Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 4 avril 2007
L’ex-vice-présidente dominicaine Milagros Ortiz Bosch prête à adopter Sonia Pierre comme sa fille
lundi 2 avril 2007,
Radio Kiskeya
L’ancienne vice-présidente dominicaine et membre de l’Etat-Major du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD, social-démocrate)), Milagros Ortiz Bosch, a créé une surprise de taille en proposant à la militante dominico-haïtienne Sonia Pierre, menacée de perdre sa nationalité, de devenir sa mère adoptive.
Selon le quotidien dominicain El Nuevo Diario, Mme Bosch, qui craint que la dirigeante du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (MUDHA) ne soit déclarée apatride sous la pression de la Junte Centrale Electorale (JCE), a exigé la fin des persécutions contre sa compatriote. Elle a averti que "ces actions peuvent avoir de très graves conséquences pour la République Dominicaine parce qu’elle pourrait projeter l’image d’un pays résolument hostile aux haïtiens".
Selon la presse dominicaine, Sonia Pierre se serait engagée à ne pas porter l’affaire devant des instances internationales afin de permettre à un tribunal local de mettre fin à ce feuilleton. Des défenseurs des droits humains et des juristes, parmi eux des dominicains, ont dénoncé l’injustice faite à la militante qui bénéficie aussi du soutien de la Fondation Robert F. Kennedy dont elle avait obtenu, en novembre dernier, le Prix des droits humains 2006.
Milagros Ortiz Bosch, qui voudrait que Sonia devienne sa fille adoptive, est la nièce de l’ancien Président dominicain, feu Juan Bosch. Elle a été vice-présidente de la république voisine aux côtés du Président Hipolíto Mejía, de 2000 à 2004. Aux primaires du PRD en janvier dernier, elle a été battue par Vargas Maldonado, candidat désigné du parti aux présidentielles de mai 2008. spp/RK
Source Radio kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
Jacmel accueille son premier Festival de musique en mai 2007
« Ce sera un concert gratuit et de bienfaisance. Nous aurons des activités parallèles : concert de tambour, des ateliers de tambour et de percussions, des conférences sur le tourisme, des expositions d’art, des spectacles visuels », annonce Patrick Boucard, un des initiateurs de cette toute première édition.
Ce festival, qui va du 25 au 27 mai 2007, accueillera 24 groupes de diverses tendances musicales venant du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, de la Jamaïque, de la Dominique, de la Suède et du Cameroun,
« La reconnexion d’Haïti avec le monde et l’amélioration de l’image d’Haïti » sont les deux principaux thèmes de cet évènement culturel qui attirera des millions de gens de part le monde, selon les organisateurs.
Les quatre frères, fils du Reggæ boy jamaïcain Robert Nesta – Bob – Marley, seront tous de la partie en compagnie de leurs groupes respectifs. Ils en profiteront pour tourner un documentaire en Haïti, signale Patrick Boucard qui croit que les échanges culturels sont importants pour sortir le pays de son isolement.
Les autres formations étrangères sont : « Les Nubians » (Cameroun), « Simbi » (Suède), « Les Reggae Cowboys » (Dominique), Muta Baruka (Jamaïque), Bruce ‘SunPie’Barnes (New Orleans, USA), « MC Red1 » (Canada).
Côté haïtien, les festivaliers auront l’occasion de voir et revoir : Tabou Combo, Emeline Michel, Boukman Eksperyans, Mizik Mizik avec BelO (Bélony Murat) et Tifane (Stéphanie Séjour), Boulo Valcourt et le tambourineur Azor (Lenor Fortuné) avec James Germain, Barikad Crew, Jah Nesta (Alain Moraille), Ysrael avec N’Didgenous et le saxophoniste Turgot Théodat.
« Nous voulons démontrer que Haïti peut réussir à être hôte d’un événement de cette envergure, d’un événement si ambitieux. Nous voudrions que ce festival commence à devenir une nouvelle voie positive pour Haïti », soutient Patrick Boucard, ajoutant que « l’envergure de ce festival va aller au-delà des frontières physiques de l’Île ».
L’intégration de trois bateaux croisières envisagée dans le programme est reportée pour la deuxième édition en 2008, selon Patrick Boucard qui s’exprimait, le jeudi 29 mars 2007, dans une conférence de presse suivie par un Journaliste d’AlterPresse.
Pour ce festival gratuit qui aura lieu au Congo Plage, la plus grande plage publique de Jacmel, des « billets VIP » seront vendus.
Une partie des bénéfices sera dédiée à supporter deux organisations bénévoles de Jacmel. Il s’agit de la Fondation et le Centre d’Art de Jacmel (FOSAJ) et l’École de musique Dessaix Baptiste.
Deux autres fondations, Kroma et Pazapa, recevront également une portion des recettes pour voler au secours des enfants de rue ainsi que des handicapés.
Le premier festival de musique de Jacmel est conçu comme une fenêtre d’opportunité pour les participantes et participants qui pourront explorer toutes sortes de genres musicaux des Caraïbes et du monde entier, comme « Rasin », Hip-hop, Konpa, Reggae, RnB, Blues, Jazz.
Le Directeur du festival de musique à Jacmel précise que les conférences régionales sur le tourisme, qui doivent se tenir avec la Jamaïque et la République Dominicaine, seront l’occasion pour les Haïtiens de se débattre du potentiel touristique que représente le département du Sud-Est d’Haïti.
« La côte Sud est un diamant qui offre beaucoup au niveau touristique », estime-t-il.
Depuis 2004, la ville de Jacmel héberge le "Festival Film Jakmèl", une initiative de Patrick Boucard, artiste haïtien et fondateur du Sant d’A Jacmel, et de David Belle, réalisateur américain demeurant en Haïti.
L’édition 2006 du "Festival Film Jakmèl" a été clôturée par un concert en plein air du chanteur hip-hop haïtien de renommée internationale, Wyclef Jean, qui a drainé plusieurs milliers de spectatrices et spectateurs. [do rc apr 31/03/2007 10 : 00]Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org
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Commentaires de Thom GATO
Malgré un rictus de contentement en lisant cette dépêche, on a envie de dire pourquoi toujours Jacmel ?
Il me vient à l’esprit les images découvertes lors de ma première visite en cette accueillante, chaleureuse, sympathique et historique ville du pays. On était parti avec notre classe de Philo du Centre d’Etudes Secondaires, accompagné bien entendu d’un grand Jacmélien devant l’Eternel Monsieur Jean Claude, professeur de français, latin et philosophie. Grâce à ce personnage connu et particulier nous avions appris en cette occasion que dans le monde il existait deux villes où il fait bon vivre. La ville Lumière partageait le palme avec JACMEL da ns l’esprit de Monsieur Claude.
Récemment j’ai lu une dépêche annonçant l’ouverture des bureaux de l’Agence Française de Développement en Haïti. Une nouvelle intéressante pour un pays qui réclame à cor et à cris des investissements dans les infrastructures pour cimenter les bases et aligner les rails vers le développement.
Ce que j’ai relevé comme amusant a travers la lecture de la dépêche c’était d’apprendre que les premiers projets à être entrepris par l’AFD concerneront JACMEL. Comme excuse justificative voire une sorte de MEA CULPA, la responsable de l’agence a déclaré que le choix de JACMEL trouvait son support dans le fait que la majorité des haïtiens qui résident en France sont originaires de cette région.
Une information que j’écoute et perçois avec un certain bémol dans la mesure ou je ne pense pas qu’il y ait eu un recensement pouvant accoucher ce genre de vérité.
Ce que j’accepterais plus volontiers serait de dire que dans le firmament culturel franco haïtien scintillent deux illustres luminaires qui se déclarent toujours plus JACMELIENS que Haïtiens ou franco haïtiens. Il s’agit de Monsieur René DEPESTRE et Monsieur Jean METELLUS.
Cette réflexion n’a d’objectifs avérés que de faire ressortir ce sentiment de fierté régionale qui animent les originaires de cette zone et qui vouent à ce coin un culte proche de l’idolâtrie.
Nous déplorons que ce régionalisme qui pour certains ne relèguent pas pour autant leur nationalisme voire leur haitianité en second plan ne se manifestent pas dans une couverture plus généralisée.
Cependant nous louons l’attitude de ceux la qui vénèrent le berceau du drapeau de la grande Colombie et de la libération de l’Amérique du sud qui n’est rien d’autre qu’une expression de leur attachement à Haïti.
ASSASSINAT DE JEAN DOMINIQUE APRES SEPT ANS... LE CHEF DE L'ETAT A DIT:
Posté: 2007 Avr 03 - 20:02• Le président René Préval a levé le doute concernant les raisons qui expliqueraient la lenteur observée dans l'enquête sur le double meurtre de Jean Dominique, le directeur de radio Haïti Inter et de son gardien Jean Claude Louissaint le 3 Avril 2000.Le chef de l'Etat qui intervenait ce matin dans la presse à l'occasion du septième anniversaire de ce double assassinat a indiqué que les obstacles politiques qui empêchaient de faire le jour sur ce drame n'existent plus aujourd'hui et que la police et la justice n'auront aucune excuse pour faire aboutir cette enquête qui a déjà trop duré. Le chef de l'Etat a par ailleurs donné la garantie que toutes les dispositions seront prises pour favoriser le travail du juge instructeur de sorte que toute la vérité puisse être connue dans cette affaire. Le commissaire du gouvernement, Me Claudy Gassant qui était le premier juge d'Instruction en charge de cette enquête a déclaré ce matin que l'appareil judiciaire se doit d'activer le dossier pour que les coupables puissent enfin être punis. "Cela peut arriver à n'importe qui; ce pourrait bien être moi demain", a déclaré Me Gassant qui promet toute son assistance pour faire aboutir l'enquête. Les associations de presse, Reporters sans frontière, l'Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) ont critiqué la lenteur de la justice à faire la lumière sur ce double assassinat de même que ceux de Brignol Lindor et de Jacques Roche.
http://www.caraibesfm.com/index.php?id=2329
JEAN DOMINIQUE....SEPT ANS DEJA.....
mardi 3 avril 2007
Par Michèle Montas-Dominique et Jan J. Dominique
Soumis à AlterPresse le 3 avril 2007
Ce texte a été publié le 3 avril 2006. A part quelques changements de dates, les exigences de justice de la famille du journaliste assassiné sont restées vaines. De lettre ouverte en lettre ouverte, rien n’a changé pour la famille de Jean Dominique. Les inculpés d’hier circulent librement, certains évadés de prison dirigent des gangs armés et la chape d’impunité sur ce dossier, devenue emblématique à travers le monde, continue de s’alourdir.
Il y a maintenant sept ans, le 3 avril 2000, le journaliste Jean Léopold Dominique était assassiné dans la cour de sa station, Radio Haïti. Cela fait sept ans que nous continuons en vain d’exiger justice pour ce militant de la parole libre. Aujourd’hui, ses assassins, ceux de Jean Claude Louissaint et ceux de Maxime Seide, assassiné deux ans plus tard pour faire taire nos revendications de justice, circulent librement. Une fois écartée la voix combien gênante de Radio Haïti, le dossier judiciaire des assassinats du 3 avril est bloqué depuis quatre ans, dans une conspiration du silence, et de l’impunité.
L’instruction, reprise par quatre juges différents, a duré 2 ans et 10 mois. Elle a été houleuse et sanglante. Des suspects sont morts en prison dans des circonstances non élucidées. Des témoins ont été sommairement exécutés. Un juge d’instruction, menacé, a dû s’exiler. Presque toutes les institutions de l’Etat ont fait obstacle à cette enquête : mandats d’arrêt non exécutés par la police, opposition du Sénat à la levée de l’immunité parlementaire d’un sénateur, menaces publiques contre un juge d’instruction par des policiers, refus temporaire en 2002 du chef de l’état de renouveler le mandat du juge d’instruction en charge du dossier.
Après une intervention à peine déguisée du Ministre de la justice d’alors, l’enquête judiciaire s’est théoriquement conclue le 21 mars 2003, exactement un mois après que Radio Haïti ait été forcée d’éteindre ses émetteurs suite à une tentative d’assassinat sur la compagne de Jean Dominique, rédactrice en chef de Radio Haïti, Michèle Montas, suite à un meurtre, celui de Maxime Seide, un jeune agent de sécurité de Radio Haïti et suite à de nombreuses menaces sur nos journalistes. Bien que l’instruction, de mai 2000 à janvier 2002 a été marquée par l’audition de dizaines de témoins et une vingtaine d’inculpations, le juge d’instruction Bernard St Vil publiait, avec son ordonnance de renvoi, la liste de six personnes inculpées pour la mort du journaliste. Aucun commanditaire n’était désigné.
Le 3 avril 2003, la famille du journaliste fait appel des conclusions de l’enquête. Le 4 août 2003, la cour d’appel de Port-au-Prince demande le lancement d’une nouvelle instruction et la libération de trois des six inculpés. Les trois autres présentent un recours devant la Cour de cassation, suspendant de fait la poursuite du dossier. Entre temps, ces accusés qui s’étaient adressé à la Cour, Jeudy Jean Daniel, Dimsey Milien et Markenton Philippe, se sont évadés de prison.
Le 14 mars 2004, la police exécutait deux des mandats émis d’ailleurs par le juge St Vil, en arrêtant un ancien maire adjoint de Port au Prince, Harold Sévère inculpé le 28 janvier 2003, et Roustide Pétion, alias Douze, pour leur implication présumée dans les assassinats du 3 avril.
La Cour de Cassation rejette le 29 juin 2004, le « pourvoi des sieurs Dymsley Millien dit Tilou, Jean Daniel Jeudi dit Guimy et Markington Phillipe contre l’arrêt ordonnance de la Cour d’Appel de Port-au-Prince ». La Cour de cassation confirme ainsi le verdict de la Cour d’appel qu’un nouveau juge d’instruction soit désigné pour trouver les commanditaires du crime.
le 3 avril 2005, soit cinq ans jour pour jour après les assassinats du 3 avril, le cas est remis à un nouveau juge d’instruction. Aujourd’hui, deux ans plus tard, l’instruction est encore en suspens.
Sept ans après les assassinat du 3 avril, quelle importance Jean Dominique ?
Anesthésiés par la succession de victimes, dans un climat d’impunité tenace et de banalisation du crime, certains nous demanderont pourquoi s’obstiner alors que tant de forces semblent vouloir diriger ce cas embarrassant, parce que le plus médiatisé de notre histoire récente, vers les oubliettes de “l’enquête se poursuit”. L’heure n’est elle pas à la réconciliation, au partenariat économique ? Quelle importance la justice ? Après tout, ne tenons nous pas, depuis plusieurs années, les états généraux de la corruption, de la violence et de l’impunité dans une société qui a fait de l’oubli, un instrument de survie.
En dépit d’une agitation politique périodique sur des dossiers de corruption, après Duvalier, après le coup d’état ou après Aristide, la nation finalement ne demande jamais de compte. Les kidnappeurs sont libérés aussi rapidement qu’ils sont arrêtés. Les assassins aussi. Lorsqu’un dossier judiciaire comme celui de Raboteau, étayés par une recherche de preuves sans précédent dans les annales de notre justice, est renversé pour vice de forme, sans protestations de notre société dite civile, on peut compter, sur les doigts d’une main, les punitions légales qui ne sont pas effacées par l’éternelle justice des vainqueurs.
Cette impunité colle à notre quotidien, à la diffamation qui a libre cours sur nos medias, ou aux immondices jetés sur la chaussée. Un ami nous relate le cas d’une marchande à qui un automobiliste demande de bouger son étalage installé en pleine Rue du Centre et qui se voit répondre « pouki m’ta fè sa, pa gen leta ». Aucun contrevenant à la loi n’étant puni, qu’il s’agisse d’infractions mineures, de kidnappings ou de meurtres, l’impunité tenace nous mène à cette anarchie au quotidien, mais nous fermons les yeux, complices ou coupables.
Quelle importance Jean Dominique ?
Une fois pris le choix délibéré de l’impunité dans les dossiers des assassinats des « quatre Jean », Jean Marie Vincent, Jean Pierre Louis, Jean Lamy et Jean Dominique, ne devions nous pas nous attendre au meurtre orchestré de Brignol Lindor, ou à l’assassinat commandité du député Marc André Dirogène ou aux tortures infligées à notre poète journaliste Jacques Roche ? Pouvions nous nous étonner de cette dangereuse spirale d’agressions brutales qui a endeuillé et meurtri chacun d’entre nous ? En écartant l’exigence de justice comme dérangeante, ne sommes nous pas collectivement coupables de meurtre et de corruption ? Ne sommes nous pas dangereusement complices par notre silence éhonté ?
Quelle importance Jean Dominique ?
On nous dira sans doute qu’exiger aujourd’hui justice pour Jean Dominique ou pour d’autres, n’est pas politiquement correct, car cela risque de secouer cet équilibre fragile et factice, sur lequel certains mettent périodiquement l’étiquette de réconciliation.
Pourquoi aujourd’hui insister pour que justice soit rendue à Jean Dominique ?
La réponse nous vient de ceux qui sont victimes au quotidien des abus de pouvoir de petits chefs, de l’exclusion, de la marginalisation et des dénis de justice. La réponse nous vient de ceux qui en masse ont célébré un certain 7 février la chute d’une dictature et voté un autre 7 février pour la fin de l’insécurité, sachant parfaitement que ce monstre a été nourri à la mamelle de l’impunité et de l’injustice. La réponse nous vient de ceux qui se battent depuis 30 ans contre l’état prévaricateur et corrupteur, ceux qui veulent mettre fin aux jeux destructeurs de pouvoir et d’argent, ceux qui tentent encore de « changer la vie ».
Les autres, qui n’ont ni le courage, ni la lucidité de comprendre que l’impunité ne peut plus faire les frais de tergiversations, de jeux de pouvoir et d’argent, d’expédients politiques et judiciaires, de “kase fèy kouvri sa” seront les prochaines victimes, comme le seront l’état de droit et la démocratie que nous prétendons instaurer. New York, Montreal, le 3 avril 2007.
POUR HUMANISER HAITI
Si les choses de chez nous, aussi graves ou aussi drôles puissent-elles être, ne possèdent plus cette faculté de nous surprendre, souvent elles déclenchent chez nous une indignation presque meurtrière.
J’ai cherché pendant des heures un titre pouvant servir à encadrer ces réflexions qui servent d’exutoire propice à l’expulsion de ces accès de haine et d’impuissance qui submergent mon esprit et surtout servir a écumer ces idées contradictoires qui nous renferment vers un nihilisme paralysant.
Dans cet exercice j’ai pu passer en revue tous les refrains qui ont justifié tout le côté insolite de cet environnement qui a façonné ma raison et ma folie.
« Somos un pais muy especial » criait une affiche publicitaire mettant en vedette un célèbre comédien dominicain répondant au nom de Cuquin Victoria. C’est sans aucun doute la réflexion qui devrait accompagner nos hochements de tête devant certaines nouvelles qui nous parviennent soit par le biais des moyens de communication formels et traditionnels que ce soit par les dires édulcorés, révisés aux couleurs locales des radios et « téledyols ».
Cette semaine, deux dépêches émanant du Journal Le Nouvelliste ont encore attiré mon attention et m’ont relâché dans un labyrinthe de réflexions d’où je cherche encore la bonne et vraie sortie. Dans un article intitulé « GEDIMEX vend du riz avarié »
(http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=41857&PubDate=2007-04-02), avec photographies à l’appui, le journal a mis le doit sur une plaie que la société –grâce à ses caractéristiques particulières- contourne dans l’indifférence endémique qui nous caractérise aussi. Qu’une société mette la vie des citoyens en danger ce n’est pas un problème. Ca ne l’a jamais été et ne le sera jamais sous le soleil d’Haïti.
Les responsables de GEDIMEX pourront écorcher leurs poitrines avec des mea culpa à n’en plus finir, ils n’arriveront jamais à dissiper les nuages qui obscurciront leurs activités et surtout leurs consciences. Les allégations d’ignorance et l’appel à la rescousse d’un hasard salvateur se heurteront de plein fouet à ce déterminisme commercial prisé par cette classe connu comme l’appât du gain.
Si on veut être méchant on pourrait tomber dans une attitude calomnieuse de dire que GEDIMEX serait capable d’acheter ce produit dans cet état. Là encore ont pourrait être surpris d’apprendre qu’une telle réflexion en découle guère d’une calomnie gratuite.
On pourra toujours de demander et trouver une logique au fait que dans un pays ou les gens crèvent de faim, une société peut conserver un produit jusqu’à sa décomposition organique.
Qui pis est, ce produit a été mis en circulation parce que les représentant de GEDIMEX sont conscients que la population, en connaissance de cause n’allait pas le bouder … Si ce riz avarié est inapte à la consommation pour beaucoup, il trouverait bien des preneurs dans une frange de la population.
Le journaliste Claude Bernard Sérant du Nouvelliste publie un reportage sur les médicaments contrefaits qui ont causé la mort de certains individus qui les auraient consommés. Dans cet article je retiens un paragraphe pathétique et triste : « Blessée par une bouteille de Coca, le 19 mars 2007, Ghislaine Limage, une femme de 54 ans, reçut une injection de SAT acheté à « Même Amour Bric-à-Brac ». Tout de suite après l'injection, elle fut privée momentanément de la vue. Arrivée à l'hôpital, elle rendit l'âme 25 minutes plus tard. Dans la même journée, Emerson Delva, un enfant de 5 ans, fut atteint d'un coup de pierre à la tête. Une infirmière retraitée du voisinage administra diligemment à l'enfant, pour prévenir le tétanos, le médicament procuré à « Soleil » pharmacie. L'enfant connu le même sort que les précédentes victimes. »
Comment, merde, on peut acheter des médicaments dans un « truc » qui se nomme « Même Amour Bric à Brac » ? Est-ce la conceptualisation du « tout moun se moun » qui invite à cette haitiannisation de toutes les activités de la vie nationale ou n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe ou et n’importe comment ?
Le plus grave de l’affaire c’est qu’il n’y aura point de suite à ces affaires qui rentrent en flagrante violation des lois et dispositions établies – bof ! Quelles lois d’ailleurs !- Celui qui, dans le cadre des attributions que lui confèrent son poste et les lois du pays, oserait secouer cet arbre chargé de fruits pourris, serait jeté en pâture à des accusations de manœuvrer contre le peuple.
Il est clair que devant ce constat il incombe d’interpeller une conscience –même avec le govi !- pour confectionner un plan d’éducation civique. Oui encore une formule-cliché, politiquement correcte.
Qui va s’occuper du souci national de faire au moins une simple chose correctement et de travailler à l’expansion de ce souci de bien faire. Peu importe le domaine, peu importe l’ampleur de l’action ; un simple geste capable de déclencher une réflexion élogieuse du style « pale mwad sa » ; une action capable d’être étiquetée de modèle, une propre façon de faire les choses à la manière des humains. Une simple action pour nous rehumaniser !
Source: Publication de jopi intervenat du forum de MOUN.COM sur http://www.moun.com
lundi 2 avril 2007
Gedimex vend du riz avarié .....l'appât du gain
La société Gedimex S.A, qui distribue exclusivement plusieurs varietés de riz, fait circuler, à travers la capitale, tout un éventail de sacs de riz avarié, sous le label de Soli, présentant des signes de décomposition avancée.
La mauvaise odeur est l'un des reproches adressés à ces produits entreposés et contenant des insectes dans les périphéries de Cité Soleil, et qui prouvent qu'ils ne sont pas de qualité à consommer.
Après plusieurs mois de fermeture, en raison des actes de violence qui ont plu sur Cité Soleil mettant en déroute usagers du tronçon de la Nationale numéro un au niveau de ce bidonville et commerçants évoluant dans ce milieu, Gedimex S.A vient de rouvrir les portes de son dépôt géant installé sur un vaste domaine situé sur la route de Circuit d'Haïti.Exposés par des milliers, des sacs de riz continuent d'être vendu par cette compagnie cause de grands torts aux acheteurs.
« Je n'arrive pas à comprendre qu'une aussi grande compagnie offre à ses clients de tels produits qui n'apportent rien de positif à sa renommée», a lâché l'une des victimes rencontrées ce lundi.
Joint par téléphone dans l'après-midi de lundi, l'un des responsables de Gedimex S.A a assumé la responsabilité de la compagnie dans la vente des produits dans leur état. « Les clients font bien de faire passer leurs revendications contre des produits qu'ils estiment leur ayant causé des torts », a-t-il déclaré en refusant de faire des commentaires.
La semaine dernière, trois supermarchés de la capitale ont vu leurs noms publiés dans les médias de la capitale par le ministère du Commerce pour avoir exposé dans leurs rayons de vente des produits expirés depuis 2004.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Un commentaire :
L’objectif ultime du commerçant c’est gagner de l’argent. Dans ce secteur d’activités, le premier bon samaritain ne s’est pas encore identifié par ses actes d’une extrême bonté. Tous les discours et les réflexions qui voudraient exprimer le contraire rentrent dans le cadre du discours édulcoré du politiquement correct.
Gagner de l’argent n’est pas un crime ni un péché en soi. Ce qui peut devenir écoeurant c’est quand cette obsession rend des individus aveugles et inhumains à un point tel que leurs méconduites balaient d’un revers de main toutes les lois de la morales et de la bienséance sociales.
C’est en fait ce visage néfaste et infect que la bourgeoisie traditionnelle haïtienne a toujours présenté malheureusement avec la complicité des dirigeants eux aussi traditionnels dans leur façon sui generis de gouverner.
Leur attitude a beaucoup contribuer à l’éclosion de cette race de faux prophètes bon diseurs de vérités évidentes dont la vision limitée de la réalité des choses mélangée à la sauce de l’incompétence et saupoudrée de mauvaise volonté contribue a mouler une pâte immonde ou s’englue une société acéphale livrée à elle-même.
Gedimex est coupable jusqu’à preuve du contraire. Ce ne serait pas étonnant d’apprendre, si une enquête sérieuse se réalise, que ce produit a été acquis dans l’état. Le scrupule ne se vend ni dans des flacons ni dans des sacs. Beaucoup de commerçants fuient les rayons ou ce produit si humanisant est étalé.
Si on essaie de ne pas être trop méchant ni trop accusateur on pourrait se poser la question comment on peut entreposer jusqu’à sa pourriture un produit alimentaire pendant que des milliers d’individus crèvent de faim ?
Aucune investigation des instances compétentes osera ébranler l’ancrage de GEDIMEX. Des faveurs par ci, des faveurs sonnantes par là et l’affaire sera vite oubliée. Le concept des pots de vin a été créé pour inciter les véreux à faire appel a des véreux pour résoudre et cacher des situations pourries…
Mais les citoyens haïtiens se sont adaptés à tout ....même à Duvalier et à Aristide !
SAVEUR LOCALE : UN P'TIT CAFE
Haïti dispose à l'heure actuelle de 100 000 hectares de terres plantés en caféiers, soit 3,6 % du territoire national. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée sur le café en 2005 par la Banque Interaméricaine de Développement (BID) de concert avec le ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARDNR). Cette étude a aussi révélé que les caféières assurent jusqu'à présent la plus grande couverture boisée du pays, soit 12,1 %. Les petits agriculteurs, les véritables acteurs.
La culture du café intéresse beaucoup les Haïtiens. Le nombre de familles haïtiennes impliquées dans ce secteur s'élève à 200.000. La plupart d'entre elles se regroupent en associations ou en coopératives. Citons, entre autres, le Réseau des Coopératives de Café des régions du Nord (RECOCARNO), la Fédérations des Associations caféières natives (FACN) dans la Grand'Anse et le Sud-Est, la Coopérative des Planteurs de café de l'arrondissement de Belle-Anse (COOPCAB) dans le Sud-Est et la CAP dans le Plateau central.Ces organisations ont pratiquement remplacé, depuis une dizaine d'années, les grands exportateurs traditionnels et leur armée de spéculateurs qui ont fait faillite. Elles s'occupent particulièrement du soutien financier et technique des coopératives de production et du conditionnement des cerises de café, appelé encore café vert, jusqu'au produit fini. Mais ceux qui connaissent la fatigue des champs, les détours du processus de transformation, ce sont les petits agriculteurs, particulièrement les femmes. Elles s'occupent en général des trois premières étapes du traitement : la cueillette, le lavage et le triage. A la Coopérative agricole caféière Gabart Levaillant (CACGAVA), dans la commune de Dondon, il n'y a que des femmes à s'occuper du triage du café. Mélany Lindor y travaille depuis plus d'une vingtaine d'années. C'est son gagne-pain quotidien et celui de ses enfants. Le 15 mars 2007, elle était au rendez-vous à la CACGAVA. Le triage, c'est sa spécialité. « Je suis habituée à ce travail, dit-elle. Des fois j'amène mes enfants, je les initie au métier qui leur donne à manger », explique la femme agriculteur, sélectionnant les mauvaises fèves dans un van (layé) avant de soumettre le produit aux responsables de l'atelier. Du jardin caféier à la tasse.
Le café qu'on déguste à la maison ou qu'on exporte vient de loin. Le café cerise est, après la cueillette, dépulpé, fermenté; puis lavé et séché à 12 degré d'humidité. Il est ensuite acheminé vers un centre de traitement. Là, on le décortique, le trie à nouveau avant d'être emballé pour l'exportation. Le café naturel, appelé encore café pilé, préparé traditionnellement par le paysan, est vendu sur le marché local, ou en République dominicaine.Les choses ne sont pas faciles.
La culture du café local n'est pas chose facile pour les producteurs, selon l'ingénieur-agronome Eddy Victor, agent de liaison attaché à RECOCARNO. De nombreuses difficultés accompagnent le processus. Souvent, le paysan, au moment de la cueillette, constate avec peine que sa récolte est à moitié perdue. « Les caféiers, en effet, sont souvent attaqués par des insectes, notamment la scolyte et les pourridiés », explique l'agronome. Longues de 5 mm, les scolytes sont des insectes coléoptères très nuisibles. Elles creusent des galeries dans les caféiers qui entravent ainsi la croissance de la plante. Les pourridiés sont des champignons parasites. En affectant les racines du caféier, ils entrainent souvent la mort de la plante. Entre autres, les saisons pluvieuses n'offrent pas trop d'avantage au caféier. Des fois, trop de pluie fait tomber les cerises de café avant même d'arriver à maturation.
Les contraintes continuent après la cueillette. Les producteurs ne disposent pas assez de matériel pour le séchage adéquat du café naturel ou lavé. Le plus fort du café haïtien, bien qu'intrinsèquement bon, perd sa qualité à cause des mauvaises conditions de préparation.
Les cyclones et leurs effets dévasteurs tuent les jardins caféiers. Selon l'agronome Paul Duret, spécialiste en production de café, d'autres facteurs internes ont contribué à la baisse de la production du café en Haiti: les besoins économiques pressants des agriculteurs, par exemple. Ces derniers ont tendance à remplacer des jardins caféiers par des plantations de haricots qui donnent des revenus en trois mois, tandis que le caféier doit attendre quatre ans. Le prix des haricots connaît au niveau local une hausse vertigineuse.
Par-dessus tout, le problème dans la commercialisation du café reste et demeure au niveau des prix. Le ''Haitian blue'', en dépit de sa reconnaissance internationale depuis 2001, n'améliore pas la situation des producteurs de café parce qu'il n'est pas produit en quantité suffisante (3 500 sur les 400 000 sacs de la production annuelle). De plus, durant ces quatre dernières années, les prix ont baissé sur le marché international.
De ce fait, la dégradation de la filière a atteint son point culminant en 2005 avec la disparition quasi totale du système bancaire traditionnel. Tout cela a diminué le volume de la production. L'étude de la BID sur le café haïtien en 2005 rapporte que la production est passée de 600 000 sacs de 60 kg en 1950 à moins de 400 000 en 2004. Et les exportations ont chuté de 60 %, passant de 27 000 Tonnes métriques en 1950 à 11 000 Tonnes métriques en 2005.
Le café local a de grands atoutsLe café local a, malgré tout, de grands atouts et constitue un créneau de production pour le pays. Le secteur dispose de ressources humaines qualifiées, des ressources matérielles suffisantes capables de relancer la production caféière.
Cette idée de relance du café local, en effet, a déjà suscité, depuis ces dernières années, un regain d'activités dans ce secteur. De plus en plus, les organisations s'unissent entre elles. Des cadres compétents s'engagent dans le domaine. Des ingénieurs-agronomes, techniciens en agriculture, producteurs et agriculteurs, depuis ces dernières années, conjuguent leurs efforts pour relancer la filière. Ils ont implanté plusieurs structures pour la promotion et la valorisation du café local, dont l'Institut national du Café haïtien (INCAH).
Les 23 et 24 mars 2007, à Limonade, sous les auspices du programme PRIMA de l'Union européenne, l'ONG Vétérimed a organisé un colloque régional sur la production agricole, notamment le café, avec les acteurs de ce secteur. " Le café local est comparable et est souvent comparé au Blue Mountain (café jamaïcain, réputé pour sa qualité), lance élogieusement l'agronome Paul Duret.
Le café local attire les exportateurs internationaux Plus de 200.000 exploitants travaillent dans le domaine. La qualité améliorée, le produit est devenu plus compétitif sur le marché national. Et les exportateurs internationaux ne cessent de faire la cour au café local. Le café naturel est exporté aux Etats-Unis et dans certains pays de l'Union européenne. Le café naturel est exporté en République dominicaine et le café lavé expédié vers d'autres pays comme: Japon, Taïwain, Angleterre... Ceci, grâce aux efforts considérables des entreprises de production, notamment la FACN, le RECOCARNO, la COOPCAB et d'autres structures évoluant dans le secteur.
Selon le Laboratoire des relations haitiano-dominicaines (LAREHDO), en combinant les chiffres des exportations officielles (5 millions de dollars américains par année) et ceux des exportations informelles vers la République dominicaine (5 à 10 millions de dollars par année), le café constitue encore aujourd'hui la première denrée agricole d'exportation du pays.
Le café, très apprécié pour sa qualité, constitue une source génératrice de devises, selon l'agronome Jean Luckner Bonheur, spécialiste en appui aux organisations de producteurs de café. Redynamiser le secteur, en supportant les entreprises de production et de transformation, en faisant la promotion de la perle noire haïtienne, rapportera gros au pays.
Jean Max St Fleurtmaxner@yahoo.fr
Jounal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
Note:
Ou est passé notre fameux label Saint Marc extra choix posé jadis sur les sacs de café?
Le journal Le Matin commémore ses 100 ans d’existence
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12480
Proposition d’un plan pour réhabiliter les forêts d’Haïti
L’Université Autonome de Saint Domingue (UASD) propose des bourses d’études à des étudiants haïtiens.
Moyennant cet accord, la UASD se compromet que les haïtiens suivent les études qu’offrent les facultés de sciences agronomiques et vétérinaires, sciences de la santé, Génie et architecture, sciences, sciences économiques et sociales et humanitaires, et aussi inclure la préparation de programmes de langue espagnole pour la formation de jeunes haïtiens.
De son côté, le MNH se compromet à offrir des cours de créole et de français destinés au personnel enseignant et administratif de l’université de l’état dominicain.
LE MNH mettra aussi à disposition de la UASD un groupe d’étudiants qui assisteront l’enseignement du programme de français qu’offre la UASD et apportera une collaboration dans différentes branches de travail des facultés.
La signature de l’accord s’est réalisée dans le bureau du Recteur de l’institution universitaire.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal NUEVO DIARIO sur : http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=52370; traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Un officier et sa femme apparaissent assassinés dans leur résidence: On ignore s’il s’agit d’un suicide ou d’un crime
Il s’agit du Lieutenant José Manuel sanchez Zorrilla et Yahaira Susaña âgée de 20 ans.
Selon la Police il n’a pas été déterminé s’il s’agit d’un crime ou d’un suicide. Sanchez Zorrilla était le directeur de la bande de musique de la Marine, il a fait partie du bâton ballet San Esteban de san Pedro ou il a pu exécuter plusieurs instruments de musique.
Les cadavres des victimes ont été transférés à l’unité de Médecine Légale de l’hôpital Antonio Musa, de cette localité.
Un tiers de la population se sent affecté par les gangs
Un dominicain sur cinq questionnés par « l’Enquête d’Opinion Publique de l’Amérique Latine (LAPOP pour ses sigles en anglais) » déclare avoir vu quelqu’un entrain de vendre de la drogue l’année dernière.
Mais ce problème, comme l’indiquent Rosario Espinal et Jana Morgan dans le livre « Culture Politique de la Démocratie en république Dominicaine : 2006 », affecte davantage la zone urbaine que la zone rurale : tandis que 26% de ceux qui résident dans la zone urbaine affirme vu quelqu’un entrain de vendre de la drogue, la réponse obtenue pour la zone rurale est de 11.2%.
En ce qui concerne le thème des gangs, dans le volume, 37% dit que son quartier est très affecté par ce problème tandis que l’indice en zone rurale est de 22.4%.
En détaillant cet aspect, dans la zone urbaine 33% des résidents croient que leurs quartiers ne sont pas affectés par les gangs, 23.2% comprend que les quartiers sont peu affectés, 18.6% admettent qu’ils sont assez affectés et 25.1% assurent qu’ils sont très affectés.
Les indices dans la zone rurale sont les suivants : 53.4% accepte que le problème n’existe pas dans leur quartier ; 24.2% qu’il y a un peu du problème, 14.2% qu’il est assez présent et 8.2% admet que le problème est très présent.
En ce qui concerne la délinquance, la zone la plus vulnérable est la zone métropolitaine de santo domingo qui compte la plus grande incidence d’actes de délinquance : 23.2. En 2004 l’indice était de 14.3%.
En ce qui concerne les autres zones, dans le nord l’indice est passé de 12.2 en 2004 à 14.3 l’année dernière ; dans l’Est d’un 6.3% à 14.5% ; dans le sud d’un 6.7% à 11.8%.
Sur les types d’agressions, 50.8% des affectés ont souffert de vol sans agression ou menace physique et 25.4% de vol avec agression et menace physiques. Le total des vols es de 76.2%
0.8% des délits correspondent à des viols ou agressions sexuelles, 6.1% a des agressions physiques sans vol, 8.6% à des dégâts contre la propriété privée, 7.4% à des vols domestiques et 0.8% à des enlèvements.
De l’ensemble de tous ces actes de délinquance, selon l’étude, 66.8% concerne un type de vols contre la propriété et 33.1% correspondent à des actes contre les personnes, qui sont les plus dangereux du point de vue de la sécurité personnelle.
Poursuivant avec les victimes, avec les années, les plus affectés sont ceux qui détiennent un plus grand niveau éducatif : tandis que le pourcentage de la population soumise à l’enquête es de 16.2%, pour ceux qui ont une éducation universitaire il est de 25%.
En ce qui concerne les autres pays qui ont fait partie de l’enquête, Panam est le pays ou moins de citoyens ont rapporté avoir été victimes d’actes de violence : 7.1%. Celui qui détient les chiffres les plus élevés est le Pérou avec 26.2%
Les autres pays détiennent les indices suivants : Jamaïque 10.1%, Colombie 13.2%, Le Salvador 15.6%, le Nicaragua 16%, la République Dominicaine 16.2%, le Costa Rica 16.5%, la Bolivie 16.8%, Haïti 16.9%, le Guatemala et le Honduras 19.2%, l’Equateur 20%, le Méxique 20.2% et le Chili 23.1%.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal HOY sur : Fuentes: http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17801traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
FR pense qu’il y a chantage et persécution dans le cas de Madame Sonia PIERRE
« Les valeurs que défendent Madame PIERRE sont au-dessus d’un « malheureux » acte de naissance », a manifesté l’entité à travers d’un document.
Il a déclaré que soulever cet argument pour faire obstacle aux droits que défend Madame PIERRE de protéger les citoyens, qu’ils soient haïtiens, dominicains ou chinois représente une iniquité qui diminue les autorités de la JCE et le gouvernement qui se sont prêtés à cette manœuvre »
La Force de la Révolution considéra que les problèmes migratoires sont aujourd’hui plus que jamais des problèmes politiques de grandes envergures qui requièrent d’énormes sacrifices afin d’obtenir la paix et la sécurité des peuples.
Il a assuré que Haïti et la République Dominicaine font partie d’un même territoire, et que sa pauvreté et ses tragédies vont de pair mais des oligarchies et un colonialisme puissant ont soumis àses deux peuples dans la pauvreté et une situation humiliante d’orphelins.
La nécessité de survivre, de rencontrer un toit pour ne pas périr sous le poids de l’humiliation reste un droit que l’on ne peut pas nier ni minimiser » a-t-il signalé.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal HOY sur : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17807, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
“Divulguer l’acte de MADAME SONIA PIERRE été une imprudence » : Docteur EDDY OLIVARES, juge de la Chambre des Contentieux de la Junte Centrale Elector
Le docteur Eddy Olivares, membre de la Junte Centrale Electorale (JCE) a considéré hier comme « une imprudence » de la Chambre administrative le fait d’avoir divulgué la notion de l’illégalité de l’acte de naissance de l’activiste pro haïtienne Madame SONIA PIERRE, affirmant que ceci consiste à donner des munitions à ceux qui, animés de mauvaise foi, utilisent le sujet de la migration haïtienne pour causer du tort à la République Dominicaine.
Il déclara que la JCE a toujours connu des certaines de cas similaires a celui de Madame PIERRE, et que actuellement la Commission des Offices d’état civil, dont il fait partie, étudie des dizaines de ce type d’irrégularités et aucun de ces cas ait été divulgué.
« Avec cette indiscrétion, que je clarifie, qui n’est pas de la responsabilité de l’assemblée de la JCE mais de la Chambre administrative, on lui rend un maigre service a pays et à l’institution, on présente comme victime une personne avec qui nous pouvons être d’accord ou pas, mais une personne aui, -nous devons le reconnaître- a su gagner le respect et la considération de tous y compris au niveau international, dans as lutte en faveur de ce qu’elle considère une juste cause » a déclaré Olivares.
Il ajouta que l’irrégularité dans la déclaration de la naissance de MADAME SONIA PIERRE est le produit du désordre qui a régné jusqu’à présent dans les bureaux d’état civil qui a provoqué le fait que la majorité des dominicains une fois ont été confrontés à des problèmes avec leurs pièces de nationalité et d’identité.
« Une preuve de ceci est que l’indice de dominicains sans papiers qui vivent en République dominicaine, leur propre pays est supérieur à l’indice des dominicains résidant aux Etats-Unis et en Europe et le système ne trouve pas le moyen de résoudre ce problème car il est régi par une loi de l’année 1944, modifiée par la loi 659 qu’il est urgent de modifier » souligna le Magistrat OLIVARES.
Il souligna que la nouvelle JCE dans son effort pour résoudre cette problématique vieille de plusieurs années, a rencontré le cas de MADAME SONIA PIERRE, lequel, a-t-il soutenu, aurait du être traité comme les autres cas, c'est-à-dire, aller au devant de l’assemblée et après devant la commission des bureaux d’office d’état civil qui représente l’instance ou se traite ce genre de sujet.
Il ajouta qu’en plus ; les inspecteurs responsables de l’investigation qui ont été ceux qui ont recommandé l’annulation de l’acte de naissance de Madame PIERRE, ne sont pas facultés à faire des recommandation à la Junte Centrale Electorale.
La Junte ne doit pas se prêter au jeu d’individus particuliers ou groupes dans ce type d’investigation en République Dominicaine comme dans n’importe quel autre pays il y a des réaction raciales individuelles, mais personne peut dire avec des arguments solides que nous sommes racistes et anti haïtiens, parce qu’ils sont des milliers à vivre avec nous comme s’ils étaient aussi des dominicains » a ponctué le docteur Olivares dans des déclarations faites au journal HOY.
L’investigation sur l’inscription de naissance de la coordonnatrice du mouvement en faveur des droits des femmes dominico haïtiennes fut sollicitée à la JCE par la Force Nationale Progressiste.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal HOY sur : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17814, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
La Police déclare activer la localisation de la femme qui aurait brûlé un couple.
L’accusée en cavale répond au nom de Yudelka Baez Casado (Yudith) qui a commis le crime contre son ex concubin René de la Nuez Fermin pendant que ce dernier se trouvait en compagnie de son amie de maintenant Maria Magdalena Jerez, en sa résidence du numéro 7 de la rue Miosota du secteur Los tres brazos.
Maria Magdalena est décédée jeudi dernier à onze heures du soir et a été enterrée le lendemain, le vendredi, et René est mort quelques heures après les funérailles de son amie.
Apres les funérailles, les membres de la famille de De la Nuez semblaient très affectés et ont refusé de faire des déclarations aux journalistes. Ils ont simplement exigé que la police arrête l’accusé Yudelkis Alexandra.
Baez Casado a visité la maison ou résidait le couple, là ou elle a vécu quand elle partageait la vie de Monsieur De la Nuez, la veille de la tragédie pour récupérer deux des trois enfants qu’ils avaient procréés ensemble avec le prétexte que l’un d’eux célébrait son anniversaire de naissance.
Le jour suivant, elle revint tôt dans la matinée, rentra dans la chambre ou dormaient Jerez et De la Nuez, les aspergea d’essence et craqua une allumette et la lança par la fenêtre. Elle prit la fuite en emportant avec elle la plus jeune de ses trois enfants.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal Listin Diario sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8161, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
LE JUGE DE LA JUNTE CENTRALE ELECTORALE EDDY OLIVARES DEMANDE DE LA PRUDENCE DANS LE CAS DE SONIA PIERRE
Il a affirmé que « Il ne correspond point à la JCE, il ne doit pas ni ne lui convient d’intervenir dans ce débat et encore moins se laisser traîner par des groupes et des secteurs intéressés par le sujet ».
Il a indiqué qu’au milieu du désordre qui caractérise le registre civil du pays, les juges se sont rendus compte que le même problème qui existe au sujet de la déclaration de la naissance de Madame Sonia PIERRE, survient dans le cas des milliers de dominicains pauvres qui ont été déclarés par un oncle, un frère, un voisin ou un parrain.
Le Juge Olivares a considéré qu’avant d’élucide au niveau de l’opinion publique nationale, le rapport concernant le cas PIERRE aurait du être débattu par l’assemblée générale de la Junte Centrale Electorale et ensuite au niveau de la commission des offices d’état civil de cette institution. Le Magistrat a exprimé que la Commission des offices d’état civil connaît chaque semaine des cas similaires à celui-ci et encore plus compliqué, sans qu’on ait à faire appel aux tribunaux du pays. « Surtout, quand il n’y a pas eu une investigation issue exclusivement de la Junte Centrale Electorale et qu’il n- y a pas eu d’irrégularités commises par elle », insista-t-il.
I ajouta que « dans ce cas, comme dans le cas de plusieurs enfants qui ont été déclarés de façon irrégulière pour la raison que ce soit, ils ne doivent pas payer le prix de cette irrégularité qui résulte de la responsabilité de leurs pères ou des personnes qui les ont déclarés, mais surtout de la déficience institutionnelle du registre civil ».
Le Juge Olivares Affirma que les fonctionnaires de la JCE qui ont remis à la Chambre administrative l’investigation sur les irrégularités autour de l’acte de naissance ne disposent pas la capacité juridique pour recommander à l’assemblée des juge l’annulation du document et qu’ils auraient du se limiter à remettre le rapport aux juges.
Il a considéré « qu’on lui fait du mal au pays et on leur a remis des munitions à ceux là qui, animés de mauvaise fois font usage de ce problème pour attaquer la République Dominicaine et on donne raison à ceux là qui le croient de bonne foi, quand on ressort des arguments imprudents contre des individus qui en étant en accord ou non avec eux, ont gagné le respect de tous, dans leur lutte pour des causes qu’ils considèrent justes.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal Listin Diario sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8268, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Les fils d’un propriétaire d’un bureau de change blessé lors d’une agression ont planifié l’attaque contre leur père.
Les détenus ont été identifiés comme Danilo Fernando Almonte Sosa (Humberto o Beco le rouquin), âgé de 42 ans et Santiago Domingo Antonio Rodriguez Capellan (Le lent), âgé de 49 ans, accusé de planifier l’agression contre son père Domingo Rodriguez Santana.
Almonte Sosa est le fils adoptif de la victime, tandis que Rodriguez Capellan en est le fils légitime.
Ont été accusés de participer à l’agression Ely Alexander Rodriguez Peralta et Hatuey Rodriguez Javier qui sont actuellement en cavale.
Durant le vol, les agresseurs ont pu dépouiller le propriétaire du bureau de change 300.000 pesos dominicains, des chèques d’une valeur de 2.000.000 de pesos, une montre de marque SEIKO et un téléphone portable de marque LG, il lui ont provoqué des blessures puis ont pris la fuite à bord d’une camionnette marque TOYOTA HI-LUX, de couleur blanche.
Au cours de l’investigation, il a été déterminé que les frères ont planifié l’agression contre leur père Rodriguez Santana parce que Almonte Sosa accuse Rodriguez Capellan de lui avoir remis un chèque de 60.000 pesos, produit du vol.
Les détenus seront remis aux autorités judiciaires dans les prochaines heures, tandis que la Police Nationale a lancé un appel aux accusés en cavale Rodriguez Peralta et Rodriguez Javier pour qu’ils se rendent à la justice afin de répondre aux accusations de leur participation présumée au vol.
Article original en espagnol para dans l’édition digitale du journal Listin Diario sur : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=8173, traduit par Thom GATO pour Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
samedi 31 mars 2007
La destruction de la photo (de la militante SONIA PIERRE) est attribuée a des nationalistes radicaux.
Des visiteurs de l’exposition ont considéré qu’il a pu s’agir d’une violence de nationalistes radicaux.
Pierre figurait parmi les cent femmes du « Projet femme » que, pour commémorer la journée internationale de la femme, la productrice Geovanna Bonnelly et la photographe Nicole Sanchez, avec les auspices de Mercasid et la sécretariat de la Culture.
Le cadre avec le visage de Pierre, en première dimension a été enlevé il y a quatre jours de l’endroit assigné contre la clôture du Parc indépendance et la fiche explicative de sa labeur a été démontée à deux reprise, a indiqué Melvin Perez, photographe chargé de l’adéquation des pièces qui hier travaillait les images.
L’enlèvement de la photo de madame Pierre coïncide avec les critiques qui lui sont dirigées par des secteurs nationalistes.
Bonnelly a déploré l’action et a averti qu’il s’agissait d’une agression contre la femme et contre les idéologues de l’initiative comme artiste.
Bonnelly a expliqué que l’exposition compte des photos de 4 ou 5 femmes qui ne sont pas de nationalité dominicaine. Il a déclaré qu’il s’agit d’une agression contre la propriété privée.
Projet femme déplore qu’il existe encore dans le pays une grande discrimination, « et les choses, nous voulons les résoudre par la violence au lieu d’un débat.
Elle a manifesté cependant que si on devait refaire l’exposition, Sonia Pierre aurait été sélectionnée de nouveau parce qu’elle a été qualifiée comme personnage important de la communauté.
Pierre a fait l’objet de plusieurs débats publics, en apprenant la décision de la Chambre Administrative de la Junte Centrale Electorale, de demander l’annulation de son acte de naissance, déclarée en 1963 comme solaine Pierre, argumentant que ses parents l’ont enregistré à Villa Altagracia en indiquant posséder la nationalité dominicaine quand leur nationalité était haïtienne.
L’espace qu’occupait la photographie de Sonia Pierre est restée vide, entre un cadre avec le texte de l’écrivain Soledad Alvarez et l’image de la pâtissière Ana Rita Tolentino veuve Alfau. Les fragments de la photographie de PIERRE ont été transportés au sous sol du Parc Indépendance, là ou se trouvent la maison du vigile et les WC.
Perez a déclaré que les créateurs du projet ont indiqué qu’ils ne savaient pas s’ils devaient replacer la photo car ils n’avaient pas la sécurité que l’action en se répète.
Pierre Travaille depuis l’âge de 14 ans en défense des groupes d’haïtiens du pays, en réclamant qu’il leur soit octroyé des pièces d’identité, qu’il leur soit reconnu leurs droits au travail, le statut d’immigrants économique, qu’ils puissent recevoir des salaires justes, et que leurs enfants nés en territoire dominicain soient considérés comme dominicains.
Sa photographie et sa fiche avec une petite biographie se trouvaient exposées au Parc de l’indépendance avec cent femmes exemplaires, détachées dans différents domaines comme la peinture, psychologues, journalistes, communicatrices, chefs d’entreprises, artistes, pâtissière, sportives, pilotes, écrivains. Aussi des vendeuses de fleurs, historiennes, actrices, dirigeants paysannes, docteurs, professeurs en différentes disciplines, ouvrières, femmes chauffeurs, antitrujillistes, politiciennes, mécaniciennes, investigatrices, fabricantes de pièces, cuisinières, féministes, juges, religieuses, couturières.
Article original paru dans l’édition digitale du journal dominicain « HOY » http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17624 , traduit par Thom GATO pour Haïti Recto Verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
18 entités critiquent le fait que l’on veuille annuler l’acte de naissance de Sonia Pierre.
Elles considèrent la dite sollicitude comme illégitime et arbitraire. Le Département d’investigation de la JCE a annoncé par la presse nationale qu’elle a proposé solliciter par voie judiciaire la nullité de l’acte de naissance de Sonia Pierre, après avoir considéré que le document est faux parce que ses parents ont vécu dans le pays de façon illégale.
Les organisations et individus qui souscrivent le document ont considéré l’initiative comme des représailles nettes à cause du travail que Madame Pierre réalise en défense des communautés haïtienne et dominicaine d’origine haïtienne…..
Elles ont exigé du tribunal électoral réaffirmer la validité des pièces de Pierre et de ses enfants et clôturer les investigations de manière définitive. Elles ont assuré que le document fut acquis à la faveur de fausse information et qu’elle place Pierre et à sa famille dans une situation d’extrême vulnérabilité en les exposant à un risque d’expulsion.
Parmi les organisations et personnalités qui signent le document de solidarité à Sonia Pierre figurent: le centre pour la justice et le droit international (Centro Por la justicia y el derecho internacional: CEJIL), la clinique légale de droits humains internationaux (Clinica legal de Derechos Humanos internacionales) l’université de Californie (University of California), Bekerley (la escuela de derecho). Familias Prolibertad, Hilda Luz Flores, l’institut de droits humains, l’école de droit de la Columbia.
En plus de Fondation ZILE, Adela George, Joaquin A Labour, Giselda Liberto, Samuel Martinez, Maite de Muller, Table Nationale pour la migration Mesa Nacional para la migracion), la Nothern maniatan Coalition for Human rights, REDAHIRD, Sarah Paoletti, Transnacional Legal Clinic, L’ecole de droit de l’université de Pennsylvanie, le Service Jésuite aux réfugiés et Migrants, Francisco Cueto Villaman. Dans le document ils précisent que Pierre est née en territoire dominicain et pour cette raison elle a droit à la nationalité dominicaine selon la Constitution.
Ils rappellent que la mère de Sonia est rentrée en territoire dominicain en 1957 sous contrat avec le Conseil d’Etat du Sucre (CEA) et en 1963 quand elle déclara sa fille elle utilisa une pièce d’identité émis par l’organisme d’état.
« L’investigation de la JCE est illégitime et arbitraire car elle tente de rendre invalide l’acte de naissance prétextant que sa mère vivait en situation irrégulière dans le pays. »
Ils ont exprimé que selon le principe de « jus solis », le statut légal des parents est totalement insignifiant pour déterminer le droit d’un garçon ou d’une fille à la nationalité dominicaine, parce que le lieu de naissance est la condition unique qui doit être démontrée pour l’acquisition de la nationalité dominicaine.
“En plus, il n’existe plus de garanties de que l’investigation réalisée ait été réalisée de façon impartiale et indépendante. Au contraire, ils existent des indices que cette investigation a été demandée pour harceler Sonia et sa famille et limiter son travail légitime en défense des droits humains » signalent-elles.
Ils ont exprimé que, selon les informations du président de la JCE, reçues à partir des moyens de communication, l’investigation fut initiée à la demande de la Force Nationale Progressiste (FNP), un parti politique caractérisé par ses positions ultraconservatrices.
Elles indiquent que celui-ci est le plus récent des actes d’intimidation qu’a subi Sonia et ses parents les plus proches, après avoir rappelé qu’en Février de l’année en cours, le service d’intelligence du pays, le Département National d’investigations (DNI), a informé de façon erronée la presse dominicaine que l’on avait falsifié les pièces d’identité de deux de ses fils.
Ainsi, elle indique, qu’un membre du gouvernement a prétexté que PIERRE était une des milliers de personnes résidant au pays de manière illégale, pour cette raison l’investigation initiée ainsi que les déclarations réalisées envoient un message très préoccupant à ceux qui défendent les droits des plus vulnérables et marginalisés seront punis.
Ils exposent que Sonia PIERRE ha été reconnue mondialement pour son leadership dans la défense de la population haïtienne et dominico-haïtienne, pour cela en 2006, elle avait reçu le prix des droits humains de la Fondation Mémorial de Robert F Kennedy.
Ses efforts pour réclamer le droit à la nationalité des filles et garçons et des adolescents d’origine haïtienne nés en territoire dominicain ont abouti par une sentence de la Cour Inter américaine des droits humains.
Cette sentence a ordonné à l’Etat d’adopter des mesures législatives et administratives pour garantir l’accès à des certificats de naissance et de scolarisation de forme égalitaire pour tous les enfants nés dans le pays.
Article original paru dans l'édition digitale du journal HOY surhttp://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17623
Traduit par Thom GATO
SONIA PIERRE DEFENDRA SA NATIONALITE DEVANT LES TRIBUNAUX DU PAYS
Elle affirme qu’elle a confiance en la justice dominicaine pour réaliser une investigation et qu’elle n’ira pas vers les tribunaux internationaux pour “se battre”, comme le souhaitent les individus qui ont sollicité l’annulation de son acte de naissance qui devront se rétracter.
La Force Nationale Progressiste a sollicité en février dernier à la Chambre administrative de la Junte Centrale Electorale une investigation sur la légalité de l’acte de naissance et qu’il est présumé que ses parents auraient violé la loi du registre civil.
Je suis à la disposition des autorités judiciaires compétentes et impartiales pour qu’une investigation sérieuse soit réalisée pour que la vérité soit établie sur les faits. Ceci on va le combattre de l’intérieur » a déclaré Madame PIERRE
Elle a déclaré avoir toujours dit que ses parents étaient haïtiens et qu’ils sont venus au pays comme coupeurs de canne du Conseil du sucre, mais la condition de père n’est pas pertinente en ce qui concerne la nationalité des fils.
Elle a soustrait de la qualité à la Force Nationale Progressiste pour demander une investigation de son acte de naissance parce que cette entité ne possède pas d’autorité et qu’en plus elle a toujours eu une position contraire à ses approches.
Elle a affirmé que le président de la JCE lui a communiqué qu’il n’avait pas ordonné l’annulation de son acte de naissance et que ce tribunal n’était pas habilité à le faire, en ajoutant que les avocats du mouvement des femmes dominico-haïtiennes sont entrain de préparer sa défense.
Elle a signalé qu’elle n’a pas été informée de cette investigation sur l’origine de son acte de naissance et qu’elle a été mise au courant par la presse. « Moi comme citoyenne je devais être informée de cette investigation. Ce que je considère comme une violation de mes droits », a –t-elle exprimé.
Elle a qualifié comme une action visant à museler son activisme en faveur des droits humains des haïtiens qui vivent au pays et de leurs descendants, la sollicitude d’annulation de son acte de naissance faite par les départements de Sécurité et inspection de la Junte Centrale Electorale.
Elle a déclaré qu’ils ont été nombreux les évènements survenus les derniers tours touchant directement les dominico-haïtiens comme par exemple le retrait de sa photographie d’une exposition rendant hommage à la femme dominicaine, la mise en état de fonctionnement du livre rose pour inscrire les étrangers qui naissent en territoire dominicain, l’indemnisation par l’état à deux enfants d’origine haïtienne, en autres.
Version originale en espagnole parue dans le quotidien dominicain HOY(http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17638) traduit par Thom GATO pour Haiti Recto Verso.
Réprobation et solidarité face aux nouvelles persécutions contre la militante Sonia Pierre
Santo Domingo, 30 mars 07 [AlterPresse] --- Des représentantes et représentants de diverses institutions haïtiennes, dominicaines et américaines réprouvent fermement aujourd’hui les nouvelles menaces et persécutions dont est l’objet la militante dominico-haïtienne, Sonia Pierre, qui pourrait se voir enlever son acte de naissance dominicain, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Ces institutions réaffirment leur solidarité envers Sonia Pierre, qui lutte depuis son tout jeune âge en faveur du respect des droits des immigrantes et immigrants descendants d’Haïtiens.
En page de couverture, ce vendredi 30 mars 2007, les principaux quotidiens dominicains ont annoncé la décision imminente de la Junte Centrale Electorale Dominicaine (JCE) de retirer l’acte de naissance de Sonia Pierre, parce que, selon les membres de la JCE, « les parents de Sonia Pierre étaient des immigrants « illégaux » quand ils ont déclaré sa naissance en 1973 ».
« Les attaques répétées contre Sonia Pierre, qui a osé soulever un problème affectant des milliers de personnes, constituent une atteinte à la liberté d’expression. Les dirigeants dominicains veulent annoncer à toutes celles et tous ceux qui défendent les droits des minorités qu’ ils seront punis », estime Roxana Artholz, éminente avotate et professeure de Droit international à l’Université Berkeley de California, qui accompagne depuis 9 ans Sonia Pierre dans sa lutte en faveur des droits des immigrantes et immigrants descendants de ressortissants haïtiens.
En compagnie de plusieurs autres personnalités haïtiennes, dominicaines et américaines, l’avocate américaine participe, à Santo Domingo, à une conférence internationale sur les déportations d’immigrants dominicains des Etats-Unis d’Amérique et d’immigrants haïtiens de la République dominicaine.
Ce 30 mars 2007, plusieurs personnalités nationales et internationales, prenant part à la conférence dans la salle Caribe de l’Hotel Intercontinental de la capitale voisine, se sont levées, en signe de solidarité, pour saluer et applaudir Sonia Pierre venue rendre visite à l’assemblée.
« C’est le moment de supporter Sonia. Sa lutte pour le respect des droits des immigrants haïtiens et de leurs descendants dans ce pays, est celle de tout le monde, car quelque part, chacun d’entre nous a derrière lui, un parent qui fut un immigrant sans papier. En tant que membre du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), je sais ce que cela veut dire, pour avoir vécu toute la campagne orchestrée contre le fondateur de notre parti, feu Pena Gomez, pour nier sa nationalité dominicaine », souligne, pour sa part, Eduardo Jorge Prats de l’Université Catholique Madre y Maestra, intervenant au panel intitulé « Nationalité, Citoyenneté et Registre Civil » de la conférence internationale.
A plusieurs reprises, au cours de la conférence débutée dans la soirée du 28 mars 2007, les représentants d’organisations dominicaines à New York ont essayé d’établir un parallèle entre les déportations de dominicains par les Etats-Unis d’Amérique et celles que la République Dominicaine effectuent quotidiennement à la frontière avec Haïti.
« La diaspora dominicaine aux Etats-Unis doit s’investir dans la lutte en faveur des immigrants haïtiens en République Dominicaine. Si nous ne faisons rien pour changer les choses dans notre pays, à quel titre faisons-nous des mobilisations aux Etats-Unis pour réclamer pour nos compatriotes des droits que nous sommes en train de nier à des immigrants qui se trouvent dans notre pays », s’est exclamé un dominicain résidant à New York.
La nouvelle de la probable décision de la JCE contre la militante Sonia Pierre a jeté un froid parmi les déléguées et délégués de différentes institutions et organisations présentes, tels des membres d’organisations de défense des droits des immigrants dominicains aux Etats-Unis d’Amérique, des professeurs et chercheurs de l’Université Columbia, de la faculté latinoaméricaine de sciences sociales (Flacso), des représentants du département d’Etat américain, de l’ambassade américaine à Santo Domingo, de l’Organisation internationale pour la migration (OIM), du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de plusieurs autres organisations de droits humains.
Une vingtaine de femmes de l’organisation haïtienne Fanm Saj Veye Yo séjourne depuis le 29 mars 2007 en République Dominicaine pour témoigner spécialement leur solidarité à la cause défendue par la militante Sonia Pierre.
Cette information, sur la probable décision de la JCE dominicaine d’enlever à Sonia Pierre son acte de naissance dominicain, fait suite à plusieurs autres attaques, dont le retrait la semaine dernière de sa photo dans une exposition publique en hommage à une centaine de femmes dominicaines au Parc Independencia, au centre de Santo Domingo.
A la fin de 2006, le Secrétaire d’Etat dominicain aux Affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, a écrit une lettre de protestation à la fondation Robert F. Kennedy qui avait choisi d’honorer Sonia Pierre du prix des droits humains Robert Kennedy pour l’année écoulée. [apr 30/03/2007 16 :00]
Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org
La Junte Centrale électorale fait une mise au point en déclarant qu’elle ne possède pas la faculté légale nécessaire pour enlever la nationalité
La junte Centrale électorale ajoute que Madame Pierre a le droit de se défendre de cette accusation qui est formulée contre elle, mais il affirme que du côté de la militante il y a une innocence totale, car s’il y a eu quelque chose d’illégale, la faute et la responsabilité devraient être endossées par son père.
Il ajoute que quitter la nationalité ne rentre pas dans les attributions de la Junte centrale électorale car ceci correspond aux lois dominicaines.
La Junte Centrale Electorale ne peut pas lui quitter la nationalité à personne, parce que l’instance qui peut le faire est un tribunal de la République” a déclaré le président de la JCE au cours d’une entrevue accordée au programme “le gouvernement du matin
Il soutient que cet organisme n’est pas habilité à éliminer la nationalité de Madame PIERRE et affirma qu’il s’agit d’un dossier à manipuler avec prudence et sans partialité.
Le titulaire de la JCE s’est prononcé après la demande de la Force Nationale Progressiste pour que Madame PIERRE soit dépouillée de sa nationalité dominicaine parce que son acte de naissance « aurait été affecté par un vice d’illégalité »
“J’estime que le pays doit être crispé par cette nouvelle de première page qui attribue de l’importance a la sollicitude formulée par le délégué politique de La Force Nationale Progressiste afin de lancer une procédure d’investigation sur cette personne” a-t-il ajouté.
Il soutient qu’il faut instruire un peu plus le dossier de Madame Pierre au niveau de l’unité juridique de la JCE et une fois instruit, l’assemblée l’introduira dans son agenda pour les suites correspondantes.
(Ariticle paru dans l’édition digital du Journal Nuevo diario sous la plus me de
RAMIRO ESTRELLA)
http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=52378
Traduit en français par Thom GATO pour Haïti Recto Verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
vendredi 30 mars 2007
La militante Sonia Pierre menacée d’être déchue de la nationalité dominicaine
vendredi 30 mars 2007,
Radio Kiskeya
Le département d’inspection de la Junte Centrale Electorale dominicaine (JCE) a sollicité jeudi de la chambre administrative de l’institution l’annulation par voie judiciaire de l’acte de naissance de la militante dominico-haïtienne des droits humains, Sonia Pierre, rapporte vendredi la presse dominicaine.
Arguant que l’intéressée souffre d’un "vice d’illégalité", l’inspection de la JCE laisse entendre que des investigations menées dans les offices d’Etat civil de Villa Altagracia et de San Perdo Macorìs auraient révélé que Sonia Pierre (de son vrai nom Solain Pie, selon les autorités) serait en possession d’un faux acte de naissance. En effet, les informations contenues dans le folio 85, acte numéroté 585 du livre 2 de l’année 1963, seraient infondées parce que "le déclarant et la mère prétendaient détenir une nationalité dominicaine qu’ils n’avaient pas".
Le directeur de l’inspection à la Junte Centrale, Juan Bautista Tavàrez et le directeur de la sécurité, Vìctor Lantigua ont soumis leur demande en annulation au juge Roberto Rosario Màrquez, président de la chambre administrative et à ses collègues. Les investigateurs estiment disposer de preuves sur "l’obtention par Sonia Pierre de la nationalité dominicaine dans des conditions douteuses". Ils précisent avoir constaté que "la nationalité de la mère de Pierre, Marìa Pierre, est haïtienne et qu’au moment où la déclaration de naissance a été effectuée elle avait un statut de résidente illégale dans le pays".
Le département d’inspection de la Junte Centrale conclut son rapport par une maxime du droit universel selon laquelle "aucun fait illégal ne peut engendrer un acte légal".
L’enquête avait été commanditée en février par la chambre administrative sur demande de Luis Ventura, délégué du parti nationaliste Force Nationale Progressiste.
Enfin, les deux responsables de la JCE ont signalé que contrairement à ce qui est généralement avancé, la personne qui a déclaré Solain (Sonia) Pierre ne s’apelait pas Ramòn Juan mais Ramòn Jean. Cela sous-entend qu’il était de nationalité haïtienne.
Si la Junte Centrale Electorale, instance chargée de la gestion de l’Etat civil dominicain, devait déchoir la militante de sa nationalité, elle serait exposée à de graves menaces y compris de déportation
Née en République Dominicaine de parents haïtiens, Sonia Pierre est la fondatrice et principale responsable du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (MUDHA). Elle est devenue une personnalité de premier plan en territoire voisin où elle a déjà consacré la moitié de sa vie à défendre les droits de la communauté dominico-haïtienne.
Depuis qu’elle reçu en novembre dernier au Congrès américain (Parlement) le très prestigieux Prix Robert F. Kennedy des droits humains 2006, Mme Pierre fait l’objet d’une intense campagne de persécutions dans laquelle sont directement impliquées les autorités dominicaines. Sa photo, exposée dans la rue parmi celles d’une centaine de femmes honorées en république voisine, a été violemment arrachée tout de suite après la publication, la semaine dernière, du rapport d’Amnesty International sur le racisme et l’arbitraire dont sont victimes les haïtiens et dominicains d’ascendance haïtienne de l’autre côté de la frontière. spp/RK
mercredi 28 mars 2007
LE KONPA REPREND SES DROITS A MARSEILLE
Comme on a coutume de le dire, l’année commence comme celle d’avant s’est achevée. On parle justement des prestations musicales qui ont su faire le bonheur des amoureux de la musique natif-natale d’Haïti le KONPA (COMPAS) vieux déjà de plus de cinquante ans.
En effet, en France, Marseille et ses environs doivent se considérer choyés et mimés dans le choix des promoteurs de cette musique toujours soucieux d’offrir le meilleur du meilleur.
Les membres de Baze créole et Julio (http://www.lejardinduzouk.com) ont travaillé et contribué largement à la promotion de la musique haïtienne dans la région.
Les premières lueurs du printemps nous annoncent les prémices d’une saison riche en émotions et en surprise. Le KONPA reprend ses droits. Et cela démarre très fort.
Beaucoup de connaisseurs avisés sont persuadés qu’il détient la meilleure voix du Konpa (Compas) depuis la disparition d’un certain Antoine Rosini Jean Baptiste mieux connu et rappelé comme TI Manno. Le public Marseillais aura le loisir de juger par lui-même tout le bien qui se dit déjà de l’interprête d’une version très touchante de « Héroe » une chanson originale de Enrique Iglesias, fils de l’immortel Julio Iglesias.
Le groupe en cette occasion célèbrera ses retrouvailles avec le public marseillais puisqu’il avait été reçu lors d’une soirée d’apothéose l’année dernière par plus de 950 personnes dans une ambiance de folie.
Une date donc a retenir : Le 5 Mai au Florida Place.
Cette soirée importante comptera pour la première fois à Marseille, sur la présence d’un correspondant de la station de radio émettant depuis Port-au-Prince, Radio Caraïbes, en la personne de Monsieur Jean Claude Vivens.
Jean Claude Vivens réside actuellement dans le Maryland. Il est connu dans le milieu artistique haïtien comme l’un des meilleurs connaisseurs de la musique Konpa. Le terme qui lui a été créé sur les différents forums de discussion autour de la musique haïtienne, COMPALOGIST » lui sied mieux qu’un gant.
Jean Claude Vivens diffusera sûrement les retombées de sa visite à Marseille durant ses émissions produites pour les chaînes de télévision locales et régionales.
Ce sera une occasion idéale d’informer le public haïtien de la réceptivité des communautés haïtiennes et afro antillaise pour notre musique.
Nous attendons avec appétit ces deux soirées à venir.
Lula va proposer à Bush une assistance économique conjointe à Haïti
Ce partenariat brésilo-américain en faveur du pays devrait impliquer des investissements importants y compris dans la production de biocarburants
mardi 27 mars 2007,
Le chef de l’Etat, dont le pays détient le commandement militaire de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), a estimé important qu’il soit envisagé un projet de coopération économique entre Brasilia et Washington au profit d’Haïti.
Lula n’a toutefois pas voulu donné de détails sur le montant qu’il souhaiterait que les fonds recherchés en faveur du pays atteigne.
"Je veux discuter avec Bush de la question d’Haïti, parce qu’Haïti a déjà fait la conquête de la démocratie, a élu un Président de la république en 2006. Mais, l’important est que nous aidions au développement d’Haïti. Donc, nous voulons qu’il y ait des investissements en argent pour que nous puissions travailler dans des projets de renforcement de l’économie haïtienne", a affirmé le dirigeant brésilien dans son programme radiophonique hebdomadaire "Café avec le Président".
Il a, par ailleurs, indiqué que "la force onusienne déployée en Haïti y restera tant et aussi longtemps que les autorités du pays le souhaiteront".
Luiz Inàcio Lula da Silva, qui avait accueilli le numéro un américain le 9 mars dernier à Sao Paulo, laissera le Brésil vendredi après-midi à destination des Etats-Unis.
Premier chef d’Etat latinoaméricain invité depuis des années à se rendre dans la résidence de campagne du Président américain, à Camp David, le leader brésilien prévoit aussi d’explorer avec George Bush les possibilités d’accorder une aide aux pays africains "dans le domaine de la production et de l’utilisation du biodiesel et de l’éthanol". Le nom d’Haïti figure sur la liste des bénéficiaires potentiels de ce programme.
Dans cette perspective, unre délégation officielle brésilienne avait séjourné à Port-au-Prince, il y a deux semaines. Des discussions avec le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et des membres de son gouvernement avaient porté sur l’implantation d’usines de production de biocombustibles à base d’éthanol ainsi que sur la réduction de la dépendance énergétique d’Haïti et la création d’emplois qui pourraient en découler. spp/RK
Une question: George Bush et Lula Da Silva à droite, Hugo Chavez et Fidel Castro à gauche, avec qui danse-t-il réellement Monsieur René PREVAl le président d'Haïti?
Intempéries en Haïti : Au moins 10 personnes tuées, une portée disparue, 7 autres blessées et environ 400 familles sinistrées
lundi 26 mars 2007,
Une personne est également portée disparue.
Un creux de surface changeant et un front froid stationnaire présent depuis une semaine autour de l’île d’Haïti ou Quisqueya sont à l’origine d’importantes précipitations tant en Haïti qu’en République Dominicaine.
La direction de la protection civile (DPC) précise qu’à Port-au-Prince, où il a encore plu samedi et dimanche, trois morts ont été recensés. Selon le porte-parole de la DPC basée au ministère de l’intérieur, Dieufort Deslorges, une fillette de deux ans avait été retrouvée ensevelie sous les décombres dans un bidonville du quartier de Juvénat à Pétion-Ville (banlieue est de la capitale) alors que deux autres personnes sont décédées à Delmas 11 (banlieue nord).
Cependant, des témoignages de voisins, à Juvénat, soulignent qu’un jeune homme a été tué par l’effondrement de sa maison. Au moins, une dizaine de maisonnettes ont été détruites dans ce bidonville situé en flanc de montagne.
Dans le Nord-Ouest, quatre personnes sont mortes, deux à Saint-Louis du Nord et deux autres à Anse-à-Foleur, indique la protection civile. Dans cette localité, deux pêcheurs dont une femme enceinte ont été emportés par les eaux d’une rivière qu’ils tentaient de traverser.
Cependant, ce bilan a été révisé à la hause lundi matin. Un cinquième cadavre a été découvert.
A St-Louis, à Anse-à-Foleur comme à Port-de-Paix, plusieurs dizaines de maisons ont été rasées ou endommagées et les sinistrés deviennent de plus en plus nombreux.
Une personne a été également tuée à Jacmel, dans le Sud-Est.
Les exploitations agricoles de ce département pourraient également subir d’importants dommages.
Dans la Grand’Anse (sud-ouest), des sinistrés de la commune des Abricots ont été évacués et placés dans des abris provisoires.
Dans l’Ouest, des rivières en crue ont provoqué des inondations à Cabaret (environ 30 km au nord de Port-au-Prince). Des maisons ont été notamment détruites, des plantations dévastées et des têtes de bétail emportées. Inquiet de la détérioration de la situation, le Député de la circonscription, Pierre-Jérôme Valciné, a lancé un SOS au ministère de l’intérieur.
Le porte-parole de la protection civile annonce qu’un montant de deux millions de gourdes (environ 25.000 dollars américains) a été débloqué en vue de voler au secours de près de 400 familles sinistrées à travers le pays. Dieufort Deslorges appelle la population à la prudence et les habitants des zones à risques à se déplacer. Les maires sont de leur côté invités à rejoindre les comités régionaux et locaux du secrétariat permanent de gestion des risques et désatres dans le but de coordonner l’aide à apporter aux victimes.
Des élus locaux fraîchement installés et des parlementaires ont lancé ces dernières heures des appels d’urgence à l’Exécutif face au danger imminent menaçant leurs régions respectives.
Le Nord, le Nord-Est, le Nord-Ouest et la Grand’Anse sont considérés comme les départements les plus touchés par les inondations. Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, était notamment attendu lundi après-midi dans le Nord et le Nord-Est après avoir survolé des localités submergées à bord d’un hélicoptère des Nations Unies.
Selon le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Semelfort, une éclaircie n’est pas attendue avant mardi. Par conséquent, le niveau d’alerte orange comportant des risques d’inondations modérées est maintenu jusqu’à nouvel ordre. spp/RK Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com