Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 6 juillet 2007
Une pharmacie vendant un médicament contrefait est sous scellés
La directrice générale a.i. du ministère de la santé, Jocelyne Pierre, qui accompagnait le juge de paix a confisqué tous les médicaments qui seront analysés par les techniciens du ministère. Elle annonce que toutes les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefait seront fermées par le ministère de la santé dans les prochains jours. " Nous avons les provisions légales pour procéder à la fermeture de n’importe quelle structure de santé", assure Mme Pierre précisant que la pentazocine en question ressemble à un médicament contrefait. La directrice a.i. du ministère de la santé précise que cette drogue est vendue uniquement sous requête d’un médecin, soulignant que celui-ci doit endosser les responsabilités liés à l’administration du médicament. "La Pentazocine contrefaite avait déjà causé la mort d'une personne aux Gonaïves, il y a un mois, mais ne pensions pas qu’elle était vendue à Port-au-Prince parce que l’agence distributrice est légalement enregistrée", ajoute t-elle. Dr Pierre annonce que l’Organisation Mondiale de la Santé, analyse les médicaments incriminés et précise que les résultats seront communiqués bientôt au public. " Je suis surpris de voir que des médecins continuent à prescrire ces médicaments aux malades", déclare Jocelyne Pierre précisant que toutes les pharmacies qui n’ont pas une autorisation légale seront fermées.
La Pentazocine est un analgésique, diminue la douleur en bloquant les influx nerveux douloureux destinés au cerveau et à la moelle épinière. Le surdosage peut se manifester par une bradypnée (ralentissement de la respiration), un myosis (constriction des pupilles), un sommeil profond et un arrêt respiratoire, coma.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12800
Ouverture prochaine d’un bureau de la Caricom à Port-au-Prince
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12799
La coopération Allemande œuvre pour un rapprochement entre haïtiens et dominicains
Le groupe Fronteritmo est composé de 12 percussionnistes, dont 6 sans papiers haïtiens résidant en République Dominicaine.Grâce aux efforts conjugués de l’ambassade d’Allemagne et de l’Institut Français, Fronteritmo a présenté hier mercredi son premier concert à Port-au-Prince. Le groupe qui a déjà réalisé des prestations à Santo Domingo et Pedro Santana dispose de divers rythme dans son répertoire tels Compas, Merengue et Batchatas.
L’ambassadeur d’Allemagne Hubethus Thomas croit que ce groupe doit servir d’exemple pour les représentants des secteurs politique, économique et sociaux d’Haïti et de la République Dominicaine. Il estime que la musique est un bon outil pouvant rapprocher les deux peuples rappelant que la coopération allemande mise beaucoup sur les projets dans la région frontalière.
La coopération allemande intensifie ses activités dans la région frontalière, touchées par des catastrophes naturelles afin d’améliorer les conditions de vies des populations concernées.Une enveloppe de 2.5 millions d’euros est consacrée à la réalisation du projet dans la région transfrontalière afin de réduire les risques de désastres. Selon le coordonnateur national de la coopération allemande, Iriel Laurent, 17 projets spécifiques évalués à 12 millions de gourdes sont réalisés dans le Nord, le plateau Central et le sud est. Outre le projet le projet protection des ressources dans le fleuve artibonite, la coopération allemande, a réalisé dans la zone de Belanse, un système d’adduction d’eau potable de 7 kilomètres entre Belanse et Cascade Pichon ( 930 mètres d’altitudes).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12798
Le president Préval rend visite aux victimes de l'incendie criminel de dimanche: il déclare avoir invité le maire Jason et une délégation de petits co
Port-au-Prince, le 5 juillet 2007 (AHP)- Le président René Préval s'est rendu ce jeudi sur les ruines du marché de la cathédrale (centre-ville de Port-au-Prince) incendié dimanche soir avec des millions de gourdes de marchandises de petits commerçants qui y gagnent leur vie.
Le chef de l'Etat a fait savoir qu'il ne savait pas encore avec certitude ce qui s'est passé, étant donné qu'il vient de rentrer de voyage.
Il a dit espérer en savoir plus puisque le maire Jean-Yves Jason a été invité de même qu'une délégation de 5 des commerçants victimes. Toutefois, le président affirme déjà qu'on ne peut pas contraindre les petits commerçants à se déplacer tant qu'on n'aura pas trouvé un autre espace pour les accueillir.
"Ce sont des gens qui triment dur pour assumer leurs responsabilités familiales", a-t-il souligné, exprimant le souhait de savoir ce qui a déjà été fait dans le cadre des démarches pour déplacer les commerçants.
Toutefois, rien n'avait encore été fait en ce sens quand les agents de la mairie sont intervenus toute la journée de dimanche et la nuit de dimanche à lundi pour les déguerpir.
Mais le maire a nié toute implication de ses hommes dans l'incendie criminelle bien qu'ils se trouvaient sur le site du marché au moment des faits.
De leur côté, les petits commerçants continuent d'accuser M. Jason et affirment n'avoir aucune intention de se laisser intimider par lui-même et ses agents.
" Ce n'est pas tant les dédommagements qui nous intéressent, mais un espace stable pour travailler et gagner dignement notre vie", a dit Jacques qui déclare avoir perdu une importante somme. Il affirme que ses collègues et lui-même vont rester sur place jusqu'`a ce que le nécessaire soit fait, comme l'a dit le président.
Au moment de la visite, du président Préval, quelques coups d'armes ont été entendus dans l'aire de la cathédrale. Les commerçants ont pointé du doigt un des maires adjoints dont ils n'ont pas cité le nom.
" C'est sur le président qu'il a certainement voulu tirer et non sur nous", a dit l'un d'entre eux pour dénoncer le caractère insolent du fait.
AHP 5 juillet 2007 3 : 45 PM
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Un centre ophtalmologique moderne
Le président René Préval et le vice-président cubain Esteban Lazo ont inauguré, ce jeudi, le Centre ophtalmologique haïtiano-cubain situé à proximité de la cathédrale de Port-au-Prince. Cette cérémonie à laquelle ont participé le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, plusieurs ministres du gouvernement dont celui de la Santé publique et de la Population, le Dr Robert Auguste, et un large éventail de coopérants cubains et d'anciens étudiants haïtiens de Cuba a permis de noter la dimension de la coopération entre les deux pays ainsi que la pertinence des actions menées, notamment dans le domaine médical, par les experts cubains qui n'ont pas marchandé leur service.
Soins préventifs et intensifs et interventions chirurgicales au niveau de l'oeil seront pratiqués par les 17 coopérants formant le personnel soignant de ce centre. Logé dans les locaux de l'ancien Centre hospitalier de la Renaissance, le centre ophtalmologique aux quelque 20 lits disponibles peut accueillir plusieurs dizaines de patients par jour. Plus de 25.000 personnes ont déjà été soignées pour sa première année de fonctionnement.
Après celui des Gonaïves, le centre ophtalmologique du Bel-Air est la deuxième structure du genre, mise en oeuvre dans le cadre de la coopération entre Haïti et la République castriste. Plus de 37.000 personnes ont pu être traitées dans ces deux centres. Selon les chiffres avancés par les responsables de la coopération, 536 coopérants cubains travaillent en Haïti dont 417 prêtent leurs services dans les brigades médicales du Programme de santé intégral, 31 dans les centres ophtalmologiques des Gonaïves et du Bel-Air et les autres répartis dans différentes sphères de développement. Une forte assistance... « 50 millions de personnes dans le monde perdent leur vue à cause de maladies qui pourraient être prévenues », a affirmé le directeur général de ce Centre ophtalmologique haïtiano-cubain, le Dr Jorge Fernandez.
Selon lui, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 8000 sur chaque million d'habitants sont atteints de cécité en raison de la précarité des services de santé. Un million et demi d'enfants de moins de 16 ans font partie de cette liste. Il avance que ces maladies, en dépit de leur susceptibilité d'être traitées, représentent un drame pour l'humanité.
En dépit du blocus rigoureux et génocidaire auquel il fait face, selon M. Lazo, Cuba a noué des relations de coopération avec 154 pays et exécute 800 projets de développement économique et social dans lesquels sont impliqués plus de 142.000 spécialistes et techniciens cubains. « 32.187 de ces professionnels travaillent dans le domaine de la santé publique au niveau de 101 pays », ajoute-t-il. Des Etats latino-américains, caribéens, asiatiques et africains bénéficient de cette coopération.Témoignages du président« Je suis là pour témoigner de la qualité des soins offerts dans ce centre. Il y a 15 jours, ma soeur s'est fait opérer ici. Cette semaine, c'était le tour de la mère du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis à subir une intervention chirurgicale dans ce même centre. Et toutes ces opérations ont eu des résultats satisfaisants », a affirmé René Préval d'un air gai et reconnaissant.
M. Préval a profité de la présence du vice-président cubain pour renouveler sa gratitude à l'égard de son homologue cubain Fidel Castro. Selon lui, grâce à l'aide cubaine, 850 jeunes étudient à Cuba.Tout en vantant la technologie de pointe utilisée au centre du Bel-Air, M. Préval prévoit la mise en place d'autres structures pareilles dans les prochaines années.
Le président Préval et la délégation gouvernementale ont également profité de leur présence au Bel-Air pour visiter les détaillants victimes de l'incendie qui a récemment ravagé le marché de la Cathédrale. Ce qui a provoqué de l'agitation dans les parages du centre.
Lima Soirélus
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45826&PubDate=2007-07-05
AU SECOURS DE L'HOPITAL DE L'UNIVERSITE D'ETAT D'HAITI ...Pour une meilleure gestion de l'HUEH
« La politique ne viendra pas mettre les bâtons dans les roues du conseil », a répondu le ministre de la Santé publique, le Dr Robert Auguste. Il a cité au passage le Dr Michel Lominy, le maître à penser de cette idée que le MSPP est en train de concrétiser à travers le pays. « Les citoyens doivent s'approprier de leurs hôpitaux », a-t-il ajouté.Une équipe multidisciplinaire répond à l'appelAprès l'hôpital Saint-Michel de Jacmel, l'hôpital des Cayes, l'hôpital La Providence des Gonaïves (pour ne citer que ceux-là), c'est au tour du plus grand centre hospitalier public du pays de se renforcer en se dotant aujourd'hui d'un conseil de gestion. Il se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.
Tous les membres de ce Conseil ont répondu spontanément à l'appel pour accomplir ce service civique, citoyen et bénévole en vue de contribuer à la bonne marche de l'institution qui réclame la compétence de chacun, s'est réjoui le directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly. Cette équipe multidisciplinaire vient d'horizons divers : commercial, bancaire, juridique, médical, ONG.« Nous franchissons une nouvelle étape dans la restructuration des instances administratives responsables qui doivent oeuvrer dans la marche ascensionnelle de l'hôpital débuté depuis tantôt dix mois. Nous ajoutons à la machine un instrument de gestion et de contrôle », a fait remarquer le Dr Cornelly.
« Ce 3 juillet 2007 marque un tournant décisif, une orientation nouvelle que nous décidons d'imprimer au plus grand centre hospitalier tertiaire du pays. Ceci répond à une nécessité impérieuse de voir enfin la gestion hospitalière se démarquer de la ringardise et se développer autrement au bénéfice de la majorité silencieuse », a-t-il ajouté.Cette nouvelle gouvernance doit faire table rase des improvisations habituelles truffées de concussions honteuses. Cependant, a-t-il souhaité, les normes hospitalières devront conduire l'hôpital vers sa mission essentielle qui comporte trois piliers importants : les soins de qualité, la formation des cadres et la recherche scientifique.Le service d'urgence : vitrine de l'HUEH
Misant sur la logique de la transparence, le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques Pierre-Pierre, a souligné qu' « il était temps que le secteur privé des affaires et la société civile soient étroitement liés au fonctionnement de cette institution». Ce centre, d'après lui, est réduit à une peau de chagrin parce que la politique a pris le dessus sur les questions techniques et administratives. Prônant que le service d'urgence soit la vitrine de l'hôpital, Dr Pierre-Pierre souhaite que l'HUEH ait un buffet approvisionné chaque matin avec des médicaments intéressant les quatre services de base. « Ce service doit pouvoir admettre 20 à 25 patients. Le bloc opératoire devrait fonctionner 24 hres sur 24 et 7 jours sur 7... Nous avons nos cerveaux, nos bras, il nous manque alors l'accompagnement de l'Etat », a-t-il affirmé.
Le titulaire de la Santé publique a fait état de divers travaux en cours à l'HUEH : l'urgence, la chirurgie, la maternité, l'urologie, la dermatologie. Aussi a-t-il fait comprendre que « le MSPP travaille afin de rénover plusieurs services de l'hôpital. Mais tout ceci ne sera qu'un épiphénomène si l'âme haïtienne ne pénètre pas le travail que nous faisons ».Claude Bernard Sérantserantclaudebernard@yahoo.fr
Le Conseil de gestion de l'HUEH se compose de 21 membres dont 13 à voix délibérative et 8 à voix consultative.Voix délibérative (votant) le président du conseil de gestion, le Dr Rudolph Magloire ; le directeur du Laboratoire nationale de Santé publique, le Dr Jacques Boncy ; la directrice générale de Food for the Poor, Mme Raymonde Pun ; la représentante de la société civile d'outre-mer, Mme Jessy Aspil ; la voix des malades et représentante du Groupe de Support contre le Cancer, Mme Marie Louise Baker Vorbes ; le directeur de Family Health International, le Dr Jean Robert Brutus ; le représentant de Management Sciences for Health, M. Uder Antoine; le représentant du secteur commercial et bancaire, M. Carl Brown représenté par Me Guy Supplice ; l'expert en travaux d'ingénierie sanitaire, l'ing Henntz Saint-Marc ; le représentant de la société civile et des Collectivités territoriales, le Maire Yves Jason ; le représentant du secteur socio-professionnel; le président de l'Association des Médecins haïtiens, le Claude Suréna ; la représentante des chefs de services à l'HUEH, le Dr Ghislaine Auguste ; le représentant des services paramédicaux de la Faculté de médecine, vice-doyen de la Faculté de médecine et de Pharmacie, le Dr Fritz De La Fuente ; le directeur exécutif du conseil et directeur général de l'HUEH, le Dr Ronald Cornelly (non votant) ; Voix consultative (non votant) : les membres de l'institution : le directeur médical de l'HUEH, le Dr Jacques B. Pierre ; l'assistante directrice des soins infirmiers à l'HUEH, miss Rose-Marie Justinville ; le directeur administratif et financier à l'HUEH, M. Guy Laroche ; les consultants : le représentant de HS-2007, le Dr Georges Dubuche ; l'expert en gestion administrative de l'HUEH, le Dr Roger Valmé ; le consultant juridique, Me Raynold Pierre ; l'expert en planification, M. Kenn Duval.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45749&PubDate=2007-07-06
Une Haïtienne à l'honneur au Collège Interaméricain de la Défense
A cette occasion, notre pays était à l'honneur. Au cours d'une grandiose cérémonie à laquelle ont assisté plus de 400 personnes dont des Ambassadeurs de tout le Continent, des dignitaires et des académiciens de divers horizons, une Haïtienne a été proclamée lauréate de cette 46e promotion. Il s'agit de Suze Percy Filippini, Ministre Conseillère de la Mission Permanente d'Haïti auprès de l'OEA.
Dans un programme conjoint CID-Universidad El Salvador de l'Argentine, elle a réalisé une thèse de Maîtrise dont le sujet est le suivant : « Impact des catastrophes naturelles sur les Etats Insulaires de la Caraïbe : Mesures de Prévention et de Mitigation » et a été la seule à recevoir une médaille d'Or pour son travail.
C'est une grande première dans l'histoire de ce Collège ! Malgré la rigueur et l'intensité de son programme académique, elle a pu boucler durant la même période une seconde maîtrise avec Mention d'Honneur à la American University de Washington D.C. en Service International (International Service).C'est un honneur pour Haïti, une fierté pour les femmes du Continent Américain et un modèle pour les jeunes !Qu'est-ce que c'est le Collège interaméricain de la Défense ?
Le Collège interaméricain de la Défense (CID) est un institut d'éducation international qui offre un programme de Hautes Études en Défense et Sécurité Hémisphérique. Le CID dépend de l'OEA et du Conseil Interaméricain de la Défense, une entité qui regroupe la plupart des pays du Continent américain.Ce Collège offre un cours de formation politico- stratégique, multidisciplinaire de très haut niveau. Ce programme académique fournit aux hauts gradés des forces armées et aux fonctionnaires civils une vaste connaissance dans les domaines tels que les Relations Internationales, le Système Interaméricain, les Instruments Internationaux et le leadership Institutionnel, les Relations civico- Militaires, les rapports entre les Médias et les Forces Armées, l'Évaluation de la Situation Mondiale et Hémisphérique, les Opérations de Paix, les Catastrophes naturelles et les Urgences Complexes, l'Art de la Négociation, la Gestion de Crise et la Résolution des Conflits, les Transformations dans le Secteur de la Défense, les Politiques de Défense et de Sécurité publique, les Techniques de Recherche Scientifique, l'Information Stratégique, le caractère multidimensionnel des Menaces, des Préoccupations et Défis liés à la Sécurité de l'Hémisphère, pour ne citer que ceux-là.
Pour la mise en oeuvre de ce programme d'excellence, le Collège Interaméricain de la Défense utilise la compétence de nombreux centres de recherche et d'académiciens de Washington D.C. et de l'Amérique du Nord en général qu'il complète avec divers voyages académiques tant en Amérique du Nord qu'en Amérique Latine et aux Caraïbes. Les participants effectuent, de manière obligatoire, des travaux de recherches (monographies, thèses) qui sont par la suite publiés.
Le CID compte à nos jours 2.174 gradués de 23 pays de l'Hémisphère. Plus de 40 pour cent de ces gradués ont été promus au Grade de Général ou d'Amiral et les fonctionnaires civils briguent d'importants postes de direction dans le continent américain. A part les nombreux ministres de la Défense ou de l'Intérieur, certains ont même été élus aux postes de la Magistrature suprême comme c'est le cas au Chili avec Madame Michelle Bachelet qui a, elle aussi, fréquenté le CID.
Haïti, membre fondateur de l'OEA, est aussi membre du Conseil Interaméricain de la Défense à sa création. Après plus de vingt années d'absence, elle a retrouvé sa place en 2006 tant au sein du Conseil qu'au Collège interaméricain de la Défense.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45743&PubDate=2007-07-06
Le Sanatorium, tenu à bout de bras (Vos aides seraient les bienvenues!)
Toits éventrés couverts de moississure, parquet troué, baies vitrées privées de quelques lames, lits branlants, maigre budget ... le Sanatorium de Carrefour-Feuilles, en dépit de son dénuement, symbolise la lutte contre la tuberculose en Haïti. Annuellement, cet hôpital de référence admet pour être traités et nourris quelque 500 tuberculeux. A cela s'ajoutent des centaines d'autres soignés en clinique externe tous les mois. Un lourd fardeau pour la directrice, le Dr Jocelyne Dorlette, qui ne désarme pas. Depuis son minuscule bureau, la pneumologue de carrière s'échine à tenir à bout de bras l'institution pionnière dans la prise en charge des cas de tuberculose dans une capitale haïtienne où la majorité de ses 2 millions d'habitants vivent dans la promiscuité. Ce qui est favorable au développement de cette maladie contagieuse.« Si vous voyez dans les salles d'hospitalisation que les draps sont propres, c'est grâce à la donation d'un particulier de l'étranger », a murmuré, reconnaissante, Jocelyne Dorlette qui -pour avoir été pendant huit longues années directrice adjointe- connaît bien la boîte.
Le maigre budget de l'institution ne permet pas d'investir ni dans l'achat de matériel ni dans l'entretien du bâtiment. Il sert seulement à payer les employés et les contractuels. Une réalité qui a poussé la nouvelle administration à réclamer une cotisation de 50 gourdes pour une consultation et 300 gourdes pour toute la durée d'hospitalisation d'un patient. Cette cotisation permet au moins à l'institution de se procurer les antiseptiques nécessaires pour combattre les mauvaises odeurs.
« Autrefois, quand la nourriture fournie par le CRS (Catholic Relief Service) arrivait à notre entrepôt, il n'y avait pas de gaz pour la faire cuire, se rappelle la directrice. Mais, depuis près d'un an, nous bénéficions hebdomadairement d'une bonbonne de gaz de Monique César Ministère pour faire la cuisine aux patients.
Ici, quand l'aide n'arrive pas de façon irrégulière ou incohérente, elle est par contre mal canalisée. Certains groupes de religieux arrivent parfois avec des sacs de nourriture ou de détergent et les distribuent directement aux patients, constate impuissante l'administration de l'hôpital aux 111 lits fonctionnels. « Le malade ne faisant ni la lessive de ses draps ni la cuisine à l'hôpital, il n'a qu'à faire parvenir cette aide à sa famille », commente la directrice qui n'entend pas parler de lourd fardeau. Bien qu'en situation difficile, ce centre est souvent épargné des grèves en cascade que connaissent les hôpitaux publics. « Le fardeau serait lourd si je tentais de le porter toute seule », philosophe la pneumologue formée à l'Université d'État d'Haïti, en Algérie et en France. La détermination de ses 172 collaborateurs (médecins, infirmières, radiologues, laborantins, cuisiniers, personnel de soutien...) a entretenu sa passion jusqu'à considérer le Sanatorium comme un second foyer. L'espoir renaîtDe 200 lits, la capacité du Sanatorium est passée à 150 depuis qu'un chantier a été ouvert par l'Etat pour reconstruire une aile de cet hôpital spécialisé dans le traitement des maladies pulmonaires. « Le chantier doit être relancé incessamment», a annoncé, l'air joyeux, la directrice qui a récemment demandé qu'on vienne en aide à l'institution fondée il y a de cela soixante ans par le Dr Louis Roy. Depuis l'intervention publique de l'actuelle directrice à une session organisée par Panos Caraïbes, la situation de l'hôpital s'est améliorée.« Les malades reçoivent des soins, on a connu des jours meilleurs », admet la directrice qui a tenu à saluer le dévouement du ministère de la Santé publique qui a aidé à l'assainissement des toilettes. Le ministère de tutelle est également intervenu au niveau de l'électricité, indispensable à l'hôpital qui savait utiliser des bougies en période de rationnement drastique du courant électrique.
Si l'espoir renaît pour la plus vieille institution qui traite des patients référés par le Pénitencier national, l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti, les centres ambulatoires... l'environnement se dégrade davantage. « Les gens ont construit tout autour de l'hôpital. Certains voisins ont même déversé des détritus dans la cour du Sanatorium.» Un autre combat dans la quête de la bonne santé au Sanatorium!
Claude Gilles
gonaibo73@yahoo.fr
(Panos Caraïbes)
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45755&PubDate=2007-07-06
SANTÉ / Les médecins haïtiens diplômés à Cuba invités à s’expatrier
carlydollin@yahoo.com
Moins de 3 médecins pour 10 000 habitants, une espérance de vie à la naissance autour de 54 ans, un taux de mortalité maternelle de plus de 500 pour 100 000 naissances vivantes, un nombre annuel moyen de 38 000 décès d’enfants de moins de 5 ans, soit un taux de mortalité infanto-juvénile qui représente les 2/3 des décès d’enfants de cette tranche d’âges dans les Caraibes. En dépit de ces indicateurs alarmants, les étudiants haïtiens diplômés en médecine à Cuba semblent n’être pas les bienvenus dans leur pays.
Deux promotions de médecins haïtiens, soit plus de deux cents (200) étudiants, ont chiadé à l’École latino-américaine de médecine (ELAM) pour décrocher leur diplôme en médecine à Santiago de Cuba. Parmi les 28 pays du monde ayant bénéficié de ce programme de formation en capital humain mis sur pied par le gouvernement cubain, Haïti est sortie en tête de liste pour la première promotion.
Une adaptation culturelle difficile
Les études de médecine à Cuba s’avéraient un défi de grande taille à relever par les étudiants haïtiens, particulièrement au début. L’adaptation aux us et coutumes, notamment à la cuisine cubaine, ne leur a pas été facile. Du côté financier, la vie de ces étudiants a été également très compliquée. Au début, chacun recevait une infime allocation de 50$US qui ne pouvait même pas couvrir leurs besoins primaires. Cette allocation allait être coupée avec un changement de gouvernement à Port-au-Prince. Mais, animés d’un mâle courage, ils ont fini par surmonter les difficultés de tous ordres et boucler leurs études. Si, lors de la cérémonie de collation de diplômes, les étudiants des autres pays bénéficiaires du programme, ont eu, de la part des représentants de leurs gouvernements, droit à des promesses d’affectations de postes, de salaires et de cadeaux, il en était autrement pour ceux d’Haïti. D’ailleurs, aucun officiel haïtien n’avait jugé nécessaire de faire le déplacement.
Selon une clause du contrat signé avec l’État, les jeunes médecins haïtiens formés à Cuba doivent retourner au pays, au terme de leurs études, pour mettre leurs savoirs au service des populations de leur zone de naissance. Cependant, cela fait environ deux ans qu’ils sont revenus, mais aucune suite administrative n’est toujours donnée à cette clause. Les responsables sanitaires attendent sans doute qu’ils s’expatrient au Canada ou aux États-Unis, dans ces contrées où l’on reconnaît la valeur des ressources humaines, pour enfin mettre en place les structures d’accueil qui permettront à ces professionnels d’être utiles à leur pays.La précarité de notre système de santé, la fragilité de notre environnement, la faiblesse de notre système d’éducation sont tributaires de nos comportements irrationnels. C’est Paolo Coelho qui dit : « Au lieu de regarder la vie comme des malheureuses victimes d’un voleur ; nous devons appréhender la vie comme des aventuriers à la recherche de trésor ».
Combien de fois avons-nous été chercher à l’étranger des ressources nécessaires à l’exécution d’un projet pendant que ces ressources sont disponibles chez nous. Nos médecins, issus de la moule cubaine, sont parmi les acteurs médicaux les mieux formés de ce 21e siècle. Engageons-nous à leur offrir un cadre de travail convenable pour qu’ils puissent exercer leur métier et aider à l’amélioration de notre Indice de développement humain.
jeudi 5 juillet 2007
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Commentaires
Je me sens particulièrement touché par cette dépêche qui traduit encore une fois le dysfonctionnement de tous les systèmes chez nous. Qui pis est, ont est souvent dérouté par la cacophonie flagrante résonnant dans une contradiction palpable entre les discours des responsables pour épater la galerie et l’orientation effective des actions des autorités.
Depuis quelques temps on ne fait que parler de la coopération hatianno-cubaine dans le domaine de la santé et, dernièrement cette coopération a aménagé un espace pour l’empreinte de l’homme fort du Venezuela Hugo Chavez pour constituer un axe Preval-Castro-Chavez pour résoudre les problèmes de santé de la population haïtienne. Dans les discours du président de la République lors de la visite de Chavez en Haïti il était question de doter le pays d’une couverture médicale complète assurée par des médecins cubains qui seraient peu à peu remplacés par des médecins haïtiens formés à Cuba. Jusque là, l’initiative luisait une certaine cohérence.
Il est aujourd’hui inconcevable que des diplômés d’écoles cubaines aient des difficultés à s’intégrer au sein de ce programme à un point tel qu’ils doivent contempler comme la grande majorité des médecins haïtiens formés en Haïti ou ailleurs, s’expatrier vers le Canada ou les Etats-Unis d’Amérique.
Il est donc intéressant de trouver une justification à cet état de fait.
jeudi 5 juillet 2007
ALBA /Etats-Unis / Haïti nage-t-elle entre deux eaux ?
jmarckenson@lematinhaiti.com
Sous la conduite du président René Préval, Haïti s’intègrera-t-elle bientôt, à visière levée, dans le groupe des pays engagés dans le processus d’autonomisation de l’Amérique latine ?
De passage à Mexico le week-end écoulé, le président du Nicaragua, le sandiniste Daniel Ortega, a annoncé la participation des autorités haïtiennes à une importante réunion destinée à la consolidation du bloc latinoaméricain sans interférence des États-Unis. Une initiative visant à l’autodétermination des États et pays de la région. Vendredi, le Parlement vénézuélien a adopté, à une écrasante majorité, l’accordcadre établissant une coopération entre l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba) et Haïti. Pourtant, le projet n’est pas encore acheminé au Parlement haïtien pour une éventuelle ratification. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Lambert, s’est refusé à tout commentaire sur le sujet. Même précaution du côté d’autres parlementaires. Sage orthodoxie d’un vulnérable…
Interrogé sur l’annonce faite par le président nicaraguayen, le professeur Simonise estime que les déclarations de Daniel Ortega, « chef d’État étranger, n’engagent en rien la nation haïtienne. Il faut attendre les réactions officielles venues de Port-au-Prince avant tout commentaire ».
Quant à l’intégration d’Haïti à l’Alternative bolivarienne des Amériques, le diplomate a dit voir « mal un pays qui ne dispose pas de son autonomie sécuritaire donner son adhésion à un front qui se veut « contre » un puissant membre (États-Unis) du Conseil de sécurité. De plus, le fondement de la politique économique des pays de l’Alba, c’est la nationalisation des entreprises et des ressources stratégiques. Or, la ressource stratégique d’Haïti, c’est la diaspora. Et le fondement de la politique économique que conduit le gouvernement, c’est la stabilité macroéconomique avec, en sus, la privatisation des entreprises stratégiques ». Jean-Robert Simonise considère la politique de Port-au-Prince comme « une sage orthodoxie d’un vulnérable conscient de son état et qui a le devoir de chercher partout des opportunités pour un peuple qui manque de tout ».
Politique infantile
Himmler Rébu, responsable de parti politique, pense que l’initiative d’intégrer l’Alba est totalement dépassée. Il la qualifie de « politique infantile ». « Le Venezuela est en mesure de mener le jeu, mais on ne peut pas nous aligner », déclare-t-il, insistant sur « l’inconcevabilité d’une politique extérieure axée sur La Havane - Caracas -Téhéran alors que le pays se trouve dans une situation de soumission absolue (États-Unis, Canada et alliés) ». Le président du Greh recommande une stratégie nationale. Selon Himmler Rébu, « une quelconque force extérieure sera efficace s’il y a une certaine force à l’intérieur. On doit représenter un intérêt, un potentiel. Les citoyens doivent développer une certaine confiance dans les projets du gouvernement et supporter les initiatives ».
Dans la même veine, un économiste déclarait récemment qu’ « Haïti n’a nullement intérêt à rejoindre l’Alba qui pourrait hypothéquer d’autres accords signés antérieurement ».Cependant, de l’avis du président Préval, « Haïti doit trouver les voies et moyens d’une coopération régionale et internationale dynamique, productive, capable de nous aider à répondre aux nombreuses attentes (analphabétisme, éducation pour tous, santé pour tous, etc.) de la population ». Et pour ce faire, le président multiplie les voyages et signe des accords avec des pays de l’Amérique latine, dont le Venezuela et Cuba, deux principales « bêtes noires » des États-Unis.http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6882
HAITI/ÉDUCATION / Pourquoi le Nouveau secondaire ?
alixlaroche@lematinhaiti.com
L’État haïtien s’est engagé à réaliser les objectifs de l’Éducation pour tous d’ici à 2015. La préparation de la Stratégie nationale d’action se situe dans cette logique d’expliciter les choix nationaux pour la mise en œuvre de ce projet. Depuis son arrivée à ce poste, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Gabriel Bien-Aimé, n’a cessé de prôner l’éducation pour tous, mais une éducation de qualité. Sous son administration, de nombreux changements ont été opérés. Entre autres projets, on peut citer le baccalauréat permanent, les examens distincts pour les nouveaux bacheliers et les recalés, mais aussi, et surtout la mise sur pied du nouveau secondaire. Dans une interview exclusive accordée à un reporter du Matin, le ministre Bien-Aimé explique en quoi consiste le nouveau secondaire.
Le Matin : Monsieur le ministre, l’on entend depuis quelque temps parler du « Nouveau secondaire » qui a été intégré dans le programme du MENFP. Cependant, le public, dans l’ensemble, ignore ce qu’il est exactement. Pourriez-vous nous en parler un peu ?
Gabriel Bien-Aimé : Le Nouveau secondaire est quelque chose qu’on aurait dû mettre en chantier depuis plus de dix ans. Il a maintes fois été annoncé sans être effectivement entériné. Nous autres, dans ce ministère, voulons amorcer son implémentation à partir de cette année de telle sorte que, dans un avenir très proche, nous puissions étendre le processus à toutes nos écoles. Le Nouveau secondaire, c’est en finir avec le cycle traditionnel et donner à nos élèves la possibilité de s’orienter dans leurs études.
LM : Vous parlez du nombre d’années pour le programme du nouveau secondaire. Combien en comporte-t-il ?
GBA : Le Nouveau secondaire comporte quatre (4) années. Nous avons deux années de tronc commun, c’est-à-dire secondaire 1 et secondaire 2, où tous les élèves auront à suivre les mêmes cours. Après ces deux années, ils auront à choisir. La troisième année sera l’année d’orientation. Il y aura trois filières : la filière d’enseignement général, puis la pédagogique et enfin la technologique. La quatrième année est celle de fin d’études, donc celle de renforcement de ce qui est appris au niveau de la troisième année. Au terme de tout cela, il y aura un examen du bac de fin d’études secondaires. Cet examen peut être en enseignement secondaire, en pédagogie ou en technologie. Par exemple, quelqu’un qui est en enseignement général peut décider ensuite de continuer à l’université. Quelqu’un qui a choisi la filière pédagogique peut automatiquement commencer à enseigner. La filière technologique peut permettre au bachelier d’aller directement sur le marché du travail. Mais, s’il veut une spécialisation, il se dirigera soit dans une université technique ou dans une école technique supérieure pour pouvoir parfaire cette connaissance qu’il a acquise au niveau du nouveau secondaire. Voilà grosso modo en quoi consiste le Nouveau secondaire.
LM : Le ministère a changé de nom. Le MENJS est devenu le MENFP. Quelle est la raison d’être de ce changement ?
GBA : Nous sommes en train d’élaborer une politique de formation professionnelle dans le cadre de notre programme. Il est vrai qu’au niveau du fondamental, il y a déjà une ouverture vers le professionnel. Au niveau du Nouveau secondaire, il y a cette filière technologique qui prend en compte justement la formation professionnelle. Au niveau de l’Institut national de formation professionnelle (INFP), nous avons toute une série de programmes nous permettant d’aboutir à du concret en ce qui concerne la formation professionnelle parce que, désormais, nous voulons former des jeunes capables d’intégrer tout de suite le marché du travail. Nous ne voulons pas former des chômeurs. Nous voulons tenir compte des besoins de la société et de nos entreprises dans la préparation de nos jeunes. C’est-ce que nous appelons une formation axée sur la demande, en d’autres termes, ce que demande effectivement la société. C’est le concept à travers lequel nous allons former nos jeunes de telle sorte que ces derniers, une fois diplômés, trouveront du travail dans leurs spécificités propres.
LM : Abordons maintenant la question du baccalauréat permanent. Voulez-vous l’expliquer aux lecteurs du Matin, Monsieur le ministre ?
GBA : Alors, nous sommes en train vraiment de réformer ou, tout au moins, de repenser le baccalauréat haïtien. Cette année, plusieurs nouvelles mesures ont été prises. Citons, par exemple, la séparation des nouveaux candidats et des redoublants. C’est un premier élément. Un second élément est que ceux qui n’ont pas réussi ne vont pas attendre une année pour pouvoir se présenter aux examens. Ils vont pouvoir tout au cours du cycle se présenter aux épreuves et participer, une fois qu’ils se sentiront prêts. Un troisième changement à souligner est que les redoublants n’auront pas à composer sur toutes les matières. Ils le feront seulement sur les matières pour lesquelles ils n’ont pas obtenu 50 % et plus. Les matières dans lesquelles ils ont obtenu 50 % seront archivées pendant deux ans. Le candidat redoublant a deux ans pour pouvoir arriver aux moyennes de 50 % lui permettant de franchir l’étape. Nous allons encore apporter d’autres changements pour rendre le baccalauréat haïtien plus facile, plus viable, moins stressant et plus conforme à la réalité.
LM : Comment expliquer la faible congruence des curricula avec la réalité socioéconomique ?
GBA : Le profil des jeunes issus de l’école fondamentale semble encore très éloigné des attentes formulées dans les finalités de l’éducation énoncées au début de la réforme éducative et qui servent encore de référence au système. La non-prise en charge par les curricula scolaires de toutes les préoccupations de la vie quotidienne (violence, sexualité responsable, protection de l’environnement, promotion de la citoyenneté, justice sociale, justice, sécurité, valeurs morales, etc.) entraîne chez l’Haïtien éduqué, étant donné, par ailleurs, la faible internalisation des valeurs de tolérance, de règlement des divergences par le dialogue, etc., une faible capacité à résoudre certains problèmes fondamentaux. Un tel vide n’est pas de nature à contribuer à mettre Haïti sur la voie de l’épanouissement auquel aspire sa population.
LM : Que dire du faible impact de l’éducation sur le plan de l’insertion sur le marché de l’emploi ?
GBA : Si le taux de chômage est l’un des indicateurs souvent évoqués pour exprimer l’état du sousdéveloppement du pays, il est curieux de constater que ce sont surtout les jeunes de moins de 30 ans (65.5 %) qui sont frappés par ce phénomène (chômage ouvert), particulièrement dans la zone métropolitaine. Mais la distribution de la population des chômeurs selon le niveau d’études atteint reste inquiétante. 50 % des chômeurs en milieu rural ne sont pas allés à l’école au-delà du cycle primaire alors qu’en milieu urbain – tant dans la capitale que dans les autres villes du système urbain –, 60 % au moins des chômeurs ont achevé avec succès au moins une année du cycle secondaire. En deçà du supérieur, l’éducation ne protège pas contre le chômage selon le constat de l’IHSI. Il importe toutefois de prendre en compte le poids de la conjoncture sur le marché du travail. Il ne fait aucun doute que la crise multidimensionnelle que traverse la société haïtienne depuis au moins vingt ans nuit à l’efficacité et aux impacts économiques des investissements éducatifs.
LM : Plus d’un se plaint du coût élevé de l’éducation en Haïti. Qu’en pensez-vous, Monsieur Bien-Aimé ?
GBA : On notera que les familles assurent l’essentiel du financement de l’éducation compte tenu du fait que la majorité des établissements du réseau scolaire (92 %), ainsi que des effectifs (environ 85 %), sont de statut non public. À côté des familles, il convient d’ajouter les églises, à travers les missions et les ONG qui interviennent de manière significative dans le financement des droits de scolarité, des matériels et des équipements, des cantines scolaires, et cela tant dans les écoles privées que dans les écoles publiques.
mercredi 4 juillet 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6879
Santo Domingo et Mexico appuient l’action de la communauté intenationale en Haïti
Jeudi 5 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Les chanceliers dominicain, Carlos Morales Troncoso et mexicain Patricia Espinosa Castellanos ont apporté mercredi à Mexico leur soutien aux efforts déployés par la communauté internationale en Haïti, rapporte le quotidien dominicain El Nuevo Diario.
S’exprimant lors de la 4e réunion de la commission mixte intergouvernementale Mexique/République Dominicaine, les deux dirigeants ont appelé à la création d’un nouveau "groupe de pays amis" d’Haïti qui aura pour mission d’apporter un soutien fort au pays.
Ce groupe doit "appuyer le renforcement de la gouvernabilité et aussi le développement des programmes économiques et sociaux dont a besoin la nation haïtienne", ont déclaré les chanceliers.
Depuis le début, il y a une quinzaine d’années, des interventions à répétition de la communauté internationale dans sa politique intérieure, Haïti a été parrainée à plusieurs reprises par des "pays amis". Ces rapprochements n’ont jamais donné lieu à des résultats convaincants.
Sur un autre plan, Carlos Morales Troncoso et Patricia Espinosa Castellanos ont annoncé l’ouverture d’un cycle de négociations visant à l’établissement d’un traité de libre-échange entre la République Dominicaine et le Mexique. Les deux pays ont développé ces dernières années des relations privilégiées qui ont permis d’explorer plusieurs pôles de coopération. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3824
Retour à Port-au-Prince du Président René Préval après le sommet de la CARICOM
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval est rentré à Port-au-Prince mercredi à la mi-journée à l’issue de sa participation au 28e sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM) qui se tenait depuis dimanche à la Barbade.
Au cours d’une conférence de presse à l’aéroport international Toussaint Louverture, le chef de l’Etat a notamment annoncé l’ouverture dès le début du mois prochain d’un bureau de la CARICOM dans la capitale haïtienne. Il travaillera en liaison avec l’office haïtien dirigé par Marie-Michèle Rey, responsable du dossier de l’intégration du pays dans l’espace caribéen.
M. Préval a indiqué que les dirigeants de la région sont tombés d’accord sur la nécessité de dynamiser davantage le processus de construction de l’espace communautaire en introduisant une structure appelée à constituer une interface entre les gouvernements et le secrétariat général de la CARICOM. A ce propos, des discussions ont été engagées sur la possibilité de doter certains pays d’experts caribéens et le coût éventuel d’une telle opération.
D’autre part, des décisions concrètes ont été prises à Bridgetown dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et le trafic d’armes. Mais, le Président Préval a refusé de divulguer les informations y relatives arguant qu’en raison de leur importance stratégique elles doivent être traitées exclusivement par les agences spécialisées des pays concernés.
Le maintien de la ligne aérienne caribéenne LIA, confrontée à de graves difficultés financières, a constitué un sujet de préoccupation pour les leaders de la CARICOM. Ils veulent empêcher la disparition de cette compagnie qui assure la desserte entre différents territoires insulaires de la région.
A côté du bilan périodique de l’évolution de la Communauté Caribéenne dressé par les instances politiques, des équipes techniques de travail se sont penchées sur des problèmatiques d’intérêt régional. Le directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Thimothée, a pris part à des échanges sur la gestion des maladies non transmissibles.
De son côté, le secrétaire d’Etat à l’agriculture, Joanas Gué, a annoncé la tenue en octobre prochain d’une réunion qui sera consacrée à la relance de l’agriculture haïtienne dans la perspective de l’exportation de produits vers le marché caribéen.
Marie-Michèle Rey et l’économiste Charles Clermont, consultant auprès de la Présidence, ont, quant à eux, souligné les enjeux que représentent respectivement le processus de négociation entre le CARIFORUM et l’Union européenne sur l’ouverture des marchés et le blocage du cycle de Doha destiné à libéraliser les échanges commerciaux à l’échelle mondiale.
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et les membres de son gouvernement étaient allés accueillir la délégation présidentielle arrivée de la Barbade à bord d’un vol spécial. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3823
Un million d’haïtiano-américains commémorent le 4 juillet
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Brown a souligné que des liens très forts unissent les deux peuples précisant que la communauté haïtienne joue sa partition dans les succès de la société américaine.
Il indique que plus d’un million d’américains sont d’origine haïtienne précisant que 70 % d’entre eux sont nés sur le sol américain.
La communauté haïtienne aux Etats-Unis est très dynamique et compte d’éminents représentants dans tous les secteurs de la vie sociale déclare le conseiller aux affaires publiques de l’ambassade américaine, soulignant que l’artiste peintre originaire des Cayes Jean Jacques Audubon est connu sous le nom de James Jean Audubon.
Selon des statistiques non officielles environ 600 000 haïtiens seraient en situation irrégulière aux Etats-Unis.
Dans le même temps, il note que de nombreux ressortissants américains, qui ne travaillent pas pour leur gouvernement, sont en Haïti afin d’aider le peuple haïtien. " J’ai rencontré des américains du New Hampshire qui viennent ici tous les ans depuis 25 ans afin de soulager les souffrances de la population", témoigne t-il. M. Brown estime comme l’ancien président Roosevelt, Haïti est gravé dans le cœur de nombreux américains.
Par ailleurs, James E. Brown explique que son gouvernement entend contribuer à l’amélioration des conditions de vies de la population haïtienne parce que la misère du peuple haïtien peut avoir des répercutions sur les Etats-Unis. " Les deux pays réalisent des échanges commerciaux et se trouvent dans la même région ", insiste t-il.
De plus, le conseiller aux affaires publiques de l’ambassade américaine affirme qu’Haïti change la vie de ses visiteurs. " Je suis en poste depuis 8 mois et j’ai noté des changements dans ma vie", révèle t-il mettant l’accent sur l’esprit fort du peuple haïtien et la richesse culturelle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12796
Commémoration du 231 eme anniversaire de l’indépendance des Etats Unis
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12795
Le maire Jason dénonce les manipulations des marchandes par des bandits
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12794
L’OEA appelle la Caricom à intensifier ses actions en Haiti
Selon le secrétaire général adjoint de l’OEA, Albert Ramdin, la Caricom pourrait aider Haïti dans les aspects politique et technique. Il cite en exemple la possibilité pour la Caricom d’aider le parlement à jouer son rôle de manière effective dans le cadre du développement du pays.
Pour sa part, le secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, regrette que le parlement, la justice et la police ne soient pas en mesure de fonctionner avec efficacité en dépit des millions de dollars qui leur ont été octroyés. Entre temps, M. Insulza, plaide en faveur d’une assistance technique pour Haïti tout en félicitant la Caricom pour les efforts déjà déployés. Le secrétaire général de l’OEA estime néanmoins qu’il y a encore du travail à faire pour favoriser le développement économique et la stabilité en Haïti. " Nous avons un groupe d’États solides, quoique petits, qui peuvent être très utiles à Haïti ", a martelé le Secrétaire général de l’organisation hémisphérique à l’ouverture, de la 28e Conférence de la Caricom à Barbade. " Les pays de la Caricom, tels Barbade, Trinidad & Tobago, ont des personnes qualifiées qui peuvent aider dans les domaines de la gestion économique et de l’administration publique ", soutient-il. Parallèlement le Mexique et la république Dominicaine disent souhaiter le renforcement de la gouvernance en Haïti, et suggèrent la création d’un groupe de pays susceptibles d’appuyer les programmes économiques et sociaux du gouvernement haïtien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12793
Le président René Préval annonce la mise en place de structures pour favoriser le bon fonctionnement de l'Etat et fait de la police et de la justice s
René Préval intervenait à l'Aéroport Toussaint Louverture, à son retour de la Barbade où il a participé au sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de la caricom.
Il a indiqué que la justice et la police nationale font partie des principales priorités de son gouvernement.
Des commissions seront bientôt formées en vue de faire la lumière sur un ensemble de dossiers notamment dont les cas d'assassinat de journalistes et de détentions préventives prolongées dans les centres carcéraux, a annoncé le chef de l'Etat, faisant savoir qu'"il nous faut faire avancer les dossiers pour débloquer le pays.
Le chef de l'Etat a d'un autre côté réitéré sa volonté de combattre la corruption sous toutes ses formes au sein de l'administration publique.
Il a fait état de la mise sur pied dans le cadre de cette lutte d'une coordination entre l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), le Parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, l'Administration Générale de la Douane (AGD) et l'Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF).
Tous les dossiers seront soigneusement examinés, a déclaré René Préval qui promet de mettre des moyens adéquats à la disposition de cette coordination en vue de son plein rendement.
Concernant les critiques selon lesquelles Haïti ferait face à une carence de cadres, René Préval a expliqué cette situation par la fuite des cerveaux due à des troubles socio-politiques et également à une carence de moyens de l'Etat pour les rémunérer convenablement.
C'est une réalité que l'on doit admettre tout en cherchant à y remédier, , a dit le président qui déclare compter également sur l'appui des partenaires internationaux et de la conjugaison des efforts de tous les secteurs nationaux.
AHP 4 juillet 2007 1 : 45 PM
La République Dominicaine pourrait ne plus bénéficier du quota de sucre qu'elle écoule sur le marché américain si elle ne s'applique pas à améliorer l
Port-au-Prince, le 4 juillet 2007 (AHP)- La République Dominicaine pourrait perdre le quota de sucre qu'elle exporte vers le marché américain si elle ne s'applique pas à améliorer les conditions de travail des travailleurs haïtiens dans les bateys.
Cette position a été exprimée la semaine dernière au père Christopher Hartley au cours de réunions de travail qu'il a eues au département d'Etat et au Capitole à Washington avec de hauts fonctionnaires et congressmen américains.
Le département américain de l'Agriculture, a augmenté fin 2005 le quota d'exportation du sucre dominicain sur le marché américain à 250,046 tonnes métriques, ce qui représente une source énorme de revenus en devises pour la République Dominicaine.
Toutefois, les autorités américaines se seraient demandées jusqu'à quel point elles peuvent continuer à importer le sucre dominicain préparé dans un contexte de violation de droits humains, souligne la source.
Le prêtre connu pour ses dénonciations de l'exploitation des travailleurs haïtiens dans les usines sucrières du puissant et influent groupe Vicini a été contraint de quitter la République Dominicaine après plus de 10 ans de sacerdoce dans la province de San Pedro de Macoris.
Chistopher Hartley a eu notamment une rencontre avec David Searby, responsable au département d'Etat des relations avec la République dominicaine, ont informé des sources dignes de foi. Faisant savoir que le gouvernement et le congrès américains sont en train de travailler sur le dossier des travailleurs haïtiens, établissant le contact avec des personnalités ayant travaillé à la préparation de différents documentaires sur les conditions infra-humaines de travail dans les plantations sucrières, notamment dans les usines de la famille Vicini.
Dans ce sens, des fonctionnaires du département américain du travail envisageraient de visionner le documentaire " les enfants du sucre " projeté récemment au Florida International University (FIU) et qui a provoqué la colère du consul général dominicain à Miami, Manuel Almauzar qui a assimilé cette projection à un complot international contre la République Dominicaine.
Cependant, les sources ont précisé que l'intérêt du département d'Etat et du congrès américain n'est pas d'interférer dans les affaires internes de la République dominicaine mais de chercher des solutions aux problèmes des travailleurs et aux violations de leurs droits dans l'industrie sucrière.
La réunion du père Hartley au capitole, s'est réalisée dans les mêmes objectifs bien qu'il ait été demandé aux participants de ne pas en faire écho.
les parlementaires cherchent également à obtenir que le gouvernement américain conditionne son aide à la République Dominicaine au respect des droits des travailleurs du sucre dans les entreprises tant publiques que privées.
Il sera demandé à l'Etat et au secteur privé dominicains de garantir aux travailleurs des contrats de travail écrits tel qu'établi par le code du travail dominicain, au secrétaire d'Etat dominicain du travail de vérifier le poids de la canne coupée car c'est là que l'on enregistre la plus grande fraude aux dépens des coupeurs de canne.
Le statut des travailleurs du sucre et celui de leurs descendants devraient également être légalisés, soulignent encore les sources, faisant savoir que le père Christopher Hartley est invité de nouveau à Washington par le département américain du travail à une rencontre du même genre dont la date n'a pas encore été arrêtée.
AHP 4 juillet 2007 12 : 05 PM
L'enquête sur les détournements de fonds à la chancellerie bouclée: les suites légales attendues
Ce sont plus de 70 millions de gourdes destinés à payer les employés des missions diplomatiques qui se sont volatilisés.
Selon le sénateur Beauplan, le rapport de cette enquête a été acheminé au président du sénat qui devra à son tour les transmettre à la présidence, la primature, l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), la commission affaires étrangères de la chambre basse et la cours supérieure des comptes et du contentieux administrative pour les suites administratives et légales..
La commission invite le ministre des affaires étrangères, Jean Reynald Clérismé, à apporter des éclaircissements sur cette affaire dans le cadre d'une séance publique qui doit se tenir ce jeudi au sénat de la république.
Le sénateur Beauplan a par ailleurs demandé au président René Préval, de faire preuve de prudence vis-à-vis des étranges préoccupations du secteur des affaires relatives à l'appréciation de la gourde par rapport au dollar américain.
Lors d'une réunion la semaine dernière avec le président Preval, des hommes d'affaires sont allés jus qu'à menacer de fermer boutique si la gourde continuait de s'apprécier. Il faut aujourd'hui 36 gourdes pour acheter un dollar américain. Alors que récemment encore il en fallait jusqu'à 40.
Les revendications du secteur privé vont, a-t-il dit, à l'encontre des intérêts du peuple haïtien et le gouvernement doit prendre des précautions pour ne pas pénaliser la population en voulant satisfaire les 4 volontés du secteur des affaires.
Les haïtiens réclament, a-t-il dit, une baisse des prix des produits de première nécessité et la priorité devrait être accordée aux besoins de la majorité.
Un des documents déclassifiés de la CIA lève le voile sur un pan des relations entre Balaguer et Duvalier
Dans un rapport daté du 13 juillet 1966, la CIA a informé que Duvalier rejeta la proposition de Radhames, estimant qu'elle affecterait ses bonnes relations avec Balaguer. Le rapport indique encore que Duvalier ne souhaitait pas discuter avec Trujillo, par ce qu'il attendait des bénéfices économiques de ses relations avec Balaguer.
Toutefois, le dictateur haïtien n'excluait pas de collaborer par la suite avec Trujillo si le dirigeant dominicain devenait hostile.
Dans le second paragraphe, de ce rapport de deux pages, l'agence de renseignement américain informa que François Duvalier reçut de Balaguer une demande de 45.000 coupeurs de canne pour la zafra dominicaine.
En échange, Duvalier recevrait sur son compte personnel 20 dollars US pour chaque bracero, soit un total de 900,000 dollars, moyennant qu'il garantisse le retour des haïtiens dans leur pays à la fin du contrat.
L'historien dominicain Bernardo Vega qui a confirmé l'information, signala que lorsque le FMI consulta les finances de la banque haïtienne en question, il constata l'évidence des dépôts faits par la corporation sucrière dominicaine sur le compte de Duvalier.
Vega precisa par ailleurs que Balaguer nomma, ni plus ni moins, le chauffeur de Trujillo, Zacarias de la Cruz, comme responsable du transport des haïtien jusqu'en territoire dominicain dans la nuit du 30 mai 1961.
Dans les camions qui transportaient les braceros haïtiens, Duvalier fit installer aussi des "tontons macoutes" pour avoir la garantie que les braceros se portent bien et retournent dans leur pays (officiellement) mais en réalité, pour s'assurer qu'ils ne conspireraient pas depuis la République dominicaine pour renverser sa dictature.
Un ex ambassadeur dominicain de l'époque à Washington a rappelé que pour maintenir ses bonnes relations avec Duvalier, Balaguer fit interdire la projection dans les cinémas dominicains du film " les comédiens", un film extrêmement critique pour la dictature duvaliériste.
Source: http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
mercredi 4 juillet 2007
Libération du père Wilder Jean-Baptiste après quatre jours de séquestration
mardi 3 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le père Wilder Jean-Baptiste du diocèse des Gonaïves a été libéré contre rançon mardi matin à Port-au-Prince quatre jours après son enlèvement dans la nuit de vendredi à samedi, a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Une forte rançon, dont le montant n’est pas précisé, a été versée par la famille du religieux suite à d’intenses négociations avec les ravisseurs.
On ignorait quelques heures après sa libération l’état de santé de l’ex-otage.
Le père Jean-Baptiste avait été intercepté par des individus armés dans le quartier de Turgeau (centre-est de la capitale) alors qu’il circulait au volant d’une jeep Tracker de couleur rouge immatriculée AA02250. La police avait retrouvé le véhicule non loin du marché Salomon (centre).
Selon les autorités policières, le prêtre était rentré à Port-au-Prince en vue de célébrer le mariage de son frère. Ce grave incident a entraîné le report de la cérémonie nuptiale.
Par ailleurs, aucune information n’était disponible sur le sort d’une femme kidnappée samedi dernier à Fontamara 27 prolongé (banlieue sud).
Face à la réapparition des enlèvements crapuleux, la police réaffirme sa détermination à rétablir totalement la sécurité et à neutraliser les bandits issus de gangs de plus en plus mobiles.
Des dizaines de présumés kidnappeurs ont été appréhendés ces derniers mois. Parmi eux, Miller Jean Elie dit "Ti Elie ou Moïse" et Pierre Léger considérés comme deux des bourreaux ayant enlevé, violé, torturé et assassiné sauvagement une étudiante de 20 ans, Farah Natcha Kerby Dessources, en novembre 2006. Les deux hommes sont incarcérés depuis la semaine dernière.
Wilder Jean-Baptiste n’est pas le premier représentant de l’église catholique haïtienne à avoir subi la loi du kidnapping. En juillet 2006, un prêtre salvadorien de la congrégation des Franciscains, César Humberto Flores, et un aspirant de nationalité haïtienne avaient été séquestrés à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays situé au nord de Port-au-Prince.
Des dizaines de missionnaires haïtiens, américains, canadiens et français notamment ont été aussi victimes de rapt. Mais, certains de leurs ravisseurs arrêtés en Haïti et remis au FBI sont promis à de très longs séjours dans les prisons américaines. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3821
Haïti, Cuba et la République Dominicaine vont créer le"corridor biologique" de la Caraïbe
mardi 3 juillet 2007,
Radio Kiskeya
Les autorités haïtiennes, cubaines et dominicaines doivent parapher le 10 juillet prochain un protocole d’accord en vue de créer dans la Caraïbe un "corridor biologique" destiné à préserver la diversité de la région, ont annoncé mardi à La Havane les médias cubains.
Selon l’agence d’Etat Agencia de Informaciòn Nacional (AIN), cette initiative sans précédent impliquera des accords de coopération en faveur du développement de la technologie nécessaire à la conservation et à la revalorisation des espaces naturels.
La cérémonie de signature de l’accord tripartite se déroulera à Puerto Escondido, une localité dominicaine située à la frontière avec Haïti, a indiqué le directeur de la division Amérique latine et Caraïbes du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Le haut fonctionnaire onusien avait participé la semaine dernière à Santo Domingo au 5e Forum sur la lutte contre la désertification et la sécheresse en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Plus de 750 délégués venus de 23 pays avaient pris part aux travaux de ce forum consacré aux changements climatiques. Haïti était représentée par son ministre de l’environnement, Jean-Marie Claude Germain.
A l’ouverture de la conférence, le vice-président dominicain Rafael Alburquerque avait appelé à l’approfondissement des actions entreprises en vue de diminuer les effets de la sécheresse en République Dominicaine. "Ce phénomène affecte 70% du territoire national et a des répercussions négatives sur la vie de cinq millions de dominicains", avait averti M. Alburquerque.
Des trois nations engagées dans le nouveau partenariat pour la protection de la biodiversité caribéenne, Haïti est la plus menacée. Victime d’une désertification accélérée, le pays fait face aussi à une pollution galopante et croule sous les déchets plastiques tandis que les principales agglomérations, bidonvillisées, ne sont pas à l’abri d’une catastrophe majeure. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3781
Haïti – Rép. Dominicaine : Graves incidents au cours d’un conflit frontalier à Anse-à-Pitres
Les premières données recueillies de riveraines et riverains font état de blessés, tant du côté des ressortissants haïtiens que dominicains, sans en préciser le nombre. L’armée dominicaine aurait tiré plusieurs coups de feu.
A la base de la tension ayant régné à la frontière ce mardi 3 juillet, une motocyclette aurait été volée par un ressortissant dominicain qui l’aurait ensuite vendue à un ressortissant haïtien à Anse-à-Pitres, indiquent certaines sources.
Au cours d’une dispute en territoire haïtien, un groupe de dominicains, parmi eux le propriétaire de la motocyclette perdue, aurait blessé à l’arme blanche le nommé Denis Saint-Louis, rencontré à bord d’une motocyclette à Site Nèf, un village de rapatriés situé à l’entrée est de Anse-à-Pitres. Une grande bagarre s’est alors déclenchée entre deux groupes (haïtiens et dominicains), laquelle se serait soldée par plusieurs blessés.
La situation aurait dégénéré au moment où des Haïtiens ont voulu traverser la frontière pour aller s’en prendre au groupe de Dominicains.
Jusque tard dans l’après-midi du 3 juillet 2007, les comités de défense et de promotion des droits humains de Anses-à-Pitres et de Pedernales, aidés des autorités locales, tentaient de ramener le calme parmi les habitants de la frontière, rapporte un riverain à AlterPresse.
Au moment de l’incident, un seul des 4 policiers affectés à la commune de Anse-à-Pitres, forte d’environ 20,000 habitants, se trouvait à son poste.
Trois jours auparavant, soit le samedi 30 juin 2007, le corps décapité d’un Haïtien a été retrouvé non loin de Pedernales, dans une localité dénommée « Los Brujos ». Connu sous le nom de André, ce ressortissant haïtien était porté disparu depuis le 26 juin.
Depuis quelque temps, un climat de délinquance semble se développer à ce point frontalier très éloigné de Jacmel, chef-lieu du département géographique du Sud-Est d’Haïti. Dépourvus de moyens, les policiers se seraient gardés d’envoyer des prisonniers à Jacmel, excepté quelquefois au passage occasionnel d’une patrouille de la Mission des Nations Unies en Haïti (Minustah) qui voudrait bien les récupérer.
Anse-à-Pitres est une ville frontalière, à la pointe Sud-Est d’Haïti, en face de la ville dominicaine de Pedernales. [rc apr 03/07/2007 17 :30]
Haïti/Caricom : Possibilité d’ouvrir un campus de l’Université West Indies à Port-au-Prince
« Franchement, je suis tout à fait intrigué par cette proposition et je serais intéressé de recommander l’idée pour une considération sérieuse une fois que nous aurons à notre disposition les informations appropriées » relatives à cette proposition, fait savoir le professeur Nigel Harris au magazine Trinidad & Tobago Express, consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
Le 1er juillet 2007, le secrétaire général adjoint de l’organisation hémisphérique, le surinamien Albert Ramdin, a préconisé l’installation, à Port-au-Prince, d’un campus de l’Université West Indies qui célèbrera son 60 e anniversaire de fondation en 2008.
L’aide à apporter par la Caricom à Haïti ne devra pas se confiner sur le nombre de soldats à engager au sein de la mission onusienne déployée dans le pays depuis juin 2004, estime Ramdin.
Le secrétaire général adjoint de l’OEA a exprimé ce souhait à l’ouverture, à Barbade le dimanche 1er juillet 2007, de la 28e conférence des chefs de gouvernements de la Caricom à laquelle participe le président haïtien, René Garcia Préval.
Albert Ramdin a même proposé à l’administration de cette université de la Caricom de recruter quelques 3 000 étudiants haïtiens pour l’implantation d’un campus en Haïti.
Selon le vice-recteur de l’UWI, Nigel Harris, cette idée de l’Oea pourrait être considérée dans le cadre des stratégies de l’Université West Indies pour un nouveau plan quinquennal qui s’étendra jusqu’en 2012.
Ce plan inclut l’établissement d’un « campus ouvert » à Montego Bay (Jamaïque) avec pour objectif d’accueillir des étudiantes et étudiants pré-universitaires, celles et ceux préparant leur licence, des programmes universitaires supérieurs basés sur le développement ainsi que des programmes professionnels pour des étudiantes et étudiants dans les 15 pays contribuant au fonctionnement de l’UWI.
Des étudiants du campus Mona (établi en Jamaïque) de l’Université West Indies seraient même intéressés à faire des recherches en Haïti, notamment dans le domaine de la communication.
Initiée en 1948 dans les Caraïbes comme un collège externe de l’Université de Londres (Grande Bretagne) et ayant acquis un statut entièrement indépendant en 1962, l’université West Indies est la plus vieille institution universitaire dans les pays caribéens faisant partie du Commonwealth.
Supportée justement par 15 pays, toutes colonies ou anciennes colonies britanniques, UWI est engagée dans le développement régional à travers le rodage de ressources humaines, la recherche et la fourniture de services avisés aux gouvernements et au secteur privé, ainsi que la création de liens avec d’autres institutions caribéennes et du reste du monde.
Avec ses trois campus – Cave Hill à Barbade, Mona en Jamaïque et St Augustin à Trindidad – et ses 12 centres (connus comme les UWI-12) répartis dans les autres pays contributeurs, l’université West Indies a, aujourd’hui, un nombre approximatif de 36 mille étudiantes et étudiants inscrits, dont 5,800 gradués annuellement.
Anguilla, Antigua & Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Iles vierges britanniques, Iles Caïmans, la Dominique, Grenade, Jamaïque, Montserrat, St. Kitts/Nevis, Ste. Lucie, St.Vincent & Les Grenadines, Trinidad & Tobago sont les pays caribéens desservis par l’université West Indies. [do rc apr 03/07/2007 12 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6157
Le maire Jason se défend
Le mardi 3 juillet 2007, pour la deuxième journée consécutive, des centaines de marchands de la place de la Cathédrale ont manifesté en face de l'Hôtel Le Plaza au Champ de Mars où le maire de Port-au-Prince a provisoirement installé ses bureaux. Comme la veille, les manifestants ont couvert d'invectives le maire Muscadin Jean-Yves Jason qui, selon eux, aurait ordonné l'incendie de ce marché dans la nuit de dimanche à lundi. « Une autorité morale ne peut pas ordonner l'incendie d'un marché, ce qui serait de nature à créer l'insécurité », a affirmé M. Jason.
Le premier citoyen de la capitale a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire afin de fixer les responsabilités dans cette affaire.
Dans la soirée de dimanche à lundi, des équipes de la mairie ont procédé au nettoyage dudit marché. Des tréteaux sales et usagés ont été brûlés, a indiqué le maire qui rejette toute responsabilité dans ce sinistre.
Des gens, profitant de cette situation pour créer des troubles à la capitale, veulent nous faire porter le chapeau, a-t-il poursuivi en se disant ouvert au dialogue.« Il faut trouver des passerelles afin de dialoguer avec les marchands », a-t-il ajouté en attendant les résultats de cette enquête.
Une autre Port-au-Prince est possible, a soutenu le maire qui souligne au passage la poursuite des travaux d'assainissement de la capitale qui compte 35 quartiers et 100.000 marchands de rue.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45704&PubDate=2007-07-03
mardi 3 juillet 2007
Etat d’alerte antiterroriste dans les aéroports dominicains
Des recommandations américaines mises en application devant d’éventuelles attaques du terrorisme international
mardi 3 juillet 2007,
Radio Kiskeya
L’état d’alerte est décrété depuis lundi dans tous les aéroports internationaux et autres terminaux aériens de la République Dominicaine, selon une décision du ministère des Forces Armées rendue publique à la suite de deux attaques terroristes manquées enregistrées le week-end écoulé à Londres, en Angleterre et à l’aéroport de Glasgow, en Ecosse.
La presse dominicaine rapporte mardi que le chef du corps spécialisé de la sécurité aéroportuaire (CESA), le major-général Juan Bautista Rojas Tabar, a annoncé l’activation du niveau 3 du système d’alerte dans les aéroports du pays. Il précise que ces mesures préventives sont prises à partir de recommandations de l’agence de sécurité du transport des Etats-Unis (TSA).
Une information confirmée par l’ambassade américaine à Santo Domingo.
Des instructions ont été passées par le ministre des Forces Armées, le lieutenant-général Ramòn Antonio Aquino Garcìa, en vue du renforcement de la présence militaire aux postes de commande de toutes les installations aéroportuaires. Les superviseurs et coordonnateurs de sécurité ont été informés des nouvelles dispositions en vigueur.
Les contrôles de routine des bagages et les fouilles au corps sont devenus plus sévères en particulier pour les passagers voyageant à destination des Etats-Unis et de l’Europe.
A l’aéroport Las Américas, le déploiement d’un imposant dispositif de sécurité a été constaté.
Les aéroports américains sont également placés sous haute surveillance afin de contrer les menaces terroristes apparemment alimentées par Al-Qaïda, le réseau d’Oussama Ben Laden.
Il y a quelques semaines, les autorités américaines avaient annoncé avoir déjoué un complot qui visait l’aéroport international John F. Kennedy de New York. Plusieurs individus originaires de deux pays de la Caraïbe, Trinidad et Tobago et Guyana, ont été arrêtés tandis que d’autres font l’objet d’investigations. spp/RK
A l'heure des décisions délicates !

La tête baissée au milieu de tréteaux fracassés, d'écran de téléviseurs pétés par la chaleur, de ferrailleurs vautours à la recherche d'on ne sait trop quoi, une jeune femme semble vouloir se réveiller, d'un cauchemar vécu les yeux ouverts. Les deux mains sur la tête, elle saute, soudain, comme un kangourou. « Qu'est que je vais faire... Qu'est que je vais faire », répète-t-elle, les yeux inondés de larmes. Une camarade d'infortune, qui elle aussi ne peut contenir ses larmes, essaie de la calmer.« Je suis terrassée. Comment vais-je payer les usuriers », se demande t-elle en remuant des tôles calcinées à la recherche de ses marchandises
vraisemblablement parties en fumée, au Marché de chaussures de la rue Dr Aubry, en face de la Cathédrale. Comme ces femmes, plusieurs centaines de personnes, vendeurs de livres, d'appareils électroniques... ont reçu le ciel sur la tête ce lundi 2 juillet 2007 en constatant la razzia des installations de fortune érigées dans ces lieux où ils disent trouver de quoi nourrir leurs enfants. Et de l'abattement à la colère, ces gens ont vite désigné, à leurs yeux, le responsable de leur malheur.« C'est Jason, le maire de Port-au-Prince. Sans nous avertir, il a lâché ses brigadiers à nos trousses », crie un vendeur de livres, rouge de colère.« Les hommes de la mairie ont d'abord volé nos marchandises avant d'y mettre le feu. Une façon de masquer leurs exactions », poursuit-il. Tandis que les récriminations fusaient, une manifestation s'improvise. Direction : l'Hôtel le Plaza, au Champ de Mars, où le Maire Jean- Yves Jason a provisoirement installé ses bureaux. Branches d'arbres, pancartes contenant des slogans hostiles au maire, plusieurs centaines de personnes, surchauffées, sous escorte policière, presque à l'angle des rues Capois et St-Cyr, non loin du kiosque Occide Jeanty, s'attaquent violemment à deux camions de la Mairie de Port-au-Prince. Dans les échauffourées, des coups de feu retentissent sur fond d'une panique généralisée, un peu après 9 heures trente du matin. Mordicus, les manifestants reviennent à la charge. Contenus par des agents de CIMO appuyés par des Casques bleus, ils crachent leur colère en couvrant d'invectives le premier citoyen de la capitale.« Quand vous ordonnez l'incendie du marché, qu'est-ce que vous nous envoyez faire », scandent-ils .Jurant d'obtenir le départ de Jean-Yves Jason, les manifestants sont revenus sur leurs pas avant de s'apitoyer sur leur sort à la rue Dr Aubry.

Jean- Yves Jason, après sa prestation de serment entendait donner un autre visage à la capitale. Ce qui semble être le cadet des soucis de ceux directement touchés par ces nouvelles dispositions. Du bout des lèvres, on reconnaît que les mesures sont nécessaires tout en critiquant la manière de faire des agents de la mairie.
Roberson Alphonse
lundi 2 juillet 2007
Le Parlement vénézuélien ratifie l’accord PetroCaribe signé avec Haïti et la Bolivie
Un quota de 14.000 barils de pétrole par jour destiné à Port-au-Prince
lundi 2 juillet 2007,
L’entente à caractère ouvert, conclue avec Haïti sur la base des principes fondateurs de l’Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), prévoit une livraison quotidienne de 14.000 barils de pétrole. Le document approuvé par les parlementaires à une forte majorité souligne que la signature d’accords de ce type avec des pays non membres de l’ALBA est autorisée.
Concernant la Bolivie, elle recevra un quota mensuel de 250.000 barils de brut, de produits pétroliers raffinés et de gaz liquéfié ou un apport énergétique équivalent.
Le texte rappelle que ces deux accords seront mis en application exclusivement par l’Etat et peuvent être sujets à des évaluations ou des ajustements en fonction des demandes des pays bénéficiaires et des stocks dont dispose le Vénézuéla.
L’accord PetroCaribe-Haïti avait été paraphé à Port-au-Prince par René Préval et le vice-président vénézuélien d’alors, José Vicente Rangel, en marge de la cérémonie d’investiture du Président haïtien, le 14 mai 2006.
Contrairement à d’autres pays de la région, Haïti ne reçoit pas de subventions de Caracas pour ses achats, mais bénéficie d’une ligne de crédit. La facture pétrolière doit être réglée à hauteur de 60% dans les 90 jours suivant la livraison. Les 40% restants seront remboursés au taux d’intérêt annuel de 1% sur une période de 25 ans avec un délai de grâce de deux ans.
De ce fait, le nouveau partenariat avec le régime d’Hugo Chàvez n’a eu aucun effet en Haïti où les envolées des prix à la pompe - reflet des tendances du marché international- préoccupent les consommateurs et les syndicats de transport en commun. Ces derniers avaient lancé les 12 et 13 juin derniers deux journées de grève largement suivies.
Le Président René Préval a récemment nommé Michaël Lecorps à la tête du bureau de monétisation créé spécialement en vue d’assurer la gestion du programme PetroCaribe. Estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars annuellement, les fonds générés par la vente des produits pétroliers devraient être consacrés à la réalisation de programmes sociaux. spp/RK
Ouverture à la Barbade du sommet de la CARICOM en présence du Président Préval
dimanche 1er juillet 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval est arrivé dimanche à la Barbade où s’est ouvert le 28e sommet annuel des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Caraïbe (CARICOM) axé sur le suivi de la rencontre CARICOM/Etats-Unis à Washington et l’intégration régionale.
Peu avant son départ de Port-au-Prince, le chef de l’Etat avait indiqué aux journalistes présents au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture que des discussions approfondies étaient prévues avec les représentants de l’administration Bush sur la sécurité incluant la lutte contre le narcotrafic, la diplomatie et l’économie. Ces thèmes avaient été abordés du 19 au 21 juin dans la capitale fédérale américaine.
La délégation envoyée par Washington à Bridgetown est composée notamment du sous-secrétaire d’Etat aux affaires hémisphériques, Thomas Shannon et du congressman démocrate Charles Rangel, élu de New York et président de la puissante commission des voies et moyens de la Chambre des représentants (Députés).
M. Préval a précisé que durant son séjour dans la capitale barbadienne les débats porteront également sur le projet d’intégration d’Haïti dans le futur marché commun unique de la Caraïbe (CSM).
Les dirigeants de la région, qui espèrent pouvoir négocier un nouvel accord commercial préférentiel avec les Etats-Unis, envisagent de faire de même avec l’Union européenne. Dans ce sens, il est prévu une harmonisation des positions en relation avec le lancement du processus de négociation des tarifs sur l’ouverture des marchés entre les pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) et l’UE.
La libre circulation des personnes qui pourrait être facilitée par l’émission prochaine d’un passeport de la CARICOM, les échanges entres les autorités sanitaires des quatorze pays de l’espace communautaire sur les maladies non transmissibles et la relance de l’agriculture constituent d’autres sujets qui intéresseront de près la délégation haïtienne.
René Préval est accompagné de membres de son cabinet particulier, d’une équipe technique travaillant sur l’intégration caribéenne et du directeur général du ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Thimothée.
Avant de quitter Port-au-Prince à bord d’un vol spécial à destination de Bridgetown, le chef de l’Etat a été salué comme à l’ordinaire par son Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, les membres du cabinet ministériel et des fonctionnaires de la Présidence.
M. Préval sera de retour mercredi peu après la clôture du sommet prévue le même jour.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3814