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jeudi 26 juillet 2007

Révocation ou démission..(De Monsieur Armelio Garcia sélectionneur de La Sélection Haïtienne de Football)

Sept mois après avoir mené la sélection nationale haïtienne de football vers les sommets, le sélectionneur cubain de cette formation, Luis Armelio Garcia a décidé de jeter l'éponge, selon certains ou démis de ses fonctions selon d'autres. On retiendra seulement qu'il ne coachera pas l'équipe face au Boca Juniors le 28 juillet prochain.
Le sélectionneur cubain de l'équipe nationale haïtienne de football, Luis Armelio Garcia, ne sera pas reconduit dans ses fonctions » a laissé entendre le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves « Dadou » Jean- Bart, dans un entretien accordé au Nouvelliste ce mercredi.
« Nous souhaitions reconduire Monsieur Armelio dans ses fonctions et nous avons même fait des efforts à tous les niveaux pour répondre à ses exigences et le conserver mais le problème c'est qu'il devient trop exigeant. Il est impossible de construire un budget pour lui car on ne sait jamais quelles seront ses exigences prochaines dans la mesure où il exige toujours des sommes parallèles à son salaire officiel » a-t-il ajouté.

« Quand nous l'avons fait venir en Haïti nous nous étions entendus sur un salaire mensuel fixe, plus le logement et la nourriture. Depuis, il nous a exigé une maison plus spacieuse coûtant le double de la somme prévue à cette fin, il nous fait des exigences économiques imprévisibles ce qui nous met dans une situation de tension constante en rapport avec ses prochaines exigences » continue-t-il.

« Ce n'est pas la Fédération qui refuserait de reconduire M. Armelio dans ses fonctions », a pour sa part rétorqué le responsable des sélections et Vice- Président de la Fédération, Julio Cadet. « C'est de préférence M. Armelio qui refuse de continuer. Dans un premier temps, nous lui avons fait une proposition, il a d'abord accepté avant de se rétracter par la suite. Nous nous sommes réunis avec lui une seconde fois. Nous avons à nouveau étudié ses nouvelles exigences et lui avons fait une seconde proposition qui lui paraissait acceptable avant de l'entendre annoncer que nous ne l'entendions annoncer son départ alors qu'il est sous contrat avec nous jusqu'au 31 juillet », a fait savoir M. Cadet.

Interrogé sur les propositions de la Fédération à M. Armelio, le vice-président de la FHF a révélé qu'elles portaient sur cinq mille dollars américains le mois plus une nouvelle voiture dont les frais mécaniques seraient à la charge de la Fédération sans omettre le logement et la nourriture qui étaient déjà aux frais de la Fédération. Monsieur Armélio accepterait de renouveler son contrat à condition de percevoir son salaire annuel à la signature du contrat, ce que la Fédération est incapable de satisfaire.

« Nous lui avons proposé de lui payer 40% du salaire annuel à la signature du contrat et nous étions prêts à lui verser 50% et de lui verser la différence en deux versements mais il a tout simplement abandonné la réunion et ce matin j'ai entendu qu'il a annoncé son départ vendredi alors que la sélection joue samedi » assure Julio Cadet.
« Monsieur Armélio exige en plus de percevoir vingt pour cent des rentrées brut de la sélection nationale de football durant la durée de son contrat » ajouté Monsieur Jean- Bart.
Ce ne sera pas Armelio qui dirigera le match qui opposera la sélection nationale contre le Boca Juniors samedi. Il devait normalement être sur le banc en tant que sélectionneur national mais il a fait savoir qu'il n'ira pas alors qu'il est encore sous contrat » a déclaré le président Yves Jean- Bart.

« Le sélectionneur adjoint Wilner Etienne officiera samedi comme entraîneur face au Boca Juniors » assure M. Julio Cadet.
« Nous n'avons rien encore communiqué à notre sponsor officiel, dans la mesure où M. Armelio ne nous a pas dit officiellement qu'il ne sera pas avec nous. Par contre, s'il nous demandait de garder Armelio, il devrait tout simplement nous donner les moyens pour le faire et nous en serions bien contents » a-t-il conclu.

Par téléphone ce mercredi, il ne nous a pas été possible d'entrer en contact avec l'entraîneur Armelio.

Enock Néré
nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46601
Une version espagnole est disponible sur Haiti Crema y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
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Ceci mérite un commentaire…
Difficile de garder et faire montre d’une certaine objectivité quand on analyse à distance et surtout à partir des « oui-dires » une situation ou un évènement déterminé. Nous avons suivi sur les ondes de Caraïbes FM au cours du carnet sportif d’il y a quelques jours une intervention de l’entraîneur de la sélection Haïtienne de football qui faisait était de ses divergences avec les instances de la FHF (Fédération Haïtienne de Football) ce qui laissait augurer un départ précipité (4 jours avant la fin de son contrat) du pays.
Personnellement je sentais que cela ressemblait de loin à la chronique d’un divorce annoncé.
Aujourd’hui le football brasse beaucoup de dollars. Et on peut comprendre que le Professeur Armélio Garcia puisse avoir d’autres prétentions. Prétentions justifiées dans la mesure ou il peut faire valoir les bons résultats obtenus avec la sélection Haïtienne sacrée championne de la Caraïbe.
Cependant il est déplorable encore une fois, que l’on soit obligé d’arriver au constat que l’activité footballistique un produit potentiellement exportable et exploitable chez nous soit encore et toujours à l’image du pays.
Le professeur Armelio Garcia aurait réclamé un salaire de 100.000 dollars américains. Nous ne sommes pas certains que la Fédération Haïtienne de Football puisse disposer d’une telle somme.
Une des supposées exigences du sélectionneur serait la perception de « 20% des rentrées brut de la sélection nationale durant la durée de son contrat ». IL faut reconnaître que c’est la première fois que l’on entend mentionner des clauses de cette caractéristique dans un contrat d’entraîneur. On peut imaginer un système qui se rapprocherait au système de prime de match perçu par les joueurs mais de là a réclamer un pourcentage des entrées on avoue que c’est louche !
Il faut penser que le Professeur, imbu et conscient des limites en ressources de la fédération ait voulu placer la barre très haut de façon à justifier son départ vers des cieux plus cléments. C’est sans doute son droit !
Si jamais Monsieur Armelio Garcia, sélectionneur national d’Haïti devrait confirmer son départ nous ne voulons même pas imaginer le cyclone de l’instabilité – pour rester à la mode et suivre l’air du temps ! - qui va se déverser sur le football haïtien !
Comme amant du ballon rond, il nous arrive trop souvent de nous mettre à rêver. Celui qui a dit « le pays des chimères, (pas les chimères aristidiennes s’il vous plaît !) est le seul qui mérite d’être habité » n’avait pas cru si bien écrire. Cependant quand nous sommes rattrapés par cette dure cruelle et sans pitié réalité. Nous retombons très fort sur le coccyx et ça fait très mal.
Nos rêves de participation au mondial 2010, 2014, 2018 resteront placardés là ou l’on garde nos illusions vouées à la perdition avant même leur gestation !
Nous n’avons pas les moyens de ns aspirations !
JJ 27/07/07

Haïti veut tenir sa promesse... (Education pour tous!)

Le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle a lancé officiellement le projet de « Stratégie nationale d'Action pour l'Education pour tous». Ce projet, d'après le ministre Gabriel Bien-Aimé, vise à scolariser 500.000 enfants défavorisés d'ici à 2015.
« Lorsqu' un enfant ne va pas à l'école, cela doit interpeller la conscience de tout le monde. L'éducation pour tous, c'est l'affaire de tous ». Par ces propos, le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Gabriel Bien-Aimé a lancé le projet de la « Stratégie nationale d'Action pour l'Education pour tous, SNAEPT » à l'hôtel Le Plaza, le mercredi 25 juillet 2007.

Ce projet vise la scolarisation de 500.000 enfants défavorisés tenus jusqu'à date en dehors du système éducatif. D'après le directeur de la cellule de pilotage du Plan national d'éducation et de formation (PNEF), M. Creutzer Mathurin, il comporte deux volets fondamentaux: l'augmentation de l'accès à l'école des enfants de 6 à 12 ans et l'amélioration de la qualité de l'éducation de base; le renforcement du partenariat en éducation et la gouvernance du secteur éducatif.

Financé à hauteur de 35 millions de dollars par la Banque Mondiale et la Banque de Développement de la Caraïbe, ce projet dont la première phase sera coordonnée par Kénold Moreau, un ancien directeur général du ministère, s'échelonnera sur une période de 3 ans. Il répond à un engagement de l'Etat haïtien au Forum international de l'éducation tenu à Dakar en 2000.

La SNAEPT constitue un ensemble d'actions articulées autour de la problématique de l'éducation pour tous en vue d'apporter des réponses appropriées et efficaces aux problèmes persistants de l'éducation. Elle vise à permettre à notre système éducatif d'atteindre d'ici à 2015 les objectifs définis à Dakar afin de contribuer au développement de notre société et à l'épanouissement de la population.

Selon M. Gabriel Bien-Aimé, ce projet permettra au MENFP d'encadrer les parents afin de rendre moins lourd le fardeau de la scolarité. Tout en remerciant les partenaires de la Banque mondiale, de la Banque de Développement de la Caraïbe et tous ceux qui ont contribué à rendre effectif ce projet, le ministre Bien-Aimé donne la garantie que le MENFP va travailler à une gestion transparente et efficace afin d'attirer d'autres bailleurs de fonds. « La scolarisation pour tous est un combat de longue haleine, tous les secteurs de la vie nationale y compris la diaspora doivent s'impliquer », a-t-il conclu.

De son côté, le représentant de la Banque mondiale en Haïti, M. Mathurin Gbetibou, se dit heureux d'accompagner l'Etat haïtien, via le MENFP, dans ce noble projet. « L'éducation est la base d'un Etat stable et démocratique », a indiqué M Gbetibou. Il a informé que le projet de l'éducation pour tous est né suite à une demande du président de la République, René Préval, lors d'une visite à la Banque mondiale. « Nous avons répondu avec enthousiasme, et nous sommes ensemble pour un long parcours, car le pari est de taille », a ajouté M. Mathurin Gbetibou au cours de cette cérémonie à laquelle ont pris part des cadres supérieurs du ministère et des représentants d'organismes nationaux et internationaux.

Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46594&PubDate=2007-07-25
Version traduite en espagnol disponible sur Haïti Crema Y Nata

Le lignite, alternative (au charbon de bois) oubliée... ressuscitée ( contre la déforestation en Haïti)


Le gisement de lignite de Maïssade est estimé à 9 millions de tonnes métriques. Connu depuis 1980, ce charbon fossile qui constitue une alternative au charbon de bois, mais oubliée est en passe d'être ressuscité.
Le lignite est un charbon fossile. Véritable alternative au charbon de bois, on le trouve à même le sol à Maïssade, une commune du Plateau Central.
Composé de 70 % de carbone, ce gisement de couleur noir ou brun est estimé à 9 millions de tonnes métriques. Sa teneur en souffre est cependant importante, selon des experts allemands l'ayant analysé en 1980, pour le compte de l'USAID.
Selon le ministre de l'Environnement Jean Marie Claude Germain, des discussions sont en cours entre des entrepreneurs haïtiens et étrangers en vue d'exploiter le lignite de Maïssade.
L'idée est de monter une usine de briquetage de lignite en Haïti afin d'offrir une alternative au charbon de bois, explique-t-il.
« La zone métropolitaine, à elle seule, consomme 60 % de charbon », ajoute le ministre.
« Une fois l'alternative offerte, des dispositions seront prises pour bloquer le commerce de charbon. Sur les routes et dans les ports de cabotage, des mesures coercitives seront prises contre les contrevenants », prévient M. germain.
« Sans la reforestation ou le reboisement des 30 bassins versants stratégiques, le pays est appelé à disparaître », indique-t-il comme pour attirer l'attention sur la nécessité d'agir rapidement.
Selon Jean Marie Claude Germain, le lignite offre effectivement une bonne alternative énergétique afin de réduire la pression sur ce qui nous reste de forêt.
A l'instar d'un relationniste, il convainc, en argumentant sur les mérites du briquetage.
« Avec une briquette de lignite, on a quatre heures de cuisson. Et une briquette devra coûter entre 10 et 15 gourdes. Un avantage par rapport à la marmite de charbon de bois qui coûte 25 gourdes », argumente-t-il.
S'agissant du réchaud, il devra coûter autour de 500 gourdes, poursuit le ministre qui voit aussi un moyen d'exploiter l'argile du Plateau Central.
« Le foyer de ce réchaud est en argile et l'argile se trouve, lui aussi, à profusion dans plusieurs communes du département du Centre », clame-t-il.
Une bonne gestion de l'environnement doit être le corollaire de la démarche de réduction de la pauvreté, fait-il valoir.
Jean Marie Claude Germain, qui plaide en faveur d'une action intelligente impliquant tous les secteurs de la vie nationale pour la réhabilitation de l'environnement, dit souhaiter que l'on ait à l'esprit la relation intime existant entre pauvreté et environnement.
Une relation qui n'a pas été faite, 27 ans après, dans ce pays au potentiel inexploité où l'on verse des larmes de crocodile sur les 2000 morts des Gonaïves suite au passage de la tempête Jeanne. Une tempête dont les dégâts ont été estimés à 10 milliards de gourdes, soit 265 millions de dollars américains.
L'exemple du lignite de Maïssade, une alternative au charbon de bois, connue, oubliée, est un bon exemple.
Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on, pour se donner bonne conscience.

Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46557&PubDate=2007-07-25

Version espagnole disponible sur http://haiti’crema-y-nata.blogspot.com
Roberson Alphonse
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Ceci mérite un commentaire :
Ce serait ne pas faire honneur au Nouvelliste et à son journaliste que de commencer par dire que cet article revêt une importance capitale dans la conjoncture… actuelle ( ?) de toujours (la déforestation ne datant pas d’aujourd’hui !).

Il reste néanmoins inconcevable que dans la logique de la résolution des problèmes écologiques extrêmement graves que confronte Haïti qu’un programme visant a stopper net la taille et la coupe des arbres ne soit pas appliqué de façon énergique et compulsive.

Oui, les réponses sont toujours les mêmes, un état qui a fui ses responsabilités pour se prostituer aux intérêts –toujours les mêmes- d’un groupe. Il faudrait, oui il faudrait bien qu’un jour que cela s’arrête et ceci à n’importe quel prix car il y va de la survie de la nation.

Ceci pourrait donner des idées aux volontaires désireux de résoudre un problème ponctuel avec des solutions efficaces et durables.
La diaspora française, organisée comme il faut, selon les nouvelles orientations de la politique extérieur du gouvernement du Président Sarkozy pourrait porter une valeureuse contribution dans ce domaine !

mercredi 25 juillet 2007

Une question pertinente pour vous Messieurs lesministres haitiens:Comment peut-on être ministre en Haïti et dormir chaque soir sur ses deux oreilles ?

Par Jean-Marie Bourjolly
D’un voyage dans la Grand’Anse notre collaborateur est revenu la rage au cœur.
Désormeaux, 12 juillet 2007. D’ici, le regard porte loin ; on a une vue imprenable sur les collines en contrebas. Une épaisse fumée blanche s’élève simultanément d’une douzaine de sites. Vous avez deviné juste : des arbres viennent d’être abattus en grand nombre. La végétation est trouée ça et là par des carrés de terre brûlée à flanc de montagne. Les arbres coupés ne repousseront pas ; et la terre arable – la vie – s’en ira à vau-l’eau avec la prochaine averse.
J’ai le sentiment d’assister au naufrage prochain d’un bateau en train de faire eau…
La Grand’Anse : dernière réserve forestière et aquifère du pays, dit-on. Pour encore combien de temps ? Les Jérémiens se plaignent de l’assèchement progressif de leurs cours d’eau ; de fait, nous avons dû renoncer à nous baigner dans la rivière Roseaux, réduite à un filet d’eau les jours où il ne pleut pas. La désolation est si grande partout ailleurs qu’il est facile de se faire des illusions. D’ailleurs, je m’y suis laissé prendre jusqu’à ce que je parvienne ici, à cet endroit où s’amorce la descente vers l’autre versant de la montagne, en direction de Dame-Marie, de l’Ansed’Hainault et des Irois.
J’ai le sentiment d’assister au naufrage prochain d’un bateau en train de faire eau. Un bateau livré à lui-même. À Jérémie déjà, nous avions noté que des coupes à blanc étaient en cours à côté même dubureau départemental de l’Agri culture, c’est-à-dire, au nez et à la barbe des représentants des pouvoirs publics, si tant est que cette expression ait encore un sens.
Me voilà réduit à souhaiter, non pas la réfection, mais la disparition pure et simple de ces pistes qui nous tiennent lieu de routes.
Et que fait le gouvernement pendant que Rome brûle ? On présume qu’il a signé, le 10 juillet, comme prévu, le protocole de création du « corridor biologique de la Caraïbe » :
« une initiative sans précédent pour sauver la biodiversité en danger de la région » (Le Matin du 6 juillet 2007). « Paroles, paroles, paroles », chantait Dalida. Par ailleurs, Le Matin du 16 juillet, citant AlterPresse, nous apprendra que, le jour même où nous étions témoins de cette situation navrante, le Premier ministre procédait au lancement des travaux de construction de la route Port-Salut / Port-à-Piment: « Le Premier ministre haïtien a souligné les différentes potentialités qui existent dans cette partie du pays considérée comme « un diamant à l’état pur ». « Le département du Sud possède l’une des plus grandes réserves écologiques des Caraïbes : le Pic Macaya », a entre autres rappelé le Premier ministre. Est-il besoin de souligner à l’intention de ceux qui ont la responsabilité (je dis bien : la responsabilité, quitte à passer pour un naïf incurable) de diriger notre pays que la construction de routes ne peut qu’accélérer notre naufrage collectif si, parallèlement, aucun frein n’est mis au déboisement de ce qui reste de nos forêts ? Me voilà réduit à souhaiter, non pas la réfection, mais la disparition pure et simple de ces pistes qui nous tiennent lieu de routes. Car il est douteux que notre « diamant à l’état pur » résiste, malgré la dureté proverbiale du diamant, aux convoitises de tout poil que la rupture de son isolement ne manquerait pas de susciter, combinées à deux autres mandats gouvernementaux marqués par l’inaction et l’absence de vision.
Je descends de voiture la rage au cœur. Cette hémorragie de nos ressources non renouvelables ne s’explique même pas par des nécessités domestiques locales vu le nombre effarant de sacs de charbon de bois que nous avons vus au bord du chemin. En attente d’être évacués par camions ou par voiliers vers les grands centres du pays et même, paraît-il, vers l’étranger.
Pourquoi n’intervient-on pas ? Par manque d’argent ? Je me surprends à calculer mentalement le nombre de gardes forestiers (pour au moins stopper l’hémorragie avant que les dommages soient irrémédiables) que l’on pourrait payer pendant tout un mois avec la généreuse allocation de dépenses d’un haut fonctionnaire ou d’un ministre pour une seule journée de voyage à l’étranger. Une allocation forfaitaire si mes renseignements sont exacts, c’est-à-dire sans nécessité de produire un reçu pour les dépenses réellement effectuées, contrairement à la pratique en cours dans des pays riches comme la France, le Canada et les USA.
C’est quoi être ministre ?
Pourquoi rien n’est-il fait pour une exploitation rationnelle et globale de l’immense potentiel que possède encore cette région ? Absence de vision ? Incompétence ? Qu’attend-on ? La charité, s’il vous plaît ? Que la manne étrangère tombe une fois de plus dans notre sébile de mendiant ?
C’est quoi être ministre ? C’est quoi être ministre en Haïti ? Comment peut-on être ministre en Haïti et dormir chaque soir sur ses deux oreilles ?
mercredi 25 juillet 2007
Source Journal Le matin

Le temps des grandes liesses populaires

Il semble qu'on ait définitivement compris, en instituant les festivals compas, que le rythme de Nemours Jean-Baptiste, cinquante ans après, ne peut se confiner dans des bals (commandés). D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.

Des mélomanes de tous poils et de toutes générations sont attendus le 29 juillet 2007 à la première édition du Festival compas. « Ayiti men konpa », thème sensationnel, ordinaire de l'événement, exprime le désir des organisateurs de voir le pays entier déferler à la Henfrasa ce dimanche de midi à minuit. Onze groupes musicaux triés parmi les plus côtés tiendront en haleine des festivaliers pendant douze heures d'horloge. Ce sont Tabou Combo, Système Band, Djakout Mizik, Mass Konpa, Kreyòl La, Mizik Mizik, Carimi, T-Vice, T-Zee, Back Up et Fasil.

Ces formations musicales font ce qu'il y a de mieux dans le domaine du show-biz en Haïti et dans la diaspora. Empressons-nous de souligner l'absence de certains ténors comme Zenglen, Krezi Mizik, etc. La polémique entre groupes rivaux est évoquée pour calmer les ardeurs des fans inconditionnels. On oublie vite que la polémique (intelligente) soulève beaucoup plus d'enthousiasme et fait bouger les choses. Après tout, ce n'est pas en une seule édition qu'on montrera toute la crème du compas. D'autant plus que des spectacles de danse et d'autres activités sont prévus à cette fête du compas.

Les organisateurs attendent douze à quinze mille personnes à ce grand évènement. Joubert Charles, le manager de Nouvèl Jenerasyon Record's, dans une interview accordée à Ticket Magazine, donne la garantie que les festivaliers auront l'opportunité de faire le plein d'ambiance pour seulement 250 gourdes. Cette somme est exigée, d'après Joubert Charles, afin de répondre à certaines dépenses organisationnelles. Il a annoncé, pour le bonheur des internautes, que l'événement sera disponible sur Internet et pourrait être retransmis sur Island TV. Cette ouverture est l'expression d'une certaine volonté de vendre l'image du compas sur le plan international.

D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, le compas cherche courageusement sa voie sur le marché musical mondial. Les producteurs ont compris que le compas ne peut se limiter à des bals commandés et des cérémonies de graduation. En Martinique, en Guadeloupe, comme partout ailleurs, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.Plus de cinquante ans après sa création, le rythme du saxophoniste Nemours Jean-Baptiste demeure plus vivant que jamais. Affluent des festivals et d'autres initiatives semblables. Cette musique populaire semble trouver un nouveau souffle aujourd'hui après avoir, à un certain moment, subi l'assaut du Zouk et d'autres musiques étrangères. Certains musicologues osent même parler « d'époque de rayonnement. » Mais d'autres expériences musicales ont prouvé que les mélomanes haïtiens attendent beaucoup plus du compas. Tant sur le plan de la composition des textes que sur le plan de la modernité du rythme.

Nélio Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46459

Ibo Combo « la vie musicien » et « Café » Konpa d'antan.. souvenirs, souvenirs!!!!Naissance des Minijazz...

Par Roland Léonard
Si on veut connaitre la genèse des minijazz haïtiens, il faut écouter le CD Ibo Combo « La vie musicien » de cette formation qui fit les belles soirées du Shango de l'hôtel « Ibo Lele » de 1964 à 1967 environ. Tandis que le « konpa » de Nemours et de Sicot agonisait par manque d'imagination et par épuisement dans une longue et stérile polémique, naissait une nouvelle formule, une musique neuve. A l'audition de ce disque, on fait tout de suite la différence d'avec les suiveurs et autres « combos » de leur génération.
Formé de jeunes gens très doués, âgés de dix-huit à vingt-cinq ans, peu lecteurs, possédant de bonnes oreilles et pratiquant les « head arrangements », cet ensemble tranche sur tous ses contemporains et rivaux par sa maturité dans ses goûts harmoniques, modernes pour l'époque, ses influences venues du jazz et de la bossa-nova brésilienne, ses dettes envers la meringue haïtienne classique - façon François Guignard- ses rappels nostalgiques de Saieh ou d'Edner Guignard.
La couleur orchestrale et l'instrumentation en général y sont uniques et enchanteresses, inoubliables pour les mélomanes : piano (Jacques Duroseau), guitares (Alix « Tit », Pascal et Phito Joassin), sax alto et ténor (Lionel Volel) ; accordéon (Jacques Paul Eugène) ; contrebasse (Ferdinand Dor), batterie et leader (José Tavernier), chanteurs (André Romain et José Tavernier).
« La vie musicien », « Créole musette », « Bébé mini-jupe », « Mireille », « Choucoune », « Marché rinmin », Saxo meringue », « Fleur d'amour », « Adeline », « Ghislaine », « Ti Razeur »... Que de souvenirs impérissables ! Que de minutes et d'heures enchanteresses ! Des « hits » obsédants !

La houlette et les conseils judicieux de Herby Widmaier, en ce temps-là expliquent la supériorité de IBO-COMBO. Autrefois, dans ma passion, j'aurais accordé un 10 sur 10 à cet « opus » ; avec le temps je me suis arrêté sur certains détails mineurs qui dans le fond ne gâchent pas la valeur du produit; il y a de toute évidence de petits flottements dans la rythmique ; les choeurs ne sont pas tout à fait justes.

Parue auparavant en microsillon « 33 tours » et « long playing » TAM-TAM-102st, l'oeuvre a été reprise en CD par Marc Records avec le numéro de série CD417
L'aventure devait s'interrompre brutalement et momentanément en janvier 1967, à cause d'un accident tragique, un attentat par balles à la vie du guitariste « Tit Pascal », qui s'en sortit paralysé des deux jambes ; elle allait reprendre sept (7) ans plus tard à New-York avec de nouvelles têtes, de nouveaux timbres et comme de fait une nouvelle couleur orchestrale ; en relief, les « vents » et puis trois guitares (solo, accompagnement, basse), une batterie ; une paire de congas et des percussions.

Soit Edgard Dépestre Gaguy (maestro, sax ténor et flûte), Boulo Valcourt (guitariste chanteur), José Tavernier, (chanteur, tambourineur), Michel Laraque (guitare), Lyonel Oriol (guitare-basse), Réginald Policard (percussion), Jean Alix Laraque (batterie), Sony Séraphin (percussion), Raymond Guillaume (saxophoniste), Gérard Jean-Baptiste (trompettiste).
Les influences sont les mêmes à peu près ; les compositions sont de Boulo Valcourt, d'Ansy Dérose et de Coupé Cloué. L'empreinte du jazz y est plus forte, plus manifeste dans les riffs très nombreux et swingants, les solos de sax, de trompette, de flûte, de guitare, véritables morceaux de bravoure.

L'album « Café », autrefois de Macaya Records, repris par Antilles Mizik (AMCD 9148), résume cette nouvelle épopée. De belles dissonances ! De beaux pastels ! Un « back-ground » orchestral en relief avec les « vents ». A signaler les morceaux clés du disque : « Café » superbe boléro-blues ou R'n'B à partir d'une composition orginale d'Ansy Dérose, et la « Symphonie des Mouches » de Jeannot Montes et Boulo Valcourt. Des orchestrations et arrangements mémorables ; et puis bien sûr les autres « hits » « Ti gaçon », « Mateau », « Femme totale », « Belle fleur », « Ti chérie », « Rat la », « Marie », « Apran n metye ».

Syto Cavé y faisait ses armes de parolier avec Boulo.A écouter absolument !
Roland Léonard


Source: http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46335&PubDate=2007-07-25

Une agence de produits pharmaceutiques sous scellés

Un importateur de produits pharmaceutiques n'est pas un laboratoire de fabrication. Reconditionner les produits importés est un autre moyen de se détourner des normes légales. A l'Agence EDJ Import/Export SA, sur 37 médicaments stockés, dix seulement sont autorisés par la direction centrale de la pharmacie du MSPP.

Le juge de paix Roland Duvelson assisté de son greffier, M. Smile Cadet du tribunal de paix de la Section Est de Port-au-Prince, a apposé, dans l'après-midi du mardi 24 juillet, des scellés sur l'agence de produits pharmaceutiques de l'Etablissement du Dr David Josaphat EDJ Import Export SA sis au No 123 de la rue des Miracles.

D'après l'enquête menée par des inspecteurs de la Direction de Pharmacie et de Médicaments traditionnels, sur 37 médicaments stockés dans les dépôts de cette agence, dix seulement sont autorisés par la Direction de Pharmacie. « Dolofur », un analgésique, est le médicament par lequel le scandale est arrivé.
Une plainte a été adressée au MSPP selon laquelle des produits provenant de l'Etablissement du Dr David Josaphat, ont été remarqués sur les étalages de plusieurs pharmacies de la place et prêtaient à confusion.
Un vrai scandale

Présenté sous deux couleurs différentes, bleu foncé et bleu pâle, « Dolofur » n'est pas enregistré à la Direction centrale de Pharmacie du MSPP. De plus, à l'instar de plusieurs produits entreposés dans l'agence, il est reconditionné. « Les produits qu'on a retrouvés ici ne sont pas enregistrés et même quand il faut faire le reconditionnement, il y a des normes.

Rien n'est conforme ici. C'est un vrai scandale ce qui se passe ! », s'est exclamée la directrice de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.« Il ne respecte pas le circuit formel de distribution de médicaments ! », s'emporte-t-elle. Elle a expliqué qu'à chaque importation, l'importateur doit soumettre ses dossiers à la Direction centrale de Pharmacie. « Certains des produits de l'Agence EDJ sont enregistrés.
Mais à chaque dédouanement, il lui faut une autorisation du MSPP. Il a reconditionné les médicaments. Ce fait est grave. Un importateur n'est pas un fabriquant », a souligné un inspecteur de la Direction de Pharmacie tout en montrant du doigt les cartons d'emballages d'une gamme de médicaments empilés dans des boîtes.

Même constat pour Notem, « Sur l'étiquette de ce médicament est écrit acetaminophen 2.5 grammes. En général, ce médicament est dosé en mg. On l'a corrigé à l'encre en ajoutant 2.5 mg », a fait remarquer l'inspecteur.

L'agence EDJ qui a fait les frais d'une visite inopinée des inspecteurs oeuvre sur le marché des produits pharmaceutiques depuis plus d'une décennie.

Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46564&PubDate=2007-07-25
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Un avis:
De la cohérence dans la démarche du MSPP. Nous voulons croire que l'administration continue à agir motivée par la résolution d'un problème grave et non par autre chose!

Le Nouvelliste reçoit le Ballon d'Or ... Mister George Weah

George Weah entame depuis samedi une tournée en Haïti. Il en a profité pour faire un saut dans les locaux du doyen de la presse haïtienne.

Le célèbre footballeur africain, George Weah a visité, ce mardi, Le Nouvelliste. Cette visite rentre dans le cadre d'une tournée de cinq jours entamée depuis samedi dans le pays. Le Ballon d'Or 1995 s'est entretenu avec le directeur du journal, Max Chauvet, sur ses éventuels projets en Haïti . M. Weah a indiqué que sa fondation, qui porte d'ailleurs son nom, est prête à intervenir en Haïti en vue d'aider des jeunes. « Nous sommes prêts à intervenir en Haïti s'il y a des projets viables. Nos amis Haïtiens doivent déterminer le type d'aide qui serait profitable à la jeunesse haïtienne. On ne s'intéresse pas seulement à donner de l'argent. Ce qui importe, c'est de savoir si cet argent est bien utilisé », a-t-il déclaré.

Il s'est dit, par ailleurs, prêt à apporter son soutien à Haïti :"Je suis président de l'Association des footballeurs professionnels africains et en tant que tel, je peux organiser un match et recueillir des fonds en vue d'apporter notre soutien à un projet qui se fait dans le pays. », a-t-il ajouté.
Refusant de se considérer comme une star, mais plutôt comme un homme au service de la communauté africaine, « Mister George », comme le surnomment ses fans, n'a pas caché son optimisme quant à l'amélioration des conditions de vie des gens de Cité Soleil : « Les problèmes de Cité Soleil sautent aux yeux. Les gens vivent dans des conditions infrahumaines. Cependant, il n'est pas trop tard pour les dirigeants de renverser la situation. Et si on n'intervient pas de manière urgente, le problème de Cité soleil s'étendra à l'échelle du pays. »
Originaire d'un pays déchiré par quinze ans de guerre, Weah conseille aux jeunes haïtiens de cultiver la discipline, d'être plus assidus au travail et de renoncer à la violence. Il a pris en exemple sa décision de renoncer aux contestations, malgré des cas flagrants de fraude lors des dernières joutes électorales dans son pays: "Il faut pratiquer la paix si l'on veut avancer. Revenir sur le passé quand il est mauvais ne rime à rien. La vie, c'est comme les élections, l'objectif est de gagner d'abord le premier tour. Quand on ne parvient pas à gagner le premier tour, il faut gagner le second tour. Il faut oublier le passé pour pouvoir construire l'avenir".

Intervenant sur la présence d'Haïti à la coupe du monde des moins de 17 ans, en août prochain, il a annoncé qu'il ne sera pas en Corée du Sud pour supporter la sélection haïtienne, mais assure que les joueurs seront évalués : "Aujourd'hui, il y a heureusement la technologie et ceux qui travaillent avec moi ont la tâche de suivre les joueurs.
S'il y en a un qui est bon, ils me le diront et nous assurons le suivi en faisant des recommandations auprès des clubs européens comme nous l'avons déjà fait pour le jeune, Fabien Vorbe".
Ambassadeur de l'UNICEF depuis 12 ans, l'éminent footballeur africain a créé la «fondation George Weah ». Cette dernière fait la promotion de la paix et oeuvre dans le domaine de l'éducation des jeunes notamment au Libéria.
George Manneh Oppong Ousman Weah est né le 1er octobre 1966 à Monrovia, capitale du Libéria. En novembre 2005, il a été battu au second tour de l'élection présidentielle par l'économiste Ellen Jhonson Sirleaf. Le candidat du Congrès pour le changement démocratique (CCD) avait porté plainte pour fraudes soupçonnées auprès de la commission nationale électorale avant de désister par la suite.

Arrivée à Port-au-Prince à l'initiative de Radio Télé Zénith, l'ancienne star du ballon rond a pour objectif principal de promouvoir la paix et la solidarité entre les Haïtiens.
Sa première visite l'avait conduit, samedi, à Tortug'Air et à Cité Soleil.
George Weah promet d'effectuer d'autres visites en Haïti.
Alain Gaillard
et Enock Néré

Source http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46541&PubDate=2007-07-24

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Ceci vaut un commentaire!
La société haïtienne doit s’estimer heureuse et chanceuse de pouvoir compter sur le symbolisme qui accompagne un personnage de l’importance en terme d’image de Monsieur George Weah.
Il ne fait aucun doute que son influence se révèlera utile à Haïti dans sa quête de paix et de stabilité sociale.
Dans un domaine plus concret, le financement d’une école de football, la subvention de stages en Europe sont autant de projets réalisables avec la participation de grands footballeurs africains fédérés autour de George Weah.
On pourrait même rêver d’un centre sportif George Weah implanté en plein Cité Soleil.
Un autre aspect des commentaires doit incommensurablement tourner autour de son échec aux dernières élections de son pays.
Comme grand fan de football et un fervent admirateurs de ces joueurs africains à succès en Europe comme dans la lignée de George Weah, un Didier Drogba, un Samuel ETO’O pour ne citer que ceux-là, nous n’avions dans un premier temps apprécié son engouement pour participer dans la gestion des affaires de son pays.
Cependant nous avions été possédé à l’heure H plus par la raison que par le fanatisme agrémenté par le populisme messianique traditionnel des pays pauvres. Conscient qu’un très bon footballeur ne pouvait pas se convertir du jour au lendemain en grand chef d’état, nous avions respiré des airs de soulagement en apprenant que Monsieur George Weah avait été battu au deuxième tour. Il est toujours savoureux de goûter aux délices de la logique dans de telles conditions.

Il est clair que Geoge Weah pourra toujours servir correctement son pays s’il le veut. Il a les moyens et les vrais supports pour le faire. Mais pas forcément depuis le fauteuil présidentiel !

Ce qui est encore tout à fait en son honneur, après sa défaite il a compris que le peuple avait vu d’un bon œil son incursion réussie dans le champ de la politique. Il avait surtout compris que le populisme messianique ne suffirait pas. La place était à la capacitation. Il s’est tout bonnement retourné vers ces endroits ou on peut apprendre à connaître, à comprendre et à agir de façon positive avec les gens, le monde et les autres…
Il suit des cours de sciences politiques dans des universités américaines.

Bonne chance Monsieur George, le peuple haïtien serait ravi de vous accueillir prochainement en ancien footballeur-président du Libéria.
JJ 25/07/07

Réduire le nombre de partis politiques !....Osner Fevry pour un renouvellement en douceur de la classe politique

Les partis politiques en Haïti peuvent fonctionner mieux. Le Conseil national des Partis politiques haïtiens (CNPPH), est confiant et tente de renforcer les structures de ces derniers par l'institutionnalisation et le financement. Mais, il faut d'abord regrouper certains d'entre eux afin de diminuer le nombre.
« Des partis politiques, il y en a beaucoup et même trop en Haïti », reconnaît Toussaint Dérosiers, conseiller-délégué au Conseil national des Partis politiques haïtiens.

En 2005, plus de soixante- dix (70) partis et groupements politiques ont été identifiés pendant qu'une trentaine était en attente de légalisation.
Le problème c'est que bon nombre d'entre eux sont confrontés à de grandes difficultés de fonctionnement vu leur faible pouvoir économique.
Un véritable paradoxe pour le professeur Toussaint Dérosier qui croit que la politique et l'argent sont étroitement liés. Selon lui, on ne peut pas faire de la politique si on n'a pas d'argent. Il dit opter sincèrement pour une diminution du nombre des partis politiques en Haïti. Et, c'est donc poussés par ce constat, que les responsables du conseil national des Partis politiques ont engagé, ce mardi, dans les locaux du Karibe Convention Center à Pétion-Ville, une série de discussions, visant à regrouper les partis politiques entre eux tout en leur donnant de meilleurs moyens de fonctionnement.
« Partis politiques et gouvernance démocratique au regard de la Constitution de 1987 », est le thème retenu pour cet atelier de travail qui prendra fin ce mercredi 25 juillet. Pour introduire ce thème évocateur, le professeur Edouard Francisque, vice-président du CNPPH, a présenté les grandes lignes de l'idéal démocratique de la Constitution de 1987, ce qui a permis aux représentants de partis politiques présents en la circonstance de mieux cerner le thème de ce colloque. Docteur Francisque a surtout mis l'accent sur le rôle des partis politiques dans la sauvegarde de la démocratie. « Ce ne sont pas les articles à eux seuls qui peuvent assurer la pérennité de l'idéal démocratique. Il revient donc aux partis politiques de se mettre au pas afin de garantir sa survie.», dit-il

L'initiative du CNPPH de renforcer le travail des partis politiques dans le pays est bien vue par les participants, particulièrement par les membres du gouvernement. Le Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui ne pouvait pas, suivant les principes des organisateurs, intervenir officiellement en la circonstance, n'a pas pu retenir sa position vis-à-vis de cette initiative qu'il juge louable. Répondant aux questions des journalistes M. Alexis déclare que le travail qu'effectue aujourd'hui le CNPPH, est d'une importance capitale dans la mesure où elle vise à aider les partis politiques à mieux se structurer. « Si l'on veut que la démocratie soit une réalité en Haïti, il est important qu'on aide les partis politiques à mieux s'équiper et surtout qu'on leur donne les moyens financiers financement pour mieux fonctionner.» Le président du Sénat, Joseph Lambert, du même avis que le premier ministre, plaide en faveur d'un renforcement des partis politiques.

Ces derniers constituent, selon lui, le socle sur lequel s'assoit la démocratie. Aussi méritent-ils une prise en charge formelle. Le sénateur Lambert en a profité pour inviter les représentants des partis politiques à saisir l'occasion pour renforcer leurs structures. « J'exhorte tous les représentants des partis politiques ici présents à s'engager dans la lutte pour la démocratie », a-t-il dit, s'adressant aux participants.

Le colloque sur les partis politiques devrait aboutir dans les prochains jours à une restructuration de ce secteur tant au niveau de leur statut légal qu'au niveau de leur capacité de se tenir économiquement. « Les débats qui se tiennent ici aujourd'hui visent à créer une concertation, un espace de dialogue qui doit conduire à un renforcement des partis politiques, mais aussi à leur financement », affirme le président du CNPPH, Déjean Bélizaire.

L'institutionnalisation et le financement des partis politiques devraient permettre un meilleur fonctionnement de ces derniers, conclut l'ingénieur Bélizaire.

Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
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Le coordonnateur du Conseil National des Partis Politiques, Osner Fevry, se prononce en faveur d’une restructuration de la classe politique tout en dénonçant l’immixtion du secteur des affaires dans la vie politique.

Le chef de file du parti démocrate chrétien haïtien (PDCH) estime que la méfiance de l’opinion publique à l’égard des hommes politiques est le résultat des campagnes dans le cadre de la globalisation orchestrées par l’international en vue de renforcer la société civile. Osner Fevry est pour une régénération et un renouvellement de la classe politique haïtienne regrettant que de nombreux chefs de partis n’aient pas "le sens de la mesure".
Toutefois il met en garde contre un renouvellement qui occasionnerait une rupture d’avec les générations de leaders expérimentés.Tout en souhaitant qu’on ne rejette pas les "valeurs " en raison de leur age, Il a tiré a boulets rouge sur la majorité des députés et des ministres les qualifiant de membres de la génération de " Déchoucage". " Ils ont été élus parce qu’ils savent faire du bruit", lance t-il. " Le renouvellement ne doit pas signifier un rejet mais une collaboration des valeurs vieux et jeunes", explique t-il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Osner Fevry a reconnu que les partis politiques haïtiens ne sont pas démocratiques dans la pratique.
Des représentants d’une trentaine de partis politiques, membres du Conseil National des Partis Politiques, participent ce mardi à un colloque sur la modernisation des partis politiques. Osner Fevry qualifie de ridicule la participation de plus de 40 candidats aux dernières élections présidentielles déplorant qu’une centaine de partis soient légalement enregistrés.
De plus, M. Fevry annonce la présentation d’un document qui doit servir de référence à l’élaboration d’un projet de loi sur l’organisation et le financement des partis politiques. " Un parti ne doit pas être financé par un pays étranger ou des organisations occultes", souligne t-il.
Le conseil National des partis politiques, présidé par Dejean Bellizaire est l’un des regroupements de partis oeuvrant à la modernisation de la classe politique haïtienne.

Source:
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12866

Notre avis
Que faire devant cette réalité inacceptable et inconcevable dans un pays comme Haïti ? Le tout n’est pas d’identifier la maladie sinon de porter les réflexions vers la prise en charge normale du patient.
Le nombre excessif de groupements politiques ne correspond certainement pas à un nombre équivalent de visions de la politique. C’est certainement le résultat de la réflexion d’individus qui ont compris la dynamique des avantages qui découlent de sa position de chef de parti. En d’autre terme produit de la « mentalité chef », cette façon d’envisager la vie qui reste un vrai obstacle au progrès.
“Sa yo fè a men yo detwi-l ak pye yo !
Comme on dirait chez nous, le fait même de voir l’intérêt d’engager des réflexions sur le fonctionnement des partis politiques en Haïti reste une tentative positivement louable. Elle sera bénéfique si le consensus vise réellement à redresser la barre, si et seulement si les débats ne s’engagent pas avec l’objectif inavoué pour un secteur déterminer de renforcer son hégémonie ou dans l’optique de regonfler certains egos pour se rendre détenteur de mérites quelconque qui se traduiraient par l’attribution d’une meilleur par du gâteau.
Cependant il est légitime de poser certaines réserves qui prennent naissance avec la gestation même du projet inspirant un certain pessimisme en considérant les retombées réelles des débats.
La première réserve est à noter quand on constate que les débats autour du fonctionnement des partis politiques se feront en trois temps. Celui qui vient de s’achever ne représente que le second moment. Un premier a eu lieu il y a quelques mois. Un troisième moment devra engager le parti au pouvoir avec des groupements satellites partageant certaines affinités. Pourquoi en trois réunions avec trois clivages de partis ?
Les conclusions tirées de ces débats frise des palissades. Ceux qui réclament le renouvellement des cadres en conservant les dinosaures mêlés à toutes les sauces depuis les temps pré duvalériens ne savent certainement pas que leur seule présence dans le milieu inspire de la méfiance et ils seront de plus en plus isolés. Comme un corps librement lâché sous l’effet de la pesanteur, ils finiront par choir et disparaître. Ce qui est impossible à envisager c’est de savoir comment le vide laissé par ces leaders adeptes de la politique des terres et des têtes brûlées sera-t-il occupé.
JJ

LUTTE CONTRE LE BANDITISME / Justice et Paix constate des progrès en matière de sécurité

L’organisation catholique de promotion des droits humains, Justice et Paix (Jilap), déclare constater une certaine baisse des cas de victimes d’assassinats dans les rues de Port-au-Prince.

Dans un nouveau rapport produit en ce mois de juillet 2007, la commission nationale Justice et Paix affirme avoir enregistré 70 victimes à Port-au-Prince durant la période allant d’avril à juin 2007, ce qui représente une nette baisse par rapport à la période précédente.

Au mois d’avril 2007, Jilap dit dénombrer 30 victimes contre 25 pour le mois de mai et 15 en juin 2007.De tels progrès ont été enregistrés, selon l’organisme, grâce aux efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) aidée de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).« L’insécurité, surtout le nombre de morts par balle, a baissé au cours de ces derniers mois, grâce aux décisions du gouvernement et aux efforts de la Police nationale, appuyée par la Minustah », indique la commission nationale Justice et Paix dans ce rapport, précisant quand même que « des actes de violence se produisent de temps à autre ».

L’organisme dénonce, en revanche, les violations des personnes appréhendées dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et le banditisme généralisé.


Jilap dénonce certaines pratiques de la police dans la lutte contre le banditisme, lesquelles, selon elle, constituent une porte ouverte à des violations des droits de la personne.« Nous ne comprenons pas pourquoi un présumé bandit devrait être exhibé devant les caméras pour être soumis à un interrogatoire par des journalistes. Cette pratique est une violation des droits de la personne arrêtée », estime la commission nationale Justice et Paix, citée par AlterPresse.

L’organisme demande à la police de respecter la loi lors des arrestations. « L’État doit respecter les droits même des personnes sur lesquelles pèsent de graves suspicions ou qui sont accusées par la clameur publique », écrit la commission dans ce rapport adressé aux autorités haïtiennes.


Par ailleurs, Justice et Paix croit nécessaire d’entreprendre des actions relatives à la justice sociale pour lutter contre l’insécurité et la violence. La commission déclare constater une absence quasi-totale de l’État dans les zones considérées autrefois comme des zones de non-droit.Jilap remarque « très peu d’activités pour changer la vie des gens » dans ces zones. Il y a « peu d’activités économiques », le « chômage » est de règle et « le désespoir bat son plein ».« L’insécurité et la violence ne trouveront pas de solution durable si on ne s’attaque pas à la question de la violence sociale qui est en train de détruire la société chaque jour davantage », soutient la commission nationale Justice et Paix.

Source Journal Le Matin sur http://www.lematinhaiti.com
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Notre avis
Nous profitons de cette déclaration de l’institution juste et paix pour reprendre la notion qui servirait de résumé et de conclusion à la situation du pays en laissant de côté les éventuels « mais ». Ce sont ces « mais » à tout va qui trop souvent n’ont d’effet que de reléguer l’essence de l’information au second plan.
En fait, HAITI VA MIEUX ! Voici l’information qu’il convient de claironner aux quatre vents. Il faut pouvoir retoucher cette image d’Haiti qui est véhiculée depuis bon nombre d’années.
Sans évoquer les statistiques qui peuvent dire ce que nous voulons dans la logique de la bouteille pleine à moitié ou à moitié vide.
Ces derniers temps liens familiaux exigeant, beaucoup d’haïtiens et d’étrangers ont bravé leur peur après des heures d’insomnie el les « dyol maré » des époux, épouses et enfants pour voir de par eux-mêmes ce qui se passait là-bas.
Le rapport de leurs constats est évocateur d’une amélioration globale de la situation tant sur le plan sécuritaire que sur le plan de la reconstruction nationale en revitalisant ce qui restait de certaines institutions.
Les exemples sont certes mais ils se perdent et s’évanouissent dans l’immensité infinie des besoins les uns plus pressants que les autres.
Malgré les divergences qui surgissent après chaque démarche et chaque tentative d’action du gouvernement en place, - si on accepte le droit de chaque individu d’avoir une vision différente sur une question déterminée – on peut y trouver une pointe de cohérence.
Dans ce sens on peut admettre que la façon dont la lutte contre le banditisme a été conçue au départ, modalité qui était loin de bénéficier d’un consensus de l’opinion même bien intentionnée, aujourd’hui a certainement permis ces résultats qui n’augurent que de bonnes choses pour l’avenir du pays.
Si aujourd’hui on a du mal à intégrer et ajouter les résultats du programme désarmement et Réinsertion dans ce bilan positif du fait qu’il est inconcevable que dans un pays avec une fracture sociale aussi grave et délétère que ce qui pourrait être vu comme une récompense au banditisme puisse servir à l’enrayer.
Mais sans la vertu de fouiller « zo nan kalalou » toute analyse risque de s’embourber dans les méandres de l’inconnu et s’enliser dans des conjectures partisanes stériles.
Dans la lutte contre l’insécurité et le banditisme les choses se sont montées par paliers successifs. Aujourd’hui les yeux sont fixés sur les capacités du système judiciaire du pays et des capacités de nos centres de détention de garder en lieu sûr ces malfrats irrécupérables.
La société doit cependant rester sur ces gardes pour ne pas décerner des notes trop élevées pour couronner une action en phase de simple gestation dont les grandes lignes doivent de plus en plus s’affirmer en redressant les atomes crochus et les déviances séculaires fruit de l’incompétence macabre de nos dirigeants et de nos vieux démons indomptables et sanguinaires.


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mardi 24 juillet 2007

Cri d'alarme en faveur de la paysannerie

La paysannerie haïtienne est délaissée. Moins de 10% du budget national est consacré à ce secteur pourtant vital. Lors d'un rassemblement dans le département de l'Artibonite, des responsables d'Ong et autres personnalités évoluant dans le domaine ont plaidé en faveur de sa prise en charge.

« La priorité du gouvernement actuel n'est pas l'agriculture, mais le tourisme et la zone franche », a déploré le professeur Camille Chalmers, lors de la 2e assemblée générale du Réseau national haïtien pour la Sécurité alimentaire (Renhassa) tenue au cours du week-end à Lestère (Artibonite). Intervenant autour du thème : « Politique néolibérale / Economie rurale », le responsable de la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) estime que le pouvoir actuel n'affiche aucune volonté pour venir au secours de la paysannerie abandonnée à son sort. « Le document stratégique national pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) qui va remplacer le Cadre de coopération intérimaire (CCI) ne prévoit pas d'investissement sérieux dans le secteur paysan, a-t-il fait remarquer. Le tourisme et les zones franches sont les deux priorités de l'administration Préval/Alexis. »

Le directeur de l'Institut national de la réforme agraire (INARA), Bernard Ethéard, a lui aussi, affiché son désaccord avec la politique du gouvernement Alexis en matière d'agriculture. Comme pour corroborer les propos de Camille Chalmers, il a fait état d'un projet du gouvernement d'établir une autre zone franche sur trois mille hectares dans le département du Nord-est. Il dit craindre que les paysans ne soient à nouveau dépossédés de leur terre. « Je compte écrire au président de la République à ce sujet », a-t-il annoncé. A côté de l'établissement des zones franches dans le pays, Bernard Ethéard se dit inquiet du plan du gouvernement de produire de l'éthanol. « En produisant de l'éthanol, on peut revenir au temps de la SHADA où l'on saisissait les terres des paysans, dit-il. Le gouvernement doit étudier à tête reposée les avantages et les inconvénients de la production de l'éthanol. »

La 2e assemblée nationale du Renassa a été l'occasion pour les responsables de l'organisation et ceux des autres Ong de faire un plaidoyer en faveur de la paysannerie haïtienne. « Libéralisation du marché et absence de crédit », figurent d'après Camille Chalmers au nombre des barrières empêchant le développement du secteur. Il demande à toutes les organisations paysannes de se mobiliser afin de porter l'Etat haïtien à assumer ses responsabilités envers les paysans. Le coordonnateur du Renassa, Doudou P. Festile a, lui aussi, dressé un tableau sombre de la situation de la paysannerie haïtienne. « Moins de 10% du budget national est consacré à ce secteur vital », a-t-il fait savoir. Il a, par ailleurs, dénoncé l'envahissement de notre marché par des produits venant de l'étranger. Une étude sur les impacts des produits « pèpè » sur la santé de la population financée par l'Actionaid, a-t-il annoncé, est en cours de réalisation. Présent dans sept des dix départements géographiques du pays le Réseau national haïtien pour la Sécurité alimentaire se donne pour objectif de faire la promotion de la production nationale. Il regroupe aujourd'hui plus d'une centaine d'organisations.

Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46470&PubDate=2007-07-24
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Inondations...Quatre morts et des centaines de familles sinistrées

Quatre personnes ont trouvé la mort à Ganthier après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur cette commune du département de l'Ouest dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 juillet 2007.
Le bilan officiel de ces intempéries fait état de la perte d'un nombre important de têtes de bétail et de plusieurs dizaines de maisonnettes endommagées par les eaux en furie.
A Les Roches, une localité de Thoman, section communale de Ganthier, on a retrouvé une mère et son bébé ensevelis sous un amas de boue.
Le cadavre d'une septuagénaire noyée suite à la crue des ravines « Maingrette » et « Malafi » a été découvert dans la même zone.
Apeurés, des sinistrés se sont réfugiés, jusqu'à hier dimanche, chez ceux qui n'ont pas été touchés, à Haut-Thoman, dans les montagnes, a confié Sainfaite Joseph.
Sinistré lui aussi, ce cultivateur se voit obligé de mettre une partie de son jardin à la disposition des techniciens du ministère des Travaux publics en vue de faciliter la circulation des véhicules de transport, fréquentant la route Fonds-Parisien/Fonds-Verrettes.

Eboulements de terrain, destruction de plusieurs tronçons de route, notamment à Thoman et à Fonds-Parisien, sont, entre autres, des dommages enregistrés.
Fonds-Parisien a été également touché par de fortes pluies. Un jeune garçon est passé de vie à trépas après avoir été emporté par les eaux. Plusieurs maisons ont été aussi endommagées. « Nous avons été particulièrement victimes de la crue de la rivière « Lastic », a expliqué un jeune homme, résidant dans la localité La Source.
De nombreuses familles sont pour l'instant aux abois. « J'ai perdu tout ce que je possédais. Je n'ai plus rien », s'est plainte Emilienne Gilmé, mère de plusieurs enfants, habitant la plaine de Thoman. Elle dit attendre une intervention urgente des autorités étatiques.
« Nous sommes déjà rentrés en contact avec les différentes instances gouvernementales autour de cette situation. Mais j'estime qu'il y a eu une certaine lenteur de leur côté», a indiqué le maire de la commune, Ralph Lapointe.

Accompagné du député Pierre Jude Destiné, d'un représentant des Travaux publics, Anoual Rocher et d'autres personnalités du pays, lors d'une visite d'évaluation, l'administrateur municipal a déclaré que la circonscription risque d'être victime d'une catastrophe plus grave si de sérieux travaux d'infrastructures ne sont pas entrepris par les principaux concernés.
En mai 2004, la commune de Fonds-Verrettes avait été victime d'une tragique inondation. A cette époque, des centaines de personnes avaient péri. Même le bétail et les plantations n'ont pas été épargnés. On se le rappelle aujourd'hui encore.
Trois ans après, aucune action concrète n'est posée par nos responsables en terme de prévention. Le phénomène de la coupe des arbres continue de prendre de plus en plus d'ampleur, la route de Fonds-Verrettes n'est pas encore améliorée voire construite et certaines familles habitent jusqu'à présent dans des maisons bâties dans le lit même de la rivière... « Qu'arrivera-t-il au cas où d'autres catastrophes naturelles seraient produites dans cette région ? », se questionne plus d'un. « Il ne reste qu'à intervenir en termes de protection et de création d'emplois face à une telle situation », admet le directeur adjoint départemental de l'Ouest au ministère de l'Environnement, l'Ing. Ludner Remarais, qui visitait lui aussi les sinistrés.

Par ailleurs, M. Remarais a annoncé des mesures que compte adopter le ministère vis-à-vis des habitants qui abusent de l'environnement. « Des carrières de sable vont être fermées très prochainement», a indiqué l'ing. Remarais qui ajoute que des emplois vont être créés en vue de freiner le déboisement dans la zone.
Entre-temps, des hommes, des femmes et des enfants qui n'ont pratiquement pas de quoi se nourrir, se vêtir... sont dans une situation difficile voire alarmante. Ces centaines de personnes sinistrées ont des problèmes urgents à résoudre. Ils disent attendre l'aide du gouvernement... en toute urgence.

Victor Jean Junior

djune14@yahoo.fr
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http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46489&PubDate=2007-07-23
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Haïti s'offre aux investisseurs (français a travers les... )guadeloupéens

La délégation d'hommes d'affaires de la Guadeloupe est arrivée, samedi 21 juillet, à Port-au-Prince pour une visite de prospection économique à travers le pays.
Fort d'une vingtaine de membres, ce groupe d'hommes d'affaires est intéressé à investir en Haïti. Ils sont venus tester le terrain et établir des liens plus serrés entre les deux îles ayant en commun le créole et le français.
« Dans ce monde de plus en plus difficile et compliqué, nous, fils de la Caraïbe devons nous serrer les coudes, car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare », a fait remarquer le vice-président de la commission européenne, juridique et de la coopération des caisses régionales de la Guadeloupe, Dr Alex Faleimé qui s'exprimait samedi, à l'hôtel Montana, lors d'une cérémonie organisée par la Chambre Franco-haïtienne de Commerce et d'Industrie (CFHCI).

« Haïti, si proche de la Guadeloupe depuis tant d'années, ne peut occuper qu'une place de choix dans notre coeur. Nombreux de vos compatriotes sont installés en Guadeloupe et ont par leur force de travail permis le développement de notre pays. Cela, nous ne pouvons l'oublier », a indiqué M. Faleimé.
Le responsable des caisses de la Guadeloupe, qui n'a pas tari d'éloges envers le courage des Haïtiens établis dans son pays, a ajouté que les nombreux chefs d'entreprises qui visitent Haïti actuellement sont décidés à échanger, partager et travailler.
Le président de la CFHCI, Grégory Brandt, a pris soin de souligner à l'attention des visiteurs que les possibilités de partenariat entre les deux pays sont immenses et multiples, les projets existent, les fonds sont disponibles, les fonds d'investissements des bailleurs internationaux sont également présents, la bonne gouvernance de l'Etat haïtien est au rendez-vous et les appels d'offres sont ouverts.

La ministre du Commerce et de l'Industrie, Maguy Durcé, a souhaité la plus cordiale bienvenue à la délégation guadeloupéenne et promet aux hommes d'affaires des deux pays l'assurance de sa collaboration pleine et entière. La réception des visiteurs guadeloupéens, samedi, a été agrémentée de présentations spécifiques. Le directeur général du Centre de Facilitation des Investissements (CFI), Guy Lamothe a présenté son institution et fait ressortir les avantages douaniers et fiscaux des lois haïtiennes.
Mme Marie Josée Garnier a fait un bref survol de l'économie haïtienne non sans mentionner des atouts pour investir dans le pays et Luc Espéca de la direction des zones franches a fourni des informations aux potentiels investisseurs guadeloupéens sur les zones franches haïtiennes.
La délégation a été reçue par la CFHCI, lors d'une cérémonie à l'hôtel Montana, déroulée en présence de la ministre du Commerce et de l'Industrie, Maguy Durcé, celui des Affaires étrangères, Jean Rénald Clérismé, du président de la chambre des député, Pierre Eric Jean-Jacques, des membres du Corps législatif et du directeur général du CFI, Guy Lamothe.

La délégation s'est rendue dimanche dans le département du nord en vue de rencontrer les associations patronales dudit département et visiter du coup la citadelle Henri. Les guadeloupéens séjourneront dans le pays jusqu'au 27 juillet. Il est dans leur agenda de rencontrer le Premier ministre haïtien, Jacques-Edouard Alexis, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé. Une rencontre avec le représentant resident de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) en Haïti, Ana Cécilia Mc Innis, est également prévue.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com
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Source: Journal Le Nouvelliste sur :
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46487&PubDate=2007-07-23
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Cité Soleil, première destination du ballon d'or ... Geroge Weah à cité soleil

George Weah, premier joueur non européen Ballon d'Or, entame depuis samedi une tournée de cinq jours en Haïti. Cité Soleil est le première destination de l'éminent footballeur africain, ambassadeur de l'UNICEF et candidat malheureux de la récente présidentielle au Liberia.
« Si j'ai réussi, vous pouvez le faire aussi », a déclaré samedi, George Weah qui s'adressait à des dizaines de jeunes massés, en tenue sportive à la Mairie de Cité Soleil.

Arrivé à Port-au-Prince à l'initiative de Radio Télé Zénith avec pour objectif principal de promouvoir la paix et la solidarité entre les Haïtiens, le premier joueur non européen ayant reçu le ballon d'Or, a voulu faire de Cité Soleil le premier point d'un périple de cinq jours.

Ravi d'un discours improvisé de Yves « Dadou » Jean Bart, le président de la Fédération haïtienne de football qui l'a accueilli à l'Aéroport International Toussaint Louverture, la star, plusieurs fois récompensée par la FIFA, France Football et Onze Mondial, a découvert, dans le plus grand bidonville du pays, des bicoques recouvertes de tôles rouillés et des jeunes infortunés jouant au football.
« Vous avez la chance d'avoir une paire de chaussures pour taper au ballon, moi j'ai commencé les pieds nus. Dans la vie, il faut toujours rêver et faire des choses positives », a conseillé aux jeunes celui qu'on appelle affectueusement Mister George.

« Homme politique, ex-ambassadeur de l'UNICEF, Weah a voulu visiter Cité Soleil en dépit de la menace qu'elle représentait il y a de cela cinq mois », a indiqué Rony Colin, principal organisateur de la tournée.
« Cette visite dans la commune est très significative », a reconnu Wilson Louis, le maire de Cité Soleil qui espère un jour inauguré une installation sportive baptisée du nom de George Weah à qui un ballon a été offert.
Au Centre des talents sportifs, où sont concentrés les jeunes de la sélection nationale de football U-17, l'ancienne gloire de Milan AC, de Chelsea, de Manchester City et de l'Olympique de Marseille se trouvait le lendemain comme un poisson dans l'eau. Dans ce ranch qui porte encore les cicatrices de la razzia qui précède l'exil de l'ex-président Aristide, il a félicité la qualification de la sélection U-17 à la prochaine édition de la coupe du monde.

« Je suis l'un des meilleurs footballeurs que la terre ait produite, mais je n'ai pas eu le privilège de disputer une phase finale de coupe du monde », a regretté Weah âgé de 40 ans.
Le deuxième noir récompensé par France Football encourage les jeunes à tenter le lucratif marché européen s'ils espèrent une grande carrière dans le football.
Ce qui reste du Ranch de la Croix-des-Bouquets a été visité par le Ballon d'Or qui promet d'utiliser son influence auprès de la FIFA pour une éventuelle restructuration du Centre des talents sportifs. Jean-Jacques Pierre, le défenseur haïtien convoité par de grands clubs en Europe après une saison à Nantes -relégué en ligue 2 en France- a été justement formé dans ce centre de talents sportifs.

George Weah, qui a avoué que la paix est revenue au Libéria, ravagé pendant une quinzaine d'années par des guerres civiles, grâce au football, a livré un message de paix à Bon Repos où il a donné, hier dimanche, le coup d'envoi de la septième édition du Championnat Parc Rony Colin.

Il a été un peu plus tard au stade Sylvio Cator pour disputer la deuxième partie d'un match de gala entre une sélection de journalistes et une équipe de musiciens et autres figures du show-biz haïtien au profit de la sélection U-17.
Il a été également au Centre sportif de Carrefour pour jouer et discuter avec les élèves de plusieurs écoles de football dont Jacko Football passion.
La star qui le jour de son arrivée a visité la ligne aérienne nationale Tortueg'Air est attendue, mardi, au Parlement et à Le Nouvelliste avant de terminer son périple par une visite au Palais présidentiel où le président René Préval devra l'accueillir.
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Source:http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46499&PubDate=2007-07-23 Version espagnole disponible sur Haïti Crema y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Visite d’une délégation d’hommes d’affaires guadeloupéens

Une délégation d’hommes d’affaires guadeloupéens séjourne depuis samedi en Haïti afin d’explorer les possibilités d’investir dans le pays et de prendre contact avec le secteur privé haïtien.
Les 15 hommes et femmes d’affaires, membres de cette délégation ont rencontré hier dimanche, les membres de la chambre de commerce et de profession du Nord autour des possibilités d’investissement. Une réunion empreinte de cordialité qui a eu lieu à l’hôtel Cormier du Cap Haïtien après une visite de la Citadelle Henry. Outre des hommes d’affaires, des représentants du secteur public en Guadeloupe font partie de cette délégation qui doit séjourner en Haïti jusqu’au 27 juillet 2007.
Le président de la Chambre de Commerce et de Profession du Nord (CCPN), Martin Malherbe Jocelyn, affirme que la rencontre avait permis une prise de contact entre les hommes d’affaires haïtiens et guadeloupéens, tout en regrettant des failles dans la planification de cette séance de travail." Nous n’avions pas été informés des secteurs d’activités privilégiés par les membres de la délégation ", dit-il précisant que des projets relatifs à un chantier naval et une université de métier ont été présentés par les visiteurs.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, M. Jocelyn a souligné que les secteurs privilégiés par la Chambre de Commerce et de Profession du Nord (CCPN) sont le tourisme et l’agriculture.

Selon lui, il est important de faire valoir de nouveaux paramètres positifs dans l’environnement socioéconomique tels l’extension de l’aéroport du Cap-Haïtien et la fourniture prochaine de 15 mégawatts additionnels d’électricité.Tout en indiquant que les hommes d’affaires ont été agréablement surpris par la propreté de la ville, Martin Malherbe Jocelyn rappelle que le climat sécuritaire est l’un des atouts du Cap Haïtien.
De plus, il assure que les hommes d’affaires capois veulent valoriser l’agriculture notamment dans la région de la plaine du Nord, ce qui devrait faciliter l’exportation de produits agricoles vers des pays de la caraïbe.
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Source
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12861
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L’ambassadeur américain se réjouit de la reprise des exportations de mangues

L’ambassadeur américain à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, salue la reprise, le 19 juillet dernier, des exportations de mangues francis vers les Etats-Unis estimant que la " résolution rapide de ce problème, en moins de deux semaines, démontre le niveau de l’engagement des Etats Unis à ce programme".
"Nous savons que les exportations de mangues constituent une source importante de revenu pour le peuple haïtien", indique la diplomate américaine pour qui l’engagement de tous les secteurs a permis de trouver une solution rapide à la crise.
" Sans l’engagement et l’effort du gouvernement haïtien, des exportateurs de mangues, de l'équipe du USDA et du personnel de notre ambassade, nous n'aurions pas été en mesure de rétablir les expéditions aussi rapidement", dit-elle.
Les exportations des mangues francis vers les Etats-Unis étaient temporairement suspendues le 2 juillet suite à la découverte de larves vivantes de mouches de fruits lors d’une inspection de routine par des spécialistes agricoles de la Douane américaine et de la Protection des Frontières à Port Everglades, en Floride.
Selon un communiqué de l’ambassade américaine, le 8 juillet 2007, le Département de l’Agriculture des Etats-Unis avait dépêché une équipe d’inspecteurs en Haïti y compris des spécialistes dans le traitement des larves d’insectes, pour travailler avec les producteurs de mangues, l’Ambassade américaine et les officiels du gouvernement haïtien.
Ces inspecteurs et spécialistes avaient pour objectif de certifier à nouveau les procédures d’autorisation préalable de six des différentes usines qui fonctionnaient dans le cadre de ce programme.
" L’équipe a travaillé 14 heures par jour pendant plus d’une semaine afin d’inspecter séparément chaque usine et réviser les procédures de traitement et de protocole d’accord", indique le communiqué.
De plus, l’ambassade américaine annonce que l'équipe d’inspecteurs et de spécialistes reviendra au cours de cette semaine pour " un travail de suivi dans le cadre de l’engagement des Etats-Unis à aider le secteur de production de mangues et le gouvernement haïtien à se conformer totalement aux normes.
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Source http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12862
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George Manneh Weah assure la promotion de la paix en Haïti

L’ancienne star du football, George Manneh Weah, effectue une visite de 6 jours en Haïti au cours de laquelle il réalisera des activités en vue de promouvoir la paix et la solidarité dans le pays.
A son arrivée samedi dernier à l’aéroport Toussaint Louverture, M. Weah a indiqué qu’il veut faire passer un message de paix et " voir ce qu’on peut faire pour les jeunes".
Accueilli par le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean Bart, et le président de la chambre des députés, Pierre Eric Jean Jacques, Le ballon d’or 1995 a mis l’accent sur le rôle fondamental du sport dans la transformation des sociétés en crise condition nécessaire a l’avènement d’une culture de paix. Peu après son arrivée à Port-au-Prince, le libérien George Manneh Weah a visité le bidonville de Cité Soleil, moins de 24 heures après le passage du premier ministre canadien, Stephen Harper. Au cours de son séjour en Haïti, M. Weah, ancien candidat à la présidence du Liberia, aura des entretiens avec le chef de l’état, René Préval, et les présidents des bureaux des deux chambres.
George Manneh Weah a été ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance de 1997 à 2005.
Il avait été candidat malheureux aux élections présidentielles du Liberia en 2005, étant battu au second tour par Elen Johnson Sirleaf.
Ayant connu la misère de Morovia, capitale du Liberia, M. Weah a contribué à la réalisation de plusieurs campagnes de sensibilisation sur le VIH Sida organisées par l’Unicef. George Weah est jusqu'à présent le seul footballeur africain a avoir décroché le Ballon d’Or décerné par la revue spécialisée " France Football.
Il détient un palmarès impressionnant :
Champion de France : 1994 (Paris SG)
Champion d'Italie : 1996 et 1999 (Milan AC)
Ballon d'or africain : 1989, 1994 et 1995
Onze d'or : 1995
Onze d'argent : 1996
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12863
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Le Premier ministre Alexis confirme la poursuite de la croisade antidrogue

Le Cap-Haïtien désormais en première ligne parmi les régions ciblées ; l’ambassadrice Janet Ann Sanderson reconnaît l’implication des Etats-Unis dans les opérations
lundi 23 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Premier ministre haïtien Jacques-Edouard Alexis a repris lundi les propos du Président René Préval annonçant la poursuite des opérations conjointes des services antinarcotiques américains et haïtiens contre les cartels de drogue locaux.
Le chef du gouvernement a notamment indiqué que "des trafiquants de drogue étaient activement recherchés au Cap-Haïtien" (274 km au nord de Port-au-Prince). Tous les individus impliqués dans des activités de cette nature seront traqués et capturés, a-t-il une fois de plus averti.
Il a aussi souligné que la nouvelle offensive lancée depuis une semaine s’inscrivait dans le cadre du renforcement de la coopération avec les Etats-Unis afin d’obtenir "une baisse significative du narcotrafic en Haïti".
Le Premier ministre, qui s’exprimait en marge de la cérémonie d’installation de la commission de mise en œuvre de la loi HOPE, a d’autre part tenté de justifier la participation inédite d’un chef de parquet haïtien, Claudy Gassant, à des auditions de présumés narcotrafiquants extradés aux Etats-Unis. Selon lui, la mission américaine confiée au commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince fait partie d’une "entraide judiciaire" engagée depuis longtemps pour traiter des dossiers criminels qui concernent les deux pays.
Contacté par Radio Kiskeya, le parquet a précisé que Claudy Gassant se trouvait depuis samedi aux Etats-Unis.
"Nous n’avons aucun état d’âme face à ce problème", a affirmé Jacques-Edouard Alexis qui estime que les extraditions représentent une bonne solution puisque le pays n’a pas un système pénitentiaire approprié pour détenir des dealers de drogue.
Réaffirmant la volonté inébranlable du gouvernement d’affronter les narcotrafiquants, le Premier ministre a implicitement reconnu l’échec du raid lancé la semaine dernière contre l’ex-militaire et commissaire de police Guy Philippe. Mais, il a aussitôt ajouté que la suite de l’opération était promise à un succès.
Présente aux côtés d’Alexis, l’ambassadrice des Etats-Unis en Haïti, Janet Ann Sanderson, a confirmé la participation de son pays à la campagne, conformément à l’accord bilatéral de 1997. Cependant, elle s’est gardée de tout commentaire sur "les opérations en cours ou qui vont suivre".
Le leader du Front pour la reconstruction nationale et ancien chef de la rébellion armée anti-Aristide, en 2004, a protesté de son innocence et dénoncé l’intervention dans sa résidence comme un projet de liquidation politique. S’exprimant sur une bande sonore remise à la presse, il a aussi annoncé son retour immédiat à la maison et des poursuites judiciaires en Haïti et aux Etats-Unis contre ceux qui auraient sali son image de marque et brutalisé sa famille.
A signaler qu’un ex-policier et un armateur de navires, interpellés samedi par la DEA et le BLTS au Cap-Haïtien pour leurs liens présumés avec les milieux de la drogue, ont été remis en liberté lundi. Il s’agissait d’un quiproquo, selon la police de la deuxième ville du pays.
Depuis le début des opérations, il y a une semaine, trois présumés trafiquants, Lavaud François, Raynald Saint-Pierre et Bernard Piquion surnommé "Fusil Bois" ont été emmenés aux Etats-Unis où ils devraient être jugés. spp/RK

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http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3896
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Guy Philippe nie toute implication dans le trafic illicite de la drogue et annonce sa décision de regagner son domicile

L’ancien chef des rebelles anti-Aristide affirme ne pas vouloir prendre le maquis et être prêt à mourir héroïquement. Toutefois, il dit avoir constitué avocat tant à Port-au-Prince qu’en Floride
lundi 23 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Dans une déclaration préenregistrée remise lundi à Radio Kiskeya, l’ancien chef des rebelles anti-Aristide, Guy Philippe, nie toute implication dans le trafic illicite des stupéfiants et met au défi quiconque de prouver le contraire.
L’ancien commissaire de police et leader du Front de Reconstruction Nationale (FRN) dénonce la perquisition opérée lundi dernier en sa résidence à Bergeau (Cayes, Sud) par des agents de la Drug Enforcement Agency (DEA) des Etats-Unis et des agents du Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Sans expliquer comment il a pu s’échapper, Guy Philippe soutient pourtant avoir personnellement réclamé un mandat aux agents qui lui auraient alors répondu qu’il n’en est pas du tout question. Ils auraient par la suite mis en joue et brutalisé son épouse et ses deux enfants.
Pour l’ancien chef des rebelles anti-Aristide, on était vraisemblablement venu l’assassiner plutôt que l’appréhender. « Il fut un temps, on qualifiait de communistes ceux qu’on voulait éliminer de la scène politique. Aujourd’hui, c’est l’implication dans le trafic de la drogue qui sert d’alibi au même objectif », poursuit-il.
« Il est inconcevable que des étrangers puissent débarquer de cette manière-là dans un pays souverain pour impliquer qui ils veulent dans le trafic de la drogue », déclare Guy Philippe. « Une telle prérogative ne figure sans doute pas dans l’accord signé entre l’Etat haïtien et les Etats-Unis concernant la lutte contre le narcotrafic », ajoute-t-il.
A l’appui de sa protestation contre son implication dans le trafic de la drogue, Guy Philippe fait état d’une autorisation que les Etats-Unis lui auraient délivrée en avril 2006 pour qu’il puisse visiter ces proches dans ce pays, après une investigation ouverte en 2000 sur plainte de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, sur son implication présumée dans le trafic de la drogue. Le leader du FRN ne précise cependant pas, dans sa déclaration, s’il s’était alors rendu aux Etats-Unis. Il avance aussi le fait qu’il fut candidat à la présidence au cours de la même année sans être nullement inquiété.
Affirmant sa disponibilité à se rendre aux autorités judiciaires si son implication dans le trafic de la drogue venait à être établie, l’ancien chef des rebelles anti-Aristide annonce sa décision de regagner son domicile et, le cas échéant, de « mourir en Guy Philippe ». Entre-temps, il dit avoir constitué avocat tant à Port-au-Prince qu’en Floride.
Dans la même déclaration, le leader du FRN s’est montré particulièrement critique vis-à-vis d’une station privée de la capitale haïtienne, Radio Métropole, qui avait annoncé son arrestation suivie de son extradition aux Etats-Unis. Il soutient que c’est par le même média qu’il a appris l’appartenance à la DEA et au BLTS des agents qui s’étaient présentés lundi dernier en son domicile. [jmd/RK]

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http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3893

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Le bilan des inondations à Ganthier s’alourdit : Au moins 4 morts et 300 familles sinistrées (officiel)

La protection civile réclame un montant de 5 millions de gourdes pour organiser les secours ; l’alerte aux inondations maintenue pour sept départements
lundi 23 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le bilan des pluies torrentielles ayant touché dans la nuit de vendredi à samedi la commune de Ganthier (environ 40 km au nord-est de Port-au-Prince) est passé à quatre morts, selon des données communiquées lundi par la Direction de la protection civile (DPC), une entité du ministère de l’intérieur.
Dans un précédent bilan, le maire de Ganthier, Ralph Lapointe, avait fait état de trois morts, une femme et son enfant ainsi qu’un éleveur.
Le porte-parole de la protection civile, Dieufort Deslorges, souligne en outre que 300 familles sont sinistrées alors que 20 maisons ont été détruites et 150 autres endommagées.
Dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage, des pertes énormes sont également signalées. Des plantations ont été dévastées et de nombreuses têtes de bétail emportées.
La section communale de Fonds Parisien et Thoman, sa principale habitation, proches de la frontière haïtiano-dominicaine, sont les plus affectées par ces inondations consécutives au passage au large d’Haïti d’une onde tropicale.
Plusieurs zones étaient encore isolées lundi et la route Ganthier/Fonds-Verrettes resstait coupée.
Dieufort Deslorges précise qu’une enveloppe de 5 millions de gourdes (environ 100.000 dollars) a été sollicitée auprès du ministère des finances afin de venir en aide aux victimes.
Deux visites d’évaluation de la protection civile effectuées samedi et dimanche devaient être suivies d’une troisième lundi avant des interventions appropriées.
Par ailleurs, des techniciens du ministère des travaux publics avaient été dépêchés sur les lieux samedi en vue du rétablissement de la circulation automobile.
Le porte-parole de la DPC indique que des inondations sans graves conséquences ont été enregistrées également dans le quartier populaire de La Saline (nord de Port-au-Prince).
De fortes pluies se sont abattues ces derniers jours sur plusieurs régions d’Haïti dont l’environnement est de plus en plus dégradé. A Port-de-Paix (Nord-Ouest), les débordements d’une rivière avaient fait deux morts dans une seule famille, au début de la semaine dernière.
Le Secrétariat permanent de gestion des risques et désastres (SPGRD) a annoncé le maintien jusqu’à au moins mardi de l’état d’alerte aux inondations d’intensité jaune. Selon le bulletin spécial #5 du Centre national de météorologie (CNM), la progression rapide de l’onde tropicale pourrait entraîner des pluies modérées et des orages violents dans la nuit de lundi à mardi.
Un appel à la prudence et à l’évacuation si nécessaire a été lancé aux populations des départements du Sud, du Sud-Est, de la Grand’Anse, des Nippes (sud-ouest), de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite (nord).
Une quinzaine de tempêtes tropicales dont 9 ouragans pourraient prendre naissance dans les Caraïbes au cours de la saison cyclonique qui prendra fin officiellement le 30 novembre. spp/RK

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http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3892

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lundi 23 juillet 2007

Un recteur d’université souhaite des subventions de l’état

Le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarc, réclame une participation plus active de l’état pour que les universités puissent réaliser toutes leurs activités. M. Lumarc déplore le refus des autorités haïtiennes de financer les programmes des institutions non publiques rappelant qu’au Canada il est impossible de faire la distinction entre les universités publiques et non publiques.
L’état finance les deux catégories à partir de critères de qualité et de performance souligne t-il notant qu’en république Dominicaine l’état offre aux Universités privées des bâtiments, des équipements et des laboratoires. Grâce a ces efforts, la République Dominicaine est passée en moins de 40 ans de 3 000 a 350 000 étudiants universitaires assure t-il
Selon le recteur de l’université Quisqueya 15 000 étudiants haïtiens fréquentent actuellement des universités dominicaines, nombre supérieur à l’ensemble des Universités d’Etat d’Haïti (UEH). Il a promis de poursuivre les échanges entamés avec les universitaires haïtiens de bonne foi qui sont persuadés que la connaissance ne peut pas être enfermée dans des structures de pouvoir hégémonique, résistantes a la transparence. Le recteur de l’université Quisqueya compte associer à ces échanges des collègues universitaires d’autres pays, dont l’éclairage à partir de l’expérience de leur propre pays, peut constituer un stimulant à la réflexion interne. M. Lumarc a présenté des statistiques alarmantes concernant la fréquentation universitaire en Haïti. " Moins de 1 % de la population scolaire en Haïti arrive au stade de l’université et moins de 0, 1% de la population active dispose d’un diplôme universitaire", affirme t-il.
Il indique que ceci explique en partie non seulement l’expansion de la pauvreté mais aussi l’important écart entre les revenus sur le marché du travail.
L’économiste Kesner Pharel affirme qu’une véritable réforme au niveau de l’enseignement supérieur tant publique que non publique s’avère nécessaire pour créer des opportunités pour des jeunes haïtiens devant évoluer dans l’économie du savoir et de l’information.
K. Pharel

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Source http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12855
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Légère baisse des exportations dominicaines vers Haïti au premier trimestre

Le Centre des Exportations et des Investissements de la République Dominicaine indique que les exportations vers Haïti ont chuté de 8 % durant la période Janvier - Mars 2007 par rapport à la même période de l’année 2006.
Haïti est ainsi passé de la troisième à la sixième 6 eme place dans le classement des principaux partenaires pour les échanges commerciaux de la république voisine après les Etats-Unis, la Belgique, la Corée du Sud, le Japon et la Hollande. Les officiels n’écartent toutefois pas une reprise des exportations vers Haïti à partir des négociations dans le cadre de la commission mixte et des investissements.
Selon les autorités dominicaines 30 millions d’œufs, 3 millions de livres de poulet et autant de poussins sont exportés vers Haïti mensuellement.
Le consul général de la République Dominicaine en Haïti, Carlos Castillo, affirme que la grève des transporteurs est l’un des facteurs qui explique la baisse des exportations des produits dominicains vers Haïti. L’officiel dominicain ajoute qu’on a pu découvrir également, à partir de sondage réalisé sur le marché haïtien, une invasion de produits chinois et indiens qui bénéficient d’avantage non dans la qualité mais dans une concurrence déloyale au niveau des prix.
De plus, le consul général dominicain a indiqué aux journalistes de son pays qu’il est en train d’exiger des autorités haïtiennes un traitement équitable au moment d’établir les tarifs douaniers. " Nous sommes en train de demander aux responsables des Douanes haïtiennes l’application d’un même tarif sur les autres produits que ceux pratiqués sur les produits dominicains", a révélé M. Castillo.
Il a souligné que dépendant du point frontalier ou du bureau douanier où entre le produit on applique des tarifs douaniers différents. " Par exemple une cargaison de biscuit Guarina qui passe par Jimani coûte 20 000 dollars haïtiens et seulement 10 000 dollars haïtiens à Dajabon", explique t-il.
Carlos Castillo pense qu’il faut être très attentif pour que les produits dominicains ne perdent pas du terrain sur le marché intéressant que représente celui d’Haïti. " C’est un marché important et nous devons avoir des règles de jeu clairs", dit-il prévoyant que certains obstacles seront surmontés après l’entrée en fonction de la commission mixte haitiano-dominicaine.
" Le président Fernandez ordonne que cette commission constitue la voie de la canalisation de ressources et d’initiatives provenant d’organisations nationales et internationales publiques et privées et des agences de coopération bilatérales et multilatérales au bénéfice du développement d’Haïti et de la République Dominicaine", ajoute t-il. Par ailleurs, il soutient que les craintes relatives aux échanges commerciaux avec Haïti commencent à être dissipées grâce aux efforts du gouvernement de Préval.
Kesner Pharel

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Source :
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12856

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Nouveau raid de la DEA et du BLTS : Deux présumés narcotrafiquants arrêtés au Cap-Haïtien

L’ex-policier Frérot et l’armateur de navires, Charlie, ainsi connus, étaient sous investigation dimanche ; panique dans certains milieux locaux.
dimanche 22 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Deux individus ont été appréhendés pour leur implication présumée dans le trafic de drogue, lors d’une nouvelle opération conjointe de l’Agence antidrogue américaine (DEA) et du Bureau haïtien de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) samedi au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya.

Frérot et Charlie alias "Chacho", ainsi connus, ont été surpris dans un salon de beauté du centre-ville où ils avaient l’habitude de s’installer. Le premier est un ancien policier, le second un armateur de navires.

Les deux hommes étaient détenus dimanche soir à la direction départementale du Nord de la Police Nationale où les investigations se poursuivaient.

Toutefois, selon des sources policières locales, Frérot et Charlie pourraient être remis en liberté. Les éléments des agences américaine et haïtienne se seraient trompés de cibles en procédant à leur arrestation.

L’intervention de la DEA et du BLTS a donné des sueurs froides à certaines personnes qui seraient mêlées à des activités mafieuses dans la deuxième ville du pays. Elles seraient plusieurs à se mettre à couvert.

Il s’agit de la troisième opération commando menée en une semaine dans le cadre d’une offensive visant à neutraliser les narcotrafiquants de plus en plus puissants en Haïti.
L’homme d’affaires Lavaud François, intercepté lundi dernier aux Gonaïves (171 km au nord de la capitale), a été extradé aux Etats-Unis 24 heures plus tard en compagnie de l’ex-militaire Raynald Saint-Pierre et de Bernard Piquion alias "Fusil Bois", arrêtés quelques mois auparavant.

Au cours de la même journée de lundi, un raid lancé en vue d’arrêter Guy Philippe dans sa résidence aux Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince) avait échoué. Depuis, le leader du Front pour la reconstruction nationale (FRN) et ex-chef des rebelles anti-Aristide est en cavale. Des voix se sont élevées dans la classe politique contre son éventuelle arrestation et extradition en application de l’accord signé en 1997 avec les Etats-Unis.

Imperturbable, le Président René Préval s’est félicité du renforcement de la coopération haïtiano-américaine à travers l’application intégrale du document. Le chef de l’Etat a aussi annoncé la poursuite de l’offensive et la participation prochaine du chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant, à des auditions de présumés narcotrafiquants haïtiens transférés aux Etats-Unis.

Haïti et la République Dominicaine sont considérées par Washington comme un axe très important dans le processus d’acheminement en Amérique du Nord et en Europe de la cocaïne sud-américaine. spp/RK

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Source :
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3889

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7.000 participants au congrès de la pastorale des jeunes qui a pris fin dimanche au Cap

Les jeunes fidèles au coeur des préoccupations de l’église avant les 23e Journées Mondiales de la Jeunesse prévues en 2008 en Australie
dimanche 22 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le deuxième congrès national de la pastorale des jeunes qui a réuni quelque 7.000 jeunes catholiques s’est achevé dimanche au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince) en présence notamment des Evêques de toutes les provinces ecclésiastiques et du Nonce Apostolique, Mgr Mario Giordana.
Pendant trois jours, les participants, venus des différentes régions du pays, ont planché sur le thème central de l’événement : "Jeunes, rejoignons Jésus avec la puissance de l’Esprit-Saint".
Le congrès visait principalement à préparer la participation d’Haïti aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) convoquées par le Pape Benoît XVI. Des délégations de jeunes du monde entier seront, en effet, présentes à Sydney (Australie) en 2008 pour prolonger l’œuvre du prédecesseur du Saint-Père, Jean-Paul II, initiateur de ce mouvement en 1984.
Chez les Frères de l’instruction chrétienne du Cap, principal site de la pastorale, les responsables de l’église catholique ont fait savoir à la jeunesse qu’elle comptait beaucoup dans la vie de la religion et représentait l’avenir d’Haïti. Ils se sont engagés à lui fournir l’encadrement nécessaire à son plein épanouissement.
En marge du congrès, le Nonce Apostolique, interrogé par le correspondant local de Radio Kiskeya, a salué l’action de la Police Nationale en faveur du rétablissement de la sécurité. Mgr Mario Giordana en a profité pour appeler le gouvernement à s’impliquer davantage dans la lutte contre l’extrême pauvreté à l’origine de nombreux problèmes sociaux. spp/RK


Source :http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3890

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