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lundi 12 novembre 2007

Début d’une enquête judiciaire sur la vente des matériels du CNE


Le parquet de Port-au-Prince a lancé ce vendredi une enquête sur la gestion des matériels du Centre National des Equipements (CNE). Trois employés ont été interpellés au terme de plus de 5 heures d’audition au local du CNE a Cité Soleil.
Un substitut du commissaire du gouvernement, accompagné de quelques policiers, s’était transporté, au local du CNE où il a réalisé l’audition du directeur de l’entreprise, Alix Lorquet, du directeur du dispatching, James Pierre et de quelques autres employés.
A l’origine de cette investigation les suspicions sur la vente d’un lot de matériels du CNE, dont 11 bulldozers et 5 camions pour la modique somme de 150 000 gourdes.
Hier des responsables du CNE avaient indiqué que tous les matériels listés par la Cour des Comptes n’avaient pas été livrés. 50 camions seraient fonctionnels au CNE sur les 80 existants selon des employés qui rappellent que des équipements du CNE à L’Estère et Tiburon avaient été vandalisés en 2004.
D’autre part, les membres de la commission finance du sénat s’étaient entretenus ce vendredi avec le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, et le ministre des Travaux Publics, Frantz Verella, sur le dossier de la vente des matériels du Centre National des Equipements. Les sénateurs, insatisfaits des explications fournies par les ministres ont décidé de créer une commission d’enquête sur ce dossier.
Les sénateurs exigent des informations précises sur la vente des matériels du CNE avant la ratification de l’accord prêt de 50 millions de dollars du gouvernement Taiwan à Haïti. Les parlementaires sont convoqués en assemblée nationale le mardi 13 novembre pour la ratification de l’accord.
Mardi dernier, le vice président de la commission finance du sénat , Kelly Batien, avait estimé que des matériels du CNE avaient été vendu dans des conditions drôles par les responsables de la Direction Générale des Impôts (DGI) sous le gouvernement de transition. Il avait réclamé des explications de la commission d’enquête sur le CNE soulignant toutefois que l’accord doit être voté pour que l’état puisse acquérir de nouveaux matériels.
De son coté, la DGI avait nié toute responsabilité dans la vente des matériels de la CNE dénoncée par des parlementaires. Le directeur des opérations de la DGI, Lustin Muray, affirme que la DGI n’a rien à voir avec l’évaluation des matériels qui a été réalisé par la Cour des Comptes. Selon lui les matériels vendus ont été présentés par la cour des comptes comme un ensemble de ferrailles. Tout en indiquant que des aucunteurs publiques ont réalisé la vente M. Lustin précise qu’un aucunteur ne peut décider d’augmenter le tarif d’un matériel.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13219

Commentaires :
Sans prétendre posséder les dons d’un illuminé du type Nostradamus, il n’est pas difficile de prédire l’issue de cette nouvelle enquête administrative ouverte autour d’un dossier de corruption malgré le fait que le gouvernement et le chef d’état ont à maintes reprises brandi l’étendard de la lutte contre la corruption pour en faire une des priorités de cette administration.
Beaucoup diront que nous sommes de mauvaise foi cependant les cas d’enquêtes dont les résultats n’ont jamais été rendus publics sont très nombreux.
Nous avons encore en travers de la gorge l’affaire de la Socabank qui avait jeté des soupçons - pour une grande partie de l’opinion publique bien fondée – sur une frange du pouvoir législatif dont les membres, selon des allégations venant d’un sénateur de la république, auraient accepté des pots de vin contre la signature d’une résolution parlementaire en faveur de cette institution Bancaire alors en faillite aujourd’hui phagocytée par une autre institution.
Ces allégations ont été enquêtées par une commission interne. Et les résolutions à titre de conclusion représentaient l’expression fidèlement farouche de notre « kase fey kouvri sa » vernaculaire.
Si cette enquête n’a pas permis certes de condamner les parlementaires éclaboussés, elle n’aura surtout pas eu la vertu d’enlever les doutes qui continuent de planer sur cette institution. Et ça, l’opinion publique le sait et le sait très bien.
Dans la foulée de ces accusations, le sénateur –accusateur avait aussi évoqué l’implication de certains de ces collègues dont les véhicules à matricule officielle étaient utilisés dans le trafic de stupéfiants.
Aucune enquête sérieuse n’avait été diligentée pour faire toute la lumière sur ces accusations.
Quelques mois plus tard la société a du retenir son souffle devant cette rumeur très sérieuse et grave qui faisait croire qu’un autre sénateur était impliqué pour de bon dans cette affaire de bateau ayant fait naufrage à Tiburon.
Après des déclarations fracassantes et des tours de passe-passe de tout genre, d’autres scandales ont éclipsé encore une fois une affaire que les haïtiens n’ont sûrement pas oubliée.
Il faut rappeler que le Sénat haïtien a déjà été victime du comportement de certains élus. Il suffit de sortir la liste des trafiquants incarcérés dans les prisons de Miami pour se faire une idée.
Aujourd’hui, le Sénateur objet de ces rumeurs ne profite surtout pas du bénéfice du doute car on ne peut pas dire que toute la lumière ait été faite sur la question.
Donc le sort de cette enquête du CNE est couru d’avance et on en s’attend plus au miracle.

Dr JJ

dimanche 11 novembre 2007

12 voyageurs disparus dans un naufrage dans la Grand’Anse


Hospitalisation de cinq autres personnes ayant survécu à la catastrophe enregistrée sur le trajet Dame-Marie/Iles Cayemites
samedi 10 novembre 2007,
Radio Kiskeya

12 des 17 occupants d’un petit voilier étaient toujours portés disparus samedi à la suite d’un naufrage qui s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d’une liaison maritime régulière entre deux communes de la Grand’Anse (sud-ouest), a indiqué à Radio Kiskeya la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste.
Seuls cinq survivants ont été retrouvés. Pris en charge par la protection civile et la Croix-Rouge Haïtienne, ils ont été hospitalisés. Mais, leur état n’inspirait aucune inquiétude.
Selon Mme Jean-Baptiste, les recherches se poursuivaient en vue de déterminer le sort des disparus.
L’embarcation qui arrivait de Dame-Marie a sombré en tentant d’atteindre les îles adjacentes des Cayemites.
Les accidents maritimes sont très fréquents dans la Grand’Anse. En avril dernier, une vingtaine de passagers en partance pour Port-au-Prince à bord du bateau dénommé Lazarus avaient péri noyés lorsque le navire s’était retourné dans le port de Jérémie. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4401

samedi 10 novembre 2007

YO NO DIJE « PEREJIL »!

El curso del tiempo que no vemos pasar muy a menudo nos trae la realidad de ciertas paginas de nuestra vida o capitulos de una historia cercana a nuestra familia, nuestro país nuestra nación. Al cruzar la barra del año 2000, nosotros los haitianos debíamos de celebrar muchos acontecimientos escritos en letras capitales en los anales de la historia universal. Entre estas fechas de sublimes recuerdos, el primero de Enero 2004 encabezaba con honra y orgullo. Sin embargo; el ego hinchado de uno más de estas caricaturas mal hechas de dirigentes mediocres que este país ha tenido que soportar el mundo entero se burló de lo que nosotros nos gusta vanagloriarnos y con razón. La culpa no la tiene ni Haití ni la victoria del ejército indígena sobre la poderosa armada de Napoleón. Ella es de cada uno de nosotros y de todos aquellos que han dejado de hacer o que no hicieron nada para que en la cabeza de esta nación estén los más capacitados pulcros y honestos.
2007 es un año de una buena cosecha para no decir “un bon cru”, usando una foormula propia de enología. Hay muchas fechas que conmemorar:
- El centenario del nacimiento de Francois Duvalier . No sé si hay que celebrar o llorar el nacimiento de unos de los dictadores mas feroces que América haya conocido
- El 50 avo aniversario de la “Revolución Duvalierista”. Tuvo su importancia este recordatorio que de seguro sirve para darse cuenta que desde el final de este régimen en 1986 Haiti no ha avanzado ni desde el punto de vista político, social o económico.
2007 trae también el aniversario número 70, de la masacre de Trujillo de 1937 donde más de 20.000 ciudadanos haitianos vieron sosegadas su vida por orden de un enfermo siquiátrico que ha sabido acariciar un sector de la población dominicana en el sentido de los pelos.
Si durante mis estudios en uno de los mejores colegios de Puerto-Príncipe nunca había oído hablar de este triste y vergonzoso episodio de la historia de los dos países es primera vez que he oído sectores levantando debates con el tema.
Me imagino que los regímenes dictatoriales que coincidieron con mis estudios clásicos, han sido los autores de esta ceguera o de este silencio debido a que los Duvalier continuaron enriqueciéndose con las famosas zafras quienes llevaban hacia una nueva forma de esclavitud, ciudadanos de Haití en las labores de corte de la caña de azúcar en los diferentes bateyes de República Dominicana país.
A causa de esta situación, yo estuve a punto de pasar una enorme vergüenza durante mis estudios en la Universidad Autónoma de Santo Domingo.
Yo cursaba estudios en el colegio universitario antes de pasar con los créditos de la facultad de medicina. Antes de esto, tuve que conseguir une reválida con unos créditos de literatura dominicana, literatura latinoamericana historia y geografía dominicana.
Por razones que todavía no logro penetrar, un chileno quien enseñaba historia dominicana nos hizo una lectura superficial del manual de historia de Frank Moya Pons. Esta lectura fue tan superficial que à través de las páginas de este voluminoso libro no logre entender ni captar lo dramático de este episodio que relata un genocidio tan relevante como el holocausto, el genocidio de Armenia entre otros.
Ni siquiera tuve el alumbramiento a menudo feliz de la curiosidad para investigar y saber más sobre la matanza de Trujillo. Yo vivía una especie de bohemia bebiendo cerveza, bailando merengues y acostándome con mujeres.
Todo iba a cambiar cuando para un trabajo de literatura haitiana salí a buscar libros de autores haitianos publicados en español y disponibles en las librerías dominicanas. ME encontré una joyas de la producción literaria de Haití, y sobretodo, libros cuya la publicación y circulación eran prohibidas en Haití pues los autores eran “camoquin”. Ahí me refiero à “MAT DE COCAGNE” o EL PALO ENSEBADO de René DEPESTRE, COMPERE GENERAL SOLEIL o MI COMPADRE GENERAL SOL de JACQUES STEPHEN ALEXIS, del mismo autor EL ROMANCERO DE LAS ESTRELLAS, EN UN ABRIR Y CERRAR DE OJOS.
Mis amigos que me vieron leer estos libros se interesaron también y aproveche para presentarles otros clásicos como EL GOBERNAODR DEL ROCIO del inmortal JACQUES ROUMAIN.
Pues me informé sobre la matanza de Trujillo con la lectura de COMPADRE GENERAL SOL. Co su forma tan particular de describir los detalles pude transportarme en el tiempo y viví algo de la angustia de estos días tenebrosos para los haitianos viviendo des otro lado de esta frontera!
Luego me indicaron otro manual intitulado “EL MASACRE SE PASA A P IE” sobre el mismo tema pero no lo leí porque este relato tenía el mismo sabor y la misma nocividad, la misma letalidad de aquellas bebidas venenosas que no se debe ni siquiera vomitar para no causar aun más daños a los tejidos una vez afectados por el paso desde afuera para adentro.
Desde este día sentí que la relación con mis amigos nunca podría ser normal. No significaba por lo tanto que iba a resentir cosas negativas con el contacto de aquellos ciudadanos marcados también por la historia y una herencia difícil de llevar. Sabía que en estas situaciones muy fácilmente el tema podía sobresaltar en una conversación cualquiera.
Algunos meses más tarde, yo me encontraba en el campus de la UASD, Universidad Autónoma de Santo Domingo. Yo asistía al igual que miles de estudiantes los cursos necesarios para probar el colegio universitario antes de entrar en la facultad de medicina.
Los compañeros empezaban a penas a acercarse a mí. No era difícil reconocer mis deficiencias en el español coloquial y sobretodo mi acento de francófono. Pero fueron más bien mis notas quienes llamaban la atención que mi acento de haitiano. Pues aun en español yo era uno de los mejores en esa época.
Un día, como se había de esperar, un tipo bien, discreto y serio, más serio que yo ya que en esta época también me vestía de manera poco formal. En una conversación bastante agradable por cierto, un joven , JRQ me dijo :
- Diga perejil…
Le eché una mirada roja repleta de desdén y le pregunte:
- Porque diablo tu quieres que yo repita esta palabra?

Como él era inteligente el entendió de una vez que él había cometido una burla de muy mal gusto, una verdadera metida de pata de lo que se llama una gran cagada.
Los demás, por supuesto menos inteligentes, tuvieron reacciones diversas pero siempre apegadas a sus cualidades de imbéciles notorios. JRQ se acerco a mí y me dijo poniéndome la mano en el hombro:
- Compañero lo siento mucho. Nosotros relajamos mucho con cosa así, sin pensar en las consecuencias ni en la conceptualización de la imagen que eso pudiera representar para ti. Sinceramente discúlpame.

Yo le dije:
- Sabes compañero no te sabré decir si lograría pronunciar bien o no esta tu maldita palabra. De seguro podría tener dificultades con pronunciar de manera consecutiva una “r” bien enrollada seguida de un “h” aspirado. Sin embargo no creo que sea necesario ponerme la etiqueta de haitiano después de pronunciar esta palabra porque estoy muy y muy orgulloso de ser haitiano y, mi “haitianidad” es un estandarte que yo exhibo con un orgullo exagerado a cada instante justo después de decir mi nombre. Si todavía no lo sabías es porque tú no habías manifestado el interés para ello sino lo hubiera sabido.

Desde aquel entonces afiance mi personalidad y los demás estudiantes se acercaron a mí con cuidado. JRQ fue mi compañero de toda la carrera. Su madre fue como mi madre; su casa fue mi casa.
El ha sido y el es aun un verdadero amigo. Aun cuando no he tenido contacto con él desde más de siete años estoy convencido de que no necesitare invitación ni preaviso para ir a su casa y compartir con él.
La moraleja de este cuento es que yo hubiera podido pasar o dejar pasar esta oportunidad para demostrar que yo era uno de aquellos que se siente orgulloso de su nacionalidad.

Haití no es un país maldito. Es que unos malditos han desgraciado la obra de esos hombres que sin copias ni semejantes pues son excepcionales.
No es ni una mancha, ni una debilidad ser haitiano sino algunos apátridas haciéndose pasar por haitianos han obrado por enriquecerse como lo hicieron les vendedores de esclavos, los redactores del código reglamentando el trafico y el trabajo inhumano de los esclavos y los colonos.
Haití es más que Duvalier, Aristde, Preval y los demás que han de ocupar el famoso sillón. Haití es el cumplimiento del pensamiento de Toussaint Louverture, de Jean Jacques Dessalines.
Haití es el terreno donde los grandes principios que rigen hoy hipócritamente lo políticamente correcto a cerca de leyes universales como igualdad, libertad etc…florecieron y produjeron frutos.
El que no quiera reconocerlo o se miente a sí mismo o demuestra la envergadura de su ignorancia y la estrechez del alcance de su espiritualidad. Lo que no se quiera reconocer no dejará de existir.
El proceso de “NEANTISATION” cultivado por los eternos adversarios de esta causa no lograra éxito porque sinceramente ya Haití pertenece a lo que es universal e inmaterial.

Docteur Jonas JOLIVERT
... Un saludito a los hispanoparlantes quienes nos visitan con frecuencia!

Tous derrière le SKAH SHAH NUMBER ONE …CE SOIR AU CHIVAS97

Oui, le compte à rebours nous indique nous sommes seulement à quelques heures de la présentation du Skah Shah à Marseille. Comme d’habitude, chaque fois qu’une grosse pointure du KONPA doit performer ici dans cette grande ville, nous ressentons une certaine appréhension voire une peur autour de l’accueil que la communauté haitiano-afroantillo-guyanaise serait susceptible de réserver à un groupe jouissant de l’aura du skah shah dans l’univers culturel et musical de la Caraïbe.

Le Skah Shah à l’instar du Tabou Combo et aussi du Tropicana d’Haïti endossent à eux seuls les habits d’une longévité sans pareille, fruit d’une persévérance et d’une adaptation sans équivoque pour en faire de vraies institutions nationales et régionales.
Nous comprenons certes que toutes les manifestations culturelles sont appréciées à leur juste valeur de façon globale et de façon particulière en fonction des penchants et des goûts certes mais ceci n’empêche pas un témoignage vibrant du travail réalisé dans ce domaine.
Dans ce sens, les fans de cette nouvelle génération qui vibrent sous les accords et la musique de groupes du style T-Vice, CARIMI, DJAKOUT, ZENGLEN, MASS KONPA pour ne citer que ceux-là auraient tort de ne pas voir en live le SKAH SHAH NUMBER ONE.
De telles soirées, quand un groupe de promoteurs et animateurs se lancent dans l’aventure de présenter des musiciens de la trempe des intégrants du NUMBER ONE, se vivent de façon diverse. Au moment de la création de Skah Shah en 1974, le KONPA se dansait. Très peu de gens s’amoncelaient comme aujourd’hui devant les podiums pour regarder performer les artistes.
Nous qui faisons partie de cette générations que les moins de 40 ans ne pourront pas connaître, nous savons qu’il était question de trouver juste un coin, une superficie comparable aux dimensions « d’un carreau » pour « dodomea » sous le rythme entraînant du KONPA CHAMPAGNE du Skah Shah, entonné par la Voix du KONPA, l’immortel Jean Elie TELFORT, notre Cubano natif-natal, vrai trésor national vivant.
Il est de même du devoir de la Communauté Haïtienne de Marseille d’éviter de ne pas être représenté de façon plus que significative à ce genre de soirée. Car, aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin de ces ambassadeurs véhiculant ce qui il y a de beau , de bien et de bon d’Haïti sous d’autres et toutes les latitudes.
Et la meilleure façon de démontrer notre acceptation et notre compréhension vis-à-vis de l’œuvre de ces défenseurs de notre culture à travers notre musique populaire c’est de nous rassembler nombreux pour les applaudir. Nous partageons l’honneur et la fierté d’appartenir à cette nation qui à plus que jamais besoin de nous les haïtiens.
Tous derrière le Skah Shah et que ça bouge et vibre !

LE DESHONNEUR DES CASQUES BLEUS

• Photo: Agence France-Presse Dans son nouveau et bien nommé documentaire, Le Déshonneur des Casques bleus, la journaliste Raymonde Provencher lève le voile sur une sale loi du silence: celle qui plane sur les viols et les abus sexuels commis contre des femmes et des fillettes par des soldats des missions de paix déployées par l'ONU. Des crimes qui restent presque toujours impunis. Dans son nouveau et bien nommé documentaire, Le Déshonneur des Casques bleus, la journaliste Raymonde Provencher lève le voile sur une sale loi du silence: celle qui plane sur les viols et les abus sexuels commis contre des femmes et des fillettes par des soldats des missions de paix déployées par l'ONU.
Des crimes qui restent presque toujours impunis.Elles sont trois jeunes filles qui ont aujourd'hui 12, 14 et 15 ans. Elles grandissent dans l'extrême est du Congo-Kinshasa, dans le champ de lave qu'est devenue la ville de Goma depuis l'éruption volcanique de 2002. Un soir, elles rentrent «de la prière». Il pleut, alors elles se mettent à l'abri. Un camion s'arrête; on leur offre de les reconduire chez elles, mais on n'ira pas les déposer à la maison. «Pourquoi va-t-on à l'hôtel Karibu?», demande l'une d'elles. On leur offre un Fanta et elles commencent à se sentir étourdies. Dans la chambre où elles se réveillent, le lendemain matin, elles se rendent compte qu'elles ont été droguées. Les draps sont ensanglantés. «On a compris qu'ils nous avaient déviergées.» «Ils», ce n'étaient pas des membres de l'une ou l'autre des milices sans foi ni loi qui terrorisent les civils dans l'est du pays, où les affrontements ont fait, au bas mot, quatre millions de morts depuis la fin des années 90.
C'étaient, racontent les petites, deux soldats de la MONUC, la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC).
Que le viol fasse partie de l'«arsenal de guerre» dans la région des Grands Lacs africains, au point d'être socialement banalisé, est un fait avéré. Ce qu'on sait moins et ce que les autorités onusiennes ne tiennent pas non plus à voir, c'est que des «soldats de la paix» violent aussi, abusant de la confiance qui les précède, et s'en tirent impunément. C'est sur cette réalité, qui laisse derrière elle des «bébés MONUC» et des filles brisées, répudiées par leur famille, qu'enquête la documentariste québécoise Raymonde Provencher, pasionaria de l'information internationale depuis 25 ans et cofondatrice de la maison de production Macumba International, dans Le Déshonneur des Casques bleus, présenté ce soir dans le cadre des dixièmes Rencontres internationales du documentaire de Montréal.
Son reportage tombe à point: l'ONU a annoncé vendredi dernier le rapatriement d'Haïti d'une centaine de Casques bleus sri-lankais pour avoir acheté des services sexuels, y compris auprès de mineures.
Peur du sida
Déployée depuis 1999, la MONUC, dont le Canada ne fait pas partie, constitue la plus imposante de la vingtaine de missions de paix actuellement en cours dans le monde. Quelques milliers de ses 20 000 membres sont stationnés à Goma. «Après le petit commerce, la prostitution est la principale activité ici, à Goma», dit Marc Kashira, responsable avec sa soeur Mimi d'une fondation qui accueille, avec les moyens du bord, les femmes et les enfants victimes de la guerre. Marc se demande, par dépit, pourquoi «tous ces Casques bleus, qui ont de l'argent, ne se payent pas toutes les prostituées qu'ils veulent... ».
Mimi Kashira répond: «Ils ont peur du sida, alors ils se jettent sur les petites filles.» Qui s'appellent Justine, Roseline, Nicole, Blandine, Cécile, Zizina... Nicole, 15 ans, allait rejoindre un de ces soldats à son bureau de la MONUC à Kinshasa. «Après les relations sexuelles, il me disait: "Tu n'es encore qu'une enfant. Pardonne-moi."» Blandine a eu un «bébé MONUC»: «Ils étaient ici pour ramener la paix, alors je n'ai pas eu peur d'eux.»

Le Dr Arnold Kambale dit avoir des preuves claires et nettes d'exactions «dans au moins 19 cas». Elles ont entre neuf et seize ans, affirme-t-il, et souffrent de séquelles gynécologiques effrayantes. Ce n'est peut-être que la pointe de l'iceberg. En province, les cas d'abus commis par les soldats de l'ONU se comptent, à son avis, par milliers. Il montre du doigt les contingents sud-africain, marocain, indien et pakistanais. Impunité Pour autant, il y a omerta. «L'ONU est toute-puissante, déclare Marc Kashira, les Casques bleus sont des intouchables. On n'ose pas parler.»
Le pasteur Munfano Masiri Désiré l'a appris à ses dépens: pour avoir accusé du viol de sa fille de 12 ans le Français Didier Bourguet, chef de l'unité de la logistique de la MONUC à Goma, qui attend aujourd'hui son procès à Paris, il a reçu des menaces de mort avant de décider de se réfugier avec sa famille à Kampala, en Ouganda. «Les agresseurs sont à l'abri; le pire qui puisse leur arriver est d'être rapatriés», reconnaît Julie Filteau, sergent-détective de la police de Lévis, qui a enquêté pour le compte de l'ONU en 2004 et 2005 sur les crimes à caractère sexuel commis par des employés onusiens en RDC. Depuis 2004, 148 Casques bleus -- excluant les 108 Sri-Lankais qu'on vient d'expulser d'Haïti -- ont été rapatriés et bannis de futures missions de paix. Seulement 13 d'entre eux auraient été traînés en justice, souligne le documentaire. Le code de conduite interne des Nations unies interdit à ses soldats d'avoir des relations sexuelles avec des civils qu'ils vont protéger.
Ce que Me Emmanuel Daoud, avocat des victimes de Didier Bourguet, n'est pas loin de trouver ridicule: «La responsabilité morale de l'ONU est totale parce qu'on nage en pleine hypocrisie. On envoie dans la nature des milliers d'hommes qui entrent en contact avec des populations totalement démunies et on voudrait faire croire qu'ils n'auront plus de vie sexuelle. Dans tous les pays où il y a eu des contingents, il y a eu des scandales.
Ce problème, il va bien falloir le régler.» L'ancien secrétaire général Kofi Annan a sonné l'alarme, il y a quelques années, devant les cas «particulièrement choquants» de viols, de pédophilie et de trafic sexuel survenus dans les rangs des Casques bleus. Il avait émis des «dispositions spéciales» à l'intention des fonctionnaires onusiens pour tenter de mettre fin aux scandales. Malgré tout, indique le grand reportage, de nouveaux cas ont été signalés au Liberia, au Sud-Soudan, en Côte d'Ivoire...
Un des problèmes, c'est que «la politique de recrutement des Casques bleus est insuffisamment sévère», juge Edward Tawil, chargé d'affaires politiques à la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK), sur laquelle s'arrête brièvement le documentaire de Mme Provencher. S'agissant de lutter contre ce climat d'impunité, M. Tawil est de ceux qui verraient bien «leur immunité suspendue pour les gens déployés dans des zones de conflit» afin qu'ils puissent être épinglés par la justice locale pour leurs actes criminels. Dans l'intervalle, dit Mimi Kashira, «des excuses ne seraient pas de trop».
*** - À Montréal, Le Déshonneur des Casques bleus est présenté ce soir à 18h à la Grande Bibliothèque et, à Québec, le 15 novembre à 19h au Musée de la civilisation.
Sources : http://www.caraibesfm.com/index.php?id=3034
A cause de cette tendance qui tend à banaliser la mort et les assassinats sous couvert de la défense de nobles causes en brandissant l’étendard des libertés prônées par cette fausse définition de la démocratie on assiste à un processus conçu et étudié pour limer les aspérités qui rendent incompréhensibles et inadmissibles certains comportements humains (ou d’humanoïdes !)
Pour justifier une guerre sans substrat et surtout donner l’apparence que cette guerre d’occupation et d’invasion vers l’obtention d’autres intérêts sera effectivement dirigée contre un individu ou groupe d’individus déterminés, il a été créée et connement acceptée la terminologie « frappes chirurgicales » pour laisser entendre l’existence de machines et d’arsenal conçu pour tuer capables, par effet de la magie de la très haute technologie, reconnaître et faire la discrimination entre coupables et innocents.
Dans cette même logique on nous présente ces contingents –des militaires ou des pseudo militaires- comme des gardiens de la paix quand surtout on nous les envoie comme messies et sauveurs doté d’une superpuissance de frappe et gardien de vie et de mort.
Comment penser que les rapports entre les pseudo-occupants et les carrément-occupés seraient des rapports teintés de respect et de cordialité.
Tout ceci c’est de l’utopie.
La réalité restera ce qu’elle est. Ceux qui veulent bien se laisser duper le seront mais personne ne pourra nous bluffer avec leurs rideaux bon chic bon genre quand on sait très bien l’énorme intérêt que ces soldats accordent à leur mission !


Le processus de formation du nouveau CEP s’accélère

Après le patronat, les églises protestante et épiscopale soumettent des candidatures à l’Exécutif ; invitée vendredi soir à un nouveau round de discussions avec le Président Préval, la Convention des partis politiques réclame la définition du mandat du futur Conseil Electoral avant de choisir son représentant
vendredi 9 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Le processus de désignation des membres du futur Conseil Electoral s’est nettement accéléré ces dernières heures dans le cadre des consultations engagées par le Président René Préval en vue de l’organisation des prochaines sénatoriales partielles et éventuellement des élections indirectes.
Au moins trois secteurs, la Fédération protestante d’Haïti (FPH), l’église épiscopale anglicane d’Haïti et le patronat ont déjà officiellement soumis leurs propositions au chef de l’Etat, a appris Radio Kiskeya. Une source proche de la présidence de la FPH a fait savoir que le pasteur Pauris Jean-Baptiste, actuel conseiller électoral ou un autre pasteur, Leonel Raphaël, représentera les cultes réformés au sein de l’institution électorale.
Pour sa part, l’Evêque de l’église épiscopale, Mgr Jean Zaché Duracin, a annoncé que Me Laurette Croyance a été désignée en remplacement de Max Mathurin, président du CEP sortant. Avocate au barreau de Port-au-Prince, l’intéressée enseigne également à l’Université épiscopale et milite activement à la paroisse Saint-Siméon de la Croix-des-Bouquets (environ 40 km nord-est de la capitale).
Vantant les qualités de Me Croyance, Mgr Duracin a tenu aussi à rendre hommage au travail de M. Mathurin dont la non reconduction est, dit-il, essentiellement motivée par le consensus qui s’est dégagé sur la création d’un nouveau Conseil Electoral.
Mardi, le président de la Chambre américaine de commerce en Haïti (AMCHAM), Bernard Fils-Aimé, participant à l’émission "Intérêt Public" à diffuser dimanche sur les ondes de Radio Kiskeya, avait confirmé que le secteur privé des affaires souhaitait être représenté par François Benoît ou Jacques Bernard, en raison de la compétence et de l’honnêteté des deux hommes. Il reviendra à René Préval de porter son choix sur l’actuel trésorier et directeur général par intérim de l’organisme électoral ou sur l’ancien directeur général, deux fonctionnaires généralement très peu appréciés dans les milieux proches du pouvoir.
Vendredi soir, le Président de la république participait à un nouveau round de discussions avec les partis membres de la Convention des partis politiques réunis au Palais National (siège de la Présidence). Le pasteur Luc Mésadieu, président du Mouvement chrétien pour une nouvelle Haïti (MOCHRENA) a souligné que la Convention conditionnait la désignation de son représentant à une clarification du mandat du prochain CEP. La nouvelle équipe devrait être habilitée à organiser le scrutin devant permettre de renouveler le tiers des 30 sièges du Sénat et les élections indirectes, passage obligé pour la formation du Conseil Electoral Permanent attendue depuis 1987. Cette position, qui risquait d’aller à l’encontre de celle de la Présidence, est en phase avec une déclaration conjointe d’organisations de la société civile et de partis politiques appelant le chef de l’Etat à respecter les prescrits de la constitution en créant les conditions nécesaires à la tenue des élections. Quatre partis membres de la Convention, le MOCHRENA, la Fusion des sociaux-démocrates, l’Organisation du peuple en lutte (OPL) et le Parti libéral haïtien (PLH) sont parmi les signataires de cette pétition.
Au Parlement aussi, la perspective de la mise en place d’un énième Conseil Electoral suscite intérêt et appréhensions. Un Député de la FUSION, Saurel Jacinthe, a mis en garde contre un éventuel retour du Dr Macajoux Médard et de Micheline Figaro au sein de l’institution. Estimant que ces deux personnages avaient joué un rôle majeur dans la crise que le pays avait connue suite aux élections contestées du 21 mai 2000 (Préval/Alexis première version), le parlementaire a indiqué que leur nomination exprimerait l’intention de l’Exécutif d’orienter le processus électoral.
Selon la constitution haïtienne, onze nouveaux Sénateurs élus pour six ans devraient entrer en fonction le deuxième lundi de janvier 2008. Cependant, compte tenu des retards accumulés, il y a fort à parier que cette échéance constitutionnelle ne sera pas respectée. Cette situation est annonciatrice de nouveaux écueils tels que risques de dysfonctionnement du corps législatif et décision de Sénateurs en fin de mandat de continuer à siéger au Parlement sans disposer de la légitimité populaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4399
Notre avis :
Nous revoilà replongé dans la politicaillerie que nous haïssons de toute notre force et que nous déplorons car ceci n’a jamais amené nulle part. On assistera comme d’habitude à des diatribes « dilatoires » qui ne serviront qu’à cacher des scandales et dévier l’attention pendant qu’il va se passer des choses dont on reparlera dans cinq ou dix ans…

Le sommet ibéroaméricain accorde une attention spéciale à Haïti, la République Dominicaine et le Mexique victimes d’inondations

Une minute de recueillement en hommage aux victimes avant le début des travaux techniques
vendredi 9 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Les inondations dévastatrices ayant touché ces derniers jours Haïti, la République Dominicaine et le Mexique feront l’objet d’une déclaration spéciale du 17e Sommet ibéroaméricain qui s’achève samedi à Santiago du Chili en présence de la majorité des chefs d’Etat et de gouvernement des 22 pays membres de la communauté et des Secrétaires généraux de l’ONU, Ban Ki-moon et de l’OEA, José Miguel Insulza.
Selon une dépêche de l’agence officielle brésilienne Agência Brasil, les Etats latinoaméricains et leurs anciennes métropoles espagnole et portugaise doivent exprimer leur intention de développer des politiques communes contre les catastrophes semblables à celles de ces derniers jours.
A l’ouverture lundi des travaux préparatoires du sommet ibéroaméricain, tous les fonctionnaires des pays participants avaient observé une minute de recueillement à la mémoire des victimes des inondations. "Il est évident que ces désastres naturels constituent une réalité et que nous avons besoin de coopération pour les affronter. Plus nous avançons seulement avec des textes et des résolutions, plus le sujet est présent parmi nous", ont affirmé les équipes techniques du forum de Santiago.
Les Présidents dominicain, Leonel Fernàndez et mexicain, Felipe Calderòn dont les pays ont été respectivement touchés par le passage de la tempête tropicale Noël et des inondations ont dû renoncer à assister au sommet.
Des trois pays affectés, Haïti est le seul à ne pas faire partie de l’espace ibéroaméricain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4400

Notre avis :
Jusqu’à présent le peuple haïtien ne ressent toujours pas les retombées de ces attentions spéciales dont il devrait être l’objet si on se fie aux déclarations circonstancielles de plusieurs de plusieurs chefs de gouvernement ou de porte-parole d’organisations ou d’instances internationales.
De la parole aux actes il semble exister un fossé difficile à franchir à defaut de pouvoir le combler…

Haïti : Progrès significatifs, selon un responsable onusien

Vendredi 9 novembre 2007
P-au-P, 9 nov. 07 [AlterPresse] --- Le chef civil de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), Hédi Annabi, se félicite des progrès enregistrés dans le pays au cours de l’année 2007, pendant laquelle d’importants efforts ont été consentis, notamment dans les domaines de la justice, de l’état de droit et de la professionnalisation de la Police nationale haïtienne (Pnh).
Ces résultats positifs ont été récoltés, selon Annabi, grâce aux efforts des autorités haïtiennes aidées de la mission onusienne.
« Des progrès encourageants ont été accomplis, notamment en termes de renforcement des effectifs de la Police nationale d’Haïti (Pnh) », note le chef civil de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti lors d’une conférence de presse, le 8 novembre 2007, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Durant cette rencontre avec les journalistes, Hédi Annabi a abordé la question des intempéries récemment enregistrées dans le pays, le renouvellement du mandat de la Minustah, la situation actuelle de sécurité, les circonstances entourant le rapatriement des casques bleus sri lankais et la campagne de vaccination lancée, le 5 novembre, par les autorités haïtiennes.
Sur le chapitre de la sécurité, indiquant que les dernières données statistiques ne permettent pas de conclure à une hausse significative de la criminalité en Haïti, Annabi laisse croire que la situation, qui règne actuellement en Haïti, serait plus ou moins acceptable.
De près d’une centaine en novembre 2006, le nombre de personnes kidnappées en Haïti est réduit à moins d’une quinzaine en novembre 2007.
Depuis le mois de mai 2007, la quantité de personnes enlevées, en moyenne, ne dépasse pas une quinzaine de kidnapping, ajoute Annabi.
« En octobre dernier [2007], 15 cas de kidnapping et 19 victimes ont été rapportés », souligne-t-il.
« Il faut reconnaître que le pays se trouve aujourd’hui bien loin du niveau de violence qui prévalait, il y a un an, en novembre 2006, mois au cours duquel plus de 99 personnes avaient été kidnappées », fait remarquer le diplomate onusien.
Toutefois, « les chiffres actuels sont encore trop élevés », reconnaît Annabi qui réitère l’engagement de la Minustah d’accompagner les autorités haïtiennes dans la lutte contre la criminalité et le grand banditisme.
Gestion et sécurisation des frontières
Concernant le renouvellement du mandat de la Minustah, Annabi fait état d’un élément nouveau introduit par le Conseil de sécurité, consistant en une assistance au gouvernement haïtien à la gestion et à la sécurisation des frontières haïtiennes.
« La Minustah va ainsi mettre ses compétences techniques à la disposition du gouvernement pour l’aider à renforcer les capacités de la Pnh et de la police maritime », rappelle le chef civil de la mission onusienne.
« Nous allons également déployer des patrouilles le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Pnh dans la lutte contre le trafic illicite, notamment le trafic d’armes, de munition et de drogue », poursuit-il.
Sur la mise en œuvre du nouveau mandat de la Minustah, Annabi informe que deux réunions de travail ont déjà été réalisées avec le premier ministre Jacques Édouard Alexis.
Sur l’implication de 108 soldats sri lankais dans les abus sexuels sur des mineures haïtiennes, le représentant onusien parle tout simplement de « casques bleus purement et simplement rapatriés », tenant compte de la politique de tolérance zéro des Nations Unies.
La Minustah a également donné un appui au gouvernement haïtien dans la campagne de vaccination lancée cette semaine. Cette campagne prévoit de vacciner plus de la moitié de la population haïtienne.
En 2007, la population haïtienne est de l’ordre de 9,598,000, selon des chiffres disponibles. [do rc apr 09/11/2007 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6604
Notre avis :
Le rapport de la MINUSTAH n’a certainement pas la valeur de parole d’évangile. Ce serait fou de penser au moins une fois que ces gens pourraient à un certain moment reconnaître un certain échec dans leur gestion des affaires haïtiennes puisque à travers ces messagers de la ONU, la communauté internationale intervient directement en imposant leur volonté à Préval et au gouvernement en cours.
Ceux qui n’ont pas peur de remettre leur nationalisme exacerbé de côté pour reconnaître que nous sommes entrain de nous affranchir petit à petit de la capacité et la volonté de gérer comme il faut les affaires du pays feront d’abord leur mea culpa avant de lancer la première pierre contre les forces de cette pseudo occupation.
Les secteurs qui observent sans parti pris le déroulement et surtout les transformations de la société haïtienne seront plus à même de faire le bilan de la présence de l’ONU dans le pays.
Pour l’instant les déclarations du Tunisien chef de la MINUSTAH doivent être prises avec des les pincettes du doute et de la conjoncture.
JJ

Haïti/Rép. Dominicaine : Faut-il se demander pardon pour oublier le massacre de 1937 ?

Vendredi 9 novembre 2007
par Djems Olivier
Le pardon et la promesse sont deux éléments de solution, proposés par le chercheur Jean-Marie Théodat pour réparer les torts causés par le régime de Rafael Leonidas Trujillo en massacrant, en 1937, environ 20,000 Haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine.
P-au-P, 9 nov. 07 [AlterPresse] --- Par rapport au massacre de 1937, « je me suis prononcé en faveur du pardon et de la promesse », déclare Jean-Marie Théodat, maître de conférences à l’Université Panthéon Sorbonne et directeur adjoint du laboratoire de recherches Prodig/Cnrs.
Membre du comité Mémoires 1937, Théodat place la question du massacre dans « une conjoncture qui a sensiblement changé », en intervenant mercredi soir (7 novembre 2007), à un panel organisé de concert avec le Laboratoire des relations haïtiano-dominicaines (Larehdo), auquel a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Vers les années 1980, peu avant la chute de la dictature des Duvalier en 1986, Haïti n’était pas vraiment consciente des enjeux de la présence aujourd’hui de plusieurs milliers d’Haïtiens de l’autre côté de la frontière.
Paradoxalement, estime le chercheur, la question dominicaine en Haïti est relativement nouvelle, il ne s’agit pas d’une question simple, mais d’une question taboue. Jean-Marie Théodat évoque, en ce sens, une dynamique de confrontation sous-jacente à l’histoire des deux pays qui se partagent l’île.
Cette confrontation, à son avis, ne conduira, aucun des deux pays, nulle part. Pour s’en sortir, l’universitaire propose aux deux peuples de se lancer dans une dynamique de pardon et de promesse.
Face à cette alternative, Théodat pense que « nous avons deux choix » : la vengeance, une sorte de règlement de compte, qu’il a catégoriquement rejetée, et une action politique qui consiste en une dynamique de pardon et de promesse.
Avec plus de 17 millions d’âmes, La République Dominicaine et Haïti sont condamnées à vivre ensemble, selon le chercheur tout en rappelant que « nous sommes deux peuples voisins (…) nous avons un passé qui est souvent conflictuel ».
Théodat précise que le pardon, mentionné dans son intervention, est la condition essentielle de la mémoire. Tout en demandant « pardon au peuple dominicain » pour les torts que lui auraient causés les anciens dirigeants haïtiens, Théodat considère que le peuple dominicain devrait faire autant.
Le conférencier se montre également reconnaissant envers certains intellectuels dominicains, comme Ruben Silié, qui ont souvent défendu la cause haïtienne.
Tout en relevant le caractère religieux de la problématique du pardon, préconisée par Jean-Marie Théodat, Guy Alexandre (ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine) invite les Haïtiens à éviter de rentrer dans une dynamique de ressentiment vis-à-vis des Dominicains.
Alexandre signale de très bons moments dans l’histoire des relations entre Haïti et la République, notamment l’aide donnée aux Dominicains sous le gouvernement de Fabre Nicolas Geffrard (Haïti, 1860) pour la reconquête de leur indépendance face à l’Espagne.
L’année 1965 est extrêmement importante dans l’histoire des deux pays, quand les Dominicains ont bénéficié du soutien des Haïtiens dans leur résistance patriotique contre l’occupation américaine.
Durant cette même période, les militants anti-duvaliéristes d’Haïti ont eux aussi bénéficié du support des démocrates et révolutionnaires dominicains, selon Guy Alexandre.
Il a également mentionné la période du coup d’Etat militaire de 1991 ayant conduit à l’exil le président Jean-Bertrand Aristide. Durant cette période, les Dominicains ont, sur plusieurs formes, manifesté leur solidarité envers Haïti pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Au sens strict du terme, Guy Alexandre croit qu’ « il n’y a pas à se demander pardon », parce que les deux peuples ne sont aucunement responsables des mauvaises actions posées par leur gouvernement respectif.
Docteur en Histoire, Michel Hector articule, pour sa part, son point de vue sur trois moments historiques liés, selon lui, à la problématique haïtiano-dominicaine. Il fait état de la consolidation de l’indépendance des deux pays avec notamment la chute de Faustin Soulouque en 1859, du développement d’une économie de plantation qui, en quelque sorte, allait ponctuer les relations entre les deux pays.
Michel Hector signale aussi, à partir de 1937, le renforcement d’éléments idéologiques anti-haïtiens. L’année 1986 permettait de poser, à proprement parler, la problématique haïtiano-dominicaine d’une toute autre manière.
Parler de pardon, pour Michel Hector, c’est parler de mémoire, d’oubli et d’histoire. Parler de pardon, c’est, selon lui, parler d’engagement qui doit être porté sur le futur. « Le pardon implique une résolution de vivre autrement dans le futur », dit -il.
A cette demande de pardon, Michel Hector ajoute un bémol : il n’est pas d’accord pour responsabiliser uniquement le dictateur Trujillo, mais également les autorités haïtiennes d’alors.
« L’Etat haïtien doit demander pardon au peuple haïtien pour n’avoir pas créé de meilleures conditions de vie dans le pays », soutient l’Historien.
Tout le débat du mercredi 7 novembre 2007, animé par Sabine Manigat du Journal Le Matin, a tourné autour de la problématique du pardon, lancée par le comité Mémoires de 1937.
L’Historien haïtien Roger Petit-Frère estime, quant à lui, qu’un peuple (le peuple dominicain) ne devrait pas être rendu responsable des fautes de son gouvernement. Il rejoint en ce sens l’ambassadeur Guy Alexandre.
Rachel Doucet, une autre membre du comité Mémoire 1937, pense, pour sa part, qu’il faut poser le problème au niveau des deux États, même si cela doit être également posé de manière individuelle.
En tout cas, en 2000, de jeunes chrétiens dominicains étaient venus manifester leur solidarité envers le peuple haïtien en traversant la frontière pour se rendre à pieds, pendant environ 10 jours, de Santo Domingo au Champ de Mars, à Port-au-Prince (400 kilomètres), rappelle Lisane André du Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (Garr). Lisane André a été corroborée dans ses propos par le père catholique romain William Smarth. [do rc apr 09/11/2007 13 : 13]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6603
Notre avis :
Une approche logique et valable de nos historiens et chercheurs. La conjoncture actuelle réclame et impose des positions caractérisées par la modération que par l’envie de livrer bataille.
Comme dirait l’autre nous risquons de ne pas avoir les moyens de notre politique avec la merde nous arrivant jusqu’au coup.
La question que l’on se pose c’est de savoir pourquoi le massacre de Trujillo de 1937 revient à l’ordre du jour maintenant 50 ans après. Le silence qui a recouvert ce massacre était-il justifié ou serait-ce encore l’effet anniversaire qui a raviver le feu des consciences endormies ?

vendredi 9 novembre 2007

La Vallée de Bourdon défigurée

Les constructions anarchiques ne datent pas d'hier dans l'aire métropolitaine. Communes dans la Vallée de Bourdon, pourtant située tout près de la Primature, leur prolifération annonce le malheur. Pour l'éviter, l'Etat doit agir. Et vite.
N'est-ce pas une véritable épée de Damoclès qui est suspendue sur la tête de ces personnes ?(Photo: François Louis)

Sous la menace constante de la ravine « Djobel », des centaines, voire des milliers de personnes, risquent quotidiennement leur vie dans la Vallée de Bourdon, où les risques d'éboulement sont énormes. Dans cette zone qui se transforme chaque jour un peu plus en bidonville, les constructions anarchiques poussent comme des champignons. Le problème, c'est que rien n'est fait pour freiner ce phénomène qui constitue une véritable épée de Damoclès pour des centaines de familles.

Ces masures sont construites dans le lit même de la ravine "Djobel"(Photo: François Louis)

Pas besoin de microscope pour constater le danger auquel sont exposées ces personnes. Il suffit d'un simple regard panoramique. Masures en construction sur des remblais instables, déboisement à outrance, exploitation de carrières de sable même... caractérisent le paysage des hauteurs de Bourdon.
Il suffit d'un simple regard panoramique pour constater le danger auquel sont exposées des centaines de familles dans la Vallée de Bourdon (Photo: François Louis)
Pire. Les dégâts risquent d'être très lourds lors des prochaines pluies diluviennes, génératrices de glissements de terrain mortel.« Rien ne va nous arriver, déclare, l'air confiant, une dame qui réside dans la ravine depuis quelques années et qui doit prendre plusieurs escaliers pour se rendre chez elle. Nous avons un Dieu qui nous protège. »Calixte Thomas, un jeune garçon de 29 ans, résidant depuis 25 ans dans la zone, voit les choses d'une autre manière. « Je sais que je suis exposé à un gros danger, reconnaît-il.

Ce bâtiment, qui, selon un riverain, appartient à une ONG internationale, risque à tout moment de s'effondrer (Photo: François Louis)
Les autorités le savent aussi, mais elles n'ont rien fait jusqu'ici.»Un autre résident, dont la maison se situe dans le lit même de la ravine, se dit conscient aussi du danger mais dit qu'il n'a pas d'autre choix. « J'aimerais abandonner ce lieu dangereux, mais les moyens me manquent, explique-t-il, embarrassé. Je suis sans emploi alors que j'ai toute une famille à nourrir. Où vais-je trouver de l'argent pour acheter un terrain ? »La Vallée de Bourdon n'est malheureusement pas un cas isolé.

N'est-ce pas une véritable épée de Damoclès qui est suspendue sur la tête de ces personnes ? (Photo: François Louis)
Les constructions anarchiques montent à l'assaut des mornes à Diquini, à Carrefour, où deux personnes sont passées de vie à trépas mardi lors d'un éboulement de terrain. Elles sont visibles aussi à Jalousie, Désermite, Décayette, Grand- Ravine et dans le secteur de Canapé-Vert. En équilibre instable sur les pentes, elles semblent attendre la catastrophe.

Victor Jean Junior
djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50525&PubDate=2007-11-08
Commentaires

Nos historiens pourraient nous dire depuis quand ce phénomène a réellement commencé. On se rappelle encore cette vue très verte que nous offrait le passage vers Pétion ville en empruntant cette route. On ressentait sans doute une crainte mais celle-ci venait de la peur de se jeter dans le précipice.

Il est logique de se rendre compte de la genèse de ce phénomène pour en trouver les vraies causes. Avant 1986 la vallée de Bourdon était encore verte. En s’accrochant à cette date nous ne cherchons nullement à faire une évocation apologétique de la période noire de la dictature de Duvalier père et fils. On veut juste rester dans la mouvance à la mode à l’époque qui ressassait l’idée d’une seconde indépendance d’une part et qui étalait à qui voulait l’entendre le refrain des fameux « ACQUIS DE 1986 ».

En fait Haïti était probablement moins pauvre qu’en 2007. Nous disons bien moins pauvre pour signifier que la pauvreté représentait une de nos caractéristiques.

En fait le retour vers la démocratie a ouvert la grande porte vers le laisser-aller ; vers l’effacement des gouvernements intéressés seulement à pérenniser leurs régimes corrompus pourris, antidémocratiques et là on est à cours d’adjectifs pour configurer ces antirégimes qui ont enfoncé le pays dans cette merde infâme depuis plus de 20 ans.

En ce qui concerne la vallée de Bourdon, située à quelques encablures de la primature, la sonnette d’alarme a été tirée et l’alarme s’est retenti à plusieurs reprises. Les présentateurs de « Matin Caraïbes » diffusé sur les ondes de Radio Caraïbes on en fait écho à maintes et plusieurs reprises.

La politique de l’autruche qui a caractérisé la gestion des affaires de l’état continue son bonhomme de chemin. Avant avant-hier Duvalier, avant-hier les successions de militaires, hier Jean Bertrand Aristide puis re-Aristide puis Préval, puis Latortue/Alexandre, aujourd’hui re Préval et toujours la même enseigne : des gouvernements complètement incompétents incapables de résoudre les problèmes pressants d’une société en coma dépassé mais toujours recherchant des subterfuges pour rester accrocher à ce putain de pouvoir.

Pendant des années on s’est posé toutes les questions classiques autour des problèmes du pays. Souvent le questionnement s’arrête à quand et qui. Aujourd’hui il faut se demander comment sortir de ce merdier. Et surtout si on veut ménager la chèvre et le chou. Il faudra utiliser toute la sagesse qui se simplifie dans l’histoire du voyageur qui se devait de traverser un pont avec un chat du maïs et une souris en tenant compte des contraintes qui l’obligeait à emporter avec lui qu’un seul des trois éléments.

On ne fera jamais cette omelette sans casser des œufs. Il faudra surement une nouvelle version de la fameuse carotte et bâton chère au Premier ministre.

Car ceci ne peut plus continuer ainsi !


"Ce bâtiment, qui, selon un riverain, appartient à une ONG internationale, risque à tout moment de s'effondrer (Photo: François Louis)"
Que vient faire une ONG dans ce merdier?
IL faudrait vérifier les comptes de cetteorganisation!

Le boulevard La Saline impraticable par temps de pluie

Les dernières pluies qui se sont abattues sur la capitale haïtienne ont empoisonné la vie des citoyens habitant près du wharf Jérémie et du boulevard La Saline. L'obstruction des canaux d'évacuation a aussi provoqué de graves dommages à la route.
Depuis longtemps, le boulevard la Saline est impraticable par temps de pluie. Cette situation, causée par les eaux dormantes sur la chaussée, rend la circulation automobile et piétonne extrêmement difficile. Tous les égouts et les canaux de la zone sont obstrués par des tonnes d'ordures composées surtout de déchets plastiques et ménagers. A la moindre pluie, les institutions privées et les maisons de résidents habitant en bordure du boulevard sont inondées par des eaux boueuses et nauséabondes. Pour vaquer à leurs occupations, les passants se résignent à traverser des mares d'eau boueuse après chaque pluie. « Cette situation est plus qu'insupportable ! », dit haut et fort un passant frustré. « Dans ce pays, les autorités ne se soucient pas des conditions sociales et sanitaires de la population. Et dire que ce n'est pas la première fois que nous réclamons une solution définitive à ce problème », soutient-il.

Selon François Lamarre, professeur au collège Petit Coeur de Jésus, au boulevard la Saline, ce cas de figure représente une menace pour la santé des adolescents venus recevoir le pain de l'instruction. « C'est nuisible pour les enfants de se rendre à l'école. Car pour pénétrer dans l'enceinte, il leur faut soit jouer à la marelle ou se jucher sur l'épaule de leurs parents, au risque de se salir », lâche le professeur Lamarre, indigné. « C'est un véritable danger pour nos enfants ! Je comprends mal que les autorités sanitaires, les responsables du ministère de l'Education nationale et les responsables municipaux puissent accepter un spectacle si désolant aux abords d'un établissement scolaire», se lamente Claudette, venue chercher son fils.
Les résidents déplorent le fait que les travaux de curage des égouts ne sont jamais entrepris par le ministère des Travaux publics, Transport et Communication (MTPTC). « Les travaux de curage devraient être effectués après chaque pluie, vu les problèmes d'insalubrité du milieu. Malheureusement, nos démarches auprès des autorités n'ont jamais abouti ... », se plaint Charlot Dulon, coordonnateur de l'Organisation cellule famille de la paix du village démocratie (OCFPVD).

Les canaux où aboutissent les eaux provenant des hauteurs de Port-au-Prince sont de véritables décharges publiques. « Les derniers travaux de curage de ce canal ont été effectués en 1994 par une firme dominicaine », dit Justin Dorsainvil, propriétaire depuis 13 ans d'une maison au village Démocratie, communément appelé « Ancien Fort Dimanche ».
Depuis près d'un an, les canaux ensablés et obtrués par des tonnes de déchets plastiques et d'autres types de déchets sont incapables de contenir le débit des eaux de pluie déversées sur la Capitale.
Il y a 20 ans, à l'époque de la réfection du boulevard La Saline, des problèmes au niveau du système de canalisation étaient déjà signalés. Faute de travaux d'assainissement et de curage des canaux, la situation a empiré considérablement aujourd'hui.
Les résidents du village Démocratie et les habitants des environs sont exposés à des maladies infectieuses par les masses de boue et d'ordures qui jonchent la route. Après la pluie, lorsque le soleil vient sécher le pavé, les voitures roulant à toute allure soulèvent une poussière aveuglante et chargée d'une multitude de microbes. Les enfants, déjà très vulnérables, jouent dans toute cette poussière. Comment s'étonner qu'ils soient si souvent malades ?
Amos Cincir

cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49330&PubDate=2007-11-08

DÉMOCRATIE • Washington aime les "bons" dictateurs

La condamnation américaine de l'action de Pervez Musharraf, extrêmement modérée, reflète l'ambivalence du combat de l'administration Bush pour la démocratie, estime le quotidien indien The Asian Age.

Rompant le silence sur l'imposition de l'état d'urgence au Pakistan et la répression brutale déclenchée par le général Pervez Musharraf contre les juges, les avocats, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes, le président des Etats-Unis George Bush a déclaré qu'il attendait de son allié qu'il se débarrasse de son uniforme et qu'il organise des élections "dès que possible". De la part du champion autoproclamé de la démocratie, le monde aurait espéré une réaction nettement plus vigoureuse. Après le 11 septembre, quand Bush a lancé une guerre planétaire contre le terrorisme, n'avait-il pas également juré de répandre la démocratie en Asie du Sud [notamment en Afghanistan et au Pakistan] ?
Concernant l'Irak, la logique sous-jacente à l'invasion est passée de la simple élimination d'armes de destruction massive à la mission, plus noble, d'apporter "la liberté et la démocratie" au peuple irakien. Le président Bush et ses conseillers néoconservateurs ont répété sur tous les tons que le fondamentalisme, l'intolérance et le terrorisme, fléaux des nations d'Asie du Sud, avaient pour principale origine l'absence de démocratie dans cette région. Mais, au cours des cinq dernières années, il est devenu de plus en plus manifeste que l'engagement du président Bush envers la démocratie est sélectif, pour ne pas dire factice.
Il y a quelques années, il avait proclamé que la démocratie était "la seule voie vers l'indépendance, la dignité et le progrès". Mais quand, en janvier 2006, à l'occasion d'élections justes et libres, le Hamas a remporté une victoire écrasante, il a refusé de reconnaître le gouvernement palestinien élu démocratiquement. Il avait de même rejeté la victoire du Hezbollah au Liban en 2005. En dépit de sa résolution rhétorique en faveur de la démocratie, l'histoire récente montre que le président américain n'a aucun mal à traiter avec des dirigeants autoritaires.

Bush comme ses prédécesseurs chouchoutent le président Hosni Moubarak, bien qu'il règne d'une main de fer sur l'Egypte depuis vingt-cinq ans. Comme Moubarak, Pervez Musharraf est un dictateur favorisé par le gouvernement américain. Le président pakistanais savait qu'il pourrait [faire accepter] sa répression militaire – sinon, il n'aurait pas osé prendre ces mesures. Conformément à ce qu'il espérait, le président Bush et Condoleezza Rice n'ont que timidement réagi à la proclamation de l'état d'urgence – sans, par exemple, annoncer un gel de l'aide américaine à Islamabad [estimée à plus de 10 milliards de dollars depuis 2001]. Le gouvernement Bush a tant investi dans le général Musharraf qu'il ne peut se retourner contre lui. Il voit en lui un allié indispensable dans sa guerre contre le terrorisme, en particulier en Afghanistan.
Editorial
The Asian Age
Sources : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=79586

La Banque mondiale accorde 4 millions de dollars pour les sinistrés de la tempête Noël

La Banque mondiale a annoncé hier l’octroi de 4 millions au gouvernement haïtien pour l'aider à assurer des secours d'urgence après le passage de la tempête tropicale Noël. Ces ressources proviennent des montants déjà alloués à des projets en cours. L'appui à des efforts de réhabilitation et de reconstruction à plus long terme comprend un nouveau don de 7 millions de dollars. La vice-présidente de la Banque mondiale pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Pamela Cox, a affirmé que des fonctionnaires de la Banque présent en Haiti devront en concertation avec les autorités déterminer la meilleure manière pour la Banque d'appuyer les efforts de relèvement. "Non seulement nous fournissons un appui rapide pour répondre aux besoins immédiats, mais nous accroissons aussi notre appui à Haïti pour lui permettre de renforcer ses capacités d'atténuation et de riposte en cas de catastrophe, afin de réduire l'impact humain, physique et économique de futures tempêtes ", a-t-elle expliqué. Une équipe de spécialistes de la Banque se rendra en Haïti pour entreprendre la préparation des projets de réhabilitation et de reconstruction d'urgence qui seront financés par le nouveau don accordé dans le cadre du Projet de secours d'urgence et de gestion des catastrophes (ERDMP) indique un communiqué de la Banque Mondiale. Le projet ERDMP, pour lequel un financement de 12 millions de dollars avait initialement été affecté, se poursuit depuis 2005. Grâce au financement de l'Association internationale de développement (IDA), le projet a contribué au rétablissement, à la création et à la formation de 52 comités communautaires de protection civile dans 54 des communautés les plus vulnérables situées dans les départements du pays dans lesquels les risques sont les plus élevés.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13212

Haiti-Rép. Dominicaine : Manifestation à Dajabon contre des agissements du Cesfront

jeudi 8 novembre 2007
P-au-P., 8 nov. 07 [AlterPresse] --- Une manifestation a eu lieu ce 8 novembre dans les rues de Dajabón, au nord-ouest de la République Dominicaine, en rejet aux éventuels abus des soldats du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière (Cesfront) contre les Haïtiens et les Dominicains.
César Estévez, du Comité pour la Défense et le Développement de la Société Civile de Dajabón, a indiqué à l’agence espagnole Efe que les soldats frontaliers effectuent les 8 et 9 novembre des « rafles » illégales dans des hôtels, des maisons de famille et des établissements commerciaux à la recherche d’Haitiens, qui arrivent en ce moment dans le pays pour participer au traditionnel marché binational.
Selon Estévez, les militaires arrêtent les commerçants haïtiens et les rapatrient immédiatement. Dans le même temps ils soumettent à la justice les propriétaires des centres où sont hébergés les Haïtiens sous l’accusation de trafic de personnes.
Selon le dirigeant communautaire, le commerce à Dajabón a été réduit de plus de 70 pour cent, du fait des restrictions qu’impose le Cesfront.
Des représentants de l’église catholique, des commerçants, des chefs d’entreprise, des producteurs, des transporteurs, des propriétaires fonciers, entre autres, ont participé à la marche.
Bien que des membres de l’armée et de la Police Nationale aient suivi de très près les manifestants, aucun incident et aucune arrestation n’ont été signalés.
À la fin de la marche, les participants ont remis un document aux autorités de Dajabón et au chef du Cesfront, le général Adriano Silverio, pour l’informer de la situation.
Les membres du Cesfront ont été déployés à la frontière haitiano-dominicaine en septembre dernier avec pour mission d’assurer le contrôle de la frontière. [cd gp apr 08/11/2007 14:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6600

Haïti : Les soldats sri lankais coupables d’abus sexuels en Haïti seront poursuivis dans leur pays

Jeudi 8 novembre 2007
P-au-P, 8 nov. 07 [AlterPresse] --- Les autorités judiciaires du Sri Lanka se sont engagées à sévir contre les militaires du bataillon sri lankais de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) accusés d’abus sexuels sur des mineures haïtiennes, annonce Hédi Annabi, chef civil de la mission onusienne en Haïti.
« Les autorités sri lankaises se sont engagés à poursuivre l’enquête, à tenir informer les Nations Unies de la conclusion et à traduire en justice ceux dont la culpabilité a été établie », indique-t-il à l’occasion d’une conférence de presse au siège de la Minustah, à Port-au-Prince.
Les autorités judiciaires du Sri Lanka sont les seules habilitées à sévir contre les 108 militaires militaires de ce pays, accusés d’abus sexuels en Haiti, précise Annabi.
Dans le cadre de la Minustah, les accords paraphés entre Haïti et les Nations Unies prévoient que « les casques bleus demeurent sous la juridiction exclusive de leur pays d’origine pour toute infraction pénale commise dans le pays hôte », souligne-t-il.
« Ils ne peuvent donc être jugés que par leurs tribunaux nationaux », ajoute le chef civil de la MINUSTAH.
Le 3 novembre 2007, les Nations Unies ont décidé de rapatrier 108 casques bleus sri lankais fautifs, suite à un rapport d’enquête des services de contrôle internes de l’Onu démontrant leur implication dans des cas d’abus sexuels sur des mineures haïtiennes.
Ouverte en août 2007, l’enquête suit encore son cours, selon les précisions du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en Haïti.
Le chef civil de la mission onusienne a tenu à préciser que les autorités haïtiennes ont été préalablement mises au courant de cette décision.
Tolérance zéro
En ce qui concerne la position des Nations Unies vis-à-vis des exploitations sexuelles, une « politique de zéro tolérance » est toujours an vigueuer, assure Annabi.
« C’est pourquoi nous n’avons pas hésité, la semaine dernière, à prendre des mesures disciplinaires de rapatrier plus d’une centaine de soldats de la Minustah qui sont soupçonnés d’avoir échangé de l’argent contre des faveurs sexuelles », martèle le diplomate tunisien des Nations Unies.
Tout en exprimant ses sympathies à l’égard des victimes et des familles affectées, Hédi Annabi estime qu’ « il est absolument inacceptable que les actes de quelques-uns puissent nuire à la réputation de la mission » onusienne et compromettre les résultats de son travail en Haïti.
« Nous devons et nous allons redoubler d’efforts pour supprimer toute mauvaise conduite. Notre personnel (…) doit faire preuve d’un comportement irréprochable. Le peuple haïtien, les Nations Unies et la Minustah ne méritent rien de mal », souligne le chef civil de la Minustah.
Une enquête indépendante
L’enquête, selon Hédi Annabi, a été menée de manière indépendante et ceci avec la participation de certaines victimes, dont la plupart ont bénéficié de l’assistance médicale des Nations Unies au cours de l’opération. Le nombre de femmes et/ou filles victimes est très restreint, selon le responsable onusien.
« Il s’agit d’un nombre restreint de jeunes femmes, des adolescentes, qui n’ont pas atteint l’âge de la majorité. Je n’ai pas des informations précises ni sur l’âge ni sur le nombre. Mais je crois comprendre qu’il s’agit d’un nombre restreint », dérclare Hédi Annabi.
Selon Annabi, c’est le rapport d’enquête des services de contrôle internes de l’Onu qui devra établir la culpabilité ou non des soldats impliqués, et sur la base dudit rapport, il reviendra au système judiciaire de prendre les mesures qui s’imposent. [do gp apr 08/11/2007 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6601

Haiti-R. Dominicaine : Un problème « profond et bien enraciné de racisme et de discrimination » à l’encontre des Haïtiens

jeudi 8 novembre 2007
P-au-P., 8 nov. 07 [AlterPresse] --- Des représentants spéciaux des Nations Unies dénoncent « un problème profond et bien enraciné de racisme et de discrimination vis-à-vis de groupes tels que les Haïtiens, les Dominicains d’origine haïtienne et, plus généralement, contre les Noirs, dans la société dominicaine ».
A l’issue d’une mission de 7 jours en République Dominicaine, le représentant spécial pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, Doudou Diéne, et le représentant des questions de minorités, Gay McDougall, ont produit un rapport, communiqué à la presse au niveau international.
Dans leur rapport, les experts, mandatés par l’ONU depuis le 23 octobre dernier, demandent « aux plus hauts niveaux de l’Etat (dominicain) de faire preuve de volonté politique en reconnaissant l’existence de racisme et de discrimination ».
A ce propos Doudou Diène revèle que les relations avec les autorités dominicaines ont semblé plutôt difficile. Il souligne le fait que l’accueil qu’il a reçu en République Dominicaine n’avait pas de précédent par rapport aux visites qu’il a effectuées dans d’autres pays.
Diène rapporte par exemple que « le troisième jour, le Sénat a adopté une résolution qui disait que ma visite et celle de Gay McDougall faisait partie d’un complot international contre la République dominicaine. Et l’archevêque, chef de l’église dominicaine, a dit que toute recherche sur le racisme était irresponsable », signale Diène.
Diène a invite exhorte la République Dominicaine à reconnaître l’existence du racisme et d’adopter des politiques pour le combattre.
Des Organisations Non Gouvernementales et militants ont depuis longtemps identifié ce problème. Dès le mois de mars dernier Amnesty International avait dénoncé, dans un plaidoyer, l’existence d’une « discrimination ethnique enracinée » en République dominicaine contre les migrants haitiens. [cd gp apr 08/11/2007 13:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6598

L’homme d’affaires Fritz Brandt libéré, crie à l’injustice

Son fils David, le directeur adjoint de la douane de Port-au-Prince, Pierre Michel Thimothée et six autres personnes inculpés par le cabinet d’instruction doivent comparaître devant un tribunal criminel pour une affaire de corruption présumée en douane
jeudi 8 novembre 2007,
Radio Kiskeya

L’homme d’affaires Fritz Patrick Louis Brandt, lavé de tout soupçon dans une présumée affaire de fraudes douanières, a été libéré jeudi soir en compagnie de deux de ses employés à l’issue de plus de trois mois d’incarcération au Pénitencier National.
"J’ai été victime de la plus grande injustice", s’est exclamé devant les journalistes M. Brandt à sa sortie de la prison civile de Port-au-Prince où il a laissé son fils David, renvoyé avec sept autres personnes devant le tribunal criminel dans le cadre de la même affaire. Accueilli par l’un de ses avocats, Jean Gérard Eveillard et un garde du corps, le concessionnaire de véhicules est apparu affaibli. Son chauffeur, Jean Anthony Duponcy et un agent de sécurité, Marckenzy Jean Noël, ont également recouvré leur liberté, même si la réception de l’exequatur du parquet par l’administration pénitentiaire a été retardée à cause d’une mutinerie ayant paralysé la prison pendant toute la journée. Accusés de faux, usage de faux, contrebande et association de malfaiteurs, les trois hommes ont bénéficié d’une ordonnance de non-lieu rendue par le juge Durin Duret Junior.
En revanche, le magistrat instructeur a inculpé David Brandt de contrebande et recel ainsi que les sept autres accusés dont le directeur adjoint de la douane de Port-au-Prince, Pierre Michel Thimothée. Cependant, les avocats de David Brandt ont annoncé leur intention d’interjeter appel en vue d’obtenir la libération de leur client bien avant le procès qui devrait se tenir lors des prochaines assises criminelles.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, avait ordonné l’arrestation des deux Brandt le 26 juillet dernier à l’issue d’une audition qui portait sur l’utilisation présumée de bordereaux falsifiés lors du dédouanement d’un camion d’une valeur de 100.000 dollars commandé par Jean-Marc Larco, un autre homme d’affaires. Des employés de la compagnie haïtienne de moteurs, propriété de la famille Brandt, et des commissionnaires en douane avaient été par la suite appréhendés.
La situation du père et du fils avait défrayé la chronique durant l’été. Les deux hommes sont issus de l’une des plus puissantes familles d’Haïti qui opère notamment dans le secteur bancaire, l’industrie alimentaire et sur le marché automobile. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4396

Nouvelle alerte aux inondations en Haïti, une semaine après Noël

Visites de terrain de délégations ministérielles
jeudi 8 novembre 2007,
Radio Kiskeya

Une semaine après le passage dévastateur de la tempête tropicale Noël, une nouvelle détérioration des conditions météo a porté le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres (SPGRD) à décréter une nouvelle alerte aux inondations et glisseements de terrain pour tous les départements d’Haïti dont certains étaient sous la pluie jeudi soir.
D’intensité jaune, l’alerte pourrait impliquer des bouleversements allant de modérés à violents. La pluie tombait notamment sur Port-au-Prince et ses environs dans l’Ouest, Jérémie dans la Grand’Anse et Port-de-Paix dans le Nord-Ouest.
Le dernier bilan provisoire des effets de Noël publié par la protection civile est resté à 66 morts, 16 disparus et 12.354 familles sinistrées en attendant la révélation de nouvelles données vendredi. Mais, les précipitations ont continué à causer des dégâts. Des inondations ont été enregistrées mercredi au Môle Saint-Nicolas (Nord-Ouest), a annoncé à Radio Kiskeya l’un des maires adjoints, Fertile Silva. Il souligne que de nombreux animaux ont été emportés et des plantations agricoles dévastées.
La protection civile signale également une montée des eaux à Ouanaminthe (Nord-Est), sans toutefois pouvoir préciser s’il s’agissait d’inondations.
De leur côté, les ministres chargés de la coordination de l’aide d’urgence aux sinistrés et à l’évaluation des besoins des populations affectées commençaient à arriver jeudi dans les départements placés sous leur responsabilité. Dans la Grand’Anse (sud-ouest), une délégation est arrivée avec à sa tête le ministre de la santé publique, Dr Robert Auguste et le secrétaire d’Etat à la réforme judiciaire, Daniel Jean. Le titulaire des affaires sociales, Gérald Germain, devait de son côté se rendre dans le Sud.
Dans l’Ouest, après une première séance de travail, des mesures concrètes devaient être arrêtées.
Parallèlement, la distribution de kits d’urgence se poursuivait dans les régions où les personnes évacuées étaient nombreuses, même si les centres d’hébergement commençaient à se vider. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4395

jeudi 8 novembre 2007

Tirs et panique au Pénitencier National, théâtre d’une nouvelle mutinerie

Après la libération 24 heures plus tôt de 121 détenus pour des raisons humanitaires, d’autres veulent recouvrer leur liberté dans les mêmes conditions

jeudi 8 novembre 2007,

Radio Kiskeya

Un début de mutinerie a provoqué jeudi à la mi-journée une vive tension au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, où des coups de feu ont été tirés alors qu’une secouriste de la Croix-Rouge Haïtienne a failli être prise en otage par des prisonniers.

La situation restait confuse autour du bâtiment pendant que les agents de la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) cherchaient à reprendre le contrôle de la situation afin de faire échouer les tentatives d’évasion.

Selon les premières informations disponibles, les mutins réclamaient à leur tour leur libération immédiate après celle de 121 autres détenus qui avait été ordonnée la veille par le commissaire du gouvernement près le parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant.

Les personnes libérées l’ont été pour des raisons humanitaires ou parce qu’elles étaient écrouées depuis de longs mois pour des délits mineurs. Le magistrat avait inscrit cette mesure dans le cadre d’une politique gouvernementale de décongestionnement des prisons.

Plusieurs évasions spectaculaires ont été enregistrées au Pénitencier National ces dernières années. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4394

Le Sénateur Jean Hector Anacacis presse le Président René Préval de libérer Franck Ciné

Alarmé par la gravité de son état de santé, le parlementaire met le chef de l’Etat en garde contre les conséquences d’un éventuel décès en prison de l’important homme d’affaires accusé dans la faillite de la SOCABANK ; la TELECO exige de la HAITEL, de façon opportuniste, plus d’argent qu’elle ne doit, selon Anacacis

mercredi 7 novembre 2007,

Radio Kiskeya

Le premier Sénateur de l’Ouest, représentant de la Plate-Forme Lespwa au pouvoir, Jean Hector Anacacis, a demandé mercredi au Président René Préval d’user de ses prérogatives constitutionnelles afin de libérer pour des raisons humanitaires le PDG de l’opérateur de téléphonie mobile HAITEL et ex-actionnaire majoritaire de la SOCABANK, Franck Ciné, emprisonné depuis cinq mois.

De passage mardi à l’hôpital du Canapé-Vert, le parlementaire en a profité pour rendre visite à l’homme d’affaires. Il avoue avoir été choqué par la nette détérioration de son état de santé qui fait craindre le pire. M. Anacacis, qui rappelle que Ciné est septuagénaire, diabétique et cardiaque, affirme avoir vu du sang couler de ses narines.

Estimant que le chef de l’Etat ne serait pas au courant de cette situation, le Sénateur l’appelle à faciliter le départ de l’entrepreneur pour l’étranger où il pourrait recevoir des soins appropriés. Il a averti que tout décès en prison du PDG de la HAITEL, poursuivi en correctionnelle pour son implication présumée dans la faillite frauduleuse de la SOCABANK, constituerait une catastrophe dont le gouvernement porterait l’entière responsabilité.

En sa qualité de président de la commission travaux publics, transport et communications de la Chambre haute, Jean Hector Anacacis a, par ailleurs, reproché aux responsables de la TELECO de profiter de la descente aux enfers de Franck Ciné pour réclamer de sa compagnie des compensations financières exorbitantes de 46 millions de dollars américains dans le cadre d’un différend commercial. La dette de la HAITEL envers la compagnie de télécommunication d’Etat pour l’exploitation d’une fréquence pendant 15 ans se chiffrerait en fait à 15 millions de dollars dont 7 ont été déjà versés. Le parlementaire de Lespwa précise qu’à propos de la balance, l’opérateur de téléphonie mobile devrait payer seulement cinq millions, les trois autres millions ayant été déjà récupérés par la TELECO à partir des fonds générés par le trafic entre les deux compagnies.

L’intervention du Sénateur coïncide avec une action intentée par la HAITEL en référé alors que les négociations engagées par les deux parties grâce à l’arbitrage du Conseil National des Télécommunications (CONATEL) continuent d’achopper sur des points litigieux.

Depuis le 26 octobre dernier la TELECO, qui compte 20.000 abonnés, a unilatéralement interrompu ses liaisons d’interconnexion avec la HAITEL créditée de 400.000 abonnés. Une décision que le directeur général du CONATEL, Marcelin Montaigne, a profondément regrettée en invoquant le caractère universel de service public du téléphone auquel les citoyens doivent avoir accès en permanence. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4391

La Banque Mondiale offre 4 millions de dollars à Haïti après le passage de Noël

Une contribution aux opérations d’urgence avant le déblocage à long terme de 7 autres millions destinés à la réhabilitation des régions sinistrées ; la République Dominicaine reçoit 56 millions de dollars

mercredi 7 novembre 2007,

Radio Kiskeya

La Banque mondiale a annoncé mercredi à Washington une aide d’urgence de 4 millions de dollars en faveur d’Haïti afin de contribuer aux efforts de secours après le passage, la semaine dernière, de la tempête tropicale Noël qui a causé des dizaines de morts, des milliers de sinistrés et d’importants dégâts.

Dans un communiqué rendu public à Washington, l’institution financière internationale souligne que ce fonds faisait partie à l’origine de montants destinés à des projets en cours. Un deuxième don de 7 millions de dollars sera accordé dans le cadre d’un soutien à plus long terme aux travaux de réhabilitation et de reconstruction qui doivent être entrepris en Haïti.

"Les services de la Banque sont sur le terrain et participent aux efforts d’évaluation des dégâts avec des représentants de l’ONU, d’organismes publics et d’autres organisations, et ils se concertent avec les autorités pour déterminer quelle est la meilleure manière pour la Banque d’appuyer les efforts de relèvement", a affirmé Pamela Cox, vice-présidente de la Banque Mondiale pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Elle a ajouté qu’à côté de ce soutien financier à décaissement rapide visant à "répondre aux besoins immédiats", l’institution a renforcé son aide à Haïti afin d’améliorer sa capacité de gestion des catastrophe dans une perspective de "réduction de l’impact humain, physique et économique de futures tempêtes".

Le communiqué annonce que des spécialistes de la Banque arriveront bientôt à Port-au-Prince en vue de préparer des projets de réhabilitation et de reconstruction d’urgence. Le financement des réalisations sera assuré par l’enveloppe de 7 millions qui constituera un volet du Projet de secours d’urgence et de gestion des catastrophes (ERDMP) lancé depuis 2005 avec un fonds de 12 millions de dollars provenant de l’Association internationale de développement (IDA). 52 comités communautaires de protection civile ont déjà été reconstitués ou créés moyennant une formation de base dans les régions les plus vulnérables du pays.

Avant l’annonce de cette aide humanitaire, Mme Pamela Cox avait dès le 1er novembre transmis, au nom de la Banque Mondiale, ses condoléances au gouvernement haïtien suite aux effets dévastateurs de la tempête tropicale ayant semé le deuil et la désolation dans de nombreuses communautés.

Près de 70 morts, une vingtaine de disparus, plus de 10.000 familles sinistrées et environ 2.500 maisonnettes détruites ont été recensés, selon un nouveau bilan provisoire de la protection civile.

La Banque Mondiale a également débloqué mercredi une aide d’urgence d’un peu plus de 56 millions de dollars au profit de la République Dominicaine encore plus sévèrement touchée par Noël qui a fait une centaine de morts, environ 75.000 sinistrés et causé des pertes matérielles et économiques incalculables. A long terme, la république voisine bénéficiera d’un prêt d’urgence de plus de 100 millions de dollars, informe la BM. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4388

MAST/IBESR/Adoption / Un avant-projet de loi sur la réforme de l’adoption en Haïti

MAST/IBESR/Adoption / Un avant-projet de loi sur la réforme de l’adoption en Haïti
Par Sylvestre Fils Dorcilus
dsylvestrefils@yahoo.fr

La directrice de l’Institut du bien-être social et de Recherches (IBESR), Gabrielle P. Beaudin, et le ministre des Affaires sociales et du Travail (Mast), Gérald Germain, ont organisé, à l’hôtel Montana, hier mercredi 7 novembre, une séance de travail portant sur la validation d’un avant-projet de loi sur « la réforme de l’adoption en Haïti ».
Cette séance de travail a été organisée à l’intention des cadres et personnalités intéressés par la question d’adoption en Haïti. Des représentants de certaines ambassades de pays où cette pratique est courante, ceux de plusieurs ministères impliqués directement dans cette démarche et de l’Unicef, de Terre des Hommes (partenaires cadres du projet) y ont également pris part.
« La majorité des cas d’adoption internationales réalisées en Haïti ne respectent ni les droits élémentaires de l’enfant ni les principes fondamentaux en matière d’adoption internationale », a indiqué Mme Gabrielle P. Beaudin.
Selon la directrice de l’IBESR, il est urgent que les différents acteurs concernés par la question de l’adoption collaborent, tous ensemble, à la révision de la loi du 4 avril 1974 régissant la matière dans le pays. « Cette loi ne correspond pas aux nouveaux principes et normes de protection des enfants édictés par les instruments internationaux, et ne répond non plus aux questions relatives aux critères d’adoption », a-t-elle avancé.
« C’est dans le but de mettre en application les instruments internationaux, de mieux organiser et planifier les modalités d’adoption en Haïti que l’Institut du Bien-être social et de Recherches a initié le processus de révision de la loi-cadre du 4 avril 1974, axée sur l’adoption », a fait remarquer Mme Beaudin.
Le ministre des Affaires sociales et du Travail a, pour sa part, mis l’accent sur la volonté du gouvernement de protéger la personne humaine, en particulier les enfants. Il a pris en exemple la ratification, par décret, de deux Conventions relatives à l’enfance. L’une sur l’âge minimum à l’emploi, dite Convention 138 de l’Organisation internationale du travail (OIT) ; l’autre, la Convention 182 de la même organisation, relative aux pires conditions et formes de travail des enfants.
« Le Mast et l’IBESR ont pris l’initiative de réviser le cadre légal traitant de l’adoption en Haïti, suite à un ensemble de constats conjoints », a rappelé le ministre Germain. Il a également insisté « pour que cet avant-projet de loi soit un outil qui attribue la priorité à l’intérêt supérieur de l’enfant ». M. Germain a annoncé que « son ministère prendra en considération toutes les recommandations des acteurs impliqués dans la réalisation de l’avant-projet de loi en faveur des enfants. »
Soulignons qu’un comité technique, constitué des représentants du Mast, de l’IBESR, des ministères de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC), de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), du Bureau du chef du gouvernement, a été créé en vue de préparer cet avant-projet de loi, composé de 46 articles. Démarrés au mois de février 2007, les travaux ont pris fin au mois d’août de cette année. Cet avant-projet de loi sera acheminé au Parlement pour ratification au cours de la prochaine session parlementaire.
jeudi 8 novembre 2007

http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=9472