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jeudi 24 mai 2007

FRANCOIS LATOUR... PERTE INESTIMABLE

Enlèvement et assassinat de François Latour
Le comédien qui a fait courir tout Port-au-Prince dans la pièce de « Pèlen Tèt » et dont les publicités divertissaient de belle façon le grand public a été lâchement assassiné. Son corps a été trouvé du côté de Batimat, dans la banlieue nord de la capitale.
L'assassinat de François Latour, l'homme de théâtre très connu, jette une grande stupéfaction dans tous les secteurs de la société haïtienne. C'est une famille terrifiée par un grand drame que nous avons rencontrée à Delmas 31, Rue Jacques Premier. Madame François Latour, vêtue de blanc, ne pouvait nous donner des informations détaillées au sujet du tragique événement. Entre ses douloureuses lamentations, les larmes aux yeux, elle affirme qu'après avoir déjeuné à la maison, François Latour est sorti de chez lui vers 4h30 de l'après-midi, le mardi 22 mai, en vue de rencontrer un mécanicien et de terminer un enregistrement pour la radio. C'est aux environs de 8h30 pm qu'elle entend le klaxon de la voiture de son mari devant la barrière de la maison.

Il pleuvait. Elle se rappelle avoir dit à quelqu'un d'aller ouvrir. Puis, elle n'entend plus rien. Elle croit que les agresseurs de son mari l'attendaient dans leur voiture en bloquant l'entrée de la maison. Dans l'angoisse, elle a attendu près du téléphone. C'est à 11h pm, précise-t-elle, que le directeur de Radio Caraïbe, Monsieur Patrick Moussignac, l'appelle pour l'informer que « François a été kidnappé. »Elle n'a pas laissé la petite table de téléphone, attendant « un appel des kidnappeurs pour savoir ce qu'ils exigeaient comme rançon ».

Entre-temps, elle multiplie les appels à des proches de la famille à l'étranger pour s'assurer de leur aide sur le plan économique. Elle dit n'avoir jamais reçu d'appel des kidnappeurs. C'est aux environs de 9h am, le mercredi 23, que la famille, plongée dans l'angoisse toute la nuit, apprend la nouvelle que le corps du célèbre homme de théâtre a été retrouvé aux environs du magasin de matériaux de construction Batimat, au nord de la capitale.

Selon le commissaire de Delmas, Carl Henry Boucher, une rançon de 100.000 dollars américains avait été réclamée en échange de sa libération. Le commissaire Boucher a affirmé avoir tout tenté pour sauver le célèbre comédien. Les policiers mobilisés n'ont pu arriver à localiser les kidnappeurs. La voiture de la victime a été retrouvée à la Rue Barbé de Marbois, à Delmas 31.

La maison de François Latour était remplie d'amis affligés, tôt le lendemain. Sa fille adoptive, en état de choc, ne pouvait donner plus d'informations. « Nous avons tous reçu un terrible coup ! » se contentait-elle de soupirer.
Cet assassinat brise la relative accalmie qui, depuis quelques mois, enchantait les citoyens de la capitale, frappés depuis mars 2004 par une vague d'insécurité sans précédent. Le tragique événement est venu replonger les familles dans la peur d'une éventuelle reprise à grande échelle des kidnappings. Dans son bilan de sa première année de gouvernance, l'administration Préval-Alexis s'arrogeait le mérite du recul de l'insécurité. Selon des observateurs, à quelques semaines des vacances d'été, cet assassinat peut jeter une psychose de peur chez les Haïtiens de la diaspora qui se préparaient à venir en grand nombre jouir des plages d'Haïti et passer un peu de temps avec leur famille.

La mort violente du comédien François Latour a eu le même effet émotionnel que celle du journaliste Jean Léopold Dominique, le 3 avril 2000. Les auditeurs qui ont appris la nouvelle tôt dans la matinée ont été très secoués. Des présentateurs d'émissions de nouvelles, connus pour leur professionnalisme, n'ont pas caché leur émotion derrière leur micro.

L'ITINERAIRE D'UN COMBATTANT
François Latour était connu durant ces dernières années pour sa manière originale de présenter des spots publicitaires. Il contribuait, à sa façon, à développer une satire sans agressivité dans ses jeux de mots qui détendaient une société « stressée ». Son talent d'homme de théâtre s'exerçait dans un domaine commercial qui s'adaptait à de nouvelles conceptions dans la présentation d'un produit. Un peu désillusionné par des problèmes dans le secteur théâtral et par la persistance de situations politiques qu'il avait tenté de combattre dans des pièces engagées, Francois Latour avait laissé les planches à la déception générale de ses admirateurs.
Le public haïtien n'oublie pas « sa prestation exemplaire » dans le rôle de Polydor de la pièce « Pèlen Tèt », traduite et adaptée par Franckétienne de l'oeuvre de Slamovir Morzek, « Les émigrés ».

Sous la dictature de Jean Claude Duvalier, cette pièce a porté les autorités d'alors à prendre une mesure de censure sur le théâtre, qui a été contestée par plus de 150 intellectuels haïtiens. Après avoir joué des pièces classiques connues comme « Caligula » d'Albert Camus, François Latour était passé de la caricature de la dictature locale à un théâtre plus populaire. « Bouki nan Paradi » de Franck Fouché, « Lamiral » de Syto Cavé faisaient partie de son registre moderne.

Au niveau du cinéma, il a joué dans des films comme « L'homme sur les quais » de Raoul Peck et « Map pale nèt » de Raphael Stines. Il était aussi, à l'instar d'Anthony Phelps, un grand diseur de textes poétiques.

La société haïtienne vient encore de perdre une de ses meilleures intelligences dans une période d'effritement de valeurs intellectuelles. Cet assassinat crapuleux frappe un homme qui était dans une sorte de retraite solitaire, après ses moments de bravoure contre la dictature.

Tout en souhaitant que justice soit rendue à cette nouvelle victime de la barbarie, la direction, la rédaction et le personnel de Le Nouvelliste présentent leurs condoléances les plus émues aux proches et à la famille de François Latour.
Source Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Notre indignation!
Il demeure plus qu’évident que le meurtre de François Latour va provoquer un tournant important dans la gestion de la sécurité du pays. Au moins on s’attend à ce que la population se lève comme un seul homme pour exiger des autorités actuelles une action efficace et réellement définitive contre le grand banditisme et la violence peu importe son origine.
La liste est déjà assez longue et on ne saurait souhaiter faire plaisir à ces satrapes dont l’existence puise l’essence dans la putréfaction des corps à l’instar des vils charognards.
« Pas un cadavre de plus », devrait être le mot d’ordre pour exiger un politique cohérente contre la violence.
Après plus de 365 jours de gouvernement auquel les bons esprits ont attribué une note proche de la moyenne, il est grand temps que PREVAL démontre et fasse comprendre le poids de ce qu’il garde entre les jambes. L’autorité de l’Etat doit être rétabli dans une attitude proche de la renaissance.
Ce qui reste du tissu social haïtien doit perdurer, recousu et renforcé. L’Etat doit faire prévaloir son autorité.
Le temps de notre « tété langue » avec les bandits doit s’interrompre immédiatement et que chaque individu qui a choisi de vivre en semant le deuil dans la famille haïtienne et surtout en dépouillant le pays des rares valeurs réelles qui lui restent doivent le faire en connaissance de cause. En sachant avec pertinence et clarté la responsabilité qu’ils ont acceptée d’endosser en ayant élu et fait le choix de s’opposer aux lois universellement acceptées et indispensable à la survie des institutions et des individus.
Que les châtiments soient proportionnels aux crimes ! Voilà le prix à payer pour faire régner l’ordre dans une logique de rétablissement de l’autorité de l’Etat.(DL 24/05/07)

Hommage posthume de Raoul Peck à François Latour

Le cinéaste haïtien dédie à l’artiste assassiné un poème intitulé : Les lâches
jeudi 24 mai 2007,
Radio Kiskeya

Les lâches
Les lâches ont encore frappé.

Encore une fois ils ont frappé un poète.
Après Jacques, François.
Après le crime politique, la vulgarité d’une rançon.
Une balle dans le ventre a t’on rapporté.

Acte lâche.
Acte imbécile.
Acte futile.
La mort contre de l’argent.
François n’a pas eu froid aux yeux.

Je le sais.
François les a regardés droit dans les yeux.
C’est sûr.
Car François lui, il détestait la lâcheté.
Il détestait les abus, la trahison, et plus que tout, la bêtise.
Ils lui ont tiré dans le ventre, a t’on rapporté.

François, c’est sûr, ne leur a pas laissé le choix de lui tirer dans le dos.
Cette débâcle macabre, qui continue.

Des rats en fuite, mais cela ne suffit toujours pas assurément.
Il est trop tard pour François et pour beaucoup d’autres.

Tant d’irresponsables passés à la tête de ce pays.
Ils portent sur leur conscience muette,
la mort de François et de tous les autres,
connus et inconnus, riches ou pauvres, haïtiens ou étrangers,
sacrifiés à la bête.
Héritage politique mortel.
Sinistre récolte sans fin.
Les lâches ont encore frappé.

Ils ont tué François.
Avec lui disparait toute une génération d’artistes et d’haïtiens droits et “vanyan”.

Nous perdons un homme sans compromis.
Un intègre, qui avait réussi à survivre, rongé, torturé,
les sentiments à fleur de peau.
Un acteur inégalable, si rarement utilisé,

trop grand pour notre pays qui n’a su qu’en faire.
Un homme, souvent déçu et blessé,
fuyant amateurisme, médiocrité, et plus que tout la « malveillance ».
Un homme grand, droit, sincère, entier, modeste, drôle, généreux.
Un homme seul aussi, sans place pour ceux comme lui.
Voici le cercle bouclé.


Les lâches l’ont achevé.
Puisqu’il ne servait à rien dans leur plan de destruction acharné et aveugle.
Tout juste pour un morceau de rançon.
100.000 $ pour la vie d’un ami cher.
Chiffre ridicule pour la vie d’un être unique et précieux.
Mais chiffre obscène surtout,
révélant le prix inverse des cerveaux malades et vils des mécréants assassins,
qui ont abattu le poète.
Mais poète, Nous ne laisserons pas ta mort sans justice !

Comme pour tous les autres.
Un jour nous saurons les noms de tes meurtriers.
Les lâches ne gagnent jamais dans la longue histoire des peuples.

À très bientôt donc poète.
Nous te saluons.
Nous te suivons.
Poète nous t’aimons.
Honneur à toi Poète.
Et respect.
C’est pour la vie.
La mort n’y changera rien.
Raoul Peck 23 Mai 2007

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Le célèbre acteur et publicitaire haïtien François Latour, kidnappé et lâchement exécuté à Port-au-Prince

Victime de la barbarie de ses bourreaux, ce monument de la scène est aussi celui qui a fait de la publicité commerciale en Haïti un art à part entière
mercredi 23 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le célèbre acteur, diseur, homme de radio et publicitaire haïtien François Latour a été exécuté mardi soir à Port-au-Prince par ses ravisseurs, quelques heures après avoir été enlevé devant son domicile, a appris Radio Kiskeya de sources proches de la victime.
Sexagénaire, Latour a été tué d’une balle au ventre. Avant de succomber probablement à une hémorragie, il avait lui-même confirmé avoir été blessé, au cours d’une ultime conversation téléphonique avec un proche.
Le corps sans vie de l’artiste, battu par la pluie pendant toute la soirée, a été retrouvé tôt mercredi matin près des magasins Bâtimat (nord de Port-au-Prince), selon le commissaire de Delmas, Carl-Henri Boucher, interrogé par Radio Kiskeya. Il avait été enlevé par des individus armés alors qu’il regagnait son domicile à Delmas 31 (banlieue nord), mardi soir vers 7 heures (19h00 locales).
Une rançon de 100.000 dollars américains avait été réclamée en échange de sa libération.
Le commissaire Boucher a confié avoir tout tenté pour sauver le comédien. Mais, les unités de la PNH mobilisées n’ont jamais pu le localiser.
La voiture de François Latour a été récupérée à la rue Barbé de Marbois, à Delmas 31.
Les proches de la victime, le monde de la radio, les intellectuels et le secteur privé des affaires étaient renversés mercredi matin et la nouvelle de cet odieux assassinat se propageait à travers le pays comme une traînée de poudre.
Reconnu partout pour ses dons multiples, François Latour était devenu au cours des vingt dernières années l’une des références incontournables en matière de création publicitaire en Haïti. Ses jeux humoristiques de concepteur et acteur solitaire de spots commerciaux connaissaient un succès populaire colossal et lui assuraient un public souvent conquis par la satire sociale, les charges métaphoriques du texte, la densité de l’engagement patriotique de l’auteur et une appropriation originale de l’univers politique qui contribuaient énormément à un renouvellement dynamique du discours publicitaire.
Bien avant d’arriver à la publicité, François Latour marqua les scènes de théâtre d’ici et d’ailleurs par son talent formidable. Issu de la Société nationale d’art dramatique (SNAD), il dirigea au cours des années 70 la troupe du Théâtre National d’Haïti. L’acteur devait s’illustrer tant des pièces classiques que dans le théâtre moderne haïtien.
Avec Roland Dorfeuille dans le rôle de Pyram, Latour, qui incarna l’intellectuel Polydor, forma un duo de choc qui porta au plus haut l’élan de la contestation politique dans "Pèlen Tèt" de Frankétienne. De représentation en représentation, cette pièce audacieuse, qui explora dans tous ses contours le drame haïtien, galvanisa sur un mode subversif un public d’avant-garde et ébranla les bases de la dictature de Jean-Claude Duvalier au point de contraindre plus tard le régime à instaurer la censure sur le théâtre.
"Troufoban", autre création dramatique de Frankétienne, "Caligula" d’Albert Camus, "Bouki Nan Paradi" de Franck Foucher, "Monsieur De Vastey", une pièce historique de René Philoctète et "Montserrat" de l’algérien Emmanuel Roblès ont également rendu à François Latour toute sa dimension de monstre sacré des planches avant son retrait définitif de la scène, amèrement regretté dans les milieux artistiques. Sa dernière grande expérience théâtrale devait être "Lamiral", une pièce de Syto Cavé qu’il représenta magistralement aux côtés d’un autre géant, feu Hervé Denis.
Deux aventures cinématographiques sont également à retenir, "M ap Pale Nèt" de Raphaël Stines dont il partagea l’affiche, au milieu des années 70, avec la jeune comédienne Jessie Alphonse et surtout "L’homme sur les quais" du cinéaste haïtien de renommée internationale Raoul Peck, réalisé au cours des années 90. Aux côtés de la célèbre chanteuse Toto Bissainthe, François interpréta le premier rôle masculin de cette rare œuvre hyperréaliste consacrée aux années de plomb de la dictature des Duvalier.
Avec la tonalité particulière de sa voix et son phrasé très expressif et plein d’esprit, François Latour participa également à une réalisation discographique importante. Le diseur qu’il était offrait au public une autre lecture des écrits poétiques d’auteurs comme René Philoctète et Anthony Phelps.
La radiodiffusion a également contribué à enrichir le patrimoine de ce fou de la parole intelligente. Avant de tenir, ces dernières années, sa rubrique commerciale "On achète, On vend" sur les ondes de la station privée Caraïbes FM, l’illustre disparu anima pendant de longs mois sur Radio Métropole, une autre station privée, une chronique intitulée "Port-au-Prince au cours des zins", une sorte de mise en scène hilarante des mœurs de la société haïtienne souvent en décalage avec l’évolution du temps et du monde.
Il fut aussi directeur de Radio Port-au-Prince, une station privée de la capitale fermée depuis une vingtaine d’années.
Très proche de Radio Kiskeya, François a fait son dernier saut à la station mardi matin, quelques heures seuulement avant de faire les frais de la folie meurtrière entretenue qui s’est emparée de son Haïti Chérie. Il était venu apporter son tout dernier spot publicitaire dans lequel la coopération haïtiano-cubaine en matière d’électricité est déclinée sur le thème de la proximité géographique des deux pays. Par son sens magique de l’analogie, il a fait sortir l’image saisissante du Président Fidel Castro à la barbe duquel se trouve ... Haïti. L’artiste signait hélas sa dernière œuvre ! spp/RK

Source Radio kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

DEVRAIT ON AVOIR PEUR DE TOUT ET DE N'IMPORTE QUOI?...AUTOUR D'UN APPEL AU BOYCOTT D'UN PROJET DE FILM SUR TOUSSAINT LOUVERTURE..

Voici le contenu d'un courriel qui pollue nos boîtes aux lettres ou il est demandé de lancer un boycott contre le projet du Film sur TOUSSAINT LOUVERTURE. Nous pensons que cette démarche n'est pas le produit d'une réflexion mure et murie sinon qu'elle correspond à une velleité de règlement de compte qui semble être dirigé sans aucun doute contre le président Hugo Chavez. Les arguments restent très farfelus et la façade de défense des valeurs de notre histoire n'est qu'un prétexte à bon marché....

"L'acteur Danny Glover et le bouffon Hugo Chavez veulent recuperer l'Histoire d'Haiti pour servir leur agenda politique au detriment des Haitiens. C'est tres grave. Depuis quelques annees un groupe d'americains noirs associes a Aristide utilisent Haiti pour s'enrichir. Ils sont tantot des lobbyistes tantot des historiens ou cineastes qui veulent s'accaparer de l'heritage de Toussaint Louverture, de Dessalines, de Petion, de Christophe et d'Haiti. RandalRobinson, sa femme Hazel Robinson et une longue liste de profiteurs recevaient leur cheque chaque mois d'Aristide. Il suffit de consulter les rapports du departement de la justice des Etats Unis _www.justice.gov_ (http://www.justice.gov/) sur Haiti et la section Foreign Registration Act (FARA) pour confirmer les montants recus.
Quand Danny Glover un supporter arrogant d'Aristide venu d'Hollywood s'exprime, il semble connaitre l'histoire d'Haiti, les Haitiens, Haiti mieux que les citoyens Haitiens. A la traka papa... Depuis quelques temps les images d'Haiti presentes dans les films d'Hollywood, malgre nos problemes graves, ne refletent pas l'Haitien. Ledernier en date: Miami Vice presente les Haitiens comme des assassins, des vendeurs de drogue. Nous devons faire attention a ce qui nous vient d'hollywood, particulierement quand il s'agit de notre histoire, ce que nous avons de pluschere. Depuis quelques temps nous avons constate que les ambassadeurs Venezueliens dans les grandes capitales du monde se comportent en proconsuls qui ont annexe Haiti. Le pire, c'est que le bouffon Chavez essaie avec Danny Glover de recuperer l'histoire de la premiere republique negre du monde. Chavez a verse pres de trente millions a Danny Glover pour la realisation de trois films dont l'un sur Haiti. Tres tres inquietant de laisser un bouffon sponsoriser un film sur notre histoire, la seule chose qui nous reste, un tresor que je cheris enormement. Pensez-vous que les americains noirs laisseraient un quelconque cineastetoucher leur histoire sacree? Pensez-vous que Spike Lee et le leadership noir americain resterait la bouche fermee devant un tel sacrilege? Ou est leministre de la culutre? Ou sont les artistes, cineastes Haitiens? Kote Raoul Peck? Arnold Antonin? Kote Wyclef Jean? Kote Evelyne Daanticat? Kote Gerard Etienne? Lyonel Trouillot? Ou sont nos intellectuels? Il faut une reaction..
Ce film ne doit pas etre realise sans une grande participation des intellectuels, cineastes, artistes Haitiens.
Je proteste! Fok Ayisyens leve kampe, monilize ou kesyon sa a. Listwa peyi a se sa selman ke nou geyen kon fierte mwen pa pralkite yon zenglendo Hollywood mache sou li. Kote nou Ayisyen? Je suggere une lettre ouverte signee des tetes connus de la culture Haitienne a publier dans un grand journal americain et Venezuelien pour faire face a cette tentative de coup d'etat contre notre histoire. Tampri distribye email sa a Nou Pa kapab kite zenglendos jwe ak listwa peyi nou. Ou est l'ame nationale?"
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Doit on avoir peur de tout ?
Souvent en quête d’explication sur l’inactivité qui caractérise souvent certains secteurs de la vie nationale on retrouve une attitude que l’on pourrait dénommer « l’opposionnisme » à outrance souvent illogique et déraisonné. On s’oppose d’abord et on réfléchit ensuite.
Le Président fraîchement élu de la République Française avait mis dans son agenda faire revenir les restes de notre TOUSSAINT LOUVERTURE au panthéon national et cette idée a soulevé des opinions contraires les plus farfelues. Aujourd’hui le même personnage qui a toujours dépassé de par la portée de son œuvre les limites exiguës des frontières haïtiennes pour devenir le personnage universel par excellence pas assez ou pas du tout honoré suscite encore des polémiques autour d’une production cinématographique.
Voilà encore les sempiternelles oppositions de principes utilisées par ceux-là qui veulent sans doute régler leurs comptes avec l’un des initiateurs du mouvement.
Il s’agit maintenant d’éviter que le Président Hugo Chavez, satanisé volontairement par l’auteur de cette pétition, finance la réalisation d’un film sur TOUSSAINT LOUVERTURE prétextant « un vol éventuel de notre histoire » au profit du clan d’aristide.
Pourtant, Danny Glover et compagnie ne vont pas écrire l’histoire d’Haïti. Ils vont juste réaliser une fiction dont le futur l’impact et la pertinence ne sauraient être anticipés.
Raoul Peck a lui aussi un projet du même genre. Il lui faut le financement nécessaire. Que ceux qui veulent éviter une adultération de l’histoire ou de l’image de TOUSSAINT LOUVERTURE L’UNIVERSEL s’arrangent autour du projet de Raoul Peck ou d’autres cinéastes capables de faire peut être mieux.

Mais l’attitude de se mettre en croix contre la réalisation de ce film n’est pas l’attitude la plus correcte.

Nous proposons donc le courriel qui pullule les boîtes aux lettres… On ne retient pas le nom de l’auteur.
Ce n’est pas si relevant que ça !


mercredi 23 mai 2007

Violents incidents lors d’une importante marche de protestation de journalistes aux Gonaïves

Visés par des jets de pierres, la police haïtienne et les casques bleus ont dispersé les manifestants qui réclamaient l’arrestation des meurtriers d’Alix Joseph, un responsable de Radio-Télé Provinciale tué il y a une semaine ; un journaliste touché à la tête par une pierre
mardi 22 mai 2007,
Radio Kiskeya
Une marche de journalistes qui réunissait mardi aux Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince) plusieurs milliers de personnes mobilisées contre l’assassinat d’Alix Joseph, un responsable de Radio-Télé Provinciale, a dégénéré en violents affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre qui ont fait des victimes, a constaté le correspondant local de Radio Kiskeya.
A la mi-journée, de graves incidents ont éclaté aux abords du commissariat de la ville où se massait une foule de plus en plus nombreuse alors que les organisateurs venaient de mettre fin au mouvement.
Après quelques escarmouches enregistrées au début, des manifestants incontrôlés, en majorité des élèves et des étudiants, ont lancé des pierres contre les positions des policiers haïtiens et des soldats de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), entraînant une riposte vigoureuse de ces derniers. Des rafales d’armes automatiques et des bombes lacrymogènes ont dispersé les protestataires. Certains d’entre eux, très déterminés, continuaient à se regrouper dans plusieurs quartiers et à affronter les forces de l’ordre jusqu’en début d’après-midi.
La situation devait finalement revenir au calme.
Plusieurs personnes ont été blessées à coups de pierres parmi elles Yvéniel Paul, journaliste-reporter à Gonaïves FM, une radio privée, selon un premier bilan.
Un casque bleu aurait été également touché. Mais, cette information n’était pas confirmée de sources onusiennes.
Déjà très affectées par la fermeture des écoles et des magasins, les activités tournaient au ralenti dans la Cité de l’indépendance en raison de ces graves incidents.
Lundi, des dizaines d’écoliers en colère avaient déjà violemment manifesté contre le meurtre d’Alix Joseph, gérant-responsable de Radio-Télé Provinciale et présentateur d’une émission de variétés. Protestant contre une bastonnade infligée à un de leurs camarades, des dizaines de lycéens avaient bombardé de pierres le commissariat Toussaint Louverture.
Une délégation de journalistes de Port-au-Prince s’était rendue tôt mardi matin aux Gonaïves pour participer à la marche lancée à l’initiative de l’association des journalistes des Gonaïves et de l’Organisation des médias du Haut-Artibonite (OMHA). Sur tout le parcours, la foule pressait les autorités d’assumer leurs responsabilités et exigeait la fin de l’impunité dont jouissent les puissants gangs locaux.
De nombreux gonaïviens ont publiquement regretté la brutale disparition de M. Joseph et exigé l’arrestation et le jugement de ses assassins.
Des associations haïtiennes de journalistes, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et la MINUSTAH ont également condamné le crime dans les termes les plus forts tout en exigeant que les coupables soient sévèrement punis.
Alix Joseph, 38 ans, avait été abattu de onze balles mercredi dernier (16 mai) par deux inconnus en embuscade au moment où il quittait en fin de soirée la résidence de sa femme.
Gérant-responsable de Radio-Télé Provinciale où il animait aussi une émission de variétés, le disparu menait parallèlement une carrière d’’enseignant de philosophie et de littérature.
Les funérailles doivent être chantées jeudi aux Gonaïves. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Le Venezuela sur le point d’accorder 18 millions de dollars à l’acteur noir américain Danny Glover pour la réalisation d’un film sur Toussaint

Le Venezuela sur le point d’accorder 18 millions de dollars à l’acteur noir américain Danny Glover pour la réalisation d’un film sur Toussaint Louverture et la révolte des esclaves à St-Domingue
L’annonce de la subvention pourrait coïncider avec le lancement de "Telesur"
mardi 22 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le président vénézuélien Hugo Chavez s’apprêterait à faire don de 18 millions de dollars au célèbre acteur noir américain Danny Glover pour la réalisation par ce dernier d’un film sur Toussaint Louverture et le soulèvement des esclaves à St-Domingue, au début du 19ème siècle.
L’argent doit provenir d’une récente transaction financière entre le Venezuela et l’Argentine, précise le Parlement vénézuélien.
Ce geste de Chavez envers Danny Glover devrait s’inscrire dans le cadre des efforts entrepris par le leader de la révolution bolivarienne en vue de mobiliser l’opinion publique contre l’impérialisme et l’oppression occidentale, a précisé lundi l’agence en ligne « Guardian Unlimited », dans un article daté de Caracas signé de Rory Carroll.
Dans la même perspective, le régime Chavez projetterait de financer la réalisation d’un film inspiré du roman à succès du Prix Nobel de littérature colombien Gabriel Garcia Marquez, « Le Général dans son labyrinthe ». Il s’agit de l’histoire des derniers jours du « Libérateur » Simon Bolivar.
Le réalisateur Danny Glover qui se trouvait le week-end écoulé à Caracas n’a pas voulu encore confirmer l’information relative à cette subvention qui transiterait par « Villa del Cine », un organisme financé par le gouvernement vénézuélien et qui fait partie de l’appareil mis en place par Chavez pour faire échec à l’hégémonie culturelle des Etats-Unis. Selon l’acteur américain, dans ce domaine, il y a toujours de nombreuses tractations avant que quelque chose de concret survienne.
Il se pourrait que l’annonce officielle de la subvention coïncide avec l’inauguration prochaine à Caracas de la chaîne de télévision Telesur, financée par le Venezuela et qui devrait représenter une alternative à la chaîne de nouvelles en continu des Etats-Unis, CNN.
Danny Glover déclare vouloir faire mieux connaître Toussaint Louverture par les américains.
Le projet d’un grand film sur Toussaint Louverture date déjà de plusieurs années. Danny Glover en avait déjà fait la promotion auprès de l’ancien président Aristide dont il compte parmi les fervents supporters.
Le célèbre réalisateur haïtien Raoul Peck a également conçu un projet sur Toussaint Louverture. Il semble cependant qu’il n’a pas encore réussi à mobiliser les ressources indispensables à la concrétisation de ce projet. [jmd/RK]

L’expert indépendant de l’ONU pour les droits humains, Louis Joinet, en mission en Haïti

Des discussions avec le gouvernement et les autorités judiciaires notamment dans le cadre d’une nouvelle visite d’évaluation qui prendra fin le 31 mai
mardi 22 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Louis Joinet, est arrivé lundi à Port-au-Prince pour une nouvelle mission qui prendra fin le 31 mai, informe un communiqué du Conseil des droits de l’homme de l’ONU rendu public mardi à Genève.
Au cours de cette visite, la dixième depuis le début de son mandat, le magistrat français doit avoir des entretiens avec les autorités politiques et de hauts responsables du pouvoir judiciaire. Des rencontres sont également prévues avec les représentants du système des Nations Unies, y compris de la force internationale de paix (MINUSTAH), de l’Organisation des États américains (OEA) et de la société civile dont les organisations de défense des droits humains.
Dans son dernier rapport présenté en février dernier devant le Conseil des droits de l’homme, l’expert indépendant s’était réjoui des progrès réalisés en Haïti depuis les élections de 2006 tout en reconnaissant qu’il restait beaucoup à faire pour l’instauration d’un Etat de droit démocratique.
La dernière visite de Louis Joinet en Haïti remontait à mai 2005.
Pour sa part, le Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, la canadienne Louise Arbour, avait procédé à une évaluation de la situation du pays lors d’un séjour en octobre 2006.
En poste depuis le 25 mars 2002, suite à sa désignation par le Secrétaire général des Nations Unies, Koffi Annan, en remplacement d’Adama Dieng, Louis Joinet avait vu son mandat renouvelé le 29 juin 2006 pour une année supplémentaire.
En 1995, la Commission des droits de l’homme de l’ONU, remplacée depuis par le Conseil des droits de l’homme, avait sollicité du Secrétaire général la nomination d’un expert indépendant chargé d’étudier l’évolution de la situation en Haïti. Sa mission essentielle consiste à vérifier si les autorités respectent leurs engagements et à apporter une assistance au gouvernement en vue d’une amélioration continue de la situation des droits humains. spp//RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

Première comparution en justice de l’ex-chef de gang Bélony Pierre

Rien n’a filtré de l’interrogatoire de l’ancien "commandant" de Bois Neuf dont la présence a mobilisé de nombreux policiers
mardi 22 mai 2007,
Radio Kiskeya
L’ex-redoutable chef de gang de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), Bélony Pierre dit "pasteur", accusé notamment de meurtre et de kidnapping, a comparu pour la première fois lundi au cabinet d’instruction, a constaté Radio Kiskeya.
Après avoir été interrogé par le juge Carvès Jean, l’ancien maître du quartier de Bois Neuf a été reconduit en prison au milieu d’un imposant dispositif de sécurité. Il a été aperçu seul et n’était apparemment pas accompagné de son avocat.
Comme à l’accoutumé, le magistrat chargé de l’instruction de l’affaire est resté silencieux sur le déroulement de l’interrogatoire.
Les journalistes présents au Palais de justice de Port-au-Prince n’avaient pas non plus la possibilité d’interroger Bélony Pierre, entouré d’agents de la Compagnie d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO), une unité spécialisée de la PNH, et de la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP).
Après une cavale longue de plusieurs mois, le "pasteur" avait été débusqué le 21 avril dernier par un commando de quatre policiers haïtiens dans la localité de "Nan Paul", à St-Michel de l’Attalaye (Artibonite, nord). Le principal lieutenant du caïd, Alain Cadet alias "Pinochet", est également sous les verrous.
Selon des témoignages concordants, les deux hommes et leurs complices avaient instauré un régime de terreur à Bois Neuf où meurtres, rapts, extorsions et viols collectifs s’accumulaient à un rythme délirant. spp/RK

Resouder la société Haïtienne autour du football

Pendant que des gens avertis constatent l’élan de bonne volonté affiché par le Président René Preval, les bases d’une normalisation de la situation en Haïti semblent se poser doucement et sûrement. Le manque de ressources se fait sentir certes mais ce qui représentait hier de vrais amas de cendres semble vouloir se regrouper pour prendre forme et germer.
Dans ce contexte l’espoir semble vouloir venir du football. Après la consécration de la sélection Nationale de football comme équipe championne de la Caraïbe avec une participation très attendue à la prochaine Gold Cup, les nationaux, héritiers des élus de Munich 74, sont définitivement lancés sur le chemin de l’excellence diraient certains érudits. Tout simplement ils sont entrain de replacer Haïti sur le podium là ou notre sélection devrait se situer depuis pas mal de temps. Les sélections du Panama, et du Salvador l’ont compris à leurs dépens. Aujourd’hui nos joueurs allient talent et organisation. Il nous manque le troisième facteur pour faire d’Haïti une puissance footballistique de la région : Il ne nous manque que les moyens. Le gouvernement épaulé par le secteur privé saura sans aucun doute se saisir de cette occasion pour se racheter de l’état d’abandon qui a sapé tout le fondement de ce secteur.
La qualification de U-17 pour la phase finale de la coupe du monde de Corée 2007, ou le monde du football va observer avec attention les poussent qui feront vibrer des millions de fans dans le stades, Haïti bénéficiera d’une très belle fenêtre ouverte dans les futures prestations de nos jeunes ambassadeurs.
Il n’est pas difficile d’augurer une prestation digne de nos « petits » car ils ont montré du talent et ils se préparent pour une compétition de haut niveau. Les deux nuls face à la sélection du Pérou, représentant de l’Amérique du Sud de la prochaine coupe du monde, démontrent que la sélection nationale U-17 sera à prendre au sérieux.
Il est important de souligner l’enthousiasme du public derrière une sélection de « minime ». Ce qui ne doit se voir qu’en Haïti.
Aujourd’hui nos adversaires nous observent avec attention et crainte.
Dans la reconquête de son espace, le football haïtien allie solidarité et expérience pour se mesurer aux grandes équipes du monde. Ce soir ce sera au tour des chiliens de jauger la solidité et la force de frappe de la Sélection Haïtienne de Football championne de la Caraïbes.
Et si le renouveau rentrait par le football ?

U-17 HAITI PEROU 1-1 et 2-2

Haïti-Pérou : dos à dosDeux matches, deux villes, deux publics pour deux nuls entre deux pays qualifiés pour la Coupe du Monde en Corée du Sud ; le public haïtien a enfin découvert cette formation des moins de 17 ans qui s'est tant illustrée à l'extérieur. A Saint-Marc, ils étaient près de six mille à faire le déplacement pour voir jouer les moins de 17 ans. Sifflets, drapeaux, bravos, ola, tout y était pour soutenir les héros. Mais 10 minutes après le coup d'envoi de la partie, ce sont les Péruviens qui ouvraient le score, contre le cours du jeu en profitant d'une hésitation au niveau de la défense haïtienne. Les Péruviens ne se montreront plus dangereux jusqu'à la fin de la mi-temps étant archi dominés par les Haïtiens. Ces derniers rentreront aux vestiaires avec un retard d'un but . En seconde période, les Haïtiens recommencèrent la rencontre pied au plancher et c'est justement qu'ils obtinrent l'égalisation à la 57e minute. En fin de match l'équipe haïtienne est passée tout près de la victoire. Un rare tir cadré de la formation haïtienne effectué par Valdo Normil filait directement vers le poteau de Gallese quand le gardien s'est interposé. Mais la frappe est lourde et le ballon chaud, le gardien péruvien a dû s'illustrer à trois reprises pour la capter et éviter le but.Au coup de sifflet final d'Edouard Guidner, les deux équipes terminent dos à dos avec un but pour chaque formation.
Dimanche, c'est encore un stade en délire et presqu'en rouge et bleu qui accueille les Péruviens venus défier les jeunes Haïtiens. Le coach péruvien, Vega Solide Klide modifie complètement son équipe en effectuant huit changements Jean Yves Philogène Labaze maintient lui exactement la même équipe qu'à Saint-Marc. Des le coup d'envoi sifflé par l'arbitre Rosnick Grant, les Haïtiens prennent le jeu à leur compte. Peterson Joseph, Valdo Normil, Wedner Saint-Cyr, Charles Hérold jr, Bitiello Jean-Jacques, Jérôme Meshack donnent le tournis au Péruviens. Mais rusés et expérimentés, ces derniers ne font que surveiller la faille dans la défense haïtienne. Ils la trouvent à la 13e minute. Encore une hésitation au niveau de la défense, exploitée cette fois par Christian pour l'ouverture du score dans un stade Sylvio Cator froid. Une minute plus tard, Valdo Normil s'emmêle les pinceaux à trente mètres du but, Ivin Avila lui chipe le ballon et va tranquillement ajuster le portier Dorleans Shelson d'une frappe limpide du pied droit. Le Pérou mène 2-0.C'est dans cette situation difficile que les jeunes Haïtiens ont fait preuve de caractère. Loin de baisser les bras, ils font le jeu sans parvenir à marquer. Au centre du terrain, le milieu de l'Aigle Noir, Peterson Joseph fait un travail énorme et si Charles Hérold ne joue pas au même niveau qu'à Saint-Marc, il produit un bon football. Comme Normil retrouve curieusement une bonne partie de sa forme, la formation haïtienne se fait plus incisive et c'est logiquement que Fabien Vorbe, encore lui, à la sortie d'une lutte acharnée avec plusieurs défenseurs péruviens parvient à réduire la marque d'une frappe du droit à la 25e minute. Le mi-temps s'achève sur le score de 2-1 en faveur des Péruviens.En seconde période, sur une faute d'un défenseur péruvien sur Normil Valdo en pleine surface, Rosnick Grant accorde le penalty. Fabien Vorbe tente de le transformer mais Hermosa l'arrête dans un premier temps avant de stopper la deuxième tentative du buteur du Violette.Ce ne sera heureusement que partie remise pour le joueur du Violette car à la 71e minute, Valdo fait parler sa frappe de mule du pied droit. Cette fois-ci, c'est puissant et c'est cadré. Le gardien Hermosa tentera comme à Saint-Marc d'arrêter le ballon, mais la chance ne lui sourit nullement et il ne fait que repousser le ballon que Vorbe reprend comme à la parade pour marquer le but égalisateur dans un stade en délire. Jusqu'au coup de sifflet final,plus rien ne sera marqué. Haïti 2 Pérou 2. Aucun vainqueur, aucun vaincu en deux actes.

La préselection Haïtienne de Football Trente sélectionnés sur le pont


En attendant d'être réduits à vingt-trois, ils sont trente présélectionnés à s'embarquer dans l'aventure Gold Cup pour laquelle la campagne débute sur les terrains d'entrainement du stade Sylvio Cator, de la Croix des Bouquets ou d'ailleurs. Notre consoeur Ticket Sport a dressé une liste de joueurs dit "incontournables" mais l'entraineur Garcia actuellement en voyage à Cuba n'a pas dit son dernier mot les concernant.
1 - Bruny Pierre Richard Club: Don Bosco Poste: défenseur, droitier

2 - Olrich Saurel Club: Don Bosco Poste: défenseur, droitier
3 - Peter Germain Club: Baltimore de Saint-Marc Poste: milieu offensif, gaucher
4 - Yveson Etienne Club: Don Bosco Poste: attaquant, gaucher
5 - Alain Vuibert Club: Baltimore de Saint-MarcPoste: milieu récupérateur, droitier
6 - Pierre Roland Saint-JeanClub: Baltimore de Saint-MarcPoste: milieu offensif, droitier
7 - Ednerson Raymond Club: Baltimore de Saint-MarcPoste: milieu gauche, gaucher
8 - Serge Louis Club: Baltimore de Saint-Marc Poste: milieu récupérateur, droitier
9 - Turlien Romulus Club: Cavaly de LéogânePoste: milieu offensif, droitier
10 - Ricardo Pierre Louis Club: Cavaly de Léogâne Poste: attaquant, gaucher (il utilise aussi sont pied droit)
11- Frantz Gilles Club: Cavaly de Léogâne Poste: défenseur latéral gauche, gaucher
12- Eliphène Cadet Club:Tempête de Saint-MarcPoste : attaquant, droitier
13- Siméon Jonas Club: Tempête de Saint-Marc Poste: gardien, droitier
14- Brunel Fucien Club: Aigle Noir Poste: milieu offensif, droitier (il utilise assez bien son pied gauche)
15- Alcenat Jean Sony dit Tiga Club: Aigle Noir Poste: demi offensif gauche, droitier
16- Fritson Jean Baptiste Club: Aigle Noir Poste: attaquant, droitier
17- Alexandre Bourcicaut Club:Violette Athletic Club Poste: attaquant, droitier
18- Peterson Occenat Club: Violette Athletic ClubPoste: gardien, droitier
19- James Marcelin Club: Racing Club Haïtien Poste: milieu récupérateur, droitier
20- Mones ChéryClub: Racing Club HaïtienPoste: milieu offensif, droitier
21- Luigi Beauzil Club: Racing Club Haïtien Poste: gardien, droitier
22- Noncent Windzor Club: Sedan (réseviste)Poste : défenseur central, droitier
23- Stephane Guillaume Club: Miami FC Poste: défenseur latéral droit, droitier
24- Jamil Jean Jacques Club: Miami FC Poste: demi offensif gauche, gaucher
25- Fénélon Gabbart Club: Miami FC Poste: gardien, gaucher
26- Fabrice Noël Club: FC Nantes Poste: attaquant, droitier
27- Jean Jacques Pierre Club: FC Nantes Poste: défenseur central, droitier (il utilise son pied gauche)
28- Josué Mayard Club: Norvège Poste: défenseur central, droitier
29- Wagneau Eloi Poste: attaquant, droitier
30- Roody Lormera Attaquant, il évolue aux USA

Pathétique réalité : Des malades prêts à marcher des heures pour des soins gratuits

(Haïti Femmes, enfants, vieillards - ils ont marché des heures pour atteindre le dispensaire de Carrefour-Charles (sud-ouest), où soins et médicaments sont quasi-gratuits contrairement à ce qui se pratique habituellement dans le système sanitaire exsangue d'Haïti. "J'ai marché trois heures pour venir ici parce que je sais que je serai bien soigné et que je n'aurai presque rien à payer", explique encore haletant, Vincent Accius, agriculteur de 76 ans, souffrant d'une forte fièvre. Depuis août 2006, Médecins du monde (MDM) a mis en place dans ce dispensaire et dans celui plus éloigné de Lopino, également dans la région de Grande-Anse, un forfait de 25 gourdes (50 cents) pour chaque patient, comprenant les soins et les médicaments et la gratuité pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. En Haïti, le principe du Recouvrement des coûts prévaut. Prôné à la fin des années 1980 par la Banque mondiale, il implique pour le patient un paiement des consultations et des médicaments prescrits selon les pathologies. "Dans un Etat fragile comme Haïti dans lequel la majorité de la population vit dans une extrême pauvreté, le recouvrement des coûts ne fonctionne pas et nous pensons que le gouvernement haïtien et les bailleurs internationaux doivent s'engager pour fournir des soins de base gratuits à la population", souligne Bernard Arcens, coordinateur médical MDM sur la région. "Nous savons que la généralisation de la gratuité serait mieux pour les plus vulnérables mais sans aide extérieure nous n'y parviendrons pas", renchérit le directeur départemental de la santé Jean-Baptiste Jean-Joseph, fraîchement débarqué des Etats-Unis. En quelque mois, la fréquentation du dispensaire de Carrefour-Charles, situé en zone rurale, au milieu des mornes, a été multipliée par quatre. "On est débordé, on ne peut accepter que 40 personnes par jour, parfois on en renvoie jusqu'à 80 et on leur donne des tickets pour les jours suivants", explique Marie-Jeanne Felix, l'infirmière responsable. "Ca nous fait mal au coeur". Au moment de la distribution des tickets de consultation du jour, des bras se tendent, des supplications s'élèvent. Dernier ticket, dernier espoir. Il sera pour une femme enceinte ayant marché trois heures. Ginette Voltaire, 31 ans, a cheminé six heures avec son enfant de 11 ans sur les pistes défoncées menant au dispensaire, situé à 30 km de Jérémie. "J'avais un dispensaire beaucoup plus proche de mon domicile mais là-bas les médicaments sont payants et je n'ai pas les moyens", explique-t-elle. "Cela va rapidement devenir un problème", souligne Jean-Khit Dély, assistant coordinateur de MDM sur la zone. "A Carrefour-Charles, nous n'avons pas assez de ressources humaines et pas assez d'espace pour faire fonctionner plus de 40 consultations par jour", dit-il. Selon lui, "la gratuité doit être généralisée sur d'autres dispensaires, pour permettre un accès aux soins plus égalitaire et mieux réparti" dans un pays où près de la moitié des services de santé sont concentrés dans la capitale et où près de 80% de la population a d'abord recours aux médecins-feuilles (traditionnels). La saturation de Carrefour-Charles commence à décourager certains patients. "Je n'arrive pas à décrocher un ticket depuis trois jours", se lamente Darline Boussicot, dont le bébé de deux mois, Kerwill, souffre de malnutrition. "Je ne reviendrai pas", assure-t-elle, avant d'être rattrapée par le docteur Dély. Ce dernier lui promet une consultation dans la journée, en s'interrogeant: "Combien de temps allons nous pouvoir tenir?"
Source Le Nouvelliste sur
http://www.lenouvelliste.com

mardi 22 mai 2007

Football : Les U-17 d’Haïti se sont neutralisés face à leurs homologues du Pérou


P-au-P, 21 mai 07 [AlterPresse] --- Dans le cadre de leur préparation pour la coupe du monde de la catégorie qui se déroule en août prochain en Corée du Sud, les joueurs U-17 de football d’Haïti ont fait deux matches nuls (1-1 et 2-2) face à leurs homologues du Pérou, respectivement les 18 et 20 mai à Saint-Marc (96 kilomètres au nord de la capitale) et à Port-au-Prince, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Depuis leur qualification au Honduras, il y a quelques semaines, les joueurs haïtiens se mesuraient, devant le public national, pour la première fois face une équipe étrangère.
Le placement de la ligne de défense, plus de mordant dans les débordements et les centres dans la surface de réparation adverse, y compris de la patience dans la finition des actions enclenchées figurent parmi les enseignements à tirer de ces deux matches amicaux avant le rendez-vous d’août 2007 en Corée du Sud, estiment les observateurs.
En tout état de cause, l’équipe nationale haïtienne aurait pu l’emporter pendant les deux rencontres, tant sa supériorité paraissait évidente sur son homologue péruvienne qui a, pourtant, mené au score pendant les deux parties.
A Saint-Marc, le vendredi 18 mai, les U-17 péruviens avaient ouvert le score avant une réaction en seconde mi-temps des U-17 d’Haïti.
Même cas de figure à Port-au-Prince, le dimanche 20 mai, où les péruviens ont rapidement mené 2 buts à zéro. Cependant, les joueurs haïtiens ont tenté de revenir au score et auraient pu gagner la seconde partie, le buteur Fabien Vorbe (il a marqué trois buts en deux rencontres) ayant raté un penalty en deuxième mi-temps.
Interrogés par la Presse à l’issue des deux rencontres, les joueurs de football U-17 d’Haïti affirment qu’il s’agissait de deux matches de préparation et qu’ils vont travailler encore plus pour passer au moins au second tour de la compétition l’été prochain.
Les fanatiques du ballon rond en Haïti espèrent une préparation adéquate des U-17 d’Haïti (un stage est annoncé en Europe, préalablement à août 2007) qui devront, dans le Groupe D en Corée du Sud, affronter successivement le Japon, la France et le Nigéria dans le cadre de la Coupe du Monde U-17 de la Fédération internationale de football association (Fifa) qui se tient en Corée du Sud du 18 août au 9 septembre 2007.
L’équipe de football U-17 du Pérou, quant à elle, se trouve dans le groupe A aux côtés de la République de Corée, du Costa Rica et du Togo.
Les autres groupes sont ainsi constitués : Groupe B (République démocratique populaire / RDP Corée, Angleterre, Brésil, Nouvelle-Zélande) ; Groupe C (Honduras, Espagne, Argentine, Syrie) ; Groupe E (Belgique, Tunisie, Tadjikistan, Etats-Unis d’Amérique) ; Groupe F (Colombie, Allemagne, Trinité et Tobago, Ghana).
Le tirage au sort pour la phase finale de ce tournoi mondial a eu lieu le 17 mai 2007 dans la salle de bal du Grand Hyatt Hotel de Séoul. Présidé par Jim Brown, directeur des compétitions de la Fifa, l’événement a été suivi avec beaucoup d’attention par les représentants des 24 équipes qualifiées.
Les nations étaient réparties dans quatre pots en fonction de critères géographiques et sportifs. L’Argentine, le Brésil, le Ghana, le Nigéria, les Etats-Unis d’Amérique et la République de Corée étaient têtes de série.
Il a aussi été décidé que le groupe de la RDP Corée (Corée du Nord) serait assigné d’office à la ville de Seogwipo et qu’aucun des groupes ne pourrait contenir plus d’une équipe de la même zone géographique. [rc apr 21/05/2007 8 :00]
Source Alter Presse sur http://www.alterpress.org

samedi 19 mai 2007

LES ADVERSAIRES DE LA SELECTION HAITIENNE DE FOOTBALL : SELECTION FRANCAISE DES MOINS DE 17 ANS

La sélection Haïtienne a déjà créé l’exploit en se qualifiant pour une tout première fois pour la phase finale de la coupe du monde des moins de 17 ans de Corée 2007. Cette prouesse est d’autant plus rehaussée dans la mesure ou les jeunes pousses haïtiennes ont du se défaire de la sélection Mexicaine championne du monde en titre de la dernière édition.
Comme l’ont souligné les observateurs de la FIFA, le football haïtien s’appuie dpuis toujours et essentiellement sur le talent pur. Ce talent inné par tradition qui accompagne les jeunes attirés naturellement pour un sport dont les gènes de l’excellence se manifestent dès la naissance. Pour atteindre l’excellence il ne leur manque que ces éléments complémentaires pour passer au haut niveau.
Aujourd’hui, avec un brin d’organisation le football haïtien semble vouloir non seulement se raffermir dans la région, mais pointer le bout de sa botte au niveau international. Le titre de champion des Caraïbes avec qualification pour la Gold Cup d’un côté et la qualification pour la coupe du monde des moins de 17 ans représentent des pages de gloire dans les annales du football haïtien qu finalement commencent à s'écrire en majuscules
Nos jeunes ont accompli une énorme prouesse en arrachant contre milles vicissitudes cette qualification. Maintenant ils se doivent de faire bonne figure dans la cour des grands. Leurs adversaires seront les jeunes français champions du monde en 2001, le Nigeria double vainqueur de l’épreuve et le Japon.
Malgré leur jeune âge, on peut admettre que tous les adversaires de la sélection Haïtienne se retrouvent dans l’antichambre du professionnalisme. Ils appartiennent à des centres de formation des clubs les plus huppés de leurs pays et ils ne font que cela. Toute leur vie dépend du football. Ce sera sûrement ça leur métier.
Il nous faudra un peu plus que du talent pour passer le premier tour. Mais combien elle sera bénéfique pour le football haïtien ce clin d’œil de nos ambassadeurs !
Voici la liste des joueurs sélectionnés pour la phase éliminatoire sous les couleurs de la France et qui affronteront avec quelques changements certes les jeunes haïtiens le mercredi 22 Août à 17 heures (heures française)

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Gardiens de but
Joris Delle (FC Metz)
Mathieu Gorgelin (Olympique Lyonnais)


Défenseurs
Frédéric Duplus (FC Sochaux)
Abdel El-Kaoutari (Monptellier HSC)
Aristote Lusinga (FC Nantes Atlantique)
Mamadou Sakho (Paris-SG)
Mathieu Saunier (Girondins de Bordeaux)
Nicolas Seguin (Olympique Lyonnais)


Milieux de terrain
Omar Benzerga (Lille OSC)
Saïd Mehamha (Olympique Lyonnais)
Yann M'Vila (Stade Rennais)
Alfred NDiaye (AS Nancy-Lorraine)
Martial Riff (FC Sochaux)


Attaquants
Vincent Acapandie (AJ Auxerre)
Thibault Bourgeois (FC Metz)
Fabrice N'Sakala (Troyes Aube Champagne)
Damien Le Tallec (Stade Rennais)
Henri Saivet (Girondins de Bordeaux)

La Fondation Héritage pour Haïti n’appuie pas l’idée de la mise sous tutelle du Parlement haïtien de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC)

Héritage pour Haïti satisfait de la ratification de la Convention des Nations Unies contre la Corruption
vendredi 18 mai 2007,
Radio Kiskeya
La présidente de la Fondation Héritage pour Haïti (LFHH), branche de Transparency International (TI), ne soutient pas l’idée du transfert de tutelle de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) du Ministère de l’Economie et des Finances au Parlement Haïtien.
Selon Mme Marilyn B. Allien intervenant jeudi sur les ondes de Radio Kiskeya, dès la création de cette entité sous le gouvernement de transition du premier ministre Gérard Latortue, elle avait clairement souhaité qu’elle soit autonome. Le succès du travail d’une telle entité est en rapport direct avec cette autonomie, dit-elle, ajoutant qu’il ne faudrait pas que cette entité dépende d’un quelconque pouvoir.
Si cela devait arriver, la lutte contre la corruption en pâtirait considérablement, a conclu Mme Allien.
L’éventualité d’un changement de tutelle de l’ULCC avait été évoquée en début de semaine par le sénateur Gabriel Fortuné (Union, Sud) qui faisait référence à une recommandation exprimée en ce sens par les parlementaires en assemblée nationale, à l’occasion de la ratification le lundi 14 mai de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC).
Dans un communiqué daté du 16 mai, la Fondation Héritage pour Haïti (LFHH) dit avoir accueilli avec satisfaction la ratification de cette convention signée par l’Etat haïtien en décembre 2003 lors de la conférence de signature tenue à Mérida, Mexique.
Sa ratification par le Parlement haïtien constitue une étape importante dans le renforcement du cadre légal en matière de corruption en Haïti, estime la LFHH. « Transparency International (TI), à travers ses différentes sections nationales, a largement contribué a l’élaboration du texte de la CNUCC en partenariat avec l’ONU qui avait pris l’initiative de créer un comité spécial ouvert à tous les Etats, chargé d’élaborer un instrument juridique international efficace contre la corruption. Les sections nationales de Transparency International continuent d’œuvrer à l’adoption du texte de cette convention par les Etats membres de l’ONU ».
Dans le cadre de ce plaidoyer, LFHH dit avoir procédé à une large diffusion du texte de la CNUCC au niveau des partis politiques et des organisations de la Société civile bien avant la tenue des élections haïtiennes de 2006 en vue de sensibiliser les différents acteurs sur l’importance de la ratification de cette convention.
La Fondation Héritage pour Haïti souhaite que la ratification de la CNUCC ouvre la voie à l’adoption des législations adéquates en vue de mettre en place des mécanismes d’application des prescrits de cette convention, dont entre autres une loi sur la protection des dénonciateurs, une loi sur l’accès à l’information, une loi sur la déclaration de patrimoine.
La fondation forme également le voeu que l’Exécutif haïtien dépose, dans le meilleur délai, les instruments de ratification auprès du Secrétaire général de l’ONU en vue d’accélérer le processus d’entrée en vigueur de la CNUCC en Haïti, conformément a l’article 68 de ladite Convention qui stipule que « Pour chaque Etat qui ratifiera la présente Convention ou y adhérera, elle entrera en vigueur le trentième jour suivant la date de dépôt de l’instrument pertinent par ledit Etat ». [jmd/RK]

René Préval entre en guerre contre la corruption

Très inspiré par la fête du drapeau, le chef de l’Etat dénonce des pratiques instaurées au sein de sa propre administration, des ministères, du Parlement, de la police et de la justice ; M. Préval entend mobiliser ses "soldats" en vue de combattre les "traîtres" qui menacent les investissements, l’emploi et l’égalité en Haïti
vendredi 18 mai 2007,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval a décrété 2007 "année de la guerre contre la corruption et au profit de l’égalité entre les citoyens", lors des festivités organisées vendredi à Port-au-Prince à l’occasion du 204e anniversaire de la création du drapeau national, le 18 mai 1803.
Dans un discours prononcé au Palais National (siège de la Présidence) en créole et centré exclusivement sur le thème de la corruption, le chef de l’Etat a qualifié de "traîtres" les corrupteurs et corrompus. Dans la foulée, il a appelé les responsables des institutions d’Etat compétentes à se métamorphoser en "soldats de première ligne" en vue d’éradiquer ce qui est considéré comme l’un des grands fléaux nationaux.
"En 1804, les traîtres envers la patrie étaient contre la liberté, aujourd’hui, ce sont ceux qui refusent l’égalité", a martelé Préval reprenant les idées-forces de son allocution de 2006 à l’Arcahaie (Ouest), berceau du bicolore haïtien. Reconnaissant que la corruption sévissait partout, un an après son retour au pouvoir, le chef de l’Etat a mis en accusation différentes institutions allant du Palais National au Parlement en passant par les ministères, la police, la justice, les mairies, la direction générale des impôts (DGI) et l’administration générale des douanes.
Mettant en garde contre les effets pervers du phénomène sur les investissements et la création d’emploi, René Préval a aussi indiqué que sans les ressources indispensables dont il a besoin, l’Etat ne pourra pas garantir un accès universel à l’éducation, à la santé et au crédit. Le Président, qui a aussi rejeté toute différence entre la petite et la grande corruption, a dénoncé des fonctionnaires des douanes et de la DGI qui se laissent soudoyer par des contrebandiers ou des entreprises spécialisées dans la sous-déclaration au fisc, des responsables recevant des commissions sur des achats effectués au nom de l’Etat, les banquiers grugeant les petits déposants ou encore les juges qui libèrent des prisonniers contre de l’argent.
Face à la complexité du phénomène, M. Préval appelle l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l’ Unité centrale de renseignements financiers (UCREF), la Cour des comptes, la commission nationale des marchés publics, le ministre de la justice, les juges des tribunaux civils, les commissaires du gouvernement, la police, la douane, la DGI à se "serrer la ceinture" à la veille d’offensives tous azimuts. Il a averti que "la bataille sera difficile, mais juste et doit être par conséquent gagnée".
Il en a profité pour inviter le peuple haïtien à s’engager dans cette croisade, passage obligé pour arriver à l’égalité, elle-même "porteuse de fraternité".
Lors de sa visite à Washington, il y a deux semaines, le Président haïtien avait annoncé en présence de son homologue américain, George W. Bush, une campagne nationale contre la corruption, la contrebande et la drogue. Dans cette perspective, il a tenu depuis son retour à Port-au-Prince deux séances de travail avec les maires de toules les communes du pays.
Cependant, M. Préval s’est vu reprocher à plusieurs reprises d’avoir, dans l’un de ses premiers actes de pouvoir, mis fin aux poursuites judiciaires que le gouvernement intérimaire (2004-2006) avait engagées aux Etats-Unis contre Jean-Bertrand Aristide pour son implication présumée dans la disparition de plusieurs millions de dollars.
Dans le dernier rapport de l’ONG Transparency International sur la perception de la corruption, Haïti était logée à la 163e place mondiale, atteignant des scores pires que ceux de l’Irak, de la Guinée et de Myanmar (Birmanie), les autres membres du club des pays les plus corrompus de la planète.
De l’avis général, la corruption s’est institutionnalisée en Haïti. Et pour cause, des rapports d’enquête ayant retracé d’importants détournements de fonds au détriment du trésor public ont été classés sans suite. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://radiokiskeya.com
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Commentaires:
Une décision venue à point nommé. Un acte que l'on qualifiera de courageux si les autorités passent de la parole aux actes. Nous les haïtiens nous savons que nous avons perdu la bataille de la moralité. La corruption représente chez nous la rasion d'être des politiciens et des employés de l'administration. Preval semble avoir compris et surtout avoir établi un plan pour redresser la barque en péril. Il faudrait que tous les haïtiens le suivent en paroles, en support et en actions.

Rapatriement et funérailles de 59 boat people haïtiens tués aux îles Turks et Caïcos

Un service religieux organisé dans le port du Cap-Haïtien à la mémoire des naufragés en présence d’officiels particulièrement pressés ; les familles éplorées tenues à l’écart et mécontentes ; les corps enterrés dans une fosse commune
samedi 19 mai 2007,
Radio Kiskeya
Les funérailles de 59 des 61 boat people haïtiens, ayant péri noyés début mai au large des îles Turks et Caïcos, ont été chantées en présence d’une délégation officielle et les corps inhumés dans une fosse commune samedi matin au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), a constaté le correspondant régional de Radio Kiskeya.
Un bateau affrété par les autorités britanniques du petit archipel avait procédé, quelques minutes auparavant, au rapatriement des cadavres. Transportés dans des sacs, ils ont été pour la plupart placés dans des cercueils à leur arrivée au wharf de cabotage.
Les ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, de la justice, René Magloire, le secrétaire d’Etat à l’alphabétisation, Karol Joseph et la directrice générale de l’Office national de la migration (ONM), Jeanne Bernard Pierre et les autorités locales ont assisté dans le port de la ville à la cérémonie funèbre présidée par l’Archevêque du Cap-Haïtien, Mgr Hubert Constant.
Cependant, aucun des responsables ne s’est exprimé en la circonstance. Certains sont même partis sans attendre la fin du service religieux.
L’absence de représentants des îles Turks et Caïcos a été également remarquée
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé par la Police Nationale et les casques bleus afin de tenir à l’écart une foule considérable massée aux abords du wharf. Même les parents des victimes en larmes n’ont pas été autorisés à se présenter à la cérémonie. Ils se sont montrés mécontents de l’accueil qui leur a été réservé et ont reproché aux autorités de manquer de respect à la dignité des victimes en ne faisant rien pour les identifier.
L’inhumation collective s’est faite au cimetière Sainte-Philomène, situé dans le quartier populaire du même nom, à l’entrée nord de la deuxième ville du pays.
Le délégué départemental du Nord, Georgemain Prophète, a promis la publication ultérieure de la liste des personnes décédées.
Les corps de deux autres clandestins ont dû être inhumés en territoire britannique en raison de leur état de décomposition avancée.
La police des îles Turks et Caïcos a rejeté toute responsabilité dans le naufrage du petit voilier survenu le 4 mai dernier à environ deux kilomètres de la terre ferme. Mais, les survivants de cette tragédie continuent d’affirmer que leur bateau, qui transportait au moins 160 boat people, avait été violemment percuté à deux reprises. Les voyageurs n’auraient pas été non plus secourus par la suite.
Les résultats d’une enquête confiée à trois experts anglais n’ont pas encore été rendus publics.
Depuis le début de l’année, les garde-côtes américains ont intercepté plus de 900 clandestins haïtiens en haute mer.
Devant la recrudescence des voyages illégaux, les autorités haïtiennes tentent de recourir à des mesures coercitives. Quatre présumés organisateurs de voyage ont été arrêtés et deux bateaux confisqués vendredi au Cap-Haïtien par la garde côtière. spp/RK

Source Radio Kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com

vendredi 18 mai 2007

Coupe du monde U-17 : Haïti face à deux champions du monde au premier tour

Les jeunes haïtiens auront comme adversaires le Nigéria, la France et le Japon, selon le tirage au sort effectué jeudi à Séoul
jeudi 17 mai 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne de football a hérité d’un groupe extrêmement difficile dans lequel elle devra affronter, pour le compte du premier tour, le Nigéria, tête de série, la France, championne du monde en 2001 et le Japon, représentant de l’Asie, selon les résultats du tirage au sort de la Coupe du monde U-17 de la FIFA effectué jeudi dans salle de bal du Grand Hyatt Hotel de Séoul, en Corée du Sud.
Une délégation haïtienne assistait à l’événement aux côtés des représentants des 23 autres pays qualifiés.
Pour leur toute première participation à ce Mondial prévu du 18 août au 9 septembre en Corée du Sud, les jeunes champions de la CONCACAF devront évoluer avec un volume de jeu très élevé et une solidité mentale à toute épreuve pour se hisser parmi les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale.
Selon le programme de la compétition, les haïtiens entreront en lice dans le groupe D contre le Japon, le 19 août à Gwangyang, peu après le match au sommet Nigéria-France.
Le 22 août, ils seront opposés dans la même ville à la sélection française tandis que les japonais affronteront les nigérians.
Enfin, le 25, les poulains de l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze se rendront à Seogwipo pour se mesurer aux géants nigérians, classés parmi les favoris de la compétition. Les "Golden Eaglets" sont à ce jour, avec le Ghana, les seuls représentants de l’Afrique à avoir déjà décroché, en 1993 au Japon, un titre de champion du monde dans la catégorie des moins des 17 ans.
La Fédération Internationale de Football estimait jeudi que la France n’est pas du tout gâtée par ce tirage au sort et s’attendait à "des affiches palpitantes lors de ses confrontations avec le Nigéria, Haïti et le Japon".
Le Brésil, finaliste à cinq reprises au cours des six dernières éditions, et l’Argentine, décevante ces dernières années, seront parmi les grosses pointures très attendues en Asie.
Conformément au protocole de la compétition, 16 des 24 équipes participantes, réparties au premier tour dans six groupes de quatre, décrocheront leur billet pour les huitièmes de finale. Viendront ensuite les autres phases à élimination directe (quarts de finale, demi-finales) jusqu’à la finale prévue le 9 septembre au stade de la Coupe du monde à Séoul, scène mémorable du match d’ouverture du grand Mondial 2002 co-organisé par la Corée et le Japon.
Dans le cadre de sa préparation, qui tend à s’intensifier, la sélection nationale accueille vendredi à St-Marc (Artibonite, nord) et dimanche à Port-au-Prince son homologue péruvienne, également qualifiée pour la phase finale de la Coupe du monde. Nantis d’un tirage au sort beaucoup plus favorable, les jeunes sud-américains, arrivés depuis mercredi dans la capitale haïtienne, joueront contre la Corée du Sud, pays organisateur, le Costa Rica et le Togo.
Haïti sera en Corée l’un des cinq représentants de la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes de Football Association (CONCACAF) avec Trinidad et Tobago, les Etats-Unis, le Costa Rica et le Honduras. Ce dernier avait dû, à domicile, se contenter de la deuxième place derrière le onze haïtien, brillant vainqueur, le 8 avril dernier, du quadrangulaire final sous-régional. Les bleu et rouge avaient bouffé du lion et écarté notamment le Mexique, champion du monde en titre, avant de revenir triomphalement à Port-au-Prince. spp/RK

jeudi 17 mai 2007

Haïti/Football : La sélection nationale U-17 du Pérou en route vers Port-au-Prince

P-au-P, 15 Mai 07 [AlterPresse] --- La sélection péruvienne des moins de 17 ans s’est envolée de Lima pour Haïti, ce 15 mai 2007, pour disputer avec son homologue haïtienne deux matches amicaux de préparation pour le prochain tournoi Mondial U-17 en Corée du Sud, les jeudi 17 et samedi 19 mai prochains, respectivement à Port-au-Prince et Saint-Marc (Nord), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Emmenée par David Zuluaga, assistant du directeur technique Juan José Oré, l’équipe junior du Pérou a transité par le Venezuela en passant par la République Dominicaine pour se rendre à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti.
La formation des « Incas » qui affrontera les moins de 17 ans d’Haïti est composée de deux portiers : Pedro Gallese et Eder Hermoza. Les joueurs de champ sont Juan Arce, Manuel Calderón, Néstor Duarte, Jairo Hernández, Anthony Molina, Joseph Muñoz, Jersi Socola y Juan Zevallos.
D’autres joueurs, comme Carlos Salazar, Gary Correa, César Ruíz, Bryan Salazar, Ernesto Salazar, Daniel Sánchez y Luis Trujillo, Irven Avila, Yovic de la Cruz et Christian La Torre, font également partie du groupe.
Les jeunes Péruviens, également qualifiés pour la coupe mondiale de football U17 en Corée du Sud l’été prochain, auront à disputer deux rencontres avec les footballeurs haïtiens des moins de 17 ans.
La première aura lieu au stade national Sylvio Cator, le jeudi 17 mai 2007, la veille de la commémoration du 204e anniversaire du bicolore haïtien (bleu et rouge). L’autre match sera disputé, le 20 mai 2007, dans la commune de Saint-Marc, dans le Bas-Artibonite, à 96 kilomètres au nord de la capitale.
L’équipe haïtienne, de son côté, se prépare activement. Une séance d’entraînement est prévue ce 15 mai 2007 au stade national Sylvio Cator. [do rc apr 15/05/2007 14 :00]

Haiti-Rép. Dominicaine : Inauguration à Paris de l’exposition photographique « Esclaves au Paradis »

Mercredi 16 mai 2007

Paris, 16 mai. 07 [AlterPresse] --- La photographe Céline Anaya Gauthier a inauguré, dans la soirée du 15 mai 2007, une exposition de photos intitulée « Esclaves au paradis », autour des conditions de vie déplorable des coupeurs de canne haitiens en République Dominicaine.
Ce vernissage a eu lieu dans l’ancienne usine « Spring Court » à l’Est de Paris, en présence de plus de 500 personnes venues de tous les horizons, parmi elles, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne.
Plus d’une cinquantaine de photos couleur en grands formats accrochées à un beau mur blanc ont attiré les regards des nombreux visiteurs, qui se sont attardés sur des pieds fatigués, des mains exténuées, des malades en agonie, mais aussi sur des hommes et des femmes debout dans toute leur dignité, malgré la misère qui les accablent.
« Ce qui m’a le plus touché dans ces photographies, c’est le regard des gens. Je crois y lire beaucoup de messages », commente une vieille dame.
« Parce que vous avez vu, vous avez désormais une responsabilité et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas », a pour sa part déclaré l’un des organisateurs.
Cette exposition de photos autour du thème « Esclaves au Paradis » a fait couler beaucoup d’encres et de salives, avant même son lancement, notamment en République Dominicaine où certains secteurs assimilent cette initiative à une campagne de dénigrement contre leur pays. Des membres de l’équipe d’organisation ont même reçu des lettres de menaces leur faisant injonction de désister.
« Il y a encore aujourd’hui dans le monde des situations qui sont des formes d’esclavage au Nord comme au Sud », a reconnu Kedhija Boucart, Maire adjointe de la ville de Paris, chargée de l’intégration et des étrangers non communautaires.
Boucart a cité quelques exemples de situations en France, telles les mauvais traitements accordés aux domestiques, aux familles d’immigrants sans papier qui fuient la guerre et qui sont venus se réfugier dans son pays.
« Depuis 2004, nous assistons en France à un durcissement contre les immigrants. Les lois restrictives entretiennent le racisme et la xénophobie. Au Nord comme au Sud, des gens obligés de se déplacer devraient pouvoir vivre décemment. J’espère qu’en montrant toutes ces misères et injustices, ces photographies aideront à faire changer les choses », a- t- elle poursuivi.
Elle en a profité pour présenter ses félicitations à la jeune photographe française, Céline Anaya Gauthier, pour son initiative et sa persévérance depuis plus de deux ans dans ce projet.
Dans un discours s’apparentant à une prière, Pedro Ruquoy, ancien prêtre des bateys qui n’avait jamais cessé de dénoncer les mêmes injustices, a offert cette exposition aux « milliers d’hommes et de femmes qui ont laissé Haiti pour venir « au paradis du Sucre ».
A côté de lui, se trouvait le Père Christopher Hartley, qui, lui aussi, a été expulsé de la République Dominicaine en raison de son engagement auprès des coupeurs de canne à sucre. En se remémorant certaines scènes de vie, Pedro Ruquoy n’a pu retenir ses larmes et plusieurs noms de victimes qu’il avait connues lui sont venus à la bouche.
Prenant la parole dans une salle chargée d’émotions, l’ambassadeur haitien en France, Lionel Etienne, a admis la responsabilité tant des autorités haïtiennes que dominicaines dans cette tragédie. Il y a des choses qui bougent en Haïti pour que les conditions de vie de la population s’améliorent.
Haïti a une grande responsabilité dans cette tragédie. Nous devons agir pour offrir d’autres perspectives à la population et changer ainsi cette réalité, a déclaré, en substance, l’ambassadeur.
Aucun représentant du gouvernement dominicain n’a été remarqué, bien que les autorités de la république voisine aient été invitées.
Cette exposition de photos, qui se tient à Paris du 15 mai au 15 juin 2007, a donné lieu à plusieurs programmes à la télévision et à la radio ainsi qu’à des articles dans plusieurs journaux autour de la réalité des immigrants haitiens en République Dominicaine. Un colloque intitulé « Sang, Sucre et Sueur », accompagnant l’événement, se tient ce 16 mai à la capitale française et plusieurs projections de films sont programmées pour le reste de la semaine.
« Esclaves au Paradis » est une initiative du Groupe « Pour que l’esprit vive », qui a choisi la photographie comme un moyen pour faire connaitre au monde certaines réalités qu’on a tendance à oublier, d’Amnistie Internationale, qui vient de publier un rapport sur les conditions de vie des migrants haïtiens et de leurs descendants en République Dominicaine, du Collectif Haïti de France et de plusieurs autres organisations. [cl gp apr 16/05/2007 08:00]

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