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dimanche 21 mars 2010

Haïti-Séisme : La police nationale affirme sa détermination à faire front aux actes de banditisme

Vendredi 19 mars 2010, par Ronald Colbert P-au-P, 19 mars 2010 [AlterPresse] --- Malgré l’assassinat de 3 policiers en l’espace de 24 heures, la police nationale d’Haïti (Pnh) reste déterminée à combattre les actes de banditisme, lesquels tenderaient à augmenter dans la zone métropolitaine de la capitale, 2 mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
“Il est prématuré d’avancer une tendance à une augmentation d’actes criminels à Port-au-Prince, quand nous référons à la situation qui prévalait entre les années 2003 et 2005”, affirme l’agent IV Gary Desrosiers, porte-parole adjoint de la Pnh dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.
Interrogé sur un bilan des cas d’agression enregistrés par l’institution policière depuis 2 mois, Desrosiers n’avance pas de chiffres, se contentant d’indiquer que les cas de meurtres ne sont pas nombreux après le tremblement de terre.
Il s’inscrit en faux contre la dénonciation des organismes haïtiens de défense de droits humains, faisant état de l’absence de patrouilles fixes et mobiles aux abords des camps de sans abris et d’espaces à forte concentration de personnes déplacées.
La configuration géographique de divers quartiers, comme la Saline (près du bord de mer de la capitale, où ont été abattus, le 16 mars 2010, 2 policiers en civil), - qui comprend divers corridors et chemins sinueux, ainsi que les conséquences du tremblement de terre – avec beaucoup de policiers décédés et portés disparus sous les décombres – sont autant de facteurs, susceptibles d’avoir des incidences sur le mode de déploiement de la police nationale.
Ces dernières semaines, la population de la zone métropolitaine de la capitale relate plusieurs cas d’actes de banditisme et d’agression, notamment aux abords des banques commerciales.
Parmi les récents cas signalés, le lundi 15 mars 2010, Mme Hyacinthe Boursiquot, directrice adjointe des ressources matérielles à l’Université d’État d’Haïti (Ueh), a été mortellement attaquée par des bandits armés, alors qu’elle venait d’effectuer une transaction dans une banque située non loin de son lieu de travail, rapporte la station privée Radio Kiskeya.
A date, aucune information n’est disponible sur une enquête (en cours ou non) autour de l’assassinat, le mardi 12 janvier 2010, du professeur Anil Louis Juste, quelques heures avant le tragique tremblement de terre.
Cependant, dans l’ambiance apparemment d’insécurité qui plane sur la capitale, le porte-parole de la Pnh admet une “relation de cause à effet”, avec plus de 5 mille fugitifs (évadés de prison) qui circulent depuis 2 mois et guettent la moindre occasion pour renouveler les forfaits, pour lesquels ils étaient emprisonnés.
Dans divers actes enregistrés, des riverains signalent la main d’évadés du 12 janvier, munis d’armes à feu et perpétrant divers forfaits.
Une enquête est en cours, à la direction de l’administration pénitentiaire nationale (Apena), à la direction centrale de la police judiciaire (Dcpj) et à l’inspection générale de la Pnh pour déterminer et punir les coupables de l’évasion de plus 5 mille détenus de la prison civile de la capitale et d’autres prisons du pays.
Aucun mur n’a été détruit pendant le séisme, à l’intérieur de la prison civile de Port-au-Prince, suivant le constat dressé par l’Apena, rapporte Garry Desrosiers.
Vraisemblablement, l’assassinat du mercredi 16 mars de 2 policiers nationaux, Adam Richardson et Enzo Edouard (l’un affecté au commissariat de Delmas – municipalité au nord-est de la capitale- et l’autre dans le département géographique des Nippes – au sud-ouest de la capitale- ) serait “un acte criminel” perpétré au quartier populaire dénommé “la Saline”, près du bord de mer de la capitale.
Sur l’assassinat des 2 policiers, le 16 mars 2010, la police nationale se trouve sur une bonne piste, en dépit d’aucune arrestation ni d’interpellation effectuées, annonce Garry Desrosiers.
Les deux policiers tués se trouvaient, sans uniformes pendant plusieurs heures, à bord d’un véhicule Toyota Corolla, à environ 200 mètres du wharf international de Port-au-Prince.
Par ailleurs, un autre policier national, Moïse François, a été abattu, dans l’après-midi du mercredi 17 mars 2010, de 6 balles d’un évadé du nom de “Shama ainsi connu” qui, après avoir été maîtrisé dans la zone de Croix des Bouquets (à environ 30 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince), s’est emparé de l’arme d’un policier avant de tirer sur un autre.
Par la suite, dans des échanges de tirs avec la police nationale, l’évadé “Shama” a été tué.
Ce qui s’est passé à Croix des Bouquets , à propos du policier abattu le 17 mars, attesterait d’une “certaine négligence”, puisque, à partir des informations disponibles, une patrouille policière s’était détachée pour débusquer l’évadé qu’elle a pu appréhender et maîtriser, avant que “Chama” ait pu utiliser l’arme d’un des policiers, rapporte Gary Desrosiers.
Evoquant une relation “dynamique” entre tous les acteurs dans la société, le porte-parole adjoint de la police nationale d’Haïti convie “tous les secteurs à conjuguer leurs efforts” pour améliorer constamment la situation sécuritaire.
La population nationale peut communiquer, à la Pnh, les informations dont elle dispose en composant les numéros de téléphone (509) 3838 1111, 3839 1111 et 122,
Quant à la justice, qui coiffe la Pnh, elle devra assurer le suivi nécessaire aux démarches institutionnelles réglementaires, telles les interpellations et arrestations effectuées par la police nationale, souhaite Gary Desrosiers. [rc apr 19/03/2010 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9360

Haïti-Séisme : Réouverture timide des écoles à Jacmel, 2 mois après

Vendredi 19 mars 2010 Par Karenine Francesca Théosmy
P-au-P, 19 mars 2010 [AlterPresse] --- Deux mois après le tremblement de terre du 12 janvier, les établissements scolaires recommencent à fonctionner, mais timidement à Jacmel, la capitale du département géographique du Sud-Est qui a été très affectée dans le séisme, constate l’agence en ligne AlterPresse.
C’est avec joie que les élèves, filles et garçons, ont repris l’école depuis le lundi 15 mars, confie à AlterPresse le directeur du centre Alcibiade Pommayrac, Gérard Borne.
Au Centre Alcibiade, les classes se déroulent sous des structures en bois et en paille, et tous les élèves ont répondu présents pour cette reprise.
Même constatation pour l’école congréganiste Frère Clément qui, en plus, a accueilli une trentaine d’enfants scolarisés à Port-au-Prince, et hébergé deux autres écoles.
Ces écoles travaillent suivant la formule de double vacation.
Dans les rues de Jacmel, à l’entame de cette deuxième quinzaine du mois de mars 2010, il est difficile de ne pas remarquer petits et moins grands dans leurs uniformes.
« Pour eux, c’est la seule solution d’échapper à leurs problèmes, à leur tristesse, quand ils ont perdu des proches ou des parents, d’échapper au camp de sinistrés ou ils se trouvent », souligne Gérard Borne.
Malgré tout, à Jacmel, de nombreux enfants n’ont toujours pas repris le chemin de l’école.
Certains établissements n’ont pas été déblayés, tandis que d’autres accueillent des sinistrés du séisme, comme c’est le cas au grand Complexe Wolf.
« Le plus grand défi : que l’ensemble des établissements puissent être aidés (aussi), puissent avoir des moyens pour s’installer sur des terrains disponibles, que tout cet argent international (qui rentre dans le pays) serve aussi (en partie) à l’éducation », suggère le directeur du Centre Alcibiade.
Parents mobilisés
Il a fallu 3 à 4 semaines de travail pour la reprise des cours à l’école congréganiste Frère Clément, mais cela avec le support des mères qui, en majorité, ont mis la main à la pâte, indique le frère Yves Allain.
« Moi, je pense qu’il faut se mobiliser. Ce n’est plus le moment de parler de solidarité, c’est le moment de la vivre. Tout seul je n’aurais pas réussi, j’apprécie beaucoup la solidarité des parents. Il y a des mamans qui sont venues brouetter des roches pour faire un terrain ici. Des élèves de 6e année fondamentale sont venus nous aider à monter des tentes. », raconte t-il.
A présent, « c’est comme si on a tourné une page, ajoute t-il. On a tourné le dos à l’événement ».
D’autres établissements de la ville ont programmé leur réouverture pour le mois d’avril 2010.
Mais déjà, pour ces élèves, celles et ceux qui ont pu retrouver leur camarades, il s’agit d’un moment particulier.
Ecolières et écoliers de Jacmel, interrogés par AlterPresse, ne cachent pas leur enthousiasme.
« Il faut que chaque élève ait sa chance, il faut que l’école reprenne. Il faut que les examens aient lieu, il faut que les enfants, les adolescents et les jeunes adultes (qui étudient) puissent sentir qu’on s’occupe d’eux et qu’on s’occupe surtout de leur avenir » souhaite Gérard Borne.
Jacmel est l’une des villes les plus touchées par le séisme du 12 janvier qui a fait environ 250 000 morts, selon un dernier décompte officiel.
La reprise des activités scolaires à Jacmel traduit un effort exceptionnel.
Le gouvernement a annoncé la réouverture des écoles comme sa priorité, avec un nouveau délai se situant au mois d’avril prochain.
Outre des tentes, promises par le fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), aucun autre support - pouvant toucher, notamment, les parents -n’est avancé. [kft rc apr 19/03/2010 0:12]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9361

Une dignité retrouvée

Dans un camp pour les victimes du séisme situé dans l'enceinte de l'Asile municipal à Port-au-Prince, des enfants s'attroupent autour de grandes citernes d'eau noires installées par les Sociétés de la Croix-Rouge espagnole et haïtienne. 
Dans un cadre si exigu, l'intimité est un rêve inaccessible. Un bébé peut avoir du plaisir à prendre un bain dans une petite cuvette en plastique, mais imaginez ce que ressentent les personnes âgées ou infirmes lorsqu'elles doivent essayer de se laver et d'entretenir leur hygiène avec seulement un minimum d'eau. Sans parler des difficultés supplémentaires que doivent rencontrer les personnes en chaise roulante.

Pour contribuer à résoudre ce problème, le CICR installe dans l'enceinte de l'Asile 50 latrines à fosse ventilées améliorées, dont certaines seront adaptées aux utilisateurs de chaises roulantes de l'institution. Trop effrayées pour rester à l'intérieur, les personnes âgées, depuis le séisme, passent le plus clair de leur temps dans le jardin de leur asile auparavant tranquille, assises à l'ombre, ou installées dans leur chaise roulante au milieu du chaos et du fracas ambiants. Une fois terminées, les toilettes, qui sont solides et faites de bois et de tôle ondulée, offriront à ces vieillards extrêmement vulnérables un minimum d'intimité au milieu d'un camp surpeuplé.


Sur le site de l'asile, des enfants courent et jouent. Un marché improvisé proposant des fruits, des légumes et divers bibelots bon marché fourmille de monde. De jeunes hommes à l'air très concentré jouent avec passion aux dominos dans l'un des rares espaces libres entre les tentes. Des adolescents tournent en rond, sans rien faire. Les vieux résidents de l'Asile somnolent, de travers dans leur chaise roulante. Un groupe de personnes recueille de l'eau, tandis qu'à proximité des femmes sont assises, faisant la lessive. Au milieu du camp, les ouvriers qui construisent les latrines sont assis sur les fondations de béton à côté d'une rangée de fosses profondes, attendant leur supérieur. Les toilettes, une fois prêtes, contribueront à redonner aux personnes âgées un peu de la dignité qu'ils ont perdue, comme tellement d'autres choses, lors du séisme.
N/CICR
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17274

Le séisme a provoqué des pertes équivalent à 120% du PIB

Les statistiques communiquées par les agences internationales et le gouvernement haïtien au cours de la conférence préparatoire de Santo Domingo font état de pertes énormes enregistrées lors du séisme du 12 janvier 2010. Sur le plan humain : 15 % de la population haïtienne ( 1.7 millions de personnes) ont été affectées par le violent séisme qui a causé le décès de 250 000 personnes. 300 000 individus ont été blessés alors que 1.3 millions ont perdu leur domicile au moment du tremblement de terre. De plus environ 500 000 personnes se sont réfugiés dans les villes de province notamment l'Artibonite et la Grand Anse après le 12 janvier. Selon le Post Disaster Needs Assessment" (PDNA) l'impact sur les infrastructures est également catastrophique. 105 000 résidences ont été détruites et 208 000 autres endommagées. 1 300 établissements éducatifs et une cinquantaine d'hôpitaux et de centres de santé se sont effondrés. D'autres infrastructures importantes dont le Port de Port-au-Prince, le Palais National, le palais législatif, le palais de justice et de nombreux ministères ont également été détruits.
Les pertes sont estimées à 7 milliards 863 millions de dollars américains soit 120 % du Produit Intérieur Brut (PIB) d'Haïti en 2009. Le secteur privé a payé le plus lourd tribut avec 5 milliards 491 millions de dollars de perte soit 70 % du total.
Les participants à la conférence préparatoire de Santo Domingo ont planché au cours de la première journée de travail sur le mécanisme de gestion des fonds de la reconstruction. Les différents partenaires ont convenu de la nécessité de créer l'Autorité pour le Développement d'Haïti composée des représentants de la communauté Internationale, du gouvernement et du secteur privé haïtien.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17279

Mobilisation de l'IRD et de l'AIRD pour Haïti

L'IRD et l'Agence inter-établissements de la recherche pour le développement (AIRD) mettent en place des actions immédiates et à plus long terme, pour répondre à la situation engendrée par le récent séisme en Haïti. Ces actions sont menées en partenariat avec les communautés scientifiques et académiques françaises et haïtiennes. L'AIRD mandatée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche
Pour répondre à l'appel des autorités académiques haïtiennes, l'AIRD a été mandatée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche pour coordonner l'action des organismes scientifiques français en faveur de la relance du système d'enseignement supérieur et de recherche en Haïti. L'IRD avait d'ailleurs manifesté, dès le 25 janvier et en association avec la Conférence des présidents d'universités, l'Agence universitaire de la francophonie et des membres de l'AIRD, son intention d'agir pour aider au rétablissement de la communauté scientifique haïtienne.
Georges De Noni , directeur du centre IRD France-Nord, a été nommé chargé de mission AIRD pour Haïti , dans le cadre de la mission de coordination pour la reconstruction du système d'enseignement supérieur et de recherche en Haïti.
Campagne HAITI-OBS menée par l'UMR Geoazur
Les équipes scientifiques de l'IRD et plusieurs partenaires ont d'ores et déjà engagé les actions d'urgence nécessaires à l'analyse des événements sismiques récents. L'enregistrement des répliques, à proximité de la zone de rupture initiale, apporte en effet des informations sur les processus sismiques en cours. Il permet notamment de localiser les répliques, de caractériser le segment qui a rompu et d'évaluer les variations de la répartition des contraintes élastiques. Ces éléments de connaissances aideront ensuite à définir, à orienter et à dimensionner de futures mesures de protection des populations locales. Pour palier l'absence totale de stations sismologiques sur le territoire d'Haïti, l'UMR Géoazur a mis en place, dès les premières semaines suivant l'évènement, une intervention sismologique en mer, la campagne HAITI-OBS. Organisée avec le soutien de l'INSU et du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et la collaboration du laboratoire Domaines océaniques à Brest, des observatoires sismologiques de Martinique et de Guadeloupe, de l'université Antilles-Guyane et du laboratoire de Géosciences marines de l'Ifremer, cette opération a permis d'enregistrer les répliques avant qu'elles ne cessent, et que ne s'éteigne avec elles une précieuse source de savoir.
À lire également (L'Atalante dans les eaux d'Haïti, campagne Haiti OBS) http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16936
IRD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17276

Haiti : 2,000 repas cuit à l'heure

La Première Dame de la République, le Dr Margarita Cedeño de Fernández (ambassadrice d'Amérique Latine), a fait don de deux cuisines mobiles au gouvernement haïtien dans le cadre des programmes d'aide alimentaire.
Ces cuisines mobiles d'une valeur de 350,000 dollars ont été remises lors d'une cérémonie officielle tenue au Palais National à Santo Domingo, à l'issue du premier congrès de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Étaient présents à cette cérémonie: Jacques Diouf le directeur de la FAO, Salvador (Chio) Jimenez secrétaire d'État du Ministère de l'Agriculture dominicain, le Ministre de l'Agriculture d'Haïti, Joanas Gué et d'autres fonctionnaires du gouvernement Haïtien venu recevoir cette donation.

Ces deux unités mobiles ont une capacité de production d'environ 16,000 repas de nourriture cuite par jour (2,000 rations à l'heure) et permettront en se déplaçant de desservir les zones sinistrées afin de délivrer l'aide alimentaire d'urgence aux victimes du séisme.
N/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17275

DIGICEL procure gratuitement des téléphones aux ONG travaillant en Haïti

Digicel, manifestant son support continu à la communauté haïtienne, a offert près de 15,000 téléphones à plus d'une quinzaine d'institutions parmi lesquelles des organisations internationales dans le but de faciliter leurs travaux sur le territoire national après le séisme du 12 janvier.
Consciente de l'importance de la communication pour la mobilisation, la coordination et le déploiement de l'aide, Digicel a offert gratuitement des milliers de téléphones à plus de 25 organisations telles : la UNICEF, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), la CARE, etc… afin que ces organisations puissent être en mesure d'assurer leur mission de soutien et d'encadrement à la population haïtienne. Plus de 650 téléphones BlackBerry ont aussi été distribués gratuitement par Digicel depuis le séisme.
La Directrice de Marketing de Digicel-Haïti, Tatiana Policard, commenta « Digicel a pris l'engagement d'être toujours aux côtés du peuple haïtien en toutes circonstances ; les grandes tragédies nationales comme celle du 12 janvier dernier nous interpellent davantage et quand l'occasion se présente pour nous à Digicel d'épauler des institutions dont l'objectif premier est d'améliorer les conditions de vie des haïtiens (nes), nous le faisons avec enthousiasme et spontanéité».
« Pour que nos actions soient plus efficaces au sein du groupe de travail sur la gestion des camps de réfugiés, dont l'OIM est le coordinateur, la communication est un facteur indispensable. L'aide offerte par Digicel aux équipes de l'OIM et aux travailleurs sociaux et humanitaires est d'une grande utilité, car elle nous permet de mieux coordonner nos actions sur le terrain » a déclaré Mark TURNER, représentant de l'OIM.
Depuis le tremblement de terre Digicel multiplie ses efforts pour venir en aide à la population haïtienne. En effet, Digicel a expédié plus de 90,000 livres de provisions et 21,000 livres de médicaments et antibiotiques pour venir en aide à tous ceux dont les vies ont été bouleversées par le séisme. Le « Fonds d'Aide Digicel pour Haiti », a fait don de US$5 millions à des ONG pour supporter les efforts d'assistance en Haiti et les clients de Digicel à travers la Caraïbes et l'Amérique Centrale ont fait don, par message texte et appels téléphoniques, de plus de US$500,000. Digicel a aussi fait don à chacun de ses 2 millions d'abonnés d'US $5 de crédit minute gratuit, totalisant US$10 million. Digicel supporte aussi les efforts de relance du football haïtien sévèrement affecté par le séisme et a offert une aide financière additionnelle aux équipes de première division des zones affectées. Une commande de 19,000 tentes évaluées à 3 millions de dollars américains a aussi été placée par la compagnie. Ces tentes pourront abriter plus de 100,000 personnes et seront en Haiti à la mi-avril.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17273

samedi 20 mars 2010

Le Match Mallorque- Barcelone, en mémoire d’Haïti, 27/03/2010 à 20.00


Une collecte d’argent destiné aux sinistrés du tremblement de terre
Le Match Mallorque- Barcelone, en mémoire d’Haïti
-          Ceux qui y collaborent participeront aux tirages de maillots officiels dédicacés
-          Les joueurs de Mallorque et de Barcelone rentreront sur le terrain avec des messages de soutien au peuple du pays Caribéen.
Roberto Bécares | Madrid, 18/03/2010
Traduction : Jojo NatifNatal pour Haïti Recto Verso
La Fondation du Réal Mallorca, UNICEF et l’Organisation non  gouvernementale « Recevori et partager », Air Europa et l’œuvre social Sa Nuestra, avec la collaboration de la Fondation FC Barcelone ont mis en marche une campagne solidaire  « Haïti nous t’oublions pas » qui coincide avec la rencontre  qui aura lieu au stade Son Moix face à l’équipe Culé dans une dizaine de jours.
La Campagne est destinée à obtenir des fonds pour des projets d’aide  à Haïti, détruit par le tremblement de terre de janvier qui a fait plus de 250.000 morts et plus d’un million de personnes sans abris. L’argent collecté sera dédié à financer deux actions concrètes : La Construction d’un établissement scolaire à travers l’ONG Recevoir et Partager – l’école rurale Geantillon de la ville des Cayes dans le sud d’Haïti – et assurer l’approvisionnement en eau potable et en médicaments à l’enfance, un programme mené par l’UNICEF. Les deux entités travaillent déjà sur le terrain sur ce genre de projets. « Après un malheur de ce type, la réponse de la société est immédiate ; cependant nous comprenons que cette catastrophe requiert d’un acte de mémoire constant et une aide continue pour atteindre quelque chose d’une très grande  complexité, la reconstruction du pays », dit-on dans le club de Mallorque.
A travers cette campagne une ligne téléphonique 0 en Sa NOstra (Numero de compte 2051024500107000863), ou le montant minimum est de 10 euros.
Entre les participant seront itrés au sort six maillots officiels du RCD Mallorca et FC Barcelone, trois de chaque équipe, duement signés par les joueurs des deux clubs. Il y aura aussi le tirage au sort d’un voyage pour deux personnes vers n’importe quelle destination de Air Europa.
On peut aussi envoyer un SMS avec les mots MALLORCA-HAITI au numéro 28020 (prix du message 1.39 euros) pour participer au tirage d’un maillot officiel de chaque équipe si autographié par l’ensemble des joueurs.
Les Footballeurs de l’équipe RCD MALLORCA, l’ex joueur de Madrid Ivan Campo, les basquetteurs de Barcelone Ricky Rubio et Pete Mckeal ont été les premiers sportifs à appuyer la campagne qui permettra de jetter un peu de lumière sur ce pays de la Caraïbe.
Comme signe de soutien, les 22 joueurs titulaires de la rencontre à San Moix rentreront sur le terrain portant un maillot avec des message de soutien à Haïti.
http://www.elmundo.es/elmundo/2010/03/18/baleares/1268931587.html

Haïti: la pluie inonde des camps de réfugiés

Publié le 19 mars 2010 à 15h21 | Mis à jour le 19 mars 2010 à 15h35
Associated Press; Port-au-Prince

De fortes pluies ont inondé vendredi des camps accueillant les sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier à Port-au-Prince, provoquant des scènes de panique.
Les précipitations tombées dans la nuit de jeudi à vendredi sont parmi les plus importantes enregistrées à Haïti depuis le séisme. Le déluge a terrifié des familles subsistant dans des campements faits de tentes et de maigres abris couverts de bâches.
L'eau a dévalé les pentes d'un ancien parcours de golf reconverti en campement temporaire pour 45 000 personnes. Selon des travailleurs humanitaires, des sinistrés du camp ont été emportés par des torrents d'eau, qui ont détruit des tentes utilisées par une ONG israélienne comme salles de classe. On ne signalait toutefois aucune victime.
Sur l'ex-terrain de golf, des personnes criaient, «c'était le chaos», a raconté Jim Wilson, de l'organisation humanitaire Praecipio. À mains nues ou à l'aide de bâtons, des habitants du camp ont creusé des tranchées d'évacuation autour de leurs abris. Plusieurs kilomètres plus loin, l'eau stagnante et la boue ont également envahi un campement à la périphérie du bidonville de Cité Soleil.
Les autorités savent qu'elles doivent déplacer un grand nombre des 1,3 million de sinistrés vivant dans les camps avant le début en avril de la saison des pluies. Dimanche, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré sur l'ancien parcours de golf que les personnes dans ce camp étaient particulièrement en danger.
Mais après deux mois de recherches et de tractations avec des propriétaires fonciers, le gouvernement haïtien n'a encore ouvert aucun des cinq sites promis pour reloger les sinistrés: des terrains censés mieux résister aux précipitations et aux répliques telluriques.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/19/01-4262409-haiti-la-pluie-inonde-des-camps-de-refugies.php

Déluge: le cauchemar s'abat sur Haïti

Les précipitations tombées dans la nuit de jeudi à vendredi ne sont pas les plus importantes enregistrées en Haïti mais leurs durées a transformé certains centres d'accueil en mer de boue, compliquant la situation des sinistrés qui vivent sous des tentes de fortunes. Le déluge a terrifié les familles dans les campements faits de tentes et de maigres abris couverts de bâches.
Au moins dix personnes auraient trouvé la mort victimes d'inondations provoquées par de fortes pluies dans le sud-ouest d'Haïti.
Certains terrains sont transformés en étangs, d'autres sont des mares de boues d'ou émerge ici ou là de maigres biens. Des milliers de sinistrés sont obligés de dégager avec des seaux à la main ou autres ustensiles cette boue à la recherche de quelques objets récupérables... souvent tout ce qu'ils avaient pu sauver du séisme du 12 janvier. La nuit résonne des cris ou se mèle les sanglots d'un désespoir sans nom.
L'eau a dévalé les pentes d'un ancien parcours de golf reconverti en campement temporaire pour 45.000 personnes. Selon des travailleurs humanitaires, des sinistrés du camp ont été emportés par des torrents d'eau, qui ont détruit des tentes utilisées par une ONG israélienne comme salles de classe.
«Nous avons passé une nuit de cauchemar, dormant debout les pieds dans la boue, avec nos enfants dans les bras», explique Fritznel Jean, père de deux enfants vivant dans un centre pour sans-abri à Pétion-Ville.
Le Champs de Mars proche du palais présidentiel, l'un des plus importants centres d'hébergement, n'est plus qu'une mer de boue.
«Ma tente n'a pas résisté à la pluie, la bâche qui servait de toit a cédé au cours de la nuit», explique Lalanne Jean-Louis, mère de trois enfants dont un bébé de 15 mois.
«Les tentes que les Blancs ont donné résistent aux intempéries, pas les nôtres faites de morceaux de tissus et de poteaux en bois», constate Jonas Gué responsable d'un comité de sinistrés.
C'était le chaos a raconté Jim Wilson, de l'organisation humanitaire Praecipio. A mains nues ou à l'aide de bâtons, des habitants du camp ont creusé des tranchées d'évacuation autour de leurs abris. Plusieurs kilomètres plus loin, l'eau stagnante et la boue ont également envahi un campement à la périphérie du bidonville de Cité Soleil.
À Baradères, près des Cayes, l'eau est montée jusqu'à 1,5 m.
Cinq personnes sont mortes quand un véhicule s'est renversé à Gelée, près de la ville des Cayes. 2 autres ont été emportées par une rivière en crue à Pont l'Ilet, a indiqué le sénateur Francky Exius. «La situation est grave dans toute la région, la plupart des maisons sont inondées et les gens sont forcés de les abandonner ou de grimper sur les toits», a témoigné le parlementaire des Cayes. Exius a expliqué que l'hopital de la ville, la troisième d'Haïti par la population, était inondé et que les malades avaient dû être déplacés. «J'ai dû moi-même abandonner la ville recouverte d'eau», a témoigné le parlementaire.
Un député de la région, Guy Gérard George, a signalé que «la route du sud est très endommagée par les eaux qui ont soulevé l'asphalte par endroits. La plupart des maisons sont abandonnées», a-t-il décrit. «C'est seulement après la pluie qu'on pourra chercher à compter les victimes de ces intempéries».
Selon des responsables de l'aide humanitaire sur place, cette situation pourrait provoquer une autre catastrophe, car les tentes et les bâches ne suffiront pas à protéger un grand nombre d'Haïtiens des pluies violentes, des coulées de boue, des glissements de terrains.
Le bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA) a identifié plus de 20 sites très vulnérables aux inondations au cours de la saison de pluie attendue le mois prochain en Haïti. «Nous travaillons sans relâche à la distribution de bâches en plastique et de tentes afin que les sinistrés puissent protéger leur famille et leurs biens», a déclaré France Hurtubise, porte-parole de OCHA. 

N / Radio Métropole Haïti 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17272

Le Chef de la diplomatie japonaise sera en Haïti ce weekend


Le ministre japonais des affaires étrangères, Katsuya Okada effectuera ce week end une visite à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, détruite par un puissant séisme le 12 janvier dernier
Le chef de la diplomatie japonaise rencontrera le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive avec lui il parlera de la contribution que son pays entend apporter lors de la conférence des donateurs qui aura lieu le 31 mars prochain à New-York, aux États Unis.
Le ministre des affaires étrangères du Japon aura également des entretiens avec le représentant spécial par intérim du Secrétaire général de l'ONU en Haïti, Edmond Mulet.
Il visitera le quartier général des soldats de la force de l'autodéfense du Japon, déployés en Haïti à travers la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).
Monsieur Okada profitera de sa venue en Haïti pour annoncer une augmentation de l'aide japonaise destinée à la reconstruction du pays. 

EJ 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17271

La célébration des 40 ans de la francophonie entièrement consacrée à Haïti


Les activités commémoratives du quarantième anniversaire de l'organisation internationale de la francophonie ont été totalement dédiées à Haïti, ravagée par un séisme le 12 janvier dernier.
Lors de son intervention le maire de Paris, Bertrand Delanoé a plaidé en faveur d'une francophonie de solidarité.
« Mon rêve est de voir s'instituer une communauté de valeur entre les peuples afin de créer l'histoire ensemble », a déclaré le maire de Paris, tout en précisant que la francophonie doit être un acte élaboré et posé ensemble .
Faisant référence à la subvention de 1.5 million d'euro votée pour renforcement de l'administration communale de Port-au-Prince sur période de trois ans, l'édile de Paris a indiqué qu'il fallait, « au moment de l'épreuve, se tenir aux côtés des villes francophones telles Port-au-Prince » .
D'après un document de presse, publié le 23 février par la mairie de Paris, 150 000 euros ont déjà été débloqués, 100 000 sont alloués à la construction d'un hôpital d'urgence et 50 000 à la purification de l'eau.
Pour sa part, le secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf a fait remarquer, qu'une aide d'urgence de 100 000 euros a été versée par l'OIF à la banque de la république Haïti ; L'ancien président du Sénégal, estime que les écoles doivent rouvrir en Haïti.
De nombreuses activités culturelles ont marquées également cette célébration notamment la prestation de l'artiste haïtien de renommée internationale Belo et une exposition de photos consacrée à Haïti. 
EJ 
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vendredi 19 mars 2010

L'eau c'est la vie... dans les camps

Dans les camps qui sont apparus dans toute la ville depuis le séisme dévastateur du 12 janvier, l'accès à l'eau s'est lentement amélioré. Des camions-citernes font le tour des parcs où des survivants vivent serrés comme des sardines, et où des réservoirs souples et des citernes à eau comme celles de l'Asile ont été installées.
 
 D'un autre côté, l'approvisionnement en eau dans les bidonvilles de Port-au-Prince, comme Cité-Soleil – qui compte plus de 200 000 habitants –, a toujours été chaotique. Le CICR travaille à Cité-Soleil, avec la Croix-Rouge haïtienne, depuis 2004. Ces quatre dernières années, des ingénieurs en génie hydraulique du CICR, en partenariat avec le service des eaux de Port-au-Prince, ont amélioré le réseau de distribution d'eau du bidonville.

Mais lorsque le séisme a frappé, le réseau de distribution d'eau de Cité-Soleil a été directement touché. Le château d'eau s'est fissuré et a maintenant besoin de travaux considérables. Les conduites d'approvisionnement en eau ont aussi été partiellement endommagées. Le CICR a rapidement installé six réservoirs souples, à titre provisoire, pour répondre aux besoins essentiels d'environ 9 000 personnes, en attendant qu'une décision soit prise pour déterminer qui réparera le château d'eau, et comment.

Le but du partenariat du CICR et du service des eaux est de promouvoir une distribution plus efficace et plus durable de l'eau, mais cet objectif requiert un engagement à long terme pour modifier les comportements en matière d'approvisionnement, d'utilisation et de gestion de l'eau. Ce partenariat n'a pas pour seul objectif d'améliorer l'accès à l'eau potable ; il s'inscrit en outre dans un élan global visant à renforcer les soins de santé préventifs dans les bidonvilles de Port-au-Prince.


À Cité-Soleil, en plus de travailler avec les autorités des eaux, le CICR aide les services communautaires des eaux à réparer et à entretenir les réseaux de distribution de l'eau, notamment en fournissant des pièces détachées et des outils, en aidant à réparer les fuites des conduites, en donnant l'essence nécessaire pour faire fonctionner les pompes et en payant les salaires de certains travailleurs pour une période limitée.



 Contrairement à l'assistance d'urgence apportée dans l'enceinte de l'Asile, les travaux en cours à Cité-Soleil s'inscrivent dans le long terme.

N/CICR
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Arrestation de l'avocat des missionnaires américains

Le défenseur des missionnaires américains impliqués dans l'enlèvement de 33 enfants haïtiens après le séisme du 12 janvier, a été arrêté hier jeudi en République Dominicaine. Selon les informations fournies par les autorités dominicaines, Jorge Puello était recherché pour contrebande, il pourrait être extradé vers les Etats Unis.
L'homme de loi dominicain qui est sous le coup d'une plainte pour trafic de personne, aurait également des démêlés avec la justice salvadorienne qui l'accuse d'être à la tête d'un réseau de prostitués opérant dans ce pays de l'Amérique Centrale.

Apres la démission d'Edwin Coq, cet avocat dominicain a été engagé par les missionnaires américains pour assurer leur défense.

EJ
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Didier Le Bret : « On ne peut pas continuer à étrangler Haïti »

Haïti: « On est tous conscients que ce pays a énormément besoin de ses ressources. On ne peut pas continuer à l'étrangler », a déclaré Didier Le Bret, l'ambassadeur français accrédité à Port-au-Prince, lors d'une interview accordée au confrère Caraïbes FM diffusée ce lundi 15 mars 2010.

Faisant partie du peloton de tête des Etats autoproclamés « amis d'Haïti », la France a été parmi les premiers, aux côtés de la République dominicaine, des Etats-Unis, du Canada et du reste du monde, à envoyer de l'aide en Haïti suite au tremblement de terre du 12 janvier dernier. Ce séisme d'une magnitude de 7.3 sur l'échelle de Richter a occasionné la visite historique du président français, Nicolas Sarkozy, à Port-au-Prince, une première depuis l'indépendance du pays en 1804. Et la question de la dette de l'indépendance a été évoquée au cours de cette visite éclair de 4 heures.
Interrogé sur la question de la dette de l'indépendance par le confrère, le diplomate français a déclaré: « Moi, je serais tout a fait favorable à ce que les historiens dans un premier temps examinent cette question. Pour ce qui est de la dette de l'indépendance, l'effort que fait l'Etat français constitue déjà une réponse. »
En effet, la France, par la voie de son président, vient d'éliminer la dette bilatérale d'Haïti qui accusait des arriérées de l'ordre de 56 millions de dollars américains. Dans le cadre de la conférence des bailleurs, la France promet de faire d'autres efforts en ce qui a trait aux fonds à débloquer pour la reconstruction d'Haïti.
« Je suis favorable à ce que les historiens reviennent sur la question et que l'on puisse trouver des enseignements qui, au lieu de nous diviser, nous rapprochent », a insisté l'ambassadeur Le Bret pour qui la France s'est montrée assez généreuse envers Haïti suite à cette catastrophe naturelle qui a coûté la vie à plus de 230 000 personnes et jeté dans la rue plus d'un million et demi d'autres.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=78662&PubDate=2010-03-19

1,500 tonnes de semences pour Haïti

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a acheté 1.500 tonnes de graines à court terme qui seront semées en mars et en avril pour atténuer la pénurie alimentaire en Haïti, a déclaré le directeur général de la FAO Jacques Diouf. M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, a rencontré le président de la République haïtienne, M. René Préval, et d'autres hauts responsables gouvernementaux, notamment le Premier ministre, M. Jean Max Bellerive, et le Ministre de l'agriculture, M. Joanas Gué. Donnant le coup d'envoi de la campagne des semis de printemps, M. Diouf, et M. Gué ont distribué des semences, des engrais et des outils agricoles aux agriculteurs lors d'une cérémonie hier dans le village de Palmisse à Ven, près de l'épicentre dans la région de Léogane.
«L'agriculture est l'essence de la vie de ce pays», a dit M. Diouf. Nous allons continuer à travailler avec le gouvernement pour vous procurer des emplois et des revenus, afin que vous puissiez vous nourrir et nourrir vos familles ainsi que le reste du pays, a-t-il ajouté.
Des distributions similaires sont en cours dans le Sud-Est, l'Ouest et l'Artibonite. Entre mars et juin 2010, la FAO prévoit d'atteindre 180 000 familles de petits exploitants agricoles avec 1,500 tonnes de semences et d'engrais, des outils et autres intrants agricoles.
Le gouvernement souhaiterait que le pays se passe de l'aide alimentaire à grande échelle, mais pour cela, il faudrait accroître la production agricole nationale, relancer les marchés ruraux et créer de la valeur ajoutée pour développer les débouchés commerciaux aux produits haïtiens.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17262

Des jeunes Dominicains construisent bénévolement des habitations en Haïti.

Environ 500 étudiants universitaires, principalement des Dominicains, seront de retour à la ville de Grand-Goâve, du 19 au 24 mars pour construire 100 maisons supplémentaires dans le cadre de la campagne qu'exécute dans fondation latino-américaine «Un techo para mi país» (Un toit pour mon pays).
Du 26 février au 1 mars un premier groupe comprenant 225 bénévoles dominicains, 60 haïtiens et d'autres en provenance du Chili, de l'Uruguay, d'El Salvador et du Pérou, ont construit 20 maisons d'urgence, d'une valeur de 2500 $ chacune. L'organisation cherche à construire deux mille maison cette année et 10 mille autres dans les quatre prochaines années. Pour le financement, la fondation, travaille sur un projet en collaboration avec le Fonds Multilatéral d'Investissement (MIF) et la Banque Interaméricaine de Développement (BID).
«Notre objectif est d'impliquer des jeunes pour créer une culture du bénévolat».
«Avoir contribué en Haïti, a été une expérience qui signifiait quelque chose pour moi. Contempler ces visages sans espoir, remplit de joie de nous voir les aider, est une image qui ne s'effacera jamais de ma mémoire. J'invite les jeunes à rejoindre les Dominicains en tant que volontaires «d'un toit pour mon pays», explique Gilberto Abreu 21 ans.
Depuis 2001, le programme «Un techo para mi país», a commencé à se répandre à travers l'Amérique latine. Aujourd'hui elle est présente dans 15 pays. À ce jour, grâce au soutien de partenaires et de plus de 200 mille bénévoles, 43 mille familles ont bénéficié de ce programme dans de nombreux pays.
N/ Radio Métropole Haïti

La dette d'Haïti auprès de la BID pourrait être annulée

Le gouvernement des États-Unis serait proche d'un accord avec les autres pays concernant l'annulation de la dette d'environ 450 millions de dollars d'Haïti auprès de la Banque Interaméricaine de Développement, principal fonds de financement pour les pays d'Amérique latine. D'après certaines sources proche du dossier, cet accord pourrait être annoncé lors de la réunion annuelle de la BID, qui s'ouvre aujourd'hui à Cancun au Mexique
Rappelons que lors du tremblement de terre qui a dévasté Haïti, le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner avait indiqué que l'administration du président Obama chercherait un accord pour annuler toutes les dettes d'Haïti auprès d'institutions internationales de crédit comme la BID, le Fonds Monétaire International (FMI) ou la Banque Mondiale (BM).
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17261

Haiti-Séisme/Reconstruction : Le secteur privé propose un plan “ horizon 2020”

jeudi 18 mars 2010 P-au-P., 18 mars 2010 [AlterPresse] --- Environ 100 entrepreneurs, représentants des chambres de commerce et d’associations patronales d’Haiti, se sont réunies au nord de Port-au-Prince, les 15 et 16 mars, en vue d’élaborer un document, présentant leur vision de reconstruction du pays.
La teneur du document, qui n’est pas encore rendue publique, devait être débattue à la conférence du 17 mars à Santo Domingo, préparatoire à la rencontre du 31 mars des donateurs internationaux à New York.

Le tourisme, l’industrie, la gouvernance, l’éducation et la santé seraient les secteurs jugés prioritaires par le secteur formel des affaires, qui entend, par les échanges de mars 2010, initier une étape vers les Etats généraux du secteur privé en Haïti, qui aurait perdu plus de 5 milliards de dollars américains dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
La réunion des secteurs d’affaires s’est déroulée en présence d’investisseurs étrangers, de représentants du gouvernement haïtien, des pays donateurs, d’institutions financières internationales, comme le président de la Banque interaméricaine de développement (Bid), Luis Alberto Moreno, et du représentant du secrétaire général des Nations-Unies en Haïti, Edmond Mulet. [rc gp apr 18/03/2010 00 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9357

L’Université d’Etat d’Haïti en deuil suite à l’assassinat de Mme Hyacinthe Boursiquot, membre du personnel administratif du Rectorat

Elle a été abattue de plusieurs projectiles à la sortie d’une banque jeudi 18 mars 2010,Radio Kiskeya
Le Conseil exécutif de l’Université d’Etat d’Haïti a exprimé jeudi dans un communiqué sa profonde douleur suite à la disparition tragique, lundi dernier, de Mme Hyacinthe Boursiquot, Directrice adjointe des ressources matérielles à l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).
Mme Boursiquot venait d’effectuer une transaction à une banque située non loin de son lieu de travail lorsque, à sa sortie, elle a été violemment attaquée par des bandits armés qui ont accaparé son sac à main. Grièvement blessée de plusieurs projectiles à la nuque, la victime devait succomber quelques heures plus tard à l’hôpital.
Le Conseil exécutif de l’UEH rappelle que Mme Boursiquot a travaillé comme chef comptable au Rectorat de l’UEH de 1995 à novembre 2008 avant d’y occuper, jusqu’à son décès, le poste de Directrice adjointe.
Présentant ses sympathies aux parents de la victime et à la communauté universitaire, le Recteur de l’UEH, Jean Vernet Henry, demande que les autorités renforcent les mesures de protection des vies et fassent la lumière autour de cet assassinat.
De nombreux meurtres et des enlèvements ont été enregistrés à Port-au-Prince ces derniers jours. Intervenant sur la question lors d’un point de presse ce jeudi, le porte-parole a.i. de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), George-Olga Davies, a assimilé ces faits à des actes isolés. Il a donné l’assurance que les forces de l’ordre (police nationale et police de l’ONU) ont le contrôle de la situation en intensifiant des patrouilles et des contrôles.
Les membres de missions étrangères présentes à Port-au-Prince auraient reçu pour instruction de ne pas trop s’aventurer le soir dans les rues, en raison de la remontée de l’insécurité. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6647

L'opération de déblaiement commence à Turgeau

Les autorités haïtiennes conjointement avec les militaires américains, qui fournissent la machinerie lourde, ont commencé ce jeudi, une importante opération de nettoyage et de ramassage des débris. Financé par la USAID, cette opération de déblaiement va améliorer la circulation et la sécurité des piétons et contribuera à empêcher les débris d'obstruer les égouts à l'approche de la saison des pluies.
«Nous ne pouvons rester les bras croisés devant l'ampleur du travail à accomplir à la capitale», a dit Guerdy Mouscardy, le maire adjoint de Port-au-Prince. Celui-ci a indiqué que l'Unité de Génie municipale, des juges de paix et des agents de la Police nationale d'Haïti (PNH) participent aux opérations.
La quantité de débris et de décombres est impressionnante, le président René Préval déclarait à la presse le 19 février dernier, au sujet de la destruction de 250,000 édifices commerciaux, publics et résidentiels «Ça fait trois ans de boulots, rien que pour débarrasser la capitale des débris, 1000 camions et 1000 jours pour tout déblayer». Hier, le Président dominicain Leonel Fernández a déclaré, sur la base d'informations d'experts, que «les effets destructeurs du tremblement de terre en Haïti, ont produit plus de 40 millions de mètre cubes de décombres».
Quelle que soit la quantité réelle, la tâche est colossale. Cette première phase, concerne la zone de Turgeau fortement touchée par le tremblement de terre. Une opération pilote qui concerne une zone d'environ 60.000 m2. Cette opération de déblaiement, devrait durer trois (3) mois.
D'autres initiatives comme le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) «Espèces contre travail» sont déjà actives dans divers quartier et villes du pays.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17260

Amnesty International : La vie quotidienne dans les camps haïtiens, un combat

Deux mois après le tremblement de terre, des milliers de personnes, à Port-au-Prince et ailleurs, continuent à attendre ne serait-ce qu'un début d'aide humanitaire. Dans les quatre camps de fortune où nous nous sommes rendus lors de nos premiers jours en Haïti, chaque jour est une lutte et les conditions sont terribles, c'est peu de le dire. Les gens sont privés d'eau, de nourriture, d'installations sanitaires ou d'abri. La résilience et la solidarité qui les unit sont les seules choses sur lesquelles les habitants de ces camps peuvent compter. Il y a des camps partout. Chaque espace en plein air, que le terrain soit public ou privé, est occupé par des centaines, voire des milliers de personnes. Les gens s'abritent pour la plupart sous des draps et des serviettes de toilette, des tentes, des bâches ou, pour les plus industrieux, sous des structures faites de bois et de fer-blanc de récupération.
Dans les camps que nous avons visités à Cité Soleil, Delmas et Champ-de-Mars, des comités locaux se sont créés, improvisant et prenant en charge les tâches d'intendance de base : coordination, sécurité pendant la nuit, enregistrement des familles, activités pour les enfants, creusement de latrines ou délimitation des espaces communs. La participation des femmes et leur représentation au sein des comités est cependant restreinte.
Ceci dit, la plupart des femmes sont à l'extérieur, dans les rues de Port-au-Prince, vendant diverses marchandises et essayant de gagner de quoi nourrir leur famille. À certains points de distribution, d'autres femmes font patiemment la queue dans l'ordre et la discipline afin de recevoir du riz ou d'autres articles proposés par des organisations humanitaires, sous l'oeil vigilant de casques bleus de l'ONU ou de soldats américains lourdement armés.
La destruction de la ville est massive et la plupart des locaux des institutions gouvernementales se sont écroulés ou sont trop endommagés pour fonctionner. Les représentants des autorités, comme des milliers d'autres Haïtiens, campent et travaillent au bord de la route.
Le poste de police de Port-au-Prince est situé à quelques centaines de mètres des vestiges du Palais présidentiel et surplombe le Champ-de-Mars, un des espaces en plein air de la ville - désormais occupé par plus de 12 000 personnes. Ce poste de police accueille l'une des quelques unités mises en place pour lutter contre la violence à l'égard des femmes. Ce service se limite désormais à une table poussiéreuse installée sur le trottoir et est seulement opérationnel pendant la journée. Depuis le séisme, plusieurs pages d'un registre ont été remplies de plaintes pour abus sexuels et violences déposées par des femmes, des jeunes filles et des fillettes résidant dans le camp du Champ-de-Mars, de l'autre côté de la rue.
Le jour où nous nous sommes rendus au poste de police, le policier de service à cette table a compté pour nous à contrecoeur le nombre de cas inscrits dans le registre : 52 cas de violences physiques et sexuelles depuis le tremblement de terre.
Il nous a dit que de nombreuses victimes étaient mineures, âgées de 11 à 16 ans, et que la plupart des agressions se déroulaient la nuit. Bien qu'il sache où envoyer les victimes pour qu'elles bénéficient de soins médicaux après une agression sexuelle, il n'a pas été en mesure d'expliquer pourquoi, la nuit précédente, une femme sollicitant l'aide de la police après que quatre jeunes gens eurent tenté de violer sa fille de 17 ans s'est entendu dire que la police ne pouvait rien faire et que le maintien de l'ordre au sein des camps relevait de la responsabilité du président de la République. La confiance de la population envers la police en a été fortement ébranlée...
La vie surgit au milieu des décombres
Le petit Wilson est né au cours de la nuit précédant notre second passage à Cité Soleil, un camp de fortune où vivent 272 familles. Sa mère lui a donné naissance dans les conditions les plus insalubres que l'on puisse imaginer : par terre, à quelques mètres d'un canal d'eau stagnante à l'odeur fétide, obstrué par des ordures et couvert de mouches et de moustiques. Une autre femme du camp a aidé la mère de Wilson pendant l'accouchement, qui nous a été décrit comme difficile, sans eau propre, serviettes, ni instruments stériles pour couper le cordon.
Âgé d'un jour, Wilson se reposait en toute quiétude dans les bras de sa mère, en aucun cas dérangé par notre présence, ni par la nuée de moustiques qui avaient envahi l'espace où nous nous trouvions, sous des draps de lit maintenus en l'air grâce à de la ficelle. Cette installation est sa maison natale. L'abri improvisé apportait de l'ombre et pas grand-chose d'autre, n'offrant aucune protection contre les dangers environnants. Il laisse ainsi trois enfants et leur mère, qui est veuve, exposés à la pluie et aux inondations récurrentes à Cité Soleil, et à la merci de maladies infectieuses.
La saison des pluies approche et toutes les personnes avec qui nous avons parlé craignent le pire. Ce dont elles ont besoin, ce qu'elles demandent, c'est un toit au-dessus de leur tête. C'est leur priorité.
Amnesty International

Clinton et Bush en Haïti lundi prochain

Les anciens présidents américains Bill Clinton et George W. Bush se rendront en Haïti lundi prochain pour des entretiens avec des représentants du gouvernement, de la société civile et d'autres entités impliquées dans l'assistance aux victimes du tremblement de terre, afin de renforcer les efforts de redressement et de reconstruction à long terme. Ces rencontres avec les autorités, serviront aussi à préparer la prochaine conférence des donateurs qui se tiendra le 31 mars au siège des Nations Unies à New York lors de laquelle le gouvernement haïtien envisage de présenter son plan national de reconstruction.
Rappelons que Bush et Clinton ont créé la «Clinton-Bush Fonds», quelques jours après le tremblement de terre dévastateur du 12 Janvier à la demande du président des États-Unis, Barack Obama. L'organisation philanthropique a déclaré dans un communiqué que ce voyage fait partie du travail humanitaire effectué par les deux anciens présidents comme responsables pour la reconstruction d'Haïti.
À ce jour, plus de 200.000 personnes ont contribuée pour près de 36 millions de dollars au Fonds, dont quatre millions ont déjà été distribué à des organismes qui fournissent une assistance directe aux personnes touchées par le tremblement de terre, selon ses responsables.

N/ Radio Métropole Haïti

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Leonel Fernandez promet une université aux autorités haïtiennes


Le chef de l'Etat dominicain, Leonel Fernandez, témoigne son engagement dans les efforts visant la reconstruction d'Haïti. M. Fernandez a participé aux débats de la seconde journée de la conférence préparatoire au sommet de New York. A la fin de la conférence, il a annoncé la décision de son gouvernement de construire une université pouvant accueillir 10 000 étudiants haïtiens. Il s'agit du premier engagement formel d'un gouvernement avant le sommet du 31 mars sur la reconstruction d'Haïti. Plusieurs acteurs impliqués dans la vie économique et politique d'Haïti dont le chef de la Minustah, Edmond Mulet et le président de la Chambre de Commerce et d'industrie Haïti (CCIH), Reginald Boulos, le Premier Ministre Jean Max Bellerive et plusieurs ministres avaient pris part à cette conférence préparatoire.
Jean Max Bellerive s'est réjouit de l'annonce du président Fernandez qui témoigne de l'intérêt qu'il porte pour les efforts de reconstruction d'Haïti, dévasté par un violent séisme le 12 janvier.
Le chef de l'Etat dominicain avait rendu visite à son homologue haïtien quelques heures après le violent tremblement de terre qui avait causé des pertes humaines et matérielles énormes à Port-au-Prince, Léogane et Jacmel.
LLM
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Le secteur universitaire fait le deuil de ses membres

Deux mois après le séisme du 12 janvier des cérémonies religieuses sont organisées pour rendre hommage aux victimes dans le secteur éducatif haïtien. Les responsables de l'Université GOC ont salué la mémoire d'une centaine de professeurs et d'étudiants tués lors de l'effondrement de l'immeuble à Nazon. Le doyen Charles Dumont Point du jour est déterminé à poursuivre l'œuvre au profit de la collectivité. Il annonce que la GOC se prépare à reprendre ses activités à Sources Matelas sur une propriété de 14 hectares.
D'autre part, les professeurs et étudiants de la Faculté des Sciences Humaines de l'UEH ont déploré le départ du professeur Anil Louis Juste, assassiné quelques minutes avant le séisme. Détenteur d'un doctorat en travail social, M. Louis Juste était impliqué dans la lutte pour l'autonomie de l'Université et la transformation sociale. Certains professeurs et étudiants estiment qu'il s'agit d'un assassinat politique.
Par ailleurs une cérémonie religieuse a également été organisée sur le site de l'Université Lumière. Plusieurs centaines d'étudiants et d'enseignants avaient été tués lors de l'effondrement de ce centre universitaire de l'église baptiste Lumière.

Plus de 60 jours après le violent séisme de nombreux cadavres d'étudiants et d'enseignants sont encore sous les décombres.

La secousse tellurique enregistrée à 4 H53 PM avait surpris la quasi-totalité des étudiants dans leurs salles de classe.

De nombreux cadavres sont coincés sous les décombres de l'école des infirmières, de l'Université Saint Gérard entres autres. La majorité des centres universitaires, logés dans des immeubles de plusieurs niveaux, qui n'ont pas pu résister aux ondes du séisme.

L'UEH avait fait état de plus de 300 morts enregistrés lors du séisme. En ce qui concerne les Universités privées aucun bilan n'est disponible.

La semaine dernière, les responsables de l'UEH avaient annoncé que les différentes facultés seront transférées à la propriété de l'état à Damien. Cet espace accueille déjà la faculté d'Agronomie et le Ministère de l'Agriculture.

LLM
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Promesses de 3 milliards 800 millions de dollars pour aider Haïti

La communauté internationale a promis hier de faire don de 3,8 milliards de dollars pour la reconstruction d'Haïti et de répondre aux besoins prioritaires, sur une période de 18 mois. Elle a également accepté de fournir 350 millions de dollars pour permettre au gouvernement d'Haïti de clôturer son exercice financier 2010. Ces promesses sont extraites du document final de la conférence technique préparatoire pour le sommet que les pays donateurs tiendront à New York. le 31 mars et ont été communiqué par le ministre de l'Economie, de la planification et du développement de la République dominicaine, Temistocles Montas.
Les fonds seront utilisé principalement pour le logement, les interventions dans les zones touchées, la création d'emplois et la formation de l'administration publique afin de renforcer les fonctions de gouvernement. Les fonds seront gérés par un comité comprenant le Gouvernement d'Haïti, les donateurs et la Banque mondiale.
Le Gouvernement haïtien s'engage a renforcer les structures et les mécanismes pour garantir que le suivi et les ressources finançières soient gérées et utilisées dans une fiducie de manière transparence. Pour cela, le gouvernement propose de restaurer les bases économiques et financières des organismes clés, notamment le Ministère des Finances et la Banque centrale.
Le premier ministre d'Haïti, Jean Max Bellerive s'est félicité de cette approche dans la soirée.
N / radio Métropole Haïti
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Reportage : En Haïti, dans le camp d'hébergement de Croix-des-Bouquets, la vie s'organise

Croix-des-Bouquets (Haïti) Envoyé spécial Plus de deux mois après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti - qui a fait plus de 230 000 morts et 1,3 million de sans-abri, à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province -, le premier "centre d'hébergement" a été inauguré à Croix-des-Bouquets, une ville située à une quinzaine de kilomètres à l'est de la capitale.


LA RECONSTRUCTION NÉCESSITERA 3,8 MILLIARDS DE DOLLARS
Près de 350 millions de dollars d'appui budgétaire à court terme et 3,8 milliards pour engager la reconstruction d'Haïti durant les dix-huit prochains mois : les autorités haïtiennes ont présenté les besoins de leur pays dévasté par un séisme le 12 janvier, devant la réunion des bailleurs de fonds, mercredi 17 mars à Saint-Domingue.
Les dégâts se chiffrent à 7,8 milliards de dollars, 120 % du PIB d'Haïti en 2009. Edmond Mulet, le chef de la mission des Nations unies en Haïti, a appelé la communauté internationale à poursuivre ses efforts et aussi à mieux coordonner l'aide internationale et renforcer les institutions haïtiennes.
Un souci partagé par le premier ministre d'Haïti, Jean-Max Bellerive, qui s'est dit favorable à la création d'un fonds fiduciaire international pour garantir la transparence dans l'utilisation de l'aide internationale.
La plupart des sans-abri sont entassés dans des campements improvisés, dans des conditions sanitaires exécrables. Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, 220 000 d'entre eux sont particulièrement menacés par la saison des pluies, qui commence en avril. Après la première phase d'urgence, la mise à l'abri de ces sinistrés est la priorité des autorités haïtiennes.
De robustes tentes blanches et beiges, pouvant accueillir chacune une famille de cinq personnes, s'alignent sur le terrain d'un peu plus de 4 hectares à Santo, en bordure de Croix-des-Bouquets. "Au total, nous prévoyons d'héberger 400 familles, environ 2 000 personnes, sur ce terrain d'un peu plus de 4 hectares cédé pour un an par la famille Romain", explique Jean Darius Saint-Ange, le maire de Croix-des-Bouquets. "Ce n'est qu'un début. Il faudra aménager d'autres sites. Nous avons près de 100 000 déplacés sur la commune. Et puis, il faut relancer l'activité économique, rouvrir les écoles", ajoute le maire.
Emmanuel Eliannette est l'un des heureux bénéficiaires. Ce petit commerçant âgé de 29 ans et père de trois enfants a tout perdu : sa maison qui s'est effondrée et son stock de marchandises. En short, il installe les trois matelas que viennent de lui donner des secouristes venus de la République dominicaine voisine. "Mes enfants ont reçu des aliments, mais ma femme et moi pas encore", dit-il, assis dans sa nouvelle demeure.
D'autres n'ont pas eu la chance de voir leur nom sur la liste dressée par la mairie. "J'ai sept enfants, pas de travail, nous dormons dans la rue, aidez-moi", soupire Pierre Moïse Augustin, qui tente sa chance auprès des autorités venues assister à l'inauguration du centre d'hébergement. En bordure du camp, des centaines de personnes sont toujours entassées sous des draps, des bouts de bâche et de carton.
"Il ne s'agit pas seulement de dresser des tentes. Un travail de terrassement et de drainage a été réalisé pour que le terrain reste sec à la saison des pluies", explique Marc Van Wynsberghe, coordonnateur du programme de prévention des désastres des Nations unies. L'ONG Oxfam est chargée de la distribution d'eau potable et de kits d'hygiène personnelle ainsi que de l'installation de latrines. "Il y aura une latrine chimique pour cent personnes", assure Jenny Lamb, la responsable d'Oxfam.
Pourquoi, à deux mois du séisme, n'a-t-on pas installé davantage de camps sécurisés et aménagés ? "La grande difficulté est de trouver des terrains disponibles et non inondables", souligneGiovanni Cassani, coordinateur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui a fourni les tentes. "Nous avons commencé l'aménagement de deux nouveaux sites, qui pourront accueillir l'un 3 000 et l'autre 1 500 sinistrés", ajoute-t-il.
Le gouvernement haïtien a engagé des négociations avec plusieurs grands propriétaires terriens disposant de domaines qui pourraient accueillir de nouveaux centres d'hébergement. Mais il ne dispose pas des fonds nécessaires pour les indemniser.
Ni l'Union européenne, qui finance en partie le centre de Croix-des-Bouquets, ni l'OIM, ni les autres agences partenaires des Nations unies ne sont en mesure de chiffrer le coût du projet."Autour de 500 000 dollars, sans compter le terrain, fourni par la mairie", estime Marc Van Wynsberghe. Selon lui, l'opération est un succès grâce à l'implication de la défense civile dominicaine, qui assure la logistique et la gestion du camp.
"Les experts internationaux qui arrivent en hélicoptère multiplient les réunions de coordination et les rapports pour que tout soit parfait. Les secouristes dominicains ont l'habitude de travailler avec trois bouts de ficelle. Quand les boulons ne sont pas arrivés, ils ont réglé le problème avec du fil de fer", raconte-t-il. Une coopération Sud-Sud saluée par le maire de Croix-des-Bouquets, qui s'est félicité que la catastrophe ait permis de surmonter les vieux antagonismes entre les deux peuples se partageant l'île d'Hispaniola.
Jean-Michel Caroit
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/18/en-haiti-dans-le-camp-d-hebergement-de-croix-des-bouquets-la-vie-s-organise_1320996_3244.html#ens_id=1290927

jeudi 18 mars 2010

L'OACI vient en aide à l'aviation civile haïtienne.

L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) coordonnera les travaux de reconstruction et de modernisation des infrastructures de l'aviation civile haïtienne, sérieusement endommagée par le séisme du 12 janvier. L'annonce a été faite à la suite à une mission d'évaluation réalisée dans le pays, par des experts de cet organisme les 9, 10 et 11 mars dernier.
Ces spécialistes de l' OACI qui ont eu des entretiens avec le premier ministre haïtien et d'autres membres du gouvernement, estiment qu' il ya beaucoup à faire pour remettre en état les structures de l'aviation civile d'Haïti.
« Notre but est de fournir de l'aide et des conseils en vue de la reconstruction du système l'aviation civile haïtienne. Et également travailler avec les autorités pour la modernisation des transports aériens en Haïti », a déclaré Raymond Benjamin, secrétaire général de (ICAO).
Pour sa part le directeur général de l'Office national de l'aviation civile (OFNAC) Jean-Lemerque Pierre, salue l'initiative de l'Organisation Internationale de l'Aviation civile, qui veut participer à la remise en état de fonctionnement du transport aérien en Haïti.
Au lendemain de la catastrophe du 12 janvier, l'armée américaine qui contrôlait l'aéroport International Toussaint Louverture, avait installé une nouvelle tour de contrôle en lieu et place l'ancienne détruite lors du tremblement de terre du 12 janvier dernier .
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17251

Recrudescence des actes de violence; 3 policiers assassinés

3 policiers haïtiens ont été tués dans la région métropolitaine au cours de la journée du 16 mars. Ces assassinats témoignent d'une recrudescence des actes de banditisme perpétrés par des évadés du Pénitencier National. Deux policiers Edouard Ernso et Richardson Adam ont été abattus par des bandits dans le quartier de La Saline (Nord de Port-au-Prince). Ces policiers qui ne portaient pas d'uniforme ont peut être été surpris par leurs agresseurs qui ont pu prendre la fuite.
Dans le même temps, le policier François Moise Gesnel a été tué par un évadé connu sous le nom de "Shama "qu'il venait d'appréhender dans la commune de Croix-des-Bouquets. Le criminel a pu subtiliser l'arme du policier afin de perpétrer son forfait.
La capture des évadés représente l'une des priorités du ministre et du secrétaire d'état à la justice. Plus de 85 évadés, dont 65 à Port-au-Prince, ont été capturés ces deux dernières semaines par les forces de l'ordre.

Au nombre des évadés appréhendés figurent l'un des auteurs de l'assassinat de Jacques Roche et un individu impliqué dans le cambriolage d'une succursale de la Sogexpress.

Les criminels multiplient leur forfait dans la région métropolitaine. 5 personnes ont été tuées et 20 autres blessées au cours des 15 premiers jours de mars, note le porte parole ai de la PNH, Gary Desrosiers.

Il informe que les policiers ont réalisé plus de 800 arrestations au cours de la période allant du 1 au 14 mars.
LLM

Haiti : Les "orphelins" retrouvent leurs familles

Les enfants victimes des 10 missionnaires américains arrêtés le 30 janvier alors qu'ils tentaient de les faire passer en République Dominicaine, ont été remis mercredi à leurs familles, soit 22 familles au total, c'est ce qu'a annoncé l'association SOS Village d'enfants. Aux dernières nouvelles il y aurait un enfant qui n'aurait toujours pas retrouvé sa famille car de nouvelles vérifications sur l'identité de ses parents sont attendues
Line Wolf Nielsen, une porte-parole de l'association a déclaré que les "familles ont pu retrouver les enfants. Aucun des enfants n'était orphelin"
Mme Nielsen a précisé qu'une aide de 15.000 gourdes a été donnée à chaque famille et les enfants vont bénéficier de bourses scolaires offertes par les autorités haïtiennes, l'ONG CARE annonce qu'elle va fournir une assistance psychologique aux enfants.

Rappelons que les dix Américains, des baptistes membres d'une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l'Idaho avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu'ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children's Village et l'on a appris que la plupart d'entre eux avait encore de la famille. Certains enfants ont depuis été réclamés par des personnes se présentant comme leurs parents.
------------Chronologie---------------
30 janvier arrestation
1er février la justice haïtienne envisage des poursuites
2 février le juge interroge les cinq femmes
3 février le juge interroge les cinq hommes
4 février Me. Coq déclare "A mon avis ils sont tous innocents, mais la justice pourrait poursuivre le responsable du groupe"
4 février ont été inculpés d'enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs
5 février la demande de libération provisoire a été refusée
6 février Me. Edwyn Coq donne sa démission
8 février cinq des dix Américains se sont rendus au parquet, seule Laura Silsby a été interrogée par le juge
9 février le juge Saint-Vil a entendu deux familles des 33 enfants, et neuf des dix Américains
10 février le juge a rencontré l'ensemble du groupe ainsi que des parents
11 février le juge aurait recommandé que les 10 Américains soient remis en liberté
17 février certains membres du groupe vont être libérés
17 février huit des dix américains sont rentrer aux États-Unis
19 février Laura Silsby et Charisa Coulter, ont été entendues le juge Bernard Saint-Vil
23 février Charisa Coulter et Laura Silsby, étaient entendues une nouvelle fois au parquet de Port-au-Prince
23 février Aviol Fleurant, l'avocat des deux Américaines a déclaré qu'elles seront libérées au plus tard jeudi
2 mars les deux Américaines ont été entendues par un juge
8 mars Charisa Coulter a été libérée
16 mars une nouvelle charge (Organisation d'un voyage illégal) est retenu à l'encontre de Mme. Silsby
17 mars les enfants ont été remis à leurs familles
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17249

Haiti : Fernández s'est exprimé !

Le président Leonel Fernández s'est exprimé lors de la dernière journée de la réunion technique des délégués internationaux à Santo Domingo qui réunissait 28 pays et a appelé la communauté internationale à fournir 130.000 tentes pour abriter les quelques 1,3 million de personnes vivant dans des camps de fortune.
La construction de milliers de foyers au sein d'un plan de décentralisation de Port-au-Prince, la création de pôles de développement liés à des zones spécifiques de l'économie, la relance de l'économie et de l'agriculture pour la sécurité alimentaire ainsi que la mise en œuvre de nouvelles technologies sont certains des défis auxquels Haïti fait face, selon lui.
Il a également mentionné la nécessité de promouvoir le développement des infrastructures touristiques et de programmes visant à encourager l'investissement afin de revitaliser l'éducation. Le président a annoncé que les autorités dominicaines étudient un projet visant à construire une université en Haïti d'une capacité de 10.000 étudiants, afin que les jeunes Haïtiens puissent cristalliser leurs aspirations par la formation.
Fernandez a suggéré au Premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, que dans la reconstruction du pays, il y ait «un dialogue constructif et permanent avec la société haïtienne», parce que dans la mesure où tous les secteurs sont intégrés dans l'effort, les plans sont d'autant plus efficaces.
Le chef dominicain a également noté la nécessité de travailler sur des projets de relance de la Nation dans les domaines sociaux, la santé et les infrastructures, entre autres, et a appelé au maintien de l'engagement international en Haïti. Cet engagement doit être précisé dans des sommets ultérieurs à celui du 31 mars, entre l'UE et l'Amérique latine en mai à Madrid et à Saint-Domingue en Juin.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17248

N/ Radio Métropole Haïti

Haïti refuse la présidence de la CARICOM

La présidence tournante de l'organisation régionale CARICOM, ne sera pas assurée par la République D'Haïti comme prévue en juillet prochain.
Le Chef de l'état haïtien, René Préval estime qu'Haïti n'est pas en mesure de prendre la tête de cette organisation après la catastrophe du 12 janvier dernier.
Tout en déclinant la responsabilité Monsieur Préval, a mis l'accent sur les difficultés pour le pays de gérer, la question de la reconstruction en même temps que les affaires de l'organisation régionale Caricom.
Selon le secrétariat général de la communauté caraïbéenne basé à Georgetown en Guyana, c'est la Jamaïque qui devrait remplacer Haïti après cette annonce faite par le président haïtien. 

Cette décision a été adoptée lors du 21e sommet intersessionnel réalisé les 11 et 12 mars dernier à la Dominique en présence du numéro un haïtien.
Notons que L'ancien premier ministre jamaïcain PJ Patterson vient d'être nommé représentant de la CARICOM auprès d'Haïti. EJ 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17246