Google

vendredi 14 mars 2008

Carole Demesmin : une grande soirée de gala pour les épis de maïs d’hier

Par Adyjeangady
Le projet Zepi mayi est né à New York, dans cette Haïti d’outre-mer ou la nostalgie ne cesse d’enfanter le futur. Une organisation, la United Haitian Artists, basée au 47 Law Street, Valley Stream, New-York 11589, envoie déjà partout des cartes d’invitation pour la grande soirée de gala qui aura lieu le dimanche 23 mars 2008 au célèbre James L. Knight Center en Floride.

Carole Démesmin, qui a passé son adolescence sur les terres américaines et qui a depuis longtemps établi les passerelles avec la terre natale, est le chef d’orchestre de cet évènement.
Elle revient en force, cette fois-ci, avec un carnet d’or, chargé de noms d’artistes , de musiciens , d’écrivains , d’enfants terribles des années quarante et cinquante qu’elle veut honorer cette semaine, les présentant, avec raison d’ailleurs, comme des épis de mais, des épis immortels qui se multiplient sans cesse.
La United haitian artists DE New York
La United Haitian Artists, dirigée par Carole Démesmin (présidente), Paula Clermont Péan (vice-présidente), Maryse Édouard ( secrétaire générale), Michael Brudent (trésorier), Pierre Rigaud Chéry (directeur musical), Jean Claude Martineau, Jean Dominique Volcy, François Ricles Garcia et Mario Baptiste (conseillers), se prépare à imposer au monde américain tout un héritage.

Cette soirée, nous a dit, hier matin, Carole Démesmin, dans son appartement rempli de documents et de photos des années quarante et cinquante, « sera une première édition et a été conçue dans le but d’honorer des pionniers tout en permettant de découvrir de nouveaux espaces culturels aux jeunes qui veulent faire fructifier la richesse de notre héritage ». Ravissante, elle l’est avec ses deux longues tresses noires et son plus franc sourire. Ce projet lui tient à cœur.
Carole Démesmin parle d’une rencontre à Brooklyn, en 2005, entre des membres de la communauté haïtienne qui ont pensé à la réalisation d’un tel miracle : d’abord, William Surin qui s’est confié à Dadou Pasquet, Eddy Martineau et à elle-même, choisie en fin de compte comme présidente de l’organisation. De là chemin faisant, un nom a été trouvé pour le spectacle : Soirée des épis de mais... Zepi mayi Awards !
Carole Démesmin précise d’un trait : « Il s’agira d’un méga concert, ponctué de multiples distinctions, des Awards remis aux étoiles haïtiennes d’hier, un hommage vivant à tous ceux et toutes celles qui ont contribué et contribuent encore par leurs créations à l’enrichissement du patrimoine artistique national et qui servent de modèle pour le futur. »

La veille de l’évènement se tiendra au Hyatt Regency Hôtel une première rencontre en l’honneur de ces Haitian Pioneer Succes, suivie le lendemain de la grande fête au 400 SE 2nd Ave à Miami en Floride au James L. Knight. « Les pionniers seront reçus tambour battant des 6h pm par la foule qui aura la chance de participer à l’exposition de leurs portraits, œuvres et disques du passé au moins deux heures avant. Vers 7h pm, le James L. Knight se mettra à trembler... avec des délégations venues de partout, traînant sur leurs accords musicaux des musiques de toutes les coutures, de toutes les cultures locales », affirme Démesmin.
Des ensembles massifs de culture
Cette soirée Zepi mayi représente, selon la presse américaine qui en parle largement cette semaine, l’une des meilleures initiatives de la communauté haïtienne des États-Unis, elle ouvre au monde les fenêtres d’une culture faite d’une extraordinaire diversité de styles et de répertoires. Toutes les musiques haïtiennes vont enfin s’exposer et se faire connaître en même temps : la musique classique traditionnelle, la musique citadine du compa direct, la musique dite de mini-jazz, la musique de jazz proprement dite, la musique de variétés, la musique évangélique, la musique folklorique paysanne, la musique sacrée du vaudou, la musique racine, la musique de carnaval, la musique des répertoires raras, la musique techno, les musiques du cœur... Tout d’un seul coup.


Plus d’une douzaine de répertoires musicaux différents les uns des autres, une Haïti aux mille couleurs, des musiques de promesses d’amour au pays, de rêves et d’espoir. Le théâtre, les arts, la littérature seront aussi mis en avant.Les ensembles massifs de culture alliant des orchestres philharmoniques ou symphonique haïtiens, aux rythmes de jazz, aux nouveaux instruments et des chœurs mixtes se redéploient déjà cette semaine pour faire revivre , en ce mois de mars, les joies d’antan en guise de reconnaissance à des œuvres inoubliables.
Dans la liste des Awards à offrir se retrouvent des noms tels Herby Widmaier, l’un des porteflambeaux du jazz, Charles Dessalines, saxophoniste de renom, Emilio Gay, trompettiste au grand souffle, Joe Trouillot chanteur infatigable, Jean Benjamin ou Max Piquion, deux pianistes surdoués, PP Bayard, Michel Déjean, Pierre Blain, Richard Legros, Arthur Lovelas, Carlo Claudin, Antoine Chéry, Leopold Molière, Michel Pressoir , Gesly Morisseau, Raymond Marcel, Jose Tavernier, Emma Achille, Raynold Ambroise aux côtés de Richard Duroseau, Raoul Guillaume ou Ulrick Pierre Louis du groupe Septentrional du Nord.
Dans la catégorie des classiques, on retrouve les solistes d’opéra Nicole Saint Victor, Micheline Dalencourt, Mitsou Fontaine, Yannick Coupet, Émerante de Pradines, Paulette Saint-Lot Franck, des chefs d’orchestre tels Julio Racine ou des virtuoses de la trempe de Micheline Laudun Denis.
Les directeurs et chorégraphes Vivianne Gauthier, Jean Leon Destiné, Louines Louinis , sur le même plateau que le célèbre écrivain René Dépestre, Jean Métellus (Prix Goncourt), Mercedes Guignard ou Odette Roy Fombrun, écrivains prolifiques, sont appelés à se faire applaudir autant que les peintres Preffett Duffault, Dieudonné Cédor, Eric Girault, Chritianne Mathurin ou le bon vieux Georges Ramponneau.
Dans le monde du théâtre , les noms retenus sont tout aussi sonores : Paulette Poujol Oriol, Denise Pétrus, Mona Guérin, Charles Abellard, Mathilde Beauvoir, Jean Mapou, Jean Claude Exulien, Max Kenol, Gerard et Raymond Dussek, Joseph Tony Moyse, Yolande Montas, Denise Saurel,etc. Zepi mayi compte rendre hommage également à des pionniers disparus tels Théodore Beaubrun, Rodolphe Legros, Nemours Jean Baptiste, Gesner Henry, Issa L. Saieh ou Wébert Sicot.
Cette belle initiative de Zepi mayi Awards, en voulant faire revivre une époque florissante, aidera à retrouver surtout l’atmosphère d’un pays à ressusciter , à nous faire aussi réfléchir sur ce temps où les Haïtiens pouvaient vivre tranquillement chez eux et se mettre a rêver à tous les niveaux, avec des maîtres de l’ambiance.

En attendant le grand gala, la permanence est décrétée : les radios haïtiennes jouent plus souvent les airs du temps des fleurs et les médias parlent sans arrêt du mois Zepi mayi aux États-Unis, une manière de contribuer à la réussite de cette magnifique sortie des arts et de leurs créateurs...
vendredi 14 mars 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11794

jeudi 13 mars 2008

Football : La sélection haïtienne olympique rate son entrée en éliminatoires des jeux de Pékin

L’équipe haïtienne olympique a été battue hier soir par la sélection nationale U-23 du Guatemala, dans un match comptant pour les éliminatoires des Jeux de Pékin 2008.

Le seul but de la rencontre déroulé au Home Depot Center de Carson, en Californie, a été marqué à la 27e minute de jeu par le guatémaltèque Marvin Avila, à la limite du hors jeu. Le Onze national qui comptait pour la première fois dans son effectif plusieurs joueurs évoluant en France comme le gardien Johnny Placide du Havre Athlétique Club, s’est défoncé à fond notamment en deuxième période, sans pour autant parvenir à obtenir l’égalisation.
Après cette défaite contre le Guatemala, les chances de l’équipe haïtienne sont considérablement réduites. Elle affrontera lors du prochain match, l’équipe du Canada, un autre prétendant à la qualification après le Mexique favori du groupe.
Pour ce premier match dans ces éliminatoires, l’entraineur haitien Wilner Etienne avait aligné la formation suivante: Johnny Placide – Olrish Saurel (Paulin Jean 22’), Judelin Aveska, Jean François Lescinel, Ednerson Raymond – Alain Vubert (Capitaine), Jacqueson Jean (James Marcelin 67’), Sony Nordé, Lionel Saint-Preux – Fritzson Jean Baptiste (Fabrice Noël 43’), Bidrece Azor.

Guyto Rivière
surguyriviere@yahoo.fr
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13575

L’AIHC se prépare à lancer le projet "Repenser Haïti avec la jeunesse haïtienne "

Les responsables de l’Association des Ingénieurs et Scientifiques Haïtiano-Canadiens (AIHC) annoncent que tout est fin prêt pour le lancement du projet " Repenser Haïti avec la jeunesse haïtienne ", le 15 mars prochain. Dans le cadre de ce projet, 10 visioconférences seront organisées entre Montréal, Port-au-Prince et différentes villes de provinces.
Le président de la AIHC, Samuel Pierre affirme que le projet a un caractère original parce qu’il facilitera les échanges entre les haïtiens de la diaspora, de Port-au-Prince et des villes de province. " Il s’agit de dialogue autour des problèmes du pays en utilisant les technologies de l’Information et de la Communication", dit-il mettant l’accent sur l’aspect volontariste du projet.
Selon Samuel Pierre le projet s’inscrit dans une démarche visant à responsabiliser les jeunes puisqu’ils devront jouer un rôle prépondérant dans la recherche de solutions aux différents problèmes du pays.
Pour assurer le bon déroulement du projet, les responsables de l’Association des Ingénieurs et Scientifiques Haïtiano-Canadiens (AIHC) ont mis sur pied un Comité de Coordination International, présidé par Nancy Roc, un Comité de Pilotage National avec pour responsable, Raymond Noël et ainsi que des comités locaux d’organisation dans chaque ville de province.
Mme Roc espère que le projet" Repenser Haïti avec la jeunesse haïtienne permettra aux Haïtiens et Haïtiennes, restés au pays et dans la diaspora, de se faire une idée plus réaliste des attentes de la jeunesse haïtienne autant que de lui offrir des opportunités en matière de transferts de connaissance et de débouchés professionnels".
La première visioconférence aura lieu le 15 mars avec les interventions notamment de l’écrivain Franck Etienne, du champion du monde de boxe des super mi-moyens de la WBA, Joachim Alcine et la star internationale du Hip Hop, Wyclef Jean.Selon Nancy Roc, un millier de jeunes assisteront à la première visioconférence.
" Chavannes Jean Baptiste du Mouvement Paysan de Papaye (MPP) a réalisé un travail extraordinaire et 600 jeunes de Hinche seront touchés lors de la première visioconférence", explique t-elle.
Plusieurs institutions partenaires apportent leur contribution à la réalisation du projet, dont le PNUD, le Ministère des Relations Extérieures du Québec, le CONATEL, le Ministère de l’Éducation et de la Formation Professionnelle (MENFP), le Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), le Ministère de la Condition Féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF) et Ministère de la Santé et de la Population (MSPP).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13574

Réactions diverses avant la publication du rapport sur la nationalité

Le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoît, a apporté hier son appui au sénateur Rudolph Boulos, soupçonné d’être détenteur de deux passeports, ( haïtien et américain).
M. Benoît affirme que le sénateur Boulos avait, lors du dépôt des candidatures aux élections législatives soumis, son acte de naissance haïtien, une copie de son passeport haïtien ayant des visas américains et une copie des passeports de ses parents. " Rudolph Boulos est un haïtien d’origine, il n’a jamais renoncé à sa nationalité ", lance Victor Benoît. Le président de la Fusion invite les sénateurs à ne pas se laisser influencer par des politiques partisanes au moment de se prononcer sur le rapport de la commission sénatoriale sur la nationalité.
Le président du sénat est d’un avis contraire, Kelly Bastien, soutient que la constitution interdit à une même personne de détenir deux passeports. " Dans le cas où l’assemblée des sénateurs décide d’approuver le rapport de la commission, ceci signifiera qu’au regard de la constitution, les personnes concernées n’ont jamais été sénateurs", ajoute t-il.
De plus, le président du sénat confirme avoir reçu une lettre du premier ministre, Jacques Edouard Alexis, relative aux investigations sur la nationalité des ministres et des secrétaires d’état. " Le premier ministre n’est pas contre l’objectif de l’enquête, il souhaite une révision de la procédure en vue de respecter le principe de la séparation des pouvoirs ", explique le sénateur Bastien.
De son coté, le président de la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité, Youri Latortue, accueille favorablement la lettre du premier ministre.
Le sénateur Latortue révèle que le premier ministre a sollicité une réunion de travail avec les membres de la commission. " Cette lettre permettra de continuer le travail, nous allons recevoir les formulaires des ministres et des secrétaires d’état ", déclare t-il.Se referant à la constitution, le sénateur Youri Latortue précise qu’aucun étranger n’a le droit de s’immiscer dans les affaires du pays.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13573

Les autorités annoncent une offensive contre les kidnappeurs

Alors que les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) doivent avoir ce jeudi une rencontre avec les membres de la commission sécurité de la chambre basse, les responsables de la sécurité publique affichent leur détermination à combattre le phénomène du kidnapping.
Les autorités policières affirment qu’une dizaine de bandits ont été appréhendés et trois otages libérés la semaine dernière dans le quartier de Fontamara ( Port-au-Prince). Le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours, informe par ailleurs qu’un autre bandit a été tué lors d’affrontement avec les forces de l’ordre et un otage libéré dans deux incidents séparés.
Le secrétaire d’état à la sécurité publique, Joseph Luc Eucher, confirme la détermination des forces de l’ordre à freiner cette résurgence des actes de kidnapping.Il annonce que grâce au travail des services de renseignements de nouvelles opérations seront réalisées dans un bref délai. " Nous pourrons réaliser des opérations afin d’appréhender les criminels", lance t-il tout en appelant les différents secteurs de la population à se mobiliser contre le phénomène du kidnapping. " La population ne doit pas faire preuve de passivité, le kidnapping est révoltant, il faut isoler les criminels", ajoute t-il.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, est du même avis que M. Eucher. " Les gens doivent dénoncer les kidnappeurs qui séquestrent leurs victimes dans des quartiers au vu et au su de tous", déclare M. Gassant insistant sur les efforts des autorités pour appréhender les " vrais kidnappeurs".
Par ailleurs, le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Hédi Annabi, soutient que la mission onusienne continuera à œuvrer en vue de freiner la vague de kidnapping. " Nous continuerons à appuyer la PNH pour l’aider à contenir le problème", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13572

Le chef du parquet fait état de bonnes collaborations avec la police

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, déclare que les libérations de groupe de détenus se réalisent à partir des décisions de justice et dans le cadre de la politique du gouvernement. Il rappelle que ces remises en liberté doivent être considérées comme le suivi du travail réalisé par la commission d’enquête sur la détention préventive prolongée. Tout en indiquant que près de 500 personnes ont été libérées ces derniers mois, le chef du parquet soutient que ces libérations sont réalisées par les différentes entités de la chaîne pénale. Répondant aux critiques sur la libération de récidivistes, M. Gassant fait remarquer que les individus même condamnés devraient purger leur peine durant une période bien déterminée. " L’état doit préparer les détenus afin qu’il puisse réintégrer la société, ceci ne relève pas du parquet", argue t-il. Qualifiant d’irrégulières des tentatives de la police pour appréhender des personnes libérées, Claudy Gassant explique qu’il y a récidive quand une personne a été condamnée puis est inculpée pour le même crime.De plus, le commissaire du gouvernement dit regretter que des certaines informations relatives à des actes de banditismes n’aient jamais été communiquées au Parquet. " Chaque fois que j’invite quelqu’un on dit que je suis en conflit avec cette personne", ironise M. Gassant.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le commissaire Gassant a soutenu que le parquet et la police fonctionnent en harmonie parce que des directives ont été passées aux commissariats. " Il y a équilibre entre le travail du parquet et celui de la police", dit-il rappelant que la police est l’auxiliaire de la justice quelque soit le grade du policier. En ce qui a trait au conflit avec le président de la commission nationale de désarmement, Claudy Gassant souligne que rien ne permet de dire que la PNH est déstabilisée. " J’ai le droit de convoquer n’importe quel policier, ceci nous permet de mieux comprendre les dossiers, comme ce fut le cas récemment avec les commissaires de police de Cité Soleil et de Delmas", ajoute t-il. En ce qui concerne les cas de kidnapping, le chef du parquet informe que de nouvelles stratégies sont mises en place afin d’attaquer le phénomène à un autre niveau. " Il y a des enquêtes sérieuses qui permettront d’arrêter les vrais kidnappeurs", déclare t-il précisant que le parquet privilégie la prévention. Claudy Gassant estime que 30 % des cas de kidnapping sont des simulations ou faux kidnapping réalisés par des personnes qui veulent soutirer de l’argent de proches à l’étranger.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13570

JO-2008/Eliminatoires : Battue par le Guatémala, Haïti s’éloigne de Pékin

Après sa défaite face aux centraméricains 1-0, l’équipe nationale doit absolument sortir le grand jeu contre le Canada et le Mexique
mercredi 12 mars 2008,
Radio Kiskeya
Haïti a fortement compromis ses chances de qualification pour les Jeux Olympiques de Pékin en s’inclinant face au Guatémala 1-0 (mi-temps 1-0), lors de son premier match dans la phase finale des éliminatoires de la zone CONCACAF mercredi soir au stade Home Depot Center de Carson (Californie) qui abrite les matchs du groupe B.
Malgré leur fougue et leur détermination, les moins de 23 ans haïtiens ont dû s’avouer vaincus après avoir tenté en vain de revenir à hauteur d’un adversaire qui avait pris l’avantage dès la 27e minute par l’intermédiaire de Marvin Ávila. Le très opportuniste et technique attaquant guatémaltèque, lancé en profondeur après une maladresse offensive des haïtiens, a parfaitement exploité la balle de contre-attaque pour battre l’excellent portier Johnny Placide au terme d’une longue chevauchée.
Croyant pouvoir mettre Ávila hors-jeu, les défenseurs de l’équipe nationale, en manque de rythme et souvent débordés, ont chèrement payé leurs erreurs de placement qui ont trop souvent laissé leur gardien de but totalement à découvert.
Nos compatriotes auraient dû égaliser, mais ils n’ont pas su profiter des occasions franches qu’ils se sont créées. En fin de première période, sur un tir de Bidrès Azor qui a tutoyé la barre transversale des centraméricains suite à un débordement de Fabrice Noël sur la droite. A la 89e minute, Lescinel Jean-François, un des brillants représentants de la légion étrangère, a mis dans le vent la défense guatémaltèque avant de placer un tir puissant détourné par le gardien Ricardo Jerez.
A noter que le défenseur du Don Bosco de Pétion-Ville, Olrish Saurel, sévèrement touché, a été pris en charge par l’équipe médicale du comité d’organisation de la compétition.
Visiblement épuisés, l’équipe du Guatémala a eu le mérite de résister à tous les assauts et de tenir jusqu’au bout les trois précieux points de la victoire, préservant ainsi ses chances de qualification.
En revanche, pour Haïti, lanterne rouge du groupe B avec 0 point à l’issue de la première journée, le plus dur reste à faire. Pour rester dans la course, la bande à Wilner Etienne devra obtenir de bons résultats d’abord vendredi contre les coriaces canadiens et ensuite dimanche face à la redoutable sélection mexicaine emmenée par un certain Hugo Sànchez.
A la surprise générale, les "Tri" ont été tenus en échec par le Canada (1-1).
Les deux premiers de chacun des deux groupes de quatre de cette phase finale de la CONCACAF iront en demi-finale. Et seuls les deux finalistes qui sortiront vainqueurs du dernier carré obtiendront leur billet pour les JO de Pékin prévus du 8 au 24 août dans la capitale chinoise.
Stade : Home Depot Center, Carson (Californie)
Affluence : Environ 2.000 spectateurs
Arbitre central : Roberto Moreno (Panama)
Les équipes :
Haiti : Johnny Placide ; Alain Vubert (cap), Olrish Saurel (Paulin Jean, 21), Ednerson Raymond, Markorel Sampeur, Judelin Aveska ; Jacqueson Jean (James Marcelin, 67), Sony Nordé, Lescinel Jean Francois ; Fabrice Noël, Bidrece Azor (Leonel Saint-Preux, 45). Sélectionneur : Wilner Etienne
Guatémala : Ricardo Jerez ; Carlos Castillo, Wilson Lalín, Cristian Noriega, Rafael Morales ; Jean Márquez, José Manuel Contreras, Manuel León, Marco Papa (Wilfredo Velásquez, 89’), Marvin Ávila (Abner Trigueros, 89’), Jairo Arreola (Carlos Villa, 59’). Sélectionneur : Rodrigo Kenton.
But : Marvin Ávila (27’)
Avertissements :
Haïti : Paulin Jean (45’), Lescinel Jean-Francois (89’)
Guatémala : Manuel León (84’)
spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4803

La Première dame des Etats-Unis attendue à Port-au-Prince

Entretien avec le Président René Préval et visite de projets financés par Washington dans le domaine de la santé et de l’éducation
mercredi 12 mars 2008,
Radio Kiskeya

La Première dame des Etats-Unis, Laura Bush, était attendue jeudi à Port-au-Prince pour une visite privée de quelques heures destinée à appuyer l’aide de son pays à la lutte contre le VIH/Sida et le cancer du sein en Haïti.
A l’aéroport international Toussaint Louverture, l’épouse du Président George W. Bush devait être accueillie à son arrivée par le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et son ministre des affaires étrangères, Jean Rénald Clérismé.
Un tête-à-tête avec le Président René Préval au Palais National (siège de la Présidence) et une visite aux centres GHESKIO qui fournissent des soins aux personnes vivant avec le Sida (PVVIH) figurent notamment dans l’agenda de la Première dame. Elle doit aussi se rendre sur le site d’un projet éducatif financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) qui permet à de jeunes haïtiens défavorisés de recevoir une formation de base.
"Nous sommes très excités avant cette visite", a déclaré au Miami Herald le Dr Marie-Marcelle Deschamps, directrice exécutive de GHESKIO. Considérée comme le plus ancien centre de recherches du tiers-monde sur le Sida, l’institution, qui bénéficie du soutien financier des Etats-Unis, apporte depuis les années 80 une contribution considérable à la lutte contre la pandémie.
Haïti figure parmi une quinzaine de pays auxquels sont consacrés les fonds du Plan d’urgence du Président Bush contre le Sida (PEPFAR).
Le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires hémisphériques, Thomas Shannon, a tenu à souligner que Laura Bush, qui a déjà visité la République Dominicaine, réalisait son premier voyage en Haïti. Elle doit laisser Port-au-Prince dans l’après-midi de jeudi à destination du Mexique, deuxième et ultime étape de sa mini-tournée régionale. spp/Radio Kiskeya

Grippe aviaire : Des centaines de travailleurs haïtiens licenciés dans les fermes avicoles dominicaines

L’épidémie a provoqué un net ralentissement de l’industrie du poulet
mercredi 12 mars 2008,
Radio Kiskeya

Des centaines de travailleurs, en majorité des haïtiens, ont été remerciés ces derniers jours dans les fermes avicoles dominicaines très affectées par l’épidémie de grippe aviaire à l’origine de l’embargo décrété par Haïti sur les œufs et poulets en provenance du territoire voisin.
"Je n’ai pas de chiffres exacts, les données sont en train d’arriver. Mais, ils sont des centaines à être renvoyés, en majorité des haïtiens ayant un permis de travail et d’autres qui sont des illégaux", a indiqué à l’Associated Press José Lòpez, président de l’association des producteurs de poulets de la région nord de la République Dominicaine.
Il a ajouté que les licenciements n’ont pas été décidés en représailles aux mesures prises par les autorités haïtiennes parce que des dominicains ont été aussi mis à pied.
Les pertes causées dans l’industrie avicole dominicaine par le gel des exportations vers Haïti sont estimées à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Dans la zone nord, quelque 500 aviculteurs assuraient la production de 60% des poulets et de 74% des œufs du pays. Dans ces fermes, environ 25% des travailleurs étaient de nationalité haïtienne, a poursuivi José Lòpez.
Depuis la détection au cours des trois derniers mois du virus H5N2 dans plusieurs poulaillers, les autorités dominicaines ont abattu plus de 4.000 volailles afin d’empêcher la propagation de la grippe du poulet.
Malgré les déclarations répétées du ministère dominicain de l’agriculture selon lesquelles l’épizootie aurait été maîtrisée, le gouvernement haïtien a décidé de maintenir les sanctions en vigueur.
Avant la crise de la grippe aviaire, au moins un million d’œufs et des centaines de milliers de poulets arrivaient quotidiennement de l’autre côté de la frontière. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4801

Alexis reconnaît une recrudescence des enlèvements

Des groupes comprenant notamment des individus déportés des Etats-Unis seraient responsables de cette nouvelle vague d’insécurité, affirme le chef du gouvernement
mardi 11 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a reconnu mardi une remontée du kidnapping en Haïti qui serait commanditée par des individus déterminés à plonger le pays dans l’insécurité.
Selon le chef du gouvernement, la Police Nationale a déjà pris en main ce dossier dans lequel sont impliqués des criminels et délinquants déportés des Etats-Unis. A ce propos, il précise que deux des trois suspects arrêtés lundi lors d’une vaste opération anti-kidnapping à Delmas (est de Port-au-Prince) avaient justement ce statut.
Ces individus ont été appréhendés et deux armes confisquées dans le cadre d’une offensive conjointe des forces de police haïtienne et onusienne en vue de retrouver une otage française enlevée depuis samedi dernier.
Soulignant que la société génère naturellement un certain niveau d’insécurité, Jacques-Edouard Alexis a fait savoir que le phénomène du kidnapping ne sera jamais totalement éradiqué même si la PNH et la mission onusienne restent mobilisées.
Selon la police des Nations Unies (UNPOL), 67 cas de kidnapping, dont quatre en mars, ont été recensés depuis le début de l’année. Cependant, ces estimations sont nettement inférieures aux nombreux cas signalés par des victimes ou leurs proches et relayés dans la presse. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4799

Vers un traité de libre-échange entre Haïti et Taïwan

En quête de survie politique, les autorités de l’île nationaliste annoncent de futures négociations économiques et commerciales avec Port-au-Prince dans le cadre d’un plan de resserrement des liens avec l’Amérique centrale et la Caraïbe
mardi 11 mars 2008,
Radio Kiskeya

Les autorités taïwanaises ont annoncé mardi à Taipei leur intention de conclure prochainement un traité de libre-échange avec Haïti dans le cadre d’úne politique de dynamisation des relations économiques et commerciales entre l’île nationaliste et la région Amérique latine/Caraïbes.
"Nous espérons lancer dès que possible le deuxième round des négociations en vue de la signature du traité de libre-échange avec la République Dominicaine et ouvrir des négociations avec le Bélize et Haïti", a déclaré le ministre taïwanais de l’économie, Steve Chen, dont les propos ont été rapportés par EFE. Il s’exprimait lors d’un sommet entrepreuneurial d’une journée entre Taïwan, l’Amérique centrale et les Caraïbes et dont le thème central était "Bien-être, prospérité et bénéfices pour tous".
Une délégation haïtienne et des représentants du Bélize, de la République Dominicaine, du Salvador, du Honduras, du Nicaragua et du Panama ont participé à ce forum qui réunissait également à Taipei 150 responsables d’entreprises taïwanaises ainsi que des hauts fonctionnaires et des journalistes.
Pour sa part, le chef de la diplomatie taïwanaise, James Huang, a souligné que la réunion visait à "renforcer les relations diplomatiques, commerciales et d’investissement entre Taïwan et la région, principale base diplomatique de Taïwan".
"Devant l’urgence économique et commerciale que lui impose sa concurrente politique, la Chine, l’île cherche à renforcer avec ses alliés diplomatiques la coopération dans le domaine de l’économie, du commerce et des investissements afin d’éviter que Pékin ne les attire avec des promesses commerciales", a soutenu Elisa Wang de l’institut des études latinoaméricaines.
Dans la "Déclaration de Taipei" adoptée à l’issue du sommet, la République Nationaliste de Chine s’est engagée, dans le cadre d’un Projet de coprospérité, à intensifier son aide pour que les alliés diplomatiques aient accès à de nouveaux marchés à Taïwan et en Asie, signent des accords de libre-échange avec Taïwan et attirent de nouveaux investissements".
De son côté, le Président Chen Shui-Bian, qui rencontrait les invités étrangers, a appelé les entrepreneurs taïwanais à renforcer les "liens commerciaux et d’investissement avec la région centraméricaine et caribéenne parce qu’il reste encore beaucoup de choses à améliorer".
Cette initiative diplomatique semble constituer une bouée de sauvetage pour la survie politique de l’île nationaliste constamment menacée par Pékin qui la considère comme une province rebelle. Taïwan, qui n’a cessé de perdre ses alliés au profit de la puissance communiste, n’entretient aujourd’hui de relations diplomatiques qu’avec une vingtaine de pays à travers le monde dont Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4798

Les présidents chilien et équatorien réitèrent leur soutien à la MINUSTAH

Les soldats de la paix chiliens et équatoriens seront maintenus en Haïti, selon Michelle Bachelet et Rafael Correa
mardi 11 mars 2008,
Radio Kiskeya

La Présidente chilienne Michelle Bachelet et son homologue équatorien Rafael Correa ont renouvelé mardi à Santiago leur soutien à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) et annoncé leur intention de maintenir les casques chiliens et équatoriens déployés en Haïti, rapporte une dépêche d’EFE.
"Santiago et Quito réaffirment leur engagement à continuer à coopérer avec Haïti", ont indiqué dans une déclaration conjointe les deux chefs d’Etat, soulignant l’importance de la contribution à la force onusienne des troupes de la compagnie mixte d’ingénieurs dénommée Chili-Equateur.
Bachelet et Correa, qui se sont félicités de l’excellent niveau des relations bilatérales, ont, dans une atmosphère empreinte de complicité, célébré à Santiago le deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir en mars 2006 de la Présidente chilienne, première femme à diriger son pays.
Plusieurs centaines de casques bleus chiliens et équatoriens font partie de la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4797

Rapport mondial 2007 sur les droits humains : Washington relève de "sérieux problèmes" en Haïti malgré certaines améliorations

Dénonciation accentuée de l’implication d’agents de la PNH dans des meurtres et enlèvements et de la corruption qui affecte le gouvernement Préval/Alexis à "tous les niveaux"
mardi 11 mars 2008,
Radio Kiskeya

Les Etats-Unis ont estimé qu’en dépit de certaines améliorations, la situation des droits humains en Haïti continuait à présenter de "sérieux problèmes" en raison notamment de l’implication de la police dans des meurtres et le kidnapping et de la gravité de la corruption sévissant au sein du gouvernement, selon le rapport mondial 2007 du Département d’Etat sur la situation des droits humains publié mardi à Washington.
"Malgré quelques avancées réalisées, la performance du gouvernement haïtien en matière de droits humains demeure faible", affirme le rapport qui souligne parmi les principaux problèmes identifiés l’implication d’éléments de la Police Nationale dans des exécutions sommaires et la participation d’autres à des enlèvements. Le gouvenement américain critique également l’inadéquation des mesures adoptées contre les membres de gangs ayant commis des meurtres et les mauvaises conditions de détention des prisonniers dans les centres carcéraux du pays.
Plus loin, le rapport annuel sur les droits humains dénonce les menaces et arrestations arbitraires dont ont été l’objet certaines personnes, les nombreux cas de détention provisoire prolongée enregistrés, les violences et discriminations exercées contre les femmes haïtiennes et les abus dont sont victimes des enfants. Beaucoup de ces derniers sont des "restavèk" contraints de travailler en violation des conventions internationales sur les droits des enfants.
Parmi les assassinats enregistrés ces derniers mois, les autorités américaines citent celui du célèbre artiste François Latour enlevé et exécuté dans la nuit du 22 au 23 mai 2007. Certains de ses présumés meurtriers ont été arrêtés, mais n’ont pas encore été jugés.
Sur un autre plan, le Département d’Etat pointe du doigt la "corruption sévère" qui affecte tous les paliers du gouvernement Préval/Alexis.
Enfin, Washington note que, si en 2006, le cycle électoral avait pu être bouclé avec la tenue notamment des présidentielles et législatives, en revanche les élections en vue du renouvellement du tiers du Sénat initialement prévues l’année dernière n’ont toujours pas été organisées.
Le rapport mondial 2007 est aussi marqué par le retrait de la Chine de la liste noire des pays violant massivement les droits humains, la bonne note accordée à la Colombie, alliée indéfectible des Etats-Unis en Amérique latine, alors que Cuba et le Vénézuéla, les deux bêtes noires de l’administration Bush dans la région, sont sévèrement critiqués. spp/Radio
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4796

mercredi 12 mars 2008

La figure de la femme dans la peinture de Cédor

La femme est fortement représentée dans l'oeuvre de Dieudonné Cédor, 83 ans, peintre discret et assidu. Voyager dans son univers et son imaginaire est une manière de montrer son attachement à la femme.

Dieudonné Cédor vient d'avoir 83 ans le samedi 8 mars 2008. Anniversaire de naissance qu'il dédie à ses étudiants de l'Ecole nationale des Arts en leur demandant de contribuer à la sauvegarde de cette institution. « J'ai eu donc l'occasion de lui parler, de recueillir quelques tranches d'histoire de sa vie et de suivre la représentation de la femme à travers certaines de ses oeuvres. Des fillettes, des marchandes, des danseuses, entre autres, qui expriment beauté et bonté. »

Avec des palettes riches en couleurs, Cédor semble détenir les secrets de la combinaison chromatique et de l'harmonie esthétique. Comme un jeu d'enfant, ses mélanges (de l'aquarelle à l'acrylique en passant par l'huile) et ses tableaux offrent un plaisir de transcender les lignes qui se dévoilent dans toute leur texture.
Avec Cédor et bien sûr dans sa démarche artistique, l'image est avant tout la porte d'entrée pour comprendre le vrai sens du sujet proposé par l'artiste. Il sait peindre notre quotidien et nos tares. Sans malheur ni douleur. Il nous fait voir dans sa peinture des enfants, des femmes actives, des marchandes et des scènes de jeux où l'homme s'amuse et s'affirme, des danseuses dont le corps se marie aux voiles des vêtements pour enfanter des hanches sublimes dans des gestes rythmiques et des mouvements chromatiques.
Figure de proue de l'art haïtien contemporain, Dieudonné Cédor est à l'origine de plusieurs initiatives artistiques. Il a fondé le Foyer des Arts Plastiques en 1950 et la galerie Brochette en 1956 avec des artistes de renom de sa génération Jean-Claude Garoute (Tiga), Rose-Marie Desruisseau, Luckner Lazare, entre autres.
Il a aussi participé à la fondation de l'Amicale des plasticiens haïtiens au Centre d'Art aux côtés de Néhémie Jean, Franck Louissaint, Philippe Dodard, Michèle Philippe Lerebours, Marie-José Nadal , Francine Murat.

Dieudonné Cédor a participé à plus d'une quarantaine d'expositions collectives et individuelles en Haïti, en France, en Belgique, à Cuba, au Canada, aux Etats-Unis. Sa plus récente exposition collective remonte à l'année dernière au Centre d'Art. Il y a environ cinq ans, le public a pu découvrir l'ensemble de ses oeuvres majeures lors d'une exposition rétrospective organisée au Musée d'Art Haïtien du Collège Saint Pierre.
Il a été honoré plus d'une vingtaine de fois par des institutions privées et publiques et par ses anciens étudiants. Une plaque «Honneur et Mérite» titrée « Trésor National » lui a été offerte par « Référence Art production » et le « Centre Culturel Djon-Djon ». D'autres plaques lui ont été décernées par le Comité Saint Luc, le Comité Expo, le Musée du Panthéon national haïtien (Mupanah), le ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger et le ministère de la Culture et de la Communication.
Artiste de talent, Dieudonné Cédor est l'un des plus grands maîtres de la peinture haïtienne. On retrouve ses tableaux dans presque toutes les plus belles collections privées et publiques.
Son tableau « Christ, le Nègre », offert par le gouvernement haïtien au Pape Jean Paul II lors de sa visite au pays en 1983, est exposé au Vatican.
Il a contribué à titre de professeur et de conférencier à la formation de plusieurs générations d'artistes et de jeunes au Foyer des Arts Plastiques. Il a aussi prêté ses services à la galerie Brochette, au collège Roger A. Anglade, à la Société nationale d'Arts Dramatiques (SNAD), au collège classique des Jeunes Filles de Lalue, chez les Frères Salésiens, au collège Saint Pierre, à l'Ecole nationale des Arts (ENARTS) et au Centre d'Art.
Pour la qualité de son oeuvre, la Unibank s'est investie dans la reproduction en série de l'un de ses plus célèbres tableaux : « Les trois marchandes » en aquarelle sur planche synthétique de dimension (43 cm x 28 cm).
Une oeuvre de Dieudonné Cédor qui illustre une scène typiquement haïtienne où trois marchandes se retrouvent en pleine conversation et dans leurs activités quotidiennes.
Dieudonné Cédor est né le 8 mars 1925 à Anse-a-Veau, ville actuellement située dans le département des Nippes. Il a été élevé seul par sa mère Théoline Laurent, donc témoin de tant de sacrifices que sa mère a consentis pour sa survie et son éducation.
Il s'initie à la peinture à l'âge de 23 ans au Centre d'Art à Port-au-Prince avec ses confrères Wilson Bigaud, Castera Bazile sous la direction du professeur Rigaud Benoît.
La vie et l'oeuvre de Dieudonné Cédor ont été retracées dans le cadre du film documentaire « Cédor ou l'esthétique de la modestie », réalisé par le Centre Pétion Bolivar sous la direction du cinéaste Arnold Antonin. Ce film a été projeté au ciné Impérial et rediffusé par de nombreuses stations de télévision en Haïti et aussi en Belgique.Marié, divorcé en 1978, Cédor est père de trois enfants, dont deux garçons et une fille. Il vit paisiblement dans sa résidence-atelier dans la commune de Carrefour qui a hébergé plusieurs grands noms et générations de peintres.
Trainant derrière lui cinquante ans de carrière, Dieudonné Cédor est encore déterminé à peindre. Ainsi donc, l'artiste jure ses grands dieux de continuer à avoir la femme comme motif dans son œuvre.
Dominique Domerçant

Meilleures conditions sanitaires pour les marchandes

Les commerçants du Marché Salomon, les femmes en particulier, disposent désormais d'un bloc sanitaire propre et bien aménagé grâce au concours du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF).
Neuf toilettes et treize douches fraîchement rénovées. C'est un cadeau du ciel pour les centaines de commerçants du Marché Salomon, en particulier les femmes qui, depuis des années, vivaient dans des conditions sanitaires abjectes.
Hier lundi, elles ont exprimé haut et fort leur gratitude à l'endroit des responsables du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) qui leur ont prêté main-forte pour sortir du bourbier. « On se donnait pas mal de difficultés pour utiliser les toilettes.
Souvent, il fallait même rester debout pour uriner ou déféquer afin d'éviter de se salir les pieds », explique Mona Denis, une marchande de provisions alimentaires.
« Nous apprécions vivement le travail de la ministre Lassègue. Il était temps de réparer ces toilettes », poursuit une autre, le visage souriant. Prochaine étape, les dortoirsLa réparation du bloc sanitaire du Marché Salomon n'est pas l'unique préoccupation des responsables du MCFDF, selon la Ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Avec l'aide d'autres instances étatiques, notamment le conseil municipal de Port-au-Prince, elle promet aux marchandes un plus large accompagnement. « Nous avons débuté avec la construction et rénovation des toilettes et des douches mais nous allons bientôt investir dans les dortoirs », a-t-elle promis aux milliers de marchandes qui utilisent leur entrepôt en guise de dortoir.
La maire adjointe de Port-au-Prince, Nadège Joachim Augustin a, elle aussi, rassuré les marchands d'un ensemble d'actions visant l'amélioration du mode de fonctionnement du Marché Salomon tant sur le plan sanitaire, environnemental que sécuritaire. « Je comprends votre impatience mais nous vous rassurons du soutien de la Mairie pour un meilleur environnement », dit-elle.
Trois mois sans payer les taxesDans le souci de régulariser les contributions fiscales des marchands, la maire adjointe de Port-au-Prince ajoute : « Durant les trois prochains mois, aucun commerçant dans les marchés publics n'aura à payer de taxes. Cela nous donnera le temps de mieux organiser la question fiscale et surveiller les raquetteurs fraudeurs qui vous rançonnent »Les travaux de construction et de réparation des toilettes et douches du Marché Salomon ont été évalués à 4 000 gourdes.
Ils s'inscrivent dans le cadre des activités du MCFDF, en partenariat avec les Mairies et les autres Ministères, à soutenir les femmes marchandes en leur offrant un environnement sain pour vendre leurs produits.

Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr

Matraco S. A. valorise nos ressources naturelles

Matraco S. A., tel est le nom d'une société établie en Haïti qui croit dur comme fer que le développement économique et social d'un pays commence par l'exploitation de ses ressources naturelles. Travaillant sur le terrain depuis 2001, les responsables de cette entreprise se sont fixé pour but d'amener en Haïti les techniques les plus modernes pour l'extraction et la commercialisation des ressources minérales abondantes mais jusqu'à présent exploitées de façon anarchique et archaïque.

Un « surface miner » (Wirtgen SM 2200) servant à extraire les agrégats et du même coup aplanir et mettre en valeur le terrain
La Matraco S.A, récemment présentée au grand public, jure de projeter une nouvelle image de ce pan de l'industrie haïtienne. Respectueuse de l'environnement, la Matraco S.A renforce sans cesse ses nombreux partenariats dans le reste du monde afin d'offrir le meilleur des agrégats au marché extérieur. Les responsables de cette société affichent clairement leurs ambitions et promettent de revaloriser à des fins agricoles les terrains exploités. Intervenant généralement dans des zones désertes et rocailleuses souvent inaptes à l'exploitation agricole, la firme Matraco, qui compte dans ses rangs des ressortissants appartenant à d'autres pays, est déjà opérationnelle au Môle St-Nicolas dans le département du Nord-Ouest.

Le résultat du travail réalisé par le «surface miner», un terrain libéré de ses rocs
Exploitation légaleEn mai et en août 2005, cette firme a obtenu ses permis d'exploitation auprès du Bureau des Mines et de l'Energie (BME) l'habilitant à exploiter en surface des sites répertoriés. Comme les exploitations ne seront pas faites en profondeur, il sera encore plus aisé de revaloriser les terrains dont la compagnie met tellement d'ardeur et de détermination à réaliser.La Matraco S.A. veut se défaire des effets d'annonce si répandus en Haïti. Aussi, a-t-elle attendu la mise en place de ses différents équipements avant de se faire connaître du grand public.

Ambitieux, optimistes et déterminés, les responsables de la Matraco veulent projeter une image de modernité via la qualité de sa production.« La concurrence ne fait pas de cadeau à l'ère de la mondialisation de l'économie », reconnaît le PDG de la compagnie, Claude Denis, ajoutant que des études de marché effectuées aux Etats-Unis et dans plusieurs pays de la Caraïbe montrent clairement la voie à suivre pour la commercialisation de ses produits et la rentabilité de l'entreprise.

Quelques membres de l'équipe de Matraco S.A., debout de gauche à droite:Dionsonn Laurore (comptable), Ing William Colas (géologue), Claude-Martin Jr (vice-président), Claude Denis (PDG), Michael Jean-Charles (chercheur de sites) et assis, Jean Laurore (vice-président)

Les responsables de cette entreprise ne visent pas encore le marché local. Ils mettent surtout les bouchées doubles sur l'exploitation en surface des ressources disponibles en vue de leur commercialisation en Amérique du Nord et dans les Caraïbes.Les informations fournies par le PDG du groupe indiquent explicitement que le nom de Matraco existait bien avant, depuis les années 90 au moment où les spécialistes de l'entreprise non encore constituée faisaient de l'exploration à travers tout le pays. Ce n'est qu'en 2001 que la Matraco s'est constituée en une véritable société anonyme.
Les études de marché faites pour le compte de Matraco S.A. avaient permis de prédire, déjà dans les années 90, une rareté d'agrégats sur le marché nord-américain, en particulier dans le Sud-Est des Etats-Unis et dans certains pays de la Caraïbe comme les îles Turcs et Caïcos, Saint-Martin et même la République dominicaine qui a récemment fermé des carrières.Les responsables de Matraco S.A. disent avoir un partenariat avec une entreprise dont ils se gardent de citer le nom. Cette entreprise de renommée mondiale possède, disent-ils, l'expertise, la clientèle et les capitaux nécessaires pour réussir dans le domaine.
Un camion de mine (Moxy) articulé de 35 tonnes avec 6 roues motrices de la Matraco S.A.
Socialement impliquée« Nous avons des engagements sociaux qui nous poussent à être partie prenante dans la fourniture des soins de santé. Et nous voulons pour preuve notre contribution à la Clinique communautaire du Môle Saint-Nicolas », souligne le vice-président de la Matraco S.A, Claude Martin Jr.Il affiche sa fierté devant la fréquentation des populations des zones avoisinantes à la clinique du Mole Saint-Nicolas où des médecins slovaques fournissent des soins de qualité.Matraco veut, de par ses propres moyens, élever le niveau de salaire des ouvriers qui travaillent chez lui en général et dans son secteur d'activité en particulier. En dépit de ses équipements ultramodernes destinés à l'extraction de gisements graveleux et sableux, ses installations amovibles de chargement de navires, sans compter son usine de traitement unique dans la zone, un personnel ayant acquis des expériences de par le monde, la Matraco S.A. n'a pas la grosse tête et travaille sans répit pour donner le meilleur d'elle-même. La Matraco s.a s'enorgueillit de représenter un esprit pionnier dans l'exploitation rationnelle, moderne des ressources minérales d'Haïti et espère servir de boussole à bien d'autres entreprises pour le développement socio-économique dont le pays a tant besoin.

Dieudonné Joachim











3000 pondeuses pour des femmes éleveurs

Les responsables du Ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), en partenariat avec la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire (FAMV), ont procédé, lundi, à la distribution symbolique de 3000 pondeuses à des femmes venues de plusieurs régions du pays.
Ce projet pilote estimé à 4 millions de gourdes vise l'amélioration de la qualité de vie des femmes haïtiennes, selon la ministre Marie-Laurence Jocelyn Lassègue.
36 oeufs par jour est la capacité de production des poules offertes aux bénéficiaires du projet d'unités d'élevage de pondeuses du MCFDF en partenariat avec la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire.

Cette capacité de ponte dure 18 mois et peut rapporter en 16 mois aux femmes éleveurs environ 17 120 oeufs.
Les avantages vont encore plus loin.

Les pondeuses, selon Spencer Jean-Pierre, docteur en médecine vétérinaire, consomment moins que les poulets de chair, elles s'adaptent à la température tropicale et offrent de meilleurs profits. « Les oeufs rapportent plus de 3 500 gourdes par mois aux éleveurs », avance-t-il. Cependant, il faut bien maîtriser les techniques de montage, de gestion et d'entretien des micro-fermes. Pour ce faire, les organisateurs ont également distribué de la nourriture et des cages aux femmes éleveurs. Chaque cage renferme 40 poules, un abreuvoir, un mangeoire et un pondoir qu'il faut bien entretenir. « L'eau doit être toujours disponible dans les abreuvoirs. Il faut leur donner à manger, il faut les surveiller régulièrement », a expliqué M. Jean-Pierre aux bénéficiaires, tout en insistant sur les multiples avantages des pondeuses.

La ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, voit d'un bon oeil cet apport économique. C'est un moyen efficace d'améliorer la vie socio-économique des femmes à travers le pays. « La priorité du ministère, c'est de réduire voire déféminiser la pauvreté et le chômage dans le pays », a-t-elle avancé.

La titulaire du MCFDF s'est dit particulièrement déterminée à encourager les femmes dans la création de leur propre entreprise. Ce projet pilote, lancé depuis juin 2007, s'inscrit dans le cadre du programme de création d'emplois et de relance de la production nationale du gouvernement pour l'année 2008.
Il s'étend actuellement sur quatre départements du pays, notamment le Nord-Ouest, l'Artibonite, l'Ouest et le Sud et regroupe soixante-quinze associations de femmes. Le projet évalué à 4 millions de gourdes devra s'étendre bientôt sur les six autres départements du pays.

Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55347

Commentaires:
L'histoire des oeufs et du poulet a pris de l'ampleur avec la découverte de la grippe aviaire en République Dominicaine. Grâce aux nouvelles véhiculées par les médias on a pu comprendre l'importance de ce secteur. Ce fut le moment tombé du ciel pour nous faire comprendre cette situation incongrue de dépendre du voisin pour un minable oeuf ou une cuisse de poulet.
Pendant que le gouvernement parle de production nationale nous pensons que la solution apportée spécifiquement par le ministère de la condition féminine n'est qu'une option palliative en attendant une prise en charge réelle pour la production d'oeufs et de poulets. Nous savons qu'aujourd'hui il faut parer au plus presser et ces mésures populo-populaires ne vont amener nulle part si ce n'est que pour donner l'impression de vouloir faire quelque chose.

Veto à la requête de la commission

Jacques-Edouard Alexis est de retour. Après une semaine en dehors du pays, le chef du gouvernement a utilisé son « veto » dans le cadre de l'enquête de la commission sénatoriale sur la double nationalité présumée de certains de ses ministres.
Le Premier ministre, Jacques Edouard Alexis, va opposer une fin de non-recevoir à la demande des sénateurs d'enquêter sur la nationalité de certains ministres de son gouvernement. « Je vais écrire au président du Sénat de la République, dans le plus bref délai, pour lui faire part de la position officielle du gouvernement, a lancé ce mardi le chef du gouvernement.

En attendant, a-t-il poursuivi, des instructions ont été passées aux concernés de ne répondre à aucune convocation. » « Demain, je vais écrire au président du Sénat. En attendant, le Premier ministre a passé des instructions formelles aux ministres et aux secrétaires d'Etat de ne pas se présenter devant la commission sénatoriale et de ne pas remplir les formulaires préparés à cet effet par la commission », a-t-il affirmé de manière laconique. Monsieur Alexis n'a pas fourni beaucoup de détails sur sa position.

Suite à des rumeurs mettant en doute la nationalité haïtienne de deux sénateurs et de certains ministres, le Sénat de la République a mis sur pied une commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité des concernés dont les sénateurs Ultimo Compère et Roudolphe Boulos ainsi que les ministres de la Justice et de l'Economie et des Finances, respectivement Me René Magloire et M. Daniel Dorsainvil.

De graves soupçons de détention de passeport étranger pèsent sur leur tête alors que la Constitution haïtienne en vigueur interdit la double nationalité. Le sénateur Boulos a toujours plaidé non-coupable alors que son collègue Compère est en voyage aux Etats-Unis et n'a pas pu répondre aux questions des membres de la commission.
Le ministre de la Justice, Me René Magloire, s'est jusqu'à présent refusé de répondre à la convocation de la commission alors que celui de l'Economie et des Finances, Daniel Dorsainvil, a été blanchi de tout soupçon.

Jacques-Edouard Alexis a fait ces déclarations de retour d'un voyage qui l'avait conduit dans un premier temps en République dominicaine et par la suite aux Bahamas. A Santo Domingo, le chef du gouvernement haïtien a pris part au XXe sommet du Groupe de Rio auquel Haïti vient d'être admise cette année comme membre à part entière. A Nassau, il a participé au sommet intersessionnel des chefs d'Etat et de gouvernement de la CARICOM à laquelle Haïti a adhéré récemment.
Au sujet de la double nationalité présumée des sénateurs et des ministres soupçonnés, la commission sénatoriale spéciale devait rendre public son rapport aujourd'hui. « Ce rapport est fin prêt », déclare le président de ladite commission, le sénateur Youry Latortue, sans toutefois faire part à la presse du contenu. Pour sa part, le sénateur Céméfise Gilles, membre également de la commission, a vendu la mèche en révélant que, selon les documents émanant du service de l'Immigration et de l'Emigration détenus par la commission, deux de ses collègues soupçonnés seraient effectivement détenteurs de passeport étranger. Mme Gilles en a profité pour annoncer des sanctions à l'encontre de ses collègues fautifs. Sanctions pouvant aller jusqu'à leur destitution.
Le Premier ministre s'est également entretenu à la presse autour d'un imminent remaniement ministériel. Suite à son interpellation par la Chambre des Députés, le 28 février dernier, où il avait obtenu un vote de confiance, Jacques-Edouard Alexis avait répondu favorablement à la demande de certains députés qui souhaiteraient que le gouvernement soit remanié.

Mercredi dernier, avant son départ pour la république voisine, le locataire de la Villa d'Accueil a renouvelé cette promesse d'opérer des changements au niveau de son cabinet. « Les consultations se poursuivent avec le président de la République en vue de ce remaniement », a confirmé M. Alexis pour qui les changements au cabinet sont imminents et seront bientôt opérationnels.
D'autres dossiers dont l'insécurité et les retombées de sa tournée étaient aussi à l'ordre du jour au cours de cette conférence de presse. En ce qui concerne l'insécurité, le Premier ministre admet que l'insécurité peut se présenter sous d'autres formes, mais la police et la MINUSTAH travaillent d'arrache-pied pour en venir à bout.
A propos de la CARICOM, Haïti n'a pas encore rempli les conditions pour jouir de toutes les prérogatives découlant de sa qualité de membre, mais un accord de principe a été trouvé selon lequel les officiels haïtiens détenteurs d'un passeport officiel ou d'un passeport diplomatique pourront circuler librement dans tous les Etats de la CARICOM. « Pour cela, des accords bilatéraux devront être conclus entre l'Etat haïtien et les autres Etats concernés », a-t-il ajouté.

Samuel Baucicaut
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=55327&PubDate=2008-03-12
Commentaires:
Qui fait quoi..qui a quel droit dans ce gouvernement. On a l'impression que c'est une tactique du gouvernement que de créér des scandales juste pour amuser la galerie et dissiper l'attention loin des vrais problèmes de la société.
Merci monsieur le Premier ministre

Marché conclu pour neuf mille commerçants

Les autorités municipales de Pétion-Ville ont inauguré, samedi 8 mars, le nouveau marché central de cette commune. Situé au terminus de la route de Frères, plus précisément dans les parages du quartier Chaloska, le marché La Coupe, étendu sur 4 mille mètres carrés avec deux étages et un rez-de-chaussée, est conçu pour neuf mille marchands.
Deux étages et un rez-de-chaussée, un bureau administratif, une infirmerie, des toilettes modernes, un parking de grande capacité...les résidents, en général les commerçants de Pétion-Ville, en particulier, ont finalement le marché qu'ils attendaient depuis plus de dix ans. Samedi, ils étaient des centaines, ministres, parlementaires, notables, chefs religieux, directeurs d'écoles, étudiants, professionnels et commerçants à exprimer leur contentement et gratitude à l'endroit du nouveau cartel municipal. Comme un soldat qui vient de remporter une victoire, la mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, a savouré son succès. « Après un an de dur labeur, nous voilà déjà à la concrétisation d'une partie de nos rêves », a-t-elle dit, l'air content.
L'équipe a, en fait, finalisé les travaux de construction du « Marché La Coupe » entamés depuis 1996 et , en quelques mois, a inauguré cet espace commercial de 4 mille mètres carrés, destiné à remplacer l'ancien marché situé au coeur même de la commune. « Nous sommes vraiment fier du nouveau marché, et nous félicitons les responsables de la Mairie, notamment Mme Claire Lydie Parent qui s'est engagée à désenclaver la commune », s'est réjoui un religieux responsable d'un établissement scolaire à Pétion-Ville.

Il n'est pas le seul à féliciter les autorités municipales pour leur premier succès. Le ministre de l'intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, présent à cette inauguration, a salué le travail de la mairie. Pour lui, la construction du nouveau marché central de Pétion-Ville est un modèle à suivre si l'on veut finir avec les problèmes sanitaires dans les milieux urbains. « C'est un pas vers la résolution des problèmes environnementaux des marchés publics situés au coeur de nos villes », reconnaît M. Bien-Aimé.

Marché conclu
L'inauguration du marché La Coupe samedi a été comme un marché conclu entre le conseil municipal de la commune de Pétion-Ville et le gouvernement qui a choisi de célébrer la journée mondiale des femmes cette année autour du thème « Yon lot environman pou machann yo vann nan diyite ».



En cette occasion, la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a promis d'encadrer les marchandes des marchés publics, en particulier celles de Pétion-Ville. « Nous allons aider les marchandes à travers des campagnes de sensibilisation, des séances de formation sur la gestion et l'entretien sanitaire de ce nouveau marché », a-t-elle garanti.
Le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, n'a pas caché non plus sa satisfaction. Avec ce nouveau marché, la commune est sur la voie de retrouver son visage d'antan. « En 1983, j'avais laissé un marché propre et réglementé. A mon retour en 1993, c'était la pagaille. J'ai trouvé un marché sale, plongé dans l'insécurité et le désordre administratif », a-t-il déclaré.
Le parlementaire qui se montre toujours dévoué pour la cause de Pétion-Ville a invité les commerçants à prendre soin du marché La Coupe qu'il qualifie d'ailleurs de bijou. « Vous avez aujourd'hui un marché propre et sécuritaire. Prenez en soin et respectez vos engagements envers la Direction générale des Impôts », a-t-il lancé aux dizaines de marchands présents en la circonstance. En effet, chaque occupant doit disposer de documents administratifs notamment un numéro d'enregistrement, une patente et une carte d'identité.
Question de mieux gérer le marché pour les redevances fiscales et protéger le droit des consommateurs en cas de vente de produits avariés. Méfiant face aux raquetteurs, le député a appelé les commerçants à la vigilance. « Selon la valeur des marchandises étalées au marché, un commerçant aura à payer à la DGI entre 805 gourdes à 2755 gourdes », a-t-il précisé tout en rappelant au ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, la nécessité de doter la commune d'autres marchés publics.

Les Pétionvillois aiment le commerce
Sur les 400 000 habitants de la commune de Pétion-Ville, les autorités municipales ont déjà recensé 9 000 marchands (es) sans compter les centaines de détaillants qui sillonnent du matin au soir les rues de la commune avec leur maigre marchandise. La mairesse de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, ne voit pas d'un bon oeil le nombre exagéré de commerçants.« Le nombre de commerçants ne doit pas dépasser la limite acceptable si l'on veut vraiment que le commerce devienne une activité rentable pour le pays. Il faut encourager les gens, les femmes en particulier à mener d'autres activités, à faire d'autres métiers », a conclu Mme Parent.
L'inauguration du marché La Coupe a fait la joie des milliers de commerçants qui attendaient avec impatience un local spacieux et moderne pour vendre leurs produits. Plus de dix ans après, marché conclu.
Horaire de fonctionnement du Marché La Coupe
Lundi - Vendredi : 6h A.M - 8h P.M
Samedi : 6h A.M - 9h P.M
Dimanche et jours fériés : 6h A.M - 3h P.M
Jean Max St Fleur
Dizon pa-m:
Tout moun dwa salye inisyativ merès petyovil la ki eseye mete lod nan dezod nan you vil tankou petyonvil. Se nan mitan totu vil peyi ya ke inisyativ sa dwe balyi. paske figi ayiti paka kontinye jan li ye jounen jodi-a.
Sepandan fok mérès la fè pep petyonvil la konnen ke ekilib sosyete-a kanpe templay lè chak manm konnen viv nan ekilibant dwa yo ak devwa yo.
Si minisipalité-a fè you gwo jéfor pou li retire machann yo nan la ri-a sa vle di ke menm jan merès la panse ak pyeton ak chofè yo tou.
se pou meri a voye you pinga pou machann pa vi-n panse ke twotwa ki libere jounen jodi-a se pa you envitasyon pou lot moun vi-n chita vi-n okipe twotwa yo ankor...
Alor se pou merès la itilize zafè yo rele kawot ak baton an pou nou pa fè lave men siyé atè...

Nationalité : Alexis interdit à la commission sénatoriale d’interroger ses ministres

Mardi 11 mars 2008
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a clairement annoncé mardi avoir ordonné à tous les ministres et secrétaires d’Etat de ne plus répondre aux invitations de la commission sénatoriale sur la nationalité.
Le gouvernement acheminera mercredi une lettre au président du Sénat en vue de lui exprimer sa position sur la question, selon M. Alexis de retour à Port-au-Prince à l’issue de ses participations successives au sommet du groupe de Rio à Santo Domingo et à une réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM).
Présidée par le Sénateur Youri Latortue, la commission spéciale sur la nationalité a donné jusqu’à mercredi au ministre de la justice, Me René Magloire, pour fournir les pièces prouvant sa nationalité haïtienne.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1639

Vaste opération anti-kidnapping : Trois suspects interpellés, multiplication des rapts

La PNH et la MINUSTAH mobilisées en vue de retrouver une otage française séquestrée depuis samedi ; vent de panique au Lycée français
Radio Kiskeya

Trois présumés bandits, soupçonnés d’être des kidnappeurs, ont été interpellés lors d’une opération conjointe des polices haïtienne et onusienne menée lundi à la mi-journée dans le quartier de Delmas 40B (nord-est de Port-au-Prince) en vue de la libération d’une otage française, l’une des nombreuses victimes d’enlèvements enregistrés ces derniers jours.
La porte-parole de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Sophie Boutaud de Lacombe, a confirmé l’opération et les interpellations.
Travaillant pour la coopération espagnole, la ressortissante étrangère avait été kidnappée en compagnie de son mari péruvien samedi soir à Delmas 64 d’où ils sortaient d’une réception. Contraints d’abandonner leur jeep Land Rover, ils avaient été conduits vers une destination inconnue à bord d’une Mitsubishi Nativa de couleur verte et grise.
L’époux a été libéré tôt dimanche matin.
Des agents d’unités spécialisées de la Police Nationale et une cinquantaine de policiers internationaux se sont lancés sur la piste des ravisseurs qui continuaient de réclamer une forte rançon en échange de la libération de la citoyenne française. Un siège de plusieurs heures a permis d’interpeller les trois suspects qui ont été conduits à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Selon la porte-parole de la MINUSTAH, ces individus étaient interrogés à des fins d’investigation et pourraient être emprisonnés si les preuves de leur culpabilité étaient établies. Mme de Lacombe a renouvelé la détermination de la force onusienne à appuyer la PNH dans la lutte contre le kidnapping.
Mais, la présence massive des forces de l’ordre et le quadrillage de la zone comprise entre Delmas 40B et Delmas 42 ont semé la panique au Lycée français (Alexandre Dumas) situé à la rue Marcadieu, un quartier limitrophe du théâtre de l’opération. Les cours ont été interrompus et les parents des élèves se sont précipités dans l’enceinte de l’établissement en vue de les récupérer.
Cependant, les autorités ont tenu à préciser qu’à aucun moment la sécurité des écoliers et du personnel du Lycée français n’avait été en danger.
Outre le rapt du couple d’étrangers, divers autres cas ont été enregistrés le week-end écoulé. Une jeune femme a été enlevée vendredi soir à Clercine 16 (banlieue nord de la capitale).
Pour sa part, une fillette de deux ans kidnappée depuis plusieurs jours à Delmas 41 était encore séquestrée lundi.
Un pasteur très connu d’une église baptiste de Delmas 91 (banlieue est) a été également la proie des kidnappeurs alors qu’il raccompagnait en voiture plusieurs de ses fidèles à l’issue d’un service religieux. Le sort du responsable évangélique restait inconnu.
Samedi soir, la police avait déjoué une tentative de kidnapping dans le centre de la capitale. Un homme enlevé près de l’église du Sacré-Cœur de Turgeau avait été libéré et l’un de ses présumés ravisseurs, Jean Thony Lazard, appréhendé au Champ de Mars. Selon le commissaire de Port-au-Prince, Athanase Grégory Blanchard, interrogé par Radio Kiskeya, le suspect a été retrouvé en possession d’un pistolet de calibre 38. Deux autres individus impliqués dans l’opération avaient eu le temps de s’échapper à bord d’un véhicule.
La Police Nationale et la MINUSTAH se sont efforcées de rassurer la population et de minimiser l’ampleur du kidnapping. Mais, le phénomène s’est considérablement amplifié, les nombreux groupes et individus armés ayant décidé de reprendre l’initiative après une période d’accalmie au cours de laquelle ils s’étaient volatilisés sans avoir été vraiment éradiqués. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4793

350 haïtiens expulsés de la R. Dominicaine

En majorité des enfants, des adolescents et des femmes arrêtés à Santiago
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont procédé lundi au rapatriement de 350 sans-papiers haïtiens arrêtés lors d’une série d’opérations menées ces derniers jours à Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), ont indiqué des sources officielles citées par EFE.
Ces rapatriés sont en majorité des enfants, des adolescents et des femmes. Certains se livraient à la mendicité dans les rues de la deuxième ville dominicaine tandis que d’autres étaient devenus cireurs de bottes ou laveurs d’autos dans des parcs ou sur des places publiques. Quant aux femmes, elles sont accusées d’avoir pratiqué la prostitution.
Les compatriotes ont été reconduits à bord d’autobus à la ville frontalière dominicaine de Dajabòn (nord-ouest) avant d’être rapatriés. L’opération a été supervisée par le consulat haïtien dans cette cette province.
Un responsable de la direction de la migration a fait savoir à EFE que les rafles ont été réalisées dans différents quartiers de Santiago afin de contrôler la présence d’illégaux haïtiens dans la région. Il précise que la presse et des activistes des droits humains ont été témoins de l’arrestation des personnes concernées dans le respect de leurs droits fondamentaux.
Des habitants de Santiago ont de leur côté exprimé leurs préoccupations devant l’importance du flux de l’immigration clandestine haïtienne.
Cependant, dans la zone frontalière, des voix se sont ces derniers jours élevées contre la poursuite du trafic de sans-papiers avec la complicité de passeurs dominicains malgré la multiplication des opérations des militaires et inspecteurs d’immigration contre les haïtiens.
Des milliers de compatriotes, mais aussi des dominico-haïtiens, ont été chassés ces derniers mois du territoire dominicain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4791

Une française et un péruvien enlevés à Delmas

Une française et un péruvien sont séquestrés, vraisemblablement dans la région métropolitaine depuis plus de 48 heures par des bandits. Les deux victimes ont été kidnappées par des bandits le samedi 8 mars vers 8 heures du soir dans le quartier de Delmas 64.
L’identité des victimes n’a pas été révélée par les autorités policières haïtiennes et de la Minustah qui ont réalisé une importante opération dans le quartier de Delmas 40 B hier lundi dans le cadre de l’enquête sur cet enlèvement.
Trois individus ont été appréhendés lors de cette opération a indiqué la porte parole de la mission onusienne, Sophie Bouteau de Lacombe qui n’a pas voulu révéler les noms des suspects. Elle a confirmé qu’une cinquantaine de policiers de l’ONU ont appuyé les policiers haïtiens dans le cadre de cette opération. " Les suspects sont interrogés par les policiers de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ)", assure t-elle.
Une source proche de la PNH a indiqué que les trois personnes interpellées sont des haïtiens dans la trentaine et s’exprimant très bien en anglais, ce qui laisse supposer qu’ils seraient des déportés.
Le député de Pétion ville, Steven Benoît dit constater une recrudescence des actes d’enlèvement dans la région métropolitaine et annonce que la chambre basse se prépare à convoquer le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph et le directeur général de la Police, Mario Andresol.
Le parlementaire regrette que les autorités policières rechignent à informer la population sur les multiples actes d’enlèvement estimant qu’une discussion sérieuse doit avoir lieu sur ce sujet.
Samedi dernier, le directeur général de la PNH, avait admis qu’il y a eu une recrudescence des actes d’enlèvement dans la capitale. De plus, le porte parole de la Police Nationale d'Haïti, Frantz Leurebourg avait indiqué que 20 cas de kidnapping ont été enregistrés durant le mois de février 2008. M. Lerebourg avait révèle que plusieurs bandits dont Hudson Sanon ont été arrêtés dans le cadre l’enquête sur l’assassinat du commissaire Delva le 23 octobre 2007.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13564

Le sénat insatisfait des timides réformes dans la diplomatie haïtienne

Le président de la commission affaires étrangères du sénat, Evalière Beauplan, réclame des changements au sein des représentations diplomatiques haïtiennes.
Il croit que la faiblesse de la diplomatie haïtienne est la principale cause du peu d’intérêt manifesté par les investisseurs étrangers, et presse le chef de l’état de nommer de nouveaux ambassadeurs, qui seront ratifiés par le sénat. " Il faut une diplomatie au service du développement", dit-il insistant sur la nécessité de renforcer les relations avec des pays de la caraïbe tels Martinique et Guadeloupe.
Le sénateur Beauplan qualifie d’insuffisantes les derniers remaniements au sein de quelques missions diplomatiques réalisés par le ministre des affaires étrangères Jean Raynald Clérismé.
Le chancelier haïtien avait en février dernier rappelé les ambassadeurs d’Haïti à Paris, à Taiwan et à Ottawa ainsi que le consul général d’Haïti à Boston.
Le ministre des affaires étrangères n’a pas voulu préciser parmi ces diplomates qui sont ceux qui fourniront leur prestation aux services centraux du ministère et ceux qui ont été demis de leur fonction. " Nous priorisons le processus de rotation des diplomates et des fonctionnaires des ambassades dans le cadre de la volonté du gouvernement d’offrir une autre image d’Haïti à l’extérieur" soutient le ministre des affaires étrangères.
Jean Raynald Clérismé soutient que des chargés d’affaires ont été nommés à la tête de ces représentations diplomatiques en attendant de nouvelles nominations par le chef de l’état. " La diplomatie est une prérogative du chef de l’état, c’est lui qui doit designer les ambassadeurs", rappelle Jean Raynald Clérismé.
De plus, une trentaine de fonctionnaires de plusieurs ambassades haïtiennes ont été limogés. Selon M. Clérismé ces personnes se trouvant dans une situation irrégulière ne pouvaient pas exercer leur fonction conformément à la convention de vienne sur les relations diplomatiques. Certains d’entre eux avaient une résidence dans le pays d’accueil donc ne pouvaient pas recevoir d’exequatur explique le chancelier haïtien qui fait état de la bonne santé de la diplomatie haïtienne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13566

Le Pérou table sur le dessalement de l'eau de l'océan Pacifique

[2008-03-12 07:28]
LIMA (Reuters) - Le Pérou compte dessaler de l'eau tirée de l'océan Pacifique pour compenser la réduction des réserves d'eau contenues dans les glaciers, qui fondent plus rapidement qu'avant sous l'effet du changement climatique, a annoncé mardi le président Alan Garcia.
Ce pays andin dépend en grande partie pour son approvisionnement en eau potable des fleuves, dont certains s'écoulent sur le flanc occidental des Andes et sont alimentés par de grands glaciers tropicaux qui fondent à une vitesse sans précédent.
Garcia a estimé que le Pérou devait se doter d'une source d'eau alternative, plus sûre, en pompant de l'eau dans l'océan et en la dessalant.
"Nous ne pouvons pas penser à l'avenir avec les moyens d'hier. Nous devons utliser les technologies modernes et cela sera le cas quand nous retraiterons l'eau de l'océan", a dit Garcia à l'ouverture d'une conférence sur le dessalement.
Doosan Hydro Technology, une filiale de l'entreprise sud-coréenne Doosan Heavy Industries & Construction, spécialisée dans le dessalement, pourrait construire deux usines de dessalement sur la côte péruvienne pour fournir de l'eau à plus d'un million de personnes, a fait savoir le gouvernement.
Marco Aquino, version française Natacha Crnjanski.

Ca pourrait éventuellement donner des idées aux dirigeants haïtiens qui se retrouvent comme tous les haïtiens du pays soumis à une pénurie d'eau séculaire et endémique. Mais bon c'est pas une priorité...l'eau