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lundi 22 septembre 2008

Mia Farrow attristée par les conditions de vies des sinistrés aux Gonaïves

L’actrice américaine, Mia Farrow s’est rendue samedi dans la ville des Gonaïves la plus touchée par les récents ouragans.
Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, Mme Farrow, a rencontré des victimes, en particulier des femmes et des enfants. "J’ai vu une ville encore plongée dans une boue profonde, où des gens qui n’ont rien mangé depuis trois ou quatre jours couchent encore sur le toit de leur maison", a témoigné Mia Farrow.
Elle s’est dite particulièrement marquée par le fait "qu’un pays si proche des Etats-Unis soit aussi pauvre avec un niveau de vie si bas"."A mon retour aux Etats-Unis, je vais écrire une histoire. Je veux que le monde sache ce qui se passe ici", a dit Mia Farrow espérant que sa présence va attirer l'attention sur les conditions de vies des gonaiviens. " Je vais porter un message au monde pour dire qu'il y a une situation désespérée en Haïti après cette catastrophe", a-t-elle soutenu.
Les rues des Gonaïves sont remplies de boue, de fatras et de cadavres d’animaux qui dégagent une odeur nauséabonde informent les correspondants de presse.
Mia Farrow, a salué le courage des habitants des Gonaïves, qui résistent à la souffrance et tentent de retrouver une vie normale en débarrassant les maisons de quantités de boue. Haïti a été frappé de plein fouet ces dernières semaines par quatre ouragans successifs qui ont fait au moins 326 morts et 800 000 sinistrés, selon un bilan du gouvernement.
L'actrice doit boucler ce lundi une visite de 4 jours en Haïti espérant que sa visite va attirer l’attention du monde entier sur la situation désespérée de ce pays.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14103

Robert Benaudin critique l’action des autorités haïtiennes

Le chroniqueur politique Robert Benaudin affirme que les haïtiens de la diaspora sont préoccupés par les dégâts causés par les récents cyclones.
Il soutient que des associations haïtiennes à Miami, Chicago, Boston et New York organisent des collectes de fonds en vue de venir en aide aux sinistrés des différentes régions du pays. " Au début il y avait une certaine réticence en raison de la mauvaise gestion des fonds en 2004", dit-il faisant remarquer que les haïtiens ont pris conscience de l’ampleur du drame grâce aux photographies diffusées sur Internet.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Robert Benaudin a critiqué le laxisme des autorités gouvernementales qui n’avaient adopté aucune disposition pour prévenir ces drames.
Attirant l’attention sur l’absence de centre d’hébergement et de plan d’évacuation avant le passage des ouragans, M. Benaudin a rappelé que le centre national de Météorologie n’avait pas donné l’alerte avant le passage de l’ouragan Hanna. " On a eu autant de perte en vie humaine parce qu’il n’y avait pas de prévention", dit-il critiquant la négligence des autorités." On est entrain d’exploiter la tolérance d’une population aux abois", argue M. Benaudin qui critique l’incompétence de certains responsables. " Il n’y a aucune velléité pour résoudre le problème actuel", dit-il s’étonnant que les autorités n’aient pas sollicité des barges pour acheminer l’aide aux sinistrés." Les Etats-Unis, le Canada et la France apportent l’aide aux sinistrés à partir de leur navires", signale t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14102

3 jours de deuil en mémoire des sinistrés des récents cyclones

Le chef de l’état a décrété 3 jours de deuil en mémoire des victimes des ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike. L’administration publique et le commerce fonctionneront normalement mais les drapeaux seront mis en berne sur les édifices publiques.
Les boites de nuit seront fermées et le medias son invité à adopter une programmation spéciale en la circonstance. Le président Préval a rappelé que les cyclones ont causé deuil et destruction dans le pays. " En solidarité avec les parents des victimes nous respectons 3 journées de deuil et les medias diffuseront la sonnerie aux morts", ajoute t-il.
Le chef de l’état haïtien a laissé Port-au-Prince hier à destination de New York afin de prendre part à l’assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations Unies.
Au cours de son séjour dans la capitale économique américaine, le président Préval participera à une rencontre des donateurs du Clinton Glogal Initiative (CGI) et une réunion de travail entre les chefs d’état de la Caricom et la secrétaire d’état américaine, Condoleeza Rice. " C’est l’occasion d’avoir des rencontres bilatérales en vue de faire face à la situation", dit-il soulignant que les dégâts ont fait perdre 5 ans de croissance au pays.
Le président Préval espère s’entretenir notamment avec le commissaire européen, Louis Michel, le secrétaire d’état français à la coopération, Alain Joyandet, le président brésilien, Luiz Inacio da Silva, le président sénégalais Abdoulaye Wade, la présidente du Chili, Michèle Bachelet, le sous secrétaire d’état américain, Williams Burns, le président mexicain José Calderon et le premier ministre espagnol, Jose Luiz Zapatero.
De plus, René Préval soutient que son intervention à la tribune de l’ONU sera l’occasion de présenter les problèmes auxquels le pays est confronté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14101
Les secteurs sanitaire et agricole représentent des priorités après les récents cyclones Le directeur général du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), Gabriel Timothée, indique que des dispositions ont été prises pour prévenir des épidémies dans les différentes villes touchées par les récents cyclones. " Nous avions réalisé des cliniques mobiles dans certaines régions", lance le docteur Timothée précisant que des équipes d’assainissement ont été dépêchées dans les départements touchés par les ouragans.
30 officiers sanitaires ont été dépêchés aux Gonaïves révèle le directeur général du MSPP, soulignant que des équipes de surveillance épidémiologiques sont sur place. Il annonce qu’un plan d’intervention rapide sera lancé dans tous les départements pour lutter contre la malaria notamment.Dans le même temps, la coordonnatrice de la commission d’aide aux victimes des cyclones, Yolene Suréna, soutient que le programme de distribution d’aide aux sinistrés se poursuivra pendant un mois. Elle rappelle que les brèches ont été colmatées ce qui a empêché une nouvelle inondation de la ville des Gonaïves en dépit des récentes averses. " 120 000 personnes reçoivent une assistance nutritionnelle", affirme t-elle précisant que 500 tonnes de nourriture ont été distribuées.
Par ailleurs, le chef de l’état a annoncé hier la création de 2 nouvelles secrétaireries d’état à l’agriculture qui permettront de renforcer l’action du gouvernement dans le secteur.
Michel Chancy est nommé secrétaire d’état à la production animale et Jean Claude Delicié, secrétaire d’état à la production végétale. Le secteur agricole a subi de lourdes pertes lors du passage des cyclones Gustav, Hanna et Ike soutiennent les autorités haïtiennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14100
HRV opine :
Personne ne va applaudir le fait que dans ce contexte de manque cruel de moyen que le Président Preval crée deux secrétaireries en plus accrochées au ministère de l’agriculture. Qui a dit que le fait de créer deux antichambres en plus va propulser la production animale et végétale ?

Des coulisses pour des dépenses officielles et un terrain pour la corruption

PAROLES D'EXPERTS....Gestion des bassins versants/ Pas de folie dans le reboisement

A la suite de l’inondation quasi générale d’Haïti provoquée par le passage de quatre cyclones en un mois, un désastre naturel s’est abattu sur le pays : 500 personnes mortes , des villes côtières submergées dont Gonaïves à plus de 4 mètres d’eau par endroit., Les dégâts économiques sont énormes . Plusieurs ponts sont détruits isolant les neuf départements les uns des autres. A l’ile de la tortue 75% des bateaux en rade ont été détruits rapporte le maire de cette commune. « Les premières estimations des dégâts dans l’agriculture seraient d’environ 23 millions 515 mille dollars américains. Il ne serait pas étonnant que les pertes soient nettement plus élevées qu’elles ne le sont ici, puisque les données sont très incomplètes pour cinq départements (Ouest, Nippes, Nord’Est, Nord-ouest et Sud). (CNSA Haïti) »
Tout d’un coup tout le monde parle de reboisement des bassins versants comme d’une solution miracle. Qu’en est il en réalité ?
Le pays compte 30 bassins versants totalisant 2.177.500has. Le ruissellement de l’eau de pluie chargée de terre dans les bassins versants est le facteur principal responsable de toutes ces avalanches d’eau à l’origine des désastres naturels devenus annuels. On parle de 16.000 tonnes de terre à l’année qui laissent les mornes .Ces évènements liés aux changements climatiques se produiront chaque année parce que Haïti est située sur le chemin des cyclones qui se forment annuellement dans l’atlantique et dans les petites Antilles.
Les bassins versants sont dénudés, escarpés, et se prêtent aux mêmes phénomènes de dégradation. Tout le monde parle de ruée vers le reboisement alors que le reboisement, fut il bien pensé, n’apportera aucune solution immédiate parce qu’il faut un minimum de cinq années avant qu’un arbre fruitier devienne fonctionnel. Le facteur sur lequel il faut jouer dans l’immédiat est le ruissellement, qui coulant sur des pentes abruptes voit sa force de destruction décuplée comme 4 fois la racine carrée de la pente
- Il faut réduire le degré de ruissellement dans les bassins versants
- Il faut faciliter l’absorption de l’eau de pluie afin d’en emmagasiner d’avantage dans le sol
- Il faut réduire les pertes de sol au dessous du niveau ou elles provoquent le ravinement
- Il faut indirectement maintenir en place la couche arable d’où les plantes tirent leur nourriture.
- Il faut reboiser le pays en essence fruitière et forestière capable de par leur production de masse de changer l’économie vivrière de montagne en économie de vergers
Il s’agira d’abord de combattre l’érosion par ruissellement et l’érosion par déversement.
Comme l’érosion charrie des matériaux grossiers, ces sédiments viennent rehausser les lits des rivières qui ne peuvent plus contenir le volume d’eau boueuse transportée. Lorsque les drains, les lits des rivières deviennent tellement ensedimentés comme par exemple la rivière Rouyonne, l’excès d’eau se déverse dans les villes situées à la cote la plus basse du bassin versant qui est celle du niveau de la mer.
Dans la notion de bassins versants d’une rivière, l’eau qui a inondée par exemple, la ville de Leogane , provient de la Rivière Rouyonne qui elle-même reçoit les eaux de la rivière des Orangers, les eaux de la rivière de la Gosseline , les eaux de la rivière Momance et les eaux de la rivière Gormier. Plusieurs ravines qui jettent leurs eaux dans ces rivières proviennent de ravins plus petits au bas de la ligne de crête des mornes qui intègrent le bassin versant.

Dans la gestion des villes côtières que des bassins versants critiques surplombent les interventions de choix prioritaires sont celles qui peuvent collecter les eaux de ruissellement pour les canaliser directement vers la mer ou vers un autre exutoire naturel évitant l’inondation des villes et les dégâts connexes. Ces interventions quoique prioritaires sont considérées comme des palliatifs parce qu’elles ne s’attaquent pas aux vraies causes du problème.
Parmi ces interventions prioritaires on trouve :
- Le reprofilage des rives des rivières
- Le Curage des rivières
- Le Curage des ponts
- Le Déblaiement des embouchures
- Le Colmatage de brèches dans les rivières
- Le Curage des drains de la ville
Parmi les interventions de seconde priorité pour réduire le ruissellement mais essentielles pour s’attaquer aux causes de l’érosion on trouve :
- La correction des ravines primaires, secondaires et tertiaires
- Les terrassements d’absorption, les seuils de Pierre, le clayonnage, les bandes enherbées
- L’Etablissement des banquettes de dérivation
- La construction des exutoires
- Les plantations d’arbres à des fins industrielles.
- La culture vivrière conversationniste
Ces propositions techniques ne sont pas toutes indiquées, leur choix dépend de l’écologie des différentes zones et des différents écosystèmes retrouvés au niveau du bassin versant. Seuls les spécialistes pourraient avoir le dernier mot, après que les politiques aient donné les orientations.
Les interventions ci-dessus relèvent en particulier des ministères de l’Agriculture et des Travaux Publics.

Qu’attendons-nous de la politique des autres ministères ?
En dehors des interventions d’urgence qui rétablissent la paix sociale de la société traumatisée on attend les actions cohérentes suivantes au niveau de chacun des ministères suivants :
Ministère de l’Agriculture
- Conception sectorielle technique
- mise en œuvre des projets de gestion des bassins versants les plus critiques et de gestion de la parcelle où l’agriculteur fait l’agriculture vivrière.
- Vulgarisation, recherche et crédit à la production

Ministère Planification
- Préparation des plans d’intervention,
- Préparation d’un plan directeur d’aménagement de bassins versant précisant les interventions à faire par chaque ministère dans un projet de bassins versants.
- Réglementation des ONG opérant dans le pays
Ministère des Finances
- Financement prioritaire des projets de Bassins Versants,
- Déblocage rapide des fonds permettant de gérer durablement les Bassins Versants
Ministère du commerce
- Réglementation du commerce de bois, des produits dérivés.
- Subvention des réchauds améliorés et à gaz propane.
- Subvention Kérosène
- Création d’emploi par la mise en place d’unités de transformation des produits agricoles écotourisme, artisanat

Ministère TPTC
- Lancement de projet de protection de bassins versants conditionnant les barrages hydroélectriques, les réservoirs d’eau potable
- Construction des routes dans l’aire de chaque projet de bassin versant en cours
Ministère Environnement.
- C’est un ministère transversal, il faut le retirer dans les interventions de terrain et d’exécution de projet.
- Qu’il se consacre dans la conception des normes et de principes régissant la gestion des bassins versants et dans l’éducation environnementale

Ministère Education nationale
- Intégration de la gestion des bassins versants dans le curriculum des écoles et des programmes d’alphabétisation.
- Construction école primaire dans chaque projet de gestion de bassin versant
Ministère Santé Publique
- Lancement de projets de Gestion de bassins versants des villes et des sociétés vulnérables
- Construction des dispensaires hôpitaux dans chaque projet de bassin versant.

Ministère justice et sécurité publique
- Etablir des tribunaux de paix dans toutes les sections communales se trouvant dans les bassins versants
- Faire respecter les lois en rapport avec la gestion des bassins versants
- Etendre la PNH dans toutes les sections communales
- Prendre la tutelle de l’INARA pour régler la tenure foncière et les conflits terriens
Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales
- Allocation de l’argent des Fonds de gestion et de développement des collectivités territoriales aux Casecs et aux Mairies pour faire la supervision et le suivi de tout projet de bassin versant opérant dans leur territoire

Communauté internationale
- Souplesse et compréhension dans les accords de prêt, dans la gestion des prêts et des dons accordés à l’Etat haïtien.
- Gestion des fonds par l’Etat Haïtien Supervision de la gestion de fonds par les nations Unies

Durée des projets de gestion d’un bassin versant
Comme montré plus haut, Haïti compte 2.177.500 hectares de bassins versants caractérisés par une multitude d’écosystèmes totalisant 1.200.000 exploitations agricoles. Le coût de contrôle physique du ruissellement dans ces exploitations dépasse les 40.000 gourdes à l’hectare. Les travaux d’entretien annuel de ces structures coutent 4 à 5000 gourdes l’année. Le coût de production d’une parcelle vivrière comme élément de motivation pour encourager le reboisement avoisine 40.000 gourdes pour les cultures les moins couteuses. Enfin le reboisement par la plantation d’arbres 110 à 300 à l’ha, selon l’espèce va remplacer dans l’espace d’une décennie l’économie vivrière dans les bassins versants. Il faut prévoir un minimum de huit années pour la durée d’un projet de bassin versant appelé à devenir une activité durable.
Quel serait le coût d’un tel projet ?
A l’échelle du pays et ramené aux 2.177.500 has de bassins versants du pays, il est économiquement inconcevable de penser à la protection et à la conservation de cette superficie qui pourtant est incontournable. Il faut trouver une stratégie qui redonne confiance à la population dans ces dirigeants et qui crée une motivation qui la fait supporter avec son courage les 75% des dépenses. Cette stratégie passe par la mise en place d’un état fort responsable institutionnalisé et respectueux des objectifs de développement durable. On ne peut pas mettre en œuvre 31 projets de bassins versants couvrant 2.177.500 ha, mais on peut mettre sous démonstration 1/10 de cette superficie au prorata des 31 bassins versants et en respectant les priorités à la base de ces choix. Ceci reviendrait à exécuter 31 projets de gestion de bassins versants couvrant chacun 7024 has en moyenne. Dans chacune de ces aires le projet de société dont rêvent les politiciens pour le pays serait exécuté comme conçu et servirait de modèle de référence à la population pour qu’elle apporte sa participation à l’élargissement progressif du projet modèle dans le reste de la superficie de chaque bassin versant..Ceci dit, je demanderais au gouvernement de Mme Pierre Louis de s’armer de son mâle courage pour expliquer à la communauté internationale le bien fondé de la démarche qui ne viserait pas l’exclusion des ONGs mais l’intégration des ONGs qui viendraient opérer sous la tutelle des collectivités territoriales. Ceci est un rêve, mais si on ne rêve pas, on ne peut pas trouver les solutions alternatives viables parce que nos dirigeants actuels sont pris dans le labyrinthe du figé et du snobisme économique.

L’affaiblissement de l’état et l’ONGénisation du paysage politique haïtien à partir de 1990 ont débouché sur la formation d’une administration publique dont les hauts responsables sont d’anciens cadre d’ONGs qui placés en position de gestionnaire des biens de l’Etat mettent les lois organiques des institutions en veilleuse et dirigent les boites de l’Etat comme leurs biens privés. Ils en profitent pour torpiller le pays et pour négocier avec l’internationale des contrats ONG dont ils deviendront les directeurs aussitôt que l’exécutif les aura envoyés en position de réserve de la république en attendant qu’ils reviennent encore aux affaires.
L’administration publique est devenue un lieu de placement d’hommes liges en service et au service qui canalisent l’action gouvernementale dans le sens de la communauté internationale et des ONGs. Alors que les ONGs sont des structures temporaires qui exécutent des taches urgentes et ponctuelles, depuis 1990 elles sont devenues de structures permanentes par lesquelles transite toute l’aide publique au développement .Voilà l’histoire des plans comme , le PURE I, le PURE II, le CCI et aujourd’hui le DNSCRP qui ont détruit l’administration publique haïtienne et conduit le pays à ce Cul de jatte.
Agronome Michel William
http://www.agren-com.org
Nous avons été inclus par hasard dans un de ces interminables mailing lists qui pour une fois nous a permis d’obtenir le fruit d’une réflexion cohérente sur un problème crucial pour Haïti.
Les idées semblent s’emboiter en suivant une certaine logique. Et c’est si bien articulé que ce n’est pas étonnant que le secteur officiel ne sente aucun gène à bouder un tel travail. On a envie de dire que c’est trop bien conçu pour intéresser le gouvernement haïtien.
Nous ne possédons certes la moindre expertise pour juger de la valeur de ce document mais nous ne voyons aucun inconvénient à participer à sa divulgation de façon à inviter au débat.
Que celui qui trouve incorrectes les approches dégagées par l’auteur lance la première critique !

samedi 20 septembre 2008

L'île-à-Vache: ses déboires, son péché, ses richesses

Quelque 1160 familles sinistrées,430 maisons détruites, 487 têtes de bétails emportées, des champs dévastés, des centaines de filets et de nasses endommagés... Dieudilien Lima, un notable de l'île- à-Vache rentré à Port-au-Prince pour communiquer ce bilan de la protection civile locale au député Jean-David Génesté, s'inquiète désormais de l'expansion de maladies comme la malaria et la typhoïde. Sur l'île dont le "centre ville, "Madame Bernard" a subi d'importants dégâts après Fay, Gustav, Hanna et Ike, trouver de l'eau potable est un défi. M. Lima, alerté par la vulnérabilité accentuée de son patelin , raconte que le commerce de charbon de bois se poursuit. En dépit de tout. Retour sur un jour comme un autre au bord de mer des Cayes où l'on débarque les voiliers venant de l'île-à-Vache.
Pas un débarcadère. Rien. Juste un coin insalubre et bruyant du littoral où des forçats en sueurs, enfoncés dans l'eau jusqu'à la hanche, la pestilence de poissons séchés plein les narines, débarquent des voiliers bondés. Citrons, noix de cocos, quenêpes, vétiver, quelques volailles exténués ..., mais surtout des centaines de sacs de charbon de bois sont empilés, là, sur le sol, sous les yeux de quelques marchands et de camionneurs pressés de s'en aller avant la fin de l'après-midi. La "montagne" de charbon, très vite fractionnée, est stockée dans des dépôts de fortune du bord de mer aux Cayes et le reste chargé à la vitesse grand V dans des véhicules parqués, le moteur en marche. Destination : Port-au-Prince. Personne ne s'inquiète. Le train-train quotidien.Mais sans jumelles, il est désormais facile de voir des "veines blanches", des" calvities" dans des flancs de montagnes de cette ile d'une beauté encore paradisiaque où vivent sur 48 kilomètres carrés quelque 22 .000 habitants oubliés ou presque par l'Etat haïtien et le reste du pays. "La situation socioéconomique précaire de la population et la faiblesse des pouvoirs publics, incapables de surveiller et de punir", sont, selon le député de la circonscription Cayes-Ile-à-Vache, Jean David Génesté, les causes de cet assaut sur les arbres de l'ile. Depuis un certain temps, les gens détruisent même les mangroves, l'abri naturel des poissons, pour faire du charbon, déplore l'élu rappelant que " l'ile, commune depuis 1976, devrait être décrétée zone essentiellement touristique".
Fernand Sajous, propriétaire de "Abbaka bay Resort" abonde dans le même sens."C'est l'un des plus beaux sites du pays. Et à ce titre, il mérite d'être protégé", raconte-t-il visiblement fasciné par ce bout de terre. Un peu amer, il regrette l'incurie des autorités qui tardent à sanctionner les propriétaires et armateurs de voiliers qui font le commerce du charbon de bois. L'homme d'affaires, soulignant qu'il y a beaucoup d'espoir pour faire "décoller" l'Ile- à-Vache au niveau touristique, rêve d'agrandissement de " l'aéroport des Cayes" et de ports dignes de ce nom pour faciliter la connexion avec le reste du pays.
Une ile en "or". Sept épaves dont le « Jamaïcan Merchant », le « Blue Nose », un navire de l'époque de la guerre civile américaine, trois autres bateaux inconnus et vraisemblablement le fameux Oxford du célèbre pirate des Caraibes, Henry Morgan , ont été identifiés dans le cadre de prospections subaquatiques réalisées entre novembre 2004 et Janvier 2005 par les plongeurs de la Carribean Marine Int, à Port-Morgan..., dans la périphérie de l'île-à-vache, selon le maitre nageur Gilbert Assad. Un brûleur d'encens, une moule à hostie, quatre assiettes en argent, des boulets pour fusil et d'autres objets ont été remontés à la surface. Et d'un point de vue historique, avoir dans ses eaux des artéfacts de cette importance est inestimable, rapelle M. Assad. Dans la perspective où de nouvelles plongées confirmeraient que l'Oxford est bien dans les eaux au large de l'ile-à-Vache, l'Etat haïtien pourrait exploiter les droits exclusifs de reproduction cinématographique et développer des partenariats avec des musées étrangers pour réaliser des expositions, explique-t-il sans parler de la faune de l'ile. Que fait le ME ?
Le ministre de l'Environnement, l'ingénieur Jean-Marie Claude Germain, informé de la situation à l'île-à-Vache, prône une intervention sur deux axes. Pour réduire la pression sur nos espaces verts, il faut offrir des alternatives énergétiques à la population et poser des actions visant à la réhabilitation de l'environnement, préconise-t-il martelant "qu'il faut faire des interventions en amont et en aval". Des hommes d'affaires haïtiens sont intéressés à la commercialisation des gisements de lignite de Maissade estimés à plus de 9 millions de tonnes métriques. 3 milliards 600 millions de gourdes prévues dans le DSNCRP devront être mis à la disposition des guildiveries et dry cleaning dont la consommation annuelle de bois est supérieure à 300.000 arbres pour qu'ils se transforment, changent d'équipements (plus écologique), explique le ministre qui reconnait la faiblesse de son ministère dans un pays extrêmement vulnérable où les dégâts humains et matériels provoqués sont extrêmement lourds.
Les richesses archéologiques, touristiques ou éco touristiques de l'île-à- vache, aux yeux de nombreux ilavachois ne riment à rien. Oubliés, ils ne pensent qu'à survivre au jour le jour. Un choix déchirant. Mais quand, au bout du compte, ils s'exposent aux caprices de la nature en agissant en prédateurs de leur propre habitat, certains disent... quelle vacherie!!!
L'île-à-Vaches en bref L'île-à-Vache dispose de cinq écoles primaires, de deux écoles secondaires et d'un centre technique. Un centre de santé, sans aucun lit où travail deux infirmières, deux auxiliaires et une matrone dessert la population qui compte quelque 22 000 âmes, selon le député Jean David Génesté. La malaria et la typhoïde sont à l'état endémiques sur l'île. Beaucoup d'enfants handicapés sont recueillis à l'Orphelinat St-François installé dans l'île depuis 1983. Cette structure dirigée par une religieuse canadienne, soeur Flore Blanchet offre en dépit de ses limites des soins de santé aux déshérités. Un commissariat sous-équipé et des policiers en effectif insuffisant sont sur place. L'île est un paradis pour les narcotrafiquants. Surtout des jamaïcains, confie le député Jean David Génesté.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62271&PubDate=2008-09-19

A l'HUEH, des patients attendent la Providence

Plusieurs patients venus des Gonaïves attendent une intervention de la providence à l'HUEH en vue de renouer avec la vie. Mais la pénurie de moyens dans cet hôpital prolonge leur attente en dépit de leur attachement à la vie.
Ils sont tous des patients venus de l'hôpital La Providence des Gonaïves, cette ville aux 300 mille habitants située à 152 km au nord-ouest de la capitale. Ils ont été admis le même jour ou presque à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti. Leur âge varie de 0 à 73 ans. Ils ont tous été héliportés vers Port-au-Prince, le 6 septembre, par des soldats de la MINUSTAH trois jours après l'inondation, le 3 septembre en cours, du plus grand centre hospitalier public de cette ville. Ils ne veulent pas mourir et s'accrochent tous à la vie, en dépit du fait que certains de leurs proches ont été emportés par les eaux en furie.A leur arrivée à l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), il y a environ trois semaines, la plupart d'entre eux n'avaient aucun parent à Port-au-Prince. Ils avaient reçu des soins intensifs au service des Urgences, avant d'être acheminés vers d'autres services : cinq (5) au service d'orthopédie, et cinq autres à la pédiatrie. Entre eux, il y a un dénominateur commun: ils viennent tous de la Cité de l'Indépendance, la ville sévèrement touchée à deux reprises, en l'espace de quatre ans, par des tempêtes tropicales, en septembre 2004 et en septembre 2008.

Allongés sur le dos, les cinq patients admis au service d'orthopédie de l'HUEH, dont un homme amputé de ses deux pieds, attendent avec impatience le moment où ils pourront subir une intervention chirurgicale. Un destin communAutre dénominateur commun, avant leur transport à l'HUEH à Port-au-Prince, les patients transférés au service d'orthopédie avaient tous été admis à l'hôpital La Providence après avoir été victimes de l'effondrement d'un pan de mur pendant le passage de l'un des ouragans sur la Cité de l'Indépendance. Au départ, ils étaient six à être admis à ce service. Mais l'un d'entre eux, Madame Marie Jean-Pierre, une septuagénaire, est décédée à l'hôpital parce qu'elle n'avait aucun proche pour s'occuper d'elle.


« De fines gouttelettes de pluie tombaient sur la ville. Cela paraissait anodin, mais tout le monde était sur le qui-vive après ce qui s'est passé en 2004 », se souvient Roosevelt Desrosiers, frère de Guerline Desrosiers, une jeune femme de 25 ans qui a accouché avant terme à la suite des souffrances endurées. Elle était admise à l'hôpital après une fracture fémorale.

Un récit de l'inondation - « L'eau montait incessamment. Il était 2 heures du matin environ. Un médecin a demandé aux parents présents de transférer les patients du rez-de-chaussée à l'étage supérieur. Du premier étage, nous sommes montés sur le toit. Et c'est là que nous avons passé trois jours et trois nuits sous la pluie », se souvient encore Roosevelt. C'était le sauve-qui-peut. Un patient qui n'avait pas de parent à ce moment-là pour l'évacuer est décédé.En essayant de grimper tout seul sur le toit avec sa sœur en pleine ceinture sous les bras, il a fait une chute et le fémur fracturé de sa sœur a cédé. « Toutes nos ressources ont été, dit-il, soit épuisées à force d'acheter des médicaments, soit détruites aux Gonaïves. »
A présent, Roosevelt et sa sœur n'ont plus rien et sont à la merci d'autres patients.
Guerline n'est malheureusement pas la seule patiente venue des Gonaïves à être en situation difficile. Mis à part Emmonia Informé, dont des parents résidant à l'étranger prennent soin d'elle, tous les autres peinent à exécuter les ordonnances médicales.
Des clous de Kunetsches pour l'HUEH -
Emmanuella Gustinville, une élève de seconde âgée de 18 ans, a elle aussi été admise à l'orthopédie. Elle a failli perdre pour toujours l'usage de son pied gauche. Souriante même dans la souffrance, elle attend encore de subir une intervention chirurgicale. Opération improbable pour nombre d'autres patients. Une cousine à Port-au-Prince lui vient en aide, mais les moyens de celle-ci sont limités.Trois autres patientes en orthopédie, victimes aux Gonaïves d'une fracture fémorale - dont Guerline Desrosiers et Emmonia Informé -, attendent aussi cette intervention. Cependant, l'hôpital ne dispose plus de clous de Kunetsches indispensables à la réalisation de cette intervention, selon le directeur médical de l'HUEH, Dr Jean-Ronald Cornély. Alités, ces patients du service orthopédie, hommes et femmes, sont dans l'attente. Une attente qui risque d'être longue si ces clous devenus rares sur le marché haïtien ne sont pas commandés en urgence.Samuel BAUCICAUTsamuelbaucicaut@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62399&PubDate=2008-09-20

jeudi 18 septembre 2008

L’ONU s’inquiète du peu d’enthousiasme des donateurs d’Haïti

Moins de 2% des 108 millions de dollars sollicités ont été jusqu’ici recueillis alors que les cas de diarrhée et de malaria se multiplient dans les communautés affectées
vendredi 19 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Les agences humanitaires des Nations Unies se sont inquiétées vendredi à Genève des fonds insignifiants versés par les donateurs -moins de 2% des 108 millions de dollars sollicités- une semaine après l’appel d’urgence lancé en faveur de centaines de milliers de sinistrés suite au passage en Haïti de plusieurs cyclones.
"La situation continue d’être très grave et préoccupante, les eaux ont baissé, laissant aux regards un environnement de désolation et de mort ; il y a beaucoup à faire pour le financement de notre appel de fonds, nous n’en sommes même pas à 2%", a dénoncé la porte-parole de le Bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires (OCHA), Elisabeth Byrs, citée par EFE.
54 des 108 millions de dollars visés sont destinés à l’achat de nourriture pour les populations sinistrées. Mais, le Programme alimentaire mondial (PAM) n’en a récolté qu’un million après huit jours de mobilisation.
"Nous avons besoin de la mobilisation de la communauté internationale", a indiqué la porte-parole de l’OCHA pour qui le plus urgent est l’assainissement des régions dévastées encore pleines de débris et la réhabilitation de dizaines d’infrastructures sévèrement endommagées.
"Beaucoup d’écoles ayant servi d’abris temporaires doivent être évacuées et nettoyées afin que les enfants puissent regagner leurs classes, à la rentrée, le 6 octobre", a déclaré Mme Byrs ajoutant "on doit pouvoir réinstaller les réfugiés dans d’autres endroits".
De son côté, le porte-parole de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), Jean-Philippe Chauzy, a estimé à 100.000 les personnes déplacées dont 50.000 sont encore dans des centres d’hébergement.
L’organisme précise que 50% de ces réfugiés souffrent de diarrhée. De plus, 100 nouveaux cas de malaria sont diagnostiqués tous les jours dans les zones affectées par les inondations.
Les différentes agences onusiennes se montrent très préoccupées parce que la saison cyclonique ne s’achèvera que fin novembre et compte tenu de la précarité actuelle, de nouvelles pluies diluviennes pourraient être catastrophiques pour Haïti.
Fortement touché dans son économie agricole et ses infrastructures routières lors du passage successif de quatre ouragans et tempêtes tropicales ces dernières semaines, le pays compte plus de 800.000 sinistrés et fait face à un véritable désastre humanitaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5281

Les autorités préoccupées par le rétablissement des infrastructures aux Gonaïves

4 ans après le passage de l’ouragan Jeanne aux Gonaïves, le délégué départemental de l’artibonite, Marc Elie Saintelien, met l’accent sur la nécessité de réaliser des projets importants tels, le drainage des ponts, le profilage des lits des rivières, le dimensionnement des canaux d’irrigation.
A moyen terme, M. Saint Elien croit qu’il faut appliquer le plan local d’urbanisme et déplacer une partie de la population vers les mornes. De plus, le délégué départemental estime nécessaire le reboisement de 700 kilomètres carrés de bassins versant.De son coté, l’architecte, Ronald Pinson, réclame l’adoption de mesure préventive pour la protection de la ville des Gonaïves. Il fait remarquer que des nombreux jeunes entrepreneurs, victimes des inondations, doivent bénéficier d’une assistance de l’état. " Il faut un programme de financement pour les jeunes entrepreneurs", dit-il estimant que la DGI doit adopter des dispositions spéciales pour les gonaïviens.
La première ministre, Michèle Pierre Louis, effectuera une visite à Ennery ( Artibonite ) ce vendredi lors de l’installation d’un pont métallique sur la rivière. " Nous essayons de faire face aux urgences", dit-elle mettant l’accent sur la réhabilitation des lits des rivières. Mme Pierre Louis soutient que le gouvernement est préoccupé par la situation des personnes se trouvant dans les régions enclavées telles Gros Morne, Miragoane.
Par ailleurs, une épidémie de diarrhée est notée aux Gonaïves,15 jours après les dernières inondations.Des observateurs estiment que les cadavres d’êtres humains et d’animaux sont responsables de cette épidémie. Le responsable du département sanitaire de l’artibonite fait état de plusieurs centaines de cas de maladie de la peau et de diarrhée.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14096

L’ambassade Allemagne contribue à la protection de l’environnement

L’ambassade d’Allemagne a accordé 750 000 dollars à la Fondation Seguin pour le reboisement du Parc La visite. La région avait été sévèrement touchée lors du passage des ouragans Gustav, Hanna et Ike.
L’ambassadeur allemand, Hubertus Thomas se dit convaincu que cette aide favorisera la réhabilitation de l’environnement dans cette région montagneuse du sud-est. " Cette région est un château d’eau pour 3 millions d’haïtiens dans la capitale", fait remarquer le diplomate allemand espérant que cette aide contribue à la sécurisation de l’approvisionnement.
Le projet de prévention de désastre dans le parc La visite s’échelonnera sur une période de 18 mois. " Ce n’est pas une aide humanitaire, c’est un projet qui permettra d’éviter des situations similaires à celles que nous avions connu ces derniers mois", a lancé le diplomate allemand.
Dans son intervention lors de la signature de l’accord de don, le président de la Fondation Seguin, Gessner Champagne, s’est réjouit de cette contribution donnant l’assurance que les travaux seront réalisées pour protéger l’environnement de la région.
Attirant l’attention sur les résultats probants des projets réalisés à Fond Verettes et Thiote, M. Champagne souligne que le massif de la Selle sert de château d’eau aux populations du sud et de l’ouest.
Il a invité le gouvernement à renforcer le programme de garde forestier et à adopter des dispositions pour protéger l’environnement dans cette région. " De nombreux arbres qui avaient été endommagés par les habitants ont été abattus par les récents cyclones ", ajoute t-il.
Déclarée Parc national en 1983, La visite qui comptait 8 000 hectares de terres boisés en 1998 est réduite aujourd’hui à 1 800 hectares.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14097

Un pont peut être construit en une semaine selon un spécialiste

Le président de l’association haïtienne des entreprises de construction (AHEC), Lionel Duvalcin, affirme que des compagnies étrangères sont détentrices de compétences pour construire des ponts dans un court délai. Il révèle que le gouvernement haïtien a entrepris des négociations avec une firme française, spécialisée dans la construction de ponts préfabriqués.
Soulignant qu’il ne s’agit pas de pont d’urgence, l’ingénieur Duvalcin assure que ces ponts ont une durée de vie allant jusqu'à cent ans. " Il s’agit de pont durable réalisé grâce à une nouvelle technologie", dit-il signalant qu’une compagnie haïtienne sera associée à l’exécution des travaux. " Il y aura une transmission du savoir", explique t-il faisant remarquer que la compagnie a déjà construit des ponts en Afrique et en Europe.
En ce qui a trait aux débordements du lac Azueï et de l’étang de Miragoane, M. Duvalcin, ancien directeur général du Ministère des Travaux Publics, souligne que ces débordements résultent du déboisement des bassins versants. " Le lac Azueï avait un exutoire et les eaux se déversaient dans la mer", di-il expliquant qu’il s’agit du même cas pour l’étang de Miragoane. " Actuellement des algues obstruent les exutoires ", assure t-ils.
Lionel Duvalcin soutient que le problème du débordement des lacs peut être résolu en une heure. " Une compagnie française en Guadeloupe dispose de la compétence et des matériels nécessaires pour résoudre le problème", insiste t-il.
L’association haïtienne des entreprises de construction (AHEC), fondée en 1993 regroupe une trentaine de compagnies locales.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14098

Haïti/Cyclones : L’actrice Mia Farrow vient constater la situation sur le terrain

Vendredi 19 septembre 2008
P-au-P, 19 Sept. 08 [AlterPresse] --- La star internationale de cinéma, Mia Farrow, effectue dès ce 19 septembre 2008 une visite en Haïti pour constater les dégâts enregistrés suite aux passages successifs de quatre ouragans dans le pays.
Nommée ambassadrice itinérante du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) en septembre 2000, Mia Farrow profitera de son séjour en Haïti pour rencontrer des enfants et des femmes qui sont touchés par les catastrophes naturelles d’août et de septembre 2008.
L’actrice Farrow est accompagnée du président de l’Unicef-Canada, Nigel Fisher. Elle doit rester en Haïti jusqu’au 23 septembre, selon un communiqué de l’Unicef.
Née à Los Angeles (USA), Mia Farrow a commencé sa carrière théâtrale en 1963. Elle a déjà joué dans une quarantaine de films, comme « Gatsby le magnifique », « Mort sur le Nil », « Hannah et ses sœurs ».
Durant son séjour en Haïti, Farrow se rendra dans la ville des Gonaïves, durement frappée par les dernières inondations, figure dans son programme. Dans cette ville haïtienne, entre 60 000 et 70 000 personnes sont placées dans des abris provisoires.
Les inondations ont forcé les familles à trouver refuge dans des églises, des écoles et d’autres édifices publics.
Mia Farrow visitera aussi des projets à Cité Soleil, un des quartiers pauvres de la périphérie nord de la capitale, et elle ira à la ville de Cabaret (nord de Port-au-Prince) qui a également été ravagée.
En collaboration avec ses partenaires et les autorités locales, l’Unicef fournit aux personnes sinistrées de l’eau potable, des kits d’hygiène, des comprimés pour la purification d’eau, des sels de réhydratation orale, des couvertures, des kits scolaires et d’autres matériels pouvant assister les femmes et les enfants dans le besoin.
L’Unicef annonce également la fourniture de mobilier et de kits scolaires pour faciliter le retour des enfants en classe. La rentrée scolaire est prévue pour le 6 octobre 2008. [do gp apr 19/09/2008 10 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7714

L’USAID annonce 9 millions de dollars d’aide supplémentaires a Haïti

Henrietta Holsman Fore, administratrice de l’Agence américaine pour le développement international, USAID, annonce le décaissement prochain de 7 millions de dollars d’aide alimentaire et 2 millions pour la réparation des routes et des ponts.Au cours d’une brève visite en Haïti, Mme Fore a dit avoir constaté les dégâts occasionnés par les cyclones Gustav, Hanna et Ike.
Henrietta H. Fore s’est entretenue avec le président Préval qui dit-elle a mis l’accent sur la réparation des routes et des ponts. "C’est pour cela que les Etats-Unis consentent à accorder 2 millions de dollars supplémentaires", ajoute t-elle soulignant que le peuple américain est plus que jamais aux côtés des haïtiens pour les aider à faire face à la situation.
Le gouvernement américain a déjà octroyé plus de 24 millions de dollars américains en terme d’assistance financière et de premier secours à Haïti selon l’administratrice de l’agence internationale. Plus de 70 agents partenaires américains sont mobilisés participent a la distribution de l’aide alimentaire a ajouté Mme Fore saluant le travail de l’équipage du navire USS Kearsague dans l’acheminement de l’aide dans tous les régions inaccessibles par voie terrestre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14095

Des sénateurs réclament la baisse du prix du carburant

Les commissions sénatoriales de la justice et du commerce ont décidé de convoquer les ministres des finances et du commerce autour du refus des autorités de baisser les prix des produits pétroliers.
Le président de la commission sécurité et justice du sénat, Youri Latortue, fait remarquer que le gouvernement a pour devoir de respecter le décret du 25 septembre 1995 prévoyant la répercution des prix des produits pétroliers sur le marché haïtien. Selon le décret chaque fois qu’il y aura une variation de 5 % ( à la baisse ou à la hausse) les autorités doivent ajuster les prix à la pompe a soutenu le sénateur Latortue." Il y a eu une baisse de 50 dollars du prix du baril de pétrole", rappelle le parlementaire faisant remarquer que la démocratie est le respect de la loi. " L’état n’est pas un supermarché pour que l’on puisse faire des bénéfices ", a lancé le sénateur Latortue pour rejeter l’argument des autorités gouvernementales.
Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, avait indiqué que l’état avait injecté 1 800 millions de gourdes pour ajuster les prix des hydrocarbures en avril dernier.
Le baril de pétrole est repassé au-dessus de 100 dollars à New York jeudi, touchant 102,24 dollars, après un accès de faiblesse du dollar et sur fond de craintes entourant l'état des stocks américains et la production au Nigeria.
Tombé mardi à 90,55 dollars à New York, le cours du pétrole a regagné plus de 11 dollars en deux séances, dans un environnement extrêmement volatil en raison de la crise financière et bancaire. Ce dernier mouvement a été dicté par une chute du billet vert, qui est repassé au-dessus d'1,45 dollar pour un euro, en baisse de plus d'1 cent par rapport à sa clôture de la veille (1,4326 dollar).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14094

L’agriculture a subi d’importants dégâts selon Joanas Gué

Le ministre de l’agriculture, Joanas Gué, soutient que plus de 63 000 hectares de terres cultivables ont été affectés par les récents cyclones.
Soulignant que les pertes sont évaluées à plus de 180 millions de dollars, M. Gué explique que 10 000 hectares cultures rizicoles dans l’artibonite et 10 000 hectares de bananeraies dans le sud-est ont été détruites. " Nous voulons préparer une réponse en fonction des dégâts", a lancé le ministre de l’agriculture mettant l’accent sur la nécessité de recapitaliser les cultivateurs.
Plus d’un milliard de dollars sont nécessaires pour le secteur agricole, selon le ministre Gué qui espère dégager dans le meilleur délai 200 millions de gourdes dans le budget de la république. Le ministre de l’agriculture affirme que l’investissement réel pour la protection des rivières, l’acquisition d’intrant et la réparation des canaux d’irrigation notamment est de 123 millions de dollars.
De son coté, le coordonnateur de l’organisation paysanne Kozepep, Charles Suffrard, indique qu’il n’est pas en mesure de faire un bilan exhaustif des dégâts causés par les cyclones Gustav, Hanna et Ike dans la vallée de l’artibonite. " Les paysans ont tout perdu, leurs maisons, leurs cheptels et leurs plantations ", explique M. Suffrard.
Il attire l’attention des autorités sur la nécessité de réaliser des projets pour rétablir la capacité de production. " La priorité doit être de remettre en état les infrastructures agricoles", a-t-il conclu.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14092

Inauguration du nouveau marché de la croix des bossales

Inauguration hier du nouveau marché de la croix des bossales par la première ministre Michèle Pierre Louis et l’ambassadeur du Venezuela, Pedro Antonio Canino Gonzalez.
Le diplomate Vénézuélien a indiqué que son pays a contribué à hauteur de 1 million 900 mille dollars pour la construction de ce marché public au centre ville de Port-au-Prince. " Nous ne sommes pas ici pour faire de la démagogie ", a lancé le diplomate vénézuélien sous les applaudissements de la foule.
Une aide de 1 million de dollars a été accordé par le peuple vénézuélien au profit des sinistrés des récents cyclones a soutenu l’ambassadeur Canino Gonzalez, expliquant que le gouvernement de Hugo Chavez est confiant dans le succès des relations historiques entre les deux pays.
De plus, l’ambassadeur Canino Gonzalez a annoncé que son pays se propose de construire 3 aéroports pour un montant que 57 millions de dollars en Haïti. " La membres de la commission responsable du projet ont déjà eu une rencontre avec le chef de l’état haïtien", ajoute t-il.Dans son intervention, la première ministre Michèle Pierre Louis a mis l’accent sur l’importance de la nouvelle coopération avec les pays latino américains.
Elle a invité les marchandes à faire de cet espace un espace de transaction économique et de vie. " Les femmes représentent une grande force dans l’effort de construction de ce pays après les récents cyclones", soutient Mme Pierre Louis.
Mme Pierre Louis a donné la garantie que le marché restera aux marchandes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14091

Le gouvernement accorde une grande priorité à la réfection des routes

Lors d’une rencontre de travail avec les députés hier, la première ministre Michèle Pierre Louis a indiqué que 51 millions de gourdes ont été décaissées en faveur des sinistrés des récents cyclones.
Mme Pierre Louis a annoncé que les compagnies de construction Estrella, Vorbe et Fils, OECC, Elza Mex, Della, Buraco, EATT et Tecina oeuvrent dans la réparation des routes à travers le pays. " Nous avions, lors d’une réunion au palais national, analysé les possibilité de rétablir les communications par voie terrestre dans les différentes régions", déclare Mme Pierre Louis expliquant que le chef de l’état a souhaité la réalisation des travaux dans le meilleur délai.
En ce qui a trait aux ponts, la première ministre a révélé que le président Préval avait effectué des démarches afin d’obtenir des ponts métalliques des pays étrangers. " Un pont disponible en Haïti sera installé sur la rivière d’Ennery, la ville est isolé après les dernières inondations".
De plus, Mme Pierre Louis soutient que les techniciens du Centre National des équipements (CNE) envisagent de faire une dérivation non loin de l’étang de Miragoane pour faciliter la circulation automobile dans la péninsule du sud.
Dans son intervention, Michèle Pierre Louis a annoncé que 5 millions de gourdes ont été octroyées à chaque commune alors que l’évaluation des dégâts se poursuit.
De son coté, le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, a fait état des difficultés pour acheminer l’aide aux sinistrés notamment dans la région des Nippes.Il a attiré l’attention sur la nécessité d’adopter des mesures de prévention dans le cadre de la saison cyclonique. Paul Antoine Bien Aimé préconise le renforcement de la capacité de prévision de l’Institut national de Météorologie, le renforcement de la capacité d’évacuation et le renforcement du prépositionnement dans les régions.
Dans son intervention le ministre de la planification, Jean Max Bellerive, a indiqué que le gouvernement a défini trois grands axes dans le cadre du budget, la réhabilitation post cyclonique, les programmes d’urgences sectoriels et la rentrée des classes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14090

Des haïtiens parmi 144 immigrants arrêtés aux Etats-Unis

Une vaste offensive contre l’immigration clandestine est en cours dans plusieurs Etats comme l’Illinois et l’Indiana
mercredi 17 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Les services d’immigration et des douanes des Etats-Unis (ICE) ont annoncé mercredi l’arrestation de 144 immigrants fugitifs originaires de 25 pays, dont des haïtiens, au cours d’une vaste opération menée pendant quatre jours à Chicago et dans des banlieues de l’Etat d’Illinois.
Dans un communiqué publié à Chicago et relayé par EFE, les autorités ont indiqué que 110 des individus appréhendés par quatre équipes d’agents fédéraux étaient sous le coup d’un ordre de déportation.
Autre Chicago et 13 banlieues d’Illinois, l’opération visait également le nord de l’Etat voisin d’Indiana.
Les noms des personnes placées en détention n’ont pas été mentionnés. Mais, elles sont originaires pour la plupart d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique. Outre des haïtiens, des colombiens, guatémaltèques, équatoriens, salvadoriens, mexicains, péruviens, honduriens, chinois, indiens, irakiens, pakistanais, kenyans et nigérians ont été notamment épinglés.
Selon le communiqué des services d’immigration et des douanes, depuis octobre 2007, 1.597 étrangers en situation irrégulière ont été arrêtés dans six Etats du Middle Ouest.
Des centaines de milliers d’haïtiens vivent aux Etats-Unis et forment d’importantes communautés à Miami, New York et Boston, dans le Massachussets. spp/radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5280

Washington : Haïti sur la liste noire du narcotrafic international

Conclusions du rapport américain 2009 publié mercredi et incluant pour la première fois la Bolivie
mercredi 17 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Les Etats-Unis ont une fois de plus indexé Haïti parmi les 20 principaux pays producteurs de drogue ou de transit, dans le rapport annuel 2009 rendu public mercredi à Washington et portant sur le narcotrafic international en 2008.
Selon un document du Département d’Etat précédé d’une déclaration du Président George Bush, Haïti partage la liste noire de Washington avec d’autres pays de la région comme la République Dominicaine, les Bahamas, la Jamaïque, le Mexique, le Guatémala, le Panama, le Brésil ou encore le Vénézuéla d’Hugo Chàvez.
Alliée fidèle de Caracas, la Bolivie du Président indigène Evo Morales rejoint pour la première fois le vénézuéla dans ce classement peu enviable au moment où les deux pays sont engagés dans une guerre diplomatique avec l’administration Bush.
Le gouvernement américain reproche aux pays incriminés leur manque d’efficacité au cours des douze derniers mois dans la lutte contre les narcotrafiquants et, dans certains cas, leur complicité dans l’exportation de stupéfiants vers le marché américain.
Haïti et la République Dominicaine, dont les territoires sont fréquemment utilisés par les cartels de Colombie, opérant également au Vénézuéla et au Mexique, sont tenues pour responsables d’environ 15% des cargaisons de cocaïne expédiées annuellement aux Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5279

Un organisme de droits humains rend l’Etat responsable de la gravité de la situation

Un organisme de droits humains rend l’Etat responsable de la gravité de la situation
mercredi 17 septembre 2008
P-au-P, 17 sept. 08 [AlterPresse] --- La commission nationale épiscopale de l’église catholique romaine, Justice et Paix (JILAP), assimile les récents dégâts, enregistrés dans le pays à la suite des ouragans en série de l’été 2008, à l’irresponsabilité et à la négligence des autorités qui n’ont rien fait pour prévenir les désastres naturels.
« Ce sont les populations les plus pauvres qui ont toujours payé les conséquences de la négligence et de la mauvaise gestion de nos décideurs », stigmatise Jocelyne Colas, une des responsables de Justice et Paix.
Les quatre derniers ouragans et tempêtes tropicales (Fay, Gustav, Hanna et Ike), qui ont frappé Haïti entre le 16 août et le 7 septembre 2008, laissent derrière eux des morts, des disparus et des dégâts matériels considérables.
Jocelyne Colas, qui dit ne pas disposer de chiffres sur les pertes enregistrées au cours de ces cyclones, demande aux autorités étatiques de prendre les mesures nécessaires pour réhabiliter les victimes et éviter de nouvelles catastrophes au pays.
« Les récents événements tragiques survenus dans le pays montrent qu’aucun projet de réhabilitation n’a été exécuté dans les zones frappées par des cyclones », estime Justice et Paix.
JILAP recommande, en ce sens, l’ouverture d’une enquête sur les fonctionnaires haïtiens et responsables d’organisations non gouvernementales, qui disposaient de fonds pour la réhabilitation, notamment de la ville des Gonaïves (à 171 km au nord de la capitale), dévastée, le 18 septembre 2004, par la tempête Jeanne.
Le cyclone de 2004 avait fait près de 3 mille morts et disparus dans la cité de l’Indépendance (Gonaïves).
Justice et Paix salue, par ailleurs, la décision du ministère de l’éducation nationale de reporter au 6 octobre 2008 la réouverture des classes.
Cette mesure est nécessaire, selon Jocelyne Colas qui invite l’Etat à arrêter d’autres dispositions concernant l’élaboration d’un nouveau calendrier scolaire, l’encadrement des parents.
Ces dispositions devraient également empêcher les directions d’écoles privées de ne pas percevoir la scolarité pour le mois de septembre, selon la responsable de Justice et Paix. [do rc apr 17/09/2008 13 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7706

mercredi 17 septembre 2008

Choucoune

Poème d'Oswald Durand, publié dans le recueil Rires et pleurs, Haïti, 1896.
Nous respectons l'orthographe de l'auteur, telle qu'elle a été reproduite dans Kraus Reprint, 1970, pp. 222 et suivantes.
Dèiè yon gwo touff pingoin
L'aut'jou, moin contré Choucoune ;
Li sourit l'heur' li ouè moin,
Moin dit : "Ciel ! a là bell' moune !
"Li dit : "Ou trouvez çà, cher ?
"P'tits oéseaux ta pé couté nous lan l'air...
Quand moin songé ça,
moin gagnin la peine,
Car dimpi jou-là,
dé pieds-moin lan chaîne !
"Choucoun' cé yon marabout :
Z'yeux-li clairé com' chandelle.
Li gangnin tété doubout,...
- Ah ! si Choucoun' té fidèle !
- Nous rété causer longtemps...
Jusqu' z'oéseaux lan bois té paraîtr' contents
!...Pitôt blié ça,
cé trop grand la peine,
Car dimpi jou-là,
dé pieds moin lan chaîne !
P'tits dents Choucoun' blanch' com' lait'
Bouch'-li couleur caïmite ;
Li pas gros femm', li grassett' :
Femm'com' ça plai moin tout d'suite...
Temps passé pas temps jodi !...
Z'oéseaux té tendé tout ça li té dit...
Si yo songé çà,
yo doué lan la peine,
Car dimpi jou-là,
dé pieds moin lan chaîne.
N'allé la caze maman-li ;
- Yon grand moun' qui bien honnête
!Sitôt li ouè moin, li dit :
"Ah ! moin content cilà nette !
"Nous bouè chocolat aux noix
Est-c'tout çà fini,
p'tits z'oéseaux lan bois ?
- Pitôt blié çà,
cé trop grand la peine,
Car dimpi jou-là,
dé pieds moin lan chaîne.
Meubl' prêt', bell' caban' bateau,
Chais' rotin, tabl' rond',
dodine,Dé mat'las, yon port'manteau,
Napp', serviette, rideau mouss'line...
Quinz' jou sèl'ment té rété...
P'tits oéseaux lan bois, couté-moin, couté !...
Z'autr' tout' va comprendr"
si moin lan la peine,
Si dimpi jou-là
dé pieds-moin lan chaîne...
Yon p'tit blanc vini rivé :
P'tit' barb' roug', bell' figur' rose ;
Montr' sous côté, bell' chivé...
- Malheur moin, li qui la cause
!...Li trouvé Choucoun' joli :
Li parlé francé, Choucoun' aimé-li...
Pitôt blié ça,
cé trop grand la peine,
Choucoun' quitté moin, d
é pieds-moin lan chaîne !
Cà qui pis trist' lan tout ça,
Cà qui va surprendr' tout' moune,
Ci pou ouè malgré temps-là,
Moin aimé toujours Choucoune !-
Li va fai' yon p'tit quat'ron...
P'tits z'oéseaux, gadé !
P'tit ventr'-li bien rond !...
Pé ! Fémin bec z'autr',
cé trop grand la peine :
Dé pieds pitit Pierr',
dé pieds-li lan chaîne !

MERCI A OSWALD DURAND...MERCI A LA BIBLIOSOPHIE SOCRATES-FIRMIN..

A quoi sert le poète?
C’est la question que je me suis posée ce matin. Je venais encore une fois de suivre la première émission de l’actualité haïtienne diffusée sur les ondes de Radio Caraïbes (
http://www.caraibesfm.com). Des actualités devenues carrément invraisemblables ces derniers jours se basant sur les sujets autour des dégâts causés par les cyclones et les tempêtes qui ont frappé le pays.
Il faut de temps en temps faire un effort pour se replacer dans le contexte haïtien, pour se rassurer qu’il ne s’agit ni d’un cauchemar ni d’une plaisanterie de mauvais goût.
Chaque mot, chaque phrase, chaque réflexion démontre
 que le pays a définitivement fini d’exister. L’indifférence des politiciens, l’incompétence de ceux qui se sont vu « messiannisés » du jour au lendemain, l’attitude mesquine et prédatrice de nos élites ont constitué des fissures qui ont débilité profondément les bases de notre société, de nos institutions et du pays en général.
Aujourd’hui, le pays s’effrite, se délabre et se fragmente.
Impossible de sortir du lot, un élément saint dans cet ensemble pourri et décomposé.
A force de lui bouffer sans vergogne ses organes vitaux, le pays sombre dans un coma profond et aujourd’hui les médecins locaux, nous ne sommes plus en mesure de lui prodiguer les soins indispensables à sa survie.
Les manchettes de l’actualité aujourd’hui ramenaient la réalité de notre qualité de peuple corrompu. La corruption dans le malheur et le désarroi des autres. L’aide humanitaire destinées aux victimes des intempéries est détournée et enrichit des groupes d’individus du pays. L’aide humanitaire est distribuée dans des conditions inhumaines : les produits alimentaires (pains, biscuits…) sont lancés et les gens se bagarrent pour en récupérer un brin… Toutes les zones du pays sont affectées et tout le monde réclame de l’aide. Les instances internationales se lancent dans la mendicité pour sauver Haïti de la faim, de la misère, de maladies … Prémices d’un futur sombre, d’un avenir certainement hypothéqué…
A quoi servent le poète et sa poésie ?
Juste après l’émission de nouvelles vint la chronique d’une fin de siècle. Une émission de haut
 vol. Un voyage au-delà du réel. Une aventure dans l’idéal. Pendant quelques trop rares minutes, le magister Jean Claude Dominique Chéry (que l’on me pardonne d’éventuels écarts !) depuis sa bibliosophie Socrates-Firmin, sous le regard de Jésus-Christ, Socrate, Firmin lance ses messages transcendants comme un sculpteur du verbe un ciseleur des mots qui touchent la conscience pour nous rappeler nos vertus et nous inviter à prendre une nouvelle fois conscience de l’essentiel. Traducteur de la pensée « bambourélienne », les réflexions émanant de ce pays qui vit sous les eaux partageant d’étranges coïncidences avec la terre de Dessalines, il chante et nous enchante ; souvent comme une voix qui crie dans le désert, mais gardien jaloux de cette réserve morale et de la semence de l’espoir d’une vraie renaissance.
Entre autres sujets aujourd’hui il a rendu hommage à l’anniversaire de naissance du poète national Oswald Durand. Il a chanté choucoune, il a déclamé les vers patriotique de notre ancien et premier hymne national. Il a aussi parlé de Pradel Pompilus et surtout lu des vers de ce poème intitulé Idalina…Le poète sert à ça… comme disait les mots sont comme « des planches jetées sur un abîme, qui offrent assez de résistance pour passer vivement, mais qui craquent si l’on s’y arrête ». Et justement audelà de cet abîme il y a l’espoir, les cendres éparses du Phoenix !

Football : La Fédération Haïtienne de Football fait le point sur la situation actuelle du Onze national

La Fédération Haïtienne de Football est finalement sortie de son silence pour intervenir sur les déboires de la sélection nationale de football très mal engagée dans les éliminatoires du mondial 2010 zone Concacaf. Dans une conférence de presse donnée hier lundi, l’actuel bureau fédéral dirigé par le Dr Yves Jn-Bart a déclaré que la situation actuelle de l’équipe haïtienne est plus que difficile pour l’obtention d’une des deux places qualificatives pour le tour final. Monsieur Jn-Bart a, en outre, déclaré que le dernier échec des Grenadiers contre le Costa Rica au stade Sylvio Cator avait complètement modifié le plan de la FHF d’engager un entraîneur étranger. En ce qui à trait aux rumeurs selon lesquelles la Fédération Haïtienne de Football était sur le point d’embaucher un brésilien pour prendre en mains les destinés du Onze national, le vice-président de la FHF M. Julio Cadet a confirmé qu’effectivement, le Bureau fédéral était en pourparler avec des techniciens étrangers pour diriger l’équipe haïtienne bien avant le match contre le Salvador mais, le mauvais résultat contre le Costa Rica avait changé les données. Le Président Jn-Bart, quant à lui, soutient que la situation économique dans laquelle se trouve la FHF ne facilite pas une telle initiative. « Nos maigres moyens ne nous permettent pas d’engager un entraîneur étranger », a déclaré Yves Jn-Bart, confirmant ainsi que la sélection nationale sera dirigée par les adjoints de Wagneau Eloi, à savoir Sonche Pierre et Wilner Etienne, assisté de Bernard Souillez un entraîneur français proche d’Evans Lescouflair, l’actuel ministre des sports. Quant aux informations faisant croire que la Fédération Haïtienne de Football était en négociations avec Luis Armelio Garcia, M. Jn-Bart a fait remarqué que Armélio Garcia n’a pas été renvoyé contrairement à ce qui a été dit. « On a fait tout ce qui était possible pour le garder. On avait même doublé son salaire. Malheureusement, ses réclamations étaient allées au delà de l’aspect sportif », a t-il soutenu. Par ailleurs, le désormais ancien sélectionneur national Wagneau Eloi aurait assigné la Fédération Haïtienne de Football pour dédommagement suite à son limogeage. Les dirigeants de la FHF qui avaient déjà connu pareille situation pour non paiement aux entraîneurs étrangers révoqués, risquent une nouvelle fois de se voir contraint de dédommager Wagneau Eloi qui a passé moins d’un an à la tête de l’équipe haïtienne.
Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14083

Des casques blancs argentins attendus en Haïti cette semaine

Renforcement de la protection civile et environnementale en perspective
mardi 16 septembre 2008,
Radio Kiskeya

L’Argentine envoie cette semaine en Haïti un groupe de spécialistes des casques blancs afin d’aider au soulagement des graves souffrances qu’endure la population depuis le passage des cyclones Gustav, Hanna et Ike, rapporte mardi l’agence de presse argentine DyN.
Parallèlement, l’Etat sud-américain fournira une aide humanitaire à Cuba également très touchée.
Dans la perspective de leur intervention en Haïti, le président des casques blancs, Gabriel Fuks, vient de participer à Mexico au « Forum sur les mécanismes internationaux d’assistance humanitaire ». Les travaux ont porté sur la forme et le contenu des opérations prévues en cas de désastre naturel.
L’Argentine est à l’origine de la création par l’ONU en 1993 des casques blancs, un corps chargé d’assurer la protection de la population civile et de l’environnement en cas de catastrophe naturelle.
Les casques blancs étaient déjà intervenus en Haïti et aux Etats-Unis, en 2005 lors du passage dévastateur de l’ouragan Katrina qui avait fait plus de 1.500 morts à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane.
De plus, avec un contingent d’environ 600 soldats, l’Argentine fait partie des pays latinoaméricains contributeurs de troupes au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5277

Le Premier ministre au Parlement

Michèle Pierre-Louis annonce des mesures contre le détournement de l’aide humanitaire et pour faciliter la rentrée des classes
mardi 16 septembre 2008
Radio Kiskeya

Le Premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis a reconnu mardi devant le Parlement que l’aide humanitaire réservée aux sinistrés était détournée dans certaines régions du pays et promis de combattre la corruption dans le cadre du processus de distribution.
S’exprimant à l’issue d’une séance de travail avec les commissions finances, intérieur et coopération de la Chambre des Députés sur des dossiers brûlants tels la gestion post-cyclonique, la rentrée scolaire et le budget rectificatif 2007-2008, Mme Pierre-Louis a déploré l’interférence de truands dans l’acheminement des premiers secours aux victimes des intempéries. Jugeant scandaleuse l’attitude de ces gens qui profitent du malheur des autres pour gagner de l’argent, le chef du gouvernement a promis que des dispositions seront prises en vue d’empêcher la commercialisation clandestine de l’aide à laquelle ont droit les populations sinistrées.
D’autre part, Michèle Pierre-Louis a annoncé le lancement de travaux de réparation de 700 établissements scolaires endommagés à travers le pays afin de permettre à un maximum d’élèves de participer à la rentrée des classes. Fixée initialement au 4 septembre dernier, elle a été repoussée au 6 octobre en raison des énormes dégâts matériels et économiques causés ces dernières semaines par quatre tempêtes tropicales et ouragans successifs.
Mettant l’accent sur la destruction de nombreuses plantations agricoles et de l’accroissement des difficultés économiques auxquelles étaient déjà confrontées les familles modestes, le Premier ministre a aussi promis de revoir à la hausse les subventions scolaires prévues pour l’année académique 2008-2009.
Lors de cette séance de questionnement, Mme Pierre-Lousi était accompagnée des ministres des finances, Daniel Dorsainvil, de la coopération externe, Jean-Max Bellerive et de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5278

LES BREVES DE RADIO METROPOLE

Un bordel sur la cour de l’hôpital général
Des prostituées utilisent la cour de l’hôpital de l’Université d’Haïti pour exercer leur profession. Alors que des responsables de l’HUEH assurent que les agents de sécurité vérifient l’opportunité de la présence des personnes remarquées sur la cour, un reporter de radio Métropole a pu interroger deux jeunes prostituées.Ces jeunes filles dans la vingtaine se faisant passer pour des parents de malades, usent de stratagème pour nouer contact avec leurs clients.

Le budget rectificatif au menu d’une rencontre entre des parlementaires et la première ministre
La première ministre, Michèle Pierre Louis, analysera ce mardi avec les députés, membres des commissions finances, planification et intérieur, le projet de loi sur le budget rectificatif. Accompagné des ministres de la Planification, Jean Max Bellerive, des Finances, Daniel Dorsainvil et de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, la première ministre et les élus devront passer au peigne fin les différentes allocations dans le budget rectificatif.Le député Jean Marcel Lemeran, président de la commission finances de la chambre basse, soutient que cette rencontre a lieu sur l’initiative de la commission parlementaire qui a pour mission de contrôler l’action du gouvernement. " Il révèle que les dispositions adoptées dans le cadre de l’état d’urgence seront également analysées lors de cette rencontre.

Le président du sénat soutient qu’il faut venir en aide à toutes les régions
Le président du sénat, Kelly Bastien, plaide pour une certaine équité en ce qui concerne l’assistance aux sinistrés des récents cyclones. A cette phase de la solidarité et de la mobilisation, le sénateur Bastien croit que le gouvernement et la communauté internationale ont tendance à concentrer leurs efforts sur la ville des Gonaïves." Il faut une certaine équité en tenant compte des besoins de chaque communauté", lance le président du sénat. Par ailleurs, le sénateur Bastien dénonce des citoyens malhonnêtes qui tentent de tirer profit de ces catastrophes en organisant des collectes de fonds dans la diaspora. Il fait remarquer que ces individus expédient les produits collectés à des proches qui ne distribuent que les articles sans valeur.

L’ANADIPP réclame la baisse de prix du carburant
Le président de l’Association Nationale des distributeurs de Produits pétroliers (Anadipp), Maurice Lafortune déplore le refus du gouvernement de revoir à la baisse les prix du carburant.Révélant qu’une demande de son organisation auprès des autorités est restée sans réponse, M. Lafortune dit souhaiter une baisse des prix des produits pétroliers dans le meilleur délai. " Nous sommes obligés de réaliser des emprunts auprès des banques commerciales pour acheter le carburant ", indique M. Lafortune.La semaine dernière, le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa) avait indiqué que le gouvernement n’envisage pas pour le moment une baisse des prix des hydrocarbures.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14086

Les dégâts de Hanna sont 3 fois plus importants que ceux de Jeanne selon Ronald Pinson

A la veille du 4 eme anniversaire du passage de la tempête Jeanne nous sommes toujours à la case de départ lance l’architecte Ronald Pinson qui a vécu les récentes inondations provoquées par l’ouragan Hanna. Hanna et Ike représentent 3 fois Jeanne tant par les inondations que les dégâts indique M. Pinson expliquant que le lac formé recouvre le pont en construction.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Ronald Pinson a soutenu que le niveau de l’eau était à 0,50 mètre lors du passage de Jeanne alors qu’il a atteint 2 mètres pour Hanna.Selon M. Pinson, le nombre de perte en vie humaine a été plus important pour Jeanne parce que les citoyens avaient été pris au dépourvu. " Certaines maisons avec des gens sur leurs toits ont été emportées par les eaux en furie d’Hanna", insiste t-il soulignant que des citoyens avaient donné l’alerte.
Quelques jours après le passage de Jeanne M. Pinson avait formulé des propositions qui n’ont pas été prises en comptes par les autorités.
Questionnant la stratégie consistant à acheminer de l’aide alimentaire en hélicoptère, Ronald Pinson croit qu’il faut au prime abord poser le problème de la sécurité dans la ville des Gonaïves. " Des sinistrés sont dépossédés de leurs kits alimentaires par des bandits", révèle t-il.De plus, il informe que des techniciens haïtiens et étrangers ont pu replacer la rivière la Quinte dans son lit hier.
Interrogé sur les options pour éviter d’autres inondations, M. Pinson préconise le curage des lits des rivières et la réhabilitation des bassins versants. Faisant remarquer que le déplacement de la population sera trop onéreux, Ronald Pinson estime que 20 millions de dollars permettront de réaliser les travaux envisagés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14087

mardi 16 septembre 2008

Washington amorce la deuxième phase de son assistance à Haïti

Après les urgences post-cycloniques, l’aide médicale et la reconstruction des infrastructures
lundi 15 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Les Etats-Unis préparent la deuxième phase de leur assistance post-cyclonique à Haïti après l’envoi des premiers secours, a annoncé lundi à Washington le Pentagone (ministère de la défense) relayé par l’agence espagnole EFE.
Le week-end dernier, le porte-hélicoptères « Kearsarge » est arrivé dans les eaux haïtiennes avec une cargaison de 114 tonnes d’aide humanitaire. Parallèlement, grâce à des hélicoptères CH-53E, l’armée américaine continue de fournir un appui logistique aux communautés très isolées depuis le récent passage de quatre ouragans et tempêtes tropicales ayant sévèrement touché Haïti.
Washington, qui a déjà accordé une aide d’urgence de 20 millions de dollars et expédié 466 tonnes de matériels de secours, annonce la poursuite de la participation du navire Kearsarge aux opérations humanitaires au cours des prochains jours.
Dans le cadre de la deuxième phase de son intervention, le gouvernement américain fournira au pays une assistance médicale et prendra part aux travaux de reconstruction des infrastructures routières complètement détruites ou endommagées.
Le bateau dépêché en Haïti dispose d’une équipe médicale qui a déjà tenu des réunions de coordination de l’assistance humanitaire avec l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC), basé à Atlanta.
Pour sa part, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) a annoncé l’évaluation prochaine de l’impact des ouragans sur les infrastructures et des travaux de réparation qui seront nécessaires dans un premier temps.
En cinq jours de mission, les hélicoptères ont effectué 17 vols entre les Gonaïves (171 km au nord de la capitale), la ville la plus affectée par les intempéries et les Cayes (196 km au sud). Ils ont notamment transporté des paquets d’aliments préparés, de la farine et du riz. Outre ces deux villes, les opérations de distribution se poursuivront dans les prochains jours à Port-de-Paix (Nord-Ouest), Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), Jacmel (Sud-Est) et St-Marc (Artibonite, nord).
« Maintenant, nous sommes en train de développer une stratégie conjointe afin de pouvoir porter secours à la population », a déclaré le capitaine de vaisseau Fernàndez « Frank » Ponds dans un communiqué. Plus loin, il ajoute « notre objectif est d’aider les citoyens haïtiens à se relever de cette tragédie ».
De nombreux pays et institutions internationales participent depuis deux semaines à un vaste effort humanitaire entrepris en Haïti où l’économie déjà anémiée a été sévèrement touchée. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article5276

Aide de la Colombie à Haïti et Cuba

Dix tonnes d’aliments, de vêtements et de médicaments attendues jeudi à Port-au-Prince
lundi 15 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Le gouvernement colombien enverra cette semaine en Haïti et à Cuba 20 tonnes d’aide humanitaire destinées aux nombreux sinistrés enregistrés dans les deux pays suite au violent passage de plusieurs ouragans et tempêtes tropicales.
Selon un communiqué du ministère de l’intérieur et de la justice rendu public à Bogota et cité par EFE, si pour Cuba l’assistance a été acheminée lundi, en revanche Haïti ne pourra accueillir que jeudi la délégation colombienne. Un avion des forces aériennes transportera 10 tonnes de vêtements, d’aliments et de médicaments.
« De cette façon, le gouvernement colombien apporte son assistance à ces communautés affectées », a indiqué la responsable de la direction de prévention et de gestion des désastres du ministère de l’intérieur, Luz Amanda Pulido.
En Haïti, où au moins 337 personnes ont été tuées, les sinistrés des cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike sont estimés à 800.000. spp/Radio Kiskeya

http://radiokiskeya.com/spip.php?article5275