Google

lundi 14 juin 2010

Des fonctionnaires exceptionnels honorés

Paul Gaboury, Le Droit
Publié le 14 juin 2010 à 21h46

Les équipes de fonctionnaires fédéraux ayant coordonné l'aide en Haïti, de même que celles ayant participé aux interventions d'urgence lors de l'explosion à la centrale de chauffage Cliff à Ottawa ont été honorées lors de la remise des Prix d'excellence de la fonction publique qui se déroulait hier à Gatineau.
Ces prix, décernés chaque année pendant la Semaine nationale de la fonction publique, permettent de récompenser des dizaines des fonctionnaires fédéraux qui se sont illustrés par leur contribution exceptionnelle dans le cadre de leur travail.
L'équipe de Travaux publics a vu sa contribution exemplaire dans des circonstances extraordinaires récompensée pour son intervention d'urgence lors de l'explosion à la centrale Cliff, à Ottawa. Un ingénieur du ministère avait perdu la vie lors de l'accident qui avait causé de lourds dégâts et obligé les responsables à trouver rapidement des solutions temporaires pour alimenter les édifices gouvernementaux en chauffage juste avant la saison froide.
« Malgré le choc causé par la mort d'un de leurs collègues, les membres de l'équipe d'intervention d'urgence ont réagi immédiatement. Ils ont travaillé longuement et durement pour coordonner la distribution de la vapeur et de l'eau fraîche. Tout au long de la période d'urgence, ils ont oeuvré sans relâche pour que le Parlement demeure fonctionnel, que les services gouvernementaux essentiels soient toujours offerts et que les 50 000 occupants des immeubles subissent le moins d'inconvénients possible », a-t-on indiqué lors de l'hommage.
L'équipe du séisme en Haïti, du Groupe de travail interministériel sur les catastrophes naturelles à l'étranger, dirigée par les Affaires étrangères, a également obtenu un prix pour son travail pendant le tremblement de terre en Haïti.
« Dans l'heure qui a suivi le séisme, l'équipe est passée rapidement et efficacement à l'action. Les membres de l'équipe ont travaillé sans relâche pendant les jours et les semaines qui ont suivi le tremblement de terre pour soulager la souffrance des Haïtiens et venir en aide aux citoyens canadiens et aux membres de leurs familles touchés par la catastrophe » a-t-on expliqué.
Parmi les autres récipiendaires de ce gala, Claudette Deschênes, de Citoyenneté et Immigration, a reçu le prix Joan Atkinson. L'équipe de lutte contre la grippe H1N1 de l'Agence de la santé publique du Canada et le Bureau du Conseil privé et Santé Canada a mérité un prix d'Excellence en politiques, pour les efforts déployés afin de protéger la santé des Canadiens pendant la crise de la grippe H1N1.
Hélène Laurendeau, du Secrétariat du Conseil du Trésor, s'est également illustrée pour ses compétences de négociations et d'élaboration de politiques pour aider à rédiger des lois ayant des répercussions importantes sur la fonction publique du Canada. Elle et son équipe ont conclu 26 conventions collectives approuvées par les agents négociateurs, le gouvernement et de nombreux autres groupes d'intérêt.
Voici la liste des récipiendaires des prix de la fonction publique 2010 qui ont été honorés hier lors d'une cérémonie marquant le début de la Semaine nationale de la fonction publique.
Prix Joan Atkinson :  Claudette Deschênes, Citoyenneté et Immigration
Carrière exceptionnelle :  Patricia Brennan, Sécurité publique,  Robert B. Cormier, Centre national de prévention du crime, Sécurité publique, R. Sinclair Donnelly, Sécurité publique, Tony Keeshig, Affaires indiennes et du Nord,  George F. Redling, Secrétariat du Conseil du Trésor,
Excellence en politiques:
- Équipe du guide de citoyenneté « Découvrir le Canada »
-Équipe de lutte contre la grippe H1N1, Agence de la santé publique et Bureau du Conseil privé et Santé Canada
- Hélène Laurendeau, Secrétariat du Conseil du Trésor
-  Ian C. MacDonald, Finances
Contribution exemplaire dans des circonstances extraordinaires
-  Équipes d'intervention d'urgence de la centrale de chauffage et derefroidissement Cliff, Travaux publics et services gouvernementaux
- Équipe du séisme en Haïti, Groupe de travail interministériel sur les catastrophes naturelles à l'étranger
Excellence en gestion
-  Deborah Danis, Agence du revenu
-  Michael Egan, Anciens combattants
- Daniel Ross, Défense nationale
Excellence dans la prestation de services axés sur les citoyens
-  Équipe de l'initiative d'enregistrement des naissances chez les Autochtones, Service Canada
-  Équipe des services groupés à la naissance, Agence du revenu, Service Canada et Ressources humaines
-  Équipe de la littératie financière, Agence de la consommation en matière financière et Finances Canada
- Équipe d'intervention et de soutien à l'intention des Premières nations, Santé Canada
-  Équipe de la mise en oeuvre des systèmes de nouvelles mesures de l'AE, Ressources humaines et Développement des compétences
-  Programme des travailleurs étrangers temporaires, Équipe olympique
Innovation
- Équipe des ressources humaines et des opérations sur le terrain, Afghanistan
- Équipe de gestion stratégique, GRC
- Khalid Meniaï, Agence des services frontaliers
- Éqipe de RETScreen Version 4, CanmetÉnergie, Ressources naturelles
- Équipe de la campagne du Souvenir 2009, Anciens combattants
Langues officielles
-  Lucie Beauchamp, Parcs Canada
-  Équipe du Bonjour ! Hello ! Parcs Canada
Équité en matière d'emploi et diversité
-  Dominique Alexandre, Agence des services frontaliers
- Don Head et Service correctionnel
- Groupe de travail régional sur les personnes sourdes et malentendantes, Service Canada de Terre-Neuve-et-Labrador
Jeunesse
- Peter Liang, Statistique Canada
- Shanley McArthur, Sécurité publique
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/fonction-publique/201006/14/01-4289987-des-fonctionnaires-exceptionnels-honores.php

Une nouvelle date pour l'inauguration de la Commission Intérimaire

Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, annonce que la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) lancera officiellement ses activités le jeudi 17 juin 2010. L'inauguration de la CIRH a été reportée à plusieurs reprises en raison notamment du retard des bailleurs de fonds à designer leurs représentants au sein du conseil d'administration de cette agence chargée de reconstruire le pays. Lors de la réunion de Punta Cana ( République Dominicaine ) la semaine dernière, l'émissaire du secrétaire général de l'ONU, Bill Clinton, avait invité les principaux donateurs à designer leurs représentants et à décaisser les fonds promis lors de la conférence de New York.
M. Mulet indique que le représentant résident du PNUD sera le représentant de l'ONU au sein de la CIRH. Les Etats-Unis, le Canada, la France, le Brésil et les institutions financières internationales devront également designer des représentants au sein de cette commission. En tout la communauté internationale comptera une dizaine de représentants.
Le chef de la mission onusienne rappelle que la CIRH devra sélectionner les projets et autoriser le décaissement des fonds en vue de la réalisation des programmes du plan de reconstruction. Une soixantaine de projets avaient été soumis à l'approbation de la communauté internationale lors de la conférence de Punta Cana par le Premier Ministre haïtien Jean Max Bellerive.
Le multi trust fund de 9 milliards de dollars sera géré par la Banque Mondiale. M. Mulet soutient que le rôle de la Minustah durant la période de reconstruction sera de renforcer l'Etat de droit et garantir un climat sécuritaire stable.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17837

Le gouvernement vient en aide aux médias de province

Après ceux du département du sud est, les médias de Léogane viennent d'être subventionnés par le ministère de la culture. Une délégation conduite par la ministre de la culture et de la communication madame Marie Laurence Jocelyn Lassègue accompagnée du secrétaire général de l'association des journalistes Haïtiens (AJH), Monsieur jacques Desrosiers a rencontré dimanche des propriétaires de medias affectés par le tremblement de terre du 12 janvier.
Cinq d'entre eux ont reçu un chèque d'un montant de 250 mille gourdes en vue de faire face aux difficultés découlant du séisme du 12 janvier.
Rappelons que cette même démarche avait déjà été entreprise par le gouvernement pour les médias de la capitale ainsi que ceux du département du Sud-est.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17840

La région Nord retenue comme pôle de développement par le gouvernement.

Au moins 4 accords de partenariats public/privés ont été signés le week- end écoulé entre le gouvernement et le secteur des affaires du nord du pays. Ces accords qui prévoient le financement d'importants travaux d'infrastructures dans le grand nord du pays. Ils ont été paraphés par le ministre des finances Ronald Baudin qui a effectué une tournée le week -end dernier.
Selon le ministre de l'économie et des finances, Ronald Baudin, le département du nord a été retenu par le gouvernement pour réaliser ces projets en raison de certains atouts dont il dispose : son patrimoine historique et culturel de niveau mondial et de ses sites balnéaires de grande qualité.
Monsieur Baudin annonce que l'aéroport du Cap haïtien sera agrandi grâce à un financement du gouvernement vénézuélien.
En outre, il a fait remarquer que le gouvernement va renforcer la gouvernance locale et les capacités de gestion des services techniques des différentes communes du Cap haïtien.
Toujours selon le grand argentier de la République, plusieurs tronçons de route seront réhabilités et le plus grand centre hospitalier public du Cap haïtien doit être rénové dans le cadre de ces projets.
Il a précisé que de nombreux projets sont en cours d'exécution et que certains sont en voie d'achèvement.
Par ailleurs, le ministre a indiqué que des études de faisabilité sont actuellement en cours pour l'implantation d'un parc industriel dans la région du cap haïtien.
Le grand nord n'avait pas été affecté par le séisme du 12 janvier. Cependant il reste et demeure exposé à un tremble de terre majeur qui pourrait causer des dégâts considérables si des dispositions ne sont pas mises en place par l'état haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17839

La coupe du monde peut être un moment de trêve politique

Les avis des leaders politiques haïtiens sont partagés en ce qui a trait à la conduite à tenir durant la coupe du monde de football. Certains croient qu'il faut observer une trêve alors que d'autres veulent maintenir la pression. Le chef de file du regroupement Libération, Serge Jean Louis, affirme haut et fort que la mobilisation antigouvernementale se poursuivra durant la coupe du monde.
Pour d'autres dirigeants politiques, non impliqués directement dans la mobilisation anti Préval, la coupe du monde ne change pas grand-chose.
L'ex colonel Himmler Rébu, sportif connu et spécialiste en culture physique, appelle à la vigilance sur le plan social et politique durant cette période de distraction. Ancien préparateur physique de la sélection nationale, M. Rébu prévient que la coupe du monde ne changera pas le comportement des acteurs politiques.
Le chef de file du GREH refuse d'employer le terme trêve arguant qu'on n'était pas impliqué dans une guerre.
De son coté, Charles Henry Baker, ancien footballeur et tennisman, ne veut pas concentrer son attention sur l'Afrique du Sud. Le chef de file de Respect soutient que sa priorité est de poursuivre la structuration de son parti dans la perspective des élections générales.
Revenant d'une rencontre avec des leaders locaux à Port Margot, M. Baker entend multiplier les déplacements afin que Respect puisse décrocher plusieurs sièges au Parlement. Il espère qu'entre deux séances de travail les mordus du football pourront lui faire des compte rendus des matches.
Ce n'est pas l'avis d'Evelyne Chéron (Midh). L'ex sénatrice suggère au gouvernement de profiter de la trêve que la population lui accorde pour se diriger dans la bonne direction.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17838

Préval confirme que l'actuel CEP organisera le prochain scrutin

Imperturbable, le chef de l'Etat haïtien René Préval a confirmé le week end écoulé la tenue d'élections générales le 28 novembre 2010. Répondant aux questions des journalistes en marge du forum des entrepreneurs haïtiens et dominicains, le président Préval a expliqué qu'il publiera au cours de cette semaine l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ces comices. Le scrutin sera réalisé par le Conseil Electoral de Gaillot Dorsainvil pourtant décrié.
Réagissant aux critiques des détracteurs du CEP, le chef de l'Etat a rappelé que les différents secteurs y compris les partis politiques avaient désigné leurs représentants au CEP. Aux yeux du président Préval le CEP est crédible d'autant plus que le gouvernement n'avait pas désigné un représentant.
Dans cette perspective le président haïtien se prépare à définir un nouveau mandat pour ce CEP. Aucune modification n'est en vue sauf en cas de recommandation de l'Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC). Cette entité, chargée depuis un mois d'enquêter sur une faute administrative grave du conseiller électoral Enel Désir, devra soumettre son rapport dans les prochains jours au chef de l'état.
M. Préval envisagerait donc de nommer un nouveau représentant de l'église catholique.
Interrogé sur les critiques des partis politiques, le président Préval a soutenu que la formule du CEP actuel a été adoptée par consensus.
La convention et le Conseil des partis politiques avaient chacun désigné un représentant au sein du CEP de Frantz Gérard Verret. Critiquant les exigences non justifiées des partis politiques, le président Préval a rappelé que ces leaders politiques avaient dénoncé leur propre représentant au sein de l'organisme électoral.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17836

Le geyser de pétrole est capable de durer des années

Si rien n’est fait, le désastre pétrolier de BP peut ravager l’Europe
Rense.com, F. William Engdahl, 10 juin 2010
Le régime Obama et les hauts responsables de BP s’affairent frénétiquement, non pas à arrêter le pire désastre pétrolier du monde, mais à cacher l’ampleur réelle de la catastrophe écologique. Des chercheurs expérimentés nous disent que le forage de BP a touché l'une des voies de migration du pétrole et que la fuite pourrait perdurer des années, à moins que des mesures décisives soient prises, quelque chose qui semble très éloigné de la stratégie actuelle.
Lors d’une discussion récente, Vladimir Kutcherov, professeur à l'Institut royal de technologie de Suède et à l'université pétrolière et gazière de l'État russe, a prédit que l’actuel déversement de pétrole qui inonde le rivage zunien du Golfe du Mexique « pourrait durer des années et des années pendant de nombreuses années. » (1)
Selon Kutcherov, un spécialiste de premier plan de la théorie de l'origine inorganique (abiogenic, non issu de la décomposition d’organismes vivants) du pétrole dans les profondeurs, « BP a foré dans ce que nous appelons un "canal de migration", une profonde faille où les hydrocarbures sont générés dans les profondeurs de notre planète, migrent vers la croûte terrestre, et sont accumulés dans les roches. Quelque chose comme Ghawar en Arabie saoudite. » Ghawar, le champ pétrolifère le plus prolifique du monde, produit des millions de barils par jour depuis près de 70 ans, et la fin n’est toujours pas en vue. D’après la science abiotique, Ghawar comme tout gisement pétrolier et gazier géant partout dans le monde, est situé sur un canal de migration similaire à celui qui fait la richesse pétrolière du Golfe du Mexique. (1)

Comme je l'ai écrit à l’époque du tremblement de terre d'Haïti, en janvier 2010, Haïti, en tant que voisin de Cuba, a été reconnu comme ayant potentiellement d’énormes réserves d’hydrocarbures. Kutcherov estime que le Golfe du Mexique entier est l'un des endroits accessibles de la planète les plus prolifiques pour extraire du pétrole et du gaz, du moins jusqu’à l’incident de la plate-forme Deepwater Horizon en avril. (2)
« À mon avis, les directeurs de BP ont réagi en paniquant devant l'ampleur de l’éruption du puits de pétrole, » ajoute Kutcherov. « Ce qui est inexplicable en ce moment, c'est pourquoi ils tentent une chose, échouent, puis en tentent une seconde, échouent, puis une troisième. Compte tenu de l'ampleur de la catastrophe, ils devraient tenter toutes les options imaginables, même s’il y en a dix, toutes à la fois dans l'espoir que ça marche. Sinon, cette source de pétrole pourrait cracher du pétrole pendant des années, compte tenu des volumes arrivant déjà à la surface. » (1)
Il souligne, « Il est difficile d'estimer l’énormité de cette fuite. Il n'y a aucune information objective. » Mais en prenant en considération les données concernant la dernière découverte « géante » de BP dans le Golfe du Mexique, le gisement Tiber, de quelque six miles de profondeur, Kutcherov est d’accord avec Ira Leifer, un chercheur de l’Institut des sciences marines de l'université de Californie à Santa Barbara, qui dit que le pétrole pourrait jaillir à un débit de plus de 100.000 barils par jour. (1, 3)
[Ndt : Un baril faisant 190 litres, cette estimation approche les 20.000 mètres cubes par jour, le volume de six piscines olympiques. Le matin du 11 juin, France Inter a rapporté que la fuite serait de 6 millions de litres, soit 6.000 mètres cubes, par jour. Le 12 juin, France Inter a dit que la fuite laissait s’échapper 40.000 barils par jour.]
Ce que fait aussi l’énormité de la marée noire, c’est discréditer davantage de manière évidente le mythe du « pic pétrolier » des compagnies pétrolières, qui prétendent que le monde a atteint, ou a presque atteint, le « pic » d'extraction pétrolière rentable. En prétendant faussement que nous sommes dans une crise de pénurie de pétrole, ce mythe, propagé ces dernières années par les milieux proches de l'ancien magnat pétrolier et vice-président de Bush, Dick Cheney, a servi en réalité aux grandes compagnies pétrolières géantes à justifier un prix du pétrole plus élevé que ce ne serait possible politiquement autrement.
Obama et BP essayent de masquer la gravité des faits
Selon un rapport de Wayne Madsen, un journaliste d'investigation de Washington, « la Maison Blanche d’Obama et British Petroleum dissimulent l’ampleur volcanique de la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique et travaillent de concert à limiter la responsabilité de BP pour les dommages dus à ce qui peut être qualifié de "catastrophe titanesque". » Les déclarations de Madsen sont des citations de sources au sein du Corps des ingénieurs de l’armée zunienne, de la FEMA, et du Département de protection environnementale de Floride. (4)
Obama et les cadres supérieurs de la Maison Blanche, ainsi que le ministre de l'Intérieur Salazar, travaillent avec le directeur général de BP, Tony Hayward, sur la législation qui remonterait le plafond des responsabilités de 75 millions de dollars à 10 milliards de dollars, pour les dommages et intérêts de ceux qui sont touchés par la catastrophe. Pourtant, selon des estimations éclairées citées par Madsen, la catastrophe a un coût réel potentiel d'au moins 1.000 milliards de dollars (un billion). Cette estimation conforterait l'évaluation pessimiste de Kutcherov, selon qui, dans le cas où le déversement ne serait pas rapidement maîtrisé, il « détruira la totalité du littoral zunien. » (4)
Selon le rapport de Madsen citant des sources de la FEMA et du Corps des ingénieurs de l’armée, les dires de BP prétendant que l'une des fuites a été maîtrisée sont de la pure désinformation de relations publiques, visant à éviter la panique et les réclamations exigeant une plus grande action du régime Obama. (4)
La Maison Blanche s’oppose à la divulgation de toute information préjudiciable sur le désastre pétrolier. La Garde côtière et les experts du Corps des ingénieurs estiment que, si le geyser de pétrole n'est pas arrêté dans les 90 jours, il y aura des dommages irréversibles dans les écosystèmes marins du Golfe du Mexique, de l’Atlantique-Nord, et au-delà. Certains experts du Corps des ingénieurs disent qu'il pourrait falloir au mieux deux ans pour obturer le gouffre béant au fond du Golfe du Mexique. (4)
Ce n'est qu'après que l'ampleur de la catastrophe est devenue évidente qu’Obama a ordonné à la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, de décréter « problème de sécurité nationale » la catastrophe pétrolière. Bien que la Garde côtière et la FEMA fassent partie de son ministère, selon Madsen, la raison réelle de Napolitano d’invoquer la sécurité nationale, c’est simplement d'empêcher la couverture médiatique de l'immensité de la catastrophe qui se déploie dans le Golfe du Mexique, l'Océan Atlantique et sur leurs côtes. (4)
Selon les sources fédérales et étatiques citées, le régime Obama a en plus conspiré avec BP pour masquer l'ampleur de la fuite de pétrole. Après l’explosion et le naufrage de la plate-forme pétrolière, le gouvernement a dit que 42.000 gallons (1000 barils) jaillissent par jour du gouffre béant au fond de la mer. Cinq jours plus tard, l’administration fédérale a augmenté la fuite à 210.000 gallons (5000 barils) par jour. Pourtant, les submersibles, qui surveillent la fuite de pétrole au fond du Golfe, montrent à la télévision des images qu’ils décrivent semblables à une éruption volcanique de pétrole. (4)
Quand le Corps des ingénieurs de l’armée a en premier tenté d'obtenir les images de la NASA de la nappe de pétrole dans le Golfe, qui est plus grande que ce qui est rapporté par les médias, l’accès lui aurait été refusé. Par chance, le National Geographic a réussi à obtenir des instantanés de l’imagerie satellite montrant l'ampleur de la catastrophe et les a affichés sur son site Internet. D’autres images satellites, qui auraient été bloquées par le régime Obama, montrent que ce qui se trouve sous le gouffre béant qui vomit du pétrole en quantité toujours plus alarmante, serait estimé être une caverne de la taille de l'Everest. Selon les sources de Madsen, cette information a reçu une classification proche du niveau sécurité nationale pour la garder de la population. (4)
Le Corps des ingénieurs et la FEMA a signalé être extrêmement critique envers l'absence de soutien de la Maison Blanche d’Obama et de la Garde côtière en faveur d’une action rapide après la catastrophe. Envoyant près de 70 navires dans la région touchée, ce n'est que maintenant que la Garde côtière a compris l'ampleur du désastre. Sous les vagues mesures de la réglementation du régime Bush-Cheney, le Minerals Management Service (MMS) du ministère de l’Intérieur est devenu une simple machine à apposer des tampons, approuvant tout ce que les compagnies pétrolières voulaient en ce qui concerne les mesures de sécurité qui aurait pu éviter une catastrophe pareille. Madsen décrit un état de « collusion criminelle » entre l'ancien cabinet de Cheney, Halliburton, et le MMS du ministère de l'Intérieur, et signale que des désastres similaires sont possibles avec les 30.000 autres plates-formes offshore qui utilisent les mêmes vannes d'arrêt. (4)
Mutisme des groupes écologiques ? ... Suivez le fric
Nous sommes sans doute en ce moment au beau milieu de ce qui pourrait être le plus grand désastre écologique de l'histoire. L'explosion de la plate-forme pétrolière s’est produite à proximité de la boucle de courant d’où provient le Gulf Stream. Les conséquences écologiques et climatiques sont gigantesques.
Un rapide coup d'œil sur une carte du Gulf Stream montre que le pétrole ne va pas seulement couvrir les plages du Golfe, il va se propager sur la côte Atlantique jusqu’à la Caroline du Nord, puis en Mer du Nord et en Islande. Et au-delà des dégâts sur les plages, la vie marine et l'approvisionnement en eau, le Gulf Stream est un milieu très différent par sa composition (organismes marins), densité, température. Qu'adviendra-t-il si le pétrole, les dispersants et tous les composés toxiques qu'ils créent changent réellement la nature du Gulf Stream ? Personne ne peut exclure d’éventuels changements, incluant la modification de la route du Gulf Stream, et même de petits déroutements pourraient avoir des impacts énormes. L’Europe, notamment l'Angleterre, n'est pas un désert de glace grâce au réchauffement du Gulf Stream.
Pourtant, un silence assourdissant émane de la part de ces mêmes organisations environnementales qui devraient être sur les barricades pour exiger des actions décisives de BP, du gouvernement zunien et des autres.
Ce silence assourdissant de leaders verts ou d’organisations écologiques, comme Greenpeace, Nature Conservancy, Sierra Club et d'autres, peut-être lié à une piste d'argent qui ramène directement à l'industrie pétrolière, notamment à BP. Ces dernières années, pour que BP puisse se redonner l’air d’un « ami de l'environnement, » en accord avec son nouveau slogan « Beyond Petroleum » (au-delà du pétrole), les grandes organisations écologiques ont obtenu d’importants pots-de-vin financiers de la compagnie pétrolière.
Nature Conservancy, décrit comme « le plus puissant groupe environnemental du monde, » (5) a accordé à BP un siège à son Conseil de direction international, après que la compagnie pétrolière a versé à l'organisation plus de 10 millions de dollars ces dernières années. (6)
Jusqu'à récemment, Nature Conservancy et d’autres groupes environnementaux travaillaient avec BP dans une coalition qui faisait pression au Congrès sur les questions de changement climatique. Un employé de BP Exploration sert comme administrateur bénévole de Nature Conservancy en Alaska. De plus, selon un article récent publié par le Washington Post, Conservation International, un autre groupe écologique, a accepté de BP une donation de 2 millions de dollars et a travaillé avec la compagnie sur un certain nombre de projets, l’examen des méthodes d'extraction du pétrole, en particulier. De 2000 à 2006, John Browne, chef de direction de BP à l’époque, siégeait au conseil d’administration de Conservation International.
Par-dessus le marché, Environmental Defense Fund, une autre organisation écologique influente, s’est jointe à BP, Shell et d'autres grandes compagnies, pour former un Partenariat en faveur de l'action climatique, afin de promouvoir les « mécanismes de marché » (sic) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Les groupes environnementaux sans but lucratif qui ont accepté des dons de BP ou se sont joints à des projets de la compagnie, incluent Nature Conservancy, Conservation International, Environmental Defense Fund, Sierra Club et Audubon. Ça pourrait expliquer pourquoi le tollé politique en faveur d’une action décisive dans le Golfe est aussi silencieux jusqu’ici.
Ces organisations ne sont évidemment pas celles qui apporteront une solution à cette catastrophe. Le point central à ce stade, c’est qui est prêt à mettre la pression en exigeant des ressources scientifiques fédérales et internationales pour résoudre cette crise. D'autres actions pareilles à celle de la Maison Blanche d’Obama ou de BP jusqu’ici, ne peuvent qu’amener à conclure que certaines personnes très puissantes veulent que cette débâcle perdure. Les prochaines semaines seront critiques pour confirmer cette estimation.
Notes
1. Vladimir Kutcherov, discussion téléphonique avec l’auteur, 9 juin 2010.
2. F. William Engdahl, The Fateful Geological Prize Called Haiti (Le coût fatal géologique appelé Haïti), Global Research, 30 janvier 2010 :
www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=17287
3. Ira Leifer, scientifique : BP Well Could Be Leaking 100,000 Barrels of Oil a Day (Le puits de BP pourrait laisser échapper 100.000 barils de pétrole par jour), 9 juin 2010 :
www.democracynow.org/2010/6/9/scientist_bp_well_could_be_leaking
4. Wayne Madsen, The Coverup: BPs Crude Politics and the Looming Environmental Mega Disaster (La dissimulation : La politique pétrolière de BP et le gigantesque désastre écologique qui paraît imminent), 6 mai 2010 :oilprice.com/Environment/Oil-Spills/The-Cover-up-BP-s-Crude-Politics-and-the-Looming-Environmental-Mega-Disaster.html
5. Tim Findley, Natures' Landlord (Propriétaire de la nature), Range Magazine, printemps 2003.
6. Joe Stephens, Nature Conservancy faces potential backlash from ties with BP (Nature Conservancy fait face à un éventuel retour de manivelle pour ses liens avec BP), Washington Post, 24 mai 2010 :
www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/05/23/AR2010052302164.html
Original : www.rense.com/general91/gulf.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

dimanche 13 juin 2010

HAITI INVITEE AU G8 DU 25 et 26 JUILLET

Publié le 13 juin 2010 à 13h47 G8: des leaders invités à une réunion spéciale
Agence France-Presse.- Montréal
Le premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé dimanche qu'il avait invité des leaders africains, sud-américains et des Caraïbes à participer à une réunion spéciale du sommet du G8, a-t-on appris de source officielle.
Les invités sont des dirigeants de l'Algérie, l'Égypte, l'Éthiopie, le Malawi, le Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du Sud de même que la Colombie, la Jamaïque et Haïti.
«C'est une longue tradition qu'au G8 on élabore des solutions crédibles aux défis mondiaux en partenariat avec l'Afrique et d'autres partenaires de la communauté internationale» a expliqué le premier ministre canadien dans un communiqué qui précise son intention «d'élargir la représentation et de maximiser les résultats concernant les enjeux internationaux en matière de développement ainsi que de paix et de sécurité».
Selon le communiqué, le but est de recueillir «un point de vue mondial» avant de prendre des décisions.
Le sommet du G8, qui réunit les leaders des pays les plus industrialisés (Canada, France, l'Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis) ainsi que des représentants de l'Union européenne se tiendra les 25 et 26 juin à Huntsville, en Ontario.

Sous des tentes de fortune, les Haïtiens à l'heure du Mondial

Publié le 12 juin 2010: - Agence France-Presse

Agglutinés sous des tentes en plastique, les yeux rivés sur un tout petit écran, de jeunes Haïtiens vibrent au rythme des passements de jambes et des tirs des vedettes de la Coupe du monde sud-africaine.
«C'est un rare moment de détente pour nous après la catastrophe qui a frappé Haïti le 12 janvier», estime Pierre-Junior, tirant sur une cigarette, un verre d'alcool à ses pieds.
Chaque spectateur admis sous la tente du Parc Sainte-Thérèse, transformé en centre d'hébergement, a payé 5 gourdes (8 cents) pour suivre un match, agrémenté de musique par un DJ qui cherche à gagner sa vie en transformant sa modeste demeure en stade improvisé.
A l'entrée du camp, des adolescents tapent dans un vieux ballon, parodiant la compétition pour laquelle Haïti ne s'est qualifié qu'une fois, en 1974.
Mais Denilson, 11 ans, baptisé en hommage au footballeur brésilien, rêve de jouer un jour dans un grand stade. «J'espère qu'à 18 ans je pourrai jouer la Coupe du monde», insiste-t-il, les pieds nus sur le terrain poussiéreux sous un soleil de plomb.
Cinq mois après le séisme qui a ravagé Haïti faisant plus de 250 000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, les Haïtiens veulent profiter de ce mois de foot pour se détendre et «oublier notre quotidien de misère», dit Jennifer, 20 ans. «Il n'y a pas d'amusement dans le pays, alors je vais en profiter, après on verra», ajoute-t-elle, le regard timide.
Atmosphère de fête
Dans les rues de Port-au-Prince encore jonchées de décombres, les jeunes ont établi «leur base» et décoré leurs quartiers aux couleurs de leurs sélections favorites.
Le gouvernement a promis de placer des écrans dans les sites d'hébergement de la capitale afin de permettre aux déplacés de suivre les rencontres, mais ces équipements tardent à venir. «Le président ne pense pas vraiment à nous. (René) Préval ne se soucie pas de son peuple», dit un spectateur.
Dans les rues, les véhicules sont parés de petits fanions et les motos taxis qui envahissent les avenues encombrées de la ville sont peints aux couleurs des équipes, créant une atmosphère de fête dans un pays qui se prépare à vivre une saison cyclonique menaçante après avoir souffert d'un séisme qui a dévasté l'économie la plus faible du continent américain.
Il n'empêche. Une centaine d'Haïtiens ont acheté des billets pour les matches en Afrique du Sud, selon la Fédération haïtienne de Football (FHF), qui a elle-même envoyé une délégation de trois membres.
Et pour le reste de la population, les nombreuses radios et les chaînes de télévision de la capitale avaient déjà lancé les festivités en proposant de longues émissions reprises des chaînes françaises. Elles promettent d'assurer la retransmission de l'intégralité de la compétition.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/12/01-4289448-sous-des-tentes-de-fortune-les-haitiens-a-lheure-du-mondial.php

Magali Comeau Denis: Haïti, mon amour

Nathalie Petrowski, La Presse
Publié le 12 juin 2010 .-
Invitée du FTA pour l'événement Une journée pour Haïti qui aura lieu aujourd'hui à l'Usine C, Magali Comeau Denis est une femme passionnée qui s'enflamme dès qu'il est question de ce pays où elle est née et où elle a toujours vécu, refusant même d'aller étudier aux États-Unis comme ses huit frères et ses soeurs.
Je veux faire de Haïti le premier pays Wi-Fi au monde, a annoncé Bill Clinton. Quand Magali Comeau Denis l'a entendu, elle a souri: un sourire narquois où la lassitude se retenait pour ne pas verser dans l'amertume. «Le Wi-Fi, c'est bien, mais disons qu'il y a des choses plus urgentes comme la faim, les écoles fermées, les débris et un million de personnes vivant dans des tentes qui ne résisteront pas à la saison des pluies. Pouvez-vous me dire quelle est l'adéquation entre cette promesse de WiFi et la capacité de transformer la condition des gens? J'aimerais bien qu'on me l'explique», lance Magali Comeau Denis, sur une terrasse de la rue Laurier.
Comédienne de théâtre dans un pays où tous les théâtres ont fermé, Magali est aussi une militante politique influente et a siégé à titre de ministre de la Culture de 2004 à 2006 dans le gouvernement intérimaire du président Latortue. Le jour du séisme, elle était en réunion avec la ministre de la Culture Marie-Laurence Jocelyn-Lassegue, dont elle est la conseillère spéciale. La ministre venait de prendre un appel dans une autre pièce et Magali dirigeait les travaux avec son cabinet quand la terre a tremblé et que tout s'est effondré. Elle ne se souvient de rien, sinon qu'elle tentait désespérément de pousser une porte avec ses pieds pendant qu'à quelques mètres d'elle, le jeune chef de cabinet de la ministre gisait, mort.
Mais Magali répugne à parler d'elle-même, sans doute parce qu'elle a eu la chance que des millions d'Haïtiens n'ont pas eue. Sa maison a tenu le coup et elle n'a perdu aucun de ses quatre enfants ni aucun de ses proches.
En février dernier, en recevant la lettre de la directrice du FTA, Marie-Hélène Falcon, l'invitant à participer avec Pol Pelletier et Christiane Pasquier à une journée de théâtre et de solidarité pour Haïti à Montréal, elle n'a pas hésité. «J'ai dit oui tout de suite parce que je savais qu'en juin, les gens auraient commencé à nous oublier. Nous avons trop l'habitude des coups de coeur éphémères et cette fois-ci, nous avons plus que jamais besoin d'amitiés profondes et durables.»
Magali n'a pas joué au théâtre depuis deux ans. Il y a deux ans, elle devait d'ailleurs venir à Montréal jouer un des trois monologues du spectacle Amour, colère et folie d'après le roman de l'écrivaine haïtienne Marie Vieux-Chauvet. Pour des raisons financières, la tournée est tombée à l'eau. Magali est retournée en Haïti et en désespoir de cause, elle a organisé dans son village natal, une lecture publique d'Amour, colère et folie.
Ce fut la première et la dernière fois que les Haïtiens ont pu entendre résonner les mots d'une écrivaine réduite au silence par le régime Duvalier. Marie Vieux-Chauvet a écrit le roman dans les années 60 avant d'être publiée chez Gallimard grâce à Simone de Beauvoir. Mais la famille de Chauvet a pris peur et est intervenue auprès de l'éditeur pour racheter tout le stock du livre et en interdire la vente.
Quelques rares exemplaires du roman ont continué à circuler sous le manteau. «Ce livre est devenu une légende, mais sa légende l'a écrasé et en a fait un livre politique alors que c'est avant tout une oeuvre littéraire et iconoclaste, explique Magali. Pour Marie Vieux-Chauvet, la libération passe autant par l'esprit que par le corps. Elle parle de masturbation et des cartes postales pornographiques qu'elle garde cachées sous son lit et elle dénonce aussi bien la dictature que la bourgeoisie qui négocie avec elle.»
Cinq mois jour pour jour après le séisme qui a dévasté Haïti, les mots de Marie et la voix de Magali résonneront à Montréal, preuve éclatante que même si la reconstruction tarde, Haïti est toujours debout.
Une journée pour Haïti, à l'Usine C, d'après le roman de Marie Vieux-Chauvet Amour, colère et folie. Avec Magali Comeau Denis (Amour, à 14h), Christiane Pasquier (Colère, à 16h30) et Pol Pelletier (Folie, à 19h30).
http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/201006/12/01-4289414-magali-comeau-denis-haiti-mon-amour.php
Commentaires:
Un autre des multiples sujets sur le drame haïtien: la place et l'action des plus capables dans la gestion du pays. Aujourd'hui conseilère principale de la ministre de la Culture, hier elle-même ministre de la Culture, on a du mal à voir les modifications et les empreintes de ces cadres haïtiens.
Le gouvernement de transition gérée par Monsieur Latortue regorgeait d'intellectuels de renom qui aujourd'hui ne cessent de hurler, râler et pestiférer. Cependant quand ils étaient proches des affaires on les a entendus très peu. Et on n'a surtout pas senti ni leurs griffes ni leurs pattes en matières d'influence. Il faudra un jour que quelqu'un daigne définir l'amour pour Haïti!

samedi 12 juin 2010

Haïti : des objets de stars aux enchères

AFP.-11/06/2010 Mise à jour : 16:56 Réagir Une montre-chronographe d'Alain Delon, des assiettes numérotées du restaurant de Guy Savoy, une toile de la princesse Chantal de France et un paysage du XIXe offert par Michel Leeb comptent parmi les 500 lots d'une vente aux enchères organisée lundi et mardi, à Paris.
A l'initiative de l'association Drouot-Action-Générosité engagée dans la cause des enfants à travers le monde, cette vente permettra de recueillir des fonds pour Haïti. "Cette opération prendra la forme d'un véritable marathon d'enchères pendant 24 heures à l'hôtel des ventes Drouot-Richelieu. L'objectif est de permettre la création ou la reconstruction d'un orphelinat et le parrainage d'enfants", a indiqué le président de l'hôtel Drouot, Georges Delettrez.
Cette vente mobilisera les commissaires-priseurs de Drouot, assistés de nombreuses personnalités dont Robert Hossein et l'homme d'affaires Olivier Dassault. De grandes maisons de luxe comme Cartier, Léonard, Prada et Château Yquem ont également offert de nombreux lots. L'ensemble de la vente fera l'objet d'une exposition publique lundi de 11H00 à 17H00.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/11/97001-20100611FILWWW00620-haiti-des-objets-de-stars-aux-encheres.php

Ruines, déshumanisation et, malgré tout, l'espoir

Mis à jour le 11 juin 2010 à 07h59
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Annie Lafontaine et ses deux compagnes, Denise Caron et Marie-Cécile Ménard, sont de retour d'Haïti où elles ont été témoins de la vie déshumanisée que le tremblement de terre de janvier dernier a aussi provoquée. Malgré tout, les trois Trifluviennes y ont vu des signes d'espoir. Compte-rendu d'un séjour au coeur d'un immense bidonville.
Adjointe à la coordination au Comité de solidarité-Trois-Rivières, Annie Lafontaine pensait avoir une idée de ce qui s'offrirait à elle en débarquant à Port-au-Prince, le 26 mai dernier. Comme tout le monde, elle avait vu défiler à la télé ces nombreuses images du terrible séisme.
«C'est quand même secouant de voir avec nos yeux l'ampleur des dégâts», raconte celle qui a été aussi bouleversée de constater à quel point les Haïtiens, particulièrement les résidents de Port-au-Prince, sont laissés à eux-mêmes depuis quatre mois.
«C'est un grand bidonville. Les conditions de vie sont inhumaines», dénonce Mme Lafontaine qui raconte que les gens vivent toujours aussi nombreux sous des tentes de moins en moins étanches. Ils doivent supporter des températures oscillant autour des 40 degrés Celsius.
On dénombre environ un million de sans-abri à Haïti. Plus de 300 000 personnes ont péri dans le tremblement de terre.
«Presque toutes les maisons sont écroulées ou fissurées. Les gens ne travaillent pas. Plusieurs sont traumatisés par tous ces cris qu'ils entendaient sous les décombres. Ils ne peuvent pas tenir le coup encore longtemps comme ça», se désole la Trifluvienne qui était en Haïti pour accompagner les différentes organisations de la société civile haïtienne avec qui le Comité solidarité collaborait bien avant le tremblement de terre.
Pour Mme Lafontaine, il ne fait aucun doute que l'espoir de reconstruire le pays passe par ces groupes voués à la cause des femmes, à la défense des droits, etc.
Elle précise qu'ils ont des solutions à proposer, dont celle de décentraliser les services vers les villes et villages qui pourraient ainsi accueillir tous ces réfugiés à Port-au-Prince.
Annie Lafontaine ne cache pas cependant que le gouvernement en place se fait reprocher son inertie. De plus en plus d'Haïtiens pointent du doigt les autorités. «Ils demandent le départ de Préval. La tension monte. Il y en a qui parlent de révolution civile», dit-elle, à la fois compréhensive et inquiète devant cette réaction.
C'est pourquoi la représentante du Comité solidarité-Trois-Rivières parle de l'urgence de permettre aux organisations de la société civile haïtienne de participer aux discussions avec le gouvernement haïtien et la communauté internationale.
«On doit les appuyer. C'est maintenant que ça se joue. Le moment est critique», répète Mme Lafontaine avant de mentionner qu'il faut donner à ces associations la possibilité de travailler efficacement. «Elles sont très importantes sur le terrain. Elles représentent la majorité», poursuit-elle.
Annie Lafontaine indique que l'aide apportée au cours des deux dernières semaines par la petite délégation trifluvienne représente une minuscule goutte d'eau dans un océan.
«Nous étions là pour prendre connaissance de l'état des lieux et des besoins. Nous pourrions éventuellement relancer à Trois-Rivières un mouvement de solidarité. On espère que la population continuera de nous appuyer», souhaite Mme Lafontaine qui fait notamment état de l'augmentation de la violence faite aux femmes dans les camps de réfugiés.
«Les gens vivent à proximité les uns des autres. Il y a là-bas une perte de la dignité humaine», décrit celle qui a aussi visité Léogâne et Jacmel, deux autres villes durement touchées par le séisme.
«Nous sommes finalement allées au nord du pays où, malgré la grande pauvreté, les gens s'organisent», décrit Mme Lafontaine qui parle de cette «belle surprise» comme d'un baume sur toutes ces blessures qui marquent aujourd'hui Haïti.

Faible participation populaire à une manifestation antigouvernementale

Seulement plusieurs dizaines de personnes ont participé hier à la cinquième manifestation des partis politiques réclamant le départ du chef de l'Etat et des conseillers électoraux. Même si le mouvement, qui avait rassemblé plus de 3 000 manifestants le 10 mai, semble perdre en intensité, les leaders des regroupements Alternative, Ucadde, Liberation, Rassemblé et Fanmi Lavalas ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la mobilisation jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Père Anick François (Alternative), plus que jamais déterminé, prétend que la mobilisation à provoqué une panique du chef de l'Etat.
Favori des dernières sénatoriales dans l'Artibonite, M. François avait dénoncé des fraudes et irrégularités l'ayant empêché de décrocher un siège au grand corps.
Père Anick et d'autres manifestants réclament ouvertement l'incarcération du président Préval.
Dans le même temps, plusieurs leaders régionaux des partis de l'opposition avaient participé hier à une conférence presse pour annoncer une meilleure coordination de la mobilisation.
Le sénateur William Jeanty soutient que les manifestations doivent être synchronisées dans toutes les villes pour être efficace. Interrogé sur l'impact de la mobilisation populaire pour la coupe du monde, le sénateur Jeanty a promis que ce dossier sera géré.
Le football est le principal sujet de conversation des citoyens depuis le début de juin. De plus les medias ont adopté de nouvelles programmations leur permettant de diffuser en direct les rencontre de la coupe du monde.
Aucune date n'a encore été fixée pour la prochaine manifestation de l'opposition.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17833

Le RNDDH dénonce la situation des enfants en conflit avec la loi

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) tire la sonnette d'alarme à propos de la situation des enfants en conflit avec la loi haïtienne, au lendemain du séisme du 12 janvier. Dans un communiqué rendu public, ce vendredi 11 juin, l'organisme de défense des droits humains révèle que depuis le 12 janvier, les mineurs arrêtés sont conduits directement à la prison civile de Port-au-Prince où les conditions de détention sont mauvaises.
« La cellule dans laquelle les enfants sont incarcérés est sale, humide et dégage une odeur nauséabonde » déplore le RNDDH.
Selon les responsables du RNDDH les programmes de formation académique et professionnelle mis en place par certaines institutions au profit de ces enfants, sont suspendus.
Avant le séisme du 12 janvier, 214 enfants étaient incarcérés à la prison civile de Delmas, réservée aux mineurs en conflits avec la loi.
Par ailleurs, l'Institut du Bien-être Social et de Recherche (IBESR) a lancé la semaine de l'enfant en prélude à la célébration de la journée nationale de l'enfant ce dimanche 13 juin.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17835

La banque Mondiale soutient l'éducation en Haiti

Le ministre des finances a procédé le jeudi 10 juin à la signature de 3 accords avec la banque mondiale. Ces accords d'un montant de 49 millions de dollars visent à subventionner la scolarisation de 150 mille enfants à l'école primaire et à venir en aide aux 3 départements les plus touchés par le séisme du 12 janvier.
Selon le spécialiste en éducation de la banque mondiale, Dominique Puthod, ces fonds permetront également de soutenir des projets de développement communautaires qui sont actuellement en cours d'exécution à travers tout le pays.
M Puthod, estime que la signature de ces accords, témoigne de l'engagement de la banque mondiale à soutenir le gouvernement haitien dans ses efforts.
Le responsable de la Banque Mondiale a précisé que, les décaissements devraient commencer dans les prochaines semaines et concerner un certain nombre de projets scolaires ou communautaires.
L' expert, en éducation de la banque mondiale, Dominique Puthod a fait remarquer que d'autres fonds vont être débloqués sous peu.
Les projets concernés par ces accords seront executés par l'état haitien sous la supervision de responsable de la Banque Mondiale.
EJ/Radio Métropole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17834

Coupe du monde, occasion de détente sous les tentes

5 mois après le violent séisme du 12 janvier, les résidents de la région métropolitaine, encore sous le choc, sont invités à prendre un peu de loisir. Le gouvernement haïtien, qui avait annoncé l'acquisition de tentes pour 5 millions de dollars, vient de faire état de l'obtention des droits de retransmission de la coupe du monde pour plus d'un million de dollars. Le secrétaire d'Etat aux sports, Evans Lescouflair, précise que les 140 villes haïtiennes seront dotées d'écrans géants et de génératrices afin de permettre à des millions de fans de suivre la coupe du monde d'Afrique du sud.
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) est également impliquée dans l'effort. Le directeur de communication de la mission onusienne espère que la coupe du monde permettra aux haïtiens de rétablir l'unité entre tous les secteurs.
Les autorités veulent faire de cette coupe du monde une thérapie collective. Une commission composée de représentants du ministère des sports, du Conseil National des Télécommunications (Conatel) et des directeurs de medias, est chargée de coordonner la diffusion des matches.
La compagnie de téléphonie mobile Digicel, principal sponsor du football haïtien, a investi 300 000 dollars pour la réalisation du programme. En bout de chaine, le gouvernement a décidé d'accorder 10% des recettes aux medias de Port-au-Prince et 20% aux medias de la province.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17832

vendredi 11 juin 2010

HAITI A L’HEURE DU MONDIAL AFRIQUE DU SUD 2010

Ce titre ne dira pas grand chose aux amateurs de football. Pour la simple et bonne raison que ce pays de la Caraïbe ne fait pas partie de 32 nations élues. Certains iront même à penser que les haïtiens, cinq mois après le 12 janvier 2010, ont d’autres chats à écorcher que de faire partis de malheureux qui applaudissent des milliardaires qui s’amusent avec un ballon. Ce serait sans doute faire preuve de méchanceté que de définir d’une façon aussi médiocre, un évènement de cette portée. Cependant, dans le cas haïtien, ce sera un mois de liesse populaire, à travers ces matchs de coupe du monde qui sera vécue comme une véritable panacée pour les milliers d’habitants des camps de fortune. Haïti a participé à une phase finale de coupe du monde en 1974. Sa sélection a eu le mérite de finir avec une longue période d’invincibilité du grand gardien italien Dino Zoff. EN effet lors de sa première participation à une phase finale, l’avant centre haïtien Emmanuel Sanon, servi par une passe magistrale du talentueux Philippe Vorbe marqua un but anthologique contre la sélection italienne. Ce but permis à Haïti de mener un zéro en deuxième période. Malgré la défaite contre l’Italie et les deux défaites successives contre l’Argentine et la Pologne (un cinglant 7-0), les haïtiens continuent à vénérer le football et les footballeurs.
La coupe du Monde constitue avec le Carnaval de février les deux évènements incontournables de la société haïtienne. Cette année les rues de Port-au-Prince convertie en tas de décombre et amas de cadavres ont montré au monde un spectacle loin d’être comparable à celui du Carnaval.
Donc le coupe du monde est attendue avec une ferveur qui transformera la vie dans les camps de fortunes à des camps de pique nique ou les rivalités entre haïtiens-brésiliens et haïtiens-argentins se démontreront avec un zèle fou et inimaginable.
Déjà les rues et les quartiers sont décorés aux couleurs brésiliennes et argentines. Après chaque victoire, des milliers d’Haïtiens descendront dans les rues pour célébrer …
Pourtant Haïti fait partie de la zone CONCACAF. La sélection haïtienne a été éliminée en phase préliminaire dans un groupe constitué du HONDURAS, du Salvador et des Antilles Néerlandaises. Les Lauréats de cette zone sont donc Les USA, Le Mexique et el Honduras. Pourtant très peu d’haïtiens supporteront par affinité géographique.
Nous, sur Haïti Recto Verso nous serons particulièrement attentifs aux résultats de l’équipe de France, la sélection la plus mal aimée de cette coupe du monde. Et ce, grâce à la fédération française de football qui a maintenu en poste le sélectionneur national, malgré de piètres performances réalisées lors de la coupe d’Europe 2008. Le sélectionneur national avait justifié ses mauvais résultats argumentant qu’il préparait la coupe du monde 2010. Et après deux ans, les bleus ne seront prêts que ce soir lors du premier match.
Donc vive le football, vive le continent africain !

Adra distribue gratuitement plusieurs milliers de maisons aux sans abris

     Dans plusieurs quartiers de Carrefour, notamment Thor et Diquini, des équipes de la Adventist Development and Relief Agency (Adra) s'évertuent à construire des habitats transitoires pour les sans abris. Ces maisons en bois avec une toiture métallique ont une durée de vie variant entre 3 à 5 ans. Chaque unité de 18 mètres carrées avec toilette et galerie peut accommoder une famille de 5 personnes.
   Le directeur général de Adra Haïti, Fritz Buisereth, préoccupé par la saison cyclonique met les bouchées double   dans ce projet de construction d'habitats transitoires. Adra se propose de construire 5 000 habitats pour les sans abris à Carrefour. La priorité est accordé aux sans abris regroupés dans le camp d'hébergement du campus de l'Université Adventiste à Diquini.
       M. Buissereth se réjouit du dynamisme des employés et contractuels du département préparation et réponse aux désastres de Adra. Dans le cadre du programme, financé par l'Usaid à hauteur 5 millions de dollars, plus de 1 000 individus ont été déjà recrutés. Outre une meilleure protection contre les intempéries pour les sans abris, le projet permet de générer des ressources pour plusieurs centaines de charpentiers et techniciens du bâtiment.
Interrogé sur la stratégie de construction d'abris transitoires sur les sites des immeubles détruits, M. Buissereth a soutenu que Adra est dans l'attente de la publication du plan de reconstruction par les autorités haïtiennes.             

Lorsque le gouvernement aura identifié les sites pour la construction de village, Adra s'impliquera dans la construction de maisons permanentes promet M. Buissereth.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17829

Youri Latortue favorable au départ des membres du CEP

Le sénateur de l'Artibonite, Youri Latortue se prononce contre le maintien de l'actuel Conseil Electoral Provisoire.
Selon Monsieur Latortue, cette institution électorale n'est pas en mesure d'organiser les prochaines élections puisqu'elle est éclaboussée par de nombreux scandales. Il estime que le CEP n'est plus crédible.
Le sénateur Latortue prône le dialogue pour la mise en place d'un nouvel organisme électoral devant bénéficier de l'appui de tous les secteurs afin d' être capable d' organiser les prochaines élections.
Par ailleurs, le sénateur de l'Artibonite Youri Latortue conditionne la reprise des activités au Sénat de la République au départ du président de ce corps, Kelly Bastien.
Il reproche au numéro 1 du grand corps d'avoir violé les principes régissant le fonctionnement de l'institution.
L'élu de l'Artibonite souligne que des consultations sont actuellement en cours entre le groupe des sept sénateurs et d'autres pairs conscrits en vue de la formation d'un nouveau bureau capable de faire fonctionner le grands corps de manière impartiale.
Le Senat de la République est dysfonctionnel depuis plusieurs semaines, le groupe minoritaire entend protester contre certaines de ses décisions, dont le vote de la loi prolongeant le mandat du Président Préval .
EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17831

Des gangs terrorisent la population d'Anse à Pitres

Les résidents de Anse-a-Pitres, à bout de souffle envisagent d'exprimer leur ras-le-bol par une manifestation.
Cette ville frontalière réputée pour son calme est l'otage d'un groupe de bandits. Un résident de la région, Choler Saint Louis, indique que les bandits estimés à une soixantaine, son reconnaissables à leur dread locks.
Ces 4 derniers mois ils ont imposé leur loi dans cette commune en perpétrant de nombreuses exactions. De nombreux cas de vol, d'enlèvement et d'agressions contre les femmes et les enfants ont été enregistrés. Pire ces criminels seraient impliqués dans des pratiques occultes puisqu'ils tuent des enfants afin d'extraire leur foie.
Ces bandits ne sont nullement inquiétés par les forces de l'ordre. Les policiers haïtiens font valoir qu'ils ne disposent pas de moyens logistiques pour freiner les actions de ces malfrats. En ce qui a trait aux casques bleus, ils n'ont jusqu'à présent pas pu interpeller un membre du gang.
Conscients de la faiblesse des forces de l'ordre, les criminels ne se contentent pas d'attaquer les résidences, ils placent des embuscades afin d'attaquer les autobus.
Plusieurs éminents citoyens d'Anse-a-Pitres lancent un SOS aux autorités gouvernementales pour qu'elles rétablissent l'ordre et le calme dans cette ville frontalière.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17830

Les conseillers électoraux dans la ligne de mire des partis politiques

Les acteurs politiques sont de plus en plus préoccupés par le processus électoral.
En début de semaine le chef de la Minustah, Edmond Mulet, a révélé que le président Préval devrait dans les prochains jours publier l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ses comices.
Si certaines formations politiques dont Rassemblé, Ucadde, Libération, Alternative et Fanmi Lavalas, réclament le départ du chef de l'Etat comme préalable à la tenu du scrutin la majorité des acteurs politiques sont plutôt préoccupés parla crédibilité des conseillers électoraux.
De nombreux leaders politiques dont Myrlande Manigat ( RDNP), Himmler Rébu (GREH), Charles Henry Baker ( Respect), Youri Latortue (AAA) et Kelly Bastien ( Inité) sont favorables à un replâtrage ou un renvoi du CEP.
Le président du sénat, Kelly Bastien, veut prendre en compte la méfiance des partis vis-à-vis des conseillers électoraux. Plaidant pour une modification du CEP actuel, le sénateur Bastien estime que les résultats des prochaines joutes doivent être légitimes et incontestables.
De plus le sénateur Bastien préconise un dialogue entre l'exécutif et l'opposition afin d'aplanir les différends.
De son coté le sénateur Latortue déclare que le dialogue doit entre les acteurs politiques doivent permettre la formation d'un nouveau CEP de consensus. Il soutient que le chef de l'Etat n'a pas de provision constitutionnelle pour décider seul sur la formule de formation d'un CEP
Rappelant les scandales administratifs au sein de l'organisme électoral, le chef de file de AAA soutient que le CEP actuel n'a pas de mandat.
A nouveau le CEP est sous les feux des critiques après les révélations du conseiller Enel Désir relatives à des cas de corruption. Il dénonce l'octroi d'un contrat à une firme haïtienne sans appel d'offre.
Dans le même temps, plusieurs candidats ont organisé un sit-in devant le local du CEP afin de réclamer le départ des conseillers.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17828

jeudi 10 juin 2010

La parole donnée


Bernard Demers
La Voix de l'Est
Samedi je me suis évadé de Port-au-Prince pour passer une journée à la mer, loin du bruit et de la poussière de la ville, dans un lieu où on peut marcher sans courir le risque d'une agression. J'avais téléphoné la veille pour réserver une chambre et négocier son prix. Arrivé sur place, la réceptionniste respectait le prix, mais pas la chambre! Bref, j'ai payé une chambre ordinaire, crottes de souris comprises, au prix d'une chambre de luxe avec accès direct à la mer.
Lundi, je devais dire quelques mots lors d'une cérémonie inaugurale avec le ministre de l'Intérieur, la directrice de la protection civile, le vice-recteur de l'Université d'État, bref plein de gens sérieux. Ma secrétaire avait réservé pour moi une chambre à proximité, car la cérémonie allait se terminer après le coucher du soleil et que les consignes de sécurité font que nous ne devons pas rouler hors de la ville la nuit. À l'hôtel, surprise, on respectait la chambre, mais pas le prix! On me demandait environ 20% de plus (20% de plus de votre argent; je dirige un projet financé par la coopération canadienne).

Depuis le séisme, beaucoup de fournisseurs ici augmentent leur profit. Les hôteliers suivent le mouvement, les chambres étant plus rares, car plusieurs hôtels se sont effondrés.
Et ces fournisseurs, pour avoir votre clientèle, n'hésitent pas à vous mentir. Une fois que vous êtes coincés, que vous ne pouvez plus changer d'avis, ils violent leur parole et vous demandent plus ou vous donnent moins.
Le phénomène est largement répandu aujourd'hui en Haïti. C'est sans doute ce qui explique que personne ne semble plus faire confiance à personne. À force de mensonges, de paroles et d'engagements non respectés, on a rompu le lien de confiance. Ici, on n'achète plus une maison; même signée devant un notaire la transaction peut être fausse et vous achetez en fait une maison qui n'appartient pas au vendeur. Alors, on n'investit plus, on ne croit plus, on ne s'associe plus.
Toute société se base sur les relations entre les groupes et entre les personnes. Et toute relation se fonde sur la confiance. Quand celle-ci est ébranlée, elle l'est pour toujours. Quoi que l'on fasse, si on a triché une fois, l'autre se méfiera au moins un peu à l'avenir.
Il nous arrive à tous de tricher. Mais il est essentiel que nous tenions parole. Quand on prend un engagement même celui d'écrire un texte pour le lendemain! on le respecte. Que ce soit comme parent, comme vendeur, comme gestionnaire, comme professionnel, le bon état de notre société dépend de chacun de nous et de notre volonté de respecter nos engagements. Quand un fraudeur comme Vincent Lacroix vole des épargnants, il ne fait pas que les voler; il détruit leur confiance et celle de milliers d'autres personnes qui planifient leur retraite. Il faut donc, pour compenser les ravages commis par un seul fraudeur, des milliers de personnes honnêtes. C'est vous, dans vos actions de tous les jours, qui faites que notre société existe, se tient et prospère. C'est la somme de vos consciences individuelles qui font que les titres de propriété, l'argent, le travail, la famille gardent leur sens et leur valeur. Sans vos consciences, sans votre respect de la parole donnée, rien n'est possible pour les humains.
Surtout, il faut que ceux et celles qui nous représentent respectent leur parole, suivent leur engagement. Nous avons tous le droit à l'erreur, nous avons tous des comportements privés qui peuvent être ridicules ou discutables. Mais nos particularités et nos faiblesses ne doivent pas porter sur la parole donnée. Car alors il ne s'agit plus seulement de mensonge ou de tricherie, il s'agit de la rupture du lien fondamental qui nous unit les uns aux autres: la confiance.
L'auteur, psychologue et ex-directeur général du cégep de Granby-Haute-Yamaska, a été candidat pour le PLC dans Shefford aux élections de 2008
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201006/10/01-4288640-la-parole-donnee.php

PREVIEW - Moloch Tropical : le réalisateur politique Raoul Peck récidive en beauté pour Arte

Par Première le 09/06/2010 à 19:32 Ce matin, nous étions conviés par Arte à la projection du film de Raoul Peck , Moloch Tropical . Diffusée le 10 septembre prochain sur la chaîne franco-allemande, cette fable satirico-politique a été intégralement tournée en huis clos du haut d'une citadelle à Haïti. Zinedine Soualem ( Bienvenue chez les Ch'tis , Paris ) y incarne un président déchu et pathétique aux cotés de Sonia Rolland ( Léa Parker ) en Première dame abandonnée.
Raoul Peck était Ministre de la Culture de la République d'Haïti de 1995 à 1997. Ces dernières années, il a réalisé pour la télévision des oeuvres foncièrement politiques et engagées, notamment L'Affaire Villemin et L'Ecole du pouvoir . Ce matin, mercredi 9 juin, le cinéaste nous présentait Moloch Tropical, ou le récit des dernières 24h d'un président à Haïti avant de perdre le pouvoir.
Cette fois, enrichi par son expérience de ministre, le réalisateur a pu "affronter le noyau du pouvoir et pas seulement les effets du pouvoir sur les gens". Le film co-produit par Arte tourne autour du personnage incarné par Zinedine Soualem, un président roi qui ne cesse de jurer, balançant des "enculés" à en-veux-tu-en-voilà, de "draguer" enfin plutôt harceler sexuellement ses employées, envoyer à la potence ses opposants malgré l'amitié, et repousser sa femme, une 1ère dame droite et charismatique interprétée par la splendide Sonia Rolland.
Le président Jean de Dieu est à la fois inspiré du réel, son comportement et son action politique sont comparables à ceux d'un très grand nombre de dirigeants, européens, américains ou africains, actuels ou passés. Ses collaborateurs, et collaboratrices surtout, suivent son chemin et se laissent eux aussi gagner par l'ivresse du pouvoir.
Alors que les échos de la ville racontent un soulèvement de la population, tous ne pensent qu'à la grande soirée de gala à venir où doivent être présentes stars américaines et françaises. Le huis-clos théàtral juché sur cette citadelle aux allures de tour d'ivoire donne au récit la dimension d'un conte universel, d'une fable grecque, burlesque et tragique.
Nous ne pouvons que saluer la prestation de Zinedine Soualem qui sombre peu à peu dans la folie mais aussi de tous ceux qui tombent avec lui, enfermés dans la forteresse, Mireille Metellus , Nicole Dogue , Gessica Geneus, Fardia Roc, Jimmy Jean-Louis (L'Haïtien de la série Heroes ), Marie-Ange Saint-Fleur ou encore Patrick Joseph.
Le choix de Zinedine Soualem pour interpréter un président Haïtien n'apparait pas naturel au premier abord. L'acteur lui-même avait refusé, trouvant préférable que ce rôle soit donné à un acteur noir. Raoul Peck défend ce choix en affirmant que sur l'île, de nombreuses élites sont d'origines Syro-libanaises. De plus, il ne voulait pas mettre en scène le règne d'un despote noir rappelant certains dictateurs africains, plutôt celui d'un président au sens général.
Car Moloch Tropical, c'est aussi et surtout une critique de la démocratie, dans ce qu'elle a de plus incontrôlable une fois les élections passées. Le film veut démontrer à quel point le pouvoir peut pervertir les élites. Raoul Peck affirme : "Ce n'est pas un film inventé, tous les moments ne sont pas si loufoques que ça, ils sont arrivés et arrivent encore".
Pendant le film, le public sourit, il lui arrive même de rire gràce à une bonne dose d'humour noir. De plus, la violence n'est en aucun cas sublimée, elle ne vient pas pour choquer mais pour témoigner avec une certaine distance.
Autre bon point, la France va enfin pouvoir découvrir un film accompli, pas seulement orienté sur un seul sujet social et politique et pas seulement comique, dans lequel 2 ou 3 acteurs blancs tiennent des rôles de second plan ou de figurants. Haïti est une terre frontière entre les Etats-Unis et la France, peut-être Moloch Tropical pourrait être une nouvelle pierre à l'édification d'un cinéma noir francophone, comme il en existe un depuis longtemps outre Atlantique.
Un bémol pourtant, malgré un budget et les moyens techniques et artistiques d'un film de cinéma, Moloch Tropical ne sera pas diffusé dans les salles françaises. Le film a toutefois été sélectionné dans plus de 25 festivals internationaux dont ceux de Toronto et Berlin . Les salles de cinéma de certains pays étrangers l'accueilleront bientôt.
Vous pourrez découvrir Moloch Tropical, vendredi 10 septembre 2010 à 20h40, sur Arte.
Hugo Frélicot
http://www.lepost.fr/article/2010/06/09/2106923_preview-moloch-tropical-le-realisateur-politique-raoul-peck-recidive-en-beaute-pour-arte.html

mercredi 9 juin 2010

Médecine: 50 finissants haïtiens termineront leurs études en septembre

(SHERBROOKE) Avec 0,59 médecin pour 10 000 citoyens, Haïti a grandement besoin de ses futurs médecins. Avec la destruction de la faculté de médecine de l'Université de Quisqueya, en janvier dernier, les autorités craignaient d'énormes retards pour ses étudiants en médecine.

Les quelque 50 finissants pourront terminer leurs études en septembre, soit seulement trois mois plus tard que prévu, et ce, en partie grâce à l'Université de Sherbrooke.
Rappelons que la dernière mission en Haïti planifiée à la faculté de médecine et de sciences de la santé (FMSS) de l'UdeS visait à établir une collaboration avec l'Université de Quisqueya.
Pour le chef de cette mission et gynécologue obstétricien, Jean-Charles Pasquier, il y avait «urgence pédagogique». Haïti compte quatre facultés de médecine: trois d'entre elles ont été détruites lors du séisme du 12 janvier.
La FMSS a notamment donné son soutien au déroulement d'une session extraordinaire.
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/201006/07/01-4287604-medecine-50-finissants-haitiens-termineront-leurs-etudes-en-septembre.php

Hommage à des héros: «Partir, c'était les trahir...»

Le Soleil, Patrice Laroche, Jean-François Néron
Le Soleil
(Québec) L'agent Luc Vallée est l'un des cinq policiers récompensés, mardi, pour avoir participé à la mission pour le maintien de la paix en Haïti. À la suite du séisme dévastateur du 12 janvier, il avait la possibilité de rentrer au pays. Il a décidé de rester parce qu'une nouvelle mission l'attendait.
Une pièce commémorative des missions de paix internationales lui a été remise lors d'une cérémonie du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) pour souligner des gestes exceptionnels posés par des policiers et de citoyens au cours de la dernière année.
Le 12 janvier à 16h54, M. Vallée se trouvait dans sa résidence de Jacmel, près de l'épicentre au sud-est de la capitale, Port-au-Prince. Il venait de terminer son quart de travail. Il agissait alors à titre de formateur de la police locale.
«J'étais sur mon balcon en train de faire cuire mon poulet lorsque ça s'est mis à brasser. Je croyais que c'était un camion. Soudain, les tuiles du plafond ont commencé à tomber. Quand j'ai compris que c'était un tremblement de terre, je me suis mis sous un cadre de porte. Ça n'arrêtait pas et je me suis dit que je devais sortir. Ça brassait tellement que je suis tombé par terre et je me suis abrité sous une table. J'ai finalement réussi à sortir en rampant à quatre pattes.»
Une fois à l'extérieur, il a rapidement compris l'ampleur de la catastrophe. De victime du séisme, il allait devoir passer à coordonnateur des mesures d'urgence. «Je voyais des gens arriver en sang, d'autres nus. Ils me demandaient de les aider. Immédiatement, je me suis mis à aider comme je pouvais à gauche et à droite.»
Le choix de rester
Le lendemain, il réalisait que sa mission amorcée le 21 juillet 2009 venait de prendre une tangente inattendue. «On m'a offert de rentrer à la maison, mais j'ai décidé de rester sur place à cause du nouveau défi qui m'attendait et parce que ma famille m'a permis de le faire. Ces gens attendaient quelque chose de moi. Si j'étais parti, ça aurait été un peu comme les trahir.»
L'agent Luc Vallée est donc demeuré sur place jusqu'à la fin de sa mission, prévue initialement en avril.
«Ça me fait chaud au coeur de recevoir cet honneur. Avec le séisme, c'est comme une double mention. J'en suis très fier. Là-bas, j'ai appris beaucoup professionnellement et sur le plan personnel aussi», conclut celui qui n'exclut pas de retourner en Haïti un jour.
Les quatre autres policiers de Québec présents lors du séisme qui ont été récompensés sont le sergent Jean-Mayar Chamard et les agents Gilles Hébert, Nicolas Gagnon et Martin Giguère.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201006/08/01-4288139-hommage-a-des-heros-partir-cetait-les-trahir.php

Les joueurs de la LNH amassent 1 million $ pour Haïti

Publié le 09 juin 2010.
La Presse Canadienne.
L'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey (AJLNH) et Vision Mondiale annoncent que plus de 1 million $ ont été recueillis dans le cadre du projet «Hockey pour Haïti» pour reconstruire un hôpital pour enfants gravement endommagé par le séisme du 12 janvier, en Haiti.
Dan Hamhuis, des Predators de Nashville, et l'ancien du Canadien Georges Laraque, qui est d'origine haïtienne, se sont joints ce mercredi à des représentants de l'AJLNH et de Vision Mondiale à l'occasion de la visite de l'Hôpital Grâce pour enfants de Port-au-Prince. L'Hôpital Grâce se consacre au traitement des enfants atteints de tuberculose, du VIH et d'autres maladies.
La collecte a commencé par un don de 100 000 $ versé par Objectifs et Rêves, fonds de l'AJLNH. La Ligue nationale (LNH) a également versé 100 000 $.
Grâce à des dons de particuliers ainsi qu'à toutes les recettes de l'actuelle vente aux enchères de chandails de hockey portés pendant les Jeux olympiques et de récentes enchères en ligne portant sur des objets-souvenirs uniques rattachés au hockey, le total des fonds recueillis au bénéfice de la reconstruction de l'hôpital a franchi la barre du 1 million $.

Lavalas attaque frontalement René Préval

Une tendance radicale d’une aile du parti de Jean-Bertrand Aristide incarnée par Dr Maryse Narcissse et René Civil qui ont joint leurs voix lundi pour le départ anticipé du chef de l’Etat et la remise à l’heure des pendules lundi 7 juin 2010, Radio Kiskeya
La représentante officielle de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, Dr Maryse Narcisse, et le chef d’OP René Civil ont demandé lundi au nom de Fanmi Lavalas la démission immédiate du Président René Préval et l’organisation d’élections anticipées en vue de la normalisation de la situation du pays.
S’exprimant lors d’une conférence de presse dans une salle de l’hôtel Le Plaza bondée de partisans enflammés, Mme Narcisse a aussi exigé le retour d’Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud, et le retrait des deux lois controversées récemment votées par le Parlement concernant la prorogation, pour 18 mois, de l’état d’urgence ainsi que le maintien au pouvoir du chef de l’Etat jusqu’au 14 mai 2011 si nécessaire.
La dirigeante Lavalas a estimé inacceptable qu’un Président ayant "échoué dans tous les domaines" puisse s’arroger le droit de revendiquer la prolongation de son mandat.
Le départ du Conseil électoral provisoire figure également sur la liste des exigences de Fanmi Lavalas qui, précise Dr Maryse Narcisse, est prêt à participer à des élections libres, honnêtes et démocratiques. Appelant la classe politique à respecter les règles du jeu et la population à se mobiliser pacifiquement contre le Président Préval, elle se dit étonnée de voir la communauté internationale apporter son soutien à la tenue des élections sous l’égide d’un "gouvernement corrompu et dépourvu de légitimité".
Tout en répétant à l’envi que Fanmi Lavalas demeure uni et n’est pas confronté à des dissensions internes, Maryse Narcisse n’a pu toutefois expliquer pourquoi de tous les membres du comité exécutif du parti d’Aristide elle s’est retrouvée seule à la table de conférence.
Pour sa part, René Civil, qui se trouvait dans l’assistance, a indiqué que la campagne antigouvernementale en cours doit déboucher coûte que coûte sur la démission du chef de l’Etat, la dissolution du Conseil électoral, le retour de l’ancien Président Lavalas et l’annulation des deux lois contestées.
Soulignons que la conférence de presse de Maryse Narcisse a été maintes fois interrompue par une assistance bruyante composée de membres d’organisations populaires qui tantôt applaudissaient l’oratrice tantôt exhibaient des photos d’Aristide.
René Préval, qui compte parmi ses alliés les plus fidèles plusieurs dirigeants Lavalas, est la cible privilégiée d’une mobilisation de l’opposition enclenchée depuis plusieurs semaines à travers des manifestations de rue en cascade. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6827

Le gouvernement nie avoir acquis des semences OGM

Le ministre de l'agriculture Joanas Gué dément les rumeurs faisant état de l'introduction de semences d'organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le marché haïtien. Il soutient que son ministère avait catégoriquement rejeté une offre de semence OGM de la firme transnationale Mossanto. Au cours d'une conférence de presse, 72 heures après une grande manifestation des paysans du Centre, l'agronome Gué a expliqué que le gouvernement a refusé l'offre parce que le système de production ne peut pas gérer ces semences. Il rappelle que les paysans utilisent une partie de la récolte de maïs comme semence pour la prochaine saison.
De plus M. Gué révèle que les OGM ne sont jusqu'ici l'objet d'aucune législation. Il confirme que les spécifications génétiques fournies par Mossanto prouvent qu'elles ne sont pas génétiquement modifiées.
Les codes BK 0040 et BK 1040 sont approuvés par l'ONU et permettent d'identifier le caractère et la spécification du matériel végétal explique t-il. L'agronome Gué donne l'assurance que le gouvernement haïtien peut vérifier à partir du code le caractère du matériel végétal acquis.
De plus le ministre de l'agriculture dénonce une exploitation politique du dossier alors qu'un prêtre spiritain, qui avait formulé les accusations, s'était rétracté.
LLM / Radio Métropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17824

Des paysans de Ganthier se révoltent contre des spoliateurs

Des accrochages entre forces de l'ordre et paysans de Ganthier ont été enregistrés hier sur la route internationale de Malpasse. Ces incidents sont le résultat d'un climat de tension existant dans la région depuis 2005. Les paysans protestent contre les actions des spoliateurs qui bénéficient de l'inaction des autorités. Le maire de Ganthier, Ralph Lapointe estime qu'il y a une certaine complaisance des autorités gouvernementales haïtiennes qui n'ont pas adopté les dispositions nécessaires pour protéger les biens des paysans. Il dénonce le comportement des spoliateurs qui vendent des terres appartenant au domaine public et celles des paysans.
Plusieurs centaines d'hectares de terres sont menacés par ces individus qui interviennent accompagnés de policiers afin de détruire les plantations ciblées.
Apres plusieurs années de frustrations, les paysans, fermiers de l'Etat ou propriétaires ont décidé de crier leur colère afin de réclamer une intervention urgente des autorités.
Réagissant aux incidents, le directeur du Fonds de Développement Frontalier (FDF), Max Antoine II, a déploré les tentatives visant à squattériser des terres. Estimant qu'il s'agit d'un grave problème M. Antoine a fait valoir que les problèmes des titres de propriété sont de nature à empêcher l'arrivée des investisseurs étrangers.
Interrogé par radio Métropole, Max Antoine II a soutenu que le gouvernement entend adopter des dispositions pour faire respecter l'avis domanial d'Août 2009 interdisant la vente des terres du domaine public. Il a également apporté son appui au maire Lapointe assurant que le gouvernement se prépare à élaborer un plan d'aménagement du territoire dans le cadre du processus de reconstruction.
LLM / Radio Métropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17823

Haïti, invité spécial du LAC Flavor 2010.

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) annonce qu'Haïti sera l'invité spécial, d'une rencontre d'affaire entre des exportateurs et les acheteurs du secteur agro-alimentaire, organisée par la banque interaméricaine de Développement. Dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 7 juin LE CEFI a précisé qui cette activité baptisée « LAC Flavors 2010 sera organisée à Carthagène en Colombie, les 15 et 16 juin prochain. Elle s'inscrit dans le cadre du sommet des Présidents de la Méso Amérique 2010.
Le LAC Flavors est une activité qui favorise les échanges commerciaux entre les différents états du continent américain. Il encourage la création de nouvelles opportunités d'affaires entre des Petites et Moyennes Entreprises de l'Amérique latine et de la Caraïbe et les clients potentiels se trouvant aux Etats-Unis et au Canada.
Cette année, près d'une centaine entreprises d'exportatrice venant de plusieurs pays, sont attendues à cette nouvelle édition de LAC Flavors.
Les entreprises haïtiennes JMB, S.A, Caribbean Sea Food et Rebo S.A représenteront Haïti lors de ce grand événement commercial.
EJ/Radio Métropole Haïti

Patrick Moussignac refuse toute protection rapprochée

Le directeur de (Radio Télé Caraïbes et les stations affiliées), Patrick Moussignac qui vient d'être victime d'une tentative d'assassinat, a refusé un garde du corps proposé par les autorités policières haïtiennes. « Pas question d'avoir des agents de sécurité rapprochée à mes côtés. Ce serait la dernière chose que j'accepterais », a déclaré le patron de presse dans une interview accordée à un journaliste du Journal le Nouvelliste.
Monsieur Moussignac a fait remarquer qu'il préférerait d'ailleurs aller vivre à l'étranger plutôt que d'accepter d'avoir des gardes du corps devant assurer sa sécurité.
Tout en ne souhaitant pas donner une teneur politique à l'incident, le PDG de Caraibe FM, exige que la lumière soit faite sur cet incident au cours duquel son véhicule a essuyé des tirs dans le quartier de Delmas 2.
Soulignons que l'Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) avait déploré l'incident. L'actuel président de l'association, Max Chauvet, a indiqué que suite à des éléments d'information dont il dispose, il peut tirer comme conclusion que Patrick Moussignac a été attaqué en tant qu'homme d'affaire, non en tant que patron de média.
EJ/Radio Métropole Haïti

Le Canada veut déporter un chef de gang d'origine haïtienne

Les autorités canadiennes annoncent la déportation prochaine d'un chef de gang haïtien incarcéré au Canada. Bernard Mathieu alias Ti Pon accusé d'avoir été le chef du gang montréalais de la rue Pelletier, a été mis au fait de la décision en comparaissant hier lundi devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié. Bernard Mathieu, 39 ans, a été condamné en 2007 à purger 10 ans de prison pour gangstérisme et trafic de stupéfiants. Il est actuellement détenu à la prison de Rivière-des-Prairies. M. Mathieu est détenteur du statut de résident permanent, mais il ne détient pas la citoyenneté canadienne.
L'avocat de Mathieu avait fait état de son intention de présenter une demande spéciale pour motifs humanitaires, afin que son client puisse demeurer au pays après avoir purgé sa peine.
Les autorités canadiennes et américaines, ont ces dernières années, déporté de nombreux criminels d'origine haïtienne. Toutefois le gouvernement canadien a suspendu temporairement les déportations depuis le violent séisme du 12 janvier.
Les autorités haïtiennes avaient à plusieurs reprises réclamé une meilleure collaboration avec les pays étrangers afin de contrôler l'arrivée de criminels sur le territoire. On notera que les autorités haïtiennes n'avaient pas publier de statistiques pour prouver la forte implication des déportés dans la recrudescence des actes de violence.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17819

Le gouvernement veut construire une capitale moderne

Le gouvernement haïtien envisage de construire une nouvelle Port-au-Prince dans le cadre du plan de reconstruction. La nouvelle capitale aura fière allure avec des quartiers d'affaires, des parcs, des chaînes d'hôtels et les QG de plusieurs organismes publics. Port-au-Prince sera dans les prochains mois déclarée d'utilité publique afin de permettre le lancement de ces grands chantiers. Le ministre des finances, Ronald Beaudin, indique que plus de 140 millions de dollars seront nécessaires pour la construction des édifices publics. Plusieurs projets seront réalisés par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) avance le grand argentier de la république.
Des urbanistes et architectes sont déjà à pied d'œuvre afin de donner naissance à une capitale moderne. La nouvelle ville devra faire face à la mer.
Il ne sera pas difficile de construire cette nouvelle ville puisque Port-au-Prince a été détruite à 80% par le violent séisme du 12 janvier. Le gouvernement envisage de réaliser des expropriations quand cela sera nécessaire, précise le ministre Beaudin.
La nouvelle Port-au-Prince sera une grande capitale avec électricité 24 heures par jour et des patrouilles policières régulières. Ses rues ne seront plus obstruées par les étalagistes et marchands ambulants.
Les autorités haïtiennes n'entendent pas lésiner sur les moyens ni perdre de temps. Les travaux devront être lancés avant la fin de cette année précise le ministre Beaudin.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17818

mardi 8 juin 2010

Christiane Desjardins, La Presse.- 
Bernard Mathieu, chef du gang de la rue Pelletier, à Montréal-Nord, n'est pas encore dans l'avion, mais on peut dire que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il soit expulsé vers Haïti.
Le commissaire à l'immigration Yves Dumoulin a prononcé la mesure d'expulsion hier après-midi. «Je n'ai pas le choix», a noté le commissaire. De fait, le renvoi pour grande criminalité est pour ainsi dire automatique quand un immigré a été condamné pour un crime punissable d'au moins 10 ans de prison.
En janvier 2007, au terme d'un long procès, Mathieu a été déclaré coupable de plusieurs accusations relatives au trafic de crack et de cocaïne, dont certaines sont assorties de la prison à perpétuité. Il a été condamné à 72 mois de prison. Comme sa condamnation dépasse deux ans, il perd aussi son droit d'appel. Hier, Mathieu a assisté à la brève audience par vidéoconférence à la prison Archambault, où il achève de purger sa peine. Très poli, il semblait aussi détendu. À la fin de l'exercice, le commissaire lui a demandé s'il voulait dire quelque chose. «Je n'en vois pas la nécessité,» a répondu Mathieu, qui s'en remet à son avocat, Stéphane Handfield, pour la suite des choses. Celui-ci va tenter de contrer l'expulsion, notamment en invoquant des motifs humanitaires.
Âgé de 39 ans, Mathieu est au Canada depuis l'âge de 8 ans. Il a obtenu sa résidence permanente en 1980, mais n'a jamais demandé sa citoyenneté, contrairement aux membres de sa famille, qui l'ont obtenue. Il vit donc depuis 30 ans au Québec. Toute sa famille est ici, de même que sa conjointe et leur enfant, fait valoir Me Handfield.
Depuis le tremblement de terre en Haïti, toutes les expulsions sont suspendues. Mais lorsqu'elles seront rétablies, Mathieu y sera renvoyé s'il ne parvient pas à faire tourner le vent en sa faveur. Hier, avec la mesure d'expulsion, il a perdu son statut de résident permanent.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201006/08/01-4287874-feu-vert-a-lexpulsion-du-chef-du-gang-de-la-rue-pelletier.php
Commentaires:
Ce monsieur a vécu presque toute sa vie au Canada. Il est donc, pour le meilleur et pour le pire, un pur produit de la société canadienne. Il a fait sa classe et sa "maîtrise" en grand banditisme au Canada. Le Canada devrait s'occuper de ce monsieur et ne pas encombrer Haïti avec cette charge dont la société haïtienne n'aura que faire.