Google

mercredi 16 janvier 2008

« Artistes, pilier de la société »

La cérémonie de graduation de la promotion « Marel » (2002-2006) de l'Ecole nationale des Arts (ENARTS) s'est déroulée, hier dimanche, dans les jardins de la Télévision nationale d'Haïti. Trente étudiants en arts plastiques, danse et musique ayant résisté à la rigueur académique et les soubresauts perturbant constamment le fonctionnement de cette institution ont vu leur rêve se concrétiser. Etre artiste dans un pays où le quotidien humain se résume à une lutte constante pour la survie peut paraître un acte de folie pour certains.
Une graduée de la promotiom "Marel" de l'ENARTS recevant son parchemin. A l'extrême droite se trouvent le parrain de le promotion, Pradel Henriquez (en costume) et le directeur général de l'ENARTS, le jazzman Turgot Théodat (Photo: Chery Dieu-Nalio)
Mais Turgot Théodat, le directeur général de l'ENARTS veut surtout croire qu'il s'agit d'un acte d'héroïsme. Avec raison, dirait-on, quand on connaît les conditions désastreuses dans lesquelles travaillent ces étudiants. En dehors de toutes normes académiques. Il ne s'est passé une année sans de véhémentes protestations pour de meilleures conditions de travail, sans des luttes internes entre étudiants et responsables académiques. »
Le directeur général considère ces étudiants comme des combattants de l'art. « La vie artistique en Haïti est un combat pour se faire accepter » Le jazzman-directeur semble être prêt à se battre pour que ces artistes gradués puissent être utiles véritablement ; qu'ils puissent vivre de leur art.
Le combat doit passer par l'intégration de l'ENARTS dans l'organisation du carnaval. « ENARTS va se proposer en vue d'apporter des innovations dans le défilé des trois jours gras. C'est la seule école d'art du pays. Aucune organisation sérieuse ne peut se passer de sa vision artistique. Le combat passe également par l'intégration des cadres de l'institution dans l'administration publique, par l'intégration des disciplines artistiques dans le curricula de l'enseignement scolaire. « L'art est une arme contre l'exclusion sociale, l'obscurantisme et la pauvreté.
Même préoccupation du côté du parrain de la promotion « Marel ». Pradel Henriquez digère mal qu'en Haïti les artistes crèvent de faim alors que dans d'autres sociétés l'art génère des millions. « Nos artistes vivent comme à l'époque du XVIIe siècle ». Ancien étudiant en arts plastiques à l'ENARTS au début des années 80, Pradel Henriquez a fait un survol historique de cette institution s'attardant sur les années de déboires. Le calvaire de l'Ecole nationale des Arts a commencé, dit-il, avec les évènements politiques de 1986. « A chaque coup d'Etat, l'ENARTS a toujours été l'objet d'actes de vandalisme et de découchage », a informé M. Pradel Henriquez, directeur de la radio-Télévision nationale d'Haïti, citant les évènements de 86, 88 et 94.
Seymarc Lespérance, chanteur de talent, a charmé le public dans "Time to say good bye" de Bocheli (Photo: Chery Dieu-Nalio)
Aujourd'hui, l'ENARTS est abandonnée à elle-même, elle fonctionne en absence d'une véritable politique culturelle. « L'art n'a jamais été la priorité de nos gouvernements. Pour preuve, c'est le budget des institutions culturelles qui disparaît le premier quand surgit un problème financier », regrette Pradel Henriquez révélant que de nombreux étudiants européens veulent venir à l'ENARTS afin de faire des échanges avec leurs homologues haïtiens, mais faute de structures l'école ne peut pas les recevoir. Au comportement irresponsable de l'Etat haïtien, Pradel Henriquez propose la solidarité pour sortir l'art du misérabilisme dans lequel il se trouve. On ne peut concevoir une véritable société sans une grande vision artistique. « Les artistes sont les piliers de la société, a affirmé Réginald Jean-Louis, président de la promotion. Mais en Haïti, être artiste, c'est porter la croix du Christ ; c'est être traité de marginal et de fou »
La cérémonie, conduite avec tact par le professeur Georges Belec, a eu l'aspect d'une grande dévotion artistique. Avec des discours entrecoupés de notes de musique, de danse et de théâtre. Un plat culturel préparé exclusivement par des étudiants. Willène Guérismé, Myriam Joseph et Seymarc Lespérance, des chanteurs de talent qui se sont déjà fait entendre sur le marché musical haïtien ont montré toute l'importance d'une institution ayant formé pendant 25 ans plusieurs générations d'artistes. La danse avec la « compagnie balai de l'art » et le théâtre avec la « Troupe Codac » ont eu une présence honorable. On regrette seulement qu'il n'y ait eu aucune illustration en arts plastiques. Les jardins de la TNH auraient pu être transformés en un vaste atelier en plein air. On aurait pu peindre une grande fresque collective qui porterait la marque de la promotion. La cérémonie se serait terminée dans des nuages de couleurs qui garderont pendant longtemps la signature de ces artistes appelés à devenir les ambassadeurs d'Haïti.

Une commission haïtienne en République dominicaine

« Une commission haïtienne de haut niveau se rendra mardi en République dominicaine en vue d'examiner les sites où le virus a été enregistré », c'est ce qu'a annoncé le secrétaire d'Etat haïtien à l'agriculture, Joanas Gué. Il s'exprimait au cours d'un point de presse donné le samedi 12 janvier au local du ministère de l'Agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR).


De gauche à droite:Dr Jolivert Toussaint, directeur de la quarantaine et du controle sanitaire au MARNDR, le secrétaire d'Etat haïtien à l'agriculture, Joanas Gué et Dr Max Millien directeur de la santé animale
(Photo: Alter Presse)

La commission qui se rendra mardi en république voisine y séjournera pendant deux jours. Elle sera composée de deux cadres de haut niveau du ministère de l'Agriculture, un cadre de la faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire, de deux membres du secteur privé et sera présidée par le secrétaire d'Etat.
« Les dominicains ont fait une présentation pour dire comment ils avaient procédé contre cette épidémie. Cependant, le rapport verbal ne suffit pas, nous avons décidé de la formation d'une commission qui se rendra mardi en République dominicaine pour vérifier si les normes et les procédures étaient appliquées », a déclaré L'ing-agronome Gué.
La décision de dépêcher cette commission en République dominicaine vient à la suite d'une réunion de haut niveau organisée, le 11 janvier en Haïti à l'Hôtel El Rancho, entre les autorités dominicaines et haïtiennes. La délégation dominicaine était présidée par le secrétaire d'Etat à l'agriculture dominicain et comprenait 12 personnalités, dont des représentants d'organisations internationales oeuvrant dans la gestion de la santé animale.
Le secrétaire d'Etat a annoncé avoir proposé la création d'une commission permanente formée par des représentants des 2 pays. « Nous allons renforcer la structure de cette commission pour qu'une rencontre se tienne chaque mois de façon alternée dans chacun des deux pays. »a-t-il affirmé.
L'ing-Agronome Gué en a profité de l'occasion pour demander à la population de garder son calme et de respecter les mesures d'interdiction : « Les mesures prises visent à protéger la filière avicole dans le pays. Les responsables dominicains ont d'ailleurs compris qu'ils ont beaucoup d'intérêts dans ces dispositions. Comme nous avons des frontières terrestres avec la République dominicaine. Si nous avons des foyers d'infestation en Haïti il y a un risque de retour de la maladie en territoire voisin. »
Il a admis la porosité de la frontière et assuré que le ministère et les instances concernées allait tout mettre en oeuvre en vue du respect de la mesure d'interdiction.
Toujours selon Joanas Gué, la République dominicaine engrange en moyenne 700 millions de dollars américains dans l'exportation de poulets et des oeufs en Haïti.
Il a par ailleurs indiqué que le ministère entend profiter de cette crise en vue de la relance de la production agricole. « Au niveau du budget un fonds était alloué à la relance de la production nationale, nous avons déjà disposé ce fonds pour le programme de relance de production agricole. Nous avons engagé des discussions avec le FAES pour un contrat de financement et la signature de cet accord aura lieu le 17 janvier prochain.» a-t-il confié.
La mesure d'interdiction a été communiquée le 4 janvier en cours. Depuis lors, la question ne cesse de faire couler beaucoup d'encre dans les deux pays partageant l'île d'Haïti. Porto-Rico et Nicaragua ont pris la même décision.
Alain Gaillard
gtilain@yahoo.fr


Préval se donne deux nouvelles priorités

Après la réforme de la justice, l'augmentation des recettes de l'Etat, la lutte contre la corruption..., le chef de l'Etat, René Préval se donne deux nouvelles priorités pour les trois prochaines années : la modernisation de l'Etat et la facilitation de l'investissement. Dans un message à la nation, ce lundi, en présence des sénateurs et députés réunis en Assemblée nationale, des membres du cabinet ministériel, des diplomates accrédités au pays et des grands commis de l'Etat, René Préval a invité tous les secteurs du pays à travailler ensemble au développement du pays. René Préval qui se dit satisfait des deux premières années de sa gestion estime que la solution aux principaux problèmes que vit le pays actuellement doit passer par la création d'un environnement favorable à l'investissement. « La création de richesses est la solution à la hausse des prix, au chômage et à la faim », a dit le président Préval.
Pour permettre au pays de créer des richesses, le chef de l'Etat prône une lutte acharnée contre la contrebande et la corruption, la modernisation de l'APN, de la douane et l'augmentation du salaire minimum. En ce qui concerne l'augmentation du salaire minimum considéré comme une urgence pour le gouvernement, René Préval a fait état des pourparlers qui sont déjà engagés entre le ministère des Affaires sociales et le secteur privé des affaires. La réforme de l'Etat constitue l'autre priorité de René Préval pour les trois prochaines années. Sans faire de propositions, René Préval dit croire que la modernisation de l'Etat doit passer par l'introduction des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans la gestion des institutions publiques. « Les documents des Archives nationales et de la Direction générale des Impôts ne doivent plus être conservés dans des tiroirs où ils peuvent être emportés par les eaux », a fait remarquer René Préval avant de rappeler que le pays ne pourra pas passer à l'ère digitale si l'énergie électrique n'est pas disponible.
Résoudre le problème d'état civil, est selon René Préval, une condition préalable à la modernisation de l'Etat. « Comment peut-on prétendre gérer le pays lorsque bon nombre d'individus ne sont enregistrés nulle part ?, se demande-t-il, perplexe. J'invite l'ONI à poursuivre avec l'enregistrement de tous les citoyens. »
A part le discours du chef de l'Etat, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, a présenté le bilan de son gouvernement aux parlementaires. « Je suis fier et content du travail accompli jusqu'ici par mon gouvernement », se félicite Alexis. Comme le chef de l'Etat, le Premier ministre Alexis dit constater une baisse considérable du phénomène de l'insécurité. « La sécurité s'améliore. Les cas d'assassinat et de kidnapping sont en nette régression », a-t-il indiqué dans un bilan noyé dans les détails. Pendant plus deux heures, le chef du gouvernement a cité cas par cas les réalisations de chaque ministère.
« Construction d'infrastructures routières et scolaires, réhabilitation de commissariats, de tribunaux, lancement de la campagne d'alphabétisation, distribution de matériel scolaire, lutte contre la corruption, prise en charge des milliers d'enfants et de handicapés, appui aux sinistrés des dernières intempéries... », figurent entre autres parmi les réalisations du gouvernement pour la période allant de juin 2007 à janvier 2008.Si le Premier ministre a, d'une part, dressé un bilan positif des actions de son gouvernement, il a, d'autre part, reconnu que tous les objectifs fixés dans sa politique générale n'ont pas été atteints. Selon M. Alexis, sur le plan interne, c'est la faiblesse des institutions et le manque de ressources humaines et financières qui en sont responsables. Tandis que sur le plan externe, le gouvernement a dû impuissamment affronter la hausse des prix des produits pétroliers.
Le consensus trouvé au cours du week-end dernier autour de la prorogation jusqu'au vote de la loi électorale du mandat des parlementaires élus pour deux ans, a été au centre des discours des deux chefs de l'Exécutif. « Ce consensus prouve que les choses ont changé dans le pays, s'est réjoui le président Préval. Je remercie les parlementaires, les leaders politiques et tous ceux qui ont pris part aux discussions. »Le président de l'Assemblée nationale, le sénateur Joseph Lambert a, de son côté, dressé un bilan positif du travail réalisé par les parlementaires depuis leur prestation de serment. « Le Parlement a jusqu'ici réalisé un travail impeccable », a lancé le 1er sénateur du Sud'Est avant de citer certains sénateurs et députés qui se sont distingués par leurs performances dans les travaux en commissions ou en séance plénière. « Pour permettre aux élus du peuple de mieux accomplir leur mission, le président du grand Corps a proposé au gouvernement d'accorder une prime aux parlementaires présents à 80% dans les travaux législatifs. »
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53132&PubDate=2008-01-14

René Préval juge la stabilité irréversible et appelle la MINUSTAH à accompagner la DCPJ dans la lutte contre le kidnapping

La modernisation de l’Etat et l’incitation aux investissements, priorités des trois dernières années du Président
mercredi 16 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval s’est félicité lundi de la stabilité politique régnant en Haïti sous son leadership et a esquissé les principales orientations d’une politique de renforcement institutionnel et de relance économique à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année législative.
S’exprimant devant les deux Chambres du Parlement réunies en Assemblée Nationale, le chef de l’Etat a fait savoir dans son traditionnel message sur la situation générale du pays que "le moindre vent ne peut plus faire couler le bateau". Mettant au compte de l’intelligence, de l’intérêt national et du dialogue les acquis de son régime, M. Préval, qui s’exprimait une fois de plus exclusivement en créole, a prôné la poursuite du processus de pacification et de stabilisation en cours.
D’entrée de jeu, il a salué les efforts de dépassement de la classe politique et du Sénat ayant permis le maintien à leur poste des Sénateurs élus pour deux ans jusqu’au vote de la nouvelle loi électorale. Le consensus trouvé ne correspondait à aucune des positions affichées auparavant et a l’avantage, a-t-il fait remarquer, de favoriser le "rétablissement du temps électoral et du temps constitutionnel".
Dans la foulée, René Préval a exhorté le Conseil Electoral Provisoire à mettre les bouchées doubles afin de boucler le plus rapidement possible la rédaction de l’avant-projet de loi électorale nécessaire à l’organisation des sénatoriales partielles et des élections indirectes. Il a aussi appelé le gouvernement à faciliter la tenue de ces consultations dans les meilleures conditions.
En matière de sécurité, le chef de l’Etat s’est réjoui de la fin des violences arméees et de la régression spectaculaire du kidnapping. Reconnaissant toutefois que ce dernier phénomène continuait de faire trop de victimes au sein de la population, il a sollicité l’aide de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) en faveur de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Parallèlement à l’arrestation des auteurs de rapts, une offre de formation et d’assistance devrait permettre de développer une stratégie préventive.
Dans le domaine judiciaire, le dirigeant haïtien a estimé qu’il est venu "le temps de mettre fin au règne de l’injustice ayant caractérisé le système au cours des cinquante dernières années". Il en appelle au concours des différents barreaux, des organisations de défense des droits humains tout en saluant l’action des membres du Groupe d’appui à la réforme judiciaire.
Le Président de la république a aussi insisté sur l’importance de la coopération haïtiano-américaine dans le cadre d’un accord d’entraide judiciaire visant à combattre les crimes financiers et le blanchiment d’argent.
Sur le plan économique et technologique, les priorités de Préval sont claires et ses ambitions affichées pour les trois dernières années de son mandat en vue d’arriver à la modernisation des institutions et au renforcement des investissements, conditions indispensables à l’augmentation des recettes publiques et à la création d’emplois. Dans la lignée de ses précédents discours solennels, dont celui du 1er janvier aux Gonaïves, il a souhaité que soient incluses dans le prochain budget rectificatif des allocations destinées à un paquet de projets tels l’adoquinage, la construction de centres culturels et sportifs, l’installation de lacs collinaires et la création d’ateliers de couture dans toutes les communes du pays.
"Personne ne viendra investir dans une économie dont les règles ne sont pas égales pour tous", a martelé René Préval en faisant ressortir l’importance de la lutte contre la corruption et la contrebande. Il en a profité pour énumérer d’autres facteurs dont dépend la croissance économique, la sécurité, le coût de l’utilisation des installations portuaires, la disponibilité de l’électricité et l’accès des entrepreneurs à un portefeuille de crédit.
Chiffres à l’appui, le chef de l’Etat a déploré le niveau exorbitant des frais d’entreposage de marchandises dans les ports haïtiens comparé aux tarifs pratiqués dans d’autres pays de la région. Un container de 40 pieds coûte à l’Autorité Portuaire Nationale (APN) 910 dollars américains contre seulement 300 en République Dominicaine et 265 au Panama.
M. Préval a également déploré la faible capacité de production énergétique du pays qui constitue un sérieux handicap à son développement économique. L’Electricité d’Haïti n’arrive à offrir en moyenne que 30 à 50 mégawatts alors qu’en République Dominicaine la production s’élève à 2.800 mégawatts.
Le Président s’est parallèlement prononcé pour l’augmentation du salaire minimum de concert avec les partenaires sociaux tout en posant le problème de la compétitivité de la main-d’œuvre haïtienne.
Préval a aussi jugé nécessaires à l’articulation des politiques publiques la modernisation de l’appareil administratif de l’Etat à travers l’enregistrement de tous les haïtiens par l’Office national de l’identification (ONI), la numérisation des documents fonciers de la Direction générale des impôts (DGI), du registre d’Etat civil des Archives Nationales de même que l’informatisation des données disponibles au ministère du commerce sur les entreprises du secteur formel en attendant d’engager la même démarche pour le secteur informel. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4616

Le Guyana interdit à son tour l’importation de poules et de produits avicoles en provenance de la République Dominicaine

Haïti évalue les mesures prises jusqu’ici par la République Dominicaine
mercredi 16 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le Guyana a décidé mardi de rejoindre un autre Etat de la Caraïbe anglophone, Antigua et Barbuda, en annonçant l’interdiction formelle d’importation de poules et de tout autre produit d’origine avicole en provenance de la République Dominicaine.
Un communiqué du ministre de la santé, le Dr Leslie Ramsammy, a justifié cette décision par le souci de son gouvernement d’éviter l’entrée sur le territoire de Guyana du virus H5N2 de la grippe aviaire, dont un foyer a été récemment découvert à Higuey, en République Dominicaine.
Le gouvernement haïtien qui a dû adopter les mêmes dispositions, a dépêché mardi une mission d’évaluation des mesures prises par les autorités dominicaines en vue de circonscrire le virus. Parallèlement, une commission permanente de suivi de ces mesures sera mise sur pied par les gouvernements des deux républiques partageant l’île d’Hispaniola.
Face à la situation créée sur le plan local par la brusque rareté de poules et d’œufs en provenance de la République Dominicaine, le ministère haïtien de l’agriculture a annoncé des dispositions en vue de relancer la production avicole nationale. [jmd/RK]

Sécurité aérienne : Haïti dans la catégorie 2 du classement international

Elle fait partie de 21 pays ayant échoué à mettre en application les normes de l’OACI et exposés à une stricte surveillance américaine
mardi 15 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Haïti figure parmi 21 pays au monde classés dans la catégorie 2 par l’Autorité fédérale américaine de l’aviation civile (FAA) en raison de leur non-respect des standards de sécurité aérienne de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OACI).
Dans le classement international de l’aviation civile établi le 4 janvier et rendu public mardi, seuls sept pays du continent américain font partie de ce groupe qui ne parvient pas à se conformer aux exigences du Programme d’évaluation de la sécurité aérienne internationale (IASA).
Outre Haïti, le Bélize, le Guyana, le Honduras, le Nicaragua, le Paraguay et l’Uruguay sont également logés à la même enseigne. La plupart des autres pays se trouvent en Afrique comme la République Démocratique du Congo (RDC), la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Zimbabwe.
Ces différents Etats devraient faire l’objet d’une étroite surveillance de la FAA.
La rétrogradation en catégorie 2 des Philippines, jusqu’ici classées dans la catégorie 1, a provoqué dans l’archipel des critiques acerbes contre la politique de sécurité aérienne des autorités, rapporte le quotdien local The Philippine Star.
1 est la catégorie supérieure réservée aux pays dont les infrastructures aéronautiques obéissent aux normes de l’OACI.
Après une longue période de renforcement de la sécurité dans le cadre d’une coopération bilatérale, l’Agence américaine de sécurité du transport (TSA) avait délivré, en juillet 2006, une certification à l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince confirmant que les normes internationales en vigueur y étaient respectées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4611

Santo Domingo rapatrie 117 sans-papiers haïtiens victimes d’un accident

Visiblement mécontents de leur retour en Haïti, plusieurs des rapatriés affirment devoir retourner en territoire voisin pour éponger leurs dettes qui les exposent au "kidnapping ou à la mort"
mardi 15 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont rapatrié lundi 117 sans-papiers haïtiens arrêtés peu après avoir été victimes d’un grave accident de la route samedi dernier dans la ville frontalière de Dajabòn (nord-est), rapporte une dépêche de l’agence espagnole EFE.
Un compatriote avait été tué et de nombreux autres blessés, dont un grièvement, lorsque le camion qui les transportait s’était retourné dans la localité de Lajas de Peròn en présence d’un détachement militaire.
Le commandant du dixième bataillon de l’Armée Nationale cantonné à Dajabòn, le colonel Sergio Augusto Sepùlveda, a indiqué que 103 hommes, dix femmes et quatre enfants ont été reconduits à la frontière en coordination avec les autorités haïtiennes.
Plusieurs des rapatriés étaient en larmes et affirmaient vouloir se rendre une nouvelle fois en République Dominicaine afin de pouvoir payer les dettes contractées en Haïti.
Comme ses compagnons d’infortune, Lalita Pierre, native de la commune du Trou du Nord (nord d’Haïti), a confié à la presse qu’elle avait emprunté entre 1.500 et 1.600 pesos (entre 44 et 47 dollars) pour voyager à Santiago (155 km au nord de Santo Domingo) où elle espérait pouvoir trouver un emploi. Elle a également annoncé son intention de tenter à nouveau d’entrer illégalement en territoire voisin pour éviter de se faire enlever ou tuer si, par malheur, elle n’honorait pas ses dettes.
"Je resterai à Ouanaminthe jusqu’à ce que j’aie la possibilité d’aller à nouveau en République Dominicaine. Je suis arrivée du Cap-Haïtien et je dois à des usuriers l’argent que j’avais versé aux organisateurs du voyage", a déclaré la jeune femme avant de conclure "si je ne paie pas, ils peuvent me séquestrer ou me tuer".
Deux passeurs dominicains ont été arrêtés lors de l’accident pour leur responsabilité présumée dans ce voyage illégal.
Des secteurs ultranationalistes de la république voisine se sont alarmés ces derniers jours de l’intensification du trafic de clandestins. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4610

Le Nonce préconise le dialogue en politique comme en religion

Le nonce apostolique, Mario Jordana, invite les haïtiens à cultiver les valeurs tels égalité et fraternité afin de construire un pays nouveau. " Je vois que la volonté d’accepter ces valeurs est grande ", dit-il tout en faisant remarquer que l’entreprise de construction doit tenir compte du temps.Réagissant au discours du premier ministre qualifiant l’action de son gouvernement de positive, le nonce a indiqué qu’il faut mettre l’accent sur les bonnes choses qui ont été réalisées. " Il faut condamner le mal, mais il faut surtout mettre en évidence le bien afin d’encourager ceux qui sont animés de bonne volonté ", ajoute t-il.Selon lui, en mettant en évidence les actions positives on aura plus de courage pour continuer la lutte afin d’arriver à un avenir meilleur.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le nonce apostolique, Mario Jordana a indiqué que les haïtiens ont la capacité de construire leur avenir parce qu’ils sont détenteurs des valeurs tels le respect de la vie et de la dignité humaine, l’honnêteté, le sens de responsabilité et la solidarité.Le nonce apostolique souligne que tous les secteurs doivent être impliqués dans le dialogue national qui est la meilleure voie pour consolider la démocratie. " Personne ne doit être exclue parce que tout un chacun a quelque chose à proposer", argue t-il précisant que le dialogue est un élément fondamental pour la stabilité et le progrès. Selon le nonce, aujourd’hui il y a une plus grande conscientisation des différents secteurs qui ont réalisé des réflexions sur les évènements antérieurs. " Il y a une conscientisation pour éviter les erreurs du passé", dit-il estimant qu’il faut étendre cette conscientisation à tous les haïtiens.De plus, le représentant du pape Benoît XXVI se prononce en faveur du dialogue et de la solidarité entre les différentes communautés religieuses haïtienne. " Le dialogue est nécessaire et je vois qu’il y a une concrétisation du dialogue dans le respect des uns et des autres", dit-il mettant l’accent sur l’importance de la solidarité dans plusieurs domaines." Il faut d’avantage s’approcher les uns des autres afin de construire ensemble le bien être ", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13406
Dizon Pa-m !
Nan ki gwo liv nos apostolik la ap li ?

Monsieur JOSEPH LAMBERT président du Sénat Haïtien réclame une "PRIME" attribuable aux sénateurs ayant fait 80% de leur boulot

... « Pour permettre aux élus du peuple de mieux accomplir leur mission, le président du grand Corps a proposé au gouvernement d'accorder une prime aux parlementaires présents à 80% dans les travaux législatifs. » Propos de Joseph Lambert, Président du Sénat Haïtien rapporté par Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53132&PubDate=2008-01-14
Le président du Sénat qui réclame une prime pour travailler…
Ce n’est ni une blague ni une de ces farces qui vous empoisonnent le palais avec ce mauvais goût indescriptible. Il s’agit bien d’une réalité bien de chez nous. Une réalité natif-natale.
Faisons une mise en situation. Considérons que vous êtes patron d’une entreprise de fabrication de chaussures. Vous embauchez un employé avec un contrat de travail bien clair stipulant un nombre de chaussures à produire par jour. Les deux parties sont d’accord sur le contrat qui est signé sans autre forme de procès ni tergiversations. Voilà quelques jours plus tard, le chef du syndicat des employés qui réclament une prime « supplémentaire » pour chaque employé qui aurait produit 80% du nombre de chaussures contemplé dans le contrat signé. Vous aurez dit quoi ?
C’est en fait une proposition du Sénateur Joseph Lambert, Président du Sénat haïtien lors des cérémonies d’ouverture de la session parlementaire.
« Laissons les prières de côté et attardons nous aux quantiques ».
Honteux, amoral, immoral… sont tant d’épithètes qui devraient qualifier une telle tentative. Nous devons nous placer dans le contexte haïtien pour rappeler que notre pays se courbe progressivement sous le poids d’une misère séculaire qui engendre des comportements infrahumains et finira par nous reléguer dans l’univers des ratés à jamais. Survivre en Haïti reste un combat acharné et perpétuel. Pour atteindre les besoins élémentaires les haïtiens jonglent avec leur génie et réalisent des prouesses avec leur imagination. Chez nous le concept miracle existe bien car il en existe beaucoup de nos citoyens qui sont encore vivants parce que c’est bien le Christ qui vit en eux !
Dans ce microcosme miséreux surnagent un groupe de privilégiés qui ont su, de courtes échelles en courtes échelles atteindre une position privilégiée. Sans capacité, sans mérite, sans compétence ils se retrouvent au timon des affaires, au volant de l’administration.
Dans ce groupe se trouvent entre autres, les membres de notre Parlement. Voici un groupe de citoyens, investis d’un mandat sacré. Ils ont le droit d’écrire et de modifier les lois. Ils règnent en maîtres et Seigneurs sur ceux qui gèrent et dirigent la nation.
Mais plus que toute chose ils ont un travail assuré, ils ont de quoi bouffer, ils sont véhiculés, ils ont de quoi payer l’entretien de leurs familles résidant à l’extérieur. Grâce au « brassage » et aux magouilles, il y en a qui arrive à s’ériger un petit pont d’or pour l’après politique.
Il faut admettre sans équivoque, à quelques exceptions près, ces messieurs ne jouissent pas d’une solide renommée de grands travailleurs et les plus célèbres ont surtout gagné leur notoriété dans la « trempette » dans d’affreux affaires et scandales.
Ces messieurs pratiquent un sport très connu dans l’exécution de leur mandat. Ce sport s’appelle l’absentéisme. Ils sont souvent ailleurs. Ils ne prennent pas toujours le temps de légiférer comme le voudrait la tradition qui définit le rôle des membres du pouvoir législatif.

Le « Con-sans- cieux » pardon consciencieux et très soucieux président du Sénat Haïtien veut finir avec l’absentéisme au niveau du grand corps. Comme « touched by the holly Spirit » il a eu une révélation, une inspiration divine ! Sa proposition est d’accorder une prime aux sénateurs qui auront travaillé au moins 80% du temps !
N’est ce pas génial. Non. Ce n’est point une invention. Cette nouvelle se lit noir sur blanc entre les lignes d’un article du nouvelliste : ... « Pour permettre aux élus du peuple de mieux accomplir leur mission, le président du grand Corps a proposé au gouvernement d'accorder une prime aux parlementaires présents à 80% dans les travaux législatifs. »
Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53132&PubDate=2008-01-14


mardi 15 janvier 2008

Le président du sénat estime que le compromis est une solution politique

Le président du sénat, Joseph Lambert, affirme que l’entente entre l’exécutif et le sénat a pour objectif le respect des délais électoral et constitutionnel. Pour le sénateur Lambert, le mandat des sénateurs arrive à terme le deuxième lundi de janvier. " Implicitement la constitution indique que le mandat des sénateurs débute le deuxième lundi de janvier", soutient M. Lambert qui se réjouit qu’une solution politique ait été trouvée. Cependant il croit qu’aucun délai n’est respecté dans le cadre de ce compromis, regrettant l’absence d’une cour constitutionnelle pouvant statuer sur les prescrits de la loi mère. " L’accord permet d’éviter une crise et de consolider le climat de stabilité politique", insiste t-il. " Immédiatement après le vote définitif de la loi électorale les sénateurs de deux ans pourront partir ", déclare le président du sénat rappelant que le vote dépend de la date du dépôt du projet de loi par l’exécutif. " Il s’agit d’une solution intermédiaire", dit-il précisant que le compromis a permis de concilier les intérêts de deux parties extrêmes. Tout en rappelant qu’il ne s’agit pas de sa solution de prédilection, M. Lambert indique avoir préconisé le départ immédiat des élus afin de normaliser la durée du mandat des élus. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Joseph Lambert a mis l’accent sur la nécessité d’adopter des dispositions pour que les 19 sénateurs qui resteront en poste puissent travailler efficacement. Quelques heures avant la séance en assemblée nationale, M. Lambert a souligné que l’accord est une solution politique pour éviter que des sénateurs mécontents ne pratique la politique de la chaise vide qui empêchera le vote de la loi électorale. Joseph Lambert appuie les prises de positions des responsables de l’Alliance, Evans Paul et de l’Union, Chavannes Jeunes qui veulent éviter une crise en cascade découlant des réclamations de prolongation de mandat de tous les élus.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13399

Le chef de l’état réclame de nouvelles réformes et une concertation de tous les secteurs

Dans son discours devant l’assemblée nationale à l’occasion de la séance d’ouverture de la première session ordinaire du parlement, le chef de l’état a salué l’accord ayant permis le maintien à leurs postes des 10 sénateurs élus pour 2 ans. René Préval souligne que des pas ont été franchis dans le but de renforcer le climat de stabilité politique. " Le dialogue permet de trouver des solutions dans l’intérêt de la nation", dit-il en félicitant les sénateurs et les chefs de partis politiques ayant pris part aux négociations durant le week end écoulé.Selon lui, le compromis tient compte des prescrits de la constitution et des échéances électorales.Intervenant sur le dossier de la sécurité publique, le président Préval a sollicité l’appui de la Minustah en faveur de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) dans le cadre de la lutte contre le kidnapping. " Il faut empêcher aux kidnappeurs d’agir", soutient-il tout en appelant à la participation de tous les secteurs dans les efforts pour renforcer le système judicaire.Dans son discours, le chef de l’état a dressé le constat de l’inefficacité de certaines entreprises publiques telles Electricité d’Haïti et Autorité Portuaire Nationale. Dans le cas de l’EDH, les coûts sont faibles comparés à ceux en République Dominicaine, mais l’énergie n’est pas disponible. Alors que les tarifs de l’APN sont très élevés comparés à ceux de Panama.Tenant compte de cette situation, le président Préval se prononce pour la modernisation de l’état, qui constitue l’une des priorités de l’exécutif. Dans le cadre de ce programme, il croit nécessaire la numérisation des données de la Direction Générale des Impôts (DGI), des ministères de la justice et du commerce et de l’Office Nationale d’Identification (ONI).Selon René Préval, l’utilisation des technologies de l’Information et de la Communication permettra à l’état d’offrir de meilleurs services aux citoyens.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13400

Haiti : Préval se réjouit de l’esprit de dialogue qui prédomine dans la gestion des affaires politiques

P-au-P, 14 janv. 08 [AlterPresse]--- Le Président haïtien René Garcia Préval s’est réjoui ce 14 janvier de la formule consensuelle trouvée pour mettre fin aux divergences apparues autour de la fin du mandat d’un tiers des 29 sénateurs en poste, alors que les élections législatives partielles n’ont pas eu lieu pour pouvoir à leur remplacement.
Ce thème a été le premier abordé par le chef de l’État dans son discours devant le parlement à l’occasion de la séance en assemblée nationale de fermeture de la session extraordinaire et d’ouverture de la nouvelle session ordinaire.
Engagées entre l’exécutif et le corps sénatorial haïtien à la fin de l’année 2007, des discussions se sont soldées par une résolution de 5 points, adoptée ce 14 janvier 2008 par la majorité des sénateurs, permettant aux sénateurs dont le mandat a pris fin en ce deuxième lundi de janvier, de rester en poste jusqu’au vote de la nouvelle loi électorale, que doit préparer le Conseil Electoral Provisoire (CEP).
Cette situation prouve que les élus, les dirigeants du pays, peuvent parvenir à un consensus lorsqu’il s’agit de prendre des décisions pour le bien et l’avancement d’Haiti, estime Préval.
Le président a salué les avancées enregistrées selon lui sur les plans de la sécurité et de la justice. Toutefois, selon Préval il reste beaucoup à faire pour permettre au pays de se développer et de progresser.
A cet effet, la modernisation de l’État et le renforcement des investissements pour la production nationale représentent les principales priorités de l’élu des dernières élections présidentielles de 2006 pour les trois années restant de son mandat de 5 ans, a-t-il indiqué dans son message.
Au cours de cette assemblée, le premier ministre Jacques Edouard Alexis a présenté un bilan de l’ensemble des réalisations de son gouvernement durant le deuxième semestre de l’année 2007 ( juin-décembre 2007), tandis que le président de l’assemblée nationale, le sénateur Joseph Lambert, a fait le bilan des activités parlementaires lors de la session extraordinaire. [kj gp apr 14/01/2008 18:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6848

Haiti à la présidence du Conseil économique et social des Nations Unies

P-au-P., 14 janv. 08 [AlterPresse] --- Le représentant permanent d’Haiti aux Nations Unies, l’ambassadeur Léo Mérorès, a été élu ce 14 janvier président du Conseil économique et social (ECOSOC), pour une période d’un an.
« 2008 sera une année de promesses et de défis », a déclaré le nouveau président de l’ECOSOC au cours de l’ouverture de la session d’organisation du Conseil, qui a eu lieu en présence du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, et du ministre haïtien de la planification et de la coopération externe, Jean Max Bellerive.
Bellerive a fait part de l’immense satisfaction du gouvernement du peuple haïtiens pour l’honneur qui a été fait à Haïti en lui confiant la présidence de l’ECOSOC pour 2008. Haiti assume cette responsabilité à un moment crucial pour la machinerie institutionnelle du système des Nations Unies, et à un stade critique de l’échéancier de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a-t-il ajouté.
Mérorès, qui a reçu la promesse de coopération de représentants de plusieurs pays, a exprimé toute l’importance qu’il attache au développement durable et a promis d’assurer le succès du Forum biennal pour la coopération au développement (FCD) dont la première session est prévue en juillet 2008.
Ce Forum, a-t-il prévenu, ne répondra aux attentes placées en lui que si tous les acteurs du développement y participent activement.
En 2015, nous devrons être en mesure de dire que nous avons fait tout ce qui était possible pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a pour sa part commenté le secrétaire général des Nations Unies.
Ban Ki-moon a annoncé qu’il présentera à l’Assemblée générale, en mars prochain, une proposition sur le renforcement des mécanismes de développement de l’ONU, en prévision de la réunion de haut niveau de septembre 2008 sur les moyens de combler les lacunes qui existent dans la mise en œuvre des OMD. [gp apr 14/01/2008 17:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6847

lundi 14 janvier 2008

Reportage spécial : Émigrer d’un pays plus pauvre vers un pays pauvre : des haïtiens vers la République Dominicaine

Jason Deparle
JUAN GÓMEZ, République dominicaine. - Les masures faites en déchets de bois sur une pente boueuse peint la version de la terre promise pour l'homme pauvre. Ils vivent sous des plafonds troués sur des parquets crasseux, et manquent d’électricité et d’eau courante

Mais des centaines d’haïtiens immigrants ont risqué leur vie pour venir ici et pour travailler les domaines agricoles proches. Ils font partie d'une tendance globale : migrants qui se déplacent des pays plus pauvres vers des pays pauvres.
Parmi eux se trouve Anes Moïses, âgé de 45 ans, un homme de peau foncée avec des cheveux gris touffus, celui qui a travaillé sur les plantations de la République dominicaine pendant plus d’une décennie, toujours illégalement. Les patrons de l'exploitation agricole payent cinq dollars par jour et ils lui disent que les haïtiens puent. Les soldats l’ont appelé « diable » à la peau foncée et il a été déporté quatre fois.
Cependant, comme le prix moyen d’une journée de travail en République dominicaine est six fois supérieur à celui perçu en Haïti, Moisés a réagi à chaque expulsion en engageant un contrebandier qui paie les gardes frontalières et ils le ramènent de retour en territoire dominicain.
« Nous nous voyons obliger de retourner ici, non parce que nous aimons le système, mais parce que nous sommes pauvres », a-t-il affirmé. « Quand nous traversons la frontière, nous sommes un peu mieux. Nous pouvons acheter des chaussures et peut-être une poule ».
Vers « le sud du sud »
Dans le monde en développement, les migrants se déplacent vers d'autres pays proches avec la même fréquence qu’ils se déplacent vers des pays riches. Toutefois, leurs nombres et leurs tribulations ne sont pas pris généralement en considération.
De manière caractéristique, ils sont en principe plus pauvres que les émigrants des pays riches, ils gagnent moins d'argent et il est fort probable qu’ils voyagent illégalement, ce qui fait augmenter les probabilités d’être victimes de toute sorte d’abus.
Ils se déplacent vers des pays qui, en comparaison avec les nations riches, offrent aux immigrants beaucoup moins de protection légale et moins de services. Cependant, ceux qu’ils perçoivent aide à soutenir un certain nombre de personnes parmi les plus pauvres du monde.
Il y a 74 millions de migrants « vers le sud du sud », selon la Banque Mondiale, qui utilise ce terme pour décrire à quelqu'un qui se déplace d'un pays en développement ver un autre, sans tenir compte de la situation géographique.
La banque estime qu'ils envoient chez eux entre 18.000 à 55.000 millions de dollars chaque année (la banque calcule aussi qui 82 millions de migrants se sont déplacés du « sud au nord », c'est-à-dire de pays pauvres à d'autres plus riches).
Les Nicaraguayens construisent des bâtiments au Costa Rica. Les paraguayens moissonnent les cultures argentines. Les Népalais excavent des mines en Inde. Les Indonésiens nettoient des maisons malaisiennes. Des mains d’œuvre du Burkina Faso veillent les cultures en Côte d'Ivoire.
Certains économisent pour des voyages plus coûteux vers le nord, tandis que d'autres trouvent que le déplacement d'une terre pauvre à une autre est tout ce qu’ils pourront se payer.
Tandis que les pays riches ferment leurs frontières, il est probable que ce type de migration se développe dans le monde. « La migration « du sud au sud » non seulement est énorme, mais touche différentes classes de personnes », a affirmé Patricia Weiss Fagen, chercheur de l'Université de Georgetown. « Celles-ci sont des personnes très, très pauvres qui envoient de l'argent à des personnes plus pauvres et fréquemment atteignent des secteurs ruraux à où n'arrive pas la majorité des envois ».
Le cas haïtien
L'émigration de haïtiens vers la République dominicaine, pays voisin sur l'île la Hispaniola (Quisqueya bohio, ou Haïti), a été importante, constante depuis longtemps et chargées de pénalités. Les dominicains hispanophones se réfèrent avec irritation à une occupation haïtienne qui a terminé en 1844.
Les haïtiens, créolophones, pensent au massacre de 1937, quand selon les estimations des dizaines de milliers de citoyens ont perdu la vie dans un massacre ordonné par Trujillo.

Les travailleurs haïtiens ont commencé à arriver en grand nombre il y a presque un siècle, ils étaient embauchés comme travailleurs temporaires dans les champs de canne de sucre.
Mais beaucoup travaillent maintenant pendant toute l'année dans des exploitations agricoles ou des chantiers de construction urbains, ce qui fait augmenter la visibilité de ce groupe et décupler le potentiel de conflits.

Les estimations varient énormément, mais les autorités dominicaines fixent le nombre d’immigrants haïtiens à un million, c’est à dire 11 pour cent de la population.
Selon les haïtiens, les problèmes vont au-delà du travail dur et des bas salaires, jusqu'à la violation systématique de leurs droits. Les dominicains profitent de leur travail, affirment-ils, mais ils leurs nient des documents pour travailler, et ils sont déportés selon les caprices des autorités par discrimination par rapport au teint de leur peau foncée.« Il n'y a pas de justice ici », a ici dit Moisés. Fréquemment, des dominicains se présentent comme des voisins généreux avec des ressources limitées, obligés à supporter la charge du mauvais état, l'indigence et les maladies épidémiques en Haïti.
Ils assurent qu'ils offrent aux haïtiens des services et des emplois -- 30 pour cent du budget de santé publique est dépensé pour prodiguer des soins aux haïtiens, selon des fonctionnaires gouvernementaux -- ils supportent entre temps des reproches sur les violations des droits humains venant de pays très éloignés de la réalité des deux pays.
Le revenu per capita en République dominicaine est de 2.850 dollars ; en Haïti il est de 480 dollars. Le choc de civilisations peut être observé le long de la Rivière Massacre, une voie fluviale boueuse, très peu de profonde qui les divise. Du côté dominicain, Dajabón est une ville commerciale avec 10.000 habitants, avec des rues pavées, services publics et un nouveau cyber café. Sa contrepartie haïtienne, Ouanaminthe, est sept ou huit fois plus grande, sans éclairage municipal ni eau courante. Les chemins de terre sont bourrés ordures et porcs.
Deux fois par semaine, les dominicains ouvrent le pont, et des milliers de haïtiens se dépêchent pour traverser et acheter des produits qui sont rares dans leur côté : oeufs, clous, farine, ciment, carottes, salami, jus, huile pour cuisiner, poules vivantes et chaises en matière plastique.
Le périmètre du marché est patrouillé par des gardes armées, ceux qui essayent d'assurer le retour des haïtiens. La corruption et la violence sont communes. A propos d’un cas antérieur, la Commission Interaméricaine de Droits Humains, des soldats dominicains sont actuellement accusés de tirer de façon non-discriminée contre le camion d'un contrebandier. Six haïtiens ont été tués.

Deux douzaines d’haïtiens dans un camion de contrebandiers ont été asphyxiées l'année dernière. Leurs corps ont été jetés sur la route.

Juan Gómez se trouve à 56 kilomètres à l'est de la frontière, après trois postes militaires qui fouillent tout à la recherche d'immigrants illégaux.

Mais ses immigrants illégaux, comme Moïse, vivent à pleine vue. Sa présence ouverte titille les règles suspectes non écrites : les haïtiens capturés à la frontière sont généralement renvoyés de retour, tandis qu'on permet à un groupe de rester s’ils sont nécessaires pour le travail de certains patrons, au moins jusqu'à ce que quelqu'un l'objecte.
« Nous n’avons pas réalisé d’interview sur le lieu de travail », a dit Carlos Amarante Baret, directeur d'immigration dominicaine. « Nous comprenons les nécessités du secteur agricole ». Il a admis que la situation « profite au propriétaire fermier » et que l'étranger, « étant donné sa position d'étranger, il reste vulnérable ».

D’un côté à l'autre
Réunis ici, dans une petite église tout en haut d'une colline, édifiée entre les maisonnettes insalubres, les travailleurs ont parlé des difficultés qu’ils ont fuies et de celles qu’ils ont retrouvées ici.
Jacqueline Bayard a affirmé que la menace d'être des déportés rend les travailleurs impotents.
Katline Auguste a indiqué que le manque de documents légaux l’a empêché de visiter ses enfants en Haïti depuis trois ans.
Lorvil Seus a dit qu'il vit avec la crainte de la violence, car lors d’un incident malheureux survenu à Hatillo Palma après le décès d'une femme dominicaine un pasteur haïtien et 2.000 autres haïtiens ont été des déportés.
Les meurtres par représailles se sont propagés, et trois haïtiens ont été brûlés vifs près de Saint-Domingue, la capitale du pays.

Quelques émigrants du sud au sud « sont poussés » par des guerres et des crises politiques. D'autres « sont attirés » par les emplois et les meilleurs salaires. Quelques migrants suivent le travail de saison. Certains jettent des racines.

Quelques pays --L'Argentine en est un—s’est dépêché à amnistier les immigrants. D'autres, comme le Nigéria et l'Indonésie, les ont soumis à des déportations massives.
Beaucoup de pays envoient et reçoivent simultanément une grande migration. La raison de la disponibilité d’emplois pour les haïtiens vient du fait que beaucoup de dominicains se sont installés aux Etats-Unis.
Cela révèle ce que Dilip Ratha, un économiste de la Banque Mondiale, appelle un double standard commun. « Beaucoup de pays souhaitent ou bon traitement pour ses propres citoyens à l'étranger, mais eux-mêmes ne traitent pas bien ceux qui viennent comme immigrants chez eux », a-t-il assuré.
Une Star indienne de cinéma appelé Hritik Roshan a déchaîné un trouble mortel à Katmandou, le Népal, durant l'année 2000, quand on a affirmé qu'il a dit que « il haïssait les Népalais »
Parfois, les costaricains appellent dédaigneusement « nicas » les Nicaraguayens. En 2005, deux chiens race Rottweilers ont tué un Nicaraguayen suspect d'être un voleur, devant le regard consenti d'une multitude de gens. On a étendu par le pays les blagues qui faisaient l'éloge à des chiens.
Cependant, Manuel Orozco, de Dialogue Interaméricain, un groupe de recherche à Washington, a averti contre le fait de voir la migration du sud vers le sud seulement sous une lumière négative.
Il calcule que les haïtiens en République dominicaine envoient à maison 135 millions de dollars par an.
« Les pays de destination profitent de la main d'oeuvre étrangère », a dit Orozco, tandis que les immigrants obtiennent travail. Il a affirmé que le défi est de créer des politiques qui « fassent la promotion du développement des deux pays, tandis qu'elles protègent les migrants et leurs familles ».
« Laisser simplement qu'arrive la migration, n'est pas suffisamment correct », a ajouté.
Article publié en Espagnol dans les page du Listin Diario dans son édition digitale sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=44168
Traduit en Français par DrJJ pour HRV

Commentaires:
Nous ne voudrions pas enlever le mérite à ce journaliste qui a voulu présenter une vision globale du phénomène de migration qu’il décrit suivant le principe des vases communicants. Cependant son analyse n’a pas su capter la dynamique des mouvements migratoires des haïtiens vers la République Dominicaine.
Ses analyses suivent une réflexion empirique qui faisait voir comme haïtiens résidant à Saint Domingue que l’ensemble des travailleurs agricoles et les ouvriers de la construction. Aujourd’hui, la communauté haïtienne de saint Domingue s’est totalement reconfigurée. Toute la bourgeoisie haïtienne chassée par l’instabilité politique et sociale qu’ont semé les régimes de Jean Bertrand Aristide a trouvé refuge de l’autre côté de la frontière.
Certaines universités fonctionnent avec plus de 40% d’étudiants haïtiens dans leurs effectifs. Dans ce sens on peut dire qu’il y a plus d’universitaires haïtiens en république Dominicaine qu’en Haïti.

Accident en République Dominicaine : Un haïtien tué et plusieurs autres blessés

Un camion s’est renversé avec à son bord des illégaux qui tentaient d’entrer en territoire voisin grâce à la complicité de passeurs
samedi 12 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Un sans-papier haïtien a été tué et plusieurs autres blessés dans l’accident d’un camion qui s’est produit samedi dans la province frontalière de Dajabòn (nord-est de la République Dominicaine), ont indiqué des sources officielles citées par EFE.
Selon la police dominicaine, Malseli Josephète, 34 ans, est décédé sur le coup tandis que Ninot Pierre, 25 ans, se trouvait dans un état grave après avoir été blessé à la tête et dans d’autres parties du corps. D’autres compatriotes, en nombre indéterminé, ont été touchés à la jambe, au bras et au cou notamment. Les médecins ont indiqué que leurs jours ne sont pas en danger.
L’accident est survenu lorsque le conducteur du véhicule, qui transportait les illégaux, a tenté de faire demi-tour en constatant qu’il a été découvert par un détachement militaire en stationnement dans la région.
Le chauffeur et un autre homme, tous deux de nationalité dominicaine, ont été appréhendés et accusés d’être responsables de ce voyage illégal.
Quant aux haïtiens, ils ont été dans leur grande majorité mis en état d’arrestation et incarcérés à la prison de la Fortaleza Beller, à Dajabòn. Ils devraient être rapatriés incessamment.
Chacun des voyageurs avait versé aux passeurs 1.600 pesos (environ 49 dollars) pour traverser la frontière et se rendre jusqu’à la commune de Navarrete, dans la province de Santiago (nord).
Les clandestins haïtiens ont été à maintes reprises victimes de graves accidents de la route en tentant d’aller s’installer en République Dominicaine.

spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4606

Les sénateurs élus pour deux ans ne partiront qu’après le vote de la nouvelle loi électorale, selon un compromis trouvé entre l’Exécutif et le Sénat

Les partis politiques ayant souscrit à ce compromis s’engagent du même coup à prendre le « train présidentiel » de l’amendement constitutionnel
dimanche 13 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Les sénateurs élus pour deux ans resteront à leur poste jusqu’au vote de la prochaine loi électorale, selon un compromis obtenu entre les sénateurs et le chef de l’Etat, René Préval, au terme de deux longs « rounds » de discussions vendredi et samedi qui se sont achevés aux environs de une heure dimanche matin.
Outre la « prolongation apparente » du mandat des 3ème sénateurs, les partis sous la bannière desquels ces derniers ont été élus se sont engagés à réfléchir sur les amendements à apporter à la Constitution. Ils devront cependant dès maintenant proposer une solution, qui figurera dans la prochaine loi électorale, au problème du mandat des 3ème sénateurs, tel qu’il s’est posé cette année.
La question de l’amendement constitutionnel est d’un intérêt particulier pour le chef de l’Etat qui a eu à déclarer le 17 octobre de l’année dernière que la charte fondamentale constitue une sérieuse source d’instabilité. René Préval avait même commandé une étude sur les amendements à apporter à celle-ci. L’un des principaux auteurs de l’étude, le professeur Claude Moïse, a d’ailleurs participé aux discussions au Palais national entre les sénateurs et le chef de l’Etat. Il y était comme observateur. Mais, il y était également pour proposer certaines orientations, selon des déclarations faites à l’issue des discussions par le 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné.
Satisfait de l’issue trouvée, le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, a annoncé la disponibilité désormais du Sénat à accompagner le nouveau Conseil Electoral Provisoire, en lui dotant des instruments légaux nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Il a félicité le président Préval pour son sens du compromis. Dès le vote de la nouvelle loi électorale, les sénateurs qui avaient été élus pour deux ans pourront lancer leur campagne électorale, a-t-il dit.
Les sénateurs Gabriel Fortuné (UNION) et Ultimo Compère (LESPWA) qui avaient annoncé leur départ du parlement dès le lundi 14 janvier ont apporté leur plein soutien au compromis trouvé.
Les deux Chambres seront donc au grand complet lundi à la séance en Assemblée nationale devant marquer l’ouverture de la première session parlementaire de la nouvelle année. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4607
Commentaire ...Juste pour rire!
Ouf de soulagement! Haïti évite le pire !
C’est bien dommage en fait en matière d’info et de communication car on avait fini par s’habituer à cette chronique de bordel annoncé au niveau de notre sain et efficace parlement.
Ca tombe pas mal. On est en est pleine période carnavalesque. Le port de masque devient presque obligatoire. Tout le monde va pouvoir en porter sans être emmerdé.
Le problème du départ ou nom des sénateurs avait pris le devant sur de vrais faux scandales et des faux vrais scandales.
On couve une certaine anxiété mal dissimulée pour savoir quel sera le prochain titre de la une de notre actualité.
Bon, l’histoire de la grippe aviaire en République Dominicaine et l’interdiction subséquente qui frappe les importations de produits avicoles a toujours été aussi un faux vrai problème.
Le Président de la République et les parlementaires bien lunés on su faire preuve d’une étonnante magnanimité pour éviter une catastrophe institutionnelle au pays !
Bravisimo messieurs !

dimanche 13 janvier 2008

MONSIEUR JEAN CLAUDE VALDEMAR PRESIDENT DE L’ASSOCIATION FRANCO-HAITIENS ET AMIS D’HAITI RECU PAR L’ASSOCIATION CULTURELLE HAITIENNE DE MARSEILLE EN R

Pour une organisation efficace et utile de la Communauté Haïtienne de FRANCE
L’étude des relations entre la France et Haïti peuvent résulter une source d’inspiration inépuisable pour celui qui s’intéresse aux grands moments et grands évènements de l’histoire. Ces relations peuvent être aujourd’hui plus que passionnantes si on observe la réalité des conjonctures que connaissent les deux pays.
D’un côté la France exhibe un gouvernement tout neuf dont l’objectif avoué semble contempler le repositionnement du pays dans l’univers des grandes nations soucieuses de l’avenir du monde et des peuples. De l’autre côté Haïti qui vit grâce à la volonté des autres nations.
Si on se tourne vers l’histoire, on acceptera que Haïti a été dans le temps, l’espace où les principes de liberté, égalité, fraternité ont été assimilés, défendus et appliqués.
Les français l’ont prôné, les haïtiens l’ont fait !
On acceptera aussi qu’à un moment de la durée, la configuration géopolitique des intérêts faisant loi, Haïti a été victime de la doctrine de Monroe. L’Amérique aux américains certes et tacitement l’Afrique aux Français. Ceci suffirait à justifier l’état pseudo délabré des relations entre les deux pays pendant des siècles. Surtout si on se refuse à pousser la réflexion très ,très loin pour comprendre comment et pourquoi Haïti peut se retrouver dans un état aussi pourri si elle compte parmi ses amis des nations comme La France, Le Canada, Les Etats-Unis d’Amérique entre autres.
L’actuel gouvernement haïtien est en quelque sorte conforme à la volonté de l’administration française. Il faut remonter à l’année 2004 ou la politique étrangère française faisait le bonheur de ceux-là qui ne supportaient pas l’hégémonie américaine dans la prise de certaines décisions faisant intervenir l’intérêt de certaines régions du monde.
A l’époque Monsieur De Villepin comme ministre des affaires étrangères exprimait le désaccord de la France face à la politique américaine qui voulait attaquer l’Irak à n’importe quel prix.
En Haïti, Jean Bertrand Aristide sous un air de faux ange, se comportait en vrai démon, obsédé par ce rêve d’enfance de diriger comme président de la République, les festivités commémoratives du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, consécration victorieuse de la révolte des esclaves.
On se rappelle encore ces scènes affreuses et macabres des « chimères » d’Aristide, investissant les locaux de l’université d’état d’Haïti, pour massacrer et tabasser les étudiants et le personnel de l’administration. Le recteur lui-même avait subi une double fracture des membres inférieurs !
On se rappelle aussi la rentrée sur la scène politique du mouvement des 148 et surtout des rebelles venant de la République Dominicaine. Il ne s’agissait plus d’un mécontentement général mais une vraie révolte contre le gouvernement de Jean Bertrand Aristide qui ne disposait que de la détermination criminelle de ses partisans pour un dernier sursaut lui permettant de se maintenir au pouvoir.
A un moment donné, il fallait vite trouver une solution au problème. Comme souvent, le prétexte d’éviter un bain de sang a été évoqué. Il fallait choisir entre envoyer des troupes pour supporter et protéger le gouvernement « démocratiquement » élu (5% de la population seulement avait participé aux élections !), ou éviter la confrontation entre les rebelles menés par Guy Philippe et les chimères d’Aristide.
La voix de Monsieur De Villepin s’est faite entendre. Clair, fort et convaincu, il a reconnu que Jean Bertrand Aristide se comportant comme un vrai dictateur, s’était « affranchi de toute légitimité ».
Dans le milieu pro-Aristide, la position de la France s’expliquait par le fait que Jean Bertrand Aristide voulant fédérer une partie de la population haïtienne autour d’une cause patriotique, avait exigé une réparation et la restitution de la dette de l’indépendance payée à la France par Haïti.
Dans la pratique Aristide n’a pas reçu le support militaire souhaité et il a été invité à s’exiler en Afrique du Sud en Février 2004.
Depuis, l’administration française a été omniprésente dans les différentes sphères de la vie politique nationale. Cette présence française s’est renforcée davantage avec les voyages de la secrétaire d’Etat Rama Yade et récemment de Monsieur Bockel, ministre de la Coopération pour participer aux cérémonies commémoratives du 204 ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti.
En matière de Coopération, on parle beaucoup de la Coopération décentralisée, un concept cher à l’administration française. Cette vision de la coopération fait intervenir directement les immigrés dans des démarches et des actions visant a améliorer la situation des habitants vivant dans les pays d’origine de façon à ce que l’immigration en se présente plus comme seule alternative.
L’idée novatrice peut être bénéfique si elle n’exclut point d’une la coopération entre les gouvernements centraux et si elle peut bénéficier de l’apport d’une communauté d’immigrés intégrée et consciente des besoins de leurs localités dans les limites du réalisable.
Cependant, la communauté haïtienne de l’extérieur n’a jamais été caractérisée par une organisation parfaite et solide pouvant faire d’elle un levier effectif pour développement malgré les apports considérables dans l’économie du pays.
Haïti ne pourra donc tirer aucun bénéfice de la coopération décentralisée si la communauté haïtienne de France ne s’organise pas une fois pour toute, de façon à pouvoir proposer de vrais projets utiles à la nation.
C’est dans cette perspective que l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille a reçu la visite de Monsieur Valdemar Jean Claude, Président Fondateur de l’Association de Franco-Haïtiens et amis d’Haïti, lors de leur réunion mensuelle le dimanche 6 janvier dernier.
Nous avions rencontré Monsieur Jean Claude Valdemar en Octobre dernier lors de la réunion de l’Association GAMAH. Il avait tout de suite manifesté un fervent désir de prendre contact et d’établir des relations de travail avec la Communauté Haïtienne de Marseille.
Ceci nous paraissait très profitable puisque nous étions déjà acquis à la cause de cet amoureux du pays qui avait, par l’intermédiaire de l’association Franco-Haïtiens et des Amis d’Haïti (FHAH), avait réalisé des prouesses dans sa région natale d’Haïti.
La FHAH reste un projet ambitieux supporté par des citoyens soucieux du développement socio-économique et culturel d’Haïti, leur pays d’origine, qui veulent partager avec leurs amis et leurs enfants une intégration réussie et s’engager dans une démarche de sensibilisation et action en faveur du développement d’Haïti.
La rencontre a été empreinte d’une franche hospitalité à la sauce haïtienne, très natif-natale. Monsieur VALDEMAR a été reçu comme un frère et surtout comme un frère important partageant des préoccupations communes autour du pays.
Sa présentation ornée de conviction, sincérité et humilité a su maintenir en alerte les membres de l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille qui lui ont voué une attention religieuse en retour. Les questions et les interrogations suscitées par sa présentation ont été répondues avec circonspection et un vrai sens de la réalité.
Les présents, en nombre considérable, ont vu d’un très bon œil l’idée de travailler ensembles sur certains projets.

A la fin de la réunion avec l’ensemble des membres de l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille, ponctuée par le partage du gâteau des rois et d’une bonne coupe de champagne, dans une ambiance cordiale et fraternelle, Monsieur VALDEMAR s’est entretenu avec le comité directeur de l’Association Culturelle Haïtienne, représentée par son président Monsieur Pierre Saint-Jules, Monsieur Pierre Faustin et Docteur Jonas JOLIVERT, vice-présidents, Edmon Brehil trésorier, du jeune et dynamique Steven MICHEL secrétaire adjoint.
De même ont participé à la réunion Docteur Anne-Marie Straboni présidente de l’association HISPANIOLA et Anne Marie Dominique OHERESSER de l’association Chrétiens et Sida de Marseille deux personnalité qui ont joué un rôle important dans l’épopée de la petite Nephtalie ILISSE et octobre dernier.


Des propositions concrètes et des pistes réelles de coopération ont été évoquées.
La communauté haïtienne de Marseille s’est sincèrement réjouie de pouvoir compter sur la collaboration de FHAH pour travailler à la réalisation de projets concrets et utiles à Haïti et souhaite du succès à monsieur Jean Claude VALDEMAR

APRÈS l’apparition de la grippe aviaire les commerçants haïtiens remplacent l’achat de poulets et d’oeufs par des harengs et des sardines.

DAJABÓN. - Les haïtiens qui entrent traditionnellement en République dominicaine pour acheter sur les marchés de Dajabón ont remplacé l'achat de poulets et d’œufs par celui harengs et sardines.
Le motif n'obéit pas à un changement dans les préférences alimentaires des haïtiens mais à l'interdiction par les autorités haïtiennes à l'importation de produits avicoles depuis la République dominicaine après avoir détecté un bourgeon de grippe aviaire dans ce pays.
Au moins 50 camions pleins d’œufs et de poulets arrivent à Dajabón lundi et vendredi, jours de marché, depuis le Cibao Central (dans le nord de la République dominicaine) pour être vendus aux haïtiens.
Mais cette semaine il y a seulement eu moyenne de douze, qui sont retournés vers leurs points de départ sans pouvoir effectuer aucune opération commerciale, comme ont dit les producteurs avicoles eux-mêmes. Les commerçants et acheteurs haïtiens disent que l'interdiction imposée par le Gouvernement de son pays a produit beaucoup de critiques et préoccupation, parce que 95 pour cent des poulets et des œufs que consomment les voisins des peuples frontaliers, le nord et le nord-est haïtien, proviennent de la République dominicaine.
Moriquita Pierre a déclaré que lundi et vendredi elle traverse la frontiere pour se rendre a à Dajabón depuis Ouanminthe pour acheter des poulets et des œufs, pour les vendre ensuite dans son commerce de fritures, mais elle a décidé maintenant de remplacer ces produits par des harengs ou des sardines, qu’elle offre à ses clients avec pain et cassave, un produit élaboré à base de manioc. « Je crois que c'est une mesure qui porte préjudice contre l'alimentation de beaucoup d’haïtiens et c'est pourquoi les autorités de mon pays doivent la laisser sans effet dès que possible », a dit à EFE l'étudiant Manuel Oguí (Auguste) de 22 ans.
Tandis que, Rebeca Silfá affirme que le riz accompagné d’oeuf est un des plats les plus importants du régime alimentaire de celui qui est pauvre en Haïti, qui sont la majorité, c’est pour cela que la mesure d’interdiction porte atteinte à l'alimentation d'une immense masse d’haïtiens.
Le commerçant Cesarín Pierre a assuré qu’en Haïti, à cause de l'interdiction, on commence à sentir sentie une pénurie d’oeufs et de poulets et que cela affecte les restaurants, cafétérias, salles à manger, super-marchés, boutiques, boulangeries, pâtisseries et centres de repas rapide, où on utilise beaucoup les produits avicoles.
Robert Cesarín Baptiste, un dirigeant communautaire de Cap haïtien, la seconde ville du pays, au nord-ouest de Port-au- Prince, a dit que la majorité des pauvres d’ Haïti consomment du riz avec des œufs ou des bananes avec du poulet. « À une famille pauvre on le fait apaiser facile la faim avec un kilo et demie de riz et deux oeufs, parce qu'il n'y a rien d’autre à offrir, je crois que les autorités dominicaines et celles de mon pays doivent se mettre d'accord, parce que ceci ne peut pas continuer, parce qu'il est ressenti dans les estomacs des gens », il a expliqué.
Dans la ville haïtienne de Ouanaminthe, située à 600 mètres de la frontière avec la province dominicaine de Dajabón, 98 pour cent des produits que consomme la population de plus de 200.000 habitants provient de la République dominicaine.
Y compris , la gourde, la monnaie officielle haïtienne, a été déplacée par le PESO dominicain, puisque la majorité des transactions commerciales qui sont effectuées à Ouanaminthe et communautés avoisinantes sont faites avec la monnaie dominicaine.
« A Ouanaminthe on utilise le gourde pour faires quelques affaires bureaucratiques officielles et se déplacer dans d'autres peuples, mais là réellement ce qui circule c’est le PESO dominicain, parce que nous dépendons beaucoup de la République Dominicaine », a bien affirmé Robert Aimé, un conducteur du transport public de Haïti.
Andres Joseph, un sociologue haïtien qui a étudié en République dominicaine, dit que les difficultés lesquelles font face les haïtiens pour subsister et obtenir des services et des biens essentiels pour porter une vie moderne, a provoqué un déplacement massif de personnes vers territoire dominicain.

(Vérité de Lapalisse Monsieur Le sociologue)

Haïti maintient l’interdiction d'importer des poulets et des oeufs depuis la République Dominicaine

Par Pedro Jiménez et William Estévez
DAJABÓN. - L'interdiction d'importation poulets et oeufs depuis République dominicaine vers Haïti était encore maintenue hier après une rencontre entre les autorités sanitaires des deux nations pour analyser la situation de la grippe aviaire, motif de l'interdiction, aucun accord concret aurait été signé.
Le représentant de la zone D'élevage de Dajabón a conversé par téléphone avec Angel Faxas Vargas, de directeur de Bétail du pays, qui a pris part à la réunion à Port-au- Prince, et celui-ci lui aurait alors informé que suite à la rencontre aucun accord concret n’aurait été signé et que les autorités des deux nations offriraient une conférence de presse pour faire connaître la situation.
Toutefois, Magalie Peralta, directrioce de la Santé Animale, ainsi que Walter Rafaël García, du département de Quarantaine de Santé Végétale ; Bernarda Reynoso, chargé de Migration, et Elvio Bejarán, collecteur de Douanes en Dajabón, ont affirmé au journal Listin Diario qu'ils n'avaient aucun rapport officiel sur les résultats de la rencontre.
L’AMBASSADEUR DOMINICAIN
L'Ambassadeur dominicain à Port-au- Prince, Haïti, José Serulle, a informé à des médias étrangers que la rencontre a été un succès et que les autorités sanitaires haïtiennes ont été convaincues par les explications que les représentants dominicains ont offertes sur la grippe aviaire.
Il a dit qu'il était fort possible que la mesure des autorités haïtiennes qu'interdit l'importation de poulets et d’ œufs, soient révoquée dans les prochaines heures.
Source: Listin diario en Espagnol

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=44086
Traduction Dr JJ

samedi 12 janvier 2008

Les eaux prennent des proportions considérables

Une vue de la dimension du niveau des eaux du lac Azuei à hauteur de Malpasse(Photo: François Louis)
Les récentes études relatives au réchauffement climatique ne cessent de confirmer l'impact de ce phénomène sur l'élévation du niveau des eaux. En Haïti, le lac Azuei ainsi que l'Etang de Miragôane inquiètent de plus en plus. Des riverains craignent le pire.
Aucun acte concret émanant des autorités haïtiennes n'a jusqu'ici été posé suite au constat de la montée considérable du niveau des eaux du lac Azuei et de l'étang de Miragôane plus de deux mois après. Ces eaux continuent d'augmenter alors que les responsables, apparemment négligents, restent dans l'inaction.
A hauteur de Malpasse, la situation désolante que présente le lac Azuei reste inchangée. Pourtant, comme à Miragôane, cette situation se complique de jour en jour. Pour l'instant, les eaux qui atteignent plusieurs tronçons de route posent des problèmes même aux piétons.
Empêchant les marchandes d'exposer leurs produits au marché de « Malpas » et aux véhicules de circuler librement, le niveau de ces eaux est cependant loin de baisser, parait-il. Même constat dans la commune de Thomazeau où les eaux du lac commencent déjà à envahir une station de pompage d'eau douce ainsi qu'un hôtel. Plongés dans la peur, certains riverains ne voient autre solution que de demander aux responsables d'entreprendre des travaux de curage du canal de « Boucan Bouc », situé dans cette commune. Car, selon eux, une fois curé, ce canal drainera une bonne partie de ces eaux et permettra ainsi de baisser automatiquement leur niveau. Cette idée est prise à contre-pied.

Le spectacle est désolant même pour la République voisine qui partage le Lac Azuei avec Haïti (Photo: François Louis)
Les mots du ministre Germain
« Le canal dont il est question ne va pas résoudre le problème en réalité, indique le ministre de l'environnement, Jean Marie Claude Germain. Le curage n'a rien à voir avec cette situation car il ne s'agit pas d'une cuvette remplie d'eau et qui déverse à l'extérieur mais plutôt d'un phénomène naturel très complexe qui inquiète toute la planète. »Lors d'un entretien téléphonique accordé hier jeudi au journal Le Nouvelliste, M. Germain avoue effectivement que le lac Azuei prend réellement d'énormes proportions. « Il s'agit du jeu des extrêmes, explique-t-il. Les zones humides deviennent plus humides et celles qui étaient sèches le sont davantage. »

Plusieurs tronçons de route sont déjà endomagés (Photo: François Louis)
Le phénomène en question rentre dans le cadre d'un domaine purement scientifique qui, selon le ministre Germain, nécessite certainement l'intervention d'experts. A cet effet, le titulaire du ministère de l'Environnement annonce l'arrivée de spécialistes cubains en Haïti pour la deuxième semaine du mois de février, soit après la période des festivités carnavalesques de cette année.
Ces experts de l'environnement, précise le ministre, auront à réaliser des études relatives à la problématique des effets causés par le changement climatique. Seul le résultat de ces études, contrairement à certains observateurs qui sont pour le curage des canaux, permettra de déterminer quel genre d'intervention qui doit être effectuée afin de résoudre le problème de l'augmentation du niveau des eaux, estime M. Germain.
Pour s'attendre à des résultats concrets, M. Germain, d'un ton rassurant, affirme que Cuba est un pays très avancé dans le domaine de l'environnement. Par ailleurs, il a fait l'éloge de l'accord tripartite Haïti/Cuba/République dominicaine dans ce domaine et surtout au projet « couloir biologique de la caraïbe ».
Des dépôts sont complètement envahis par les eaux au marché de "Malpaso"(Photo: François Louis)

C'est dans ce même ordre d'idées que l'Ing. Jean Marie Claude Germain doit participer, avec tous les ministres de l'environnement de la Caraïbe, à une rencontre en république voisine les 28 et 29 janvier en cours.
Depuis l'implantation, en août 2007, du fameux projet « couloir biologique de la caraïbe », aucune amélioration de la situation environnementale n'a jusqu'à présent été constatée en Haïti. Au contraire, les risques environnementaux sont de plus en plus épouvantables.
Au niveau planétaire, les experts prévoient une augmentation de 2ºC de la température moyenne à la surface en 2100. Parallèlement à cette augmentation, le niveau moyen des océans a commencé à s'accroître plus rapidement. Ainsi, toujours selon les scientifiques, il est passé de moins de 2 millimètre (mm) par an au XXe siècle à 2,3 mm/an actuellement et pourrait atteindre 3,5 mm d'ici 2100. Que dire d'Haïti où la couverture végétale est nettement inférieure à 2% ?
Un véhicule de transport assurant le trajet Malpasse/Croix-des-bouquets passe difficilement par les eaux du lac qui rendent la circulation presqu'inaccessible (Photo: François Louis)
Victor Jean
Juniordjune14@yahoo.fr

Les Dominicains satisfaits de la rencontre

L'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Jose Serulle Ramia, a exprimé ce vendredi sa satisfaction de la tenue d'une reunión à Port-au-Prince entre les autorités haïtiennes et une délégation multisectorielle dominicaine autour du dossier de la grippe aviaire.
La présence d'un virus de cette grippe en territoire dominicain avait entrainé la suspension des importations de produits avicoles de nos voisins.« Nous avons eu une réunion harmonieuse », déclare le diplomate à AlterPresse, peu après le départ de la délégation dominicaine, dirigée par le secrétaire d'État dominicain à l'Agriculture, Salvador Jimenez.
Aucun point d'accord n'a encore été annoncé par les dirigeants haïtiens suite à cette réunion de 4 heures, à laquelle ont notamment pris part le ministre de l'Agriculture des Ressources naturelles et du développement rural, l'ingénieur agronome Francois Severin et le secrétaire d'État à l'Agriculture, l'ingénieur agronome Joanas Gué.
Sollicitée par le gouvernement dominicain, cette rencontre a été convoquée suite à la décision le 4 janvier du gouvernement haïtien d'interdire jusqu'à nouvel ordre les importations de produits avicoles de la République Dominicaine.
En attendant une annonce officielle le 12 janvier, l'agronome Severin fait valoir que la décision à prendre suite à la réunion haitiano-dominicaine ne relève pas uniquement de son ministère.Nous avons appris qu'une délégation du ministère de l'agriculture était en consultation avec le premier ministre Jacques Édouard Alexis dans l'après-midi du 11 janvier.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) estime que « les mesures d'interdiction d'importation de produits avicoles dominicains sont légitimes ». La CCIH déclare appuyer une telle décision qui vise à protéger la population haïtienne contre la grippe aviaire.
Le virus présent en République Dominicaine n'est pas le H5N1, hautement pathogène, mais bien le H5N2 qui est beaucoup plus inoffensif et déjà présent dans plusieurs pays de l'Amérique comme les États-Unis et le Canada. Cependant, par mesure de précaution, tout comme ont fait d'autres d'autres pays de la région, les autorités haїtiennes ont décidé, depuis le 4 janvier 2008, d'interdire, d'une manière formelle, l'importation de tous les produits avicoles (oeufs, volailles, poussins...) provenant de la République voisine.
Source: AlterPresse et Agropresse

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53062&PubDate=2008-01-11

Tous pour le départ, sauf Lavalas et LAA

Fanmi Lavalas et Latibonit an aksyon livrent une âpre bataille pour le maintien des dix sénateurs en fin de mandat. Entre coups de gueule et tergiversations, les sénateurs Gabriel Fortuné et Ultimo Compère font publiquement leurs adieux à la Nation !
Sans émotion aucune le sénateur Gabriel Fortuné (Union) et son collègue Ultimo Compère (Lespwa) se retirent officiellement du Sénat, laissant derrière eux un débat houleux, émaillé de coups de gueule et de tergiversations. « Tout le monde échoue, mais le peu qu'il soit j'ai rempli ma mission de parlementaire », lâche le tonitruant sénateur Fortuné en guise de discours d'adieu à la Nation.

Celui qui avait dénoncé en premier l'affaire « Socagate » - le scandale de la Soca Bank où des sénateurs auraient été monnayés pour voter une Résolution douteuse - retournera dans sa « vie normale et discuter d'une éventuelle participation aux prochaines sénatoriales. »L'élu du Sud par ses adieux évite de se faire « ridiculiser à l'ouverture de la prochaine session parlementaire » qui se tiendra dans trois jours. Gabriel Fortuné n'est pas le seul à faire ses adieux à la Nation.
Ultimo Compère a également fait sa valise. La veille, sa plateforme Lespwa a prôné le départ des dix sénateurs élus pour deux ans au scrutin de février 2006. Quatre des sept partis représentés au Grand corps appellent à l'unisson au départ des élus dont le mandat arrive à terme, selon la loi électorale régissant le scrutin de février 2006. Les élus - président, députés et sénateurs - prendraient siège trois mois après leurs élections en raison des retards accumulés dans le processus.
« Le départ des dix sénateurs élus pour deux ans permettra d'éviter un imbroglio au pays », a soupiré Victor Benoît, président de la Fusion des sociaux-démocrates. Cette structure politique, pourtant, n'a pas participé à la rencontre du bureau du Sénat et les chefs de file des partis représentés. Son compagnon de lutte des années difficiles des partis politiques, Evens Paul de l'Alliance réclame « le respect de la parole donnée » aux sénateurs. « Belligérants » ?
Cinq des dix sénateurs en fin de mandat, auraient déjà abandonné le navire. « Les cinq autres sont considérés comme belligérants » a déclaré le sénateur Anacacis Jean Hector, défendant la position de principe de la plateforme Lespwa, sa structure politique. Le président René Préval, a-t-il juré, avait proposé d'organiser des élections générales en 2011, mais certains politiciens s'étaient opposés. Ainsi, le chef de la Nation aurait voulu éviter que le pays soit à la traîne de la communauté internationale même pour financer le budget de la République. « Cette chance n'a pas été saisie », a regretté le parlementaire.
Dans l'attente des discussions entre des Sénateurs et le président René Préval, Fanmi Lavalas et Latibonit an aksyon livrent une âpre bataille pour le maintien des dix sénateurs en fin de mandat. « Si nous voulons respecter la Constitution les parlementaires doivent rester jusqu'à mai 2008, a argumenté le sénateur Youri Latortue, chef de file du parti régional Latibonit an aksyon. Le décret électoral prévoyait que les parlementaires pourraient écourter leur mandat si les élections se tenaient à temps. » Une position partagée par Fanmi Lavalas, par la voix du sénateur Rudy Hériveaux, même quand l'autre sénateur Lavalas Eveline Chéron se dit prête à plier bagage.


Les dix sénateurs qui devraient partir lundi sont: Evelyne Chéron (Ouest, Fanmi Lavalas), François Fouchard Bergromme (Artibonite, LAAA), Ultimo Compère (Centre, Lespwa), Huguette Lamour (Nippes, Fusion), Mélius Hyppolite (Nord-Ouest, OPL), Jean Gabriel Fortuné (Sud, Union), Jean Maxime Roumer (Grand'Anse, Lespwa), Antoine René Samson (Nord, Lespwa), Jean Rodolphe Joazile (Nord-Est, Pont), Ricard Pierre (Sud-Est, OPL).
Claude Gillesgonaibo73@yahoo.fr
Jean Pharès Jérôme

pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53037&PubDate=2008-01-12
Commentaires:
Combien de citoyens haïtiens, en dehors du microcosme mascarrognard ou s'affichent ces ignorants devenus politiciens par la magie des acquis sociaux, se soucient du focntionnement du Parlement Haïtien?
Fonctionner avec ou sans ça donne quoi comme différence.
Les autres doivent bien se marrer en nous observant!