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vendredi 11 avril 2008

Les Jésuites d'Haïti pressent les autorités...

Les Jésuites d'Haïti pressent les autorités politiques et les différents secteurs du pays à assumer leurs responsabilités et la communauté internationale à respecter ses engagements pour empêcher la descente aux enfers de la société haïtienne
Port-au-Prince, 10 avril 2008- (AHP)- La congrégation des Jésuites d'Haïti s'est déclarée jeudi interpellée par la "situation intolérable et révoltante" qui menace de faire sombrer le pays dans de nouveaux drames.
Dans un message remis à l'AHP, les Jésuites qui travaillent dans des domaines divers en Haïti, exhortent les responsables politiques à assumer pleinement leurs responsabilités.
Ils demandent au président de la république à prendre les disposition qui s'imposent pour rétablir la confiance et la paix et à engager une réforme en profondeur des institutions publiques pour mettre le pays sur la voie du développement.
Les Jésuites pressent aussi les hauts responsables de l'Etat (premier ministre , ministres, secrétaires d'Etat, directeurs généraux et parlementaires) à élaborer et à mettre en œuvre, sur le court terme et dans le plus bref délai, un programme d'urgence pour alléger les souffrances de la population, à utiliser sur le long terme, les ressources intellectuelles et les savoir-faire tant nationaux qu'étrangers en vue d'élaborer et de mettre en œuvre un vrai plan de développement national.
La communauté des jésuites d'Haïti appelle les partis et les organisations politiques à assumer leurs responsabilités de critique et de contrôle de l'action gouvernementale, à aider dans la recherche de solutions adaptées au drame que vit la société, à participer effectivement à la réforme de l'Etat pour sortir le pays de la honte et du marasme.
Les commerçants, les industriels, les importateurs, les banquiers et autres forces vives de la nation sont exhortés à apporter leur contribution à l'allègement des souffrances des concitoyens (nes) et à prendre conscience de la nécessité d'œuvrer ensemble pour aider Haïti à se mettre debout.
La communauté internationale, notamment , est accusé de ne pas honorer ses engagements vis-à-vis d'Haïti, notamment ses nombreuses promesses de coopération et de ne pas aider effectivement à sortir le pays du bourbier.
Les Jésuites soulignent par ailleurs que la misère du peuple haïtien aujourd'hui, ce sont ces millions d'haïtiens et d'haïtiennes victimes de la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité et qui sont incapables de subvenir à leurs besoins les plus essentiels, même la nourriture.
"La baisse de la production nationale qui conduit à la famine, la paupérisation honteuse et insupportable des populations, la réapparition en force du phénomène du kidnapping et le désespoir des jeunes font également partie de la souffrance du peuple, soulignent encore les Jésuites qui citent également l'absence totale d'une opposition politique constructive, l'annihilation totale de la fonction politique du parlement aux moyens de procédés malhonnêtes tels que les pots de vin et la corruption, l'irresponsabilité de la communauté internationales qui n'a pas tenu ses promesses vis-à-vis d'Haïti, assistant cyniquement à la descente aux enfers de la société haïtienne.
Les Jésuites invitent "Toutes les composantes de la société, cadres religieux, éducateurs, étudiants, responsables et membres d'associations, syndicalistes, et ouvriers, artisans, petits commerçants, agriculteurs..., à se mettre debout "pour chercher ensemble les solutions aux problèmes de notre peuple".
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Des diplomates et des bailleurs de fonds internationaux promettent de fournir des moyens au gouvernement du premier ministre Jacques Edouard Alexis po

Port-au-Prince, 10 avril 2008- (AHP)- Des diplomates et des représentants des grands agences de financement en Haïti auraient promis ce jeudi au premier ministre Jacques Edouard Alexis de fournir des moyens à son gouvernement pour l'aider à faire face dans l'immédiat aux problèmes de la cherté de la vie qui ont provoqué ces derniers jours de violentes manifestations.
5 personnes ont été tuées aux Cayes (sud), alors que plus d'une cinquantaine de personnes ont été blessées à Port-au-Prince et dans la plupart des villes de province, sans compter les nombreux cas de pillage et de vandalisme ayant été commis.
Selon des sources généralement bien informées, cette assurance des représentants de la communauté internationale a été donnée lors d'une rencontre avec M. Alexis au siège du gouvernement dans le quartier de Bourdon à Port-au-Prince.
Ils auraient exprimé leurs inquiétudes quant à une dangereuse période d'aventure que pourrait ouvrir un éventuel départ de "ce bon technicien", alors qu'une réunion des bailleurs de fonds d'Haïti est prévue pour le 25 avril à Port-au-Prince.
"Si les violences et les pillages enregistrés ont été la conséquence du drame de la vie chère, nous allons fournir des moyens" aurait déclaré un diplomate, reconnaissant que l'aide fournie à Haïti n'a pas permis de régler les problèmes de fond.
Le gouvernement français a déjà annoncé l'octroi à Haïti d'une aide de plus d'1 million de dollars dont plus des 3/4 d'aide alimentaire.
Auparavant et seulement quelques heures après un message du président Préval, un groupe de 16 sénateurs ont sommé, dans une résolution, le premier ministre de démissionner dans les 24 heures, le menaçant de lui infliger un vote de censure dans le cas contraire,.
Des secteurs ayant réagi à ce discours ont fait savoir qu'il a totalement ignoré le conjoncturel qui est de résoudre dans l'immédiat le « primum vivere » de la population, privilégiant surtout le long terme, à savoir la production nationale.
Des sénateurs n'ayant pas été touchés dans le cadre de la résolution du groupe dit des 16, ont indiqué qu'il s'agit d'une décision hâtive et prématurée aux relents politiciens, puisqu'elle n'a même pas donné 24 heures à la population pour digérer le discours du chef de l'Etat.
En outre, la demande des 16 est jugée inconstitutionnelle, vu que le Sénat ne peut donner d'ultimatum a un autre pouvoir indépendant (Exécutif ) en la personne du premier ministre Alexis.
Pour sa part, le vice-président de la commission anti-corruption de la chambre basse, Steven Benoit estime que le premier ministre n'a pas beaucoup de marge de manœuvre, vu la détérioration accélérée de la situation, mais il dit croire que ce dernier est utilisé comme bouc-émissaire, puisque dans le cadre de toutes les actions qu'il a posées ou qu'il n'a pas posées, il a eu l'aval et le support de son président (Préval).
" On veut griller le premier ministre", a-t-il lancé, ajoutant que des proches et des conseillers du président ne l'aiment pas et voudraient le voir tomber à leur propre avantage.
Steven Benoit a rappelé que lors d'une rencontre avant la journée noire du 8 avril, entre le président, ses principaux conseillers, le président des deux chambres et les présidents des différentes commissions, on a banalisé sa proposition de distribution massive de nourriture à la population,
Le député renouvelle aujourd'hui la même proposition: "la solution dans l'immédiat passe par la distribution, pendant 3 mois, de nourriture en grande quantité à la population, pendant qu'on travaille sur le dossier de la production nationale".

http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Retour au calme dans la région métropolitaine

Une accalmie a été enregistrée depuis jeudi dans la région métropolitaine ce qui a permis à certaines personnes d’acheter des produits alimentaires dans les rares marchés ouverts.
Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason Muscadin, a annoncé hier la reprise des activités visant à nettoyer la capitale après 72 heures de violence. Il fait état de l’appui de la Mairie aux entrepreneurs victimes les invitant à obtenir un constat d’un juge de paix dans le meilleur délai. Selon le maire un bureau de doléances sera installé au local de la chambre de commerce.
La direction des ressources fiscales de la mairie de Port-au-Prince a été pillée par des casseurs, confirme le maire qui lance un appel au calme aux Port-au-Princiens.
Dans le même temps, des étudiants ont manifesté leur intention de reprendre les manifestations antigouvernementales dans la capitale. Les forces de l’ordre sont intervenus rapidement au champ de Mars pour disperser la manifestation des étudiants.
Preuve d’un retour au calme à la capitale, le contingent de casques bleus appelé en renfort pour assurer la sécurité du palais national n’était plus visible jeudi après midi.
Dans les communes de Gressier et de Carrefour des stations à essence fonctionnaient et des véhicules étaient remarqués dans les rues hier après midi.
Une réunion spéciale entre le premier ministre et des ambassadeurs aurait permis d’obtenir un engagement de la communauté internationale à hauteur de 4 milliards de gourdes pour financer le programme d’urgence du gouvernement.
Pendant ce temps, de nouvelles manifestations antigouvernementales ont été enregistrées dans plusieurs villes de province telles Mirebalais, Jacmel, Bonbon, Saint-Marc, Petit-Goave, Grand- Goave, Leogane, Gonaïves, Miragoane.
La ville des Cayes a connu hier une journée calme au cours de laquelle le marché public et le transport en commun ont fonctionné. La ville de Hinche a enregistré sa première manifestation contre la vie chère, quelques heures après le discours du chef de l’état. Une nouvelle manifestation a été organisée dans la ville de Jacmel où des milliers de personnes avaient gagné les rues.
L’évêque du sud est, Guyre Poulard, condamne les actes de violence et estime qu’elles sont les conséquences des déclarations ironiques du chef de l’état à l’égard de la misère de la population.
Le prélat espère que le gouvernement et tous les secteurs oeuvrent afin d’empêcher que la situation dégénère d’avantage. " Le gouvernement doit dire un mot à la population qui vit dans une misère extrême", argue t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13662

jeudi 10 avril 2008

Plusieurs leaders politiques réclament le départ du gouvernement

Plusieurs leaders politiques ont réclamé le départ du premier ministre Jacques Edouard Alexis, après les manifestations antigouvernementales violentes à travers le pays.
Les responsables de la Fusion des sociaux-démocrates , du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), du Conseil National des partis politiques, de Latibont an Action (LAA), du Mochrena et plusieurs parlementaires ont souhaité que le premier ministre démissionne afin de favoriser une issue à la crise.
Le chef de file de LAA, Youri Latortue, affirme que le sénat doit se réunir dans le meilleur delai afin de fixer sa position face aux manifestations enregistrées dans le pays. Le chef de file du bloc OPL à la chambre basse, Acluche Louis Jeune, a réclamé la démission du premier ministre et de tous les ministres qui selon lui ont échoué. Pour sa part, le chef de file du bloc des parlementaires de l’Alliance, Jean David Geneste, a demandé la démission du ministre Maguy Durcé, représentant l’Alliance au sein du gouvernement. Le conseil National des partis politiques, qui regroupe une trentaine de partis, réclame le départ du gouvernement et la formation d’un gouvernement de coalition nationale. Plusieurs députés interpellateurs sont intervenus dans les medias pour faire valoir leurs points de vue qui avaient été rejetés lors de la séance d’interpellation du 28 février. " Jacques Edouard Alexis a menti à la population qui ne lui fait plus confiance", a lancé le député Fritz Gerald Bourjolly ( Fusion).
Par ailleurs, le président du sénat, Kelly Bastien, qui avait participé à une rencontre avec le chef de l’état lundi dernier affirme qu’il y a 4 options pour changer de gouvernement. " La démission du premier ministre, une déclaration publique du chef de l’état réclament la démission du premier ministre, le départ des partis membres du gouvernement ou un vote de censure du parlement peuvent conduire à un changement de gouvernement ", ajoute t-il. " Le parlement peut assumer ses responsabilités parce qu’on se dirige vers l’incertitude", explique le sénateur Bastien.
De son coté, le chef de file de l’Union, Chavannes Jeune, espère que le gouvernement pourra appliquer un programme pour faire face à la cherté de la vie. Toutefois il n’exclut pas un départ du gouvernement au cas où la situation venait à empirer.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13659

Des entrepreneurs critiquent l’irresponsabilité des autorités

De nombreux entrepreneurs condamnent le comportement du premier ministre qui selon eux devrait démissionner afin de favoriser le retour au calme dans le pays. Un homme d’affaires dont les pare-brises de son véhicule ont été brisés se déclare doublement victime, par la vie chère et les casseurs, et se demande à qui il doit se plaindre. " Il faut attaquer l’état "rétorque un de ses collègues rappelant que le gouvernement a pour mission de garantir la sécurité des vies et des biens. " Les entrepreneurs sont victimes des soubresauts de la situation économique mondiale et de la passivité des responsable de la sécurité publique ", ajoute t-il.
L’irresponsabilité des dirigeants est grave déclare une entrepreneure pour qui les autorités devraient prévoir la mise à sac des entreprises après deux jours de manifestation. " Nous n’arrivons pas a dédouaner nos marchandises et quand enfin on parvient à le faire on pille nos entreprises", dit-elle estimant que les dirigeants font montre d’incompétence. Plusieurs membres du secteur privé réclament le départ des dirigeants qui ne peuvent pas prendre leurs responsabilités " Le chef de l’état doit demander pardon afin de calmer la frustration du peuple" suggère une femme d’affaires qui fait remarquer que les manifestations violentes sont les résultats des inconséquences du gouvernement. Un importateur de produit alimentaire souligne que le gouvernement a tiré profit de l’augmentation des produits sur le marché international. " Le riz doit être un produit de sécurité nationale qui serait importé uniquement par le gouvernement ", explique t-il. D’autre part, un commerçant soutient que la presse ne doit pas être un instrument pour répandre la violence. " Il ne s’agit pas de censure mais il vaudrait mieux ne pas relayer les points où il y a des failles", ajoute t-il.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13658

Le chef de l’état propose des solutions durables à moyen terme

Le chef de l’état haïtien, René Préval, propose la subvention de la production et de la consommation nationale sur une période limitée pour faire face à la hausse des prix des produits alimentaires.
Dans son discours à la nation après plusieurs jours de manifestation contre la cherté de la vie, le président Préval a précisé que cette solution durable doit être appliquée afin d’éviter de répéter les erreurs du passé.
Dans le cadre de cette politique, le chef de l’état soutient que les 270 millions de dollars consacrés à l’importation de 360 000 tonnes de riz par an pourront être transférés aux producteurs locaux. " Le gouvernement est prêt à subventionner la production et la vente du riz produit en Haïti à travers des centres de distribution", ajoute t-il. De même il fait remarquer que le programme de production d’œufs permettra dans un an de produire les ¾ des produits consommés en Haïti. Le pays importe environ 360 millions d’œufs par an pour une valeur de 9 millions de dollars", explique le chef de l’état. " La subvention de la production nationale est la solution durable", dit-il tout en mettant l’accent sur la nécessité de construire de nouvelles routes pour acheminer les produits vers les centres urbains. De plus, il s’est déclaré contre la suspension des taxes sur les produits alimentaires faisant remarquer que ceci causerait un grand tort à la production nationale. Le chef de l’état a annoncé " une évaluation du gouvernement " se déclarant favorable à la participation d’un plus grand nombre de partis politiques.
René Préval a également annoncé le prélèvement d’une taxe de solidarité de 10% sur les fonctionnaires ayant un salaire de plus de 30 000 gourdes par mois. Il a demandé aux ministres d’appliquer une politique d’austérité en réduisant les dépenses pour les voyages.
Dans son message en créole, le président Préval a demandé la fin des manifestations violentes avertissant que les forces de l’ordre ne tolèreront plus les attaques contre les entreprises qui ne font qu’empirer la situation économique du pays.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13657

"Pas de politique de subvention des prix des produits importés", répond René Préval aux personnes dénonçant la cherté de la vie

La police ne tolèrera plus le désordre, prévient-il
jeudi 10 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le président René Préval a lancé mercredi un appel au calme aux populations de plusieurs départements géographiques du pays qui manifestent avec violence depuis une semaine contre la cherté de la vie.
"Les violences ne feront pas baisser les prix. Au contraire, elles les feront augmenter", a-t-il dit.
Le chef de l’Etat a rejeté d’emblée toute politique de subvention de produits importés suggérée par divers secteurs favorables à la baisse des prix des produits de première nécessité. "Cette politique, appliquée depuis maintenant 20 ans dans le pays, est à l’origine des problèmes actuels", a-t-il soutenu.
Mettant l’accent sur le fait que la flambée actuelle des prix en Haïti s’inscrit dans un cadre mondial de hausse des prix, il a donné l’exemple de nombreux pays où les populations manifestent actuellement contre la cherté de la vie.
Pour faire face aux problèmes d’Haïti, René Préval affirme avoir opté en faveur d’une politique de subvention à la production nationale.
Dans ce cadre, l’Etat subventionnera les engrais, permettant aux agriculteurs de s’en procurer à moitié prix, ou à un moindre coût. La commercialisation du riz local sera également subventionnée, a-t-il annoncé. Des centres de distribution seront créés et les revenus ainsi générés permettront d’augmenter la production de riz jusqu’à l’autosuffisance en la matière.
L’Etat entend aussi impulser la production avicole nationale par une politique de subvention appropriée, informe le président Préval.
D’autres problèmes ayant, à des degrés divers, une certaine connexion avec le coût de la vie, René Préval a mis en relief les initiatives envisagées en matière d’infrastructures sanitaires, de transports publics, de routes. Il annonce en ce sens la remise sur pied prochaine du Centre National des Equipements (CNE).
Pour faire face à la crise haïtienne, M. Préval suggère aussi aux employés de l’Etat percevant plus de 30.000 gourdes de salaire mensuel d’en concéder 10% à des programmes en faveur des défavorisés. Il invite particulièrement à la solidarité sociale ceux des employés de l’Etat qui avaient récemment bénéficié de 35% d’augmentation de salaire.
Aux ministres et hauts fonctionnaires, il demande de réduire les dépenses.
Aux contribuables généralement quelconques, il demande d’honorer leurs obligations envers le fisc afin de permettre à l’Etat de disposer des moyens indispensables à ses interventions sociales.
Sur le plan politique, le chef de l’Etat annonce l’ouverture du gouvernement et de l’Etat en général à la participation, laissant entendre, qu’à l’instar de la coalition gouvernementale formée au lendemain de son accession à la présidence, d’autres secteurs pourraient être appelés "afin de mieux asseoir la stabilité".
Quant au gouvernement, le président Préval, qui ne s’est pas prononcé en faveur de son renvoi, a plutôt estimé qu’il était peut-être venu "le moment de l’évaluer".
Saluant le travail accompli par la police nationale et les casques bleus de l’ONU, le président Préval a intimé aux fauteurs de troubles "l’ordre" de cesser les violences. "La police et la population ne vont pas continuer à tolérer le désordre", a-t-il déclaré.
Il a enfin présenté ses sympathies à ceux qui ont enregistré des pertes matérielles et des condoléances à ceux dont des proches ont perdu la vie dans les incidents de ces derniers jours. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4919

16 sénateurs sur 27 somment le premier ministre Jacques Edouard Alexis de se démettre

Menace d’interpellation au Sénat dans moins de 72 heures !!!
jeudi 10 avril 2008,
Radio Kiskeya

Seize (16) sénateurs sur vingt-sept (27) ont adressé mercredi soir une lettre au premier ministre Jacques Edouard Alexis pour lui demander de donner volontairement sa démission avant le samedi 12 avril 2008, date qu’ils disent avoir déjà retenue pour une séance d’interpellation de ce dernier à l’issue de laquelle ils promettent de lui décerner irrémédiablement un vote de censure.
Une demande formelle d’interpellation du chef du gouvernement pour samedi prochain a été adressée au président du Sénat, a confirmé l’un des 16 sénateurs joint au téléphone.
Dans cette correspondance, les signataires déclarent avoir constaté que les derniers événements enregistrés dans le pays ont consacré l’échec du gouvernement Alexis. Ce dernier n’a pas su faire preuve du leadership indispensable à la résolution de la plupart des problèmes du pays. Il faut donc une nouvelle équipe et un programme d’urgence pour soulager les souffrances de la population, disent en substance les 16 parlementaires dans cette correspondance adressée à M. Alexis.
Les sénateurs dont les noms suivent ont signé ladite correspondance : Youri Latortue et François Fouchard Bergromme (Artibonite, Latibonit An Aksyon) ; Roudy Hérivaux et Evelyne Chéron (Ouest, Fanmi Lavalas) ; Riché Andris (Grande-Anse, OPL) ; Mélius Hyppolite (Nord-Ouest, OPL) ; Joseph Pierre Louis (Nippes, OPL) ; Ricard Pierre (Sud-Est, OPL) ; Edmonde Supplice Beauzile (Centre, Fusion) ; Joazil Rodolphe (Nord-Est, PONT) ; Michel Clérié (Grande-Anse, Fusion) ; Judnel Jean (Nord-Est, Fusion) ; Gabriel Fortuné et Fritz Carlos Lebon (Sud, UNION) ; Eddy Bastien (Nord-Ouest, ALLIANCE).
La demande des 16 sénateurs de démission du chef du gouvernement est survenue quelques heures seulement après une adresse à la nation du chef de l’Etat au terme de laquelle il a proposé, non pas le renvoi du gouvernement, mais son évaluation. Ceci a déplu à des parlementaires qui avaient déjà ouvertement proposé le renvoi du gouvernement, compte tenu de l’insatisfaction manifeste de la population par rapport à sa politique. Le comble a été atteint avec les violentes manifestations contre la vie chère enregistrées à Port-au-Prince et en province, estiment ces parlementaires.
En décembre de l’année dernière, Jacques Edouard Alexis avait « miraculeusement » échappé à une interpellation au Sénat. D’autorité, le président d’alors du Sénat, Joseph Lambert (Sud-Est, LESPWA) avait refusé de lui transmettre la lettre d’interpellation. Le 28 février 2008, il a bénéficié d’un vote de confiance à la Chambre basse qui l’avait également interpellé. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4920
Commentaires:
La priorité du jour ne saurait être en aucun cas le renvoi de l’actuel gouvernement. Les politiciens haïtiens et surtout le pouvoir législatif confond tout.
Il s’agit de trouver aujourd’hui la bonne formule pour permettre aux haïtiens de manger.
Que va apporter des modifications au sein du gouvernement aujourd’hui ? Le pouvoir législatif a eu souvent l’occasion de juger la politique du gouvernement de Jacques Edouard Alexis et, avec des manœuvres populistes et dilatoires ils ont toujours su s’arranger et s’aligner avec le pouvoir exécutif.
Aujourd’hui il s’agit de prôner une grande concertation avec les gens compétents en la matières : les économistes haïtiens et étrangers, les industriels, les commerçants, les importateurs pour trouver une solution pour le très court terme.
L’évaluation de la politique du gouvernement passe en second plan.
Le grand problème d’Haïti c’est justement il n’existe aucun secteur de la vie politique nationale qui semble être en mesure d’élaborer un vrai plan de développement à plusieurs étapes tout en contemplant et en tenant compte surtout des orientations du monde et des pressions qui nous viennent de l’extérieur face aux besoins primaires de notre population.
Un autre premier ministre qui viendra sans programme et sans projet ne fera pas mieux que Jacques Edouard Alexis.
Il en sera de même pour le prochain président si jamais René Preval devrait démissionner.
Haïti est dans l’obligation aujourd’hui de faire appel à des compétences. Le niveau de perception de nos politiciens ne les habilite plus a gérer les affaires du pays. Ils ont échoué parce qu’ils ont refusé de jauger leurs limites en s’approchant des secteurs de compétences.
Que peut apporter dans le contexte actuel un Jean Bertrand Aristide si ce n’est la remise en selle des hordes de chimères et zenglendos ?
Que peuvent ajouter comme solution un Jean Claude Duvalier et ses makoutes ?
Les associations professionnelles non politisées doivent jouer un rôle prépondérant dans la conceptualisation des approches.
Arrêtons de nous bafouer les uns les autres. Les sénateurs et les députés ne valent pas mieux que les ministres du gouvernement.

mercredi 9 avril 2008

Poursuite des violentes manifestations "contre la vie chère"

Un message du chef de l’Etat attentu
mercredi 9 avril 2008,
Radio Kiskeya

Les manifestations ont repris mercredi matin dans diverses zones de la capitale haïtienne, dans ses banlieues et à Pétion Ville.
Des hordes de maifestants ont entrepris d’attaquer des résidences privées et de des établissements publics partout à Pétion Ville. Une véritable panique règne dans la ville.
Le local d’une station privée de la capitale, Vision 2000, a essuyé des jets de pierres, au lendemain d’une attaque contre le siège, à Pétion Ville, du quotidien Le Matin, de la Télévion d’Etat à Delmas et la veille contre les locaux de la station privée Télé Haïti. Deux journalistes photographes ont été blessés lors de l’intervention musclée des casques bleus mardi pour sécuriser le Palais National.
Des patrouilles conjointes de casques bleus et de policiers nationaux ont essuyé des jets de pierres dans diverses zones de la capitale au moment où elles essayaient d’enlever les barricades installées la veille et tôt dans la matinée. Les militaires et policiers ont dû à plusieurs reprises tirer des coups de feu en l’air ou lancer des gaz lacrymogènes.
Le périmètre du Palais National (siège de la présidence haïtienne) est toujours sous haute sécurité militaire des Nations-Unies.
Des manifestations sont signalées à Mirebalais (Centre) et à St-Marc (Artibonite, Nord).
Toutes les activités sont paralysées dans les principales villes du pays, à Port-au-Prince notamment où les dégâts matériels sont très élevés. De nombreux super marchés et magasins ont été pillés dans une ville où les forces de l’ordre sont pratiquement absentes, sauf dans les zones stratégiques regroupant les principaux bâtiments publics. Sur diverses artères, les rares automobilistes qui circulaient mardi soir ont été rançonnés par des "vigiles" postés sur les barricades.
La Télévision d’Etat annonce en boucle, depuis très tôt dans la matinée, un message spécial du chef de l’Etat.
Les responsables des deux chambres du parlement haïtien n’avaient pas écarté mardi la possible démission du chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4918

Avant les manifestations de nombreux élus réclamaient des actions urgentes contre la cherté de la vie

La semaine dernière, le nombre d’élus mécontents en raison de l’inaction du gouvernement face à la vie chère avait augmenté à la chambre basse. Le député Dorson Jean Beauvoir ( LAA) dénonce une mafia entre le gouvernement et une fraction des commerçants en vue d’empirer la situation.
Ce parlementaire qui avait appuyé l’interpellation du premier ministre en janvier dernier réclame une nouvelle fois la démission du premier ministre Jacques Edouard Alexis.Même si Jonas Coffi ( Lavalas ) avait voté en faveur du premier ministre lors de la séance d’interpellation, aujourd’hui il réclame le départ du chef du gouvernement. D’autres parlementaires tentent d’expliquer leur vote en faveur du gouvernement en janvier dernier.
Guy Gérard Georges soutient que le vote était conjoncturel et visait à éviter une instabilité. " Nous n’étions pas satisfait de l’action du gouvernement ", dit-il admettant que la situation a empiré un mois plus tard.Guy Gérard Georges et son collègue Steven Benoît qui avaient accordé leur vote au gouvernement sont sur la défensive et réclament à cor et à cri un remaniement ministériel.
Pour sa part, le sénateur Youri Latortue demande aux députés qui avaient accordé un vote de confiance au premier ministre de trouver une solution au problème de la vie chère. " Qu’ils prennent leur responsabilité et qu’ils trouvent une solution ", lance t-il rappelant qu’il se trouve dans l’opposition.
Le sénateur Latortue ne veut formuler aucune proposition mais croit qu’il faut une alternative à l’équipe au pouvoir qui fait montre d’incapacité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13651

Commentaires:
Maintenant les députés doivent se démerder pour expliquer à la population le bien fondé de la politique du gouvernement Preval/Alexis puisqu'ils avaient voter une motion de confiance en leur faveur il y a moins d'un mois.
Il faut savoir être cohérent. Il faut même savoir persister dans l'erreur car la vérité est changeante.
Mais jouer le caméleon dénote une méconnaissance totale de la situation et on joue au "roulè-m dè bor"

Le président de la chambre des députés estime que les manifestations sont légitimes

Le président de la chambre des députés, Pierre Eric Jean Jacques, affirme que les manifestations contre la vie chère sont légitimes, et réclame du gouvernement l’adoption de mesures urgentes en vue de faire face à la situation. " Les manifestations sont légitimes parce que le peuple a faim ", dit-il appelant les manifestants à respecter la propriété privée.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio métropole, le député Jean Jacques a souligné que les manifestations violentes auront des conséquences négatives sur les entreprises privées en particulier et l’économie nationale en général. " Le gouvernement devrait dédommager les entrepreneurs victimes", déclare M. Jean Jacques estimant que l’irresponsabilité de l’état est la principale cause des pertes.
Selon le président de la chambre basse, le gouvernement doit adopter des mesures urgentes parce que la situation est grave. Tout en regrettant l’inaction du gouvernement, le député de Delmas fait remarquer que depuis deux ans le gouvernement n’avait pas réalisé des projets pour subvenir aux besoins quotidiens de la population.
Interrogé sur les mesures annoncées par le premier ministre, Pierre Eric Jean Jacques estime qu’elles sont insuffisantes. Il propose de subventionner les produits alimentaires sur une période limitée afin que le peuple puisse se nourrir.Très critique envers le gouvernement, Pierre Eric Jean Jacques pourtant élu sous la bannière du parti au pouvoir ( Lespwa), rappelle que le parlement a pour mission de contrôler l’action du gouvernement.
Tout en mettant l’accent sur l’échec du gouvernement, le député de Pierre Eric Jean Jacques admet que les élus ont une part de responsabilité dans la dégradation de la situation. " Je présente mes excuses à la population parce que nous n’avions pas su faire notre travail", martèle M. Jean Jacques qui dénonce un certains mépris des responsables de l’exécutif à l’égard des députés.
Il donne l’assurance que les députés commencent à faire leur travail, rappelant que ces élus sont régulièrement l’objet de pressions dans leurs circonscriptions.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13652

Des manifestations anti-gouvernementales sont enregistrées dans plusieurs villes de province

Outre Port-au-Prince, des manifestations violentes on été enregistrées dans plusieurs autres villes du sud d’Haïti telles Cayes-Jacmel, Cayes, Petit-Goave, Leogane, Gonaives, Jérémie etc. La contestation commencent à s’étendre dans le nord du pays, un vent de panique et des barricades de pneus enflammés ont été érigées dans la ville de Mirebalais. Au Gonaïves, la manifestation s’est déroulée dans le calme sous la protection de la police haïtienne.
Au Cayes, pour la quatrième journée de manifestation des milliers de personnes étaient dans les rues. Les forces de l’ordre ont intervenu pour disperser les manifestants a la mi-journée alors que des accrochages ont été enregistrés dans le quartier de la Savanne.
A Petit Goave, l’entrée du baraquement de la Minustah a été incendiée par des manifestants qui avaient dressé des barricades enflammées sur la route nationale numéro 1. Trois personnes ont été blessées lors de ces affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants dont certains étaient armés.
Comble de malheurs pour le gouvernement, à Miragoane la manifestation anti-gouvernementale a été organisée par la coordination de Lespwa dans la région.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13653
Le président de la chambre de commerce condamne les attaques contre les entreprises Le président de la chambre de commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), Jean Robert Argant, condamne le pillage de plusieurs entreprises, et appelle les manifestants à exprimer leur opinion tout en respectant la propriété privée.
" La violence n’amènera nulle part", lance t-il rappelant que le pays est en train de régresser sur le plan économique.
Selon le président de la CCIH, les nouvelles violences sont de nature à empêcher l’arrivée de nouveaux investisseurs en Haïti.
M. Argant a indiqué que le gouvernement doit appliquer en urgence un programme pour faire face à la vie chère. Il estime que le gouvernement dans l’immédiat doit faire baisser les prix des produits alimentaires en cessant de prélever des taxes sur ces produits.
Il explique qu’une taxe de 8 dollars est prélevée sur le sac de riz.Tout en faisant remarquer que la situation tend à dégénérer d’avantage, le président de la ccih propose également que l’état importe des produits destinés à être distribués aux personnes les plus vulnérables.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13654

18 blessés lors des manifestations contre la pauvreté

Au moins 14 personnes ont été blessées par balles mardi lors de nouvelles manifestations en Haïti contre la cherté de la vie et la politique économique du gouvernement, et l'ONU a déployé des blindés pour protéger le Palais national du président René Préval. "Une dizaine de blessés ont été admis au service d'urgence de l'hôpital public de Port-au-Prince, a indiqué à l'AFP docteur Claude Suréna, président de l'Association des médecins haïtiens."Ce bilan est partiel, il y a beaucoup d'informations contradictoires qui nous parviennent, mais je crois que les services d'urgence on reçu au moins dix blessés par balles", a-t-il ajouté.
Un médecin résident avait indiqué que les blessés sont obligés d’acheter le matériel pour les interventions parce que l’hôpital est dépourvu de tout.
Parmi les quatorze blessés par balles, deux journalistes (un photographe et un cameraman) ont été légèrement blessés par des balles en caoutchouc tirées par des Casques bleus brésiliens de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah). Jean Jacques Augustin du journal le Matin a été blessé lors de l’intervention des forces de l’ordre pour repousser les manifestants devant les grilles du palais national. Blan Delva reporter photographe a été blessé lors d’une intervention des casques bleus pour empêcher le pillage d’une succursale de la Banque Nationale de Crédit a la rue Capois.
Le directeur général de la Police, Mario Andrésol a révélé qu’un policier a été également blessé par balles.A Petit Goave, trois personnes ont été blessées lors de l’attaque contre un baraquement de l’ONU.
A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU a déploré les violences et réaffirmé son soutien au gouvernement d'Haïti et à la Minustah. Les membres du Conseil ont affirmé "l'importance du maintien d'un soutien international fort à ce pays face aux défis qu'il rencontre sur la route du développement", a déclaré l'ambassadeur d'Afrique du Sud Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil de sécurité.
Les prix des produits alimentaires ont flambé en une semaine en Haïti où un sac de 120 livres de riz, la nourriture populaire, est passé de 35 à 70 dollars tandis que le prix de l'essence connaissait une troisième hausse en moins de deux mois. "Les gens peuvent continuer à manifester mais en respectant les biens des autres", a demandé mardi le secrétaire d'Etat à la Sécurité publique, Luc Euchère. "Nous ne comprenons pas que des gens qui manifestent contre la cherté de la vie veuillent entrer au Palais national", a-t-il ajouté.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13655

TOUSSAINT LOUVERTURE...« Il faut mille ans pour avoir un homme de cette taille »

Célébrer l'anniversaire des héros semble de plus en plus une pratique qui perd sa valeur en Haïti. Ce 7 avril 2008 qui rappelle le 205e anniversaire de la mort d'un grand visionnaire, pionnier de la liberté universelle, Toussaint Louverture, risquait de passer inaperçu.
Au son de la trompette et du trombone de la fanfare du Lycée Toussaint Louverture, quelques dizaines d'élèves ont célébré le 205e anniversaire de la mort de Toussaint Louverture. Ils ont défilé à travers les rues de la capitale en se rendant à la place de ce martyr en face du Palais national. Ils ont déposé une gerbe de fleurs au pied de sa statue avant d'aller à l'église Ste Anne où ils ont assisté à une messe d'action de grâce.
Le prêtre qui présidait la cérémonie de circonstance se dit indigné de voir «un homme de cette taille naissant chaque mille an». «Nous avons une carence d'hommes dignes de pudeur dans le pays. Nous avons des hommes qui font de la politique pour la politique. Ils sont sans entrailles. Pas comme Toussaint Louverture », a déclaré le célébrant principal, lors de la messe chantée en mémoire de ce héros décédé le 7 avril 1803, après avoir été arrêté, puis déporté en France à Fort de Joux.
Selon le célébrant, Toussaint Louverture a combattu le racisme, l'ostracisme de tout un monde. Il a su dépasser ses intérêts personnels pour s'offrir en holocauste en faveur de la liberté de tous les noirs de St-Domingue et ceux du monde entier. « Louverture n'était pas un égoïste. Alors aujourd'hui, nous avons des intellectuels égoïstes. Le peuple meurt à petit feu et personne n'en a cure», a-t-il indiqué.
« Les hommes politiques haïtiens qui s'enrichissent aux dépens de la population vont jouir, quelque temps après leur mandat, de leur fortune en terre étrangère, en se faisant passer souvent pour des blancs à cause de leur argent», a-t-il avancé.Qualifié de bon berger l'initiateur de l'abolition de l'esclavage, le prêtre croit que Toussaint Louverture fut en quête de liberté en vue de sauver ses brebis qu'il a comparées à l'évangile du moment. L'officiant dit constater avec dégoût la tendance du rejet de tout ce qui est haïtien en fustigeant le comportement des dirigeants qui n'ont rien fait pour marquer cet anniversaire de la mort de ce grand homme dans l'histoire du pays. Pourtant, dit-il, en France maintenant, le représentant du président de la République Française et des ambassadeurs de plusieurs pays d'Afrique se réunissent à Fort de Joux pour honorer la mémoire de ce nègre.Reconnaissant la calamité que vit le pays depuis un certain temps sans une solution congruente, père Aupont invite « les élèves et tout le peuple haïtien à demander à Dieu de nous libérer des politiciens manipulateurs qu'il a qualifiés de faux prophètes. Entre temps, le pays se meurt », a-t-il précisé. « Je salue cette initiative des élèves du Lycée Toussaint Louverture de célébrer cette messe en souvenir de Toussaint Louverture. Cela redonne vie à son passé » s'est-il réjoui.
Adner Etelotadou_722@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56288&PubDate=2008-04-07
Commentaires:
Ne pas célébrer la mort de Toussaint Louverture est un crime contre l’humanité. C’est la preuve d’un antihaitianisme primaire et vulgaire qui démontre bien les profondeurs de la bêtise des autorités haïtiennes.
C’est quoi l’élément fort du patrimoine haïtien si on n’inclut ni Toussaint ni Dessalines, Pétion ou Christophe ? Comment ne pas honorer à jamais ces hommes avec grand H !
S’il faut mille ans pour voir un homme de la taille d’un Toussaint Louverture, aucun haïtien n’aura l’occasion de le revoir un Toussaint car avant longtemps Haïti ne sera plus !

mardi 8 avril 2008

Nouveaux incidents lors d’une manifestation aux Cayes

Une personne a été tuée et une autre blessée lors de nouvelles manifestations contre la cherté de la vie organisée dans la ville des Cayes.
L’incident est survenu lorsqu’un groupe de manifestant a attaqué la résidence du sénateur Gabriel Fortuné ( Union). Des manifestants accusant les agents de la sécurité rapprochée du sénateur Fortuné d’avoir tiré sur la victime et ont, en représailles, pillé la résidence de la belle mère du sénateur.
Gabriel Fortuné, tout en admettant avoir pris des dispositions pour assurer sa sécurité nie que ses agents aient abattu une personne devant sa résidence. Il soutient que des trafiquants de drogue et des membres de Fanmi Lavalas composaient le petit groupe qui avait attaqué son domicile tôt dans la matinée.
Le troisième sénateur du sud révèle que des petits groupes de criminels armés opèrent sous le couvert de la manifestation contre la vie chère. Ces groupes armés attaques des résidences privées et la police arrive difcicilement a les pourchassé explique t-il.
Le vaste mouvement de protestation contre la pauvreté s’est étendu dans plusieurs autres régions du pays. Des manifestants ont défilé à Jérémie, Petit- Goave, Aquin, Anse-aVeau, Vialet, Léogane et Jacmel.
A Petit Goave les manifestants ont réclamé le départ du chef de l’état et du premier ministre tout en lançant des slogans contre la mission onusienne. Les manifestants ont lancé des jets de pierre sur le baraquement de la Minustah et érigé des barricades de pneus enflammés sur la route nationale #2.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13650

Plusieurs milliers de personnes participent à une grande manifestation contre la pauvreté

Plusieurs milliers de personnes ont participé hier à une grande manifestation contre la pauvreté dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Les manifestants, pour la plupart très violents, ont parcouru les diverses artères de la capitale en lançant des slogans contre le chef de l’état et le premier ministre, inactifs selon eux face à la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires.
Les manifestants dont certains menaçants ont convergé des divers quartiers populeux tels Martissant, Cité Soleil et Bel air vers le palais national (siège de la présidence) afin de crier leur raz le bol. " Si les policiers tirent nous mettons le feu dans la ville ", lance un membre d’une des organisations populaires à l’origine de la manifestation. De nombreux pare-brises de véhicules ont été cassés et plusieurs véhicules, dont un de la Minustah, ont été incendiés.
Muni de branches d’arbres ou d’assiettes, les manifestants ont réclamé le départ du président Préval du premier ministre Alexis et des députés pro gouvernementaux. Des manifestants ont tenté en vain d’investir le palais législatif accusant les députés d’avoir contribué à l’aggravation de la situation en accordant récemment un vote de confiance au premier ministre. " Il faut arrêter Préval et les députés", scandaient des manifestants très en colère.Un étudiant de la faculté Inaghei, a été blessé lors d’un accrochage entre les forces de l’ordre et un groupe d’étudiants qui avaient érigé des barricades non loin de la faculté. " L’étudiant a été atteint d’un projectile à la poitrine ", indique l’un des ses camarades qui assure avoir identifié le policier auteur du tir.
Cette grande manifestation a causé la paralysie de toutes les activités économiques dans la région métropolitaine. Les rues désertes dans la matinée en raison de la grève des transporteurs étaient occupées en permanence par des groupes de manifestants qui avaient érigé des barricades de pneus enflammés pour empêcher la circulation des voitures privées.
Des vitres de nombreux véhicules en stationnement au centre ville ont été brisés par les manifestants qui avaient demandé aux commerçants de baisser leur rideau de fer.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13649

Le premier ministre dénonce les violences et active son plan d’urgence face à la pauvreté

Le premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, confirme l’envoi de renfort dans le sud en vue de rétablir le calme dans cette région secouée par des manifestations violentes et des scènes de pillage la semaine dernière. Tout en qualifiant ce mouvement de désordre, M. Alexis soutient que les secteurs commerciaux et populaires ont été victimes d’agressions orchestrées selon lui par des trafiquants de drogue. Il annonce que les forces de l’ordre sont à la recherche des narcotrafiquants impliqués dans ces manifestions dont certains sont originaires de Ouanaminthe. " Nous avons récemment détruit une des pistes d’atterrissage clandestine dans le sud ", déclare M. Alexis pour qui les trafiquants de drogue sont en colère contre le gouvernement.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le premier ministre a réaffirmé la détermination de son gouvernement a lutter contre le trafic de la drogue et la contrebande. " Nous lancerons prochainement des patrouilles maritimes dans la péninsule du sud", ajoute t-il.
Cependant le chef du gouvernement admet qu’au début les manifestations étaient réalisées par des citoyens qui protestaient contre la cherté de la vie. " Nous sommes en démocratie on peut exprimer son opinion, mais nous condamnons l’infiltration des contrebandiers et des trafiquants de drogue", ajoute t-il.
Le premier ministre révèle avoir entrepris un dialogue avec les représentants des différents secteurs afin d’expliquer le programme d’urgence du gouvernement pour faire face à la cherté de la vie. Il confirme que le chef de l’état a entrepris des discussions avec les divers secteurs impliqués dans la commercialisation des intrants agricoles afin d’obtenir une réduction des prix des engrais.
Toutefois M. Alexis fait remarquer que la marge de manœuvre du gouvernement est étroite parce que les prix des produits ont connu une forte hausse sur le marché international. En ce qui a trait au délai pour l’application des mesures d’urgences annoncées il y a plus d’un mois, le premier ministre explique que plusieurs projets ont été déjà lancés. "
Les projets à haute intensité de main d’œuvre débutent la semaine prochaine, les crédits aux commerçants seront disponibles dans 3 semaines, les restaurants universitaires seront lancés cette semaine, et les restaurants communautaires et les paniers alimentaires seront lancés dans 3 semaines ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13647

FLASH !!! FLASH !!! Intervention musclée de la MINUSTAH pour protéger le siège de la présidence haïtienne

Il y aurait plusieurs blessés, dont un journaliste
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

Il y aurait plusieurs blessés suite à l’intervention musclée de la MINUSTAH.
Les casques bleus pourchassent avec vigueur les manifestants, tentant de les éloigner du périmètre immédiait du Palais National. La MINUSTAH a également fait usage de gaz lacrymogènes
Un photographe du quotidien Le Matin, Jean Jacques Augustin, aurait été blessé par balle et transporté d’urgence à l’hôpital.

En plus des blessés, d’énormes dégâts matériels à Port-au-Prince

La capitale haïtienne "terrorisée"
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

La situation demeurait préoccupante en début d’après-midi ce lundi à Port-au-Prince où de violentes manifestations se sont déroulées pendant la matinée. Le point fort du mouvement a été la tentative de certains manifestants d’investir de force le siège de la présidence.
En plus des blessés dont le nombre exact reste encore à déterminer, d’énormes dégâts matériels ont été enregistrés. Les manifestants ont tout cassé sur leur passage : pare-brises de véhicules, vitres et vitrines d’établissements publics et commerciaux.
A Pétion Ville, des raids ont été lancés contre de nombreux édifices privés et publics. Le siège du quotidien Le Matin a été saccagé. Des voitures particulières ont été incendiées jusque dans les garages et cours intérieures des maisons.
Au nombre des véhicules auxquels les manifestants ont mis le feu au centre de la capitale, figure une voiture Toyota RAV 4 flambant neuve exposée comme prime d’un tirage annuel à sa succursale au Champ-de-Mars par la banque commerciale d’Etat BNC (Banque Nationale de Crédit).
Un dépanneur, le "Tiger Shop" sis à la station d’essence Esso du Bois-Verna a été entièrement vidé.
D’autres établissements commerciaux ont été attaqués et cambriolés.
Alors que de nombreux manifestants, chassés de la périphérie immédiate du Palais National par les casques bleus de l’ONU, sont tout de même restés dans les parages, de nombreux autres ont pris la direction du quartier du Canapé-Vert où se trouve la résidence privée du Chef de l’Etat. Sur leur passage, notamment à Bourdon, ils ont lancé toutes sortes de projectiles sur les cours et façades des maisons, des deux côtés de la route. La police nationale a dû déployer des éléments dans tout le secteur pour tenter d’en assurer le contrôle.
Pour l’instant, si les principaux bâtiments publics et les édifices-symboles de l’existence de l’Etat bénéficient d’une impressionnante protection des casques bleus de l’ONU, la "rue" reste relativement libre et les manifestants ont pratiquement les coudées franches pour commettre toutes sortes d’infraction.
Une réunion devrait se tenir cet après-midi entre le chef de l’Etat et d’autres responsables, dont les présidents des deux chambres. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4915

Les présidents des 2 chambres du parlement en faveur de mesures économiques et politiques pouvant aller jusqu’au renvoi du gouvernement,

Le sénateur Youri Latortue pour le départ immédiat de l’équipe Alexis
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le président du Sénat, le Dr Kelly Bastien, s’est dit lundi en faveur de mesures économiques et politiques pouvant aller jusqu’au renvoi du gouvernement, pour faire face à la détérioration de la situation.
Les mesures politiques peuvent toutefois se limiter à un simple remaniement ministériel, conformément aux attentes exprimées en ce sens par les députés, à l’issue de l’interpellation du chef du gouvernement en février dernier, estime-t-il.
Le sénateur du Nord, élu sous la bannière de la Plate-forme politique LESPWA, a fait ces déclarations avant de se rendre au Palais National où, de concert avec d’autres responsables d’Etat, il doit participer à une réunion d’urgence convoquée par le chef de l’Etat avant une adresse de ce dernier à la nation en fin d’après-midi.
Le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques (membre également de la Plate-forme présidentielle LESPWA et représentant la circonscription de Delmas-Tabarre), se montre plus catégorique que son collègue du Sénat concernant l’éventualité du renvoi de l’ensemble du gouvernement. Des mesures économiques et politiques doivent être adoptées, déclare-t-il. Mais, si la population exige le départ du gouvernement, le chef de l’Etat, qui est à son service, devrait en tenir compte et lui donner satisfaction, a ajouté M. Jean Jacques.
Le président de la Commission Justice et Sécurité publique du Sénat, Youri Latortue (Artibonite, Latibonit An Aksyon) exige pour sa part de façon catégorique le départ du gouvernement.
"Il faut un nouveau gouvernement et un programme d’urgence pour une amélioration urgente de la situation. Si cela n’est pas fait dans l’immédiat, le Sénat devra se réunir en urgence pour assumer ses responsabilités", a-t-il conclu. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4917

Des casques bleus de l’ONU dégagent un large périmètre de sécurité aux abords du Palais National

Plusieurs blessés, dont un photographe de l’un des principaux quotidiens haïtiens
mardi 8 avril 2008,
Radio Kiskeya

Des casques bleus de l’ONU, brésiliens pour la plupart, ont pu dégager un large périmètre de sécurité autour du siège de la présidence haïtienne, le Palais National, faisant usage de leurs armes et de gaz lacrymogènes.
"Plusieurs personnes ont été blessées par balle", criaient des manifestants courant dans tous les sens, à la recherche d’un abri. Les journalistes ont pu au moins vérifier qu’un des leurs, Jean Jacques Augustin, photographe au quotidien Le Matin, a été blessé par balle.
Avant l’arrivée des casques bleus, des manifestants avaient tenté de renverser une des grandes barrières métalliques donnant accès au Palais National. Dans un premier temps, la garde du Palais a tenté de les disperser en tirant en l’air. Dans un second temps, les agents de l’Unité de Sécurité Générale du Palais National (USGPN) ont opéré un repli jusqu’à l’édifice principal où ils étaient tout de même restés en position de tir.
Des journalistes affirment avoir vu les casques bleus ouvrir le feu à hauteur d’homme. Les manifestants se sont alors regroupés dans les zones alentour, abandonnant l’aire du Palais actuellement bouclée par des blindés et des camions de l’ONU.
Certains des manifestants ont exprimé leur intention de se rendre au Canapé Vert où se trouve la résidence privée du chef de l’Etat. Ironiquement, ils affirment que le président Préval doit les accompagner dans les manifestations, comme il l’avait promis récemment dans une déclaration publique qui n’était pas du tout bien accueillie par la population.
Avant l’arrivée des casques bleus aux abords du Palais National, certains des manifestants réclamaient la démission du chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis. D’autres reprochaient au chef de l’Etat son mutisme depuis le début des événements.
On signalait à la mi-journée une situation de tension dans diverses autres zones de la capitale, notamment à Delmas, Nazon, Canapé Vert.
Des manifestations se déroulaient parallèlement dans certaines villes de province, telles Petit-Goâve (Ouest), Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest).
Les manifestations sont organisées pour dénoncer la cherté de la vie et exiger du gouvernement des actions urgentes et efficaces en vue d’améliorer les conditions de vie de la population.[jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4914

CHERTÉ DE LA VIE / ATTAQUE CONTRE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS / Le pire évité grâce à la médiation de la PNH

Par Jacques Desrosiers
jadesro@lematinhaiti.com
La Chambre des députés a été, le lundi 7 avril, l’une des cibles des mouvements de protestations contre la cherté de la vie. Un groupe de manifestants, qui a rendu les parlementaires responsables de l’aggravation de leurs conditions de vie, a tenté en vain de pénétrer dans la Chambre basse. Le pire a été évité grâce à l’intervention des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), qui ont utilisé le dialogue pour dissuader les manifestants. Lors d’une séance d’interpellation le 28 février dernier, 63 députés avaient accordé un vote de confiance au gouvernement du Premier ministre Jacques Édouard Alexis. La question de la cherté de la vie était l’un des motifs de cette interpellation. Depuis, la situation a empiré. Suite au mouvement de protestation qui, le week-end écoulé, a semé la panique dans la ville des Cayes, le Bureau de la Chambre basse avait convoqué les députés à une séance spéciale. « Il est impératif de trouver une solution immédiate et durable à la cherté de la vie. Cette séance spéciale s’inscrit dans le cadre de la mission des parlementaires d’engager le débat public sur la problématique économique et sociale concernant l’avenir de la nation », lit-on dans la lettre de convocation, signée par le président de la Chambre des députés, Pierre-Éric Jean Jacques (Delmas, Lespwa), estimant que « le peuple haïtien attend une amélioration immédiate de son sort de la part des autorités qu’il a massivement et légitimement élues durant les joutes électorales de février et d’avril 2006 ». Cette séance, malheureusement, n’a pas eu lieu. Il était environ midi, très peu de députés s’étaient présentés à la Chambre basse. Les rares rencontrés sur les lieux se gardaient de tout commentaire. Quelques minutes plus tard, suite à des rumeurs faisant état de l’arrivée imminente d’un groupe de manifestants de Cité Soleil, en direction du Parlement, députés et employés se sont empressés de vider les lieux. En moins de cinq minutes, le Palais législatif était complètement évacué. Aux Cayes, le sénateur Fortuné et sa famille attaquésAu Sénat, la situation n’a pas été différente. Seulement deux sénateurs s’étaient présentés au grand corps. Il s’agissait de Yvon Buissereth (Sud, Fanmi Lavalas) et Youri Latortue (Artibonite, LAAA). Dans une déclaration à la presse, le premier sénateur de l’Artibonite a dénoncé la passivité du Pouvoir face à la cherté de la vie. Le leader de Latibonit an aksyon (LAAA) a pris le contre-pied de la déclaration du Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui accuse les narcotrafiquants et les contrebandiers d’être les instigateurs de ce mouvement de protestation qui gagne en ampleur. Ce qui, de l’avis du parlementaire, ne peut que compliquer davantage la situation.
Selon les informations rapportées par une station de radio de la capitale, citant le troisième sénateur du Sud, environ quatre personnes ont été tuées ce lundi par balles et une vingtaine autres blessées aux Cayes (Sud). Jean Gabriel Fortuné, dont sa famille et les biens ont été attaqués, a dénoncé l’implication des narcotrafiquants dans ce mouvement de protestation dans l’objectif d’obtenir la libération des membres de leur cartel emprisonnés.

Selon les dernières nouvelles, le sénateur Fortuné, pour des raisons de sécurité, a été conduit par hélicoptère à Port-au-Prince.
mardi 8 avril 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=12114

lundi 7 avril 2008

Vie chère/Reprise des manifestations aux Cayes : un mort

Mécontentement contre la thèse de la manipulation du mouvement par des trafiquants de drogue/Hostilité grandissante contre le 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya

Les manifestations contre la cherté de la vie ont repris de plus belle lundi matin aux Cayes (Sud) où l’on signalait la mort d’au moins une personne à la mi-journée.
Selon les premières informations, il s’agirait d’un des manifestants qui tentaient d’investir l’hôtel en construction « Le Manguier » appartenant au 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, à qui ils reprochent d’avoir inspiré les allégations du premier ministre Jacques Edouard Alexis selon lesquelles le mouvement de protestation serait l’œuvre de trafiquants de drogue. Des agents de sécurité de l’Hôtel auraient ouvert le feu pour disperser les manifestants. Il en est résulté que l’un d’entre eux a été mortellement atteint.
De nombreux manifestants, furieux après l’incident, sont partis à la recherche du parlementaire élu sous la bannière du parti UNION dirigé par le pasteur Chavannes Jeune.
Loin d’apaiser la population des Cayes, les déclarations faites en fin de semaine dernière par le chef du gouvernement relatives aux manipulations possibles du mouvement de protestation, semblent les avoir davantage mécontentés.
Le bilan des manifestations aux Cayes s’élevait, jusqu’au dernier incident de ce lundi, à 4 morts selon diverses sources et à un seul selon la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4909
Vie chère : vive tension à Port-au-Prince
Ralentissement des activités/La PNH et la MINUSTAH en état d’alerte
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya

Une situation de tension règne depuis très tôt ce lundi sur diverses artères de la capitale haïtienne, notamment dans la banlieue Sud, au niveau de Martissant, où la circulation automobile a été interrompue suite à des jets de pierres et de tessons de bouteilles.
Un peu plus tard dans la matinée, des manifestants ont été remarqués autour des barricades vites érigées, réclamant du gouvernement l’amélioration immédiate des conditions de vie. Des centaines de personnes ont manifesté vers 10 heures 30 locales aux abords du Palais national avant de prendre la direction du Bel-Air (vaste quartier populaire situé au centre de la capitale) où, vraisemblblement, ils comptent grossir leurs rangs.
Des transporteurs publics ont profité de cette situation pour déclencher à leur tour une grève contre les dernières hausses des prix des produits pétroliers. Cette situation a pour conséquence le ralentissement significatif des activités dans divers secteurs dont, en priorité, les écoles, le commerce et l’administration publique.
La sécurité des bâtiments publics, donte le Palais national et la Primature (sièges respectifs de la présidence et du gouvernement) ont été considérablement renforcés par des dispositifs mis en place par la Police Nationale et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Des manifestations ont été enregistrées également à Jérémie (Grande-Anse, Sud-Ouest) où ont été remarquées des pancartes réclamant, outre la baisse du coût de la vie, mais aussi le retour de l’ancien président Jean Bertrand Aristide et la fin des persécutions contre l’ex-chef rebelle anti-Aristide Guy Philippe, officiellement poursuivi pour trafic de drogue par la Drug Enforcement Agency des Etats-Unis (DEA).
Ces protestations s’inscrivent dans le sillage du mouvement initié la semaine dernière aux Cayes (Sud) contre la cherté de la vie et qui s’est soldé jusqu’ici par la mort d’au moins 4 personnes. La MINUSTAH accuse cependant un bilan moins dramatique d’un mort.
Le chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis, a annoncé des programmes urgents mais dont certains ne produiront leurs effets qu’après un certain. Il a également fait état de facteurs de la hausse des prix, comme les produits pétroliers, dont le contrôle est hors de portée du gouvernement. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4908

Libération à Vivy Mitchell d’une personne enlevée en sa résidence, à Torcelle

Un des principaux ravisseurs et un policier blessés au cours de l’opération
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya

La police a libéré dimanche dans le quartier de Vivy Mitchell (Pétion Ville, zone de Frères), le nommé Jean Milot Michel (dans la cinquantaine) enlevé samedi en sa résidence à Torcelle, vers onze heures du soir.
L’otage était gardé dans le réservoir souterrain d’une maison abandonnée qui a vraisemblablement servi auparavant à cacher d’autres personnes enlevées, selon la police.
Au cours de l’échange de tirs qui s’est produit lors de l’opération, un policier a été blessé, ainsi que l’un des ravisseurs trouvé sur place, un certain « Ti Blan », soupçonné d’implication dans d’autres cas d’enlèvement et des assassinats.
L’opération a été menée conjointement par des policiers affectés au Commissariat de Pétion Ville, des éléments de la Cellule Contre Enlèvement (CCE) et leurs collègues de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI). Ces deux dernières unités relèvent de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Plusieurs personnes enlevées ont été retrouvées ces derniers jours à Vivy Mitchell, selon les informations rendues publiques récemment par la Police nationale concernant le phénomène du kidnapping. [jmd/RK]
Le Bureau de la Chambre des députés convoque à une urgente session autour de la vie chère
« Le peuple haïtien attend une amélioration immédiate de son sort de la part des autorités », déclare le président de la Chambre basse
dimanche 6 avril 2008,
Radio Kiskeya

Le Bureau de la Chambre basse a convoqué les députés de la 48ème législature à une séance spéciale ce lundi autour de la vie chère, se disant alarmé par les difficultés socio-économiques à l’origine des cris de détresse poussés par la population lors des manifestations de la semaine dernière aux Cayes (Sud), aux Gonaïves (Artibonite, Nord) et dans d’autres régions du pays.
« Il est impératif de trouver une solution immédiate et durable à la cherté de la vie. Cette séance spéciale s’inscrit dans le cadre de la mission des parlementaires d’engager le débat public sur toute problématique économique et sociale concernant l’avenir de la nation. Les conditions de vie se détériorent chaque jour davantage. Le peuple haïtien attend une amélioration immédiate de son sort de la part des autorités qu’il a massivement et légitimement élues durant les joutes électorales de février et d’avril 2006 », lit-on dans le communiqué signé du président de la Chambre Basse, Pierre Eric Jean Jacques.
Le Bureau de la Chambre des députés sollicite une large couverture médiatique de la séance, laissant entrevoir par ainsi la solennité qu’il entend imprimer à celle-ci dans un contexte où cette branche du parlement haïtien semble avoir besoin de causes susceptibles de refaire son image et aptes à lui permettre de s’éloigner, même momentanément, de certains dossiers bien encombrants.
Les députés gèrent en effet avec beaucoup de difficultés d’épineux dossiers, tel celui du député Isidore Mercier (Jérémie, Grande-Anse) pratiquement accusé d’avoir voulu donner la mort en pleine séance à son collègue Anthony Dumond de Léogane (Ouest). Ils doivent également éclaircir le dossier de criantes malversations dont se serait rendu coupable le Bureau ayant précédé l’actuel, mais qui était dirigé par le président en exercice de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques. Les députés doivent enfin déterminer si, effectivement, une quinzaine d’entre eux seraient de nationalité étrangère. Ce qui les mettrait dans la difficile situation de devoir exiger leur départ, la Constitution n’admettant la double nationalité en aucun cas. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4906
Commentaires :
Un scandale en cache un autre. Les députés ont trouvé une occasion en or pour sortir par la grande porte et sortir de l’a situation d’enlisement dans les méandres infâmes des scandales diverses qui ont su peindre avec une fidélité outrageusement réussie le vrai visage de nos députés. Aujourd’hui l’affaire Boulos est oublié et celui-ci est définitivement sorti par la petite porte. Les accusations de corruptions et malversations dans la gestions des bien du parlement aussi oubliées, les enquêtes sur la nationalité de députés en passe de l’être aussi.
Maintenant ils vont se pencher sur la problématique de la vie chère. Thème ayant décroché un satisfecit de 63 députés lors de la séance d’interpellation du premier ministre.
Que peuvent-ils pondre comme mesure efficace et sérieux ces chers messieurs ?

Evénements des Cayes : des casques bleus ont riposté à des tirs, selon la MINUSTAH

Enquête sur la proportionnalité de la riposte/ Envoi de renforts en support à la PNH
dimanche 6 avril 2008,
Radio Kiskeya

Des soldats de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont dû appliquer les règles d’engagement après avoir essuyé des tirs d’éléments qui se sont infiltrés dans la manifestation pacifique de vendredi dernier aux Cayes (Sud) contre la cherté de la vie, a déclaré samedi à Radio Kiskeya la porte-parole de la mission onusienne, Mme Sophie Boutaud De Lacombe.
Contrairement au bilan de 4 morts établi par des journalistes et le troisième sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, la mission déclare n’avoir enregistré qu’un seul mort. Du côté des casques bleus, l’un d’entre eux a été légèrement blessé par des jets de pierres. Il a été transporté d’urgence à Port-au-Prince.
Concernant les dégâts matériels enregistrés, la porte-parole de la MINUSTAH relève le renversement d’un mur d’enceinte du Quartier général de la Mission et le pillage suivi de l’incendie de deux conteneurs qui se trouvaient à l’intérieur. Elle annonce des poursuites judiciaires contre les « auteurs de tels actes de vandalisme ».
Mme De Lacombe annonce par ailleurs l’ouverture d’une enquête visant à déterminer la proportionnalité de la riposte des soldats onusiens à l’agression dont ils ont été l’objet.
Des renforts militaires et policiers brésiliens, boliviens, nigérians et chinois, dont une brigade spécialisée dans le maintien de l’ordre, ont été dépêchés aux Cayes, en appui à la Police Nationale d’Haïti, informe Mme De Lacombe.
La porte-parole de la MINUSTAH a enfin apporté « un ferme soutien de la mission onusienne aux déclarations faites vendredi par le premier ministre Jacques Edouard Alexis contre les actes de violence et les provocations de ceux qui tentent d’utiliser les manifestations pacifiques dans le but de faire opposition à la lutte du gouvernement contre la corruption, la contrebande et le trafic illicite de la drogue ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4905
Evénements du Sud : le président de la Chambre de Commerce du Sud, l’agronome Pierre Léger, réclame la démission du chef de l’Etat et du gouvernement
Damien devrait être fermé pour restructuration, selon lui
dimanche 6 avril 2008,
Radio Kiskeya

« Depuis les déclarations du président René Préval dans le Plateau Central sur son incapacité à répondre aux attentes de la population et celles allant dans le même sens faites par la suite par le premier ministre Jacques Edouard Alexis, je les considère comme démissionnaires et, de fait, ils devraient démissionner en raison de leur échec retentissant », a déclaré samedi sur les ondes de Kiskeya le président de la Chambre de Commerce des Cayes, l’agronome Pierre Léger, commentant les manifestations contre la cherté de la vie enregistrées la semaine écoulée dans le Sud et dans d’autres régions du pays.
« Les événements qui se sont produits aux Cayes, ailleurs dans le Sud et dans d’autres départements géographiques étaient tout à fait prévisibles et s’étendront à tout le pays », a-t-il ajouté. « Le peuple a faim, alors que les ministres du gouvernement et l’Exécutif en général n’ont pas su faire preuve de prévoyance », soutient-il.
« Ils n’ont aucune connaissance du pays et ne gouvernent d’ailleurs qu’une partie de la traditionnelle République de Port-au-Prince, en l’occurrence le Champ-de-Mars (zone où se trouvent le Palais national et le Palais des Ministères) et le quartier de la Primature (siège du gouvernement) à Musseau », a-t-il poursuivi sur un ton ironique.
Dénonçant en ce sens la centralisation à outrance, M. Léger rappelle qu’il mène sans succès, depuis maintenant 12 ans, une lutte en faveur de l’établissement d’un port ouvert au commerce extérieur dans le Sud. Il dit également avoir il y a quelques mois adressé une lettre au premier ministre pour lui expliquer que, du train que vont les choses, des investissements ne vont pas affluer.
« Ils vont maintenant jouer aux pompiers, mais il est trop tard », déclare le président de la Chambre de commerce du Sud. « Le pire dans tout cela, c’est que le gouvernement n’a défini aucune politique agricole. L’on devrait procéder à la fermeture du Ministère de l’agriculture pour restructuration. Au niveau de ce Ministère, les agronomes ne font que labourer du papier », dénonce Pierre Léger.
Il déplore avoir voté René Préval et la Plate-forme LESPWA en 2006, notant avoir oublié, en posant un tel acte, les méfaits de la « fausse réforme agraire de Préval dans l’Artibonite ». « Cette réforme est à l’origine des problèmes actuels », conclut-il. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4904
Commentaires:
Rien de nouveau dasn ces déclarations. Personne n'avait trouvé anormal lors de la fameuse campagne de Preval que ceci ne se gena jamais à se pavaner en reconnaissant qu'il n'avait aucun programme. Il n'avait avec lui aucune équipe pour appuer et présenter quelque chose de valable.
A ce moment personne n'a averti -au moins pour la forme- la population sur( le danger de vouloir improviser dans la gestion d'un Etat aujourd'hui en 2008.
Maintenant on pleurniche comme des enfants ce que l'on n'a pas pu si su défendre comme un homme bien coullu...
Le même danger continuera à tourner autour du pays car notre éducation politique reste à faire. En attendant il vuadrait mieux trouver une autre façon de géréer le pays indépendamment des grandes idées que nous esgrimons partout sans en étudier ni la porter ni l'envergure..

samedi 5 avril 2008

Vie chère : Un mort et trois nouveaux blessés par balle aux Cayes

Mécontentement social grandissant dans la troisième ville du pays complètement paralysée depuis jeudi par des protestations contre la politique économique du gouvernement
vendredi 4 avril 2008,
Radio Kiskeya

Au moins une personne a été tuée et trois autres blessées par balle lors de nouvelles manifestations contre la vie chère et la politique du gouvernement Préval/Alexis qui réunissait des milliers de protestataires vendredi aux Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince) où les activités étaient paralysées pour la deuxième journée consécutive, a constaté Radio Kiskeya.
Les protestataires ont accusé des agents de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) d’avoir ouvert le feu sur la foule et se montraient de plus en plus hostiles à la présence des forces étrangères sur le territoire haïtien.
Des blindés légers de la force onusienne patrouillaient dans certains quartiers alors que les agents de la Police Nationale étaient très peu visibles.
Jeudi, une première journée de violentes protestations avait déjà fait quinze blessés, dont neuf par balle, et entraîné des scènes de pillage de camions transportant de la nourriture et de dépôts de produits alimentaires.
Quatre lycéens avaient été également blessés à coups de pierres au cours de protestations du même type qui avaient rassemblé plusieurs milliers de personnes aux Gonaïves (Artibonite, nord).
A Port-au-Prince, des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti, d’une part, et des chômeurs, de l’autre, avaient gagné les rues pour protester contre la dégradation excessive des conditions de vie de la population.
Dans un communiqué, le gouvernement a énergiquement condamné les violences enregistrées aux Cayes en insistant sur le fait qu’elles risquaient de compromettre les efforts déployés en vue d’attirer des investisseurs.
Pour sa part, la MINUSTAH a condamné une attaque dont a été l’objet sa base dans la troisième ville du pays tout en qualifiant de mineurs les dégâts constatés.
La direction de l’hôpital Immaculée Conception, principal établissement public de la région, a indiqué à Radio Kiskeya avoir recensé, en 24 heures, douze blessés par balle. Grièvement atteint, l’un d’eux devait être évacué vers l’hôpital Bonne Fin à Cité Lumière (banlieue nord de la ville).
La hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité a fortement accentué ces derniers mois la misère en Haïti où 70% de la population active est au chômage et sans poiuvoir d’achat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4900

La contestation sociale s’amplifie : Trois morts aux Cayes, manifestation à Petit-Goâve

Invitée à quitter le pays, la MINUSTAH, dont plusieurs véhicules ont été incendiés, est accusée d’avoir tiré à vue sur des manifestants ; le Premier ministre Alexis annonce le rétablissement de l’ordre et des mesures en faveur de la population
vendredi 4 avril 2008,
Radio Kiskeya

Au moins trois personnes ont été tuées par balle vendredi aux Cayes (196 km aun sud dee Port-au-Prince) au cours de nouvelles manifestations populaires contre la cherté de la vie marquées par des violences qui ont également fait plusieurs blessés et des dégâts matériels.
Estimant légitimes les revendications de la population, le gouvernement soupçonne toutefois une infiltration du mouvement dont les chefs de file ont appelé au départ des casques bleus.
A la mi-journée, un vendeur de borlette (loterie populaire) a été abattu à Quatre Chemins, à l’entrée de la ville.
Une personne grièvement blessée est décédée à l’hôpital Immaculée Conception, principal établissement public de la région.
Un premier mort avait été auparavant enregistré dans la localité de Boudette.
Ces trois décès ont été attribués à des interventions musclées de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) déployés aux Cayes. Jeudi, les casques bleus avaient fait usage de leurs armes pour repousser des protestataires qui avaient partiellement pillé et saccagé leur base.
La Mission n’avait pas encore réagi dans l’après-midi à ces accusations.
Quatre véhicules onusiens ont été incendiés par des manifestants en colère.
Les principales artères de la troisième ville d’Haïti restaient jonchées de barricades enflammées et de carcasses de véhicules alors que les manifestants observaient une pause après plusieurs heures de mobilisation.
Pour la deuxième journée consécutive, les écoles, le transport public, le commerce et l’administration n’ont pas fonctionné.
D’autres communes et localités du Sud comme Aquin, Cavaillon, Saint-Jean du Sud et Simon ont été également le théâtre de mouvements de protestation.
Devant l’ampleur des événements, le troisième Sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, le maire des Cayes, Yvon Chéry et le délégué départemental du Sud, Joseph Yves-Marie Aubourg ont pratiquement décrété un couvre-feu en ordonnant aux citoyens de regagner leur domicile.
Après Gonaïves (171 km au nord de la capitale) où des milliers de personnes s’étaient mobilisées jeudi, une troisième ville importante, Petit-Goâve, est entrée en lice vendredi. Des milliers de personnes ont gagné les rues protestant contre la hausse vertigineuse du coût de la vie et s’en prenant au Président René Préval et à son Premier ministre, Jacques-Edouard Alexis accusés de laxisme et d’indifférence vis-à-vis des souffrances de la population.
Le maire principal de Petit-Goâve a indiqué à Radio Kiskeya avoir été "molesté par des ässaillants" qui se sont introduits dans les locaux de l’administration communale où des actes de vandalisme ont été enregistrés.
Les protestataires de Petit-Goâve ont appelé les autres villes du pays à leur emboîter le pas.
A Port-au-Prince, des dizaines d’étudiants de la Faculté des sciences humaines (FASCH) et de l’Institut national d’administration, de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI), deux unités de l’Université d’Etat d’Haïti, ont sillonné différents quartiers et incendié un véhicule de la MINUSTAH qui était en stationnement devant le ministère de l’éducation nationale. Ils ont qualifié cette mobilisation de "simples échauffements" avant le lancement dès lundi prochain d’une véritable campagne contre la vie chère et la politique économique de l’administration Préval/Alexis.
Lors d’une conférence de presse convoquée d’urgence, le Premier ministre a indiqué ques des instructions ont été passées à la Police Nationale et à la MINUSTAH en vue du rétablissement de l’ordre partout, en particulier aux Cayes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4901

Droits humains : Haïti parmi quatre pays latinoaméricains où la situation est préoccupante, selon la CIDH

Vendredi 4 avril 2008,
Radio Kiskeya

La Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) a estimé Qu’Haïti, la Colombie, Cuba et le Vénézuéla sont les quatre pays d’Amérique latine où la défense et l’observation des droits humains méritent d’être sérieusement améliorées en raison des graves violations qui y sont enregistrés, selon le rapport annuel de l’organisme rendu public vendredi à Washington.
Analysant l’état de la situation en Haïti en 2007, la CIDH a relevé une "amélioration notable" en matière de sécurité et de respect des droits humains. Elle a aussi salué des initiatives prises par les autorités en vue d’affronter des défis fondamentaux qui permettront d’établir "une paix et une sécurité durables".
Cependant, malgré ces signes de progrès, la commission fait remarquer que "la situation continue d’être précaire" et les institutions de l’Etat demeurent très fragiles et déficientes. Il en est de même de la situation économique et sociale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4902

Manifestation et scène de pillage aux Cayes en raison de la vie chère

Plusieurs milliers de personnes ont participé hier à une grande manifestation pour protester contre la cherté de la vie dans la ville des Cayes. Les manifestants ont pillé deux camions qui transportaient des centaines de sacs de riz, et fermé les portes de plusieurs bureaux publics.Ils ont également pillé une partie d’un dépôt de la Minustah avant d’être dispersé par les casques bleus. Une quinzaine de personnes ont été blessées dont 9 par balles lors de ces incidents indique le correspondant de radio Métropole.
Des pare-brises de plusieurs véhicules ont été également brisées lors de cette marche dont l’objectif était de réclamer des actions urgentes du gouvernement face à la hausse des prix des produits alimentaires. La circulation automobile était impossible dans la ville des Cayes durant la journée d’hier en raison des barricades de pneus enflammés qui avaient été érigées sur la route. Fait marquant, la manifestation avait débuté à trois heures du matin dans une ville réputée calme.
Le député des Cayes, Jean David Geneste, affirme qu’il s’agit de l’une des plus importantes manifestations enregistrées dans cette ville depuis les évènements de février 1986.
Il espère que le gouvernement répondra aux revendications des citoyens, rappelant que depuis 4 mois de petites manifestations sont organisées dans la région. " Le peuple a le droit à la révolte parce qu’il est opprimé par le chômage et la misère", lance le député Geneste qui demande aux manifestants de respecter la propriété privée.
La manifestation a été organisée sur l’initiative de l’organisation " Nan Savann" qui annonce la poursuite de la mobilisation jusqu'à satisfaction de leur revendication.
Dans le même temps une autre manifestation contre la cherté de la vie a été organisée dans la ville des Gonaïves. Des milliers de lycéens et de citoyens ont pris part à cette marche qui a causé la paralysie des activités dans la métropole de l’artibonite.
Des commerçants étaient du nombre des manifestants, réclamant la réalisation des travaux d’assainissement dans la ville. Un accrochage a été enregistré lorsque des élèves du lycée Fabre Gefrard refusant de participer à la marche ont lancé des pierres sur les manifestants.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13640

Les forces de l’ordre entendent intensifier la lutte contre le kidnapping

Les forces de l’ordre ont libéré deux otages hier jeudi dans la zone de morne Brun à Pétion ville. Parmi eux un animateur de radio Indigène, Hervé Laplante, enlevé mercredi soir par quatre bandits dans le quartier de Péguy ville. Le commissaire de police de Pétion ville, Francene Moreau, indique que les otages étaient gardés dans un site appartenant a une compagnie de téléphonie publique.
Dans le même temps, la Unpol confirme l’augmentation des cas d’enlèvement au cours de ces derniers mois. Le porte parole de la Unpol, Fred Blaise indique que 33 cas de kidnapping ont été recensés en mars contre 31 en février.
Mercredi, un des responsables de la compagnie de Brigade d’Intervention Motorisé (CBIM), Frantz Saint Armand a été blessé par balles par des bandits armés à Delmas 48. L’officier se trouvait dans un état critique mais stationnaire alors qu’il a été admis dans un centre hospitalier. Le principal responsable du CBIM, Frantz Saint Fleur indique que l’officier qui venait de réaliser une transaction dans une banque commerciale ne portait ni d’uniforme ni arme au moment de l’agression.
Hier, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que la participation soutenue de la communauté internationale restait indispensable en Haïti et a qualifié de « cruciale » la contribution de la composante militaire et de la composante police de la MINUSTAH.Dans un contexte sécuritaire marqué par la recrudescence des enlèvements depuis le mois de décembre dernier, la Mission a ajusté son profil et ses opérations, en coopération avec les autorités haïtiennes a indiqué le dernier rapport de l'ONU.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13639

La veuve de Jean Dominique entend poursuivre la lutte contre l’impunité

Michèle Montas, la veuve de Jean Dominique, salue les efforts déployés par les journalistes haïtiens qui réclament justice en faveur du directeur de radio Haïti-Inter, assassiné le 3 avril 2000. " Je me sens moins seule aujourd’hui", lance Michèle Montas qui a participé aux diverses activités liées aux revendications des paysans haïtiens organisées à l’occasion du 8 eme anniversaire de l’assassinat de Jean Léopold Dominique.
De nombreux responsables d’organisations paysannes des différentes régions du pays, ont participé aux ateliers de réflexion au centre de production agricole Jean Dominique à Beauché (artibonite). " Il est intéressant que les représentants du monde paysan se réunissent pour débattre du dossier de la production nationale", ajoute t-elle.
Michèle Montas félicite les organisations de journalistes et la commission d’Appui aux Enquêtes sur les assassinats des journalistes (CIAPEAJ) qui ont permis de relancer l’enquête. " Le dossier a passé 11 mois à la Cour de Cassation avant de redescendre à la Cour d’appel", argue Mme Montas.
Elle croit qu’une synergie a été créée entre le pouvoir et les journalistes pour que la lumière soit faite sur cet assassinat. Mme Montas présente ce combat comme le symbole de la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes. " Il faut abandonner cette pratique de tourner la page après chaque assassinat", martèle Mme Montas.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Michèle Montas a dénoncé " de puissantes personnalités " et des institutions qui ont empêché le bon déroulement de l’enquête. Même en étant plus optimiste aujourd’hui, Mme Montas croit que ces obstacles demeurent.
D’ailleurs ces " puissantes personnalités " sont parmi les raisons qui empêchent à radio Haïti-Inter de recommencer à fonctionnerPar ailleurs, La Minustah encourage les efforts visant à faciliter la poursuite de l’enquête sur l’assassinat de Jean Dominique. " La Minustah s’associe à tous ceux qui luttent pour que justice soit rendue", déclare la responsable de la section droits humains de la Mission, Thierry Fagart qui salue les efforts déployés par le chef de l’état.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13638