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mercredi 17 mars 2010

Préval est déterminé à lancer le processus électoral


" Les élections auront lieu " c'est en ces termes que le président haïtien René Préval a terminé son troisième plaidoyer pour justifier l'impérieuse nécessité de la tenue des prochaines législatives et présidentielles. Le chef de l'état a repris l'initiative dans ce dossier afin de freiner l'élan de certains acteurs politiques et représentants de la société civile qui préconisaient la formation d'un gouvernement de transition à la fin du mandat de René Préval.
Ces derniers jours le président haïtien a conforté sa position grâce à l'appui manifeste des principaux partenaires étrangers dont les Etats-Unis et les Nations Unies. Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) Edmond Mulet et la secrétaire d'état américaine Hilary Clinton sont favorables à la tenue des élections.
A la fin du mandat des députés, les sénateurs assumeront seuls la tache de contrôle de l'action gouvernementale signale M. Préval. Le 8 mai prochain le Parlement ne pourra donc plus exercer sa fonction législative.
Interrogé sur l'échéancier pour les joutes, le chef de l'Etat estime que le scrutin peut avoir lieu avant janvier 2011 Il prône la mise en branle de la machine électorale dans le meilleur délai afin de respecter l'échéance constitutionnelle du 7 février 2011.
La préparation des élections constitue une position raisonnable pour le renforcement de la démocratie indispensable au développement économique martèle le chef de l'Etat haïtien ne cessant de faire référence à un gouvernement légitime après le 7 février.
Le CEP doit lancer le processus électoral au plus tôt selon M. Préval attirant l'attention sur la nécessité de modifier le registre électoral.
Les autorités électorales devront enlever les noms des personnes disparues ou tuées lors du séisme des listes électorales partielles. L'organisme électoral devra également prendre en compte les 600 000 personnes déplacées après le séisme.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17235

À Santo Domingo Jean Max Bellerive et la reconstruction d'Haïti

Le Premier Ministre d'Haïti, Jean Max Bellerive, a demandé, lors de la séance d'ouverture de la conférence internationale qui se tient à Santo Domingo, en vue d'étudier les plans de reconstruction d'Haïti, la création d'un fonds spécial pour permettre la reconstruction de son pays. Rappelons que ce sommet qui réunit les délégués de 28 pays a pour objectifs d'étudier et d'évaluer les plans de reconstruction d'Haïti, dont les conclusions seront soumises au sommet mondial qui se tiendra à New York le 31 mars. L'évaluation des dommages causés par le tremblement de terre, est estimé, selon diverses institutions financières internationales entre 10 et 14 milliards de dollars.
Après son discours, Jean Max Bellerive a expliqué que «pour relever les défis, Haïti a besoin du soutien de la communauté internationale, non seulement dans le court terme, comme cela a été fait jusqu'à présent par le biais de l'aide humanitaire d'urgence comme l'eau, la nourriture ou le logement, mais dans le long terme».

Il a rappelé que le tremblement de terre avait détruit 45 % du produit national brut, que 90% des 4000 écoles dans le département de l'Ouest, ont été détruites et qu'aucun secteur n'avait été épargné. Il a mentionné que les recettes fiscales d'Haïti ne représentent aujourd'hui que 20% d'un budget qui ne couvre pas les défis que nous avons maintenant» et qu'il ne s'attend pas au cours de l'année que ces recettes dépassent 40%. «C'est quelque chose qu'il est facile à comprendre, les commerces sont fermés, détruits, il y a très peu de revenus».
Il a proposé de monter une structure de gestion des fonds multinationaux sur le modèle de ce qui s'est fait en Afghanistan, au Pakistan ou en Indonésie après le tsunami «Nous proposons, avec l'aide de la communauté internationale de monter une structure similaire».
À propos de la taille de ce fonds, le Premier ministre, qui s'exprimait à ce sommet en tant que ministre de la Planification et Coopération Externe, a déclaré: «Ils vont d'abord parler de ce plan, nous allons voir qui est prêt à le soutenir [...] nous allons décider ensemble de ce qu'il faut financer et à travers quels mécanismes [...] c'est l'objet de cette réunion technique pour se préparer à ce qui sera décidé sur le plan financier à New York». 

Il a aussi dit que les ressources propres d'Haïti devraient également chercher à contribuer à ces plans de reconstruction, indiquant la nécessité de «reconstruire rapidement la capacité de l'État haïtien, pour financer ses propres projets» et de le faire d'une façon aussi transparente que possible. 
N/ Radio Métropole Haïti 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17234

Une équipe de l'Université de Sherbrooke est attendue en Haïti


Des professeurs de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke au Canada, doivent arriver incessamment à Port-au-Prince, la capitale haïtienne dans le cadre d'une mission qui consiste à accompagner des étudiants de la Faculté de Médecine de l'Université Quisqueya.
Cette équipe qui est la troisième doit quitter Québec, ce mardi, en direction d'Haïti, elle sera dirigée par le Dr Jean-Charles Pasquier, qui est gynécologue.
Des spécialistes en radiologie, en médecine familiale, en radiothérapie et en techno-pédagogie feront également partie de cette équipe qui doit passer environ deux semaines dans le pays.
La Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke espère créer un espace virtuel entre les deux facultés pour établir une collaboration à long terme.
« On sait d'emblée qu'il y aura des besoins techniques pour installer des voies de communication pour faire des cours à distance, par exemple. Il y a aussi des besoins de formation des professeurs, donc des besoins de formation pédagogique, qui vont être évalués », a déclaré le Dr Réjean Hébert, doyen de la Faculté de médecine à l'Université de Sherbrooke.
Soulignons également, que l'Agence Universitaire de la Francophonie vient d'annoncer qu'elle réalisera un ensemble de projets, afin de venir en aide aux Universités haïtiennes touchées après la catastrophe du 12 janvier.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17232

mardi 16 mars 2010

Le secteur privé veut s'impliquer dans l'élaboration du plan de reconstruction

Le secteur privé haïtien entend s'impliquer dans le plan de reconstruction du pays. Des séances de travail entre les représentants des chambres de commerce et les associations patronales permettront aux hommes d'affaires d'élaborer un document qui sera présenté lors de la conférence préparatoire du 17 mars à Santo Domingo. Le président de la Chambre de Commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, indique qu'il s'agit d'une étape vers les Etats généraux du secteur privé.
Environ 100 entrepreneurs des 10 départements géographiques prendront part à la première réunion de travail au début de cette semaine. M. Boulos se réjouit de la mobilisation des hommes d'affaires haïtiens y compris le secteur informel. Des représentants de la communauté international et du gouvernement participeront également aux débats explique Reginald Boulos soulignant que plusieurs thèmes seront pris en compte. La CCIH entend privilégier plusieurs secteurs jugés prioritaires dont le tourisme, l'industrie, la gouvernance, l'éducation et la santé.
Les états généraux permettront de définir une nouvelle vision et de nouvelles stratégies du secteur privé haïtien.
Le président de la CCIH préconise l'intégration des propositions du secteur privé dans le document que l'Etat haïtien présentera lors de la conférence de New York le 31 mars 2010.
LLM

Réalité des abris provisoires : Une atteinte aux droits des victimes du 12 janvier 2010

Dans l'après-midi du 12 janvier 2010 à 4 heures 53 la terre a tremblé en Haïti. Ce séisme dont la durée est de 35 secondes et de magnitude 7.3, a semé le deuil, la désolation au sein de la grande famille haïtienne, en particulier dans les départements de l'Ouest, du Sud-est et des Nippes. C'est la plus grande catastrophe de notre histoire de peuple vu les dégâts en vies humaines et matériels. Ce tremblement de terre dévastateur a fait au moins 300.000 morts, 500.000 blessés dont 4.000 amputés et a détruit des centaines de milliers de maisons. Au lendemain de cette catastrophe, près d'un million de personnes ont abandonné la région de Port-au-Prince pour se réfugier dans les villes de province où les infrastructures faisaient déjà défaut.
Parallèlement, la plupart des familles restantes se sont abritées sur les places publiques, dans les centres sportifs et dans d'autres espaces libres de la capitale. Comment y vivent ces familles et pour combien de temps sont-elles là? Se sentent-elles en sécurité et comment se nourrissent-elles ? De l'aide internationale ? Dans quelle condition cette dernière leur arrive-t-elle?
Qu'en n'est-il du droit au logement ? Du droit à la participation des victimes dans les décisions qui les concernent ?
Condition de vie des victimes dans les abris
La réalité des abris provisoires dans les quartiers populaires et dans le reste du pays laisse à désirer. Les conditions dans lesquelles vivent les victimes dans les abris dénotent une violation flagrante, le non respect de leurs Droits Sociaux et Economiques.
En effet, les gens sont entassés dans des cases construites, pour la plupart, avec des morceaux de toiles, de tôles, de bois, de cartons…. La majorité des personnes sinistrées n'ont bénéficie d'aucune tente. Certaines familles (femmes, enfants, hommes) dorment à la belle étoile jusqu'à maintenant et leur sécurité est hautement menacée, puisqu'il n'y a pas de présence policière dans les camps. Ce qui permet aux bandits, aux agresseurs de semer la panique dans tous ces endroits à forte concentration de victimes. On a dénombré dans certains endroits des cas de viol.
En ce qui concerne la distribution de l'aide, elle se fait dans un climat de désordre mettant en jeu la dignité des victimes. Pour avoir une carte, ces dernières ont dû parcourir plusieurs endroits de la capitale. Certaines fois, elles sont obligées de l'acheter. Les responsables de la distribution des matériels et de la nourriture s'amusent à les confisquer chez eux pour les vendre en retour aux vrais destinataires. La distribution s'est révélée en grande partie sélective.
Du point de vue sanitaire, les conditions dans lesquelles vivent les occupantes et les occupants sont des sources potentielles de maladies et d'épidémies. Pas assez de toilettes. Les gens font leur besoin par-ci par -là. L'air qu'ils respirent dans les abris est contaminé. Cette situation représente un grand danger pour leur santé notamment pour celle des enfants et des nouveaux nés qui sont dépourvus d'encadrement et d'appui psycho-social.
Fort de ces constats, la Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH), recommande aux responsables de l'Etat de prendre les mesures d'urgences suivantes ; 1. Mettre des patrouilles policières fixes et mobiles dans les camps et les zones à fortes concentration des personnes déplacées ;
2. Mettre sur pied des programmes de fumigation, de désinfestation en vue de diminuer les risques d'épidémies et de maladies ;
3. Installer des poubelles dans les camps ;
4. Créer des emplois pour les victimes ;
5. Installer des cliniques dans les camps et les quartiers populaires ;
6. Mieux organiser la distribution de l'aide humanitaire ;
7. Impliquer les victimes dans les décisions qui les concernent ;
8. Créer des activités d'animation et d'appui Psychosocial dans les camps.
La POHDH souhaite surtout que les mesures conjoncturelles ne deviennent pas définitives. Elle attend de plain-pied le plan de construction ou de la fondation promis par le gouvernement pour la solution définitive à la faillite structurelle des classes dirigeantes et dominantes traditionnelles.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17231

Le secteur universitaire fait le deuil de ses membres

Deux mois après le séisme du 12 janvier des cérémonies religieuses sont organisées pour rendre hommage aux victimes dans le secteur éducatif haïtien. Les responsables de l'Université GOC ont salué la mémoire d'une centaine de professeurs et d'étudiants tués lors de l'effondrement de l'immeuble à Nazon. Le doyen Charles Dumont Point du jour est déterminé à poursuivre l'œuvre au profit de la collectivité. Il annonce que la GOC se prépare à reprendre ses activités à Sources Matelas sur une propriété de 14 hectares.
D'autre part, les professeurs et étudiants de la Faculté des Sciences Humaines de l'UEH ont déploré le départ du professeur Anil Louis Juste, assassiné quelques minutes avant le séisme. Détenteur d'un doctorat en travail social, M. Louis Juste était impliqué dans la lutte pour l'autonomie de l'Université et la transformation sociale. Certains professeurs et étudiants estiment qu'il s'agit d'un assassinat politique.
Par ailleurs une cérémonie religieuse a également été organisée sur le site de l'Université Lumière. Plusieurs centaines d'étudiants et d'enseignants haïtiens avaient été tués lors de l'effondrement de ce centre universitaire de l'église baptiste Lumière.
Plus de 60 jours après le violent séisme de nombreux cadavres d'étudiants et d'enseignants sont encore sous les décombres. La secousse tellurique enregistrée à 4 H53 PM avait surpris la quasi-totalité des étudiants dans leurs salles de classe.
De nombreux cadavres sont coincés sous les décombres de l'école des infirmières, de l'Université Saint Gérard entres autres. La majorité des centres universitaires, logés dans des immeubles de plusieurs niveaux, qui n'ont pas pu résister aux ondes du séisme.
L'UEH avait fait état de plus de 300 morts enregistrés lors du séisme. En ce qui concerne les Universités privées aucun bilan n'est disponible.
La semaine dernière, les responsables de l'UEH avaient annoncé que les différentes facultés seront transférées à la propriété de l'état à Damien. Cet espace accueille déjà la faculté d'Agronomie et le Ministère de l'Agriculture.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17230

Quatre américains tués à Port-au-Prince depuis le 12 janvier

Depuis le séisme du 12 Janvier, quatre citoyens américains ont été assassinés à Port-au-Prince. La plupart des enlèvements sont de nature criminelle, et les ravisseurs ne font aucune distinction de nationalité, de race, de sexe ou d'âge. Certains otages ont été tués, agressés sexuellement ou physiquement maltraitées. Malgré l'amélioration de la Police nationale d'Haïti depuis 2006, la présence d'une force de stabilisation (MINUSTAH) et les soldats de la paix ONU restent essentielles pour maintenir un niveau adéquat de sécurité dans tout le pays. Le manque de protection civile en Haïti, ainsi que la capacité limitée de l'application des lois locales visant à résoudre le crime, aggrave encore la menace de sécurité aux citoyens américains.
«Le département d'Etat exhorte fortement les citoyens à éviter de voyager en Haïti», insistant sur le «danger constant de crimes violents, comme les homicides et les enlèvements».

N/RadioMetropole Haïti

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Ban de retour à New York

Le Secrétaire général est rentré, aux premières heures de la matinée, à New York, d'une visite qu'il a effectuée hier à Haïti. Dans la capitale, Port-au- Prince, il a rencontré le Président René Préval et le Premier Ministre Jean-Max Bellerive. Il a également visité un camp pour personnes déplacées, installé dans la ville de Pétionville. Le Secrétaire général a, par ailleurs, indiqué que l'Appel éclair révisé d'un montant de 1,4 milliard de dollars, lancé en faveur d'Haïti pour cette année, a été pourvu à hauteur de 49%. Le défi, a-t-il dit, est de maintenir cet esprit de solidarité avec Haïti, par le biais de la prochaine conférence des donateurs et au-delà.
Ban Ki-moon a souligné les progrès accomplis en matière d'approvisionnement en nourriture d'urgence et en eau. Pendant ce temps, des tentes et des bâches ont été fournies à environ 60% des 1,3 million de personnes qui sont dans le besoin. Et l'objectif est d'atteindre tous ceux qui ont besoin d'assistance d'ici la fin du mois d'avril.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17228

Les jeunes sont le futur, mais les arbres sont aussi le futur

Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) M. Diouf, en Haïti pour 4 jours, a déclaré que «l'agriculture est l'élément vital de ce pays [...] nous allons continuer à travailler avec le gouvernement pour que vous ayez du travail, des salaires et pour que vous puissiez fournir de la nourriture à vos familles et au reste du pays» a-t-il ajouté. M. Diouf a rencontré le président d'Haïti, René Préval, ainsi que de hauts responsables du gouvernement. Il a distribué, aux cotés du ministre de l'Agriculture, Joanas Glue, des semences, des fertilisants et des outils aux agriculteurs dans un village des abords de Port-au-Prince. D'ici au mois de juin, la FAO prévoit de distribuer 1.500 tonnes de semences et de fertilisants à 180.000 petits exploitants agricoles.
Pendant sa visite, M. Diouf a planté un arbre fruitier avec des jeunes Haïtiens. «Les jeunes sont le futur, mais les arbres sont aussi le futur», a-t-il dit. «Sur le long terme les arbres vont transformer la Terre, fournir du travail et de la nourriture pour la population, rendant possible le développement économique du pays», a déclaré M. Diouf.
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L'AUF vient en aide aux universités haïtiennes

L'Agence Universitaire de la Francophonie vient d'annoncer qu'elle réalisera un ensemble de projets, afin de venir en aide aux Universités haïtiennes touchées après la catastrophe du 12 janvier. Dans un communiqué rendu public ce lundi 15 mars, l'AUF décide réorganiser son dispositif d'intervention au profit des universités afin de l'adapter au nouveau contexte de l'enseignement supérieur en Haïti.
Ainsi, l'AUF compte mettre en place à Port au Prince deux entités distinctes devant dépendre directement du rectorat de l'Agence.
La première est une délégation pour l'enseignement supérieur en Haïti qui aura pour mission d'accompagner les universités haïtiennes dans la mise en œuvre de nouveaux projets. Un délégué sera nommé prochainement.
Et la seconde remplacera l'Institut francophone pour la gestion dans la Caraïbe (IFCAR), créé en 2006, à l'initiative de l'Agence universitaire de la Francophonie et du gouvernement d'Haïti. Ce nouvel institut portera le nom de l'écrivain Martiniquais Aimé Césaire, et recevra une nouvelle mission, afin de répondre aux besoins en formation exprimés par les universités haïtiennes.
EJ
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Haiti : N'oublions pas les personnes âgées

Suite au tremblement de terre du mois de janvier en Haïti, les personnes âgées ont besoin de recevoir davantage d'attention, et leur rôle potentiel dans le relèvement doit être mieux apprécié, disent des travailleurs humanitaires. D'après Help Age International, quelque 800 000 Haïtiens, soit environ sept pour cent de la population, ont plus de 60 ans, et plus de 200 000 personnes âgées ont été affectées par le séisme.
« C'est une population qui a des besoins spécifiques et peut être très vulnérable – par certains aspects, aussi vulnérable que les enfants de moins de cinq ans ou les nourrissons », a dit à IRIN Cynthia Powell, de Help Age International, à Port-au-Prince, la capitale.
« En même temps, ce sont des adultes qui ont eu des vies formidablement riches et ont une grande expérience, un grand potentiel à donner en retour à la société, d'une certaine manière. »
D'après Help Age, il existe un certain nombre de maisons de retraite dans la capitale. Mais certaines ont été endommagées, et les autres n'ont pas la capacité nécessaire pour accueillir les personnes âgées qui sortent de l'hôpital ou ont besoin de soins spéciaux suite au tremblement de terre.
Help Age travaille notamment avec l'ONG (organisation non gouvernementale) Samaritan's Purse sur un projet vivres contre formation, dans lequel des femmes seraient formées à s'occuper de personnes âgées.
Déprimés, désorientés
Dans les camps pour familles déplacées, IRIN a rencontré des personnes âgées présentant des conditions variables – d'une femme de 90 ans qui vendait de la lessive et du savon pour les mains, à un homme de 66 ans qui, depuis le séisme, est désorienté et refuse de manger.
« Je n'arrive pas à le faire manger », a dit sa fille, Yolande Casimir, à IRIN, alors qu'il était allongé par terre, sous leur tente, semblant passer alternativement du sommeil à la veille. « Il souille ses vêtements. Il est déprimé. Il parle tout seul. Quand il se lève pour marcher, il tombe. » Elle a dit qu'il était diabétique et qu'il souffrait d'hypertension artérielle, mais qu'il allait bien avant le tremblement de terre.
« C'est juste qu'il est tellement stressé. Il ne pense qu'à la maison et à tout ce qu'il a perdu. Pourriez-vous me dire ce que je pourrais faire pour l'aider un peu, pour qu'il ne perde pas complètement la tête ? »
Parmi les personnes âgées avec lesquelles IRIN a parlé dans les camps de déplacés, plusieurs ont dit qu'elles avaient des douleurs à la poitrine, et des maux de tête et de ventre depuis le séisme. La plupart ont dit qu'elles souffraient d'hypertension et qu'elles ne prenaient plus leurs médicaments
« Avec le diabète et l'hypertension, c'est une double malédiction », a dit Mme Powell, de Help Age, à IRIN. « Après le tremblement de terre, il y a parfois eu une interruption de l'accès aux prescriptions de médicaments contre les maladies chroniques comme celles-là, et ces deux maladies sont aggravées par le stress. »
Rita Baptiste, 65 ans, a dit qu'elle avait été opérée des yeux juste avant le tremblement de terre, qu'elle avait maintenant les yeux irrités et ne voyait pas bien. L'hôpital où elle aurait dû être suivie a été détruit, tout comme ses lunettes.
Pour certaines personnes âgées vivant dans les camps – dont beaucoup sont seules, leurs enfants habitant en province ou à l'étranger – obtenir l'aide dont ils ont réellement besoin est un véritable défi. Philomène Casimir, 70 ans, a dit à IRIN qu'elle avait reçu un ticket de distribution alimentaire un matin, mais que lorsqu'elle était allée chercher la nourriture l'après-midi, elle avait été bousculée par la foule et était repartie les mains vides. Elle a dit qu'elle n'osait pas essayer une seconde fois.
Besoins spécifiques
Help Age et d'autres ONG prévoient de mettre en place des zones spéciales dans les nouveaux camps de déplacés qui doivent être créés dans les mois à venir, afin d'apporter une réponse à ces problèmes.
« Nous plaidons pour qu'une zone [dédiée aux personnes ayant des] besoins spécifiques soit créée dans ces camps – pas simplement pour les personnes âgées, mais aussi pour les personnes amputées, les personnes sortant de l'hôpital et les handicapés », a dit Michael Andreini, de Help Age, à IRIN. « De façon à ce que les services de santé [leur] soient plus accessibles et que la sécurité et la protection [de ces populations] soient prises en considération ».
Un membre du comité qui gère un des camps, qui s'est présenté uniquement sous le nom de Harold, a dit qu'à cause de la rupture des communautés provoquée par la catastrophe, les gens qui auparavant rendaient visite à une personne âgée pour l'aider dans les travaux ménagers, ou lui donner un peu d'argent ou de nourriture, ne le faisaient plus.
Toutes les personnes âgées affectées par le séisme ne sont pas dans une situation désespérée, ont souligné les travailleurs humanitaires et les résidents des camps. Beaucoup sont actives et ont simplement besoin de soutien en termes de soins de santé, d'alimentation et d'abri, de façon à ne pas basculer dans la vulnérabilité. Ces personnes représentent également des ressources précieuses, a dit M. Andreini.
« Ce sont des gens qui ont connu différents régimes, qui ont [participé à] l'histoire d'Haïti, qui comprennent ce que ce pays a traversé et quel est son potentiel », a-t-il dit. « Les personnes les mieux placées pour aider à planifier la reconstruction du pays sont entre autres celles qui sont là depuis longtemps ».
np/mw/il/ail
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17224

Débat au Parlement autour des élections et de la reconstruction

Le président de la Chambre basse, Louis Jeune Levaillant, et le sénateur du Nord-Ouest, Hyppolite Mélius, fixent leur position lundi 15 mars 2010, Radio Kiskeya
Le président de la Chambre des députés, Louis Jeune Levaillant, a annoncé lundi une éventuelle rencontre entre les autorités et les secteurs intéressés aux élections.
Il n’a toutefois pas donné de date de cette éventuelle rencontre qui viserait à redonner confiance à un large pan de la classe politique qui a ouvertement exprimé sa crainte de participer à des élections dont l’issue serait déterminée à l’avance.
Comme pour répondre aux préoccupations exprimées par la plupart des partis politiques concernant l’inopportunité d’organiser des élections dans le contexte actuel de détresse de la population, le représentant de Desdunes (Artibonite) au Parlement a souhaité que le gouvernement retire la majorité des sinistrés des abris provisoires où ils se trouvent au plus tard en mai prochain.
Sur la question de la reconstruction du pays après la catastrophe du 12 janvier, le parlementaire a proposé à l’Etat de recourir à des prêts plutôt qu’à des dons, en vue de faire face à la situation.
Réagissant pour sa part à la ferme volonté exprimée par le chef de l’Etat d’organiser coûte que coûte des élections avant son départ le 7 février 2011, le sénateur Mélius Hyppolite (Nord Ouest, OPL) a déclaré n’être pas opposé à la tenue d’élections. Cependant, il se dit en faveur d’élections honnêtes et crédibles. "Personne ne craint de participer à des élections. Les acteurs politiques doutent plutôt de la crédibilité de certains membres du Conseil Electoral Provisoire", a-t-il ajouté.
Le sénateur, membre de la Plate–forme politique Alternative, évoque par ailleurs les problèmes causés par le séisme du 12 janvier et la situation déplorable dans laquelle se trouvent près de 3 millions de personnes vivant dans les rues sous des tentes.
En raison du nombre de morts, de disparus et de déplacés, les listes électorales doivent être révisées, souligne le parlementaire. Il estime aussi indispensable l’ouverture du dialogue politique avant le lancement du processus électoral.
Hyppolite Mélius a enfin déploré le fait que la question de la reconstruction n’ait pas donné lieu à un vaste débat national. Il critique à ce propos le caractère limité et sectaire des conférences sur la question qui se tiennent prochainement en République dominicaine et à New York. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6640

lundi 15 mars 2010

Joanas Gué pour une réorientation de l'aide humanitaire

Le ministre de l'agriculture, Joanas Gué plaide en faveur d'une modification de la structure de l'aide humanitaire destinée aux victimes du séisme du 12 janvier dernier. Intervenant, sur les ondes de Radio Métropole, à la rubrique le point sur le 100.1, le titulaire de l'agriculture a apporté certaines précisions sur les propos du Chef de l'état haïtien qui avait demandé un arrêt de la distribution de l'aide alimentaire, dans son cadre actuel.
Pour le ministre de l'Agriculture, il serait plutôt question de réorienter l'assistance.
En ce sens au lieu d'importer des produits, les partenaires du pays pourraient s'approvisionner auprès de producteurs haïtiens.
Monsieur Gué, confirme qu'il a déjà eu des discussions avec diverses agences des Nations Unies ainsi que certains pays, notamment avec le Brésil.
Un accord de partenariat vient d' ailleurs d'être signé avec ce pays sur la base de nouvelles orientations.
Le ministre de l'agriculture précise également qu'il a déjà eu des entretiens similaires avec les responsables du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Ceux-ci promettent de mettre tout en œuvre en afin de se conformer aux nouvelles dispositions régissant l'aide humanitaire.
Par ailleurs le responsable du ministère de l'agriculture annonce qu'il sera présent ce lundi à Santo Domingo, où se tiendra une réunion des représentants d'une vingtaine de nations autours de l'assistance financière à fournir au pays, dans le cadre de sa reconstruction suite au séisme du 12 janvier.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17223

La FAO veut renforcer le secteur agricole

Le directeur général du Fonds des nations unies pour l'Agriculture (FAO), Jacques Diouf poursuit sa visite d'évaluation de 5 jours en Haïti. Hier dimanche, M. Diouf a eu des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, autour des dispositions visant à favoriser la relance de la production agricole. La délégation de la FAO a lancé à Léogane une campagne de distribution d'outils, de semences et autres facteurs de production aux paysans, victimes du séisme. Préoccupé par l'impact du tremblement de terre sur le secteur agricole, M. Diouf a mis l'accent sur la nécessité de créer des emplois dans ce secteur.
60 % des emplois sont générés par le secteur agricole haïtien.
Jacques Diouf déplore que seulement 11 % du montant sollicité des bailleurs de fonds soient disponibles.
Le directeur général de la FAO et le président haïtien sont sur la même longueur d'ondes en ce qui concerne la production nationale. Ils soulignent que le secteur agricole peut a la fois créer des emplois et alimenter la population.
La FAO espère collecter un montant substantiel afin de réparer les canalisations et les autres infrastructures rurales. Le président Préval a salué les efforts conjoints du Ministère haïtien de l'Agriculture et de la FAO qui ont permis une augmentation de 25 % de la production agricole en 2009. Tenant compte du potentiel énorme du secteur agricole, le président Préval a invité les donateurs à s'approvisionner sur le marché haïtien afin de poursuivre l'effort humanitaire.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17220

Le monde n'a pas oublié Haïti!

Lors de sa visite éclair en Haïti, Ban Ki-moon, secrétaire-général de l'ONU a promis aux Haïtiens que le monde ne les avait pas oubliés. "Même si le temps passe, le monde ne vous a pas oubliés. Le monde est toujours à vos cotés" a déclaré Ban.
Cette courte visite lui a permis de rencontrer René Préval et d'évoquer avec lui le projet de réunion d'une conférence des donateurs le 31 mars, pour financer la reconstruction.
"Dans l'immédiat, le gouvernement a besoin de fonds internationaux simplement pour payer les salaires" a noté le secrétaire général.
Le diplomate a également visité une ville de tentes. Les plus de 40.000 personnes qui y vivent sous des bâches et des tentes risquent d'être victimes d'inondations et de glissements de terrain alors que la saison des pluies approche. A cette situation Ban Ki-moon assure que : "Nous ferons en sorte que le camps reste sur, spécialement pour les femmes et les enfants"
"Nous comptons construire des logements communs plus durables pour le plus grand nombre possible de gens, et ce, avant le début de la saison des ouragans. S'il y a quelque chose dont Haïti n'a pas besoin, c'est bien d'une deuxième catastrophe humanitaire en plus de la première", a souligné Ban Ki-moon.
Mais lors d'une conférence de presse commune avec René Préval et Jean-Max Bellerive, M. Ban a reconnu que les efforts pour donner un abri à des dizaines de milliers d'Haïtiens étaient "légèrement en retard".
C'était la deuxième fois que Ban Ki-moon se rendait en Haïti depuis le séisme du 12 janvier derniers.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17219

Haïti-Séisme : Nourriture ou argent contre travail

Dimanche 14 mars 2010 P-au-P, 14 mars 2010 [AlterPresse] --- Alors que se déroule la seconde phase de distribution de l’aide aux milliers de sans abris du tremblement de terre du 12 janvier, le gouvernement vient d’annoncer, le vendredi 12 mars 2010, un programme dénommé « nourriture ou argent contre travail », dans un communiqué émanant du bureau du premier ministre et dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Devant s’étendre sur tout le territoire national, ce programme comprend diverses activités se rapportant, entre autres, à la protection des bassins versants, des littoraux des rivières ou à la réhabilitation des infrastructures agricoles, indique le communiqué.
Il s’agit de permettre à la population de se procurer de quoi se nourrir par ses propres moyens, selon le secrétaire d’Etat à la production animale, Michel Chancy, responsable de la coordination de l’aide alimentaire.
Entre-temps, les programmes de cantine scolaire se poursuivent. Mais, certaines institutions internationales ont commencé à acheter des produits locaux et à les utiliser dans l’aide alimentaire, à l’image du programme alimentaire mondial (Pam).
La production nationale devra supporter jusqu’à 50 à 60% des besoins durant cette année, a fait savoir le secrétaire d’Etat, tandis que, dans les villes de province, la population a grossi en raison de l’arrivée des 600 000 personnes déplacées.
La grande majorité de la population n’a aucun revenu, ou dépend de l’assistance et de travail non qualifié, d’après le dernier bulletin de la coordination nationale pour la sécurité alimentaire.
La seconde phase de distribution d’aide, qui a commencé dans la région métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, a déjà touché 156 000 personnes sur les 2 millions visées.
Elle sera bouclée fin mars, avant que s’intensifie, en avril 2010, le nouveau programme « nourriture ou argent contre travail ». [kft rc apr 14/03/2010 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9345

Le président René Préval rejette les allégations du Département d’Etat américain sur la corruption au sein du gouvernement Bellerive

Quant aux élections, elles se tiendront, déclare Préval rappelant que Haïti est un pays souverain Dimanche 14 mars 2010, Radio Kiskeya
De retour dimanche d’un séjour d’une semaine aux Etats-Unis et à l’Ile de la Dominique, le président René Préval s’est inscrit en faux contre les allégations de corruption du gouvernement Bellerive contenues dans un dernier rapport du Département d’Etat américain.
Le chef de l’Etat dit reconnaître l’existence de la corruption dans le pays, mais il affirme catégoriquement que celle-ci n’existe pas au niveau du gouvernement Bellerive. Et ce ne fut pas également le cas pour des gouvernements tels que ceux de Rosny Smarth, Jacques Edouard Alexis et Michèle Pierre-Louis, a-t-il ajoute.
M. Préval a alors fait allusion aux institutions financières internationales, se demandant si elles sont complices du gouvernement ou ne savent pas ce qu’elles font quand elles ont augmenté l’aide à Haïti et annulé une partie de la dette externe du pays, "en raison d’une gouvernance qui a fait ses preuves". Il s’est également interrogé sur les motifs d’une "campagne" contre le gouvernement juste après le tremblement de terre du 12 janvier.
Quant aux élections, elles se tiendront, a déclaré M. Préval, précisant que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton est aussi d’avis qu’elles se tiennent. La chef de la diplomatie américaine avait pourtant répondu a M. Preval, lors d’une conférence de presse conjointe a Washington mardi dernier que "les elections se tiendront des que possible". En référence a la question des élections, M. Preval a de plus précisé que Haïti est un pays souverain. Le chef de l’Etat a déclare par ailleurs s’attendre à ce que diront en décembre 2010 ceux qui, aujourd’hui, ne sont pas en faveur de la tenue des élections. Il a souhaité qu’un président et un parlement élus entrent en fonction à son départ, le 7 février 2011.
Le chef de l’Etat a fait ces déclarations à sa sortie de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Auparavant, à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, il avait de nouveau sollicité la réorientation de l’aide afin de protéger la production nationale. Il avait aussi cité, au nombre de ses priorités, la réouverture des classes, des abris pour les sinistrés, la construction d’infrastructures et la décentralisation. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6638

Université d’Etat : reprise des cours début mai au campus provisoire de Damien

Dimanche 14 mars 2010, Le vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’Etat d’Haïti, le professeur Wilson Laleau, a annoncé samedi pour début mai 2010 l’éventuelle reprise des activités académiques à l’UEH interrompues par le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Un campus provisoire a été en ce sens aménagé à Damien. En dépit du fait que les locaux de certaines facultés (telles que l’Ethnologie, l’IERAH et l’INAGHEI), soient en mesure d’accueillir des étudiants, ces derniers, fortement "traumatisés" par le béton, suivront des cours au campus provisoire pendant quelques mois, informe le professeur Laleau. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve2134

Séisme : la mairie de Delmas renonce à déplacer les réfugiés

vendredi 12 mars 2010, Le maire de Delmas (zone métropolitaine), Wilson Jeudi, renonce à déplacer les réfugiés qui occupent depuis deux mois maintenant les installations du campus des frères de l’instruction chrétienne (St-Louis de Gonzague) situé dans sa commune.
C’est ce qu’a révélé l’élu dans une interview à Radio Kiskeya.
Il a pris cette décision suite à une déclaration du président René Préval préconisant le dialogue pour convaincre les sinistrés de libérer les espaces privés, publics ou institutionnels qu’ils occupent depuis le séisme du 12 janvier. M. Jeudi rejette ainsi implicitement des mesures fermes prises par certaines mairies de la zone métropolitaine en vue de reloger des réfugiés.
L’intervention présidentielle a été interprétée par les réfugiés de St-Louis de Gonzague comme un appui à leur cause, d’où leur détermination à ne plus bouger.
Le maire de Delmas, qui avait entrepris cette démarche dans le but d’accommoder sous des tentes plusieurs écoles effondrées dans sa municipalité lors de la catastrophe du 12 janvier, a donc décidé de jetter l’éponge.
Wilson Jeudi a demandé au pouvoir central, particulièrement au ministère de l’éducation nationale, de se charger de ce dossier. lpp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve2132


Commentaires :


Et ce Preval qui ne sait pas du tout la valeur des mots dans les circonstances actuelles. Un président se doit d’affronter les problèmes avec fermeté même si on a peu de moyens. Le laisser-aller utilisé trop souvent pour pallier l’absence de volonté, de capacité à résoudre les problèmes a montré l’étendue de son mal-fondé avec les évènements du 12 janvier.


Qui sait, avec cette façon de parler du papa-bon-coeur, il débute sa campagne électorale !

Nouvelle visite du secrétaire général de l’ONU en Haïti

24 heures au cours desquelles le numéro 1 de l’ONU procédera à une nouvelle évaluation de la situation deux mois après le séisme
dimanche 14 mars 2010, Radio Kiskeya
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est attendu ce dimanche à Port-au-Prince pour une visite de 24 heures, deux mois après le séisme qui a dévasté plusieurs régions d’Haïti, tuant plus de 200.000 personnes et faisant plus de 1 million de sans-abri, selon des statistiques officielles.
Avant cette visite, Ban Ki-moon a nommé le général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz comme nouveau commandant des forces de paix de l’ONU en Haïti en remplacement de son compatriote Floriano Peixoto Vieira Neto.
Une semaine après le tremblement de terre du 12 janvier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait autorisé l’envoi de 2.000 soldats en renfort des 7.000 Casques bleus déjà sur place, ainsi que l’ajout de 1.500 policiers aux 2.100 déjà en Haïti.
Cent un (101) employés civils, haïtiens et étrangers, militaires et policiers de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), dont le chef de la mission onusienne, le diplomate tunisien Hédi Annabi et son adjoint brésilien Carlos da Costa, ont péri dans le séisme. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6636

Enfants de militaires: en attendant papa...

Nadia Ross, collaboration spéciale Le Soleil

(Québec) La catastrophe en Haïti a ébranlé tout le monde. D'y voir nos militaires déployés en aide d'urgence a certes éveillé notre fierté. Une fierté gagnée à coups de sacrifices. Qu'ils soient adjudants, majors ou soldats, ces militaires sont bien souvent des parents et quand ils partent en mission à l'étranger, c'est tout un vide qu'ils créent derrière eux.
Le major Laurent Giroux a quitté sa petite famille pour se rendre en Haïti à la fin du mois de janvier. Dans leur coquette maison de Montchâtel, Alexandre, huit ans, et Maude, six ans, font une croix sur le calendrier. «Mon papa va revenir là», lance la petite en pointant le 28 mars, plus que 16 jours!
Sur le mur, les dessins de Maude se chevauchent, ce sont des cadeaux pour son père qui lui manque «surtout pour ses câlins. Mon père sent toujours bon», ajoute-t-elle, les yeux rivés son prochain chef-d'oeuvre : le dessin d'un funambule en équilibre sur un fil.
De son côté, Alexandre attend le retour de son père avec impatience afin que reprennent les combats de lutte ou de boxe dans le «grand lit blanc», une activité qui occupe habituellement toute la famille juste avant d'aller au lit. C'est aussi dans les moments de solitude que son père lui manque. «Quand je n'ai pas d'ami avec qui jouer, je m'ennuie plus», laisse tomber celui qui offrira des leçons de guitare à son père en guise de présent de bienvenue.
Fêter le retour
En attendant la fin de la mission, la famille se prépare à fêter le retour de Laurent, qui est perçu comme un héros dans le quartier. Au service de garde de l'école, une collecte de fonds s'organise et les sous récoltés seront donnés au major pour qu'ils soient utilisés à la reconstruction d'Haïti. «C'est sûr que je suis fier de mon père!» lance Alexandre, qui est bien au fait de la mission. «Je lui parle presque à tous les jours», dit l'actuel «homme de la maison».
L'accès aux moyens de communications est d'ailleurs un élément qui rend les déploiements moins difficiles, confie Marie-France, la conjointe de Laurent. Il n'en demeure pas moins que du côté pratique, la gestion familiale demeure tout un casse-tête. Elle doit jongler avec son travail, les devoirs, le ménage, les repas... D'où l'importance d'être bien entouré. «Des voisins, des gens à l'école m'ont dit que si j'avais besoin d'aide de ne pas hésiter à le demander. Juste le fait qu'ils offrent leur aide me fait énormément plaisir et je pense que c'est un peu une façon pour ces gens-là de faire leur part pour Haïti. Ce qui fait aussi du bien», dit la mère de famille.
Celle qui met l'épaule à la roue pour l'instant, c'est Pauline, sa belle-mère. «Je fais une petite brassée, un souper, ou tout ce qui peut donner un coup de main pour que Marie-France puisse passer du temps de qualité avec ses enfants. C'est ça qu'ils ont besoin!» lance celle qui a vu son fils déployé plus d'une fois. «Cette fois-ci, c'est la plus émotionnante. C'est déchirant parce que les enfants sont conscients de l'absence de leur père. Je sens le vide que ça crée et c'est pourquoi je suis là!»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/vivre-ici/famille/201003/13/01-4260450-enfants-de-militaires-en-attendant-papa.php

Des petits plats pour aider Haïti

(Québec) Depuis la tragédie du 12 janvier, en Haïti, 1150 pilons de poulet ont servi à amasser de l'argent pour le pays. Ce qui se traduit par plus de 3500 $ en dons, pour les sinistrés, grâce aux talents culinaires d'un membre de la petite diaspora haïtienne à Québec, Fritz Prophète. À Québec depuis 30 ans, Fritz Prophète est ingénieur au ministère des Transports du Québec. Sa conjointe, Lise Perron, est pour sa part analyste aux régimes de retraite, à la Régie des rentes. Et la fin de semaine, depuis deux mois, ils cuisinent. Pas pour eux, pour Haïti.
«Quand le tremblement de terre est arrivé, c'était tellement gros que c'était difficile à croire», raconte M. Prophète, qui a toujours de la famille proche en Haïti; un de ses neveux est d'ailleurs mort à la suite de la tragédie. Ses deux frères sont là-bas, celui dont le fils est décédé a vu aussi sa maison détruite. La maison de sa soeur est fissurée, et elle dort dans sa cour, à 78 ans. «On se sent tellement impuissant face à cette situation extrême qu'on a voulu faire quelque chose.»
Fritz et Lise ont d'abord organisé une soirée-bénéfice, à la fin janvier, à leur école de danse de salsa, avec au menu des plats inspirés de la cuisine traditionnelle haïtienne, cuisinés par M. Prophète. Puis, en y pensant bien, et avec le soutien de leurs milieux de travail, ils ont décidé de préparer des repas pour emporter, qu'ils livrent eux-mêmes, congelés ou frais cuits. Des pilons de poulet créole avec du riz aux pois rouges, des crevettes (piquantes ou pas), du pangasius (un poisson), tout ça préparé en repas individuels et livré aux collègues de travail, qui payent 8 $ par repas, dont 3 ou 4 $ vont à des organismes de charité reconnus, le reste servant à payer la nourriture.
Aide équitable
«Nous avons pris des ententes avec la Croix-Rouge, Médecins sans frontières et l'Association haïtienne de Québec (pour le CECI), et les gens choisissent à qui ils veulent remettre leur don», souligne Lise Perron. M. Prophète est le cuisinier, elle est l'organisatrice en chef. Expérimentée en collectes de fonds, Mme Perron gère l'opération au quart de tour, et chaque sou va où il doit aller. Son conjoint ayant lui-même de la famille sinistrée en Haïti, pourquoi ne pas garder l'argent récolté dans un fonds privé? «Fritz tenait absolument à ce que notre effort soit équitable pour son pays, c'était très important pour lui», explique Mme Perron, précisant aussi qu'ils s'occupent personnellement d'aider leur famille.
Pour participer à cet effort de solidarité, tout en vous régalant de cuisine haïtienne, Lise Perron suggère de former un groupe, de 20 à 100 personnes (vous comprenez qu'il leur est impossible de livrer des repas à l'unité, ici et là), tout en vous trouvant une bonne raison pour un souper créole entre amis. Vous pourrez commander le nombre de repas requis, et la magie de la générosité fera son oeuvre, dans la mesure du possible. Pour information : lise.perron1@gmail.com
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201003/13/01-4260467-des-petits-plats-pour-aider-haiti.php
Commentaires:
Bravo!...une idée vraiement génial pour les restarateurs et toux ceux qui conaissent un peu la cuisine créole et haïtienne!

dimanche 14 mars 2010

Courte visite de Ban Ki-moon en Haïti

Le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé dimanche en Haïti pour une courte visite destinée à se rendre compte de la situation, à l'heure où les camps accueillant des victimes du séisme du 12 janvier sont confrontés à une violence croissante. Cette visite de quatre heures au cours de laquelle il doit rencontrer le président René Préval est la deuxième visite du secrétaire-général des Nations unies en Haïti depuis le tremblement de terre dévastateur qui a fait plus de 200.000 morts et quelque 1,3 million de sans-abri.
Ban Ki-moon doit tout d'abord s'arrêter dans une ville de tentes derrière un club sportif qui est devenu une base de l'armée américaine après la catastrophe.
Des dizaines de milliers de personnes qui y vivent risquent d'être victimes d'inondations et de glissements de terrain alors que la saison des pluies approche.
Seule la moitié des personnes qui se sont retrouvées sans-abri après le séisme ont reçu une tente ou des baches en plastique pour se protéger des pluies diluviennes.
AP

Israël maintient son bouclage de la Cisjordanie de crainte de violences

Israël a décidé samedi de proroger jusqu'à mardi minuit le bouclage total de la Cisjordanie et de limiter l'accès dimanche à l'esplanade des Mosquées, de crainte d'attentats et de violences, a-t-on appris de sources militaires et policières israéliennes.
Le bouclage strict de la Cisjordanie, censé s'achever à samedi minuit, a été ordonné par le ministre de la Défense Ehud Barak "pour motifs sécuritaires", compte tenu d'un risque maintenu d'attentats, selon un porte-parole de l'armée.
Il a pris effet à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.

L'armée israélienne boucle systématiquement la Cisjordanie à l'occasion de chaque fête juive. Mais c'est la première fois depuis plus d'un an qu'une telle mesure est prise alors qu'aucune célébration n'est prévue en Israël.
Par ailleurs, l'accès à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem sera à nouveau interdit dimanche aux musulmans de moins de 50 ans, a annoncé samedi soir la police israélienne, qui redoute de nouveaux heurts sur le troisième lieu saint de l'islam.
"Compte tenu d'informations sur des troubles que pourraient causer des Palestiniens, la police a décidé d'interdire aux hommes de moins de 50 ans de prendre part dimanche à la prière sur l'Esplanade", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Il a précisé qu'aucune restriction ne serait appliquée aux femmes musulmanes. Toutefois, "l'entrée des visiteurs d'autres religions sera interdite", a ajouté le porte-parole.
La police va maintenir par ailleurs son dispositif renforcé à Jérusalem-est, secteur dont la population est en majorité arabe et où des heurts sporadiques ont eu lieu ces derniers jours, selon M. Rosenfeld.
Des restrictions avaient déjà été mises en oeuvre vendredi à la suite de violents heurts sur l'esplanade le 5 mars qui avaient fait plusieurs dizaines de blessés, dont 15 policiers.
L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam, après La Mecque et Médine. Les juifs et nombre de chrétiens l'appellent le Mont du Temple, qui est considéré comme le site le plus sacré du judaïsme.
La tension est encore montée d'un cran cette semaine avec le feu vert donné par le ministère israélien de l'Intérieur à la construction de 1.600 logements dans la partie orientale de Jérusalem, annexée par Israël après sa conquête en juin 1967.
Samedi soir, deux Israéliens ont été légèrement blessés par un cocktail molotov visant des véhicules sur une autoroute reliant Jérusalem à Tel Aviv, selon la police.
Par ailleurs, des combattants palestiniens de Gaza ont tiré samedi soir une roquette Qassam sur le sud du territoire israélien sans faire de dégâts, ni de blessés, a indiqué la police israélienne.
Jeudi, une roquette avait été tirée à partir de la bande de Gaza et avait atterri sans faire de victimes, mais endommageant un atelier dans un kibboutz.
En représailles, l'aviation israélienne avait déclenché deux raids sur des cibles à Khan Younis et à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, faisant un mort et plusieurs blessés.
Selon un bilan officiel israélien, les groupes palestiniens armés de Gaza ont tiré 146 roquettes et 71 obus de mortier sur Israël depuis la fin de l'offensive de Tsahal contre l'enclave palestinienne en janvier 2009.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41933173@7-60,0.html

Somalie: les forces gouvernementales "inefficaces et corrompues"

Les forces de sécurité du gouvernement de transition somalien (TFG) restent, malgré l'assistance internationale, "inefficaces, désorganisées et corrompues", selon un rapport de l'ONU.

"L'impasse militaire actuelle en Somalie est moins le reflet de la force de l'opposition armée que de la faiblesse du TFG", estime ce rapport du Groupe de contrôle (Monitoring group) de l'ONU sur la Somalie, qui doit être présenté cette semaine au Conseil de sécurité.
"Malgré une assistance internationale, notamment en (termes d')entraînement, les forces de sécurité gouvernementales restent inefficaces, désorganisées et corrompues", observe ce document, dont l'AFP a eu connaissance de certains extraits.

L'armée et la police du TFG sont toujours un ensemble "composite de milices indépendantes loyales à des responsables gouvernementaux ou militaires qui tirent profit du business de la guerre et résistent à leur intégration sous un commandement unique".
"Le gouvernement doit sa propre survie" à la force de paix de l'Union africaine (Amisom), "plutôt qu'à ses propres troupes", constate le Groupe de contrôle.
Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le très fragile TFG ne contrôle qu'une petite partie de Mogadiscio, essentiellement grâce aux 5.000 militaires burundais et ougandais de l'Amisom, et sous les assauts quasi-quotidiens des insurgés islamistes shebab.
Les shebab, qui se réclament d'Al-Qaïda, contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, un pays ravagé par la guerre civile depuis 1991.
Le TFG a annoncé depuis plusieurs semaines son intention de lancer prochainement, avec le soutien de l'Amisom, une offensive majeure à Mogadiscio contre les insurgés islamistes.
En octobre 2009, avec le soutien de l'Amisom, des troupes entraînées à Djibouti ont été réorganisées en bataillons, rappelle le Groupe de contrôle.
Au 1er novembre, "environ 2.900 militaires étaient considérés comme opérationnels et recensés par les autorités, sans compter un nombre additionnel de combattants", précise le rapport.
"Le TFG dispose également du soutien de diverses milices, dont certaines opèrent formellement sous l'autorité de l'armée ou de la police. Selon une évaluation internationale du secteur de la sécurité fin 2009, ces milices pro-TFG étaient estimées entre 5.000 et 10.000 à Mogadiscio", ajoute le Groupe de contrôle.
"Dans les faits, la majorité des forces gouvernementales sont irrégulières, avec une base clanique, et se caractérisent surtout par des arrangements personnels au niveau de leur commandement".
L'armée comme la police, qui "se chevauchent souvent", "manquent de structure, d'organisation et d'une chaîne de commandement efficace.
"La culture de milice, cette mentalité et ce comportement (de groupes armés) restent très développés dans l'armée", déplorent également les experts onusiens.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41934223@7-60,0.html

Haïti: les blessés font place aux malades

(Sherbrooke) Lentement, les séquelles médicales du tremblement de terre en Haïti s'atténuent. À l'hôpital de Jacmel, où oeuvrent des membres de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (connue sous l'acronyme anglais DART) de l'armée canadienne, les blessés laissent place aux malades, souvent chroniques.

Ce n'est pas une nouvelle réjouissante, les problèmes communautaires étant nombreux dans le pays le plus pauvre de l'Amérique avant la secousse. «Mais il s'agit d'une amélioration remarquable, estime le sergent Guy Bergeron, technologiste médical. Le fait qu'on ne voit plus de gens qui ont été blessés par le tremblement de terre est très bon signe. Les cas prioritaires ont été vus.»
Dès les premiers jours
Toutefois, rappelle le Sherbrookois d'origine, l'équipe militaire était sur les lieux dès les premiers jours après la terrible secousse du 12 janvier et avait pour mission de prodiguer les premiers soins aux innombrables blessés. «Nous sommes en processus de remettre les guides de l'hôpital aux organismes non gouvernementaux», souligne le sergent.
Le militaire et son équipe devraient être de retour au Canada à la mi-mars, après avoir passé deux mois à soigner les victimes du séisme. Le répit sera apprécié de la part de celui qui en est à sa 5e mission, après deux séjours en Bosnie et deux autres en Afghanistan. «C'est plus court que nos autres missions, mais c'était beaucoup plus intense. Nous avions moins de ressources disponibles et nous devions atteindre nos objectifs dans un très court délai. C'était un travail très exigeant», estime-t-il.
La mission était aussi différente des autres pour le Sherbrookois basé à Petawawa en ce sens qu'elle n'était pas dans une zone de conflit. Après avoir vécu la guerre en Afghanistan et avoir fait office de Casque bleu dans le conflit de Bosnie, il classe la mission en Haïti dans une troisième catégorie: une réelle mission humanitaire. «Ici, nous pouvions mettre complètement l'accent sur les soins de santé, en ayant moins à nous soucier de notre sécurité personnelle.» Ce qui a permis au DART d'être d'une efficacité remarquable.
Bien reçus
«Nous sommes bien reçus, la population locale vient nous voir à l'hôpital simplement pour nous remercier. C'est motivant.»
Oeuvrant dans un laboratoire, avec la charge de faire les analyses sanguines et les analyses d'urine, le technologiste médical n'a pas eu beaucoup de contacts avec la population à l'extérieur de l'hôpital. Toutefois, ses collègues ont pu lui dire qu'une nette amélioration était visible sur le terrain au terme de cette mission.
De retour au Canada, le sergent reprendra l'entraînement et son travail à l'hôpital militaire de Petawawa. Une promotion n'est pas exclue, «on ne sait jamais!» Quant à une prochaine mission, ça attendra un peu.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/estrie/201003/12/01-4260025-haiti-les-blesses-font-place-aux-malades.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4260442_article_POS3

Des centaines de milliers d'Haïtiens toujours dans des camps de fortune

Ben Fox et Jonathan Katz: Associated Press, Port-au-Prince
Deux mois après le séisme qui a ravagé leur pays, les centaines de milliers d'Haïtiens ayant perdu leur maison vivent toujours dans des camps de fortune insalubres. Malgré ses promesses, le gouvernement semble loin de pouvoir reloger ces sinistrés, alors que les ONG craignent que la saison des pluies, imminente, vienne ajouter à la catastrophe humanitaire.
Depuis le tremblement de terre du 12 janvier, ils sont 600 000 Haïtiens à vivre sous des tentes, des bâches ou de simples draps dans des camps surpeuplés et insalubres, envahis par les moustiques et les mouches, où, en l'absence de toilettes, règne une odeur pestilentielle.
Et la situation pourrait empirer avec l'arrivée de la saison des pluies, qui débute normalement vers le 1er avril. «C'est vraiment une situation désespérée (...) On a toutes les caractéristiques d'une catastrophe majeure», s'alarme Alex Wynter, porte-parole en Haïti de la Fédération internationale des Croix-Rouges et des Croissants-Rouges. Selon lui, il est pratiquement impossible que les abris soient en place avant le début des pluies. «Certains d'entre nous prient, littéralement, pour que la saison des pluies soit légère».
Quelques jours après le séisme, le gouvernement haïtien s'était engagé à commencer à reloger les sinistrés dès le début février. Les organisations internationales ont déjà les plans nécessaires pour construire au moins 140 000 abris, mais attendent toujours que les terrains pouvant les accueillir soient disponibles.
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive a reçu jeudi plusieurs grands propriétaires terriens, sans que ne filtre aucune information sur la nature des discussions. Le chef du gouvernement a seulement réaffirmé que le relogement des sinistrés demeurait sa priorité.
«Je peux comprendre la frustration des gens dans la rue. Je peux comprendre la frustration des gens qui attendent de meilleures conditions» de vie, a-t-il déclaré. Mais, a-t-il ajouté, «les gens en parlent comme si cette situation durait depuis deux ans. Deux mois, c'est très court par rapport à ce que nous avons enduré en Haïti».
Pour obtenir les terrains nécessaires, le gouvernement haïtien fait face à deux écueils: son manque d'argent et le découpage traditionnel des parcelles dans le pays.
Il lui en coûtera d'abord environ 86 millions de dollars (62 millions d'euros) pour construire les sites qui accueilleront les abris et 40 millions supplémentaires (29 millions d'euros) pour indemniser les propriétaires terriens, selon Gérard-Emile Brun, conseiller du gouvernement sur le relogement.
Haïti ne dispose pas de ces sommes et va devoir se tourner vers la communauté internationale, elle-même méfiante à l'idée de prêter directement de l'argent à un gouvernement longtemps gangrené par la corruption.
Deuxième problème: le découpage des terres, un sujet de tension tout au long de l'histoire d'Haïti qui a notamment contribué à la révolte des esclaves ayant conduit à l'indépendance du pays vis-à-vis de la France en 1804.
D'importantes parcelles, parmi lesquelles d'anciennes plantations de canne à sucre, sont aux mains d'une poignée de grands propriétaires terriens. Le reste est divisé en petits lopins destinés à l'agriculture. «Il n'y a que très peu de personnes qui possèdent des domaines que l'on peut réquisitionner pour y installer des camps (...) Sinon, nous aurions déjà trouvé les terres», affirme Gérard-Emile Brun.
Vendredi, environ 700 personnes vêtues de blanc ont défilé à Port-au-Prince en mémoire des victimes du séisme, et pour rappeler au gouvernement son engagement à reloger les sinistrés. «Le message est que le gouvernement doit prendre ses responsabilités et aider les gens à quitter les rues pour avoir une vie décente», a demandé l'un des participants, Thomas Esau, 29 ans.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/13/01-4260353-des-centaines-de-milliers-dhaitiens-toujours-dans-des-camps-de-fortune.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4260442_article_POS1

Un violent séisme de 7,0 frappe au large de l'Indonésie

Agence France-Presse, Jakarta
Un puissant tremblement de terre de magnitude 7,0 est survenu dimanche au large de l'archipel des Moluques, à l'est de l'Indonésie, mais aucune alerte au tsunami n'a été déclenchée, ont annoncé des sismologues.
Le séisme s'est produit à 19H47 locales (7H47, heure de Montréal) à environ 132 km au sud-est de de Labuha, dans la province des Moluques du Nord, à une profondeur de 56 km, a précisé l'Agence indonésienne de Météorologie et de géophysique.
«Aucune victime n'a été signalée pour le moment. Des secousses ont été perçues en plusieurs endroits, mais elles n'étaient pas de très forte intensité», a déclaré à l'AFP le directeur technique de l'agence Suharjono.
L'Indonésie est située sur le «cercle de feu» du Pacifique, où l'activité volcanique et sismique est très forte. Plus de 1000 personnes ont été tuées par un séisme d'une magnitude de 7,6 qui a secoué l'île de Sumatra en septembre 2009.
http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201003/13/01-4260442-un-violent-seisme-de-70-frappe-au-large-de-lindonesie.php

La vigilance toujours de rigueur face aux risques de répliques du tremblement de terre du 12 janvier, selon l’ingénieur Claude Preptit

Des édifices pourraient bientôt s’effondrer sans secousse, prévient-il samedi 13 mars 2010, Radio Kiskeya
Le directeur adjoint du Bureau des Mines et de l’Energie (BME), le géologue Claude Preptit, a de nouveau lancé un appel à la vigilance à la population haïtienne face aux risques de nouvelles répliques du tremblement de terre du 12 janvier dernier, en dépit du fait que la réduction de la fréquence de ces répliques constitue en soi un signal positif.
Le géologue qui mène campagne bien avant le séisme du 12 janvier sur les attitudes à observer en cas de tremblement de terre, suggère à la population de continuer à rester hors des édifices dont l’état n’est pas vérifié par un ingénieur qualifié.
Concernant les secousses enregistrées au cours de la semaine à la frontière entre Haïti et la République Dominicaine, M. Preptit indique que c’est probablement la faille géologique du Nord qui en est à la cause. Pour lui, de telles secousses paraissent normales, il ne faudrait verser dans aucune forme de panique. Il n’écarte toutefois pas la possibilité qu’elles puissent représenter des signes précurseurs d’un séisme.
En tout état de cause, vu que la faille du Nord a accumulé suffisamment d’énergie pour, éventuellement, provoquer un séisme, le géologue recommande l’observance de mesures appropriées dans toute la région septentrionale du pays.
Claude Preptit prévient par ailleurs que, dans les 3 mois à venir, certains des édifices qui avaient été sérieusement affectés par le séisme du 12 janvier pourraient s’effondrer, même sans secousse tellurique.
Il recommande enfin que les opérations de démolition d’édifices endommagées soient supervisées par des spécialistes de la question. Des édifices contigus à un édifice en démolition pourraient être affectés par la vibration engendrée, prévient en conclusion le Directeur adjoint du Bureau des Mines et de l’Energie. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6634

Un leader évangélique abattu à Port-au-Prince

La PNH et la UNPOL décident de faire face à l’insécurité
samedi 13 mars 2010, Radio Kiskeya
Le révérend pasteur Doris Jean-Louis de la 1ère Eglise Evangélique Luthérienne de Concordia sise à Delmas 89 a été abattu de plusieurs balles vendredi soir en sa résidence par des individus qui l’attendaient vraisemblablement devant la barrière de sa résidence sise à Duplan II (Fermathes, Est de Port-au-Prince).
Les meurtriers ont exigé du pasteur qu’il leur fournisse l’argent généré par une école affiliée à l’église avant de l’abattre de plusieurs balles, rapporte Pierre Dieusauve, un membre du conseil d’administration de l’Eglise. L’épouse de la victime qui était venue lui ouvrir le portail a été malmenée par les agresseurs qui lui ont intimé l’ordre de leur livrer tous les objets de valeur qu’ils pouvaient emporter.
La mission évangélique que dirigeait le pasteur Jean Louis compte des annexes à Pèlerin 3 (bis) et à Caradeux. Elle construisait un orphelinat à la Croix-des-Bouquets.
Doris Jean Louis laisse trois enfants résidant aux Etats-Unis.
L’assassinat du pasteur Jean-Louis coïncide avec une certaine recrudescence de l’insécurité à Port-au-Prince après le tremblement de terre du 12 janvier. La police nationale d’Haïti (PNH) et la police de l’ONU (UNPOL) ont annoncé une action conjointe en vue d’appréhender de dangereux fugitifs et de faire échec à la reconstitution des gangs dans divers quartiers. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6633
Commentaires:
Ouf! on est sauvé. La PNH et l'UNPOL, décident (enfin) de lutter contre l'insécurité. On parle beaucoup de  la saison des pluies, puis la saison cyclonique comme vecteurs de prochaines catastrophes annoncées. Peu de gens mettent l'accent sur la recrudescence de l'insécurté et ses conséquences néfastes sur l'avenir du pays dans la conjoncture actuelle.
Dans les plan de reconstruction du pays, laprise en main de la sécurité devrait revêtir une importance capitale.

SI M PA RELE: Un cas de « wont sèvi kòlè »

La tribune de l’écrivain Lyonel Trouillot samedi 13 mars 2010, Radio Kiskeya
Il y a quelque chose de pathétique dans les cris de colère lancés par quelques beaux messieurs et quelques bonnes dames clamant leur appartenance aux classes aisées, face aux constats ou propos de journalistes étrangers sur les divisions sociales haïtiennes, sur l’odieuse injustice sociale qui ne résume pas Haïti, mais qui en reste l’une des caractéristiques les plus évidentes pour qui veut regarder.
Il y a eu le séisme. La terre n’a pas fait le tri. Et, dans toutes les classes sociales il y a eu, face à la détresse des autres, des gestes de solidarité, de bravoure, même d’héroïsme. Dans de telles situations, ce sont moins les classes qui sont vertueuses que les individus. Les journalistes étrangers, dans leur majorité, n’ont pas assez signalé la valeur de tels actes, le côté profondément humain des réactions individuelles. Bien sûr, il n’y a pas eu que ça, il y eu les fuites précipitées vers l’ailleurs, quelques entrepreneurs qui ont préféré sécuriser coffres et marchandises, et quelques oreilles restées sourdes aux appels de voisins… Mais tout cela existe partout. Comme le courage et la lâcheté, la bonté humaine et l’individualisme.
Saluer ces actes de courage et ces élans spontanés est une chose. Refuser de voir ce qui était avant le séisme et qui demeure (le manque d’équité, de justice sociale ; l’indifférence de classe ; le parti pris de l’exclusion) est une autre chose. Et refuser aux journalistes, comme à tout individu ou groupe qui le voudrait, de voir ce que l’on ne veut pas voir, de dire ce que l’on ne veut pas entendre, ne fait pas de sens. On peut voir les deux choses en même temps, et les actes de courage de quelques bonnes âmes de quelque soit le milieu ne peuvent servir de masque au partage inégal qui fait les malheurs permanents de ce pays. Qu’il y ait eu des actes de courage, cela veut dire que la société n’est pas fondée sur l’injustice et que cela doit changer ! Qu’il y ait eu des actes de courage, cela veut dire que quand quelqu’un tient des propos qui allient beauté et teint clair, ce n’est pas du racisme ! Qu’il y ait eu des actes de courage, cela veut dire que quand quelqu’un se prévaut de n’être là que pour le commerce et ne s’intéresse qu’à son commerce, c’est de l’humanisme et du patriotisme ! Qu’il y ait des entrepreneurs et des entreprises qui se sont engagés dans l’aide sans penser à leurs intérêts économiques immédiats, voire à perte (hommage leur soit rendu) cela veut dire que ce n’est pas injuste qu’en temps normal le travailleur ne puisse subvenir à ses besoins primaires avec son salaire !
Allons donc. Dénonçons les journalistes pour ce qu’ils n’ont pas vu : des actes de solidarité, de bienveillance de tous et de partout, la débrouillardise dans les milieux populaires… Pour ce qu’ils ont exagéré par besoin de sensationnalisme : pillages, banditisme… Mais pas pour ce qui est visible à tous, tremblement de terre ou pas : l’existence du racisme, le partage trop inégal des richesses, le mépris de l’autre par certains groupes sociaux ou au moins par certains membres de certains groupes sociaux. Aux yeux du peuple haïtien dans sa grande majorité, aux yeux du monde entier (il suffit de passer quelques heures ici et d’observer le fonctionnement de certains groupes) les élites économiques haïtiennes ne sont pas jolies. En y mettant des nuances, on pourrait dire que tous les membres de ces élites n’ont pas forcément le même comportement, et ce serait sans doute vrai, mais c’est une loi humaine que l’évidence du pire. Folles, ces élites, ou fous les pires en elles s’ils croient que quelqu’un, en dehors de leurs cercles les trouve modernes, sympathiques… Quelle doit être la solitude de celui qui n’est beau qu’à ses propres yeux…
LYONEL TROUILLOT

Évaluation des dégâts

Le Ministre de l'Économie, Planification et Développement de la République Dominicaine, Juan Temístocles Montás, lors d'une conférence de presse tenue en compagnie de Kristalina Georgieva, Commissaire Européenne pour l'Aide Humanitaire, la Coopération Internationale et la Réponse à la crise à annoncé que La République Dominicaine sera le siège d'une conférence internationale de pays donateurs visant à évaluer les conséquences économiques du tremblement de terre qui a touché la nation voisine le 12 janvier. Cette réunion se tiendra le 16 et le 17 mars et servira de base pour la réunion des pays donateurs d'Haïti qui se tiendra le 31 Mars 2010 au siège de l'Organisation des Nations Unis. ll est prévu que le Président Leonel Fernández dirige la session de la troisième journée. 24 pays ont été invité et 14 ont confirmé, pour le moment, leur présence. M. Montás en tant que commissaire du gouvernement dominicain, travaille avec les autorités haïtiennes sur l'élaboration d'un plan d'action pour la reconstruction du pays voisin. Il a remercié et félicité le Président Leonel Fernández, le gouvernement et le peuple dominicain pour leur rapide réaction, leur générosité et leur solidarité face à la tragédie haïtienne.
Kristalina Georgieva, a ajouté que l'Union Européenne comprenait que la catastrophe en Haïti impliquait un engagement fort de la République Dominicaine, qui jouera un rôle clé dans tout le processus de reconstruction et expliqué que l'Union Européenne s'engageait à continuer à travailler avec les autorités haïtiennes et dominicaines afin d'aider le peuple haïtien à se relever
N/ Radio Metropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17216

Des plaques non tectonique!

La direction générale de la Police Nationale d'Haïti (PNH), dit avoir le regret de constater que certains citoyens ou ressortissants étranger, profitent de la situation post-désastre, pour circuler sur le territoire à bord de véhicules sans plaque d'immatriculation nationale ou avec une photocopie de plaque d'immatriculation nationale. Ces conducteurs prennent en outre, l'habitude de déroger à toutes les lois de la circulation, violant notamment les voies à sens unique et les feux rouge sans égard, aucun pour les autres usagers. En conséquence, dans une note de presse datant du 10 mars, portant la signature du directeur général, Mario Andrésol, la direction de la police nationale s'empresse d'informer le publique en général et les personnes concernées en particulier, que la situation humanitaire que vie le pays, n'autorise aucun particulier ou institution nationale ou étrangère à enfreindre les lois de la République.
La direction générale de la police nationale, invite tous les intéressés à faire immatriculer sans délai leur véhicule auprès des services concernés. Dans le souci de maintenir le bon ordre publique et de prévenir de nouveaux problèmes de sécurité, la PNH procédera à l'immobilisation de tous les véhicules surpris sans plaque d'immatriculation nationale ou munie seulement d'une photocopie de la dite plaque.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17215