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samedi 7 juillet 2007

Un nouveau programme de 2e cycle à l'UEH (Université d'Etat d'Haïti

« Créer de solides structures de recherche et de réflexion, éprouver sa capacité à tirer vers le haut l'enseignement de premier cycle et former une nouvelle génération d'enseignants-chercheurs » sont, entre autres, les objectifs fixés par le rectorat de l'Université d'Etat d'Haïti en instituant un nouveau programme de maîtrise interdisciplinaire en Sciences sociales et humaines. Lancé l'année dernière avec l'aide de l'Université Laval, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l'UNESCO, ledit programme a été inauguré ce vendredi en présence des représentants du gouvernement, des universités privées, des professeurs et des étudiants venus d'horizons divers.

Criminologie, Mémoire et Patrimoine sont les deux composantes de ce nouveau programme dont le cycle d'études s'étend sur deux ans. Les étudiants admis sur concours ont la possibilité de décrocher une maîtrise professionnelle, soit une maîtrise orientée vers la recherche. Le recteur de l'UEH, Pierre Marie Paquiot, a présenté la création de ce programme comme la volonté du rectorat de rendre l'Université d'Etat d'Haïti plus dynamique. « Depuis deux ans, beaucoup d'efforts ont été consentis pour relever les défis auxquels fait face l'institution, a-t-il déclaré. L'inauguration de ce programme de maîtrise interdisciplinaire en Sciences sociales et humaines en est la preuve. »

De son côté, le vice-recteur aux affaires académiques, Wilson Laleau, a estimé qu'un tel programme va aider à palier la carence de cadres qui handicape la modernisation économique et sociale du pays. L'université d'Etat d'Haïti est aussi frappée par cette 'insuffisance de cadres qualifiés. « Dès notre arrivée à la tête de l'UEH, l'une des premières actions que nous avons tenté de réaliser est la mise en place d'un corps d'enseignants à plein temps. Pourtant, pour un appel à candidature pour 55 professeurs à temps plein à recruter, seulement 17 dossiers qui couvraient très peu d'interventions à l'UEH ont été soumis», se rappelle le professeur Laleau. Il existe actuellement plusieurs programmes de maîtrise à l'intérieur de l'UEH. A la faculté de Droit, à l'Ecole normale supérieure, à la faculté de Linguistique Appliquée, il en existe. D'ici la prochaine rentrée universitaire, le programme de DESS en population et développement de la faculté des Sciences humaines et celui en gestion des services hospitaliers de la faculté de Médecine vont être transformés en maîtrise, a informé Wilson Laleau. Il a aussi annoncé qu'une direction de coordination de ces programmes vient d'être créée par résolution du Conseil de l'Université afin de définir et de faire appliquer les normes communes applicables à l'ensemble de ces programmes post-gradués. Le coordonnateur du nouveau programme de maîtrise, Guy Maximilien a, pour sa part, fait état de sa volonté de travailler afin de doter le pays de cadres compétents et dynamiques dans les deux champs d'études qui composent le programme. Déjà, Guy Maximilien estime que les perspectives sont prometteuses. « En mémoire et patrimoine, un partenariat est en place avec l'université Laval à Québec pour la réalisation d'un inventaire du patrimoine matériel et immatériel du pays. En ce qui concerne la formation en criminologie, dont Michèle Oriol est la coordonnatrice, un laboratoire est en cours de mise en place à partir d'un partenariat avec la branche canadienne de l'Institut Nord-Sud. » A la rue Marcadieu (Bourdon) où est logé le bureau du coordonnateur, les responsables reçoivent les inscriptions pour le recrutement de la nouvelle promotion.

Jean Pharès Jérôme

Pari gagné ou tradition dans la modernité ?...Autour du Baccalauréat haïtien

Avec près d'un million de candidats régulièrement inscrits à travers le pays, pour la 6e et 9e AF, ENI, rhéto, philo dont 581.070 dans le département de l'Ouest, les responsables du MENFP avaient de quoi se faire du souci. Pour le bon déroulement des examens d'Etat. Grâce à l'adhésion enthousiaste de divers secteurs du monde de l'éducation et la mobilisation des ressources disponibles, ils ont mené à bien le processus. Malgré les difficultés. Mais reste à savoir si la cohérence du système éducatif haïtien qui oscille entre tradition et modernité se mesure à la seule prise en charge des épreuves officielles.

Selon certains observateurs, l'organisation des examens d'Etat de cette année a été un succès. Pour d'autres, des pas ont été franchis. Mais il reste beaucoup à faire. Toute fois, depuis l'émergence des syndicats d'enseignants sur la scène, après le départ des Duvalier, c'est la première fois que ces acteurs du système ont été si impliqués dans l'organisation de tels examens. C'est du politiquement correct.

« Il souffle aujourd'hui un vent nouveau dans l' organisation des épreuves officielles », se réjouit un responsable d'association des directeurs d'écoles de la zone métropolitaine. Celui-ci forme le voeu que les efforts entrepris pour améliorer notre système d'évaluation ait des incidences sur le système scolaire en général.

Les idées progressistes n'ont pas de parti. Le ministre de l'Education, M.Gabriel Bien-Aimé, n'a rien oublié des épisodes et de la position affichées hier encore par des corporations d'enseignants face aux problèmes éducatifs chers du système. De la déconcentration des candidats récalés au projet de bac permanent en passant par la décentralisation des centres de correction au niveau des différents départements scolaires du pays, les efforts visant à améliorer notre système d'évaluation sont prodigieux. Encore qu'ils sont inspirés des acteurs potentiels du système éducatif (anciens ministres, enseignants de carrière ou syndiqués, contempteurs du modèle scolaire néoconservateur, mais aussi pourfendeurs du système éducatif traditionnel).Les redoublants dans la ligne de mire du BUNEXE

Face au défi de moderniser progressivement les examens d'Etat, d'aplanir les sentiers pour l'implantation du nouveau secondaire, de résoudre par étapes successives le problème des surâgés, il fallait imaginer autre chose. Et c'est fait. Selon Josué Mérilien de l'Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH), l'idée de séparer les candidats récalés des nouveaux postulants vise une meilleure organisation des examens du bac. Elle est tout aussi positive que le projet de "bac permanent". «Permettre à l'élève qui n'a pas réussi de reprendre uniquement les matières pour lesquelles il n'a pas obtenu 50% est une bonne chose », reconnaît M. Mérilien qui croit légitime la chance accordée pendant deux (2) ans à ces candidats de conserver les matières réussies.

A propos du bac permanent, Josué Mérilien plaide pour des mesures d'accompagnement de manière à permettre au candidat ayant réussi en décembre d'entrer à l'Université. « L'Etat doit aller au fond des problèmes éducatifs », lance le numéro un de l'UNNOH qui enjoint les responsables à soumettre des correcteurs à un meilleur régime et à les accompagner dans les provinces avec des techniciens de qualité.

Enseignants de carrière, représentants d'associations de directeurs d'écoles, directeurs d'écoles, acteurs du système impliqués de près ou de loin dans l'organisation des examens d'Etat, sont d'avis que beaucoup d'efforts ont été entrepris pour le bon déroulement des examens officiels. Les membres de la Commission nationale de supervision des examens d'Etat (CONASEE), tout en dénonçant certaines anomalies non moins évitables admettent que la réforme de notre système d'évaluation est sur la bonne voie. Lentement mais sûrement. «Items inappropriés, délégués, superviseurs, surveillants recrutés sur la base du copinage, autant d'éléments négatifs ayant marqué les examens d'Etat », s'insurge Josué Mérilien qui en appelle à une correction de ces erreurs lors de la session extraordinaire.Pari gagné à 85%...

Adler Barnave Brioché de la Confédération nationale des éducateurs haïtiens (CONEH) estime qu'à 85%, les examens ont réussi. Mettant l'accent sur " les cas particuliers "qui ont eu une considération particulière (entendus comme les candidats inscrits régulièrement qui n'ont pas eu leur fiche d'inscription), M. Brioché trouve juste la séparation des récalés des nouveaux candidats. « Ni téléphone portable, ni accordéon, ni tentative de fraude : les examens se sont déroulés dans de très bonnes conditions de sécurité », indique M. Brioché qui déplore qu'à Petit-Goâve, dans Les Nippes, le Sud et la Grand'Anse, la faible participation de la Police nationale a occasionné des situations de trouble. A certains moments. Mais, dans l'ensemble, tout s'est très bien passé.Roc Aspil Pierre-Louis et St-Louis Eliodore félicitent

« Les examens ont été bien organisés et les textes à la portée des candidats », explique le directeur du Collège mixte Frère Roc, Roc Aspil Pierre-Louis, qui note les innovations apportées dans l'organisation de ces épreuves. Tout en déplorant que des individus étrangers à l'éducation aient été engagés dans le processus, M. Pierre-Louis apprécie que la Direction départementale de l'Ouest (DDO) a convenu de responsabiliser les directeurs d'écoles à apposer eux-mêmes les photos des candidats sur les fiches d'inscription. Pour éviter les cas de fraude. « J'espère que les petites failles enregistrées cette année seront corrigées dans les années à venir », a laissé entendre M. Pierre-Louis qui rejoint en ce sens Léonel Pierre et Saint-Louis Eliodor du Groupe d'initiative des enseignants des lycées (GIEL). « Par rapport aux expériences passées, c'est une réussite », font-ils remarquer en dénonçant certaines irrégularités au niveau de la DDO qui a aménagé des centres d'examen non appropriés. « Comment accueillir des candidats de philo dans des espaces aménagés pour des élèves primaires ? », s'interrogent, amers, MM. Pierre et Eliodore qui plaident pour plus de rigueur dans le choix des centres d'examen et du personnel. Examens d'Etat 2007 : Pari gagné ou tradition dans la modernité ?
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45851&PubDate=2007-07-06

Deux bandits arrêtés lors d’un hold-up dans un tap-tap à Port-au-Prince

En possession de faux revolvers, ils ont été stoppés nets en pleine action par deux policiers
vendredi 6 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Deux présumés bandits ont été neutralisés et arrêtés par deux policiers haïtiens en civil lors d’une tentative de hold-up collectif dans un véhicule de transport public mercredi après-midi dans le quartier de Delmas, près de l’église Notre-Dame d’Altagrâce (est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya auprès de témoins.
Sous la menace de faux pistolets, les deux hommes, âgés chacun d’une vingtaine d’années, avaient commencé à rançonner les passagers du tap-tap (transport populaire) dont le chauffeur continuait à rouler normalement sans rien remarquer. Puis, ils ont sorti de leurs poches des sachets noirs pour recueillir tous les portefeuilles et téléphones cellulaires disponibles.
Faisant sembler de se plier à la volonté des asssaillants, les agents de l’ordre ont pu se dégager pour tirer leurs armes dissimulées sous leurs vêtements. Très vite, ils ont maîtrisé les bandits avant de les faire descendre du véhicule sans ménagement. Ils ont été conduits au commissariat le plus proche.
Placés en garde à vue, ils devraient être livrés dans les délais aux autorités judiciaires compétentes.
Paralysés par la gravité de l’incident, certains passagers de la camionnette restaient sous le coup de l’émotion et avaient du mal à s’en remettre.
Divers cas de hold-up de ce type et de détournement d’autobus de passagers ont été enregistrés au cours des mois précédents dans la capitale haïtienne.
Malgré l’action concertée de la Police Nationale (PNH) et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui a permis le démantèlement d’un certain nombre de gangs, les poches de résistance demeurent nombreuses et le problème du désarmement entier. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3827

Un jeune dominico-pakistanais kidnappé par son père à Santo Domingo et retrouvé à Port-au-Prince

Rapatriement de l’enfant et arrestation de son papa qui tentait de l’emmener discrètement au Pakistan
vendredi 6 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Un enfant de huit ans enlevé par son père en République Dominicaine a été récupéré sain et sauf et son papa arrêté jeudi à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince, rapporte vendredi le quotidien dominicain Diario Libre.
Grâce à une opération conjointe des autorités haïtiennes et dominicaines, le petit Hashim Khar Brea a été localisé et retrouvé dans la capitale haïtienne où l’avait transporté son père de nationalité pakistanaise, Azhar Daud Khar. Ce dernier avait l’intention de partir avec le petit garçon au Pakistan.
L’ex-épouse de Khar, Suany Brea, avait alerté la police à Santo Domingo sur la disparition de son fils qui était allé déjeûner quelque part avec son père. Après de longues heures d’attente, aucun d’eux n’avait donné signe de vie.
M. Khar avait décidé d’utiliser Haïti comme territoire de transit pour pouvoir voyager avec l’enfant à destination d’Islamabad.
Remis au consul général dominicain à Port-au-Prince, Carlos Castillo, Hashim devait être rapatrié vendredi. La coordination de l’opération était confiée aux autorités policières des deux pays.
Quant au père, la justice dominicaine devrait décider de son sort.
"J’ai parlé à mon fils et il m’a dit qu’il se sentait bien", a déclaré Mme Brea à Diario Libre. Elle en a profité pour remercier l’office du procureur général de la République Dominicaine, le chef de la police nationale, la police internationale et les autorités haïtiennes.
Cependant, dans des courriers électroniques, des lecteurs du journal dominicain ont dénoncé un premier kidnapping dont aurait été victime, il y a quelque temps, le garçonnet de la part de sa ... mère. Suany Brea est, en effet, accusée d’avoir quitté clandestinement la Norvège avec Hashim afin de forcer son ex-mari à lui acheter une maison en République Dominicaine. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3832

Le ministre de la justice veut agir contre la détention préventive prolongée

La commission chargée d’analyser la situation des personnes en détention préventive prolongée a soumis, hier jeudi 5 juillet, son rapport au ministre de la Justice, René Magloire lequel annonce des dispositions afin de réduire la population carcérale.Les membres de la commission qualifient de critique la situation dans les centres pénitentiaires particulièrement au pénitencier national. Des représentants du ministère de la justice, du barreau de Port-au-Prince, de l’Office du Protecteur du citoyen (OPC) et de l’administration Pénitentiaire composant cette commission ont effectué des visites au pénitencier national, à la prison des femmes et a celle pour les adolescents à Delmas 33. Le ministre de la justice fait état de dispositions urgentes qui seront adoptées notamment pour les personnes gardées en détention en dépit d’une ordonnance de remise en liberté des autorités judiciaires. " Nous demanderons au Parquet de réagir rapidement sur ces dossiers", assure M. Magloire qui souligne également la situation des personnes ayant été incarcérées pour une période supérieure à la durée de la peine encourue. " Il y a une cinquantaine d’individus dans cette situation et nous demandons au parquet et aux cabinets d’instruction de réagir sur ces dossiers", martèle t-il. De plus le ministre Magloire est favorable à l’élargissement des personnes emprisonnées pour des délits mineurs et les personnes âgées. " Il y des prisonniers de 92 et 95 ans ", indique t-il précisant que les dossiers de 8 individus de plus de 70 ans seront présentés pour qu'ils puissent être graciés par le chef de l’état.

Par ailleurs, les membres de la commission attirent l’attention sur des dossiers qui traînent depuis 2004 ou 2005 dans les cabinets d’instruction. Le ministre de la justice entend réclamer du parquet et des cabinets d’instruction l’adoption de dispositions pour achever l’instruction de ces dossiers. Toutefois René Magloire croit que pour désengorger les prisons il faut adopter de nouvelles législations. " Nous pensons à des peines alternatives à l’emprisonnement, il y a des peines de travaux communautaires et nous voulons réaliser la reformes de la législation", assure t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12803

Lydie Parent fait état de progrès dans son projet d’assainissement de Pétion ville

Le maire de Pétion ville, Claire Lydie Parent, entend poursuivre le processus d’assainissement de la commune et réclame la collaboration de tous les secteurs pour donner une meilleure image à la ville.Elle indique qu’avec un budget de 60 millions de gourdes l’administration communale ne peut faire fonctionner convenablement tous les services de la Mairie. Tout en se plaignant de la lenteur de la bureaucratie, Claire Lydie Parent précise qu’aucun fonds n’a été débloqué pour la réalisation des projets de la Mairie.

" Nous avons 150 jeunes qui offrent leur service en déplaçant les étalagistes sur le trottoir", déclare t-elle notant avoir recensé plus de 9 000 marchands dans la commune. Lydie Parent fait remarquer qu’avec les maigres ressources disponibles, les camions continuent à ramasser les ordures, et des rues sont maintenant accessibles aux véhicules.

" C’est bien qu’on critique et qu’on signale là où il y a des problèmes, mais pendant 7 ans une ambiance de désordre a régné à Pétion ville", dit-elle expliquant qu’en trois mois il est impossible de tout changer. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole madame Parent a fait état de son projet de création d’un marché pour les habitants de Pétion ville tout en rejetant l’idée de percevoir des taxes . " Nous ne percevons aucune taxe, c’est illégal ", déclare t-elle tout en faisant remarquer que l’objectif actuel est d’empêcher que des groupes d’étalagistes obstruent les routes. Outre les marchands, les chauffeurs de tap tap et les mécaniciens sont dans le collimateur du maire Lydie Parent qui déplore le manque d’appui des résidents de la commune.

Par ailleurs, Madame Parent révèle qu’une campagne de sensibilisation est réalisée en vue d’encourager les citoyens à adopter un comportement responsable. " Les gens doivent savoir qu’il ne peuvent pas uriner et jeter des fatras dans les rues", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12804

Commentaires :

SOS pour une participation citoyenne

« Outre les marchands, les chauffeurs de tap tap et les mécaniciens sont dans le collimateur du maire Lydie Parent qui déplore le manque d’appui des résidents de la commune. »
Ce fragment de phrase résume à lui seul le grand mal qui empêche Haïti et les haïtiens de sortir de cette situation étouffante et époustouflante de misère morale sociale et économique.

Comme mécanisme de défense la société s’est recroquevillée derrière une indifférence souvent complice.
Aujourd’hui plus que jamais les individus qui ont choisi de participer à l’œuvre de reconstruction de l’état ne possèdent pas les connaissances les plus avancées ; ils mettent à profit et en exergue leur volonté soit de servir soit de se rendre utiles.

La participation citoyenne serait le meilleur corollaire, le complément indispensable pour que dans une entente avec allure d’association de l’aveugle et du paralytique, les aspérités puissent être limées et les obstacles contournés dans un but et un objectif national commun qui concerne effectivement de façon intégrale toutes les couches de notre société.

De cette participation citoyenne, le chef de l’Etat René Preval en a besoin pour rectifier ses errements et poursuivre ce qui semble entre bien acheminé.

De cette participation citoyenne, Monsieur Mario Andrésol, Chef de La Police Nationale d’Haïti en a besoin, pour relever avec le contingent limité quantitativement et qualitativement les grands défis qui ne cesent d'effrayer la société et lutter avec efficacité contre les vrais ennemis de la nation.

De cette participation citoyenne le système judiciaire en a besoin pour faire le ménage et appliquer une justice proportionnelle aux infractions selon les prescrits des lois…

De cette participation citoyenne le parlement haïtien en a besoin pour que définitivement chacun de ses membres comprennent l’importance des taches qui leur incombent et pouvoir appliquer sans sourciller la hiérarchie des devoirs et des priorités nationales

De cette participation citoyenne Haïti toute entière en a besoin car sans elle, la voie à parcourir sera encore plus difficile et le point d’arrivée restera incertain et sans aucun doute divorcé de nos intérêts.

Dr Jonas JOLIVERT

vendredi 6 juillet 2007

60 sans-papiers haïtiens rapatriés de la République Dominicaine

Interceptés dans un minibus dont le conducteur est en fuite
jeudi 5 juillet 2007,
Radio Kiskeya
60 voyageurs illégaux haïtiens ont été rapatriés mercredi par les autorités dominicaines, a indiqué un responsable provincial de la direction générale de la migration, Duarte Sosa, au quotidien dominicain El Nuevo Diario.
Les clandestins, qui se dirigeaient vers la ville de Santiago (nord) après avoir versé de l’argent à des passeurs, se sont fait surprendre à bord d’un minibus. Ils ont été immédiatement reconduits en territoire haïtien par la ville frontalière de Dajabòn.
Le fonctionnaire des services d’immigration établi à Valverde (nord-ouest) précise que le chauffeur du véhicule, un ressortissant dominicain connu sous le nom de Pony Tatis, a eu le temps de prendre la fuite. Il est toutefois activement recherché en vue d’être arrêté et déféré devant son juge naturel.
Les migrants haïtiens sont devenus ces derniers mois plus nombreux dans le nord-ouest de la République Dominicaine, selon certains secteurs qui les accusent de plonger la région dans la délinquance et de rafler les emplois disponibles en acceptant de recevoir des salaires nettement inférieurs à ceux pratiqués sur le marché du travail.
Pour sa part, Duarte Sosa a annoncé, sans surprise, la poursuite de la chasse aux illégaux à l’origine de la déportation de milliers d’haïtiens depuis le début de l’année. spp/RK


http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3825

La Bid approuve une augmentation des contributions pour les infrastructures de base en Haïti

Prochain apport de 19 millions du Canada au programme de la Bid
jeudi 5 juillet 2007
P-au-P, 05 juil. 07 [AlterPresse] --- Le conseil d’administration de la Banque interaméricaine de développement (Bid) a décidé de souscrire, ce jeudi 5 juillet 2007, à une augmentation des fonds octroyés à un programme sur la réhabilitation routière et la participation des femmes dans les projets en Haïti, indique un communiqué de la banque hémisphérique transmis à l’agence en ligne AlterPresse.
« Ce mécanisme permet également de financer [de manière transparente et flexible] des activités visant à assurer la qualité technique de la préparation et de l’exécution des projets, les études environnementales et sociales, les mesures nécessaires pour mitiger (atténuer) les impacts, ainsi que la gestion transparente et efficace des ressources », annonce la Bid.
D’un montant originel de 70 millions de dollars américains, cofinancé par le Canada, le programme sera bientôt renforcé par un apport de 19.5 millions de dollars canadiens, à travers l’agence canadienne pour le développement international (Acdi).
Un rendement économique appréciable et une amélioration de la qualité de vie de la population locale, dans les zones d’implantation des projets d’infrastructure de moyenne envergure (avec des coûts d’environ 200 000 à 3 millions de dollars américains), sont attendus de la mise en œuvre des travaux par les ministères et organismes décentralisés du gouvernement haïtien.
« Le programme, qui a déjà décaissé environ US$12 millions et engagé US$30 millions pour des projets spécifiques, est destiné à financer divers travaux d’infrastructure, incluant des routes, ponts, ports, aéroports, aérogares de fret et de passagers, canaux d’irrigation et de drainage, systèmes d’eau potable et d’assainissement, marchés publics et abattoirs », précise le communiqué de la Bid acheminé à AlterPresse.
En 2005, signale la Bid, le Fonds pour le développement international de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a octroyé US$7millions au programme. L’Espagne a également démontré son intérêt en offrant son cofinancement pour augmenter cette facilité.
Avec l’appui de la banque interaméricaine de développement, un programme de réhabilitation et d’entretien de routes pour un montant de US$50 millions et un programme de réhabilitation de l’infrastructure de transport de US$78 millions, y compris des investissements spécifiques à partir des ressources des deux programmes, sont en cours de réalisation sur des tronçons des deux routes nationales (Nord RN1 Port-au-Prince / Cap-Haïtien et Sud RN2 Port-au-Prince / Cayes) en Haïti.
Au sénat de la république, le mercredi 4 juillet 2007 à Port-au-Prince, le ministre des travaux publics, transports et communications, l’ingénieur Frantz Verella, a évoqué une avancée dans l’exécution de différents travaux en infrastructures routières, dont des ponts, en divers points sur le territoire national, malgré certaines faiblesses (dues, entre autres, au non respect des engagements pris par certaines firmes privées, notamment sur le tronçon de route Port-au-Prince /Mirebalais, au nord-est de la capitale).
Dans le communiqué envoyé à AlterPresse, la Banque interaméricaine de développement rappelle que Haïti est le principal pays bénéficiaire de la coopération canadienne dans les Amériques.
« En plus du don (de 19.5 millions de dollars canadiens) au programme financé par la Bid, l’Acdi s’est distinguée par ses efforts pour améliorer les conditions de vie en Haïti dans divers secteurs, tels que l’électricité, l’agriculture, la micro-finance et la sécurité publique », souligne le communiqué de presse.
Haïti figure parmi les pays (Barbade, Colombie et Chili) que compte visiter, en ce mois de juillet (probablement entre le 15 et le 21 juillet 2007), le Premier ministre canadien, Stephen Harper, pour sa première grande tournée à l’étranger depuis son arrivée à la tête du gouvernement du Canada en février 2006. Harper, qui ne s’était jamais encore rendu en Amérique latine ni dans les Caraïbes, fera sa tournée juste après la celle de la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, au Brésil, du 6 au 15 juillet prochain.
Selon la presse canadienne, ces deux tournées consécutives sont une façon pour l’administration politique à Ottawa de dévoiler sa priorité pour l’Amérique latine et les Caraïbes. [rc apr 05/07/2007 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6168

Une pharmacie vendant un médicament contrefait est sous scellés

Le juge au tribunal de Paix section sud de Port-au-Prince, James Saint Jean, a sur requête du ministère de la santé mis sous scellés le centre hospitalier de la vie à la ruelle Waag, responsable de la vente de médicaments contrefaits. Une jeune femme, Ansy Georges, 34 ans, est décédée mardi à midi au Centre hospitalier de la vie, 7 minutes après avoir reçu de la Pentazocine, ou Pentaphene. " Ansy Georges, se portait bien après avoir été opérée pour une fibrome, quand pour des raisons que j'ignore, le médecin soignant lui a administré une piqûre", a expliqué son mari Denis Jean Emmanuel.
La directrice générale a.i. du ministère de la santé, Jocelyne Pierre, qui accompagnait le juge de paix a confisqué tous les médicaments qui seront analysés par les techniciens du ministère. Elle annonce que toutes les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefait seront fermées par le ministère de la santé dans les prochains jours. " Nous avons les provisions légales pour procéder à la fermeture de n’importe quelle structure de santé", assure Mme Pierre précisant que la pentazocine en question ressemble à un médicament contrefait. La directrice a.i. du ministère de la santé précise que cette drogue est vendue uniquement sous requête d’un médecin, soulignant que celui-ci doit endosser les responsabilités liés à l’administration du médicament. "La Pentazocine contrefaite avait déjà causé la mort d'une personne aux Gonaïves, il y a un mois, mais ne pensions pas qu’elle était vendue à Port-au-Prince parce que l’agence distributrice est légalement enregistrée", ajoute t-elle. Dr Pierre annonce que l’Organisation Mondiale de la Santé, analyse les médicaments incriminés et précise que les résultats seront communiqués bientôt au public. " Je suis surpris de voir que des médecins continuent à prescrire ces médicaments aux malades", déclare Jocelyne Pierre précisant que toutes les pharmacies qui n’ont pas une autorisation légale seront fermées.
La Pentazocine est un analgésique, diminue la douleur en bloquant les influx nerveux douloureux destinés au cerveau et à la moelle épinière. Le surdosage peut se manifester par une bradypnée (ralentissement de la respiration), un myosis (constriction des pupilles), un sommeil profond et un arrêt respiratoire, coma.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12800

Ouverture prochaine d’un bureau de la Caricom à Port-au-Prince

Le chef de l’état, René Préval, de retour au pays après sa participation au 28e sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM), a annoncé l’ouverture, début août, d’un bureau de l’organisme régional en Haïti. Selon le président Préval, le bureau de la Caricom travaillera en étroite collaboration avec la commission chargée de l’intégration d’Haïti, dirigée par Marie-Michèle Rey. Le chef de l’état a révélé que d’âpres discussions ont eu lieu entre les chefs d’état en ce qui a trait à la dynamisation des structures de l’organisme régional. " Nous avons noté une lenteur dans l’application des décisions des chefs d’état ", a indiqué M. Préval précisant qu’à l’issue des discussions les chefs d’état ont convenu de la nécessité de créer une entité qui servira d’ interface entre les chefs d’état et le secrétariat général de la CARICOM. Selon René Préval des discussions ont été également engagées sur la possibilité de doter certains pays d’experts caribéens et le coût de cette opération. Réagissant sur les remarques d’un responsable de l’OEA, relatives au manque de personnes qualifiées dans le pays, le chef de l’état a reconnu que la majorité des cerveaux ont fui le pays en raison des troubles politiques. " Il ne s’agit pas d’une critique mais d’un constat ", souligne M. Préval qui veut faire preuve d’humilité afin d’obtenir de l’aide de la communauté internationale. Des experts de l’Union Européenne sont en Haïti pour nous aider rappelle t-il tout en souhaitant que les partenaires d’Haïti tiennent compte des propositions du gouvernement dans le financement des projets. De plus, René Préval assure que des décisions concrètes ont été prises dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et le trafic d’armes. Toutefois il n’a pas voulu faire de commentaires sur ce dossier arguant qu’en raison de leur importance stratégique, ces décisions doivent être traitées par les agences spécialisées.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12799

La coopération Allemande œuvre pour un rapprochement entre haïtiens et dominicains

La coopération allemande multiplie ses actions dans la région frontalière en réalisant des projets visant à protéger l’environnement et a rapprocher les deux peuples. Dans le cadre du projet réduction de la pauvreté par une utilisation durable des ressources naturelles dans le bassin versant de la rivière de l’artibonite, réalisé dans les villes de Cerca-la-Source et Pedro Santana, les responsables de la coopération allemande ont favorisé la création d’un groupe musical.
Le groupe Fronteritmo est composé de 12 percussionnistes, dont 6 sans papiers haïtiens résidant en République Dominicaine.Grâce aux efforts conjugués de l’ambassade d’Allemagne et de l’Institut Français, Fronteritmo a présenté hier mercredi son premier concert à Port-au-Prince. Le groupe qui a déjà réalisé des prestations à Santo Domingo et Pedro Santana dispose de divers rythme dans son répertoire tels Compas, Merengue et Batchatas.
L’ambassadeur d’Allemagne Hubethus Thomas croit que ce groupe doit servir d’exemple pour les représentants des secteurs politique, économique et sociaux d’Haïti et de la République Dominicaine. Il estime que la musique est un bon outil pouvant rapprocher les deux peuples rappelant que la coopération allemande mise beaucoup sur les projets dans la région frontalière.
La coopération allemande intensifie ses activités dans la région frontalière, touchées par des catastrophes naturelles afin d’améliorer les conditions de vies des populations concernées.Une enveloppe de 2.5 millions d’euros est consacrée à la réalisation du projet dans la région transfrontalière afin de réduire les risques de désastres. Selon le coordonnateur national de la coopération allemande, Iriel Laurent, 17 projets spécifiques évalués à 12 millions de gourdes sont réalisés dans le Nord, le plateau Central et le sud est. Outre le projet le projet protection des ressources dans le fleuve artibonite, la coopération allemande, a réalisé dans la zone de Belanse, un système d’adduction d’eau potable de 7 kilomètres entre Belanse et Cascade Pichon ( 930 mètres d’altitudes).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12798

Le president Préval rend visite aux victimes de l'incendie criminel de dimanche: il déclare avoir invité le maire Jason et une délégation de petits co


Port-au-Prince, le 5 juillet 2007 (AHP)- Le président René Préval s'est rendu ce jeudi sur les ruines du marché de la cathédrale (centre-ville de Port-au-Prince) incendié dimanche soir avec des millions de gourdes de marchandises de petits commerçants qui y gagnent leur vie.
Le chef de l'Etat a fait savoir qu'il ne savait pas encore avec certitude ce qui s'est passé, étant donné qu'il vient de rentrer de voyage.
Il a dit espérer en savoir plus puisque le maire Jean-Yves Jason a été invité de même qu'une délégation de 5 des commerçants victimes. Toutefois, le président affirme déjà qu'on ne peut pas contraindre les petits commerçants à se déplacer tant qu'on n'aura pas trouvé un autre espace pour les accueillir.
"Ce sont des gens qui triment dur pour assumer leurs responsabilités familiales", a-t-il souligné, exprimant le souhait de savoir ce qui a déjà été fait dans le cadre des démarches pour déplacer les commerçants.
Toutefois, rien n'avait encore été fait en ce sens quand les agents de la mairie sont intervenus toute la journée de dimanche et la nuit de dimanche à lundi pour les déguerpir.
Mais le maire a nié toute implication de ses hommes dans l'incendie criminelle bien qu'ils se trouvaient sur le site du marché au moment des faits.
De leur côté, les petits commerçants continuent d'accuser M. Jason et affirment n'avoir aucune intention de se laisser intimider par lui-même et ses agents.
" Ce n'est pas tant les dédommagements qui nous intéressent, mais un espace stable pour travailler et gagner dignement notre vie", a dit Jacques qui déclare avoir perdu une importante somme. Il affirme que ses collègues et lui-même vont rester sur place jusqu'`a ce que le nécessaire soit fait, comme l'a dit le président.
Au moment de la visite, du président Préval, quelques coups d'armes ont été entendus dans l'aire de la cathédrale. Les commerçants ont pointé du doigt un des maires adjoints dont ils n'ont pas cité le nom.
" C'est sur le président qu'il a certainement voulu tirer et non sur nous", a dit l'un d'entre eux pour dénoncer le caractère insolent du fait.
AHP 5 juillet 2007 3 : 45 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Un centre ophtalmologique moderne

Désormais, à l'Hôpital La Renaissance, on soigne les maladies des yeux ! Un personnel traitant, composé de 17 médecins et infirmières, travaille à l'éradication de certaines maladies bénignes qui, pourtant, ravagent la vue dans le monde. Ils interviennent aussi au niveau chirurgical. Bel-Air dispose désormais d'un centre ophtalmologique grâce aux coopérants cubains
Le président René Préval et le vice-président cubain Esteban Lazo ont inauguré, ce jeudi, le Centre ophtalmologique haïtiano-cubain situé à proximité de la cathédrale de Port-au-Prince. Cette cérémonie à laquelle ont participé le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, plusieurs ministres du gouvernement dont celui de la Santé publique et de la Population, le Dr Robert Auguste, et un large éventail de coopérants cubains et d'anciens étudiants haïtiens de Cuba a permis de noter la dimension de la coopération entre les deux pays ainsi que la pertinence des actions menées, notamment dans le domaine médical, par les experts cubains qui n'ont pas marchandé leur service.

Soins préventifs et intensifs et interventions chirurgicales au niveau de l'oeil seront pratiqués par les 17 coopérants formant le personnel soignant de ce centre. Logé dans les locaux de l'ancien Centre hospitalier de la Renaissance, le centre ophtalmologique aux quelque 20 lits disponibles peut accueillir plusieurs dizaines de patients par jour. Plus de 25.000 personnes ont déjà été soignées pour sa première année de fonctionnement.
Après celui des Gonaïves, le centre ophtalmologique du Bel-Air est la deuxième structure du genre, mise en oeuvre dans le cadre de la coopération entre Haïti et la République castriste. Plus de 37.000 personnes ont pu être traitées dans ces deux centres. Selon les chiffres avancés par les responsables de la coopération, 536 coopérants cubains travaillent en Haïti dont 417 prêtent leurs services dans les brigades médicales du Programme de santé intégral, 31 dans les centres ophtalmologiques des Gonaïves et du Bel-Air et les autres répartis dans différentes sphères de développement. Une forte assistance... « 50 millions de personnes dans le monde perdent leur vue à cause de maladies qui pourraient être prévenues », a affirmé le directeur général de ce Centre ophtalmologique haïtiano-cubain, le Dr Jorge Fernandez.

Selon lui, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 8000 sur chaque million d'habitants sont atteints de cécité en raison de la précarité des services de santé. Un million et demi d'enfants de moins de 16 ans font partie de cette liste. Il avance que ces maladies, en dépit de leur susceptibilité d'être traitées, représentent un drame pour l'humanité.
En dépit du blocus rigoureux et génocidaire auquel il fait face, selon M. Lazo, Cuba a noué des relations de coopération avec 154 pays et exécute 800 projets de développement économique et social dans lesquels sont impliqués plus de 142.000 spécialistes et techniciens cubains. « 32.187 de ces professionnels travaillent dans le domaine de la santé publique au niveau de 101 pays », ajoute-t-il. Des Etats latino-américains, caribéens, asiatiques et africains bénéficient de cette coopération.Témoignages du président« Je suis là pour témoigner de la qualité des soins offerts dans ce centre. Il y a 15 jours, ma soeur s'est fait opérer ici. Cette semaine, c'était le tour de la mère du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à subir une intervention chirurgicale dans ce même centre. Et toutes ces opérations ont eu des résultats satisfaisants », a affirmé René Préval d'un air gai et reconnaissant.
M. Préval a profité de la présence du vice-président cubain pour renouveler sa gratitude à l'égard de son homologue cubain Fidel Castro. Selon lui, grâce à l'aide cubaine, 850 jeunes étudient à Cuba.Tout en vantant la technologie de pointe utilisée au centre du Bel-Air, M. Préval prévoit la mise en place d'autres structures pareilles dans les prochaines années.

Le président Préval et la délégation gouvernementale ont également profité de leur présence au Bel-Air pour visiter les détaillants victimes de l'incendie qui a récemment ravagé le marché de la Cathédrale. Ce qui a provoqué de l'agitation dans les parages du centre.
Lima Soirélus

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45826&PubDate=2007-07-05

AU SECOURS DE L'HOPITAL DE L'UNIVERSITE D'ETAT D'HAITI ...Pour une meilleure gestion de l'HUEH

Après l'installation des conseils de gestion dans plusieurs structures sanitaires publiques du pays dont le dernier en date est celui de l'hôpital Saint-Michel de Jacmel, l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti se dote aujourd'hui d'un Conseil de gestion.« Nous n'avons pas peur de nous atteler à la tâche. Le ministre a déjà pris la décision politique de mettre sur pied les conseils de gestion, j'aimerais bien que la politique reste à sa place... Nous n'allons pas être des pantins ! », a déclaré le président du Conseil de gestion de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), le Dr Rudolph Magloire, le mardi 3 juillet, à l'hôtel Montana, lors de la cérémonie officielle de l'installation dudit conseil.
« La politique ne viendra pas mettre les bâtons dans les roues du conseil », a répondu le ministre de la Santé publique, le Dr Robert Auguste. Il a cité au passage le Dr Michel Lominy, le maître à penser de cette idée que le MSPP est en train de concrétiser à travers le pays. « Les citoyens doivent s'approprier de leurs hôpitaux », a-t-il ajouté.Une équipe multidisciplinaire répond à l'appelAprès l'hôpital Saint-Michel de Jacmel, l'hôpital des Cayes, l'hôpital La Providence des Gonaïves (pour ne citer que ceux-là), c'est au tour du plus grand centre hospitalier public du pays de se renforcer en se dotant aujourd'hui d'un conseil de gestion. Il se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.
Tous les membres de ce Conseil ont répondu spontanément à l'appel pour accomplir ce service civique, citoyen et bénévole en vue de contribuer à la bonne marche de l'institution qui réclame la compétence de chacun, s'est réjoui le directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly. Cette équipe multidisciplinaire vient d'horizons divers : commercial, bancaire, juridique, médical, ONG.« Nous franchissons une nouvelle étape dans la restructuration des instances administratives responsables qui doivent oeuvrer dans la marche ascensionnelle de l'hôpital débuté depuis tantôt dix mois. Nous ajoutons à la machine un instrument de gestion et de contrôle », a fait remarquer le Dr Cornelly.
« Ce 3 juillet 2007 marque un tournant décisif, une orientation nouvelle que nous décidons d'imprimer au plus grand centre hospitalier tertiaire du pays. Ceci répond à une nécessité impérieuse de voir enfin la gestion hospitalière se démarquer de la ringardise et se développer autrement au bénéfice de la majorité silencieuse », a-t-il ajouté.Cette nouvelle gouvernance doit faire table rase des improvisations habituelles truffées de concussions honteuses. Cependant, a-t-il souhaité, les normes hospitalières devront conduire l'hôpital vers sa mission essentielle qui comporte trois piliers importants : les soins de qualité, la formation des cadres et la recherche scientifique.Le service d'urgence : vitrine de l'HUEH
Misant sur la logique de la transparence, le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques Pierre-Pierre, a souligné qu' « il était temps que le secteur privé des affaires et la société civile soient étroitement liés au fonctionnement de cette institution». Ce centre, d'après lui, est réduit à une peau de chagrin parce que la politique a pris le dessus sur les questions techniques et administratives. Prônant que le service d'urgence soit la vitrine de l'hôpital, Dr Pierre-Pierre souhaite que l'HUEH ait un buffet approvisionné chaque matin avec des médicaments intéressant les quatre services de base. « Ce service doit pouvoir admettre 20 à 25 patients. Le bloc opératoire devrait fonctionner 24 hres sur 24 et 7 jours sur 7... Nous avons nos cerveaux, nos bras, il nous manque alors l'accompagnement de l'Etat », a-t-il affirmé.
Le titulaire de la Santé publique a fait état de divers travaux en cours à l'HUEH : l'urgence, la chirurgie, la maternité, l'urologie, la dermatologie. Aussi a-t-il fait comprendre que « le MSPP travaille afin de rénover plusieurs services de l'hôpital. Mais tout ceci ne sera qu'un épiphénomène si l'âme haïtienne ne pénètre pas le travail que nous faisons ».Claude Bernard Sérantserantclaudebernard@yahoo.fr
Le Conseil de gestion de l'HUEH se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.Voix délibérative (votant) le président du conseil de gestion, le Dr Rudolph Magloire ; le directeur du Laboratoire nationale de Santé publique, le Dr Jacques Boncy ; la directrice générale de Food for the Poor, Mme Raymonde Pun ; la représentante de la société civile d'outre-mer, Mme Jessy Aspil ; la voix des malades et représentante du Groupe de Support contre le Cancer, Mme Marie Louise Baker Vorbes ; le directeur de Family Health International, le Dr Jean Robert Brutus ; le représentant de Management Sciences for Health, M. Uder Antoine; le représentant du secteur commercial et bancaire, M. Carl Brown représenté par Me Guy Supplice ; l'expert en travaux d'ingénierie sanitaire, l'ing Henntz Saint-Marc ; le représentant de la société civile et des Collectivités territoriales, le Maire Yves Jason ; le représentant du secteur socio-professionnel; le président de l'Association des Médecins haïtiens, le Claude Suréna ; la représentante des chefs de services à l'HUEH, le Dr Ghislaine Auguste ; le représentant des services paramédicaux de la Faculté de médecine, vice-doyen de la Faculté de médecine et de Pharmacie, le Dr Fritz De La Fuente ; le directeur exécutif du conseil et directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly (non votant) ; Voix consultative (non votant) : les membres de l'institution : le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques B. Pierre ; l'assistante directrice des soins infirmiers à l'HUEH, miss Rose-Marie Justinville ; le directeur administratif et financier à l'HUEH, M. Guy Laroche ; les consultants : le représentant de HS-2007, le Dr Georges Dubuche ; l'expert en gestion administrative de l'HUEH, le Dr Roger Valmé ; le consultant juridique, Me Raynold Pierre ; l'expert en planification, M. Kenn Duval.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45749&PubDate=2007-07-06

Une Haïtienne à l'honneur au Collège Interaméricain de la Défense

Le 22 juin 2007, le salon de Las Americas de l'OEA a accueilli la cérémonie de graduation de la 46e promotion du CID. Cette cérémonie a été présidée par le Secrétaire général de l'OEA, M. Miguel Insulza, accompagné du Président du Conseil Interaméricain de la Défense, le Général de Division Jorge Armando de Almeida du Brésil, et du Directeur du CID, le Major-Général Keith M. Huber des Etats-Unis. Cette 46e promotion comptait 53 étudiants originaires de 16 pays du Continent américain (Argentine, Brésil, Canada, Colombie, Chili, Equateur, El Salvador, Etats-Unis d'Amérique, Guatemala, Guyana, Haïti, Honduras, Mexique, Nicaragua, Pérou et République dominicaine).
A cette occasion, notre pays était à l'honneur. Au cours d'une grandiose cérémonie à laquelle ont assisté plus de 400 personnes dont des Ambassadeurs de tout le Continent, des dignitaires et des académiciens de divers horizons, une Haïtienne a été proclamée lauréate de cette 46e promotion. Il s'agit de Suze Percy Filippini, Ministre Conseillère de la Mission Permanente d'Haïti auprès de l'OEA.
Dans un programme conjoint CID-Universidad El Salvador de l'Argentine, elle a réalisé une thèse de Maîtrise dont le sujet est le suivant : « Impact des catastrophes naturelles sur les Etats Insulaires de la Caraïbe : Mesures de Prévention et de Mitigation » et a été la seule à recevoir une médaille d'Or pour son travail.
C'est une grande première dans l'histoire de ce Collège ! Malgré la rigueur et l'intensité de son programme académique, elle a pu boucler durant la même période une seconde maîtrise avec Mention d'Honneur à la American University de Washington D.C. en Service International (International Service).C'est un honneur pour Haïti, une fierté pour les femmes du Continent Américain et un modèle pour les jeunes !Qu'est-ce que c'est le Collège interaméricain de la Défense ?
Le Collège interaméricain de la Défense (CID) est un institut d'éducation international qui offre un programme de Hautes Études en Défense et Sécurité Hémisphérique. Le CID dépend de l'OEA et du Conseil Interaméricain de la Défense, une entité qui regroupe la plupart des pays du Continent américain.Ce Collège offre un cours de formation politico- stratégique, multidisciplinaire de très haut niveau. Ce programme académique fournit aux hauts gradés des forces armées et aux fonctionnaires civils une vaste connaissance dans les domaines tels que les Relations Internationales, le Système Interaméricain, les Instruments Internationaux et le leadership Institutionnel, les Relations civico- Militaires, les rapports entre les Médias et les Forces Armées, l'Évaluation de la Situation Mondiale et Hémisphérique, les Opérations de Paix, les Catastrophes naturelles et les Urgences Complexes, l'Art de la Négociation, la Gestion de Crise et la Résolution des Conflits, les Transformations dans le Secteur de la Défense, les Politiques de Défense et de Sécurité publique, les Techniques de Recherche Scientifique, l'Information Stratégique, le caractère multidimensionnel des Menaces, des Préoccupations et Défis liés à la Sécurité de l'Hémisphère, pour ne citer que ceux-là.
Pour la mise en oeuvre de ce programme d'excellence, le Collège Interaméricain de la Défense utilise la compétence de nombreux centres de recherche et d'académiciens de Washington D.C. et de l'Amérique du Nord en général qu'il complète avec divers voyages académiques tant en Amérique du Nord qu'en Amérique Latine et aux Caraïbes. Les participants effectuent, de manière obligatoire, des travaux de recherches (monographies, thèses) qui sont par la suite publiés.

Le CID compte à nos jours 2.174 gradués de 23 pays de l'Hémisphère. Plus de 40 pour cent de ces gradués ont été promus au Grade de Général ou d'Amiral et les fonctionnaires civils briguent d'importants postes de direction dans le continent américain. A part les nombreux ministres de la Défense ou de l'Intérieur, certains ont même été élus aux postes de la Magistrature suprême comme c'est le cas au Chili avec Madame Michelle Bachelet qui a, elle aussi, fréquenté le CID.
Haïti, membre fondateur de l'OEA, est aussi membre du Conseil Interaméricain de la Défense à sa création. Après plus de vingt années d'absence, elle a retrouvé sa place en 2006 tant au sein du Conseil qu'au Collège interaméricain de la Défense.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45743&PubDate=2007-07-06

Le Sanatorium, tenu à bout de bras (Vos aides seraient les bienvenues!)

Institution pionnière dans la prise en charge des tuberculeux en Haïti, le Sanatorium, perché sur les hauteurs de Carrefour-Feuilles, crie sa misère, soixante ans après sa fondation. Avec ses quelque 500 tuberculeux à traiter, loger... et nourrir annuellement, le fardeau est lourd pour l'administration.

Toits éventrés couverts de moississure, parquet troué, baies vitrées privées de quelques lames, lits branlants, maigre budget ... le Sanatorium de Carrefour-Feuilles, en dépit de son dénuement, symbolise la lutte contre la tuberculose en Haïti. Annuellement, cet hôpital de référence admet pour être traités et nourris quelque 500 tuberculeux. A cela s'ajoutent des centaines d'autres soignés en clinique externe tous les mois. Un lourd fardeau pour la directrice, le Dr Jocelyne Dorlette, qui ne désarme pas. Depuis son minuscule bureau, la pneumologue de carrière s'échine à tenir à bout de bras l'institution pionnière dans la prise en charge des cas de tuberculose dans une capitale haïtienne où la majorité de ses 2 millions d'habitants vivent dans la promiscuité. Ce qui est favorable au développement de cette maladie contagieuse.« Si vous voyez dans les salles d'hospitalisation que les draps sont propres, c'est grâce à la donation d'un particulier de l'étranger », a murmuré, reconnaissante, Jocelyne Dorlette qui -pour avoir été pendant huit longues années directrice adjointe- connaît bien la boîte.

Le maigre budget de l'institution ne permet pas d'investir ni dans l'achat de matériel ni dans l'entretien du bâtiment. Il sert seulement à payer les employés et les contractuels. Une réalité qui a poussé la nouvelle administration à réclamer une cotisation de 50 gourdes pour une consultation et 300 gourdes pour toute la durée d'hospitalisation d'un patient. Cette cotisation permet au moins à l'institution de se procurer les antiseptiques nécessaires pour combattre les mauvaises odeurs.

« Autrefois, quand la nourriture fournie par le CRS (Catholic Relief Service) arrivait à notre entrepôt, il n'y avait pas de gaz pour la faire cuire, se rappelle la directrice. Mais, depuis près d'un an, nous bénéficions hebdomadairement d'une bonbonne de gaz de Monique César Ministère pour faire la cuisine aux patients.


Ici, quand l'aide n'arrive pas de façon irrégulière ou incohérente, elle est par contre mal canalisée. Certains groupes de religieux arrivent parfois avec des sacs de nourriture ou de détergent et les distribuent directement aux patients, constate impuissante l'administration de l'hôpital aux 111 lits fonctionnels. « Le malade ne faisant ni la lessive de ses draps ni la cuisine à l'hôpital, il n'a qu'à faire parvenir cette aide à sa famille », commente la directrice qui n'entend pas parler de lourd fardeau. Bien qu'en situation difficile, ce centre est souvent épargné des grèves en cascade que connaissent les hôpitaux publics. « Le fardeau serait lourd si je tentais de le porter toute seule », philosophe la pneumologue formée à l'Université d'État d'Haïti, en Algérie et en France. La détermination de ses 172 collaborateurs (médecins, infirmières, radiologues, laborantins, cuisiniers, personnel de soutien...) a entretenu sa passion jusqu'à considérer le Sanatorium comme un second foyer. L'espoir renaîtDe 200 lits, la capacité du Sanatorium est passée à 150 depuis qu'un chantier a été ouvert par l'Etat pour reconstruire une aile de cet hôpital spécialisé dans le traitement des maladies pulmonaires. « Le chantier doit être relancé incessamment», a annoncé, l'air joyeux, la directrice qui a récemment demandé qu'on vienne en aide à l'institution fondée il y a de cela soixante ans par le Dr Louis Roy. Depuis l'intervention publique de l'actuelle directrice à une session organisée par Panos Caraïbes, la situation de l'hôpital s'est améliorée.« Les malades reçoivent des soins, on a connu des jours meilleurs », admet la directrice qui a tenu à saluer le dévouement du ministère de la Santé publique qui a aidé à l'assainissement des toilettes. Le ministère de tutelle est également intervenu au niveau de l'électricité, indispensable à l'hôpital qui savait utiliser des bougies en période de rationnement drastique du courant électrique.

Si l'espoir renaît pour la plus vieille institution qui traite des patients référés par le Pénitencier national, l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti, les centres ambulatoires... l'environnement se dégrade davantage. « Les gens ont construit tout autour de l'hôpital. Certains voisins ont même déversé des détritus dans la cour du Sanatorium.» Un autre combat dans la quête de la bonne santé au Sanatorium!
Claude Gilles

gonaibo73@yahoo.fr
(Panos Caraïbes)
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45755&PubDate=2007-07-06

SANTÉ / Les médecins haïtiens diplômés à Cuba invités à s’expatrier

Par Carly Dollin
carlydollin@yahoo.com
Moins de 3 médecins pour 10 000 habitants, une espérance de vie à la naissance autour de 54 ans, un taux de mortalité maternelle de plus de 500 pour 100 000 naissances vivantes, un nombre annuel moyen de 38 000 décès d’enfants de moins de 5 ans, soit un taux de mortalité infanto-juvénile qui représente les 2/3 des décès d’enfants de cette tranche d’âges dans les Caraibes. En dépit de ces indicateurs alarmants, les étudiants haïtiens diplômés en médecine à Cuba semblent n’être pas les bienvenus dans leur pays.
Deux promotions de médecins haïtiens, soit plus de deux cents (200) étudiants, ont chiadé à l’École latino-américaine de médecine (ELAM) pour décrocher leur diplôme en médecine à Santiago de Cuba. Parmi les 28 pays du monde ayant bénéficié de ce programme de formation en capital humain mis sur pied par le gouvernement cubain, Haïti est sortie en tête de liste pour la première promotion.
Une adaptation culturelle difficile
Les études de médecine à Cuba s’avéraient un défi de grande taille à relever par les étudiants haïtiens, particulièrement au début. L’adaptation aux us et coutumes, notamment à la cuisine cubaine, ne leur a pas été facile. Du côté financier, la vie de ces étudiants a été également très compliquée. Au début, chacun recevait une infime allocation de 50$US qui ne pouvait même pas couvrir leurs besoins primaires. Cette allocation allait être coupée avec un changement de gouvernement à Port-au-Prince. Mais, animés d’un mâle courage, ils ont fini par surmonter les difficultés de tous ordres et boucler leurs études. Si, lors de la cérémonie de collation de diplômes, les étudiants des autres pays bénéficiaires du programme, ont eu, de la part des représentants de leurs gouvernements, droit à des promesses d’affectations de postes, de salaires et de cadeaux, il en était autrement pour ceux d’Haïti. D’ailleurs, aucun officiel haïtien n’avait jugé nécessaire de faire le déplacement.
Selon une clause du contrat signé avec l’État, les jeunes médecins haïtiens formés à Cuba doivent retourner au pays, au terme de leurs études, pour mettre leurs savoirs au service des populations de leur zone de naissance. Cependant, cela fait environ deux ans qu’ils sont revenus, mais aucune suite administrative n’est toujours donnée à cette clause. Les responsables sanitaires attendent sans doute qu’ils s’expatrient au Canada ou aux États-Unis, dans ces contrées où l’on reconnaît la valeur des ressources humaines, pour enfin mettre en place les structures d’accueil qui permettront à ces professionnels d’être utiles à leur pays.La précarité de notre système de santé, la fragilité de notre environnement, la faiblesse de notre système d’éducation sont tributaires de nos comportements irrationnels. C’est Paolo Coelho qui dit : « Au lieu de regarder la vie comme des malheureuses victimes d’un voleur ; nous devons appréhender la vie comme des aventuriers à la recherche de trésor ».
Combien de fois avons-nous été chercher à l’étranger des ressources nécessaires à l’exécution d’un projet pendant que ces ressources sont disponibles chez nous. Nos médecins, issus de la moule cubaine, sont parmi les acteurs médicaux les mieux formés de ce 21e siècle. Engageons-nous à leur offrir un cadre de travail convenable pour qu’ils puissent exercer leur métier et aider à l’amélioration de notre Indice de développement humain.
jeudi 5 juillet 2007

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Commentaires
Je me sens particulièrement touché par cette dépêche qui traduit encore une fois le dysfonctionnement de tous les systèmes chez nous. Qui pis est, ont est souvent dérouté par la cacophonie flagrante résonnant dans une contradiction palpable entre les discours des responsables pour épater la galerie et l’orientation effective des actions des autorités.
Depuis quelques temps on ne fait que parler de la coopération hatianno-cubaine dans le domaine de la santé et, dernièrement cette coopération a aménagé un espace pour l’empreinte de l’homme fort du Venezuela Hugo Chavez pour constituer un axe Preval-Castro-Chavez pour résoudre les problèmes de santé de la population haïtienne. Dans les discours du président de la République lors de la visite de Chavez en Haïti il était question de doter le pays d’une couverture médicale complète assurée par des médecins cubains qui seraient peu à peu remplacés par des médecins haïtiens formés à Cuba. Jusque là, l’initiative luisait une certaine cohérence.
Il est aujourd’hui inconcevable que des diplômés d’écoles cubaines aient des difficultés à s’intégrer au sein de ce programme à un point tel qu’ils doivent contempler comme la grande majorité des médecins haïtiens formés en Haïti ou ailleurs, s’expatrier vers le Canada ou les Etats-Unis d’Amérique.
Il est donc intéressant de trouver une justification à cet état de fait.

jeudi 5 juillet 2007

ALBA /Etats-Unis / Haïti nage-t-elle entre deux eaux ?

Par Marc-Kenson Joseph
jmarckenson@lematinhaiti.com

Sous la conduite du président René Préval, Haïti s’intègrera-t-elle bientôt, à visière levée, dans le groupe des pays engagés dans le processus d’autonomisation de l’Amérique latine ?

De passage à Mexico le week-end écoulé, le président du Nicaragua, le sandiniste Daniel Ortega, a annoncé la participation des autorités haïtiennes à une importante réunion destinée à la consolidation du bloc latinoaméricain sans interférence des États-Unis. Une initiative visant à l’autodétermination des États et pays de la région. Vendredi, le Parlement vénézuélien a adopté, à une écrasante majorité, l’accordcadre établissant une coopération entre l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba) et Haïti. Pourtant, le projet n’est pas encore acheminé au Parlement haïtien pour une éventuelle ratification. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Lambert, s’est refusé à tout commentaire sur le sujet. Même précaution du côté d’autres parlementaires. Sage orthodoxie d’un vulnérable…
Interrogé sur l’annonce faite par le président nicaraguayen, le professeur Simonise estime que les déclarations de Daniel Ortega, « chef d’État étranger, n’engagent en rien la nation haïtienne. Il faut attendre les réactions officielles venues de Port-au-Prince avant tout commentaire ».

Quant à l’intégration d’Haïti à l’Alternative bolivarienne des Amériques, le diplomate a dit voir « mal un pays qui ne dispose pas de son autonomie sécuritaire donner son adhésion à un front qui se veut « contre » un puissant membre (États-Unis) du Conseil de sécurité. De plus, le fondement de la politique économique des pays de l’Alba, c’est la nationalisation des entreprises et des ressources stratégiques. Or, la ressource stratégique d’Haïti, c’est la diaspora. Et le fondement de la politique économique que conduit le gouvernement, c’est la stabilité macroéconomique avec, en sus, la privatisation des entreprises stratégiques ». Jean-Robert Simonise considère la politique de Port-au-Prince comme « une sage orthodoxie d’un vulnérable conscient de son état et qui a le devoir de chercher partout des opportunités pour un peuple qui manque de tout ».

Politique infantile

Himmler Rébu, responsable de parti politique, pense que l’initiative d’intégrer l’Alba est totalement dépassée. Il la qualifie de « politique infantile ». « Le Venezuela est en mesure de mener le jeu, mais on ne peut pas nous aligner », déclare-t-il, insistant sur « l’inconcevabilité d’une politique extérieure axée sur La Havane - Caracas -Téhéran alors que le pays se trouve dans une situation de soumission absolue (États-Unis, Canada et alliés) ». Le président du Greh recommande une stratégie nationale. Selon Himmler Rébu, « une quelconque force extérieure sera efficace s’il y a une certaine force à l’intérieur. On doit représenter un intérêt, un potentiel. Les citoyens doivent développer une certaine confiance dans les projets du gouvernement et supporter les initiatives ».

Dans la même veine, un économiste déclarait récemment qu’ « Haïti n’a nullement intérêt à rejoindre l’Alba qui pourrait hypothéquer d’autres accords signés antérieurement ».Cependant, de l’avis du président Préval, « Haïti doit trouver les voies et moyens d’une coopération régionale et internationale dynamique, productive, capable de nous aider à répondre aux nombreuses attentes (analphabétisme, éducation pour tous, santé pour tous, etc.) de la population ». Et pour ce faire, le président multiplie les voyages et signe des accords avec des pays de l’Amérique latine, dont le Venezuela et Cuba, deux principales « bêtes noires » des États-Unis.
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6882

HAITI/ÉDUCATION / Pourquoi le Nouveau secondaire ?

Propos recueillis par Alix Laroche
alixlaroche@lematinhaiti.com

L’État haïtien s’est engagé à réaliser les objectifs de l’Éducation pour tous d’ici à 2015. La préparation de la Stratégie nationale d’action se situe dans cette logique d’expliciter les choix nationaux pour la mise en œuvre de ce projet. Depuis son arrivée à ce poste, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Gabriel Bien-Aimé, n’a cessé de prôner l’éducation pour tous, mais une éducation de qualité. Sous son administration, de nombreux changements ont été opérés. Entre autres projets, on peut citer le baccalauréat permanent, les examens distincts pour les nouveaux bacheliers et les recalés, mais aussi, et surtout la mise sur pied du nouveau secondaire. Dans une interview exclusive accordée à un reporter du Matin, le ministre Bien-Aimé explique en quoi consiste le nouveau secondaire.

Le Matin : Monsieur le ministre, l’on entend depuis quelque temps parler du « Nouveau secondaire » qui a été intégré dans le programme du MENFP. Cependant, le public, dans l’ensemble, ignore ce qu’il est exactement. Pourriez-vous nous en parler un peu ?

Gabriel Bien-Aimé : Le Nouveau secondaire est quelque chose qu’on aurait dû mettre en chantier depuis plus de dix ans. Il a maintes fois été annoncé sans être effectivement entériné. Nous autres, dans ce ministère, voulons amorcer son implémentation à partir de cette année de telle sorte que, dans un avenir très proche, nous puissions étendre le processus à toutes nos écoles. Le Nouveau secondaire, c’est en finir avec le cycle traditionnel et donner à nos élèves la possibilité de s’orienter dans leurs études.


LM : Vous parlez du nombre d’années pour le programme du nouveau secondaire. Combien en comporte-t-il ?

GBA : Le Nouveau secondaire comporte quatre (4) années. Nous avons deux années de tronc commun, c’est-à-dire secondaire 1 et secondaire 2, où tous les élèves auront à suivre les mêmes cours. Après ces deux années, ils auront à choisir. La troisième année sera l’année d’orientation. Il y aura trois filières : la filière d’enseignement général, puis la pédagogique et enfin la technologique. La quatrième année est celle de fin d’études, donc celle de renforcement de ce qui est appris au niveau de la troisième année. Au terme de tout cela, il y aura un examen du bac de fin d’études secondaires. Cet examen peut être en enseignement secondaire, en pédagogie ou en technologie. Par exemple, quelqu’un qui est en enseignement général peut décider ensuite de continuer à l’université. Quelqu’un qui a choisi la filière pédagogique peut automatiquement commencer à enseigner. La filière technologique peut permettre au bachelier d’aller directement sur le marché du travail. Mais, s’il veut une spécialisation, il se dirigera soit dans une université technique ou dans une école technique supérieure pour pouvoir parfaire cette connaissance qu’il a acquise au niveau du nouveau secondaire. Voilà grosso modo en quoi consiste le Nouveau secondaire.


LM : Le ministère a changé de nom. Le MENJS est devenu le MENFP. Quelle est la raison d’être de ce changement ?

GBA : Nous sommes en train d’élaborer une politique de formation professionnelle dans le cadre de notre programme. Il est vrai qu’au niveau du fondamental, il y a déjà une ouverture vers le professionnel. Au niveau du Nouveau secondaire, il y a cette filière technologique qui prend en compte justement la formation professionnelle. Au niveau de l’Institut national de formation professionnelle (INFP), nous avons toute une série de programmes nous permettant d’aboutir à du concret en ce qui concerne la formation professionnelle parce que, désormais, nous voulons former des jeunes capables d’intégrer tout de suite le marché du travail. Nous ne voulons pas former des chômeurs. Nous voulons tenir compte des besoins de la société et de nos entreprises dans la préparation de nos jeunes. C’est-ce que nous appelons une formation axée sur la demande, en d’autres termes, ce que demande effectivement la société. C’est le concept à travers lequel nous allons former nos jeunes de telle sorte que ces derniers, une fois diplômés, trouveront du travail dans leurs spécificités propres.

LM : Abordons maintenant la question du baccalauréat permanent. Voulez-vous l’expliquer aux lecteurs du Matin, Monsieur le ministre ?

GBA : Alors, nous sommes en train vraiment de réformer ou, tout au moins, de repenser le baccalauréat haïtien. Cette année, plusieurs nouvelles mesures ont été prises. Citons, par exemple, la séparation des nouveaux candidats et des redoublants. C’est un premier élément. Un second élément est que ceux qui n’ont pas réussi ne vont pas attendre une année pour pouvoir se présenter aux examens. Ils vont pouvoir tout au cours du cycle se présenter aux épreuves et participer, une fois qu’ils se sentiront prêts. Un troisième changement à souligner est que les redoublants n’auront pas à composer sur toutes les matières. Ils le feront seulement sur les matières pour lesquelles ils n’ont pas obtenu 50 % et plus. Les matières dans lesquelles ils ont obtenu 50 % seront archivées pendant deux ans. Le candidat redoublant a deux ans pour pouvoir arriver aux moyennes de 50 % lui permettant de franchir l’étape. Nous allons encore apporter d’autres changements pour rendre le baccalauréat haïtien plus facile, plus viable, moins stressant et plus conforme à la réalité.


LM : Comment expliquer la faible congruence des curricula avec la réalité socioéconomique ?

GBA : Le profil des jeunes issus de l’école fondamentale semble encore très éloigné des attentes formulées dans les finalités de l’éducation énoncées au début de la réforme éducative et qui servent encore de référence au système. La non-prise en charge par les curricula scolaires de toutes les préoccupations de la vie quotidienne (violence, sexualité responsable, protection de l’environnement, promotion de la citoyenneté, justice sociale, justice, sécurité, valeurs morales, etc.) entraîne chez l’Haïtien éduqué, étant donné, par ailleurs, la faible internalisation des valeurs de tolérance, de règlement des divergences par le dialogue, etc., une faible capacité à résoudre certains problèmes fondamentaux. Un tel vide n’est pas de nature à contribuer à mettre Haïti sur la voie de l’épanouissement auquel aspire sa population.

LM : Que dire du faible impact de l’éducation sur le plan de l’insertion sur le marché de l’emploi ?


GBA : Si le taux de chômage est l’un des indicateurs souvent évoqués pour exprimer l’état du sousdéveloppement du pays, il est curieux de constater que ce sont surtout les jeunes de moins de 30 ans (65.5 %) qui sont frappés par ce phénomène (chômage ouvert), particulièrement dans la zone métropolitaine. Mais la distribution de la population des chômeurs selon le niveau d’études atteint reste inquiétante. 50 % des chômeurs en milieu rural ne sont pas allés à l’école au-delà du cycle primaire alors qu’en milieu urbain – tant dans la capitale que dans les autres villes du système urbain –, 60 % au moins des chômeurs ont achevé avec succès au moins une année du cycle secondaire. En deçà du supérieur, l’éducation ne protège pas contre le chômage selon le constat de l’IHSI. Il importe toutefois de prendre en compte le poids de la conjoncture sur le marché du travail. Il ne fait aucun doute que la crise multidimensionnelle que traverse la société haïtienne depuis au moins vingt ans nuit à l’efficacité et aux impacts économiques des investissements éducatifs.

LM : Plus d’un se plaint du coût élevé de l’éducation en Haïti. Qu’en pensez-vous, Monsieur Bien-Aimé ?

GBA : On notera que les familles assurent l’essentiel du financement de l’éducation compte tenu du fait que la majorité des établissements du réseau scolaire (92 %), ainsi que des effectifs (environ 85 %), sont de statut non public. À côté des familles, il convient d’ajouter les églises, à travers les missions et les ONG qui interviennent de manière significative dans le financement des droits de scolarité, des matériels et des équipements, des cantines scolaires, et cela tant dans les écoles privées que dans les écoles publiques.
mercredi 4 juillet 2007


http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6879

Santo Domingo et Mexico appuient l’action de la communauté intenationale en Haïti

Appel en faveur de la constitution d’un nouveau groupe de "pays amis d’Haïti"
Jeudi 5 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Les chanceliers dominicain, Carlos Morales Troncoso et mexicain Patricia Espinosa Castellanos ont apporté mercredi à Mexico leur soutien aux efforts déployés par la communauté internationale en Haïti, rapporte le quotidien dominicain El Nuevo Diario.
S’exprimant lors de la 4e réunion de la commission mixte intergouvernementale Mexique/République Dominicaine, les deux dirigeants ont appelé à la création d’un nouveau "groupe de pays amis" d’Haïti qui aura pour mission d’apporter un soutien fort au pays.
Ce groupe doit "appuyer le renforcement de la gouvernabilité et aussi le développement des programmes économiques et sociaux dont a besoin la nation haïtienne", ont déclaré les chanceliers.
Depuis le début, il y a une quinzaine d’années, des interventions à répétition de la communauté internationale dans sa politique intérieure, Haïti a été parrainée à plusieurs reprises par des "pays amis". Ces rapprochements n’ont jamais donné lieu à des résultats convaincants.
Sur un autre plan, Carlos Morales Troncoso et Patricia Espinosa Castellanos ont annoncé l’ouverture d’un cycle de négociations visant à l’établissement d’un traité de libre-échange entre la République Dominicaine et le Mexique. Les deux pays ont développé ces dernières années des relations privilégiées qui ont permis d’explorer plusieurs pôles de coopération. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3824

Retour à Port-au-Prince du Président René Préval après le sommet de la CARICOM

Mercredi 4 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Président haïtien René Préval est rentré à Port-au-Prince mercredi à la mi-journée à l’issue de sa participation au 28e sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM) qui se tenait depuis dimanche à la Barbade.
Au cours d’une conférence de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture, le chef de l’Etat a notamment annoncé l’ouverture dès le début du mois prochain d’un bureau de la CARICOM dans la capitale haïtienne. Il travaillera en liaison avec l’office haïtien dirigé par Marie-Michèle Rey, responsable du dossier de l’intégration du pays dans l’espace caribéen.
M. Préval a indiqué que les dirigeants de la région sont tombés d’accord sur la nécessité de dynamiser davantage le processus de construction de l’espace communautaire en introduisant une structure appelée à constituer une interface entre les gouvernements et le secrétariat général de la CARICOM. A ce propos, des discussions ont été engagées sur la possibilité de doter certains pays d’experts caribéens et le coût éventuel d’une telle opération.
D’autre part, des décisions concrètes ont été prises à Bridgetown dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et le trafic d’armes. Mais, le Président Préval a refusé de divulguer les informations y relatives arguant qu’en raison de leur importance stratégique elles doivent être traitées exclusivement par les agences spécialisées des pays concernés.
Le maintien de la ligne aérienne caribéenne LIA, confrontée à de graves difficultés financières, a constitué un sujet de préoccupation pour les leaders de la CARICOM. Ils veulent empêcher la disparition de cette compagnie qui assure la desserte entre différents territoires insulaires de la région.
A côté du bilan périodique de l’évolution de la Communauté Caribéenne dressé par les instances politiques, des équipes techniques de travail se sont penchées sur des problèmatiques d’intérêt régional. Le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Thimothée, a pris part à des échanges sur la gestion des maladies non transmissibles.
De son côté, le secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé la tenue en octobre prochain d’une réunion qui sera consacrée à la relance de l’agriculture haïtienne dans la perspective de l’exportation de produits vers le marché caribéen.
Marie-Michèle Rey et l’économiste Charles Clermont, consultant auprès de la Présidence, ont, quant à eux, souligné les enjeux que représentent respectivement le processus de négociation entre le CARIFORUM et l’Union européenne sur l’ouverture des marchés et le blocage du cycle de Doha destiné à libéraliser les échanges commerciaux à l’échelle mondiale.
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et les membres de son gouvernement étaient allés accueillir la délégation présidentielle arrivée de la Barbade à bord d’un vol spécial. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3823

Un million d’haïtiano-américains commémorent le 4 juillet

Le conseiller aux affaires publiques de l’ambassade américaine à Port-au-Prince, James E. Brown, affirme que les Etats-Unis sont déterminés à appuyer les efforts du peuple haïtien dans la lutte contre la corruption, la pauvreté et l’insécurité.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Brown a souligné que des liens très forts unissent les deux peuples précisant que la communauté haïtienne joue sa partition dans les succès de la société américaine.

Il indique que plus d’un million d’américains sont d’origine haïtienne précisant que 70 % d’entre eux sont nés sur le sol américain.
La communauté haïtienne aux Etats-Unis est très dynamique et compte d’éminents représentants dans tous les secteurs de la vie sociale déclare le conseiller aux affaires publiques de l’ambassade américaine, soulignant que l’artiste peintre originaire des Cayes Jean Jacques Audubon est connu sous le nom de James Jean Audubon.

Selon des statistiques non officielles environ 600 000 haïtiens seraient en situation irrégulière aux Etats-Unis.
Dans le même temps, il note que de nombreux ressortissants américains, qui ne travaillent pas pour leur gouvernement, sont en Haïti afin d’aider le peuple haïtien. " J’ai rencontré des américains du New Hampshire qui viennent ici tous les ans depuis 25 ans afin de soulager les souffrances de la population", témoigne t-il. M. Brown estime comme l’ancien président Roosevelt, Haïti est gravé dans le cœur de nombreux américains.
Par ailleurs, James E. Brown explique que son gouvernement entend contribuer à l’amélioration des conditions de vies de la population haïtienne parce que la misère du peuple haïtien peut avoir des répercutions sur les Etats-Unis. " Les deux pays réalisent des échanges commerciaux et se trouvent dans la même région ", insiste t-il.
De plus, le conseiller aux affaires publiques de l’ambassade américaine affirme qu’Haïti change la vie de ses visiteurs. " Je suis en poste depuis 8 mois et j’ai noté des changements dans ma vie", révèle t-il mettant l’accent sur l’esprit fort du peuple haïtien et la richesse culturelle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12796

Commémoration du 231 eme anniversaire de l’indépendance des Etats Unis

Dans son discours à l’occasion de la fête nationale des Etats-Unis, l'ambassadeur Janet Ann Sanderson a mis l’accent sur la solidarité qui caractérise les relations entre les peuples haïtien et américain. En premier lieu, la diplomate américaine indique que les deux pays sont liés par des rêves de paix et de liberté, parce qu’ils ont connu des luttes de révolution et des troubles civiques. Elle souhaite que les haïtiens soient comme les américains maître de leur destin, et renouvelle l’engagement des Etats-Unis à aider à la reconstruction d’Haïti. " Nous applaudissons votre détermination de renforcer la justice et l’égalité, de faire face vigoureusement aux défis tels que la corruption, l’insécurité et la pauvreté, de prendre des décisions difficiles qui, cependant, sont nécessaires pour amener l’espoir en Haïti", ajoute t-elle. Dans son discours Mme Sanderson a cité des exemples concrets pour montrer la solidarité entre les peuples haïtiens et américains. " L'état de la Floride a institué un " Corps de la Paix" spécialement pour Haïti et la Caraïbe. Des médecins d’Austin, de Tennessee et de Chicago sont venus en vue de prodiguer des soins de santé aux Haïtiens. Des femmes de l’état de la Californie ont aidé des mères vivant dans les milieux ruraux à exporter leurs œuvres artisanales aux Etats-Unis", explique t-elle. La diplomate américaine a également mis l’accent sur la contribution de la communauté haïtienne à la vie sociale, culturelle et politique aux Etats-Unis. " Les haïtiano-américains gèrent des entreprises, occupent des postes gouvernementaux, contrôlent les principaux systèmes scolaires. Madame Edwidge Danticat nous a permis de connaître le monde des immigrés haitiano-américains. Le professeur Michel Laguerre est le directeur du Centre de Globalisation et d’Information à l’Université de la Californie en Berkeley, qui m’a très fortement marqué. Nous ne manquerons pas de mentionner que la plupart des peintres américains, comme James J. Audubon, est originaire des Cayes", soutient l’ambassadeur des Etats Unis. La diplomate a repris les mots du président Roosevelt " Haïti est gravé dans mon cœur" pour souhaiter la concrétisation des espoirs et des rêves du peuple haïtien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12795

Le maire Jason dénonce les manipulations des marchandes par des bandits

Plusieurs dizaines d’étalagistes ont pris part, hier mardi, à une nouvelle manifestation de protestation suite à l’incendie de leurs tréteaux et marchandises le 1 juillet 2007. Certains manifestants qui réclament des dédommagements du gouvernement, accusent les agents de la mairie d’être responsables de ce forfait. En réaction le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, rejette les accusations de ces étalagistes, et indique que des bandits ont détruit le matériel des marchandes afin de nuire à l’administration communale. Tout en indiquant que certains endroits de cet espace, en face de la cathédrale, servait de repaire aux bandits, M. Jason précise que des criminels recherchés par la justice avaient pris part à la manifestation. " Nos techniciens ont filmé deux malfaiteurs participant à la manifestation", déclare t-il tout en soulignant qu’il entend porter plainte pour diffamation contre ces marchands. De plus, Jean Yves Jason renouvelle sa détermination à poursuivre le processus d’assainissement de la capitale expliquant qu’un terrain vide et boisé au bicentenaire, utilisé par des bandits pour réaliser des kidnappings a été récemment réhabilité. Le maire de Port-au-Prince dénonce l’arrogance des bandits qui avaient infiltré la manifestation et ont cassé les pare-brises de deux véhicules de la mairie. " Nous avons fait des nettoyages au bicentenaire, à la rue de la Mairie, et à la rue bonne foi ", dit-il tout en soulignant que lors de l’intervention des agents de la Mairie en face de la cathédrale des tréteaux sales avaient été enlevés. Selon le maire le travail d’assainissement permettra de donner une nouvelle image à la ville et de détruire les cachettes des bandits. Par ailleurs, le maire de Port-au-Prince annonce pour bientôt le début des études devant permettre la rénovation de l’hôtel de ville. Jean Yves Jason précise qu’une partie du personnel de l’administration communale utilisera temporairement un nouveau local en lieu et place de l’hôtel le Plaza.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12794

L’OEA appelle la Caricom à intensifier ses actions en Haiti

L’Organisation des Etats Américains (OEA) réclame de la Caricom plus d’attention en faveur d’Haïti, où le parlement, la justice et la police arrivent difficilement à jouer leur rôle. Les dirigeants de l’organisation hémisphérique, lors d’une conférence en marge du sommet de la Caricom ont fait état d’un manque de personnes qualifiées et souhaitent l’établissement d’un campus de l’Université West Indies en Haïti.
Selon le secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert Ramdin, la Caricom pourrait aider Haïti dans les aspects politique et technique. Il cite en exemple la possibilité pour la Caricom d’aider le parlement à jouer son rôle de manière effective dans le cadre du développement du pays.
Pour sa part, le secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, regrette que le parlement, la justice et la police ne soient pas en mesure de fonctionner avec efficacité en dépit des millions de dollars qui leur ont été octroyés. Entre temps, M. Insulza, plaide en faveur d’une assistance technique pour Haïti tout en félicitant la Caricom pour les efforts déjà déployés. Le secrétaire général de l’OEA estime néanmoins qu’il y a encore du travail à faire pour favoriser le développement économique et la stabilité en Haïti. " Nous avons un groupe d’États solides, quoique petits, qui peuvent être très utiles à Haïti ", a martelé le Secrétaire général de l’organisation hémisphérique à l’ouverture, de la 28e Conférence de la Caricom à Barbade. " Les pays de la Caricom, tels Barbade, Trinidad & Tobago, ont des personnes qualifiées qui peuvent aider dans les domaines de la gestion économique et de l’administration publique ", soutient-il. Parallèlement le Mexique et la république Dominicaine disent souhaiter le renforcement de la gouvernance en Haïti, et suggèrent la création d’un groupe de pays susceptibles d’appuyer les programmes économiques et sociaux du gouvernement haïtien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12793

Le président René Préval annonce la mise en place de structures pour favoriser le bon fonctionnement de l'Etat et fait de la police et de la justice s

Port-au-Prince, le 4 juillet 2007 (AHP)- Le président René Préval, a fait savoir mercredi que son gouvernement travaille actuellement à la mise en place des structures devant favoriser un bon fonctionnement de l'Etat.
René Préval intervenait à l'Aéroport Toussaint Louverture, à son retour de la Barbade où il a participé au sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de la caricom.
Il a indiqué que la justice et la police nationale font partie des principales priorités de son gouvernement.
Des commissions seront bientôt formées en vue de faire la lumière sur un ensemble de dossiers notamment dont les cas d'assassinat de journalistes et de détentions préventives prolongées dans les centres carcéraux, a annoncé le chef de l'Etat, faisant savoir qu'"il nous faut faire avancer les dossiers pour débloquer le pays.
Le chef de l'Etat a d'un autre côté réitéré sa volonté de combattre la corruption sous toutes ses formes au sein de l'administration publique.
Il a fait état de la mise sur pied dans le cadre de cette lutte d'une coordination entre l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), le Parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, l'Administration Générale de la Douane (AGD) et l'Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF).
Tous les dossiers seront soigneusement examinés, a déclaré René Préval qui promet de mettre des moyens adéquats à la disposition de cette coordination en vue de son plein rendement.
Concernant les critiques selon lesquelles Haïti ferait face à une carence de cadres, René Préval a expliqué cette situation par la fuite des cerveaux due à des troubles socio-politiques et également à une carence de moyens de l'Etat pour les rémunérer convenablement.
C'est une réalité que l'on doit admettre tout en cherchant à y remédier, , a dit le président qui déclare compter également sur l'appui des partenaires internationaux et de la conjugaison des efforts de tous les secteurs nationaux.
AHP 4 juillet 2007 1 : 45 PM

La République Dominicaine pourrait ne plus bénéficier du quota de sucre qu'elle écoule sur le marché américain si elle ne s'applique pas à améliorer l


Port-au-Prince, le 4 juillet 2007 (AHP)- La République Dominicaine pourrait perdre le quota de sucre qu'elle exporte vers le marché américain si elle ne s'applique pas à améliorer les conditions de travail des travailleurs haïtiens dans les bateys.
Cette position a été exprimée la semaine dernière au père Christopher Hartley au cours de réunions de travail qu'il a eues au département d'Etat et au Capitole à Washington avec de hauts fonctionnaires et congressmen américains.
Le département américain de l'Agriculture, a augmenté fin 2005 le quota d'exportation du sucre dominicain sur le marché américain à 250,046 tonnes métriques, ce qui représente une source énorme de revenus en devises pour la République Dominicaine.
Toutefois, les autorités américaines se seraient demandées jusqu'à quel point elles peuvent continuer à importer le sucre dominicain préparé dans un contexte de violation de droits humains, souligne la source.
Le prêtre connu pour ses dénonciations de l'exploitation des travailleurs haïtiens dans les usines sucrières du puissant et influent groupe Vicini a été contraint de quitter la République Dominicaine après plus de 10 ans de sacerdoce dans la province de San Pedro de Macoris.
Chistopher Hartley a eu notamment une rencontre avec David Searby, responsable au département d'Etat des relations avec la République dominicaine, ont informé des sources dignes de foi. Faisant savoir que le gouvernement et le congrès américains sont en train de travailler sur le dossier des travailleurs haïtiens, établissant le contact avec des personnalités ayant travaillé à la préparation de différents documentaires sur les conditions infra-humaines de travail dans les plantations sucrières, notamment dans les usines de la famille Vicini.
Dans ce sens, des fonctionnaires du département américain du travail envisageraient de visionner le documentaire " les enfants du sucre " projeté récemment au Florida International University (FIU) et qui a provoqué la colère du consul général dominicain à Miami, Manuel Almauzar qui a assimilé cette projection à un complot international contre la République Dominicaine.
Cependant, les sources ont précisé que l'intérêt du département d'Etat et du congrès américain n'est pas d'interférer dans les affaires internes de la République dominicaine mais de chercher des solutions aux problèmes des travailleurs et aux violations de leurs droits dans l'industrie sucrière.
La réunion du père Hartley au capitole, s'est réalisée dans les mêmes objectifs bien qu'il ait été demandé aux participants de ne pas en faire écho.
les parlementaires cherchent également à obtenir que le gouvernement américain conditionne son aide à la République Dominicaine au respect des droits des travailleurs du sucre dans les entreprises tant publiques que privées.
Il sera demandé à l'Etat et au secteur privé dominicains de garantir aux travailleurs des contrats de travail écrits tel qu'établi par le code du travail dominicain, au secrétaire d'Etat dominicain du travail de vérifier le poids de la canne coupée car c'est là que l'on enregistre la plus grande fraude aux dépens des coupeurs de canne.
Le statut des travailleurs du sucre et celui de leurs descendants devraient également être légalisés, soulignent encore les sources, faisant savoir que le père Christopher Hartley est invité de nouveau à Washington par le département américain du travail à une rencontre du même genre dont la date n'a pas encore été arrêtée.
AHP 4 juillet 2007 12 : 05 PM

L'enquête sur les détournements de fonds à la chancellerie bouclée: les suites légales attendues

Juillet 2007 (AHP)- Le président de la commission affaires étrangères du sénat de la république, Evalière Beauplan, a annoncé mardi la fin de l'enquête sur les détournements de fonds à la chancellerie haïtienne sous le gouvernement de intérimaire de Gérard Latortue.
Ce sont plus de 70 millions de gourdes destinés à payer les employés des missions diplomatiques qui se sont volatilisés.
Selon le sénateur Beauplan, le rapport de cette enquête a été acheminé au président du sénat qui devra à son tour les transmettre à la présidence, la primature, l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), la commission affaires étrangères de la chambre basse et la cours supérieure des comptes et du contentieux administrative pour les suites administratives et légales..
La commission invite le ministre des affaires étrangères, Jean Reynald Clérismé, à apporter des éclaircissements sur cette affaire dans le cadre d'une séance publique qui doit se tenir ce jeudi au sénat de la république.
Le sénateur Beauplan a par ailleurs demandé au président René Préval, de faire preuve de prudence vis-à-vis des étranges préoccupations du secteur des affaires relatives à l'appréciation de la gourde par rapport au dollar américain.
Lors d'une réunion la semaine dernière avec le président Preval, des hommes d'affaires sont allés jus qu'à menacer de fermer boutique si la gourde continuait de s'apprécier. Il faut aujourd'hui 36 gourdes pour acheter un dollar américain. Alors que récemment encore il en fallait jusqu'à 40.
Les revendications du secteur privé vont, a-t-il dit, à l'encontre des intérêts du peuple haïtien et le gouvernement doit prendre des précautions pour ne pas pénaliser la population en voulant satisfaire les 4 volontés du secteur des affaires.
Les haïtiens réclament, a-t-il dit, une baisse des prix des produits de première nécessité et la priorité devrait être accordée aux besoins de la majorité.

Un des documents déclassifiés de la CIA lève le voile sur un pan des relations entre Balaguer et Duvalier

Juillet 2007 (AHP)- Le fils cadet du général dictateur, Rafael Leonidas Trujillo y Molina, Radhames trujillo a offert en 1966 une aide financière au dictateur haïtien François Duvalier pour qu'il collabore alors au renversement du président fraîchement installé, Joaquin Balaguer, révèle un des documents déclassifié par la CIA.
Dans un rapport daté du 13 juillet 1966, la CIA a informé que Duvalier rejeta la proposition de Radhames, estimant qu'elle affecterait ses bonnes relations avec Balaguer. Le rapport indique encore que Duvalier ne souhaitait pas discuter avec Trujillo, par ce qu'il attendait des bénéfices économiques de ses relations avec Balaguer.
Toutefois, le dictateur haïtien n'excluait pas de collaborer par la suite avec Trujillo si le dirigeant dominicain devenait hostile.
Dans le second paragraphe, de ce rapport de deux pages, l'agence de renseignement américain informa que François Duvalier reçut de Balaguer une demande de 45.000 coupeurs de canne pour la zafra dominicaine.
En échange, Duvalier recevrait sur son compte personnel 20 dollars US pour chaque bracero, soit un total de 900,000 dollars, moyennant qu'il garantisse le retour des haïtiens dans leur pays à la fin du contrat.
L'historien dominicain Bernardo Vega qui a confirmé l'information, signala que lorsque le FMI consulta les finances de la banque haïtienne en question, il constata l'évidence des dépôts faits par la corporation sucrière dominicaine sur le compte de Duvalier.
Vega precisa par ailleurs que Balaguer nomma, ni plus ni moins, le chauffeur de Trujillo, Zacarias de la Cruz, comme responsable du transport des haïtien jusqu'en territoire dominicain dans la nuit du 30 mai 1961.
Dans les camions qui transportaient les braceros haïtiens, Duvalier fit installer aussi des "tontons macoutes" pour avoir la garantie que les braceros se portent bien et retournent dans leur pays (officiellement) mais en réalité, pour s'assurer qu'ils ne conspireraient pas depuis la République dominicaine pour renverser sa dictature.
Un ex ambassadeur dominicain de l'époque à Washington a rappelé que pour maintenir ses bonnes relations avec Duvalier, Balaguer fit interdire la projection dans les cinémas dominicains du film " les comédiens", un film extrêmement critique pour la dictature duvaliériste.
Source: http://www.ahphaiti.org/ndujour.html