Le créateur, qui jouissait d’une cote internationale élevée, laisse derrière lui une oeuvre monumentale
mardi 23 mars 2010, Radio Kiskeya
Le célèbre artiste Wilson Bigaud, 85 ans, l’un des maîtres de la peinture haïtienne, est décédé des suites d’un malaise lundi aux premières heures dans sa résidence de Vialet, une section communale de Petit-Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya auprès de la famille du disparu.
Opéré des yeux et souffrant d’hémorroïdes, Bigaud avait du cesser de peindre depuis l’été dernier, a confié son fils Bichara dans les bras duquel il s’est éteint.
Auteur d’une œuvre colossale dispersée aux quatre coins de la planète, le créateur était dans la fleur de l’âge et à peine remis d’une maladie l’ayant mentalement affecté lorsqu’il avait définitivement abandonné son Port-au-Prince natal pour s’installer à Petit-Goâve.
Dans la tranquille localité de Vialet, il a passé les 55 dernières années de sa vie.
Wilson Bigaud était l’un des derniers survivants de l’exaltante expérience de création artistique du Centre d’Art, fondé en 1944 par l’américain Dewitt Peters, principal artisan de la formation et de l’émergence des premiers grands plasticiens haïtiens.
Coloriste et dessinateur de grand talent, Bigaud avait usé de sa touche unique et d’un vrai sens de l’observation pour devenir au fil du temps le peintre du quotidien de la vie provinciale prise dans ses divers contours et déclinaisons.
Porteurs d’une charge de psychologie sociale et d’une simplicité maintes fois renouvelée, les personnages des toiles du disparu sont, à travers leurs yeux globuleux, leurs costumes originaux et l’élégance des gestes, l’archétype d’une civilisation et l’expression d’une esthétique identitaire.
Un foisonnemment de mouvements et d’images qui donne sa densité à une forme de vie communautaire aujourd’hui en voie de disparition.
Le nom de Wilson Bigaud restera pour toujours intimement associé à la cathédrale de Sainte-Trinité, à Port-au-Prince. Avec d’illustres contemporains comme Castera Bazile et Rigaud Benoît, il réalisa, en effet, les célèbres fresques murales de l’église anglicane détruite par le séisme du 12 janvier dernier.
Avec le départ de l’artiste, la peinture haïtienne perd l’un de ses plus grands représentants alors qu’elle était déjà orpheline d’autres grosses pointures internationalement connues. André Pierre, Gesner Armand, Néhémy Jean, Louisiane St-Fleurant et Alix Roy (victime du tremblement de terre) sont notamment décédés ces dernières années.
La date des funérailles de Wilson Bigaud doit être annoncée ultérieurement. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6652
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 25 mars 2010
Franckétienne désigné «Artiste de L'UNESCO pour la Paix »
Cette distinction lui a été remise par la Directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova lors d'un Forum de l'organisation sur Haïti qui a eu lieu ce 24 mars à Paris.
Selon un communiqué publié par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) Frankétienne a été nommé en reconnaissance « de son apport à la littérature francophone, de son engagement pour la sauvegarde et la défense de la culture haïtienne et de sa contribution à la promotion des idéaux de l'Organisation.
Frankétienne qui a déjà publié plus quarantaine d'ouvrages aura à occuper ce poste durant les deux prochaines années. Il devra mettre son influence, son charisme et sa réputation au service de l'UNESCO.
De nombreuses personnalités importantes ont déjà occupé cette fonction. On peut citer le musicien brésilien Gilberto Gil et l'écrivain américain Scott Momaday.
Écoutez les reportages de Nancy Roc sur Radio Métropole ( http://unesco24mars.metropolehaiti.com )
EJ / Radio Métropole Haïti
Haïti étudie la proposition sénégalaise
L'annonce a été faite par le chef du gouvernement haïtien Jean Max Bellerive qui se trouve actuellement au Brésil dans le cadre du forum urbain mondial.
L'information a été relayée par la presse sénégalaise.
Selon le Premier ministre haïtien des missions vont bientôt se rendre en Afrique, d'abord pour remercier les chefs d'Etat tels que le Président Wade, qui se sont mobilisés et ont spontanément proposé d'aider le peuple d'Haïti'.
‘'L'une des tâches de la mission qui y sera envoyée, sera de voir comment mettre en œuvre l'offre du Président Wade'',car a-t-il poursuivi, la proposition a intéressé un très grand nombre d'Haïtiens qui s'étaient rapprochés du ministère des Affaires étrangères pour connaitre les modalités.
Monsieur Bellerive s'est dit cependant conscient que l'appel du président Wade ''n'a pas été suivi d'effets à la hauteur de la noblesse de l'acte''. Selon lui, cela est lié au fait que ‘'le gouvernement et tous les secteurs de l'administration haïtienne avaient été durement touchés'' par le tremblement de terre.
Il a déploré d'autre part la quasi inexistence de représentations diplomatiques de son pays sur le continent africain.
Au lendemain de la catastrophe du 12 janvier, le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade avait offert une bonne partie de son territoire aux haïtiens désirant retourner en Afrique, une proposition qui a suscité beaucoup de polémiques au sein de la société sénégalaise. .
EJ / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17316
Echauffourée à la Gonave.
Des habitants d'Anse à Galet en colère ont attaqué hier mardi à coup de pierre le sous commissariat de police de leur commune. Un véhicule de Police qui se trouvait aux abords a été endommagé.
Les manifestants voulaient protester contre les agissements d'un agent de l'administration communale qui auraient tabassé un individu, lors d'une distribution d'aide alimentaire.
Le responsable du poste de Police a déploré l'incident menaçant de sévir contre toute personne qui s'aviserait de troubler l'ordre public dans l'Ile de la Gonave.
EJ/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17315
La CRF, premier producteur d'eau potable en Haïti!
La Croix-Rouge française s'engage au quotidien dans l'installation de systèmes d'assainissement de base et l'accès à l'eau potable. La distribution d'eau potable, se poursuit quotidiennement par camions citernes sur 65 sites de Delmas et Port-au-Prince. Mais il s'agit maintenant de connecter les réservoirs mis en place par les équipes de réponse à l'urgence au réseau existant. Pour aider les équipes Croix-Rouge des experts de Veolia, partenaire de la CRF ont été missionnés pour expertiser le réseau haïtien à Port-au-Prince et à Petit Goâve afin d'envisager à plus long terme leur réhabilitation.
«Nous sommes à notre maximum, compte tenu du budget dont nous disposons» a indiqué Sébastien Renou, délégué en mission internationale, spécialisé en eau et assainissement qui fait partie de la délégation Croix-Rouge française en Haïti . «En revanche, nous avons prolongé la durée de cette mission de post-urgence sur six mois. Il y aura des besoins pendant au moins un an dans les camps. Nous allons arrêter progressivement le transport d'eau par camions citernes, qui est très onéreux, pour nous concentrer sur la réhabilitation des réseaux d'eau existants à Port-au-Prince et à Petit-Goâve à la demande de la société nationale de gestion de l'eau, la DINEPA» qui a sollicité l'aide de la Croix-Rouge «Notre objectif est d'en faire un réseau de référence. Nous allons dans un premier temps réparer les infrastructures, très endommagées, améliorer leur efficacité. Pour ce faire, nous allons notamment former le personnel de la DINEPA. La société VEOLIA nous appuie dans cette démarche en mettant à disposition ses experts, dans le cadre d'un partenariat. Nos deux expertises réunies devraient permettre de rendre le réseau d'eau très efficace et pérenne»
L'arrivée de la prochaine saison des pluies inquiète «C'est notre grande inquiétude, durant la saison des pluies, ce sont des trombes d'eau qui s'abattent. Avec les inondations prévisibles, l'hygiène va se dégrader et il y a un fort risque d'épidémies du type gastroentérite et maladies de peau. De plus, beaucoup de personnes déplacées se trouvent dans le bas de la ville de Port-au-Prince, d'autres se sont installées sur des zones inondables, voire dans les lits des rivières. On redoute surtout les glissements de terrain et l'effondrement des maisons qui ont subi le séisme et tiennent à peine debout» conclut Sébastien Renou.
CRF /N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17313
Près de 2700 personnes refoulées en Haïti après le séisme du 12 janvier
Après l'annonce de l'octroi du Statut de Protection Temporaire (TPS) aux sans-papiers haïtiens présents sur son territoire avant le 12 janvier, le gouvernement américain a ramené en Haiti, à la date du 16 février, 88 boat-people haïtiens. 5 jours auparavant, il avait refoulé 78 autres.
De leur coté, les autorités de l'Archipel des Bahamas ont reconduit en Haiti une soixantaine de sans-papiers haïtiens à la mi-février 2010.
A la frontière haïtiano-dominicaine, des organisations de défense des droits humains ont recensé 2428 cas de refoulement effectués par la République Dominicaine.
Dans le Nord-est, le Réseau Frontalier Jeannot succès (RFJS) et Solidarite Fwontalyè ont observé 1000 cas de refoulement pour les deux premiers mois de l'année 2010 dont 280 femmes, 568 hommes et 152 enfants.
Au Plateau Central, le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) ont enregistré 1428 personnes refoulées dont 950 à Belladère, 97 à Lascahobas, 338 à Bòk Banik et 43 à Thomassique.
Par ailleurs, certains organismes de défense des droits humains rapportent des opérations de rapatriement effectuées la nuit. L'organisme Solidaridad Fronteriza du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) a critiqué le rapatriement de Jonas Hilaire dans la nuit du dimanche 14 février. Ce travailleur migrant, membre de l'Association des Ouvriers migrants du Nord-Est (ASOMILIN), a été arrêté à Guayubin par l'armée dominicaine. Il a été dépossédé de 1500 pesos, et de sa bicyclette. Sa carte associative a été confisquée par les militaires qui l'ont rapatrié à Jimani.
L'organisme a précisé que ce rapatriement effectué dans la nuit et un dimanche est en contradiction avec les points a, d, e et f du protocole du 2 décembre 1999 signé par la République Dominicaine et Haïti.
Source GARR
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17312
La Suisse annonce une aide de 33 millions de dollars à Haïti
La plupart des actions de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) seront menées en dehors de Port-au-Prince, dans des régions fortement touchées par le séisme, notamment dans les villes et zones rurales au sud-ouest de Port-au-Prince.
En outre le Conseil fédéral entend octroyer des fonds dans les secteurs du développement rural, de la sécurité alimentaire et de la reforestation. La protection de l'environnement figure également parmi les secteurs prioritaires. Les projets permettront de donner aux habitants la capacité d'utiliser des techniques agricoles durables, des semences améliorées, ainsi que de stocker et commercialiser leurs produits.
Une délégation suisse conduite par M. Martin Dahinden, directeur de la DDC, participera à la conférence ministérielle «Toward a New Future for Haiti» qui aura lieu le 31 mars 2010 à New York, à l'invitation des Nations Unies. La Suisse y présentera son programme de soutien à la population haïtienne.
Lors de la Journée annuelle de l'Aide humanitaire et du Corps Suisse d'aide humanitaire qui aura lieu le 26 mars 2010 à Montreux, dont le thème principal s'intitule «Aide alimentaire : de l'assistance à l'autosuffisance», le sort d'Haïti sera aussi évoqué.
LLM/N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17311
Poursuite des consultations autour du plan de reconstruction
Le chef de l'Etat et le Premier Ministre poursuivront les consultations avec les différents acteurs au cours de cette semaine. Le chef de l'exécutif aura des entretiens ce mercredi avec des parlementaires. Cette rencontre sera organisée 24 heures avant la séance de travail entre le Premier Ministre et les sénateurs.
Le président Préval et le chef du gouvernement ont à plusieurs reprises mis l'accent sur l'implication de plusieurs acteurs dans l'élaboration du plan de reconstruction. Une source proche de la présidence avait révélé que les représentants du secteur religieux avaient eu une séance de travail avec le chef de l'Etat.
Rejetant les critiques relatives à l'exclusion de la classe politique du processus d'élaboration du document, M. Bellerive a fait remarquer que la rencontre de Santo Domingo n'a pas permis d'élaborer un plan mais d'analyser les pertes enregistrées lors du séisme. Le Post Disaster Needs Assesment (PDNA) est un outil pour analyser les principaux axes d'intervention insiste t-il.
Plusieurs dirigeants politiques dont Evans Paul (Alternative) ont fustigé le comportement des autorités qui selon eux refusent d'impliquer les acteurs politiques dans le débat sur la reconstruction. Les dirigeants des partis politiques n'ont pas reçu d'invitation pour formuler des propositions.
Même sans invitation le secteur privé a pu dégager un consensus qui a permis de soumettre des propositions au gouvernement. Le président Préval promet d'intégrer les recommandations du secteur privé dans le plan qui sera soumis aux bailleurs.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17310
Le gouvernement bénéficie de l'appui du FMI pour les fonds d'urgence
Un responsable du FMI soutient que les fonds nécessaires varient entre 250 et 350 millions de dollars. Cette nouvelle enveloppe est indispensable a cause de la diminution de 50 % des recettes de l'état.
Le FMI appuie la requête du président Préval qui avait fait état de la collecte de 35 % des recettes prévues en Février.
Le chef de l'Etat n'est pas optimiste en ce qui a trait à une amélioration de la situation. On note une forte baisse dans la collecte de certaines taxes notamment dans les droits de douane. De nombreux commerçants ont revu à la baisse leur volume d'importation au cours du premier trimestre 2010.
D'autres taxes liées à l'immobilier ont également enregistrées une baisse considérable. Plus de 105 000 maisons ont été détruites et 208 000 autres endommagées lors du séisme.
L'impôt sur le revenu pourrait connaître également une diminution au cours de cette année puisque 90 000 emplois ont été perdus.
L'Etat est en grande difficulté martèle M. Préval espérant une aide internationale pour payer le salaire des fonctionnaires.
En raison de l'effondrement du quartier général de la Direction Général des Impôts, les autorités fiscales avaient différé le paiement de certains droits et taxes tels le quitus fiscal, les états financiers et l'impôt sur le revenu.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17309
mercredi 24 mars 2010
Les droits des sinistrés au centre du débat
Selon Benoit Van der Meerschen, président de la ligue belge, leur mission comporte plusieurs objectifs. Il s'agit notamment de marquer sa solidarité avec le peuple haïtien et plaider en sa faveur auprès des organismes internationaux.
Geneviève Jacques, un autre membre de la délégation, qualifie d'insoutenable, la promiscuité dans des camps où les groupes vulnérables sont négligés alors que la distribution de l'aide alimentaire est déficiente.
« Contrairement à ce que l'on dit, la phase d'urgence est loin d'être achevée » martèle Geneviève Jacques qui croit que les haïtiens doivent être les acteurs principaux de la reconstruction de leur pays.
Ces spécialistes qui sont en mission en Haïti à la demande du CARLI, du Centre œcuménique des droits humains et du RNDDH, ont fait quelques recommandations aux autorités haïtiennes et internationales, afin de mettre la question des droits humains sur le tapis.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17305
Nos commentaires:
Certains comme moi pourraient un jour se sentir fatigués d'écouter ce genre de discours. Avant le 12 janvier il y en avait plein d'haïtiens qui vivaient dans la plus crasseuse des promiscuités. Pourtant on n'entendaient pas tous les jours la voix de ces défenseurs des droits de l'homme. Très peu de voix s'élevaient pour demander à la communauté internationale qui finance les élections et le budget de notre petite nation indépendante et souveraine, des exigences de vrais et réels résultats en faveur d'un vrai changement dans la situation des haïtiens.
AH si tu pouvais fermer ta.....!
Réginald Boulos plaide pour une économie haïtienne moderne et compétitive
Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos plaide en faveur d'une modernisation de l'économie haïtienne afin qu'elle soit compétitive et indépendante de l'aide internationale.
Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, l'homme d'affaire, Réginald Boulos dit avoir soumis à l'intention de l'envoyé spécial des Nations Unies pour Haïti, Bill Clinton, un ensemble de propositions susceptible de renforcer l'économie haïtienne dans le cadre de la reconstruction du pays.
L'économie haïtienne doit être capable de générer une croissance de l'ordre de 5 à 10 % par an. Elle doit aussi prioriser l'agriculture et le tourisme, déclare Réginald Boulos.
Pour parvenir à cet objectif, le président de la CCIH estime qu'il est nécessaire que le secteur des affaires mette l'accent sur la décentralisation, le renforcement de l'état et plus de transparence dans la gestion du pays.
Par ailleurs Monsieur Boulos a fait remarquer que le secteur a réagi favorablement à la visite hier lundi des deux anciens présidents américains, Georges Bush et Bill Clinton.
Il estime que cette visite peut être hautement bénéfique pour Haïti. Selon lui ces deux personnalités peuvent facilement influencer certains hommes d'affaires étrangers désireux d'investir dans le pays.
A l'issu d'un colloque sur la reconstruction d'Haïti, les leaders du secteur privé ont soumis des recommandations au gouvernement. La décentralisation, la recapitalisation de la classe moyenne et la relance de l'agriculture sont les principales propositions du document élaboré par les représentants des associations patronales et des chambres de commerce.
Le Président de la République, René Préval avait donné la garantie aux membres du secteur privé, que ces recommandations seront prises en compte dans le plan qui sera présenté à la conférence des donateurs qui se tiendra à New York le 31 mars prochain.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17304
Nos commentaires:
Et voici enfin un secteur privé des affaires, maître et seigneur des richesses et en partie responsable de la misère et du sous développement d'Haïti qui s'apprête à ériger un monument à la mémoire du tremblement de terre salvateur d'Haïti. Comme si le tremblement de terre avait enseveli toutes les disparités et contre-intérêts qui ont divisé et appauvri Haïti pendant plus de deux siècles. Tout moun bezwen pran ti chez yo pou yo chita kote dlo a gen poul koule pi fre. Ou kwèm-kwè-w!
Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, l'homme d'affaire, Réginald Boulos dit avoir soumis à l'intention de l'envoyé spécial des Nations Unies pour Haïti, Bill Clinton, un ensemble de propositions susceptible de renforcer l'économie haïtienne dans le cadre de la reconstruction du pays.
L'économie haïtienne doit être capable de générer une croissance de l'ordre de 5 à 10 % par an. Elle doit aussi prioriser l'agriculture et le tourisme, déclare Réginald Boulos.
Pour parvenir à cet objectif, le président de la CCIH estime qu'il est nécessaire que le secteur des affaires mette l'accent sur la décentralisation, le renforcement de l'état et plus de transparence dans la gestion du pays.
Par ailleurs Monsieur Boulos a fait remarquer que le secteur a réagi favorablement à la visite hier lundi des deux anciens présidents américains, Georges Bush et Bill Clinton.
Il estime que cette visite peut être hautement bénéfique pour Haïti. Selon lui ces deux personnalités peuvent facilement influencer certains hommes d'affaires étrangers désireux d'investir dans le pays.
A l'issu d'un colloque sur la reconstruction d'Haïti, les leaders du secteur privé ont soumis des recommandations au gouvernement. La décentralisation, la recapitalisation de la classe moyenne et la relance de l'agriculture sont les principales propositions du document élaboré par les représentants des associations patronales et des chambres de commerce.
Le Président de la République, René Préval avait donné la garantie aux membres du secteur privé, que ces recommandations seront prises en compte dans le plan qui sera présenté à la conférence des donateurs qui se tiendra à New York le 31 mars prochain.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17304
Nos commentaires:
Et voici enfin un secteur privé des affaires, maître et seigneur des richesses et en partie responsable de la misère et du sous développement d'Haïti qui s'apprête à ériger un monument à la mémoire du tremblement de terre salvateur d'Haïti. Comme si le tremblement de terre avait enseveli toutes les disparités et contre-intérêts qui ont divisé et appauvri Haïti pendant plus de deux siècles. Tout moun bezwen pran ti chez yo pou yo chita kote dlo a gen poul koule pi fre. Ou kwèm-kwè-w!
mardi 23 mars 2010
Grande anticipation à la veille du Forum de l'UNESCO sur Haïti.
C'est demain, 24 mars, que s'ouvre le Forum de l'UNESCO sur Haïti à Paris. L'objectif de ce dernier est de contribuer à la reconstruction de la société haïtienne en faisant en sorte que la formulation (valeurs, principes, formes et modalités) de cette reconstruction soit laissée à l'initiative et à la responsabilité des Haïtiens eux-mêmes. Des intervenants qui sont connus pour être discrets dans les médias et qui, depuis le séisme dévastateur du 12 janvier, ont décidé de ne plus faire de marronnage et de dire toute la vérité, selon les informations que nous avons pu obtenir hier mais nous attendons de voir si lesdites personnes tiendront parole demain. Mme Marie Laurence Lassègue, ministre de la culture et de la communication et sa conseillère spéciale en culture, Mme Magalie Comeau Denis sont attendues de pied ferme par de nombreux participants et ce Forum risque d'être houleux si Mme Lassègue, conférencière d'honneur à ce Forum, n'est venue à Paris que pour faire de la représentation. Rappelons que les deux autres conférenciers d'honneur sont Wole Soyinka, dramaturge nigérian, poète, romancier, essayiste et Prix Nobel de Littérature ainsi que M. Clément Duhaime, administrateur de l'Organisation internationale de la francophonie. De nombreuses personnalités connues du milieu culturel, intellectuel et journalistique haïtien sont attendues à ce forum autant que des personnalités étrangères imbues de la culture haïtienne. Michèle Montas qui doit modérer la 1ère partie de ce forum est arrivée à Paris ce matin ainsi que M. Jacky Lumarque, Recteur de l'Université Quiskeya et Responsable de la commission présidentielle sur l'éducation.
Les participants au forum de l'UNESCO sur Haïti s'exprimeront sur trois grands thèmes :
- mobiliser le savoir et les compétences sociales pour revivifier Haïti;
- poursuivre une histoire unique : la force du patrimoine, de l'identité et de la créativité culturels d'Haïti;
- reconstituer le système éducatif : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle.
L'événement le plus attendu de ce forum est la grande première mondiale de la pièce de théâtre de Franckétienne, « Melovivi» ou « Le Piège »; une remarquable illustration de la Spirale, forme littéraire impliquant l'esthétique du chaos. Écrite en décembre 2009, cette œuvre où se dessine une dimension écologique universelle, anticipe et retrace d'avance la terrible catastrophe du 12 janvier 2010. Cette pièce sera interprétée par Franckétienne lui-même avec, sur scène, le jeune Garnel Innocent.
Quant au livre « La Brèche ardente » qui sera mis en vente juste après la 1ère mondiale de « Melovivi », cette œuvre affirme et matérialise la densité, l'intensité et la transcendance créatrice de la parole poétique, novatrice et subversive de Franckétienne. Selon Bernard Hadjadj, Directeur de l'UNESCO à Paris, « c'est un des plus beaux ouvrages de Franckétienne. Il est fini, mûr et reflète l'âme de ce grand écrivain dans sa sensibilité, son désespoir et sa force.» Entre invention et douleur, appel et déchirure, violence et tendresse, Franckétienne a 74 ans n'a pas fini de nous étonner. Il dédicacera son ouvrage publié aux Éditions Riveneuve, demain soir après avoir joué la pièce « Melovivi ou le Piège ».
Ce 24 mars, il sera désigné « Artiste de l'UNESCO pour la Paix » par la Directrice générale de l'UNESCO. Mme Irina Bokova.
Raoul Peck, Mimi Barthélémy, Jean Coulanges, Michèle Oriol, Claude Moïse, Alphonse Roberson et Gérald Chéry interviendront aussi à ce forum. Ce matin, nous avons appris que Georges Merisier, ancien Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports d'Haïti ne pourra finalement pas participer à cet événement. Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis, ancienne Premier ministre d'Haïti et présidente de la Fondation FOKAL, interviendra par visioconférence demain après-midi autour du thème, « Reconstituer le système éducatif haïtien : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle ».
Plusieurs personnalités étrangères participeront aussi au Forum de l'UNESCO pour Haïti parmi lesquelles :
- Edem Kodjo, Ministre d'État à la présidence de la République togolaise; ancien Premier ministre du Togo et ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'Unité Africaine;
- Richard Carey, Directeur à la Direction de la coopération pour le développement de l'OCDE;
- Amadou-Mahtar M'Bow, ancien Directeur Général de l'UNESCO et ancien Ministre de l'éducation nationale et de la culture du Sénégal.
Les recommandations du Forum de l'UNESCO seront remises à la prochaine réunion des bailleurs de fonds sur Haïti qui se tiendra le 31 mars prochain au siège des Nations Unies à New York.
Ce reportage de Nancy Roc a été rendu possible grâce au soutien de l'UNESCO et au patronage de DIGICEL, du Groupe Rebo-Internegoce, du CONATEL et de NO PIN Long Distance.
Nancy Roc, Paris, le 23 mars 2010.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17302La Norvege promet une aide de 10 million d'euros
Le gouvernement norvégien promet d'accorder une aide de 10 millions d'euros pour la reconstruction d'Haïti. L'annonce a été faite par le ministre du commerce extérieur et du développement Paavo Väyrynen à l'issue de la réunion des membres du comité des affaires étrangères de l'Union Européenne. D'autre part le gouvernement finlandais a indiqué que le montant de son assistance financière sera révélé lors de la conférence des donateurs du 31 mars 2010. L'assistance de la Finlande comporte un appui à la reconstruction et une contribution pour le financement d'une partie de la dette d'Haïti vis-à-vis de la Banque Mondiale.
Le gouvernement finlandais entend mieux cibler son assistance après la présentation par les autorités haïtiennes du plan de reconstruction d'Haïti. L'aide financière finlandaise couvrira la période 2010 -2013.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17301
Le gouvernement finlandais entend mieux cibler son assistance après la présentation par les autorités haïtiennes du plan de reconstruction d'Haïti. L'aide financière finlandaise couvrira la période 2010 -2013.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17301
Préval qualifie d'historique la visite des ex-présidents américains
La visite de l'équipe Clinton-Bush réjouit le chef de l'Etat haïtien, René Préval, qui y voit la preuve de l'engagement des Etats-Unis aux cotés d'Haïti. Le président Préval a attiré l'attention sur les résultats positifs que cette visite permettra aux autorités haïtiennes d'obtenir. Les congresmen démocrates et républicains seront plus enclins à accorder des fonds pour la reconstruction d'Haïti si des ex-présidents de leur partis en font la demande insiste M. Préval. Le gouvernement haïtien espère que les Etats-Unis conserveront leur statut de principal bailleur de fonds lors de la conférence du 31 mars à New York.
En outre, le chef de l'Etat souhaite que les Etats-Unis, qui n'accordent pas d'appui budgétaire direct, financent certains projets identifiés dans le budget. Cette stratégie permettrait d'épargner des fonds qui seraient ensuite investis dans d'autres projets.
Qualifiant la visite de l'équipe Clinton- Bush d'historique, le chef de l'Etat haïtien a une fois de plus salué l'engagement du président Obama dans l'effort humanitaire après le 12 janvier. Préval compte sur l'implication des présidents américains (passé et actuel) dans les démarches pour obtenir une modification de la loi Hope par le congres. Dans ce dossier également le président haïtien est confiant que l'influence des ex-présidents américains sera déterminante.
L'influence de l'équipe Clinton-Bush peut s'avérer utile même au niveau des institutions financières internationales. M. Préval signale que l'actuel président de la Banque Mondiale, Robert Zoelick, avait été désigné par Georges W. Bush.
Parallèlement aux efforts pour favoriser la relance économique, René Préval sollicite une aide financière afin de créer des centres d'hébergement pour les sans abris. Si les prochaines averses pourront compliquer la tache des sinistrés, elles seront bénéfiques pour les cultivateurs. Une contribution américaine pour la relance de la production nationale est souhaitée par les autorités haïtiennes.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17299
En outre, le chef de l'Etat souhaite que les Etats-Unis, qui n'accordent pas d'appui budgétaire direct, financent certains projets identifiés dans le budget. Cette stratégie permettrait d'épargner des fonds qui seraient ensuite investis dans d'autres projets.
Qualifiant la visite de l'équipe Clinton- Bush d'historique, le chef de l'Etat haïtien a une fois de plus salué l'engagement du président Obama dans l'effort humanitaire après le 12 janvier. Préval compte sur l'implication des présidents américains (passé et actuel) dans les démarches pour obtenir une modification de la loi Hope par le congres. Dans ce dossier également le président haïtien est confiant que l'influence des ex-présidents américains sera déterminante.
L'influence de l'équipe Clinton-Bush peut s'avérer utile même au niveau des institutions financières internationales. M. Préval signale que l'actuel président de la Banque Mondiale, Robert Zoelick, avait été désigné par Georges W. Bush.
Parallèlement aux efforts pour favoriser la relance économique, René Préval sollicite une aide financière afin de créer des centres d'hébergement pour les sans abris. Si les prochaines averses pourront compliquer la tache des sinistrés, elles seront bénéfiques pour les cultivateurs. Une contribution américaine pour la relance de la production nationale est souhaitée par les autorités haïtiennes.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17299
Deux anciens présidents américains ont visité Haïti
Les anciens présidents américains Bill Clinton et George W. Bush ont effectué ce lundi une visite à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, deux mois et quelques jours après le passage du puissant séisme qui a fait plus de 200 mille morts. Lors de cette visite en Haïti le démocrate Bill Clinton et le républicain Georges Bush ont appelé à la solidarité envers le pays qui a été sérieusement touché après la catastrophe du 12 janvier.
Notre mission ici est de rappeler au peuple américain qu'il y a encore beaucoup de souffrance en Haïti et qu'il reste beaucoup à faire", a déclaré, l'ancien président américain Georges Bush qui vient d'effectuer sa première visite en Haïti.
Pour sa part L'Envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton qui est quant à lui sa troisième en visite en Haïti depuis les événements du 12 avril, a déclaré que la mission de la fondation Clinton Bush est de faire face à l'urgence mais aussi d'aider les Haïtiens à aller au-delà de l'urgence pour planifier le développement de leur pays.
Après avoir rencontré le président René Préval dans les jardins du Palais présidentiel qui s'était effondré en janvier dernier, les deux hommes ont visité un centre d'hébergement situé non loin du Palais de justice également détruit.
C'est la première visite conjointe de ces deux anciens présidents américains en Haïti depuis qu'ils aient été chargés par le président Barack Obama de coordonner l'aide humanitaire et la reconstruction du pays.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17298
Notre mission ici est de rappeler au peuple américain qu'il y a encore beaucoup de souffrance en Haïti et qu'il reste beaucoup à faire", a déclaré, l'ancien président américain Georges Bush qui vient d'effectuer sa première visite en Haïti.
Pour sa part L'Envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton qui est quant à lui sa troisième en visite en Haïti depuis les événements du 12 avril, a déclaré que la mission de la fondation Clinton Bush est de faire face à l'urgence mais aussi d'aider les Haïtiens à aller au-delà de l'urgence pour planifier le développement de leur pays.
Après avoir rencontré le président René Préval dans les jardins du Palais présidentiel qui s'était effondré en janvier dernier, les deux hommes ont visité un centre d'hébergement situé non loin du Palais de justice également détruit.
C'est la première visite conjointe de ces deux anciens présidents américains en Haïti depuis qu'ils aient été chargés par le président Barack Obama de coordonner l'aide humanitaire et la reconstruction du pays.
EJ
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Une entreprise liée au PCC reçoit un contrat de 12 M$ sans appel d'offres
Publié le 22 mars 2010 à 18h21
En raison de l'urgence de la situation en sol haïtien, le gouvernement fédéral a décidé de ne pas procéder à un appel d'offres public comme il doit habituellement le faire pour octroyer des contrats de plus de 25 000 $. Un homme passe devant le palais présidentiel détruit par le séisme du 12 janvier 2010.
La Presse Canadienne Montréal
Le gouvernement fédéral a accordé lundi un contrat de 12 millions $ à une entreprise ayant des liens avec le Parti Conservateur du Canada sans passer par un appel d'offres public.
Une filiale de la société albertaine ATCO Ltd, dont trois membres du conseil de direction ont déjà contribué à la caisse électorale des conservateurs, a reçu le mandat de construire des bâtiments temporaires à Port-au-Prince afin de loger le gouvernement haïtien.
Ottawa s'est proposé pour bâtir ces abris une semaine après le séisme du 12 janvier, ses représentants ayant pressé le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, de laisser le Canada diriger du projet.
Stephen Harper a ensuite annoncé l'initiative, faisant de cet engagement l'élément central de sa visite à Haïti le mois dernier.
En raison de l'urgence de la situation en sol haïtien, le gouvernement fédéral a décidé de ne pas procéder à un appel d'offres public comme il doit habituellement le faire pour octroyer des contrats de plus de 25 000 $.
Il a aussi choisi de ne pas afficher un préavis d'adjudication de contrat qui, dans les cas où il n'y a pas d'appel d'offres, permet à d'autres entreprises de soumettre une contre-proposition.
Selon le ministère des Travaux publics, ATCO Structures and Logistics est la seule société au Canada avec l'expertise et la capacité de production nécessaires pour réaliser rapidement ce projet.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/22/01-4263189-une-entreprise-liee-au-pcc-recoit-un-contrat-de-12-m-sans-appel-doffres.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS3
En raison de l'urgence de la situation en sol haïtien, le gouvernement fédéral a décidé de ne pas procéder à un appel d'offres public comme il doit habituellement le faire pour octroyer des contrats de plus de 25 000 $. Un homme passe devant le palais présidentiel détruit par le séisme du 12 janvier 2010.
La Presse Canadienne Montréal
Le gouvernement fédéral a accordé lundi un contrat de 12 millions $ à une entreprise ayant des liens avec le Parti Conservateur du Canada sans passer par un appel d'offres public.
Une filiale de la société albertaine ATCO Ltd, dont trois membres du conseil de direction ont déjà contribué à la caisse électorale des conservateurs, a reçu le mandat de construire des bâtiments temporaires à Port-au-Prince afin de loger le gouvernement haïtien.
Ottawa s'est proposé pour bâtir ces abris une semaine après le séisme du 12 janvier, ses représentants ayant pressé le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, de laisser le Canada diriger du projet.
Stephen Harper a ensuite annoncé l'initiative, faisant de cet engagement l'élément central de sa visite à Haïti le mois dernier.
En raison de l'urgence de la situation en sol haïtien, le gouvernement fédéral a décidé de ne pas procéder à un appel d'offres public comme il doit habituellement le faire pour octroyer des contrats de plus de 25 000 $.
Il a aussi choisi de ne pas afficher un préavis d'adjudication de contrat qui, dans les cas où il n'y a pas d'appel d'offres, permet à d'autres entreprises de soumettre une contre-proposition.
Selon le ministère des Travaux publics, ATCO Structures and Logistics est la seule société au Canada avec l'expertise et la capacité de production nécessaires pour réaliser rapidement ce projet.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/22/01-4263189-une-entreprise-liee-au-pcc-recoit-un-contrat-de-12-m-sans-appel-doffres.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS3
L'UE va presque doubler son aide à Haïti
LEMONDE.FR avec AFP 22.03.10
AFP/EITAN ABRAMOVICH
Les pays de l'UE veulent porter leur aide à Haïti à un milliard d'euros, contre 600 millions d'euros.
Les pays de l'Union européenne comptent presque doubler leurs promesses d'aide à la reconstruction de Haïti après le séisme en les portant à un milliard d'euros, contre 600 millions d'euros jusqu'à présent, a annoncé lundi 22 mars le chef de la diplomatie de l'UE.
Cette annonce sera officialisée le 31 mars lors d'une conférence internationale à New York sur la reconstruction de l'île en partie dévastée par un tremblement de terre en janvier, qui a fait plus de 220 000 morts et quelque 1,3 million de sans-abri.
"Concernant Haïti, le chiffre que nous attendons est d'environ 1 milliard d'euros au cours des trois prochaines années", a déclaré la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, lors d'une conférence de presse.
AFP/EITAN ABRAMOVICH
Les pays de l'UE veulent porter leur aide à Haïti à un milliard d'euros, contre 600 millions d'euros.
Les pays de l'Union européenne comptent presque doubler leurs promesses d'aide à la reconstruction de Haïti après le séisme en les portant à un milliard d'euros, contre 600 millions d'euros jusqu'à présent, a annoncé lundi 22 mars le chef de la diplomatie de l'UE.
Cette annonce sera officialisée le 31 mars lors d'une conférence internationale à New York sur la reconstruction de l'île en partie dévastée par un tremblement de terre en janvier, qui a fait plus de 220 000 morts et quelque 1,3 million de sans-abri.
"Concernant Haïti, le chiffre que nous attendons est d'environ 1 milliard d'euros au cours des trois prochaines années", a déclaré la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, lors d'une conférence de presse.
Bush estime qu'Haïti a toujours besoin de l'aide humanitaire
Au cours d'un point de presse sur la pelouse du Palais National, Georges W. Bush a expliqué que sa visite lui permettra de constater les dégâts et de faire un rapport au gouvernement américain. Il a réitéré l'appel à la générosité des américains faisant remarquer qu'il y a encore de la souffrance et beaucoup de travail à accomplir en Haïti.
Bush espère que sa visite contribuera à colmater les brèches au niveau humanitaire et faciliter la création d'emploi condition indispensable pour revitaliser l'économie.
Le fonds que nous avons lancé permettra de relancer l'économie a renchéri Bill Clinton. Il révèle avoir eu récemment des entretiens avec des entrepreneurs coréens et brésiliens qui souhaitent bénéficier des modifications de la loi Hope.
Bill Clinton souligne qu'une modification de la loi Hope contribuera à la création de 100 000 emplois à moyen terme. La loi Hope et les conditions de vies de sans abri figurent parmi les thèmes débattus lors de la rencontre entre le président Préval et les ex-présidents Clinton et Bush. M. Clinton a mis l'accent sur la nécessité de déplacer les sans abris avant les fortes averses.
Des petits groupes de manifestants étaient remarqués aux abords du Palais national tandis que Bill Clinton et Georges Bush visitaient des camps de fortune. Les protestataires réclamaient le retour au pouvoir de l'ex-président Aristide.
LLM
Deux anciens présidents américains ont visité Haïti
Les anciens présidents américains Bill Clinton et George W. Bush ont effectué ce lundi une visite à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, deux mois et quelques jours après le passage du puissant séisme qui a fait plus de 200 mille morts.
Lors de cette visite en Haïti le démocrate Bill Clinton et le républicain Georges Bush ont appelé à la solidarité envers le pays qui a été sérieusement touché après la catastrophe du 12 janvier.
Notre mission ici est de rappeler au peuple américain qu'il y a encore beaucoup de souffrance en Haïti et qu'il reste beaucoup à faire", a déclaré, l'ancien président américain Georges Bush qui vient d'effectuer sa première visite en Haïti.
Pour sa part L'Envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton qui est quant à lui sa troisième en visite en Haïti depuis les événements du 12 avril, a déclaré que la mission de la fondation Clinton Bush est de faire face à l'urgence mais aussi d'aider les Haïtiens à aller au-delà de l'urgence pour planifier le développement de leur pays.
Après avoir rencontré le président René Préval dans les jardins du Palais présidentiel qui s'était effondré en janvier dernier, les deux hommes ont visité un centre d'hébergement situé non loin du Palais de justice également détruit.
C'est la première visite conjointe de ces deux anciens présidents américains en Haïti depuis qu'ils aient été chargés par le président Barack Obama de coordonner l'aide humanitaire et la reconstruction du pays.
EJ
Lors de cette visite en Haïti le démocrate Bill Clinton et le républicain Georges Bush ont appelé à la solidarité envers le pays qui a été sérieusement touché après la catastrophe du 12 janvier.
Notre mission ici est de rappeler au peuple américain qu'il y a encore beaucoup de souffrance en Haïti et qu'il reste beaucoup à faire", a déclaré, l'ancien président américain Georges Bush qui vient d'effectuer sa première visite en Haïti.
Pour sa part L'Envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton qui est quant à lui sa troisième en visite en Haïti depuis les événements du 12 avril, a déclaré que la mission de la fondation Clinton Bush est de faire face à l'urgence mais aussi d'aider les Haïtiens à aller au-delà de l'urgence pour planifier le développement de leur pays.
Après avoir rencontré le président René Préval dans les jardins du Palais présidentiel qui s'était effondré en janvier dernier, les deux hommes ont visité un centre d'hébergement situé non loin du Palais de justice également détruit.
C'est la première visite conjointe de ces deux anciens présidents américains en Haïti depuis qu'ils aient été chargés par le président Barack Obama de coordonner l'aide humanitaire et la reconstruction du pays.
EJ
16 milles familles vont être relogées
Près de 16 mille familles vont être relogés sur les terrains de l'ancienne aviation civile située sur la route de Delmas, au Nord-est de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.
Environ huit mille tentes sont en cours d'installation sur les deux tiers de ce terrain qui mesure plus de 100 mille mètres carrés.
« Ce nouveau camp d'hébergement s'inscrit dans le cadre d'un projet de relocalisation mis en place par le gouvernement haïtien. L'Organisation Internationale pour la migration (OIM) a fourni l'expertise, le soutien technique et une partie du financement, déclare Max Rony, spécialiste du montage de tentes.
Selon ce technicien, le nouveau site, considéré comme un centre de transition va accueillir les personnes qui se trouvent actuellement dans les abris d'urgence, principalement sur le Champ de Mars. Cet espace sera doté d'infrastructures sanitaires, d'un dispositif de sécurité et d'un terrain de jeux.
Rappelons que selon des informations fournies par l'OIM, on recense environ 460 camps répartis sur l'ensemble de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17296
Environ huit mille tentes sont en cours d'installation sur les deux tiers de ce terrain qui mesure plus de 100 mille mètres carrés.
« Ce nouveau camp d'hébergement s'inscrit dans le cadre d'un projet de relocalisation mis en place par le gouvernement haïtien. L'Organisation Internationale pour la migration (OIM) a fourni l'expertise, le soutien technique et une partie du financement, déclare Max Rony, spécialiste du montage de tentes.
Selon ce technicien, le nouveau site, considéré comme un centre de transition va accueillir les personnes qui se trouvent actuellement dans les abris d'urgence, principalement sur le Champ de Mars. Cet espace sera doté d'infrastructures sanitaires, d'un dispositif de sécurité et d'un terrain de jeux.
Rappelons que selon des informations fournies par l'OIM, on recense environ 460 camps répartis sur l'ensemble de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince.
EJ
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La dette d'Haïti auprès de la BID est effacée
«Cet engagement est une bonne nouvelle pour tous les Haïtiens», a déclaré Luis Alberto Moreno à l'ouverture de la réunion annuelle de la BID qui se tient en ce moment à Cancun au Mexique.
La BID était le important créancier unique sur la dette totale d'Haïti qui s'élevait à 1.2 milliards fin janvier selon les chiffres du Fonds monétaire international.
Ces mesures sont destinées à aider Haïti, les nouveaux fonds sont destinés au soutien à long terme, à la reconstruction et au développement.
Également lundi, le chef de la diplomatie de l'Union Européenne, Catherine Ashton, a déclaré à Bruxelles, que les ministres européens des Affaires Étrangères ont convenu de faire don d'1 milliards d'euros (1,36 milliards de dollars) pour le développement d'Haïti sur les prochaines années. Elle a dit qu'elle s'engagera sur cette somme, au nom de l'Union Européenne, lors de la conférence des donateurs à New York la semaine prochaine.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17295
Distribution de l'aide alimentaire :L'oxfam change sa structure
L'organisation Internationale Oxfam annonce, que désormais, les provisions alimentaires qu'elle distribuera proviendront de la production locale des agriculteurs haïtiens.
Selon Philippe Mathieu, Représentant Oxfam, en Haïti, lorsque l'organisation achète de la nourriture provenant du jardin des paysans, tout en maintenant les prix, elle renforce leur capacité à faire face au flux de déplacés qui se sont repliés vers les zones rurales. Les paysans, également victimes du tremblement de terre, sont du même coup soutenu et bénéficient d' une aide, mais sous une autre forme.
L'Oxfam fait remarquer que par ce mécanisme, elle s'assure que l'aide alimentaire internationale ne fait pas obstacle à la relance de la production locale.
Ce programme d'appui à la relance de la production agricole et à l'accroissement de la sécurité alimentaire est financé par Oxfam et par l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI). Les cultivateurs, qui y participent en fournissant les denrées ont été sélectionnés.
« A travers ce projet, Oxfam de concert avec ses partenaires, fournit des outils, des semences et des engrais aux agriculteurs des six départements incorporés dans le programme. Les cultivateurs suivent également des sessions de formation, ce qui les aide à augmenter leur production et de la vendre à Oxfam afin de la redistribuer aux populations affectées par le séisme », indique un communiqué rendu public ce lundi par les responsables de l'Oxfam.
Ceci fait suite aux recommandations faites par le ministre haïtien de l'agriculture Joanas Gué, qui avait plaidé en faveur d'une réorientation de l'aide alimentaire destinée aux victimes du 12 janvier.
Par ailleurs l'organisation a fait savoir qu'elle déjà procédé à la distribution de 10 mille kits alimentaires, depuis la catastrophe du 12 janvier.
Cette distribution a été réalisée dans la région métropolitaine, de Port-au-Prince et au niveau de certaines villes de province
EJ
Selon Philippe Mathieu, Représentant Oxfam, en Haïti, lorsque l'organisation achète de la nourriture provenant du jardin des paysans, tout en maintenant les prix, elle renforce leur capacité à faire face au flux de déplacés qui se sont repliés vers les zones rurales. Les paysans, également victimes du tremblement de terre, sont du même coup soutenu et bénéficient d' une aide, mais sous une autre forme.
L'Oxfam fait remarquer que par ce mécanisme, elle s'assure que l'aide alimentaire internationale ne fait pas obstacle à la relance de la production locale.
Ce programme d'appui à la relance de la production agricole et à l'accroissement de la sécurité alimentaire est financé par Oxfam et par l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI). Les cultivateurs, qui y participent en fournissant les denrées ont été sélectionnés.
« A travers ce projet, Oxfam de concert avec ses partenaires, fournit des outils, des semences et des engrais aux agriculteurs des six départements incorporés dans le programme. Les cultivateurs suivent également des sessions de formation, ce qui les aide à augmenter leur production et de la vendre à Oxfam afin de la redistribuer aux populations affectées par le séisme », indique un communiqué rendu public ce lundi par les responsables de l'Oxfam.
Ceci fait suite aux recommandations faites par le ministre haïtien de l'agriculture Joanas Gué, qui avait plaidé en faveur d'une réorientation de l'aide alimentaire destinée aux victimes du 12 janvier.
Par ailleurs l'organisation a fait savoir qu'elle déjà procédé à la distribution de 10 mille kits alimentaires, depuis la catastrophe du 12 janvier.
Cette distribution a été réalisée dans la région métropolitaine, de Port-au-Prince et au niveau de certaines villes de province
EJ
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Le secteur privé soumet ses recommandations pour la reconstruction d'Haïti
Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, soutient qu'il s'agit de propositions concrètes pour enrichir le plan national qui sera soumis aux bailleurs lors de la conférence du 31 mars. " Le secteur des affaires uni et inclusif propose une feuille de route pour un développement durable", déclare M. Boulos qui plaide pour un élargissement de la classe moyenne, un gouvernement fonctionnel et l'accès aux services sociaux et à la sécurité sociale.
Dans son intervention le président de la CCIH a mis l'accent sur la décentralisation qui favorisera une croissance économique équitable et la modernisation du pays.
S'adressant au chef de l'Etat, M. Boulos a soutenu que le secteur privé est prêt à apporter une coopération sans réserve afin de mettre en place les structures qui renforcent l'intégrité.
De son coté, le chef de l'Etat haïtien a assuré que les recommandations seront prises en compte dans le plan qui sera présenté à la conférence de New York. Il invite tous les haïtiens à œuvrer pour une société équitable, juste, solidaire et conviviale. La reconstruction est un devoir pour chaque haïtien insiste M. Préval soulignant qu'il s'agit d'un processus haïtien, inclusif, sans préférence et sans clientélisme.
Il a également révélé les 4 grands axes définis par le gouvernement. La ré-fondation territoriale (définir des pôles de développement), ré-fondation économique (modernisation du secteur agricole), refondation sociale ( éducation accessible à tous) et ré-fondation institutionnelle ( fonctionnement des institutions étatiques).
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17292
Commentaires:
C'est quand même assez amusant de voir que tous les haïtiens et tous les secteurs de la vie nationale tiennent un discours de partis politiques avec de gros et grands mots. Des mots qui n'ont jamais voulu dire grand chose en Haiti.
Après deux siècles, on semble pouvoir évoquer le fameux miracle du tremblement de terre.
Les discours sont politiquement corrects mais ils sont vides et vidés...
lundi 22 mars 2010
La corruption hante les esprits avant l'élaboration du plan de reconstruction
Le sénateur Youri Latortue appuie les conclusions du rapport et rappelle des cas spectaculaires tels le scandale des narcodollars de Port-de-Paix et les fonds d'urgence de 2008 ( 197 millions de dollars). Il rend le chef de l'Etat responsable de la multiplication des cas de corruption.
Lors d'une rencontre avec les journalistes, M. Latortue a soutenu que le refus manifeste du président Préval de renforcer les institutions dont le CSPJ est perçu comme un appui à l'impunité.
Ce n'est pas l'avis de Dieudonne Saincy, un des conseillers du chef de l'Etat, qui est intervenu à plusieurs reprises dans les medias pour faire le point. M. Saincy ne nie pas des cas de corruption mais invite les intéressés à faire la différence entre le gouvernement et l'administration publique. Invitant les accusateurs à publier leurs dossiers, M. Saincy a rappelé qu'un ex-haut cadre de la Téléco a récemment plaidé coupable par devant un tribunal américain.
Le conseiller du chef de l'Etat signale que le rapport met en lumière également les progrès accomplis par le gouvernement haïtien dans plusieurs domaines dont le respect de la liberté d'expression.
Intervenant au journal de 4 heures de radio Métropole M. Saincy a souligné que les accusations de corruption salissent également les représentants des institutions financières internationales et des pays amis qui collaborent avec le gouvernement haïtien.
De leur coté les représentants de la communauté internationale ont fait montre de prudence sur ce dossier. Toutefois ils ont accueilli avec joie la proposition de création d'une agence chargée de gérer les fonds de la reconstruction. Le mécanisme de fonctionnement de l'Autorité pour le Développement d'Haïti fait état d'audits par des firmes externes.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17291
Scientifiques de renommée internationale pour la reconstruction de Port au Prince
Scientifiques de renommée internationale, plus de 100 sismologues, des géologues, des ingénieurs et des décideurs provenant du gouvernement et des organisations non gouvernementales, les agences de développement, l'entreprise, l'ingénierie et les communautés scientifiques et des universitaires vont se réunir sur le campus de l'Université de Miami le 22 et 23 mars pour un atelier dédié à la reconstruction de la ville de Port-au-Prince, en Haïti.
Parmi les experts invités seront présent: Margareta Wahlstrom, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la prévention des risques de catastrophe, Reggie DesRoches, professeur de génie civil, Georgia Tech University, chef du service de plusieurs équipes d'évaluation pour Haïti et le Dr Eric Calais, professeur de Géophysique, Purdue University, un chercheur de pointe sur les dangers du tremblement de terre d'Haïti.
L'objectif de cet atelier est de fournir des recommandations concrètes visant à rendre moins vulnérables les futures constructions, aux dommages causés par les séismes à venir et d'autres dangers.
Organisé par le Consortium IRIS (Incorporated Research Institutions for Seismology), l'atelier est co-parrainée par le Département d'Etat américain, l'US Agency for International Development (USAID) et l'Organisation des Nations Unies de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes, et soutenue par des subventions de la Fondation nationale des sciences, de l'US Geological Survey et la NASA.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17290
Parmi les experts invités seront présent: Margareta Wahlstrom, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la prévention des risques de catastrophe, Reggie DesRoches, professeur de génie civil, Georgia Tech University, chef du service de plusieurs équipes d'évaluation pour Haïti et le Dr Eric Calais, professeur de Géophysique, Purdue University, un chercheur de pointe sur les dangers du tremblement de terre d'Haïti.
L'objectif de cet atelier est de fournir des recommandations concrètes visant à rendre moins vulnérables les futures constructions, aux dommages causés par les séismes à venir et d'autres dangers.
Organisé par le Consortium IRIS (Incorporated Research Institutions for Seismology), l'atelier est co-parrainée par le Département d'Etat américain, l'US Agency for International Development (USAID) et l'Organisation des Nations Unies de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes, et soutenue par des subventions de la Fondation nationale des sciences, de l'US Geological Survey et la NASA.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17290
Les autorités veulent empêcher une résurgence de l'insécurité
La consolidation du climat sécuritaire représente l'une des préoccupations des autorités haïtiennes qui doivent gérer en priorité l'effort humanitaire.
L'expert en sécurité Reginald Delva a attiré l'attention des autorités et de la population sur cette nouvelle tentative des bandits de refaire surface. Il révèle que 60 cas de décès par armes à feu ont été enregistrés ces deux dernières semaines à l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.
La semaine dernière, 3 policiers figuraient sur la liste des personnes assassinées par les criminels. Entre temps les forces de l'ordre ont intensifié leurs opérations en vue de capturer les évadés du Pénitencier National. Jeudi dernier, 5 évadés ont été interpellés par les policiers du commissariat de Delmas. Ce nouveau coup de filet porte à 90 le nombre d'évadés capturés dans la région métropolitaine au cours du mois de mars.
Préoccupé, le chef de la police Mario Andrésol a réalisé vendredi dernier une visite d'évaluation au centre commercial de Port-au-Prince. Plusieurs cas de braquage et de cambriolage ont été rapportés ces dernières semaines dans cette zone où les bandits ont imposé leur loi depuis le séisme.
M. Andrésol entend mettre en place un nouveau dispositif dans ce secteur. Les commerçants avaient, depuis plusieurs semaines, lancé des SOS aux autorités policières. M. Andrésol refuse de se lamenter sur l'insuffisance des ressources mais promet de traquer les évadés du 12 janvier.
M. Andrésol et M. Delva font remarquer que certains criminels sont prêts à tout pour éviter une nouvelle incarcération. Les bandits condamnés à la réclusion a perpétuité sont très dangereux explique M. Delva.
Le chef de la police prévient que des cas d'affrontement entre les forces de l'ordre et les criminels sont inévitables.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17289
L'expert en sécurité Reginald Delva a attiré l'attention des autorités et de la population sur cette nouvelle tentative des bandits de refaire surface. Il révèle que 60 cas de décès par armes à feu ont été enregistrés ces deux dernières semaines à l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.
La semaine dernière, 3 policiers figuraient sur la liste des personnes assassinées par les criminels. Entre temps les forces de l'ordre ont intensifié leurs opérations en vue de capturer les évadés du Pénitencier National. Jeudi dernier, 5 évadés ont été interpellés par les policiers du commissariat de Delmas. Ce nouveau coup de filet porte à 90 le nombre d'évadés capturés dans la région métropolitaine au cours du mois de mars.
Préoccupé, le chef de la police Mario Andrésol a réalisé vendredi dernier une visite d'évaluation au centre commercial de Port-au-Prince. Plusieurs cas de braquage et de cambriolage ont été rapportés ces dernières semaines dans cette zone où les bandits ont imposé leur loi depuis le séisme.
M. Andrésol entend mettre en place un nouveau dispositif dans ce secteur. Les commerçants avaient, depuis plusieurs semaines, lancé des SOS aux autorités policières. M. Andrésol refuse de se lamenter sur l'insuffisance des ressources mais promet de traquer les évadés du 12 janvier.
M. Andrésol et M. Delva font remarquer que certains criminels sont prêts à tout pour éviter une nouvelle incarcération. Les bandits condamnés à la réclusion a perpétuité sont très dangereux explique M. Delva.
Le chef de la police prévient que des cas d'affrontement entre les forces de l'ordre et les criminels sont inévitables.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17289
CD «Urgence Haïti» mobilisation des artistes
Suite à la catastrophe du 12 janvier survenue en Haïti, l'ensemble des artistes Universal Music se mobilisent de façon spontanée et généreuse pour le projet «Urgence Haïti» en offrant un de leurs titres sur le CD. Cette compilation a pour but d'aider financièrement l'organisation «Action contre la faim» dans sa mission humanitaire sur place comme cela avait déjà été le cas il y a 5 ans lors du tsunami en Asie. La mobilisation des artistes en moins de 24 heures est spectaculaire avec un tracklisting de fait exceptionnel: Vanessa Paradis, M, Calogero, De Palmas, Marc Lavoine, Lara Fabian, Eddy Mitchell, Olivia Ruiz, Renan Luce, Coeur de Pirate, Tom Frager, Maurane et Stanislas, entre autres, offrent ainsi leur aide à travers la présence d'un titre sur lequel ils ne toucheront aucune redevance et aucun droit. (disponible sur Amazon entre autres)
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17286
Reconstruire le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti
Des intellectuels, des artistes, des responsables politiques haïtiens, ainsi que des spécialistes de ce pays, des sociologues et des membres de la diaspora haïtienne se retrouveront le 24 mars à l'UNESCO pour dégager des pistes afin de rebâtir la société haïtienne.
Ce Forum intitulé «Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti» sera ouvert par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, Davidson Hepburn, Président de la Conférence générale de l'UNESCO, et Eleonora Mitrofanova, Présidente du Conseil exécutif.
Parmi les participants figurent notamment Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Ministre haïtienne de la Culture, l'écrivain et dramaturge haïtien Frankétienne, le lauréat du Prix Nobel de Littérature, Wole Soyinka, le cinéaste Raoul Peck, l'ancien Premier ministre du Togo et ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'Union africaine, Edem Kodjo, ou encore le recteur de l'Université Quisqueya d'Haïti, Jacky Lumarque.
Le Forum s'articulera autour de trois thèmes :
- Après le tremblement de terre : mobiliser le savoir et les compétences sociales pour revivifier Haïti.
- Poursuivre une histoire unique : la force du patrimoine, de l'identité et de la créativité culturels d'Haïti.
- Reconstituer le système éducatif : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle.
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17288
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17286
Reconstruire le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti
Des intellectuels, des artistes, des responsables politiques haïtiens, ainsi que des spécialistes de ce pays, des sociologues et des membres de la diaspora haïtienne se retrouveront le 24 mars à l'UNESCO pour dégager des pistes afin de rebâtir la société haïtienne.
Ce Forum intitulé «Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti» sera ouvert par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, Davidson Hepburn, Président de la Conférence générale de l'UNESCO, et Eleonora Mitrofanova, Présidente du Conseil exécutif.
Parmi les participants figurent notamment Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Ministre haïtienne de la Culture, l'écrivain et dramaturge haïtien Frankétienne, le lauréat du Prix Nobel de Littérature, Wole Soyinka, le cinéaste Raoul Peck, l'ancien Premier ministre du Togo et ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'Union africaine, Edem Kodjo, ou encore le recteur de l'Université Quisqueya d'Haïti, Jacky Lumarque.
Le Forum s'articulera autour de trois thèmes :
- Après le tremblement de terre : mobiliser le savoir et les compétences sociales pour revivifier Haïti.
- Poursuivre une histoire unique : la force du patrimoine, de l'identité et de la créativité culturels d'Haïti.
- Reconstituer le système éducatif : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle.
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17288
Conférence internationale à Fort de France sur la reconstruction d'Haïti
150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays et une trentaine d'élus haïtiens se réunissent mardi à Fort de France en Martinique, dans les Antilles françaises, pour débattre de la reconstruction en Haïti. Cette rencontre s'inscrit dans le cycle de conférences préparatoires au sommet du 31 mars à New York. La Conférence de Fort-de-France s'articulera autour d'un débat en séance plénière, de travaux en ateliers et d'une restitution générale en fin de journée. Cinq ateliers seront constitués (développement urbain et aménagement du territoire, ressources humaines, finances locales, développement économique local, mutualisation et coordination) et co-présidés par un représentant haïtien et un représentant d'un pays tiers.
La conférence sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18.000 agents morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier. La conférence de Fort de France réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les Etats-Unis et le Canada.
Les objectifs de cette importante conférence vise à:
- Apporter la contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier dans son volet d'appui à la gouvernance locale.
- Coordonner l'aide internationale des collectivités territoriales
- Mutualiser les efforts des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ; - Aider au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le séisme.
Les résultats attendus sont les suivants :
- Identifier de façon concrète, et dans des secteurs clés, les projets à engager par les collectivités territoriales haïtiennes - Établir des partenariats sur la base de ces projets, en mutualisant les efforts entre différentes collectivités territoriales,
- Contribuer, aux côtés des autorités haïtiennes et sous leur direction, à la définition d'une stratégie globale et cohérente de développement du territoire haïtien, alliant dynamique de décentralisation et de déconcentration.
- Contribuer au chapitre «gouvernance locale» du plan qui sera adopté à New York.
Le résultat des travaux sera consolidé dans un document unique portant la vision des collectivités territoriales dans la reconstruction d'Haïti et présentera leurs différents programmes d'actions. Ce texte sera soumis au Gouvernement haïtien lors de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010 à New York.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17283
La conférence sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18.000 agents morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier. La conférence de Fort de France réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les Etats-Unis et le Canada.
Les objectifs de cette importante conférence vise à:
- Apporter la contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier dans son volet d'appui à la gouvernance locale.
- Coordonner l'aide internationale des collectivités territoriales
- Mutualiser les efforts des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ; - Aider au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le séisme.
Les résultats attendus sont les suivants :
- Identifier de façon concrète, et dans des secteurs clés, les projets à engager par les collectivités territoriales haïtiennes - Établir des partenariats sur la base de ces projets, en mutualisant les efforts entre différentes collectivités territoriales,
- Contribuer, aux côtés des autorités haïtiennes et sous leur direction, à la définition d'une stratégie globale et cohérente de développement du territoire haïtien, alliant dynamique de décentralisation et de déconcentration.
- Contribuer au chapitre «gouvernance locale» du plan qui sera adopté à New York.
Le résultat des travaux sera consolidé dans un document unique portant la vision des collectivités territoriales dans la reconstruction d'Haïti et présentera leurs différents programmes d'actions. Ce texte sera soumis au Gouvernement haïtien lors de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010 à New York.
N / Radio Métropole Haïti
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Haïti-Séisme : Le Japon presse la communauté internationale de stabiliser, à court terme, la vie de la population
par Ronald Colbert Port-au-Prince, [AlterPresse] --- Le gouvernement du Japon estime important pour la communauté internationale d’aider à une stabilisation, à court terme, de la vie de la population en Haïti, durement frappée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Le Japon a déjà annoncé un apport de 70 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes aujourd’hui ; 1 euro = 65.00 gourdes), dont une partie devra financer un aménagement de l’environnement des décombres, rappelle son ministre des affaires étrangères, Katsuya Okada, dans une conférence de presse donnée, dans l’après-midi du samedi 20 mars dans les jardins du palais national près des ruines du bâtiment officiel, conjointement avec le premier ministre haïtien Joseph Jean Max Bellerive.
Malgré son bref séjour dans le pays, environ 6 heures, Okada déclare s’être fait une idée de la situation actuelle des camps de sans abris et de personnes déplacées.
Dans cette perspective, le Japon exprime son intérêt à soutenir la cause d’Haïti au prochain sommet des bailleurs de fonds internationaux, au siège de l’organisation des Nations Unies (Onu) à New York le 31 mars 2010.
“Il convient d’arriver à une coopération concrète dans un contexte de cohérence totale. L’essentiel, c’est d’aider le peuple haïtien qui fait face à des défis très diversifiés : la décentralisation, les problèmes de routes et les questions foncières très difficiles à résoudre” , souhaite le ministre japonais des affaires étrangères.
Le Japon compte également manifester sa vision de la réalité en Haïti, dans le cadre de la réunion des différents ministres des affaires étrangères du groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays (G8) parmi les plus puissants économiquement du monde. [1].
Ces échanges, entre les ministres des relations extérieures du G8, doivent avoir lieu avant la fin du mois de mars 2010.
Partageant la même approche que le chef de gouvernement haïtien, Katsuya OKada annonce combien son gouvernement va examiner la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant, pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
“Avec les techniciens japonais, les autorités nationales vont discuter de la meilleure façon de mieux intégrer les méthodologies, aussi bien dans la gestion que dans la prévention et les alertes précoces afin d’informer la population sur les risques de séisme”, assure Bellerive, interrogé par AlterPresse sur la manière d’approprier à Haïti l’expérience en tremblement de terre, acquise au Japon.
Sans préciser de délai d’application, le Premier ministre haïtien insiste aussi sur la notion de certification, en vue de rendre plus sûres les maisons qui seront désormais construites sur le territoire national.
Accompagné de Akihisa Nagashima, vice ministre de la défense au Japon, le ministre des affaires étrangères a séjourné dans le pays, en vue d’encourager le contingent de 350 militaires japonais, faisant partie de la force dite de maintien de la paix, de la mission des nations unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
En plus de saluer les efforts, sur le terrain, de membres d’organisations non gouvernementales japonaises, Katsuya Okada a eu, durant son passage, des échanges, avec le président haïtien René Garcia Préval, le chef civil par interim de la Minustah, le guatémaltèque Edmond Mulet.
Okada a également effectué, à Port-au-Prince, une visite à l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (Hueh) et dans quelques camps de sans abris et personnes déplacées dans l’après-midi du samedi 20 mars 2010. [rc apr 20/03/2010 18:00]
[1] Le G8 comprend : les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9366
Le Japon a déjà annoncé un apport de 70 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes aujourd’hui ; 1 euro = 65.00 gourdes), dont une partie devra financer un aménagement de l’environnement des décombres, rappelle son ministre des affaires étrangères, Katsuya Okada, dans une conférence de presse donnée, dans l’après-midi du samedi 20 mars dans les jardins du palais national près des ruines du bâtiment officiel, conjointement avec le premier ministre haïtien Joseph Jean Max Bellerive.
Malgré son bref séjour dans le pays, environ 6 heures, Okada déclare s’être fait une idée de la situation actuelle des camps de sans abris et de personnes déplacées.
Dans cette perspective, le Japon exprime son intérêt à soutenir la cause d’Haïti au prochain sommet des bailleurs de fonds internationaux, au siège de l’organisation des Nations Unies (Onu) à New York le 31 mars 2010.
“Il convient d’arriver à une coopération concrète dans un contexte de cohérence totale. L’essentiel, c’est d’aider le peuple haïtien qui fait face à des défis très diversifiés : la décentralisation, les problèmes de routes et les questions foncières très difficiles à résoudre” , souhaite le ministre japonais des affaires étrangères.
Le Japon compte également manifester sa vision de la réalité en Haïti, dans le cadre de la réunion des différents ministres des affaires étrangères du groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays (G8) parmi les plus puissants économiquement du monde. [1].
Ces échanges, entre les ministres des relations extérieures du G8, doivent avoir lieu avant la fin du mois de mars 2010.
Partageant la même approche que le chef de gouvernement haïtien, Katsuya OKada annonce combien son gouvernement va examiner la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant, pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
“Avec les techniciens japonais, les autorités nationales vont discuter de la meilleure façon de mieux intégrer les méthodologies, aussi bien dans la gestion que dans la prévention et les alertes précoces afin d’informer la population sur les risques de séisme”, assure Bellerive, interrogé par AlterPresse sur la manière d’approprier à Haïti l’expérience en tremblement de terre, acquise au Japon.
Sans préciser de délai d’application, le Premier ministre haïtien insiste aussi sur la notion de certification, en vue de rendre plus sûres les maisons qui seront désormais construites sur le territoire national.
Accompagné de Akihisa Nagashima, vice ministre de la défense au Japon, le ministre des affaires étrangères a séjourné dans le pays, en vue d’encourager le contingent de 350 militaires japonais, faisant partie de la force dite de maintien de la paix, de la mission des nations unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
En plus de saluer les efforts, sur le terrain, de membres d’organisations non gouvernementales japonaises, Katsuya Okada a eu, durant son passage, des échanges, avec le président haïtien René Garcia Préval, le chef civil par interim de la Minustah, le guatémaltèque Edmond Mulet.
Okada a également effectué, à Port-au-Prince, une visite à l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (Hueh) et dans quelques camps de sans abris et personnes déplacées dans l’après-midi du samedi 20 mars 2010. [rc apr 20/03/2010 18:00]
[1] Le G8 comprend : les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9366
L’OEA organise sa conférence sur la reconstruction d’Haïti
La diaspora haïtienne invitée à présenter son plan de reconstruction Radio Kiskeya
L’Organisation des Etats Américains (OEA) accueille ce dimanche et jusqu’à mardi en son siège à Washington des organisations de la diaspora haïtienne, des membres du gouvernement haïtien et des dirigeants étrangers autour de la reconstruction d’Haïti.
La diaspora haïtienne organisée présentera à l’occasion son propre plan de reconstruction.
Il est prévu des interventions du secrétaire général et du secrétaire général de l’OEA, MM. Jose Miguel Insulza et Albert R. Ramdin, du ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et de Yves Robert Jean, directeur général du Ministère de la planification et de la coopération externe.
Les discussions prendront en compte les résultats des conférences de Montréal du 25 janvier et de Santo Domingo du 17 mars 2010 sur la reconstruction d’Haïti. Les résultats de la conférence de Washington seront à leur tour discutés le 31 mars à New York, à la conférence des bailleurs de fonds d’Haïti.
Un accord de principe a été trouvé à l’issue de la conférence de Santo-Domingo pour que la reconstruction du pays soit confiée à un comité mixte intérimaire constitué d’haïtiens et d’étrangers et co-présidé par le premier ministre haïtien et un étranger nommé par la communauté internationale. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6650
L’Organisation des Etats Américains (OEA) accueille ce dimanche et jusqu’à mardi en son siège à Washington des organisations de la diaspora haïtienne, des membres du gouvernement haïtien et des dirigeants étrangers autour de la reconstruction d’Haïti.
La diaspora haïtienne organisée présentera à l’occasion son propre plan de reconstruction.
Il est prévu des interventions du secrétaire général et du secrétaire général de l’OEA, MM. Jose Miguel Insulza et Albert R. Ramdin, du ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et de Yves Robert Jean, directeur général du Ministère de la planification et de la coopération externe.
Les discussions prendront en compte les résultats des conférences de Montréal du 25 janvier et de Santo Domingo du 17 mars 2010 sur la reconstruction d’Haïti. Les résultats de la conférence de Washington seront à leur tour discutés le 31 mars à New York, à la conférence des bailleurs de fonds d’Haïti.
Un accord de principe a été trouvé à l’issue de la conférence de Santo-Domingo pour que la reconstruction du pays soit confiée à un comité mixte intérimaire constitué d’haïtiens et d’étrangers et co-présidé par le premier ministre haïtien et un étranger nommé par la communauté internationale. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6650
«Est-ce qu'on la retourne en Haïti?»
Publié le 22 mars 2010 à 05h00 Mis à jour à 05h00
Katia Gagnon La Presse
Rosalie, assise dans sa chaise haute, mange un yogourt aux fraises. Elle se délecte de la pâte rose et sucrée, gratte le fond du pot à la recherche de la moindre trace de ce délice. Quand c'est fini, elle en veut un autre. Un nouveau yogourt atterrit sur son plateau. Banane, celui-là. La petite replonge sa cuillère dans le yogourt.
Une fois le pot expédié, elle proteste quand maman lui essuie le visage avec une débarbouillette. «On va manger plus tard», dit fermement Elyse Depuis. «Elle a un peu de difficulté à comprendre la notion de collation», soupire-t-elle.
Rosalie veut toujours manger. Mais pas n'importe quoi. De préférence du sucré. Elle qui était nourrie aux purées à l'orphelinat de Port-au-prince repousse les aliments plus difficiles à mâcher, comme la viande. Mais ce qu'elle aime, elle en veut beaucoup. «Elle s'engouffre ça dans la bouche, c'est incroyable», dit sa mère. La première fois qu'elle a goûté aux petits yogourts, elle en a mangé trois d'affilée.
La petite Haïtienne de 28 mois est toujours aussi frêle. Dans son habit de ratine de velours rose, elle a l'air d'une poupée dans les bras d'Elyse Dupuis. Depuis son arrivée, il y a deux mois, elle a pris plus de deux kilos. Certains vêtements sont devenus trop petits. Mais elle arbore encore ce ventre tout gonflé des enfants qui ont souffert de malnutrition. Elle est anémique et a probablement des parasites intestinaux, qui lui donnent fréquemment la diarrhée.
Et maintenant, Rosalie se tortille dans les bras de maman. Elle pleure, elle se cambre, elle pousse le menton d'Elyse, qui a pris place dans un sofa. Le message est clair: lève-toi. Emmène-moi où je veux aller. Elyse essaie de la distraire avec une poupée. Rien n'y fait. Rosalie veut encore manger. En désespoir de cause, Elyse Dupuis la remet dans sa chaise haute.
«En veux-tu encore?» La petite pointe la tablette de son minuscule doigt sombre. Elyse lui tend un demi-biscuit. Rosalie le reçoit avec un sourire immense, qui creuse une fossette dans sa joue gauche.
***
Rosalie a bien changé depuis notre dernière visite, il y a quatre semaines. Elle qui ne quittait pas les bras de sa mère en nous regardant d'un œil inquiet caracole maintenant dans le salon. «Elle est joyeuse, ricaneuse. Elle chantonne. Elle danse», raconte Elyse. Et aussi, elle parle. Elle dit oui, non, dodo, bébé. Lorsqu'on prononce son nom, elle nous regarde avec de grands yeux brillants. Papi? Mamie? Elle regarde aussitôt vers la porte d'entrée.
À son arrivée, la petite marchait d'un pas hésitant. Aujourd'hui, elle court, elle monte et descend les escaliers en se tenant solidement sur ses petites jambes. Elle pousse son auto verte et promène sa poupée au visage basané dans un panier d'épicerie. Elle rit aux éclats quand son grand frère Ismaël, déguisé en pirate et brandissant deux grands sabres, la poursuit en poussant des rugissements de lion.
Rosalie et Ismaël s'entendent bien, la plupart du temps. Evidemment, Ismaël trouve parfois la petite sœur dérangeante. Après quelques semaines, constatant que la petite occupe souvent les bras de maman, il a posé la question fatidique à sa mère. «Est-ce qu'on la retourne en Haïti?». Elyse rit en racontant l'anecdote. «Il trouve que Rosalie prend beaucoup de place.» Il a d'ailleurs rangé ses jouets les plus précieux sur le dessus du meuble de télé, les rendant inaccessibles aux petites mains fouineuses.
Autre changement d'importance: Elyse Dupuis a quitté son petit matelas dans la chambre d'enfant: elle peut enfin coucher dans son propre lit. La petite réussit souvent à s'endormir seule. «Un soir, je l'ai changée de couche, je suis partie à la salle de bain et elle s'est endormie. Je suis allée me coucher dans mon lit», dit-elle avec un sourire de satisfaction.
Mais il faut peu de choses pour détruire l'équilibre fragile de ces enfants déracinés: il y a dix jours, Elyse a souffert d'une grosse bronchite. Elle a déménagé deux nuits chez ses parents pour avoir un petit répit. «Ça a été un grand bouleversement pour eux.»
Katia Gagnon La Presse
Rosalie, assise dans sa chaise haute, mange un yogourt aux fraises. Elle se délecte de la pâte rose et sucrée, gratte le fond du pot à la recherche de la moindre trace de ce délice. Quand c'est fini, elle en veut un autre. Un nouveau yogourt atterrit sur son plateau. Banane, celui-là. La petite replonge sa cuillère dans le yogourt.
Une fois le pot expédié, elle proteste quand maman lui essuie le visage avec une débarbouillette. «On va manger plus tard», dit fermement Elyse Depuis. «Elle a un peu de difficulté à comprendre la notion de collation», soupire-t-elle.
Rosalie veut toujours manger. Mais pas n'importe quoi. De préférence du sucré. Elle qui était nourrie aux purées à l'orphelinat de Port-au-prince repousse les aliments plus difficiles à mâcher, comme la viande. Mais ce qu'elle aime, elle en veut beaucoup. «Elle s'engouffre ça dans la bouche, c'est incroyable», dit sa mère. La première fois qu'elle a goûté aux petits yogourts, elle en a mangé trois d'affilée.
La petite Haïtienne de 28 mois est toujours aussi frêle. Dans son habit de ratine de velours rose, elle a l'air d'une poupée dans les bras d'Elyse Dupuis. Depuis son arrivée, il y a deux mois, elle a pris plus de deux kilos. Certains vêtements sont devenus trop petits. Mais elle arbore encore ce ventre tout gonflé des enfants qui ont souffert de malnutrition. Elle est anémique et a probablement des parasites intestinaux, qui lui donnent fréquemment la diarrhée.
Et maintenant, Rosalie se tortille dans les bras de maman. Elle pleure, elle se cambre, elle pousse le menton d'Elyse, qui a pris place dans un sofa. Le message est clair: lève-toi. Emmène-moi où je veux aller. Elyse essaie de la distraire avec une poupée. Rien n'y fait. Rosalie veut encore manger. En désespoir de cause, Elyse Dupuis la remet dans sa chaise haute.
«En veux-tu encore?» La petite pointe la tablette de son minuscule doigt sombre. Elyse lui tend un demi-biscuit. Rosalie le reçoit avec un sourire immense, qui creuse une fossette dans sa joue gauche.
***
Rosalie a bien changé depuis notre dernière visite, il y a quatre semaines. Elle qui ne quittait pas les bras de sa mère en nous regardant d'un œil inquiet caracole maintenant dans le salon. «Elle est joyeuse, ricaneuse. Elle chantonne. Elle danse», raconte Elyse. Et aussi, elle parle. Elle dit oui, non, dodo, bébé. Lorsqu'on prononce son nom, elle nous regarde avec de grands yeux brillants. Papi? Mamie? Elle regarde aussitôt vers la porte d'entrée.
À son arrivée, la petite marchait d'un pas hésitant. Aujourd'hui, elle court, elle monte et descend les escaliers en se tenant solidement sur ses petites jambes. Elle pousse son auto verte et promène sa poupée au visage basané dans un panier d'épicerie. Elle rit aux éclats quand son grand frère Ismaël, déguisé en pirate et brandissant deux grands sabres, la poursuit en poussant des rugissements de lion.
Rosalie et Ismaël s'entendent bien, la plupart du temps. Evidemment, Ismaël trouve parfois la petite sœur dérangeante. Après quelques semaines, constatant que la petite occupe souvent les bras de maman, il a posé la question fatidique à sa mère. «Est-ce qu'on la retourne en Haïti?». Elyse rit en racontant l'anecdote. «Il trouve que Rosalie prend beaucoup de place.» Il a d'ailleurs rangé ses jouets les plus précieux sur le dessus du meuble de télé, les rendant inaccessibles aux petites mains fouineuses.
Autre changement d'importance: Elyse Dupuis a quitté son petit matelas dans la chambre d'enfant: elle peut enfin coucher dans son propre lit. La petite réussit souvent à s'endormir seule. «Un soir, je l'ai changée de couche, je suis partie à la salle de bain et elle s'est endormie. Je suis allée me coucher dans mon lit», dit-elle avec un sourire de satisfaction.
Mais il faut peu de choses pour détruire l'équilibre fragile de ces enfants déracinés: il y a dix jours, Elyse a souffert d'une grosse bronchite. Elle a déménagé deux nuits chez ses parents pour avoir un petit répit. «Ça a été un grand bouleversement pour eux.»
DES MAISONS DELAISSEES PAR DES SANS ABRIS
Louise Leduc La Presse
Les maisons, en rangée, sont coquettes. Elles sont neuves. Et vides.
À Nueva Choluteca, au Honduras, après l'ouragan Mitch, en 1998, tout un quartier a été reconstruit de toutes pièces. Vite, il fallait donner un toit à ces sans-abri qui se rueraient tous pour obtenir une maison neuve, non? Erreur. Les gens n'ont pas voulu de ces maisons. «Difficile de prendre l'autobus pour aller travailler quand il n'y a pas de route!» lance Gonzalo Lizarralde, professeur à l'École d'architecture de l'Université de Montréal, photo à l'appui.
De tremblements de terre en cyclones, en Turquie, au Salvador, au Pérou et dans combien d'autres pays dévastés, M. Lizarralde a trop vu de ces quartiers être construits à la va-vite. Trop de maisons mal faites - «souvent plus dangereuses que les tremblements de terre eux-mêmes!» - plantées au milieu de nulle part pour la simple et bonne raison que les terrains, en périphérie, sont moins chers. Le problème, c'est que la femme monoparentale n'a que faire d'une maison dans une lointaine banlieue si la grand-mère ou la soeur habite à l'autre bout de la ville et qu'on ne peut plus facilement aller déposer les enfants avant de partir au travail.
Cas unique que ces maisons vides au Honduras? Loin de là. M. Lizarralde montre une autre photo de maisons toutes neuves, en Colombie, sans porte ni fenêtres. «Les gens sont intelligents: ils ont pris ce qu'il y avait de bon dans la maison et sont allés ailleurs!»
Puis une autre photo. Celle d'un quartier de Colombie, près d'Armenia. Sur la photo, on voit une femme balayer. Sa maison? Non. La rue. «On voit bien que les gens ont ce quartier à coeur. Parce qu'il est bien situé, parce que les maisons sont bien faites, parce qu'il y a de l'emploi pas loin.»
Une travailleuse humanitaire qui demande l'anonymat a été à même de constater les bons coups et les moins bons coups de la reconstruction. Au chapitre des moins bons coups: la construction de trop de maisons à 2000$ qui finissent par coûter 5000$ ou 6000$ parce qu'il faut nécessairement travailler avec tel ou tel entrepreneur privé.
Pierre Minn, qui fait son doctorat sur l'aide humanitaire à l'Université McGill, note aussi qu'il aimerait bien savoir «combien d'argent, sur tous les dons, restera vraiment en Haïti et combien de ces sommes retournent sous une forme ou une autre au Canada ou aux États-Unis».
Qui construit les maisons? Des étrangers, qui ont souvent le réflexe de faire venir leurs employés de chez eux, et d'importer les matériaux.
Même dans les petites choses, on pense souvent bien faire, et pourtant, on a si tôt fait de déstabiliser un marché, note M. Minn. Beaucoup de vêtements usagés sont envoyés à Haïti, par exemple. Une fausse bonne idée, à entendre M. Minn. «Ça fait en sorte qu'à part les uniformes d'école, les tailleurs n'ont pas d'ouvrage.»
Les agriculteurs sont tout aussi artificiellement au chômage. «Depuis des années, le riz américain se vend pour presque rien comparativement au riz haïtien. Résultat: au marché, les gens achètent du riz venu d'ailleurs, ce qui n'aide pas les agriculteurs locaux.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262849-des-maisons-delaissees-par-des-sans-abri.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS2
Les maisons, en rangée, sont coquettes. Elles sont neuves. Et vides.
À Nueva Choluteca, au Honduras, après l'ouragan Mitch, en 1998, tout un quartier a été reconstruit de toutes pièces. Vite, il fallait donner un toit à ces sans-abri qui se rueraient tous pour obtenir une maison neuve, non? Erreur. Les gens n'ont pas voulu de ces maisons. «Difficile de prendre l'autobus pour aller travailler quand il n'y a pas de route!» lance Gonzalo Lizarralde, professeur à l'École d'architecture de l'Université de Montréal, photo à l'appui.
De tremblements de terre en cyclones, en Turquie, au Salvador, au Pérou et dans combien d'autres pays dévastés, M. Lizarralde a trop vu de ces quartiers être construits à la va-vite. Trop de maisons mal faites - «souvent plus dangereuses que les tremblements de terre eux-mêmes!» - plantées au milieu de nulle part pour la simple et bonne raison que les terrains, en périphérie, sont moins chers. Le problème, c'est que la femme monoparentale n'a que faire d'une maison dans une lointaine banlieue si la grand-mère ou la soeur habite à l'autre bout de la ville et qu'on ne peut plus facilement aller déposer les enfants avant de partir au travail.
Cas unique que ces maisons vides au Honduras? Loin de là. M. Lizarralde montre une autre photo de maisons toutes neuves, en Colombie, sans porte ni fenêtres. «Les gens sont intelligents: ils ont pris ce qu'il y avait de bon dans la maison et sont allés ailleurs!»
Puis une autre photo. Celle d'un quartier de Colombie, près d'Armenia. Sur la photo, on voit une femme balayer. Sa maison? Non. La rue. «On voit bien que les gens ont ce quartier à coeur. Parce qu'il est bien situé, parce que les maisons sont bien faites, parce qu'il y a de l'emploi pas loin.»
Une travailleuse humanitaire qui demande l'anonymat a été à même de constater les bons coups et les moins bons coups de la reconstruction. Au chapitre des moins bons coups: la construction de trop de maisons à 2000$ qui finissent par coûter 5000$ ou 6000$ parce qu'il faut nécessairement travailler avec tel ou tel entrepreneur privé.
Pierre Minn, qui fait son doctorat sur l'aide humanitaire à l'Université McGill, note aussi qu'il aimerait bien savoir «combien d'argent, sur tous les dons, restera vraiment en Haïti et combien de ces sommes retournent sous une forme ou une autre au Canada ou aux États-Unis».
Qui construit les maisons? Des étrangers, qui ont souvent le réflexe de faire venir leurs employés de chez eux, et d'importer les matériaux.
Même dans les petites choses, on pense souvent bien faire, et pourtant, on a si tôt fait de déstabiliser un marché, note M. Minn. Beaucoup de vêtements usagés sont envoyés à Haïti, par exemple. Une fausse bonne idée, à entendre M. Minn. «Ça fait en sorte qu'à part les uniformes d'école, les tailleurs n'ont pas d'ouvrage.»
Les agriculteurs sont tout aussi artificiellement au chômage. «Depuis des années, le riz américain se vend pour presque rien comparativement au riz haïtien. Résultat: au marché, les gens achètent du riz venu d'ailleurs, ce qui n'aide pas les agriculteurs locaux.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262849-des-maisons-delaissees-par-des-sans-abri.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS2
Réunion Antillaise sur la reconstruction d'Haïti
Agence France-Presse
Quelque 150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays se réunissent mardi en Martinique dans les Antilles françaises pour débattre de la reconstruction d'Haïti, afin d'apporter une vision locale à un défi d'une ampleur sans précédent.
Cette rencontre, à laquelle assisteront une trentaine d'élus haïtiens, s'inscrit dans le cycle de conférences préparatoires à une réunion de ministres des Affaires étrangères le 31 mars à New York visant à fédérer l'aide internationale, après le séisme qui a fait plus de 220 000 morts le 12 janvier.
Les besoins d'Haïti sont évalués à 11,5 milliards de dollars sur trois ans, selon un plan présenté le 16 mars par le gouvernement haïtien.
La conférence de Fort-de-France sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18 000 employés de l'État morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier.
La réunion en Martinique réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les États-Unis et le Canada. Elle survient après une rencontre du secteur privé à Port-au-Prince. Toujours sur le thème de la reconstruction, cette semaine verra aussi une session à Washington consacrée à la diaspora.
Toutes ces réunions donnent lieu à des rapports qui seront présentés le 31 mars à New York.
Le gouvernement haïtien devrait de son côté présenter en fin de semaine ses orientations à la population haïtienne, selon une source informée.
Annoncée le 16 mars, la création d'un fonds de 3,8 milliards de dollars à verser au gouvernement haïtien sur une période de 18 mois va s'accompagner de la mise en place d'une commission intérimaire de développement chargée de s'assurer du bon emploi de l'aide financière.
Elle associera des Haïtiens et la communauté internationale et sera co-présidée par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et Bill Clinton, émissaire de l'ONU pour Haïti. Au terme des 18 mois, la commission se transformera en agence 100% haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262803-reunion-antillaise-sur-la-reconstruction-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS3
Quelque 150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays se réunissent mardi en Martinique dans les Antilles françaises pour débattre de la reconstruction d'Haïti, afin d'apporter une vision locale à un défi d'une ampleur sans précédent.
Cette rencontre, à laquelle assisteront une trentaine d'élus haïtiens, s'inscrit dans le cycle de conférences préparatoires à une réunion de ministres des Affaires étrangères le 31 mars à New York visant à fédérer l'aide internationale, après le séisme qui a fait plus de 220 000 morts le 12 janvier.
Les besoins d'Haïti sont évalués à 11,5 milliards de dollars sur trois ans, selon un plan présenté le 16 mars par le gouvernement haïtien.
La conférence de Fort-de-France sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18 000 employés de l'État morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier.
La réunion en Martinique réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les États-Unis et le Canada. Elle survient après une rencontre du secteur privé à Port-au-Prince. Toujours sur le thème de la reconstruction, cette semaine verra aussi une session à Washington consacrée à la diaspora.
Toutes ces réunions donnent lieu à des rapports qui seront présentés le 31 mars à New York.
Le gouvernement haïtien devrait de son côté présenter en fin de semaine ses orientations à la population haïtienne, selon une source informée.
Annoncée le 16 mars, la création d'un fonds de 3,8 milliards de dollars à verser au gouvernement haïtien sur une période de 18 mois va s'accompagner de la mise en place d'une commission intérimaire de développement chargée de s'assurer du bon emploi de l'aide financière.
Elle associera des Haïtiens et la communauté internationale et sera co-présidée par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et Bill Clinton, émissaire de l'ONU pour Haïti. Au terme des 18 mois, la commission se transformera en agence 100% haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262803-reunion-antillaise-sur-la-reconstruction-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS3
Le travail des organismes humanitaires critiqué
Publié le 22 mars 2010 à 05h00
Malgré tout ce qui a été accompli à Haïti, les travailleurs humanitaires ont mauvaise presse ces temps-ci, et cela dépasse largement les révélations de Radio-Canada sur la Croix-Rouge en Indonésie. À Montréal, il y a quelques semaines, le premier ministre haïtien a eu des mots très durs à l'égard du travail humanitaire. Et c'est sans compter sur les coopérants qui se critiquent à qui mieux mieux entre eux. La question se pose: à la prochaine catastrophe, envoie-t-on de l'argent?
«Trop d'amour nuit», a lancé une Haïtienne en plein colloque sur la reconstruction d'Haïti à Montréal, il y a quelques semaines.
Les travailleurs humanitaires, a-t-elle dit, «se sont rués comme des mouches sur un cadavre». «Ça fait combien d'années que ces gens nous aident? Des décennies! On nous humilie en tant que peuple.»
Cri du coeur d'une Haïtienne de Montréal un peu déconnectée des immenses besoins sur le terrain? En tout cas, cette indignation trouve beaucoup d'échos. «Ça fait 12 ans que je suis médecin en Haïti, raconte André-Paul Vénor. Que dire des ONG venues faire un "show de bedaine" à Port-au-Prince et qui se targuent au retour d'avoir sauvé les malheureux de la Terre? Le gouvernement haïtien dit tout le temps oui au premier aventurier qui débarque et qui se fait passer pour un humanitaire ou pour un agent de développement.»
«Il y a trop de touristes humanitaires qui cherchent désespérément à se mettre une victime sous le stéthoscope», se plaint à son tour Nago Lambert, lui-même président de Médecins du monde Suisse et médecin à l'hôpital Sainte-Justine.
Il évoque notamment cette ONG néerlandaise qui a planté une tente au coeur de Port-au-Prince pour y faire des accouchements et des césariennes. Le problème? «La tente, elle était plantée tout juste devant une clinique d'obstétrique déjà en place et fonctionnelle!» se désole le Dr Lambert.
«L'urgence, c'est un métier, poursuit-il. On ne peut pas, sous le coup de l'émotion, débarquer quelque part et faire n'importe quoi. Combien d'amputations ont été faites sans raison?»
Le premier ministre Jean-Max Bellerive, de passage à Montréal, n'était pas plus positif. «J'ai peur que les enfants, les adolescents attendent le camion qui va passer avec l'eau, qu'ils attendent le camion qui va arriver avec la nourriture. Il faut donner un minimum aux gens, mais il ne faut pas tuer l'idée du travail.»
Outre-Atlantique, sur les ondes de France Info, Jean-Yves Jason, maire de Port-au-Prince, a prononcé le mot «catastrophe» en février pour évoquer non pas le tremblement de terre, mais la désorganisation totale du travail humanitaire qui a suivi!
Un travailleur humanitaire de retour d'Haïti qui demande l'anonymat - c'est un bien petit milieu, fait-il remarquer - est rentré scandalisé. Ce qu'il a vu? Des rivalités ahurissantes entre Américains et Français, au point où des médecins de «clans adverses» refusaient de se prêter des appareils médicaux. Des organismes arriver sauvagement et tasser les Haïtiens en poste, au point de tenir toutes les réunions de travail en anglais, langue que les Haïtiens maîtrisent souvent mal. «Plusieurs consultants ou experts arrivent avec des solutions toutes faites. Les décisions se prennent plus dans des hôtels de luxe que les deux pieds dans la réalité.»
Rivalités entre organismes
La pagaille est bien antérieure au tremblement de terre. Une collègue journaliste, de passage à Haïti il y a deux ans, se souvient de rivalités épiques entre les organismes humanitaires, des rivalités si vives que les gens d'un organisme tentaient de la convaincre de ne surtout pas faire d'entrevues avec l'organisme «rival».
Plus que de «coopération» internationale, elle se souvient surtout de chicanes de clochers et de combats de petits coqs.
Contre toute attente, Carine Guidicelli, directrice des communications au Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) qui vient tout juste de rentrer d'Haïti, ne s'inscrit pas en faux contre ces affirmations et partage l'indignation de nos interviewés.
Les coopérants n'en sont pourtant pas à leur premier tremblement de terre. Ils en ont vu d'autres, et d'autres ouragans, des cyclones et des tsunamis. «En dehors des urgences, entre les catastrophes, il faudrait qu'on arrive à se parler. On doit se poser des questions, et vite», dit Mme Guidicelli.
«Les gens ont faim, les gens sont malades, ça devrait être simple, non?» demande Pierre Minn, qui prépare un doctorat en anthropologie à l'Université McGill sur l'aide internationale médicale et qui a passé deux ans et demi en Haïti.
Ça devrait être simple, mais ça ne l'est pas. C'est que les organismes humanitaires ne sont pas seulement motivés par le désir de faire du bien, relève-t-il. Chacune veut sa visibilité médiatique, sa gloriole. «Chacun a l'impression d'être le premier à débarquer, et le réflexe de chacun est de tout reprendre de zéro, tout le temps. Les organismes veulent bâtir leur propre hôpital, leur propre clinique. C'est pourquoi il n'est pas rare de voir deux hôpitaux ou deux cliniques être bâtis un à côté de l'autre... Une question d'ego, mais aussi d'autonomie: chacun veut faire les choses à sa façon.»
C'est qu'il y a, poursuit-il, course à la visibilité pour récolter le plus de fonds possible. C'est à qui recevra la subvention de l'ACDI, celle de la Fondation Gates...
Pas joli, joli, tout ça. Alors, on donne ou pas? Carine Guidicelli, du CECI, dit évidemment qu'il faut encore donner aux organismes, mais après avoir fait ses recherches. «Avant de faire un don, il faut se poser des questions. L'organisme était-il présent dans le pays avant la catastrophe? Depuis longtemps? A-t-il des partenaires crédibles sur place?»
C'est aussi ce que prône le Dr Réjean Thomas, cofondateur de Médecins du monde Canada, bien désolé de ce que la Croix-Rouge ait été éclaboussée en Indonésie. «De la corruption, il y en a partout, y compris chez nous, alors qu'on a en main tous les mécanismes pour la prévenir! En situation d'urgence, dans un pays pauvre, c'est sûr que la corruption a plus de risques de s'installer. Je continue néanmoins de penser qu'il se fait beaucoup plus de bien que de mal. Il faut donner, en choisissant un organisme fiable.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262845-le-travail-des-organismes-humanitaires-critique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1
Malgré tout ce qui a été accompli à Haïti, les travailleurs humanitaires ont mauvaise presse ces temps-ci, et cela dépasse largement les révélations de Radio-Canada sur la Croix-Rouge en Indonésie. À Montréal, il y a quelques semaines, le premier ministre haïtien a eu des mots très durs à l'égard du travail humanitaire. Et c'est sans compter sur les coopérants qui se critiquent à qui mieux mieux entre eux. La question se pose: à la prochaine catastrophe, envoie-t-on de l'argent?
«Trop d'amour nuit», a lancé une Haïtienne en plein colloque sur la reconstruction d'Haïti à Montréal, il y a quelques semaines.
Les travailleurs humanitaires, a-t-elle dit, «se sont rués comme des mouches sur un cadavre». «Ça fait combien d'années que ces gens nous aident? Des décennies! On nous humilie en tant que peuple.»
Cri du coeur d'une Haïtienne de Montréal un peu déconnectée des immenses besoins sur le terrain? En tout cas, cette indignation trouve beaucoup d'échos. «Ça fait 12 ans que je suis médecin en Haïti, raconte André-Paul Vénor. Que dire des ONG venues faire un "show de bedaine" à Port-au-Prince et qui se targuent au retour d'avoir sauvé les malheureux de la Terre? Le gouvernement haïtien dit tout le temps oui au premier aventurier qui débarque et qui se fait passer pour un humanitaire ou pour un agent de développement.»
«Il y a trop de touristes humanitaires qui cherchent désespérément à se mettre une victime sous le stéthoscope», se plaint à son tour Nago Lambert, lui-même président de Médecins du monde Suisse et médecin à l'hôpital Sainte-Justine.
Il évoque notamment cette ONG néerlandaise qui a planté une tente au coeur de Port-au-Prince pour y faire des accouchements et des césariennes. Le problème? «La tente, elle était plantée tout juste devant une clinique d'obstétrique déjà en place et fonctionnelle!» se désole le Dr Lambert.
«L'urgence, c'est un métier, poursuit-il. On ne peut pas, sous le coup de l'émotion, débarquer quelque part et faire n'importe quoi. Combien d'amputations ont été faites sans raison?»
Le premier ministre Jean-Max Bellerive, de passage à Montréal, n'était pas plus positif. «J'ai peur que les enfants, les adolescents attendent le camion qui va passer avec l'eau, qu'ils attendent le camion qui va arriver avec la nourriture. Il faut donner un minimum aux gens, mais il ne faut pas tuer l'idée du travail.»
Outre-Atlantique, sur les ondes de France Info, Jean-Yves Jason, maire de Port-au-Prince, a prononcé le mot «catastrophe» en février pour évoquer non pas le tremblement de terre, mais la désorganisation totale du travail humanitaire qui a suivi!
Un travailleur humanitaire de retour d'Haïti qui demande l'anonymat - c'est un bien petit milieu, fait-il remarquer - est rentré scandalisé. Ce qu'il a vu? Des rivalités ahurissantes entre Américains et Français, au point où des médecins de «clans adverses» refusaient de se prêter des appareils médicaux. Des organismes arriver sauvagement et tasser les Haïtiens en poste, au point de tenir toutes les réunions de travail en anglais, langue que les Haïtiens maîtrisent souvent mal. «Plusieurs consultants ou experts arrivent avec des solutions toutes faites. Les décisions se prennent plus dans des hôtels de luxe que les deux pieds dans la réalité.»
Rivalités entre organismes
La pagaille est bien antérieure au tremblement de terre. Une collègue journaliste, de passage à Haïti il y a deux ans, se souvient de rivalités épiques entre les organismes humanitaires, des rivalités si vives que les gens d'un organisme tentaient de la convaincre de ne surtout pas faire d'entrevues avec l'organisme «rival».
Plus que de «coopération» internationale, elle se souvient surtout de chicanes de clochers et de combats de petits coqs.
Contre toute attente, Carine Guidicelli, directrice des communications au Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) qui vient tout juste de rentrer d'Haïti, ne s'inscrit pas en faux contre ces affirmations et partage l'indignation de nos interviewés.
Les coopérants n'en sont pourtant pas à leur premier tremblement de terre. Ils en ont vu d'autres, et d'autres ouragans, des cyclones et des tsunamis. «En dehors des urgences, entre les catastrophes, il faudrait qu'on arrive à se parler. On doit se poser des questions, et vite», dit Mme Guidicelli.
«Les gens ont faim, les gens sont malades, ça devrait être simple, non?» demande Pierre Minn, qui prépare un doctorat en anthropologie à l'Université McGill sur l'aide internationale médicale et qui a passé deux ans et demi en Haïti.
Ça devrait être simple, mais ça ne l'est pas. C'est que les organismes humanitaires ne sont pas seulement motivés par le désir de faire du bien, relève-t-il. Chacune veut sa visibilité médiatique, sa gloriole. «Chacun a l'impression d'être le premier à débarquer, et le réflexe de chacun est de tout reprendre de zéro, tout le temps. Les organismes veulent bâtir leur propre hôpital, leur propre clinique. C'est pourquoi il n'est pas rare de voir deux hôpitaux ou deux cliniques être bâtis un à côté de l'autre... Une question d'ego, mais aussi d'autonomie: chacun veut faire les choses à sa façon.»
C'est qu'il y a, poursuit-il, course à la visibilité pour récolter le plus de fonds possible. C'est à qui recevra la subvention de l'ACDI, celle de la Fondation Gates...
Pas joli, joli, tout ça. Alors, on donne ou pas? Carine Guidicelli, du CECI, dit évidemment qu'il faut encore donner aux organismes, mais après avoir fait ses recherches. «Avant de faire un don, il faut se poser des questions. L'organisme était-il présent dans le pays avant la catastrophe? Depuis longtemps? A-t-il des partenaires crédibles sur place?»
C'est aussi ce que prône le Dr Réjean Thomas, cofondateur de Médecins du monde Canada, bien désolé de ce que la Croix-Rouge ait été éclaboussée en Indonésie. «De la corruption, il y en a partout, y compris chez nous, alors qu'on a en main tous les mécanismes pour la prévenir! En situation d'urgence, dans un pays pauvre, c'est sûr que la corruption a plus de risques de s'installer. Je continue néanmoins de penser qu'il se fait beaucoup plus de bien que de mal. Il faut donner, en choisissant un organisme fiable.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262845-le-travail-des-organismes-humanitaires-critique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1
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