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vendredi 15 février 2008

Montegrande, le même visage

Après la publication par Le Nouvelliste en mars 2007 de l'article : « Montegrande, un village d'aveugles », la localité située près de Papaye (Hinche) a reçu de multiples visiteurs. Pourtant, sa situation ne s'est guère améliorée. La population patauge toujours dans la misère.

Le centre de santé, la seule institution publique de Montegrande (Photo: Jean Pharès Jérôme)
Vivre dans la localité sèche et aride de Montegrande s'apparente à une punition. Les vieillards et enfants majoritaires dans la zone sont privés de tout. On se souvient de l'article qui traitait des pénibles conditions de vie des aveugles de la zone et qui avait provoqué des remous à travers le pays. Certaines institutions et des particuliers avaient apporté leur soutien aux habitants de Montegrande. Une quinzaine de personnes ayant des problèmes visuels avaient été envoyées à la capitale pour recevoir les soins que nécessitait leur cas.



Certains ont pu recouvrer la vue. D'autres non, parce qu'ils ont vécu trop longtemps avec la maladie. Aucune action concrète n'a cependant été posée au profit de la population de Montegrande qui vit en 2008 comme au siècle dernier. Bon nombre d'enfants ne vont toujours pas à l'école. L'institution scolaire gérée par l'association des aveugles a failli à sa mission. Ses portes sont restées cadenassées, faute d'argent pour payer les enseignants. Des particuliers essayent de combler le vide. Ils ont créé une école communautaire accueillant seulement une centaine d'élèves. Fonctionnant dans une bicoque, cette institution peut à n'importe quel moment cesser ses activités puisque les pauvres parents qui tirent le diable par la queue n'ont pas payé jusqu'ici la modique somme qui leur est réclamée.

Les gens coupent les manguiers pour faire du charbon (Photo: Jean Pharès Jérôme)
Un centre de santé, l'unique institution construite par l'Etat haïtien dans la zone, n'existe que de nom. La seule infirmière en poste n'arrive pas, à elle seule, à prodiguer des soins à tous les malades recensés à Montegrande.
Toute indisponibilité de cette infirmière, au dévouement exceptionnel, entraîne automatiquement la fermeture du centre. «Il arrive des fois que des patients font le va-et-vient ici pendant une semaine sans que personne ne les prenne en charge », précise un vieillard chenu, rappelant que le centre de santé fonctionnait à ses débuts avec trois infirmières. Les activités économiques sont pratiquement au point mort à Montegrande. L'agriculture et l'élevage qui devraient permettre au gens de subsister, ne sont au fait qu'une perte d'argent et d'énergie. « L'année dernière, j'ai investi environ 5000 gourdes en plantules et en semences pour mon lopin de terre et en retour, je n'ai récolté que deux sacs de maïs, quelques marmites de pois, et des bananes chétives », se désole Joseph Délince, père de quatre enfants.
Pour survivre, la population se tourne vers la production du charbon de bois. Cette activité jugée plus rentable que l'agriculture et l'élevage donne aujourd'hui à Montegrande l'allure d'un désert. N'ayant plus d'arbres pour faire du charbon, les gens se ruent vers les rares manguiers dissimulés au milieu des herbes sauvages.

L'école communautaire de Montegrande (Photo: Jean Pharès Jérôme)





Pas étonnant que certaines personnes, à la faveur de la nuit, coupent les arbres sur la propriété d'autrui pour alimenter l'industrie du charbon, principale ennemie de ce hameau sec et enclavé. « Je sais qu'il est mauvais de couper les manguiers, mais je n'ai pas d'alternative », déclare un jeune homme d'une trentaine d'années. Embarrassé, il a ajouté : « nous ne les déracinons pas complètement dans l'espoir qu'ils recommenceront à donner des fruits. »
Jean Pharès Jérôme

pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54212&PubDate=2008-02-15

Double nationalité, la boite à surprise

L'enquête sur la simple ou double nationalité du sénateur Rudolph Boulos pourrait être une boite à surprise. On craint qu'elle démasque ministres et parlementaires. L'enquête se poursuit...
L'étau se resserre davantage autour du sénateur Rudolph Boulos dont la simple nationalité haïtienne est mise en cause par certains de ses collègues. Absent depuis le compromis politique prolongeant le mandat des sénateurs élus pour deux (2) ans, le tonitruant Gabriel Fortuné traîne depuis plusieurs jours un lot de documents accablants pour sortir Boulos du Sénat. Motivée, la commission d'enquête spéciale récemment créée a fait venir le ministre de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé et le directeur général de l'Immigration, Roland Chavannes pour authentifier certains des documents relatifs à la simple ou double nationalité du sénateur Boulos.
« Le Directeur de l'Immigration a donné toutes les preuves sur la nationalité américaine de Rudolph Boulos, a jubilé Gabriel Fortuné à l'issue d'une rencontre avec les membres de la commission spéciale d'enquête. Boulos est détenteur d'un passeport américain valable jusqu'au 19 mars 2011. Des pressions auraient été exercées sur la Direction de l'Immigration pour produire le 31 août 2005 un passeport haïtien au profit du sénateur Boulos. » Le Sénat, dit-il, doit convoquer l'ex-ministre de l'Intérieur Gustave Magloire pour établir les preuves.
Le sénateur Gabriel Fortuné a, par ailleurs, dénoncé l'hypocrisie et la lâcheté de l'élite haïtienne qui a aidé à la décapitation de la Cour de cassation pour exclure Dumarsais Mécène Siméus de la présidentielle de 2006 alors que cette même élite a produit des documents pour produire un passeport haïtien au profit de l'industriel Rudolph Boulos.
Laconiquement, le ministre de l'Intérieur qui répondait aux questions des journalistes, dit avoir révélé des anomalies dans le dossier de Boulos. « Au niveau de l'Immigration, nous disposons d'un certain nombre de dossiers que nous nous gardons de citer », a déclaré le ministre de tutelle de la Direction de l'Immigration et de l'Emigration.
L'enquête sur la «double nationalité » du sénateur Rudolph Boulos pourrait être une boite de pandore. On craint déjà qu'elle ne démasque des ministres de l'administration Préval/Alexis. Des fichiers retraçant les voyages effectués de 1986 à nos jours de tous les ministres, sénateurs et Premier ministre, a annoncé le sénateur Youri Latortue, président de la commission d'enquête spéciale, seront exigés du ministère de l'Intérieur et de la Direction de l'Immigration. La commission spéciale de six sénateurs formée récemment n'aura pas seulement à plancher sur le cas du sénateur Rudolph Boulos. Des soupçons pèsent aussi sur des députés et des ministres qui seraient détenteurs d'un passeport étranger, ce qui est interdit par la Constitution de 1987. Le principal concerné défend toujours sa simple nationalité - haïtienne - mise en cause. Exhibant son passeport haïtien aux journalistes accrédités au Parlement, Rudolph Boulos a traité de «restavèk» - une façon pour lui de qualifier de valets - ses détracteurs qui sont à la solde d'un certain laboratoire. « En tant qu'homme d'affaires, je suis en possession de cartes de résidence de plusieurs pays, dont la République dominicaine, où je possède une firme de construction », avait répliqué M. Boulos, sans indiquer s'il avait renoncé à sa nationalité haïtienne. « Boulos doit démissionner. Et s'il insiste davantage, il pourrait être arrêté pour usage de faux », a tranché Gabriel Fortuné.

La télé, un poison lent

A Port-au-Prince, des stations de télévision diffusent à n'importe quelle heure des films et autres programmes exaltant le sexe et la violence. Souvent, des enfants restés scotchés devant leur petit écran « encaissent » et développent des comportements inquiétants.
Les yeux rivés sur le téléviseur installé dans le salon, Stéphanie et Giselle zappent. Bouillonnantes de curiosité, les gamines qui font encore pipi dans leurs couches « ingurgitent », comme tous les samedis matin et autres jours fériés, des clips raps montrant des femmes presque nues se déhancher et des films d'action exaltant la mort du bandit, du mauvais gars. Le tout saupoudré de scènes érotiques. Rien de plus « normal » dans le quotidien de ces enfants confinées à la maison soit par manque de loisir, soit pour cause d'insécurité, raconte un ami de la famille, jusqu'à ce que le père, scandalisé, tombe sur ses fillettes en train de s'embrasser intimement. Sommées de s'expliquer, les petites, avec innocence, répondent qu'elles font comme les gens à la télé. Cette histoire n'est pas unique. Au contraire.
« La télévision, source de mauvaise conduite chez le enfants, peut provoquer toutes sortes de déformations de la personnalité, confie le Dr Jeanne Phillipe. Outre la confusion sexuelle, certains deviennent violents », ajoute la psychologue qui appelle à une réflexion et des actions face à la dérive consistant à exposer les enfants à des programmes auxquels ils n'auraient jamais dû avoir accès.

« La nation doit avoir un regard inquisiteur sur la télévision », appelle-t-elle, invitant, d'un autre côté, à la production d'émissions de divertissement qui mettent en relief les aspects positifs de la culture locale. « Ce n'est pas facile de produire, c'est difficile et coûteux, surtout pour les enfants, mais il faut le faire », explique le Dr Jeanne Philippe qui a travaillé pendant des années à la Télévision nationale d'Haïti (TNH). Selon un spécialiste en communication requérant l'anonymat, l'Etat, la société doivent se donner les moyens pour freiner la dérive audiovisuelle en Haïti. Dans les pays où l'on connaît l'influence de la télévision sur la culture, les comportements, les esprits et les conséquences de ces dérives, on monte des institutions. « En France, par exemple, le Conseil supérieur de l'audiovisuel est très strict sur les programmes, leur nature, leur contenu, leur tranche horaire et leur public. En aucun cas, on ne saurait présenter à des enfants à peine sevrés du sein maternel des scènes érotiques un samedi matin », indique-t-il.Croyant qu'il est temps de lancer le débat sur l'urgence de définir notre politique communicationnelle afin de choisir un système s'inspirant du modèle français ou américain..., l'expert en communication rejoint le Dr Jeanne Philippe qui invite à la création ou au renforcement des structures de production audiovisuelle véhiculant les mérites et les aspects positifs de la culture haïtienne. C'est, estime-t-il, l'un des moyens de limiter « l'envahissement culturel ». S'agissant des films, surtout de longs métrages produits par Hollywood, des pays comme la France repoussent difficilement l'acculturation, l'hégémonie culturelle des Américains.
Les décideurs des médias américains sont généralement des libéraux qui aiment bousculer ce qu'ils appellent le « statu quo culturel ». C'est pourquoi, avance-t-il, qu'ils ne voient pas de mal à exalter l'homosexualité, l'adultère. La machine à rêver d'Hollywood s'est transformée en poison en vendant le sexe et la violence comme divertissement, dit-il, en se défendant d'avoir un jugement moraliste par rapport à cette industrie qui impose des modèles au monde. Jusqu'ici, l'unique chaîne de télévision qui censure les scènes érotiques d'un film ne le fait pas lorsqu'il y a une exécution ou une décapitation, fait-il remarquer en insistant sur rôle que doivent jouer les parents afin de protéger les enfants.
Vecteur de divertissement et d'information, la télévision peut aussi être un poison lent quand son fonctionnement n'est pas règlementé. Ce ne sont pas les parents des gamines qui se bécotent qui diront le contraire.
Roberson Alphonse

robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54225&PubDate=2008-02-14

L’avant projet de loi électorale a été transmis à l’exécutif

L’avant projet de loi électorale a été soumis à l’exécutif lundi dernier a révélé le président du CEP, Frantz Gérard Verettes, qui souligne qu’un copie du document a été expédiée aux partis politiques et à la société civile. Cependant l’exécutif ne prendra pas en considération les remarques des chefs de partis qui devront faire valoir leur point de vue par le truchement de leurs représentants au parlement.
Cette fois ci l’institution électorale n’utilisera pas un décret mais une loi électorale fait remarquer M. Verettes estimant qu’il ne devrait pas y avoir de retard dans les échéances électorales. De son coté, le porte parole de la Fusion des sociaux démocrates, Micha Gaillard, salue l’intérêt manifesté par les conseillers électoraux pour les partis politiques. Toutefois il déplore que jusqu'à présent les décisions importantes avaient été prises au palais national sans l’aval des partis. " Nous souhaitons une normalisation des relations entre le CEP et les partis politiques ", dit-il rappelant que l’institution électorale doit être indépendante des pouvoirs législatif et exécutif. Il faut rappeler que les conseillers électoraux avaient, la semaine dernière, rencontré les membres des bureaux des deux chambres et les responsables de l’exécutif avant la publication de la loi électorale. Il s’agissait d’une rencontre d’évaluation assure M. Verettes qui souligne que les différentes personnalités présentes avaient su trouvé des points concordants. Le président du sénat Kelly Bastien avait indiqué que certains sénateurs avaient formulé des remarques sur la gestion du vote blanc et le contentieux électoral. " La loi électorale compte 220 articles et traite également des collectivités territoriales", déclare M. Bastien qui espère que cette loi pourra être votée avant la fin du mois de février.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13485

Accord minimum entre le sénat et le gouvernement sur la stratégie face à la cherté de la vie

A la fin de la deuxième journée de débat, le gouvernement et les sénateurs sont parvenus à un accord sur le dossier de la vie chère. " Après d’intenses discussions ont est parvenu à un accord de principe qui consiste en des subventions pour la production", indique le sénateur Rudy Herivaux. " Il s’agira d’accompagner les entrepreneurs parce que la subvention à la consommation entraînera une augmentation du taux du dollar", ajoute t-il.
Le sénateur Herivaux fait remarquer que la marge de manœuvre du gouvernement est réduite par rapport aux exigences du FMI, soulignant que les sénateurs ont proposé une réunion d’état qui permettra de faciliter le processus de décaissement des fonds octroyés par la communauté internationale. En ce qui concerne l’exception de taxe le chef du gouvernement entend étudier la question. Auparavant plusieurs sénateurs sollicité des mesures d’urgence en vue de soulager la misère de la population. " Au cours des deux prochains mois la population doit bénéficier d’une subvention sur des produits alimentaires tel le riz", a lancé le sénateur Maxime Roumer. De son coté, le sénateur Youri Latortue a rejeté en bloc les propositions du premier ministre estimant qu’il faut trouver des solutions à court terme. Tout en précisant que le projets proposés se réaliseront au mieux dans 9 mois, M. Latortue soutient que la population est impatiente. Il propose que des mesures d’exception soit adoptées dans le cadre d’une réunion d’état. " Nous avons une situation explosive, les facteurs externes agissent sur le pays et nous n’avons rien pour faire face à cette situation ", argue t-il estimant que le pays a perdu sa souveraineté économique. Si le chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis n’a affiché aucune opposition claire aux recommandations des sénateurs il a tout de même fait valoir que l’état doit respecter ses engagements au niveau de la scolarisation universelle et de la santé.
Les ministres des finances, Daniel Dorsainvil et des affaires sociales, Gerald Germain ont été plus directs, affichant leur opposition aux recommandations des sénateurs. Le ministre Dorsainvil a plaidé pour le maintien du cadre économique actuel estimant qu’on ne peut pas envisager l’exemption de taxes. " La politique qui a permis la stabilité des prix est bonne", martèle M. Dorsainvil.
Pour le ministre des affaires sociales les décisions doivent être prises en considérant le long terme parce que la crise risque d’être longue. " Une exemption de taxes pourraient a terme avoir de graves conséquences sur la production nationale", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13486

Menaces d’interpellation et manifestations contre le gouvernement en raison de la vie chère

Plusieurs députés font état de tractations visant l’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis en raison de la cherté de la vie.Le député de Chantal Torbeck, Guy Gérard Georges, appui l’initiative visant l’interpellation du premier ministre. Le parlement ne doit pas rester indifférent nous sommes les portes paroles de la population explique t-il. De son coté, le député de Jérémie, Isidor Joseph Mercier, réclame l’adoption de mesures urgentes pour éviter " l’asphyxie économique du pays". " La situation devient explosive", dit-il souhaitant le renvoi de certains ministres.
Le député d’Aquin, Fritz Gerald Bourgeolly, assure que des parlementaires envisagent d’interpeller le premier ministre en raison de l’inaction du gouvernement face à la cherté de la vie. " Les 19 élus de la Fusion sont prêts à convoquer le premier ministre Jacques Edouard Alexis ", révèle t-il invitant les autres députés à se joindre à la démarche. Face à ce qu’il qualifie d’incapacité de l’équipe gouvernementale, le député Bourgeolly accorde un délai de 2 mois au premier ministre pour la mise en application des solutions en vue de soulager la misère de la population.
Dans le même temps dans la ville des Cayes une manifestation contre la vie chère a été organisée hier à l’initiative de la Plate forme des militants du sud.
Les responsables de cette organisation envisagent de lancer une campagne de désobéissance civile face à l’inaction du gouvernement. D’autre part, des habitants de Pointe-a-Raquete (ile de la Gonave) ont lancé lundi dernier un cri d’alarme aux autorités en raison de la cherté de la vie. Plusieurs personnes ont abandonné la région frappée par la famine lance un manifestant expliquant que toutes leurs ressources sont épuisées.
A Port-au-Prince une manifestation a été organisée devant le ministère du commerce alors qu’une nouvelle organisation syndicale annonce une grande manifestation contre la vie chère.
Dans la région des Nippes plusieurs familles se déclarent émoussés par la cherté de la vie. Les citoyens critiquent l’inaction du gouvernement et envisagent de réclamer le départ du premier ministre et du chef de l’état.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13484

Haiti/Politiques publiques territoriales : Le cas de Cité Soleil

Depuis la fin avant l’heure du dernier gouvernement de Jean Bertrand Aristide, un quartier de Port-au-Prince est devenu symbole de misère, d’insécurité, de pauvreté, de gangs, de repère de kidnapping, symbole de la déchéance de la société haïtienne, symbole d’un état en faillite : CITE SOLEIL
Tandis que la cartographie du pays pullule de quartiers pauvres et abandonnés, cité soleil a su gagner une renommée malheureuse. On dirait que la seule zone à problème d’Haïti n’est que Cité soleil.
Les quartiers comme Bel air, grande ravine, martissant, Décayette etc peuvent être relégués au second plan car si Cité Soleil va bien Haïti ira bien. Rien de plus erroné. Ce qui est entrain de se dire de façon non dissimulée aux habitants des autres quartiers défavorisés c’est de foutre le bordel, de s’armer et de kidnapper des gens…Bref..


jeudi 14 février 2008
Par Vario Sérant, Patricia Sanon, Jeffson Bercy, Ferry Pigne, Myriame Etienne, Natacha Fresnel Mainsou
Soumis à AlterPresse le 13 février 2007
Située au nord de Port-au-Prince et traversée par le tronçon urbain de la (route) nationale numéro 1, Cité Soleil représente, de par sa superficie et (la taille de) sa population, le plus grand bidonville des Antilles. Elle compte près de quatre cent mille (400 000) habitants. Sa superficie exacte est difficile à établir en raison de l’absence d’une délimitation officielle définitive.
Cité Soleil ne génère pas de recettes communales ou d’impôts directs annuels. Cette agglomération est pourtant limitrophe de la zone industrielle de la capitale (ne faisant pas partie de sa juridiction). Cette situation confère à la Mairie de Cité Soleil un statut de Mairie assistée (par excellence), pouvant difficilement voler de ses propres ailes et jouer à fond la carte de la décentralisation.
Les habitants de Cité Soleil vivent en marge (par le bas s’entend) d’une bonne partie du pays, privés donc des services essentiels. Naguère (voire longtemps) une zone de « non droit » exposée et livrée à des violences multiformes, Cité Soleil connaît depuis peu une certaine accalmie. Mais la situation demeure pour le moins fragile. Une fragilité liée non seulement aux aléas politiques et à l’état des initiatives et actions ponctuelles en matière de sécurité et de justice, mais aussi et surtout aux problèmes structurels et récurrents que sont le chômage endémique, l’analphabétisme, la désertion des services publics, l’insalubrité, la faible couverture sanitaire, etc.
Une visite à la Mairie de Cité Soleil et un long et enrichissant entretien avec les édiles nous ont permis de réunir des éléments pour établir la grille d’analyse que voici :
Interprétation
Les politiques - mentionnées dans la grille - font partie d’un plan directeur élaboré par l’Administration communale de concert avec « la population » lors de « forums citoyens des notables ». Dit autrement, ce document cadre est le fruit de forums d’évaluation des besoins de planification des interventions réalisées dans les trente-quatre (34) quartiers de Cité Soleil avec la participation de membres de la communauté.
Les sources de financement de ces politiques dénotent une certaine indifférence du pouvoir central par rapport à la gestion des affaires de la commune et une absence de vision en terme de développement humain durable de Cité Soleil. La part relative du financement de ces politiques par le Trésor public est très faible.
Le gouvernement local (l’Administration communale de Cité Soleil) semble pétri de velléités et de volonté démocratiques en regard de leur démarche participative dans l’étude et l’exécution des plans.
Nombre de ces politiques sont inclusives et visent à améliorer les conditions de vie de la population durement éprouvée par les récentes crises que le pays a connues. On est toutefois en droit de se demander si les édiles ont les moyens de leurs politiques, celles-ci étant assujetties presqu’exclusivement aux financements externes (étrangers).
Politique éducative
La politique communale d’éducation rejoint - dans son esprit - les plus hautes préoccupations démocratiques et de justice sociale exprimées dans la Constitution (du 29 mars 1987). Elle vise à répondre, soulignes les édiles, à la demande de quelque cinquante mille (50 000) enfants en âge de scolarisation et (à) casser la logique d’une éducation à deux vitesses qui perpétue le classement des individus de la Cité et freine leur mobilité (sociale).
La démarche consistant à rechercher l’apport de l’Université Quisqueya à l’élaboration d’un plan de réforme éducative est louable. Elle procède d’une quête d’excellence et d’une volonté de bannir l’exclusion. La reconstruction des écoles aura à terme un impact certain sur le taux de scolarisation dans la commune, conformément au vœu de scolarisation universelle clairement exprimé par la charte fondamentale (la constitution).
Toutefois, comme nous le mentionnions chemin faisant, la question du financement reste un point d’achoppement vu que ces appuis financiers proviennent exclusivement de la coopération externe.
Politique d’urbanisation
La politique d’urbanisation s’attache à aménager l’espace physique de la commune, l’assainir et réduire sa vulnérabilité face aux intempéries.
Quelques résultats sont visibles en termes de ramassage de détritus, d’un certain nombre d’emplois directs et indirects (notamment pour des techniciens de surface) et (en terme de) tracé de routes.
À plus long terme, la politique d’urbanisation se propose d’améliorer la qualité de vie de la population de Cité Soleil, améliorer l’habitat et faire reculer (considérablement) le chômage).
Mais tous ces efforts peuvent déboucher sur des résultats très modestes en raison des limitations d’ordre opérationnel. La quasi-totalité du financement (non exempt de toutes sortes d’aléas) provient de la coopération internationale. Il en est de même pour l’expertise devant paver la voie à une éventuelle réponse aux problèmes d’urbanisation de la commune.
Le pouvoir central se fait sentir un tant soit peu (au niveau de l’opérationnalisation) à travers le Programme d’apaisement social (financé partiellement par le Trésor public et la « communauté internationale »).
Lancé officiellement par le gouvernement Haïtien en 2006, le PAS devait contribuer à lever les obstacles les plus évidents à l’inclusion sociale, rétablir l’accès aux services de base (eau potable, assainissement, électricité, infrastructures, santé et éducation), relancer la production nationale et créer des emplois pour les travailleurs non spécialisés.
Mais dans la réalité, le PAS a évolué en dents de scie et ne paraît pas avoir d’impact réel sur la vie de la population.
Politique sécuritaire
La politique sécuritaire cherche à exorciser un passé récent fait de turbulences politiques, de grand banditisme et de criminalité galopante ayant valu à Cité Soleil la réputation de « zone de non droit ».
Dans cette recherche d’un climat sécuritaire, sûr et stable, la Mairie est partie prenante d’initiatives et d’actions visant au désarmement, au démantèlement et à la réinsertion de gangs armés ainsi qu’au renforcement et à l’équipement des forces de sécurité de la Cité, à travers notamment la CNDDR.
Elle s’emploie également à encadrer la population civile à travers la réhabilitation du Commissariat et la mise en place d’une structure d’accompagnement des plaignants en matière judiciaire (« Kay Jistis »).
Quelques résultats sont tangibles comme la réhabilitation du Commissariat, la récupération d’un certain nombre d’armes à feu, le démantèlement, la réinsertion ou l’emprisonnement d’une quantité indéterminée de membres de gangs armés.
La politique sécuritaire a eu pour effet de réduire le taux de criminalité dans la commune et d’y faciliter le retour de plus en plus de déplacés (qui avaient fui les violences des récentes années).
Néanmoins, malgré les acquis sécuritaires à Cité Soleil, la situation (y) demeure fragile. En témoignent de récentes altercations entre chefs de bandes rivales, partie prenantes du programme de réinsertion (mis en place par la CNDDR) à la faveur d’un forum de sécurité communautaire organisé par la CNDDR avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Politique de santé
La politique de santé se voudrait participative et viserait à améliorer la qualité de vie de la population. Pour parvenir à cette fin, la Mairie s’est employée à augmenter l’offre sanitaire à travers la construction d’un hôpital de district, grâce un appui du gouvernement cubain.
Elle a aussi entamé la restructuration du système de distribution d’eau courante à travers un partenariat avec une ONG locale, les CDS (Centres de Santé Communautaire). Ces initiatives ont débouché sur la construction effective d’un hôpital communal et d’une extension relative de la distribution de l’eau courante.
Si cette politique proactive de santé a certes influé positivement sur les indicateurs de santé, elle n’en constitue pas moins une goutte dans la mer, en raison des criantes limitations en terme d’opérationnalisation, comme nous l’évoquions plus haut pour d’autres domaines.
La Mairie s’appuie prioritairement sur des partenaires étrangers et ONGs locales. Le pouvoir central est présent à Cité Soleil à travers le Ministère de la Santé Publique et de la Population. Mais cette présence est marginale. La clinique communautaire du MSPP a en effet une capacité d’accueil extrêmement limitée par rapport à la demande (aux besoins) de (soins de) santé de la population de Cité Soleil.
Politique de divertissement et de loisirs
Pour pallier la carence, voire l’absence de lieux de loisirs adéquats à Cité Soleil, la Mairie s’est employée à réhabiliter des centres (de loisirs) dans un souci d’épanouissement des habitants de la commune.
Ces projets dont la plupart se sont déjà matérialisés comme la réhabilitation d’un cinéma (Ciné Babette) et le réaménagement de places publiques sont financés par des bailleurs étrangers.
Ces initiatives ont dû probablement peser, à côté d’autres facteurs déjà mentionnés plus haut, dans la réduction du taux de criminalité à Cité Soleil. En attendant que des statistiques (fiables) viennent le confirmer, on peut tout aussi penser qu’elles (ces initiatives) ont également entraîné une certaine de l’incidence et de la prévalence des maladies liées au stress.
Conclusion
Les politiques publiques en cours à Cité Soleil à l’initiative de la Mairie semblent refléter en grande partie les principes et préoccupations démocratiques édictés par la Constitution Haïtienne ainsi que les besoins identifiés et exprimés par la population, à travers notamment les « forums citoyens de notables » des trente-quatre (34) quartiers du vaste bidonville.
Cependant, ces politiques achoppent sur des problèmes opérationnels sérieux inhérents à la quasi-absence de l’État central dans la Cité. L’État a semble-t-il choisi de faire dépendre le fonctionnement et la survie de cette commune des aléas de la coopération internationale, en dehors de tout projet national transversal et inclusif.
Par ailleurs, dépourvue de recettes internes (propres), consécutivement à une délimitation (quoique non définitive) jugée discriminatoire, la Mairie ne peut pas jouir d’une réelle autonomie telle que stipulée dans la Constitution.
Pour la plupart des initiatives qu’ils souhaitent entreprendre, les édiles n’ont d’autres choix que d’entreprendre des démarches auprès du pouvoir central (du Ministère de l’Intérieur plus précisément). Le sort de telles démarches est souvent lié à des considérations d’ordre politique. Car, malgré son dénuement, Cité Soleil représente un enjeu politique important.
La décision de faire voter par le Parlement un budget précis pour chaque commune (chaque Mairie) pourrait porter l’État central à se décharger d’un certain nombre de responsabilités et renforcer la marge de manœuvre des administrations communales face aux réponses à donner à certains besoins identifiés et exprimés par la population.
Bien entendu cela suppose aussi une gestion transparente, saine et éclairée de la part des Mairies et une évaluation constante des politiques (dans les municipalités) de sorte à mesurer l’efficacité à l’aide d’indicateurs de performance pour, dans un second temps, en apprécier la pertinence.
…………………………
Références bibliographiques
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi ?offre=ARCHIVES$type_item=ART_ARCH30J&objet_id=993937&clef=ARC-TRK-G_01
http://www.pyepimanla.com/decembre/cite_soleil.html
http://www.operationspaix.net/Haiti-a-la-croisee-des-chemins
http://www.ena.fr/index.php ?page=ressources/rapports/memoires/1999/andrianirina
http://www.afsp.msh-paris.fr/activite/groupe/pp/pptxt.html
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/evaluation-politiques-publiques/index.shtml
MINOT, Didier et al, Le projet de territoire, _ http://www.redcross.int/FR/mag/magazine2006_2/10-11.html http://www.enfants-soleil.org/Chap_Activites/ecoles_partenaires.htm
Séances Politiques Publiques, Prof. Wilson Jabouin, CEPODE, 2007http://www.alterpresse.org/spip.php?article6936

jeudi 14 février 2008

L’ONU identifie Haïti parmi 18 zones de conflit dans le monde affectant les enfants

Le Conseil de sécurité a évoqué des sanctions contre les groupes armés et gouvernements responsables du recrutement d’enfants soldats, lors d’une session spéciale mardi à New York
mardi 12 février 2008,
Radio Kiskeya

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est engagé mardi à protéger la population infantile affectée par les conflits armés et a menacé d’adopter des sanctions contre des groupes impliqués dans le recrutement d’enfants soldats en soulignant les abus commis contre des mineurs dans 18 zones de conflit dont Haïti.
Les quinze membres du Conseil se sont exprimés avec beaucoup de fermeté à l’issue d’une session spéciale intitulée "Les enfants et les conflits armés" et à laquelle a notamment participé la représentante spéciale des Nations Unies pour les mineurs en conflit, Radhika Coomaraswamy. Elle a répertorié différents types d’abus commis en 2007 contre les enfants à travers le monde, citant leur recrutement forcé comme combattants, des agressions sexuelles, des attaques contre des établissements scolaires et l’impossibilité pour les mineurs d’avoir accès à l’aide humanitaire.
Devant la directrice de l’UNICEF, Ann Veneman et les représentants de 51 pays, dont le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, Mme Coomaraswamy, qui présentait le septième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés, a indiqué que dans 13 des 18 régions concernées l’organisation a repéré 58 groupes armés et gouvernements ayant assumé de lourdes responsabilités dans le recrutement d’enfants soldats.
Parmi les pays où des situations de conflit ont directement affecté des mineurs figurent l’Irak, l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo (RDC), le Soudan, la Birmanie, la Colombie et Haïti. Ces deux derniers pays sont les seuls du continent américain où les enfants ont été associés à des conflits armés.
Entre la deuxième Présidence de Jean-Bertrand Aristide (2001-2004) et "l’Opération Bagdad", la guérilla urbaine de ses partisans ayant suivi son départ du pouvoir en février 2004, de nombreux enfants soldats ont été recrutés par des gangs notamment à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince). Certains d’entre eux ont même avoué à la télévision avoir commis des meurtres ou participé à des enlèvements. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4695

Les commerçants haïtiens accèdent difficilement au marché binational de Dajabòn

Très sévères depuis le début de la crise de la grippe aviaire, les membres du CESFRONT ont confisqué des caisses de la boisson énergisante Toro
mardi 12 février 2008,
Radio Kiskeya

Les membres du Corps spécialisé de contrôle frontalier (CESFRONT) ont imposé de sévères restrictions aux commerçants haïtiens venus écouler leurs produits lundi au marché binational de Dajabòn (nord-ouest de la République Dominicaine), rapporte le quotidien El Nuevo Diario.
Après 8 heures du matin, les agents économiques n’avaient pas été autorisés à franchir le poste frontalier alors qu’en général ils arrivent en territoire voisin dès 7 heures. Ils avaient commencé à étaler leurs marchandises à même le sol avant d’obtenir le feu vert d’un major.
Les militaires dominicains, qui ont reçu des instructions strictes depuis le début de la crise de la grippe aviaire, ont exercé un contrôle minutieux sur tout ce que transportaient les commerçants et ont intercepté des produits haïtiens interdits de vente comme la boisson énergisante Toro. Ainsi, ils ont procédé à la confiscation de plusieurs caisses de ce produit dont la commercialisation est prohibée en république voisine officiellement en raison de ses effets nocifs sur la santé des consommateurs.
Cependant, la Brasserie nationale (BRANA), qui produit la boisson, s’inscrit en faux contre l’argumentation des autorités sanitaires dominicaines. L’établissement industriel attribue la disparition de Toro du marché dominicain à une réaction contre la décision de Port-au-Prince de décréter un embargo sur l’importation des produits avicoles provenant de la République Dominicaine où un foyer de grippe aviaire a été découvert fin décembre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4696

Visite d’évaluation en Haïti d’une délégation de haut niveau de l’OEA

"Appui" en vue aux institutions démocratiques à l’occasion des prochaines élections
mercredi 13 février 2008,
Radio Kiskeya

Une délégation du Conseil permanent de l’OEA conduite par son président, l’ambassadeur Cornelius A. Smith (des Bahamas) et le secrétaire général adjoint de l’organisation hémisphérique, Albert R. Ramdin, .entame ce jeudi une visite de 4 jours en Haïti.
La délégation aura des entretiens avec des officiels haïtiens, des responsables de partis et de secteurs importants en Haïti, informe un communiqué de l’organisation. Entre autres points à son agenda figurent des discussions autour du support à apporter aux institutions démocratiques haïtiennes, à la veille d’élections pour le renouvellement du tiers du Sénat haïtien.
La délégation qui comprendra les ambassadeurs à l’OEA d’Argentine, du Brésil, du Canada, du Mexique, du Pérou, des Etats-Unis et de l’Uruguay, effectuera des visites de terrain en vue de l’évaluation des progrès accomplis dans divers domaines et des efforts à déployer dans d’autres en vue d’obtenir les résultats recherchés.
Le Conseil permanent de l’OEA présente cette visite comme la preuve d’un engagement soutenu de l’organisation hémisphérique au gouvernement et au peuple haïtiens dans leur effort en vue du renforcement du système démocratique. L’ambassadeur Smith, qui représente également le Marché commun de la Caraïbe (CARICOM), s’attend à ce que cette visite de 4 jours facilite les efforts en vue d’un meilleur soutien au renforcement des institutions en Haïti et encourage les donateurs à rendre disponibles davantage de fonds pour le développement économique du pays.
Pour le secrétaire général adjoint Albert Ramdin, responsable du Comité en charge du dossier d’Haïti au sein de l’OEA, la visite entre dans le cadre des efforts en cours en faveur d’Haïti. « Les pays amis d’Haïti auront l’occasion d’évaluer les progrès accomplis et de dresser le bilan de ce qui reste à faire », a-t-il déclaré.
La plupart des membres de la délégation font partie du groupe dit des « amis d’Haïti » et comptent, à divers niveaux, leurs représentants au sein de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4698

Haïti/Rép. dominicaine : Le Garr préconise une solution urgente au trafic d’êtres humains à la frontière

En janvier 2008, avec la complicité de buscones (intermédiaires), plus de 5,000 personnes ont traversé de manière irrégulière différents points de la frontière commune entre les deux pays, dénonce le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).
P-au-P, 13 févr.-08 [AlterPresse] --- La plate-forme d’organisations haïtiennes de promotion des droits des migrantes et migrants, dénommée Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) préconise une solution urgente au trafic de personnes par différents points frontaliers d’Haïti vers la République dominicaine.
« Le trafic d’êtres humains sur la frontière doit être intégré dans le plan de lutte contre la corruption préconisé par le gouvernement [du Premier ministre Jacques Edouard Alexis], obligé d’agir pour mettre un frein aux activités illicites des buscones, véritables marchands d’esclaves en plein XXIe siècle », exhorte le Garr dans une note acheminée à l’agence en ligne AlterPresse.
Le Garr estime opportun, pour les autorités nationales, de mettre au menu législatif de 2008 la ratification de la « convention contre la criminalité transnationale organisée » et de ses deux protocoles additionnels, de manière à donner aux tribunaux un « instrument légal de sanction des auteurs et commanditaires des trafics d’êtres humains, ainsi que d’accompagnement des victimes ».
La République d’Haïti devra se doter de cet outil juridique en vue de ne plus figurer sur la liste des pays « passifs » vis-à-vis du trafic d’êtres humains, ou ne prenant aucune disposition pour assurer la protection de celles et ceux qui tombent dans le piège des trafiquants, ni pour les accompagner lorsqu’ils subissent des violences au cours des voyages clandestins ».
Ce sont des centaines de milliers de gourdes que recueillent, à l’occasion d’un seul voyage irrégulier, les buscones qui soudoient en chemin des représentants de l’Etat pour parvenir à leurs fins, signale le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés.
Plus de 5,000 personnes victimes de trafic en janvier 2008
Les buscones (intermédiaires impliqués dans le trafic d’êtres humains) ont fait traverser, de manière irrégulière en janvier 2008, plus de 5,000 personnes dans le Plateau Central, le Nord-Est et l’Ouest du pays, suivant les données de terrain compilées par les équipes du Garr de concert avec les comités locaux de droits humains membres du réseau frontalier Jeannot Succès, révèle la plate-forme de promotion des droits des migrantes et migrants dans la note transmise à AlterPresse.
Au Plateau Central, un total de 5210 personnes, originaires de ce département géographique ainsi que de l’Artibonite du Nord et du Nord-Est, a été observé, traversant de manière irrégulière divers points frontaliers (Bòkbanik, Lòskakawòs, Karizal, Migèl) pour le seul mois de janvier 2008.
Tous les vendredis, à Thomassique, où ont lieu des échanges commerciaux informels importants (entre autres achat par les Dominicains de bœufs ainsi que de pintades), les buscones donnent rendez-vous et remplissent 5 véhicules pick up de 30 ou 35 personnes chacun. Ce qui donne une moyenne de 150-175 personnes traversant par semaine ce point frontalier, souligne le Garr.
Dans le département de l’Ouest, 296 personnes, dont 5 femmes et 6 enfants, ont fait le voyage clandestin vers le territoire voisin pendant le mois de janvier 2008.
Le 26 janvier 2008, une équipe du Garr, accompagnée du Comité de droits humains de Boukanchat, à la Forêt des Pins, a rencontré une vingtaine de jeunes hommes faisant partie d’un groupe de 93 venant du Sud-Est d’Haïti en partance (à nouveau) pour le territoire voisin. Le 25 janvier, ces 93 personnes, qui avaient versé chacune 1,500 gourdes à un buscon, avaient dû rebrousser chemin sur le territoire d’Haïti, parce que le véhicule devant les recueillir en territoire dominicain n’a pas été remarqué.
Boukanchat est une localité de la commune de Fonds Verrettes, d’une superficie sept fois supérieure à celle de Port-au-Prince, mais n’étant desservie par aucun policier national depuis plusieurs années.
A noter que dans le Sud de la République dominicaine, frontalier avec la zone de Fonds Verrettes, les données provenant des bateyes de la province Indepedencia (Barahona) font état, pour le mois de janvier 2008, de vagues successives d’arrivées, variant entre 40 et 100 personnes ayant traversé la frontière de manière irrégulière.
Dans le Nord-Est d’Haïti, le trafic de personnes a occasionné, pendant la même période, un mort et plusieurs blessés, quand un camion transportant plus d’une centaine de voyageurs clandestins a chaviré après des coups de semonce de militaires dominicains dans la localité de Laras (Dajabon).
Le 12 janvier 2008, 148 ressortissants haïtiens, dont 14 enfants, ont traversé sans papiers la frontière du Nord-Est, rapporte l’organisation Solidarite Fwontalye citée par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés. [rc apr 13/02/2008 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6931

Haïti-Etats-Unis d’Amérique : Plus de 70 mille dollars pour un nouveau marché public à Cité Soleil

Jeudi 14 février 2008
P-au-P, 14 févr. 08 [AlterPresse] --- Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique vient de financer, pour un montant de 79,920 dollars américains, la construction d’un nouveau marché public dans le quartier de la route neuve (plus connue sous le nom de « wout nèf ») à Cité Soleil, grande agglomération populaire à la sortie nord de la capitale, annonce l’Ambassade américaine à l’agence en ligne AltePresse.
L’inauguration de ce centre commercial est prévue pour ce jeudi 14 février 2008 à Cité Soleil.
La construction de ce marché public s’inscrit dans le cadre du programme « initiative de stabilisation pour Haïti » visant à créer la stabilité dans les zones fragiles, notamment à Cité Soleil, soulignent les responsables américains en Haïti.
Les habitants de cette commune, réputée sensible, auront la possibilité de décongestionner les anciens marchés de la zone, d’acheter et de vendre leurs produits dans un cadre plus confortable, propre et aéré, selon l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique. [do rc apr 14/02/2008 0:30]

Le secrétaire d’état à la sécurité publique préconise une campagne contre le kidnapping

Le secrétaire d’état à la sécurité public, Eucher Luc Joseph, affirme que le kidnapping en tant que phénomène de société doit être combattu par tous les secteurs de la vie nationale y compris le secteur éducatif et la société civile. " Il faut une campagne contre le kidnapping pour l’éradiquer", lance M. Joseph pour qui la collaboration de la population est indispensable. " Il faut une mobilisation pour rejeter et isoler les personnes impliquées dans les enlèvements", selon le secrétaire d’état Joseph qui souligne que la police et la justice sont responsables d’organiser la répression. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Eucher Luc Joseph a souhaité que les églises et les universités réalisent des débats afin de dénoncer ces actes criminels. Selon le secrétaire d’état à la sécurité publique certains cas ne peuvent être considérés comme des cas de kidnapping réalisés par des bandits. Il cite en exemple, l’assassinat d’un nourrisson de 6 mois dans le cadre d’une pratique illégale de sorcellerie dans la commune de l’Arcahaie. M. Joseph n’a pas voulu opiner sur les propositions de rétablissement de la peine de mort pour combattre le kidnapping estimant qu’il faut maintenant questionner la performance des institutions. De plus, il rejette les accusations de l’ancienne inspectrice générale en chef de la police, Jessy Cameau Coicou, relative à la politisation de l’institution policière. " Je donne la garantie que sous la présidence de M. Préval la police n’est pas politisée, la politique ne dirige pas la police, le directeur général et l’inspecteur général en chef font leur travail sans influence politique ", martèle t-il. Tout en admettant qu’il faut travailler pour améliorer le climat sécuritaire Eucher Luc Joseph met l’accent sur des résultats probants obtenus tels le démantèlement des gangs et le renforcement de la capacité opérationnelle de la police. " Il n’existe plus de zone de non droit et nous continuons à rechercher les criminels en cavale", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13482

Le gouvernement québécois lance le projet de réforme de la fonction publique haïtienne

La ministre québécoise de la coopération internationale, Monique Gagnon Tremblay, a bouclé hier une visite officielle de 4 jours en Haïti au cours de laquelle elle a eu des entretiens avec le chef de l’état, le premier ministre, les responsables d’ONG et les policiers canadiens de la Minustah. Madame Tremblay qui a visité un hôpital à Cité Soleil, a estimé que l’ACDI réalise un bon travail en Haïti. " Malheureusement ce travail n’est pas toujours connu", dit-elle rappelant que l’ACDI intervient dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et du micro crédit. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole la ministre québécoise de la coopération internationale a jugé nécessaire une nouvelle structuration qui permettra une bonne coordination des projets de l’ACDI. L’objectif principal de la visite de Madame Tremblay était de donner le coup d’envoi du projet Projet d’Appui à la gouvernance d’Haïti (Page). Selon Madame Tremblay la concrétisation de ce projet permettra de réaliser des actions à court terme. " Il y aura des actions au cours des 6 prochains mois", lance t-elle. De son coté, le directeur du projet Page, Yves Poulain déclare que le projet s’appui sur la volonté du président Préval de moderniser la fonction publique. " La finalité du projet est de renforcer le gouvernement", dit-il précisant que l’expertise du gouvernement québécois sera utilisée. Des activités débuteront en Mars 2008 avec des voyages d’études au Québec indique M. Poulain qui explique que le projet ne se résume pas à envoyer des consultants en Haïti. Yves Poulain informe que le projet est dirigé en priorité vers les ministères de la planification, des finances, de l’intérieur et aussi la primature et la présidence.
Source:http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13481

mercredi 13 février 2008

Mois de l’histoire des Noirs...Culture : Le spectacle « Chante-moi HAÏTI » à Montréal

Février 2008
P-au-P, févr. 08 [AlterPresse] ---Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs, le chanteur d’origine haïtienne Pierre-Michel Ménard présente son spectacle annuel « Chante-moi Haïti » le vendredi 22 février 2008 au Centre Leonardo Da Vinci à Montréal, apprend AlterPresse.
« C’est une tradition pour moi. Je me suis fait un devoir de présenter ce spectacle lors de chaque Mois de l’histoire des Noirs », indique l’artiste arrivé au Québec il y a plus de 30 ans, dans un article du Journal de Montréal.
Le chanteur avoue tenir ce concert annuel pour une raison de fierté.
« Je ne me considère pas comme un artiste engagé, je le fais par fierté nègre ! Haïti a été la première république noire indépendante de la planète ».
Il confie également qu’il « doit continuer à essayer de redorer le blason d’Haïti par la musique. « Quand j’ai commencé ce spectacle, en 1996, la situation n’était pas aussi grave. J’ai donc beaucoup de choses à dire et Haïti a besoin de voix, comme la mienne, pour faire la différence et prouver que le pays n’est pas mort », déclare le chanteur.
Pour l’aider dans ce concert-mission, Pierre-Michel Ménard aura l’appui de la chanteuse Yanik Dutelly, avec qui il partagera la scène.
Ensemble, ils interprèteront quelques-uns des plus grands succès du répertoire haïtien.
« Nous chanterons les peines et les beautés d’Haïti avec des chansons puisées dans le folklore de nos grands-parents et arrière-grands-parents. » [cd rc apr 12/02/2008 00:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6924

Des parlementaires sont très préoccupés par la hausse sensible de l’insécurité

Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, estime que la réduction de l’effectif des casques bleus à Cité Soleil est l’une des causes de la résurgence de l’insécurité dans la région métropolitaine. Au nombre des dispositions urgentes à adopter, le sénateur Latortue préconise un meilleur contrôle de la distribution des plaques d’immatriculation, le renforcement de la police en général et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) en particulier. " En tant que pays souverain il faut rétablir l’armée, parce que nous sommes trop dépendant de la Minustah et pour respecter les prescrits de la constitution", ajoute t-il. De plus, il rappelle que le renforcement du système judiciaire est l’un des éléments clés de la lutte contre l’insécurité. " Il y a des criminels qui ont été libérés et qui ont réintégré des gangs", fait-il remarquer. Cet avis n’est pas partagé par le sénateur Gabriel Fortuné qui réclame purement et simplement le rétablissement de la peine de mort pour lutter efficacement contre le kidnapping. " La solution est de fusiller les personnes reconnues coupables de kidnapping", lance le sénateur Fortuné qui annonce le dépôt d’un projet de loi sur la peine capitale au sénat. Par ailleurs, le porte parole de la UNpol, Fred Blaise, annonce une intensification des patrouilles de la Minustah au centre commercial de Port-au-Prince. " 5 individus ont été appréhendés vendredi dernier révèle M. Blaise précisant que la Minustah a entrepris d’intensifier les patrouilles et les points fixes avec la PNH. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13480
Commentaires :
" En tant que pays souverain il faut rétablir l’armée, parce que nous sommes trop dépendant de la Minustah et pour respecter les prescrits de la constitution", ajoute t-il. Monsieur Le Sénateur si on a souvent l’habitude d’utiliser le mot "souverain" sans tenir compte de sa définition ou de son sens je vous propose quelques synonymes : "absolu, autonome, chef, dominateur, indépendant, infaillible". Traiter votre intervention de naïve est un pur euphémisme que commande le politiquement correct.
Le sentiment patriotique qui vous anime à vous et à ceux qui pensent comme vous, ne peut que vous honorer. Cependant il est à ranger dans le chapitre des vœux pieux.
Aujourd’hui il est illusoire de parler en terme d’autonomie et de souveraineté en ce qui concerne l’état haïtien. Là nous laissons de côté les réflexions philosophiques qui prétendent qu’Haïti comme état n’existe pas. Une autre question. Un autre débat.
La remise sur pied des Forces Armées d’Haïti est une vraie nécessité dans la conjoncture actuelle. Une armée dont les fonctions seraient bien établies certes avec des limitations constitutionnelles pour éviter les dérives néfaste d’antan.
Mais là ou il y a un vrai problème c’est que nous ne disposons pas d’autonomie financière pour réaliser un tel projet. Et tout nous pousse à croire que la communauté internationale dont nous dépendons presque exclusivement de la générosité n’est pas dans la même logique que nous en ce qui définirait l’avenir des Forces Armées d’Haïti.
Nous avons encore en tête l’intervention critiquée et critiquable de cette communauté internationale lors des dernières élections présidentielles par elle financées. On se plait à dire que l’issue des élections étaient connue d’avance de par l’allure même des résultats du premier tour. Cependant une victoire de René Préval dans un ultime face à face avec Lesly Manigat aurait permis au moins des réflexions au sein de la société ce qui aurait des effets bénéfique en matière de bagage politique. Mais la Communauté internationale comme bailleur de fonds a décidé autrement.
Avec quoi reconstituer une armée?
Aujourd’hui, nous devons tous comme haïtiens faire notre introspection pour déterminer ou nous nos trouvons aujourd’hui et à partir de cette réflexion commencer à mettre pierres sur pierres pour la construction de l’édifice.
Ceci passe par une gestion sérieuse laissant de côté nos vieux démons. Que l’administration publique ne soit plus considérée comme une caverne d’alibaba ou le jeu d’influences et les commérages priment sur les concept de capacité et compétence. Que l’on finisse une fois pour toute avec la corruption érigée en norme.
L’effort aujourd’hui doit être centré sur la volonté de montrer que oui nous pouvons gérer ce pays et nous verrons après pour l’autonomie, l’indépendance et la souveraineté.

La police est politisée selon Jessy Cameau Coicou

Ancienne porte parole et inspectrice générale en chef de la police nationale, Jessy Cameau Coicou dénonce une politisation de l’institution policière. Intervenant à l’émission Metropolis, Mme Coicou a révélé que les autorités ont refusé d’utiliser certaines informations recueillies dans le cadre du dispositif sécuritaire. " J’avais mis en place un réseau d’informateurs mais les informations n’étaient pas bien utilisées sinon on aurait déjà obtenu des résultats probants dans le domaine sécuritaire", ajoute t-elle. " Il y a une lutte pour le pouvoir et non pour rétablir le climat sécuritaire ", selon madame Coicou pour qui la PNH est loin d’être impartiale au service de la communauté. De plus, Jessy Cameau Coicou dénonce le comportement du secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, qui l’avait demis de son poste sans aucun motif. " Le secrétaire d’état m’a convoqué dans le bureau du directeur général de la PNH et m’a dit j’ai décidé de vous limoger", explique t-elle. Madame Coicou souligne avoir demandé une mise en disponibilité de l’institution policière parce qu’elle se considérait comme un élément gênant. Elle se réjouit d’avoir, durant son passage à l’inspection générale, contribué à la mise en place du vetting avec la Minustah précisant que son travail n’a jamais été évalué par ses supérieurs hiérarchiques. Contacté par radio Métropole, le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, s’est refusé à tout commentaires sur le sujet.
De son coté, le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, rejette les allégations de madame Coicou, mettant l’accent sur la neutralité de la PNH. Tout en qualifiant ces déclarations de tardives, le chef de la police regrette que Madame Coicou n’avait pas su dénoncer ces écarts alors qu’elle était à son poste. " Nous travaillons de manière technique", lance M. Andrésol pour qui des preuves sont nécessaires dans le cadre de telles accusations.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13479

Le premier ministre Jacques Edouard Alexis annonce un programme d’appui à la relance de l’économie d’un montant de plus de 7 milliards de gourdes, dan

En réponse à la vie chère et à la pauvreté
mardi 12 février 2008,

Radio Kiskeya

Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a annoncé mardi un Programme d’Investissement Spécial (PIP) assorti d’un programme complémentaire totalisant sept milliards huit cent millions de gourdes (7,800,000,000.00 Gdes), pour faire face à la cherté de la vie et à la pauvreté.
Le chef du gouvernement a fait état d’un tel programme à l’occasion d’une audition au Sénat où, à l’instar de la Chambre basse, des voix s’élèvent de plus en plus contre la cherté de la vie et l’apparente incapacité du gouvernement à y faire face.
Après avoir mis l’accent sur les causes externes et internes de la cherté de la vie, M. Alexis a placé tout effort en vue de résoudre ce problème dans le cadre de la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSCRP) conçu par le gouvernement, avec l’appui de la communauté internationale. Les multiples initiatives envisagées dans le cadre dudit document comprennent, entre autres, la création d’emplois, l’octroi de crédit à des commerçants du secteur informel et à de jeunes entrepreneurs. Le gouvernement disposerait déjà de un milliard cent millions de gourdes (1,100,000,000.00 Gdes). Une réunion avec les bailleurs de fonds en avril prochain vise à obtenir tout l’argent nécessaire à la mise en application du DSCRP, informe Jacques Edouard Alexis.
Deux des sénateurs qui étaient à l’origine de l’interpellation ratée du premier ministre à la fin de l’année dernière, MM. Youri Latortue (Artibonite) et Gabriel Fortuné (Sud), ont clairement exprimé leur insatisfaction par rapport aux engagements pris par le chef du gouvernement.
Le sénateur Latortue a même ironisé, soutenant que l’exposé réalisé par le premier ministre équivaudrait à une nouvelle déclaration de politique générale. Se disant tout à fait déçu de la prestation de M. Alexis, il a demandé à ses pairs d’assumer leurs responsabilités par rapport au gouvernement de celui-ci.
Pour le sénateur Fortuné, le programme annoncé par le premier ministre ne produira pas les résultats escomptés. « Il serait mieux que l’argent disponible serve à subventionner de la nourriture et des médicaments indispensables aujourd’hui à la population », a-t-il ajouté.
L’ancien président du Sénat, Joseph Lambert (Sud-est), a pour sa part pris le contre-pied de ses deux collègues, assimilant à une preuve de la conscience qu’a le premier ministre de la gravité de la situation, l’exposé qu’il a réalisé par-devant les sénateurs. Les actions qu’il annonce prouvent que le gouvernement ne reste pas inactif face à la situation, a-t-il ajouté.
Alors que les discussions se déroulaient dans l’enceinte du Parlement, au dehors (comme c’est maintenant la norme dès que Jacques Edouard Alexis se présente au Parlement), des manifestants scandaient des slogans en sa faveur et contre son renversement. Ils demandaient tout aussi bien que le président Préval termine son mandat et que l’ancien président Jean Bertrand Aristide puisse revenir au pays.
Toujours devant le Parlement, un autre groupe, représenté par des sociétaires victimes des coopératives réputées en faillite, lançait pour sa part des slogans anti-Alexis, en protestation contre la passivité du gouvernement en ce qui concerne le dossier de leurs dédommagements.
Avant de recevoir le chef du gouvernement, le Sénat avait voté dans la matinée la Loi sur la Déclaration de Patrimoine, faisant obligation aux fonctionnaires de déclarer leurs biens à l’entrée et à la sortie de l’administration. Le vote de cette loi était fortement réclamé par les bailleurs de fonds internationaux, a souligné le président du Sénat. Kelly Bastien a également présenté cette loi comme un outil clé dans la lutte contre la corruption. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4694
Commentaires :
Ces discours politisés sont faits pour « faire dodo les enfants ». Les parlementaires ont raison de parler de nouvelle présentation de politique générale. La présentation du programme devrait être plus accessible au grand public.
Dans l’ère de la décentralisation mal comprise, à l’haïtienne, ces projets faisant intervenir des millions de gourdes font froid au dos. L’obstacle majeur à la bonne exécution de ces plans pieux est encore le mariage indestructible de l’incompétence et la corruption.
On aimerait tellement pouvoir se dire après que l’on avait fait preuve de trop de pessimisme devant les résultats probant du plan de Jacques Edouard Alexis. Mais bon. On ne va pas non plus se fermer les yeux pour rêver dos à la réalité et à la perception de la gestion de notre administration.
On peut noter en passant que depuis un certain temps, l’ancien Président de l’assemblée nationale garde un profil bas faisant montre d’une docilité suspecte. Pourquoi cette attitude ?

Grippe Aviaire : Le secteur des affaires dominicain réclame le retrait des sanctions haïtiennes

Le ton va d’une solution négociée à une guerre commerciale entre les deux pays
Radio Kiskeya

Divers représentants des secteurs du commerce et de la production en République Dominicaine ont appelé lundi le gouvernement haïtien à revenir sur sa décision unilatérale d’interdire l’importation des produits avicoles dominicains, rapporte le quotidien Hoy.
Les hommes d’affaires dominicains considèrent cette mesure, provoquée par la découverte de la grippe aviaire en territoire voisin, comme une "espèce de barrière au commerce binational".
Le directeur exécutif de la Chambre de production et de commerce de Santiago, Ivàn Reynoso, a proposé aux autorités dominicaines de mettre fin à l’impasse actuelle en négociant un accord de libre-échange avec Haïti et en formalisant "un marché informel et risqué".
Pour sa part, la Fédération des commerçants détailants de produits (FENACODEPRO) a demandé à l’administration Fernàndez d’adopter vis-à-vis d’Haïti les mesures diplomatiques qui s’imposent.
Raùl Rodrìguez, directeur exécutif de l’Association dominicaine des exportateurs (ADOEXPO), Juliàn Antonio Parra, président de l’Association des commerçants majoritaires du marché (ASOCOMER) et Jovanny Leiba, président de la FENACODEPRO ont aussi protesté contre une supposée augmentation de 15%, depuis quelques jours, des tarifs douaniers imposés aux produits dominicains destinés à l’exportation vers Haïti.
Estimant que les autorités haïtiennes devraient annuler rapidement les mesures en vigueur, M. Rodrìguez a ajouté "à l’ADOEXPO, nous sommes convaincus que chaque action du gouvernement haïtien dont l’objectif est de défavoriser le libre et juste commerce entre nos deux pays va à l’encontre des intérêts tant des entrepreneurs que des consommateurs dominicains".
L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, José Serulle Ramia, a également joint sa voix à celle de ses compatriotes pour solliciter une réévaluation de l’embargo décrété depuis début janvier à la suite de la découverte en République Dominicaine du virus H5N2 de la grippe aviaire. Selon le diplomate, les pertes enregistrées dans l’économie dominicaine sont estimées à 650 millions de pesos (environ 20 millions de dollars américains). Il a aussi fait remarquer que ces sanctions ont déjà coûté à Haïti 650 millions de gourdes (plus de 15 millions de dollars). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4691

L’admission d’Haïti au Groupe de Rio au menu du prochain sommet de Santo Domingo

La chancellerie dominicaine confirme la participation du Président Préval
lundi 11 février 2008,
Radio Kiskeya

Le ministère dominicain des affaires étrangères a annoncé lundi à Santo Domingo que l’intégration d’Haïti au Groupe de Rio sera à l’ordre du jour du XXe Sommet de ce mécanisme régional de coopération prévu du 4 au 7 mars dans la capitale dominicaine.
Dans un communiqué relayé par l’agence italienne ANSA, la chancellerie a également confirmé la participation du Président René Préval à cet événement à titre d’invité spécial.
Les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt pays membres du Groupe de Rio sont attendus à Santo Domingo notamment le numéro un brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva -le seul à avoir déjà confirmé sa présence- de même que la nouvelle Présidente argentine, Cristina Fernàndez de Kirchner et son homologue vénézuélien, Hugo Chàvez.
Les débats porteront sur les questions énergétiques, les désastres naturels et le développement.
Les 4 et 5 mars se dérouleront les réunions techniques. Le 6, les chanceliers se réuniront avant les chefs d’Etat le jour suivant. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4690

Haiti : Des mesures gouvernementales annoncées en vue de baisser le coût de la vie

Mercredi 13 février 2008
P-au-P., 13 févr. 08 [AlterPresse] --- Le premier ministre Jacques Édouard Alexis a annoncé le 12 février un ensemble de mesures visant à baisser le coût de la vie.
S’exprimant devant le Sénat de la République, le chef du gouvernement a, entre autres, fait part de son intention de renforcer le Programme d’intervention à impact communal (PIC).
Le budget du PIC initialement fixé à trois millions de gourdes passera à dix millions de gourdes, promet Jacques Édouard Alexis.
Ce projet, déjà en application dans cent dix communes, en touchera trente autres, ajoute-t-il.
Le chef du gouvernement annonce par ailleurs des dispositions destinées à renforcer la production nationale, en particulier la production de poulets de chair et de porcs.
Des mesures sont annoncées également dans le domaine de l’assainissement. Pas moins de trente millions de gourdes seront mobilisés dans ce secteur, avec pour incidence directe la création de 27 mille emplois, promet encore Jacques Édouard Alexis.
D’autre part, quelque trois cent millions de gourdes devront être mobilisés pour permettre aux petites gens d’accéder au crédit.
Un autre programme d’une valeur soixante millions de gourdes devrait profiter aux jeunes universitaires défavorisés. Il devrait être conduit à travers le ministère de la jeunesse, grâce à un appui de l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA). Coût d’un tel programme.
Jacques Édouard Alexis rappelle aux sénateurs que le gouvernement n’est nullement insensible à la cherté de la vie. Le gouvernement travaille à créer des emplois et à mettre de l’ordre dans l’Administration publique, martèle le Premier ministre.
Un milliard cent millions de gourdes serait déjà disponibles pour implémenter cette panoplie de dispositions destinées à atténuer les souffrances de la population. Le gouvernement est en quête de six cent millions de gourdes supplémentaires. Il envisage de tirer ce montant du budget rectificatif, souhaitant d’ores et déjà la compréhension des parlementaires.
Le Premier ministre était accompagné, lors de cette séance, de plusieurs autres officiels dont les ministres du commerce, des finances, de la planification et de l’agriculture. [vs gp apr 13/02/2008 00:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6928

mardi 12 février 2008

Un char tap-tap au carnaval

Les artisans du Tap-tap haïtien ne jurent que par leurs prestations aux grands rendez-vous artistiques. Après leur émouvante participation à l'exposition « Haïti dans toute sa splendeur » organisée à Montréal en octobre 2007, cette fois c'est au Champ-de-Mars. Pendant les trois jours du défilé carnavalesque, les professionnels du Tap-tap se sont investis dans un travail ardu afin de marquer au fer rouge la première participation de leur association à ce défilé. Et ils l'ont réussi.
L'Association professionnelle des artisans Tap-tap autobus haïtiens (APATAH) a présenté son char Tap-tap accompagné de pancartes aux inscriptions éducatives et de tableaux présentant l'image de héros haïtiens et l'histoire du Tap-tap. Un défilé qui a réuni plusieurs autobus et Tap-tap.« C'est la meilleure occasion de présenter l'art du Tap-tap au public haïtien, dit Nathalie Génécée, secrétaire à l'organisation.


On a réussi. Pour le moment, nous nous concentrons sur d'autres projets dont le défilé du 12 août. » Jean-Jacques Dessalines, Alexandre Pétion, Henri Christophe, d'autres héros de l'histoire de l'indépendance et Toussaint Louverture, ont été à l'honneur à côté des premières constructions de Tap-tap.

L'APATAH qui dispose d'un atelier complet regroupant des artisans, des artistes, des architectes et des ingénieurs, selon Mme Génécée, a bénéficié de l'appui encore une fois de ses supporteurs Lonkeam's Auto design et Automeca qui ont été rejoints par Voilà, la mairie de Port-au-Prince et Matpar.

Suite à une rencontre organisée en décembre dernier à l'ambassade d'Allemagne à Port-au-Prince entre les responsables de l'association et l'ambassadeur Thoma Hubertus, Ancener Petit-Bois, président de APATAH, caresse déjà le projet de participer à la foire touristique de Berlin cette année. Des pourparlers sont en cours en vue de plancher sur ce voyage qui doit ouvrir l'Europe au Tap-tap haïtien.


Beaucoup de voiliers, peu de lambis

La pêche aux lambis et autres fruits de mer pourrait être une activité rentable pour les Léogânais. Dommage, leur matériel artisanal ne leur donne accès qu'à quelques mètres de la mer.
Il est trois heures de l'après-midi. De petits commerçants, sac et cuvette en main, se rassemblent sur les côtes de Petite-Rivière, localité de Léogâne. Les yeux rivés sur la mer, ils attendent impatiemment l'arrivée des dizaines de pêcheurs qui, depuis 8 heures du matin, ont jeté les voiles en quête de poissons et autres fruits de mer. Certains d'entre eux ont fait des commandes et attendent avec assurance, d'autres au contraire s'inquiètent. Même s'il y a beaucoup de voiliers, la pêche sera maigre.Quelques minutes après, un premier voilier s'approche du rivage. A bord, cinq pêcheurs, l'air épuisé par les coups de soleil et les secousses des vagues, font les manoeuvres pour amarrer une petite embarcation toute abîmée. Quelques marchands s'approchent de la bicoque et retournent sur leur pas. Il n'y a pas de quoi pour les servir. « Attendons Fritz avec son voilier. Peut-être nous trouverons quelques lambis », lance une dame à une autre qui craignait de rentrer chez elle avec son sac vide. Alors qu'ils continuent d'attendre, d'autres voiliers regagnent les côtes, notamment celui de Fritz dont la construction artisanale et le matériel de pêche laissent à désirer. En fait, les piètres conditions de la pêche n'intéressent pas trop les clients qui se jettent, comme des loups affamés, sur la petite embarcation au fond de laquelle frétillent encore quelques frêles poissons et lambis.

Les conditions de la pêche inquiètent Fritz et son équipe encore moins que leur souci de rentrer à la maison avec quelque chose en poche. « On connaît le danger que cela représente. Mais, que veux-tu, c'est notre gagne-pain », se résigne-t-il.Pour faire la pêche, ces paysans ne disposent que du matériel artisanal : filet, nasse, rets, plongeoir. Bref, un arsenal rudimentaire qui leur donne droit qu'à quelques mètres du rivage. Alors qu'avec du matériel moderne, ils pourraient voguer en haute mer et sortir avec un meilleur butin. Il n'y a pas encore d'association de pêcheurs à Petite- Rivière qui pourrait valoriser le métier de la pêche dans la communauté. Il en résulte que bon nombre de pêcheurs venus des zones avoisinantes envahissent de plus en plus les côtes et diminuent considérablement la possibilité pour les habitants de la zone de faire bonne récolte. On pèche contre la pêche
Plus d'exploitants, moins de ressources. « Autrefois, les pêcheurs n'étaient pas aussi nombreux. Mais, depuis quelque temps, le nombre grandit et on a moins de chance de tirer des poissons en quantité », explique un plongeur. Pire. Les pêcheurs ont beaucoup de lacunes dans les techniques de pêche. Ce qui leur coûte des fois des handicaps physiques irréparables. « Les plongeurs sont victimes de crampe, de rétraction musculaire et d'autres malaises qui les paralysent », explique un pêcheur citant, en exemple, un ancien plongeur paralysé après avoir été victime du courant marin. Les fruits de mer, notamment le lambi bouilli ou boucané, sont pourtant très appréciés à Léogâne pour leur vertu nutritive. Ils constituent des sources de revenus intéressants pour bon nombre de paysans. Le lambi, apprécié, selon les oui-dire, pour sa vertu de stimulant sexuel est fort consommé à Léogâne. Une douzaine de coquilles de grande dimension fraîchement sortie de la mer rapporte, selon la demande et la saison, entre 350 et 500 gourdes aux pêcheurs. Intéressant ! N'est-ce-pas ? Mais faut-il bien que les autorités locales et nationales prennent des mesures concrètes pour valoriser ce métier. A ce moment, la pêche ne sera plus de la mer à boire pour les dizaines de pêcheurs de Petite-Rivière qui mettent leur vie en danger pour ne pas mourir de faim.

Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53861&PubDate=2008-02-11

Le chef de la police fait état de dispositions pour combattre le kidnapping

Le chef de la police, Mario Andrésol, révèle que plusieurs officiers de la PNH participent à des stages de formation à l’étranger sur la lutte contre le kidnapping. " Nous avons augmenté l’effectif de la cellule anti enlèvement et ils vont recevoir plus de ressources matérielles", dit-il rappelant que le kidnapping est un nouveau phénomène de société pour Haïti." Les problèmes sociaux causent des frustrations et créent des éléments déviants", dit-il précisant que la situation sécuritaire n’est pas alarmante. Interrogé sur la recrudescence de l’insécurité, M. Andrésol a indiqué que tous les secteurs doivent être impliqués dans cette lutte.Il annonce que 9 personnes dont un hougan ont été interpellées dans l’assassinat d’un nourrisson la semaine dernière. " Ce cas de kidnapping est lié à la sorcellerie", lance M. Andrésol qui met en évidence les différentes ramifications de ce phénomène. " Dans certains cas il s’agit de sorcellerie, dans d’autres des parents de la victime sont les auteurs du crime, comment voulez-vous que la police puisse être dans chaque famille pour prévenir ces cas", ajoute t-il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Andrésol a regretté que plusieurs interventions de la police n’avaient pas été rapportés dans les média.Tout en rappelant qu’un dispositif sécuritaire ne peut être efficace à 100%, le chef de la police explique que les criminels s’appliquent à contourner le dispositif. En ce qui a trait à Cité Soleil, Mario Andrésol révèle que 4 bandits ont été appréhendés ces derniers jours. " La PNH réalise des opérations et participe dans les libérations contre rançon", déclare t-il.Par ailleurs, le chef de la police salue l’engagement des policiers qui ont contribué au succès du carnaval 2008. Il soutient que des dispositions avaient été prises pour contrôler le comportement des policiers responsables de la sécurité des carnavaliers.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13476

Un journaliste, Tom Dumond, tabassé par un policier

Un journaliste de radio Signal FM, Tom Dumond, a été tabassé par un policier vendredi. L’incident ne s’est pas produit dans une section communale d’une ville de province, mais au cœur de la capitale, non loin du commissariat de cafétéria. Le policier, dont l’identité n’a pas été révélée, a été l’objet de mesures conservatoires adoptées par l’inspection générale de la PNH.
Le directeur départemental de l’Ouest, Ralph Stanley Brice, et l’inspecteur général en chef, Fritz Jean, avaient été immédiatement saisis du dossier par la directrice générale de Signal FM, Anne Marie Issa.
Mme Issa qui est également présidente de l’Association Nationale des Media Haïtiens (ANMH) a réclamé des sanctions à l’encontre du policier qui toutefois a nié les faits.Tom Dumond, au contraire, explique avoir été bousculé et giflé par le policier en dépit du fait que son badge avait été récupéré par l’autre policier présent. En dépit des remarques de deux autres journalistes de la station, M. Dumond a été placé dans la garde à vue du sous commissariat de cafétéria.Interrogé par radio Métropole, M. Dumond a expliqué que les policiers en question ont fait montre d’hostilité à l’égard des travailleurs de la presse. " On vous donne un micro et vous croyez que vous avez une grande importance a lancé l’un d’eux" a rapporté Tom Dumond.Présenté par madame Issa comme un homme calme et gentil, Tom Dumond n’avait jamais eu d’antécédents avec les agents de l’ordre. L’incident du 8 février laissera peut être des séquelles sur M. Dumond qui s’interroge sur la perception que les agents de l’ordre ont des journalistes. Il s’agit du deuxième incident en moins de trois mois au cours desquels des journalistes ont été agressés par des policiers. L’association Nationale des Media Haïtiens et SOS journalistes avaient immédiatement condamné ces agressions et réclamé des sanctions contre les fautifs. Les agressions contre des journalistes des radio Ibo et Signal risquent de créer un climat de tension être les journalistes et les agents de l’ordre.
Tom Dumond salue l’intervention des hauts gradés de la PNH qui l’ont sorti du guêpier, mais s’interroge sur son sort s’il n’avait pas été un travailleur de la presse.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13475

De nouveaux cas d’enlèvements ont été enregistrés durant le week end

Plusieurs cas de kidnapping, dont celui d’un couple âgé, ont été enregistrés durant le week end dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Deux nouveaux cas d’enlèvement ont été rapportés dans la région de Martissant où une adolescente avait été libérée la veille par une patrouille de la police de Port-au-Prince.
Le commissaire de Police de Port-au-Prince, Gregory Blanchard a mis l’accent sur la collaboration de la population qui a permis de trouver le lieu de séquestration. La jeune fille avait été gardée dans une maison abandonnée inaccessible aux véhicules a indiqué le commissaire Blachard précisant qu’aucun criminel n’a été retrouvé sur place. Tabarre, Delmas, Pétion ville et Martissant sont les sites de prédilection des criminels alors que Cité Soleil revient peu a peu sur la carte des actes criminels.
Le marché de ce vaste bidonville a été incendié partiellement quelques heures après un affrontement entre un groupe de bandits et les forces de l’ordre. Selon des statistiques nombre de véhicules volés ont pris la direction de Cité Soleil ces derniers jours.Dans le même temps, au centre commercial de Port-au-Prince les marchands se déclarent inquiets et craignent une nouvelle offensive des criminels. " Nous n’avons pas le choix, on doit venir ici et nous espérons que Dieu nous protègera", lance une commerçante.
Par ailleurs, 9 personnes ont été appréhendées durant le week end écoulé à l’Arcahaie dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un nourrisson de 6 mois par des kidnappeurs. Les autorités informent que la population a collaboré avec les forces de l’ordre pour appréhender ces criminels.Le chef de la police, Mario Andrésol a révélé que le kidnapping et l’assassinat étaient liés à une pratique de sorcellerie, précisant que le hougan ( prêtre voudou) avait également été appréhendé.
En dépit du versement d’une rançon de 100 000 gourdes, les criminels avaient assassiné Sandy Aristide, arraché quelques jours plutôt du sein de sa mère.Des résidents de la capitale, lors d’un micro-trottoir réalisé par radio Métropole, ont réclamé le rétablissement de la peine de mort afin de punir les auteurs de ces crimes crapuleux.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13474

Patrick Jean François, un des lieutenants du chef de gang Amaral Duclona, identifié comme le principal auteur de l’enlèvement du guitariste Claude Mar

Il avait été libéré le 7 novembre 2007 sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince
lundi 11 février 2008,
Radio Kiskeya

L’un des principaux auteurs de l’enlèvement le 26 janvier dernier à Port-au-Prince du célèbre guitariste haïtien Claude Marcelin, a été identifié comme étant le nommé Patrick Jean François (27 ans), un des lieutenants du puissant chef de gang de Cité Soleil Amaral Duclona encore activement recherché, a appris Radio Kiskeya de sources policières et judiciaires.
Jean François, qui s’était enrôlé en septembre 2006 dans le programme mis en place par la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), fait partie des 74 détenus du Pénitencier national remis en liberté le 7 novembre 2007, sur ordre du chef du Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, dans le cadre du programme en cours de décongestionnement des prisons. Il avait été appréhendé en avril 2007 pour association de malfaiteurs et kidnapping. Le Cabinet d’instruction, par l’entremise du juge Berge Surpris, était en charge de son dossier quand il a bénéficié de la mesure d’élargissement.
Au nombre des 74 détenus libérés le 7 novembre 2007 figurait également le nommé Pierre Richard Mulus (alias « Kanson Fè »), individu réputé dangereux, auteur de meurtres et d’autres actes répréhensibles perpétrés notamment dans la zone de Martissant (banlieue sud de la capitale).
Des informations recueillies auprès de certains habitants de Cité Soleil établissent la responsabilité directe de Patrick Jean François dans l’enlèvement de Claude Marcelin. Le bandit qui participait le 26 janvier 2007 à une fête entre Soleil 17 et 19, était parti vers deux heures du matin, en compagnie d’un de ses acolytes. Une heure après, il devait revenir à moto sur les lieux avec une personne qu’il venait d’enlever. Il y eut alors une dispute entre les ravisseurs et des habitants de la Cité, dont des ex-membres de la CNDDR, qui ont clairement exprimé leur opposition à la reprise de ce genre de pratiques dans leur communauté. C’est au fort de la controverse que l’otage, en l’occurrence Claude Marcelin, a tenté de s’échapper. Patrick Jean François a alors ouvert le feu en sa direction, l’atteignant aux fesses. Des habitants de Cité Soleil ont rapidement alerté la police nationale et la UNPOL (Police de l’ONU). Patrick Jean François et ses acolytes ont pris la fuite.
Après avoir reçu des soins à Port-au-Prince, Claude Marcelin a regagné le Canada où doit se poursuivre son traitement.
Dans maintes interventions publiques faites après l’enlèvement du musicien, le chef de la police, Mario Andrésol, a dénoncé le fait que les auteurs de certains actes enregistrés ces dernières semaines soient des individus récemment libérés.
Des organismes de défense des droits humains, dont le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), ont pour leur part dénoncé à maintes reprises la libération de détenus en dehors des procédures fixées par la loi. Dans bien des cas, le Cabinet d’instruction n’avait même pas terminé l’étude de certains dossiers que les détenus concernés sortaient de prison, relèvent-ils. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4687

Une organisation haïtienne parmi huit ONG bénéficiaires d’un don de 100.000 dollars de l’OEA

Une enveloppe destinée à la promotion de la démocratie et des droits humains dans la région
dimanche 10 février 2008,
Radio Kiskeya


L’Organisation des Etats américains a annoncé avoir accordé un don de 100.000 dollars à huit organisations non gouvernementales, dont une haïtienne, en vue d’appuyer des projets destinés au renforcement de la démocratie, de la protection des droits humains et de la participation citoyenne.
Dans un communiqué rendu public ce week-end à Washington, l’OEA précise que cette aide, à laquelle a également contribué l’Institut Open Society de la Fondation George Soros, sera remise aux organisations bénéficiaires par le biais du secrétariat des Sommets des Amériques.
L’Association Femmes Soleil d’Haïti (AFASDA) figure au nombre des ONG dont les projets ont été approuvés par le comité de sélection. Parmi les autres organisations se trouvent la Fédération nationale des organisations non gouvernementales pour les communautés afrocolombiennes de la Colombie et l’Association écologique Santo Tomàs du Mexique.
L’organisation hémisphérique souligne que les projets à exécuter concernent notamment la lutte contre la violence faite aux femmes, l’appui aux afrodescendants afin d’accroître leur participation au système interaméricain et la promotion de la participation citoyenne aux processus électoraux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4686

Des haïtiens parmi une soixantaine d’étrangers arrêtés en Floride

Des rafles lancées ces dernières semaines à Orlando contre des individus accusés notamment de crimes
dimanche 10 février 2008,
Radio Kiskeya
Depuis la fin du mois de janvier, les services de contrôle de l’immigration et des douanes des Etats-Unis ont appréhendé dans la région d’Orlando, en Floride, 63 ressortissants étrangers, dont des haïtiens, accusés d’avoir violé la loi sur l’immigration, a annoncé dimanche l’agence américaine.
Interrogée par le Miami Herald, la porte-parole des services d’immigration, Barbara Gonzalez, a indiqué que 45 des individus capturés sont des fugitifs et d’autres considérés comme des criminels. Parmi les activités criminelles qui leur sont reprochées figurent des agressions aggravées, des incendies, la vente de cocaïne, des traitements cruels réservés aux enfants, le transport clandestin d’armes à feu et des vols importants.
Outre des haïtiens, des argentins, canadiens, indiens, libanais, mexicains, nicaraguéens et trinidadiens ont été également épinglés dans le cadre de cette série d’opérations.
Les autorités n’ont pas indiqué si ces personnes risquaient la déportation.
De nombreux délinquants haïtiens ayant purgé de lourdes peines aux Etats-Unis sont régulièrement renvoyés en Haïti depuis des années. Ils sont accusés de jouer un rôle non négligeable dans l’insécurité chronique qui frappe le pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4685