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mardi 6 mai 2008

Une femme et son enfant de 8 ans blessés par balle à Delmas 83

La Direction Centrale de la Police Judiciaire saisie du dossier
Mardi 6 mai 2008,
Radio Kiskeya
Une femme, Carline Phanord et son enfant Jean Wilbert Tanis (8 ans), ont été blessés par balle lundi aux environs de 8 heures p.m. par au moins trois individus armés qui ont fait irruption dans la maison en construction qu’ils occupent à Delmas 83 (Nord-est de la capitale), plus précisément dans le quartier de Chante-Brise.
L’incident s’est produit alors que, presque au même moment, un véhicule de la police se trouvait en stationnement à proximité de la maison, selon des témoins ayant requis l’anonymat. Certains occupants de la maison soutiennent que deux des trois agresseurs remarqués sur les lieux portaient l’uniforme de la police, d’après les mêmes témoignages.
Transportés d’urgence à l’hôpital par une patrouille policière, les deux victimes seraient pour le moment hors de danger.
Des gens du voisinage du lieu où s’est produit l’incident n’écartent pas l’éventualité d’une opération menée par des spoliateurs en quête de propriétés apparemment vacantes dans toute la zone. L’époux de Carline Phanord, absent au moment de l’incident, est le gérant de la maison en construction et de la vaste propriété sur laquelle celle-ci est érigée et qui ne serait pas en litige. Ils pensent que l’opération visait vraisemblablement le gérant, les spoliateurs tentant de le chasser de la propriété.
Une précédente tentative d’accaparer le terrain impliquant des policiers, avait échoué suite à l’intervention du Commissariat de Delmas 33 et de l’appareil judiciaire, rapportent les riverains.
La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a été saisie du dossier, selon des proches de Mme Carline Phanord. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4998

Crise alimentaire : le directeur général de la FAO en visite en Haïti

Jacques Diouf visitera un projet de l’organisation à Cabaret
Mardi 6 mai 2008,
Radio Kiskeya
Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Dr Jacques Diouf, effectue une visite de 24 heures ce mardi en Haïti, un mois après les émeutes de la faim enregistrées dans diverses régions du pays.
Outre ses discussions avec le chef de l’Etat, René Préval, et des partenaires de la FAO en Haïti, M. Diouf visitera un projet mis en œuvre par l’organisation à Cabaret (Ouest).
Diouf a exhorté le 29 avril dernier la communauté internationale à prendre des mesures immédiates face à l’urgence alimentaire mondiale, sans négliger les opportunités offertes par la hausse des prix de l’alimentation en ce qui concerne les stratégies à mettre en place en vue d’éviter la répétition de telles situations dramatiques.
Dans un article publié sur le site Internet de la FAO et intitulé Soaring Food Prices - Threat or Opportunity ?, M. Diouf a souligné notamment l’urgence de relancer l’agriculture, une opportunité que la communauté internationale ne doit pas rater”.
La hausse des prix des produits alimentaires de base nécessite une approche à deux niveaux : d’une part des politiques et des programmes pour soutenir les millions de pauvres dont les moyens d’existence sont menacés et, d’autre part, des mesures pour aider les agriculteurs du monde en développement à tirer profit de la nouvelle situation.
“Nous devons produire davantage là où le besoin en denrées alimentaires est urgent afin de réduire l’impact de la flambée des prix sur les consommateurs pauvres. Simultanément, nous devons doper la productivité et la production créant ainsi des opportunités supplémentaires de revenus et d’emplois pour les ruraux pauvres”, affirme M. Diouf.
La question de la hausse des prix des produits alimentaires sera examinée par les chefs d’Etat et de Gouvernement de la planète qui participeront du 3 au 5 juin prochain, au siège de la FAO, à Rome, à la Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale : les défis du changement climatique et des bioénergies.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4997

Le Premier ministre désigné envoie ses pièces au Sénat

Une mission qu’Eric Pierre a confiée à ses avocats ; la commission spéciale se met au travail
lundi 5 mai 2008,
Radio Kiskeya

La commission spéciale du Sénat a reçu lundi les pièces du Premier ministre désigné Ericq Pierre dans le cadre du processus de ratification de sa nomination.
Cependant, contrairement à la tradition, l’intéressé ne s’est pas rendu au Palais Législatif où il s’est fait représenter par ses avocats Raymond Guillaume et Gabriel Eugène. Interrogé sur l’absence d’Ericq Pierre, Me Guillaume s’est gardé de tout commentaire préférant souligner que tout dépendait désormais de la décision de la commission sénatoriale.
Pour sa part, le président de la commission, Michel Clérié, a expliqué que la présence du candidat à la Primature au moment du dépôt de ses pièces ne constituait pas une obligation constitutionnelle. Parmi les pièces soumises à l’appréciation de la commission par M. Pierre, le Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest) a mentionné six passeports dont un valide, son attestation de résidence, sa matricule fiscale, la copie de sa carte électorale, son casier judiciaire, sa déclaration définitive d’impôts et les documents d’Etat civil de ses père et mère et de son grand-père.
Michel Clérié précise que la commission devait commencer dès lundi après-midi l’analyse du dossier de l’éventuel successeur de Jacques-Edouard Alexis démissionnaire depuis un mois. A l’approche de l’échéance du 8 mai (jeudi) qui verra neuf Sénateurs abandonner leurs sièges, la commission spéciale compte rédiger rapidement son rapport et en présenter les conclusions à l’assemblée sénatoriale.
A la Chambre basse, le processus de ratification du Premier ministre désigné devait également être lancé avec la formation d’une commission, a annoncé le Député Guy Gérard Georges (Union/Torbeck-Chantal). Dans la perspective des prochaines vacances parlementaires à partir du deuxième lundi de mai, l’élu a fait savoir que tous les Députés sont prêts à répondre à toute convocation à l’extraordinaire du Président René Préval.
Nommé onze ans après avoir essuyé un premier échec en 1997, l’agronome Ericq Pierre, conseiller pour Haïti et l’Argentine à la Banque intermaéricaine de développement (BID), espère pouvoir succéder à Jacques-Edouard Alexis emporté par les effets politiques d’une grande contestation sociale face à la hause galopante des prix alimentaires. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4996

lundi 5 mai 2008

La fin de mandat des élus de 2 ans coïncide avec un agenda chargé pour le grand corps

Les sénateurs devront analyser deux dossiers importants au cours de cette semaine considérée comme décisive ou finale par certains élus. Des sénateurs élus pour deux ans dont Evelyne Chéron ( Lavalas) rappellent l’échéance du 8 mai qui mettra un terme aux mandats parlementaires.
" Je crois que je ne pourrai pas participer à la séance de ratification du premier ministre", déclare Mme Chéron considérant le temps nécessaire à la ratification du choix par les deux chambres.
9 sénateurs se retrouvent dans cette situation dont 6 font partie du groupe majoritaire. " Le groupe sera toujours majoritaire", tempère Evelyne Chéron qui se déclare favorable à la ratification d’Ericq Pierre.
Toutefois plusieurs sénateurs élus pour deux ans n’ont pas encore dit leur dernier mot, d’autant plus que l’accord avec le chef de l’état prévoyait un départ après le vote de la loi électorale.
Justement cette loi après une escale de 6 semaines à la chambre basse sera soumise aux membres du grand corps ce lundi.
Les observateurs avisés estiment que les sénateurs devraient entériner les modifications apportées par les députés.
Des représentants de la société civile avaient fini par convaincre les députés de la nécessité d’éliminer le chapitre consacré à la commission de garantie électorale et celui désignant la cour de cassation comme instance traitant les contentieux.
Les membres de la commission justice du sénat avaient la semaine dernière apporté leur appui aux revendications des représentants de la société civile.

Les principales modifications dans la loi électorale concernent les cautions pour les candidats fixées à 50 000 gourdes pour les députés et 150 000 gourdes pour les sénateurs.
Par ailleurs, la loi électorale est créée pour un conseil électoral Permanent avec des dispositions transitoires pour l’actuel CEP.

De nouvelles dispositions ont été adoptées pour lutter contre la double nationalité. Le projet de loi stipule que le candidat doit soumettre un certificat délivré par le service d’Immigration attestant de sa nationalité haïtienne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13726
Des personnalités craignent de nouvelles manifestations contre la vie chère Le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Zigler, affirme que des nouvelles émeutes de la faim sont à craindre en Haïti si rien n’est fait pour venir en aide à la population.

Dans une interview accordée à Jean Edouard Rigaud, correspondant de radio Métropole à Genève, M. Zigler souligne que les haïtiens sont confrontés à une hausse de 84 % des prix des céréales depuis le début de l’année. " En Haïti il y a 4 à 5 millions de personnes très pauvres ", dit-il expliquant que les ménages consacrent 80 % de leur revenu à l’alimentation.
Selon M. Zigler il faut subventionner massivement les prix des aliments de base (farine, petit mil et riz) afin de les rendre accessible aux personnes les plus pauvres.
Par ailleurs, il estime que le gouvernement haïtien doit lancer une procédure judiciaire contre Jean Claude Duvalier afin de récupérer 8 millions d’euros, auprès des banques helvétiques. " Cette somme pourrait servir à nourrir la population ", lance M. Zigler pour qui les organisations de la société civile doivent faire pression auprès des autorités pour le jugement de Duvalier.
Pendant ce temps, le spectre d’une nouvelle manifestation contre la vie chère plane sur la ville des Cayes. Des tentatives de mobilisation isolées ont été enregistrées dans certains quartiers et des appels sont lancés dans les media pour annoncer d’autres manifestations.La peur s’installe chez les cayens qui ont en mémoire les scènes de pillage de plusieurs entreprises à l’occasion des manifestations contre la vie chère.
La distribution ciblée de céréales et la subvention des prix des produits alimentaires figurent parmi les propositions formulées par le représentant résident du PNUD, Joël Boutroue, pour faire face à la crise alimentaire.
M. Boutroue croit que les travaux à haute intensité de main d’œuvre en milieux urbain et rural aideront les populations vulnérables à obtenir des revenus en vue de se nourrir convenablement. " En milieu rural les travaux consisteront en la réparation des canaux d’irrigation", déclare M. Boutroue qui souhaite une relance efficace de la production agricole nationale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13725

Plusieurs députés sont indécis tandis qu’ Ericq Pierre cherche une majorité

Nombre de députés sont indécis avant le lancement du processus de ratification du premier ministre désigné Eric Pierre.
Des parlementaires de diverses tendances dont Fritz Gerald Bourgolly (Fusion), David Geneste (Alliance) et Levaillant Louis Jeune (CPP) soutiennent que leurs votes dépendront de la déclaration de politique générale du premier ministre.

Le député d’Aquin, Fritz Gerald Bourgolly, ne veut pas avoir de préjugé en ce qui a trait à l’étiquette Néolibérale appliquée à Ericq Pierre, rappelant que la BID a réalisé de nombreux projets de développement dans le pays. " Je veux vérifier si la sécurité alimentaire sera l’un des points prioritaires dans la déclaration de politique générale du premier ministre désigné", ajoute t-il.
Le député Bourjolly attend également le mot d’ordre de son parti pour décider de son vote, tel n’est pas le cas pour Levaillant Louis Jeune, élu également sous la bannière de la Fusion mais qui reste attaché au bloc parlementaire Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP).
David Geneste( Alliance) dénonce le comportement caméléon de certains parlementaires qui change de bloc à chaque instant. " Nous devons renforcer les partis, la politique se fait à l’intérieur des partis", dit-il rêvant du jour où il y aura un nombre raisonnable de partis politiques. Le député Geneste révèle avoir eu des différends avec le chef de file de l’Alliance, mais souligne qu’il faut faire des efforts pour résoudre les problèmes.
Selon David Geneste, le chef de l’état en désignant son ami comme premier ministre en dépit de deux semaines de consultations, participe à cette campagne visant l’affaiblissement des partis.

Le député Levaillant Louis jeune se défend de vouloir affaiblir les partis politiques en participant à la création du bloc CPP. " Nous vivons une période de mutation dans la société et il y a un regroupement en fonction des affinités politiques à la chambre basse", dit-il pour expliquer les causes de la formation de ce groupe majoritaire.

Fritz Gerald Bourgolly rétorque que le CPP n’a pas la majorité à la chambre basse et ne peut prétendre ratifier le premier ministre.

Pour le député Geneste, les parlementaires doivent faire preuve de prudence dans le processus de ratification du premier ministre. " La balle est maintenant dans le camp du parlement, et le peuple attend un effort des politiques pour sortir le pays de la crise ", dit-il tout en mettant en garde contre la politique néolibérale. David Geneste sait qu’il doit être prudent puisque le grand mouvement de protestation contre la vie chère avait démarré dans sa circonscription, Les Cayes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13723

Le Quai d’Orsay se réjouit de la libération du coopérant

français Le ministre francais des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, se réjouit de la libération de M. Jean-Michel Maurin, coopérant français travaillant en Haïti sur un projet de développement.
« En mon nom personnel et au nom du gouvernement français, je remercie le gouvernement haïtien pour l’action efficace menée dans le but d’obtenir cette libération rapide », a déclaré M. Kouchner estimant que « le souci d’assurer la sécurité de M. Maurin ont été déterminants dans ce dénouement heureux ".
Vendredi dernier, le commissaire de police de Pétion ville, Francene Moreau, avait révélé que Jean Michel Maurin et Barbara Paul ont été libérés lors d’une opération réalisée par les forces de l’ordre dans la nuit du 1 mai 2008 dans le quartier de Malick ( Pétion-ville).
" Les policiers ont marché pendant longtemps dans le morne pour atteindre la maison qui servait de séquestration", dit-il expliquant que certains bandits ont eu le temps de prendre la fuite.Toutefois un des chefs du gang, André Mario a été appréhendé et des avis de recherche ont été lancés contre les criminels en cavale rapporte le commissaire Moreau qui se réjouit de la coopération de la population. Tout en renouvelant la détermination des forces de l’ordre à combattre le kidnapping, Francene Moreau révèle qu’un nouveau dispositif sécuritaire a été mis en place dans la commune.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13722

Emeline tout feu tout flamme

Emeline Michel a fait un triomphe au Rex. Les chansons de cette femme-flamme, qui riment harmonieusement rythmes traditionnels et world bit, sont armées d'un contenu social et politique qui ont de l'effet sur le public.

Le festival CulturElles a pris fin le mercredi 30 avril au Rex Théâtre dans une ambiance du tonnerre avec notre diva nationale, Emeline Michel. Dans un Rex rempli à craquer, Emeline a donné le meilleur d'elle-même. Elle a revisité ses anciens succès qui ont jeté le public dans un délire. On criait son amour pour la chanteuse et on réclamait avec bonheur les tubes qui sont gravés sur « Reine de coeur », le dernier opus de la diva.


Elle était tout feu flamme, Emeline, dans ses longues robes rouge et jaune. Jolie comme un coeur, rouge comme une passion, elle chantait avec âme sur la scène du Rex. Depuis ses débuts, l'amour est une flamme pour la chanteuse. Elle a embrasé ses fanatiques.

3. Des pas de danse qui enfièvrent le festival

Les trésors d'Emeline
Généreuse, l'artiste a promené son public dans le jardin des trésors musicaux qu'elle a offerts aux mélomanes.

On prenait plaisir à écouter des morceaux puisés dans des albums riches de mélodies bien assortis aux textes inspirés de la réalité sociale haïtienne. En écoutant Emeline, nous revient à l'esprit les paroles de ce chanteur français qui disait : « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ? » Les albums d'Emeline sont solidement armés d'un contenu social et politique qui font vibrer le public. Ses morceaux tirés de : « Douvan jou ka leve », « Pa gen manti nan sa », « Rhum& Flamme », « Tout mon temps », « The Very Best », « Ban m pase », « Cordes et Ames », « Reine du coeur », présentent une artiste toujours en route vers une quête de perfection de son art et ce besoin de réveiller notre conscience citoyenne.
1. Emeline Michel au Rex à la clôture du festival CulturElles

Après avoir salué le public, geste qui mit fin au spectacle, le public réclamait encore et encore Emeline.
Pas question que le spectacle se termine ! Des cris, des applaudissements. Le Rex retient son souffle. La ministre à la Condition féminine et aux Droits des Femmes, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, renforce la bonne revendication du public. Elle aussi souhaite un « degi ».

Le public est roi. Emeline Michel revient. Elle fait appel à Manzè, la charismatique chanteuse de Boukman Eksperians qui lui a permis, entre temps, de souffler un peu ; puis, elle a tendu le micro à Bélo qui, comme Manzè, a soulevé l'admiration du public.
2. Rouge comme une passion, dans sa robe, Emeline enflamme le public du Rex
Emeline Michel est revenue en force pour clôturer la soirée avec une énergie qui a tenu le public en haleine. Elle dansait, chantait, parlait au public, comme un leader qui essaie de réveiller l'espoir endormi au fin fond de l'âme d'un peuple.
Claude Bernard Sérant

Un bateau voyageant à destination d’Haïti avec de la drogue intercepté au Panama

Huit kilos de cocaïne ont été retrouvés à bord du "Thérèse" et ses onze membres d’équipage appréhendés dans le Canal de Panama
samedi 3 mai 2008
Radio Kiskeya
Un navire battant pavillon panaméen dénommé "Thérèse" a été intercepté et ses onze membres d’équipage arrêtés lorsque le bateau tentait de passer par le Canal de Panama avec huit kilos de cocaïne à destination d’Haïti, rapporte samedi une dépêche d’EFE.
Mesurant 27,45 mètres de long, le bateau a été arraisonné dans le cadre d’une opération conjointe impliquant des unités du Service maritime national (SMN), des fonctionnaires de la brigade antidrogue du Ministère public (MP) et de la Police nationale (PN).
La drogue a été retrouvée dissimulée dans un cylindre de métal au moment où le "Thérèse" était dans une file d’attente au Canal de Panama.
Parti du port de Buenaventura sur la côte pacifique de la Colombie, le navire devait atteindre l’Océan Atlantique via le Canal de Panama pour se diriger vers Port-au-Prince, sa destination finale, selon des sources policières panaméennes.
Toutes les onze personnes qui se trouvaient à bord du "Thérèse" ont été placées en détention. Leur identité n’a pas été révélée, mais elles sont respectivement de nationalité croate, ukrainienne et philippine. Elles continuaient de faire l’objet, au cours du week-end, d’investigations de la brigade panaméenne antidrogue qui cherchait à fixer les responsabilités dans cette affaire.
Haïti est considérée dans les Amériques comme l’un des principaux carrefours du narcotrafic international. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4992

Semaine cruciale au Sénat haïtien : ratification du premier ministre désigné et vote de la nouvelle loi électorale au tableau des priorités

Fin de mandat cette semaine des sénateurs qui avaient été élus pour 2 ans
lundi 5 mai 2008

Radio Kiskeya
Des séances marathon sont prévues à partir de ce lundi au niveau du Sénat haïtien que devront laisser à partir du jeudi 8 mai les sénateurs élus en 2006 pour deux ans.
Ils devront ainsi participer « en urgence » au vote d’un ensemble de projets de loi, dont la nouvelle loi électorale déjà votée par la Chambre basse.
A l’agenda de la Chambre haute pour cette semaine « cruciale » figure aussi l’analyse du dossier du premier ministre désigné, Ericq Pierre, en vue de son éventuelle ratification comme successeur du premier ministre démissionnaire Jacques Edouard Alexis.
Il va sans dire que, compte tenu de l’échéance de cette semaine, la majorité des 16 sénateurs qui avait renvoyé Jacques Edouard Alexis le 12 avril dernier et dont faisait partie les sénateurs élus pour deux ans, aura raté la possibilité de jouer un rôle décisif dans la formation du prochain gouvernement. Les meilleures prévisions ne donnent pas en effet pour avant la date butoir du 8 mai la ratification de Ericq Pierre par les deux Chambres, encore moins la formation d’un gouvernement et la présentation par son chef d’une déclaration de politique générale par-devant les deux Chambres.
Les "consultations" engagées par le chef de l’Etat à la destitution de M. Alexis, auront donc "pesé" de tout leur poids dans la "gestion du temps".
Jusqu’aux élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, l’institution ne devra compter que sur 18 sénateurs pour son fonctionnement normal. Le quorum étant de 16 sénateurs, le Sénat peut facilement être paralysé par l’absence d’au moins deux de ses membres, le président du bureau n’ayant pas le droit de voter.
Les sénateurs élus pour deux ans avaient bénéficié le 13 janvier 2008 d’une prolongation apparente de mandat jusqu’au 8 mai, résultant d’un compromis avec le chef de l’Etat, René Préval, au terme de plusieurs « rounds » de discussions.
Outre cette décision qui était alors associée au vote de la nouvelle loi électorale, les partis sous la bannière desquels ces sénateurs avaient été élus s’étaient engagés auprès du chef de l’Etat à réfléchir sur les amendements à apporter à la Constitution et à proposer une solution au flou qui entoure la question de la date exacte de fin de mandat des 3ème sénateurs dans les différentes lois électorales élaborées jusqu’ici sous l’égide la Constitution de 1987.
Le compromis trouvé au Palais national prévoyait enfin que les sénateurs qui avaient été élus pour deux ans pourraient lancer leur campagne pour un nouveau mandat, dès la promulgation de la nouvelle loi électorale. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4993

dimanche 4 mai 2008

HAITI - ANTILLES NEERLANDAISES...LE MIRACE COMPROMIS...BACK TO AFRICA? ...BIEN MERCI!

BACK TO AFRICA…TRES COMPROMIS …ENTRE BESOINS ET MIRACLES….
Les fans de football avaient vibré au stade sylvio Cator lors des funérailles nationales célébrées à Emmanuel Sanon. Beaucoup d’Haïtiens ont fait preuve d’ingénuité et de naïveté en s’imaginant que ce clin d’œil accordé au sport-roi aurait l’allure d’une vision claire et nette sur la nécessité d’accorder une attention particulière au football.
Dans la suite tout le monde a suivi les périples de la sélection olympique obligée à s’expatrier en République Dominicaine, un pays ou on ne joue presque pas au football, pour - reprenant les mots de l’entraineur – pouvoir manger correctement, dormir mieux et pouvoir se laver… Loin de décevoir , loin d’avoir été ridicule, la sélection olympique haïtienne a fait plutôt bonne figure. On se demande toujours quelle serait l’allure de cette sélection avec un minimum de moyen.
Un autre épisode dans le roman du football tournait autour de la nomination de Wagneau Eloi comme entraîneur de la sélection senior. Une de ses premières interventions a été décriée par un secteur qui semble toujours être entrain de râler contre ce qui va mal comme contre ce qui va moins bien. A cette occasion un journaliste avait mal pris le fait que le sélectionneur ait eu à retourner en France pour rassurer sa famille après les échos des émeutes de la faim du mois d’avril. Cependant lors de cette intervention l’entraîneur haïtien avait démontré une lecture correcte et réaliste de la situation. Il avait noté surtout le retard considérable qu’affichaient les joueurs de la sélection. Du talent certes, mais mauvaise condition physique. Il avait crié haut et fort qu’il fallait commencer à s’inquiéter pour éviter une grosse mésaventure face à cette sélection Néerlandaise qui a débuté sérieusement sa préparation. Il avait en quelque sorte lancé un vibrant appel à tous les secteurs de la vie nationale pour s’impliquer dans ce combat qui s’avèrera très rude pour une place qualificative pour la phase finale de la prochaine coupe du monde de football.
Vendredi matin, sur les ondes de Radio Caraïbes FM captées sur le net, on pouvait suivre lors de l’émission journal sportif conduit par le journaliste Vaval, un témoignage triste et poignant du Docteur Yves Jean Bart, président de la fédération Haïtienne de football. Il disait et réclamait comme toujours, les moyens financiers pour permettre à l’équipe de continuer sa préparation.
Quand on faisait allusion à l’approche de la prochaine échéance contre la sélection des Antilles Néerlandaises dans plus de 40 jours, pour lui l’inquiétude ne s’étalait pas sur une si longue période. Il pensait au lendemain. La sélection nationale de football n’avait plus rien en poche ni en caisse pour continuer a assurer le minimum pour les entraînements. La liste des besoins dans une entreprise sans budget est longue et ne compte que l’essentiel : Essence pour faire fonctionner la génératrice, de l’essence pour le véhicule de transport, des lits, des draps etc…
Cependant on a eu vent depuis des années d’une organisation portant un titre allégorique très imagé : Back to Africa qui œuvrait au niveau de la diaspora pour faciliter et pourvoir aux besoins de la sélection nationale. D’après le président de la Fédération et les promoteurs de cette initiative « BACK TO AFRICA » au niveau des douanes du pays se trouvent un container avec du matériel recueilli et expédié depuis le mois de Novembre et qui se trouve encore bloqué.
Le groupe « BACK TO AFRICA » s’est laissé glissé dans les travers des organisations non gouvernementales qui essaient de contourner et remplacer le gouvernement central au lieu de lutter pour une coopération et un partenariat. Dans ce contexte politique marqué par la désignation-ratification du premier ministre, la paralysie administrative n’arrangera certainement pas les choses. Le temps de la formation d’un nouveau gouvernement et de recommencer avec certains projets ajoutera un peu plus au retard vu et constaté par monsieur Wagneau Eloi.
Les émeutes de la faim que certains ont qualifié de grande et belle victoire de la démocratie n’aura pas rendu les choses faciles à notre sélection nationale. En effet, après les violences du mois d’avril, les instances du football néerlandais ont présenté une demande à la FIFA la poussant à écarter Haïti comme siège de la première rencontre du 15 Juin prochain. La situation sécuritaire ou insécuritaire du pays a été évoquée. Et la fédération Haïtienne de Football a eu un délai courant jusqu’au 30 avril pour prouver que le match pouvait se jouer dans de bonnes conditions.
Des sources bien informées rapportent que la FIFA s’est adressée directement au Président de la République lui exigeant des garanties pour la réalisation de ce match. Plusieurs cas de figure restent possible au cas ou les garanties offertes par les instances haïtiennes n’arriveraient pas à convaincre les décideurs de la FIFA.
Il faut savoir que la délégation Néerlandaise dispose d’un lobbying important dans la personne d’un citoyen hollandais qui assure le déroulement des compétitions officielles.
Pendant que notre sélection végète et poireaute dans une indifférence à l’haïtienne et que 10.000.000 d’haïtiens croient au miracle. Pourtant les joueurs néerlandais croient eux aussi au miracle : éliminer de la compétition, la sélection haïtienne, championne de la Caraïbe. Pour cela pourtant ils mettent les moyens. La liste des joueurs est connue. Ils s’appellent Robin Nelisse, Leon Kantelberg , Shelton Martis Wencho Farrell, Raymond Homoet, Angelo Cijntje, Tyrone Loran, Angelo Martha, Eugene Martha, Lennox Mauris, Djuric Winklaar, Giovanni Franken, Anton Jongsma, Revy Rosalia, Angelo Zimmerman, Sendley Bito, Shanon Carmelia, Dyron Daal, Benjamin Martha en Orlando Smeekes. Les trois premiers n’ayant pas participé à la phase préliminaire contre le Nicaragua. (HRV s’arrangera pour fouiller et trouver le « fondalmatal » de ces joueurs qui pour la plupart évolue dans le championnat hollandais. Ils iront en stage au brésil.
La semaine prochaine sera déjà décisive pour la sélection haïtienne et l’ensemble des amants du ballon rond. La FIFA aura déjà arrêté une décision qui favorisera la réalisation de cette rencontre sur la pelouse de notre trop vieux et unique stade Sylvio Cator. La fédération bénéficiera des fonds alloués pour la poursuite de la préparation des joueurs.
En attendant quelqu’un doit être entrain de se dire : QUE DIABLE JE SUIS VENU FAIRE DANS CETTE GALERE ! ».
La Diaspora a encore un rôle à jouer dans ce domaine si elle arrive a fédérer les envies, les compétence et surtout la motivation. Ces éléments sont indispensables pour configurer un climat de confiance qui effacera d’un revers de main, pour une fois cette tendance à croire que la corruption touche toutes les sphères de la vie nationale et qu’il n’existe plus chez nous un seul homme honnête. Les fonds récoltés en faveur de la fédération n’iraient pas par quatre poches , quatre chemins pardon !
A suivre !
(JJ 05/05/08)

samedi 3 mai 2008

Décès à Santo-Domingo d’un sergent de l’Infanterie de marine brésilienne de la MINUSTAH

Une "pathologie imprévisible et indétectable" à l’origine du décès
samedi 3 mai 2008,
Radio Kiskeya

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé vendredi dans un communiqué, le décès la veille à Santo Domingo (République Dominicaine), suite à une pathologie apparemment inconnue, d’un sous-officier de son contingent brésilien, le sergent d’Infanterie de marine Carlos Freires Barbosa (36 ans).
Barbosa est décédé d’une hémorragie cérébrale à l’hôpital de niveau 3 à Santo Domingo où il avait été héliporté de Port-au-Prince le 26 avril dernier, après avoir reçu des soins à l’hôpital du contingent argentin de la capitale haïtienne.
« Le sergent Carlos Freires Barbosa était atteint d’une pathologie imprévisible et indétectable qui a entrainé son décès », précise le communiqué de la MINUSTAH. La mission se dit profondément attristée par ce décès et adresse ses sincères condoléances à la famille et aux amis du défunt. Le communiqué ne précise cependant pas si une quelconque investigation en profondeur a été décidée, compte tenu du caractère insolite de la maladie.
Le sergent Barbosa, né à Rio de Janeiro, était marié et père d’un enfant.
Ce n’est pas le premier décès que compte la MINUSTAH dans ses rangs. Mais les premiers cas enregistrés (en dehors du suicide, le 7 janvier 2006 à Port-au-Prince du général brésilien Urano Teixeira Da Matta Bacellar), ont résulté pour la plupart de blessures reçues par des casques bleus en diverses circonstances, notamment lors d’affrontements avec des groupes armés ou dans des pièges tendus par des tireurs embusqués. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4991

Cité Michel, un autre bidonville

En face du Royal Haitian hôtel, à proximité d'une place publique, la partie du littoral est en chantier. Une nouvelle cité, à l'instar de Cité l'Eternel et autres ..., est en train d'être érigée, au vu et au su de tous.
« Cité Michel », un nouveau nom qui s'ajoute à l'imaginaire collectif des Haïtiens pour indexer une poche de maisonnettes, un bidonville situé sur la route nationale # 2. « La cité porte son nom parce que Michel a été le premier à prendre l'initiative visant à remblayer le littoral pour construire son logement », raconte une quinquagénaire, spoliateur elle-même, inquiète de voir son lopin de terre envahi par une marée de spoliateurs. On utilise, poursuit-elle, des pneus, des déchets et d'autres résidus solides pour remblayer la mer. « Le travail terminé, on s'arrange pour construire sa maison ».
A l'instar d'autres bidonvilles érigés sur le littoral, l'espace est, à certains endroits, marécageux. L'eau de la mer partage le quotidien des riverains. Les détritus, les porcs, les cabris, les matières fécales et l'odeur nauséabonde font aussi partie du décor.
Pauvreté urbaine.
A Cité Michel, les maisons sont en béton ou construites avec des matériaux de récupération. L'ensemble des constructions offre aux visiteurs une image hideuse. A côté des bâtisses en béton, d'autres, en tôles abîmées, en bois et en carton, viennent compléter ce décor cauchemardesque. L'exiguïté des maisons est la règle. Les réduits crasseux hébergent des familles de cinq à six enfants. « On est, pour l'instant, privés d'eau potable et d'électricité », informe une mère de trois enfants. Mais, lâche-t-elle, "les jeunes de la zone s'arrangent pour avoir accès à ces services.
"La place publique en est-elle pour quelque chose ?
Cette anarchie, souligne un des habitants de Fontamara 43, a débuté en 2003, peu de temps après l'inauguration de la place publique. Cette dernière, juge ce résident, n'a pas sa place dans la zone. « Je n'ai rien contre "l'esthétique" dégagée par cette place et le rôle qu'elle joue dans la vie de la communauté. Mais elle est construite sur une route nationale et dans une zone résidentielle réputée calme », argumente-t-il.
De plus, la cohabitation entre ces deux espaces est affreuse. "Esthétique" et marginalité urbaine se côtoient.
La mairie de Carrefour serait-elle impuissante ?
« Ce n'est pas l'Etat qui nous autorise à remblayer la mer pour y construire notre maison », reconnaît un des riverains. Mais, affirme-t-elle, les employés de la mairie ont supervisé les constructions. « La mairie de Carrefour et la Direction générale des impôts (DGI) sont au courant des constructions en cours.
Nous ne sommes pas des illégaux », prétend fermement un autre. Se voulant plus rassurant, il précise que le maire a fait procéder récemment à des arrestations dans la zone. « J'ai acheté la propriété, et pendant la construction, nos matériels ont été saisis par la mairie », explique-t-il.

Le maire, rencontré sur les lieux, affirme avoir fait arrêter puis relâcher certains individus en possession de camions de gravier dans la zone. « Le problème nous dépasse au niveau de la mairie. Toutefois, on essaie de stopper les constructions; mais je crois que l'Etat doit avoir une politique de logement pour répondre à ces besoins », dit-il.
Gentiment, le maire de Carrefour, sans être précis, informe les riverains qu'il va démolir ces constructions. « Cela doit se faire de concert avec les autorités gouvernementales. Ce n'est qu'une question de temps », estime-t-il.
Jean Gardy Gauthier et Adner Estelot

Crise alimentaire : La BID accorde 27 millions de dollars à Haïti

Saluant les "efforts des autorités dans la lutte contre la pauvreté", la banque régionale affirme vouloir contribuer à atténuer l’explosion des prix grâce à un don supplémentaire de 12,5 millions de dollars et un prêt préférentiel de 14,5 millions
vendredi 2 mai 2008
Radio Kiskeya

La Banque interaméricaine de développement (BID) a accordé jeudi 27 millions de dollars à Haïti sous forme de dons et de ressources concessionnelles en vue d’aider le gouvernement à mettre en place un plan d’urgence destiné à "lutter contre la hausse des prix alimentaires, générer des emplois et relancer la production agricole nationale".
Selon un communiqué publié à Washington, le conseil d’administration de la banque régionale de développement a approuvé un don additionnel de 12,5 millions de dollars. Il a parallèlement autorisé le décaissement d’un prêt à conditions avantageuses de 14,5 millions de dollars qui avait bénéficié antérieurement du feu vert des administrateurs.
Ce type de prêt est accordé moyennant un délai de remboursement de 20 ans avec une période de grâce de 10 ans durant laquelle le taux d’intérêt est de 1%. Pour les 10 années restantes, il s’établit à 2%.
"Il est crucial pour la BID de soutenir les efforts déployés par Haïti pour venir en aide à ses citoyens les plus vulnérables. L’enveloppe approuvée par notre conseil permettra aux autorités de satisfaire les besoins urgents, grâce à ces ressources ponctuelles", a affirmé le président de la BID, le colombien Luis Alberto Moreno.
Dans son communiqué, la banque dit "reconnaître que des progrès ont été réalisés par Haïti dans le domaine des réformes budgétaires et financières". Elle soutient aussi que le gouvernement a déployé des efforts dans la recherche de la réduction de la pauvreté face à la flambée des prix de l’alimentation au niveau mondial.
L’institution a notamment salué les initiatives du Président René Préval visant à réduire le prix du riz, aliment de base de la majorité de la population, et à stimuler la création d’emplois à travers des travaux d’infrastructure et l’accès au crédit pour les petites entreprises et les agriculteurs.
Début avril, la montée vertigineuse des prix et la paupérisation accélérée de plusieurs millions d’haïtiens avaient provoqué une mobilisation sociale sans précédent accompagnée de violentes attaques contre des entreprises, résidences et véhicules appartenant à des particuliers.
À court et à moyen termes, la BID et les autorités haïtiennes souhaitent pouvoir faire avancer un portefeuille de projets d’environ 100 millions de dollars qui doit être consacré à la production agricole dans deux régions viticoles clés, la vallée de l’Artibonite et le bassin versant contigu d’Ennery/Quinte, dans le département de l’Artibonite (nord).
la Banque interaméricaine de développement assure le financement de divers projets d’infrastructure en Haïti et concentre ses efforts sur la reconstruction ou la réhabilitation de routes principales et rurales. Elle s’occupe aussi de micro-projets dans le domaine des travaux publics tels les marchés, les écoles et les centres sociaux dans les zones les plus déshéritées. L’institution régionale estime que ces projets à haute intensité de main-d’œuvre favorisent la relance de l’emploi et de l’activité économique dans les régions ciblées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4988

Deux otage libérés, quatre de leurs présumés ravisseurs arrêtés

Paris se réjouit de la libération contre rançon du coopérant français Jean-Michel Maurin
Vendredi 2 mai 2008,
Radio Kiskeya
Quelques heures après la libération d’un otage français, Jean-Michel Maurin, au bout d’une semaine de séquestration, quatre de ses présumés ravisseurs ont été interpellés, a annoncé vendredi à la presse la Police Nationale.
"Nous avons interpellé 4 personnes dans la maison où le Français Jean-Michel Maurin a été séquestré et nous avons récupéré une arme à feu", a affirmé le commissaire François Dossous, responsable de la cellule contre enlèvement, joint par l’AFP.
Pour sa part, le commissaire de Pétion-ville (banlieue est), Francène Moreau, a indiqué à Radio Kiskeya que les agents de la PNH ont appréhendé Mme Manicia Donny, au moment de l’intervention ayant permis la libération jeudi soir du ressortissant français et d’une deuxième otage, Barbara Paul. La dame vivait dans la maison ayant servi de cachette aux malfaiteurs à Marlique, une section communale de Pétion-Ville.
Le commissaire précise que le présumé chef du gang, Mario André, tout comme deux de ses comparses, Wilson et Marc ainsi connus faisaient l’objet d’un avis de recherche.
Fonctionnaire français originaire de la Guadeloupe, Jean-Michel Maurin, a été remis en liberté après sept jours de captivité. Travaillant pour l’Agence française de développement depuis février dernier, il est en détachement au ministère des travaux publics.
Ses ravisseurs, qui l’avaient kidnappé à sa sortie d’un restaurant à Pétion-Ville, réclamaient une rançon de 500.000 dollars, puis de 200.000. Il avait été finalement libéré jeudi soir contre un montant de moins de 10.000 dollars
Quant à Mme Paul, une ressortisante haïtienne, aucune information n’était disponible sur la durée de sa séquestration.
L’ex-otage a été remis aux responsables de l’ambassade de France à Port-au-Prince, a déclaré le commissaire Dossous.
A Paris, le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, s’est réjoui dans un communiqué de la libération de son compatriote.
D’autre part, le sort d’un fonctionnaire haïtien du ministère des affaires sociales, enlevé mercredi à Port-au-Prince, restait inconnu vendredi.
Une nette tendance à la reprise des enlèvements crapuleux est observée depuis plusieurs semaines dans la capitale haïtienne et ses environs. Malgré la multiplication des interventions des forces de l’ordre, les gangs restent très actifs dans plusieurs quartiers. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4990

Nouvelle croisade de Jesse Jackson en faveur d’Haïti

Le militant noir américain s’associe à la municipalité de New York pour venir en aide aux haïtiens pauvres
vendredi 2 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le pasteur noir américain Jesse Jackson, qui revient d’une visite de solidarité de trois jours en Haïti, s’est joint vendredi aux membres du conseil municipal de New York pour demander aux newyorkais d’envoyer de l’aide humanitaire aux haïtiens qui, dans leur majorité, ne peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires.
Selon la radio publique internationale de New York WNYC, l’activiste a également rencontré les représentants de New York au Congrès des Etats-Unis afin de les porter à s’engager dans des solutions à long terme à la crise haïtienne.
Interrogé par la station américaine, Jackson a estimé que la prévention de la famine en Haïti constituait une "obligation morale", mais aussi un élément important pour la sécurité intérieure des Etats-Unis. Il a insisté sur le fait que les gens exposés à l’extrême pauvreté peuvent être manipulés ert exploités.
Dans l’immédiat, les haïtiens ont besoin de riz, d’haricots, d’huile de cusine et d’eau, a fait savoir le révérend ajoutant qu’à long terme, ils nécessiteront le soutien des législateurs américains. Dans cette optique, il a rappelé les besoins exprimés par le Président René Préval au cours de son séjour à Port-au-Prince : l’aide à la lutte contre le trafic de drogue, l’annulation de la dette externe d’Haïti et l’attribution du statut temporaire protégé (TPS) aux illégaux haïtiens vivant sur le territoire américain.
Jesse Jackson a rappelé que beaucoup de familles haïtiennes dépendaient des transferts de fonds en provenance des Etats-Unis.
Pour sa part, le coingresseman Charles Rangel (démocrate/New York), président de la puissante commission des voies et moyens de la Chambre des Représentants s’est engagé à lutter en faveur d’une deuxième version plus étendue de la loi HOPE qui permettra à l’industrie haïtienne de la sous-traitance de bénéficier d’avantages supplémentaires dans l’exportation aux Etats-Unis de produits textiles et de pièces d’automobile.
Enfin, Mathieu Eugène, premier américain d’origine haïtienne à siéger au conseil municipal de New York, est en train d’organiser une caravane dans cinq écoles de la Big Apple en vue de collecter de la nourriture en faveur des haïtiens confrontés à l’insécurité alimentaire spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4989

vendredi 2 mai 2008

Le PAM lance un appel de 54 millions de dollars pour son plan de stabilisation en Haïti
Objectif : fourniture de denrées alimentaires à plus de 2,3 millions d’haïtiens d’ici fin 2008
vendredi 2 mai 2008,
Radio Kiskeya

Le Directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM), Pedro Medrano, a quitté jeudi Haïti en dévoilant les grandes lignes du plan de stabilisation proposé par l’agence pour venir en aide aux populations vulnérables touchées par la flambée des prix alimentaires.
« Le plan envisage non seulement de maintenir les interventions existantes d’aide alimentaire, mais également de les renforcer, en mettant l’emphase sur les programmes sociaux et nutritionnels venant en aide aux plus démunis. Cette aide permettra la fourniture de denrées alimentaires à plus de 2,3 millions d’haïtiens d’ici fin 2008 », a indiqué Pedro Medrano.
Pour réaliser ce plan, qui a été élaboré avec les autorités et les bailleurs de fonds, le PAM lance un appel de 54,1 millions de dollars qui serviront à poursuivre les activités en cours touchant 800.000 bénéficiaires. Ce fonds servira aussi à réaliser la distribution à court terme d’une aide alimentaire auprès des communautés les plus touchées par la hausse vertigineuse des prix alimentaires.
Haïti importe plus de la moitié de sa nourriture, dont 80% du riz qu’elle consomme. La production alimentaire nationale ne couvre que 43% des besoins de la population. Environ 47% des Haïtiens souffrent de carences alimentaires, et 9% des enfants soufrent de malnutrition aiguë, un chiffre qui a doublé depuis l’an 2000. (Communiqué du PAM)
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4987

La société civile rejette les modifications dans la loi électorale

Les membres de la commission justice et sécurité du sénat se sont entretenus hier avec les représentants des organisations de la société civile lesquels ont exprimé leurs inquiétudes en raison des modifications apportées dans le projet de loi électorale. Les dirigeants de L’Initiative de la Société Civile (ISC), de la Plate forme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH), du Centre Oecuménique des Droits Humains (COE), du Réseau National de Défense des Droits Humain (RNDDH), de la Commission Justice et Paix et du Conseil National d’Observation Electorale estiment entre autre que la Cour de Cassation ne doit pas être la dernière instance de recours en matière de contentieux électoral. Ils dénoncent également la mise sous tutelle de l’observation électorale et la suprématie de la commission de garantie électorale sur le Conseil Electoral Provisoire.
Le directeur de l’Initiative de la société Civile (ISC), Rosny Desroches, condamne la décision des parlementaires d’accorder d’énormes pouvoirs à la commission de garantie électorale. " Il s’agit de modifications intéressées parce qu’on peut exercer des influences sur des membres d’une structure non prévue par la constitution", dit-il qualifiant de superflu la création d’une commission de garantie électorale.
Le directeur de l’I.S.C. recommande que ces ajouts soient supprimés de la loi électorale étant donné que les partis politiques et les organisations de la société civile n’en avaient pas été informés.
Les membres de la commission sénatoriale ont accueilli favorablement les propositions des représentants de la société civile les invitant à présenter ses remarques à la chambre basse. Le président du sénat indique que les représentants de la société civile doivent avoir des séances de travail avec les députés pour éviter " une navette " du projet de loi entre les deux chambres du parlement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13719

La police haïtienne libère le coopérant français enlevé la semaine dernière

Le coopérant français, Jean Michel Morin enlevé à Pétion-ville, la semaine dernière a été libéré jeudi par la police haïtienne a confirmé le porte parole de la PHN, le commissaire Frantz Lerebours. Une opération réalisée par la cellule contre enlèvement de la PNH dans le quartier de Malick (Pétion-ville ) a permis de libérer M. Morin après 7 jours de séquestration.
Le commissaire Lerebours indique que 4 personnes se trouvant dans le domicile qui servait de lieu de séquestration ont été appréhendées et une arme à feu saisie. " Le coopérant français est en bonne santé, il a été remis à l’ambassade de France à Port-au-Prince", a précisé le porte parole de la Police dans une interview à radio Métropole. Situé dans les hauteurs de Pétion-ville, Malick apparemment ne saurait être considéré comme une localité abritant des lieux de séquestration. " Tous les bidonvilles sont des potentiels repaires pour les bandits", tempère M. Lerebours. En dépit du versement d’une rançon de 8 000 dollars quelques jours après son enlèvement, la victime était toujours retenue dans son lieu de détention. " Les criminels avaient réclamé au début une rançon de 500 000 dollars", révèle M. Lerebours. Ce comportement des criminels avait encouragé les responsables de la cellule contre enlèvement à lancer des recherches soutient M. Lerebours qui invite les coopérants à faire preuve de vigilance. Toutefois le porte parole de la P.N.H. renouvelle la détermination des forces de l’ordre à combattre le kidnapping. Jean Michel Morin avait été dépêché auprès du Ministère des Travaux Publics par l’Agence Française de Développement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13721

UNE EOLIENNE POUR TOUT LE MONDEDES EOLIENNES POUR HAITI

Pouvoir produire soi-même 60 pour cent de ses besoins pour certain est une bonne action en plus. Pour d’autres c’est justement une solution envisageable pour ne pas avoir à faire une croix sur la disponibilité en électricité.
Haïti fait partie des ces pays qui possèdent des sources d’énergie alternative (énergie solaire, éolienne). Cependant les foyers dans les grandes villes bénéficient de l’électricité que de façon sporadique. Ainsi, la pratique nous montre qu’il ne suffit pas d’avoir de belles plages pour attirer les touristes. Donc on peut facilement mourir de soif au bord de la fontaine.
J’ai suivie sur les ondes de France Info mardi dernier les éloges et la satisfaction d’un Monsieur qui présentait et qui parlait de cette éolienne présentée à Milan par un créateur français. D’après les informations retransmises cette éolienne à un prix plus qu’abordable serait d’une utilisation d’une déconcertante facilité.
JE me suis tout de suite posé la question à savoir si une éolienne maison ne serait pas une solution à proposer aux haïtiens.
C’est dans ce but que je vous présente cet article…lu sur internet…
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Philippe Starck présente à Milan une éolienne pour M. Tout-le-monde
AFP - Mardi 29 avril, 20h30
MILAN (AFP) - Le designer français Philippe Starck présente à Milan le prototype d'une éolienne de petite dimension, "abordable et démocratique", destinée à M. Tout-le-Monde et qui peut être installée dans un jardin, voire sur une terrasse.
"Cette éolienne individuelle, abordable et démocratique", comme la définit lui-même le designer, a été conçue en collaboration avec le groupe italien Pramac, un fabricant de groupes électrogènes traditionnels, récemment réorienté sur les énergies renouvelables.
Ressemblant à un fouet de cuisine, épuré en polycarbonate avec moteur intégré, l'objet est remarquable par sa simplicité.
"J'ai pu faire une éolienne quasiment invisible, car on n'en voit que les reflets. C'est une sculpture moderne assez étonnante", a raconté le designer dans un entretien lundi au quotidien français Le Figaro.
"Réalisée dans un matériau ultra-léger, reliée à un accumulateur, qui produit de l'énergie électrique, elle est très facile à utiliser. Et devrait être commercialisée dès septembre prochain", a déclaré à l'AFP Michelangelo Giombini, du magazine de design "Interni", organisateur de Green Energy Design.
Cette manifestation réunit jusqu'à mercredi divers projets de design autour du thème des énergies durables, dont le prototype de cette éolienne.
"L'idée, c'est de donner à tous la possibilité de produire sa propre énergie, comme lorsqu'on installe des panneaux solaires sur le toit de sa maison. Mais dans le cas de cette éolienne, produire sa propre énergie devient encore plus facile, car le prix en est beaucoup plus abordable et l'installation en est toute simple. il suffit d'avoir un bout de jardin ou même une terrasse", poursuit l'organisateur.
"En fonction de sa taille - il y en a six-, elle traite entre 10 à 60% des besoins énergétiques individuels. Et elle vaut entre 300 et 400 euros", a précisé Philippe Starck au Figaro.
Le designer, qui a suscité un grand intérêt à Milan avec sa dernière invention, travaille également sur de nombreux autres projets au sein du "département de haute technologie pour la démocratisation de l'énergie", qu'il a créé il y a quelques mois avec l'italien Pramac: des bateaux totalement solaires à la voiture électrique en passant par des panneaux photovoltaïques transparents.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080429/tsc-italie-france-energie-environnement-c2ff8aa.html