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vendredi 12 mars 2010

Pédophilie : le célibat des prêtres en question

Par Jean-Marie Guénois Les déclarations du cardinal interviennent au moment où son pays connaît deux affaires de pédophilie commises par des prêtres.
Pour la première fois, un cardinal -l'archevêque de Vienne, Christoph Schönborn- s'interroge publiquement sur les causes des scandales.
Alors que la vague de scandales pédophiles, après l'Allemagne, touche maintenant les Pays-Bas et l'Autriche, l'archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn, a reconnu, ce mercredi, que «le célibat» des prêtres était l'une des causes de ce phénomène.
Si le théologien contestataire suisse Hans Küng dénonce, lui, depuis le début de cette crise le célibat sacerdotal, qu'il importe à ses yeux d'abolir, c'est la première fois qu'un cardinal de ce niveau - son nom est cité dans la liste des papabili, ces cardinaux pouvant être un jour élus pape - ose ainsi poser publiquement cette question fort débattue.


L'archevêque de Vienne conclut sa lettre consacrée à la crise pédophile (une newsletter, Themakirche, accessible sur Internet et destinée aux collaborateurs de son diocèse), par un appel aux catholiques, clergé et fidèles, à la «conversion» (Umkehr), qui correspond à une volonté personnelle de se rapprocher de Dieu.


Plus fondamentalement, ce cardinal isole quatre causes pouvant expliquer ce genre de comportement : «Aussi bien la question de la formation des prêtres que les suites de la révolution sexuelle de la génération 1968. Aussi bien le thème du célibat que le thème du développement personnel.» Le cardinal Schönborn a convoqué ce mercredi une réunion extraordinaire de l'Église sur cette question. Deux cas retentissants ont en effet défrayé la chronique cette semaine en Autriche.


L'actuel supérieur de la prestigieuse abbaye Saint-Pierre de Salzbourg a reconnu avoir abusé «une fois» d'un jeune Autrichien, âgé aujourd'hui de 53 ans. Lequel affirme avoir été maltraité sexuellement pendant six ans par deux autres religieux de cette abbaye bénédictine. Ces deux religieux, dont l'un est aujourd'hui décédé, avaient été arrêtés et condamnés en 2005 pour abus sexuels sur mineur au Maroc.


Une autre affaire, également révélée mardi, concerne un cas d'abus sexuel sur mineur dans les années 1980 par un religieux dans un internat catholique à Bregenz, dans le Vorarlberg, à l'ouest de l'Autriche.


Mercredi, à Rome, le porte-parole du Pape, le jésuite Federico Lombardi, avait noté que «dix-sept cas» avérés dont deux récents étaient actuellement traités par les instances ecclésiales autrichiennes mais que ce pays faisait face dans le même temps à «510 autres cas» similaires et sur la même période mais dans «d'autres milieux (hors du clergé)».


Vendredi dernier, en annonçant une réglementation nationale spécifique dans l'Église autrichienne pour prévenir ce genre d'abus et prévoir des «conséquences appropriées envers leurs auteurs», le cardinal Schönborn avait déploré que «malheureusement dans l'Église, par le passé, les auteurs des faits (aient) été à tort souvent plus protégés que les victimes».


De fait, dans la lettre adressée hier à ses collaborateurs, le prélat estime qu'«il est nécessaire de mettre ici les victimes avant les coupables, et de nommer la faute par son nom !».


Il ne voit pas d'autre voie qu'une «totale franchise, le souci des victimes, les excuses et la prévention» pour sortir de ces problèmes dont il regrette amèrement les conséquences qui affectent tout le clergé et portent atteinte à l'image de l'Église : «Comment faisons-nous pour être considérés suspects d'infractions que nous n'avons pas commises ?»


Il s'était déjà fait remarquer, en 1995 quand Jean-Paul II l'avait nommé en urgence à l'archevêché à Vienne. Il avait reconnu publiquement - contre l'avis de beaucoup dans l'Église - que le scandale de la démission de son prédécesseur, le cardinal Groër, pour une affaire de pédophilie, n'était pas sans fondement.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/11/01016-20100311ARTFIG00010-pedophilie-le-celibat-des-pretres-en-question-.php

Les USA s'émeuvent de voir la Barbie noire vendue au rabais

Par Adèle Smith La chaîne de grande distribution Wall-Mart a créé l'indignation en vendant une Barbie noire deux fois moins cher que la même Barbie blanche, dans un magasin en Lousiane.
Martin Luther King n'a pas été assassiné pour qu'on en arrive là ! Les défenseurs des droits civiques américains sont outragés. Le géant des chaînes de supermarchés Wal-Mart a cassé le prix de sa Barbie noire à 3 dollars vendue à côté d'une Barbie blanche à 6 dollars dans un magasin de Louisiane. Les deux poupées, Theresa et Barbie, sont des ballerines en tous points identiques à part leur couleur de peau. Est-ce là une manifestation de racisme de la part du géant de la distribution ?
Un porte-parole a expliqué que les Barbie noires se vendaient moins bien que les blanches. Il s'agissait donc d'une décision purement commerciale. Cela ne se fait pas en Amérique, rétorquent les défenseurs de la cause noire, qui estiment que le prix soldé «dévalue» la poupée noire. Wal-Mart aurait dû accepter de perdre de l'argent plutôt que de perpétuer la profonde inégalité entre races aux États-Unis, clament-ils. Une étude montre d'ailleurs que les enfants des minorités raciales continuent de trouver les Barbie blanches plus jolies.
Mais les fans de Barbie noires peuvent remercier Barack Obama : depuis son élection, Mattel a sorti une nouvelle collection aux traits plus réalistes. La nouvelle Barbie au nez un peu plus large et aux lèvres plus charnues pourrait bien remplacer l'insipide ballerine Theresa dans les rayons de supermarché.
Par Adèle Smith
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00491-les-usa-s-emeuvent-de-voir-la-barbie-noire-vendue-au-rabais-.php

L'Amérique latine célèbre ses premiers mariages gays

Par Marion Brunet 12/03/2010
Quatre couples homosexuels ont prêté serment jeudi à Mexico. La capitale mexicaine avait légalisé en décembre dernier le mariage homosexuel.
La scène est inédite. Deux femmes sont devenues jeudi à Mexico les premières homosexuelles à se marier en Amérique latine. Une union rendue possible par la légalisation du mariage gay, votée en décembre dernier dans la capitale mexicaine.
Un autre couple féminin et deux masculins se sont unis quelques minutes plus tard, lors d'une cérémonie collective organisée dans l'Hôtel de ville de la capitale et retransmise à la télévision. Ils avaient pris pour témoin le maire de Mexico, Marcelo Ebrard, une des principales figures de la gauche. Un parti minoritaire dans ce pays administré par le président conservateur Felipe Calderon.
«Je vous déclare unis légitimement par le mariage, avec tous les droits et prérogatives que le mariage impose, je vous souhaite beaucoup, beaucoup de bonheur», a annoncé le juge qui a officialisé les unions. Ces premiers couples homosexuels «constituent maintenant une famille reconnue par la loi», grâce à une révision de la législation «soucieuse des valeurs de tolérance, de respect et d'égalité», a ajouté le magistrat.
Une décision attaquée en justice
La ville de Mexico, dirigée par la gauche depuis 13 ans, a légalisé le 21 décembre denier le mariage homosexuel, assorti du droit d'adoption. Une «première» en Amérique latine du point de vue de la loi. Deux mariages entre hommes avaient en effet déjà été célébrés en Argentine, mais en vertu d'une décision de justice. Car selon la loi argentine, le mariage est contracté «entre un homme et une femme».
La décision de la ville de Mexico a été attaquée en justice par le Parquet fédéral, ainsi que plusieurs Etats du pays administrés par le parti de Felipe Calderon. Mais la Cour suprême a déjà rejeté plusieurs de ces recours. Le directeur de la Sécurité sociale, Daniel Karam, a de son côté annoncé que l'institution nationale ne reconnaîtrait pas ces mariages si le Congrès fédéral ne modifiait pas sa loi fondatrice.
Le mariage homosexuel est légal dans une poignée de pays (Canada, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suisse, Afrique du Sud) et dans quelques Etats américains. En Amérique latine, l'«union civile homosexuelle», différente du mariage, est reconnue en Colombie, en Uruguay et par la ville de Buenos Aires, ainsi que par l'Etat mexicain de Coahuila.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00796-l-amerique-latine-celebre-ses-premiers-mariages-gays-.php

Droits de l'homme : les USA listent les mauvais élèves

Par Thomas Vampouille 12/03/2010
Dans son rapport annuel sur la situation des droits de l'homme, Washington critique sans réserve la Chine et l'Iran. Les Etats-Unis pointent également une résurgence de l'antisémitisme.
Symbole annuel de l'universalisme américain, la version 2010 du rapport de Washington sur les droits de l'homme a été présentée jeudi. A la manœuvre, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'a d'ailleurs pas caché «la connexion de l'évènement» avec «les aspirations universelles» que les Etats-Unis «cherchent à incarner dans leur politique extérieure». Pour Michael Posner, chargé des droits de l'homme au département d'Etat, ce rapport n'est rien de moins que le plus complet au monde sur le sujet.
Sans surprise, l'Iran et la Chine sont pointés comme des mauvais élèves en la matière. En Iran, «le mauvais bilan du gouvernement en matière de droits de l'homme a empiré pendant l'année, en particulier après l'élection présidentielle contestée de juin». Le rapport regrette la «limitation sévère» par le président Ahmadinejad du «droit des individus de changer de gouvernement pacifiquement, à travers des élections libres et justes».
Dans l'Empire du milieu, le bilan des droits de l'homme reste mauvais et se dégrade même par endroits, estime le département d'Etat. En 2009, Pékin a notamment «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux» des minorités ethniques au Xinjiang, rappelle le ministère. Dans l'ensemble du pays, «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus», relève-t-il par ailleurs. Sans surprise, Pékin a farouchement rejeté ces observations. La Chine a accusé Washington d'utiliser ce rapport comme un «instrument politique politique pour salir l'image des autres Nations et poursuivre leurs propres intérêts stratégiques». Dans la foulée, le gouvernement chinois a publié un contre-rapport accusant les Etats-Unis «d'esquiver voire de couvrir ses propres atteintes aux droits de l'Homme sur son territoire».
L'Europe épinglée sur les musulmans
Plus inattendu, les Etats-Unis estiment que la discrimination envers les musulmans a été préoccupante en 2009 en Europe. Le rapport épingle des «exemples notables de discrimination et de harcèlement» dans «plusieurs pays généralement très respectueux des droits de l'homme». En Suisse surtout, avec l'amendement constitutionnel interdisant l'érection de minarets, approuvé par référendum en novembre dernier.
De manière générale, les alliés des Etats-Unis ne sont pas épargnés par le rapport. Discrimination envers les femmes en Arabie Saoudite, liberté religieuse bafouée en Egypte, «détérioration importante de la condition des civils» en Afghanistan, «atteintes aux droits de l'homme» en Irak... En Europe, la crise économique a suscité des cas graves de violence envers les Roms. Enfin, l'offensive israélienne à Gaza, fin 2008, a tué selon les organisations de défense des droits de l'homme 1.400 palestiniens dont plus de 1.000 civils.
La montée de l'antisémitisme en 2009 préoccupe particulièrement les auteurs du rapport. «Les formes traditionnelles et nouvelles de l'antisémitisme ont continué de progresser», note le document officiel. Le département d'Etat range dans la catégorie des nouvelles formes «une critique du sionisme et de la politique israélienne qui ‘franchit la ligne jaune' en diabolisant tous les juifs».
Dans ce contexte de fragilisation des minorités partout dans le monde, Internet est devenu un «champ de bataille» de la lutte pour les droits de l'homme, avertit le rapport. La Chine en est un bon exemple, qui a «employé des milliers de personnes au niveau national et local» pour contrôler l'usage et le contenu de la Toile et bloquer l'accès aux sites étrangers. Globalement, Washington évoque une tendance mondiale pour «contrôler les voix critiques», y compris celles des journalistes, à travers les nouvelles technologies. Ces limitations, souvent appliquées «subtilement, pour éviter d'attirer l'attention des défenseurs des droits de l'homme», n'en restent pas moins «glaçantes pour ce qui est de la liberté d'expression».
http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00787-droits-de-l-homme-les-usa-listent-les-mauvais-eleves-.php

Nouveau chef pour l'ONU en Haïti

AP
12/03/2010 | Mise à jour : 06:48
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, a annoncé la nomination du général brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz comme nouveau commandant des forces de paix de l'ONU en Haïti.

Le général Paul Cruz remplace le commandant Floriano Peixoto Vieira Neto, lui aussi Brésilien. Une semaine après le tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté la capitale, Port-au-Prince, et sa région et fait quelque 220.000 morts, le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé l'envoi de 2.000 soldats en renfort des 7.000 Casques bleus déjà sur place, ainsi que l'ajout de 1.500 policiers aux 2.100 déjà en Haïti.

Désastres : où finit la survie ? Où commence le pillage ?

Donald G. McNeil Jr./The New York Times Les scènes de pillage accompagnent souvent les séismes et autres catastrophes. Certains volent par nécessité, d'autres profitent du chaos. Dans de telles circonstances, la frontière morale est floue : quand est-il acceptable de voler ?
Au XIXe siècle, Anatole France écrivait : “La loi, dans un grand souci d'égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain.” D'Haïti, on garde des images...

Une vingtaine d'évadés capturés à Delmas

Le porte parole des Unpol, Fred Blaise, informe que 4 cas d'enlèvement ont été recensés au cours du mois de mars dans le Nord et l'Ouest. Ces nouveaux cas portent à 10 le nombre de rapts enregistrés depuis le début de l'année. Outre ces cas de kidnapping, un employé de radio Lumière a été grièvement blessé hier par des bandits armés circulant à bord d'une motocyclette.
Cette résurgence des actes de violence est étroitement liée aux prisonniers en cavale depuis le séisme du 12 janvier. Plus de 5 000 individus avaient pu s'enfuir des centres carcéraux quelques heures après le tremblement de terre.
Les forces de l'ordre ont intensifié ces dernières semaines les patrouilles et opérations visant à traquer les criminels en cavale. Mercredi et jeudi 20 évadés ont été capturés à Delmas et Cité Soleil indique M. Blaise faisant remarquer que les arrestations ont réalisées grâce à des patrouilles conjointes Minustah Unpol et PNH.
Plus de 200 évadés ont été capturés par les forces de l'ordre dans différentes régions telles Port-au-Prince, Pétion ville, Delmas, Cité Soleil et Cap-Haïtien. Le porte parole des Unpol donne l'assurance que les évadés seront capturés. "Nous avons des informations sur leurs cachettes ", dit-il soulignant que les criminels ont tendance à trouver refuge dans leurs quartiers.
Les forces de l'ordre pourront mobiliser plus de ressources dans les opérations de recherche au cours des prochaines semaines. A ce jour plusieurs centaines de policiers et de casques bleus sont impliqués dans la protection des convois humanitaires.
Le ministre et le secrétaire d'état à la justice avaient fait état de l'implication des commissaires du gouvernement dans les recherches. Par ailleurs, le secrétaire d'état Claudy Gassant avait rappelé que les personnes qui hébergent les évadés seront également appréhendées.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17206

Nomination par la CARICOM d'un nouveau représentant en Haïti

L'ancien premier ministre jamaïcain PJ Patterson vient d'être nommé représentant de la CARICOM auprès d'Haïti. L'annonce a été faite par l'organisme régional dans un communiqué publié la semaine dernière.. Les responsables de la CARICOM promettent d'entreprendre des démarches auprès de la Banque Mondiale, en vue du déblocage d'une aide rapide pour la République d'Haïti qui a été sérieusement ravagée par un puissant séisme le 12 janvier dernier.
Les leaders caribéens souhaitent notamment l'établissement d'un fonds spécial devant recueillir tous les dons et support de la communauté internationale en faveur d'Haïti.

Haïti est membre de la Communauté de Caraibe (Caricom) depuis 2002, mais le pays demeure en marge de cette organisation. Son économie affichant de nombreux retards comparés à l'ensemble de la région, elle n'a pas encore bénéficié réellement de son adhésion.

EJ

Pas d'alerte épidémique en Haïti

Le Coordonnateur adjoint de la commission sanitaire au ministère de la Santé publique, Jean Hugues Henrys a affirmé mercredi dernier qu'il n'y a pas d'alerte épidémique sur le territoire national après la catastrophe du 12 janvier. Selon Jean Hugues Henrys, plus de 200 mille personnes ont été vacciné dans le cadre d'une campagne lancée il y a plus de deux semaines.
Cette campagne se poursuit les départements de l'Ouest, du Sud'Est et des Nippes, que le ministère considère comme prioritaire.
Le responsable de la commission sanitaire a également fait savoir également que les soins médicaux gratuit continueront à être prodigués dans tous les centres hospitaliers du pays jusqu'au 12 avril prochain.
Au lendemain du séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 200 mille victimes, les responsables de l'ONU avait émis des craintes en ce qui a trait à une éventuelle catastrophe sanitaire dans le pays.
EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17209

Après le tremblement de terre, Haïti se prépare à la saison des cyclones

Alors qu'Haïti commence à s'extraire des décombres du tremblement de terre de janvier, l'ONU et ses partenaires se préparent à faire face à un autre défi : la saison des pluies. Les Haïtiens ont de bonnes raisons de redouter la saison annuelle des tempêtes tropicales du printemps et de l'été, même quand leur capitale n'est pas en ruines. En 2008, quatre ouragans ont frappé le pays, faisant des centaines de morts et laissant des villes entières ensevelies sous la boue.
Cette année, avant même le début de la saison, Port-au-Prince, Jacmel et Léogâne sont en ruines. Plus de 200.000 personnes ont été tuées et des milliers d'autres sont blessées. Environ 1,3 million de personnes sont sans abri et dépendent des organisations humanitaires internationales pour leurs besoins quotidiens. Environ 450.000 déplacés sont des enfants.
« Cela va créer un défi énorme pour nous tous en termes de notre capacité à apporter une aide à la population, » explique Louis-Georges Arsenault, Directeur des opérations d'urgence du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).
Les ravages causés par le tremblement de terre ont ajouté un autre niveau de difficulté logistique à la préparation aux tempêtes tropicales alors que les agences humanitaires se hâtent de faire quitter les basses terres à la population et se préparent aux menaces accrues pour la santé qui accompagnent les pluies. La saison des pluies n'a pas vraiment commencé mais déjà au moins huit personnes ont été tuées dans les inondations qui ont été aggravées par les décombres laissés par le tremblement de terre dans le sud-ouest du pays. Plus de 3.000 personnes ont été évacuées.
Dans Port-au-Prince même, et tout autour, plus de 680.000 personnes vivent toujours dans des campements improvisés malgré l'exode de centaines de milliers d'autres qui continuent de quitter la capitale à la recherche de sécurité et d'un hébergement dans les autres parties du pays.
« Les personnes se sont enfuies de Port-au-Prince et des sites sont spontanément apparues partout dans le pays et il n'est pas facile de les atteindre. Nous avons donc besoin des moyens opérationnels pour nous déplacer, ce dont nous nous occupons à présent très sérieusement, » déclare Louis-Georges Arsenault.
En plus de répondre aux besoins immédiats vitaux et de se préparer à la saison des pluies, l'UNICEF s'organise pour l'avenir, collaborant avec des partenaires comme la Commission européenne, la Banque mondiale et les autres agences de l'ONU.
« Nous envisageons le début de la reconstruction pour cette année. Il y aura en 2010 un important programme de reconstruction. Nous sommes engagés dans une conception à long terme de ce qui fera d'Haïti un monde meilleur pour les enfants, non pas en retournant où nous étions mais en transformant la société pour qu'elle devienne un monde meilleur pour les enfants, » déclare Louis-Georges Arsenault.
ONU
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17208

La DGI est à nouveau opérationnelle après les pertes causées par le séisme

La direction générale des Impôts (DGI) a été l'institution étatique ayant subi les plus lourdes pertes lors du séisme du 12 janvier. 5 directeurs dont le directeur général Jean Frantz Richard et le directeur des opérations Lustin Muray, ainsi que 10 autres cadres avaient été tués lors de l'effondrement de l'immeuble de la rue des Casernes. 10 autres employés ont également perdu la vie alors qu'ils se trouvaient à leur domicile. En outre la DGI a également perdu plusieurs immeubles dont ceux de Port-au-Prince, Delmas, Léogane, Petit Goave et Jacmel.
L'institution chargée de collecter les recettes fiscales peine à reprendre sa vitesse de croisière même si certains services fonctionnent depuis le 1 février. Ces dernières semaines la DGI a pu délivrer des recépissés pour plus de 12 000 permis de conduire grâce aux succursales de Croix de Bouquets, Carrefour et Pétion ville.
Toutefois des efforts sont réalisés par le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF) en vue de reloger les services dysfonctionnels. L'UGCF fonctionnera au local de la DGI à Pétion ville et l'annexe de Tabarre sera opérationnelle à partir du 15 mars.
Le directeur général adjoint, Robert Joseph, affirme qu'un délai expirant le 30 avril est accordé aux agents économiques pour remplir les formalités relatives à la déclaration d'impôts sur le revenu, aux états financiers des entreprises et au quitus fiscal.
Au cours d'un point de presse, M. Joseph a expliqué qu'une commission spéciale s'évertue à reloger les services fiscaux.
En raison des pertes enregistrées les autorités fiscales ont revu leurs objectifs à la baisse. M. Joseph croit qu'on ne devrait collecter qu'un tiers des 13 milliards de gourdes prévus pour cette année.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17205

Préval sollicite 38 millions de dollars pour préparer la saison cyclonique

Le chef de l'Etat haïtien René Préval a révélé en début de semaine que le plan pour faire face à la saison cyclonique nécessite une mobilisation de fonds à hauteur de 38 millions de dollars. Assurant que le plan a déjà été élaboré par les experts, le président Préval dit espérer une contribution du gouvernement américain pour financer le projet. Ces dernières semaines, le président haïtien n'a cessé d'attirer l'attention sur l'obligation d'adopter des dispositions pour éviter d'autres catastrophes. Faisant remarquer que les dégâts causés par les 4 cyclones de 2008 n'avaient pas été totalement réparés, le chef de l'Etat réitère sa détermination à réaliser de nombreux projets d'infrastructures routières.
Le 24 février une inondation avait provoqué la mort de quinze personnes et des dégâts énormes dans les Nippes et le sud. L'acquisition de tentes et la relocalisation des sinistrés constituent la principale préoccupation des autorités haïtiennes.
La stratégie du chef de l'Etat consiste en un renforcement du Centre National des Equipements (CNE). De nouveaux matériels ont été acquis pour le compte du CNE grâce aux fonds d'urgence. Ces matériels permettront de curer les canalisations et les lits des rivières.
Le gouvernement envisage de favoriser une présence permanente de quelques flottes du CNE dans les villes de province.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17204

jeudi 11 mars 2010

La terre tremble dans la région de Ouanaminthe

Un séisme de magnitude 4,1 degrés sur l'échelle de Richter s'est produit aujourd'hui dans la région de Ouanaminthe. Le séisme est survenu à 01.31 heure locale, à 75 miles à l'est de Cap-Haïtien et à 15 miles au sud-est de la ville de Montecristi en République Dominicaine, selon la U. S. Geological Survey (USGS). Le séisme a provoqué des mouvements de panique dans les premières heures du matin à Ouanaminthe, selon des sources locales. Elie Louis Jacques de «Jean François Exavier Foundation», une organisation d'assistance aux rapatriés, a déclaré que les habitants de Ouanaminthe ont fuit leurs maisons pour éviter d'être victimes d'un séisme comme celui qui s'est produit à Port-au-Prince, le 12 Janvier, «les gens continuent d'être terrifiés et se regroupent dans les rues pour parler de la secousse» ont-ils ajouté.
Les écoles de la région étaient quasi déserte aujourd'hui, les élèves craignant d'être victimes de nouvelles secousses.

Les gangs armés tentent de se reconstituer selon Edmond Mulet

Le Représentant spécial du Secrétaire général par intérim, Edmond Mulet, révèle que certains évadés essayent de reconstituer des groupes armés dans les quartiers autrefois réputés chauds. Selon le diplomate guatémaltèque, une récente fusillade, dans le cadre de règlements de comptes entre gangs rivaux, aurait couté la vie à deux chefs de bandes.
Il a indiqué que certains chefs de gangs qui se sont évadés le 12 janvier dernier, lors du séisme, sont en train d'essayer de reprendre le contrôle de leurs quartiers d'origine. Mais il semblerait qu'ils se heurtent à la population locale qui tente de les en empêcher, précise le chef civil de la Minustah .
« Même si la police haïtienne a été très touchée par le tremblement de terre, elle commence cependant à s'organiser et à être visible à nouveau dans les rues de Port-au-Prince » a fait remarquer, Edmond Mulet.
Notons qu'il ya quelques semaines, le président de la commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Alix Fils-Aimé, avait exprimé des préoccupations face à ce même phénomène.

EJ
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17201
Commentaires:
Monsieur Edmond Mulet, depuis le démantellement de nos forces armées, il n'exsite en Haïti qu'une faible force e Police pour le maintien de l'ordre. Alors que Jean Bertrand Aristide s'est mis de connivence avec la communauté internationale pour démobiliser l'armée haïtienne génératrice de coup d'état et d'instabilité, le règne d'Aristide nous a légué comme héritage ce phénomène maudit du kidnapping et la création de bandes et de gangs très actifs. Le conseil que j'aimeraispartager avec vous ce serait d'envoyer en Haïti une mission pilotée par l'onu pour la stabilisation d'Haiti, une mission qui collaborerait avec les forces de Police pour assurer la sécurité des gens et des biens. Cette mission pourrait se laisser appeler Mission de l'Onu pour la Stabilisation d'Haïti: MINUSTAH.
Qu'en pensez-vous?

Après les casques bleus, les casques rouges?

«Les catastrophes naturelles ne cessent de se multiplier et les victimes sont de plus en plus nombreuses. Nous devons doter les humanitaires d'un chef d'orchestre pour coordonner leurs actions et les rendre plus efficace. Si nous n'avons pas retenu les leçons du Tsunami ou même celles de Katrina, j'ai l'espoir que l'on retienne celles d'Haïti.
Malgré la mobilisation sans précédent de l'aide internationale, force est de constater que par manque d'organisation et de coordination, nous avons perdu de trop nombreuses vies humaines» déclare Madame Nicole Guedj présidente de la Fondation Casques rouges et militante des droits de l'homme qui plaide inlassablement pour garantir le droit au secours à tous les citoyens du monde.
«Le président haïtien, René Preval, avec lequel j'ai co-signé un «Appel pour des Casques rouges à l'ONU», l'a très bien expliqué. Haïti n'était pas prêt à recevoir une telle mobilisation. Avec les Casques rouges que je préconise, nous disposerions d'un État major, à l'échelle de l'ONU, pour identifier les besoins et mutualiser les ressources disponibles, en amont. J'imagine aussi des centres régionaux, sur chaque continent, pour écrire des schémas directeurs d'intervention, destinés à harmoniser les procédures. Et en situation d'urgence, une force opérationnelle d'appoint serait acheminée pour évaluer la situation et coordonner les secours. C'est précisément ce qui à fait défaut en Haïti»
Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que l'aide internationale doit être régulée et organisée en situation de catastrophe naturelle. En Haïti, nous avons pu compter sur les Américains qui, fort heureusement, ont joué le rôle des Casques rouges en coordonnant l'action humanitaire. Mais je le répète, nous avons besoin d'une force 100% humanitaire et totalement neutre.
La Fondation Casques rouge travaille également à la conception d'outils technologiques innovants pour faciliter l'action humanitaire. Nous avons déjà réalisé Emergesat, un conteneur de télécommunications par satellites, en partenariat avec Thales Alenia Space et le Centre national d'études spatiales. Ce conteneur a été envoyé dans le premier avion français en partance pour Port-au-Prince. Aujourd'hui, il est utilisé par l'ensemble des équipes françaises présentes à la résidence de l'Ambassadeur de France et plus de 20 000 communications ont déjà été établies. Nous développons également un moteur de recherche pour retrouver les victimes de catastrophes naturelles. Ce projet a été sélectionné dans le cadre de l'Appel «Web innovant» lancé par le gouvernement français et nous le réalisons avec Google et des start-up franciliennes.
N/ radio Métropole Haïti

Architectes et urbanistes guadeloupéens, à Jacmel

Une délégation d'architectes et d'urbanistes guadeloupéens, Michaël Marton (président du Conseil régional de l'Ordre des architectes de Guadeloupe), Emmanuel Lancrerot (président de l'association des urbanistes de Guadeloupe), Johanne Dessaintfomi (architecte-urbaniste) et Laurent Bride (ingénieur), réalise un diagnostic sur la solidité des bâtiments historiques de Jacmel une architecture qui sur plusieurs aspects posent les mêmes problématiques que Pointe-à-Pitre et Basse-Terre (villes portuaires et patrimoniales). Cette délégation est financé par les collectivités départementale et régionale ainsi que par l'institut de coopération franco-caraïbéen et est une réponse au souhait d'Edwin Zeny, maire de Jacmel qui souhaitait recevoir un avis complémentaire à celui fournit par la délégation canadienne. Cette équipe d'experts se rendra ensuite à Port-au-Prince afin de rencontrer les différents acteurs en charge de la reconstruction d'Haïti. Cette action est coordonnée par l'unité technique d'exécution qui dépend du ministère des finances en Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17198

Libération de 2 membres de MSF enlevés à Pétion ville

Deux femmes travaillant pour Médecins sans Frontières Suisse victime d'un rapt vendredi dernier en Haïti par des hommes armés ont été libérées dans la nuit de mercredi à jeudi rapporte le journal suisse TSR. Les deux femmes circulaient à bord d'une voiture à Pétion ville, lorsqu'elles ont été enlevées par des bandits armés. Le chauffeur qui a été rapidement libéré et avait pu alerter les autorités. On ignore si une rançon a été versée aux ravisseurs. Les deux fonctionnaires de MSF étaient en bonne santé.
Médecins sans Frontières, qui a mobilisé plusieurs centaines de personnes en Haïti après le séisme du 12 janvier, s'est efforcé d'entrer en contact avec les ravisseurs pour les convaincre du non-sens de leur action.

Le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, avait indiqué hier que des évadés tentaient de reconstituer des gangs dans certains quartiers de la capitale. Il assure que ces criminels s'évertuaient à reprendre le contrôle des quartiers populaires.
La semaine dernière un sénateur élu dans le Nord avait attiré l'attention des autorités policières sur une certaine résurgence des actes de kidnapping dans sa région. Lors d'une rencontre avec le ministre de la justice et le directeur de la police, les pères conscrits avaient réclamé l'adoption de nouvelles dispositions pour empêcher une recrudescence des actes de violence.
LLM

Des élections bientôt pour renouveler la Chambre basse, prône son président

Selon Levaillant Louis-Jeune, à l’instar de l’Irak et de l’Afghanistan, deux pays en guerre, Haïti doit organiser des élections pour combler le vide institutionnel après le départ de la 48e législature, le 10 mai prochain ; le parlementaire s’oppose à une transformation éventuelle du Parlement en assemblée constituante mercredi 10 mars 2010, Radio Kiskeya.
Le président de la Chambre basse, Levaillant Louis-Jeune, a estimé mercredi indispensable la tenue d’élections prochainement en vue du renouvellement du mandat des Députés qui arrivera à terme le deuxième lundi de mai.
Dans cette optique, le représentant de la circonscription de Desdunes (Artibonite, nord), passé dans les rangs du nouveau parti présidentiel Inite, appelle l’Exécutif à trouver les réponses appropriées au problème des sans-abri, une portion importante de l’électorat.
Le Député Louis-Jeune invite d’autre part l’Office national de l’identification (ONI) à procéder à l’identification des détenteurs de la carte électorale tués dans le séisme afin que leurs noms soient retirés du registre électoral.
"Si l’Irak, en guerre, et l’Afghanistan, qui fait face aux attaques armées des taliban, ont pu organiser des élections, pourquoi des consultations électorales ne seraient pas possibles en Haïti", s’est demandé Levaillant Louis-Jeune. Reprenant à son compte le discours du pouvoir, il a estimé que seul un régime politique légitime est en mesure d’aborder la problématique de la reconstruction du pays. "Les gouvernements de facto n’ont jamais résolu aucun problème", a renchéri le président de la Chambre des Députés.
D’autre part, il rejette la proposition de certains de ses collègues de transformer le Parlement en assemblée constituante chargée d’élaborer un projet de réforme constitutionnelle. Rappelant qu’un tel cas de figure n’est pas prévu par la constitution, M. Louis-Jeune s’est dit toutefois prêt à se rallier à l’idée de la formation d’une assemblée constituante si un consensus se dégage sur la question.
Le président de la Chambre basse souligne à l’attention de tous que le lundi 10 mai marquera la fin de la 48e législature et du mandat des Députés élus pour quatre ans.
En réalité, de l’avis de plusieurs constitutionnalistes, et même de certains parlementaires qui s’apprêtaient à partir avant le séisme, le mandat des "Députés du peuple" était arrivé à expiration depuis le deuxième lundi de janvier, conformément aux prescrits de la charte fondamentale.
De fait, aucune nouvelle session n’a été ouverte au début de l’année à l’occasion de la reprise des travaux parlementaires dont le bilan reste à établir.
Dans la logique de la "valse des prolongations de mandat", après les Députés et les Sénateurs, ce pourrait être au tour du Président René Préval de rester au pouvoir jusqu’au 14 mai 2011. Une éventualité sérieusement évoquée par le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin, au cas où, assure-t-il, à l’expiration du mandat du chef de l’Etat, le 7 février 2011, des élections n’auraient pu se tenir à temps.
Dans l’intervalle et malgré le chaos de la crise humanitaire post-séisme, une crise politique et institutionnelle semble se profiler à l’horizon et déjà divers scénarios sont envisagés par les uns et les autres dans la perspective de l’après-Préval. Une étape cruciale à l’issue incertaine. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6625

Devant Préval, Obama souligne les risques d’une nouvelle catastrophe

La priorité est à la protection des sans-logis contre l’arrivée prochaine de la saison pluvieuse, selon le Président américain qui semblait vouloir donner le ton en accueillant son homologue haïtien à la Maison Blanche ; très reconnaissant envers Washington, le Président haïtien se prononce pour une meilleure coordination de l’aide internationale avant la conférence des donateurs, prévue le 31 mars à New York mercredi 10 mars 2010, Radio Kiskeya
Le président américain Barack Obama a mis en garde mercredi contre une nouvelle catastrophe en Haïti en renouvelant le soutien de Washington au pays, lors d’un tête-à-tête à la Maison Blanche avec son homologue haïtien René Préval, deux mois après le séisme dévastateur du 12 janvier.
"La situation sur le terrain reste terrible et tout le monde doit être bien conscient que la crise n’est pas finie", a fait remarquer M. Obama au cours d’une conférence de presse conjointe avec son hôte qui se tenait dans les jardins de la Maison Blanche.
Il y a un "besoin criant" d’aide humanitaire sur le terrain, a relevé le numéro un américain avant d’affirmer que "le défi maintenant, c’est d’éviter une deuxième catastrophe pour les quelque 1,3 million de sans-abri", après les plus de 200.000 morts recensés.
Comme son prédécesseur Bill Clinton, émissaire de l’ONU pour Haïti, qui est intervenu plus tôt dans la journée sur le même sujet, lors d’une audition au Congrès, Barack Obama faisait référence à la saison pluvieuse attendue, tous les ans, à pareille époque, dans la région des Caraïbes. Des pluies soutenues risqueraient, en effet, de provoquer des coulées de boue et des épidémies, au cours des prochaines semaines alors que des averses ont déjà fait une vingtaine de morts et plus de 3.000 sinistrés, il y a quelques jours, dans le Sud et les Nippes (sud-ouest).
Intervenant à son tour, le Président René Préval a "remercié le peuple américain, le Congrès et le Président Obama" pour l’aide matérielle et morale apportée à Haïti depuis la plus grande catastrophe naturelle de l’histoire du pays, également l’une des plus importantes au monde.
Sans oublier de saluer la mémoire des victimes américaines du tremblement de terre, le chef de l’Etat haïtien a souhaité que tout un chacun tire les leçons de la tragédie. Pour lui, si l’effort humanitaire de la communauté internationale a été massif, spontané et généreux, en revanche l’efficacité n’a pas toujours été au rendez-vous.
Considérée comme une étape préparatoire à la conférence des donateurs prévue le 31 mars au siège de l’ONU à New York, mais sous le leadership de Washington, la rencontre Obama/Préval a été qualifiée de "très productive" par le Président des Etats-Unis.
M. Obama a redit que "les Etats-Unis seront un partenaire" pour Haïti tout en promettant des efforts auprès des donateurs internationaux pour qu’ils s’engagent à aider le pays dont le gros de l’économie a été pratiquement détruit en quelques secondes.
Sur ce dossier, René Préval a plaidé pour que les fonds versés soient gérés par une seule entité afin de garantir, dit-il, la meilleure utilisation possible au profit de la population.
Enfin, le locataire de la Maison Blanche a rendu hommage aux GI’s ayant pris part aux opérations de secours en Haïti au moment où un retrait progressif est amorcé.
Au début de cette campagne humanitaire sans précédent dans l’histoire récente des Etats-Unis, plus de 20.000 soldats américains se trouvaient sur place. Plus d’un quart des 11.000 hommes de troupe encore présents en Haïti seront rapatriés dans les prochains jours.
Le gigantesque navire-hôpital "USNS Comfort" a laissé Port-au-Prince mercredi pour regagner sa base à Baltimore (Maryland, est des Etats-Unis) au terme d’une mission humanitaire de sept semaines qui a permis au personnel médical de soigner à bord plus de 88.000 patients et de réaliser environ 900 interventions chirurgicales.
Après s’être fait dire mardi par la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton que les élections devaient se tenir en Haïti "au moment opportun", René Préval, qui a bouclé sa visite de travail de trois jours à Washington, est attendu maintenant à Roseau.
Dans la capitale de l’île de La Dominique, il participera jeudi et vendredi au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM), événement auquel se joindra le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6622

Bill Clinton révèle un désir secret : revenir faire du tourisme en Haïti

L’ancien Président américain et émissaire spécial de l’ONU pour Haïti exprime parallèlement ses craintes de voir une épidémie meurtrière se déclarer durant la saison pluvieuse mercredi 10 mars 2010, Radio Kiskeya
L’ex-Président des Etats-Unis et envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Bill Clinton, a déclaré mercredi devant le Sénat américain qu’il aspirait à retourner un jour à Port-au-Prince comme simple touriste, et non plus en tant que responsable onusien, sans toutefois cacher ses inquiétudes face à l’extrême précarité de la situation du pays depuis le séisme.
"Avant de quitter ce monde, j’aimerais pouvoir aller à Haïti en tant que touriste", a confié l’ancien chef de la Maison Blanche qui participait au nom de la fondation caritative William Jefferson Clinton à une audition sur la santé dans le monde organisée par la commission des affaires étrangères du Sénat.
Cependant, en ce qui concerne la situation post-désastre, elle préoccupe au plus haut point M. Clinton chargé par l’ONU de la coordination de l’aide et de la reconstruction.
"Mon plus gros souci pour Haïti, aujourd’hui, est que les conditions sanitaires ne mènent à une seconde vague de morts lors de la saison des pluies", a-t-il dit alors qu’il prenait part aux débats en compagnie du milliardaire Bill Gates. Fondateur de Microsoft, l’autre invité des Sénateurs américains représentait au Congrès la Fondation Bill et Melinda Gates.
Bill Clinton et son épouse Hillary, l’actuelle Secrétaire d’Etat américaine, sont depuis longtemps proches d’Haïti et évoquent régulièrement leur attachement à un pays où ils avaient effectué leur voyage de noce, en 1975.
Très actif sur la scène internationale depuis sa nomination au poste de représentant spécial de l’ONU pour Haïti, malgré des ennuis de santé, l’ex-Président démocrate avait déclaré, le mois dernier -peu après avoir subi une intervention chirurgicale- vouloir poursuivre ses efforts. Dans ce sens, il s’était engagé à continuer à "travailler avec le gouvernement et le peuple haïtiens, les donateurs internationaux et les organisations multilatérales" afin d’aider le pays où le séisme dévastateur du 12 janvier a, officiellement, fait plus de 220.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6621

Obama redoute une seconde catastrophe

Le président des Etats-Unis Barack Obama craint une nouvelle catastrophe en Haïti en raison de la saison cyclonique qui pourrait compliquer la situation des sinistrés. La situation sur le terrain reste très difficile et tout le monde doit être conscient que la crise n'est pas fini a martélé le président américain. A l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat haïtien, Barack Obama a voulu plaider la cause haïtienne qui peut sombrer dans l'oubli en raison d'autres préoccupations tel le séisme au Chili.
Obama appelle à une réponse globale à la crise haïtienne faisant remarquer qu'aucun pays ne pourrait faire face seul à une si grande catastrophe. De nombreux haïtiens ont grandement besoin de nourriture, de tentes et de soins médicaux, a insisté Barack Obama.
Conscient de l'ampleur de la tache, le président des Etats-Unis a fait valoir que des militaires et humanitaires américains continueront à apporter leur appui au gouvernement haïtien et aux ONG. Il a également donné l'assurance que l'engagement américain dans l'effort de reconstruction se poursuivra.
Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et coordinateur de l'assistance américaine, Bill Clinton, est du même avis. Lors d'une audition devant la commission affaires étrangères de la chambre des représentants, M. Clinton a dit craindre que les conditions sanitaires n'entraînent une seconde vague de mort pendant la saison pluvieuse.
Il soutient que les haïtiens doivent choisir l'une des quelques options possibles pour la reconstruction. Selon l'ex-président des Etats-Unis le modèle utilisé par l'Indonésie est la meilleure parce qu'il mettra la communauté internationale en confiance.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17195

Des experts de l'ONU attirent l'attention sur les droits des déplacés

Des experts préconisent une solution durable basée sur les droits de l'homme des personnes déplacées, comme composante essentielle du processus de rétablissement et de reconstruction d'Haïti. " Les droits de l'homme de la population déplacée d'Haïti devraient servir d'indicateur pour l'ensemble des initiatives visant au rétablissement ", a déclaré le Représentant du Secrétaire General pour les droits humains des personnes déplacées, Walter Kalin. Au cours d'une rencontre au siège des Nations Unies à Genève les experts ont mis l'accent sur la nécessité d'une approche intégrée basée sur les droits de l'homme dans le cadre des démarches d'aide et de reconstruction menées par la communauté internationale.
L'expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst, soutient qu'il est " essentiel à la fois que le gouvernement haïtien soit pleinement associé au processus de reconstruction, et que les besoins de la population locale soient traités ".
Dans son intervention le directeur adjoint du Bureau pour la prévention des conflits et le rétablissement du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Miguel Bermeo, a fait valoir que la réponse aux " besoins complexes des personnes déplacées au sein du pays est une priorité critique à la fois pour les acteurs humanitaires et pour ceux du développement". Il assure que la pleine intégration des personnes déplacées au sein du tissu économique et social, une réaction coordonnée dirigée par les pouvoirs publics nationaux et locaux, et un juste équilibre entre les interventions humanitaires et les interventions visant au développement sont essentiel au rétablissement et à la reconstruction d'Haïti.
Les experts ont également insisté sur l'attention particulière qu'il convient de porter aux groupes vulnérables tels que les enfants, les personnes handicapées, ainsi que certaines catégories de femmes. " Il est important de souligner le rôle vital que jouent les femmes en aidant les communautés à se rétablir en temps de crise", a déclaré M. Forst.
LLM 
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17196



mercredi 10 mars 2010

Obama et Clinton craignent une nouvelle catastrophe en Haïti

Lors d'une audition devant une commission du Sénat a Bill Clinton exprimé ses craintes sur la situation en Haïti: «mon plus gros soucis pour Haïti aujourd'hui est que les conditions sanitaires ne mènent à une seconde vague de morts lors de la saison des pluies».

Dans le même temps, au cours d'une conférence de presse tenue dans les jardins de la maison Blanche, ce mercredi 12 mars 2010, en compagnie de son homologue haïtien René Préval, le président américain Barack Obama a affirmé que la situation en Haïti était encore «terrible» et mis en garde contre les risques «d'une seconde catastrophe», après le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 220.000 morts. «La situation sur le terrain reste terrible et tout le monde devrait être bien conscient que la crise n'est pas finie». Il y a un «besoin criant» d'aide humanitaire en Haïti et «Le défi maintenant, c'est d'éviter une deuxième catastrophe» à l'approche de la saison des pluies qui est attendue dans les Caraïbes dans les semaines qui viennent et qui risque de provoquer des coulées de boue et des épidémies.


De son côté, René Préval a tenu à «remercier le peuple américain», le Congrès et le président Obama pour l'aide apportée. Il a aussi rendu hommage aux victimes américaines du séisme. il a aussi appelé à tirer les leçons de cette tragédie, insistant sur le fait que la réponse humanitaire avait été massive et généreuse mais que son efficacité aurait pu être améliorée. 

L'entretien de MM. Obama et René Préval a été jugé «très productif» par le président américain.

N/ Radio Métropole Haïti 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17189

Le Maire de Cologne veut établir des liens de coopération avec la région des Nippes

Le consul de la République d'Allemagne en Haïti, Gérard Manderna a effectué hier mardi une visite à Miragoâne dans le but de soumettre aux autorités locales une proposition du maire de Cologne qui souhaite établir un jumelage avec la région des Nippes.

« Le maire et l'arrondissement Nippes qui se trouve en Cologne la quatrième plus grande ville d'Allemagne après Berlin, Hambourg et Munich voudrait que cette région soit jumelées avec le département des Nippes, donc nous avons discuté avec les autorités locales sur la façon dont cela doit se faire » a déclaré le diplomate allemand.

Réagissant à la proposition faite par son homologue de Cologne, le maire de la ville de , Miragoâne Frantzso Joseph, estime qu'un jumelage entre cette région d'Allemagne et celle des Nippes pourrait être profitable pour le département.

Monsieur Joseph dit souhaiter obtenir des autorités de la ville de Cologne, une coopération décentralisée dans les domaines culturels et éducatifs.

Plusieurs villes haïtiennes sont jumelées à d'autres villes du monde. On peut citer Jacmel et Port-au prince qui établissent respectivement des liens avec Montréal et Paris.

EJ 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17194

Claudy Gassant invite les évadés à regagner leurs cellules

L'ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant qui vient d'être nommé secrétaire d'état à la justice, chargé des affaires pénales, invite les prisonniers, qui se sont évadés lors du séisme du 12 janvier dernier, à se rendre.

« Quelque soit la stratégie du ministère de la justice, tous ceux qui courent les rues et qui sont considérés comme évadé doivent, soit se présenter au commissariat le plus proche, soit se rendre au Pénitencier National. », C'est le mot d'ordre de Claudy Gassant.

Monsieur Gassant a indiqué que des directives ont été données dans le but de procéder à l'arrestation de toute personne hébergeant un évadé. Il affirme que l'enquête sur les circonstances de l'évasion massive des prisonniers du Pénitencier se poursuit.

Par ailleurs le secrétaire d'état aux affaires pénales annonce qu'il va adopter tout un train de mesures afin de lutter contre la détention préventive prolongée qui constitue un véritable défi pour les autorités judiciaires.

« C'est une réorganisation qui se fera à tous les échelons de l'appareil judiciaires et sans interférence dans la capacité de décision des magistrats », promet Claudy Gassant qui se propose de finaliser les instructions en cours.

Plus de 4000 prisonniers sont actuellement en cavale, seuls 200 d'entre eux ont été repris et confiés à nouveau aux responsables de l'administration pénitentiaire.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17193

EJ

Michaëlle Jean rencontre Leonel Fernandez

Michaëlle Jean, la Gouverneure Générale du Canada, lors de sa visite en République Dominicaine, a rencontré pour le déjeuner, le président Leonel Fernandez et le ministre des Affaires étrangères Carlos Morales Troncoso. Un peu plus tard, dans une autre salle du Palais national, sont venu se joindre les ministres des forces armées, de l'économie, de la planification et du développement, des finances, de l'éducation, des travaux publics, de la santé publique et du tourisme.

La République dominicaine et le Canada mettront au point des actions communes afin d'aider la reconstruction d'Haïti. C'est ce qu'a déclaré la Gouverneure Générale du Canada, Michaëlle Jean, après une réunion au Palais National à Santo-Domingo, avec le président Leonel Fernández et les membres de son cabinet.

S'adressant aux journalistes après sa rencontre avec le président Fernández au Palais national, la gouverneure a déclaré «Le Canada félicite la République Dominicaine pour le leadership qu'elle a prise en réponse au tremblement de terre en Haïti, pour tout le soutien et l'assistance qu'elle a fournie tant militaires que civils».

N/ Radio Metropole Haïti

L'argent des Duvaliers de retour en Haïti?

Le gouvernement helvétique souhaite accélérer la restitution à Haïti des 5 millions d'euros des Duvaliers (dictateurs de 1957 à 1986), sommes bloquée depuis 2002 sur des comptes bancaires suisse.

La Suisse souhaite démontrer ainsi au monde, sa volonté de lutter contre les comptes secrets des potentats internationaux. Un projet de loi sera déposé prochainement devant le parlement helvète. Cette nouvelle loi, permettrait de restituer des fonds bloqués à un pays, y compris dans le cas où le pays concerné ne réclame pas ces fonds ce qui est le cas avec les «fonds des Duvaliers», que personne ne réclame à Port-au-Prince. Si cette loi est adoptée, ces fonds permettraient de financer des projets de reconstruction en Haïti.

N/ Radio Métropole Haïti

Un départ inquiétant

Le départ de 3000 soldats, dans le cadre de la réduction de la présence militaires américaine en Haïti, préoccupe une population déjà fortement traumatisée par le séisme «Si les Américains partent, il y aura beaucoup de problèmes de sécurité», a déclaré Lucien Samedi, 23 ans, un survivant du séisme.

La police a pour sa part exprimé son inquiétude sur l'augmentation des risques de violence et mis en garde contre l'émergence de gangs violents composés de détenus dangereux qui se sont évadé lors du tremblement de terre. «Ces prisonniers sont un danger pour la population et sont armés», a déclaré l'inspecteur de police Rosemond Aristide, en charge de la sécurité de Cité Soleil, où se cacherait de dangereux évadés.

Les habitants ont refusé de commenter la présence de criminels dans le voisinage «Ce n'est pas un problème pour nous et nous ne voulons pas être un problème pour eux», a déclaré un habitant de Cité Soleil. L'un des évadés, qui a requis l'anonymat, a déclaré qu'il avait peu de chance d'être arrêté dans les limites de Cité Soleil. «Nous sommes ici dans notre territoire, protégé par les gens de notre pays», a -t-il déclaré.

Mais, pour la plupart des habitants de Port-au-Prince, la présence des troupes américaines, était une certaine garantie de sécurité «Je suis désolé de les voir partir car ils contribuent largement à aider les gens ici, surtout pour la sécurité», a déclaré Natasha Sincère, 22 ans. 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17186

Les engagements de l'UNESCO en Haïti

La Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, est en visite en Haïti du 9 au 10 mars, afin d'exprimer toute sa solidarité et tenir des discussions avec les dirigeants du pays sur la stratégie de refondation, à la suite du terrible tremblement de terre. Elle visitera également les projets soutenus par l'UNESCO, et rencontrera les partenaires principaux en éducation, culture et science, dans le but d'évoquer la coopération future.

L'UNESCO a travaillé en étroite coopération avec les autorités haïtiennes afin de mettre en œuvre des projets d'urgence et à moyen terme, dans le cadre de la réponse coordonnée des Nations Unies à cette catastrophe. «Je suis fermement décidée à faire en sorte que notre Organisation réponde aussi pleinement et aussi rapidement que possible aux besoins du peuple haïtien», a déclaré Madame Bokova. «Ma visite va permettre de nouer des liens plus étroits avec nos partenaires à Haïti, et montrer mon engagement inébranlable à me tenir aux côtés d'Haïti en ces moments de grand besoin».

La Directrice générale se joindra à la Gouverneure générale du Canada, Madame Michaëlle Jean, lors de rencontres avec des partenaires dans un certain nombre d'initiatives éducatives et culturelles qui sont actuellement mises en œuvre afin de venir en aide à Haïti au cours de cette phase de refondation.  Il est prévu qu'elle rencontre le Premier Ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, le Ministre de l'éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre, la Ministre de la culture, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, et le Secrétaire général de la Commission nationale haïtienne pour l'UNESCO, Jean Coulanges.

L'UNESCO travaille avec un large éventail de partenaires, notamment des organisations non-gouvernementales, afin de concevoir et de réaliser des projets qui prennent en compte la nécessité de reconstruire le riche tissu social et culturel d'Haïti. A la suite de sa visite en Haïti, la Directrice générale se rendra en visite officielle en République dominicaine, pour une journée. Elle rencontrera les dirigeants du pays, qui ont joué un rôle fondamental pour mobiliser l'aide internationale et apporter un soutien logistique dans les efforts humanitaires à Haïti.

Source : ODG 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17185

L'insécurité alimentaire progresse en Haïti après la catastrophe du 12 janvier

Selon une enquête réalisée par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), plus de 3 millions d'haïtiens sont actuellement en situation d'insécurité alimentaire.

Parmi ces personnes, 1.3 millions sont en état de carence grave. Elles se retrouvent principalement dans les zones affectées par le tremblement de terre du 12 janvier dernier.

Cette étude sur la sécurité alimentaire en situation d'urgence post-seisme est réalisée par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire avec la participation du Programme Alimentaire Mondial(PAM), de l'Oxfam, de la FAO et et d'autres organisations internationales.

Elle a été menée dans 10 communes du pays à savoir : Croix -des-Bouquets , Petion –Ville , Delmas , Tabarre, Carrefour , Leogane Gressier, Gand Goave et Jacmel et a concerné plus de deux millions et demi de personne.

Intervenant à la rubrique le point sur Radio Métropole, Le coordonateur de la CNSA, Pierre Gary Mathieu a précisé que plusieurs facteurs ont été pris en compte dans le cadre de la réalisation de cette enquête, dont , la consommation alimentaire, le revenu, la malnutrition infantile et les besoins prioritaires des familles hébergées et déplacées après la catastrophe.

Monsieur Mathieu estime que le déplacement des populations vers certaines villes de province, a augmenté d'avantage, l'insécurité alimentaire dans le reste du pays.

Les responsables de la CNSA, ont fait un ensemble de recommandations au gouvernement entre autres l'implantation du programme Cash for work dans les zones les plus affectées par le séisme du 12 janvier.

EJ 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17184

Le ministre de l'éducation envisage une réouverture progressive des écoles

Le ministre haïtien de l'éducation Joël Desrosiers Jean Pierre annonce pour bientôt la reprise des activités scolaires dans le département de l'Ouest. Même si le ministre n'a pas été en mesure de préciser une date, il a tout de même assuré de l'intensification des efforts en vue de déblayer les établissements scolaires détruits par le séisme.

Conscient de l'ampleur de la tache, le ministre de l'éducation soutient qu'il revient au gouvernement d'annoncer une date pour la reprise des activités scolaires. M. Jean Pierre préconise une réouverture progressive des écoles et signale que l'année académique devra être bouclée au cours du mois d'août.

Entre temps, le ministre se propose d'établir des cités scolaires qui pourraient accueillir chacune les élèves de 8 établissements. M. Jean Pierre envisage d'avoir recours à des stratégies diverses dans les différentes régions. Toutefois l'utilisation de tentes pour les salles de classe est la principale option des autorités.

Le ministre de l'éducation promet également d'autoriser le cas échéant l'utilisation d'immeubles sans étage et non fissurés dans certains quartiers.

La réouverture des classes est la principale préoccupation des autorités haïtiennes qui bénéficient de l'appui logistique et technique de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la Science et la Culture (UNESCO). Les ministères sont impliqués à plusieurs niveaux dans l'effort qui doit permettre aux enfants haïtiens de reprendre une vie normale.

Joël Desrosiers Jean Pierre croit qu'on peut réduire le délai pour la démolition des immeubles endommagés et le nettoyage des sites. Il révèle que certains sites ont déjà été alimentés en abris et structures d'accueil pour les écoliers.

LLM 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17183

Préval veut organiser les élections avant la fin de son mandat

Le chef de l'Etat haïtien René Préval s'est dit déterminé à organiser les élections dans le meilleur délai afin qu'un président élu puisse entrer en fonction le 7 février 2011.

Le président Préval et la secrétaire d'état américaine Hilary Clinton ont estimé nécessaire que des efforts soient déployés pour que les élections puissent se tenir "dès que cela sera approprié".

Un gouvernement provisoire est le pire scénario pouvant être envisagé selon le président Préval qui bouclera en février 2011 son second mandat de chef d'Etat.

Dans le même temps à Port-au-Prince, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin, a fait remarquer que le président Préval devra se maintenir au pouvoir si les élections ne peuvent avoir lieu dans les délais prévus. Il estime que la même formule qui avait permis aux députés et sénateurs de boucler l'intégralité des jours de leurs mandats pourra également être utilisée pour le président Préval. Un accord entre l'exécutif et le législatif avait permis de reculer la fin du mandat des députés de janvier à Mai 2010.

M. Jasmin a fait valoir que la date du scrutin dépendra de plusieurs paramètres tels l'état de l'appareil électoral et la conjoncture sociopolitique. 

En début de semaine la conseillère électorale Ginette Cherubin avait indiqué qu'une commission spéciale a été constituée en vue d'engager le dialogue avec les partis politiques autour du calendrier électoral. 
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17180

Il faut passer aux actes dès maintenant

À son arrivée à l'aéroport de Jacmel en début de journée, La gouverneure générale du Canada, Michaёlle Jean, a dit croire que les Haïtiens reprenaient espoir. C'est la première fois qu'elle venait à Jacmel depuis le séisme du 12 janvier. La population n'a cessé de manifester son enthousiasme sur son passage tout au long de sa visite. Les gens se poussaient et jouaient des coudes pour voir cette haïtienne qui a réussi à grimper les échelons, pour devenir la représentante de Sa Majesté la Reine au Canada.

Michaёlle Jean s'est adressée aux femmes rassemblées en grand nombre «Lorsqu'on cherchait les membres de ma famille à Jacmel et bien, je voudrais vous dire que ma famille est ici, ma famille, c'est vous», en ajoutant que ce sentiment de d'appartenance émerge lorsque les gens se rassemblent, mettent leurs idées en commun et posent des gestes pour bâtir l'avenir «C'est ça qui fait la différence».

Amil Zeny de la chambre de commerce de Jacmel, a dit que la région avait bénéficié de l'aide humanitaire canadienne, mais que le plus important maintenant était de concrétiser des investissements. Souhaitant que le gouvernement haïtien décentralise davantage ses fonctions et délègue plus de pouvoirs à la région de Jacmel.

L'ancien ministre de l'agriculture, Gerald Mathurin, a déclaré pour sa part que «L'État n'est pas la Nation, ce qu'il faut à Haïti, c'est une vraie démocratie», a-t-il affirmé à Michaёlle Jean qui a abondé dans le même sens. «La société civile doit avoir son rôle à jouer au niveau de la reconstruction», a-t-elle insisté, autrement, «la reconstruction est vouée à l'échec, Il faut passer aux actes dès maintenant, a conclu la gouverneure générale du Canada. N/ Radio Metropole Haïti 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17179

L'aide alimentaire du PAM s'évapore en Somalie avant d'atteindre ses destinataires

Près de 50 % de l'aide alimentaire distribuée par l'ONU en Somalie est détournée, affirme un rapport du Groupe de contrôle (Monitoring group) de l'ONU sur la Somalie. "Le Programme alimentaire mondial (PAM) est le principal fournisseur de nourriture dans le pays, avec près de 60 % du budget annuel humanitaire de l'ONU pour ce pays, soit 485 millions de dollars sur 850 millions", rappelle le document en partie dévoilé par le New York Times.
Le transport et la distribution de cette aide, assurés localement par des partenaires somaliens, représentent environ 200 millions de dollars. Trois hommes d'affaires somaliens se partagent à eux seuls 80 % de ce juteux marché. Selon des transporteurs du PAM et plusieurs autres sources impliquées dans la distribution de l'aide, "le système offre de nombreuses possibilités de détournement tout au long de la chaîne de distribution", écrit le rapport.
"Les pourcentages varient, mais des sources estiment approximativement que 30 % de l'aide est détournée par des partenaires locaux du PAM et les personnels de l'agence onusienne, 10 % par les transporteurs routiers et 5 à 10 % par les groupes armés qui contrôlent la zone", estime le Groupe de contrôle. Le reste de la nourriture est effectivement distribué aux populations, ajoute le document. "Les détournements, organisés grâce à la collusion entre transporteurs routiers et partenaires locaux du PAM, sont une forme habituelle de fraude, en particulier quand ces transporteurs et organisations partenaires sont la propriété de mêmes personnes", poursuit-il.
"Le PAM exige de ses partenaires sur le terrain qu'ils vérifient que les transporteurs ont rempli leurs obligations. Ces organisations partenaires et les transporteurs en question, ainsi que d'autres parties impliquées, peuvent donc s'entendre pour détourner l'aide alimentaire et s'en partager les revenus", explique encore le rapport.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/03/10/l-aide-alimentaire-du-pam-s-evapore-en-somalie-avant-d-atteindre-ses-destinataires_1316973_3212.html#ens_id=1275839
Commentaires:
Un article intéressant pour évaluer le travail de certaines ONG dans les pays pauvres...Je pense tout particulièrement à Haïti en ce moment!!!
Soyons sérieux au moins cette fois!

Entente entre l'AUF et le GRAHN suite au Colloque « Reconstruire Haïti – Horizon 2030 »

Suite au colloque « Reconstruire Haïti-Horizon 2030 » qui a accueilli plus de 600 personnes à l'École de Polytechnique de Montréal les 4 et 5 mars derniers, le Groupe de réflexion et d'action pour une Haïti nouvelle (GRAHN) a convenu d'une collaboration avec l'Agence universitaire francophone (AUF) qui tiendra des assises internationales sur la reconstruction du système universitaire en Haïti les 25 et 26 mai prochain à l'Université de Montréal.
Selon Mireille Mathieu, Vice-rectrice aux relations internationales à l'Université de Montréal et Vice-rectrice à la vie associative et au développement de l'Agence universitaire francophone (AUF), « les recommandations du GRAHN figureront en bonne place dans ces assises et dans le plan d'action crédible et concret que veut produire l'AUF en concertation très étroite avec le secteur universitaire haïtien et avec tous les partenaires de la francophonie universitaire.»
Toujours selon Dre. Mireille Mathieu, « le GRAHN collaborera également au comité de suivi mis en place par l'AUF pour s'assurer que la mobilisation internationale soit concertée et durable avec des assises annuelles pour analyser les retombées concrètes des livrables.»
Rappelons que, suite au colloque « Reconstruire Haïti-Horizon 2030 », une série de propositions préliminaires ont été soumises autour de la reconstruction du système éducatif haïtien. Ce cadre d'entente entre le GRAHN et l'AUF vient s'ajouter aux propositions concrètes en matière d'éducation.
Une liste mise à jour des propositions préliminaires issues du colloque sera diffusée dans les prochains jours.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17177

«USNS Comfort» quittera les eaux haïtiennes ce mercredi

Le navire-hôpital américain «USNS Comfort» mettra fin à sa mission ce mercredi 10 mars. L'annonce a été faite par l'Ambassade Des Etats –Unis en Haïti, dans un communiqué de presse rendu public hier mardi.
« Durant leur mission, l'équipage du Comfort a travaillé étroitement avec le Ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population et des professionnels de la santé de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), les organisations de secours internationales et des Organisations Non Gouvernementales pour assurer le suivi des soins pour les patients en récupération.», peut –on lire dans ce communiqué.
Selon Douglas Fraser de l'armée américaine, La réponse rapide et la contribution aux efforts internationaux de secours en Haïti ont aidé le pays à surmonter une crise médicale d'urgence à un moment où l'accès aux soins chirurgicaux était très limité sur le terrain.
Le personnel médical qui est à bord de ce navire de l'armée américaine a pu examiner plus de 88.600 patients et a pratiqué environ 950 interventions chirurgicales, selon les chiffres fournis par l'ambassade américaine.
Ce navire qui était arrivé le 20 janvier 2010 dans le cadre d'une mission d'assistance humanitaire d'urgence après le tremblement de terre du 12 janvier dernier, était à sa quatrième mission en Haïti.

EJ

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17178

Air Transat reprend ses vols réguliers entre Montréal et Haïti

Agence France-Presse, Montréal
La compagnie aérienne canadienne Air Transat a annoncé mardi la reprise, à compter du 10 mars, de ses vols réguliers hebdomadaires entre Montréal et Port-au-Prince qui avaient été interrompus après le séisme du 12 janvier.

Ses appareils Airbus A330 et A310 ont assuré quatre vols humanitaires entre le 20 janvier et le 16 février, organisés avec le gouvernement fédéral canadien, selon un communiqué citant Allen Graham, président-directeur général d'Air Transat. Ces vols, réalisés grâce au travail bénévole des employés d'Air Transat et de Handlex (services d'escale), ont permis à près de 400 volontaires de différentes organisations humanitaires de se rendre sur place et à plus de 550 personnes, y compris de nombreux orphelins, de gagner le Canada.

Le voyagiste Transat et Air Transat ont également remis environ 215 000 dollars canadiens à la Croix-Rouge et à SOS Villages d'Enfants pour leurs efforts en Haïti.

Air Transat est le plus important transporteur aérien canadien spécialisé dans les voyages de vacances, desservant chaque année 60 destinations dans 25 pays pour environ 3 millions de passagers.

http://www.cyberpresse.ca/voyage/nouvelles/201003/09/01-4258867-air-transat-reprend-ses-vols-reguliers-entre-montreal-et-haiti.php

Michaëlle Jean visite Jacmel

 Publié le 09 mars 2010 à 09h12 | Mis à jour le 09 mars 2010 à 19h12

Alexander Panetta La Presse Canadienne Port-au-Prince, Haïti Les rues agitées d'une ville côtière colorée d'Haïti se sont immobilisées mardi, alors que Michaëlle Jean s'y trouvait pour visiter la terre de son enfance.

La gouverneure générale du Canada a conclu son émotive visite de deux jours en Haïti en s'arrêtant à certains des endroits qu'elle affectionnait lorsqu'elle était enfant à Jacmel. Mais plusieurs de ces lieux ne sont plus que décombres depuis le séisme du 12 janvier, qui aurait fait plus de 200 000 morts.

Native de Port-au-Prince, Mme Jean considère Jacmel comme le lieu de ses racines.

La marche de la gouverneure générale dans les rues de Jacmel a attiré un grand nombre de badauds. Les remous de la foule ont même forcé la Gendarmerie royale du Canada à bloquer des intersections de rues, alors que l'entourage de Mme Jean peinait à se frayer un chemin.

Mme Jean s'est arrêtée à une maison où vivait un proche aujourd'hui décédé, puis a salué les nouveaux résidants, qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes.

Des étoffes de toutes les couleurs imaginables étaient offertes dans des kiosques, à l'instar d'une panoplie de produits, de sandales en passant par des produits pour les cheveux. Pour toile de fond, des immeubles aux couleurs pastel, dont certains étaient abîmés à un point tel que toute tentative de remise en état serait vaine.

Certains proches de Mme Jean se sont joints à elle pour la marche. Après avoir échangé étreintes, baisers et au moins un «top-là», ils se sont tous regroupés pour une photographie.

«J'ai l'impression de flotter, a lancé Mme Jean à la fin de sa marche. Comme si j'avais des ailes.»

Mais peu après cette heureuse scène, au moment où son hélicoptère quittait Jacmel, la gouverneure générale tenait son visage entre ses mains et sanglotait.

Des larmes avaient également coulé sur les joues de la gouverneure générale plus tôt au cours de la journée de mardi, plus précisément lorsque Mme Jean a rencontré la fille d'un ami proche décédé dans le tremblement de terre.

Mais à chaque fois que l'occasion se présentait, Mme Jean s'efforçait de propager l'optimisme, faisant valoir que le progrès demeurait possible en Haïti.

Elle a livré ce même message quand elle se trouvait aux côtés du président haïtien, René Préval, lorsqu'elle était entourée par des dizaines de journalistes lors d'une mêlée de presse, et au cours d'une rencontre avec des chefs de groupes civiques.

La gouverneure générale a confié que son «grand rêve» était de voir Jacmel un jour réaliser son véritable potentiel.

En arrivant à Jacmel, Mme Jean, qui est également commandante en chef des Forces armées canadiennes, a salué des soldats canadiens qui travaillent depuis plusieurs semaines à la reconstruction de la ville et aident les sinistrés.

Les militaires canadiens fermeront sous peu leur hôpital temporaire à Jacmel, mais ils y laisseront certaines des installations qu'ils ont construites, dont une servant à purifier l'eau.

Environ 500 militaires canadiens ont fourni de l'aide à Jacmel après le tremblement de terre de janvier, et la moitié d'entre eux est déjà rentrée au Canada.

Mme Jean a également rencontré des responsables d'organisations civiques avec qui elle a eu de francs échanges sur les problèmes auxquels la région est confrontée.

Au cours de l'entretien, ces responsables ont fait mention de l'effondrement du système scolaire, des maigres investissements privés dans le secteur agricole et de la faible production énergétique, qui s'est traduite par des tarifs exagérés.

La critique la plus virulente a toutefois été lancée contre le gouvernement d'Haïti. Les chefs des groupes civiques rencontrés par Mme Jean reprochent à l'Etat de contrôler la planification du développement et le financement de l'aide.

Le dirigeant d'une importante organisation non gouvernementale locale a déclaré que le tremblement de terre avait exposé au grand jour des problèmes structurels qui étaient déjà présents au pays.

«Nous (les Haïtiens) avons besoin d'une meilleure gouvernance, a plaidé Gérald Mathurin, de l'organisation CROS. La capitale, Port-au-Prince, est devenue la République d'Haïti (...). Une guerre entre la nation et l'Etat est en cours.»

Mme Jean a répliqué que le Canada n'avait pas oublié les plus petites régions d'Haïti. Elle a évoqué les efforts du Canada pour aider la population de Jacmel et de Léogâne, ajoutant que le réflexe de la majeure partie de la communauté internationale avait été de diriger l'aide vers la capitale.

«Ces communautés ont été abandonnées durant trop longtemps», a poursuivi Mme Jean.

La gouverneure générale a ensuite fait part de ses espoirs pour la région. Mme Jean rêve de voir Jacmel être dotée d'un port moderne pour le transport maritime et le tourisme.

Elle a ajouté que des idées étaient en place, que de nombreux plans de développement avaient été préparés et qu'il était maintenant temps de passer à l'action.

Après sa visite en Haïti, Mme Jean passera la journée de mercredi en République dominicaine, le pays voisin, pour remercier les dirigeants de toute l'aide offerte.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201003/09/01-4258786-michaelle-jean-visite-jacmel.php

Préval et Clinton aspirent à des élections dès que possible

Le président haïtien, René Préval, et la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, ont tous deux souligné mardi la nécessité d'organiser des élections dès que possible dans le pays caribéen frappé par un séisme dévastateur en janvier.

«Il faut chercher une voie, et les spécialistes le feront, pour que lorsque je quitterai (le pouvoir), il y ait un parlement et un président élus», a déclaré le chef d'État après une rencontre à Washington avec Mme Clinton.

«Le pire», a-t-il ajouté, «c'est d'avoir un gouvernement qui n'ait pas la légitimité, qu'on entre dans une période de gouvernement provisoire. Il faut un gouvernement qui ait la légitimité populaire».

«Nous devons travailler à des élections (...) J'ai assuré au président Préval que les États-Unis travailleraient avec la communauté internationale pour que des élections se tiennent dès que ce sera approprié», a dit de son côté la secrétaire d'État.

Le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), dont le local a été détruit par le séisme, a reporté sine die les élections législatives prévues fin février. Le scrutin présidentiel est prévu en décembre, le mandat de M. Préval courant jusqu'en février 2011.

Le CEP, dont les membres ont été désignés par M. Préval, a exclu des législatives «pour des motifs apparemment arbitraires» une quinzaine de partis, dont le Fanmi Lavalas de l'ancien président Jean Bertrand Aristide, qui est la formation politique la plus populaire, a commenté dans un courriel à l'AFP Dan Beeton, du Centre de recherches économique et politiques, un centre de réflexion de Washington.

La décision, a-t-il souligné, a causé «une indignation générale dans la classe politique».

Les ravages du séisme du 12 janvier sont intervenus dans une société profondément déstabilisée par des décennies de dictature et d'instabilité politique, qui se sont poursuivies jusqu'en 2006.

Malgré de fragiles progrès depuis lors, 4 Haïtiens sur 5 survivent avec moins de deux dollars par jour. La pauvreté de l'Etat lui-même et sa faiblesse font que les seuls travaux d'infrastructures sont l'oeuvre de la Minustah, la mission de l'ONU sur place, tandis que la corruption atteignait tout le pays dès avant le 12 janvier.

Mme Clinton a indiqué que l'administration Obama avait fourni «près de 700 millions de dollars» d'aide à Haïti dans la première phase de réaction au séisme. «La moitié des foyers américains ont contribué» aux dons privés, a-t-elle également souligné.

Elle a cité quatre domaines d'action particulièrement cruciaux à ses yeux: la construction de logements avant la saison des pluies (qui débute le mois prochain, celle des ouragans débutant en juin), la fourniture de semences et d'engrais aux paysans, la remise en route des usines, et l'octroi de tarifs douaniers favorables à Haïti.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/09/01-4258956-preval-et-clinton-aspirent-a-des-elections-des-que-possible.php