Haïti-Université : Les conditions de la reprise
vendredi 4 juin 2010
Interview, Par Francesca Theosmy
P-au-P, 4 juin 2010 [AlterPresse] --- Les conditions sont progressivement réunies pour la reprise de l’ensemble des activités à l’Université d’État d’Haïti (Ueh), selon ce qu’indique le vice recteur à la recherche, Fritz Deshommmes, à AlterPresse.
« La volonté de reprendre est là, intense, pressante, chez les Décanats, la plupart des professeurs et des étudiants », confie le professeur Deshommes dans une entrevue accordée à AlterPresse.
« Les fonds nécessaires sont disponibles », ajoute-t-il.
Fritz Deshommes a répondu par e-mail aux questions d’AlterPresse.
AlterPresse - Quelle est la situation de l’université d’Etat après le tremblement de terre ?
Fritz Deshommmes - Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation est difficile.
D’abord sur le plan humain. Les pertes sont immenses, douloureuses. Nous avons perdu pas moins de 20 professeurs, dont un doyen et un vice-doyen, plus de 300 étudiants, plus de 20 membres du personnel administratif. Quand vous perdez en même temps ce nombre d’enseignants et de jeunes, ce n’est pas facilement acceptable. Quand en plus vous perdez des gens de la trempe de Pierre Vernet, Yolaine Lhérisson, Arsène Constant, cela devient insoutenable, insupportable…
Je préfère fermer rapidement ce chapitre…
Sur le plan physique, l’UEH se porte très mal. Les bâtiments logeant 7 facultés sur les 11 qui constituent l’UEH à Port-au-Prince sont totalement inutilisables soit parce qu’ils se sont effondrés sur-le-champ, comme la Faculté de Linguistique Appliquée, (FLA), l’Ecole Normale Supérieure (ENS), la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP), (partiellement) soit parce qu’ils doivent être abattus, comme la Faculté des Sciences (FDS), la Faculté des Sciences Humaines (FASCH), la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV), la Faculté de Droit et des Sciences Economiques ( FDSE). Et même celles qui demeurent debout ne peuvent pas être mises à contribution. Certaines méritent de sérieuses réparations, comme l’Institut National d’administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI), l’Institut d’Etudes et Recherches Africaines d’Haïti (IERAH). Il faut compter aussi avec la phobie du béton, si vrai que même à l’INAGHEI, à l’IERAH , à la Faculté d’Ethnologie (FE), on est obligé de construire des abris provisoires. La seule faculté qui n’a pas été affectée et dont l’immeuble demeure totalement disponible est la Faculté d’Odontologie. La situation n’est pas différente au niveau de l’Office Central et ses dépendances. Le bâtiment principal du Rectorat doit être démoli. L’Immeuble logeant le programme de maitrise Histoire, Mémoire et Patrimoine s’est effondré. Celui logeant les Editions de l’UEH est aussi hors d’état de fonctionnement, en raison des importantes fissures subies et de la phobie du béton :
En réalité à part la faculté d’Odontologie, aucun bâtiment de l’UEH dans la zone métropolitaine n’est immédiatement utilisable.
Les pertes en bâtiments ont été estimées à 45 millions de dollars américains.
Également considérables sont les pertes en terme de matériel didactique et pédagogique, de matériel de fonctionnement : Bureaux, chaises, Ordinateurs, imprimantes, classeurs, retro projecteur, mais aussi bibliothèque, laboratoire scientifique (didactique et de recherche) laboratoire d’informatique etc.…
Une note positive cependant : nous avons pu récupérer toutes nos archives, notamment les relevés de notes, les dossiers d’étudiants et tous les documents permettant de retracer le parcours académique de nos étudiants. A ce sujet, il faut souligner la diligence, l’esprit d’abnégation, le sens des responsabilités des dirigeants et membres du personnel administratif de nos facultés qui, par des moyens inimaginables, dans certain cas ont pu sauver des décombres un nombre important de documents académiques.
Apr - Il était prévu, suivant les informations disponibles, que plusieurs entités de l’UEH reprennent le 3 mai ce qui n’a pas pu se faire. Qu’est-ce qui explique ce retard ?
FD - Effectivement, il était prévu que le 3 mai toutes les facultés devraient reprendre des activités académiques. Il faut clarifier ici. Nous n’avions pas dit que le 3 mai toutes les facultés allaient reprendre toutes leurs activités académiques. C’est simplement impossible compte tenu de l’immensité des dégâts.
Mais la reprise ne pouvait pas non plus se faire au même rythme et dans la même mesure pour toutes les facultés. Cela dépend de tout un ensemble de paramètres dont l’ampleur des pertes subies tant en termes physiques qu’humain, la configuration de l’espace physique, le nombre d’étudiants, le système utilisé dans le fonctionnement académique, les filières concernées et même l’état d’avancement du semestre déjà entame.
Par exemple, la reprise à la Faculté d’Odontologie qui est demeurée intacte ne peut être la même qu’à la Faculté de Linguistique Appliquée totalement dévastée.
Le nombre de salles de classe pouvant être construit à l’IERAH qui ne dispose pratiquement pas de cour intérieure est certainement moindre qu’a la FAMV qui s’étend sur une superficie plus grande.
La FDS accommodera plus facilement l’ensemble de ses étudiants, moins nombreux que l’INAGHEI.
Ce ne sont pas toutes les facultés de l’UEH qui peuvent se prévaloir de relations aussi privilégiées avec d’autres partenaires de leur filière que celles qu’entretiennent la FMP et l’HUEH et qui lui ont permis d’être hébergée de manière aussi gracieuse au niveau de plusieurs salles de cours.
Les modalités de la reprise à la FASCH qui privilégie le système de crédit ne sont pas obligatoirement les mêmes qu’à la faculté de Droit où prédomine le système annuel ou a la Faculté d’Ethnologie, qui utilise une combinaison des deux
Cela dit, la stratégie adoptée lors d’une réunion du Conseil de l’Université était la suivante : chaque Faculté devait soumettre au Conseil Exécutif un plan et un calendrier de reprise assorti d’un devis estimatif des moyens indispensables pour leur mise en œuvre.
Dans ce cadre, toutes les facultés devraient se prévaloir d’un minimum (ou d’un maximum) de fonctionnement académique au 3 mai.
Apr - Où en est-on avec ce plan ?
FD - Notons d’entrée de jeu que depuis le mois de mars et même de février, certaines facultés avaient déjà entamé leur reprise.
La FO avait dès le mois de février mis sur pied un programme de services à la communauté qu’animaient essentiellement les enseignants aidés de quelques étudiants. Elle avait été rapidement rejointe en mars par les Facultés d’Ethnologie et des Sciences Humaines, lesquelles en profitaient pour reprendre les stages d’étudiants et les soutenances de mémoire. La Faculté des Sciences prenait déjà soin de ses finissants.
Et depuis le mois d’avril plusieurs Facultés ont repris leurs cours « classiques », suivant en cela l’exemple de la faculté des Sciences qui avait déjà mis sur pied un programme spécial à l’ intention de ses finissants.
Si la Faculté d’Odontologie a pu reprendre toutes ses activités pour les raisons mentionnées plus haut, il n’en est pas de même pour d’autres. Dans la plupart des cas, les finissants sont privilégiés. Il importe ici de remettre l’accent sur le dévouement de certains professeurs, de membres de Décanat qui n’ont pas hésité à mettre leurs maisons privées ou leur lieu de travail au service d’étudiants, surtout en dernière année.
Pour revenir au 3 mai, un fonds d’environ 20 millions de gourdes a été mis à la disposition des facultés pour accompagner la reprise. La plupart d’entre elles ont déjà soumis des plans de reprises et devis appropriés. A date, plus de 7 millions ont été utilisés pour la construction de structures légères, d’abris provisoires devant loger des bureaux et des salles de cours.
Des retards ont été enregistrés dans l’exécution des plans soumis. Soit parce que les devis ont pris du temps pour être acheminés au Rectorat, soit parce que le Centre National des Équipements (CNE) n’a pas su déblayer/démolir à temps les bâtiments concernés et rendre disponible l’espace (les couts de démolition dans le privé sont inabordables) soit parce que l’estimation initiale des délais de construction n’est pas exacte. Cela dit, en ce mois de mai, toutes les entités auront dans la mesure possible rouvert leurs portes à leurs étudiants, sauf deux qui devront attendre le mois de juin. L’essentiel est que la volonté de reprendre est là, intense, pressante, chez les Décanats, la plupart des professeurs et des étudiants. Les fonds nécessaires sont disponibles.
Progressivement, la vie académique reprend. Étudiants et professeurs sont heureux de réapproprier leur espace.
Encore une fois, il faut préciser que toutes les activités académiques ne pourront reprendre dans le cadre de ces dispositifs d’urgence.
Il faut donc sortir rapidement de l’urgence et aborder rapidement les problèmes structurels. C’est pourquoi le Conseil Exécutif consacre l’essentiel de ses actions à la véritable reconstruction de l’UEH.
On a voulu faire la comparaison entre l’UEH et d’autres Universités ou établissements d’enseignement supérieur, lesquels avaient annoncé des reprises rapides.
D’abord, il faut s’en féliciter car plus vite nos jeunes retrouvent le chemin de l’école et de l’université, mieux cela vaut pour eux et pour la société.
Il importe toutefois de rappeler que l’UEH à Port-au-Prince c’est au moins 15,000 étudiants, de loin supérieur à la moyenne des autres établissements, dont l’effectif atteint rarement 2000 étudiants. Au niveau national, si l’on ajoute ses antennes de province, l’UEH c’est plus de 50% des étudiants de tout le système et plus de ¾ des membres haïtiens de l’AUF. Pour permettre de mieux apprécier, rappelons que l’INAGHEI à lui seul rassemble plus d’étudiants que n’importe lequel de ces établissements. L’UEH c’est aussi plus de 800 professeurs, un nombre de filières, de programmes post gradués, de pôles d’excellence, une représentation territoriale, sans commune mesure avec les autres. L’UEH c’est aussi le principal pourvoyeur du système national d’enseignement supérieur en cadres académiques et non académiques. Avec des pertes telles que rapportées plus haut, la reprise doit y être certainement plus compliquée que s’il s’agissait d’accommoder un millier d’étudiants ou moins.
Cela dit, chaque fois qu’un établissement d’enseignement ouvre ses portes, quel qu’en soit le niveau (primaire, secondaire, supérieur, universitaire) et quel qu’en soit le statut (public, privé,…), il faut s’en réjouir et apprécier l’effort consenti dans les circonstances actuelles. C’est le pays qui se relève, c’est l’avenir qui se prépare.
Apr - Le rectorat a-t-il reçu de l’aide d’institutions universitaires internationales ?
FD - La coopération internationale ? Ce volet a pris une ampleur inusitée dans nos actions récentes. D’entrée de jeu, il faut vous dire que nous recevons de multiples offres d’appui et de collaboration de la part d’universités sœurs. La CUD de Belgique avec lequel nous avons un partenariat formel depuis plus de 10 ans et l’Université de Porto-Rico figurent parmi les premières à se manifester. Mais très vite nous avons été débordés et nous avons du mettre sur pied rapidement une commission des relations internationales. Car plusieurs grands défis se présentaient. Entre autres :
Comment identifier les offres les plus pertinentes compte tenu de nos besoins réels de court, de moyen et de long terme ?
Comment éviter les doubles emplois ?
Comment dépasser les effets de première « compassion » et éviter que le premier moment d’émotion passe, les bonnes volontés qui se manifestent demeurent ?
Nous avons du élaborer un cadre stratégique d’action pour mieux apprécier les offres. Dans certains cas, il a fallu contre-proposer et même refuser des propositions de départ. Notons également les manifestations d’intérêt de compatriotes de la diaspora, la plupart très utiles et très pertinentes.
Cela dit, cet aspect de nos activités s’est révélé très fructueux.
Nous avons pu négocier des bourses pour étudiants, de la coopération en termes de formation de formateurs. Tout en privilégiant des bourses de maitrise et de doctorat en faveur de nos enseignants actuels et futurs, nous avons été amenés également à négocier pour nos étudiants des formations de premier cycle ainsi que des opportunités d’aller finaliser leur travaux de sortie dans des laboratoires de recherche d’autres consœurs. Des professeurs vont également bénéficier de ce mouvement. Ils auront bientôt l’opportunité d’aller passer quelque temps chez des collègues, pour soit des recherches soit pour affiner un cours.
En outre, plusieurs accords ont été signés dans l’intervalle ou sont en passe de l’être. Parmi les plus pertinents, notons :
La Convention avec l’Université de Porto-Rico pour la formation de formateurs et la réalisation de recherches communes ;
La Convention avec l’Université Laval (et impliquant également le Ministère de la Culture) pour un vaste projet de recherche sur la conservation et la valorisation du patrimoine culturel national, y compris des savoirs locaux
La Convention avec le Centre National des Arts et Métiers de France qui prévoit la formation technique et professionnelle de près de 400 jeunes environ. Je vous donne une primeur : L’UEH a décidé de décentraliser cette formation le plus que possible. Elle va en profiter pour être présente dans les dix départements géographiques du pays ;
La Convention avec « Bibliothèques Sans Frontières » en voie de finalisation pour l’initialisation d’une bibliothèque centrale sur notre nouveau campus et le renforcement substantiel des travaux déjà entrepris sur notre bibliothèque virtuelle.
Le Mémorandum d’Entente avec la Florida International University sur un vaste programme de collaboration académique et administrative.
Il faut également insister sur l’apport de notre diaspora. Ce sont des compatriotes vivant à l’étranger (les ingénieurs Marie-Elsie Dowell, Ronald Colas, Dr Margareth Charles… entre autres) qui, avec l’aide d’une commission d’ingénieurs, architectes, géologues de la Faculté des Sciences, nous ont aidés à élaborer l’avant- projet de notre nouveau campus.
Récemment, nous avons réalisé un important atelier de travail qui nous permet déjà d’avancer dans le cadrage du pole des sciences pures et appliquées et dans la constitution de ce pole. L’implication de compatriotes de la diaspora (Drs Guerda Massillon, Chantale Damas, Roger Dorsinville, jr, etc.) y était substantielle et a permis de contempler d’autres pistes intéressantes et substantielles de collaboration
Notons également les bourses offertes par l’UWI, les universités françaises, canadiennes, américaines, l’Université de Porto-Rico, l’Université de Genève, l’Université Nationale de Varsovie, etc.
Il ne faut pas croire que dans cette mouvance, nous ne sommes que demandeur. Pour la plupart des universités du monde, Haïti est devenu un vaste laboratoire de recherche, un espace idéal de production de savoirs dans la plupart des champs de connaissance (économique, social, culturel, politique). Des chercheurs des plus grandes universités du monde débarquent chez nous, désireux de comprendre ce phénomène qui s’appelle Haiti, particulièrement les causes, les conséquences, les implications de cette catastrophe majeure, unique dans l’histoire récente de l’humanité. Pour un chercheur, pour une université, une meilleure connaissance de ce pays meurtri constitue une occasion de produire des savoirs nouveaux, de réaliser d’intéressantes publications et d’engranger un indéniable prestige. Ainsi dans le cadre de ces coopérations, notre apport en tant qu’université c’est la capacité que nous offrons aux collègues du monde entier d’enrichir le stock de savoirs de l’humanité sur les catastrophes, dans leurs aspects naturel et social tout en renforçant nos capacités et nos structures.
Apr - Y a-t-il un plan qui vise le long terme ?
FD - Notre prémisse est simple : Il nous faut reconstruire mais sur de nouvelles bases. Nous ne pouvons nous atteler à remettre les bâtiments effondrés dans l’état où ils se trouvaient avant le 12 janvier. Il y a tellement longtemps que nous nous plaignons de la dispersion de nos facultés, lesquelles fonctionnaient beaucoup plus comme des entités autonomes ou même indépendantes que comme des membres à part entière d’une communauté universitaire, avec toutes les difficultés et tous les gaspillages que l’on connaît en termes administratifs, financiers, académiques. Il ya tellement longtemps que nous réclamons un véritable campus universitaire pour loger une véritable université Pour toutes ces raisons, la CUEH a voté le 5 février dernier une résolution demandant au conseil Exécutif de reloger les facultés de l’UEH et de les regrouper selon 3 pôles disciplinaires :
• Le pôle des Sciences Humaines et Sociales
• Le pôle des Sciences médicales
• Le pôle des Sciences Linguistiques et Appliquées
C’est là qu’entre en jeu Damien. Étant donné que c’est à Damiens que nous disposons d’une substantielle portion de terrain destiné depuis plus de 10 ans a la construction d’un campus universitaire, nous n’avons donc pas le choix.
Il faut préciser qu’il s’agit d’un projet de long terme.
Beaucoup de démarches ont déjà été entreprises : Identification du site approprié, étude de sol, plan de distribution de l’espace, plan d’électricité ; estimation des couts de construction et d’aménagement. Aujourd’hui nous disposons déjà d’un projet (un « proposal » comme disent les américains) pour lequel nous cherchons le financement approprié. Nous pouvons dire que des 60 carreaux de terre constituant la concession à l’UEH, nous avons pu « sécuriser » 30 hectares sur lesquels s’élèvera le campus de Port-au-Prince de l’UEH. Y sont déjà identifiés les espaces devant être attribués aux différents pôles thématiques susmentionnés, aux Programmes de Maitrise en attendant les Ecoles Doctorales, à l’administration centrale, aux services généraux, à la bibliothèque centrale, aux Editions de l’UEH, à la librairie de l’UEH, aux résidences d’étudiants et de professeurs, aux sports, aux loisirs…
Nous allons lancer bientôt les travaux de terrassement et de clôture à partir d’un fonds spécial d’investissement de 3 millions de dollars mis à notre disposition par l’Etat Haïtien avant le séisme.
Pour le cout estimé, pour le nombre d’étudiants envisagés (25 000), pour la durée de vie des immeubles (40-50 ans), pour le type d’énergie à utiliser (propre et renouvelable dans une large mesure), pour la multitude d’activités contemplées, il ne peut s’agir que d’un projet de long terme.
D’autres campus sont également envisagés. Au moins deux autres dans un premier temps. Déjà nous disposons de terrains appropriés dans le Nord. Et le campus du Nord de l’UEH pourrait être une réalité plus vite qu’on ne croit, si les promesses à nous faites dans le cadre de la solidarité latino-américaine se concrétisent. Dans le Sud, le processus d’acquisition de terrain est en bonne voie. En réalité, d’une façon ou d’une autre, nous voulons être présents dans les 10 départements géographiques du pays comme nous l’impose la Constitution de 1987 et « dans une perspective du développement régional », nous rappelle l’article 281. Et il y a de grandes possibilités que nous le soyons dès la prochaine année académique.
Pour le campus de Port-au-Prince, le coût de la construction est estimé à 85 millions de dollars. Et le volume d’investissements nécessaires pour les trois prochaines années avoisine 200 millions de dollars. Pourrons-nous disposer des ressources nécessaires ? Certains se demandent plutôt : cela vaut-il la peine ?
Quand on connait le rôle de l’enseignement supérieur ou de l’université dans une société, on se rendra compte qu’il s’agit de sommes plutôt modestes par rapport aux besoins, par rapport aux attentes. La formation de cadres et de dirigeants conscients et compétents, la compréhension et la maitrise de phénomènes naturels et sociaux, la promotion de la science, de la technologie , de l’innovation, la validation et la valorisation de savoirs réels mais méconnus ou méprisés, la négociation du mode d’insertion du pays dans la mondialisation, le progrès économique et social de la nation, tout cela passe par l’enseignement supérieur. D’ailleurs, « Les pays qui se développent à un rythme accéléré et harmonieux ont mené une politique de formation supérieure articulée autour des besoins de leur société et du monde » comme le rappelait le recteur Jean-Vernet Henry à l’occasion du 18 mai dernier.
Apr - L’an dernier un colloque avait été organisé sur la reforme universitaire, et avant le 12 janvier on parlait beaucoup de reforme au sein de l’UEH. Est-ce un sujet qui préoccupe encore le rectorat ?
FD - La réforme à l’UEH ? Elle est plus que jamais à l’ordre du jour. Elle s’impose même dans la conjoncture actuelle. Il existe un ensemble de paramètres qui la rendent encore plus urgente. Par exemple :
• Avant le 12 janvier, la Commission de Réforme devait élaborer un projet de réforme dont la mise en œuvre viendrait dans un second temps qu’on ne pouvait pas définir ;
• Avant le 12 janvier, l’on nourrissait beaucoup d’appréhensions sur la faisabilité de la dite réforme ;
o Parce que l’adhésion de la communauté n’était pas garantie ;
o Parce que le financement tant pour l’élaboration du projet que pour sa mise en œuvre paraissait plus difficile à obtenir.
Aujourd’hui, la force des choses nous oblige à ne penser qu’en termes de réforme même dans nos actions quotidiennes. Il y a :
• La nécessité d’aller sur un nouveau campus ;
• L’autorisation déjà obtenue de l’instance suprême de l’Université de regrouper les facultés par pôles disciplinaires.
• La nécessité de penser dans le feu de l’action à la gestion du campus, qui ne devrait pas fonctionner comme si les facultés étaient encore dispersées ;
• La nécessité de prendre en compte la fourniture de nouveaux services devant être pris en charge au niveau central : cafeteria centrale, résidences d’étudiants et de professeurs, bibliothèque centrale, etc.… ;
Dans le même temps apparaissent des opportunités de financement, de ressources, d’accompagnement, se rapportant tant à la conception qu’à la mise en œuvre. Bien entendu, cela ne veut pas dire que toutes les promesses seront honorées ou que l’adhésion au projet global n’est qu’une simple formalité.
Un exemple de la différence entre les deux moments : la décision du regroupement par pôle. Cette orientation majeure était sortie depuis janvier 2009 lors d’un atelier de travail organisé par la Commission de Réforme ; elle figure en bonne place dans le document de vision de ladite Commission (en voie de publication) mais rien ne garantissait qu’elle allait être adoptée par la communauté et par les instances compétentes.
Bien entendu, il faut rappeler que la Réforme n’est pas essentiellement physique ou géographique. Elle est académique, institutionnelle, territoriale, administrative.
Elle est dans les nouvelles relations que l’UEH doit entretenir avec la communauté, elle est dans le renouvellement de sa pertinence sociale, de sorte que les enseignements qu’elle dispense, les recherches qu’elle effectue, les services qu’elle offre, sa présence sur le territoire répondent beaucoup plus aux besoins de la société. Elle est dans les nouvelles relations à établir avec l’Etat, plus harmonieuses, plus fonctionnelles mais également avec le secteur privé, les communautés de base, la société civile.
Mais déjà, elle s’impose, ai-je dit. Dans les réflexions et les actions quotidiennes.
Le relogement sur seul campus ou le regroupement par pôle implique déjà de nouveaux cadres de fonctionnement sur tous les plans. Il y a les différents pôles à cadrer et à définir, les enseignements de base à identifier et à profiler, les nouvelles filières à instituer, les professeurs à fidéliser, à travers un plan de carrière et une grille salariale plus en rapport avec leur utilité sociale, le nouveau cadre institutionnel et réglementaire à définir, les organes de gouvernance à établir, les fonctions administratives à centraliser pour permettre aux Décanats de se concentrer sur leurs véritables missions académiques mais dans une perspective plus stratégique, etc. Ainsi en même temps que se construit le campus et qu’on se l’approprie, il faut penser à son fonctionnement. D’où la réduction drastique de la distance entre le projet de réforme et sa mise en œuvre.
Autant dire que la Commission de Réforme a du pain sur la planche. Précisons à ce sujet que cette commission qui avait organisé le colloque l’année dernière n’a jamais cessé ses travaux. Elle se fera plus visible à partir du mois prochain au cours duquel, elle soumettra à la communauté universitaire et aux secteurs concernés, pour discussion et validation, sa vision de la Reforme. Dans le même temps, des consultations auront déjà été entamé pour une assistance technique à l »élaboration d’un projet de Réforme.
A ce stade la vraie question n’est pas dans la nécessité ou l’urgence de la réforme, elle se situe plutôt dans la nécessaire harmonisation des actions du Conseil Exécutif et des réflexions de la Commission de Réforme pour que les dispositions qui s’imposent dans cette conjoncture post séisme et les opportunités qui s’offrent ne s’écartent pas d’un cadre stratégique global visant le moyen et les long terme, en d’autres termes ne jurent pas avec le travail de la Commission de Réforme dont le mandat est notamment de proposer les orientations fondamentales de la nouvelle Université d’E tat d’Haïti et de s’assurer que ces orientations rencontrent les vœux de la communauté nationale à travers ses divers secteurs concernés, c’est-a-dire , non seulement la communauté universitaire mais également la société civile, l’Etat, etc.…
Pour le dire d’une certaine façon, la Commission de Réforme dont la mission est essentiellement stratégique devrait se préoccuper de certains aspects pratiques tandis que le Conseil Exécutif, gestionnaire au jour le jour de l’Université, devrait augmenter sa capacité stratégique.
Conscientes de ces défis, les deux instances ont déjà convenu de se rencontrer plus souvent.
Apr - L’université avait ses problèmes avant le tremblement de terre. Je songe plus spécifiquement à la crise de la faculté de médecine. Une commission composée d’étudiants et de professeurs aurait été créée depuis et sera chargée de gérer les questions académiques et administratives. Comment se positionne le rectorat par rapport à cette commission ?
FD - La Crise à la FMP ?
Elle est en passe de trouver une solution heureuse et définitive. Les stages pratiques ont déjà repris depuis le mois d’avril et les cours d théoriques ont recommencé à partir du 19 mai prochain. Certes, le premier jour, il s’est produit un dérapage mais la situation semble avoir été vite maitrisée et les cours avaient pu reprendre des l’après-midi et continuent à se dispenser. Ce n’est plus cette situation de vive tension que l’on avait connue l’année dernière.
Il est vrai que le ton a été donné par l’assemblée générale des professeurs s de la FMP, le Conseil des Chefs de Département et le Décanat qui au lendemain du séisme ont décidé d’annuler l’essentiel des sanctions adoptées, dans un bel élan de grandeur d’âme et de dépassement.
La commission dont vous parlez n’est autre que la commission de suivi, qui figure depuis tantôt un an dans les propositions de sortie de crise. Elle est formée d’enseignants de la Faculté et sa mission est de rencontrer les représentants des étudiants pour se pencher sur les problèmes académiques et administratifs de la Faculté et proposer au Décanat des pistes de solution. Deux rencontres ont déjà eu lieu et une troisième a déjà été programmée.
Le Rectorat se réjouit de la mise en route de cette commission et du processus en cours qui semble s’acheminer vers une normalisation que souhaite tout le monde
Apr - Parlons de la participation de l’UEH aux Assises internationales de l’AUF qui se tiennent ce mois-ci à Montréal. Des attentes particulières ?
FD - Aux assises internationales de l’AUF a Montréal et à tous les fora internationaux auxquelles nous allons participer, notamment celles de Guadalajara au Mexique (31 mai-1er juin), nous allons exprimer nos besoins de tous types et voir quelles réponses nous pouvons obtenir.
Il y a d’abord les besoins liés à la reconstruction physique. Le campus de l’Ouest de l’UEH à Damiens devrait nécessiter environ 200 millions de dollars d’investissement sur les trois prochaines années. Ceux du Nord et du Sud 50 millions chacun. Il nous faudra des expertises en construction et aménagement de campus, en gestion de logistique universitaire. De la formation aussi en ces domaines pour nos cadres.
Un point très important dont on ne parle pas suffisamment et qui devrait se traduire d’abord par un appui financier spécial. C’est notre capacité d’augmenter de manière substantielle le nombre de nos professeurs à plein temps qualifiés. Dans cette conjoncture particulière, il nous faudra un appui spécial de 40 millions de dollars au moins pour les cinq prochaines années en attendant que l’Etat se reconstruise et dégage les ressources adéquates pour l’Université et que cette dernière, elle-même, par ses recherches, son expertise, renforce sa capacité d’autofinancement. Ce point est crucial si nous voulons garder et recruter des professeurs de niveau, y compris ceux que nous envoyons se former à l’étranger, si nous voulons nous lancer véritablement dans la recherche, développer une expertise, remplir nos obligations vis-à-vis de la communauté mais plus prosaïquement, encadrer nos étudiants, stabiliser l’Université, améliorer nos enseignements. C’est la base, qui conditionne le succès de toutes les actions que nous pouvons entreprendre. L’Université c’est d’abord des professeurs qualifiés et disponibles, pour l’enseignement, pour la recherche, pour les services à la communauté, pour le rayonnement institutionnel, pour la cooperation internationale. C’est-à-dire aussi décemment rémunérés, dans le cadre d’une grille salariale raisonnable, d’un plan de carrière motivant et de conditions générales de travail épanouissantes
Bien sûr, nous avons besoin d’appui pour la rénovation de nos programmes académiques, pour l’acquisition de matériel et d’équipement, de laboratoires, de bibliothèques, pour la formation et le perfectionnement de nos enseignants, pour la mise en place de nouvelles filières (académiques et professionnelles), pour la mise en place de programmes de deuxième et troisième cycle, pour le renforcement de nos structures administratives. Nous avons besoin de renforcer nos capacités en recherche, de mieux nous insérer dans des réseaux internationaux de recherche, d’opportunités pour mieux entrainer nos chercheurs, d’avoir des programmes communs de recherche avec nos partenaires.
Nous avons besoin de missions d’enseignement, de bourses de perfectionnement et de recherche.
Nous avons besoin de renforcer nos capacités d’enseignement à distance, de mieux raccorder nos étudiants, nos professeurs, notre personnel administratif au réseau universitaire mondial.
Nous avons besoin de nous rapprocher de notre diaspora, de pouvoir faire un pont fructueux entre nos immenses besoins d’enseignement supérieur et toutes ces capacités disposées à accompagner.
Ce sont autant de besoins que nous allons exprimer à Montréal, à Guadalajara et chaque fois que nous avons l’occasion de faire appel à la solidarité internationale.
Mais nous nous ne lasserons pas d’insister sur deux points fondamentaux qui conditionnent la réussite de tous les autres :
• L’espace de travail, nos campus ;
• Les ressources humaines, disponibles et compétentes.
Mais, se demanderait-on, quel intérêt auraient nos partenaires à nous épauler ? J’ai déjà indiqué combien, en ce moment particulier, nous sommes uniques pour la production d’un certain nombre de savoirs nouveaux qui constituent des mines précieuses pour des universités sœurs. Coopérer avec l’UEH et l’université haïtienne constitue pour ces dernières une garantie qu’à travers des projets de recherche communs, le renforcement des capacités de recherche et de formation, elles peuvent contribuer à faire reculer les limites de la connaissance et en tirer le prestige correspondant.
Par ailleurs, s’il existe un pays au monde à avoir droit à la solidarité internationale et qui puisse se prévaloir de dettes internationales éternelles contractées à son égard, il s’appelle bien Haïti. L’Amérique Latine qui entre maintenant dans la période de célébration du bicentenaire de ses indépendances en sait quelque chose. Les Etats-Unis avaient pu subitement doubler leur extension territoriale à la faveur de la Révolution Haïtienne d’il y a deux siècles et de la défaite des troupes napoléoniennes à St-Domingue, à travers le « Luisiana Purchase ». Sans parler de Savannah. Nous aurions pu citer également la Grèce, la République Dominicaine, la Caraïbe anglophone, etc.
Et puis, il faut rappeler que la France ne nous a pas encore restitué la Dette de l’Indépendance dont la valeur actuelle se chiffre en milliards d’euros.
C’est maintenant le moment idéal pour la manifestation de ce devoir de reconnaissance en faveur du pays dont les contributions morales, matérielles, conceptuelles à la libération et à la dignité de peuples et d’Etats de plusieurs continents ont été des plus remarquables. Et l’enseignement supérieur devrait constituer l’un des meilleurs réceptacles de cette solidarité internationale surtout si elle se veut digne de l’action désintéressée, généreuse, libératrice, des Haïtiens en faveur des opprimés d’alors.
[kft gp apr 04/06/2010 14 :00]
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 5 juin 2010
Le futur agricole d'Haïti selon l'américain Monsanto
Par Jérôme Brisson Rue89
La multinationale fait un don de 476 tonnes de semences aux agriculteurs haïtiens. Un « geste humanitaire » pour le moins intéressé.
Début mai, la firme américaine Monsanto, leader mondial des OGM, a annoncé un don à Haïti de 475 947 kilos de graines hybrides de maïs et de légumes. Ils seront distribués pendant douze mois aux paysans haïtiens avec l'aide d'autres multinationales (UPS et Kuehne+Nage). Explications sur le site Internet de la firme :
« Après le tremblement de terre, Monsanto a donné de l'argent pour le redressement d'Haïti mais il était évident que le don de nos produits -des graines de maïs et de légumes de qualité- pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens.
Nous pensons que l'agriculture est la clé pour la récupération d'Haïti sur le long terme. »
L'opération est soutenue par le gouvernement américain puisqu'elle s'inscrit dans le cadre du projet Winner, lancé en octobre dernier par l'Agence américaine d'aide au développement international (USAID) pour aider à construire une nouvelle infrastructure agricole en Haïti.
Bientôt la fin de l'indépendance ?
En Haïti, les paysans accusent Monsanto de vouloir mettre la main sur l'agriculture locale. La vague d'indignation a débuté le 10 mai, initiée par un article du curé Jean-Yves Urfié qui dénonce le « cadeau empoisonné » de Monsanto.
Sa première inquiétude porte sur les graines envoyées par Monsanto, qu'il soupçonne d'être des OGM accompagnés d'herbicides toxiques (les « Roundup »).
Mais le ministre de l'Agriculture Joana Gué dément cette information lors d'une conférence de presse deux jours plus tard. Puis c'est au tour de Monsanto de réfuter sur son site une accusation « erronée ». Jean-Yves Urfié rectifie finalement sa dénonciation.
La seconde inquiétude de Jean-Yves Urfié porte sur la « fin de l'indépendance des agriculteurs » haïtiens :
« En Haïti, il n'y aura bientôt plus que des semences Monsanto. […]
La multinationale fait toute une publicité autour de ce don de semences qui serait un cadeau généreux. Mais les agriculteurs haïtiens qui voudront disposer du droit de resemer pour leurs récoltes futures devront payer des royalties à Monsanto. »
« Un cheval de Troie »
Beverly Bell, coordinatrice de l'association Other Worlds, qui travaille à la reconstruction d'un « Haïti plus juste », explique à Rue89 les enjeux cachés de ce don :
« Le don de Monsanto n'est pas destiné à aider les Haïtiens, c'est un cheval de Troie de la firme dans le but de contrôler le futur agricole d'Haiti.
Après le tremblement de terre, 500 000 personnes ont été déplacées vers la campagne. Des appels aux dons ont été faits pour combler le manque de nourriture.
Il n'est pas surprenant que Monsanto ait profité de l'espace libre pour exploiter les besoins des Haïtiens et exporter ses graines. »
Les paysans devront racheter les graines à replanter
Le tremblement de terre de janvier dernier avait mis en lumière les difficultés de production agricole d'Haïti, qui importe 80% de la nourriture qu'il consomme.
Le don de Monsanto risque de nuire aux projets haïtiens de « souveraineté alimentaire » : une forte production agricole locale pour une consommation locale.
En effet, les graines de maïs de Monsanto ne pouvant être resemées, les agriculteurs devront en racheter à Monsanto les années suivantes.
Une logique de marché inadéquate avec la culture paysanne d'Haïti, comme nous l'explique Ricot Jean Pierre, économiste à la PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) :
« Les paysans haïtiens ont traditionnellement la capacité de produire et de reproduire leur propre semence, organique et créole, à destination de leur famille et du marché local. Monsanto veut intégrer les agriculteurs sur un marché qu'ils ne contrôlent pas en matière de qualité de semence et de prix.
Les paysans devront racheter les graines à replanter, les pesticides et les engrais de Monsanto [nécessaires à la productivité de ces graines, ndlr], alors qu'ils n'ont pas de ressources. Monsanto veut faire du paysan haïtien un assisté plutôt qu'un producteur. »
Les agriculteurs n'ont d'ailleurs pas manqué de réagir à l'annonce du don. Le leader du Mouvement paysan papaye (MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a qualifié le don de Monsanto de « nouveau tremblement de terre », enjoignant les agriculteurs à brûler toutes les graines de maïs provenant du ministère de l'Agriculture. Une marche de protestation est prévue pour le 4 juin.
Les OGM à suivre ?
Le geste de Monsanto s'inscrit dans une politique d'expansion agressive de la multinationale. La compagnie, qui a vu ses profits reculer de 19% pour le deuxième trimestre de l'exercice 2009-2010, tente d'ouvrir de nouveaux marchés.
Pour l'USAID, ce don ne conduira pas à une main mise de Monsanto sur l'agriculture locale, puisqu'il ne représente qu'une petite partie de l'aide internationale :
« D'autres organisations ont fait des dons de semences, comme Pioneer Hybrid ou le FAO des Nations unies, et le don de Monsanto ne représente qu'une petite portion du total des semences utilisées pendant la saison de croissance.
Le projet Winner s'assure que les graines soient équitablement distribuées aux paysans haïtiens. »
Monsanto pense distribuer ces graines à 10 000 paysans. Pour Beverly Bell, il y a un risque que ces graines hybrides laissent place à des OGM les années suivantes, « comme cela a été le cas dans d'autre pays » :
« Les paysans seront obligés de racheter des graines même si ce sont des OGM. »
Les soupçons sont d'autant plus forts que Monsanto, premier producteur mondial d'OGM, a un lourd passé de pratiques douteuses (agents oranges, pollution des pesticides, absences de tests sur les OGM), sur lesquelles Marie-Monique Robin avait enquêté dans son documentaire « Le monde selon Monsanto ».
En outre, les Haïtiens n'ont pas manqué de remarquer que le directeur général du projet Winner n'est autre que Jean-Robert Estimé, qui fut ministre des Affaires étrangères pendant 29 ans sous la dictature des Duvalier.
La multinationale fait un don de 476 tonnes de semences aux agriculteurs haïtiens. Un « geste humanitaire » pour le moins intéressé.
Début mai, la firme américaine Monsanto, leader mondial des OGM, a annoncé un don à Haïti de 475 947 kilos de graines hybrides de maïs et de légumes. Ils seront distribués pendant douze mois aux paysans haïtiens avec l'aide d'autres multinationales (UPS et Kuehne+Nage). Explications sur le site Internet de la firme :
« Après le tremblement de terre, Monsanto a donné de l'argent pour le redressement d'Haïti mais il était évident que le don de nos produits -des graines de maïs et de légumes de qualité- pourrait faire réellement la différence dans la vie des Haïtiens.
Nous pensons que l'agriculture est la clé pour la récupération d'Haïti sur le long terme. »
L'opération est soutenue par le gouvernement américain puisqu'elle s'inscrit dans le cadre du projet Winner, lancé en octobre dernier par l'Agence américaine d'aide au développement international (USAID) pour aider à construire une nouvelle infrastructure agricole en Haïti.
Bientôt la fin de l'indépendance ?
En Haïti, les paysans accusent Monsanto de vouloir mettre la main sur l'agriculture locale. La vague d'indignation a débuté le 10 mai, initiée par un article du curé Jean-Yves Urfié qui dénonce le « cadeau empoisonné » de Monsanto.
Sa première inquiétude porte sur les graines envoyées par Monsanto, qu'il soupçonne d'être des OGM accompagnés d'herbicides toxiques (les « Roundup »).
Mais le ministre de l'Agriculture Joana Gué dément cette information lors d'une conférence de presse deux jours plus tard. Puis c'est au tour de Monsanto de réfuter sur son site une accusation « erronée ». Jean-Yves Urfié rectifie finalement sa dénonciation.
La seconde inquiétude de Jean-Yves Urfié porte sur la « fin de l'indépendance des agriculteurs » haïtiens :
« En Haïti, il n'y aura bientôt plus que des semences Monsanto. […]
La multinationale fait toute une publicité autour de ce don de semences qui serait un cadeau généreux. Mais les agriculteurs haïtiens qui voudront disposer du droit de resemer pour leurs récoltes futures devront payer des royalties à Monsanto. »
« Un cheval de Troie »
Beverly Bell, coordinatrice de l'association Other Worlds, qui travaille à la reconstruction d'un « Haïti plus juste », explique à Rue89 les enjeux cachés de ce don :
« Le don de Monsanto n'est pas destiné à aider les Haïtiens, c'est un cheval de Troie de la firme dans le but de contrôler le futur agricole d'Haiti.
Après le tremblement de terre, 500 000 personnes ont été déplacées vers la campagne. Des appels aux dons ont été faits pour combler le manque de nourriture.
Il n'est pas surprenant que Monsanto ait profité de l'espace libre pour exploiter les besoins des Haïtiens et exporter ses graines. »
Les paysans devront racheter les graines à replanter
Le tremblement de terre de janvier dernier avait mis en lumière les difficultés de production agricole d'Haïti, qui importe 80% de la nourriture qu'il consomme.
Le don de Monsanto risque de nuire aux projets haïtiens de « souveraineté alimentaire » : une forte production agricole locale pour une consommation locale.
En effet, les graines de maïs de Monsanto ne pouvant être resemées, les agriculteurs devront en racheter à Monsanto les années suivantes.
Une logique de marché inadéquate avec la culture paysanne d'Haïti, comme nous l'explique Ricot Jean Pierre, économiste à la PAPDA (Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif) :
« Les paysans haïtiens ont traditionnellement la capacité de produire et de reproduire leur propre semence, organique et créole, à destination de leur famille et du marché local. Monsanto veut intégrer les agriculteurs sur un marché qu'ils ne contrôlent pas en matière de qualité de semence et de prix.
Les paysans devront racheter les graines à replanter, les pesticides et les engrais de Monsanto [nécessaires à la productivité de ces graines, ndlr], alors qu'ils n'ont pas de ressources. Monsanto veut faire du paysan haïtien un assisté plutôt qu'un producteur. »
Les agriculteurs n'ont d'ailleurs pas manqué de réagir à l'annonce du don. Le leader du Mouvement paysan papaye (MPP), Chavannes Jean-Baptiste, a qualifié le don de Monsanto de « nouveau tremblement de terre », enjoignant les agriculteurs à brûler toutes les graines de maïs provenant du ministère de l'Agriculture. Une marche de protestation est prévue pour le 4 juin.
Les OGM à suivre ?
Le geste de Monsanto s'inscrit dans une politique d'expansion agressive de la multinationale. La compagnie, qui a vu ses profits reculer de 19% pour le deuxième trimestre de l'exercice 2009-2010, tente d'ouvrir de nouveaux marchés.
Pour l'USAID, ce don ne conduira pas à une main mise de Monsanto sur l'agriculture locale, puisqu'il ne représente qu'une petite partie de l'aide internationale :
« D'autres organisations ont fait des dons de semences, comme Pioneer Hybrid ou le FAO des Nations unies, et le don de Monsanto ne représente qu'une petite portion du total des semences utilisées pendant la saison de croissance.
Le projet Winner s'assure que les graines soient équitablement distribuées aux paysans haïtiens. »
Monsanto pense distribuer ces graines à 10 000 paysans. Pour Beverly Bell, il y a un risque que ces graines hybrides laissent place à des OGM les années suivantes, « comme cela a été le cas dans d'autre pays » :
« Les paysans seront obligés de racheter des graines même si ce sont des OGM. »
Les soupçons sont d'autant plus forts que Monsanto, premier producteur mondial d'OGM, a un lourd passé de pratiques douteuses (agents oranges, pollution des pesticides, absences de tests sur les OGM), sur lesquelles Marie-Monique Robin avait enquêté dans son documentaire « Le monde selon Monsanto ».
En outre, les Haïtiens n'ont pas manqué de remarquer que le directeur général du projet Winner n'est autre que Jean-Robert Estimé, qui fut ministre des Affaires étrangères pendant 29 ans sous la dictature des Duvalier.
La démocratie encore menacée en Haïti selon Edmond Mulet
La démocratie en Haïti sera encore plus sérieusement menacée si l'on n'améliore pas les conditions de vie des survivants du séisme du 12 janvier dernier. C'est ce qu'a déclaré le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Haïti, Edmond Mulet. « Tant et aussi longtemps que les victimes vivront dans des conditions précaires, elles auront toutes les raisons au monde de manifester leur mécontentement. Et ce mécontentement, peut être utilisé à des fins politiques », a averti, le haut responsable onusien.
Le diplomate guatémaltèque a fait ces déclarations alors qu'il participait à la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti à Punta Cana en République Dominicaine.
Rappelons que Monsieur Mulet avait lancé une mise en garde contre un départ anticipé du Président Préval, ce qui selon lui peut compromettre la stabilité qui règne actuellement dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17807
Le diplomate guatémaltèque a fait ces déclarations alors qu'il participait à la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti à Punta Cana en République Dominicaine.
Rappelons que Monsieur Mulet avait lancé une mise en garde contre un départ anticipé du Président Préval, ce qui selon lui peut compromettre la stabilité qui règne actuellement dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17807
15 mille maisons seront construites en Haïti par la croix rouge canadienne.
La Croix-Rouge canadienne annonce la construction prochaine de 15 000 maisons en Haïti pour recevoir les sinistrés du 12 janvier. Ces maisons qui seront construites en bois et en tôle seraient capables de résister aux intempéries.
Selon la croix rouge canadienne, cette décision a été prise à l'occasion de la saison cyclonique qui s'annonce très violente. En ce sens elle veut procurer rapidement un logement au plus grand nombre de sinistrés possible.
Les petites maisons qu'elle propose coûteront 4000$ canadiens chacune. Elles seront, dans la plupart des cas, construites avec des matériaux d'origine canadienne.
Le secrétaire général et chef de la direction de la Société canadienne de la Croix-Rouge, Conrad Sauvé annonce que les travaux de construction de ces maisons seront lancés très bientôt.
Ces travaux débuteront à Jacmel et à Léogâne. Le projet se poursuivra au cours des prochains mois.
Les sans-abri du 12 janvier font face depuis plusieurs semaines, à de nombreuses difficultés, en effet les tentes qui les abritent provisoirement ne sont pas assez solides pour faire face aux intempéries.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17806
Selon la croix rouge canadienne, cette décision a été prise à l'occasion de la saison cyclonique qui s'annonce très violente. En ce sens elle veut procurer rapidement un logement au plus grand nombre de sinistrés possible.
Les petites maisons qu'elle propose coûteront 4000$ canadiens chacune. Elles seront, dans la plupart des cas, construites avec des matériaux d'origine canadienne.
Le secrétaire général et chef de la direction de la Société canadienne de la Croix-Rouge, Conrad Sauvé annonce que les travaux de construction de ces maisons seront lancés très bientôt.
Ces travaux débuteront à Jacmel et à Léogâne. Le projet se poursuivra au cours des prochains mois.
Les sans-abri du 12 janvier font face depuis plusieurs semaines, à de nombreuses difficultés, en effet les tentes qui les abritent provisoirement ne sont pas assez solides pour faire face aux intempéries.
EJ/Radio Métropole Haïti
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Vers la réhabilitation de la route des Rails
La route de Carrefour par les Rails va être bientôt réhabilitée. L'annonce a été faite par le ministre des travaux public, Jacques Gabriel. Le ministre Gabriel a renouvelé la volonté du gouvernement de réhabiliter le tronçon compris entre Bizoton et Côte-Plage.
En ce sens un accord a été signé entre le ministère et deux firmes haïtiennes en l'occurrence Vorbe et Fils et la compagnie TECINA.
Les travaux de réhabilitation de cet axe devraient durer 9 mois. Ils ont été financés par le gouvernement canadien à hauteur de 5 millions de dollars américains.
Par ailleurs, le ministre des TPTC a indiqué que des compagnies privées effectuent actuellement des travaux de curage dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Ces travaux selon le ministre ont été entrepris dans le but d'éviter les dégâts éventuels que pourraient causer les pluies à l'occasion de la saison cyclonique.
Monsieur Gabriel a fait remarquer que ces travaux ont pu bénéficier d'un financement de la banque mondiale.
D'un autre coté le titulaire du ministère des travaux publics en a profité pour annoncer la mise en circulation prochaine dans le pays d'un code de construction.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17805
En ce sens un accord a été signé entre le ministère et deux firmes haïtiennes en l'occurrence Vorbe et Fils et la compagnie TECINA.
Les travaux de réhabilitation de cet axe devraient durer 9 mois. Ils ont été financés par le gouvernement canadien à hauteur de 5 millions de dollars américains.
Par ailleurs, le ministre des TPTC a indiqué que des compagnies privées effectuent actuellement des travaux de curage dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Ces travaux selon le ministre ont été entrepris dans le but d'éviter les dégâts éventuels que pourraient causer les pluies à l'occasion de la saison cyclonique.
Monsieur Gabriel a fait remarquer que ces travaux ont pu bénéficier d'un financement de la banque mondiale.
D'un autre coté le titulaire du ministère des travaux publics en a profité pour annoncer la mise en circulation prochaine dans le pays d'un code de construction.
EJ/Radio Métropole Haïti
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La nouvelle édition de livre en folie, un succès selon les organisateurs
La 16e édition de « Livre en folie » s'est tenue ce jeudi 3 juin au parc historique de la canne à sucre. Plus d'une cinquantaine d'auteur était en signature lors de ce grand événement considéré comme la rentrée littéraire ici en Haïti. Le lauréat du prix Médicis, l'écrivain haïtien, Danny Laferriére était l'invité d'honneur de cette année, en a profité pour signer son dernier livre intitulé « Tout bouge autours de moi ».
Un ouvrage dans lequel l'auteur présente son témoignage des événements qui se sont déroulés autour du séisme du 12 janvier.
Pour cette nouvelle édition, de jeunes écrivains haïtiens étaient également présents. C'est le cas de Betina Perono, qui signait son premier livre « Les enfants du diable ».
Les habitués étaient également de la partie. On peut citer le colonel Himmler Rébu , Francketienne, Mirlande Manigat et Yannick Lahens, qui ont tous signé leur ouvrage. les organisateurs n'ont pas caché leur satisfaction après cet événement culturel qui a vu une forte participation du grand public, plus précisément des amants de la lecture. Livre en Folie a été initié en 1994 par le Journal Le Nouvelliste et ses partenaires, une activité qui est devenue, un des plus grands rendez vous culturels d'Haïti. Elle a pour objectif de faire la promotion du livre haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
Un ouvrage dans lequel l'auteur présente son témoignage des événements qui se sont déroulés autour du séisme du 12 janvier.
Pour cette nouvelle édition, de jeunes écrivains haïtiens étaient également présents. C'est le cas de Betina Perono, qui signait son premier livre « Les enfants du diable ».
Les habitués étaient également de la partie. On peut citer le colonel Himmler Rébu , Francketienne, Mirlande Manigat et Yannick Lahens, qui ont tous signé leur ouvrage. les organisateurs n'ont pas caché leur satisfaction après cet événement culturel qui a vu une forte participation du grand public, plus précisément des amants de la lecture. Livre en Folie a été initié en 1994 par le Journal Le Nouvelliste et ses partenaires, une activité qui est devenue, un des plus grands rendez vous culturels d'Haïti. Elle a pour objectif de faire la promotion du livre haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
Les autorités françaises accusées de faire obstacle au regroupement familial
Les associations des Haïtiens de France ont dénoncé jeudi les "obstacles" mis par l'administration française au regroupement familial, avec notamment leurs enfants restés dans l'île ravagée par le séisme de début janvier. Romel Louis-Jacques, de la Plateforme d'associations franco-haïtiennes, a soutenu que le parcours d'obstacles pour les immigrants n'a pas cessé en dépit des promesses du ministre de l'immigration Eric Besson. M. Besson avait annoncé en janvier, un "allègement" des conditions de regroupement familial, des "facilités" de délivrance de visas pour visites familiales ou, à titre humanitaire, une "accélération" du traitement des dossiers, entre autres.
De plus, M. Romel (PAFHA) a révélé que "les rendez-vous à l'ambassade de France à Port-au-Prince s'obtenaient via une banque haïtienne qui prend des frais et ne délivre pas de reçu pour cet argent". Selon des témoignages, chaque prise de rendez-vous serait monnayée "4 euros", "des frais qui s'ajoutent au prix du visa", a insisté M. Romel.
En début de semaine une association de Français sollicitant l'adoption d'enfants haïtiens a envoyé un huissier au ministère français des Affaires étrangères pour le sommer d'accélérer les procédures sous peine de poursuites. Me David Koubbi, avocat de l'association "SOS Haïti enfants adoptés", a soutenu avoir fait parvenir lundi une "sommation interpellative" à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et ses services. "Nous leur donnons 15 jours pour rapatrier les enfants dont les dossiers d'adoption sont complets, faute de quoi nous les attaquerons devant les tribunaux", a-t-il dit. Les adoptions ont fait l'objet de toutes les autorisations pour 43 enfants qui sont bloqués à Haïti insiste M. Koubbi.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17802
De plus, M. Romel (PAFHA) a révélé que "les rendez-vous à l'ambassade de France à Port-au-Prince s'obtenaient via une banque haïtienne qui prend des frais et ne délivre pas de reçu pour cet argent". Selon des témoignages, chaque prise de rendez-vous serait monnayée "4 euros", "des frais qui s'ajoutent au prix du visa", a insisté M. Romel.
En début de semaine une association de Français sollicitant l'adoption d'enfants haïtiens a envoyé un huissier au ministère français des Affaires étrangères pour le sommer d'accélérer les procédures sous peine de poursuites. Me David Koubbi, avocat de l'association "SOS Haïti enfants adoptés", a soutenu avoir fait parvenir lundi une "sommation interpellative" à Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et ses services. "Nous leur donnons 15 jours pour rapatrier les enfants dont les dossiers d'adoption sont complets, faute de quoi nous les attaquerons devant les tribunaux", a-t-il dit. Les adoptions ont fait l'objet de toutes les autorisations pour 43 enfants qui sont bloqués à Haïti insiste M. Koubbi.
LLM / Radio Métropole Haïti
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vendredi 4 juin 2010
Le chef de la police fait état d'une enquête sur le décès de 10 détenus
Le chef de la police haïtienne Mario Andrésol se dit surpris par le tollé autour des incidents à la prison civile des Cayes. Il rappelle que les autorités policières avaient dans les jours qui ont suivi fait état de ces incidents qui avaient coûté la vie à 10 détenus. Tout en indiquant qu'une enquête administrative est réalisée par les autorités policières, Mario Andrésol précise que 560 détenus avaient voulu s'enfuir lors de la tentative d'évasion. 10 des 20 évadés ont été tués explique t-il rappelant que les autorités n'avaient à aucun moment voulu étouffer l'affaire.
Dénonçant une campagne visant à ternir l'image de la police nationale M. Andrésol assure que les autorités judiciaires ont été saisies du dossier. Un procès verbal des décès a été rédigé par un juge de paix après les incidents, insiste M. Andrésol. Il est attristé par la volonté manifeste de certains nationaux et étrangers qui veulent faire feu de tout bois pour jeter le discrédit sur les forces de l'ordre.
Le journal américain New York Times avait, début mai, publié un article faisant état du massacre de 19 détenus par les agents pénitentiaires de la prison des Cayes. M. Andrésol révèle que les détenus décédés ne se trouvaient pas dans l'enceinte de la prison.
Dans une interview à radio Métropole M. Andrésol a révélé qu'un agent pénitentiaire a été blessé par les détenus qui voulaient sortir du centre carcéral.
Des policiers ont été placés en isolement assure M. Andrésol rappelant que plusieurs policiers ont comparu par devant leur juge instructeur.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17801
Dénonçant une campagne visant à ternir l'image de la police nationale M. Andrésol assure que les autorités judiciaires ont été saisies du dossier. Un procès verbal des décès a été rédigé par un juge de paix après les incidents, insiste M. Andrésol. Il est attristé par la volonté manifeste de certains nationaux et étrangers qui veulent faire feu de tout bois pour jeter le discrédit sur les forces de l'ordre.
Le journal américain New York Times avait, début mai, publié un article faisant état du massacre de 19 détenus par les agents pénitentiaires de la prison des Cayes. M. Andrésol révèle que les détenus décédés ne se trouvaient pas dans l'enceinte de la prison.
Dans une interview à radio Métropole M. Andrésol a révélé qu'un agent pénitentiaire a été blessé par les détenus qui voulaient sortir du centre carcéral.
Des policiers ont été placés en isolement assure M. Andrésol rappelant que plusieurs policiers ont comparu par devant leur juge instructeur.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17801
La Commission Intérimaire n'est pas encore en selle
72 heures après la nomination des 11 nationaux devant siéger au conseil d'administration de la Commission Intérimaire de reconstruction d'Haïti (CIRH) celle-ci tarde à réaliser sa première rencontre. Les commissaires haïtiens de la reconstruction étaient présents à Punta Cana (République Dominicaine) tandis que leurs collègues étrangers manquaient à l'appel. De plus, le chef de l'Etat haïtien René Préval n'a pas encore désigné le directeur exécutif de la CIRH, qui devra jouer un rôle important au sein de cet organisme.
Les autorités haïtiennes ont annoncé deux nouvelles dates importantes pour la commission. Le 7 juin marquera la présentation officielle de la commission et le 14 juin sa première séance de travail.
En réalité les co-présidents de la commission, les autorités onusiennes et haïtiennes sont dans l'attente des fonds promis par les donateurs lors de la conférence de New York. La réunion de Punta Cana a permis de confirmer les promesses. Dans son intervention le président Clinton avait appelé les donateurs à respecter leurs engagements afin de lancer le processus de reconstruction.
Et ce ne sont pas les projets qui manquent. Le Premier Ministre Haïtien Jean Max Bellerive a révélé que 60 projets sélectionnés ont été soumis aux donateurs. L'approbation des bailleurs de fonds est indispensable pour le lancement des projets déjà considérés comme tardifs par certains leaders politiques, opposés à la loi d'urgence.
Par ailleurs, M. Bellerive avait souhaité que Cuba et la république Dominicaine soient intégrés au sein de la CIRH.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17800
Les autorités haïtiennes ont annoncé deux nouvelles dates importantes pour la commission. Le 7 juin marquera la présentation officielle de la commission et le 14 juin sa première séance de travail.
En réalité les co-présidents de la commission, les autorités onusiennes et haïtiennes sont dans l'attente des fonds promis par les donateurs lors de la conférence de New York. La réunion de Punta Cana a permis de confirmer les promesses. Dans son intervention le président Clinton avait appelé les donateurs à respecter leurs engagements afin de lancer le processus de reconstruction.
Et ce ne sont pas les projets qui manquent. Le Premier Ministre Haïtien Jean Max Bellerive a révélé que 60 projets sélectionnés ont été soumis aux donateurs. L'approbation des bailleurs de fonds est indispensable pour le lancement des projets déjà considérés comme tardifs par certains leaders politiques, opposés à la loi d'urgence.
Par ailleurs, M. Bellerive avait souhaité que Cuba et la république Dominicaine soient intégrés au sein de la CIRH.
LLM / Radio Métropole Haïti
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L'ONU envoie 680 policiers supplémentaires en renforts en Haïti
04 juin 2010
Agence France-Presse New York
Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à l'unanimité vendredi l'envoi temporaire de 680 policiers supplémentaires dans le cadre de sa mission en Haïti, qui viendront aider la police nationale à stabiliser le pays, après le séisme de janvier.
Les 15 membres du Conseil ont autorisé le déploiement de ces policiers «en tant que renforts temporaires avec des objectifs clairement définis et un accent particulier mis sur la volonté de renforcer les moyens de la police nationale haïtienne».
La résolution affirme quela Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) se composera par conséquent d'un contingent militaire comprenant jusqu'à 8 940 hommes et d'un contingent policier réunissant jusqu'à 4 391 policiers.
Elle indique également que les nouveaux quotas policiers et militaires seront soumis à un contrôle étroit et régulier, y compris durant la période électorale et les transferts de pouvoir constitutionnel qui s'ensuivront.
Le mois dernier, le gouvernement haïtien a proposé de rallonger de trois mois le mandat du président René Préval si l'île caribéenne dévastée par le séisme n'est pas en mesure d'organiser les élections planifiées pour fin novembre.
La tenue de ce scrutin est incertaine en Haïti, toujours sous le coup du tremblement de terre qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts et laissé quelque 1,3 millions de sans-abris.
La proposition envoyée aux législateurs permettrait à M. Préval, dont le mandat doit s'achever le 7 février prochain, de rester en exercice jusqu'au 14 mai 2011.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/04/01-4286919-lonu-envoie-680-policiers-supplementaires-en-renforts-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
Les 15 membres du Conseil ont autorisé le déploiement de ces policiers «en tant que renforts temporaires avec des objectifs clairement définis et un accent particulier mis sur la volonté de renforcer les moyens de la police nationale haïtienne».
La résolution affirme que
Elle indique également que les nouveaux quotas policiers et militaires seront soumis à un contrôle étroit et régulier, y compris durant la période électorale et les transferts de pouvoir constitutionnel qui s'ensuivront.
Le mois dernier, le gouvernement haïtien a proposé de rallonger de trois mois le mandat du président René Préval si l'île caribéenne dévastée par le séisme n'est pas en mesure d'organiser les élections planifiées pour fin novembre.
La tenue de ce scrutin est incertaine en Haïti, toujours sous le coup du tremblement de terre qui a fait entre 250 000 et 300 000 morts et laissé quelque 1,3 millions de sans-abris.
La proposition envoyée aux législateurs permettrait à M. Préval, dont le mandat doit s'achever le 7 février prochain, de rester en exercice jusqu'au 14 mai 2011.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/04/01-4286919-lonu-envoie-680-policiers-supplementaires-en-renforts-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
Punta Cana : Haïti récolte 7,8 milliards de promesses de dons
Deux mois après New York, ce nouveau sommet sur la reconstruction post-séisme a débouché sur certains engagements concrets comme la construction de 125.000 maisons d’habitation et la création par le Venezuela d’un fonds d’aide de 2,6 milliards de dollars ; la communauté internationale met le cap sur les prochaines élections mercredi 2 juin 2010, Radio Kiskeya
Les représentants de 90 pays et organismes internationaux se sont engagés mercredi à financer à hauteur de 7,8 milliards de dollars différents projets dans le cadre de la reconstruction d’Haïti, incluant un soutien à l’organisation des prochaines élections générales, lors du nouveau sommet mondial sur l’avenir post-séisme du pays qui s’est tenu mercredi à Punta Cana (est de la République Dominicaine).
Selon AP et la presse locale, le Président dominicain Leonel Fernàndez, inititateur de ce rendez-vous, a mis en relief les montants promis par les différents partenaires d’Haïti en expliquant qu’ils seront consacrés à la réalisation, au cours des dix prochaines années, de projets déjà identifiés destinés "à la reconstruction à court terme et au développement durable".
Cependant, jusqu’ici, seuls le Brésil et le Venezuela ont matérialisé leurs promesses, le premier ayant versé 55 millions de dollars au fonds unique pour la reconstruction confié à la Banque mondiale tandis que le deuxième a annulé totalement la dette contractée par Haïti à travers le programme d’aide énergétique Petrocaribe.
A ce propos, le chancelier vénézuélien, Nicolàs Maduro, présent en République Dominicaine, a annoncé officiellement l’effacement de la facture pétrolière de notre pays estimée à 395 millions de dollars et la création d’un fonds de 2,6 milliards dollars qui permettra à Caracas de fournir une assistance à Haïti entre 2011 et 2016.
"Un engagement significatif et durable sera nécessaire pour convertir ces projets en réalité", a de son côté affirmé Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.
Parmi les 40 projets d’urgence qu’a présentés devant les différents participants au sommet le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, sur le logement, l’emploi, l’électricité, l’éducation, l’agriculture et le renforcement institutionnel, la communauté internationale a notammemt accepté de d’assurer la construction de 125.000 maisons au bénéfice des sinistrés du séisme dévastateur du 12 janvier. Les Etats-Unis prendront en charge les travaux de construction ou de réhabilitation de 47.000 résidences, le Canada 16.500 et la Croix-Rouge Internationale 10.500.
"Nous ne pouvons pas permettre que des gens meurent faute d’abris sûrs", a prévenu l’ancien Président des Etats-Unis et émissaire spécial de l’ONU pour Haïti, Bill Clinton, en référence à l’ouverture mardi (1er juin) de la saison cyclonique qui menace des centaines de milliers de sans-abri.
Enfin, s’agissant des élections, le Président René Préval a promis de déployer tous les efforts pour qu’elles se tiennent à la fin de l’année et lui donnent l’opportunité de céder le pouvoir à son successeur le 7 février 2011.
Dans la foulée, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, a indiqué que des travaux seront entrepris en vue de la constitution d’un nouveau registre électoral national et de la modernisation technologique du système de vote alors qu’une partie de l’opposition réclamant le départ de Préval refuse de prendre part aux prochaines joutes.
Avant l’événement de mercredi dans le centre touristique de Punta Cana, la communauté internationale s’était déjà réunie le 31 mars à New York où elle avait fait des promesses de dons de 10 milliards de dollars à Haïti, dont 5,3 milliards pour les 18 prochains mois.
Le tremblement de terre de magnitude 7 du 12 janvier avait fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés, 1,3 million de sinistrés et causé la perte de 120% du PIB haïtien. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6819
Les représentants de 90 pays et organismes internationaux se sont engagés mercredi à financer à hauteur de 7,8 milliards de dollars différents projets dans le cadre de la reconstruction d’Haïti, incluant un soutien à l’organisation des prochaines élections générales, lors du nouveau sommet mondial sur l’avenir post-séisme du pays qui s’est tenu mercredi à Punta Cana (est de la République Dominicaine).
Selon AP et la presse locale, le Président dominicain Leonel Fernàndez, inititateur de ce rendez-vous, a mis en relief les montants promis par les différents partenaires d’Haïti en expliquant qu’ils seront consacrés à la réalisation, au cours des dix prochaines années, de projets déjà identifiés destinés "à la reconstruction à court terme et au développement durable".
Cependant, jusqu’ici, seuls le Brésil et le Venezuela ont matérialisé leurs promesses, le premier ayant versé 55 millions de dollars au fonds unique pour la reconstruction confié à la Banque mondiale tandis que le deuxième a annulé totalement la dette contractée par Haïti à travers le programme d’aide énergétique Petrocaribe.
A ce propos, le chancelier vénézuélien, Nicolàs Maduro, présent en République Dominicaine, a annoncé officiellement l’effacement de la facture pétrolière de notre pays estimée à 395 millions de dollars et la création d’un fonds de 2,6 milliards dollars qui permettra à Caracas de fournir une assistance à Haïti entre 2011 et 2016.
"Un engagement significatif et durable sera nécessaire pour convertir ces projets en réalité", a de son côté affirmé Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.
Parmi les 40 projets d’urgence qu’a présentés devant les différents participants au sommet le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, sur le logement, l’emploi, l’électricité, l’éducation, l’agriculture et le renforcement institutionnel, la communauté internationale a notammemt accepté de d’assurer la construction de 125.000 maisons au bénéfice des sinistrés du séisme dévastateur du 12 janvier. Les Etats-Unis prendront en charge les travaux de construction ou de réhabilitation de 47.000 résidences, le Canada 16.500 et la Croix-Rouge Internationale 10.500.
"Nous ne pouvons pas permettre que des gens meurent faute d’abris sûrs", a prévenu l’ancien Président des Etats-Unis et émissaire spécial de l’ONU pour Haïti, Bill Clinton, en référence à l’ouverture mardi (1er juin) de la saison cyclonique qui menace des centaines de milliers de sans-abri.
Enfin, s’agissant des élections, le Président René Préval a promis de déployer tous les efforts pour qu’elles se tiennent à la fin de l’année et lui donnent l’opportunité de céder le pouvoir à son successeur le 7 février 2011.
Dans la foulée, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, a indiqué que des travaux seront entrepris en vue de la constitution d’un nouveau registre électoral national et de la modernisation technologique du système de vote alors qu’une partie de l’opposition réclamant le départ de Préval refuse de prendre part aux prochaines joutes.
Avant l’événement de mercredi dans le centre touristique de Punta Cana, la communauté internationale s’était déjà réunie le 31 mars à New York où elle avait fait des promesses de dons de 10 milliards de dollars à Haïti, dont 5,3 milliards pour les 18 prochains mois.
Le tremblement de terre de magnitude 7 du 12 janvier avait fait entre 250.000 et 300.000 morts, 300.000 blessés, 1,3 million de sinistrés et causé la perte de 120% du PIB haïtien. spp/Radio Kiskeya
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Le Chef de la PNH assure que toute la lumière sera faite sur l’incident du 19 janvier 2010 à la prison civile des Cayes où plus d’une dizaine de détenus auraient été froidement abattus par des agents pénitentiaires
« Il n’y aura pas de rétention d’informations », déclare Mario Andrésol mercredi 2 juin 2010, Radio Kiskeya
Le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, promet « la plus grande transparence et la sincérité » de l’institution qu’il dirige concernant le dossier de la mutinerie enregistrée le 19 janvier 2010 à la prison civile des Cayes (Sud), à l’occasion de laquelle plus d’une dizaine de détenus auraient été sommairement abattus par des agents pénitentiaires.
Dans un communiqué en date du 2 juin, le chef de la police déclare partager « les inquiétudes du public » et donne la garantie que « la PNH ne fera pas de rétention d’informations » concernant ce dossier révélé au monde par le New York Times du 22 mai 2010.
Le numéro un de la police informe en ce sens avoir passé des instructions expresses à l’Inspection générale de la PNH pour que des compléments d’enquête soient adjoints à l’enquête principale diligentée par l’envoi d’investigateurs aux Cayes. Il s’agira alors de déterminer « les circonstances exactes du drame, les conditions de l’utilisation de la force par les agents pénitentiaires, le nombre de victimes, les responsabilités des agents et les mesures appropriées à adopter ».
Se disant conscient de l’impact négatif que « ces faits non encore avérés » pourraient avoir sur l’ensemble du corps policier, le Directeur Général de la Police Nationale estime nécessaire sa prise de position dans l’attente des résultats de « l’enquête ouverte tant par l’Inspection générale de la Police Nationale que par la justice des Cayes ».
« Les cas de morts enregistrés dans cette affaire ont fait l’objet, à la demande des responsables de la prison, de constats légaux effectués par un Juge de paix et la justice des Cayes est saisie de l’affaire », précise M. Andrésol.
Le président René Préval et le chef de la Mission de l’ONU, Edmond Mulet, se sont entendus pour que soit constituée une commission d’enquête indépendante sur le dossier.
Interrogés dans le cadre de l’enquête ouverte par l’Inspection générale de la PNH, des détenus des Cayes ont soutenu que la tuerie s’est produite suite à l’intervention conjointe d’éléments de différentes unités de la PNH et des casques bleus de l’ONU. Une autre version de l’incident présentée par le Commissaire Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH, laisse croire que les casques bleus n’ont pas pris part à la tuerie.
L’inspecteur Sylvestre Larack qui était en charge de la prison des Cayes au moment de l’incident et qui a été par la suite muté à la direction du Pénitencier national (le plus important centre de détention du pays sis à Port-au-Prince) a été placé en isolement le 26 mai. L’inspecteur Clarel Denis lui a succédé au Pénitencier national, selon des sources proches des organismes haïtiens de défense des droits humains. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6820
Commentaires:
Avec toute la bonne volonté qui puisse animer le chef de la Police Nationale d'Haïti, nous avons du mal à accorder un crédit quelconque à ce genre d'information faite en forme de promesse. Nous risquons d'assister à une grande première: une enquête qui aboutit en Haïti!
Mais nous demeurons persuadé que nous ne serons pas choqués par l'effet de la surprise. La population haïtienne ou cette partie de la population qui suit un peu le déroulement des évènements, c'est à dire ceux qui n'ont pas à se lancer dans cette lutte de tous les jours et de tous les instants pour se trouver de quoi s'alimenter, sait très bien que le "kase fèy kouvri sa " marche encore et toujours.
Comme exemple nous nous rappelons encore l'affaire de l'argent du trafiquant de drogue du nord ouest d'Haïti qui aurait été partagé entre les agens qui ont organisé une perquisition chez son oncle.
Des instances indépendantes, voire une commission parlementaire ont mené des investigations. On attend encore les résultats.
Le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, promet « la plus grande transparence et la sincérité » de l’institution qu’il dirige concernant le dossier de la mutinerie enregistrée le 19 janvier 2010 à la prison civile des Cayes (Sud), à l’occasion de laquelle plus d’une dizaine de détenus auraient été sommairement abattus par des agents pénitentiaires.
Dans un communiqué en date du 2 juin, le chef de la police déclare partager « les inquiétudes du public » et donne la garantie que « la PNH ne fera pas de rétention d’informations » concernant ce dossier révélé au monde par le New York Times du 22 mai 2010.
Le numéro un de la police informe en ce sens avoir passé des instructions expresses à l’Inspection générale de la PNH pour que des compléments d’enquête soient adjoints à l’enquête principale diligentée par l’envoi d’investigateurs aux Cayes. Il s’agira alors de déterminer « les circonstances exactes du drame, les conditions de l’utilisation de la force par les agents pénitentiaires, le nombre de victimes, les responsabilités des agents et les mesures appropriées à adopter ».
Se disant conscient de l’impact négatif que « ces faits non encore avérés » pourraient avoir sur l’ensemble du corps policier, le Directeur Général de la Police Nationale estime nécessaire sa prise de position dans l’attente des résultats de « l’enquête ouverte tant par l’Inspection générale de la Police Nationale que par la justice des Cayes ».
« Les cas de morts enregistrés dans cette affaire ont fait l’objet, à la demande des responsables de la prison, de constats légaux effectués par un Juge de paix et la justice des Cayes est saisie de l’affaire », précise M. Andrésol.
Le président René Préval et le chef de la Mission de l’ONU, Edmond Mulet, se sont entendus pour que soit constituée une commission d’enquête indépendante sur le dossier.
Interrogés dans le cadre de l’enquête ouverte par l’Inspection générale de la PNH, des détenus des Cayes ont soutenu que la tuerie s’est produite suite à l’intervention conjointe d’éléments de différentes unités de la PNH et des casques bleus de l’ONU. Une autre version de l’incident présentée par le Commissaire Frantz Lerebours, porte-parole de la PNH, laisse croire que les casques bleus n’ont pas pris part à la tuerie.
L’inspecteur Sylvestre Larack qui était en charge de la prison des Cayes au moment de l’incident et qui a été par la suite muté à la direction du Pénitencier national (le plus important centre de détention du pays sis à Port-au-Prince) a été placé en isolement le 26 mai. L’inspecteur Clarel Denis lui a succédé au Pénitencier national, selon des sources proches des organismes haïtiens de défense des droits humains. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6820
Commentaires:
Avec toute la bonne volonté qui puisse animer le chef de la Police Nationale d'Haïti, nous avons du mal à accorder un crédit quelconque à ce genre d'information faite en forme de promesse. Nous risquons d'assister à une grande première: une enquête qui aboutit en Haïti!
Mais nous demeurons persuadé que nous ne serons pas choqués par l'effet de la surprise. La population haïtienne ou cette partie de la population qui suit un peu le déroulement des évènements, c'est à dire ceux qui n'ont pas à se lancer dans cette lutte de tous les jours et de tous les instants pour se trouver de quoi s'alimenter, sait très bien que le "kase fèy kouvri sa " marche encore et toujours.
Comme exemple nous nous rappelons encore l'affaire de l'argent du trafiquant de drogue du nord ouest d'Haïti qui aurait été partagé entre les agens qui ont organisé une perquisition chez son oncle.
Des instances indépendantes, voire une commission parlementaire ont mené des investigations. On attend encore les résultats.
La fête du design vient en aide à Haïti
Lucie Lavigne, La Presse.-( Le 27 mai 2010)
Rendez-vous annuel des amateurs de design, le 22e Salon international du design d'intérieur de Montréal (SIDIM) ouvre ses portes aux professionnels et aux gens d'affaires aujourd'hui, à la Place Bonaventure de Montréal. Le SIDIM est accessible à tous samedi seulement, de 10h à 18h.
Environ 270 exposants sont prêts à dévoiler leurs nouveautés en matière d'électroménagers, de mobilier de salle de bains et de cuisine, ainsi que d'éclairage.
Cette année, le porte-parole du Salon est Luck Mervil, qui animera le deuxième Show de chaises. Ce concours regroupe plusieurs designers et créateurs, comme les artistes Corno et Armand Vaillancourt, le tandem formé du designer d'intérieur Christian Bélanger et de la designer de mode Marie Saint Pierre, et bien d'autres.
Les participants doivent transformer une modeste chaise de bois en oeuvre originale. Toutes les créations seront vendues dans un encan demain, et les fonds iront à la reconstruction d'Haïti. Une partie de l'argent sera remise à l'organisme Architectes de l'urgence du Canada et l'autre, au CECI (Centre d'étude et de coopération internationale).
Luck Mervil n'a d'ailleurs aucunement hésité lorsque les organisateurs du SIDIM ont fait appel à lui. «Depuis le tremblement de terre en Haïti, mon but est resté le même: amasser le plus d'argent possible, le plus rapidement possible pour aider le plus de gens possible. Alors quand on m'a dit que le SIDIM allait dans le même sens, j'ai accepté tout de suite», affirme celui qui a mis sur pied le projet Villages pour le monde. Le premier village modèle - autonome d'un point de vue énergétique - sera d'ailleurs réalisé en Haïti, en zone rurale avec l'aide de conteneurs.
«Des maisons sont aménagées dans des conteneurs, comme le sont certains stands de la Tribune des designers au SIDIM, ajoute Luck Mervil. Voilà un bel exemple de nouveau design.»
De son côté, Ginette Gadoury, coprésidente du SIDIM, précise que des fonds seront recueillis pendant les trois jours du Salon, notamment par l'entremise des inscriptions, des dons en ligne, des billets d'entrée et de l'encan du Show de chaises.
Enfin, comme il s'en organise par centaines au cours du Salon du meuble à Milan, une exposition éphémère en marge du SIDIM se tient ce soir à Montréal. My Ta Trung et son frère Thien dévoilent leurs prototypes dans le cadre d'un vernissage intitulé Pâté chinois, dès 18h, dans leur boutique Domison.
Les dirigeants du SIDIM espèrent la venue de 20 000 visiteurs.
http://montoit.cyberpresse.ca/decoration/design/201005/27/01-4284218-la-fete-du-design-vient-en-aide-a-haiti.phpjeudi 3 juin 2010
L'écrivain haïtien Dany Laferrière invité d'honneur à livre en folie
La 16e édition de « Livre en folie » se tiendra ce jeudi 3 juin au parc historique de la canne à sucre. Plus d'une cinquantaine d'auteurs seront en signature lors de ce grand événement considéré comme la rentrée littéraire ici en Haïti.
Le lauréat du prix Médicis, l'écrivain haïtien, Danny Laferriére est l'invité d'honneur cette année, il signera son dernier livre intitulé « Tout bouge autour de moi ».
Un ouvrage dans lequel l'auteur présente un vibrant témoignage autour du séisme du 12 janvier.
Pour cette nouvelle édition, de jeunes écrivains haïtiens seront également présents.C'est le cas de Betina Perono, qui fera son entrée, dans la cour des grands avec son premier livre « Les enfants du diable ».
Les habitués seront également de la partie. On peut citer le colonel Himmler Rébu qui va signer le « bal des vautours ». Sans oublier Francketienne et Lyonel Trouillot.
Selon les organisateurs, 1075 titres seront disponibles lors de cette grande foire du livre qui est subventionnée par le ministère de la culture et de la communication.
Livre en Folie a été initié en 1994 par le Journal Le Nouvelliste et ses partenaires, une activité qui occupe depuis certains temps , une place importante au sein de la communauté intellectuelle .Elle a pour objectif de faire la promotion du livre haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
Le lauréat du prix Médicis, l'écrivain haïtien, Danny Laferriére est l'invité d'honneur cette année, il signera son dernier livre intitulé « Tout bouge autour de moi ».
Un ouvrage dans lequel l'auteur présente un vibrant témoignage autour du séisme du 12 janvier.
Pour cette nouvelle édition, de jeunes écrivains haïtiens seront également présents.C'est le cas de Betina Perono, qui fera son entrée, dans la cour des grands avec son premier livre « Les enfants du diable ».
Les habitués seront également de la partie. On peut citer le colonel Himmler Rébu qui va signer le « bal des vautours ». Sans oublier Francketienne et Lyonel Trouillot.
Selon les organisateurs, 1075 titres seront disponibles lors de cette grande foire du livre qui est subventionnée par le ministère de la culture et de la communication.
Livre en Folie a été initié en 1994 par le Journal Le Nouvelliste et ses partenaires, une activité qui occupe depuis certains temps , une place importante au sein de la communauté intellectuelle .Elle a pour objectif de faire la promotion du livre haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
Former des plombiers et des électriciens en Haïti
Gilbert Lavoie, Le Soleil.-
(Québec) Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, estime que les efforts du Québec pour la reconstruction d'Haïti doivent porter sur la formation professionnelle dans des domaines comme la menuiserie, la plomberie et l'électricité. M. Arcand en fera la proposition demain au comité ministériel mis sur pied par le gouvernement Charest au lendemain du séisme du 12 janvier.
«Je veux essayer de voir de quelle façon on pourrait réaliser cette école qui serait située à Port-au-Prince ou ailleurs» a déclaré le ministre en entrevue au Soleil. Il se pourrait aussi que l'emplacement choisi soit à Corail, une municipalité située à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince, dont le gouvernement Préval voudrait faire sa cité nouvelle, a indiqué M. Arcand.
Le ministre voit plusieurs avantages à cette forme d'aide, notamment le fait que les gens formés dans ces techniques professionnelles sont moins susceptibles que les universitaires de quitter leur pays une fois diplômés. «Si on contribue à former 500 ouvriers de la construction, ce sera 500 ouvriers qui vont pouvoir travailler et gagner leur vie correctement.»
La collaboration du Québec avec Haïti ne date pas du séisme. Le ministre estime que 50 % du petit budget de son ministère dédié à l'aide internationale allait déjà à ce pays avant le 12 janvier. Le gouvernement contribue, à raison de 1,5 million $, au Projet d'appui au renforcement de la gouvernance en Haïti, aux côtés de l'Agence canadienne de développement international qui y a investi 4,8 millions $. Ce programme vise la transmission de notre expertise aux instances gouvernementales et à l'administration publique haïtienne. D'ailleurs, le ministre des Finances de ce pays, Ronald Baudin, un diplômé de ce programme, a participé à une réunion du Conseil des ministres du gouvernement Charest l'an dernier. «On lui a permis d'assister pour voir de quelle façon les décisions se prenaient, comment fonctionnait la machine administrative», a expliqué le ministre Arcand.
«Le gouvernement haïtien voit le Québec comme un pourvoyeur de ressources humaines», a-t-il ajouté. Lorsqu'il a rencontré le premier ministre Max Bellerive à Montréal, en janvier, ce dernier lui a tout de suite dit : «Vous nous avez aidés sur la police, j'ai besoin de 300 fonctionnaires d'urgence, et j'aimerais que vous regardiez aussi la question des cadastres. Vos ingénieurs de SNC Lavalin peuvent-ils nous donner des certifications sur les établissements là-bas? Est-ce qu'on peut ouvrir les écoles qui n'ont pas été détruites? Sont-elles assez solides?»
Effort concerté
Le ministre Arcand, qui s'est fait reprocher d'avoir fait état des contrats à venir pour la reconstruction d'Haïti, fait valoir l'ampleur de la tâche et la bonne réputation de nos entreprises. Il signale que de nombreux fonds seront appelés à faire des appels d'offres, dont celui du Plan maître du gouvernement haïtien, présidé par Bill Clinton et Max Bellerive, sur lequel siègent le Canada et plusieurs pays européens. Le fonds multilatéral hors du plan maître, la Banque mondiale et les ONG comme la Croix-Rouge lanceront eux aussi de nombreux appels d'offres. «Je n'ai jamais mentionné qu'on voulait notre part du gâteau, mais en même temps, on ne peut pas laisser tous les contrats aux Américains», dit M. Arcand.
Il estime que la coordination de ce vaste chantier va bien entre les gouvernements impliqués, mais que c'est moins évident chez les organisations non gouvernementales. «Il y a même des mauvaises langues qui disent que les ONG ne vont pas toujours à la bonne place et que certaines se tiennent au centre-ville de Port-au-Prince parce que c'est là que se trouvent les caméras.» Un autre problème, selon lui, vient du fait que les objectifs des ONG ne cadrent pas toujours avec les besoins exprimés par le gouvernement. «Par exemple, une ONG peut dire qu'elle privilégie un projet environnemental, alors que le gouvernement estime qu'il a davantage besoin d'une école.»
«Il y a une lumière au bout du tunnel, mais la lumière est encore assez loin», a conclu M. Arcand.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/16/01-4280988-former-des-plombiers-et-des-electriciens-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4286197_article_POS1
(Québec) Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, estime que les efforts du Québec pour la reconstruction d'Haïti doivent porter sur la formation professionnelle dans des domaines comme la menuiserie, la plomberie et l'électricité. M. Arcand en fera la proposition demain au comité ministériel mis sur pied par le gouvernement Charest au lendemain du séisme du 12 janvier.
«Je veux essayer de voir de quelle façon on pourrait réaliser cette école qui serait située à Port-au-Prince ou ailleurs» a déclaré le ministre en entrevue au Soleil. Il se pourrait aussi que l'emplacement choisi soit à Corail, une municipalité située à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince, dont le gouvernement Préval voudrait faire sa cité nouvelle, a indiqué M. Arcand.
Le ministre voit plusieurs avantages à cette forme d'aide, notamment le fait que les gens formés dans ces techniques professionnelles sont moins susceptibles que les universitaires de quitter leur pays une fois diplômés. «Si on contribue à former 500 ouvriers de la construction, ce sera 500 ouvriers qui vont pouvoir travailler et gagner leur vie correctement.»
La collaboration du Québec avec Haïti ne date pas du séisme. Le ministre estime que 50 % du petit budget de son ministère dédié à l'aide internationale allait déjà à ce pays avant le 12 janvier. Le gouvernement contribue, à raison de 1,5 million $, au Projet d'appui au renforcement de la gouvernance en Haïti, aux côtés de l'Agence canadienne de développement international qui y a investi 4,8 millions $. Ce programme vise la transmission de notre expertise aux instances gouvernementales et à l'administration publique haïtienne. D'ailleurs, le ministre des Finances de ce pays, Ronald Baudin, un diplômé de ce programme, a participé à une réunion du Conseil des ministres du gouvernement Charest l'an dernier. «On lui a permis d'assister pour voir de quelle façon les décisions se prenaient, comment fonctionnait la machine administrative», a expliqué le ministre Arcand.
«Le gouvernement haïtien voit le Québec comme un pourvoyeur de ressources humaines», a-t-il ajouté. Lorsqu'il a rencontré le premier ministre Max Bellerive à Montréal, en janvier, ce dernier lui a tout de suite dit : «Vous nous avez aidés sur la police, j'ai besoin de 300 fonctionnaires d'urgence, et j'aimerais que vous regardiez aussi la question des cadastres. Vos ingénieurs de SNC Lavalin peuvent-ils nous donner des certifications sur les établissements là-bas? Est-ce qu'on peut ouvrir les écoles qui n'ont pas été détruites? Sont-elles assez solides?»
Effort concerté
Le ministre Arcand, qui s'est fait reprocher d'avoir fait état des contrats à venir pour la reconstruction d'Haïti, fait valoir l'ampleur de la tâche et la bonne réputation de nos entreprises. Il signale que de nombreux fonds seront appelés à faire des appels d'offres, dont celui du Plan maître du gouvernement haïtien, présidé par Bill Clinton et Max Bellerive, sur lequel siègent le Canada et plusieurs pays européens. Le fonds multilatéral hors du plan maître, la Banque mondiale et les ONG comme la Croix-Rouge lanceront eux aussi de nombreux appels d'offres. «Je n'ai jamais mentionné qu'on voulait notre part du gâteau, mais en même temps, on ne peut pas laisser tous les contrats aux Américains», dit M. Arcand.
Il estime que la coordination de ce vaste chantier va bien entre les gouvernements impliqués, mais que c'est moins évident chez les organisations non gouvernementales. «Il y a même des mauvaises langues qui disent que les ONG ne vont pas toujours à la bonne place et que certaines se tiennent au centre-ville de Port-au-Prince parce que c'est là que se trouvent les caméras.» Un autre problème, selon lui, vient du fait que les objectifs des ONG ne cadrent pas toujours avec les besoins exprimés par le gouvernement. «Par exemple, une ONG peut dire qu'elle privilégie un projet environnemental, alors que le gouvernement estime qu'il a davantage besoin d'une école.»
«Il y a une lumière au bout du tunnel, mais la lumière est encore assez loin», a conclu M. Arcand.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201005/16/01-4280988-former-des-plombiers-et-des-electriciens-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4286197_article_POS1
Bill Clinton rappelle les bailleurs de fond à l'ordre
Publié le 02 juin 2010 à 13h12.- Agence France-Presse, Punta Cana
L'ex-président des États-Unis Bill Clinton a appelé mercredi les bailleurs de fond à «honorer leurs engagements» financiers vis-à-vis de la reconstruction d'Haïti, lors d'une réunion à Punta Cana en République dominicaine sur le pays, dévasté par un séisme le 12 janvier.
«Haïti n'est pas seul et ne le sera jamais. Nous sommes à ses côtés pour toujours, et contribuons non seulement à ce qu'il puisse se remettre des effets dévastateurs du tremblement de terre», a dit le président dominicain Leonel Fernandez lors de l'ouverture de la réunion où 50 pays et organismes internationaux participaient.
Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), a demandé aux pays donateurs d'«honorer leur engagement».
Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les organisateurs de la réunion de Punta Cana souhaitent accélérer le versement des sommes promises.
Les participants examineront des projets de reconstruction qui seront redistribués par groupe de pays et concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités.
Le président haïtien René Préval a remercié les donateurs tout en affirmant que le défi est «immense» en Haïti. Le séisme du 12 janvier y a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans abri.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/02/01-4286197-bill-clinton-rappelle-les-bailleurs-de-fond-a-lordre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
L'ex-président des États-Unis Bill Clinton a appelé mercredi les bailleurs de fond à «honorer leurs engagements» financiers vis-à-vis de la reconstruction d'Haïti, lors d'une réunion à Punta Cana en République dominicaine sur le pays, dévasté par un séisme le 12 janvier.
«Haïti n'est pas seul et ne le sera jamais. Nous sommes à ses côtés pour toujours, et contribuons non seulement à ce qu'il puisse se remettre des effets dévastateurs du tremblement de terre», a dit le président dominicain Leonel Fernandez lors de l'ouverture de la réunion où 50 pays et organismes internationaux participaient.
Bill Clinton, co-président avec le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive du Comité intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), a demandé aux pays donateurs d'«honorer leur engagement».
Deux mois après la conférence des bailleurs de fonds de New York le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seul le Brésil a versé une première contribution de 55 millions de dollars, qui seront supervisés par la Banque mondiale.
Les organisateurs de la réunion de Punta Cana souhaitent accélérer le versement des sommes promises.
Les participants examineront des projets de reconstruction qui seront redistribués par groupe de pays et concernent les infrastructures, les routes, les services d'eau potable et d'électricité, la construction de logements, d'écoles et d'universités.
Le président haïtien René Préval a remercié les donateurs tout en affirmant que le défi est «immense» en Haïti. Le séisme du 12 janvier y a fait plus de 250.000 morts et 1,3 million de sans abri.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201006/02/01-4286197-bill-clinton-rappelle-les-bailleurs-de-fond-a-lordre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1
mercredi 2 juin 2010
Myrlande Manigat est contre un départ anticipé du chef de l'Etat
Très critique envers le président Préval, la secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, n'est pas moins opposée à un départ anticipé du chef de l'Etat. Même si elle considère le président Préval comme le responsable de la confusion qui a permis la forte mobilisation de l'opposition, Myrlande Manigat réaffirme son attachement aux prescrits de la constitution. Elle souhaite donc que M. Préval boucle son mandat le 7 février 2011 tout en admettant que des prescrits constitutionnels peuvent être appliqués en cas de vacance présidentielle.
La secrétaire générale du RDNP émet des réserves sur la formation d'un gouvernement de transition. Elle juge qu'il n'y a pas aujourd'hui une alternative crédible. Il faut être raisonnable, martèle Mme Manigat qui veut éviter que des troubles politiques se greffent sur les troubles sociaux.
Mme Manigat ne veut pas prendre l'option du renversement de Préval parce qu'elle sait que les forces politiques jouent un rôle important dans l'organisation de la vie politique en Haïti. En dépit des prescrits constitutionnels l'ex sénatrice juge qu'il est imprudent de se lancer dans cette voie si on ne maîtrise pas les forces politiques.
La secrétaire générale du RDNP critique le chef de l'Etat qui selon elle n'a pas su mener à bien la phase d'urgence après le séisme. Les militants du RDNP continueront à prendre part à la mobilisation des 5 formations de l'opposition, non pour réclamer la démission de René Préval mais l'adoption de dispositions permettant de garantir des élections honnêtes et crédibles.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17796
commentaires:
Madame Manigat a été rappelée à l'ordre. C'est ce qui transparait dans ses récentes déclarations. Il y a quelques jours, elle déclarait sur les ondes de Radio Métropole que le "départ de René Préval aurait été quelque chose de bénéfique pour Haïti".
Haïti Recto Verso avait du mal à comprendre comment dans la conjoncture actuelle, les politiciens haïtiens pouvaient-il oser déclencher ou vouloir amorcer une crise politique qui se grefferait sur la crise humanitaire qui risque de porter atteinte à l'existence même d'Haïti et des haïtiens.
Nous avions considéré comme malhonnête l'utilisation de ce droit démocratique constitutionnel pour rassembler des militants salariés intérimaires des forces politiques qui ont pillé la nation pour semer les troubles et l'instabilité dans ce pays à genou.
Merci Madame Manigat d'être revenu sur vos propos d'avant.
Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.
La secrétaire générale du RDNP émet des réserves sur la formation d'un gouvernement de transition. Elle juge qu'il n'y a pas aujourd'hui une alternative crédible. Il faut être raisonnable, martèle Mme Manigat qui veut éviter que des troubles politiques se greffent sur les troubles sociaux.
Mme Manigat ne veut pas prendre l'option du renversement de Préval parce qu'elle sait que les forces politiques jouent un rôle important dans l'organisation de la vie politique en Haïti. En dépit des prescrits constitutionnels l'ex sénatrice juge qu'il est imprudent de se lancer dans cette voie si on ne maîtrise pas les forces politiques.
La secrétaire générale du RDNP critique le chef de l'Etat qui selon elle n'a pas su mener à bien la phase d'urgence après le séisme. Les militants du RDNP continueront à prendre part à la mobilisation des 5 formations de l'opposition, non pour réclamer la démission de René Préval mais l'adoption de dispositions permettant de garantir des élections honnêtes et crédibles.
LLM / Radio Métropole Haïti
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commentaires:
Madame Manigat a été rappelée à l'ordre. C'est ce qui transparait dans ses récentes déclarations. Il y a quelques jours, elle déclarait sur les ondes de Radio Métropole que le "départ de René Préval aurait été quelque chose de bénéfique pour Haïti".
Haïti Recto Verso avait du mal à comprendre comment dans la conjoncture actuelle, les politiciens haïtiens pouvaient-il oser déclencher ou vouloir amorcer une crise politique qui se grefferait sur la crise humanitaire qui risque de porter atteinte à l'existence même d'Haïti et des haïtiens.
Nous avions considéré comme malhonnête l'utilisation de ce droit démocratique constitutionnel pour rassembler des militants salariés intérimaires des forces politiques qui ont pillé la nation pour semer les troubles et l'instabilité dans ce pays à genou.
Merci Madame Manigat d'être revenu sur vos propos d'avant.
Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.
Les Nations Unies préoccupées l'arrivée de la Saison cyclonique
Les Nations Unies ont lancé une mise en garde contre une autre crise humanitaire en Haïti à l'occasion de la saison cyclonique qui s'annonce très active. « Il y a encore beaucoup de personnes vulnérables en raison du Tremblement de terre récent. Un ouragan important cette année serait dévastateur. Nous nous préparons donc au pire » a déclaré Sarah Muscroft, Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires .
Madame Muscroft a fait remarquer que même quand tout va pour le mieux, Haïti est complètement exposé aux ouragans.
Elle a précisé que l'élaboration de plans d'urgence est bien avancée, dont la mobilisation d'équipes Humanitaires de réponse rapide en cas de pluies ou d'incidents liés aux ouragans dans des sites de peuplement spontanés.
« A l'heure actuelle, les agences humanitaires mettent en place des mesures de préparation en cas d'urgence, dont le pré-positionnement par le Programme alimentaire mondial (PAM) de deux millions de rations alimentaires d'urgence dans 31 endroits sur le territoire haïtien », a-t-elle poursuivi
Le haut responsable de l'ONU a indiqué que le lancement du Plan de contingence pour l'ensemble du pays, élaboré par le Département de la protection civile en collaboration avec ses partenaires, permettrait une Meilleure planification en cas d'urgence.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17797
Madame Muscroft a fait remarquer que même quand tout va pour le mieux, Haïti est complètement exposé aux ouragans.
Elle a précisé que l'élaboration de plans d'urgence est bien avancée, dont la mobilisation d'équipes Humanitaires de réponse rapide en cas de pluies ou d'incidents liés aux ouragans dans des sites de peuplement spontanés.
« A l'heure actuelle, les agences humanitaires mettent en place des mesures de préparation en cas d'urgence, dont le pré-positionnement par le Programme alimentaire mondial (PAM) de deux millions de rations alimentaires d'urgence dans 31 endroits sur le territoire haïtien », a-t-elle poursuivi
Le haut responsable de l'ONU a indiqué que le lancement du Plan de contingence pour l'ensemble du pays, élaboré par le Département de la protection civile en collaboration avec ses partenaires, permettrait une Meilleure planification en cas d'urgence.
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Des manifestants préconisent l'option de la table rase
Seulement quelques centaines de manifestants ont pris part à la manifestation anti gouvernementale et anti Minustah du 1 juin. Les leaders des organisations populaires, syndicales ou de la société civile participant à ce mouvement prônent la table rase. Des dirigeants d'OP lavalas et André Michel (groupe 77) réclament à la fois la démission du président Préval et le départ des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Sur tout le parcours les manifestants ont lancé des slogans hostiles à la mission onusienne, accusée d'avoir depuis 6 contribuer à maintenir l'instabilité en Haïti. Les casques bleus sont accusés de viols et de violations de l'espace universitaire.
Le chef de la Minustah Edmond Mulet est logé à la même enseigne que le chef de l'état haïtien. Il sont accusés de vouloir organiser des élections non crédibles et anti démocratiques.
Dans le même temps, une manifestation anti gouvernementale et anti Minustah a eu lieu à Jacmel ( sud-est) à l'initiative du Mouvement Alternatif pour le Développement et la Reconstruction (Madre). Outre la démission du chef de l'Etat et le départ de la Minustah, les manifestants réclament également la démission des sénateurs. Accusés d'avoir facilité la tache à M. Préval dans les violations répétées de la constitution, les sénateurs sont désormais eux aussi sur la sellette.
Les manifestants de Jacmel et Port-au-Prince privilégient l'option de la table rase qui selon eux permettra la tenue d'élections honnêtes et démocratiques.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17795
Le chef de la Minustah Edmond Mulet est logé à la même enseigne que le chef de l'état haïtien. Il sont accusés de vouloir organiser des élections non crédibles et anti démocratiques.
Dans le même temps, une manifestation anti gouvernementale et anti Minustah a eu lieu à Jacmel ( sud-est) à l'initiative du Mouvement Alternatif pour le Développement et la Reconstruction (Madre). Outre la démission du chef de l'Etat et le départ de la Minustah, les manifestants réclament également la démission des sénateurs. Accusés d'avoir facilité la tache à M. Préval dans les violations répétées de la constitution, les sénateurs sont désormais eux aussi sur la sellette.
Les manifestants de Jacmel et Port-au-Prince privilégient l'option de la table rase qui selon eux permettra la tenue d'élections honnêtes et démocratiques.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17795
Les représentants haïtiens de la CIRH sont tous connus
Elle est composée ainsi : Jean Max Bellerive (co-président), Wiliam Jefferson Clinton (co-président), Percival J Paterson ( représentant de la CARICOM), Lucien Jean Bernard (représentant du Senat), Lucien Francoeur ((Chambre des députés), Joseph G. Louis (Fédération Nationale des Maires d'Haïti), Raoul Pierre Louis ( Fédération Nationale des Casecs d'Haïti), Jean Claude Lebrun ( secteur syndical), Garry Lissade (Pouvoir Judiciaire), Georges Henry Fils (Pouvoir judicaire), Reginald Boulos( secteur privé), Marie Georges Salomon (Exécutif) et Suze Percy (Exécutif). La CIRH devrait se réunir le mercredi 2 juin à Punta Cana, en République Dominicaine, au cours d'une nouvelle conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti.
54 pays et 35 organisations internationales ont déjà confirmé leur participation à ce forum sur la reconstruction du pays qui devrait être le dernier.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
54 pays et 35 organisations internationales ont déjà confirmé leur participation à ce forum sur la reconstruction du pays qui devrait être le dernier.
Notons que cette commission doit comporter 20 membres, 10 haïtiens et 10 étrangers. Elle sera co-presidée par le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive et l'ancien président américain Bill Clinton.
Elle aura pour mandat d'implémenter le plan de développement soumis par le gouvernement haïtien lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
Alix Fils Aimé alerte sur la constitution de réseaux de criminels
Dans un langage clair et avec des statistiques, le président de la Commission Nationale de Désarmement Démobilisation et démantèlement (CNDDR), Alix Fils Aimé, présente la situation sécuritaire et les enjeux dans ce domaine après le violent séisme du 12 janvier. Il révèle que des évadés et d'autres bandits sont entrain de constituer des réseaux de criminels notamment dans la région métropolitaine. Les criminels impliqués dans les réseaux de kidnapping sont dangereux et disposent de moyens importants, fait remarquer M. Fils Aimé pour qui les 600 évadés capturés l'ont été à l'occasion de certains délits plus ou moins mineures. Les criminels dangereux sont toujours en cavale insiste t-il.
Cependant le président de la CNDDR donne l'assurance qu'il est impossible aujourd'hui pour les bandits de reconstituer des gangs territoriaux. Dans le contexte actuel les criminels ne pourront pas contrôler une région et damer le pion aux forces de l'ordre explique M. Fils Aimé. Ces gangs avaient été démantelés par les forces de l'ordre en 2007 et 2008.
Les criminels appréhendés avant 2010 ont pu nouer des contacts en prison ce qui a permis à certains d'entre eux de changer de repaire après l'évasion du 12 janvier.
L'ex député de Pétion ville ne se fait pas d'illusion, il croit que ceux qui détiennent illégalement des armes à feu ne les rendront pas aux autorités. Interrogé par radio Métropole, M. Fils Aimé a préconisé une plus large synergie entre les différentes institutions afin d'empêcher une détérioration du climat sécuritaire.
La CNDDR entend avoir une stratégie proactive face à la nouvelle conjoncture. Alix Fils Aimé déplore toutefois l'insuffisance des ressources financières allouées à la commission. Il nous faut 10 fois plus que les 40 millions de gourdes alloués dans le budget, martèle le président de la CNDDR pour qui la participation de la communauté internationale dans l'effort sécuritaire est indispensable.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17792
Cependant le président de la CNDDR donne l'assurance qu'il est impossible aujourd'hui pour les bandits de reconstituer des gangs territoriaux. Dans le contexte actuel les criminels ne pourront pas contrôler une région et damer le pion aux forces de l'ordre explique M. Fils Aimé. Ces gangs avaient été démantelés par les forces de l'ordre en 2007 et 2008.
Les criminels appréhendés avant 2010 ont pu nouer des contacts en prison ce qui a permis à certains d'entre eux de changer de repaire après l'évasion du 12 janvier.
L'ex député de Pétion ville ne se fait pas d'illusion, il croit que ceux qui détiennent illégalement des armes à feu ne les rendront pas aux autorités. Interrogé par radio Métropole, M. Fils Aimé a préconisé une plus large synergie entre les différentes institutions afin d'empêcher une détérioration du climat sécuritaire.
La CNDDR entend avoir une stratégie proactive face à la nouvelle conjoncture. Alix Fils Aimé déplore toutefois l'insuffisance des ressources financières allouées à la commission. Il nous faut 10 fois plus que les 40 millions de gourdes alloués dans le budget, martèle le président de la CNDDR pour qui la participation de la communauté internationale dans l'effort sécuritaire est indispensable.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17792
La France sera présente à Punta Cana
La France annonce sa participation à la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti prévue ce mercredi à Punta Cana en République Dominicaine. Des assises qui seront co-présidées par les chefs d'Etat haïtien René Préval et dominicain Leonel Fernandez, souligne la presse dominicaine précisant que le Plan de reconstruction préparé par le gouvernement Bellerive sera au centre des débats.
Selon un communiqué du gouvernement français, la délégation française sera dirigée par Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement et également responsable de la Mission interministérielle pour la reconstruction d'Haïti.
L'administration Sarkozy croit qu'il est important de maintenir la dynamique internationale en faveur d'Haïti, sérieusement touché par le séisme du 12 janvier, et qui s'est engagé dans une véritable « refondation ».
La Conférence des donateurs qui s'est tenue à New York le 31 mars a permis aux autorités haïtiennes de définir leur plan de développement et de le faire valider par la communauté internationale, fait remarquer le communiqué.
À New York, de nombreux pays et organisations internationales ont promis une aide substantielle. Le suivi de cette conférence est important. C'est dans cette perspective que la rencontre de Punta Cana s'inscrit, conclut le texte de France Diplomatie.
EJ/Radio Métropole Haïti
Selon un communiqué du gouvernement français, la délégation française sera dirigée par Pierre Duquesne, Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement et également responsable de la Mission interministérielle pour la reconstruction d'Haïti.
L'administration Sarkozy croit qu'il est important de maintenir la dynamique internationale en faveur d'Haïti, sérieusement touché par le séisme du 12 janvier, et qui s'est engagé dans une véritable « refondation ».
La Conférence des donateurs qui s'est tenue à New York le 31 mars a permis aux autorités haïtiennes de définir leur plan de développement et de le faire valider par la communauté internationale, fait remarquer le communiqué.
À New York, de nombreux pays et organisations internationales ont promis une aide substantielle. Le suivi de cette conférence est important. C'est dans cette perspective que la rencontre de Punta Cana s'inscrit, conclut le texte de France Diplomatie.
EJ/Radio Métropole Haïti
Début ce mardi premier juin de la saison cyclonique
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin pour prendre fin le 30 novembre prochain. Contrairement à l'année dernière, elle sera tres active selon les responsables du centre National des Ouragans des Etats-Unis (NHC). Les prévisions ont indiqué que 15 tempêtes tropicales et quatre cyclones, sont formés au niveau de l'océan atlantique pour cette saison. Parmi les cyclones il y en a qui pourraient devenir des ouragans majeurs et qui peuvent atteindre les catégories 3,4 ou 5 sur l'échelle Saffir-Simpson, selon le NCH.
Le NCH a précisé que les vents pourraient également atteindre 178 à 249 kilomètres- heures.
« 'il y a 49% de "chance" pour qu'une tempête tropicale passe à proximité d'Haïti cette année. » a déclaré William Gray, un expert en ouragan, de la Colorado State University (CSU).
Monsieur Gray a fait remarquer que la probabilité pour que toute la caraïbe soit touchée par un ouragan majeur cette année est de 58%.
Pour sa part, le directeur du Centre National de météorologie d'Haïti Ronald Semelfort , a confirmé toutes les informations relatives à cette saison cyclonique qui inquiète plus d'un.
Rappelons qu'Agatha, la première tempête tropicale de la saison cyclonique, a fait au moins une centaine de morts ce week-end au Guatemala en Amérique centrale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17790
Le NCH a précisé que les vents pourraient également atteindre 178 à 249 kilomètres- heures.
« 'il y a 49% de "chance" pour qu'une tempête tropicale passe à proximité d'Haïti cette année. » a déclaré William Gray, un expert en ouragan, de la Colorado State University (CSU).
Monsieur Gray a fait remarquer que la probabilité pour que toute la caraïbe soit touchée par un ouragan majeur cette année est de 58%.
Pour sa part, le directeur du Centre National de météorologie d'Haïti Ronald Semelfort , a confirmé toutes les informations relatives à cette saison cyclonique qui inquiète plus d'un.
Rappelons qu'Agatha, la première tempête tropicale de la saison cyclonique, a fait au moins une centaine de morts ce week-end au Guatemala en Amérique centrale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17790
Des inondations ont été enregistrées à Port-au-Prince
Plusieurs quartiers au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince ont été inondés suite aux averses du 31 mai. Des abris provisoires et même des maisons ont été envahis par les eaux des dernières pluies qui se sont abattues sur les quartiers de Clercine 3,4 8, Gerald Bataille, Pétion Ville et Petite place Cazeau.
« Nous sommes dans ce camps, depuis plusieurs mois, on nous avait promis des abris beaucoup plus solides mais jusqu'à présent nous attendons » a déclaré un sans-abri se trouvant dans le camp d'hébergement du Parc Saint Thérèse à Petion-Ville.
Les victimes accusent les autorités de n'avoir rien fait pour améliorer leurs conditions de vie depuis le séisme du 12 janvier.
Soulignons que plusieurs secteurs du pays et des membres de la communauté internationale avaient appelé le gouvernement à prendre de nouvelles dispositions à l'occasion de la saison pluvieuse.
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin. Le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC) avait clairement exprimé sa préoccupation face à cette saison qui s'annonce très mouvementée cette année.
Voir les photos de l'inondation à Pétion-Ville http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1491 et 26 suivantes
EJ/Radio Métropole Haïti
« Nous sommes dans ce camps, depuis plusieurs mois, on nous avait promis des abris beaucoup plus solides mais jusqu'à présent nous attendons » a déclaré un sans-abri se trouvant dans le camp d'hébergement du Parc Saint Thérèse à Petion-Ville.
Les victimes accusent les autorités de n'avoir rien fait pour améliorer leurs conditions de vie depuis le séisme du 12 janvier.
Soulignons que plusieurs secteurs du pays et des membres de la communauté internationale avaient appelé le gouvernement à prendre de nouvelles dispositions à l'occasion de la saison pluvieuse.
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin. Le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC) avait clairement exprimé sa préoccupation face à cette saison qui s'annonce très mouvementée cette année.
Voir les photos de l'inondation à Pétion-Ville http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1491 et 26 suivantes
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