de l'organisation présents sur le terrain. 
Durant les deux premières semaines les besoins étaient surtout chirurgicaux. Renzo Fricke, coordinateur MSF en Haïti a expliqué les besoins actuels: 
"...à présent, nous avons besoins de médecins assurant les soins postopératoires: des kinésithérapeutes, des psychologues, des infirmiers, des promoteurs de la santé..." 
Par rapport aux premières semaines, les listes d'attente pour accéder aux soins se sont considérablement réduites. Mais les 18 hôpitaux et centres de soins installés par MSF sont toujours occupés à plein temps. 
M. Fricke estime qu'il faudra des mois voir des années d'action en Haïti pour remettre les structures en état et que l'urgence actuelle et de fournir un toit aux sans-abris avant la saison des pluies. 
N/Radio Métropole Haïti
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Les autorités sanitaires veulent empêcher des épidémies après le séisme

Une détérioration des conditions sanitaires est notée dans les centres d'hébergement de la région métropolitaine. La promiscuité, l'insalubrité et la mauvaise alimentation figurent parmi les causes de l'augmentation des cas de gale, de diarrhée et d'infection enregistrés quotidiennement par les équipes médicales.
Les enfants aussi bien que les adultes sont victimes de ces infections, explique un médecin haïtien travaillant pour la Croix Rouge française au local des Frères de l'Instruction Chrétienne (FiC). Il signale qu'un grand nombre de cas d'infection vaginale sont également recensés.
Les parents de leur coté, croient que l'humidité et les anophèles sont les principales causes des maladies.
Pendant ce temps, le ministère de la santé publique poursuit son programme de vaccination dans la région métropolitaine. Les autorités sanitaires veulent prévenir des épidémies telles Malaria, typhoïde, polio, rougeole et paludisme.
Le ministre de la santé, Alex Larsen, assure que des stocks de vaccins sont disponibles pour les 6 prochains mois. Toutefois des cas de mortalité sont rapportés dans certains centres d'hébergement au sud de Carrefour. Les autorités sanitaires espèrent atteindre les différents centres dans le cadre de la campagne de vaccination qui a débuté la semaine dernière au Champ de Mars.
LLM

Haïti : Refus d'allaitement, elles ont peur...

Hier L'Unicef a sonné l'alerte sur la suspension de l'allaitement par des centaines de mères haïtiennes. 
Des mères refusent d'allaiter leurs bébés par crainte de leur transmettre leur dépression. Saiko Chiba, membre de l'équipe de soutien national de l'Unicef a indiqué que mères haïtiennes qui ne se sentent pas bien physiquement ou mentalement depuis le tremblement de terre craignent de transmettre leur "mauvaise santé" à leur bébé. 
Pour Francoise Vanni, chef des communications pour cette organisation, La situation est d'autant plus préoccupante qu'une bonne partie des enfants haïtiens de moins de cinq ans souffre déjà de sous-alimentation. Rappelons que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l'allaitement sans supplément pendant les six premiers mois pour stimuler le système immunitaire du bébé et améliorer ses chances de survie. En effet, le lait maternel est riche en nutriments et en anticorps. 
L'Unicef s'est rendu dans les camps de fortune pour y offrir des conseils psychologiques aux mères. Pour les pères ayant perdu leur épouse dans le terrible drame du 12 janvier, l'Unicef fourni du lait en poudre ainsi que des guides d'allaitement. 
N/ Radio Métropole Haïti
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mardi 9 février 2010

Haiti : Retrouvé vivant après 27 jours !


Un homme de 28 ans, Evan Muncie, a été retrouvé vivant après avoir passé presque un mois sous les décombres d'un marché où il vendait du riz. Il se trouvait dans un état de déshydratation et de malnutrition extrême, était très désorienté mais ne souffrait d'aucune blessure grave, à l'exception de coupures aux pieds sérieusement infectées. À sa sorti, il croyait qu'il était encore sous les décombres.
Le Dr. Mike Connelly du projet universitaire Medishare a expliqué sur CNN "Il avait le visage émacié et des plaies ouvertes et purulentes sur ses deux pieds"
Evan Muncie aurait expliqué qu'une personne était venue lui porter de l'eau, ce qui pourrait expliquer qu'il ait tenu autant de temps. Ses propos restent confus selon les médecins qui l'ont examiné, ils pensent plutôt qu'il aurait trouvé de l'eau sous les décombres.
Sa mère a déclaré sur la même chaîne "J'ai cru qu'il était mort, mais Dieu l'a empêché de mourir"
Il a été conduit dans un hôpital de campagne géré par l'Université de Miami.
Le gouvernement haïtien avait déclaré le 23 janvier arrêter les recherches de victimes, mais plusieurs survivants ont été retrouvés depuis.
Retrouver les photos sur http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1133 et 2 suivantes.
N/ Radio Métropole Haïti
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Le sénat veut proposer de nouvelles orientations au chef de l'Etat

Les membres de la commission sénatoriale des affaires politiques ont lancé hier une série de consultations afin de proposer de nouvelles orientations de la politique publique. Au cours de la première rencontre les échanges ont eu lieu entre les sénateurs et les chefs de file des partis et regroupements politiques. Tout en dénonçant l'incompétence du gouvernement, les leaders politiques ont promis de formuler des recommandations en ce qui à l'assistance aux sinistrés et le processus de reconstruction.
Les sénateurs poursuivront ce mardi les échanges avec les experts du Bureau des Mines et de l'énergie (BME) et mercredi avec les représentants de la société civile.
De nombreux sénateurs préconisent un remaniement du gouvernement afin de le rendre plus efficace. Certains élus se prononcent pour la création d'un gouvernement de crise ou de salut public qui comporterait moins de postes ministériels.
Des sénateurs proches du pouvoir, Anacacis Jean Hector et Wenceslass Lambert ainsi que les sénateurs minoritaires expriment des points de vue communs.
Par ailleurs, le Premier Ministre Jean Max Bellerive aura une séance de travail ce mardi avec les députés. La gestion du programme d'urgence et les orientations du gouvernement dans le projet de reconstructions devraient être abordées au cours de cette rencontre.
LLM
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Les églises confirment l'organisation de 3 journées de jeune

Les représentants des églises haïtiennes confirment la tenue de plusieurs journées de prière un mois après le violent séisme qui a causé la mort de 212 000 personnes. Les représentants des églises protestantes, catholiques, anglicanes, mais aussi des francs maçons et des vodouisants sont membres d'un comité interreligieux, chargé de la coordination des journées de prière.
L'un des membres du comité, le pasteur Chavannes Jeune, souligne que les journées de jeune et de prière doivent se dérouler sous le signe de l'unité qui avait caractérisé le peuple au moment du séisme. Les 12, 13 et 14 février les églises protestantes organiseront des réunions de prière, de confession et de consécration d'Haïti.
La représentante de l'église catholique, sœur Claire Garnier, affirme que les évêques avaient prévu d'organiser des réunions spéciales les 11 et 13 février et un grand rassemblement au champ de mars le 12. Elle a réitéré un message d'espoir aux haïtiens leur assurant que Dieu aime Haïti.
Les organisateurs des journées de prière invitent tous les haïtiens à participer à cette grande première pour Haïti. Le pasteur Jeune indique que les ressortissants de 109 pays présents sur le territoire national et les compatriotes de la diaspora doivent également prendre part au jeune.
Les dirigeants du groupe Rescapés de la dernière heure pour la délivrance d'Haïti, qui avaient pris l'initiative du jeune, expliquent que les journées de jeune sont prévues entre 6 heures AM et 6 heures PM.
LLM
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Haiti : EDH, l'avenir reste incertain

L'EDH l'Électricité D'Haïti travail à la remise en marche du système paralysé par le tremblement de terre du 12 janvier et selon le directeur général de l'EDH Serge Rapahel 13 circuits sur 32 ont déjà été alimenté dans le département de l'Ouest. Il a aussi fait savoir au cours d'un point de presse hier au local de la DCPJ que plus de 85 millions de dollars sont nécessaires pour le fonctionnement normal de l'électricité d'haïti.
Toutefois Serge Raphael estime que l'avenir de l'EDH reste incertain dans la mesure où l'exécutif ne s'est pas encore penché sur ce dossier.
Radio Métropole Haïti
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Haiti : Des hôpitaux vendent des médicaments gratuits

Les Nations unies menacent de suspendre la fourniture de médicaments gratuits aux hôpitaux d'Haïti qui font payer à leurs patients. Une douzaine d'établissements publics et privés sont dans le collimateur de l'ONU, ont déclaré mardi des responsables onusiens à l'Associated Press. Après le séisme meurtrier du 12 janvier dernier, les autorités avaient immédiatement décidé la gratuité de tous les soins médicaux.
Plus de 200 organisations internationales d'aide médicale ont envoyé des équipes pour participer à la prise en charge des blessés et des millions de dollars de dons de médicaments ont été acheminés dans le pays.
D'après des responsables des Nations unies interrogés par l'Associated Press, une douzaine d'hôpitaux, publics ou privés, ont commencé à faire payer aux patients les médicaments. Ils ne pouvaient dans l'immédiat fournir les noms des établissements, mais ont précisé qu'ils se trouvaient en plusieurs points du pays, y compris à Port-au-Prince, la capitale dévastée par le tremblement de terre.
"Les sommes sont énormes", expliquait Christophe Rerat de l'Organisation panaméricaine de la santé, bureau régional de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). D'après lui, environ un million de dollars (727.229 euros) de médicaments ont été envoyés des seuls entrepôts de l'ONU vers les hôpitaux haïtiens au cours des trois dernières semaines. Les hôpitaux n'ont pas besoin de faire payer les patients pour pouvoir verser les salaires de leurs personnels car les employés du ministère haïtien de la Santé sont rémunérés grâce aux dons, a-t-il ajouté.
Environ 90 hôpitaux fonctionnent actuellement à Haïti, en comptant les établissements publics et privés et les hôpitaux de campagne installés après le séisme. Un membre de la commission créée par le gouvernement haïtien pour faire face à la crise sanitaire, le Dr Jean Hugues Henry disait pour sa part ne pas avoir connaissance d'hôpitaux faisant payer des soins ou des médicaments.
AP
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Préval appelle ses compatriotes à la solidarité

Le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a parlé directement à ses compatriotes dans une adresse à la nation 4 jours avant la fin du deuil national. Rappelant l'ampleur de la catastrophe du 12 janvier, M. Préval a salué l'action de l'ONU, des chefs d'Etat étrangers et des volontaires qui ont porté secours aux victimes. Il a également mis l'accent sur l'effort de la diaspora et la détermination des membres des commissions spéciales et ceux du gouvernement.
En ce qui a trait aux besoins urgents des sinistrés, M. Préval appelle ses compatriotes à la patience, déplorant que les tentes sollicitées ne soient pas encore disponibles.
Outre la gestion de l'urgence, Préval s'attelle déjà à la reconstruction d'un autre Haïti. Il donne l'assurance que la reconstruction de Port-au-Prince ne se fera pas sur le même modèle. Dans cet optique le chef de l'Etat prône la décentralisation grâce au renforcement des activités économiques dans les villes de province. Il annonce le lancement des projets d construction d'une dizaine de tronçons de route, d'une quinzaine de pont et d'un aéroport.
Entre temps, le président Préval lance un appel à la sérénité, la solidarité et la discipline entre les haïtiens.
LLM
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Préoccupés pour leur avenir, des jeunes haïtiens sont tiraillés entre la colère et le désespoir après le séisme.

Bien avant le séisme du 12 janvier, l'avenir de la plupart des jeunes haïtiens était fragile et incertain. Après la catastrophe, la vie est tout bonnement arrêtée pour eux. Ils ne savent plus à quel saint se vouer, vu la situation chaotique qui prévaut actuellement dans le pays.
Dans un camp de fortune situé à Pétion Ville, on peut observer les va-et-vient de nombreux jeunes. Parmi eux des élèves, des étudiants et des professeurs. Si certains d'entre eux semblent jouir de leur vacances forcées, d'autres se déclarent fatigués de rester sans rien faire. 
« Je devrais être à l'école à pareille heure en train de recevoir le pain de l'instruction, mais malheureusement, mon école a été détruite. J'ai perdu des camarades de classe, ainsi que deux de mes professeurs lors du séisme » a déclaré, Justin âgé de 15 ans, visiblement désemparé. 
Vivant sous une tente depuis le drame, Kétia, 10 ans, élève du primaire est beaucoup plus pessimiste que les autres.
« Je vois que mon avenir est enterré, il n'y a plus d'écoles. Et l'Etat ne veut rien faire pour nous, hélas c'est foutu ! Donc je vais partir, je ne vais pas rester dans le pays », a-t-elle fait remarquer.
La situation est pratiquement la même pour Franck, étudiant en sociologie à la Faculté des Sciences Humaines, partiellement endommagée après le séisme, mais qui veut tout de même reprendre les cours arrêtés brusquement le 12 janvier dernier.
Ces jeunes, angoissés, se demandent tous dans combien de temps les activités académiques reprendront à Port-au-Prince, la capitale ravagée par le séisme. 
Notons que certaines écoles fonctionnent timidement dans plusieurs villes de provinces, surtout celles qui n'ont pas été touchées par la catastrophe. 
EJ

L'aide psychologique aux survivants est aussi une urgence en Haïti

Près d'un mois après le séisme, l'assistance psychologique aux rescapés est devenue une urgence sanitaire en Haïti. Face aux traumatismes d'habitants qui ont perdu leur maison, leurs proches ou leur travail, les médecins sur place ont besoin de l'aide de professionnels étrangers, dans un pays où les services psychiatriques étaient déjà quasi-inexistants avant le tremblement de terre. 
Selon les médecins, jusqu'à un Haïtien sur cinq nécessiterait une aide psychologique. Pour des dizaines de milliers de survivants, l'une des expériences les plus traumatisantes est de savoir que leurs proches ont été enterrés dans des fosses communes, sans funérailles dignes de ce nom qui permettraient à la famille d'enclencher le processus de deuil. 
Dans les hôpitaux de Port-au-Prince, beaucoup de ces rescapés traumatisés sont assis dans des recoins, le regard plongé dans le vide, dans l'attente de calmants. "Ce n'est pas d'une aide psychologique immédiate dont ils ont besoin", explique le Dr Lynne Jones, membre de l'organisation International Medical Corps. "C'est d'une aide pour qu'ils fassent leur deuil. Les gens ne peuvent pas se relever si leurs besoins sociaux ne sont pas satisfaits." 
Dans l'urgence, le Dr Jones, spécialiste des catastrophes naturelles et des théâtres de conflit (Bosnie, Indonésie), tente d'enseigner aux médecins en contact direct avec les patients les techniques de base pour déceler les symptômes traumatiques. Et, dans un premier temps, écouter leurs souffrances. "Dans de telles situations, les docteurs ont tendance à donner des calmants (...) Ce n'est pas ce que nous voulons qu'ils fassent", précise-t-elle. 
Il est clair qu'Haïti devra faire appel à des professionnels étrangers ou former davantage de ses propres médecins pour faire face aux séquelles psychologiques du séisme du 12 janvier. "Le besoin le plus urgent, ce n'est pas la nourriture et l'eau, car c'est un besoin temporaire", estime Pierre Brunache, de l'ONG américaine Citizens Network for Foreign Affairs, qui a réalisé une évaluation des travailleurs humanitaires et des victimes en Haïti. "Le besoin le plus urgent, ce sont des psychiatres".
L'unique hôpital psychiatrique de Port-au-Prince fonctionne à peine. Par peur d'une nouvelle réplique, les familles ont retiré la plupart de la centaine de patients qui y séjournaient avant le tremblement de terre. 
Les infirmières ne veulent pas non plus y pénétrer car "elles sont absolument pétrifiées", confie le Dr Peter Hughes, un psychiatre irlandais arrivé la semaine dernière pour évaluer les besoins. 
"Il n'y a pas d'électricité ni d'eau courante. Certains patients sont dans des chambres fermées. On a besoin de matelas et de toilettes en état de marche", explique-t-il. 
La Pan American Health Organization (PAHO) vient seulement de créer une base de données sur les hôpitaux, les patients, les médecins et les ressources disponibles. 
Le Dr Jorge Castilla, membre de la PAHO et coordinateur en chef des ONG en Haïti, a lancé dimanche un urgence une demande de psychiatres professionnels. "Mais ce n'est pas simple parce qu'ils doivent pouvoir s'adapter à la culture et à la langue", souligne-t-il. "Avoir ici plusieurs centaines de volontaires qui ne parlent pas la langue ne servirait à rien." Il a donc notamment lancé son appel en direction de la Martinique et de la Guadeloupe. 
En attendant l'arrivée de l'aide, les exemples de survivants traumatisés sont légion à Port-au-Prince. 
Ainsi, Hugo Emmanuel, allongé à même le sol de l'hôpital Espoir, sur les hauteurs de Port-au-Prince. Cet homme éduqué de 49 ans, blessé aux jambes, est en état de choc après avoir perdu sa maison, ses parents et son travail. Pendant des jours, il a seulement accepté d'être nourri par le directeur de l'hôpital, affirmant que le reste du personnel voulait l'empoisonner. La semaine dernière, il a lui-même arraché son plâtre. 

"A chaque fois que je pense à la perte de ma famille, je perds la tête", dit-il. "Je ne suis pas fou. Je pense simplement que je souffre d'un choc psychologique.

Haiti : 5 Américains entendus par un juge

Ce matin, cinq des dix Américains qui sont poursuivis en Haïti pour enlèvement d'enfants ont commencé à être entendus par un juge. Ils ont pénétrés dans le bâtiment qui sert de parquet sans dire un mot. Un nouvel avocat les accompagnait, il s'agit de Me. Jorge Puello, un Dominicain, il a indiqué à la presse qu'il cherche à leur trouver de nouveaux défenseurs suite à la démission samedi de Me. Coq. 
Me. Puello n'a pas précisé s'il avait le droit de les représenter en Haïti. 
Interrogé sur l'existence de papiers en règles pour emmener les enfants hors d'Haïti, M. Puello a déclaré: "ils avaient les papiers légaux". 
Selon une source judiciaire proche du dossier les cinq autres Américains seraient entendus dès demain. Ces audiences séparées doivent permettre d'entrer dans les détails de l'affaire et de chercher d'éventuelles contradictions dans les différents récits. 
Une fois l'enquête achevée, le procureur pourra se prononcer sur une possible libération conditionnelle. Le juge dispose de trois mois pour rendre ses conclusions. 
Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents. 
------------Chronologie--------------- 
30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains ont été entendus par un juge 

N/ Radio Métropole Haïti
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Haïti : Faux coupons, un site du PAM fermé à Pétion-ville

Nous venons d'apprendre que l'ONU a fermé temporairement aujourd'hui lundi un de ses sites de distribution de nourriture à Pétion-ville, après avoir découvert des coupons d'alimentation contrefaits.
David Orr responsable du bureau du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en Haïti a indiqué que cette décision de suspension affectera près de 10.000 personnes mais que les distributions de riz devraient reprendre dès demain. 
Actuellement dans la zone métropolitaine il y a 16 centres de distribution alimentaire gérés par le PAM. L'organisme distribue des sacs de 25 kilos de riz correspondant aux besoins d'une famille pour environ deux semaines. 
N/ Radio Métropole Haïti