Très inspiré par la fête du drapeau, le chef de l’Etat dénonce des pratiques instaurées au sein de sa propre administration, des ministères, du Parlement, de la police et de la justice ; M. Préval entend mobiliser ses "soldats" en vue de combattre les "traîtres" qui menacent les investissements, l’emploi et l’égalité en Haïti
vendredi 18 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval a décrété 2007 "année de la guerre contre la corruption et au profit de l’égalité entre les citoyens", lors des festivités organisées vendredi à Port-au-Prince à l’occasion du 204e anniversaire de la création du drapeau national, le 18 mai 1803.
Dans un discours prononcé au Palais National (siège de la Présidence) en créole et centré exclusivement sur le thème de la corruption, le chef de l’Etat a qualifié de "traîtres" les corrupteurs et corrompus. Dans la foulée, il a appelé les responsables des institutions d’Etat compétentes à se métamorphoser en "soldats de première ligne" en vue d’éradiquer ce qui est considéré comme l’un des grands fléaux nationaux.
"En 1804, les traîtres envers la patrie étaient contre la liberté, aujourd’hui, ce sont ceux qui refusent l’égalité", a martelé Préval reprenant les idées-forces de son allocution de 2006 à l’Arcahaie (Ouest), berceau du bicolore haïtien. Reconnaissant que la corruption sévissait partout, un an après son retour au pouvoir, le chef de l’Etat a mis en accusation différentes institutions allant du Palais National au Parlement en passant par les ministères, la police, la justice, les mairies, la direction générale des impôts (DGI) et l’administration générale des douanes.
Mettant en garde contre les effets pervers du phénomène sur les investissements et la création d’emploi, René Préval a aussi indiqué que sans les ressources indispensables dont il a besoin, l’Etat ne pourra pas garantir un accès universel à l’éducation, à la santé et au crédit. Le Président, qui a aussi rejeté toute différence entre la petite et la grande corruption, a dénoncé des fonctionnaires des douanes et de la DGI qui se laissent soudoyer par des contrebandiers ou des entreprises spécialisées dans la sous-déclaration au fisc, des responsables recevant des commissions sur des achats effectués au nom de l’Etat, les banquiers grugeant les petits déposants ou encore les juges qui libèrent des prisonniers contre de l’argent.
Face à la complexité du phénomène, M. Préval appelle l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l’ Unité centrale de renseignements financiers (UCREF), la Cour des comptes, la commission nationale des marchés publics, le ministre de la justice, les juges des tribunaux civils, les commissaires du gouvernement, la police, la douane, la DGI à se "serrer la ceinture" à la veille d’offensives tous azimuts. Il a averti que "la bataille sera difficile, mais juste et doit être par conséquent gagnée".
Il en a profité pour inviter le peuple haïtien à s’engager dans cette croisade, passage obligé pour arriver à l’égalité, elle-même "porteuse de fraternité".
Lors de sa visite à Washington, il y a deux semaines, le Président haïtien avait annoncé en présence de son homologue américain, George W. Bush, une campagne nationale contre la corruption, la contrebande et la drogue. Dans cette perspective, il a tenu depuis son retour à Port-au-Prince deux séances de travail avec les maires de toules les communes du pays.
Cependant, M. Préval s’est vu reprocher à plusieurs reprises d’avoir, dans l’un de ses premiers actes de pouvoir, mis fin aux poursuites judiciaires que le gouvernement intérimaire (2004-2006) avait engagées aux Etats-Unis contre Jean-Bertrand Aristide pour son implication présumée dans la disparition de plusieurs millions de dollars.
Dans le dernier rapport de l’ONG Transparency International sur la perception de la corruption, Haïti était logée à la 163e place mondiale, atteignant des scores pires que ceux de l’Irak, de la Guinée et de Myanmar (Birmanie), les autres membres du club des pays les plus corrompus de la planète.
De l’avis général, la corruption s’est institutionnalisée en Haïti. Et pour cause, des rapports d’enquête ayant retracé d’importants détournements de fonds au détriment du trésor public ont été classés sans suite. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://radiokiskeya.com
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Commentaires:
Une décision venue à point nommé. Un acte que l'on qualifiera de courageux si les autorités passent de la parole aux actes. Nous les haïtiens nous savons que nous avons perdu la bataille de la moralité. La corruption représente chez nous la rasion d'être des politiciens et des employés de l'administration. Preval semble avoir compris et surtout avoir établi un plan pour redresser la barque en péril. Il faudrait que tous les haïtiens le suivent en paroles, en support et en actions.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 19 mai 2007
Rapatriement et funérailles de 59 boat people haïtiens tués aux îles Turks et Caïcos
Un service religieux organisé dans le port du Cap-Haïtien à la mémoire des naufragés en présence d’officiels particulièrement pressés ; les familles éplorées tenues à l’écart et mécontentes ; les corps enterrés dans une fosse commune
samedi 19 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles de 59 des 61 boat people haïtiens, ayant péri noyés début mai au large des îles Turks et Caïcos, ont été chantées en présence d’une délégation officielle et les corps inhumés dans une fosse commune samedi matin au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), a constaté le correspondant régional de Radio Kiskeya.
Un bateau affrété par les autorités britanniques du petit archipel avait procédé, quelques minutes auparavant, au rapatriement des cadavres. Transportés dans des sacs, ils ont été pour la plupart placés dans des cercueils à leur arrivée au wharf de cabotage.
Les ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, de la justice, René Magloire, le secrétaire d’Etat à l’alphabétisation, Karol Joseph et la directrice générale de l’Office national de la migration (ONM), Jeanne Bernard Pierre et les autorités locales ont assisté dans le port de la ville à la cérémonie funèbre présidée par l’Archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Hubert Constant.
Cependant, aucun des responsables ne s’est exprimé en la circonstance. Certains sont même partis sans attendre la fin du service religieux.
L’absence de représentants des îles Turks et Caïcos a été également remarquée
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé par la Police Nationale et les casques bleus afin de tenir à l’écart une foule considérable massée aux abords du wharf. Même les parents des victimes en larmes n’ont pas été autorisés à se présenter à la cérémonie. Ils se sont montrés mécontents de l’accueil qui leur a été réservé et ont reproché aux autorités de manquer de respect à la dignité des victimes en ne faisant rien pour les identifier.
L’inhumation collective s’est faite au cimetière Sainte-Philomène, situé dans le quartier populaire du même nom, à l’entrée nord de la deuxième ville du pays.
Le délégué départemental du Nord, Georgemain Prophète, a promis la publication ultérieure de la liste des personnes décédées.
Les corps de deux autres clandestins ont dû être inhumés en territoire britannique en raison de leur état de décomposition avancée.
La police des îles Turks et Caïcos a rejeté toute responsabilité dans le naufrage du petit voilier survenu le 4 mai dernier à environ deux kilomètres de la terre ferme. Mais, les survivants de cette tragédie continuent d’affirmer que leur bateau, qui transportait au moins 160 boat people, avait été violemment percuté à deux reprises. Les voyageurs n’auraient pas été non plus secourus par la suite.
Les résultats d’une enquête confiée à trois experts anglais n’ont pas encore été rendus publics.
Depuis le début de l’année, les garde-côtes américains ont intercepté plus de 900 clandestins haïtiens en haute mer.
Devant la recrudescence des voyages illégaux, les autorités haïtiennes tentent de recourir à des mesures coercitives. Quatre présumés organisateurs de voyage ont été arrêtés et deux bateaux confisqués vendredi au Cap-Haïtien par la garde côtière. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
samedi 19 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles de 59 des 61 boat people haïtiens, ayant péri noyés début mai au large des îles Turks et Caïcos, ont été chantées en présence d’une délégation officielle et les corps inhumés dans une fosse commune samedi matin au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), a constaté le correspondant régional de Radio Kiskeya.
Un bateau affrété par les autorités britanniques du petit archipel avait procédé, quelques minutes auparavant, au rapatriement des cadavres. Transportés dans des sacs, ils ont été pour la plupart placés dans des cercueils à leur arrivée au wharf de cabotage.
Les ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, de la justice, René Magloire, le secrétaire d’Etat à l’alphabétisation, Karol Joseph et la directrice générale de l’Office national de la migration (ONM), Jeanne Bernard Pierre et les autorités locales ont assisté dans le port de la ville à la cérémonie funèbre présidée par l’Archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Hubert Constant.
Cependant, aucun des responsables ne s’est exprimé en la circonstance. Certains sont même partis sans attendre la fin du service religieux.
L’absence de représentants des îles Turks et Caïcos a été également remarquée
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé par la Police Nationale et les casques bleus afin de tenir à l’écart une foule considérable massée aux abords du wharf. Même les parents des victimes en larmes n’ont pas été autorisés à se présenter à la cérémonie. Ils se sont montrés mécontents de l’accueil qui leur a été réservé et ont reproché aux autorités de manquer de respect à la dignité des victimes en ne faisant rien pour les identifier.
L’inhumation collective s’est faite au cimetière Sainte-Philomène, situé dans le quartier populaire du même nom, à l’entrée nord de la deuxième ville du pays.
Le délégué départemental du Nord, Georgemain Prophète, a promis la publication ultérieure de la liste des personnes décédées.
Les corps de deux autres clandestins ont dû être inhumés en territoire britannique en raison de leur état de décomposition avancée.
La police des îles Turks et Caïcos a rejeté toute responsabilité dans le naufrage du petit voilier survenu le 4 mai dernier à environ deux kilomètres de la terre ferme. Mais, les survivants de cette tragédie continuent d’affirmer que leur bateau, qui transportait au moins 160 boat people, avait été violemment percuté à deux reprises. Les voyageurs n’auraient pas été non plus secourus par la suite.
Les résultats d’une enquête confiée à trois experts anglais n’ont pas encore été rendus publics.
Depuis le début de l’année, les garde-côtes américains ont intercepté plus de 900 clandestins haïtiens en haute mer.
Devant la recrudescence des voyages illégaux, les autorités haïtiennes tentent de recourir à des mesures coercitives. Quatre présumés organisateurs de voyage ont été arrêtés et deux bateaux confisqués vendredi au Cap-Haïtien par la garde côtière. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
vendredi 18 mai 2007
Coupe du monde U-17 : Haïti face à deux champions du monde au premier tour
Les jeunes haïtiens auront comme adversaires le Nigéria, la France et le Japon, selon le tirage au sort effectué jeudi à Séoul
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne de football a hérité d’un groupe extrêmement difficile dans lequel elle devra affronter, pour le compte du premier tour, le Nigéria, tête de série, la France, championne du monde en 2001 et le Japon, représentant de l’Asie, selon les résultats du tirage au sort de la Coupe du monde U-17 de la FIFA effectué jeudi dans salle de bal du Grand Hyatt Hotel de Séoul, en Corée du Sud.
Une délégation haïtienne assistait à l’événement aux côtés des représentants des 23 autres pays qualifiés.
Pour leur toute première participation à ce Mondial prévu du 18 août au 9 septembre en Corée du Sud, les jeunes champions de la CONCACAF devront évoluer avec un volume de jeu très élevé et une solidité mentale à toute épreuve pour se hisser parmi les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale.
Selon le programme de la compétition, les haïtiens entreront en lice dans le groupe D contre le Japon, le 19 août à Gwangyang, peu après le match au sommet Nigéria-France.
Le 22 août, ils seront opposés dans la même ville à la sélection française tandis que les japonais affronteront les nigérians.
Enfin, le 25, les poulains de l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze se rendront à Seogwipo pour se mesurer aux géants nigérians, classés parmi les favoris de la compétition. Les "Golden Eaglets" sont à ce jour, avec le Ghana, les seuls représentants de l’Afrique à avoir déjà décroché, en 1993 au Japon, un titre de champion du monde dans la catégorie des moins des 17 ans.
La Fédération Internationale de Football estimait jeudi que la France n’est pas du tout gâtée par ce tirage au sort et s’attendait à "des affiches palpitantes lors de ses confrontations avec le Nigéria, Haïti et le Japon".
Le Brésil, finaliste à cinq reprises au cours des six dernières éditions, et l’Argentine, décevante ces dernières années, seront parmi les grosses pointures très attendues en Asie.
Conformément au protocole de la compétition, 16 des 24 équipes participantes, réparties au premier tour dans six groupes de quatre, décrocheront leur billet pour les huitièmes de finale. Viendront ensuite les autres phases à élimination directe (quarts de finale, demi-finales) jusqu’à la finale prévue le 9 septembre au stade de la Coupe du monde à Séoul, scène mémorable du match d’ouverture du grand Mondial 2002 co-organisé par la Corée et le Japon.
Dans le cadre de sa préparation, qui tend à s’intensifier, la sélection nationale accueille vendredi à St-Marc (Artibonite, nord) et dimanche à Port-au-Prince son homologue péruvienne, également qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde. Nantis d’un tirage au sort beaucoup plus favorable, les jeunes sud-américains, arrivés depuis mercredi dans la capitale haïtienne, joueront contre la Corée du Sud, pays organisateur, le Costa Rica et le Togo.
Haïti sera en Corée l’un des cinq représentants de la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes de Football Association (CONCACAF) avec Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, le Costa Rica et le Honduras. Ce dernier avait dû, à domicile, se contenter de la deuxième place derrière le onze haïtien, brillant vainqueur, le 8 avril dernier, du quadrangulaire final sous-régional. Les bleu et rouge avaient bouffé du lion et écarté notamment le Mexique, champion du monde en titre, avant de revenir triomphalement à Port-au-Prince. spp/RK
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne de football a hérité d’un groupe extrêmement difficile dans lequel elle devra affronter, pour le compte du premier tour, le Nigéria, tête de série, la France, championne du monde en 2001 et le Japon, représentant de l’Asie, selon les résultats du tirage au sort de la Coupe du monde U-17 de la FIFA effectué jeudi dans salle de bal du Grand Hyatt Hotel de Séoul, en Corée du Sud.
Une délégation haïtienne assistait à l’événement aux côtés des représentants des 23 autres pays qualifiés.
Pour leur toute première participation à ce Mondial prévu du 18 août au 9 septembre en Corée du Sud, les jeunes champions de la CONCACAF devront évoluer avec un volume de jeu très élevé et une solidité mentale à toute épreuve pour se hisser parmi les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale.
Selon le programme de la compétition, les haïtiens entreront en lice dans le groupe D contre le Japon, le 19 août à Gwangyang, peu après le match au sommet Nigéria-France.
Le 22 août, ils seront opposés dans la même ville à la sélection française tandis que les japonais affronteront les nigérians.
Enfin, le 25, les poulains de l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze se rendront à Seogwipo pour se mesurer aux géants nigérians, classés parmi les favoris de la compétition. Les "Golden Eaglets" sont à ce jour, avec le Ghana, les seuls représentants de l’Afrique à avoir déjà décroché, en 1993 au Japon, un titre de champion du monde dans la catégorie des moins des 17 ans.
La Fédération Internationale de Football estimait jeudi que la France n’est pas du tout gâtée par ce tirage au sort et s’attendait à "des affiches palpitantes lors de ses confrontations avec le Nigéria, Haïti et le Japon".
Le Brésil, finaliste à cinq reprises au cours des six dernières éditions, et l’Argentine, décevante ces dernières années, seront parmi les grosses pointures très attendues en Asie.
Conformément au protocole de la compétition, 16 des 24 équipes participantes, réparties au premier tour dans six groupes de quatre, décrocheront leur billet pour les huitièmes de finale. Viendront ensuite les autres phases à élimination directe (quarts de finale, demi-finales) jusqu’à la finale prévue le 9 septembre au stade de la Coupe du monde à Séoul, scène mémorable du match d’ouverture du grand Mondial 2002 co-organisé par la Corée et le Japon.
Dans le cadre de sa préparation, qui tend à s’intensifier, la sélection nationale accueille vendredi à St-Marc (Artibonite, nord) et dimanche à Port-au-Prince son homologue péruvienne, également qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde. Nantis d’un tirage au sort beaucoup plus favorable, les jeunes sud-américains, arrivés depuis mercredi dans la capitale haïtienne, joueront contre la Corée du Sud, pays organisateur, le Costa Rica et le Togo.
Haïti sera en Corée l’un des cinq représentants de la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes de Football Association (CONCACAF) avec Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, le Costa Rica et le Honduras. Ce dernier avait dû, à domicile, se contenter de la deuxième place derrière le onze haïtien, brillant vainqueur, le 8 avril dernier, du quadrangulaire final sous-régional. Les bleu et rouge avaient bouffé du lion et écarté notamment le Mexique, champion du monde en titre, avant de revenir triomphalement à Port-au-Prince. spp/RK
jeudi 17 mai 2007
Haïti/Football : La sélection nationale U-17 du Pérou en route vers Port-au-Prince
P-au-P, 15 Mai 07 [AlterPresse] --- La sélection péruvienne des moins de 17 ans s’est envolée de Lima pour Haïti, ce 15 mai 2007, pour disputer avec son homologue haïtienne deux matches amicaux de préparation pour le prochain tournoi Mondial U-17 en Corée du Sud, les jeudi 17 et samedi 19 mai prochains, respectivement à Port-au-Prince et Saint-Marc (Nord), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Emmenée par David Zuluaga, assistant du directeur technique Juan José Oré, l’équipe junior du Pérou a transité par le Venezuela en passant par la République Dominicaine pour se rendre à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti.
La formation des « Incas » qui affrontera les moins de 17 ans d’Haïti est composée de deux portiers : Pedro Gallese et Eder Hermoza. Les joueurs de champ sont Juan Arce, Manuel Calderón, Néstor Duarte, Jairo Hernández, Anthony Molina, Joseph Muñoz, Jersi Socola y Juan Zevallos.
D’autres joueurs, comme Carlos Salazar, Gary Correa, César Ruíz, Bryan Salazar, Ernesto Salazar, Daniel Sánchez y Luis Trujillo, Irven Avila, Yovic de la Cruz et Christian La Torre, font également partie du groupe.
Les jeunes Péruviens, également qualifiés pour la coupe mondiale de football U17 en Corée du Sud l’été prochain, auront à disputer deux rencontres avec les footballeurs haïtiens des moins de 17 ans.
La première aura lieu au stade national Sylvio Cator, le jeudi 17 mai 2007, la veille de la commémoration du 204e anniversaire du bicolore haïtien (bleu et rouge). L’autre match sera disputé, le 20 mai 2007, dans la commune de Saint-Marc, dans le Bas-Artibonite, à 96 kilomètres au nord de la capitale.
L’équipe haïtienne, de son côté, se prépare activement. Une séance d’entraînement est prévue ce 15 mai 2007 au stade national Sylvio Cator. [do rc apr 15/05/2007 14 :00]
Emmenée par David Zuluaga, assistant du directeur technique Juan José Oré, l’équipe junior du Pérou a transité par le Venezuela en passant par la République Dominicaine pour se rendre à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti.
La formation des « Incas » qui affrontera les moins de 17 ans d’Haïti est composée de deux portiers : Pedro Gallese et Eder Hermoza. Les joueurs de champ sont Juan Arce, Manuel Calderón, Néstor Duarte, Jairo Hernández, Anthony Molina, Joseph Muñoz, Jersi Socola y Juan Zevallos.
D’autres joueurs, comme Carlos Salazar, Gary Correa, César Ruíz, Bryan Salazar, Ernesto Salazar, Daniel Sánchez y Luis Trujillo, Irven Avila, Yovic de la Cruz et Christian La Torre, font également partie du groupe.
Les jeunes Péruviens, également qualifiés pour la coupe mondiale de football U17 en Corée du Sud l’été prochain, auront à disputer deux rencontres avec les footballeurs haïtiens des moins de 17 ans.
La première aura lieu au stade national Sylvio Cator, le jeudi 17 mai 2007, la veille de la commémoration du 204e anniversaire du bicolore haïtien (bleu et rouge). L’autre match sera disputé, le 20 mai 2007, dans la commune de Saint-Marc, dans le Bas-Artibonite, à 96 kilomètres au nord de la capitale.
L’équipe haïtienne, de son côté, se prépare activement. Une séance d’entraînement est prévue ce 15 mai 2007 au stade national Sylvio Cator. [do rc apr 15/05/2007 14 :00]
Haiti-Rép. Dominicaine : Inauguration à Paris de l’exposition photographique « Esclaves au Paradis »
Mercredi 16 mai 2007
Paris, 16 mai. 07 [AlterPresse] --- La photographe Céline Anaya Gauthier a inauguré, dans la soirée du 15 mai 2007, une exposition de photos intitulée « Esclaves au paradis », autour des conditions de vie déplorable des coupeurs de canne haitiens en République Dominicaine.
Ce vernissage a eu lieu dans l’ancienne usine « Spring Court » à l’Est de Paris, en présence de plus de 500 personnes venues de tous les horizons, parmi elles, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne.
Plus d’une cinquantaine de photos couleur en grands formats accrochées à un beau mur blanc ont attiré les regards des nombreux visiteurs, qui se sont attardés sur des pieds fatigués, des mains exténuées, des malades en agonie, mais aussi sur des hommes et des femmes debout dans toute leur dignité, malgré la misère qui les accablent.
« Ce qui m’a le plus touché dans ces photographies, c’est le regard des gens. Je crois y lire beaucoup de messages », commente une vieille dame.
« Parce que vous avez vu, vous avez désormais une responsabilité et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas », a pour sa part déclaré l’un des organisateurs.
Cette exposition de photos autour du thème « Esclaves au Paradis » a fait couler beaucoup d’encres et de salives, avant même son lancement, notamment en République Dominicaine où certains secteurs assimilent cette initiative à une campagne de dénigrement contre leur pays. Des membres de l’équipe d’organisation ont même reçu des lettres de menaces leur faisant injonction de désister.
« Il y a encore aujourd’hui dans le monde des situations qui sont des formes d’esclavage au Nord comme au Sud », a reconnu Kedhija Boucart, Maire adjointe de la ville de Paris, chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires.
Boucart a cité quelques exemples de situations en France, telles les mauvais traitements accordés aux domestiques, aux familles d’immigrants sans papier qui fuient la guerre et qui sont venus se réfugier dans son pays.
« Depuis 2004, nous assistons en France à un durcissement contre les immigrants. Les lois restrictives entretiennent le racisme et la xénophobie. Au Nord comme au Sud, des gens obligés de se déplacer devraient pouvoir vivre décemment. J’espère qu’en montrant toutes ces misères et injustices, ces photographies aideront à faire changer les choses », a- t- elle poursuivi.
Elle en a profité pour présenter ses félicitations à la jeune photographe française, Céline Anaya Gauthier, pour son initiative et sa persévérance depuis plus de deux ans dans ce projet.
Dans un discours s’apparentant à une prière, Pedro Ruquoy, ancien prêtre des bateys qui n’avait jamais cessé de dénoncer les mêmes injustices, a offert cette exposition aux « milliers d’hommes et de femmes qui ont laissé Haiti pour venir « au paradis du Sucre ».
A côté de lui, se trouvait le Père Christopher Hartley, qui, lui aussi, a été expulsé de la République Dominicaine en raison de son engagement auprès des coupeurs de canne à sucre. En se remémorant certaines scènes de vie, Pedro Ruquoy n’a pu retenir ses larmes et plusieurs noms de victimes qu’il avait connues lui sont venus à la bouche.
Prenant la parole dans une salle chargée d’émotions, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne, a admis la responsabilité tant des autorités haïtiennes que dominicaines dans cette tragédie. Il y a des choses qui bougent en Haïti pour que les conditions de vie de la population s’améliorent.
Haïti a une grande responsabilité dans cette tragédie. Nous devons agir pour offrir d’autres perspectives à la population et changer ainsi cette réalité, a déclaré, en substance, l’ambassadeur.
Aucun représentant du gouvernement dominicain n’a été remarqué, bien que les autorités de la république voisine aient été invitées.
Cette exposition de photos, qui se tient à Paris du 15 mai au 15 juin 2007, a donné lieu à plusieurs programmes à la télévision et à la radio ainsi qu’à des articles dans plusieurs journaux autour de la réalité des immigrants haitiens en République Dominicaine. Un colloque intitulé « Sang, Sucre et Sueur », accompagnant l’événement, se tient ce 16 mai à la capitale française et plusieurs projections de films sont programmées pour le reste de la semaine.
« Esclaves au Paradis » est une initiative du Groupe « Pour que l’esprit vive », qui a choisi la photographie comme un moyen pour faire connaitre au monde certaines réalités qu’on a tendance à oublier, d’Amnistie Internationale, qui vient de publier un rapport sur les conditions de vie des migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine, du Collectif Haïti de France et de plusieurs autres organisations. [cl gp apr 16/05/2007 08:00]
SOurce Alter Presse sur http://www.alterpress.org
Paris, 16 mai. 07 [AlterPresse] --- La photographe Céline Anaya Gauthier a inauguré, dans la soirée du 15 mai 2007, une exposition de photos intitulée « Esclaves au paradis », autour des conditions de vie déplorable des coupeurs de canne haitiens en République Dominicaine.
Ce vernissage a eu lieu dans l’ancienne usine « Spring Court » à l’Est de Paris, en présence de plus de 500 personnes venues de tous les horizons, parmi elles, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne.
Plus d’une cinquantaine de photos couleur en grands formats accrochées à un beau mur blanc ont attiré les regards des nombreux visiteurs, qui se sont attardés sur des pieds fatigués, des mains exténuées, des malades en agonie, mais aussi sur des hommes et des femmes debout dans toute leur dignité, malgré la misère qui les accablent.
« Ce qui m’a le plus touché dans ces photographies, c’est le regard des gens. Je crois y lire beaucoup de messages », commente une vieille dame.
« Parce que vous avez vu, vous avez désormais une responsabilité et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas », a pour sa part déclaré l’un des organisateurs.
Cette exposition de photos autour du thème « Esclaves au Paradis » a fait couler beaucoup d’encres et de salives, avant même son lancement, notamment en République Dominicaine où certains secteurs assimilent cette initiative à une campagne de dénigrement contre leur pays. Des membres de l’équipe d’organisation ont même reçu des lettres de menaces leur faisant injonction de désister.
« Il y a encore aujourd’hui dans le monde des situations qui sont des formes d’esclavage au Nord comme au Sud », a reconnu Kedhija Boucart, Maire adjointe de la ville de Paris, chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires.
Boucart a cité quelques exemples de situations en France, telles les mauvais traitements accordés aux domestiques, aux familles d’immigrants sans papier qui fuient la guerre et qui sont venus se réfugier dans son pays.
« Depuis 2004, nous assistons en France à un durcissement contre les immigrants. Les lois restrictives entretiennent le racisme et la xénophobie. Au Nord comme au Sud, des gens obligés de se déplacer devraient pouvoir vivre décemment. J’espère qu’en montrant toutes ces misères et injustices, ces photographies aideront à faire changer les choses », a- t- elle poursuivi.
Elle en a profité pour présenter ses félicitations à la jeune photographe française, Céline Anaya Gauthier, pour son initiative et sa persévérance depuis plus de deux ans dans ce projet.
Dans un discours s’apparentant à une prière, Pedro Ruquoy, ancien prêtre des bateys qui n’avait jamais cessé de dénoncer les mêmes injustices, a offert cette exposition aux « milliers d’hommes et de femmes qui ont laissé Haiti pour venir « au paradis du Sucre ».
A côté de lui, se trouvait le Père Christopher Hartley, qui, lui aussi, a été expulsé de la République Dominicaine en raison de son engagement auprès des coupeurs de canne à sucre. En se remémorant certaines scènes de vie, Pedro Ruquoy n’a pu retenir ses larmes et plusieurs noms de victimes qu’il avait connues lui sont venus à la bouche.
Prenant la parole dans une salle chargée d’émotions, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne, a admis la responsabilité tant des autorités haïtiennes que dominicaines dans cette tragédie. Il y a des choses qui bougent en Haïti pour que les conditions de vie de la population s’améliorent.
Haïti a une grande responsabilité dans cette tragédie. Nous devons agir pour offrir d’autres perspectives à la population et changer ainsi cette réalité, a déclaré, en substance, l’ambassadeur.
Aucun représentant du gouvernement dominicain n’a été remarqué, bien que les autorités de la république voisine aient été invitées.
Cette exposition de photos, qui se tient à Paris du 15 mai au 15 juin 2007, a donné lieu à plusieurs programmes à la télévision et à la radio ainsi qu’à des articles dans plusieurs journaux autour de la réalité des immigrants haitiens en République Dominicaine. Un colloque intitulé « Sang, Sucre et Sueur », accompagnant l’événement, se tient ce 16 mai à la capitale française et plusieurs projections de films sont programmées pour le reste de la semaine.
« Esclaves au Paradis » est une initiative du Groupe « Pour que l’esprit vive », qui a choisi la photographie comme un moyen pour faire connaitre au monde certaines réalités qu’on a tendance à oublier, d’Amnistie Internationale, qui vient de publier un rapport sur les conditions de vie des migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine, du Collectif Haïti de France et de plusieurs autres organisations. [cl gp apr 16/05/2007 08:00]
SOurce Alter Presse sur http://www.alterpress.org
La République Dominicaine pratique-t-elle l’esclavage envers les coupeurs de canne en provenance d’Haïti ?
Mercredi 16 mai 2007
Paris, 16 mai 07 [AlterPresse] --- Cette question brûlante a été au centre des débats qui ont eu lieu ce mercredi 16 mai 2007 au colloque « Sang, Sucre et Sueur », tenu à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris par l’association « Collectif 2004 Images », dans le cadre de l’exposition « Esclaves au Paradis », a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Des chercheurs, des professeurs d’université, des anthropologues, ont, dans la matinée, produit des réflexions autour des relations entre le mode de consommation au Nord, la production du sucre et l’esclavage en Amérique et dans les Caraïbes, et ont tenté de faire des comparaisons entre la réalité actuelle des coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine et l’esclavage.
D’autres personnes, venues directement des deux pays de l’île, ou ayant travaillé dans les bateyes, ont, dans l’après-midi, présenté des témoignages sur ce qu’elles ont vu et vécu.
Les thèmes soulevés ont donné lieu à des débats passionnés, des remises en question, et des réaffirmations, particulièrement dans l’après-midi après les témoignages des Pères Christopher Hartley et Pierre Ruquoy, deux prêtres expulsés de la République Dominicaine sous la pression des propriétaires des usines sucrières pour avoir osé parler de cette réalité.
Visiblement, des dominicains et franco-dominicains, qui participaient à la séance, s’étaient concertés pour contester. Certains étaient menés par des représentants des VICINI, propriétaires de l’une des usines pointées du doigt dans l’exposition « Esclaves au paradis » et dans les témoignages des deux prêtres.
Dans leurs déclarations, les contestataires ont soigneusement évité d’aborder le point de la responsabilité des usines qui font des profits faramineux, sans se soucier du bien-être de leurs travailleurs, et ont préféré parler de l’image de la République Dominicaine qui risque de souffrir des conséquences de ces activités tenues dans une grande capitale de l’Europe.
De vifs débats parmi l’assistance
Au fort des échanges, modérés par l’écrivain français Christophe Wargny [sur la photo au milieu de quelques organisateurs et participants], les partisans des VICINI ont présenté deux haïtiens coupeurs de canne qu’ils ont fait venir des bateyes jusqu’en France pour porter un démenti contre les affirmations du Père Hartley autour de la découverte d’un cimetière clandestin dans les champs de canne de la paroisse de San Jose de los Llanos (Est de la République Dominicaine) où il travaillait.
Finalement, ces haïtiens ont dû admettre que le cimetière en question avait bel et bien existé, mais qu’il était aujourd’hui désaffecté.
Tout en reconnaissant l’existence de certains problèmes et d’une surexploitation de la main d’œuvre haitienne dans les usines sucrières dominicaines, Neal Santa Maria, un jeune anthropologue dominicain, qui vit à Paris, met en garde contre tout amalgame assimilant haïtiens en République Dominicaine à esclaves et Dominicains à esclavagistes.
Selon lui, il y a une nette différence entre l’esclavage du 18e siècle et les conditions de vie actuelles des travailleurs haïtiens dans les bateyes qui sont soumis. Santa Maria propose l’adoption d’une approche plus large pour comprendre le phénomène qui s’est produit dans plusieurs pays producteurs de la région.
« Il n’y a pas de cadre légal instituant l’esclavage en République dominicaine et aucune décision formelle ne fait du bracero (coupeur de canne) la propriété privée des usines ».
Cependant, admet-il, il existe un grand écart entre les textes de lois et la réalité.
L’esclavage fait partie d’une stratégie mise en place par les classes dominantes de l’époque pour assurer l’expansion du capitalisme, rappelle, pour sa part, le professeur Camille Chalmers de la PAPDA, intervenant autour du thème « Economie et Esclavage ; des bateyes aux zones franches ».
Essayant de remonter dans l’histoire de la région et dénonçant les conditions de vie déplorables des coupeurs de canne à sucre, Chalmers invite les haïtiens et dominicains à sortir de cette logique de compétition, qui les met face à face à l’intérieur d’une course vers la misère, et à rechercher de nouvelles formes de collaboration pour une réorientation de leur insertion dans les Caraïbes.
De son côté, Colette Lespinasse du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR) évoque la responsabilité des deux Etats dans cette tragédie des coupeurs de canne à sucre et leurs obligations d’y trouver une solution.
« Certains disent que les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine ne vivent pas une condition d’esclaves, d’autres parlent d’engagisme, d’autres de surexploitation. Quel que soit le terme choisi, nous devons admettre qu’il y a un problème, qu’il y a un malaise et c’est le devoir de tout un chacun, haïtien, dominicain, citoyen et citoyenne du monde qui adhère à des principes de justice, qui veulent la démocratie et qui souhaite la paix sur l’île, d’y travailler pour la changer », déclare-t-elle.
Tout en saluant le travail de la photographe Céline Anaya Gauthier, de Aministie internationale et de plusieurs autres institutions qui ont produit cette année des informations pertinentes sur le même sujet, Lespinasse convie les autorités des deux pays à accueillir ces genres d’événements comme une opportunité pour changer les réalités.
Profitant pour informer l’assistance des efforts de groupes d’haïtiens et de dominicains en vue de faire respecter les droits des immigrants haïtiens, la coordonnatrice du Garr a présenté aux participantes et participants un ensemble de propositions émanant des organisations des deux pays à l’intention des autorités pour résoudre certains problèmes.
Pour les deux jours qui suivent ce colloque, plusieurs films traitant du même sujet seront projetés et seront suivis de débats.
L’un d’entre eux fait l’objet d’une protestation virulente de la part des Vicini qui ont préparé un contre film qu’ils font passer en boucle sur Internet en guise de démenti.
A côté du colloque « Sang, Sucre et Sueur » et de l’exposition, tenus à Paris, d’autres activités sont également organisées dans plusieurs villes de France autour du même sujet. [cl rc apr 16/05/2007 18 :37]
Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org
Paris, 16 mai 07 [AlterPresse] --- Cette question brûlante a été au centre des débats qui ont eu lieu ce mercredi 16 mai 2007 au colloque « Sang, Sucre et Sueur », tenu à l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris par l’association « Collectif 2004 Images », dans le cadre de l’exposition « Esclaves au Paradis », a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Des chercheurs, des professeurs d’université, des anthropologues, ont, dans la matinée, produit des réflexions autour des relations entre le mode de consommation au Nord, la production du sucre et l’esclavage en Amérique et dans les Caraïbes, et ont tenté de faire des comparaisons entre la réalité actuelle des coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine et l’esclavage.
D’autres personnes, venues directement des deux pays de l’île, ou ayant travaillé dans les bateyes, ont, dans l’après-midi, présenté des témoignages sur ce qu’elles ont vu et vécu.
Les thèmes soulevés ont donné lieu à des débats passionnés, des remises en question, et des réaffirmations, particulièrement dans l’après-midi après les témoignages des Pères Christopher Hartley et Pierre Ruquoy, deux prêtres expulsés de la République Dominicaine sous la pression des propriétaires des usines sucrières pour avoir osé parler de cette réalité.
Visiblement, des dominicains et franco-dominicains, qui participaient à la séance, s’étaient concertés pour contester. Certains étaient menés par des représentants des VICINI, propriétaires de l’une des usines pointées du doigt dans l’exposition « Esclaves au paradis » et dans les témoignages des deux prêtres.
Dans leurs déclarations, les contestataires ont soigneusement évité d’aborder le point de la responsabilité des usines qui font des profits faramineux, sans se soucier du bien-être de leurs travailleurs, et ont préféré parler de l’image de la République Dominicaine qui risque de souffrir des conséquences de ces activités tenues dans une grande capitale de l’Europe.
De vifs débats parmi l’assistance
Au fort des échanges, modérés par l’écrivain français Christophe Wargny [sur la photo au milieu de quelques organisateurs et participants], les partisans des VICINI ont présenté deux haïtiens coupeurs de canne qu’ils ont fait venir des bateyes jusqu’en France pour porter un démenti contre les affirmations du Père Hartley autour de la découverte d’un cimetière clandestin dans les champs de canne de la paroisse de San Jose de los Llanos (Est de la République Dominicaine) où il travaillait.
Finalement, ces haïtiens ont dû admettre que le cimetière en question avait bel et bien existé, mais qu’il était aujourd’hui désaffecté.
Tout en reconnaissant l’existence de certains problèmes et d’une surexploitation de la main d’œuvre haitienne dans les usines sucrières dominicaines, Neal Santa Maria, un jeune anthropologue dominicain, qui vit à Paris, met en garde contre tout amalgame assimilant haïtiens en République Dominicaine à esclaves et Dominicains à esclavagistes.
Selon lui, il y a une nette différence entre l’esclavage du 18e siècle et les conditions de vie actuelles des travailleurs haïtiens dans les bateyes qui sont soumis. Santa Maria propose l’adoption d’une approche plus large pour comprendre le phénomène qui s’est produit dans plusieurs pays producteurs de la région.
« Il n’y a pas de cadre légal instituant l’esclavage en République dominicaine et aucune décision formelle ne fait du bracero (coupeur de canne) la propriété privée des usines ».
Cependant, admet-il, il existe un grand écart entre les textes de lois et la réalité.
L’esclavage fait partie d’une stratégie mise en place par les classes dominantes de l’époque pour assurer l’expansion du capitalisme, rappelle, pour sa part, le professeur Camille Chalmers de la PAPDA, intervenant autour du thème « Economie et Esclavage ; des bateyes aux zones franches ».
Essayant de remonter dans l’histoire de la région et dénonçant les conditions de vie déplorables des coupeurs de canne à sucre, Chalmers invite les haïtiens et dominicains à sortir de cette logique de compétition, qui les met face à face à l’intérieur d’une course vers la misère, et à rechercher de nouvelles formes de collaboration pour une réorientation de leur insertion dans les Caraïbes.
De son côté, Colette Lespinasse du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR) évoque la responsabilité des deux Etats dans cette tragédie des coupeurs de canne à sucre et leurs obligations d’y trouver une solution.
« Certains disent que les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine ne vivent pas une condition d’esclaves, d’autres parlent d’engagisme, d’autres de surexploitation. Quel que soit le terme choisi, nous devons admettre qu’il y a un problème, qu’il y a un malaise et c’est le devoir de tout un chacun, haïtien, dominicain, citoyen et citoyenne du monde qui adhère à des principes de justice, qui veulent la démocratie et qui souhaite la paix sur l’île, d’y travailler pour la changer », déclare-t-elle.
Tout en saluant le travail de la photographe Céline Anaya Gauthier, de Aministie internationale et de plusieurs autres institutions qui ont produit cette année des informations pertinentes sur le même sujet, Lespinasse convie les autorités des deux pays à accueillir ces genres d’événements comme une opportunité pour changer les réalités.
Profitant pour informer l’assistance des efforts de groupes d’haïtiens et de dominicains en vue de faire respecter les droits des immigrants haïtiens, la coordonnatrice du Garr a présenté aux participantes et participants un ensemble de propositions émanant des organisations des deux pays à l’intention des autorités pour résoudre certains problèmes.
Pour les deux jours qui suivent ce colloque, plusieurs films traitant du même sujet seront projetés et seront suivis de débats.
L’un d’entre eux fait l’objet d’une protestation virulente de la part des Vicini qui ont préparé un contre film qu’ils font passer en boucle sur Internet en guise de démenti.
A côté du colloque « Sang, Sucre et Sueur » et de l’exposition, tenus à Paris, d’autres activités sont également organisées dans plusieurs villes de France autour du même sujet. [cl rc apr 16/05/2007 18 :37]
Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org
Interdiction de toutes les manifestations non officielles dans le département de l’Ouest le 18 mai
Des organisations du secteur lavalas entendaient manifester
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La Direction Départementale de l’Ouest de la Police Nationale d’Haïti (PNH) a annoncé mercredi dans un communiqué sa décision d’interdire toute manifestation non officielle sur la voie publique, dans tout le département, pendant toute la journée du 18 mai, Fête du drapeau et de l’université.
Le communiqué ne précise pas quelles sanctions seront adoptées contre d’éventuels contrevenants.
Alors que de nombreuses activités de commémoration sont prévues, tant au Palais National qu’à l’Arcahaie (affectueusement dénommé Cité du drapeau vu que c’est dans cette ville qu’a pris naissance le bicolore national), des organisations politiques, dont certaines proches de lavalas (parti de l’ancien président Aristide) ont annoncé des manifestations le même jour dans la capitale haïtienne.
Dans une déclaration faite à la presse la veille, le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours, avait manifestement évité de parler d’interdiction de manifestations. Il avait plutôt souhaité le "report" de celles-ci, vu que « la police ne serait pas en mesure de garantir à la fois la sécurité des manifestations culturelles et de celles qui ne le seraient pas ».
Le communiqué rendu public mercredi est pour sa part catégorique : les manifestations non officielles sont interdites. Une mesure susceptible de réactiver un vieux débat, celui du pouvoir ou non de la police d’interdire des manifestations sur la voie publique.
La constitution de 1987 en vigueur reconnaît le droit de rassemblement et de manifestation sur la voie publique moyennant, seulement, notification préalable à la police, dans les formes et le délai prescrits par les lois régissant la matière.
Vu l’ampleur que les autorités entendent accorder cette année à la fête du drapeau, dans une perspective apparente de réactivation de la "flamme nationaliste", il n’est pas à écarter que la sécurité des activités de commémoration soient à la charge exclusive de la police haïtienne, la force onusienne devant éventuellement rester "sur le banc de touche" au cours de cette journée. [jmd/RK]
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La Direction Départementale de l’Ouest de la Police Nationale d’Haïti (PNH) a annoncé mercredi dans un communiqué sa décision d’interdire toute manifestation non officielle sur la voie publique, dans tout le département, pendant toute la journée du 18 mai, Fête du drapeau et de l’université.
Le communiqué ne précise pas quelles sanctions seront adoptées contre d’éventuels contrevenants.
Alors que de nombreuses activités de commémoration sont prévues, tant au Palais National qu’à l’Arcahaie (affectueusement dénommé Cité du drapeau vu que c’est dans cette ville qu’a pris naissance le bicolore national), des organisations politiques, dont certaines proches de lavalas (parti de l’ancien président Aristide) ont annoncé des manifestations le même jour dans la capitale haïtienne.
Dans une déclaration faite à la presse la veille, le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours, avait manifestement évité de parler d’interdiction de manifestations. Il avait plutôt souhaité le "report" de celles-ci, vu que « la police ne serait pas en mesure de garantir à la fois la sécurité des manifestations culturelles et de celles qui ne le seraient pas ».
Le communiqué rendu public mercredi est pour sa part catégorique : les manifestations non officielles sont interdites. Une mesure susceptible de réactiver un vieux débat, celui du pouvoir ou non de la police d’interdire des manifestations sur la voie publique.
La constitution de 1987 en vigueur reconnaît le droit de rassemblement et de manifestation sur la voie publique moyennant, seulement, notification préalable à la police, dans les formes et le délai prescrits par les lois régissant la matière.
Vu l’ampleur que les autorités entendent accorder cette année à la fête du drapeau, dans une perspective apparente de réactivation de la "flamme nationaliste", il n’est pas à écarter que la sécurité des activités de commémoration soient à la charge exclusive de la police haïtienne, la force onusienne devant éventuellement rester "sur le banc de touche" au cours de cette journée. [jmd/RK]
Le Député dominicain Lidio Cadet exige l’extradition de deux haïtiens accusés d’avoir assassiné un professeur dominicain
Membre de l’Etat-Major du parti au pouvoir à Santo Domingo, le parlemenataire regrette amèrement la disparition brutale de Rafael Santana
mercredi 16 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Député et dirigeant du Parti de la Libération Dominicaine (PLD, au pouvoir), Lidio Cadet, a exprimé mercredi sa profonde tristesse devant l’assassinat du professeur et fermier dominicain Rafael Santana dont il a exigé l’extradition des deux présumés assassins haïtiens, rapporte l’agence en ligne locale Clavedigital.
Les deux hommes non identifiés se seraient réfugiés en territoire haïtien après avoir commis ce meurtre dont le mobile demeurait inconnu.
Le parlementaire souligne que la mort du professeur a provoqué une forte commotion dans toute la communauté de la Sierra, dans la province de Hato Mayor, en raison de la rectitude morale et du respect pour ses semblables qui caractérisaient Santana.
"Tant en ma qualité de fils d’Hato Mayor que de législateur, je demande aux autorités concernées, particulièrement à la chancellerie de faire le maximum d’efforts en vue de porter les autorités haïtiennes à capturer ces criminels. Ils doivent être extradés en République Dominicaine, jugés et punis par les tribunaux de notre pays", a indiqué Lidio Cadet dans une déclaration transmise par le PLD.
Le parlementaire estime que "rendre justice à la victime ne pourra pas réparer cette terrible perte, mais apportera de la tranquillité à la communauté d’Hato Mayor".
"Devant l’assassinat du professeur et fermier Rafael Santana dans la communauté de la Sierra, j’exprime ma consternation. Car, cet acte horrible a rempli de tristesse non seulement la famille Santana, mais aussi toute la communauté", conclut le Député Cadet.
Les conflits entre haïtiens et dominicains sont très fréquents et souvent violents de l’autre côté de la frontière où vivent de nombreux compatriotes.
La coopération entre les polices des deux pays permet aussi depuis quelque temps l’arrestation et l’extradition de fugitifs haïtiens ou dominicains en cavale. spp/RK
mercredi 16 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Député et dirigeant du Parti de la Libération Dominicaine (PLD, au pouvoir), Lidio Cadet, a exprimé mercredi sa profonde tristesse devant l’assassinat du professeur et fermier dominicain Rafael Santana dont il a exigé l’extradition des deux présumés assassins haïtiens, rapporte l’agence en ligne locale Clavedigital.
Les deux hommes non identifiés se seraient réfugiés en territoire haïtien après avoir commis ce meurtre dont le mobile demeurait inconnu.
Le parlementaire souligne que la mort du professeur a provoqué une forte commotion dans toute la communauté de la Sierra, dans la province de Hato Mayor, en raison de la rectitude morale et du respect pour ses semblables qui caractérisaient Santana.
"Tant en ma qualité de fils d’Hato Mayor que de législateur, je demande aux autorités concernées, particulièrement à la chancellerie de faire le maximum d’efforts en vue de porter les autorités haïtiennes à capturer ces criminels. Ils doivent être extradés en République Dominicaine, jugés et punis par les tribunaux de notre pays", a indiqué Lidio Cadet dans une déclaration transmise par le PLD.
Le parlementaire estime que "rendre justice à la victime ne pourra pas réparer cette terrible perte, mais apportera de la tranquillité à la communauté d’Hato Mayor".
"Devant l’assassinat du professeur et fermier Rafael Santana dans la communauté de la Sierra, j’exprime ma consternation. Car, cet acte horrible a rempli de tristesse non seulement la famille Santana, mais aussi toute la communauté", conclut le Député Cadet.
Les conflits entre haïtiens et dominicains sont très fréquents et souvent violents de l’autre côté de la frontière où vivent de nombreux compatriotes.
La coopération entre les polices des deux pays permet aussi depuis quelque temps l’arrestation et l’extradition de fugitifs haïtiens ou dominicains en cavale. spp/RK
Emmanuel Constant prêt à revenir en Haïti, ignore les graves accusations portées contre lui
Le sort de l’ex-leader du FRAPH oscille désormais entre une lourde peine de prison aux Etats-Unis pour fraude immobilière et la déportation
mercredi 16 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’ancien numéro un du Front pour l’avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, 50 ans, accusé de graves violations des droits humains, s’est déclaré mardi disposé à revenir en Haïti si la justice américaine ordonnait sa déportation, rapporte l’Associated Press.
"Je n’ai pas peur d’être déporté en Haïti", a affirmé sur un ton de défi l’ex-leader de l’organisation paramilitaire qui se trouvait à la Cour Suprême de Brooklyn (New York) où il attendait son verdict dans le cadre de son procès pour une affaire de fraude immobilière portant sur 1,7 million de dollars.
Intervenant à la barre après avoir sollicité la parole, Emmanuel Constant a fait valoir que toutes les accusations portées contre lui en Haïti étaient "purement politiques" et qu’il n’y avait pas matière à procès".
Des avocats de l’Etat de New York et du gouvernement fédéral ont demandé au juge en charge du dossier, Abraham Gerges, de condamner l’ex-dirigeant du FRAPH à une peine équivalant au temps qu’il a déjà passé en prison -dix mois environ- afin d’accélérer le processus de déportation. Un verdict d’un an à trois ans était jusqu’ici proposé. Le gouvernement haïtien a "clairement démontré" qu’il peut garantir un procès équitable à l’ancien homme fort, a estimé Ajay Bhatt, un avocat du département de la sécurité intérieure (Homeland Security).
Cependant, le magistrat a dû reporter son verdict après que le centre des droits constitutionnels ait averti que la situation restait trop instable en Haïti pour empêcher Emmanuel Constant d’échapper à la justice ou de s’évader de prison. Le groupe américain des droits civils a aussi relevé que la sentence qui devait être prononcée par le tribunal de New York refléterait un arrangement beaucoup trop clément, car la fraude immobilière reprochée à M. Constant est extrêmement grave.
Le juge Abraham Gerges a suggéré qu’il pourrait annuler l’arrangement portant sur la déportation, contraignant ainsi Emmanuel Constant à renoncer à plaider coupable et à accepter d’être jugé pour son implication présumée dans une fraude gigantesque contre la Sun Trust Bank. S’il est déclaré coupable, l’ex-leader du FRAPH sera passible d’une peine allant de 5 à 15 ans de prison ferme.
Une nouvelle audience est prévue lundi prochain.
Un ordre de déportation fut émis en 1995 à l’encontre d’Emmanuel Constant, mais il n’avait jamais été exécuté en raison de l’instabilité politique qui régnait en Haïti.
Edwin Palermo, l’un des avocats de l’ancien chaud supporter du sanglant coup d’Etat militaire de 1991, qui avait renversé Jean-Bertrand Aristide, a révélé à la presse avoir reçu le 7 mai dernier une lettre du département de liberté conditionnelle l’informant de la libération prochaine de son client, mais avec des risques de déportation.
"Je ne peux pas donner une réponse avant de connaître la décision de M. Constant", a indiqué l’avocat qui tenait à discuter avec l’intéressé de son éventuel retour en Haïti auquel les services d’immigration des Etats-Unis semblent favorables.
Entre 1991 et 1994, le Front pour l’avancement et le progrès haïtiens et les collaborateurs civils et militaires du régime de facto, alors en place à Port-au-Prince, auraient commis de nombreux crimes de sang. Réfugié aux Etats-Unis depuis le rétablissement, en 1994, de l’ordre constitutionnel, Emmanuel "Toto" Constant est accusé d’avoir perpétré ou cautionné des crimes contre l’humanité allant de l’exécution à la torture en passant par le viol collectif de femmes et de mineures.
Condamné par un tribunal américain à payer 19 millions de dollars à des victimes, Constant avait malgré tout continué à jouir d’une totale impunité.
Le résident du comté de Queens a été finalement arrêté en été 2006 pour avoir violé, à travers des activités de faussaire, la législation américaine sur les transactions immobilières. spp/RK
mercredi 16 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’ancien numéro un du Front pour l’avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, 50 ans, accusé de graves violations des droits humains, s’est déclaré mardi disposé à revenir en Haïti si la justice américaine ordonnait sa déportation, rapporte l’Associated Press.
"Je n’ai pas peur d’être déporté en Haïti", a affirmé sur un ton de défi l’ex-leader de l’organisation paramilitaire qui se trouvait à la Cour Suprême de Brooklyn (New York) où il attendait son verdict dans le cadre de son procès pour une affaire de fraude immobilière portant sur 1,7 million de dollars.
Intervenant à la barre après avoir sollicité la parole, Emmanuel Constant a fait valoir que toutes les accusations portées contre lui en Haïti étaient "purement politiques" et qu’il n’y avait pas matière à procès".
Des avocats de l’Etat de New York et du gouvernement fédéral ont demandé au juge en charge du dossier, Abraham Gerges, de condamner l’ex-dirigeant du FRAPH à une peine équivalant au temps qu’il a déjà passé en prison -dix mois environ- afin d’accélérer le processus de déportation. Un verdict d’un an à trois ans était jusqu’ici proposé. Le gouvernement haïtien a "clairement démontré" qu’il peut garantir un procès équitable à l’ancien homme fort, a estimé Ajay Bhatt, un avocat du département de la sécurité intérieure (Homeland Security).
Cependant, le magistrat a dû reporter son verdict après que le centre des droits constitutionnels ait averti que la situation restait trop instable en Haïti pour empêcher Emmanuel Constant d’échapper à la justice ou de s’évader de prison. Le groupe américain des droits civils a aussi relevé que la sentence qui devait être prononcée par le tribunal de New York refléterait un arrangement beaucoup trop clément, car la fraude immobilière reprochée à M. Constant est extrêmement grave.
Le juge Abraham Gerges a suggéré qu’il pourrait annuler l’arrangement portant sur la déportation, contraignant ainsi Emmanuel Constant à renoncer à plaider coupable et à accepter d’être jugé pour son implication présumée dans une fraude gigantesque contre la Sun Trust Bank. S’il est déclaré coupable, l’ex-leader du FRAPH sera passible d’une peine allant de 5 à 15 ans de prison ferme.
Une nouvelle audience est prévue lundi prochain.
Un ordre de déportation fut émis en 1995 à l’encontre d’Emmanuel Constant, mais il n’avait jamais été exécuté en raison de l’instabilité politique qui régnait en Haïti.
Edwin Palermo, l’un des avocats de l’ancien chaud supporter du sanglant coup d’Etat militaire de 1991, qui avait renversé Jean-Bertrand Aristide, a révélé à la presse avoir reçu le 7 mai dernier une lettre du département de liberté conditionnelle l’informant de la libération prochaine de son client, mais avec des risques de déportation.
"Je ne peux pas donner une réponse avant de connaître la décision de M. Constant", a indiqué l’avocat qui tenait à discuter avec l’intéressé de son éventuel retour en Haïti auquel les services d’immigration des Etats-Unis semblent favorables.
Entre 1991 et 1994, le Front pour l’avancement et le progrès haïtiens et les collaborateurs civils et militaires du régime de facto, alors en place à Port-au-Prince, auraient commis de nombreux crimes de sang. Réfugié aux Etats-Unis depuis le rétablissement, en 1994, de l’ordre constitutionnel, Emmanuel "Toto" Constant est accusé d’avoir perpétré ou cautionné des crimes contre l’humanité allant de l’exécution à la torture en passant par le viol collectif de femmes et de mineures.
Condamné par un tribunal américain à payer 19 millions de dollars à des victimes, Constant avait malgré tout continué à jouir d’une totale impunité.
Le résident du comté de Queens a été finalement arrêté en été 2006 pour avoir violé, à travers des activités de faussaire, la législation américaine sur les transactions immobilières. spp/RK
L’Unité de Lutte Contre la Corruption pourrait bientôt être placée sous tutelle du parlement
Le 7 mars 2007, les sénateurs refusaient une enquête de l’ULCC sur un scandale de corruption au parlement
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), entité chargée, comme son nom l’indique, de combattre la corruption au niveau de l’administration publique, pourrait bientôt tomber sous le contrôle du parlement haïtien.
Le sénateur Gabriel Fortuné (UNION, Sud) qui en a fait l’annonce mardi précise qu’il s’agit d’une recommandation formelle contenue dans le rapport présenté par la Commission bi-camérale des finances, dans le cadre de la ratification en assemblée nationale, lundi dernier, de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
“Il était plus que le temps que le parlement dispose d’un instrument comme l’ULCC qui puisse grandement faciliter son travail de contrôle de l’exécutif”, a affirmé le parlementaire. “De plus, du fait que l’ULCC relève du Ministère de l’Economie et des Finances, par rapport à la mission de contrôle dont elle est chargée, il y a risque qu’elle soit à la fois juge et partie”, a soutenu M. Fortuné.
L’éventualité de la mise sous tutelle du parlement de l’Unité de Lutte Contre la Corruption est évoquée au lendemain de l’annonce par le président René Préval du lancement d’une campagne d’envergure contre la corruption, la contrebande et le trafic illicite de la drogue. Elle se présente aussi moins de trois mois après que, confrontés à un scandale de pots de vins reçus dans le cadre de l’affaire SOCABANK, les sénateurs avaient voté une résolution interdisant le transfert du parlement à l’ULCC de l’enquête menée sur l’implication de plusieurs d’entre eux dans le scandale.
La directrice de la Fondation Héritage, branche haïtienne de Transparency International, Marylyn Allien, avait alors dénoncé cette résolution adoptée le 7 mars 2007 contre une investigation de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sur des pots-de-vin qui auraient été accordés à des sénateurs. La majorité des sénateurs avait rejeté la proposition de leur propre commission d’enquête spéciale qui réclamait une investigation approfondie, afin de faire la lumière sur les accusations de corruption.
Selon des textes officiels relatifs à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), il s’agit d’un organisme autonome à caractère administratif, placé sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, et dont la mission est de :
•Protéger les biens publics et collectifs ; • Assurer l’efficacité des mesures et actions afin de prévenir, dépister, sanctionner et éliminer les actes de corruption et infractions assimilées ; • Favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique ; Depuis le décret du 8 septembre 2004, il a comme mandat :
• De Définir une stratégie de lutte contre la corruption avec une large participation du secteur public et des organisations de la société civile. Une fois cette stratégie définie, l’Unité doit assurer le suivi de sa mise en application et sa révision selon l’évolution du contexte économique, financier, social et politique du pays. • De Compiler les textes relatifs au phénomène de la corruption dans la législation haïtienne, proposer des amendements et élaborer une loi sur la corruption en vue de favoriser une meilleure transparence et un bon fonctionnement de l’Administration publique en général et des agents de la Fonction publique en particulier. • De mettre en place un code d’éthique et proposer un pacte d’intégrité devant encourager l’engagement des tiers à renoncer à la corruption ou à tout autre comportement contraire à l’éthique dans les appels d’offres pour marchés publics et l’exécution des contrats de services. • D’assurer l’application de la Convention Interaméricaine contre la Corruption et s’attaquer en priorité aux points de corruption les plus décriés y compris, les contrats portant sur les grands projets d’infrastructures à entreprendre pour le compte de l’Etat Haïtien. • De mettre en place un Système d’informations intégré et de Suivi ainsi qu’un système d’alerte permanente. [jmd/RK]
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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En bon créole cela s'appelle "mete chat siveye mantèg". Après cette histoire de la SOCAGATE qui a éclaboussé dans toute sa splendeur la moralité de certains de nos sénateurs on comprend tres mal que le parlement puisse recevoir en tutelle cette institution qui devrait lutter contre la corruption.
Il faudrait d'abord que le parlement permette les démarches judiciaires et administratives pour faire toute la lumière sur l'implication des sénateurs dans le vote de cette fameuse résolution moyennant des pots de vin.
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), entité chargée, comme son nom l’indique, de combattre la corruption au niveau de l’administration publique, pourrait bientôt tomber sous le contrôle du parlement haïtien.
Le sénateur Gabriel Fortuné (UNION, Sud) qui en a fait l’annonce mardi précise qu’il s’agit d’une recommandation formelle contenue dans le rapport présenté par la Commission bi-camérale des finances, dans le cadre de la ratification en assemblée nationale, lundi dernier, de la Convention des Nations Unies contre la corruption.
“Il était plus que le temps que le parlement dispose d’un instrument comme l’ULCC qui puisse grandement faciliter son travail de contrôle de l’exécutif”, a affirmé le parlementaire. “De plus, du fait que l’ULCC relève du Ministère de l’Economie et des Finances, par rapport à la mission de contrôle dont elle est chargée, il y a risque qu’elle soit à la fois juge et partie”, a soutenu M. Fortuné.
L’éventualité de la mise sous tutelle du parlement de l’Unité de Lutte Contre la Corruption est évoquée au lendemain de l’annonce par le président René Préval du lancement d’une campagne d’envergure contre la corruption, la contrebande et le trafic illicite de la drogue. Elle se présente aussi moins de trois mois après que, confrontés à un scandale de pots de vins reçus dans le cadre de l’affaire SOCABANK, les sénateurs avaient voté une résolution interdisant le transfert du parlement à l’ULCC de l’enquête menée sur l’implication de plusieurs d’entre eux dans le scandale.
La directrice de la Fondation Héritage, branche haïtienne de Transparency International, Marylyn Allien, avait alors dénoncé cette résolution adoptée le 7 mars 2007 contre une investigation de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sur des pots-de-vin qui auraient été accordés à des sénateurs. La majorité des sénateurs avait rejeté la proposition de leur propre commission d’enquête spéciale qui réclamait une investigation approfondie, afin de faire la lumière sur les accusations de corruption.
Selon des textes officiels relatifs à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), il s’agit d’un organisme autonome à caractère administratif, placé sous la tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances, et dont la mission est de :
•Protéger les biens publics et collectifs ; • Assurer l’efficacité des mesures et actions afin de prévenir, dépister, sanctionner et éliminer les actes de corruption et infractions assimilées ; • Favoriser la transparence dans la gestion de la chose publique ; Depuis le décret du 8 septembre 2004, il a comme mandat :
• De Définir une stratégie de lutte contre la corruption avec une large participation du secteur public et des organisations de la société civile. Une fois cette stratégie définie, l’Unité doit assurer le suivi de sa mise en application et sa révision selon l’évolution du contexte économique, financier, social et politique du pays. • De Compiler les textes relatifs au phénomène de la corruption dans la législation haïtienne, proposer des amendements et élaborer une loi sur la corruption en vue de favoriser une meilleure transparence et un bon fonctionnement de l’Administration publique en général et des agents de la Fonction publique en particulier. • De mettre en place un code d’éthique et proposer un pacte d’intégrité devant encourager l’engagement des tiers à renoncer à la corruption ou à tout autre comportement contraire à l’éthique dans les appels d’offres pour marchés publics et l’exécution des contrats de services. • D’assurer l’application de la Convention Interaméricaine contre la Corruption et s’attaquer en priorité aux points de corruption les plus décriés y compris, les contrats portant sur les grands projets d’infrastructures à entreprendre pour le compte de l’Etat Haïtien. • De mettre en place un Système d’informations intégré et de Suivi ainsi qu’un système d’alerte permanente. [jmd/RK]
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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En bon créole cela s'appelle "mete chat siveye mantèg". Après cette histoire de la SOCAGATE qui a éclaboussé dans toute sa splendeur la moralité de certains de nos sénateurs on comprend tres mal que le parlement puisse recevoir en tutelle cette institution qui devrait lutter contre la corruption.
Il faudrait d'abord que le parlement permette les démarches judiciaires et administratives pour faire toute la lumière sur l'implication des sénateurs dans le vote de cette fameuse résolution moyennant des pots de vin.
Après Cité Soleil, offensive de la PNH et de la MINUSTAH contre les gangs de Bolosse et Martissant
19 présumés bandits appréhendés
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Commissariat de police de Port-au-Prince et des casques bleus sri-lankais livrent depuis le samedi 12 mai une offensive de grande envergure contre les gangs dénommés « Lame Ti Manchèt » et « Base Pilate » qui évoluent ordinairement dans les quartiers de Bolosse et de Martissant (banlieue sud de la capitale).
Le bilan des présumés bandits arrêtés depuis le lancement de cette opération s’élève à 19 dont deux qui étaient déjà activement recherchés par la police, en l’occurrence « Ti Mario » ainsi connu et le nommé. Elifaite Aurélien.
Aurélien qui a reconnu avoir exécuté plusieurs personnes lors des dernières violences perpétrées dans les quartiers de « Ti Bois » et « Gran Ravin » (toujours dans la banlieue sud de la capitale), a aidé la police à mettre la main mardi matin au collet de 6 de ses acolytes, selon des précisions obtenues de sources policières.
La Police Nationale d’Haïti et la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti semblent maintenant vouloir concentrer leurs forces sur la banlieue sud de Port-au-Prince où, contrairement à Cité Soleil (nord de la capitale), les chefs et membres de gangs les plus dangereux sont encore en liberté. Aucune action d’envergure en matière de désarmement n’est également à signaler concernant ce secteur. [jmd/RK]
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Commissariat de police de Port-au-Prince et des casques bleus sri-lankais livrent depuis le samedi 12 mai une offensive de grande envergure contre les gangs dénommés « Lame Ti Manchèt » et « Base Pilate » qui évoluent ordinairement dans les quartiers de Bolosse et de Martissant (banlieue sud de la capitale).
Le bilan des présumés bandits arrêtés depuis le lancement de cette opération s’élève à 19 dont deux qui étaient déjà activement recherchés par la police, en l’occurrence « Ti Mario » ainsi connu et le nommé. Elifaite Aurélien.
Aurélien qui a reconnu avoir exécuté plusieurs personnes lors des dernières violences perpétrées dans les quartiers de « Ti Bois » et « Gran Ravin » (toujours dans la banlieue sud de la capitale), a aidé la police à mettre la main mardi matin au collet de 6 de ses acolytes, selon des précisions obtenues de sources policières.
La Police Nationale d’Haïti et la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti semblent maintenant vouloir concentrer leurs forces sur la banlieue sud de Port-au-Prince où, contrairement à Cité Soleil (nord de la capitale), les chefs et membres de gangs les plus dangereux sont encore en liberté. Aucune action d’envergure en matière de désarmement n’est également à signaler concernant ce secteur. [jmd/RK]
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
Le Pape Benoît XVI invite les haïtiens à pratiquer la solidarité et à valoriser la famille
Lors de son passage au Brésil, le Souverain Pontife a souligné la nécessité pour les jeunes de s’imprégner de ces valeurs
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Pape Benoît XVI a appelé les fidèles catholiques haïtiens à "la solidarité sociale, à la fraternité et au respect des valeurs familiales", en marge de la Ve Conférence générale du Conseil Episcopal de l’Amérique latine et des Caraïbes (CELAM) à Aparecida, au Brésil.
Selon un article paru mardi dans l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, le Saint-Père, qui a adressé le même message aux antillais et aux guyanais, a particulièrement insisté sur l’importance de l’appropriation de ces valeurs par les jeunes.
"J’invite les francophones, venus d’Haïti, des Antilles et de Guyane à édifier une société plus solidaire et plus fraternelle en faisant découvrir aux jeunes les valeurs de la famille", a affirmé Benoît XVI lors d’une messe dimanche devant 150.000 pèlerins de différentes nationalités qui avaient envahi le sanctuaire de la basilique Notre-Dame d’Aparecida.
Le chef de l’église catholique a, d’autre part, estimé que la conférence des Evêques "ouvre à l’espérance l’avenir de l’Amérique latine et de ses peuples" ajoutant "tous doivent être des acteurs de cet avenir".
Des représentants de la Conférence épiscopale d’Haïti participent jusqu’au 31 mai à la rencontre du CELAM qui mobilise environ 200 Evêques d’Amérique latine et des Caraïbes. Le Pape a présidé l’ouverture de l’événement, mettant fin à sa visite de cinq jours au Brésil.
Au cours de son premier voyage pastoral dans le sous-continent, qu’il a réservée au plus grand pays catholique au monde, Benoît XVI a fait certaines déclarations controversées notamment sur l’ascension des sectes à l’échelle régionale et la responsabilité historique de l’église catholique dans la disparition des civilisations précolombiennes. spp/RK
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Pape Benoît XVI a appelé les fidèles catholiques haïtiens à "la solidarité sociale, à la fraternité et au respect des valeurs familiales", en marge de la Ve Conférence générale du Conseil Episcopal de l’Amérique latine et des Caraïbes (CELAM) à Aparecida, au Brésil.
Selon un article paru mardi dans l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, le Saint-Père, qui a adressé le même message aux antillais et aux guyanais, a particulièrement insisté sur l’importance de l’appropriation de ces valeurs par les jeunes.
"J’invite les francophones, venus d’Haïti, des Antilles et de Guyane à édifier une société plus solidaire et plus fraternelle en faisant découvrir aux jeunes les valeurs de la famille", a affirmé Benoît XVI lors d’une messe dimanche devant 150.000 pèlerins de différentes nationalités qui avaient envahi le sanctuaire de la basilique Notre-Dame d’Aparecida.
Le chef de l’église catholique a, d’autre part, estimé que la conférence des Evêques "ouvre à l’espérance l’avenir de l’Amérique latine et de ses peuples" ajoutant "tous doivent être des acteurs de cet avenir".
Des représentants de la Conférence épiscopale d’Haïti participent jusqu’au 31 mai à la rencontre du CELAM qui mobilise environ 200 Evêques d’Amérique latine et des Caraïbes. Le Pape a présidé l’ouverture de l’événement, mettant fin à sa visite de cinq jours au Brésil.
Au cours de son premier voyage pastoral dans le sous-continent, qu’il a réservée au plus grand pays catholique au monde, Benoît XVI a fait certaines déclarations controversées notamment sur l’ascension des sectes à l’échelle régionale et la responsabilité historique de l’église catholique dans la disparition des civilisations précolombiennes. spp/RK
Rencontre au Bélize entre le chancelier dominicain et le Président haïtien
Carlos Morales Troncoso a renouvelé à René Préval le soutien de Santo Domingo dans sa quête d’une aide internationale massive en faveur d’Haïti
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, a assuré le Président haïtien René Préval de la solidarité de son pays, lors d’un tête-à-tête le week-end écoulé à Belmopan (Bélize) en marge du Sommet conjoint de la Communauté Caraïbe (CARICOM) et du Système d’Intégration Centraméricain (SICA), rapporte mardi la presse dominicaine.
M. Troncoso en a profité pour rappeler au chef de l’Etat que la République Dominicaine ne reculera devant aucun effort pour porter la communauté internationale à tenir ses engagements en matière de financement et de coopération afin de promouvoir le "développement économique et social du peuple haïtien".
Au cours de la dernière réunion ministérielle du Groupe de Rio et de l’Union européenne organisée en avril à Santo Domingo, le gouvernement dominicain avait introduit la problématique haïtienne dans l’agenda des travaux. Il voulait sensibiliser les 50 pays participants sur la gravité de la crise haïtienne et la nécessité pour l’UE de débloquer des centaines de millions de dollars promis à Haïti en vue de faire baisser la pression sociale dans le pays.
Par ailleurs, à son retour dimanche à Port-au-Prince à l’issue du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM et du SICA, le Président Préval s’est félicité du resserrement des liens entre les deux blocs sous-régionaux. Il a aussi annoncé la tenue à Port-au-Prince, respectivement en octobre et novembre prochains, de la réunion de l’Assemblée des Etats de la Caraïbe (AEC) et de celle de l’Assemblée Parlementaire de la Communauté Caraïbe.
Les parlementaires de la région souhaitent rendre hommage au Parlement haïtien, le plus ancien de la région, qui a célébré en décembre dernier son 200e anniversaire. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Cette rencontre mérite-t-elle un commentaire?
mardi 15 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le chef de la diplomatie dominicaine, Carlos Morales Troncoso, a assuré le Président haïtien René Préval de la solidarité de son pays, lors d’un tête-à-tête le week-end écoulé à Belmopan (Bélize) en marge du Sommet conjoint de la Communauté Caraïbe (CARICOM) et du Système d’Intégration Centraméricain (SICA), rapporte mardi la presse dominicaine.
M. Troncoso en a profité pour rappeler au chef de l’Etat que la République Dominicaine ne reculera devant aucun effort pour porter la communauté internationale à tenir ses engagements en matière de financement et de coopération afin de promouvoir le "développement économique et social du peuple haïtien".
Au cours de la dernière réunion ministérielle du Groupe de Rio et de l’Union européenne organisée en avril à Santo Domingo, le gouvernement dominicain avait introduit la problématique haïtienne dans l’agenda des travaux. Il voulait sensibiliser les 50 pays participants sur la gravité de la crise haïtienne et la nécessité pour l’UE de débloquer des centaines de millions de dollars promis à Haïti en vue de faire baisser la pression sociale dans le pays.
Par ailleurs, à son retour dimanche à Port-au-Prince à l’issue du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM et du SICA, le Président Préval s’est félicité du resserrement des liens entre les deux blocs sous-régionaux. Il a aussi annoncé la tenue à Port-au-Prince, respectivement en octobre et novembre prochains, de la réunion de l’Assemblée des Etats de la Caraïbe (AEC) et de celle de l’Assemblée Parlementaire de la Communauté Caraïbe.
Les parlementaires de la région souhaitent rendre hommage au Parlement haïtien, le plus ancien de la région, qui a célébré en décembre dernier son 200e anniversaire. spp/RK
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Visite aux Etats-Unis des six maires de la région métroplitaine de Port-au-Prince
Ils tenteront de s’inspirer de la gestion municipale à Spring Valley et à Ramapo pour donner une nouvelle impulsion au développement local en Haïti
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
Six maires haïtiens dont celui de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason, sont attendus mercredi dans le comté de Rockland, dans l’Etat de New York, où ils observeront la gestion municipale dans les communautés de Spring Valley et de Ramapo, rapporte le quotidien local The Journal News.
Les maires de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, Delmas, Wilson Jeudi, Carrefour, Yvon Jérôme, Cité Soleil, Wilson Louis et Tabarre, Jean-Frantz Théodat feront également partie de la délégation qui répondra à une invitation du maire d’origine haïtienne de Spring Valley, Joseph Desmarais.
Durant leur séjour, les élus de la capitale et de ses cinq communes voisines analyseront le modèle municipal américain. Des visites guidées et des entretiens avec des officiels, le personnel des municipalités et des représentants de la communauté haïtienne de Spring Valley et de Ramapo seront notamment au programme.
Les maires feront aussi une tournée au Spook Rock Golf Course avant de participer à un dîner de levée de fonds le 19 mai au Hilton Garden Inn et d’assister à la parade annuelle de l’unité.
"C’est un programme important parce que ce qui arrive au pays (Haïti) est le résultat d’une mauvaise gestion de longue durée, a déclaré Joseph Desmarais ajoutant "avec ce type d’accompagnement, nous allons aider les maires nouvellement élus à voir et comprendre comment se font les choses ici et ils pourront appliquer les mêmes méthodes en Haïti".
"Les gens de Spring Valley me demandent d’inviter d’autres maires haïtiens quand nous aurons fourni un encadrement à ce groupe parce chacun est originaire d’une petite communauté qu’il souhaiterait voir bénéficier de cette expérience", a affirmé plus loin l’élu de Spring Valley.
La visite des maires prendra fin le 21 mai.
Selon le dernier recensement général américain remontant à l’an 2000, environ 11.000 haïtiens vivent dans le comté de Rockland. Cependant, selon des avocats travaillant dans la communauté, cette estimation serait très inférieure à la taille réelle de la population d’origine haïtienne. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
Six maires haïtiens dont celui de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason, sont attendus mercredi dans le comté de Rockland, dans l’Etat de New York, où ils observeront la gestion municipale dans les communautés de Spring Valley et de Ramapo, rapporte le quotidien local The Journal News.
Les maires de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, Delmas, Wilson Jeudi, Carrefour, Yvon Jérôme, Cité Soleil, Wilson Louis et Tabarre, Jean-Frantz Théodat feront également partie de la délégation qui répondra à une invitation du maire d’origine haïtienne de Spring Valley, Joseph Desmarais.
Durant leur séjour, les élus de la capitale et de ses cinq communes voisines analyseront le modèle municipal américain. Des visites guidées et des entretiens avec des officiels, le personnel des municipalités et des représentants de la communauté haïtienne de Spring Valley et de Ramapo seront notamment au programme.
Les maires feront aussi une tournée au Spook Rock Golf Course avant de participer à un dîner de levée de fonds le 19 mai au Hilton Garden Inn et d’assister à la parade annuelle de l’unité.
"C’est un programme important parce que ce qui arrive au pays (Haïti) est le résultat d’une mauvaise gestion de longue durée, a déclaré Joseph Desmarais ajoutant "avec ce type d’accompagnement, nous allons aider les maires nouvellement élus à voir et comprendre comment se font les choses ici et ils pourront appliquer les mêmes méthodes en Haïti".
"Les gens de Spring Valley me demandent d’inviter d’autres maires haïtiens quand nous aurons fourni un encadrement à ce groupe parce chacun est originaire d’une petite communauté qu’il souhaiterait voir bénéficier de cette expérience", a affirmé plus loin l’élu de Spring Valley.
La visite des maires prendra fin le 21 mai.
Selon le dernier recensement général américain remontant à l’an 2000, environ 11.000 haïtiens vivent dans le comté de Rockland. Cependant, selon des avocats travaillant dans la communauté, cette estimation serait très inférieure à la taille réelle de la population d’origine haïtienne. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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L’affaire SOCABANK franchit une nouvelle étape : Brève interpellation du PDG de la HAïTEl, Franck Ciné
Soupçonné d’implication dans l’effondrement de la banque commerciale, l’ancien actionnaire majoritaire bénéficie d’une libération provisoire
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAïTEL S.A et ex-actionnaire majoritaire de la SOCABANK, Franck Ciné, 73 ans, a été brièvement interpellé lundi à Port-au-Prince dans le cadre de l’enquête ouverte sur la récente faillite de la banque commerciale, ont indiqué à Radio Kiskeya les avocats de l’intéressé.
Après plus de deux heures d’interrogatoire au cabinet d’instruction, le juge Patrique Métellus, qui avait décerné le mandat d’arrêt, a accordé une libération provisoire à l’homme d’affaires. Il était assisté de ses avocats Jehan Colimon et Samuel Madistin.
Appréhendé dans la matinée à son bureau à Pétion-Ville (banlieue est), l’homme d’affaires avait été conduit au Palais de justice de la capitale sous forte escorte policière.
Mes Colimon et Madistin ont affirmé être prêts à prouver l’innocence de leur client qui reste à la disposition des autorités judiciaires. Ils se disent aussi déterminés à montrer que la SOCABANK n’était jamais tombée en faillite. M. Ciné s’est, quant à lui, refusé à tout commentaire, préférant laisser la parole à ses avocats.
Un incident a marqué la journée. Le juge d’instruction Carvès Jean avait ordonné l’interpellation du PDG de la HAïTEL alors qu’il quittait le Palais de justice à bord d’un véhicule aux vitres teintées. Mais, l’affaire a été rapidement réglée et l’entrepreneur a pu repartir tranquillement.
Franck Ciné est, depuis le 14 avril, sous le coup d’une interdiction de départ pour sa responsabilité présumée dans la faillite de la SOCABANK, reprise en décembre dernier par la Banque Nationale de Crédit (BNC) après une intervention de la Banque Centrale à l’origine d’un tollé au Parlement. Les mêmes mesures avaient été prises à l’encontre d’une dizaine d’anciens membres du conseil d’administration de la banque dont l’ex-président-directeur général, Charles Beaulieu, officiellement à l’étranger pour raisons de santé depuis près de neuf mois, Claudel Géhy et Joseph Saint-Louis.
L’un des avocats de Franck Ciné, Me Joël Petit-Homme avait protesté avec véhémence et accusé nommément le Président René Préval d’avoir orchestré une campagne de persécution contre le PDG de la HAïTEL et ses partenaires.
Les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK sont accusés d’avoir dilapidé des dizaines de millions de dollars après des révélations du Sénateur Gabriel Fortuné relatives à un présumé scandale politico-financier dans lequel seraient impliqués plusieurs de ses collègues.
Pendant des mois, les graves accusations de distribution de pots-de-vin n’ont jamais fait l’objet d’une enquête sérieuse et le Parlement, éclaboussé dans cette affaire, continue de souffrir d’un déficit de crédibilité dans une bonne partie de l’opinion publique. spp/RK
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAïTEL S.A et ex-actionnaire majoritaire de la SOCABANK, Franck Ciné, 73 ans, a été brièvement interpellé lundi à Port-au-Prince dans le cadre de l’enquête ouverte sur la récente faillite de la banque commerciale, ont indiqué à Radio Kiskeya les avocats de l’intéressé.
Après plus de deux heures d’interrogatoire au cabinet d’instruction, le juge Patrique Métellus, qui avait décerné le mandat d’arrêt, a accordé une libération provisoire à l’homme d’affaires. Il était assisté de ses avocats Jehan Colimon et Samuel Madistin.
Appréhendé dans la matinée à son bureau à Pétion-Ville (banlieue est), l’homme d’affaires avait été conduit au Palais de justice de la capitale sous forte escorte policière.
Mes Colimon et Madistin ont affirmé être prêts à prouver l’innocence de leur client qui reste à la disposition des autorités judiciaires. Ils se disent aussi déterminés à montrer que la SOCABANK n’était jamais tombée en faillite. M. Ciné s’est, quant à lui, refusé à tout commentaire, préférant laisser la parole à ses avocats.
Un incident a marqué la journée. Le juge d’instruction Carvès Jean avait ordonné l’interpellation du PDG de la HAïTEL alors qu’il quittait le Palais de justice à bord d’un véhicule aux vitres teintées. Mais, l’affaire a été rapidement réglée et l’entrepreneur a pu repartir tranquillement.
Franck Ciné est, depuis le 14 avril, sous le coup d’une interdiction de départ pour sa responsabilité présumée dans la faillite de la SOCABANK, reprise en décembre dernier par la Banque Nationale de Crédit (BNC) après une intervention de la Banque Centrale à l’origine d’un tollé au Parlement. Les mêmes mesures avaient été prises à l’encontre d’une dizaine d’anciens membres du conseil d’administration de la banque dont l’ex-président-directeur général, Charles Beaulieu, officiellement à l’étranger pour raisons de santé depuis près de neuf mois, Claudel Géhy et Joseph Saint-Louis.
L’un des avocats de Franck Ciné, Me Joël Petit-Homme avait protesté avec véhémence et accusé nommément le Président René Préval d’avoir orchestré une campagne de persécution contre le PDG de la HAïTEL et ses partenaires.
Les anciens actionnaires et administrateurs de la SOCABANK sont accusés d’avoir dilapidé des dizaines de millions de dollars après des révélations du Sénateur Gabriel Fortuné relatives à un présumé scandale politico-financier dans lequel seraient impliqués plusieurs de ses collègues.
Pendant des mois, les graves accusations de distribution de pots-de-vin n’ont jamais fait l’objet d’une enquête sérieuse et le Parlement, éclaboussé dans cette affaire, continue de souffrir d’un déficit de crédibilité dans une bonne partie de l’opinion publique. spp/RK
René Préval satisfait de son bilan, un an après son retour au pouvoir
Le Président haïtien estime avoir ramené la sécurité et la stabilité dans le pays ; la deuxième année du quinquennat sera consacrée à la lutte contre la corruption, le narcotrafic et au renforcement des collectivités territoriales ; le chef de l’Etat s’oppose fermement à la création d’une police communale par les élus locaux
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
René Préval, qui boucle lundi la première année de sa Présidence, a mis en avant le rétablissement de la sécurité publique et le retour à la stabilité politique et macroéconomique comme les principales réalisations de son régime.
Revenu au pouvoir le 14 mai 2006, le locataire du Palais National s’est globalement réjoui du travail accompli dans une tentative informelle de bilan, lors de son retour dimanche à Port-au-Prince à l’issue d’une tournée d’une semaine aux Etats-Unis et au Bélize.
"La première année a été une année de récupération, de stabilisation et de mise en commun en vue d’arriver à la stabilité politique, la sécurité, la stabilité macroéconomique et la moralisation de la vie publique", a martelé le chef de l’Etat, rappelant que ces étapes étaient indispensables à la matérialisation de ces deux thèmes de campagne, la mise en place des institutions prévues par la constitution et le renforcement de celles déjà existantes ainsi que l’établissement d’un climat propice aux investissements. Il précise qu’en matière d’incitation à l’investissement privé, les conditions doivent être les mêmes tant pour le secteur privé des affaires que pour les paysans et les marchandes du secteur informel.
Au niveau sécuritaire, le Président haïtien a fait état du démantèlement de l’infrastructure des organisations criminelles qui terrorisaient tout Port-au-Prince, il y a encore quelques mois. "La rétablissement de la sécurité a été obtenu par le dialogue et par la force en même temps", a indiqué M. Préval qui prévient toutefois qu’une certaine forme de l’insécurité découlant d’actions individuelles isolées pourra être difficilement maîtrisée. Il en a profité pour souligner les efforts consentis en vue d’une meilleure gestion de la Police Nationale depuis l’arrivée de l’actuel directeur général, Mario Andrésol. Dans le cadre du processus d’épuration de l’institution, 500 policiers ont été renvoyés. Les 7.000 agents que comptent aujourd’hui la PNH seront renforcés par le déploiement en juillet de 600 autres issus d’une nouvelle promotion.
La stabilité politique s’est raffermie grâce au dialogue instauré avec les partis politiques et le Parlement dans le cadre d’une recherche permanente de l’harmonisation des relations et du consensus. Préval a rappelé que pratiquement tous les partis représentés au Parlement ont aussi intégré le gouvernement.
Sur le plan économique, le dirigeant haïtien estime que des progrès sont à mettre à l’actif de son administration. A titre d’indication, il a cité la baisse constante de l’inflation qui est passée de 46% en 2004 à 8,5% en 2007.
Finalement, René Préval ne reconnaît qu’une seule faiblesse à son équipe, l’inexpérience. La méconnaissance des règles et procédures administratives, dit-il, a entraîné une sous-exploitation du budget de la république et a considérablement gêné l’action gouvernementale. Le chef de l’Etat assure que de nombreuses initiatives sont prises en vue de remédier à cette situation.
A ceux qui lui reprochent de refuser d’opérer des changements dans la diplomatie et les délégations(représentation de l’Exécutif), un an après le départ du gouvernement intérimaire, le vainqueur de la présidentielle de 2006 fait remarquer qu’il ne peut pas tout faire en même temps. Des décisions hâtives risquaient de favoriser un climat de tension et de déstabilisation dans le pays, a-t-il indiqué. Dans la foulée, René Préval annonce que les délégués et vice-délégués seront désignés en consultation avec les populations locales.
Pour la deuxième année de son mandat, trois objectifs majeurs sont visés, la lutte contre la corruption et le narcotrafic et la promotion de la décentralisation. Dans cette perspective, un dialogue permanent va être institué avec les maires. L’Exécutif prévoit une rencontre cette semaine avec les élus de toutes les municipalités, puis la semaine prochaine avec ceux de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Des séances de travail se tiendront sur le système administratif incluant les procédures de passation des marchés publics et de décaissement de fonds.
René Préval a, par ailleurs, catégoriquement rejeté une idée pourtant chère à de nombreux maires, celle de la création prochaine d’une police communale. Selon lui, une telle entité n’est pas prévue par la constitution et ne saurait par conséquent venir concurrencer la Police Nationale d’Haïti. "Il n’existe qu’une seule police chargée d’assurer la sécurité tant en coopération avec l’Exécutif qu’avec d’autres pouvoirs, c’est la PNH", a insisté le Président. Des déclarations qui risquent de susciter des réactions polémiques parmi les responsables d’administrations communales très attachés à la présence d’une police qui serait placée sous leur tutelle.
Après un premier mandat en demi-teinte (1996-2001), René Préval est revenu au pouvoir grâce à une victoire sur mesure aux élections du 7 février 2006 qui avait nécessité une modification de la loi électorale en vue de déclarer le candidat de la Plate-Forme Lespwa (espoir) vainqueur dès le premier tour.
Le chef de l’Etat, dont le mandat court jusqu’en 2011, avait succédé au gouvernement de transition du Président Boniface Alexandre et du Premier ministre Gérard Latortue appelé à la rescousse à la chute de Jean-Bertrand Aristide, début 2004. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
lundi 14 mai 2007,
Radio Kiskeya
René Préval, qui boucle lundi la première année de sa Présidence, a mis en avant le rétablissement de la sécurité publique et le retour à la stabilité politique et macroéconomique comme les principales réalisations de son régime.
Revenu au pouvoir le 14 mai 2006, le locataire du Palais National s’est globalement réjoui du travail accompli dans une tentative informelle de bilan, lors de son retour dimanche à Port-au-Prince à l’issue d’une tournée d’une semaine aux Etats-Unis et au Bélize.
"La première année a été une année de récupération, de stabilisation et de mise en commun en vue d’arriver à la stabilité politique, la sécurité, la stabilité macroéconomique et la moralisation de la vie publique", a martelé le chef de l’Etat, rappelant que ces étapes étaient indispensables à la matérialisation de ces deux thèmes de campagne, la mise en place des institutions prévues par la constitution et le renforcement de celles déjà existantes ainsi que l’établissement d’un climat propice aux investissements. Il précise qu’en matière d’incitation à l’investissement privé, les conditions doivent être les mêmes tant pour le secteur privé des affaires que pour les paysans et les marchandes du secteur informel.
Au niveau sécuritaire, le Président haïtien a fait état du démantèlement de l’infrastructure des organisations criminelles qui terrorisaient tout Port-au-Prince, il y a encore quelques mois. "La rétablissement de la sécurité a été obtenu par le dialogue et par la force en même temps", a indiqué M. Préval qui prévient toutefois qu’une certaine forme de l’insécurité découlant d’actions individuelles isolées pourra être difficilement maîtrisée. Il en a profité pour souligner les efforts consentis en vue d’une meilleure gestion de la Police Nationale depuis l’arrivée de l’actuel directeur général, Mario Andrésol. Dans le cadre du processus d’épuration de l’institution, 500 policiers ont été renvoyés. Les 7.000 agents que comptent aujourd’hui la PNH seront renforcés par le déploiement en juillet de 600 autres issus d’une nouvelle promotion.
La stabilité politique s’est raffermie grâce au dialogue instauré avec les partis politiques et le Parlement dans le cadre d’une recherche permanente de l’harmonisation des relations et du consensus. Préval a rappelé que pratiquement tous les partis représentés au Parlement ont aussi intégré le gouvernement.
Sur le plan économique, le dirigeant haïtien estime que des progrès sont à mettre à l’actif de son administration. A titre d’indication, il a cité la baisse constante de l’inflation qui est passée de 46% en 2004 à 8,5% en 2007.
Finalement, René Préval ne reconnaît qu’une seule faiblesse à son équipe, l’inexpérience. La méconnaissance des règles et procédures administratives, dit-il, a entraîné une sous-exploitation du budget de la république et a considérablement gêné l’action gouvernementale. Le chef de l’Etat assure que de nombreuses initiatives sont prises en vue de remédier à cette situation.
A ceux qui lui reprochent de refuser d’opérer des changements dans la diplomatie et les délégations(représentation de l’Exécutif), un an après le départ du gouvernement intérimaire, le vainqueur de la présidentielle de 2006 fait remarquer qu’il ne peut pas tout faire en même temps. Des décisions hâtives risquaient de favoriser un climat de tension et de déstabilisation dans le pays, a-t-il indiqué. Dans la foulée, René Préval annonce que les délégués et vice-délégués seront désignés en consultation avec les populations locales.
Pour la deuxième année de son mandat, trois objectifs majeurs sont visés, la lutte contre la corruption et le narcotrafic et la promotion de la décentralisation. Dans cette perspective, un dialogue permanent va être institué avec les maires. L’Exécutif prévoit une rencontre cette semaine avec les élus de toutes les municipalités, puis la semaine prochaine avec ceux de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Des séances de travail se tiendront sur le système administratif incluant les procédures de passation des marchés publics et de décaissement de fonds.
René Préval a, par ailleurs, catégoriquement rejeté une idée pourtant chère à de nombreux maires, celle de la création prochaine d’une police communale. Selon lui, une telle entité n’est pas prévue par la constitution et ne saurait par conséquent venir concurrencer la Police Nationale d’Haïti. "Il n’existe qu’une seule police chargée d’assurer la sécurité tant en coopération avec l’Exécutif qu’avec d’autres pouvoirs, c’est la PNH", a insisté le Président. Des déclarations qui risquent de susciter des réactions polémiques parmi les responsables d’administrations communales très attachés à la présence d’une police qui serait placée sous leur tutelle.
Après un premier mandat en demi-teinte (1996-2001), René Préval est revenu au pouvoir grâce à une victoire sur mesure aux élections du 7 février 2006 qui avait nécessité une modification de la loi électorale en vue de déclarer le candidat de la Plate-Forme Lespwa (espoir) vainqueur dès le premier tour.
Le chef de l’Etat, dont le mandat court jusqu’en 2011, avait succédé au gouvernement de transition du Président Boniface Alexandre et du Premier ministre Gérard Latortue appelé à la rescousse à la chute de Jean-Bertrand Aristide, début 2004. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
mercredi 9 mai 2007
Haïti ! Attention àla sélection de la Guadeloupe...Ronald Zubar défenseur central de l'Olympique de Marseille et du Milieu de terrain David Sommeil
R.Zubar fier de jouer pour la Guadeloupe
Le défenseur central marseillais, Ronald Zubar, a accepté une convocation en sélection de la Guadeloupe pour disputer la Gold Cup, du 6 au 24 juin prochains aux Etats-Unis. Cette qualification est une première pour l’île. «C’est une grande fierté de représenter la France et la Guadeloupe. Les dirigeants ont été compréhensifs pour me laisser partir, même si j’aurai moins de vacances» a déclaré Ronald Zubar, ce matin en conférence de presse. A noter qu’en endossant le maillot de la sélection guadeloupéenne, l’international espoir français ne se priverait pas d’une future sélection en équipe de France A.
Source http://www.OM.net
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International espoir français, Ronald Zubar participera toutefois à la Gold Cup avec l'équipe de Guadeloupe en juin prochain.
Ronald Zubar le défenseur central aura de courtes vacances. En effet l'international espoir participera avec la sélection régionale de Guadeloupe à la Gold Cup, l'équivalent pour l'Amérique de l'Euro. Le défenseur marseillais renforcera une sélection où figure David Sommeil l'ancien milieu de terrain de Bordeaux et de l'OM aujourd'hui à Sheffield United, ainsi que l'ancien olympien Jocelyn Angloma. Qualifiée pour la première fois de son histoire pour la compétition, la Guadeloupe se trouve au premier tour dans un groupe composé du Canada, du Costa-Rica et de Haïti.
Source http://www.brevesfoot.com
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Commentaires:
La sélection de la Guadeloupe qui participera pour la première fois à la Gold Cup sera renforcée avec les confirmation de Ronald Zubar, le solide défenseur central de l’Olympique de Marseille et milieu de terrain David Sommeil qui évolue au niveau de la premiereship, sans oublier le vétéran Jocelyn Angloma.
Le défenseur central marseillais, Ronald Zubar, a accepté une convocation en sélection de la Guadeloupe pour disputer la Gold Cup, du 6 au 24 juin prochains aux Etats-Unis. Cette qualification est une première pour l’île. «C’est une grande fierté de représenter la France et la Guadeloupe. Les dirigeants ont été compréhensifs pour me laisser partir, même si j’aurai moins de vacances» a déclaré Ronald Zubar, ce matin en conférence de presse. A noter qu’en endossant le maillot de la sélection guadeloupéenne, l’international espoir français ne se priverait pas d’une future sélection en équipe de France A.
Source http://www.OM.net
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International espoir français, Ronald Zubar participera toutefois à la Gold Cup avec l'équipe de Guadeloupe en juin prochain.
Ronald Zubar le défenseur central aura de courtes vacances. En effet l'international espoir participera avec la sélection régionale de Guadeloupe à la Gold Cup, l'équivalent pour l'Amérique de l'Euro. Le défenseur marseillais renforcera une sélection où figure David Sommeil l'ancien milieu de terrain de Bordeaux et de l'OM aujourd'hui à Sheffield United, ainsi que l'ancien olympien Jocelyn Angloma. Qualifiée pour la première fois de son histoire pour la compétition, la Guadeloupe se trouve au premier tour dans un groupe composé du Canada, du Costa-Rica et de Haïti.
Source http://www.brevesfoot.com
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Commentaires:
La sélection de la Guadeloupe qui participera pour la première fois à la Gold Cup sera renforcée avec les confirmation de Ronald Zubar, le solide défenseur central de l’Olympique de Marseille et milieu de terrain David Sommeil qui évolue au niveau de la premiereship, sans oublier le vétéran Jocelyn Angloma.
Les joueurs de la sélection haïtienne de football devront se méfier de cette équipe.
Le cancer de prostate n’enlève pas les couilles…
Il est scientifiquement reconnu que la castration chimique demeure le traitement de choix de certains types de cancers de prostate ou mieux de cancer de prostate d’un certain grading. L’adjectif « chimique » qui accompagne le mot castration pour ainsi dire « adoucir la pilule » n’est pas pour réconforter le genre masculin dont la virilité se mesure souvent par la présence et le poids des couilles.
Parmi les multiples adversités qui ont voulu entacher l’accession au pouvoir du président René Préval il ne manquait qu’un problème de santé car ni l’exercice passé du pouvoir sous la tutelle du petit prêtre défroqué, ni sa façon d’aborder les questions d’intérêts nationaux teintée de nonchalance ou comme on dirait chez nous du « manfouben », ni sa nomination soudaine comme comma candidat à la présidence, ni sa campagne politique caractérisée par l’absence de programme de gouvernement, ni sa victoire concrétisée par des arrangements de bureaux sous la pression d’une masse populaire montrant leurs capacités à foutre le bordel ne laissait augurer un exercice sérieux dans la gestion des affaires du pays.
Le destin n’a donc pas été clément avec le président puisque peu de temps après, la nouvelle d’une supposée reprise évolutive de son cancer de prostate a défrayé l’actualité locale et nationale. Des gens au sein de son propre gouvernement commençaient déjà à aiguiser leurs éperons pour préparer une succession prématurée.
Cependant si, à un an de sa prise de possession on se lance dans l’aventure effrontée et hasardeuse de vouloir lui donner une note, si on tient compte de l’état du pays au lendemain de sa victoire électorale, ce ne serait que justice que de lui accorder une note bien au dessus de la moyenne. Aujourd’hui tout le monde reste unanime à reconnaître que « HAITI VA MIEUX ». Bien entendu tout le monde doit être conscient du fait que le plus dur toujours reste à faire et que son action gouvernementale reste perfectible surtout si l’on se place dans la logique de ce que serait ou devrait être l’idéal haïtien en 2007.
Un facteur qui ne doit nullement passer inaperçu c’est la discrétion qui matisse l’ensemble des activités du président. En effet on a trop l’habitude de voir les chefs d’état sur tous les fronts faisant justement un amalgame entre les fonctions du président et les fonctions du chef de gouvernement. Il est souvent si discret que l’on se pose des questions sur sa présence.
Dans l’exercice de la gestion de la politique extérieure, personne ne saurait lui enlever le mérite d’avoir conçu forger et améliorer les relations internationales dans la lignée des intérêts de la nation. Se positionner entre CHAVEZ et BUSH à distance respectable tout en se laissant une marge de manœuvre utilisable au gré des intérêts du pays reste définitivement un coup de maître.
Nous avons été l’un de ceux qui ont sorti les armes et qui lui ont enlevé les boucliers quand il est revenu de Cuba avec sous les aisselles l’entraîneur Cubain Monsieur ARMELO GARCIA. Nous avions eu du mal à comprendre le bien fondé de la décision de choisir un entraîneur issu d’une nation sans palmarès dans cette discipline du ballon rond. Les résultats nous ont giflé un démenti catégorique.
Sur le plan international, Monsieur PREVAL n’a pas tremblé au moment de toucher des sujets sensibles comme la lutte contre le trafic des drogues. Grâce à ses initiatives, les pays producteurs et consommateurs de drogues ont compris que Haïti devait être traité plutôt comme victime et non comme coupable. Il a su interpeller et mettre des vrais bémols sur l’action de ces pays dotés ou capables de se doter de grands moyens pour combattre ce fléau.
Son rapprochement du binôme CASTRO-CHAVEZ est aussi un acte d’intelligence et de courage car en dehors de ses conceptions idéologiques et en marge toute l’admiration qu’il porte à l’impérissable Fidel CASTRO on a l’impression que son positionnement tire ses fondements dans l’intérêt d’Haïti dans la recherche des solutions à nos problèmes ancestraux.
Aujourd’hui, il promet de s’attaquer à la corruption. Nous imaginons la horde de fonctionnaires entrain de se pisser dessus.
Ce qui manque pour déclencher des applaudissements nourris c’est la concrétisation des promesses par des résultats vécus et ressentis par l’ensemble de la population.
Si posséder des testicules n’est pas synonyme de courage il est évident que le cancer de prostate n’enlève pas les couilles.
Jopi moun.com 09/05/07 http:www.moun.com
Parmi les multiples adversités qui ont voulu entacher l’accession au pouvoir du président René Préval il ne manquait qu’un problème de santé car ni l’exercice passé du pouvoir sous la tutelle du petit prêtre défroqué, ni sa façon d’aborder les questions d’intérêts nationaux teintée de nonchalance ou comme on dirait chez nous du « manfouben », ni sa nomination soudaine comme comma candidat à la présidence, ni sa campagne politique caractérisée par l’absence de programme de gouvernement, ni sa victoire concrétisée par des arrangements de bureaux sous la pression d’une masse populaire montrant leurs capacités à foutre le bordel ne laissait augurer un exercice sérieux dans la gestion des affaires du pays.
Le destin n’a donc pas été clément avec le président puisque peu de temps après, la nouvelle d’une supposée reprise évolutive de son cancer de prostate a défrayé l’actualité locale et nationale. Des gens au sein de son propre gouvernement commençaient déjà à aiguiser leurs éperons pour préparer une succession prématurée.
Cependant si, à un an de sa prise de possession on se lance dans l’aventure effrontée et hasardeuse de vouloir lui donner une note, si on tient compte de l’état du pays au lendemain de sa victoire électorale, ce ne serait que justice que de lui accorder une note bien au dessus de la moyenne. Aujourd’hui tout le monde reste unanime à reconnaître que « HAITI VA MIEUX ». Bien entendu tout le monde doit être conscient du fait que le plus dur toujours reste à faire et que son action gouvernementale reste perfectible surtout si l’on se place dans la logique de ce que serait ou devrait être l’idéal haïtien en 2007.
Un facteur qui ne doit nullement passer inaperçu c’est la discrétion qui matisse l’ensemble des activités du président. En effet on a trop l’habitude de voir les chefs d’état sur tous les fronts faisant justement un amalgame entre les fonctions du président et les fonctions du chef de gouvernement. Il est souvent si discret que l’on se pose des questions sur sa présence.
Dans l’exercice de la gestion de la politique extérieure, personne ne saurait lui enlever le mérite d’avoir conçu forger et améliorer les relations internationales dans la lignée des intérêts de la nation. Se positionner entre CHAVEZ et BUSH à distance respectable tout en se laissant une marge de manœuvre utilisable au gré des intérêts du pays reste définitivement un coup de maître.
Nous avons été l’un de ceux qui ont sorti les armes et qui lui ont enlevé les boucliers quand il est revenu de Cuba avec sous les aisselles l’entraîneur Cubain Monsieur ARMELO GARCIA. Nous avions eu du mal à comprendre le bien fondé de la décision de choisir un entraîneur issu d’une nation sans palmarès dans cette discipline du ballon rond. Les résultats nous ont giflé un démenti catégorique.
Sur le plan international, Monsieur PREVAL n’a pas tremblé au moment de toucher des sujets sensibles comme la lutte contre le trafic des drogues. Grâce à ses initiatives, les pays producteurs et consommateurs de drogues ont compris que Haïti devait être traité plutôt comme victime et non comme coupable. Il a su interpeller et mettre des vrais bémols sur l’action de ces pays dotés ou capables de se doter de grands moyens pour combattre ce fléau.
Son rapprochement du binôme CASTRO-CHAVEZ est aussi un acte d’intelligence et de courage car en dehors de ses conceptions idéologiques et en marge toute l’admiration qu’il porte à l’impérissable Fidel CASTRO on a l’impression que son positionnement tire ses fondements dans l’intérêt d’Haïti dans la recherche des solutions à nos problèmes ancestraux.
Aujourd’hui, il promet de s’attaquer à la corruption. Nous imaginons la horde de fonctionnaires entrain de se pisser dessus.
Ce qui manque pour déclencher des applaudissements nourris c’est la concrétisation des promesses par des résultats vécus et ressentis par l’ensemble de la population.
Si posséder des testicules n’est pas synonyme de courage il est évident que le cancer de prostate n’enlève pas les couilles.
Jopi moun.com 09/05/07 http:www.moun.com
Préval annonce une campagne contre la corruption
• Le président haïtien René Préval a annoncé mardi à Washington le lancement prochain d'une campagne en Haïti pour lutter contre la corruption, la contrebande et le trafic de drogue.
M. Préval, élu en 2006 en promettant de rétablir la sécurité et la stabilité après des années de violences, a expliqué qu'il s'agissait de créer des conditions favorables à l'investissement dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère américain. «La paix est revenue, les conditions de l'investissement sont là, Haïti attend les investisseurs américains et nous allons ouvrir maintenant une année de lutte contre la contrebande et contre la corruption pour que tous soient sur un pied d'égalité (...) pour que les investisseurs n'aient aucune crainte de sécurité et de corruption», a-t-il déclaré en français devant la presse à l'issue d'entretiens avec le président George W. Bush à la Maison-Blanche. Cette campagne commencera dès la semaine prochaine et une commission spéciale va être créée en Haïti, a-t-il précisé plus tôt devant la Chambre de Commerce des États-Unis. Il a dit à M. Bush sa gratitude pour l'aide américaine contre la drogue, «contre laquelle Haïti ne peut pas se battre seule». Les États-Unis sont le principal pourvoyeur d'aide humanitaire aux Haïtiens et leur principal partenaire commercial. Haïti a un besoin criant de construire des routes et de l'électricité pour faciliter le commerce et l'investissement. Quatre-vingts pour cent de la population d'Haïti vit avec moins de 2 dollars par jour. M. Bush a rendu hommage au «courage» de M. Préval, qui a selon lui «l'un des métiers les plus durs au monde, apporter la prospérité et la sécurité à votre pays». «On voit des progrès sur toute une série de fronts. La sécurité s'améliore quelque peu et les États-Unis soutiennent la mission de l'ONU en Haïti. L'économie s'améliore, l'inflation diminue, les exportations augmentent», a-t-il dit. «Mais il y a encore beaucoup de travail (...) et les États-Unis veulent vous aider», a-t-il dit. Les deux hommes ont aussi évoqué le cas des Haïtiens en situation irrégulière aux États-Unis et M. Préval a salué comme une «note d'espoir» la volonté de M. Bush de réformer les lois américaines sur l'immigration. Le président haïtien était accompagné dans sa visite de parlementaires, de membres du secteur privé et de syndicalistes. Outre M. Bush, il devait rencontrer la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Miguel Insulza, et avoir des réunions de travail à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international et à la Banque interaméricaine de développement. Source Radio Caraïbes FM sur http://www.caraibesfm.com
Commentaires :
Dossier délicat et incontournable. Preval devra faire preuve de courage pour secouer cet arbre qui doit héberger des têtes et des personnalités d’influence. Haïti attend depuis des siècles une action contre les fonctionnaires qui ont institutionnalisé le vol et la dilapidation des fonds de l’Etat comme « les moyens de leurs mères ».
Les instances concernées auront-ils la volonté de le suivre dans ce combat si on se réfère à notre dicton préféré « chak moun gen you grenn zanno kay ofèv » ?
M. Préval, élu en 2006 en promettant de rétablir la sécurité et la stabilité après des années de violences, a expliqué qu'il s'agissait de créer des conditions favorables à l'investissement dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère américain. «La paix est revenue, les conditions de l'investissement sont là, Haïti attend les investisseurs américains et nous allons ouvrir maintenant une année de lutte contre la contrebande et contre la corruption pour que tous soient sur un pied d'égalité (...) pour que les investisseurs n'aient aucune crainte de sécurité et de corruption», a-t-il déclaré en français devant la presse à l'issue d'entretiens avec le président George W. Bush à la Maison-Blanche. Cette campagne commencera dès la semaine prochaine et une commission spéciale va être créée en Haïti, a-t-il précisé plus tôt devant la Chambre de Commerce des États-Unis. Il a dit à M. Bush sa gratitude pour l'aide américaine contre la drogue, «contre laquelle Haïti ne peut pas se battre seule». Les États-Unis sont le principal pourvoyeur d'aide humanitaire aux Haïtiens et leur principal partenaire commercial. Haïti a un besoin criant de construire des routes et de l'électricité pour faciliter le commerce et l'investissement. Quatre-vingts pour cent de la population d'Haïti vit avec moins de 2 dollars par jour. M. Bush a rendu hommage au «courage» de M. Préval, qui a selon lui «l'un des métiers les plus durs au monde, apporter la prospérité et la sécurité à votre pays». «On voit des progrès sur toute une série de fronts. La sécurité s'améliore quelque peu et les États-Unis soutiennent la mission de l'ONU en Haïti. L'économie s'améliore, l'inflation diminue, les exportations augmentent», a-t-il dit. «Mais il y a encore beaucoup de travail (...) et les États-Unis veulent vous aider», a-t-il dit. Les deux hommes ont aussi évoqué le cas des Haïtiens en situation irrégulière aux États-Unis et M. Préval a salué comme une «note d'espoir» la volonté de M. Bush de réformer les lois américaines sur l'immigration. Le président haïtien était accompagné dans sa visite de parlementaires, de membres du secteur privé et de syndicalistes. Outre M. Bush, il devait rencontrer la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Miguel Insulza, et avoir des réunions de travail à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international et à la Banque interaméricaine de développement. Source Radio Caraïbes FM sur http://www.caraibesfm.com
Commentaires :
Dossier délicat et incontournable. Preval devra faire preuve de courage pour secouer cet arbre qui doit héberger des têtes et des personnalités d’influence. Haïti attend depuis des siècles une action contre les fonctionnaires qui ont institutionnalisé le vol et la dilapidation des fonds de l’Etat comme « les moyens de leurs mères ».
Les instances concernées auront-ils la volonté de le suivre dans ce combat si on se réfère à notre dicton préféré « chak moun gen you grenn zanno kay ofèv » ?
DISCOURS BUSH/PREVAL EN ANGLAIS
PRESIDENT BUSH:
I appreciate very much the President of Haiti joining us here in the Oval Office. Mr. President, welcome. I thank you for your courage. I thank you for having one of the toughest jobs in the world, and that is to bring prosperity and security to your country. While there is still a lot of work to be done, there's progress being made on a variety of fronts. The security situation is improving somewhat, and the United States supports the U.N. mission in Haiti. The economy is improving, inflation is down, exports are up. Yet, there's still a lot of work to be done. And, Mr. President, I praise your efforts on establishing rule of law and routing out corruption. And the United States wants to help you. The United States is proud to support the men and women of Haiti in a variety of ways. One among the most notable programs and one of which I'm particularly proud is our PEPFAR program, the program to help deal with HIV/AIDS. The President mentioned other ways that we can help -- in fighting drugs, drug traffickers. I was particularly pleased that he brought up the idea of helping the education system in Haiti. And I have instructed Secretary Rice, along with our Ambassador, to work with the government, see if we can help. And, finally, the President was very concerned about the status of Haitians who are here in America. I assured him that I am working hard to get a comprehensive immigration bill passed out of the Congress this year. As a man who cares deeply about the people of Haiti, I am pleased that he has expressed his concerns. And I think, Mr. President, with hard work and goodwill, we can get a bill that will satisfy your concerns. We welcome you. Thanks for coming.
PRESIDENT PREVAL:
(As translated.) I thank President Bush for his invitation, and this was a chance for me to describe to him our situation and the expectations of the Haitian people. The purpose of this mission was to explain the situation in Haiti, and President Bush noted with interest the points that were raised. I'm not going to come back to them right now, but I would like to thank the United States for the fraternal aid it has given Haiti. And I would particularly like to thank President Bush for the HOPE bill and for the efforts made for its reinforcing the judicial system, the police force, and also to help strengthen the Haitian state. I also took this chance to express my condolences to President Bush and to the American people for the tragedy that you've been through in Kansas. Each time someone suffers, we all suffer. And I would like to ask President Bush to transmit in my name, and in the name of the Haitian people, our condolences to the American people. Peace has been restored, and the conditions for investment are here. Haiti is awaiting American investors. We've opened a campaign to fight against corruption and contraband so that all can be on a level playing field and for conditions for competition to be right. Therefore, investors will not have to fear in terms of security or corruption, and they can come to Haiti, because what we need in Haiti are jobs. And I would also like to thank the President for his assistance in the fight against the plague, which is the drug trade. Drugs in Haiti represent a force, and Haiti alone cannot fight against the drug trade. It always weakens the state, and corrupts the state. And it doesn't -- the drug trade does not function well with a strong state, or a healthy state. It tries to corrupt the police force, it tries to corrupt the judiciary, and the executive. And drug trafficking thrives in a weak state. Drug traffickers invest in weakening and destabilizing the state. And I would like to thank the President who, through the DEA, is helping us in this effort against the plague of drugs. And I will end on a note of hope, because we have countrymen who are here illegally and are living in a difficult situation. The President has promised to work on an immigration bill that will help improve the lives of our countrymen here in the United States. Thank you. PRESIDENT BUSH: Good job. Thank you, sir.
Source: Radio Caraïbes FM sur http://www.caraibesfm.com
I appreciate very much the President of Haiti joining us here in the Oval Office. Mr. President, welcome. I thank you for your courage. I thank you for having one of the toughest jobs in the world, and that is to bring prosperity and security to your country. While there is still a lot of work to be done, there's progress being made on a variety of fronts. The security situation is improving somewhat, and the United States supports the U.N. mission in Haiti. The economy is improving, inflation is down, exports are up. Yet, there's still a lot of work to be done. And, Mr. President, I praise your efforts on establishing rule of law and routing out corruption. And the United States wants to help you. The United States is proud to support the men and women of Haiti in a variety of ways. One among the most notable programs and one of which I'm particularly proud is our PEPFAR program, the program to help deal with HIV/AIDS. The President mentioned other ways that we can help -- in fighting drugs, drug traffickers. I was particularly pleased that he brought up the idea of helping the education system in Haiti. And I have instructed Secretary Rice, along with our Ambassador, to work with the government, see if we can help. And, finally, the President was very concerned about the status of Haitians who are here in America. I assured him that I am working hard to get a comprehensive immigration bill passed out of the Congress this year. As a man who cares deeply about the people of Haiti, I am pleased that he has expressed his concerns. And I think, Mr. President, with hard work and goodwill, we can get a bill that will satisfy your concerns. We welcome you. Thanks for coming.
PRESIDENT PREVAL:
(As translated.) I thank President Bush for his invitation, and this was a chance for me to describe to him our situation and the expectations of the Haitian people. The purpose of this mission was to explain the situation in Haiti, and President Bush noted with interest the points that were raised. I'm not going to come back to them right now, but I would like to thank the United States for the fraternal aid it has given Haiti. And I would particularly like to thank President Bush for the HOPE bill and for the efforts made for its reinforcing the judicial system, the police force, and also to help strengthen the Haitian state. I also took this chance to express my condolences to President Bush and to the American people for the tragedy that you've been through in Kansas. Each time someone suffers, we all suffer. And I would like to ask President Bush to transmit in my name, and in the name of the Haitian people, our condolences to the American people. Peace has been restored, and the conditions for investment are here. Haiti is awaiting American investors. We've opened a campaign to fight against corruption and contraband so that all can be on a level playing field and for conditions for competition to be right. Therefore, investors will not have to fear in terms of security or corruption, and they can come to Haiti, because what we need in Haiti are jobs. And I would also like to thank the President for his assistance in the fight against the plague, which is the drug trade. Drugs in Haiti represent a force, and Haiti alone cannot fight against the drug trade. It always weakens the state, and corrupts the state. And it doesn't -- the drug trade does not function well with a strong state, or a healthy state. It tries to corrupt the police force, it tries to corrupt the judiciary, and the executive. And drug trafficking thrives in a weak state. Drug traffickers invest in weakening and destabilizing the state. And I would like to thank the President who, through the DEA, is helping us in this effort against the plague of drugs. And I will end on a note of hope, because we have countrymen who are here illegally and are living in a difficult situation. The President has promised to work on an immigration bill that will help improve the lives of our countrymen here in the United States. Thank you. PRESIDENT BUSH: Good job. Thank you, sir.
Source: Radio Caraïbes FM sur http://www.caraibesfm.com
Le Président René Préval en tournée aux Etats-Unis et au Bélize
Rencontres avec George Bush et les institutions financières multilatérales ; participation au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM au Bélize
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval a entrepris depuis dimanche un nouveau périple à l’étranger qui lui permettra d’avoir mercredi son premier tête-à-tête officiel avec son homologue américain George W. Bush avant sa participation, le wek-end prochain au Bélize, au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Outre la sécurité, la relance économique, la prospérité évoquées par la Maison Blanche comme thèmes de discussion, le chef de l’Etat a indiqué qu’il va aborder également le problème du narcotrafic avec le numéro un des Etats-Unis. "Je vais insister sur la question de la drogue qui est un élément important de l’instabilité en Haïti", a fait savoir M. Préval qui s’exprimait peu avant son départ, lors d’une conférence de presse au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Le chef de l’Etat a estimé que dans le cadre du suivi du Sommet sur la drogue tenu en mars dernier à Santo Domingo, il faut souligner la dimension régionale du trafic de stupéfiants avec comme point de focalisation les pays consommateurs que représentent les Etats-Unis et l’Europe.
Dans ses conversations avec ses interlocuteurs, René Préval s’intéressera aussi au renforcement institutionnel et à une meilleure réglementation du commerce maritime entre les Etats-Unis et Haïti afin de combattre la contrebande et ses effets néfastes sur l’assiette fiscale nationale.
Abordant quelques sujets d’actualité avec les journalistes, Préval a écarté toute incidence éventuelle de son rapprochement avec Hugo Chàvez sur les relations haïtiano-américaines. "Haïti a défini sa politique étrangère. La seule chose qui l’intéresse ce sont ses propres relations avec d’autres pays", a soutenu le chef de l’Etat.
Il en a profité pour annoncer l’achat prochain de plusieurs camions à benne compactrice qui seront affectés au ramassage d’ordures grâce à un montant de plus de plus 10 millions de dollars résultant de l’aide combinée du Vénézuéla, de Trinidad et Tobago et de la France.
Au cours de son séjour à Washington, le Président de la république doit avoir également des entretiens avec la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice et les secrétaires à la sécurité intérieure, Michael Cherthoff et au commerce, Carlos Gutiérrez.
Au Congrès (Parlement), des rencontres sont prévues avec le Speaker (président) de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et les présidents de plusieurs commissions dont celui des voies et moyens, Charles Rangel du Black Caucus.
Outre les autorités américaines, Préval doit s’entretenir avec les responsables de la Chambre de commerce des Etats-Unis, les présidents de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno de même que le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Rodrigo De Rato.
Une rencontre avec des représentants de la communauté haïtiennne des Etats-Unis fait aussi partie de son agenda.
Vendredi, le Président laissera la capitale fédérale américaine à destination du Bélize où se tiendra le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM. A ce forum, qui réunira aussi les pays du Système d’intégration centraméricaine (SICA), il sera notamment question de la situation politique et économique dans le sous-continent, des perspectives de signature d’un accord de libre-échange, du développement de liaisons aériennes entre les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes et d’un plan d’intervention contre les désastres naturels.
Le chancelier Jean Rénald Clérismé et une équipe technique doivent rejoindre le chef de l’Etat à Belmopan, capitale du Bélize.
La délégation présidentielle comprend les présidents du Sénat, Joseph Lambert et de la Chambre basse, Pierre Eric Jean-Jacques, le Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), Michel Clérié, des représentants du secteur privé et du monde syndical. Préval estime que la présence de ses accompagnateurs leur permettra d’exprimer les points de vue des secteurs qu’ils représentent et de mieux comprendre les enjeux des différents thèmes inscrits dans l’agenda de cette tournée.
Le Président Préval, dont c’est le deuxième séjour à l’étranger en une semaine, après sa participation au Sommet de l’ALBA au Vénézuéla, regagnera Port-au-Prince dimanche prochain. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval a entrepris depuis dimanche un nouveau périple à l’étranger qui lui permettra d’avoir mercredi son premier tête-à-tête officiel avec son homologue américain George W. Bush avant sa participation, le wek-end prochain au Bélize, au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Outre la sécurité, la relance économique, la prospérité évoquées par la Maison Blanche comme thèmes de discussion, le chef de l’Etat a indiqué qu’il va aborder également le problème du narcotrafic avec le numéro un des Etats-Unis. "Je vais insister sur la question de la drogue qui est un élément important de l’instabilité en Haïti", a fait savoir M. Préval qui s’exprimait peu avant son départ, lors d’une conférence de presse au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Le chef de l’Etat a estimé que dans le cadre du suivi du Sommet sur la drogue tenu en mars dernier à Santo Domingo, il faut souligner la dimension régionale du trafic de stupéfiants avec comme point de focalisation les pays consommateurs que représentent les Etats-Unis et l’Europe.
Dans ses conversations avec ses interlocuteurs, René Préval s’intéressera aussi au renforcement institutionnel et à une meilleure réglementation du commerce maritime entre les Etats-Unis et Haïti afin de combattre la contrebande et ses effets néfastes sur l’assiette fiscale nationale.
Abordant quelques sujets d’actualité avec les journalistes, Préval a écarté toute incidence éventuelle de son rapprochement avec Hugo Chàvez sur les relations haïtiano-américaines. "Haïti a défini sa politique étrangère. La seule chose qui l’intéresse ce sont ses propres relations avec d’autres pays", a soutenu le chef de l’Etat.
Il en a profité pour annoncer l’achat prochain de plusieurs camions à benne compactrice qui seront affectés au ramassage d’ordures grâce à un montant de plus de plus 10 millions de dollars résultant de l’aide combinée du Vénézuéla, de Trinidad et Tobago et de la France.
Au cours de son séjour à Washington, le Président de la république doit avoir également des entretiens avec la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice et les secrétaires à la sécurité intérieure, Michael Cherthoff et au commerce, Carlos Gutiérrez.
Au Congrès (Parlement), des rencontres sont prévues avec le Speaker (président) de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et les présidents de plusieurs commissions dont celui des voies et moyens, Charles Rangel du Black Caucus.
Outre les autorités américaines, Préval doit s’entretenir avec les responsables de la Chambre de commerce des Etats-Unis, les présidents de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno de même que le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Rodrigo De Rato.
Une rencontre avec des représentants de la communauté haïtiennne des Etats-Unis fait aussi partie de son agenda.
Vendredi, le Président laissera la capitale fédérale américaine à destination du Bélize où se tiendra le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CARICOM. A ce forum, qui réunira aussi les pays du Système d’intégration centraméricaine (SICA), il sera notamment question de la situation politique et économique dans le sous-continent, des perspectives de signature d’un accord de libre-échange, du développement de liaisons aériennes entre les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes et d’un plan d’intervention contre les désastres naturels.
Le chancelier Jean Rénald Clérismé et une équipe technique doivent rejoindre le chef de l’Etat à Belmopan, capitale du Bélize.
La délégation présidentielle comprend les présidents du Sénat, Joseph Lambert et de la Chambre basse, Pierre Eric Jean-Jacques, le Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), Michel Clérié, des représentants du secteur privé et du monde syndical. Préval estime que la présence de ses accompagnateurs leur permettra d’exprimer les points de vue des secteurs qu’ils représentent et de mieux comprendre les enjeux des différents thèmes inscrits dans l’agenda de cette tournée.
Le Président Préval, dont c’est le deuxième séjour à l’étranger en une semaine, après sa participation au Sommet de l’ALBA au Vénézuéla, regagnera Port-au-Prince dimanche prochain. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
Violente manifestation antigouvernementale aux funérailles du juge Hugues Saint-Pierre
Des pierres lancées aux Gonaïves contre des véhicules officiels dont celui du chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis ; des manifestants en colère ont réclamé l’arrestation du ministre de la justice, René Magloire
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles du président de la Cour d’appel des Gonaïves, Me Hugues Saint-Pierre, se sont déroulées lundi à la mi-journée dans la Cité de l’indépendance (Artibonite, nord) sur fond de violentes protestations antigouvernementales en présence du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de membres du cabinet ministériel, a constaté le correspondant local de Radio Kiskeya.
Des dizaines d’étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques, dont le disparu était le doyen, réclamaient, lors d’une mainifestation improvisée devant l’église La Foi Apostolique des Gonaïves, l’arrestation immédiate du ministre de la justice, Me René Magloire, venu assister à la cérémonie funèbre.
Une pluie de pierres et de tessons de bouteille s’est abattue sur le cortège officiel au moment où le Premier ministre Alexis, Me Magloire et les ministres de l’agriculture, François Sevrin et du commerce, Magguy Durcé quittaient la ville. La délégation gouvernementale a dû partir en catastrophe. Une vive panique s’est emparée du centre des Gonaïves, provoquant la paralysie des activités.
Des casques bleus déployés dans la région sont intervenus sur le théâtre des événements en vue de rétablir le calme.
Jeudi dernier, le ministre de la justice avait déclaré devant une commission parlementaire n’avoir jamais convoqué le juge St-Pierre alors que des proches du défunt continuent d’affirmer qu’il avait été appelé à Port-au-Prince avant de rendre un arrêt définitif sur le dossier du massacre de La Scirie.
L’ex-Député Lavalas, Amanus Mayette et Horat Jean-Baptiste, tous deux inculpés dans ce massacre qui avait fait des dizaines de morts le 11 février 2004 à St-Marc (Artibonite, nord), ont été libérés le 26 avril dernier, deux jours après le décès du magistrat.
Cette double libération très controversée n’a cessé de soulever la colère et l’indignation des rescapés de la tragédie et des familles des victimes.
Egalement pasteur, Hugues Saint-Pierre, 75 ans, avait rendu l’âme le 24 avril dans un hôpital de la capitale après avoir été victime d’un supposé accident de la circulation à la gare routière des Gonaïves.
Devant les suspicions nées de certaines attitudes et déclarations contradictoires, des parlementaires, défenseurs des droits humains et hommes de loi avaient exigé l’autopsie du corps en vue de déterminer les causes exactes de la brutale disparition d’un juge reconnu pour son intégrité. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
-------------------------
Commentiares :
Nous avions suivi à la radio, les déclarations des étudiants du Collège (Coopérative) Cœurs Unis qui réclamaient le responsable de la blessure grave d’un étudiant de l’établissement pour se faire justice eux-mêmes. Maintenant des manifestants qui réclament des démissions et des arrestations de fonctionnaires. La population a toujours ce besoin de guide et de boussole ; une voix qui leur fasse comprendre qu’il existe des lois et que dans les sociétés modernes oud ans les sociétés humaines il faut savoir les respecter et les revendications doivent permettre de placer les autorités élues face à leurs responsabilités.
Toute tentative de se substituer et de vouloir prendre la place des responsables rentre dans le cadre de l’illégalité.
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles du président de la Cour d’appel des Gonaïves, Me Hugues Saint-Pierre, se sont déroulées lundi à la mi-journée dans la Cité de l’indépendance (Artibonite, nord) sur fond de violentes protestations antigouvernementales en présence du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et de membres du cabinet ministériel, a constaté le correspondant local de Radio Kiskeya.
Des dizaines d’étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques, dont le disparu était le doyen, réclamaient, lors d’une mainifestation improvisée devant l’église La Foi Apostolique des Gonaïves, l’arrestation immédiate du ministre de la justice, Me René Magloire, venu assister à la cérémonie funèbre.
Une pluie de pierres et de tessons de bouteille s’est abattue sur le cortège officiel au moment où le Premier ministre Alexis, Me Magloire et les ministres de l’agriculture, François Sevrin et du commerce, Magguy Durcé quittaient la ville. La délégation gouvernementale a dû partir en catastrophe. Une vive panique s’est emparée du centre des Gonaïves, provoquant la paralysie des activités.
Des casques bleus déployés dans la région sont intervenus sur le théâtre des événements en vue de rétablir le calme.
Jeudi dernier, le ministre de la justice avait déclaré devant une commission parlementaire n’avoir jamais convoqué le juge St-Pierre alors que des proches du défunt continuent d’affirmer qu’il avait été appelé à Port-au-Prince avant de rendre un arrêt définitif sur le dossier du massacre de La Scirie.
L’ex-Député Lavalas, Amanus Mayette et Horat Jean-Baptiste, tous deux inculpés dans ce massacre qui avait fait des dizaines de morts le 11 février 2004 à St-Marc (Artibonite, nord), ont été libérés le 26 avril dernier, deux jours après le décès du magistrat.
Cette double libération très controversée n’a cessé de soulever la colère et l’indignation des rescapés de la tragédie et des familles des victimes.
Egalement pasteur, Hugues Saint-Pierre, 75 ans, avait rendu l’âme le 24 avril dans un hôpital de la capitale après avoir été victime d’un supposé accident de la circulation à la gare routière des Gonaïves.
Devant les suspicions nées de certaines attitudes et déclarations contradictoires, des parlementaires, défenseurs des droits humains et hommes de loi avaient exigé l’autopsie du corps en vue de déterminer les causes exactes de la brutale disparition d’un juge reconnu pour son intégrité. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Commentiares :
Nous avions suivi à la radio, les déclarations des étudiants du Collège (Coopérative) Cœurs Unis qui réclamaient le responsable de la blessure grave d’un étudiant de l’établissement pour se faire justice eux-mêmes. Maintenant des manifestants qui réclament des démissions et des arrestations de fonctionnaires. La population a toujours ce besoin de guide et de boussole ; une voix qui leur fasse comprendre qu’il existe des lois et que dans les sociétés modernes oud ans les sociétés humaines il faut savoir les respecter et les revendications doivent permettre de placer les autorités élues face à leurs responsabilités.
Toute tentative de se substituer et de vouloir prendre la place des responsables rentre dans le cadre de l’illégalité.
Un écolier grièvement blessé par balle dans son établissement
Un agent de sécurité de l’Ecole Coeurs Unis, accusé d’hyperagressivité, serait à l’origine du drame
mardi 8 mai 2007,
Radio Kiskeya
Un élève de rhéto de l’Ecole Cœurs Unis, prénommé Abetnego, se trouvait mardi dans un état jugé grave après avoir été atteint de deux balles lundi à Port-au-Prince, lors d’une altercation avec un agent de sécurité de l’établissement.
Selon les témoignages de plusieurs camarades de la victime, l’agresseur aurait ouvert le feu sur l’écolier après lui avoir asséné deux coups de cadenas à la bouche.
L’agent a été arrêté à la suite d’une intervention de la police, échappant ainsi in extremis à une tentative de lynchage. Très remontés contre lui, les élèves de Cœurs Unis l’accusent d’avoir déjà provoqué d’autres incidents par son attitude hyperagressive envers eux.
La mère de l’élève blessé était fortement secouée en constatant l’état dans lequel se trouvait son fils âgé de 23 ans. Abetnego a été finalement transporté à l’hôpital après une très longue attente.
Le responsable du collège, David Chéry, PDG de la coopérative Cœurs Unis, ne s’est pas encore exprimé sur ce grave incident.
L’Ecole Cœurs Unis a ouvert ses portes au début de l’année académique 2006/2007 dans l’un des bâtiments appartenant à la coopérative dont de nombreux sociétaires escroqués continuent de réclamer le remboursement de leurs cotisations. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Une question :
Comment quelqu’un qui est accusé d’escroquerie peut-il devenir responsable d’un collège dont la vocation reste l’éducation des jeunes ?
mardi 8 mai 2007,
Radio Kiskeya
Un élève de rhéto de l’Ecole Cœurs Unis, prénommé Abetnego, se trouvait mardi dans un état jugé grave après avoir été atteint de deux balles lundi à Port-au-Prince, lors d’une altercation avec un agent de sécurité de l’établissement.
Selon les témoignages de plusieurs camarades de la victime, l’agresseur aurait ouvert le feu sur l’écolier après lui avoir asséné deux coups de cadenas à la bouche.
L’agent a été arrêté à la suite d’une intervention de la police, échappant ainsi in extremis à une tentative de lynchage. Très remontés contre lui, les élèves de Cœurs Unis l’accusent d’avoir déjà provoqué d’autres incidents par son attitude hyperagressive envers eux.
La mère de l’élève blessé était fortement secouée en constatant l’état dans lequel se trouvait son fils âgé de 23 ans. Abetnego a été finalement transporté à l’hôpital après une très longue attente.
Le responsable du collège, David Chéry, PDG de la coopérative Cœurs Unis, ne s’est pas encore exprimé sur ce grave incident.
L’Ecole Cœurs Unis a ouvert ses portes au début de l’année académique 2006/2007 dans l’un des bâtiments appartenant à la coopérative dont de nombreux sociétaires escroqués continuent de réclamer le remboursement de leurs cotisations. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Une question :
Comment quelqu’un qui est accusé d’escroquerie peut-il devenir responsable d’un collège dont la vocation reste l’éducation des jeunes ?
Le chef de gang Blade Nasson arrêté à Cité Soleil
Il était l’un des plus craints dans le grand bidonville de Port-au-Prince
mardi 8 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le puissant chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), Blade Nasson, a été capturé lors d’une opération menée par les forces de l’ordre dans la nuit de lundi à mardi, a appris Radio Kiskeya de sources dignes de foi.
Il aurait été surpris vers minuit par des casques bleus chez sa mère à Soleil 17, au cœur même du plus grand bidonville du pays.
Nasson régnait en maître à Ti Ayiti, l’un des 34 quartiers de Cité Soleil. Selon les révélations de certains riverains, il était devenu ces derniers mois l’un des principaux fers de lance des bandes armées et ne cessait de monter en puissance depuis l’arrestation ou l’entrée dans la clandestinité des meneurs les plus réputés.
Blade Nasson faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des assassinats, enlèvements et extorsions de fonds.
Cinq autres importants leaders de gangs, le général Bibi, Evens Jeune dit "Ti Kouto", William Baptiste alias "Ti Blanc", Alain Cadet surnommé "Pinochet" et Bélony Pierre, le "pasteur", sont également tombés au cours des derniers mois dans des circonstances diverses aux mains de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Cependant, des individus du même acabit tels Amaral Duclona, le "général" Toutou et Billy sont toujours en cavale.
Malgré des efforts déployés en vue du rétablissement de la sécurité, de sérieux indices laissent croire que certaines infrastructures des gangs restent encore intactes. Des attaques ciblées et régulières entretiennent les sentiments d’insécurité au sein de la population et jusqu’en prison des chefs de gang continuent de susciter craintes et inquiétudes.
La MINUSTAH avait annoncé la semaine dernière avoir déjoué une tentative d’évasion de Bélony Pierre et de plusieurs de ses partisans. L’ancien "commandant" du quartier de Bois Neuf est incarcéré au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince. jmd/spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
mardi 8 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le puissant chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), Blade Nasson, a été capturé lors d’une opération menée par les forces de l’ordre dans la nuit de lundi à mardi, a appris Radio Kiskeya de sources dignes de foi.
Il aurait été surpris vers minuit par des casques bleus chez sa mère à Soleil 17, au cœur même du plus grand bidonville du pays.
Nasson régnait en maître à Ti Ayiti, l’un des 34 quartiers de Cité Soleil. Selon les révélations de certains riverains, il était devenu ces derniers mois l’un des principaux fers de lance des bandes armées et ne cessait de monter en puissance depuis l’arrestation ou l’entrée dans la clandestinité des meneurs les plus réputés.
Blade Nasson faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des assassinats, enlèvements et extorsions de fonds.
Cinq autres importants leaders de gangs, le général Bibi, Evens Jeune dit "Ti Kouto", William Baptiste alias "Ti Blanc", Alain Cadet surnommé "Pinochet" et Bélony Pierre, le "pasteur", sont également tombés au cours des derniers mois dans des circonstances diverses aux mains de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Cependant, des individus du même acabit tels Amaral Duclona, le "général" Toutou et Billy sont toujours en cavale.
Malgré des efforts déployés en vue du rétablissement de la sécurité, de sérieux indices laissent croire que certaines infrastructures des gangs restent encore intactes. Des attaques ciblées et régulières entretiennent les sentiments d’insécurité au sein de la population et jusqu’en prison des chefs de gang continuent de susciter craintes et inquiétudes.
La MINUSTAH avait annoncé la semaine dernière avoir déjoué une tentative d’évasion de Bélony Pierre et de plusieurs de ses partisans. L’ancien "commandant" du quartier de Bois Neuf est incarcéré au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince. jmd/spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
mardi 8 mai 2007
La marine des îles Turc and Caicos aurait fait couler le voilier selon les rescapés
Les rescapés du naufrage du vendredi 5 mai affirment que le voilier a été coulé par une patrouille de la marine du territoire britannique des îles turc and Caicos.
La directrice de l’Office Nationale pour la Migration, Jeanne Bernard Pierre, ayant eu des rencontres avec les 79 survivants, rapportent les déclarations des ces derniers affirmant que le naufrage n’était pas accidentel.
Le naufrage du bateau, qui s’est produit à deux kilomètres et demi de l'île de Providenciales, est survenu tôt vendredi peu après son interception par un navire de la police des îles Turks-et-Caicos. " Des experts américains participent à l’autopsie des cadavres, et des spécialistes venant d’Angleterre sont attendus ce mardi dans l’archipel", soutient l’émissaire du gouvernement haïtien confirmant que les naufragés sont placés dans un centre de détention." Ils sont sous le choc, ils sont pieds nus, certains d’entre eux sont brûlés d’autres blessés", explique t-elle. Selon Jeanne Bernard Pierre il s’agit d’un drame pour les haïtiens puisque seulement 9 femmes font partie des survivants, alors qu’il y avait plus de femmes à bord voilier qui transportait 150 personnes. La directrice de l’ONM, accompagnée du consul d’Haïti aux Bahamas, Remy Antoine, participera aujourd’hui au processus d’identification des cadavres par les survivants du naufrage. " Un père a perdu ses 5 enfants, un jeune homme a perdu ses 4 frères et sœurs qui se trouvaient à bord du voilier", insiste t-elle précisant que 12 cadavres en état de décomposition doivent être inhumés aujourd’hui.
54 corps ont été retrouvés et qu’une quarantaine d’entre eux pourraient être rapatriés. Selon des médecins dans certains cas il s’agit de restes humains qui ont été retrouvés par les patrouilles dans une région infestées de requins.
Plus d’une vingtaine de corps n’ont pas été retrouvés en dépit de recherches réalisées pendant plusieurs jours par les gardes cotes américaines.
--------------------
Commentaires :
Les puritains pourraient pousser des cris au ciel et attribuer ces déclarations des rescapés au traumatisme émotionnel qui les a secoué pendant cette dure traversée. Cependant malgré ce que l’on puisse dire, l’espèce humaine n’est pas naturellement faite de bonté de générosité. Certains éléments de notre chère espèce sont souvent habités par de vrais démons qui les poussent vers un cannibalisme intellectuel. Dans ce sens je ne donnerais pas la communion sans une vraie confession à ces marins qui doivent rechercher et retrouver des alibis de poids pour se défendre.
Cependant ce que nous devons noter c’est que jusqu’à présent cette nouvelle n’a pas encore eu la répercussion qu’elle mérite.
Comment peut on ne pas se révolter en imaginant que des marins exercés, lancés au secours d’un groupe d’individus en détresse, prendraient la fâcheuse et déplorable décision de couler le bateau et jetés ses occupants dans une mer houleuse, infestée de requins ?
Les échos de la presse et la voix des médias en général on relayé de façon très timide cette information qui repeint l’âme humaine d’aujourd’hui avec ces vrais recoins obscurs.
Nous espérons que les instances concernées exigeront une enquête réelle pour sortir la vérité « du fond de la mer ».
La directrice de l’Office Nationale pour la Migration, Jeanne Bernard Pierre, ayant eu des rencontres avec les 79 survivants, rapportent les déclarations des ces derniers affirmant que le naufrage n’était pas accidentel.
Le naufrage du bateau, qui s’est produit à deux kilomètres et demi de l'île de Providenciales, est survenu tôt vendredi peu après son interception par un navire de la police des îles Turks-et-Caicos. " Des experts américains participent à l’autopsie des cadavres, et des spécialistes venant d’Angleterre sont attendus ce mardi dans l’archipel", soutient l’émissaire du gouvernement haïtien confirmant que les naufragés sont placés dans un centre de détention." Ils sont sous le choc, ils sont pieds nus, certains d’entre eux sont brûlés d’autres blessés", explique t-elle. Selon Jeanne Bernard Pierre il s’agit d’un drame pour les haïtiens puisque seulement 9 femmes font partie des survivants, alors qu’il y avait plus de femmes à bord voilier qui transportait 150 personnes. La directrice de l’ONM, accompagnée du consul d’Haïti aux Bahamas, Remy Antoine, participera aujourd’hui au processus d’identification des cadavres par les survivants du naufrage. " Un père a perdu ses 5 enfants, un jeune homme a perdu ses 4 frères et sœurs qui se trouvaient à bord du voilier", insiste t-elle précisant que 12 cadavres en état de décomposition doivent être inhumés aujourd’hui.
54 corps ont été retrouvés et qu’une quarantaine d’entre eux pourraient être rapatriés. Selon des médecins dans certains cas il s’agit de restes humains qui ont été retrouvés par les patrouilles dans une région infestées de requins.
Plus d’une vingtaine de corps n’ont pas été retrouvés en dépit de recherches réalisées pendant plusieurs jours par les gardes cotes américaines.
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Commentaires :
Les puritains pourraient pousser des cris au ciel et attribuer ces déclarations des rescapés au traumatisme émotionnel qui les a secoué pendant cette dure traversée. Cependant malgré ce que l’on puisse dire, l’espèce humaine n’est pas naturellement faite de bonté de générosité. Certains éléments de notre chère espèce sont souvent habités par de vrais démons qui les poussent vers un cannibalisme intellectuel. Dans ce sens je ne donnerais pas la communion sans une vraie confession à ces marins qui doivent rechercher et retrouver des alibis de poids pour se défendre.
Cependant ce que nous devons noter c’est que jusqu’à présent cette nouvelle n’a pas encore eu la répercussion qu’elle mérite.
Comment peut on ne pas se révolter en imaginant que des marins exercés, lancés au secours d’un groupe d’individus en détresse, prendraient la fâcheuse et déplorable décision de couler le bateau et jetés ses occupants dans une mer houleuse, infestée de requins ?
Les échos de la presse et la voix des médias en général on relayé de façon très timide cette information qui repeint l’âme humaine d’aujourd’hui avec ces vrais recoins obscurs.
Nous espérons que les instances concernées exigeront une enquête réelle pour sortir la vérité « du fond de la mer ».
Football : Haïti en attente de jouer des matches de préparation
Dans moins de trois semaines, Haïti fera son entrée dans la phase finale de la Gold Cup qui se déroulera aux Etats-Unis. Cependant, la sélection nationale de football qui reste sur deux belles victoires en Amérique Centrale contre le Salvador et surtout le Honduras, a du mal à trouver un autre adversaire de taille pour finaliser sa préparation avant de jouer son premier match dans la compétition contre le Costa Rica. La Fédération Chilienne de Football avec laquelle le bureau fédéral haïtien était en contact pour un match amical entre le Chili et Haïti, n’a pas donné suite à ce projet. Pourtant, ce match était annoncé en grande pompe.
A un certain moment, il était question d’une rencontre entre Haïti et le Vénézuéla car, la Fédération Haïtienne de Football voulait profiter des bonnes relations existant entre les deux gouvernements pour faciliter ce match. Là encore, rien n’a été finalisé jusqu'à cette semaine.
Ernst Nono Jean-Baptiste qui est chargé de préparer et de planifier pour la FHF les matches internationaux se bat comme un diable pour trouver une équipe de poids pour un match contre l’équipe haïtienne. Mais, d’après Nono, « les choses ne sont pas toujours faciles comme on l’aurait souhaité car, les autres équipes nationales ont aussi leur calendrier international ». Et puis, depuis le titre de champion de la CONCACAF, Haïti a un petit peu la grosse tête. L’entraîneur national Luis Armelio Gracia, à ce qu’il paraît, ne veut pas n’importe quelle équipe. D’après lui, ça doit être un gros calibre de la région ou rien du tout. D’ailleurs, le match joué et perdu par la sélection nationale dernièrement contre l’équipe américaine des moins de 23 ans reste au travers de la gorge de Monsieur Gracia qui n’avait pas donné son accord pour cette rencontre, au point qu’il ait suivi le match dans les tribunes. Ce qui avait provoqué naturellement un tollé dans une partie de la presse haïtienne. Cependant, Nono Jean-Baptiste qui dit avoir coordonné ce match de concert avec le bureau fédéral se défend d’avoir choisi un adversaire quelconque pour l’équipe haïtienne de football, « l’équipe américaine contre laquelle Haïti en amical, c’est la sélection olympique des Etats-Unis. C’est une équipe de joueurs professionnels qui jouent dans la MLS et en Europe ». "Ze Nono", comme l’appellent ses amis, pense avoir travaillé dans l’intérêt de l’équipe « on avait planifié ce match parce qu’on ne voulait pas laisser l’équipe inactive pendant trop longtemps. On a pensé que c’était une bonne opportunité pour le groupe qui devait par la suite rencontrer le Salvador et le Panama ». Et Monsieur Jean-Baptiste de conclure : « Tout ce qui a été dit autour de ce match est l’œuvre d’une certaine presse qui profite de certaines situations pour critiquer sans fondement ou tout simplement pour avilir des gens qui travaillent. Ils ont été jusqu’à nous traiter de mafia injustement. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent comme à leur habitude mais moi, je fais mon boulot de concert avec la Fédération et le staff technique ».
Entre temps, l’équipe haïtienne attend d’autres matches amicaux pour les derniers ajustements avant sa rentrée en compétition. Un quadrangulaire entre Haïti, le Salvador, le Mexique et Trinidad est annoncé pour la fin du mois à Port of Spain du 28 au 30 mai prochain. Espérons qu’il n’y aura pas de report ni d’annulation de ce tournoi puisque la sélection nationale est assoiffée de jouer des rencontres. Et, l’entraîneur national ne demande que ça.
Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr
A un certain moment, il était question d’une rencontre entre Haïti et le Vénézuéla car, la Fédération Haïtienne de Football voulait profiter des bonnes relations existant entre les deux gouvernements pour faciliter ce match. Là encore, rien n’a été finalisé jusqu'à cette semaine.
Ernst Nono Jean-Baptiste qui est chargé de préparer et de planifier pour la FHF les matches internationaux se bat comme un diable pour trouver une équipe de poids pour un match contre l’équipe haïtienne. Mais, d’après Nono, « les choses ne sont pas toujours faciles comme on l’aurait souhaité car, les autres équipes nationales ont aussi leur calendrier international ». Et puis, depuis le titre de champion de la CONCACAF, Haïti a un petit peu la grosse tête. L’entraîneur national Luis Armelio Gracia, à ce qu’il paraît, ne veut pas n’importe quelle équipe. D’après lui, ça doit être un gros calibre de la région ou rien du tout. D’ailleurs, le match joué et perdu par la sélection nationale dernièrement contre l’équipe américaine des moins de 23 ans reste au travers de la gorge de Monsieur Gracia qui n’avait pas donné son accord pour cette rencontre, au point qu’il ait suivi le match dans les tribunes. Ce qui avait provoqué naturellement un tollé dans une partie de la presse haïtienne. Cependant, Nono Jean-Baptiste qui dit avoir coordonné ce match de concert avec le bureau fédéral se défend d’avoir choisi un adversaire quelconque pour l’équipe haïtienne de football, « l’équipe américaine contre laquelle Haïti en amical, c’est la sélection olympique des Etats-Unis. C’est une équipe de joueurs professionnels qui jouent dans la MLS et en Europe ». "Ze Nono", comme l’appellent ses amis, pense avoir travaillé dans l’intérêt de l’équipe « on avait planifié ce match parce qu’on ne voulait pas laisser l’équipe inactive pendant trop longtemps. On a pensé que c’était une bonne opportunité pour le groupe qui devait par la suite rencontrer le Salvador et le Panama ». Et Monsieur Jean-Baptiste de conclure : « Tout ce qui a été dit autour de ce match est l’œuvre d’une certaine presse qui profite de certaines situations pour critiquer sans fondement ou tout simplement pour avilir des gens qui travaillent. Ils ont été jusqu’à nous traiter de mafia injustement. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent comme à leur habitude mais moi, je fais mon boulot de concert avec la Fédération et le staff technique ».
Entre temps, l’équipe haïtienne attend d’autres matches amicaux pour les derniers ajustements avant sa rentrée en compétition. Un quadrangulaire entre Haïti, le Salvador, le Mexique et Trinidad est annoncé pour la fin du mois à Port of Spain du 28 au 30 mai prochain. Espérons qu’il n’y aura pas de report ni d’annulation de ce tournoi puisque la sélection nationale est assoiffée de jouer des rencontres. Et, l’entraîneur national ne demande que ça.
Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr
Coup d’envoi sur des chapeaux de roues de la tournée européenne de T-VICE à Marseille.
Encore une fois, la grande salle du Florida Palace qu’il faudra sans nulle doute renommer « KONPA Palace » s’est vêtue de ses plus belles parures pour accueillir la grande communauté amoureuse du KONPA représentée aujourd’hui dans un brassage ethnique cimenté par le goût de la bonne musique et la chaude ambiance qui se respire autour de notre rythme natif-natal.
Oui, les pans de mur du Florida Palace ont été témoins de la pénétration du KONPA dans cette région souvent ensoleillée du Sud de la France. Ils ont du sans aucun doute garder des souvenirs impérissables de performance de haut vol des plus dignes représentants du rythme. Tabou Combo, Skah Shah, Système Band, T-Vice, Djakout et bien d’autres ont écrit des pages intéressantes dans les anales de l’histoire de cette salle.
Aujourd’hui, jouer à Marseille représente un vrai défi pour les groupes invités. En effet, avec l’investissement acharné de certains promoteurs, en particulier de NASSER, l’homme de l’ombre, le public de cette région a pu pénétrer les antres de cette discipline et surtout apprécier les particularités qui s’en détachent dans une logique de recherche d’originalité peaufinant ainsi la diversité de ce rythme créé il y a plus de cinquante ans.
Une communauté qui dans un laps de temps assez réduit a pu voir évoluer le TABOU COMBO, T-VICE, ZENGLEN, DJAKOUT MIZIK, CARIMI, MASS KONPA et Gracia Delva, pour ne citer que ceux-là, a emmagasiné assez de critères pour pouvoir jauger la valeur d’un groupe et la qualité de sa prestation.
A partir de ces considérations, il est juste et surtout logique d’admettre que la soirée présentée par BAZE CREOLE (une association qui s’est donnée comme objectif la promotion du KONPA), comptant sur la présence d’un T-VICE tout feu tout flamme, a été particulièrement réussie.
Une assistance nourrie d’enthousiasme et de ferveur a suivi dans une émouvante communion les 4 heures de prestation du groupe qui a exécuté les tubes de son nouvel opus. Le public a aussi vibré avec les notes de la dernière mérengue carnavalesque.
Cette soirée comptait dans l’assistance des personnalités très importantes et très connues au niveau de la diaspora haïtienne et plus particulièrement dans le macrocosmos des fans du KONPA.
En effet, Monsieur Jean Claude Vivens, bien connu comme STaFF PoZé dans le milieu du KONPA, artiste, producteur et animateur de télévision, grand théoricien de la musique haïtienne a sillonné avec attention les espaces exigus entre les tables, les couples langoureusement enlacés, la foule en délire pour capter des impressions et des émotions toutes particulières d’un public dont il faisait pour la toute première fois la connaissance.
Sa grande maîtrise du sujet a permis d’étiqueter de réussie la soirée du 5 Mai car comme « konpalogist » pointilleux, exigeant, perfectionniste il a du attribuer une note de 8/10.
Parmi les éléments qui semblent avoir attiré son attention on retient d’après ses dires la présence d’européens « blancs » constituant près de 35% de l’assistance et aussi le fait de voir une femme danser « comme il faut » avec une autre femme ; situation qu’il compte désormais décrire sous l’expression « faire une marseillaise ».
Les impressions de STaFF PoZé ont été acceptées dans leurs justes valeurs et les amoureux du KONPA attendent avec une certaine ferveur la publication prochaine de l’encyclopédie du KONPA qui devrait sortir bientôt.
Le public a aussi apprécié le comportement très professionnel des stars du groupe qui au moment de la pause ont pris du temps pour les fans qui rêvaient de leur serrer la main ou de partager quelques secondes d’intimité-bonheur avec leurs idoles. C’est toujours un élément à ne pas négliger dans ce domaine.
La tournée du groupe se poursuivra sur plusieurs dates dans plusieurs grandes villes de France : Le 6 à Palacio à Ivry sur Seine, le 7 mai à l’espace Albert Camus à Lyon, le 11 Mai à Nantes, le 12 Mai à l’espace Chevreuil à Nanterre (Le palais du KONPA), le 13 Mai une nouvelle soirée à Ivry sur Seine. Il était question d’une soirée à Montpellier aussi…
Chaque fois qu’un groupe offre une performance réussie, il laisse derrière lui une porte entrouverte aux autres groupes et à la musique haïtienne en général. La France comme grande puissance d’Europe représente un observatoire de grande valeur pour les manifestations culturelles de tout genre. Elle peut catapulter notre musique encore plus loin vers d’autres horizons, vers d’autres continents.
Merci et Bravo notre T-VICE national !
JoJo le 06/05/07- Marseille
Oui, les pans de mur du Florida Palace ont été témoins de la pénétration du KONPA dans cette région souvent ensoleillée du Sud de la France. Ils ont du sans aucun doute garder des souvenirs impérissables de performance de haut vol des plus dignes représentants du rythme. Tabou Combo, Skah Shah, Système Band, T-Vice, Djakout et bien d’autres ont écrit des pages intéressantes dans les anales de l’histoire de cette salle.
Aujourd’hui, jouer à Marseille représente un vrai défi pour les groupes invités. En effet, avec l’investissement acharné de certains promoteurs, en particulier de NASSER, l’homme de l’ombre, le public de cette région a pu pénétrer les antres de cette discipline et surtout apprécier les particularités qui s’en détachent dans une logique de recherche d’originalité peaufinant ainsi la diversité de ce rythme créé il y a plus de cinquante ans.
Une communauté qui dans un laps de temps assez réduit a pu voir évoluer le TABOU COMBO, T-VICE, ZENGLEN, DJAKOUT MIZIK, CARIMI, MASS KONPA et Gracia Delva, pour ne citer que ceux-là, a emmagasiné assez de critères pour pouvoir jauger la valeur d’un groupe et la qualité de sa prestation.
A partir de ces considérations, il est juste et surtout logique d’admettre que la soirée présentée par BAZE CREOLE (une association qui s’est donnée comme objectif la promotion du KONPA), comptant sur la présence d’un T-VICE tout feu tout flamme, a été particulièrement réussie.
Une assistance nourrie d’enthousiasme et de ferveur a suivi dans une émouvante communion les 4 heures de prestation du groupe qui a exécuté les tubes de son nouvel opus. Le public a aussi vibré avec les notes de la dernière mérengue carnavalesque.
Cette soirée comptait dans l’assistance des personnalités très importantes et très connues au niveau de la diaspora haïtienne et plus particulièrement dans le macrocosmos des fans du KONPA.
En effet, Monsieur Jean Claude Vivens, bien connu comme STaFF PoZé dans le milieu du KONPA, artiste, producteur et animateur de télévision, grand théoricien de la musique haïtienne a sillonné avec attention les espaces exigus entre les tables, les couples langoureusement enlacés, la foule en délire pour capter des impressions et des émotions toutes particulières d’un public dont il faisait pour la toute première fois la connaissance.
Sa grande maîtrise du sujet a permis d’étiqueter de réussie la soirée du 5 Mai car comme « konpalogist » pointilleux, exigeant, perfectionniste il a du attribuer une note de 8/10.
Parmi les éléments qui semblent avoir attiré son attention on retient d’après ses dires la présence d’européens « blancs » constituant près de 35% de l’assistance et aussi le fait de voir une femme danser « comme il faut » avec une autre femme ; situation qu’il compte désormais décrire sous l’expression « faire une marseillaise ».
Les impressions de STaFF PoZé ont été acceptées dans leurs justes valeurs et les amoureux du KONPA attendent avec une certaine ferveur la publication prochaine de l’encyclopédie du KONPA qui devrait sortir bientôt.
Le public a aussi apprécié le comportement très professionnel des stars du groupe qui au moment de la pause ont pris du temps pour les fans qui rêvaient de leur serrer la main ou de partager quelques secondes d’intimité-bonheur avec leurs idoles. C’est toujours un élément à ne pas négliger dans ce domaine.
La tournée du groupe se poursuivra sur plusieurs dates dans plusieurs grandes villes de France : Le 6 à Palacio à Ivry sur Seine, le 7 mai à l’espace Albert Camus à Lyon, le 11 Mai à Nantes, le 12 Mai à l’espace Chevreuil à Nanterre (Le palais du KONPA), le 13 Mai une nouvelle soirée à Ivry sur Seine. Il était question d’une soirée à Montpellier aussi…
Chaque fois qu’un groupe offre une performance réussie, il laisse derrière lui une porte entrouverte aux autres groupes et à la musique haïtienne en général. La France comme grande puissance d’Europe représente un observatoire de grande valeur pour les manifestations culturelles de tout genre. Elle peut catapulter notre musique encore plus loin vers d’autres horizons, vers d’autres continents.
Merci et Bravo notre T-VICE national !
JoJo le 06/05/07- Marseille
lundi 7 mai 2007
36 corps de boat people haïtiens récupérés, plus de 40 disparus, selon un nouveau bilan
Fin des recherches d’éventuels survivants ; certains des cadavres dévorés par des requins ; la directrice de l’Office national de la migration se rend aux îles Turks et Caïcos tandis que le Président Préval déplore la catastrophe
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les garde-côtes américains ont mis fin aux recherches lancées depuis le naufrage vendredi près des îles Turks et Caïcos, au large d’Haïti, d’un voilier transportant des boat people haïtiens qui a fait au moins 36 morts dont certains dévorés par des requins et plus de 40 disparus.
Selon le Miami Herald, après 24 heures d’opérations menées par des bateaux et des hélicoptères le long du petit archipel britannique, les responsables américains ont estimé qu’il n’y avait plus aucun espoir de retrouver d’autres survivants.
L’inspecteur de police Sharon Whitaker a indiqué que les autorités de Turks et Caïcos ont également décidé dimanche d’abandonner les recherches parce que d’autres rescapés ou corps de victimes n’ont pu être récupérés.
Des 160 naufragés, seuls 78 ont survécu à la catastrophe après avoir été secourus par des patrouilles mixtes américano-britanniques.
Selon différents témoignages, dont ceux du capitaine du bateau recueillis par Radio Kiskeya dans le nord d’Haïti, l’embarcation de fortune, qui voyageait à destination de la Floride, s’est retournée alors qu’un navire de la police des îles Turks et Caïcos tentait de la remorquer.
La désolation est à son comble dans les communautés d’origine des victimes.
La directrice de l’Office national de la migration (ONM), Jeanne Bernard Pierre, a communiqué un bilan encore plus lourd de 50 morts peu avant de quitter dimanche Haïti à destination de Turks et Caïcos. Elle a aussi confirmé la découverte macabre de cadavres découpés en morceaux et parfois difficiles à identifier. Mme Bernard Pierre souligne que la catastrophe s’est produite dans une zone infestée de requins.
Pour sa part, le Président René Préval a affirmé que la responsable de l’ONM avait pour mission d’apporter du réconfort aux rescapés et de préparer le rapatriement des corps. "C’est triste de voir qu’à cause de la misère sévissant dans le pays probablement 150 haïtiens ont péri en mer", a déclaré le chef de l’Etat en réponse à une question juste avant son départ pour les Etats-Unis. M. Préval ne semblait pas disposer du bilan exact du naufrage.
Il s’est félicité du retour sous son gouvernement "à la stabilité politique et à la sécurité" tout en reconnaissant que cela n’avait pas entraîné des résultats économiques immédiats pour la population.
Cette nouvelle catastrophe vient souligner l’absence totale d’intervention de l’Etat en matière de lutte contre l’organisation des voyages clandestins et l’ampleur de la détresse économique des plus pauvres des haïtiens.
Depuis le début de l’année, 909 boat people haïtiens ont été interceptés en haute mer par les garde-côtes américains contre seulement 769 en 2006. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
------
Les poussées de commotion sociale et d’indignation ne serviront malheureusement pas à grand chose dans la mesure ou ce ne sont pas les premiers ni les derniers compatriotes haïtiens qui continueront à braver les dangers et les périls en haute mer pour fuir la situation de misère et le climat d’insécurité qui ne cesse de terrasser l’ensemble de la société haïtienne.
Le temps du deuil doit durer peu et laisser la place à la réflexion capable de permettre la prise de décision appropriée pour arriver à soulager l’ensemble de la population. Il faudra que les autorités de l’état s’établissent dans tous les niveaux et que les sommes investies par les familles des aventuriers de mauvaise fortune puissent s’orienter vers des activités sures et rentables car tout le monde est au courant des débours financiers qui tournent autour de ces voyages clandestins qui font la fortune des organisateurs.
lundi 7 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les garde-côtes américains ont mis fin aux recherches lancées depuis le naufrage vendredi près des îles Turks et Caïcos, au large d’Haïti, d’un voilier transportant des boat people haïtiens qui a fait au moins 36 morts dont certains dévorés par des requins et plus de 40 disparus.
Selon le Miami Herald, après 24 heures d’opérations menées par des bateaux et des hélicoptères le long du petit archipel britannique, les responsables américains ont estimé qu’il n’y avait plus aucun espoir de retrouver d’autres survivants.
L’inspecteur de police Sharon Whitaker a indiqué que les autorités de Turks et Caïcos ont également décidé dimanche d’abandonner les recherches parce que d’autres rescapés ou corps de victimes n’ont pu être récupérés.
Des 160 naufragés, seuls 78 ont survécu à la catastrophe après avoir été secourus par des patrouilles mixtes américano-britanniques.
Selon différents témoignages, dont ceux du capitaine du bateau recueillis par Radio Kiskeya dans le nord d’Haïti, l’embarcation de fortune, qui voyageait à destination de la Floride, s’est retournée alors qu’un navire de la police des îles Turks et Caïcos tentait de la remorquer.
La désolation est à son comble dans les communautés d’origine des victimes.
La directrice de l’Office national de la migration (ONM), Jeanne Bernard Pierre, a communiqué un bilan encore plus lourd de 50 morts peu avant de quitter dimanche Haïti à destination de Turks et Caïcos. Elle a aussi confirmé la découverte macabre de cadavres découpés en morceaux et parfois difficiles à identifier. Mme Bernard Pierre souligne que la catastrophe s’est produite dans une zone infestée de requins.
Pour sa part, le Président René Préval a affirmé que la responsable de l’ONM avait pour mission d’apporter du réconfort aux rescapés et de préparer le rapatriement des corps. "C’est triste de voir qu’à cause de la misère sévissant dans le pays probablement 150 haïtiens ont péri en mer", a déclaré le chef de l’Etat en réponse à une question juste avant son départ pour les Etats-Unis. M. Préval ne semblait pas disposer du bilan exact du naufrage.
Il s’est félicité du retour sous son gouvernement "à la stabilité politique et à la sécurité" tout en reconnaissant que cela n’avait pas entraîné des résultats économiques immédiats pour la population.
Cette nouvelle catastrophe vient souligner l’absence totale d’intervention de l’Etat en matière de lutte contre l’organisation des voyages clandestins et l’ampleur de la détresse économique des plus pauvres des haïtiens.
Depuis le début de l’année, 909 boat people haïtiens ont été interceptés en haute mer par les garde-côtes américains contre seulement 769 en 2006. spp/RK
Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
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Les poussées de commotion sociale et d’indignation ne serviront malheureusement pas à grand chose dans la mesure ou ce ne sont pas les premiers ni les derniers compatriotes haïtiens qui continueront à braver les dangers et les périls en haute mer pour fuir la situation de misère et le climat d’insécurité qui ne cesse de terrasser l’ensemble de la société haïtienne.
Le temps du deuil doit durer peu et laisser la place à la réflexion capable de permettre la prise de décision appropriée pour arriver à soulager l’ensemble de la population. Il faudra que les autorités de l’état s’établissent dans tous les niveaux et que les sommes investies par les familles des aventuriers de mauvaise fortune puissent s’orienter vers des activités sures et rentables car tout le monde est au courant des débours financiers qui tournent autour de ces voyages clandestins qui font la fortune des organisateurs.
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