Google

vendredi 27 juillet 2007

Mon Roumain à moi


Par Josaphat-Robert Large

Celui qui jette un regard en survol sur le Collectif « Mon Roumain à moi » découvre un livre fabriqué avec minutie, peaufiné et agrémenté d'une illustration du grand artiste haïtien Philippe Dodard : un jet de couleurs étalant, sur la couverture, ce qui ressemble à un individu bravant les flammes d'un incendie. Ce mélange de formes et de nuances contraste bien avec le blanc du carton.

Dans son cadre thématique, l'ouvrage est plus que bien représenté. Une approche polyphonique où chaque écrivain/musicien joue assez bien sa partition. Une pluralité de thèmes dérivant de la plume des noms parmi les plus connus de l'intelligentsia haïtienne contemporaine. Des témoignages, des poèmes, des études. Et la polyphonie se déclenche. Le lecteur se régale en rassasiant pour de bon son appétit de beaux textes. Il faut aussi tenir son chapeau bien haut pour complimenter le ministère de la Culture et de la Communication, les Presses nationales d'Haïti et la directrice du livre, Emmelie Prophète, dont la délicieuse « Solitude » nous sert jusqu'à présent de livre de chevet.

Du côté des études, James Noël nous plonge dans une réalité (la nôtre) sous une occupation orchestrée par des forces étrangères. L'auteur fait un constat : l'oeuvre de Roumain ne fait pas partie, chez nous, du programme de l'enseignement secondaire. Le modèle Roumain est-il connu des jeunes ? Gary Klang questionne un autre aspect. Il soulève un point qui a déjà fait couler beaucoup d'encre : la fabrication linguistique de Gouverneurs de la rosée. La grille des connaissances acquises à La Sorbonne à son actif, Klang réalise une dissection du texte et nous présente certaines phrases de Roumain que ne sauraient comprendre des francophones non antillais. Claude Pierre, dans son étude où les mots sont bien pesés, fait ressortir l'importance de la poésie roumainienne. Le langage philosophique de Jean Josué Pierre nous porte à le lire avec avidité, à apprécier son texte et à vouloir en recommander la lecture à d'autres liseurs.

Les témoignages sont plus nombreux et je dois avouer le penchant de ma préférence pour celui de Lyonel Trouillot. Avec ce travail, l'auteur effectue une remise en situation. Il se souvient de ses réactions lors de la première lecture de Gouverneurs de la rosée et évoque, par association d'idées, l'importance de Roumain pour les camarades de sa génération. Trouillot va plus loin. À la fin de son texte, il replace Roumain dans l'espace des années 1930. À côté d'une star qui lui a peut-être servi de modèle, s'agissant de sa garde-robe. On s'imagine Jacques, dans un film de l'époque, cigarette au bout des lèvres, appuyé contre le piano que fait vibrer un grand pianiste américain, complotant, planifiant, avec Humphrey Bogart, la prise de Casablanca. Magnifique !

Côté poèmes : de bons textes. Où, au fil de la lecture, on tombe sur des vers qui accrochent l'intérêt : « la table d'écriture grenier de lune/ ne s'enchante d'aucun arbre ». Signé : Bonel Auguste.

En gros, ce faisceau de phrases projette de nouvelles idées qui exposent les différentes perceptions qu'ont, sur Jacques Roumain et son oeuvre, des professeurs et des écrivains haïtiens contemporains, en cette année 2007 où l'on célèbre le centenaire de la naissance de cet illustre écrivain. Et c'est très bien. Trente et un auteurs se côtoient dans ce miroir ayant pour titre « Mon Roumain à moi ». Ils se jettent des regards en coin, échangent des idées, se disputent, polémiquent même entre eux. Saint-Eloi me vient à l'esprit, qui déclenche une rafale (et atteint tout le monde). Des retombées pourraient provoquer un grand débat... Et ça, ce serait un pas de géant vers la provocation de chocs d'idées à même de faire jaillir des lumières indispensables sur les communautés haïtiennes à travers le monde. Trente et un auteurs haïtiens cohabitent dans un même miroir...textuel. Quelle prouesse !

Après tout, quand l'Haïtien effectue un vrai retour sur la terre de sa réalité, la première phrase qui le hante en est une qu'il feint toujours d'oublier : L'union fait la force !

(1) COLLECTIF, Mon Roumain à moi, Editions Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince, 2007, 309 p.

Josaphat-Robert Large
Juillet 2007
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46523

La CNDDR s’en prend au secteur privé accusé de détenir illégalement des armes de guerre

Des hommes d’affaires s’écartent de la loi et ne contribuent pas au processus de désarmement, prévient Alix Fils-Aimé qui estime que le niveau de sécurité atteint est comparable à celui de New York et de Paris

jeudi 26 juillet 2007,

Radio Kiskeya

Le président de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Alix Fils-Aimé, a fustigé jeudi "l’irresponsabilité du secteur privé haïtien des affaires et son refus de restituer à l’Etat les armes de guerre qu’il détient illégalement".

"Lors d’une premiëre rencontre qui avait été initiée par l’ancien président de la Chambre de commerce d’Haïti, Réginald Boulos, il était question que les hommes d’affaires remettent graduellement les armes", a indiqué très agacé M. Fils-Aimé qui s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec les responsables de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

"Ils se mettent bizarrement dans une situation d’exception par rapport à la loi", a regretté le président de la CNDDR. Il estime que ceux qui adoptent une telle attitude n’aident pas à une relance des investissements étrangers et vont à l’encontre des efforts déployés par la Police Nationale et la mission onusienne en vue d’un retour à la stabilité en Haïti.

Alix Fils-Aimé a également écarté les craintes exprimées par le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Jean-Robert Argant, concernant une possible reconstitution des bandes criminelles. Il affirme haut et fort qu’aucun groupe armé illégal ne peut plus reprendre le contrôle d’une partie quelconque du territoire national.

Totalement emballé par le climat de sécurité actuel, le dirigeant de la Commission de désarment a poussé très loin la comparaison en plaçant le climat de sécurité du pays au même niveau que celui des mégapoles américaines et françaises. "Sans vouloir créer un incident diplomatique, je crois qu’aujourd’hui qu’il y a plus de sécurité ici qu’à la Jamaïque. De même, la situation sécuritaire d’Haïti est pareille à celle de New York ou de Paris", s’est enorgueilli Alix Fils-Aimé.

Il a, par ailleurs, remis à la PNH trois armes de guerre en provenance du bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince). Un fusil avec téléscope de calibre 30 et un T-65 restitué par le maire de la commune et un fusil automatique M-4 qui était en possession d’un individu. Les trois armes appartenaient au Palais National (siège de la Présidence) avant de disparaître mystérieusement en 2004.

Le président de la CNDDR s’est félicité de ces gestes encourageants qui, dit-il, seront suivis d’autres du même genre à Cité Solei et dans les communes où un processus de légalisation des armes des administrations municipales est en cours. Dans son intervention, M. Fils-Aimé n’a toutefois pas présenté un bilan actualisé des armes récupérées par rapport aux arsenaux que détenaient les gangs disloqués. spp/RK
--------
Source
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3912

jeudi 26 juillet 2007

Fonds de Jean Claude Duvalier en Suisse : la balle de nouveau dans le camp du gouvernement haïtien

Urgence d’une action contre Jean Claude Duvalier pour des actes encore imprescriptibles de violation des droits humains
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Des Organisations Non Gouvernementales (ONG) suisses ont adressé le vendredi 20 juillet dernier, une lettre au Premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, pour lui demander d’introduire des procédures judiciaires contre Jean-Claude Duvalier pour les différents crimes dont il est l’auteur. « Sans une telle initiative du gouvernement haïtien, la prolongation du blocage des fonds suisses de l’ancien dictateur, au-delà du mois d’août, et leur restitution ultérieure au peuple haïtien pourraient s’avérer très difficiles, voire impossibles », relèvent ces ONG.
En mai dernier, de nombreuses ONG en Suisse et ailleurs avaient appris que quelque 7,6 millions de francs, bloqués en Suisse et propriété formelle de Jean-Claude Duvalier, lui seraient rendus début juin. Devant l’indignation générale provoquée par cette situation, le gouvernement suisse avait décidé de prolonger le blocage de ces fonds par une mesure urgente, pour une nouvelle durée de trois mois devant échoir fin août 2007.
Au vu de la situation juridique actuelle, le maintien du blocage de ces fonds en vue de leur restitution au moins partielle au gouvernement haïtien ne peut être garanti que par l’introduction de procédures judiciaires contre Jean-Claude Duvalier pour violations des droits de l’homme et autres crimes. "C’est pour cette raison qu’a été joint à la lettre envoyée vendredi dernier au chef du gouvernement haïtien un rapport d’Amnesty International ainsi que d’autres documents attestant de l’existence de crimes imprescriptibles commis sous la présidence de Bébé Doc", informent les ONG suisses.
Ces ONG disent être à la recherche d’autres dossiers du même type qui pourraient être rendus publics dans les semaines à venir. Ces informations devraient permettre aux autorités judiciaires haïtiennes de lancer, avant fin août 2007, de nouvelles poursuites pénales contre l’ancien dictateur. Celles-ci rendraient envisageable, le cas échéant, le maintien du blocage des fonds concernés et permettraient de prévoir une restitution au gouvernement haïtien.
Les ONG signataires de la lettre adressée au premier ministre haïtien (Action de Carême, Action Place Financière Suisse, Déclaration de Berne, Pain pour le Prochain, Plate-Forme Haïti de Suisse, Transparency International Suisse, TRIAL) déclarent espérer vivement que le gouvernement haïtien sera en mesure d’entreprendre au plus vite les démarches suggérées. Elles réaffirment leur ferme volonté d’agir afin que « la somme bloquée appartenant formellement à la famille Duvalier soit restituée au peuple haïtien et ne fasse pas l’objet d’un nouveau détournement illégitime ou d’un blocage indéfiniment prolongé dans les banques suisses ».[jmd/RK]
---------
Source http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3905
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur
http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
-------------
Ceci mérite bien un commentaire…Ceci soulève un problème purement humanitaire. Prenons le cas hypothétique qu’un (autre) désastre naturel s’abattrait sur Haïti. Un grand Tsunami ! (Pire que lavalas au sens propre !) les ONG à caractère humanitaire les plus connues du monde auraient sans aucun doute lancé une vaste campagne de collecte de dons.
Aujourd’hui, cette situation catastrophique existe. Produit d’un tsunami installé de façon chronique et endémique. Haïti a grandement besoin de fonds pour la réduction de la misère.
Pendant de nombreuses années tout le monde a fermé les yeux sur une pratique immorale et inhumaine qui permet aux chefs d’états des pays les plus pauvres de la terre d’amonceler des fortunes colossales au détriment de la misère des peuples.
Au nom du secret bancaire et d’autres balivernes de ce genre, des nations ont pu asseoir leurs richesses et assurer une excellente qualité de vie à leurs ressortissants tandis que les nations d’où proviennent ses richesses volées continuent à croupir dans une misère bestiale et complètement inhumaine.
Les raisons de ce silence, de ce « kase fèy kouvri sa » sont multiples. « Le sot en donne et l’imbécile en refuse ! »
Les chefs d’états qui accumulent les richesses généralement n’ont pas le temps de profiter de leurs fortunes. Ceux qui en profitent sont définitivement ces mercenaires souvent étrangers et européens qui gravitent toujours autour de ces gouvernements.
Les autorités suisses veulent bien faire preuve de cette bonne volonté mais des scrupules dénaturés et prostitués constituent un vrai obstacle. Il est si difficile de rendre à Haïti, l’un des pays le plus pauvre de la planète des millions de dollars volés par les Duvalier. Mon Dieu quel dilemme !

Beaucoup de secteurs ont du mal à se sentir concerné par ce problème qui pourrait se résoudre avec un peu de volonté de la bonne.

Ceux qui réclament à la France le remboursement de la dette de l’indépendance, un sujet qui mérite réflexions et débats oublient d’exiger tout simplement les fonds détournés par les anciens dictateurs qui ont contribué à détruire cette nation.
Les écologistes qui veulent préserver la planète pour nos descendants, les alter mondialistes qui s’acharnent contre la mondialisation et la libéralisation n’arrivent pas à voir le côté anormal de l’existence dans les p… de banques de suisses des sommes colossales, de vrais butins, produits du dépouillement systématique des caisses de l’état des pays pauvres !

Faudrait-il une boule de cristal pour deviner l’origine de ces fortunes qui font le bonheur des suisses !

Plus on y réfléchit plus ce monde inspire de la nausée.

Le FMI accorde un prêt de 11,7 millions de dollars à Haïti

Une enveloppe de 113 millions de dollars disponible dans le cadre d’un accord sur la réduction de la pauvreté et la stimulation de la croissance
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé mardi à Washington un prêt de 11,7 millions de dollars en faveur d’Haïti après avoir finalisé 24 heures plus tôt une première évaluation du programme économique adopté par le gouvernement haïtien dans le cadre de l’accord intitulé Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Dans un communiqué publié à Washington, le FMI informe que le montant de cet accord signé le 20 novembre 2006 est d’environ 113 millions de dollars.
Le Conseil d’administration de l’organisme représentant les 185 pays membres a accordé le prêt d’environ 12 millions de dollars malgré un retard enregistré dans la préparation par les autorités haïtiennes d’une nouvelle loi bancaire qu’elles devaient soumettre au Parlement.
Selon le brésilien Murilo Portugal, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration, "Haïti a accompli des progrès louables sur la voie de la stabilisation économique et sociale. D’importantes réformes économiques ont été mises en œuvre et la sécurité s’est nettement améliorée".
M. Portugal, qui s’exprimait à l’issue de la réunion du conseil, s’est également félicité des "efforts engagés précédemment pour améliorer la gestion des affaires publiques, notamment en rendant les activités du secteur public plus transparentes et en améliorant la gestion des finances publiques". De l’avis du haut responsable, une stratégie de réduction de la pauvreté est en cours d’élaboration dans une perspective de participation élargie.
Soulignant l’importance cruciale du partenariat public/privé, Murilo Portugal indique qu’à court terme, le principal défi que doit relever Haïti est d’assurer "un rythme de croissance soutenu tout en maintenant l’inflation à un niveau faible en vue d’une réduction de la pauvreté et de la promotion de la stabilité sociale".
Notons que la politique néolibérale prônée par les institutions financières internationales dont le Fonds Monétaire International est de plus en plus critiquée dans certains milieux en Haïti. Des groupes altermondialistes et des organisations de la société civile tentent de mobiliser l’opinion publique contre la relance de la politique de privatisation des entreprises publiques du gouvernement Préval/Alexis. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3904

Des militaires démobilisés réclament dans les rues de Port-au-Prince le rétablissement des FAd’H

Une parade d’anciens soldats qui vient relancer le débat
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Plusieurs dizaines de militaires démobilisés ont organisé mardi à Port-au-Prince une surprenante parade au cours de laquelle ils ont réclamé des autorités le rétablissement immédiat des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) et la relance du processus d’indemnisation dont ils étaient bénéficiaires.
Solennels et déterminés, les anciens militaires, malgré leur âge avancé pour certains, se sont livrés à des exercices en plein air tandis qu’une fanfare jouait de la musique patriotique. Ils ont défilé sans incident devant le Palais National (siège de la Présidence) et les anciennes Casernes Dessalines avant de se diriger vers le Parlement, au Bicentenaire.
Dans un message délivré devant le Palais Législatif, les manifestants ont demandé aux parlementaires de les accompagner dans leur démarche visant à obtenir la restauration des FAd’H conformément à la constitution. Ils ont aussi exigé du gouvernement le versement de 13 mois d’arriérés de salaire et la reprise de l’indemnisation suspendue depuis un an.
Aucun Député ou Sénateur n’est allé à leur rencontre, en revanche le personnel du Parlement s’est précipité à l’extérieur du bâtiment pour observer le caractère martial du spectacle.
Pour ou contre le rétablissement de l’institution militaire, les badauds n’hésitaient pas à se prononcer dans un sens comme dans l’autre en fonction de leur sensibilité politique.
Il s’agissait de la première tentative de remobilisation des anciens hommes en uniforme depuis la mort en 2005 de celui qui se faisait passer pour leur leader, le sergent Ravix Rémissainthe. Il avait été tué dans des échanges de tirs avec la police, selon la version officielle.
Depuis un certain temps, des parlementaires tentent de plus en plus d’introduire dans les travaux législatifs la réactivation du dossier des Forces Armées dissoutes en 1995 par Jean-Bertrand Aristide, peu après son retour d’exil. spp/RK
Source :http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3908
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

L’ECOSOC proroge d’un an le mandat du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti

Une résolution l’autorise à accompagner le pays jusqu’en juillet 2008 dans l’orientation stratégique de sa politique économique et sociale ; les représentants du Brésil et d’Haïti se félicitent de la coopération entre les deux Etats
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Conseil Economique et Social (ECOSOC) a adopté mercredi par consensus une résolution prorogeant jusqu’à sa session de fond de juillet 2008 le mandat du Groupe consultatif ad hoc sur Haïti, a annoncé l’organe onusien dans un communiqué rendu public à Genève.
Cette décision a été prise en vue de permettre au Groupe d’observer de près l’évolution de la situation du pays et d’intervenir sur la stratégie de développement à long terme dans le but de "promouvoir le relèvement et la stabilité sur les plans social et économique". Face à la nécessité d’un développement national à long terme, il faudra fournir "un appui international cohérent et durable à Haïti". Dans cette optique, le Groupe consultatif devra soumettre, lors de la session de fond de 2008, un rapport sur ses travaux accompagné si nécessaire de recommandations.
Au cours du débat ayant précédé l’adoption de la résolution, le représentant du Brésil, José Ricardo Da Costa Aguiar Alves, a fait remarquer que "son pays, qui partage avec Haïti des racines communes et des liens historiques, ne contribue pas seulement à la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH). A ce propos, il a rappelé la participation de Brasilia à différents projets de coopération notamment en matière de santé, d’éducation, d’agriculture et de maintien des infrastructures.
"Haïti est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide brésilienne, a soutenu M. Aguiar Alves en soulignant la joie de son pays face consensus qui s’est dégagé sur la résolution. Il s’est dit convaincu que le Groupe consultatif ad hoc continuera d’apporter une contribution positive en Haïti.
Pour sa part, le représentant permanent d’Haïti à l’ONU, Léo Mérorès, également vice-président de l’ECOSOC, a vivement remercié la communauté internationale qui, dit-il, "fait preuve d’une grande solidarité à l’égard du pays". Le diplomate s’est déclaré persuadé qu’après l’adpotion de la résolution, grâce à ses partenaires, "Haïti saura surmonter les difficultés".
"Nous sommes certains d’être sur la bonne voie, les efforts de tous seront récompensés", a poursuivi Mérorès en rendant hommage au leadership du Brésil au sein de la MINUSTAH. "Les liens historiques d’amitié qui unissent nos deux pays sont connus de tous", a-t-il enfin déclaré.
Vendredi dernier, le Groupe consultatif ad hoc sur Haïti avait présenté un rapport dans lequel il avait salué les progrès réalisés ces derniers mois dans le domaine de la sécurité et de la stabilité. Mais, il avait aussi recommandé le maintien d’une "présence forte" de l’ONU en vue notamment de conduire à bon port la lutte pour la réduction de la puavreté.
Depuis 2004, la mission onusienne est déployée en Haïti avec plus de 8.000 militaires et policiers après une première intervention qui remonte à 1994. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3907
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur: http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Le FMI accorde un prêt de 11,7 millions de dollars à Haïti

Une enveloppe de 113 millions de dollars disponible dans le cadre d’un accord sur la réduction de la pauvreté et la stimulation de la croissance
mercredi 25 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé mardi à Washington un prêt de 11,7 millions de dollars en faveur d’Haïti après avoir finalisé 24 heures plus tôt une première évaluation du programme économique adopté par le gouvernement haïtien dans le cadre de l’accord intitulé Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
Dans un communiqué publié à Washington, le FMI informe que le montant de cet accord signé le 20 novembre 2006 est d’environ 113 millions de dollars.
Le Conseil d’administration de l’organisme représentant les 185 pays membres a accordé le prêt d’environ 12 millions de dollars malgré un retard enregistré dans la préparation par les autorités haïtiennes d’une nouvelle loi bancaire qu’elles devaient soumettre au Parlement.
Selon le brésilien Murilo Portugal, directeur général adjoint du FMI et président par intérim du conseil d’administration, "Haïti a accompli des progrès louables sur la voie de la stabilisation économique et sociale. D’importantes réformes économiques ont été mises en œuvre et la sécurité s’est nettement améliorée".
M. Portugal, qui s’exprimait à l’issue de la réunion du conseil, s’est également félicité des "efforts engagés précédemment pour améliorer la gestion des affaires publiques, notamment en rendant les activités du secteur public plus transparentes et en améliorant la gestion des finances publiques". De l’avis du haut responsable, une stratégie de réduction de la pauvreté est en cours d’élaboration dans une perspective de participation élargie.
Soulignant l’importance cruciale du partenariat public/privé, Murilo Portugal indique qu’à court terme, le principal défi que doit relever Haïti est d’assurer "un rythme de croissance soutenu tout en maintenant l’inflation à un niveau faible en vue d’une réduction de la pauvreté et de la promotion de la stabilité sociale".
Notons que la politique néolibérale prônée par les institutions financières internationales dont le Fonds Monétaire International est de plus en plus critiquée dans certains milieux en Haïti. Des groupes altermondialistes et des organisations de la société civile tentent de mobiliser l’opinion publique contre la relance de la politique de privatisation des entreprises publiques du gouvernement Préval/Alexis. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3904
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Visite en Haiti la semaine prochaine de Ban Ki Moon

P-au-P., 25 juil. 07 [AlterPresse] --- Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, effectuera une visite la semaine prochaine en Haïti, selon ce qu’a confié une source onusienne à AlterPresse.
D’après cette source, qui n’était pas en mesure de fournir la date exacte de la visite, il s’agira d’un déplacement de 24 heures de Ban Ki Moon à Port-au-Prince. Les détails restent encore à être finalisés.
La dernière fois qu’un secrétaire général de l’ONU avait visité Haiti remonte au 3 août 2006. Kofi Annan avait alors passé quelques heures dans le pays et avait appelé à une prorogation d’un an de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH). Une prolongation de 8 mois a par la suite été obtenue.
En 2007, une autre demande de prorogation d’un an est encore sur le tapis, selon le représentant spécial adjoint de l’ONU, Luiz Carlos da Costa. Cependant, croit Da Costa, il faudra au moins 4 ans de plus à la MINUSTAH pour contribuer à stabiliser Haïti.
Établie en juin 2004 afin de ramener l’ordre en Haïti suite à la chute de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, la MINUSTAH est actuellement composée de 7.200 militaires de 15 pays et 1.951 policiers de 36 nations. [gp apr 25/07/2007 00:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6237
Version espagnole disponible sur Haiti Crema y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Haïti : Des jeunes de Port-de-Paix exposent leurs desiderata

Juillet 2007
par Djems Olivier
A Port-de-Paix, dans le Nord-Ouest d’Haïti, les problèmes auxquels fait face la population, particulièrement les jeunes, sont multiples.
Conscients, de nombreux jeunes demandent aux autorités régionales et nationales d’assumer leurs responsabilités.
P-au-P, 25 juil. 07 [AlterPresse] --- Pas d’écoles professionnelles ni d’universités (publiques ou privées), pas de centres de lecture et d’animation socioculturelle, ni de programmes d’intégration pour les jeunes, la ville est privée d’électricité, d’eau potable, de toutes les infrastructures de base.
C’est le constat dressé, ce 25 juillet 2007, par l’Association des Jeunes en Action de Port-de-Paix (Aja), au cours d’une rencontre avec la Presse, dont un journaliste de l’agence en ligne AlterPresse.
Venus directement de cette ville haïtienne, des responsables de l’Aja, très critiques envers les autorités étatiques, croient important de faire le nécessaire pour permettre aux résidents et originaires de ce département de vivre convenablement.
« Les problèmes endurés par les jeunes de Port-de-Paix sont multiples : maladie, pauvreté, famine, délinquance juvénile, discrimination, exclusion sociale, loisirs, éducation, eau potable, électricité, dégradation de l’environnement », expose Yornide Darice, coordonnatrice adjointe de l’Association des jeunes en Action.
Au siège social du Centre de communication sur le Sida (Cecosida) à Port-au-Prince, Darice et ses compatriotes expliquent aux journalistes que ces problèmes poussent de nombreux jeunes de la zone du Nord-Ouest à se diriger vers la République Dominicaine pour se faire exploiter à outrance dans les bateyes dominicains.
D’autres, soulignent-ils, risquent leur vie dans des embarcations de fortune en quête de meilleures conditions de vie à Bahamas ou aux Etats-Unis d’Amérique.
Cette rencontre, avec la presse au siège du Cecosida, s’est déroulée sous le thème « L’urgence d’améliorer la situation des Jeunes de Port-de-Paix ».
Ville, autrefois, exportatrice de bananes et de café, Port-de-Paix est actuellement un entrepôt pour l’importation de biens arrivés en contrebande depuis Miami. Ce chef-lieu du département du Nord-Ouest est habité par quelque 6.3% de la population totale d’Haïti estimée en janvier 2003 à 8,4 millions d’habitants.
Les jeunes de l’Aja croient que le développement de ce département doit inéluctablement passer par eux-mêmes.
« Nous avons besoin de l’encadrement des autorités gouvernementales, pour pouvoir développer nos talents, nos aptitudes intellectuelles, nous avons besoin de l’encadrement pour pouvoir participer au développement de notre communauté », affirme Jean-Ryl Anténor, porte-parole de l’Association des jeunes en Action.
Les jeunes face à la pandémie du Sida
Les Caraïbes, zone où se trouve Haïti, constituent la deuxième région la plus touchée au monde par le VIH/SIDA, selon les statistiques officielles. A Port-de-Paix, il n’y a pas longtemps, ce fléau touchait particulièrement les jeunes. Grâce aux efforts de certaines institutions, Yornide Darice indique que le taux de prévalence commence à diminuer.
« C’est une faible amélioration, mais cela ne veut pas dire que tout doit s’arrêter là », précise-t-elle, tout en soulignant l’apport du Cecosida ainsi que d’autres partenaires dans la lutte contre ce fléau.
Appel aux interventions gouvernementales
Les revendications des jeunes de Port-de-Paix s’adressent aux ministères de l’éducation nationale, de l’environnement, de la culture ainsi que de la jeunesse et des sports. Yornide Darice et Jean-Ryl Anténor invitent les responsables de ces instances gouvernementales à intervenir au plus vite dans le Nord-Ouest.
« Les jeunes, il y en a qui ne vont pas à l’école ; d’autres, après avoir terminé leurs études classiques, ne sont pas en mesure de s’inscrire, voire de fréquenter l’Université d’Etat d’Haïti », se plaint la coordonnatrice adjointe de l’Aja.
« Nous demandons au ministère de l’éducation nationale de nous aider à sortir de cette situation d’isolement, d’ouvrir des annexes d’université dans le Nord-Ouest pour éviter que nos jeunes continuent à se rendre à Port-au-Prince pour des études supérieures », soutient-elle.
A Port-de-Paix, la moyenne des précipitations ne dépasse pas 500 millimètres, tandis qu’à la moindre averse, la ville, se présentant comme une cuvette, est inondée à cause de l’absence de canalisation et d’assainissement des différentes artères.
« Les problèmes environnementaux ont des conséquences néfastes sur la vie de nos jeunes. Les ordures ménagères jonchent nos rues, la ville déjà poussiéreuse est plongée dans le black-out », déplore Yornide Darice qui estime que « le black-out est source d’insécurité et de violence ».
« Nous demandons au ministère de l’environnement de venir en aide à la population de Port-de-Paix », ajoute Jean-Ryl Anténor.
Vers la célébration de la journée internationale de la jeunesse à Port-de-Paix
La date du 12 août de chaque année est consacrée par les Nations Unies à la célébration de la Journée internationale de la jeunesse. En 1995, l’Organisation des Nations Unies (Onu) avait adopté un Programme d’action mondial pour la jeunesse, dans le souci de sensibiliser les gouvernements aux aspirations des jeunes qui souhaitent un monde meilleur et à la volonté de ces mêmes jeunes de contribuer à la recherche de solutions plutôt que d’être une source de problèmes.
A Port-de-Paix, l’Association des Jeunes en Action compte marquer cette date. Des activités culturelles et artistiques seront organisées pour sensibiliser les autorités concernées sur les différents problèmes de cette ville, selon les précisions de Jean-Ryl Anténor.
Port-de-Paix est à la fois le chef-lieu du département du Nord-Ouest et d’un arrondissement qui comprend quatre communes : Port-de-Paix, Île de La Tortue, Bassin Bleu, et Chansolme.
Cinquième ville d’Haïti, Port-de-Paix fut fondée en 1644 par les Espagnols qui la nommèrent Valparaiso (Vallée de délices) sur l’ancienne résidence d’un lieutenant du Cacique du Marien. [do apr 25/07/2007 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6242

Haïti : le gouvernement appelé à agir pour obtenir les millions de Duvalier bloqués en Suisse

mercredi 25 juillet 2007
P-au-P, 25 Juil. 07 [AlterPresse] --- Des Organisations non gouvernementales (Ong) et réseaux suisses, dont la Plate-forme Haïti de Suisse (Pfhs), ont adressé ce 24 juillet 2007 une correspondance au premier ministre haïtien, Jacques Édouard Alexis, pour inciter son gouvernement à entreprendre des actions en vue de récupérer la fortune des Duvalier en Suisse.
Ces organisations souhaitent « la pression de la société civile » pour « encourager le gouvernement haïtien à agir », tandis que « nos pressions en Suisse ont poussé nos autorités à se pencher plus sérieusement sur cette question des fonds Duvalier et plus généralement sur la question des fonds illicites », souligne une note transmise à l’Agence AlterPresse.
Au mois de mai 2007, les autorités helvétiques avaient annoncé, pour le début du mois de juin, la restitution d’environ 7,6 millions de francs à l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier (1971-1986 / héritier de son père François, arrivé au pouvoir en 1957), en raison d’une lacune de la législation de la Suisse.
A présent, les organisations suisses espèrent « une mesure spéciale et urgente, pour autant que le gouvernement haïtien agisse de son côté ».
Jean-Claude Duvalier est accusé de détournement de plus de 100 millions de dollars, transférés en partie dans des banques suisses. [do gp apr 25/07/2007 07:30]

Sources: http://www.alterpresse.org/spip.php?article6239
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Sélection Haiti U17...Peterson Joseph : "Nous ne pouvions pas faire mieux"

Deux défaites après un nul prometteur face à l'Argentine, la sélection nationale des moins de dix-sept ans à complètement raté le coche aux XVe Jeux Panamericains de Rio en football. Pour Le Nouvelliste, le capitaine Peterson Joseph revient sur les causes de cet échec.


Le Nouvelliste : Comment s'est passé le tournoi au Brésil ?
Peterson Joseph : Assez bien. Nous avons perdu deux fois mais je pense que c'est bon pour nous. Nous croyons que cela va nous permettre de réparer les erreurs commises et corriger ce qu'il faudra corriger pour une meilleure phase finale de coupe du monde. Car une coupe du monde n'est pas une mince affaire et nous devons la réussir.

LN : Mais après le nul contre l'Argentine vous vous êtes laissés battre par la Colombie. Qu'est-ce qui s'est passé ?

PJ : La Colombie avait aligné des gens de moins de vingt ans et de moins de vingt trois ans dans la compétition tout comme la Jamaïque. Ce sont des joueurs costauds qui, physiquement, nous étaient nettement supérieurs. Nous avons fait tout ce que nous pouvions mais leur physique a eu le dessus

LN : Mais 0-4 contre la Jamaïque c'est difficile à avaler ?
PJ : Contre la Jamaïque c'est une autre histoire. Il y avait quelques problèmes au sein de l'équipe. Le Comité Olympique nous avait promis des choses et il n'a pas tenu sa promesse. Dans la soirée du vendredi, nous avions pris la résolution de ne pas disputer la rencontre, mais nous avons jugé que cela ne ferait pas honneur au pays et nous nous sommes finalement alignés contre la Jamaïque. Cependant, le coeur n'y était pas d'autant que nous avons été au lit à 3h du matin le samedi de la rencontre. Nous ne pouvions pas faire mieux.

LN : Depuis la qualification de l'équipe, vous n'avez eu que des nuls et des défaites cela ne va pas perturber le groupe pour la phase finale de la Coupe du monde ?
PJ : Une coupe du monde c'est autre chose. Les joueurs seront au Ranch demain et une réunion de travail est prévue. Il nous faut une motivation particulière pour la Coupe du monde, car, nous ne pouvons pas nous permettre de rater ce grand rendez-vous. Je pense qu'une rencontre avec les dirigeants est nécessaire, ainsi, nous pourrons aborder la phase finale dans de meilleures conditions.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46466&PubDate=2007-07-26
Version espagnole traduite disponible sur Haïti Crema Y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

Révocation ou démission..(De Monsieur Armelio Garcia sélectionneur de La Sélection Haïtienne de Football)

Sept mois après avoir mené la sélection nationale haïtienne de football vers les sommets, le sélectionneur cubain de cette formation, Luis Armelio Garcia a décidé de jeter l'éponge, selon certains ou démis de ses fonctions selon d'autres. On retiendra seulement qu'il ne coachera pas l'équipe face au Boca Juniors le 28 juillet prochain.
Le sélectionneur cubain de l'équipe nationale haïtienne de football, Luis Armelio Garcia, ne sera pas reconduit dans ses fonctions » a laissé entendre le président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves « Dadou » Jean- Bart, dans un entretien accordé au Nouvelliste ce mercredi.
« Nous souhaitions reconduire Monsieur Armelio dans ses fonctions et nous avons même fait des efforts à tous les niveaux pour répondre à ses exigences et le conserver mais le problème c'est qu'il devient trop exigeant. Il est impossible de construire un budget pour lui car on ne sait jamais quelles seront ses exigences prochaines dans la mesure où il exige toujours des sommes parallèles à son salaire officiel » a-t-il ajouté.

« Quand nous l'avons fait venir en Haïti nous nous étions entendus sur un salaire mensuel fixe, plus le logement et la nourriture. Depuis, il nous a exigé une maison plus spacieuse coûtant le double de la somme prévue à cette fin, il nous fait des exigences économiques imprévisibles ce qui nous met dans une situation de tension constante en rapport avec ses prochaines exigences » continue-t-il.

« Ce n'est pas la Fédération qui refuserait de reconduire M. Armelio dans ses fonctions », a pour sa part rétorqué le responsable des sélections et Vice- Président de la Fédération, Julio Cadet. « C'est de préférence M. Armelio qui refuse de continuer. Dans un premier temps, nous lui avons fait une proposition, il a d'abord accepté avant de se rétracter par la suite. Nous nous sommes réunis avec lui une seconde fois. Nous avons à nouveau étudié ses nouvelles exigences et lui avons fait une seconde proposition qui lui paraissait acceptable avant de l'entendre annoncer que nous ne l'entendions annoncer son départ alors qu'il est sous contrat avec nous jusqu'au 31 juillet », a fait savoir M. Cadet.

Interrogé sur les propositions de la Fédération à M. Armelio, le vice-président de la FHF a révélé qu'elles portaient sur cinq mille dollars américains le mois plus une nouvelle voiture dont les frais mécaniques seraient à la charge de la Fédération sans omettre le logement et la nourriture qui étaient déjà aux frais de la Fédération. Monsieur Armélio accepterait de renouveler son contrat à condition de percevoir son salaire annuel à la signature du contrat, ce que la Fédération est incapable de satisfaire.

« Nous lui avons proposé de lui payer 40% du salaire annuel à la signature du contrat et nous étions prêts à lui verser 50% et de lui verser la différence en deux versements mais il a tout simplement abandonné la réunion et ce matin j'ai entendu qu'il a annoncé son départ vendredi alors que la sélection joue samedi » assure Julio Cadet.
« Monsieur Armélio exige en plus de percevoir vingt pour cent des rentrées brut de la sélection nationale de football durant la durée de son contrat » ajouté Monsieur Jean- Bart.
Ce ne sera pas Armelio qui dirigera le match qui opposera la sélection nationale contre le Boca Juniors samedi. Il devait normalement être sur le banc en tant que sélectionneur national mais il a fait savoir qu'il n'ira pas alors qu'il est encore sous contrat » a déclaré le président Yves Jean- Bart.

« Le sélectionneur adjoint Wilner Etienne officiera samedi comme entraîneur face au Boca Juniors » assure M. Julio Cadet.
« Nous n'avons rien encore communiqué à notre sponsor officiel, dans la mesure où M. Armelio ne nous a pas dit officiellement qu'il ne sera pas avec nous. Par contre, s'il nous demandait de garder Armelio, il devrait tout simplement nous donner les moyens pour le faire et nous en serions bien contents » a-t-il conclu.

Par téléphone ce mercredi, il ne nous a pas été possible d'entrer en contact avec l'entraîneur Armelio.

Enock Néré
nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46601
Une version espagnole est disponible sur Haiti Crema y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
------------------

Ceci mérite un commentaire…
Difficile de garder et faire montre d’une certaine objectivité quand on analyse à distance et surtout à partir des « oui-dires » une situation ou un évènement déterminé. Nous avons suivi sur les ondes de Caraïbes FM au cours du carnet sportif d’il y a quelques jours une intervention de l’entraîneur de la sélection Haïtienne de football qui faisait était de ses divergences avec les instances de la FHF (Fédération Haïtienne de Football) ce qui laissait augurer un départ précipité (4 jours avant la fin de son contrat) du pays.
Personnellement je sentais que cela ressemblait de loin à la chronique d’un divorce annoncé.
Aujourd’hui le football brasse beaucoup de dollars. Et on peut comprendre que le Professeur Armélio Garcia puisse avoir d’autres prétentions. Prétentions justifiées dans la mesure ou il peut faire valoir les bons résultats obtenus avec la sélection Haïtienne sacrée championne de la Caraïbe.
Cependant il est déplorable encore une fois, que l’on soit obligé d’arriver au constat que l’activité footballistique un produit potentiellement exportable et exploitable chez nous soit encore et toujours à l’image du pays.
Le professeur Armelio Garcia aurait réclamé un salaire de 100.000 dollars américains. Nous ne sommes pas certains que la Fédération Haïtienne de Football puisse disposer d’une telle somme.
Une des supposées exigences du sélectionneur serait la perception de « 20% des rentrées brut de la sélection nationale durant la durée de son contrat ». IL faut reconnaître que c’est la première fois que l’on entend mentionner des clauses de cette caractéristique dans un contrat d’entraîneur. On peut imaginer un système qui se rapprocherait au système de prime de match perçu par les joueurs mais de là a réclamer un pourcentage des entrées on avoue que c’est louche !
Il faut penser que le Professeur, imbu et conscient des limites en ressources de la fédération ait voulu placer la barre très haut de façon à justifier son départ vers des cieux plus cléments. C’est sans doute son droit !
Si jamais Monsieur Armelio Garcia, sélectionneur national d’Haïti devrait confirmer son départ nous ne voulons même pas imaginer le cyclone de l’instabilité – pour rester à la mode et suivre l’air du temps ! - qui va se déverser sur le football haïtien !
Comme amant du ballon rond, il nous arrive trop souvent de nous mettre à rêver. Celui qui a dit « le pays des chimères, (pas les chimères aristidiennes s’il vous plaît !) est le seul qui mérite d’être habité » n’avait pas cru si bien écrire. Cependant quand nous sommes rattrapés par cette dure cruelle et sans pitié réalité. Nous retombons très fort sur le coccyx et ça fait très mal.
Nos rêves de participation au mondial 2010, 2014, 2018 resteront placardés là ou l’on garde nos illusions vouées à la perdition avant même leur gestation !
Nous n’avons pas les moyens de ns aspirations !
JJ 27/07/07

Haïti veut tenir sa promesse... (Education pour tous!)

Le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle a lancé officiellement le projet de « Stratégie nationale d'Action pour l'Education pour tous». Ce projet, d'après le ministre Gabriel Bien-Aimé, vise à scolariser 500.000 enfants défavorisés d'ici à 2015.
« Lorsqu' un enfant ne va pas à l'école, cela doit interpeller la conscience de tout le monde. L'éducation pour tous, c'est l'affaire de tous ». Par ces propos, le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Gabriel Bien-Aimé a lancé le projet de la « Stratégie nationale d'Action pour l'Education pour tous, SNAEPT » à l'hôtel Le Plaza, le mercredi 25 juillet 2007.

Ce projet vise la scolarisation de 500.000 enfants défavorisés tenus jusqu'à date en dehors du système éducatif. D'après le directeur de la cellule de pilotage du Plan national d'éducation et de formation (PNEF), M. Creutzer Mathurin, il comporte deux volets fondamentaux: l'augmentation de l'accès à l'école des enfants de 6 à 12 ans et l'amélioration de la qualité de l'éducation de base; le renforcement du partenariat en éducation et la gouvernance du secteur éducatif.

Financé à hauteur de 35 millions de dollars par la Banque Mondiale et la Banque de Développement de la Caraïbe, ce projet dont la première phase sera coordonnée par Kénold Moreau, un ancien directeur général du ministère, s'échelonnera sur une période de 3 ans. Il répond à un engagement de l'Etat haïtien au Forum international de l'éducation tenu à Dakar en 2000.

La SNAEPT constitue un ensemble d'actions articulées autour de la problématique de l'éducation pour tous en vue d'apporter des réponses appropriées et efficaces aux problèmes persistants de l'éducation. Elle vise à permettre à notre système éducatif d'atteindre d'ici à 2015 les objectifs définis à Dakar afin de contribuer au développement de notre société et à l'épanouissement de la population.

Selon M. Gabriel Bien-Aimé, ce projet permettra au MENFP d'encadrer les parents afin de rendre moins lourd le fardeau de la scolarité. Tout en remerciant les partenaires de la Banque mondiale, de la Banque de Développement de la Caraïbe et tous ceux qui ont contribué à rendre effectif ce projet, le ministre Bien-Aimé donne la garantie que le MENFP va travailler à une gestion transparente et efficace afin d'attirer d'autres bailleurs de fonds. « La scolarisation pour tous est un combat de longue haleine, tous les secteurs de la vie nationale y compris la diaspora doivent s'impliquer », a-t-il conclu.

De son côté, le représentant de la Banque mondiale en Haïti, M. Mathurin Gbetibou, se dit heureux d'accompagner l'Etat haïtien, via le MENFP, dans ce noble projet. « L'éducation est la base d'un Etat stable et démocratique », a indiqué M Gbetibou. Il a informé que le projet de l'éducation pour tous est né suite à une demande du président de la République, René Préval, lors d'une visite à la Banque mondiale. « Nous avons répondu avec enthousiasme, et nous sommes ensemble pour un long parcours, car le pari est de taille », a ajouté M. Mathurin Gbetibou au cours de cette cérémonie à laquelle ont pris part des cadres supérieurs du ministère et des représentants d'organismes nationaux et internationaux.

Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46594&PubDate=2007-07-25
Version traduite en espagnol disponible sur Haïti Crema Y Nata

Le lignite, alternative (au charbon de bois) oubliée... ressuscitée ( contre la déforestation en Haïti)


Le gisement de lignite de Maïssade est estimé à 9 millions de tonnes métriques. Connu depuis 1980, ce charbon fossile qui constitue une alternative au charbon de bois, mais oubliée est en passe d'être ressuscité.
Le lignite est un charbon fossile. Véritable alternative au charbon de bois, on le trouve à même le sol à Maïssade, une commune du Plateau Central.
Composé de 70 % de carbone, ce gisement de couleur noir ou brun est estimé à 9 millions de tonnes métriques. Sa teneur en souffre est cependant importante, selon des experts allemands l'ayant analysé en 1980, pour le compte de l'USAID.
Selon le ministre de l'Environnement Jean Marie Claude Germain, des discussions sont en cours entre des entrepreneurs haïtiens et étrangers en vue d'exploiter le lignite de Maïssade.
L'idée est de monter une usine de briquetage de lignite en Haïti afin d'offrir une alternative au charbon de bois, explique-t-il.
« La zone métropolitaine, à elle seule, consomme 60 % de charbon », ajoute le ministre.
« Une fois l'alternative offerte, des dispositions seront prises pour bloquer le commerce de charbon. Sur les routes et dans les ports de cabotage, des mesures coercitives seront prises contre les contrevenants », prévient M. germain.
« Sans la reforestation ou le reboisement des 30 bassins versants stratégiques, le pays est appelé à disparaître », indique-t-il comme pour attirer l'attention sur la nécessité d'agir rapidement.
Selon Jean Marie Claude Germain, le lignite offre effectivement une bonne alternative énergétique afin de réduire la pression sur ce qui nous reste de forêt.
A l'instar d'un relationniste, il convainc, en argumentant sur les mérites du briquetage.
« Avec une briquette de lignite, on a quatre heures de cuisson. Et une briquette devra coûter entre 10 et 15 gourdes. Un avantage par rapport à la marmite de charbon de bois qui coûte 25 gourdes », argumente-t-il.
S'agissant du réchaud, il devra coûter autour de 500 gourdes, poursuit le ministre qui voit aussi un moyen d'exploiter l'argile du Plateau Central.
« Le foyer de ce réchaud est en argile et l'argile se trouve, lui aussi, à profusion dans plusieurs communes du département du Centre », clame-t-il.
Une bonne gestion de l'environnement doit être le corollaire de la démarche de réduction de la pauvreté, fait-il valoir.
Jean Marie Claude Germain, qui plaide en faveur d'une action intelligente impliquant tous les secteurs de la vie nationale pour la réhabilitation de l'environnement, dit souhaiter que l'on ait à l'esprit la relation intime existant entre pauvreté et environnement.
Une relation qui n'a pas été faite, 27 ans après, dans ce pays au potentiel inexploité où l'on verse des larmes de crocodile sur les 2000 morts des Gonaïves suite au passage de la tempête Jeanne. Une tempête dont les dégâts ont été estimés à 10 milliards de gourdes, soit 265 millions de dollars américains.
L'exemple du lignite de Maïssade, une alternative au charbon de bois, connue, oubliée, est un bon exemple.
Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on, pour se donner bonne conscience.

Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46557&PubDate=2007-07-25

Version espagnole disponible sur http://haiti’crema-y-nata.blogspot.com
Roberson Alphonse
-------
Ceci mérite un commentaire :
Ce serait ne pas faire honneur au Nouvelliste et à son journaliste que de commencer par dire que cet article revêt une importance capitale dans la conjoncture… actuelle ( ?) de toujours (la déforestation ne datant pas d’aujourd’hui !).

Il reste néanmoins inconcevable que dans la logique de la résolution des problèmes écologiques extrêmement graves que confronte Haïti qu’un programme visant a stopper net la taille et la coupe des arbres ne soit pas appliqué de façon énergique et compulsive.

Oui, les réponses sont toujours les mêmes, un état qui a fui ses responsabilités pour se prostituer aux intérêts –toujours les mêmes- d’un groupe. Il faudrait, oui il faudrait bien qu’un jour que cela s’arrête et ceci à n’importe quel prix car il y va de la survie de la nation.

Ceci pourrait donner des idées aux volontaires désireux de résoudre un problème ponctuel avec des solutions efficaces et durables.
La diaspora française, organisée comme il faut, selon les nouvelles orientations de la politique extérieur du gouvernement du Président Sarkozy pourrait porter une valeureuse contribution dans ce domaine !

mercredi 25 juillet 2007

Une question pertinente pour vous Messieurs lesministres haitiens:Comment peut-on être ministre en Haïti et dormir chaque soir sur ses deux oreilles ?

Par Jean-Marie Bourjolly
D’un voyage dans la Grand’Anse notre collaborateur est revenu la rage au cœur.
Désormeaux, 12 juillet 2007. D’ici, le regard porte loin ; on a une vue imprenable sur les collines en contrebas. Une épaisse fumée blanche s’élève simultanément d’une douzaine de sites. Vous avez deviné juste : des arbres viennent d’être abattus en grand nombre. La végétation est trouée ça et là par des carrés de terre brûlée à flanc de montagne. Les arbres coupés ne repousseront pas ; et la terre arable – la vie – s’en ira à vau-l’eau avec la prochaine averse.
J’ai le sentiment d’assister au naufrage prochain d’un bateau en train de faire eau…
La Grand’Anse : dernière réserve forestière et aquifère du pays, dit-on. Pour encore combien de temps ? Les Jérémiens se plaignent de l’assèchement progressif de leurs cours d’eau ; de fait, nous avons dû renoncer à nous baigner dans la rivière Roseaux, réduite à un filet d’eau les jours où il ne pleut pas. La désolation est si grande partout ailleurs qu’il est facile de se faire des illusions. D’ailleurs, je m’y suis laissé prendre jusqu’à ce que je parvienne ici, à cet endroit où s’amorce la descente vers l’autre versant de la montagne, en direction de Dame-Marie, de l’Ansed’Hainault et des Irois.
J’ai le sentiment d’assister au naufrage prochain d’un bateau en train de faire eau. Un bateau livré à lui-même. À Jérémie déjà, nous avions noté que des coupes à blanc étaient en cours à côté même dubureau départemental de l’Agri culture, c’est-à-dire, au nez et à la barbe des représentants des pouvoirs publics, si tant est que cette expression ait encore un sens.
Me voilà réduit à souhaiter, non pas la réfection, mais la disparition pure et simple de ces pistes qui nous tiennent lieu de routes.
Et que fait le gouvernement pendant que Rome brûle ? On présume qu’il a signé, le 10 juillet, comme prévu, le protocole de création du « corridor biologique de la Caraïbe » :
« une initiative sans précédent pour sauver la biodiversité en danger de la région » (Le Matin du 6 juillet 2007). « Paroles, paroles, paroles », chantait Dalida. Par ailleurs, Le Matin du 16 juillet, citant AlterPresse, nous apprendra que, le jour même où nous étions témoins de cette situation navrante, le Premier ministre procédait au lancement des travaux de construction de la route Port-Salut / Port-à-Piment: « Le Premier ministre haïtien a souligné les différentes potentialités qui existent dans cette partie du pays considérée comme « un diamant à l’état pur ». « Le département du Sud possède l’une des plus grandes réserves écologiques des Caraïbes : le Pic Macaya », a entre autres rappelé le Premier ministre. Est-il besoin de souligner à l’intention de ceux qui ont la responsabilité (je dis bien : la responsabilité, quitte à passer pour un naïf incurable) de diriger notre pays que la construction de routes ne peut qu’accélérer notre naufrage collectif si, parallèlement, aucun frein n’est mis au déboisement de ce qui reste de nos forêts ? Me voilà réduit à souhaiter, non pas la réfection, mais la disparition pure et simple de ces pistes qui nous tiennent lieu de routes. Car il est douteux que notre « diamant à l’état pur » résiste, malgré la dureté proverbiale du diamant, aux convoitises de tout poil que la rupture de son isolement ne manquerait pas de susciter, combinées à deux autres mandats gouvernementaux marqués par l’inaction et l’absence de vision.
Je descends de voiture la rage au cœur. Cette hémorragie de nos ressources non renouvelables ne s’explique même pas par des nécessités domestiques locales vu le nombre effarant de sacs de charbon de bois que nous avons vus au bord du chemin. En attente d’être évacués par camions ou par voiliers vers les grands centres du pays et même, paraît-il, vers l’étranger.
Pourquoi n’intervient-on pas ? Par manque d’argent ? Je me surprends à calculer mentalement le nombre de gardes forestiers (pour au moins stopper l’hémorragie avant que les dommages soient irrémédiables) que l’on pourrait payer pendant tout un mois avec la généreuse allocation de dépenses d’un haut fonctionnaire ou d’un ministre pour une seule journée de voyage à l’étranger. Une allocation forfaitaire si mes renseignements sont exacts, c’est-à-dire sans nécessité de produire un reçu pour les dépenses réellement effectuées, contrairement à la pratique en cours dans des pays riches comme la France, le Canada et les USA.
C’est quoi être ministre ?
Pourquoi rien n’est-il fait pour une exploitation rationnelle et globale de l’immense potentiel que possède encore cette région ? Absence de vision ? Incompétence ? Qu’attend-on ? La charité, s’il vous plaît ? Que la manne étrangère tombe une fois de plus dans notre sébile de mendiant ?
C’est quoi être ministre ? C’est quoi être ministre en Haïti ? Comment peut-on être ministre en Haïti et dormir chaque soir sur ses deux oreilles ?
mercredi 25 juillet 2007
Source Journal Le matin

Le temps des grandes liesses populaires

Il semble qu'on ait définitivement compris, en instituant les festivals compas, que le rythme de Nemours Jean-Baptiste, cinquante ans après, ne peut se confiner dans des bals (commandés). D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.

Des mélomanes de tous poils et de toutes générations sont attendus le 29 juillet 2007 à la première édition du Festival compas. « Ayiti men konpa », thème sensationnel, ordinaire de l'événement, exprime le désir des organisateurs de voir le pays entier déferler à la Henfrasa ce dimanche de midi à minuit. Onze groupes musicaux triés parmi les plus côtés tiendront en haleine des festivaliers pendant douze heures d'horloge. Ce sont Tabou Combo, Système Band, Djakout Mizik, Mass Konpa, Kreyòl La, Mizik Mizik, Carimi, T-Vice, T-Zee, Back Up et Fasil.

Ces formations musicales font ce qu'il y a de mieux dans le domaine du show-biz en Haïti et dans la diaspora. Empressons-nous de souligner l'absence de certains ténors comme Zenglen, Krezi Mizik, etc. La polémique entre groupes rivaux est évoquée pour calmer les ardeurs des fans inconditionnels. On oublie vite que la polémique (intelligente) soulève beaucoup plus d'enthousiasme et fait bouger les choses. Après tout, ce n'est pas en une seule édition qu'on montrera toute la crème du compas. D'autant plus que des spectacles de danse et d'autres activités sont prévus à cette fête du compas.

Les organisateurs attendent douze à quinze mille personnes à ce grand évènement. Joubert Charles, le manager de Nouvèl Jenerasyon Record's, dans une interview accordée à Ticket Magazine, donne la garantie que les festivaliers auront l'opportunité de faire le plein d'ambiance pour seulement 250 gourdes. Cette somme est exigée, d'après Joubert Charles, afin de répondre à certaines dépenses organisationnelles. Il a annoncé, pour le bonheur des internautes, que l'événement sera disponible sur Internet et pourrait être retransmis sur Island TV. Cette ouverture est l'expression d'une certaine volonté de vendre l'image du compas sur le plan international.

D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, le compas cherche courageusement sa voie sur le marché musical mondial. Les producteurs ont compris que le compas ne peut se limiter à des bals commandés et des cérémonies de graduation. En Martinique, en Guadeloupe, comme partout ailleurs, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.Plus de cinquante ans après sa création, le rythme du saxophoniste Nemours Jean-Baptiste demeure plus vivant que jamais. Affluent des festivals et d'autres initiatives semblables. Cette musique populaire semble trouver un nouveau souffle aujourd'hui après avoir, à un certain moment, subi l'assaut du Zouk et d'autres musiques étrangères. Certains musicologues osent même parler « d'époque de rayonnement. » Mais d'autres expériences musicales ont prouvé que les mélomanes haïtiens attendent beaucoup plus du compas. Tant sur le plan de la composition des textes que sur le plan de la modernité du rythme.

Nélio Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46459

Ibo Combo « la vie musicien » et « Café » Konpa d'antan.. souvenirs, souvenirs!!!!Naissance des Minijazz...

Par Roland Léonard
Si on veut connaitre la genèse des minijazz haïtiens, il faut écouter le CD Ibo Combo « La vie musicien » de cette formation qui fit les belles soirées du Shango de l'hôtel « Ibo Lele » de 1964 à 1967 environ. Tandis que le « konpa » de Nemours et de Sicot agonisait par manque d'imagination et par épuisement dans une longue et stérile polémique, naissait une nouvelle formule, une musique neuve. A l'audition de ce disque, on fait tout de suite la différence d'avec les suiveurs et autres « combos » de leur génération.
Formé de jeunes gens très doués, âgés de dix-huit à vingt-cinq ans, peu lecteurs, possédant de bonnes oreilles et pratiquant les « head arrangements », cet ensemble tranche sur tous ses contemporains et rivaux par sa maturité dans ses goûts harmoniques, modernes pour l'époque, ses influences venues du jazz et de la bossa-nova brésilienne, ses dettes envers la meringue haïtienne classique - façon François Guignard- ses rappels nostalgiques de Saieh ou d'Edner Guignard.
La couleur orchestrale et l'instrumentation en général y sont uniques et enchanteresses, inoubliables pour les mélomanes : piano (Jacques Duroseau), guitares (Alix « Tit », Pascal et Phito Joassin), sax alto et ténor (Lionel Volel) ; accordéon (Jacques Paul Eugène) ; contrebasse (Ferdinand Dor), batterie et leader (José Tavernier), chanteurs (André Romain et José Tavernier).
« La vie musicien », « Créole musette », « Bébé mini-jupe », « Mireille », « Choucoune », « Marché rinmin », Saxo meringue », « Fleur d'amour », « Adeline », « Ghislaine », « Ti Razeur »... Que de souvenirs impérissables ! Que de minutes et d'heures enchanteresses ! Des « hits » obsédants !

La houlette et les conseils judicieux de Herby Widmaier, en ce temps-là expliquent la supériorité de IBO-COMBO. Autrefois, dans ma passion, j'aurais accordé un 10 sur 10 à cet « opus » ; avec le temps je me suis arrêté sur certains détails mineurs qui dans le fond ne gâchent pas la valeur du produit; il y a de toute évidence de petits flottements dans la rythmique ; les choeurs ne sont pas tout à fait justes.

Parue auparavant en microsillon « 33 tours » et « long playing » TAM-TAM-102st, l'oeuvre a été reprise en CD par Marc Records avec le numéro de série CD417
L'aventure devait s'interrompre brutalement et momentanément en janvier 1967, à cause d'un accident tragique, un attentat par balles à la vie du guitariste « Tit Pascal », qui s'en sortit paralysé des deux jambes ; elle allait reprendre sept (7) ans plus tard à New-York avec de nouvelles têtes, de nouveaux timbres et comme de fait une nouvelle couleur orchestrale ; en relief, les « vents » et puis trois guitares (solo, accompagnement, basse), une batterie ; une paire de congas et des percussions.

Soit Edgard Dépestre Gaguy (maestro, sax ténor et flûte), Boulo Valcourt (guitariste chanteur), José Tavernier, (chanteur, tambourineur), Michel Laraque (guitare), Lyonel Oriol (guitare-basse), Réginald Policard (percussion), Jean Alix Laraque (batterie), Sony Séraphin (percussion), Raymond Guillaume (saxophoniste), Gérard Jean-Baptiste (trompettiste).
Les influences sont les mêmes à peu près ; les compositions sont de Boulo Valcourt, d'Ansy Dérose et de Coupé Cloué. L'empreinte du jazz y est plus forte, plus manifeste dans les riffs très nombreux et swingants, les solos de sax, de trompette, de flûte, de guitare, véritables morceaux de bravoure.

L'album « Café », autrefois de Macaya Records, repris par Antilles Mizik (AMCD 9148), résume cette nouvelle épopée. De belles dissonances ! De beaux pastels ! Un « back-ground » orchestral en relief avec les « vents ». A signaler les morceaux clés du disque : « Café » superbe boléro-blues ou R'n'B à partir d'une composition orginale d'Ansy Dérose, et la « Symphonie des Mouches » de Jeannot Montes et Boulo Valcourt. Des orchestrations et arrangements mémorables ; et puis bien sûr les autres « hits » « Ti gaçon », « Mateau », « Femme totale », « Belle fleur », « Ti chérie », « Rat la », « Marie », « Apran n metye ».

Syto Cavé y faisait ses armes de parolier avec Boulo.A écouter absolument !
Roland Léonard


Source: http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46335&PubDate=2007-07-25

Une agence de produits pharmaceutiques sous scellés

Un importateur de produits pharmaceutiques n'est pas un laboratoire de fabrication. Reconditionner les produits importés est un autre moyen de se détourner des normes légales. A l'Agence EDJ Import/Export SA, sur 37 médicaments stockés, dix seulement sont autorisés par la direction centrale de la pharmacie du MSPP.

Le juge de paix Roland Duvelson assisté de son greffier, M. Smile Cadet du tribunal de paix de la Section Est de Port-au-Prince, a apposé, dans l'après-midi du mardi 24 juillet, des scellés sur l'agence de produits pharmaceutiques de l'Etablissement du Dr David Josaphat EDJ Import Export SA sis au No 123 de la rue des Miracles.

D'après l'enquête menée par des inspecteurs de la Direction de Pharmacie et de Médicaments traditionnels, sur 37 médicaments stockés dans les dépôts de cette agence, dix seulement sont autorisés par la Direction de Pharmacie. « Dolofur », un analgésique, est le médicament par lequel le scandale est arrivé.
Une plainte a été adressée au MSPP selon laquelle des produits provenant de l'Etablissement du Dr David Josaphat, ont été remarqués sur les étalages de plusieurs pharmacies de la place et prêtaient à confusion.
Un vrai scandale

Présenté sous deux couleurs différentes, bleu foncé et bleu pâle, « Dolofur » n'est pas enregistré à la Direction centrale de Pharmacie du MSPP. De plus, à l'instar de plusieurs produits entreposés dans l'agence, il est reconditionné. « Les produits qu'on a retrouvés ici ne sont pas enregistrés et même quand il faut faire le reconditionnement, il y a des normes.

Rien n'est conforme ici. C'est un vrai scandale ce qui se passe ! », s'est exclamée la directrice de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.« Il ne respecte pas le circuit formel de distribution de médicaments ! », s'emporte-t-elle. Elle a expliqué qu'à chaque importation, l'importateur doit soumettre ses dossiers à la Direction centrale de Pharmacie. « Certains des produits de l'Agence EDJ sont enregistrés.
Mais à chaque dédouanement, il lui faut une autorisation du MSPP. Il a reconditionné les médicaments. Ce fait est grave. Un importateur n'est pas un fabriquant », a souligné un inspecteur de la Direction de Pharmacie tout en montrant du doigt les cartons d'emballages d'une gamme de médicaments empilés dans des boîtes.

Même constat pour Notem, « Sur l'étiquette de ce médicament est écrit acetaminophen 2.5 grammes. En général, ce médicament est dosé en mg. On l'a corrigé à l'encre en ajoutant 2.5 mg », a fait remarquer l'inspecteur.

L'agence EDJ qui a fait les frais d'une visite inopinée des inspecteurs oeuvre sur le marché des produits pharmaceutiques depuis plus d'une décennie.

Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46564&PubDate=2007-07-25
------------

Un avis:
De la cohérence dans la démarche du MSPP. Nous voulons croire que l'administration continue à agir motivée par la résolution d'un problème grave et non par autre chose!

Le Nouvelliste reçoit le Ballon d'Or ... Mister George Weah

George Weah entame depuis samedi une tournée en Haïti. Il en a profité pour faire un saut dans les locaux du doyen de la presse haïtienne.

Le célèbre footballeur africain, George Weah a visité, ce mardi, Le Nouvelliste. Cette visite rentre dans le cadre d'une tournée de cinq jours entamée depuis samedi dans le pays. Le Ballon d'Or 1995 s'est entretenu avec le directeur du journal, Max Chauvet, sur ses éventuels projets en Haïti . M. Weah a indiqué que sa fondation, qui porte d'ailleurs son nom, est prête à intervenir en Haïti en vue d'aider des jeunes. « Nous sommes prêts à intervenir en Haïti s'il y a des projets viables. Nos amis Haïtiens doivent déterminer le type d'aide qui serait profitable à la jeunesse haïtienne. On ne s'intéresse pas seulement à donner de l'argent. Ce qui importe, c'est de savoir si cet argent est bien utilisé », a-t-il déclaré.

Il s'est dit, par ailleurs, prêt à apporter son soutien à Haïti :"Je suis président de l'Association des footballeurs professionnels africains et en tant que tel, je peux organiser un match et recueillir des fonds en vue d'apporter notre soutien à un projet qui se fait dans le pays. », a-t-il ajouté.
Refusant de se considérer comme une star, mais plutôt comme un homme au service de la communauté africaine, « Mister George », comme le surnomment ses fans, n'a pas caché son optimisme quant à l'amélioration des conditions de vie des gens de Cité Soleil : « Les problèmes de Cité Soleil sautent aux yeux. Les gens vivent dans des conditions infrahumaines. Cependant, il n'est pas trop tard pour les dirigeants de renverser la situation. Et si on n'intervient pas de manière urgente, le problème de Cité soleil s'étendra à l'échelle du pays. »
Originaire d'un pays déchiré par quinze ans de guerre, Weah conseille aux jeunes haïtiens de cultiver la discipline, d'être plus assidus au travail et de renoncer à la violence. Il a pris en exemple sa décision de renoncer aux contestations, malgré des cas flagrants de fraude lors des dernières joutes électorales dans son pays: "Il faut pratiquer la paix si l'on veut avancer. Revenir sur le passé quand il est mauvais ne rime à rien. La vie, c'est comme les élections, l'objectif est de gagner d'abord le premier tour. Quand on ne parvient pas à gagner le premier tour, il faut gagner le second tour. Il faut oublier le passé pour pouvoir construire l'avenir".

Intervenant sur la présence d'Haïti à la coupe du monde des moins de 17 ans, en août prochain, il a annoncé qu'il ne sera pas en Corée du Sud pour supporter la sélection haïtienne, mais assure que les joueurs seront évalués : "Aujourd'hui, il y a heureusement la technologie et ceux qui travaillent avec moi ont la tâche de suivre les joueurs.
S'il y en a un qui est bon, ils me le diront et nous assurons le suivi en faisant des recommandations auprès des clubs européens comme nous l'avons déjà fait pour le jeune, Fabien Vorbe".
Ambassadeur de l'UNICEF depuis 12 ans, l'éminent footballeur africain a créé la «fondation George Weah ». Cette dernière fait la promotion de la paix et oeuvre dans le domaine de l'éducation des jeunes notamment au Libéria.
George Manneh Oppong Ousman Weah est né le 1er octobre 1966 à Monrovia, capitale du Libéria. En novembre 2005, il a été battu au second tour de l'élection présidentielle par l'économiste Ellen Jhonson Sirleaf. Le candidat du Congrès pour le changement démocratique (CCD) avait porté plainte pour fraudes soupçonnées auprès de la commission nationale électorale avant de désister par la suite.

Arrivée à Port-au-Prince à l'initiative de Radio Télé Zénith, l'ancienne star du ballon rond a pour objectif principal de promouvoir la paix et la solidarité entre les Haïtiens.
Sa première visite l'avait conduit, samedi, à Tortug'Air et à Cité Soleil.
George Weah promet d'effectuer d'autres visites en Haïti.
Alain Gaillard
et Enock Néré

Source http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46541&PubDate=2007-07-24

----

Ceci vaut un commentaire!
La société haïtienne doit s’estimer heureuse et chanceuse de pouvoir compter sur le symbolisme qui accompagne un personnage de l’importance en terme d’image de Monsieur George Weah.
Il ne fait aucun doute que son influence se révèlera utile à Haïti dans sa quête de paix et de stabilité sociale.
Dans un domaine plus concret, le financement d’une école de football, la subvention de stages en Europe sont autant de projets réalisables avec la participation de grands footballeurs africains fédérés autour de George Weah.
On pourrait même rêver d’un centre sportif George Weah implanté en plein Cité Soleil.
Un autre aspect des commentaires doit incommensurablement tourner autour de son échec aux dernières élections de son pays.
Comme grand fan de football et un fervent admirateurs de ces joueurs africains à succès en Europe comme dans la lignée de George Weah, un Didier Drogba, un Samuel ETO’O pour ne citer que ceux-là, nous n’avions dans un premier temps apprécié son engouement pour participer dans la gestion des affaires de son pays.
Cependant nous avions été possédé à l’heure H plus par la raison que par le fanatisme agrémenté par le populisme messianique traditionnel des pays pauvres. Conscient qu’un très bon footballeur ne pouvait pas se convertir du jour au lendemain en grand chef d’état, nous avions respiré des airs de soulagement en apprenant que Monsieur George Weah avait été battu au deuxième tour. Il est toujours savoureux de goûter aux délices de la logique dans de telles conditions.

Il est clair que Geoge Weah pourra toujours servir correctement son pays s’il le veut. Il a les moyens et les vrais supports pour le faire. Mais pas forcément depuis le fauteuil présidentiel !

Ce qui est encore tout à fait en son honneur, après sa défaite il a compris que le peuple avait vu d’un bon œil son incursion réussie dans le champ de la politique. Il avait surtout compris que le populisme messianique ne suffirait pas. La place était à la capacitation. Il s’est tout bonnement retourné vers ces endroits ou on peut apprendre à connaître, à comprendre et à agir de façon positive avec les gens, le monde et les autres…
Il suit des cours de sciences politiques dans des universités américaines.

Bonne chance Monsieur George, le peuple haïtien serait ravi de vous accueillir prochainement en ancien footballeur-président du Libéria.
JJ 25/07/07

Réduire le nombre de partis politiques !....Osner Fevry pour un renouvellement en douceur de la classe politique

Les partis politiques en Haïti peuvent fonctionner mieux. Le Conseil national des Partis politiques haïtiens (CNPPH), est confiant et tente de renforcer les structures de ces derniers par l'institutionnalisation et le financement. Mais, il faut d'abord regrouper certains d'entre eux afin de diminuer le nombre.
« Des partis politiques, il y en a beaucoup et même trop en Haïti », reconnaît Toussaint Dérosiers, conseiller-délégué au Conseil national des Partis politiques haïtiens.

En 2005, plus de soixante- dix (70) partis et groupements politiques ont été identifiés pendant qu'une trentaine était en attente de légalisation.
Le problème c'est que bon nombre d'entre eux sont confrontés à de grandes difficultés de fonctionnement vu leur faible pouvoir économique.
Un véritable paradoxe pour le professeur Toussaint Dérosier qui croit que la politique et l'argent sont étroitement liés. Selon lui, on ne peut pas faire de la politique si on n'a pas d'argent. Il dit opter sincèrement pour une diminution du nombre des partis politiques en Haïti. Et, c'est donc poussés par ce constat, que les responsables du conseil national des Partis politiques ont engagé, ce mardi, dans les locaux du Karibe Convention Center à Pétion-Ville, une série de discussions, visant à regrouper les partis politiques entre eux tout en leur donnant de meilleurs moyens de fonctionnement.
« Partis politiques et gouvernance démocratique au regard de la Constitution de 1987 », est le thème retenu pour cet atelier de travail qui prendra fin ce mercredi 25 juillet. Pour introduire ce thème évocateur, le professeur Edouard Francisque, vice-président du CNPPH, a présenté les grandes lignes de l'idéal démocratique de la Constitution de 1987, ce qui a permis aux représentants de partis politiques présents en la circonstance de mieux cerner le thème de ce colloque. Docteur Francisque a surtout mis l'accent sur le rôle des partis politiques dans la sauvegarde de la démocratie. « Ce ne sont pas les articles à eux seuls qui peuvent assurer la pérennité de l'idéal démocratique. Il revient donc aux partis politiques de se mettre au pas afin de garantir sa survie.», dit-il

L'initiative du CNPPH de renforcer le travail des partis politiques dans le pays est bien vue par les participants, particulièrement par les membres du gouvernement. Le Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui ne pouvait pas, suivant les principes des organisateurs, intervenir officiellement en la circonstance, n'a pas pu retenir sa position vis-à-vis de cette initiative qu'il juge louable. Répondant aux questions des journalistes M. Alexis déclare que le travail qu'effectue aujourd'hui le CNPPH, est d'une importance capitale dans la mesure où elle vise à aider les partis politiques à mieux se structurer. « Si l'on veut que la démocratie soit une réalité en Haïti, il est important qu'on aide les partis politiques à mieux s'équiper et surtout qu'on leur donne les moyens financiers financement pour mieux fonctionner.» Le président du Sénat, Joseph Lambert, du même avis que le premier ministre, plaide en faveur d'un renforcement des partis politiques.

Ces derniers constituent, selon lui, le socle sur lequel s'assoit la démocratie. Aussi méritent-ils une prise en charge formelle. Le sénateur Lambert en a profité pour inviter les représentants des partis politiques à saisir l'occasion pour renforcer leurs structures. « J'exhorte tous les représentants des partis politiques ici présents à s'engager dans la lutte pour la démocratie », a-t-il dit, s'adressant aux participants.

Le colloque sur les partis politiques devrait aboutir dans les prochains jours à une restructuration de ce secteur tant au niveau de leur statut légal qu'au niveau de leur capacité de se tenir économiquement. « Les débats qui se tiennent ici aujourd'hui visent à créer une concertation, un espace de dialogue qui doit conduire à un renforcement des partis politiques, mais aussi à leur financement », affirme le président du CNPPH, Déjean Bélizaire.

L'institutionnalisation et le financement des partis politiques devraient permettre un meilleur fonctionnement de ces derniers, conclut l'ingénieur Bélizaire.

Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
--------------------------
Le coordonnateur du Conseil National des Partis Politiques, Osner Fevry, se prononce en faveur d’une restructuration de la classe politique tout en dénonçant l’immixtion du secteur des affaires dans la vie politique.

Le chef de file du parti démocrate chrétien haïtien (PDCH) estime que la méfiance de l’opinion publique à l’égard des hommes politiques est le résultat des campagnes dans le cadre de la globalisation orchestrées par l’international en vue de renforcer la société civile. Osner Fevry est pour une régénération et un renouvellement de la classe politique haïtienne regrettant que de nombreux chefs de partis n’aient pas "le sens de la mesure".
Toutefois il met en garde contre un renouvellement qui occasionnerait une rupture d’avec les générations de leaders expérimentés.Tout en souhaitant qu’on ne rejette pas les "valeurs " en raison de leur age, Il a tiré a boulets rouge sur la majorité des députés et des ministres les qualifiant de membres de la génération de " Déchoucage". " Ils ont été élus parce qu’ils savent faire du bruit", lance t-il. " Le renouvellement ne doit pas signifier un rejet mais une collaboration des valeurs vieux et jeunes", explique t-il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Osner Fevry a reconnu que les partis politiques haïtiens ne sont pas démocratiques dans la pratique.
Des représentants d’une trentaine de partis politiques, membres du Conseil National des Partis Politiques, participent ce mardi à un colloque sur la modernisation des partis politiques. Osner Fevry qualifie de ridicule la participation de plus de 40 candidats aux dernières élections présidentielles déplorant qu’une centaine de partis soient légalement enregistrés.
De plus, M. Fevry annonce la présentation d’un document qui doit servir de référence à l’élaboration d’un projet de loi sur l’organisation et le financement des partis politiques. " Un parti ne doit pas être financé par un pays étranger ou des organisations occultes", souligne t-il.
Le conseil National des partis politiques, présidé par Dejean Bellizaire est l’un des regroupements de partis oeuvrant à la modernisation de la classe politique haïtienne.

Source:
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12866

Notre avis
Que faire devant cette réalité inacceptable et inconcevable dans un pays comme Haïti ? Le tout n’est pas d’identifier la maladie sinon de porter les réflexions vers la prise en charge normale du patient.
Le nombre excessif de groupements politiques ne correspond certainement pas à un nombre équivalent de visions de la politique. C’est certainement le résultat de la réflexion d’individus qui ont compris la dynamique des avantages qui découlent de sa position de chef de parti. En d’autre terme produit de la « mentalité chef », cette façon d’envisager la vie qui reste un vrai obstacle au progrès.
“Sa yo fè a men yo detwi-l ak pye yo !
Comme on dirait chez nous, le fait même de voir l’intérêt d’engager des réflexions sur le fonctionnement des partis politiques en Haïti reste une tentative positivement louable. Elle sera bénéfique si le consensus vise réellement à redresser la barre, si et seulement si les débats ne s’engagent pas avec l’objectif inavoué pour un secteur déterminer de renforcer son hégémonie ou dans l’optique de regonfler certains egos pour se rendre détenteur de mérites quelconque qui se traduiraient par l’attribution d’une meilleur par du gâteau.
Cependant il est légitime de poser certaines réserves qui prennent naissance avec la gestation même du projet inspirant un certain pessimisme en considérant les retombées réelles des débats.
La première réserve est à noter quand on constate que les débats autour du fonctionnement des partis politiques se feront en trois temps. Celui qui vient de s’achever ne représente que le second moment. Un premier a eu lieu il y a quelques mois. Un troisième moment devra engager le parti au pouvoir avec des groupements satellites partageant certaines affinités. Pourquoi en trois réunions avec trois clivages de partis ?
Les conclusions tirées de ces débats frise des palissades. Ceux qui réclament le renouvellement des cadres en conservant les dinosaures mêlés à toutes les sauces depuis les temps pré duvalériens ne savent certainement pas que leur seule présence dans le milieu inspire de la méfiance et ils seront de plus en plus isolés. Comme un corps librement lâché sous l’effet de la pesanteur, ils finiront par choir et disparaître. Ce qui est impossible à envisager c’est de savoir comment le vide laissé par ces leaders adeptes de la politique des terres et des têtes brûlées sera-t-il occupé.
JJ