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jeudi 24 juin 2010

Myrlande Manigat salue l'initiative de la société civile

La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, accueille favorablement l'initiative des organisations de la société civile ayant proposé une formule pour la formation d'un CEP crédible. Toutefois elle soutient que la formule insérée dans les dispositions transitoires de la constitution de 1987 n'a aucune valeur légale puisque ce chapitre est caduc. La formule de la société civile ne peut être qualifiée de constitutionnelle puisque les dispositions transitoires n'étaient valables que pour le gouvernement provisoire de Henry Nanphy.
Même si cette formule n'est pas constitutionnelle Mme Manigat assure qu'elle est équilibrée et peut servir de référence pour la définition d'une autre formule. Quoique vieux de 23 ans, les dispositions transitoires sont de nature à inspirer une nouvelle formule de composition du Conseil Electoral Provisoire (CEP).
La constitutionaliste accorde une importance capitale à la proposition de la société civile laquelle témoigne d'une méfiance envers le CEP de Gaillot Dorsainvil. La secrétaire générale du RDNP croit que la majorité des acteurs politiques ont compris qu'on ne pourra pas avoir des élections crédibles et démocratiques avec l'actuel CEP.Dans une interview à radio Métropole Mme Manigat a dit espérer que la proposition de la société civile bénéficiera d'un large consensus. La nouvelle formule devrait obtenir l'appui des secteurs qui réclament le départ de tous les conseillers électoraux.
Myrlande Manigat soutient que l'initiative de bonne volonté de la société civile pourrait permettre de réorienter la vie politique.
Plusieurs dirigeants politiques dont Evans Paul (Alternative ) et Maryse Narcisse ( Fanmi Lavalas) n'ont pas voulu commenter la nouvelle proposition de la société civile arguant qu'ils n'avaient pas encore pris connaissance du dossier.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17884

Le Canada souhaite des élections honnêtes crédibles et démocratiques en Haïti

L'ambassadeur canadien accrédité en Haïti, Gilles Rivard a indiqué que le Canada ainsi que d'autres pays de la communauté internationale, attendent actuellement la publication de l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ces comices. Intervenant à la rubrique le point sur le 100.1 de Radio Métropole, Monsieur Rivard a renouvelé son soutien au processus électoral, toutefois il a précisé qu'il est important que des élections honnêtes crédibles et démocratiques se tiennent en Haïti.
Il a affirmé avoir déjà rencontré le président de la République, en compagnie d'autres représentants de la communauté internationale, pour faire le point sur un certain nombre de questions.
« Le chef de l'État nous a dit que l'arrêté devrait être publié dans les prochains jours » a déclaré l'ambassadeur Rivard qui refuse de commenter la proposition formulée par plusieurs organisations de la société civile, préconisant, la formation d'un nouveau CEP.
Toutefois le diplomate a fait remarquer que le succès des élections dépend du taux de participation des électeurs. Et selon lui cette participation est liée directement à la crédibilité de ces joutes.
Par ailleurs le représentant du Canada en Haïti a salué la désignation de la gouverneure générale du Michaëlle Jean, comme envoyée spéciale de l'Unesco en Haïti.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17887

La commission intérimaire entre confiance et méfiance

Une semaine après l'inauguration de la CIRH les avis des dirigeants des partis politiques sont partagés en ce qui a trait à l'action de cet organisme en charge des projets de reconstruction. Le chef de file de Respect, Charles Henry Baker, croit que l'ex président Bill Clinton est de bonne foi et veut contribuer effectivement au développement d'Haïti. L'industriel révèle que l'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU veut recruter des haïtiens de la diaspora dotés d'une certaine compétence en vue de l'aider dans sa tache.
Cependant M. Baker se dit préoccupé par les " activités politiciennes " du chef de l'Etat qui veut mettre les bâtons dans les roues de la commission intérimaire.
Le chef de file du Conaced, Osner Févry, a une tout autre lecture de la situation. Il croit que la communauté internationale s'est accaparée du pouvoir et utilise Edmond Mulet, Bill Clinton et René Préval pour diriger le pays. M. Févry assimile la CIRH à un désordre approuvé par la communauté internationale.
Interrogé sur le début des activités de la Commission Intérimaire, le juriste rappelle qu'une action judiciaire visant à déclarer illégale la loi d'urgence a été introduite par devant la cour de cassation.
Le chef de file du Conaced préconise un dialogue entre les acteurs politiques afin de jeter les bases d'une vraie réconciliation. Il soutient qu'une action concertée des nationaux permettra de faire échec au plan de la communauté internationale.
Refusant de participer aux manifestations des 5 formations de l'opposition, M. Févry déplore le comportement de certains leaders qui réclament le départ de Préval tout en acceptant la présence de Clinton.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17886

Les acteurs politiques appellent au dialogue entre les forces vives

De nombreux leaders politiques préconisent le dialogue afin de trouver un consensus entre les positions antagonistes. Cependant les points de vue divergent sur l'objectif de cette importante rencontre des acteurs politiques. Evans Paul, un des chefs de file de l'Alternative, est disposé à participer à des négociations moyennant l'intégration de la démission du président Préval dans l'ordre du jour des rencontres. Il n'entend pas participer à une réunion au Palais national qui pourrait servir d'alibi à des membres du parti au pouvoir. M. Paul déplore les critiques de certains proches du pouvoir relatives aux réceptions offertes en l'honneur de certains leaders de l'opposition.
De son coté le coordonnateur général de Ansanm Nou Fò, Pierre Eric Jean Jacques, soutient que le dialogue entre les acteurs politiques doit permettre d'élaborer un vrai plan de reconstruction. Il estime que les réticences des donateurs à décaisser des fonds pour la CIRH sont liés à l'absence de plan global de développement.
Pour sa part le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu, assure que le principal objectif d'un dialogue entre les acteurs politiques sera de préparer le processus électoral. M. Rebu souhaite une remise en question à la fois de la stratégie pour l'inscription des électeurs et du Conseil Electoral.
Cet avis n'est pas partagé par le président du sénat Kelly Bastien. Membre du parti au pouvoir le sénateur Bastien est favorable à un dialogue qui doit déboucher sur un replâtrage du CEP actuel. Il soutient qu'il ne sera pas possible de former un nouveau CEP en raison du court délai pour la tenue des élections.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17885

Les bandits sont dans le collimateur des autorités policières

Le secrétaire d'état à la sécurité publique, Aramick Louis, annonce de nouvelles mesures en vue de faire face au phénomène de l'insécurité qui tente de refaire surface au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Monsieur Louis a fait remarquer que des policiers sont actuellement déployés dans certains camps d'hébergement afin de contrecarrer l'action des bandits.
Il invite les membres de la Population à collaborer avec les forces de l'ordre de manière à stopper les agissements des bandits Rappelons que les autorités policières ont lancé depuis vendredi dernier, une série d'opération visant à démanteler des gangs qui essaient de se reconstituer. .
Un chef de gang ainsi que deux de ses bras droit ont été tués, dans le cadre de ces opérations au cours de laquelle plusieurs suspects ont été également arrêtés. .
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17883

Sommet du G8 : Haïti officiellement invitée

Haïti a été officiellement invitée par le premier ministre canadien, Stephen Harper à participer au sommet du G8 qui se tiendra les 25 et 26 juin prochains à Huntsville au Canada, L'annonce a été faite par l'ambassadeur canadien accrédité en Haïti, Gilles Rivard, qui a fait remarquer qu'Haïti n'est pas le seul pays non membre à avoir reçu une invitation à prendre part à cette réunion annuelle.
Il précise que la Colombie et la Jamaïque seront également présentes lors de ce sommet.
Selon le diplomate le président haïtien René Préval fera le déplacement pour représenter Haïti à ce grand rendez –vous des pays les plus riches.
Notons que 7 autres pays africains sont également invités à ce sommet.
Chaque année, un pays membre différent assume la présidence du Groupe et s'exprime en son nom durant douze mois. Cette année, c'est au tour du Canada.
Le pays qui accueille le sommet est aussi celui qui dresse l'ordre du jour et fixe les priorités du programme d'action, mais il ne peut le faire seul. Le Canada est déjà en pourparlers avec les autres membres du G-8 et aussi avec des pays non membres, des organisations internationales et des organisations non gouvernementales. Il doit par ailleurs organiser les conférences des ministres concernés durant sa présidence.
Le G-8, ou Groupe des Huit, est formé des huit pays les plus industrialisés du monde : le Canada, l'Allemagne, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17881

Une délégation de parlementaires européens est attendue en Haïti

Des parlementaires européens membres de la Commission du Développement au Parlement européen séjourneront en Haïti du 24 au 28 juin 2010. Une annonce faite par communiqué de la Délégation de l'Union européenne en Haïti.
La délégation sera composée, entre autres, de Mme Michèle Striffler, Patrice Tirolien (tous deux de la France), de Mme Eleni Theocharous (Grèce), et de Niccolo Rinaldi (Italie).
Au cours de cette visite de quatre jours, les parlementaires, auront des entretiens avec les principaux acteurs ainsi qu'avec des organisations non-gouvernementales impliqués dans le processus de reconstruction du pays.
Ils se rendront également dans des camps d'hébergement afin de s'enquérir des informations relatives à la situation des sinistrés du séisme du 12 janvier dernier.
Ces parlementaires européens rencontreront également, les autorités haïtiennes notamment le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive.
Notons que la commission européenne entend jouer un rôle important, dans le cadre de la reconstruction du pays. EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17880

mercredi 23 juin 2010

Noir Café: aider Haïti en achetant haïtien


LE SOLEIL, MARTIN MARTEL Yves Therrien, Le Soleil
(Québec) Depuis 2007, Marcel Gérin importe du café de différentes régions du monde pour offrir des goûts exotiques aux consommateurs. Avec sa fille Catherine, il avait ouvert une boutique à Calgary. Pour eux, la meilleure manière d'aider le peuple haïtien consistait à acheter leurs produits pour les vendre au Québec.
Avant le tremblement de terre de janvier, son entreprise Noir Café entreprend les démarches pour importer le Kafe Kreyol avec l'intention de retourner 2 $, pour chaque kilo de café vendu, à des fondations haïtiennes pour le développement d'une agriculture durable.
«Nous nous sommes donnés comme mission d'importer différentes saveurs de café d'un peu partout dans le monde, ajoutent Marcel Gérin et sa fille Catherine. Avec le Kafe Kreyol, en plus de proposer une saveur exotique, il y avait aussi l'objectif d'aider ce pays à prendre en main son agriculture en payant un prix juste et étant assuré que l'argent irait aux producteurs, non à une série d'intermédiaires. Entre les producteurs et le consommateur, il n'y a que nous comme intermédiaire.»
C'est lors d'un salon à New York, le Fancy Food en 2009, qu'il rencontre Marcel Duret, un Haïtien consultant pour la Coopérative des planteurs de café de l'arrondissement Belle-Anse (COOPCAB) dans le sud-est d'Haïti. Les démarches se précisent pour importer le café haïtien. Il le revoit lors d'un événement organisé par TFO Canada, fondé par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le but d'aider les pays en développement à exporter au Canada.
Toutefois, le séisme de janvier 2010 a failli mettre en péril le projet de partenariat, car pendant plusieurs semaines, M. Gérin n'avait aucun contact avec M. Duret. Les communications reprennent à la fin de février avec la réception d'un courriel. Les négociations reprennent pour importer du café déjà torréfié et ensaché à Haïti.

«Nous ne voulions pas de café vert, explique M. Gérin, parce qu'il est soumis aux fluctuations de la Bourse, ce qui n'est pas avantageux pour les membres de la coopérative haïtienne. Les gens de COOPCAB font déjà la torréfaction de leur café pour le marché local. Ça nous paraissait plus sensé de continuer dans la même veine.»

Envoi d'échantillons, entente sur le type d'ensachage, le logo et les étiquettes, tout va bien. Mais il y a un hic. La logistique n'est pas évidente à mettre en place. Les premières livraisons ne peuvent se faire par bateau à cause des problèmes dans les ports à la suite du séisme. M. Gérin doit se tourner vers le transport en avion. Trois compagnies aériennes sont contactées. Air Transat ne répond pas. American Airlines fait une proposition hors de prix...

Air Canada fera la meilleure offre. La première livraison de 1000 sachets de 250 grammes finira par arriver à Québec après quelques péripéties et des retards causés par une logistique pas tout à fait au point. «C'est réglé maintenant», affirme M. Gérin.

Certifié équitable

Les installations et les cultures de la coopérative COOPCAB n'ont pas été touchées par le séisme. Le café est certifié équitable par l'organisation internationale FLO (Fairtrade Labelling Organisation, site Web : www.fairtrade.net), l'importateur avait l'obligation de payer un prix juste pour les produits achetés. Toutefois, sur les premières livraisons, le logo du produit équitable n'apparaît pas pour des raisons techniques, mais il le sera lors de prochains envois.
«Les trois cafés que nous importons d'Haïti sont équitables et biologiques dans la moitié des cas, ajoute M. Gérin. Par contre, les frais pour obtenir la certification biologique sont trop élevés pour les producteurs. Ils ont abandonné cette idée, mais aucun pesticide ou produit chimique n'est utilisé dans la plupart des cultures.»
Les trois cafés actuellement en marché sont du type Arabica Typica et ils portent les noms de Kafé Gwo Chwal, de Marre Blanche et de Forêt des Pins Bleus. Bientôt, Noir Café importera le café torréfié en grains pour répondre aux demandes de certaines boutiques spécialisées. Toutefois, M. Gérin a noté un certain scepticisme chez des propriétaires de boutique qui affirmaient que les consommateurs ne voudraient pas payer cher pour du café haïtien.
Pour l'instant, les consommateurs peuvent trouver les sachets de Kafe Kreyol à l'Intermarché, rue Saint-Joseph, chez L'Heureux inc., rue Semple, à Québec, dans certaines boutiques spécialisées et dans quel ques restaurants. Il est possible de le commander en ligne sur le site www.noircafe.com. Dans un avenir rapproché, M. Gérin et sa fille envisagent l'ouverture de boutiques Noir Café pour offrir directement aux consommateurs les différentes saveurs exotiques des cafés qu'ils importent.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/societe/201006/22/01-4292524-noir-cafe-aider-haiti-en-achetant-haitien.php

La société civile propose une formule pour un nouveau CEP

Plusieurs organisations de la société civile ont proposé aux acteurs politiques une nouvelle formule en vue de la formation d'un CEP crédible. Le nouveau CEP constitutionnel à 80 %, remplacerait le CEP actuel résultant d'un consensus entre les partis membres du premier gouvernement pluriel entre 2006 et 2008. Selon la formule de la société civile 7 des 9 instances habilitées par la constitution, pourront designer des représentants au CEP. Il s'agit de l'exécutif, de la conférence épiscopale, les cultes reformés, la Cour de Cassation, les organisations de défense des droits humains, le conseil de l'université et l'association des journalistes haïtiens.
Les personnalités ayant pris l'initiative n'ont pas voulu remplacer le conseil consultatif (organe qui avait joué le rôle de Parlement) par le Sénat, mais ont opté pour l'église épiscopale déjà représenté au CEP de consensus.
Le Conseil National des Coopératives (CNC) a été également exclu par les dirigeants de la société civile arguant que le CNC n'est en réalisé q'une entité du gouvernement. Le culte vodou héritera donc du dernier poste au sein de ce CEP.
Les élus et les partis politiques sont donc privés de représentants au sein de cette formule du CEP. Edouard Paultre (CONANE) et Rosny Desroches (ISC) soutiennent que le CEP devra fonctionner sur de nouvelles bases. Les conseillers électoraux seront uniquement astreints à leur tache de conseil d'administration et ne pourront pas occuper une fonction dans la machine électorale.
En ce qui a trait au processus de sélection des candidats, les dirigeants de la société civile exigent qu'il soit transparent. Outre la compétence les personnalités doivent faire montre de force de caractère ce qui garantira leur indépendance vis-à-vis des autorités et des acteurs politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17878

Michaëlle officiellement nommée représentante spéciale de l'Unesco en Haiti


La Directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a nommé mardi la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, Représentante spéciale de l'UNESCO pour Haïti. Michaëlle Jean prendra ses nouvelles fonctions dans son pays natal au terme de son mandat de Gouverneure générale. Ancienne journaliste et fervente défenseure des droits de l'homme, Michaëlle Jean, a fait preuve tout au long de sa carrière d'un engagement constant en faveur du dialogue et de la solidarité entre les communautés, de l'égalité entre les sexes, de la liberté de la presse et du rôle joué par l'éducation dans le développement économique et la démocratie, a souligné l'UNESCO dans un communiqué.
L'action de Michaëlle Jean a été saluée à plusieurs reprises par les autorités haïtiennes et la société civile. Les leaders du mouvement féministe haïtien ont à maintes reprises mis l'emphase sur les préoccupations de Mme Jean pour l'émancipation de la femme haïtienne.
La directrice générale de l'Unesco croit que la « riche expérience, le dynamisme et le dévouement de Michaëlle Jean contribuent à réaliser les objectifs de l'UNESCO, spécialement en Haïti, où elle est née et où l'Organisation travaille avec les autorités nationales sur des projets dans le domaine de l'éducation, de la culture, de la science et des médias – autant de piliers pour la reconstruction du pays ».
Au cours de sa dernière visite en Haïti, la gouverneure générale accompagnée de la directrice générale de l'Unesco avait visité plusieurs sites à Jacmel.
LLm / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17879

Ecoworks annonce la réalisation de plusieurs projets à Ganthier

L'organisation Ecoworks International se prépare à lancer plusieurs projets de développement dans la ville frontalière de Ganthier. La directrice exécutive de Ecoworks International, Henrika Manès, affirme que les projets prioritaires seront réalisé dans les secteurs du développement économique, de l'éducation de la santé et de l'environnement. L'organisation présente en Haïti depuis deux ans entend développer des projets à long terme en partenariat avec les autorités locales et le Fonds de Développement Frontalier (FDF). Mme Manès indique que le premier projet consiste en l'implantation d'une ferme avicole à vocation commerciale. Cette ferme de 20 000 poules pondeuses permettra de générer des revenus qui seront ensuite réinvestis dans des projets d'infrastructures.
En dépit des problèmes fonciers résultant de la présence de spoliateurs de terrains de l'état, Mme Manès est déterminée à réaliser ce projet dont la pérennité est garantie.
Ecoworks International veut collecter 1 million de dollars pour la réalisation de ce projet. Dans le même temps l'organisation réalisera deux autres projets visant à encourager l'entrepreneuriat et à créer une coopérative agricole. Henrika Manès assure que ces programmes contribueront au développement économique de cette communauté de 80 000 âmes.
Un appui technique sera également apporté aux paysans et facilitera l'implantation d'une ferme agricole dont les produits seront dédiés à l'exportation. A terme l'économie de la région essentiellement agricole pourra se diversifiera grâce à l'activité des petites et moyennes entreprises.
Ecoworks veut contribuer à l'amélioration des conditions de vies précaires des habitants de Ganthier. En ce sens des projets de construction de maisons, d'écoles et de centre de santé sont également envisagés par Ecoworks International.
LLM / Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17877

Les autorités veulent empêcher la constitution de gangs territoriaux

Les autorités policières haïtiennes ont lancé le week end écoulé une série d'opération visant à empêcher la création de zone de non droit dans la région métropolitaine. En 72 heures 3 interventions ont été réalisées dans le quartier de Mapou à Fontamarra 27, à la Saline et dans deux centres d'hébergement à Delmas. Trois  évadés dont un chef de gang dénommé " Ti Jeff " ont été tués lors d'affrontement avec les forces de l'ordre rapporte le porte parole de la Police, Frantz Lerebours. Depuis son évasion " Ti Jeff " avait constitué un gang qui terrorisait la population de Mapou. Les bandits ont perpétré plusieurs viols et rançonnaient riverains et passants.
M Lerebours affirme que les criminels avaient réduit la population au silence après avoir assassiné plusieurs personnes soupçonnées d'avoir fourni des informations à la police. Il n'a pas voulu fournir plus de détails sur l'opération de Mapou réalisé par les policiers du commissariat de Port-au-Prince. Avant l'opération de dimanche qui a causé la mort du chef de gang, les policiers avaient réalisé une première opération laquelle avait permis la capture de 3 évadés. Les policiers de Port-au-Prince étaient décidément très actifs puisqu'ils ont pu le même jour réaliser une seconde opération, conjointement avec leurs collègues de Delmas, à la Saline.
78 individus ont été interpellés au cours de ces 5 opérations des forces de l'ordre. Les policiers s'évertuent à pourchasser les criminels qui veulent constituer des gangs territoriaux dans les quartiers populeux.
Le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Aramick Louis, a assuré que les centres d'hébergement ne constituent plus des refuges pour les criminels.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17876

La reconstruction est au point mort en Haïti

Jonathan M. Katz, Associated Press, Port-au-Prince.- Peu de progrès ont été réalisés dans la reconstruction en Haïti depuis le tremblement de terre à cause de l'absence de leadership, des mésententes entre les donateurs et une désorganisation générale, selon un rapport du Sénat américain.
Ce rapport de huit pages, dont Associated Press a obtenu copie, se veut un portrait de la situation en Haïti alors que les législateurs américains envisagent d'autoriser une aide de 2 milliards $ pour la reconstruction du pays.
La situation n'est toujours pas rose: des millions de déplacés, des ruines et des immeubles effondrés continuent de dominer la paysage. À trois semaines de la saison des ouragans, alors que les pluies tropicales s'abattront quotidiennement sur le pays, des projets de construction ne peuvent être commencés à cause de disputes de terrains et des délais de douane. Le programme pour donner un logement à la population vivant dans des tentes n'est qu'au stade du brouillon, peut-on lire dans le rapport.
Le rapport a été écrit par l'ancien candidat à la présidentielle américaine, le sénateur du Massachusetts John Kerry, qui est également le président du comité sénatorial sur les relations extérieures et des démocrates qui ont interviewé des Américains, des Haïtiens et des employés des Nations unies tout en visitant des camps de réinstallation, des hôpitaux et des écoles dans la zone sinistrée.
Le rapport est critique envers le gouvernement du président René Préval et du premier ministre Jean-Max Bellerive, affirmant «qu'il ne communique pas de façon efficace aux Haïtiens qu'il est près à mener les efforts de reconstruction». Les auteurs du rapport souhaitent que M. Préval joue un «rôle plus visible et plus actif, malgré les difficultés».
M. Bellerive a réagi aux critiques en disant que les autorités travaillaient durement en coulisse pour s'assurer que la reconstruction ne se fasse sur des terrains insalubres. Selon lui, prendre quatre mois pour établir un programme de reconstruction est assez acceptable.
Il a ajouté qu'il était injuste d'être pointé du doigt par des élus américains alors que le Sénat n'a toujours pas approuvé l'aide promise par la Secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton, lors de la conférence des pays donateurs.
Seulement 2 pour cent du 5,3 milliards $ promis ont été envoyés en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/21/01-4292191-la-reconstruction-est-au-point-mort-en-haiti.php

Port-au-Prince: reconstruire à tout prix

Publié le 21 juin 2010.- Bernard Demers.- La Voix de l'Est.-
Il habite sous une tente depuis la mi-février, avec sa femme et sa mère. Il y a de l'eau courante et des toilettes dans son campement, ce qui fait de lui, à certains égards, un privilégié. Deux fois privilégié en fait puisqu'il dispose d'une tente après n'avoir passé que quatre semaines sous une bâche avec des panneaux de carton, pour avoir un peu d'intimité.
Plus encore, il a un emploi, un bon emploi bien payé dans un projet international; il gagne presque 6000 $ par année, soit cinq fois plus qu'un employé au salaire minimum. Mieux encore, son employeur lui a versé une aide spéciale de 1000 $ pour qu'il puisse dégager son terrain couvert des débris de ciment de son ancienne maison puis commencer à se reconstruire.
Il se construit une maison de trois pièces, de neuf mètres par neuf mètres pour un total intérieur de 80 mètres carrés soit environ 720 pieds carrés. Il n'aura ni l'eau ni l'électricité dans la maison, bien sûr, mais tout de même une toilette extérieure et une prise d'eau pour faire la cuisine. La structure de ciment, poteaux, blocs et dalles, va demeurer visible, non pas par souci d'esthétique moderniste, mais bien parce que passer un stuc de finition sur les surfaces coûterait trop cher. On ne parle évidemment pas de peinture.

Bref, il va disposer, vers la mi-juillet, d'un espace de béton gris, avec des ouvertures grillagées et une porte en métal. Un espace qui lui permettra d'être au sec et en sécurité avec sa famille. Un espace qui pourra recevoir des lits, une table, des chaises. Un espace où il réussira à faire un branchement électrique direct et illégal sur les fils de l'EDH (électricité d'Haïti) pour pouvoir brancher une télé. Autour, dans sa petite cour, il aura une toilette et la place pour un réchaud au bois sur lequel sa femme fera la cuisine. Un espace dont vous ne voudriez probablement pas, mais qui, pour lui, est sa nouvelle maison, une maison dont il est déjà fier et où il espère suivre le dernier match du mondial de soccer, le 11 juillet prochain.
Il a pris soin de bien construire, avec beaucoup de métal dans le béton, pour que la maison ne s'écrase pas la prochaine fois. Remarquez, le 12 janvier sa maison n'est pas tombée; c'est l'immeuble d'à côté qui s'est écroulé dessus et qui l'a brisée. Contre ça il ne peut rien, seulement espérer que le voisin fera comme lui, construire solidement.
Cette nouvelle maison lui coûte cher. En plus du 1000 $ qu'il a reçu de son employeur, du 1000 $ qu'il avait économisé, il a dû emprunter 50 000 gourdes ce qui équivaut à 1400 $; au total, sa maison lui coûte sept mois de salaire, sans compter le terrain qui lui appartient déjà. Il a réussi à emprunter parce qu'il a un bon emploi, cinq fois supérieur au salaire minimum. Même là ce n'est pas la banque qui lui prête, c'est le réseau informel, les commerçants locaux.
Le séisme est une catastrophe pour la grande majorité, mais une source de richesse pour les riches. Alors, il a trouvé un prêteur qui lui a avancé 1400 $... à un taux de 25 %, garanti sur la maison.
J'ai parfois l'impression que nous pourrions être plus utiles que nous ne le sommes.
L'auteur, psychologue et ex-directeur général du cégep de Granby-Haute-Yamaska, a été candidat pour le PLC dans Shefford aux élections de 2008
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201006/21/01-4291969-port-au-prince-reconstruire-a-tout-prix.php

Trois policiers à Haïti

Publié le 22 juin 2010

Stéphane Bégin, Le Quotidien.-
(LA BAIE) Trois policiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean s'envolent ce matin vers Haïti. Pas pour une randonnée à vélo ou pour découvrir le pays, mais bien pour venir en aide à leurs collègues de ce pays des Antilles.
Christian Tremblay et Marc Sénéchal, de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), et Jean-Marc Fortin, de la Sûreté du Québec (SQ) à Alma, se retrouveront dans ce pays encore dévasté par l'important tremblement de terre survenu en janvier dernier et qui vit dans la plus grande misère.
Le policier Fortin en sera à une troisième mission en terre étrangère. Il est passé par Haïti en 2005, s'est rendu en Côte d'Ivoire en 2008, puis retourne maintenant à Haïti. Christian Tremblay a pour sa part vécu Haïti en 2008, alors que le « jeunot « du groupe, Marc Sénéchal, vivra sa toute première expérience d'entraide dans un autre pays.
« Je ne suis pas vraiment inquiet de ce qui m'attend. C'était plus difficile en 2005, alors que les grands criminels du pays faisaient la pluie et le beau temps. Depuis ce temps, le gouvernement a repris le contrôle. Si certains sont encore en liberté, ils font face à la désorganisation. Il faut faire preuve de prudence et ne pas se montrer insouciant. Le soir du tremblement de terre (janvier 2010), j'ai appris que l'une de mes collaboratrices en 2005 était décédée dans l'effondrement du quartier général. J'ai su que je devais y retourner «, de dire le vétéran de 30 ans dans la police.
Les 26 agents canadiens formant le 30e contingent du pays à venir en aide à Haïti ont reçu une formation de deux semaines récemment à Ottawa. Ils aideront à la formation des membres de la Police nationale haïtienne (PNH). Ils oeuvrent sous la responsabilité de la Gendarmerie royale du Canada, qui reçoit ses ordres de l'ONU.
http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/201006/22/01-4292277-trois-policiers-a-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4291840_article_POS1

Séisme à Haïti: le bout de bois et la céramique rouge

Publié le 21 juin 2010.-  

Simon Boivin, Le Soleil.-
(Québec) Au creux du désespoir, coincé dans un piège sans issue, Nicolas Mazellier a songé à mettre fin lui-même à la lente agonie d'une mort quasi certaine. Son regard s'est alors porté sur un «bout de bois et un morceau de céramique rouge».
Même si l'après n'est pas rose, l'idée d'attenter à ses jours ne hante plus son esprit. «Ce serait incohérent, dit-il. J'ai trouvé un sens à ce que j'ai vécu. Ça ne fait pas partie des options. Mais il reste que sous les décombres, dans l'angoisse... Oui.»
Depuis son retour au Québec, M. Mazellier a entretenu une correspondance avec l'un des soldats équatoriens qui l'ont tiré des décombres, le commando Miguel Granja. Une opération de sauvetage qui aurait pu mal tourner, a-t-il appris dans une lettre. «Je sais que ç'a été difficile, indique le rescapé. Une fois qu'ils m'ont trouvé, ils ont creusé par en haut et ça ne marchait pas. Mais quand il [M. Granja] me dit qu'ils ont failli tout laisser tomber... Mais ils ne l'ont pas fait.» Il entend rendre visite à ses sauveteurs.
Nicolas Mazellier ne prétend pas avoir un message à livrer. Si son expérience très personnelle peut être utile à quelqu'un, alors tant mieux. «Je considère que j'ai une exigence qui s'est imposée à moi de témoigner de la présence de Dieu dans nos vies, dit-il. Je ne dis pas que tout le monde doit la saisir. Mais pour moi, c'est comme ça que ça s'est passé. Et je respecte que des gens ne croient pas.»
La principale leçon tirée de son malheur est qu'il faut profiter du moment présent et accepter que la douleur fait partie de la vie.
«Je me suis rendu compte que pendant 38 ans, j'avais fui, affirme-t-il. Même les difficultés font partie de l'existence. La façon dont on les traverse nous rend un peu meilleurs. Chaque moment est important. [...] C'est terrible, mais si demain, on me disait : "Tu as le choix de le vivre ou pas"... Je suis heureux d'avoir vécu ça.»
À son grand étonnement, Nicolas Mazellier a reçu il y a quelques semaines sa valise. Celle qu'il défaisait lorsque le sol s'est mis à trembler le 12 janvier, en Haïti. Passablement amochée, elle contenait toujours ses vêtements, mais surtout quelques gravats de l'hôtel Montana. Il les a gardés dans un petit sac de plastique transparent. Des parcelles de béton, de pierre. Et des éclats de céramique rouge.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201006/20/01-4291841-seisme-a-haiti-le-bout-de-bois-et-la-ceramique-rouge.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4291840_article_POS1

Haïti, cinq mois plus tard: «Je suis toujours sous les décombres»

Publié le 21 juin 2010

(Québec) Cinq mois plus tard, des milliers de kilomètres plus loin et malgré le miracle d'être en vie, Nicolas Mazellier reste prisonnier des décombres de l'hôtel Montana.
En janvier dernier, à peine débarqué en Haïti, cet ex-conseiller de Mario Dumont, administrateur invité à l'ENAP (École nationale d'administration publique), s'est retrouvé coincé pendant 17 heures sous les gravats. Sa chance d'être secouru et de survivre au tremblement de terre meurtrier n'a pourtant rien d'une bénédiction.
«Ça aurait été plus simple de mourir là-bas», confie l'homme de 38 ans, Français d'origine et résidant de Stoneham.
Le concentré de violence, de solitude, d'angoisse et d'impuissance encaissé pendant son calvaire laisse des traces difficiles à effacer. Probablement analogues à celles du syndrome de stress post-traumatique chez les militaires.
Nicolas Mazellier ne passe pas cinq minutes sans replonger dans l'effondrement, le chaos, l'horreur. Son manque de sensibilité dans la jambe gauche est aussi là pour lui rafraîchir la mémoire. Il se souvient très précisément du fil des événements.
«Ton cerveau te joue des tours, explique calmement M. Mazellier. Il y a des choses qui me tombent dessus. La terre tremble. Le psychologue m'explique que mon cerveau, la dernière fois, a été pris de court. Et là, il essaie de prévoir tout ce qui peut se passer.»
Au volant, il a souvent l'impression qu'il va avoir un accident lorsqu'il croise un autre véhicule. «L'autre jour, quelque chose m'est tombé dessus à travers le toit ouvrant, raconte-t-il. Il n'y a rien qui est tombé, mais j'ai levé la tête et j'ai senti quelque chose me tomber dessus. Et ça, c'est très déstabilisant.»

Grande solitude
L'incompréhension des proches est aussi difficile à accepter. L'entourage qui s'interroge sur son incapacité à se réjouir d'être vivant. «Ma femme, mon fils, ma mère, mes proches me voient me lever, manger, m'habiller, me mettre à faire du sport, donc tout va bien, énumère M. Mazellier. En définitive, ça ne va pas bien. Je suis encore sous les décombres. C'est un grand moment de solitude qui se continue.»
Reste qu'il est sur la bonne pente. Il a repris le travail pour «briser l'isolement». La seule médication dont il a besoin est un somnifère qui l'assomme pendant six heures. «Une nuit, je ne l'ai pas pris, relate-t-il. Ç'a été l'horreur. Je n'ai pas dormi. Je sais que mes nuits sont habitées, mais au moins, je ne m'en souviens pas.»
Les questionnements continuent à exercer leur torture. «Pourquoi moi?» se répète-t-il en boucle sans trouver de réponse. Sa voix se noue d'émotion au souvenir des «deux Anne», Labelle et Chabot, des collègues qui n'ont pas survécu à l'écroulement de l'hôtel Montana.
Un peu comme un exutoire, et aussi pour expliquer ses états d'âme à sa famille, Nicolas Mazellier a couché sur papier son expérience. Il en naît un livre, publié aux éditions Anne Sigier, intitulé simplement Pourquoi? Au coeur des ruines de l'hôtel Montana. L'ouvrage, qui fait une bonne place aux réflexions religieuses et spirituelles de M. Mazellier en lien avec l'événement, est lancé ce soir à l'ENAP, à 17h. Il sera aussi publié en France.
Si, d'aventure, le bouquin devait être profitable, M. Mazellier compte utiliser les sommes pour un projet en Haïti qui reste à définir. Parce qu'il veut y retourner. Son employeur a déjà soumis quelques dates pour un projet auquel il tient à participer à la fin de l'été ou à l'automne.
«Je suis tout le temps sur les collines du Montana, dit-il. Ils pensaient nous sauver quand ils nous ont mis le C-17 pour nous renvoyer à la maison. Mais je ne suis jamais parti de là-bas.»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201006/20/01-4291840-haiti-cinq-mois-plus-tard-je-suis-toujours-sous-les-decombres.php

mardi 22 juin 2010

«La pire équipe nationale de tous les temps»

Publié le 22 juin 2010 à 20h55

Agence France-Presse, Paris
La presse européenne était mardi soir sans pitié après la débâcle des Bleus au Mondial, fustigeant une équipe de «morts-vivants» et d'«imbéciles», qui vient d'infliger à la France «la honte» et «une grave crise» d'image.
«La France repart plus qu'humiliée», titre Il Messaggero, soulignant que la sélection française «rentre à la maison après un Mondial désastreux tant pour le jeu que pour son image».
Les autres grands titres italiens s'en prennent également au massacre en règle de l'image de la France, au-delà de sa défaite 2-1 face à l'Afrique du Sud.
«Arrivée en Afrique du Sud grâce à une main», relève la Gazetta dello Sport, la France «s'en retourne à la maison après avoir fait bien piètre figure», ironise le principal quotidien sportif italien.
Le Corriere della Sera stigmatise une équipe «complètement à la dérive», et «un fiasco complet qui va peut-être au-delà des prévisions les plus pessimistes». Et le quotidien d'énumérer «l'éloignement d'Anelka, les larmes de Ribery à la télé, la mutinerie des joueurs, l'exclusion du rebelle Evra dans le dernier match, et surtout l'élimination prématurée».
«Une vague d'écoeurement a inondé la France» après sa défaite face à l'Afrique du Sud qui a «scellé sa disgrâce comme pire équipe nationale de tous les temps», affirme le quotidien britannique The Times.
«Sacrebleu (en français) la France vidée de la Coupe du monde», écrit The Sun. «La fin» titre, en français également, The Guardian qui fait allusion au «déshonneur» de l'équipe de France, à la «pagaille» qui a régné en son sein et à sa prestation «infiniment effroyable».
Dans un article intitulé «Adieu, les Blöd!», jouant sur les mots Bleus et «blöd», pour «imbéciles», le quotidien populaire allemand Bild stigmatise le sélectionneur français. Ce dernier a «fortement chamboulé son équipe» avec six nouveaux joueurs, «et qu'est ce que ça a apporté ? Rien».
«La fédération (française) a réservé le vol de retour - en classe économique» pour les Bleus, s'amuse le quotidien, faisant valoir que «les professionnels de la grève n'ont pas mérité la classe Affaire. Cela sent déjà le prochain scandale...», conclut le quotidien.
La site Kicker.de conclut pour sa part que «le rideau tombe sur l'ère Domenech. La performance (des Bleus) à la Coupe du monde 2010 appartient certainement aux chapitres les plus sombres de l'histoire du football français».
Dans une chronique intitulée «Les morts-vivants s'en vont», le quotidien espagnol El Mundorésume: «Ils sont arrivés en tant que vice-champions du monde et repartent d'Afrique du Sud sous forme de cadavre en putréfaction à l'intérieur duquel les légistes de CSI et Bones (séries télévisées, ndlr) ne pourraient rien trouver en raison de son état trop avancé de décomposition».
Toujours en Espagne, le quotidien sportif Marca, dans un article titré «Ridicule mondial», voit dans l'ultime match disputé par l'équipe de France la confirmation de «son état de décomposition évident.»
Évoquant «la mutinerie de la honte», le quotidien AS voit dans la prestation des Bleus «une grave crise qui a même éclaboussé la société française.»
S'est aussi joint au concert des blâmes aux Bleus le sélectionneur adjoint de l'Irlande, qui a vu ses espoirs de participer au Mondial 2010 réduits à néant à cause de la fameuse main de Thierry Henry.
«Je suis très heureux que cela se termine ainsi», s'est réjoui Liam Brady sur la radio RTE. «Je trouvais qu'ils étaient parvenus (au Mondial) pour de mauvaises raisons», a-t-il ajouté, évoquant l'épisode de la main de Henry.
«Ils ont non seulement mal joué, mais ils se sont mal comportés et ils rentrent chez eux avec un profond déshonneur».
La presse irlandaise n'était pas en reste, entre des «Français ridicules qui s'écrasent et se consument», dans les colonnes du Irish Times, et «un Domenech triste qui se lamente sur un rêve brisé», pour The Examiner.
http://www.cyberpresse.ca/sports/soccer/201006/22/01-4292514-la-pire-equipe-nationale-de-tous-les-temps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS2

Décès du maire des Gonaïves Stephen Moise

Le maire des Gonaïves Stephen Moise a rendu l'âme hier après midi à l'hôpital de l'HUEH à Port-au-Prince. Les membres de la famille de M. Moise encore sous le choc n'ont pas fourni des précisions sur les causes du décès. L'annonce a provoqué la consternation des autres maires de l'Artibonite regroupés au sein de l'AMA. La présidente de cette association Michelle Lucette Casimir est d'autant plus surprise qu'elle avait eu des entretiens avec le maire " Topa " Moise jeudi dernier. Elle déplore la disparition d'un homme sage et dévoué au service de sa ville et de l'Association des Maires de l'Artibonite.
La plus grande crise à laquelle le maire Topa été confronté fut l'inondation de sa ville par l'ouragan Hanna en été 2008. A l'époque le maire Topa s'était battu pour donner une inhumation dans la dignité aux victimes de la catastrophe.
Les dirigeants de l'AMA entendent organiser des cérémonies spéciales afin de rendre un dernier hommage à Stephen Moise qui a servi son pays avec détermination. Mme Casimir affirme que M. Moise était un conseiller pour les dirigeants de l'AMA. Son départ laissera un vide qu'il sera difficile à combler, insiste la mairesse de Saint Michel de l'Atalaye.
LLM / Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17872

Des fonds d'un festival de théâtre français seront destinés à la construction d'une salle de spectacle en Haïti

Le printemps des comédiens initie actuellement une opération de solidarité visant à reconstruire un nouveau théâtre à Port-au-Prince. Depuis 2006, une partie des recettes générées par le festival théâtrale « Printemps des comédiens » est utilisée dans un projet culturel notamment dans le domaine du théâtre. Ces fonds sont destinés à un pays en voie de développement.
Notons que ce festival se tien chaque année à Montpellier dans le sud de la France.
Selon le directeur de ce festival, Daniel Bedos, ce projet est le plus ambitieux initié jusqu'à maintenant, car il faudra réunir 100 mille euro afin de reconstruire un lieu qui permettra à quinze compagnies de travailler.
Soulignons que de nombreux théâtres français se sont associés à cette action qui devrait se poursuivre durant une année
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17874

Nouvel accrochage entre paysans et spoliateurs de terrains à Ganthier

3 semaines après le mouvement de protestation des paysans de Ganthier, les autorités haïtiennes n'ont visiblement pas adopté de dispositions pour contrecarrer les spoliateurs de terrains. Un nouvel accrochage a été enregistré dimanche entre des individus armés et des citoyens. Le maire de Ganthier, Ralph Lapointe, révèle avoir été agressé par une dizaine d'individus lourdement armés qui continuent à s'sproprier des terrains du domaine public.
Dans une interview exclusive à radio Métropole, M. Lapointe a fait état de son intention de porter plainte contre ses agresseurs dont Gerald Brutus et Guy Milfort. Il dénonce la complicité des officiels du Parquet de la Croix-des-Bouquets et des policiers avec les spoliateurs qui ont menacé de le tuer. Dénonçant l'inaction des agents de l'ordre face aux individus armés, le maire Ganthier affirme avoir eu la vie sauve grâce à l'intervention de la population.
Visiblement les spoliateurs ne font aucun cas de la mise en garde du directeur du Fonds de Développement Frontalier (FDF), Max Antoine II, lequel avait apporté son appui au maire Lapointe et aux paysans de Ganthier. M. Lapointe dénonce le laxisme des autorités étatiques qui avaient été informées du non respect de l'avis de la DGI interdisant la vente des terrains de l'état.
L'agression contre le maire Lapointe est survenue alors qu'il venait d'octroyer un terrain à une organisation en vue de la construction d'une école professionnelle. Il révèle que les responsables de Yélé Haïti sont sur le point d'acheter une portion de ces terrains appartenant à l'Etat haïtien.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17871

L'OEA veut moderniser le système cadastral haïtien

L'Organisation des Etats Américains s'engage à lancer dans les prochaines semaines le processus de modernisation du cadastre, des droits fonciers et des infrastructure en Haïti. Au cours d'une importante rencontre la semaine dernière au siège de l'Organisation hémisphérique, le secrétaire général adjoint Albert Ramdin, a soutenu que le leadership des autorités haïtiennes est reconnu dans le cadre de ce projet. Le gouvernement haïtien devra faire état de ses besoins de formation et dans le domaine de la gestion opérationnelle.
Plusieurs hauts fonctionnaires de l'OEA et des représentants de plusieurs pays dont Etats-Unis, Canada, France, Brésil, République Dominicaine et Espagne, avaient pris part à cette rencontre qui a permis d'analyser l'assistance que les Etats et les institutions financières internationales peuvent apporter dans ce processus de modernisation.
Le ministre des Travaux Publics Transport et Communications (TPTC), Jacques Gabriel, accompagné d'un responsable de l'Office Nationale du Cadastre (ONACA), a exprimé l'intérêt d'Haïti dans le projet de cadastre de l'OEA. Il a souhaité la formation dans le meilleur délai d'un comité de pilotage pour diriger le projet.
Dans son intervention le secrétaire général de l'OEA a mis l'accent sur l'importance du partenariat et de la coordination avec les institutions impliquées dans le processus. La diaspora et le secteur privé devront également jouer leur partition a insisté M. Ramdin.
La modernisation du système cadastral représente une priorité pour les autorités haïtiennes et un préalable à l'arrivée des investisseurs étrangers.
Après avoir mis en place le processus d'identification des électeurs, l'organisation hémisphérique s'est vu confier la tache de moderniser le système cadastral après le violent séisme du 12 janvier 2010.
LLM / Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17870

Angelina Jolie préoccupée par la situation des enfants après le seisme

L'actrice américaine Angelina Jolie a effectué hier une visite secrète en Haïti. Angelina Jolie, qui est ambassadeur de bonne volonté du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés a eu des entretiens avec les officiels de la Mission onusienne à Port-au-Prince. La visite de Mme Jolie n'avait pas été rendu public afin qu'elle puisse garder un profile bas. Mme Jolie qui a effectué plusieurs visites en Haïti depuis le violent séisme du 12 janvier envisagerait d'adopter un enfant haïtien. Plusieurs centaines d'enfants sont orphelins ou handicapés depuis la catastrophe.
Au cours de sa visite Mme Jolie a exprimé sa préoccupation concernant la situation des enfants haïtiens.
Avant le séisme Angelina Jolie et Brad Pitt avaient sur l'initiative de Wyclef Jean été impliqués dans des action caritatives en Haïti.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17869

Adoption : une organisation française monte au créneau

Des membres de l'organisation dénommée Le collectif «SOS Haïti enfants adoptés» veulent se rendre en Haïti pour accélérer les procédures d'adoptions d'enfants haïtiens qui ont été initiées avant le séisme du 12 janvier. Le ministère des Affaire étrangères a demandé ce lundi à l'association «SOS Haïti enfants adoptés» d'être prudente car son action pourrait entraver le processus en cours.
Le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, a rappelé lors d'un point presse que «l'accélération des procédures dépend de négociations intergouvernementales franco-haïtien». L'obtention du passeport est une étape obligatoire pour que ces orphelins, de nationalité haïtienne, puissent venir en France.
Dans un communiqué publié sur le site web de l'organisation le 18 juin David Koubbi, l'avocat du collectif, a annoncé que Bernard Kouchner n'était plus considéré comme l'interlocuteur de l'association dans cette affaire.
L'association déplore le fait de ne pas avoir été reçue au ministère ainsi que son «incapacité manifeste à obtenir un règlement rapide, efficace et respectant le droit des enfants concernés qui tous (...) sont d'ores et déjà apparentés à des familles françaises».
Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, ce ne sont pas moins de 591 enfants haïtiens qui ont été adoptés en France et 445 qui font l'objet d'une demande en cours.
50 d'entres eux ont déjà obtenu un jugement favorable à l'adoption, mais les orphelins sont en attente de leur passeport. Ce sont ces enfants qui pourraient faire l'objet d'une intervention en Haïti de l'association.
Rappelons que des missionnaires américains ont été arrêtés au lendemain du séisme, alors qu'ils tentaient de passer la frontière haitiano-dominicaine avec un groupe d'enfants haïtiens. Les américains devaient être libérés quelques jours après, par la justice haïtienne.
EJ/Radio Métropole Haïti
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Coup d'envoi du programme New Horizons de l'armée américaine

Les militaires américains donneront le coup d'envoi ce 21 juin des actions humanitaires en Haïti dans le cadre de l'exercice humanitaire dénommé New Horizons Haïti 2010. L'ambassade américaine à Port-au-Prince indique que le programme " Nouvelles horizons -Task Force Kout Men" sera ce lundi dans la ville de Poteau, Gonaïves pour fournir des soins médicaux à la population jusqu'au 30 juin. Au cours de la cérémonie inaugurale du Programme d'exercice humanitaire le mardi 15 juin 2010, le chargé d'affaires a.i de l'ambassade des Etats-Unis, David E. Lindwall avait affirmé que les militaires fourniront des soins médicaux et construiront des écoles dans le département de l'Artibonite.
Des spécialistes des ministères haïtiens de l'éducation et de la santé d'apporteront leur appui au programme des militaires américains qui durera 4 mois.
Selon l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince les sites sur lesquels la mission Nouveaux Horizons exécutera ses projets et l'assistance médicale ont été sélectionnés en coordination avec le gouvernement haïtien et l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) en vue de répondre aux exigences post-sismiques.
Les projets d'ingénierie incluent: La restauration de la toiture d'une école; de nouvelles constructions dans trois écoles; des travaux d'amélioration de puits; et une cour de recréation sportive. Des soins médicaux seront dispensés gratuitement dans cinq zones différentes précisent les responsables de l'ambassade américaine.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Les forces de l'ordre traquent les bandits dans les camps

Les autorités policières ont réalisé vendredi dernier la plus importante opération dans un camp
d'hébergement. Une trentaine de présumés criminels dont un évadé du Pénitencier National ont été appréhendés au cours de cette opération au centre d'hébergement du Parc Jean Marie Vincent à Delmas.
290 militaires, UNPol et FPU de la Minustah et 80 policiers haïtiens étaient impliqués dans ce vaste opération lancée à l'aube. L'opération, qui a duré plus de 2 heures, a permis de capturer des individus, accusés de perpétrer des actes de violences contre les sans abris. En plus de la vulnérabilité, les 50 000 sans abris de ce camp vivaient dans l'angoisse en raison des exactions de bandits.
Le commissaire de Delmas, Carl Henry Boucher, affirme avoir sollicité l'appui des casques bleus pour réaliser l'opération. Il indique que l'analyse de la base de données de la PNH permettra d'identifier si d'autres évadés font partie des bandits interpellés au cours de l'intervention.
Cette opération a permis aux forces de l'ordre de porter secours aux sans abris de ce camp qui avaient fait état d'une augmentation de cas de violence. L'opération dénommée " Balayage " a prouve la détermination des autorités policières à traquer les criminels ayant trouvé refuge dans des camps d'hébergement de la région métropolitaine. De plus les autorités policières veulent envoyer un signal pour prouver que les camps ne représentent nullement un abri sûr pour les évadés. C'est probablement en ce sens que le commissaire Boucher s'est dit satisfait à 100 de cette opération.
De son coté le sergent Jean François Vézina, porte-parole de la Police des Nations Unies (UNPol), a expliqué que l'objectif de l'opération était de « démontrer la capacité opérationnelle des forces de la MINUSTAH combinées à celles de la PNH ».
LLM / Radio Métropole Haïti
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Les ambassadeurs de Chine, Guatemala, Hollande et d'Angleterre s'engagent dans l'effort de reconstruction

La cérémonie de remise des lettres de créance des ambassadeurs de Chine, Ban Zi liou République; de Hollande, Rita Raman; d'Angleterre, Steven Fischer et du Guatemala, Giovani René Castillo Polanco a été éclipsée par l'envergure de l'inauguration de la commission intérimaire. Toutefois cette cérémonie déroulée au Palais National le vendredi 18 juin 2010 témoigne de la poursuite des relations bilatérales entre Haïti et des partenaires d'Europe, d'Amérique et d'Asie. Les 4 nouveaux membres du corps diplomatique ont promis d'œuvrer afin d'améliorer les relations entre leurs gouvernements respectifs et Haïti.
L'ambassadeur chinois Ban Zi Liou promet de réaliser des efforts afin de renforcer les relations déjà excellentes entre son pays et Haïti. Dans le même temps, la représentante de la reine d'Hollande a rappelé qu'une soixantaine d'expert néerlandais sont déjà présents en Haïti et apportent leur contribution dans les secteurs de l'eau, de la construction d'abri et de l'éducation. Elle assure que les néerlandais continueront à apporter leur appui au peuple haïtien dans le programme de reconstruction du pays.
De son coté, le nouvel ambassadeur d'Angleterre, Steven Fischer, a rappelé qu'un groupe d'experts du ministère anglais du développement sont déjà à pied d'œuvre dans le cadre du processus de reconstruction. Il a exprimé sa solidarité avec le gouvernement et le peuple haïtien confronté à une conjoncture difficile depuis le violent séisme.
Le nouvel ambassadeur du Guatemala a également assuré le gouvernement haïtien de l'appui de son pays pendant la période de reconstruction.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Le gouvernement et la classe politique saluent la mémoire de Marc Bazin

Le Premier Ministre haïtien Jean Max Bellerive indique que M. Bazin était un citoyen passionné du bien public et soucieux de participer aux débats sur les questions d'intérêt national. Saluant la compétence et la rigueur dont a fait montre M. Bazin au cours de sa carrière, le Premier Ministre a mis en évidence l'une des dernières initiatives de M. Bazin (en compagnie d'autres personnalités), le Forum des anciens Premiers Ministres. M. Bellerive estime que cette initiative contribue à dépasser les clivages politiques du passé et à construire un futur marqué par la tolérance. Des leaders politiques de toutes tendances ont également rendu hommage à la mémoire du Premier Ministre de consensus entre 1992 et 1993.
Le président du Conaced, Osner Févry, attire l'attention sur le courage, la ténacité et la foi dans l'avenir du pays de M. Bazin. Il est un model pour les militants du centre démocratique, c'était un citoyen respectable, insiste M. Févry.
Le chef de file de Rasanblé, Turneb Delpé, affirme avoir appris la nouvelle avec tristesse. Il salue la compétence de M. Bazin qui est un homme de conviction. C'est une énorme perte pour le pays assure M. Delpé espérant que le MIDH persévèrera dans la vision de Bazin.
Ex sénatrice du MIDH, Evelyne Chéron, regrette que Marc Bazin n'a pas toujours été compris. C'était un malade pour le développement de son pays, dit-elle soulignant qu'Haïti a perdu un homme honnête, tolérant et crédible.
L'un des dirigeants de l'Alternative, Rosny Smarth, qualifie cette disparition de perte énorme pour la nation. En raison de sa convalescence M. Bazin n'avait pas pu participer aux deux dernières rencontres du Forum des anciens Premiers Ministres. Rosny Smarth révèle que le dirigeant du MIDH était un pilier du Forum.
Pour sa part, Maryse Narcisse, coordonnatrice nationale de Fanmi Lavalas estime que le pays a perdu un cerveau. Elle croit que les conseils de Bazin manqueront pendant la période de reconstruction.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17864

Michaëlle Jean deviendra l'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti

Joël-Denis Bellavance.- La Presse.-
(Ottawa) La gouverneure générale Michaëlle Jean se verra confier une nouvelle mission importante dès que son mandat de représentante de la reine Élisabeth II prendra fin en septembre.
En effet, Mme Jean deviendra l'envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti, son pays natal dévasté par un terrible tremblement de terre en janvier, a appris lundi soir La Presse.
Cette nomination, qui doit être confirmée aujourd'hui par les dirigeants de l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), mettra donc fin à des mois de spéculations au sujet de l'avenir de Mme Jean.
Le premier ministre Stephen Harper, qui a mené une campagne discrète en faveur de la candidature de Mme Jean auprès des dirigeants de l'UNESCO au cours des derniers mois, compte nommer un nouveau gouverneur général à l'automne.
L'éducation: priorité absolue
Selon nos informations, Mme Jean compte faire de l'éducation pour le peuple haïtien sa priorité absolue dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Le tremblement de terre, qui a fait quelque 230 000 morts et 1,2 million de sans-abris, a aussi détruit la grande majorité des écoles dans la capitale de Port-au-Prince et dans d'autres régions du pays. Elle exercera ses nouvelles fonctions à partir d'Ottawa, mais elle sera appelée à voyager pour mener à bien sa mission.
«Elle va faire de l'éducation sa priorité parce que c'est avec une population éduquée que l'on peut surmonter des obstacles. Tout passe par l'éducation», a-t-on expliqué lundi soir.
Le siège social de l'UNESCO est situé à Paris, mais l'organisation compte aussi plus de 50 bureaux dans le monde. La mission fondamentale de l'UNESCO «est de contribuer à l'édification de la paix, à l'élimination de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel par l'éducation, les sciences, la culture, la communication et l'information», peut-on lire sur le site internet de l'organisation.
Mme Jean avait fait une visite officielle de deux jours en Haïti en mars afin de constater l'ampleur des dégâts et soutenir le peuple haïtien frappé par une autre catastrophe humaine. Elle avait notamment visité les ruines de l'église Sainte-Trinité, où elle a été baptisée lorsqu'elle était enfant. «Je veux que le peuple haïtien sache : " Vous n'êtes pas seuls. " Je veux que vous sachiez que partout au Canada, les gens sont prêts à vous appuyer pendant la reconstruction», avait-elle notamment déclaré.
La nomination de Mme Jean devrait réjouir le président des États-Unis, Barack Obama, qui, à l'instar du premier ministre Stephen Harper, a fait de la reconstruction d'Haïti l'une des priorités de sa politique étrangère. Durant sa visite officielle au Canada, en février 2009, M. Obama avait rencontré Mme Jean à l'aéroport international d'Ottawa et les deux avaient eu des échanges chaleureux. Le président américain avait d'ailleurs invité la gouverneure générale à lui rendre visite à Washington.
De fait, l'ancien président des États-Unis, Bill Clinton, copréside avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive le comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti, qui est l'un des pays les plus pauvres du monde.
«Mme Jean a très bien servi le Canada durant son mandat comme gouverneure générale. (...) À l'étranger, elle a fait preuve de grâce durant son voyage en Haïti après le tremblement de terre. Cette cause lui tient d'ailleurs à coeur et les Canadiens d'un bout à l'autre du pays ont été très touchés par sa grande compassion et sa force», a affirmé une source.
Fin de règne
Michaëlle Jean a été nommée au poste de gouverneure générale par l'ancien premier ministre libéral Paul Martin. Elle a prêté serment le 27 septembre 2005.
Bien que les médias aient fait état de frictions entre le bureau du premier ministre et elle, M. Harper n'a pas hésité à lui demander de faire des visites officielles dans certains pays, notamment au Sénégal, au Congo et au Rwanda. Récemment, M. Harper lui a demandé de se rendre en Chine du 30 juin au 5 juillet afin de continuer de construire des relations fructueuses avec les autorités chinoises et de marquer le 40e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Elle ira aussi faire la promotion du pavillon du Canada à l'Exposition universelle de Shanghai.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/21/01-4292196-michaelle-jean-deviendra-lenvoyee-speciale-de-lunesco-pour-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

lundi 21 juin 2010

En Haïti, l'action des ONG chasse les médecins locaux

Entretien avec Michel Théard, médecin cardiologue à Port-au-Prince «Que le remède ne tue pas les médecins». Tel est le titre d’un article publié le 3 mars 2010 par le quotidien haïtien Le Nouvelliste. Dans ce texte disponible ici, le Dr Michel Théard, cardiologue à Port-au-Prince, s’interrogeait sur l’avenir des médecins haïtiens du secteur privé, face au déploiement massif de l’aide internationale qui fournit gratuitement des soins auparavant payants. Pour Michel Théard, cette situation était d'autant plus inquiétante qu’elle pourrait inciter les étudiants et les jeunes médecins à quitter le pays, au moment où Haïti a le plus besoin d’eux. D’après le cardiologue, «les médecins étrangers sont venus en grand nombre et avec tellement de matériels gratuits qu'un orthopédiste ou un chirurgien haïtien ne trouve plus de place pour travailler et n'a pratiquement plus rien à faire.» Plus de quatre mois après le tremblement de terre qui a ravagé Haïti, où en est-on ? Entretien avec Michel Théard.
Oilivier Falhun : Depuis la parution de cet article dans le Nouvelliste, vos inquiétudes se sont-elles dissipées ?
Hélas non! Notre système de santé est totalement déstabilisé et à l’agonie. Dehors, tout est gratuit grâce aux ONG. Les hôpitaux qui ont pu rester ouverts fonctionnent à perte malgré des mesures drastiques de réduction de personnel, de diminution des services offerts et de gestion "à l’économie". Ils n’ont pas les moyens d’effectuer les réparations des immeubles endommagés par le séisme, encore moins d’acheter de nouveaux équipements pour remplacer ceux détruits lors du séisme. D’autres ont fermé leurs portes. Aucun hôpital n’est indemne, quelques-uns sont totalement détruits.
Plus de trente médecins du secteur privé sont morts pendant le tremblement de terre, dans une ville de Port-au-Prince qui en manquait déjà. Ceux qui ont survécu sont partis au Canada ou aux États-Unis pour exercer un autre métier (souvent infirmier). Il s’agit surtout de jeunes médecins. D’autres continuent d’exercer dans leur cabinet avec des salles d’attente désespérément vides. Les plus chanceux ont trouvé un poste dans une ONG. Le personnel soignant, au chômage forcé, se recycle ailleurs. Les étudiants en médecine (deux universités sur quatre ont été détruites) ne savent plus où aller. Quant aux promesses de l’Etat, elles n’ont pour l’instant débouché sur rien de concret...

Quels sont les secteurs d’activités les plus affectés ?
Les médecins les plus atteints sont les chirurgiens, les orthopédistes et les gynéco-obstétriciens. Ces spécialités sont celles qui sont en grande majorité présentes dans les ONG. Il n’y a plus de travail pour un chirurgien haïtien, quel que soit son niveau de compétence. Un des meilleurs chirurgiens que je connais en Haïti ne fait pas plus de deux opérations payantes par mois depuis le séisme, c’est intolérable. Il a une famille, des obligations, etc. Je reste convaincu que les ONG (dont la qualité des soins n’est pas irréprochable) auraient dû faire une petite étude des lieux une fois passée la phase d’urgence, et proposer à ces brillants chirurgiens, orthopédistes ou gynéco-obstétriciens un partenariat. Cela reviendrait moins cher à l’ONG et résoudrait des situations terribles observées dans des familles déjà éprouvées. L’autre secteur le plus touché est celui des jeunes médecins qui n’avaient pas encore de clientèle établie: ils ne travaillent pas non plus. Cinq mois après, le système d’assurance santé qui avait suspendu ses services se remet seulement à fonctionner, cela représente également un gros manque à gagner pour le secteur habitué à travailler avec ces assurances.
Les acteurs de secours internationaux sont-ils sensibles à cette situation ?
A mon avis: oui. Ils ont réalisé que leur intervention, défendable les premières semaines, ne doit pas se poursuivre sur cette même lancée. Ils se posent beaucoup de questions. Ils me font penser à quelqu’un qui a fait une bêtise, qui sait qu’il est en tort mais qui ne sait pas quoi faire pour corriger ses errements. Les dégâts seront pourtant considérables à force d’attendre, alors que le corps médical a déjà la tête sous l’eau. A ce jour, aucune proposition de l’aide internationale ne s’est concrétisée. Nous avons seulement été invités à participer à des réflexions stratégiques pour améliorer cette coexistence: deux secteurs de soins au chevet d’une même population. Tandis que l’un dispose des pleins pouvoirs et des moyens financiers, l’autre lutte pour survivre, incapable de se défendre. En ce sens, la stratégie de l’aide internationale devrait mieux prendre en compte les spécificités des contextes d’intervention. Bien entendu, il n’y a pas d’uniformisation possible d’un pays à l’autre. Cependant, on pourrait imaginer différents scénarios et appliquer celui qui semble le plus adapté en fonction de la situation. Or, on a l’impression que le moule des principales ONG est tel qu’il ne peut s’adapter aux réalités d’un pays d’accueil.
D’après vous, comment peut-on alors assurer l'accès aux soins des plus démunis tout en garantissant la survie des médecins haïtiens ?
En privilégiant le modèle du partenariat. Aujourd’hui, des ONG dépensent sans compter et détruisent l'équilibre fragile du système de santé qui existait avant. Elles emploient nos personnels soignants en proposant des salaires qu’un gestionnaire d'hôpital privé en Haïti ne peut se permettre de payer. Si l’offre de soins gratuits relève d’une bonne philosophie, cette approche défaite d’une vision à long terme me paraît réductrice et préjudiciable. Nous devons désormais compter sur des ONG “visionnaires” qui, au-delà des services immédiats, seront capables de nous épauler à plus long terme. Dans cette perspective, le partenariat avec les médecins qui le souhaitent est à mes yeux le seul avenir. A la place d’un médecin étranger, on doit engager un médecin local tant que la qualité du service offert reste de bon niveau... Quand ce système sera optimisé, on pourra alors recourir à l’emploi exclusif de ressources étrangères. C’est la même chose pour les hôpitaux : aujourd’hui, on monte des tentes à côté d’institutions condamnées à fermer quand au contraire il s’agit de les sauver. Alors oui, il faut des soins de santé gratuits pour les malades démunis dans le contexte actuel. Oui, il faut que les ONG renforcent l'action du secteur public. Mais après avoir obtenu l'approbation du gouvernement, il leur faut renforcer les contacts avec les hôpitaux privés en privilégiant les ressources existantes, matérielles et humaines, afin de sauver ce qui peut l’être.
© Michel Théard D.R.
© Brigitte Guerber-Cahuzac/MSF

Que le remède ne tue pas les médecins

Qu'adviendra-t-il des médecins haïtiens, une fois que l'aide médicale internationale aura absorbé toute - ou presque - la totalité de leur clientèle ? Telle est une des grandes questions qui turlupine la matière grise de nos cadres médicaux haïtiens qui proposent un regroupement des institutions privées de santé et la constitution d'un pool de formation pour les internes. Haïti: Depuis le séisme du 12 janvier, les portes d'Haïti sont grandes ouvertes et s'y introduit l'aide sous toutes ses formes, en particulier en soins médicaux. Bien entendu, durant les 72 premières heures qui ont suivi le séisme, la main-d'oeuvre médicale était essentiellement haïtienne. A l'Hôpital du Canapé-Vert, comme dans plusieurs hôpitaux privés, la surprise fut vite remplacée par des soins d'urgence prodigués à des blessés arrivant de partout, affolés, nécessitant surtout des soins en orthopédie, en chirurgie ou en obstétrique. Sans perdre un seul instant, les médecins et infirmières ont réagi : les lits ont été installés sur la cour. Le monde médical et les volontaires se mobilisent, quittant leur famille et surpassant la peur des premiers instants, ils se mettent à prodiguer des soins. Le ''Privé'' passe au ''Public''. Sans transition. Solidarité et abnégations sont les priorités.
« Jusqu'au 16 janvier, nous avons fait face seuls à cette catastrophe, travaillant sans arrêt, jusqu'au bout de nos forces et à l'épuisement de nos matériels et médicaments. Nous avons prodigué les soins et fourni les médicaments gratuitement, bien sûr. Nous étions seuls à nous occuper des malades, nous dit le docteur Michel Théard, vice-président de l'hôpital du Canapé-Vert. Le lendemain du drame, une équipe de la Croix Rouge des Gonaïves est venue d'elle-même nous aider et a accompli un travail extraordinaire. Tout comme notre équipe, ils ont offert un service de qualité, insiste-t-il. « Ce n'est que le 16 janvier que les Français - arrivés les mains vides le premier jour parce que leur avion n'avait pas pu atterrir à l'aéroport - ils sont venus, nombreux et équipés, pour nous apporter une aide en hommes et en matériel suppléant ainsi à nos ressources qui manquaient cruellement suite, entre autres, au pillage de notre pharmacie et au vol de nos matelas. »
Il est, sans conteste, important de mettre l'emphase sur la motivation désintéressée des médecins haïtiens et sur la bonne volonté et la solidarité de l'international, qu'il s'agisse de professionnels de la santé, de bénévoles ou de missionnaires, apportant avec eux une quantité importante de médicaments.
Mais, si le médecin haïtien bénévole rempli son devoir sans hésiter, quel est maintenant l'avenir de la médecine haïtienne ? Les besoins en santé sont énormes au lendemain du 12 janvier et l'aide est certainement la bienvenue, voire indispensable. Mais après ? « Il est urgent et important d'aider les malades, mais il nous faut aussi penser à nos médecins d'ici, poursuit le Dr. Théard. Les médecins étrangers sont venus en grand nombre et avec tellement de matériels gratuits qu'un orthopédiste ou un chirurgien haïtien ne trouve plus de place pour travailler et n'a pratiquement plus rien à faire. Pourtant, ces médecins ont des responsabilités familiales, et même si l'on est reconnaissant de l'aide internationale, il faut reconnaitre que sur le long terme - puisque l'aide dont on parle sera là pour encore quelques mois, voire un ou deux ans - cette situation sera désavantageuse pour les professionnels haïtiens. Il ne faut pas que cette aide ait un effet négatif sur nos étudiants et nos jeunes médecins qui, ne voyant pas d'avenir pour eux dans la profession, quittent le pays au moment où le pays aura le plus besoin d'eux.
Cette situation nous a forcés à réfléchir et à envisager la profession différemment. Nous avons constaté, continue l'éminent cardiologue, qu'il est plus difficile de réussir chacun isolé de son côté, aussi, ensemble avec d'autres responsables d'hôpitaux, avons-nous entrepris de joindre nos efforts pour la réalisation d'un projet de mélange de médecine privée et de médecine sociale. On compte déjà dans nos rangs le CDTI, le Canapé-Vert bien entendu, l'Hôpital de la Communauté Haïtienne, et la Clinique Lambert Santé (cette dernière ayant fait un énorme travail après le séisme). Mais nous espérons rapidement rassembler tous les hôpitaux qui le souhaitent. Nous avons fait un bilan global de nos activités allant du 12 janvier au 12 février avec un bilan financier couvrant cette période dans un rapport que l'on va soumettre. Nous faisons des propositions de partenariat, de mise en réseau de services de santé, de lits disponibles à travers ces hôpitaux, de consultations externes offertes, de formation de la nouvelle génération de médecins au sein de ces hôpitaux bénéficiant de l'expérience de ces centres et des technologies disponibles au niveau du privé. Le but serait de prendre ces derniers en stage et leur faire profiter de notre savoir et notre savoir-faire.»
«Bien entendu, rien de tout cela n'est encore signé et on n'a pas encore la réponse des institutions internationales, même si certains hôpitaux ici ont reçu l'idée avec enthousiasme », conclut le vice-président de l'Hôpital du Canapé Vert.
Alors que l'aide médicale étrangère est abondante, et si d'un côté elle est nécessaire pour la population, de l'autre les médecins haïtiens s'inquiètent pour leur avenir. Le personnel de certains hôpitaux est déjà en disponibilité puisque ces hôpitaux, ne générant pas de profit, ne peuvent les payer. Qu'adviendra-t-il de ces derniers une fois la fièvre du séisme passée ? Que se passera t-il quand la médecine étrangère aura ''étouffé'' le secteur local de la santé ?
Il nous faut rendre la situation actuelle positive pour les personnels haïtiens de la santé, leur offrir une formation ainsi qu'une garantie d'emploi afin qu'ils restent en Haïti et nous aident à reconstruire le secteur de la santé. Nous devons même en profiter pour améliorer et moderniser. En fin de compte, il faut que les Haïtiens puissent se soigner chez eux en leur offrant une médecine moderne et de qualité. Cela va demander des capitaux importants et c'est pour cela que nous comptons sur la communauté internationale.
En attendant, le docteur Michel Théard et quelques confrères pensent aux différentes alternatives permettant d'assurer la survie du système médical haïtien pendant ce temps plus ou moins long de cohabitation d'avec les professionnels étrangers. Qui sait ? Au lieu d'une crise dans le secteur de la santé, il se pourrait que les deux camps en sortent grandis, l'un ayant appris de l'autre.
« C'est possible, pourvu qu'on gère la situation actuelle, qu'on reste groupés et qu'on ait une vision commune, car il n'y a pas d'avenir seul », comme le dit si bien Michel Théard.
Marie-Brunette Brutus
http://lenouvelliste.com/a/1/78473

Bafana Bafana vs the "lunatic asylum"

21 June 2010, 08:27.- France and South Africa head into their final World Cup group game on Tuesday desperately trying to save national pride, and with only an outside chance of qualifying for the next round.
Neither has won a game yet, and both have the weight of their nations on their shoulders.
South Africa's 3-0 loss to Uruguay in their previous game disappointed home fans and left the team staring at the very real prospect of being the first ever host nation not to get out of the group stages at a World Cup.
As deep as Bafana Bafana's problems are, they are insignificant compared to the strife in the French camp.
A listless draw against Uruguay was followed by defeat by Mexico. Striker Nicolas Anelka was sent home for publicly criticising coach Raymond Domenech, and the squad then went on strike, refusing to train on Sunday in protest.
"I should be in my room relaxing, but it's not at all like that. That's why I'm sad," France captain Patrice Evra said. "You're a top level player and you can't qualify for the second round of a major tournament? It's unacceptable."
Both teams must win to stand a chance of qualifying, while hoping that Mexico and Uruguay do not draw Group A's simultaneous other game.
Victory is perhaps even more paramount for France, whose reputation has been stained by two days of turmoil which exposed huge rifts within the squad.
"There is no authority left in the French team. There's no pilot in the airplane," former France defender Bixente Lizarazu said in a scathing assessment of Domenech on French television.
"We're in a lunatic asylum at the moment, I can't wait to be done with the French team so that we can look ahead to the real World Cup, the one which interests us."
The tension is so unbearable between the players, Domenech, team officials, politicians and media, that only a win can save any face. The squabbling has even brought to the attention of President Nicolas Sarkozy, and could yet continue.
Domenech has to decide whether or not to keep Evra as his captain after he led Sunday's boycott of training, and how to motivate a team which had little confidence in him before the fracas erupted, and none whatsoever now.
The seeds of the French demise were sewn at halftime during the loss to Mexico, when France striker Nicolas Anelka exploded with rage and launched an expletive-filled tirade at Domenech for questioning his performance.
The bust-up was leaked to sports daily L'Equipe, who printed the words on its front page Saturday.
Anelka was sent home against the wishes of the players, who then used Sunday's public training as a platform to protest against Anelka's exclusion - snubbing 200 local fans in the process.
One French Football Federation official was so angry at the protest that he stormed off, telling reporters he was resigning, while Evra led the players into the team bus, drew the curtains and hid his mutineers from the nation's glare.
Evra also had an altercation with Domenech's fitness coach, Robert Duverne, forcing Domenech to intervene. Less than an hour later, Domenech was reading out a script on behalf of the players, explaining their reasons for not training.
"You have to ask Raymond Domenech whether or not he sanctioned this statement," Lizarazu said, questioning whether Domenech has any authority left after the bizarre scenes were beamed to the shocked nation.
Sports Minister Roselyne Bachelot said "the indignation of the French" was enormous back home and that she had spoken to Sarkozy about it to stem the wave of ridicule from engulfing the nation.
Problems on the field are also complex.
France has only scored one goal in the past five games of major tournaments, and must rediscover teir scoring touch without Anelka, and with the national team's record scorer Thierry Henry rusty after sitting on the bench.
"We put ourselves in a catastrophic position after the Mexico game, and now we have lost a teammate," Evra said.
South Africa's team spirit is strong, despite the loss to Uruguay, according to forward Teko Modise.
"For us it's about honour, we really want to do well against France," he said.
The lack of unity within the French ranks could expose them, because "they need to gel, they need to start playing like a team," Modise added.
South Africa will be missing goalkeeper Itumeleg Khune because of the red card he received for tripping Uruguay forward Luis Suarez, giving away a penalty.
Meanwhile, former South Africa coach Ted Dumitru is concerned how an exit would impact on football in the country.
"We need to convince people to stay in football. It has a massive following in the country," Dumitru said. "We must not lose hope. We must not lose interest."
For France, the problems could be much worse. - Sapa-AP
http://www.capetimes.co.za/?fSectionId=&fArticleId=nw20100621081237548C922802

'We are 100% behind Bafana'

A large crowd of Bafana Bafana supporters filled the relatively small Bloemfontein Airport on Sunday night to welcome the South African soccer team in the Free State. Police had to cordon off the home team's bus after singing and cheering fans tried to push for space to get a glimpse of the South African team.
Some of the players waved and greeted members in the public who were singing and blowing their vuvuzelas in support.
"We will be there in our thousands," said Zukile Makubelo, 40, referring to Tuesday's encounter with France at the Free State Stadium.
"You see how Bloemfontein support Bafana Bafana, they will fight," said Kalipa Nkululeko, 47, in support.
The two men do not think it would be easy for Bafana Bafana against France on Tuesday, but was confident that with local support the team would "work hard".
"It's our team, we have a moral obligation to support them," Makubelo said.
Also amongst the crowd, with SA flag blankets, yellow Bafana Bafana T-shirts and vuvuzelas in hand were Nelly Matuka and Anastasia Mogamisi, who believe that Bafana Bafana was on the brink of a miracle on Tuesday.
"We support left, right and centre, they are going to make a miracle and beat France. Yes, we are 100% behind them," said Matuka.
"Bafana Bafana is us."
The crowd, which had gathered since late afternoon, sang songs in support of the home soccer team such as, "we will support you" and "the trouble is over, get on the train" to support the team.
The huge amount of supporters at the airport resulted in a large traffic jam outside the city, which was normally very quiet on a Sunday night. - Sapa
http://www.capetimes.co.za/?fSectionId=&fArticleId=nw20100620205055624C115821

Quand Zidane se prend pour le patron des Bleus

Selon nos informations, le demi-dieu du football français est à l'origine d'une grosse colère de Raymond Domenech quelques heures avant le match perdu contre le Mexique.
On en apprend tous les jours sur les coulisses pour le moins troublées de l’équipe de France. Selon nos informations, une délégation de quatre joueurs est allée mercredi, veille du match contre le Mexique, voir le sélectionneur Raymond Domenech pour obtenir un changement tactique. Les quatre: le capitaine Patrice Evra, Franck Ribéry, Thierry Henry et William Gallas.
Ceux-là réclament donc un changement de système, du 4-2-3-1 (quatre défenseurs, deux milieux défensifs, trois milieux offensifs et un attaquant) au 4-4-2 (quatre défenseurs, quatre milieux et deux attaquants) et deux changement d’hommes: exit Yoann Gourcuff et Sidney Govou, Henry et le Marseillais Mathieu Valbuena intégrant l’équipe. Domenech accepte: il a toujours prôné le dialogue avec ses joueurs depuis le stage de Tignes et y voit un signe de responsabilisation de ses cadres.
Le lendemain, jour du match face au Mexique, il apprend cependant qu’un homme se trouve derrière les quatre émissaires et le changement tactique réclamé. Et pas n’importe quel homme, puisqu’il s’agit, toujours selon nos informations, d’une sorte de demi-dieu à l’échelle du football français: Zinédine Zidane.
Le sélectionneur pète alors un plomb: tout se passe comme si, au fond, Zidane faisait l’équipe à sa place. Quatre ans après une Coupe du monde 2006 où le numéro 10 avait déjà fait la pluie et le beau temps dans l’équipe, ravalant déjà Domenech à un rang de figurant. Dégoûté, il s’assoit sur l’accord et aligne la même équipe que contre l’Uruguay (0-0) lors du match inaugural des Bleus à l’exception de Gourcuff, remplacé par Florent Malouda.
Ce qui ne sauvera pas les Bleus, battus dans la soirée (2-0) par le Mexique et quasi-éliminés du Mondial sud-africain. A part ça, cette histoire en dit long sur une équipe vulnérable, bombardée sans répit depuis l’extérieur par les intérêts – souvent sonnant et trébuchant – des vedettes d’hier.
http://www.liberation.fr/sports/0101642392-quand-zidane-se-prend-pour-le-patron-des-bleus

La Minustah se mobilise à l'occasion de la saison cyclonique

La minustha se dit prête à intervenir au cas ou il y aurait des intempéries cette année. C'est ce qu'a déclaré le colonel Fernando Pereira à la rubrique le point sur Radio Métropole.
Le haut gradé de l'armée brésilienne a fait remarquer que des séances de simulation ont été organisées notamment aux Gonaïves afin de faire face à d'éventuelles catastrophes.
Le colonel Fernando Pereira soutient que la composante militaire de la minustha a déjà élaboré un plan de manière à éviter des pertes en vies humaines à l'occasion de la saison cyclonique.
Rappelons que la saison cyclonique a débuté officiellement le premier juin. Elle prendra fin le 30 novembre prochain. Contrairement à l'année dernière, elle sera très active selon les responsables du centre National des Ouragans des Etats-Unis (NHC).
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17863

Reconstruire en Haïti

Le Vendredi 18 juin 2010.- Comment se présente la situation de reconstruction en Haïti, aujourd’hui, plus de 5 mois après le séisme ?
Les campements se comptent encore par milliers, nous expliquait cette semaine Bernard McNamara, président des Architectes de l’urgence du Canada. Selon lui, le projet ONU Habitat sera bientôt sur les rails. Il s’agit d’un ambitieux programme de reconstruction des quartiers populaires de Port-au-Prince auquel les bénévoles d’Architectes de l’urgence vont contribuer. Il s’agit en fait de solidifier les maisons récupérables dans lesquelles les Haïtiens ont trop peur de retourner.
«La population n’y retournera pas tant qu’on ne leur dira pas comment les réparer. Avec ce programme, nous allons informer les gens via les comités de citoyens. Nous sommes à l’étape de mise en oeuvre », a-t-il indiqué. Il signale que la reconstruction à Port-au-Prince est plus difficile qu’ailleurs à cause de la densité de la population, de la présence de routes pas toujours carrossables et de l’inexistence des infrastructures.
Sur son blogue en avril, M. McNamara, se désolait qu’à Port-au-Prince «la qualité du béton et des agrégats de pierre calcaire (au lieu du sable) a évidemment fragilisé toutes ces structures. Maintenant on reconstruit, de la même façon. Il y aura toute une campagne de sensibilisation à faire afin que les résidents comprennent les risques qu’ils courent.”
http://blogues.cyberpresse.ca/montoit/leger/2010/06/18/reconstruire-en-haiti/

samedi 19 juin 2010

Haïti-Politique : Une organisation politique des secteurs populaires renvoie le gouvernement et l’opposition dos à dos

P-au-P, 18 juin 2010 [AlterPresse] --- La mobilisation enclenchée par l’opposition cache la véritable lutte populaire, selon une déclaration émise cette semaine par Inisyativ Pati Kan Pèp La (Initiative du Parti du Camp du Peuple) une structure politique issue des secteurs populaires. Dans une interview accordée à AlterPresse, Marc Arthur Fils Aimé, coordonateur provisoire de l’Inisyativ, reconnait que « certaines revendications sont justes » mais reproche au mouvement de mobilisation de ne pas chercher « à questionner la nature du système actuel ».
Depuis plusieurs semaines, des manifestations sont organisées à Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays pour exiger la démission du président René Préval, soupçonné de tentation totalitaire, après la promulgation d’une loi d’état d’urgence pour 18 mois et la prolongation de son mandat a mai 2011 si des élections n’ont pas lieu avant la fin de l’année.
« …Ils ne disent jamais qu’ils veulent d’un Etat qui va empêcher ce gouvernement de liquider les biens du peuple, qu’on va faire une reforme agraire où seuls ceux qui travaillent la terre pourront la posséder, qu’ils vont étudier les propriétés urbaines pour identifier leurs véritables propriétaires et empêcher qu’à l’avenir il y ait des bidonvilles, ou mettre en place un système scolaire pour tous », explique Marc Arthur Fils Aimé.
A propos de la reconstruction, sa position est davantage critique et tranchante, dénonçant l’absence de rupture avec les mauvaises pratiques passées.
« Il n’y a pas un processus de reconstruction mais un processus de confusion parce c’est à partir des visions d’avant le 12 janvier (date du séisme dévastateur qui a frappé le pays) qu’ils entendent reconstruire », critique Fils Aimé.
« Pour qu’il y ait reconstruction d’après nous il faudrait un autre cadre d’idée », soutient-il.
« La reconstruction pour nous ce n’est pas une question de bâtir des édifices, mais un brassage national qui pousserait la population à développer une autre mentalité à propos de la construction, l’urbanisation, le système scolaire, etc », poursuit-il.
Inisyativ Pati Kan Pèp La est « une organisation politique marxiste, léniniste, qui n’est pas un parti de plus », indique son coordonnateur. Ce parti « a une claire orientation de classe et un objectif révolutionnaire », précise-t-il.
Formé en février 2009, ce parti politique a débuté avec un noyau d’une quinzaine de membres et travaille à présent sur l’élaboration de son programme politique qui doit « ramasser l’ensemble des revendications populaires », en attendant le congrès qui le présentera officiellement, ajoute Fils Aimé.
Suivant ses propos, l’organisation, composée de paysans, d’ouvriers et d’intellectuels, n’écarte pas la possibilité de participer aux prochaines élections de novembre. [kft gp apr 18/06/2010 07:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9620
Commentaires:
Une des caractéristiques de notre démocratie. Dans les jours à venir, des partis ou rassemblements politiques se feront par dizaines et centaines. Des groupuscules sans vision, sans programme envahiront la scène politique à l'approche des élections présidentielles. Les initiateurs de ces pseudomouvements politiques savent exactement comment tirer profit des faiblesses structurelles de nos systèmes.
Les partis politiques de ce genre s'aligneront très certainement avec lepouvoir en place pour légitimer les élections présidentielles qui seront boycottées par d'autres partis politiques  reconnaissables par leurs habituels scores dérisoires.
L'histoire va se répéter comme par le passé. comme le temps ou Jean Bertrand Aristide avait gagner des élections contre un seul candidat dans lapersonne d'un pasteur qui répondait au nom d'Arnold Dumas.
Bienvenue "inisyativ".