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mercredi 7 avril 2010

Les parlementaires de l'opposition critiquent la loi d'urgence

Les avis des parlementaires sont partagés 48 heures avant le débat sur le projet de loi d'urgence soumis par l'exécutif. Plusieurs députés de l'opposition affichent leur détermination à tout mettre en œuvre afin d'empêcher la ratification du projet de loi d'urgence post séisme. Le député d'Anse à Veau, Frantz Robert Mondé, estime que les membres de la commission devraient déclarer la loi irrecevable. Relevant de nombreux anomalies dans le document, le député de l'Anse a Veau soutient que le président Préval aurait mieux fait d'adopter des dispositions pour simplifier les procédures. L'extension de la période d'urgence à 18 mois frise l'indécence martèle le député Mondé.
Son collègue de Dame Marie, Acluche Louis Jeune, partage le point de vue de l'inconstitutionnalité du projet de loi. Il estime que le chef de l'Etat aurait des objectifs inavoués en soumettant un projet de loi d'urgence de 18 mois. Critiquant la composition de la commission intérimaire, le député de l'OPL souligne que le Parlement ne peut pas ratifier une institution composée en partie d'étrangers.

Même son de cloche de la part du député de L'Estert, Noël Eliphete. Il n'entend pas voter le projet de loi pour éviter d'être complice de l'exécutif qui foule au pied la souveraineté du pays. M. Eliphete attire l'attention sur ce projet de loi d'urgence de 18 mois alors que le mandat du président Préval arrive a terme dans 10 mois. Noël Eliphete recommande aux autorités d'œuvrer de préférence au renforcement des institutions.

A la chambre haute, le sénateur Melius Hyppolite n'est pas disposé à voter le projet de loi qui autorise l'implication des étrangers dans la gestion du pays. Tout en réclamant la publication du rapport sur la première période d'urgence, le sénateur de l'OPL rappelle qu'il revient au deux chambres de contrôler l'action gouvernementale.

LLM / Radio Métropole Haïti
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Commentaires:
Au moins pendant les moments chauds du tremblement de terre, on n'entendait plus parler de ces parlementaires dont on pouvait se questionner sur l'utilité dans le contexte actuel. Les députés et les sénateurs, comme les haïtiens qui rêvent avec leur suggestion et leurs propositions de passé du néant à un pays de rêve, ne comprennent rien de la conjoncture actuelle. Il faudrait que les membres de notre cher pouvoir legislatif se rappelle que les 10.000.000.000 de dollars ne sont que des promeses de dons. Les pormesses peuvent ne pas se concrétiser si  nous autres les haïtiens nous ne nous mettons pas d'accord en oubliant un peu certaines considérations qui ne rentrent certainement pas dans un situaton d'urgence absolue comme celle que connait notre nation aujourd'hui.

Haïti : Une police exclusivement féminine

Le Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU (MINUSTAH) a annoncé mardi, le déploiement prochain d'un bataillon de police du Bangladesh composé à 100% de femmes au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti «Elles seront déployées avant la fin du mois dans le cadre des renforcements que le Conseil de sécurité a autorisé en janvier 2010 après le tremblement de terre du 12 janvier », a souligné la porte-parole adjointe du Secrétaire général, Marie Okabé, lors de son point presse, à New York.
L'unité de police sera composée de 130 femmes policiers et 30 personnels de soutien. «Bien que les arrangements finaux concernant les fonctions de cette unité ne soient pas encore confirmés, il est probable qu'elle travaillera dans certains des camps de déplacés afin d'aider à les sécuriser, en partenariat avec la police nationale haïtienne», a-t-elle dit.

A l'occasion de la Journée internationale des Casques bleus célébrée le 29 mai, l'ONU avait souligné que les femmes casques bleus sont en minorité dans les missions mais jouaient un rôle d'exemple pour les femmes avec qui elles entrent en contact sur le terrain.
«En montrant à ces femmes et ces filles qu'elles sont aptes à tout, dans le domaine de la politique, de la sécurité, du maintien de l'ordre, de la médecine, du journalisme, les Casques bleus de sexe féminin peuvent servir de modèle dans le milieu local, et leur exemple est une inspiration pour les femmes et les filles vivant dans les sociétés à domination souvent masculine où elles servent», estimait l'Organisation.
MINUSTAH/N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17447

mardi 6 avril 2010

Haïti: Attention danger!

Haïti connaît une inquiétante hausse de cas de grands brûlés dans les camps de sans abri, a indiqué mardi le Dr Rémy Zilliox qui travaille avec l'organisation Médecins sans frontières (MSF), pointant les incendies dans les tentes ou les électrocutions liées aux câbles électriques traînant en ville depuis le séisme. «C'est une nouvelle pathologie qui est une conséquence du mode de vie très précaire», que connaissent les quelques centaines de milliers d'haïtiens vivant dans des camps. «Ils sont sous la tente depuis trois mois et font de moins en moins attention», explique le chirurgien.
«J'ai un patient, il était en vélo quand un câble électrique s'est enroulé autour de sa roue avant. Comme son vélo était en métal, il a pris le courant dans les pattes», raconte l'humanitaire. «Toutes les familles vivent dans des tentes. Il y a une bougie ou une lampe à pétrole qui se renverse, et c'est une tente, deux, trois tentes qui flambent», poursuit-il. «Les femmes font la cuisine dans des conditions difficiles, avec de l'eau bouillante, de l'huile. La gamelle se renverse, ça vous donne ça», dit-il en pointant une femme défigurée, en attente d'une greffe de peau.
Face à cette situation, MSF a ouvert une unité spéciale, la seule en Haïti, dans son hôpital d'urgence installé dans le quartier Delmas de Port-au-Prince, au milieu d'un camp où vivent des milliers de sinistrés. Constitué de structures gonflables, l'hôpital de 4.500 m2 dispose de 200 lits et de tous les services d'un hôpital moderne.
N/ Radio Métropole Haïti
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Haïti est toujours sous la menace des répliques

Les répliques vont se poursuivre dans les prochains jours. L'annonce a été faite par la direction générale du Bureau des Mines et de L'Energie dans un communiqué de presse rendu public le lundi 5 avril. L'United Geological Survey (USGS) et plusieurs universités canadiennes et françaises ont mené plusieurs missions scientifiques en Haïti durant ces derniers jours. Elles avaient pour but de mieux comprendre la répartition des répliques.
Ces expert qui ont prélevé des échantillons à Léogane et dans plusieurs autres ville du pays, ont affirmé que d'importantes répliques susceptibles d'endommager des bâtiments déjà affectés pourraient se produire. Ils indiquent également que la menace sismique en Haïti est et restera significative.
Suite à aux recommandations de ces spécialistes, les responsables du bureau des mines invitent la population à rester vigilante et à construire les bâtiments selon des normes para sismique. Les répliques sont beaucoup moins fréquentes à Port au Prince, ces dernières semaines, leur magnitude a aussi considérablement diminué.
EJ/Radio Métropole Haïti
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Commentaires:
Merci beaucoup messieurs les prophètes du lendemain!

La Norvège au secours d'Haïti

La situation en Haïti est sans précédant dans l'histoire de l'humanité, souligne le ministre norvégien de l'Environnement et du Développement international Erik Solheim. «Je crois comprendre que c'est la première fois qu'un pays enregistre autant de dommages, non seulement en termes de pertes en vies humaines et matérielles, mais également en termes de dégâts structurels» Il s'agit pour la Norvège de poursuivre son appui à Haïti et ainsi éviter des dégâts supplémentaires. «Nous allons joindre nos efforts à ceux du Gouvernement pour que le pays puisse se relever, que se soit sur le plan éducatif, de la santé ou en matière d'agriculture ou d'infrastructures», a dit le ministre norvégien qui doit rencontrer durant son séjour, outre la Minustah: le président René Préval, le Premier ministre, et des agences de l'ONU, ainsi que des acteurs humanitaires sur le terrain afin d'échanger avec ces autorités sur la reconstruction et de voir comment la Norvège peut utiliser ses ressources pour contribuer aux efforts de reconstruction d'Haïti et également, d'évaluer sur le terrain l'efficacité de l'aide de la Norvège.
L'aide de la Norvège à Haïti s'élève à 135 millions de dollars. En réponse à l'urgence humanitaire post-séisme, la Norvège a mis à la disposition du pays 35 millions de dollars. A cela s'ajoute une promesse de 100 millions de dollars en termes d'appui pour le long terme, notamment la reconstruction.
Erik Solheim était accompagné par l'envoyé spécial de la Norvège en Haïti, Halvor Saetre, l'ambassadeur de la Norvège au Venezuela accrédité en Haïti, Mme Ingunn Klepsvik, le Secrétaire général de la Croix Rouge norvégienne, Borge Brende, de la responsable des Affaires internationales de l'Aide de l'Eglise norvégienne (NCA), et deux conseillères, Mmes Elisabeth Slattum et Wera Helstrom. La visite du ministre Solheim a été l'occasion pour lui de rendre hommage au courage des haïtiens et «saluer le travail de la Minustah et du Gouvernement haïtien, qui sont remarquables»

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17442

10,000 tentes sur la mer

Felipe Calderon, le Président du Mexique, a annoncé ce mardi 6 avril, que le navire «Zapotec», avait quitté le port mexicain de Coatzacoalcos, dans l'État de Veracruz, à destination d'Haïti. Ce navire chargé de 160 tonnes d'aides humanitaire et de matériels, transporte une précieuse cargaison de 10,000 tentes. Ce premier lot de tentes fait partie d'un total de 50,000 promise par le Président Calderon à René Préval lors du Sommet d'Amérique latine et des Caraïbes qui s'est tenue les 22 et 23 Février dernier dans la ville mexicaine de Playa del Carmen. Calderon espère que les 40,000 autres tentes «seront terminées dans les semaines à venir» à-t-il déclaré lors d'un déjeuner avec des sauveteurs mexicains de retour d'Haïti.

 Le Mexique a également promis au gouvernement haïtien une aide de cinq millions de dollars, ce qui n'a pas encore été finalisé «Nous avons la déclaration du Secrétaire au Trésor, qui a exploré les mécanismes de paiements, nous attendons les instructions pour transférer cet argent» a déclaré Calderon.

Le président a expliqué que «près d'un million de personnes dorment dans la rue en Haïti» et que le président Préval en collaboration avec la communauté internationale cherche à obtenir un total de 200.000 tentes pour fournir des abris temporaires aux victimes, avant la saison des pluies.
Les techniciens de l'Organisation des Nations Unies savent que la saison des pluies et des ouragans commence dans les Caraïbes, et que ces abris sont indispensables. L'ancien président américain Bill Clinton a annoncé vendredi dernier l'arrivée dans les sept prochains jours de 27.000 tentes supplémentaires.
Pendant ce temps, sur le marché du boulevard La Saline, surplombant le port de la ville, Peter, 20 ans, vend des bâches en plastique robuste, un matériel habituellement utilisé pour protéger les surfaces contre le soleil et l'eau dans la construction, en provenance de la République Dominicaine, «bien utilisée elles deviennent des tentes de luxe» dit-il. Ces «tentes de luxe» sont vendues 30$US à petit prix, précise-t-il soit 20% du salaire moyen d'un travailleur haïtien, un luxe sans aucun doute.
Quand la nuit tombe, les rues de la capitale se transforment en gigantesques dortoirs à ciel ouvert, exposés aux pluies menaçantes. En attendant l'arrivée du «Zapotec» dont ils ignorent tout de l'existence.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17440

Haïti: Ne remplacez pas Michaëlle Jean!

Des Haïtiens de passage à Ottawa pour la tenue d'un symposium sur Haïti, auquel participait Mme Jean ont demandé au premier ministre du Canada, Stephen Harper, de prolonger le mandat de Michaëlle Jean, qui se termine cet été. Il y a des précédents au Canada ou des gouverneurs sont restés en poste pendant plus que la durée limite fixée à 5 ans, telle Adrienne Clarkson qui est restée à son poste six ans ou Georges Vanier qui est mort en fonction alors qu'il en était à sa huitième année. Ces derniers jours, des média révélaient que le premier ministre Harper avait entrepris des recherches pour trouver un remplaçant à Mme Jean, bien que la principale intéressée garde le silence sur la question de son éventuel départ.
Le maire de Port-Au-Prince, Jean-Yves Jason, ainsi que la ministre haïtienne du Commerce et de l'Industrie, Josseline Féthière, ont souligné le rôle crucial joué par la gouverneure du Canada depuis le séisme du 12 janvier dernier et voient en elle, une alliée indispensable pour le peuple haïtien..
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17439 






N/ Radio Métropole Haïti

Des parlementaires américains préoccupés par la situation des orphelins

Une délégation parlementaire américaine conduite par la sénateur de Louisiane Mary Landrieu effectue depuis lundi une visite officielle en Haïti. Au cours de son séjour la sénateur Mary Landrieu et ses collègues Kirsten Gillibrand et Eleanor Holmes Norton, ont eu des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien René Préval, le Premier Ministre Jean Max Bellerive ainsi que le ministre des affaires sociales, Yves Christalin. La situation des enfants vulnérables et le processus d'adoption ont été au menu de la rencontre avec le ministre des affaires sociales. Le ministre Christalin a mis l'accent sur la nécessité de la création d'une «task force» appelée à apporter un encadrement aux enfants regroupés dans les camps.
Les membres de la délégation ont promis leur appui au gouvernement haïtien rapporte M. Christalin qui récemment fait le dépôt d'un projet de loi sur l'adoption au Parlement. Les différents critères de l'adoption ont été abordés au cours de la rencontre, explique le ministre des affaires sociales soulignant que l'adoption simple est souvent bradée par les nouveaux parents qui empêchent tout contact entre l'enfant et ses parents biologiques.
Quelques heures plus tard, les membres de la délégation ont visité l'orphelinat Rose Mina sur la route de frères. Cette institution accueille de nombreux enfants orphelins après le séisme du 12 janvier.
La sénateur Landrieu a exprimé sa tristesse après avoir visité les nombreux sites détruits lors du séisme. Elle a réitéré sa détermination à aider le gouvernement américain dans les efforts visant à contribuer à la reconstruction d'Haïti.
Mme Landrieu, co présidente du causus adoption annonce qu'elle poursuivra les efforts en faveur des orphelins haïtiens.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Haïti: Washington estime à 34.4 milliards le coût de la reconstruction


Le vice-président américain Joe Biden a réaffirmé lundi, que la Maison-Blanche tiendrait son engagement et sa promesse de reconstruire Haïti et d'assurer à l'île, dévastée par un séisme du 12 janvier, un avenir meilleur, lors d'une réunion avec la communauté haïtienne de Miami. Le Vice-président Joe Biden, accompagné de Paul Weisenfeld, coordinateur en Haïti de l'Agence américaine d'aide internationale (USAID), à rencontré hier, au centre culturel Haïti, les leaders de la communauté haïtienne, et plusieurs élus locaux dont le maire de North Miami André Pierre, celui maire de la ville de Miami Regalado Tomás, de North Miami Beach Councilman Philipe Derose, et le représentant de l'État de Floride, Ronald A. Brisé américain d'origine Haïtienne.
Joe Biden a réaffirmé l'engagement de l'administration Obama à Haïti en promettant d'être à l'écoute des préoccupations des haïtiano-américains qui veulent être impliqués dans la reconstruction de leur pays d'origine. Joe Biden a souligné que la diaspora haïtienne, avant même le tremblement de terre, envoyait environ 2 milliards de dollars par an en Haïti soit près de 30% du PIB de ce pays.
«Notre engagement n'a pas été revu à la baisse. Le président (Barack Obama) tiendra son engagement de reconstruire Haïti et de le reconstruire en mieux», a déclaré M. Biden, «Nous avons fait la promesse de déblayer les décombres, mais aussi de remettre Haïti sur pied, comme ce pays ne l'a pas été depuis longtemps», a-t-il ajouté. «Nous allons travailler avec le peuple d'Haïti, nous allons travailler avec la diaspora, nous allons travailler avec vous tous» a dit M. Biden
Le vice-président a rappelé que les États-Unis avaient débloqué 1 milliard de dollars après le séisme, et réitéré la promesse de Washington, formulée la semaine dernière lors de la conférence internationale des donateurs de consacrer 1,15 milliard de dollars à la reconstruction. Selon lui, la coopération internationale a déjà permis «d'apporter des améliorations dans la vie des Haïtiens» soulignant qu'aujourd'hui, 1,2 million d'Haïtiens «ont accès a des eaux traitées, soit 50% de plus qu'avant le séisme».
Au total, les bailleurs de fonds étrangers ont engagés près de 5,3 milliard dans l'effort de reconstruction d'Haïti, et 9,9 milliards de dollars pour la prochaine décennie. Un montant supérieur à ce qu'attendaient les autorités haïtienne mais inférieur au montant nécessaire à la reconstruction du pays. Le gouvernement Obama estime qu'Haïti aura besoin de 11,5 milliards de dollars pour les 18 prochains mois, et 34,4 milliards de dollars au cours des dix prochaines années pour tout reconstruire.
N/ Radio Méteropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17433

Steven Benoît affirme que la loi d'urgence est inconstitutionnelle

Le député de Pétion ville Steven Benoît a engagé une nouvelle bataille avec l'exécutif haïtien en lançant une campagne contre la loi d'urgence. Le parlementaire multiplie les interventions publiques afin de mobiliser ses collègues et conscientiser la population sur l'inconstitutionnalité de cette loi d'urgence Post séisme. Inconcevable, inadmissible le député de Pétion ville ne manque pas de qualificatif pour démontrer l'irrecevabilité du projet de loi destiné à réguler la réalisation des travaux dans le cadre de la reconstruction d'Haïti. On nous demande de violer la constitution se plaint M. Benoît qui critique l'introduction de la commission intérimaire dans le projet de loi soumis aux élus.
Ayant pris ses distances avec le parti au pouvoir, le député Benoît se propose de motiver ses collègues afin de faire échec au projet du chef de l'Etat.

S'il peut compter sur l'appui de certains députés dont Hugues Célestin et Acluche Louis Jeune, le parlementaire s'attend à une tache ardue face aux élus de INITE. Il espère que certains députés du parti au pouvoir ne voteront pas le projet de loi. " Je ne veux pas citer de noms mais des députés courageux de INITE refuseront de voter la loi", assure le parlementaire qui plaide pour un vote nominal et public au cours de la séance.

Répondant aux questions de radio Métropole à la rubrique " Le point sur le 100.1", le député Benoît a prévu qu'une soixantaine d'élus sur les 99 prendront part à la séance.

Le président Préval est dans la ligne de mire du député de Pétion ville, élu sous la bannière de Lespwa et aujourd'hui candidat au sénat de l'Alternative. Accusant le chef de l'Etat d'avoir violé la constitution à 5 reprises par le non respect des échéances constitutionnelles, Steven Benoît estime que René Préval a œuvré afin de contrôler les différents secteurs du pouvoir.
LLM / Radio Métropole Haïti

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Faible affluence lors de la réouverture des classes


Très peu d'élèves avaient regagné leurs salles de classes hier dans la région métropolitaine. De nombreux parents et élèves sont encore dans l'expectative tandis que d'autres se sont rendus auprès des directeurs afin d'obtenir des informations sur le calendrier scolaire. De nombreux établissements scolaires avaient gardé leurs portes fermées et certains autres ont été contraints de renvoyer les rares élèves présents.
Avec ou sans uniformes, les élèves présents ont fait montre d'engouement pour les activités académiques. Au lycée Antênor Firmin plus de 600 élèves sans uniformes ont été accueillis par le directeur qui a lancé le programme d'appui psychosocial. Au lycée Marie Jeanne la directrice affirme avoir lancé un programme de recensement. Elle espère que les travaux de construction de hangar s'achèveront au cours de cette semaine. Néanmoins, plusieurs élèves étaient présent dans d'autres établissements scolaires notamment au Centre d'études Lumière.
La reprise a été également perturbée par l'indisponibilité de plusieurs sites écoles dont le Lycée Alexandre Pétion, collège Saint Martial, collège Canado, Collège Le Normalien, Collège Bird, Lycées Marie Jeanne et qui étaient toujours en chantier.
Outre les travaux, plusieurs sites d'écoles sont toujours occupés par des milliers de sans abris. Le collège adventiste de Diquini n'a pas pu reprendre ses activités en raison notamment de la présence de plusieurs milliers de sans abris sur le campus. Les responsables de cette institution envisagent tout de même de reprendre les activités le 12 avril.
LLM/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17432

Air Caraïbes: vols directs vers Haïti en mai

AFP: -06/04/2010
Mise à jour : 11:09 Réagir
La compagnie française Air Caraïbes va reprendre à compter du 1er mai ses vols directs entre Paris et Haïti, qu'elle avait suspendus depuis le séisme du 12 janvier, a-t-elle annoncé mardi.
La compagnie va de nouveau exploiter "deux vols hebdomadaires directs Paris-Port-au-Prince", détaille-t-elle dans un communiqué. Elle avait déjà repris cette desserte mais avec escale à Pointe-à-Pitre et Fort-de-France, aux Antilles.
Air Caraïbes et Air France sont les deux seules compagnies françaises à desservir Port-au Prince. Elles avaient été contraintes de suspendre leurs vols avec la fermeture de l'aéroport aux vols commerciaux.
Air France dessert de son côté la capital haïtienne via Miami et Pointe-à-Pitre.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/04/06/97002-20100406FILWWW00427-air-caraibesvols-directs-vers-haiti-en-mai.php

115 Haïtiens arrêtés au Canada

AFP.- Le nombre d'Haïtiens essayant de rentrer illégalement aux Etats-Unis en provenance du Canada a augmenté depuis le séisme du 12 janvier en Haïti, et 115 d'entre eux ont été arrêtés récemment, a-t-on appris aujourd'hui de source policière.
"Depuis le 21 janvier, 114 Haïtiens ont été appréhendés dans le Vermont (nord-est), et un à New York", a précisé à l'AFP Mark Henry, porte-parole de la police des frontières du Vermon.
Ces immigrants ne venaient pas de l'île dévastée par le tremblement de terre. "Ils avaient déjà vécu illégalement aux Etats-Unis pendant des années, et avaient été expulsés vers le Canada, où ils avaient demandé l'asile, ne l'obtenant pas pour la plupart d'entre eux", a-t-il expliqué.
L'officier de police a refusé de lier la hausse des tentatives de retour aux Etats-Unis à la tragédie qui a frappé Haïti en janvier, faisant quelque 220.000 morts et 1,3 million de sans-abri.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/05/97001-20100405FILWWW00381-115-haitiens-arretes-au-canada.php

A Port-au-Prince, une rentrée scolaire hypothétique


Port-au-Prince Envoyée spéciale La pluie, la nuit dernière, a eu raison de l'abri de toile dans lequel il avait trouvé refuge depuis le soir du séisme. Des torrents de boue ont emporté les draps, les bâches, un fatras d'ustensiles et de vêtements. Mais le voilà qui sourit, remercie le ciel, Jésus, et tous les saints. Il a sauvegardé l'essentiel : un échantillon de petites photos, collées, jaunies, mais authentiques, représentant son école, sa fierté, son histoire.
Jusqu'au 12 janvier, date à laquelle a eu lieu le séisme, Fritz Fleurimiste dirigeait l'institut mixte La Fontaine, qui accueillait 200 enfants. "Une belle école, dit-il. Voyez les professeurs, cravatés et élégants à mes côtés. Et regardez mes élèves, comme ils ont fière allure, costumés comme des princes pour notre grande parade du 18 mai, jour de la fête nationale."
L'école, aujourd'hui, n'est plus qu'un tas de ruines. Personne n'y a péri. Ce n'est pas comme cet institut de formation d'enseignants où 299 des 300 étudiants sont morts en même temps. Ni comme cette école d'infirmières où deux promotions entières ont disparu dans les décombres. On estime que 80 % du parc scolaire de la région de Port-au-Prince est détruit ou très endommagés, ce qui représente plus de 4 000 écoles. Les établissements universitaires seraient, eux, détruits à plus de 90 %.
M. Fleurimiste a retrouvé beaucoup de ses élèves dans le campement du Pétion-Ville Club. Plusieurs sont orphelins. D'autres ont fui en province, comme certains enseignants privés de leur maigre salaire. Comment prendre au sérieux le mot d'ordre du ministère de l'éducation qui proclame que la réouverture des écoles - il n'y a jamais eu de fermeture "officielle" - aura lieu mardi 6 avril ? "J'essaie de repérer un endroit pour regrouper les élèves, dit le directeur. Mais je n'ai pas de tentes pour les accueillir ! Pas de pupitres, de cahiers, de livres... Il faudrait un miracle." A l'aide d'un mégaphone, il convoque pourtant les enfants du camp, toutes les fins de semaine, pour des chants, des poèmes et la marche de parade. "Le 18 mai prochain, la fierté nationale ne doit pas être en berne."
Mais que se passera-t-il mardi ? Combien d'écoles ouvriront ? Où ? Sous quels abris ? Avec quel matériel ? Quels enseignants ? Payés par qui ? Et pour enseigner quoi à cette population traumatisée qui refuse d'entrer dans le moindre bâtiment en dur ? Toutes ces questions sont brassées par le ministre de l'éducation, aux bureaux eux aussi réduits en miettes. Discutées avec l'Unesco, l'Unicef, des représentants de la Commission européenne, de la francophonie, de la Banque mondiale...
Une course contre la montre est engagée pour qu'au moins quelques écoles importantes de Port-au-Prince rouvrent leurs portes à la date indiquée. Seule une infime minorité de sites scolaires ont reçu l'aval d'ingénieurs venus inspecter les bâtiments fissurés ou ont été totalement déblayés (l'armée française y participe), des vigiles devant alors les protéger des squatters à l'affût d'un endroit pour poser bâches et abris.
Tous les acteurs veulent profiter de l'occasion pour repenser un système éducatif jugé désastreux, jeter les bases d'un modèle plus qualitatif et plus équitable dans lequel le ministère de l'éducation aurait enfin un rôle de référence pour tous les établissements. Avant la catastrophe, ils étaient publics pour 15 % seulement, le reste privés (dont 15 % dépendant de congrégations religieuses, et au moins 20 % très bas de gamme, dits "borlettes").
Taux de scolarisation ? 23 % en préscolaire, 76 % en primaire et collège, 22 % au lycée, 10 % en supérieur. 500 000 enfants de 6-12 ans ne sont pas scolarisés, et 70 % des scolarisés présentent un retard de plus de deux ans. 38 % de la population au-dessus de 15 ans est analphabète. Et la plupart des enseignants n'ont pas fréquenté l'école pendant plus de neuf ans.
Comment remettre ce secteur en route ? En faisant en sorte, d'abord, de favoriser l'intégration dans les écoles de province de tous les enfants réfugiés de Port-au-Prince. En abolissant, ensuite, la distinction public-privé, l'Etat devant prendre le relais de familles incapables d'acquitter les frais de scolarité du privé.
Dans les demandes aux bailleurs internationaux, mention est donc faite de ces nouvelles obligations envers le secteur privé. Un fonds de 22 millions de dollars (16,3 millions d'euros) vient d'être réorienté vers le secteur, dont 16 seront essentiellement destinés aux professeurs du privé, non rémunérés depuis le 12 janvier. Mais c'est à 627 millions de dollars que le ministère chiffre le total des dommages.
Les riches se sont déjà organisés pour envoyer leur progéniture à l'étranger ou payer des professeurs privés. Il y a eu aussi, dans les camps, et grâce à plusieurs ONG ou associations, quelques initiatives pour distraire, faire s'exprimer les enfants. Elisabeth Debrosse Delatour, la femme du président d'Haïti, a organisé une poignée de petites écoles installées dans des bus.
Mais des centaines de milliers d'enfants, désœuvrés depuis le 12 janvier, attendent avec impatience et anxiété le 6 avril. D'autres, déphasés, vagabonds, ou trop impliqués dans le combat de leurs parents pour la survie, ont le sentiment que leur vie d'écoliers en petit uniforme est révolue à tout jamais.
Annick Cojean
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/05/a-port-au-prince-une-rentree-scolaire-hypothetique_1328950_3244.html#ens_id=1290927

L'université d'Haïti redoute une "fuite des cerveaux"

Près de trois mois après le séisme du 12 janvier, les étudiants haïtiens n'ont qu'une hâte : reprendre les cours. "Certaines universités accueillent des étudiants sous des tentes, essaient de les loger, d'autres se font prêter des bâtiments, les universités congrégationnistes ont reçu des fonds de l'église. Mais pour un établissement comme le nôtre, la reprise ne pourra se faire que graduellement car la majorité de nos bâtiments ont été détruits", témoigne le recteur de l'université d'Etat d'Haïti, Jean-Vernet Henry. C'est dire si les universités du pays, dont huit sont membres de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) et qui regroupent 60 % des étudiants, soit quelque 60 000 jeunes, attendent beaucoup des assises internationales pour la reconstruction de l'enseignement supérieur, organisées par l'AUF à Montréal, fin mai.
L'enseignement supérieur a perdu plus de 400 étudiants et professeurs et vu s'écrouler la quasi-totalité de ses bâtiments. L'université d'Etat d'Haïti, la plus importante avec 25 000 étudiants (dont 15 000 à Port-au-Prince), est en ruine. Celles de Quisqueya (2 600 étudiants) et de Notre-Dame (2 500) ont beaucoup souffert. Les étudiants, dispersés aux quatre coins du pays, n'ont plus de logement et leurs parents, souvent sans emploi, ne peuvent subvenir à leurs besoins. La délégation des universités haïtiennes membres de l'AUF, reçue mi-mars par le ministère français de l'enseignement supérieur, estime que la facture devrait s'élever à 50 millions d'euros par an pendant dix ans.


MAINTENIR SUR PLACE
Lors de sa visite en Haïti, le 17 février, Nicolas Sarkozy a proposé que 700 étudiants haïtiens soient accueillis sur les trois sites de l'université des Antilles et de la Guyane. Quelque 11 000 jeunes ont déposé des dossiers, en cours d'examen. "L'annonce a été comprise comme une offre de bourses", ce qui n'était pas le cas, indique-t-on à l'ambassade de France. Le budget nécessaire au financement de 700 boursiers, soit 15 millions d'euros, n'existe pas. Pour l'heure, un peu plus de 60 étudiants, dont ceux de l'institut de gestion géré par l'AUF, poursuivent leurs études à Fort-de-France.
Les recteurs des universités haïtiennes craignent que le départ de ces jeunes ne devienne définitif. Dans un pays miné par la fuite des cerveaux, l'aide doit s'efforcer avant tout, estiment-ils, de maintenir les étudiants sur place. Ils défendent donc un système de bourses ciblées sur des diplômés qui iraient se spécialiser pour un master ou un doctorat et à qui ils feraient signer "un engagement de retour". Car "la grande tendance" aujourd'hui, rappelle M. Henry, est d'aller poursuivre ses études en République dominicaine, qui dispose de plus grandes capacités d'accueil et d'un plus grand nombre de filières.
L'un des moyens pour parer au plus pressé tout en offrant des moyens de qualité passe par les cours à distance. Dans cet esprit, l'AUF va lancer un appel d'offres de 100 000 euros afin d'ouvrir un campus numérique d'ici à la prochaine rentrée.
Brigitte Perucca
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/05/l-universite-d-haiti-redoute-une-fuite-des-cerveaux_1328953_3244.html

Les écoles rouvrent en Haïti

Publié le 05 avril 2010
Mike Melia ; Associated Press ; Port-au-Prince


Pour Rachelle Moris, 12 ans, lundi, c'était le bonheur: les écoles haïtiennes ont rouvert officiellement, près de trois mois après le séisme qui a dévasté la capitale Port-au-Prince.
«Tous mes amis sont là. Je suis heureuse, ils ne sont pas sous les gravats», s'est exclamée la petite fille, après ces longues semaines passées dans les rues, à aider sa mère et à surveiller ses deux petits frères.
Étape majeure du retour à la normale pour les enfants haïtiens, cette «rentrée des classes» un peu particulière s'est faite dans des conditions minimales: l'école de Rachelle est endommagée, la cour pleine de débris, les parents refusent que les enfants s'installent dans des bâtiments menaçant de s'effondrer et les tentes promises par le ministère de l'Education ne sont pas arrivées. Après avoir fait l'appel et recensé les présents, l'administration a donc renvoyé tout son petit monde, jusqu'à lundi prochain...
Le séisme a détruit quelque 4 000 écoles, et seules quelques centaines devraient rouvrir cette semaine. Selon Edward Carwadine, porte-parole de l'UNICEF à Port-au-Prince, si des cours avaient repris dans les camps de déplacés, il n'y avait plus d'école dans la ville depuis le séisme.
A l'école de Rachelle, dans le quartier de Carrefour-Feuilles (ouest de Port-au-Prince) une centaine d'enfants sur le millier d'élèves que comptait l'établissement sont morts dans la catastrophe.
Les responsables commencent par inciter les enfants à parler de ce qu'ils ont vécu, une forme de thérapie de groupe, en l'absence de tout soutien psychologique professionnel. Et, les uns après les autres, les élèves se lèvent pour raconter ce qu'ils ont vu, vécu, le 12 janvier et les jours qui ont suivi. Des histoires de douleur et de survie, comme cette élève qui raconte qu'elle venait de sortir de chez sa voisine pour faire une course, juste avant que la maison ne s'effondre, tuant tout les présents. Ou cette autre qui dit n'avoir ni mangé ni dormi, pendant deux jours, sous le choc. Après chaque récit, tout le groupe applaudit.
Déjà très aléatoire dans un pays où seule la moitié des enfants en âge d'être scolarisés le sont effectivement, le système éducatif haïtien est ramené à zéro. Le ministère de l'Education et tous ses dossiers ont été détruits. Plus de 700 enseignants sont morts, et au moins 4 000 élèves.
Les écoles rouvrent progressivement dans la zone du séisme, l'objectif étant d'avoir 700 000 enfants de nouveau à l'école d'ici la mi-mai, explique Mohamed Fall, responsable de l'éducation de l'UNICEF en Haïti. Et l'année scolaire a été prolongée jusqu'en août, pour tenter de rattraper le temps perdu.

Le nombre d'Haïtiens arrêtés à la frontière (canadienne) s'est multiplié

Publié le 05 avril 2010 à 10h48 Mis à jour le 06 avril 2010 à 06h57
Le nombre d'Haïtiens qui tentent d'entrer illégalement aux États-Unis en provenance du Canada a augmenté en flèche depuis le tremblement de terre du 12 janvier.
«En moins de trois mois, nous en avons intercepté davantage que pendant les cinq années précédentes», a indiqué l'officier Mark Henry, porte-parole pour le poste de Swanton du US Border Patrol.Depuis le 23 janvier, 120 Haïtiens ont été arrêtés sur le territoire du poste de Swanton, qui couvre essentiellement la frontière entre le Québec et l'État du Vermont. La police frontalière les a appréhendés alors qu'ils tentaient d'entrer aux États-Unis par la forêt ou par les champs, de nuit la plupart du temps.
«Ces Haïtiens avaient déjà vécu illégalement aux États-Unis dans le passé, mais ils avaient été expulsés, a expliqué Mark Henry. Ils sont donc allés au Canada pour demander l'asile, qui leur a été refusé.»
Les autorités américaines n'ont pas établi de lien entre cette hausse de tentatives de retour vers les États-Unis et le séisme. Il pourrait toutefois y en avoir un, selon Marjorie Villefranche, directrice des programmes à la Maison d'Haïti.
Séisme
Mme Villefranche a rappelé que, quelques jours après le tremblement de terre, le gouvernement de Barack Obama a décidé d'accorder l'asile temporaire aux Haïtiens sans papiers, un statut qui permet de travailler en toute légalité.
Mais pour l'obtenir, les ressortissants haïtiens devaient être présents sur le territoire américain le jour du séisme.
«Les gens qui ont essayé de traverser la frontière n'étaient peut-être pas au courant de cette condition, a dit Mme Villefranche. Ils ont peut-être pensé qu'ils gagneraient mieux leur vie aux États-Unis.» Plusieurs centaines d'Haïtiens menacés d'expulsion aux États-Unis se sont réfugiés au Canada sous l'ère du président américain George Bush, a souligné Mme Villefranche.
Les Haïtiens qui ont tenté de retourner aux États-Unis se retrouvent dans une situation encore plus précaire: ils risquent maintenant l'expulsion vers leur pays d'origine. La plupart sont détenus au Vermont et font face à des accusations de nature criminelle ou administrative.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/05/01-4267443-le-nombre-dhaitiens-arretes-a-la-frontiere-sest-multiplie.php

Ici Radio Débrouillardise Haïti

Publié le 05 avril 2010 à 07h33 Quelques heures après le séisme qui a détruit une partie de Port-au-Prince, le 12 janvier dernier, l'animateur de radio Carel Pedre était derrière son micro, sur les ondes de Radio One. Animateur de l'émission du matin et directeur de la station, Pedre est une vedette locale qui a acquis une notoriété internationale lorsque CNN a diffusé les photos qu'il avait prises et publiées sur Twitter quelques moments seulement après la secousse.
Quelques jours seulement après le séisme, d'autres radios comme Tropic FM et Radio Ginen (il y en a au total une dizaine établies à Port-au-Prince) avaient repris leur diffusion.

«Des radios ont opéré pendant des semaines grâce à du matériel récupéré dans les décombres, à partir d'une tente aménagée, dans le voisinage ou sur la Cour de Saint-Louis, l'un des plus grands camps de réfugiés de la capitale», raconte Claude Gilles, directeur du Centre opérationnel des médias mis sur pied par Reporters sans frontières au lendemain du séisme.

Radio-Caraïbes, une des stations de radio les plus populaires au pays, diffusait quant à elle sous une tente, en face de ses anciens studios, comme l'a déjà raconté notre collègue Agnès Gruda, fin janvier.
Deux mois plus tard, c'est toujours le cas. «Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Port-au-Prince», confirme Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada.
Télé et journaux
Du côté de la télévision, pour des raisons techniques évidentes, le retour à la normale est plus long. «La plupart des postes de télé diffusent des vidéoclips et des films, explique Carel Pedre, joint par téléphone. Mais la Télévision nationale d'Haïti, installée dans la cour extérieure de son ancien édifice, a repris sa programmation régulière.»
Quant aux deux quotidiens haïtiens, Le Matin et Le Nouvelliste, leurs presses ont été lourdement endommagées dans le séisme. La version papier du Matin, publiée une fois par semaine pour l'instant, est imprimée en République dominicaine. Quant au Nouvelliste, le plus vieux quotidien au pays, il publie deux numéros par semaine mais doit reprendre son rythme quotidien aujourd'hui.
«La rédaction du journal demeure toujours dans son siège provisoire, à Pétionville, et le journal sera imprimé dans son local situé au centre-ville en ruine», explique Claude Gilles par courriel. «Le journal est en outre à rebâtir sa liste d'abonnés dont un grand nombre a déménagé ou a quitté le pays.»
Deux jours après le séisme, des représentants de l'organisme Reporters sans frontières, avec l'aide financière de Quebecor, mettaient sur pied un centre opérationnel des médias. Situé lui aussi à Pétionville, il offre du matériel, des ressources professionnelles et psychologiques ainsi que des espaces de travail aux journalistes haïtiens ainsi qu'aux médias étrangers en reportage en Haïti.
François Bugingo, porte-parole de RSF Canada, a participé à sa création. «Le centre est coordonné en collaboration avec le ministère des Communications haïtien et éventuellement, nous allons céder notre place à des associations locales afin qu'elles assument sa coordination.» Reporters sans frontières estime qu'une trentaine de travailleurs du monde des médias sont morts dans le séisme.
http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201004/05/01-4267360-ici-radio-debrouillardise-haiti.php

lundi 5 avril 2010

La reprise des activités scolaires se fait attendre (Maj: 14:45)

Les activités scolaires n'ont pas repris ce lundi 5 avril dans le département de l'Ouest notamment à Port-au-Prince. Les rares écoliers que l'on remarquait ce matin dans les rues et dans les salles de classes ce matin n'étaient pas en uniforme. «La consigne a été passée, les activités scolaires reprennent à partir de ce lundi, En ce sens nous invitons les établissements scolaires dont les structures d'accueil sont opérationnelles à démarrer avec les séances d'appui psycho-social, afin de faciliter la réadaptation et l'encadrement des enfants traumatisés par le séisme du 12 janvier», déclarait ce matin, monsieur Desrosiers, ministre de l'éducation sur les ondes de Radio Métropole.
Toutefois, monsieur Desrosiers dit ne pas s'attendre à la grande foule lors de cette journée de réouverture. Il dit espérer, du moins, que beaucoup d'élèves reprendront le chemin de l'école d'ici la semaine prochaine.
Selon le ministre, l'activité scolaire recommencera progressivement dans les zones qui ont été touchées par la catastrophe. La reprise se fera dans des conditions particulières avec un nouveau calendrier et un programme adapté.
Il ne suffit pas de «passer la consigne» pour que les activités scolaires reprennent aujourd'hui. À Pétionville, un directeur résigné explique «J'essaie de repérer un endroit pour regrouper les élèves, dit le directeur. Mais je n'ai pas de tentes pour les accueillir ! Pas de pupitres, de cahiers, de livres... Il faudrait un miracle». A l'aide d'un mégaphone, il convoque pourtant les enfants du camp. Tout laisse à croire que de nombreux directeurs d'établissement scolaire vivent aujourd'hui la même situation.
Combien d'écoles ouvriront ? Où ? Sous quels abris ? Avec quel matériel ? Quels enseignants ? Payés par qui ? Et pour enseigner quoi à cette population traumatisée ? Le ministre de l'éducation discute de ces questions avec l'Unesco, l'Unicef, des représentants de la Commission européenne, de la francophonie de la Banque mondiale... mais il n'a pas toutes les réponses, ni les 2 milliards de dollars que le gouvernement estime nécessaire à la relance du secteur éducatif.

Les riches eux, ont envoyé leur enfants à l'étranger ou se payent des professeurs privés. Il y a eu aussi, dans les camps quelques initiatives grâce à plusieurs ONG ou associations. Elisabeth Debrosse Delatour, la femme du président d'Haïti, a même organisé quelques petites écoles installées dans des bus... Tout ceci est certes louable, mais la réalité est loin du discours politique. Des milliers d'enfants, désoeuvrés, déphasés ou vagabonds depuis le 12 janvier, trop impliqués dans le combat quotidien de leurs parents pour la survie, ont le sentiment que leur vie d'écoliers est révolue à jamais.

La rentrée scolaire la semaine prochaine..? Le mois prochain..? Qui peut le dire.

EJ / Radio Métropole Haïti

Haïti: Des violences sexuelles évitables

Avant le séisme, les violences, notamment sexuelles, contre les femmes et les filles étaient en diminution à Haïti. Aujourd'hui, avec la précarité liée au tremblement de terre, ces violences subies par les femmes et les filles haïtiennes augmentent. Catherine Maternowska, spécialiste de la violence à l'encontre des femmes pour l'Unicef, est arrivée à Haïti dans les années 80. Pour elle, rien de nouveau: les situations d'urgence augmentent la vulnérabilité des filles et des femmes face à la violence sexuelle et sexiste. «La violence sexuelle n'est pas inévitable, affirme-t-elle. Le mouvement des femmes en Haïti s'efforce depuis longtemps de changer les lois archaïques du pays qui font que les femmes et les filles sont gravement désavantagées dès la naissance. Aujourd'hui en Haïti, les groupes de soutien enseignent aux hommes et aux femmes comment éviter la violence et comment créer des espaces sûrs pour leurs filles».
Dans la petite ville isolée d'Anse-à-Pitre, au sud d'Haïti près de la frontière avec la République dominicaine, des milliers de familles se sont réfugiées dans cette commune pauvre. Les secours et ressources sur lesquels la petite ville pouvait compter avant le séisme ont même été aiguillés ailleurs pour répondre aux besoins des populations directement touchées par le tremblement de terre.

La vie quotidienne entre les parois d'une tente ou d'une petite maison n'offre aucune intimité. A la nuit tombée, les latrines mal situées ou inexistantes obligent les femmes et les enfants à se cacher dans des zones non éclairées. Peu de gens se sentent en sécurité. « Depuis le séisme, la population a augmenté, ainsi que les cas de violence à l'encontre des femmes, raconte Marc-Anglade Payoute, juge de paix à Anse-à-Pitre. La police et le système judiciaire font tout leur possible. Nous continuons à effectuer des arrestations. »

À la suite du tremblement de terre, l'Unicef a rencontré près d'une dizaine de groupes dans le sud-est d'Haïti pour travailler à la création d'un système d'orientation efficace pour les survivantes de la violence. Des petites cartes de référence en plastique indiquent aux victimes en créole haïtien où se rendre pour recevoir du soutien et des soins médicaux.

«Ce qui est primordial, c'est l'information, poursuit Catherine Maternowska. Fournir les informations nécessaires à une rescapée de la violence peut lui sauver la vie. Les cartes de référence que nous avons créées indiquent où et comment accéder aux médicaments essentiels afin de prévenir les grossesses et le VIH. Bien évidemment, l'apport d'informations en temps utile permet aux rescapées d'avoir accès à un traitement médical complet, à un soutien psychosocial et à la justice».

En partenariat avec des ONG et d'autres institutions des Nations Unies, l'Unicef soutient aujourd'hui le gouvernement haïtien dans sa volonté de lutter contre la violence sexiste. Des centres de santé dédiés aux femmes et aux filles sont actuellement en cours de développement dans les zones les plus touchées par le séisme, y compris Port-au-Prince, Léogane et Jacmel. Objectif: étendre ces services aux coins les plus reculés d'Haïti, y compris Anse-à-Pitre.

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17428

Les haïtiens ne veulent pas de charité

Les haïtiens veulent commencer à reconstruire leur pays «ils ne veulent pas de charité, ils veulent travailler, éduquer leurs enfants et faire en sorte d'avoir un toit au-dessus de leurs têtes la nuit». Selon une enquête réalisée auprès de 1,723 personnes par une firme indépendante haïtienne financée par l'organisation internationale Oxfam, du 9 au 12 mars auprès d'haïtiens appartenant à diverses catégories d'âge et de statut socio-économique, dans plusieurs quartiers de Léogâne et de la capitale, Port-au-Prince, dont Pétionville, Delmas et Carrefour. Les résultats complets seront disponibles dans le courant du mois d'avril.
«Les haïtiens nous disent haut et fort qu'ils veulent se remettre sur pied et commencer à reconstruire leur pays» Les besoins les plus pressants des haïtiens sont l'emploi (26%), les écoles (22%) et le logement (10%). Les haïtiens ne veulent pas de charité, ils veulent travailler, éduquer leurs enfants et faire en sorte d'avoir un toit au-dessus de leurs têtes la nuit. En tant que communauté internationale, nous devrions pouvoir le faire» a précisé Marcel Stoessel, chargé de mission en Haïti d'Oxfam International.

En dépit des récentes critiques concernant l'efficacité de leur intervention globale, plus de 60% des personnes interrogées jugeaient que la qualité et l'efficacité de la distribution de l'aide par les ONG internationales étaient bonnes. 70% de ces personnes se félicitaient des actions menées par les gouvernements étrangers au cours de la période d'assistance après le tremblement de terre. Beaucoup de gens n'ont pas exprimé d'opinion au sujet de l'efficacité de la distribution de l'aide, et ont ainsi illustré les divergences et incompréhensions suscitées par une opération d'assistance d'une telle ampleur.
Les haïtiens interrogés lors de cette enquête ont également exprimé leur manque de confiance en la capacité de leur gouvernement à mener, unilatéralement, à bien le plan de reconstruction devant être présenté cette semaine à New York. Ils pensent au contraire qu'un partenariat entre le gouvernement central et la société civile haïtienne ou un gouvernement étranger serait mieux à même de mettre en œuvre le plan de reconstruction. «Il est compréhensible que les gens éprouvent une certaine anxiété à l'égard de l'intervention de leur propre gouvernement, la communauté internationale doit déployer tous les efforts dont elle est capable pour aider le gouvernement haïtien à se remettre sur pied. Sans le gouvernement, il ne peut y avoir de reconstruction durable», explique Philippe Mathieu, le Responsable pays d'Oxfam-Québec originaire d'Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/

Plusieurs leaders politiques s'opposent à la loi d'urgence

Le projet de modernisation de la loi d'urgence devrait être soumis ce mardi au Parlement haïtien. Ce nouveau projet de loi stipule que la période s'étendrait sur 18 mois et prend en compte la formation de la commission intérimaire de gestion des fonds d'urgence. Plusieurs dirigeants de l'opposition et des parlementaires ne cessent de critiquer ce projet de loi, le qualifiant d'inconstitutionnel. Le secrétaire général du PLAPH Himmler Rébu espère une réaction de la population pour empêcher l'approbation du projet de loi par les deux chambres. Cet avis est partagé par le chef de file de l'Alliance Evans Paul qui y voit un complot ourdi par le président Préval.
Des parlementaires de l'opposition, dont le sénateur Youri Latortue et le député Steven Benoît entendent s'opposer au vote de la loi qui consacrera selon eux une mise sous tutelle d'Haïti.

Le sénateur Latortue estime que la commission parlementaire devrait déclarer le projet de loi irrecevable parce que contraire à la loi mère. Les élus critiquent l'implication d'étrangers dans la commission intérimaire et l'extension de la période d'urgence.
Rappelant que le mandat du chef de l'Etat prend fin dans 11 mois, ces parlementaires croient que le président Préval ne devrait pas engager la nation au delà de cette période sans un consensus national.
Le député de Pétion ville Steven Benoît ne se fait pas d'illusion sur le résultat du vote à la chambre basse. Il s'attend à une mobilisation des élus du parti INITE, majoritaire dans les deux chambres.
Ces derniers jours le président de cette formation politique, le sénateur Joseph Lambert, a attiré l'attention sur l'importance de ce projet de loi dans les efforts visant à améliorer les conditions de vies des sinistrés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17426

Haïti: Pâque entre foi, résignation et désespoir

Pays très pieux, Haïti a suspendu une grande partie de ses activités depuis jeudi soir, y compris au sein des organisations internationales chargées de la reconstruction, pour permettre aux chrétiens de se recueillir. «C'est différent aujourd'hui, parce qu'il y a pas mal d'entre nous qui ne sont pas là, qui sont malheureusement partis», dit une jeune fille de 19 ans.
Assis devant les décombres de la cathédrale de Port-au-Prince, ou seule la façade rose et sa rosace est encore debout, des milliers d'haïtiens ont assisté dimanche à une messe de Pâques marquée par le souvenir du séisme du 12 janvier. Beaucoup de sans-abri des camp sont venus à la messe. Certains, comme Eddy Charles, restent devant les grilles de la cathédrale. «Pas belle», explique l'adolescent en montrant sa chemise fripée. «Mais on croit en Dieu», s'empresse d'ajouter son ami amputé de la jambe droite.

Pour protéger du soleil le clergé, la chorale et quelques fidèles, une vaste bâche en plastique a été tendue au dessus de l'autel. «Cette année, nous fêtons la résurrection avec simplicité», lance aux catholiques le nouvel archevêque, Mgr Joseph Lafontant. Il se félicite qu'après le tremblement de terre, le peuple haïtien ait gardé la foi «Vous êtes comme des rescapés, comme des survivants», ajoute-t-il, devant une foule endimanchée.

«C'est une catastrophe naturelle, on n'a pas le choix, on doit accepter», se résigne une jeune fille qui étudie au lycée, avouant que selon elle, le salut d'Haïti passe «par Dieu... et la communauté internationale».

«Nous espérons grâce à Dieu que les pays voisins vont nous aider à reconstruire la cathédrale», déclare Jean-Michelet Daniel, 23 ans, un grand crucifix suspendu autour du cou. Toutefois, malgré sa foi le jeune homme admet son désespoir «Nous les jeunes, nous n'avons pas d'avenir». Sa mère est morte pendant la catastrophe et il se retrouve sans revenu, à devoir élever son petit frère de six ans dans un camp.

N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17423

Haïti-Environnement: La déforestation, emblème d'une situation catastrophique

En Haïti, les moyens de subsistance déjà précaires risquent encore de s'aggraver à cause des habitudes de vie traditionnelle et du changement climatique. Haïti est très exposé aux épisodes de sécheresse et d'inondation dû à la dégradation de l'environnement telle que la déforestation, un mal qui affecte le pays depuis de nombreuses années. La déforestation est un défi majeur à relever, avec l'abattage de plus de 98 % des forêts ces dernières décennies. Selon les Nations unies, 70 % des haïtiens cuisent leurs aliments au charbon de bois, les obligeant ainsi à couper de grandes extensions de forêts chaque année sans que personne ne se soucie de reboiser. Les souvenirs d'une végétation exubérante dans le pays appartiennent au passé.
L'accélération de la consommation de charbon d'origine végétale menace de transformer le pays en un désert, le premier dans les Caraïbes, une zone caractérisée par des sols secs et l'absence de végétation.

Le séisme du 12 janvier 2010 a révélé de manière extrêmement brutale la très grande fragilité du pays vis-à-vis des éléments naturels. Les inondations des plaines agricoles, des villes d'estuaires, les glissements de terrains, l'obstruction de chenaux d'écoulements naturels sont toutes dues à l'imperméabilisation croissante des sols liée à la surexploitation des ressources disponibles.
La déforestation spectaculaire a laissé le pays sans défense face à l'érosion. Même les territoires classés «zones protégées» n'échappent pas à la destruction: la grande forêt des Pins par exemple a perdu près de 12 000 hectares de forêt de haute qualité, sa surface s'est réduite à 4 000 hectares.
Le fait qu'il n'existe pas de loi permettant de conférer des droits de propriété foncière indiscutables, conjugué à une forte pression démographique (qui a augmenté les cultures sarclées requérant une forte intensité de main d'œuvre au détriment des cultures à forte intensité de terre, telles que des plantations d'arbres fruitiers) sont les principales causes politiques et économiques de cette situation catastrophique.
Les premiers projets d'aménagement des bassins versants, de reboisement et de conservation des sols, apparus dans les années 1940 à 1980 se sont souvent soldés par des échecs car ils accordaient la priorité à l'aspect physique du processus, le problème était considéré comme un problème technique auquel il fallait apporter des solutions techniques.
Depuis les années 1980, une approche plus réaliste cherche à intégrer le monde agricole avec ses motivations sociales et économiques. Elle dépasse le seul cadre de la conservation des eaux et des sols; elle considère le reboisement comme un facteur de développement rural. L'ensemble du territoire a été cartographié et les travaux des experts ont permis d'élaborer un nombre impressionnant de programmes d'actions.

Le Gouvernement haïtien avait à l'étude un plan d'action pour lutter contre la déforestation, mais le tremblement de terre à définitivement remis en question sa mise en œuvre, ce, indépendamment de l'aide promise par certaines organisations internationales.
Sur le terrain, cette masse de connaissances sur ce qu'il faudrait faire est en total décalage avec les réalisations concrètes. Il n'existe toujours pas, par exemple, de modèle d'un traitement réussi qui pourrait servir de référence. Seuls une démultiplication des actions et un intérêt mutuel peuvent venir à bout d'un tel chantier.
Le taux de couverture forestière d'Haïti est aujourd'hui de moins de 2% contre 47% en République Dominicaine, tous types confondus (mangroves, forêts sèches, réserves forestières, parcs naturels). 30 millions d'arbres sont coupés annuellement pour couvrir 70% des besoins énergétiques des haïtiens, sans que parallèlement aucun projet de reboisement ne vienne les régénérer.
Les experts internationaux considèrent qu'Haïti a besoin de planter plus de 200 millions d'arbres pour augmenter la surface boisée de seulement 10%, cela nécessitera des investissements considérables mais personne ne sait d'ou viendra cet argent.
Le choc du séisme doit mobiliser le Gouvernement, le Parlement et les donateurs pour éliminer les nombreux «ralentisseurs» qui gangrènent les bonnes volontés. Il faudrait aussi mettre le monde paysan au cœur du dispositif.
À court terme, l'existant doit être conservé avant tout. Parallèlement, il faut faire en sorte que les arbres plantés représentent une valeur patrimoniale alors qu'actuellement, leur valeur provient essentiellement de leur transformation en charbon.
N/ Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17422

Port-au-Prince: Activités portuaire au régime

Avant le séisme les Autorités Portuaire Haïtienne (APN) traitaient 90% du volume des conteneurs arrivant en Haïti. Cap Haïtien gèrait pour sa part les 10% restants. Le quai nord a été complètement détruit pendant le tremblement de terre et le quai sud gravement endommagé. Ce qui a affecté temporairement le trafic des conteneurs. Grâce aux efforts du Gouvernement haïtien, de l'armée américaine et du Programme alimentaire mondial, le Port est de nouveau opérationnel sans pour autant avoir retrouvé toutes ses capacités. Les États-Unis ont mis en place, sous contrat, deux importantes barges équipées de grues pour la manutention des conteneurs.
L'une des deux barges peut également gérer les marchandises en vrac, le matériel roulant, et les autres types de cargaisons. Ce qui permet au port d'atteindre aujourd'hui un volume de manipulation de 300 EVP (Équivalent Vingt Pieds) par jour. Toutefois, le contrat devra être renouvelé par les Autorités Portuaire Haïtienne (APN) en avril 2010, si ce volume doit être maintenu.

N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17421

dimanche 4 avril 2010

Le pape délivre son message pascal

AFP.- 04/04/2010  
Le pape a appelé à la "paix" au Moyen-Orient, notamment en Terre sainte, et s'est inquiété des "souffrances" des chrétiens d'Irak et des victimes de "persécution" comme au Pakistan, dans son traditionnel message "à la ville et au monde" depuis la basilique Saint Pierre. 
Dans son message "urbi et orbi" prononcé depuis la loge centrale du balcon de Saint Pierre, il a dressé un vaste tour d'horizon des conflits et catastrophes dans le monde, sans évoquer la tourmente des scandales de pédophilie qui secoue l'Eglise depuis des semaines.
Il a demandé au Christ "qu'au Moyen Orient, et "en particulier sur la Terre sanctifiée par sa mort et sa résurrection", les peuples "accomplissent un +exode+ vrai et définitif qui les fasse passer de la guerre et de la violence à la paix et la concorde".
Il a aussi apporté son soutien aux chrétiens d'Irak et aux communautés chrétiennes de la région qui "connaissent épreuves et souffrances". ,Benoît XVI s'est dit préoccupé par le sort des "chrétiens qui, à cause de leur foi, souffrent la persécution et même la mort comme au Pakistan". "Aux pays affectés par le terrorisme et les discriminations sociales ou religieuses, qu'il accorde la force d'ouvrir des chemins de dialogue et de coexistence sereine", a-t-il affirmé. 
En Afrique, le pape a appelé à mettre "fin aux conflits qui continuent à provoquer destructions et souffrances". Il a souhaité que "l'on parvienne à cette paix et à cette réconciliation qui sont des garanties de développement". Il a particulièrement "confié au Seigneur l'avenir de la République démocratique du Congo, de la Guinée et du Nigeria". 
Le pape s'est également montré préoccupé pour "les pays latino-américains et des Caraïbes qui font l'expérience d'une dangereuse recrudescence des crimes liés au trafic de drogue". Il a aussi exprimé sa solidarité à l'égard de Haïti et du Chili, récemment dévastés par des séismes. "Que la population bien-aimée d'Haïti accomplisse son 'exode' du deuil et de la désespérance vers une nouvelle espérance soutenue par la communauté internationale", a-t-il dit. Il a aussi souhaité que "les très chers concitoyens du Chili accablés par une autre grave catastrophe mais soutenus par la foi s'attachent avec ténacité à l'oeuvre de reconstruction".

Haïti: les gravats du séisme recyclés

AP.- 04/04/2010 
Les gravats du terrible séisme qui a ravagé Port-au-Prince en janvier dernier ne cessent de s'accumuler près du port. Si pour beaucoup cet amas de pierre et de métal tordu est un triste spectacle, il a nettement plus de valeur pour les responsables chargés de rebâtir la capitale haïtienne, à savoir un matériau permettant de reconstruire des routes et le front de mer.  
Ces décombres ont "plusieurs vies. Leur recyclage et leur usage potentiel peuvent être des agents économiques de la reconstruction", ajoute-t-il. Une noria de camions bennes remplis de gravats se fraye donc un chemin dans les rues encombrées de Port-au-Prince. La plupart des routes ont été dégagées, mais les embouteillages sont de retour à Port-au-Prince. 
"Je ne peux pas faire plus de trois voyages par jour, deux si la circulation est vraiment mauvaise", dit Lucner Jean-Philipe, un entrepreneur travaillant sous contrat avec l'USAID. Il attend qu'une dizaine d'hommes chargent dans son camion les restes d'un mur effondré d'une université, dans le quartier de Turgeau. Puis il prend la direction du port, où un centre de tri accueille environ 80 camions par jour.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/04/97001-20100404FILWWW00162-haiti-les-gravats-du-seisme-recycles.php

Haïti: des familles incapables de reprendre leurs enfants

Publié le 03 avril 2010 à 11h35 | Mis à jour le 03 avril 2010 à 11h48 
Mike Melia, Associated Press; Port-au-Prince
Les associations qui oeuvrent à retrouver les familles des enfants que le tremblement de terre a isolés en Haïti sont souvent confrontées à des proches qui ne veulent pas reprendre ces petits faute d'argent pour les faire vivre.
Elles ont déjà trouvé 700 enfants qui ont été séparés de leur famille par le séisme du 12 janvier. Retrouver les parents est ardu, surtout pour les plus jeunes enfants qui ne peuvent donner de numéro de téléphone ou d'adresse. D'autant que les secousses meurtrières ont déplacé des centaines de milliers d'habitants, qui survivent maintenant dans des camps de fortune.
Souvent, le travail pour retrouver la trace des parents ou des tuteurs ne débouche pas sur les joyeuses retrouvailles espérées.
L'ONG américaine World Vision, l'une des cinq organisations internationales qui remplissent cette mission, a retrouvé les familles de 12 des 300 enfants dont elle s'occupe. Cinq ont repris leur petit mais les sept autres ont refusé.
«Nous voyons bien que les conditions de vie des parents sont loin d'être idéales. Mais nous avons été choqués d'apprendre que les parents ne les avaient pas recherchés ou qu'ils ne s'attendaient pas à ce qu'ils reviennent», confie Noah Ochola, qui dirige le programme Enfants en situations d'urgence à World Vision.
Lundi, une équipe a découvert Ana, une fillette de neuf ans, dans un orphelinat en partie effondré à Tabarre, à la périphérie nord de Port-au-Prince. Elle a un érythème sur le visage et le corps, qui n'est pas traité, et elle dort avec 17 autres enfants sous une tente fabriquée à partir de draps.
La fillette a expliqué à Mario Marcellus, un travailleur social haïtien employé par World Vision, qu'elle voulait retourner vivre avec sa demi-soeur adulte. Le problème, souligne la directrice de l'orphelinat, Idalia Suprême, c'est que c'est cette soeur qui l'a déposée là. «Elle l'a amenée ici parce que les temps sont durs», dit-elle en montrant les maisons en ruines alentour.
La mère d'Ana est morte quand elle était petite. Son père, qui n'habite pas loin, est venu lui rendre visite et s'est plaint que sa fille n'avait pas sa place dans un orphelinat mais il n'a proposé aucune autre solution, rapport Mme Suprême.
Mario Marcellus a retrouvé la demi-soeur dans un bidonville où elle tente d'élever ses deux propres enfants. La convaincre de reprendre Ana? «Ca va être difficile», soupire le travailleur social.
Le tremblement de terre n'a fait qu'amplifier un phénomène préexistant. Avant le séisme déjà, la plupart des 50 000 enfants vivant dans des orphelinats haïtiens avaient encore au moins un parent en vie, selon Andy Brooks, chef de la protection de l'enfance à l'UNICEF.
Jusqu'à 250 000 autres étaient des «restaveks» (reste avec, en créole), des enfants envoyés dans des familles plus aisées pour travailler en l'échange du gîte et du couvert -et parfois d'une scolarisation. Quasi-esclaves, ils subissent souvent des mauvais traitements.
Même dans les situations catastrophiques engendrées par le séisme, les organisations humanitaires estiment que la meilleure protection pour les enfants consiste à rester au sein de leur famille. S'en tenant à ce principe immuable, elles ont mis au point des stratégies pour convaincre les tuteurs récalcitrants.
Elles exhortent les parents à postuler au programme «travail contre nourriture» de l'ONU. Pour que les enfants soient moins perçus comme une charge, elles les renvoient chez eux avec des sacs de riz, des sandales, du dentifrice et de l'huile. World Vision verse aussi entre 60 et 150 dollars en liquide, en fonction du nombre d'enfants dans la famille. «Ca leur donne le temps de réfléchir», explique Noah Ochola.
Parfois, la plus petite aide peut faire la différence.
Ramsey Ben-Achour, qui dirige la branche haïtienne de Heartland Alliance, l'une des cinq organisations qui travaille sous l'égide de l'UNICEF, se souvient d'un père de quatre enfants. Son épouse était morte dans le tremblement de terre et leur maison s'était effondrée. Deux de ses enfants étaient soignés dans un hôpital de campagne et au début, il ne voulait pas les reprendre.
«Il pensait leur donner une vie meilleure en les laissant là», se rappelle M. Ben-Achour. «Mais ce qui se passe en réalité, c'est qu'ils deviennent des enfants des rues, essayant de laver des voitures, rejoignant des gangs ou étant exploités sexuellement».
Lorsque l'association lui a donné deux matelas, des toiles de tente et des rations alimentaires, le père a accepté de reprendre ses enfants.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/03/01-4267138-haiti-des-familles-incapables-de-reprendre-leurs-enfants.php

Haïti: Une aide directe efficace

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) continue de se mobiliser pour faire face aux conséquences du séisme.Il s'emploi à appuyer les initiatives de relèvement menées par les habitants dans les communautés sinistrées pour reconstruire leur vie, rétablir leurs moyens de subsistance et réhabiliter l'infrastructure sociale de base. Son principal objectif visé est l'appui aux moyens de subsistance en zone urbaine et la préparation pour la saison des ouragans.
Le programme « Argent contre travail » est la pierre angulaire de l'effort du PNUD en Haïti. Les personnes embauchées sont engagées pour 24 jours ouvrables. Jusqu'à présent, le projet a permis d'employer 70 610 Haïtiens : 35 500 personnes ont déjà effectué un cycle complet de 24 jours de travail et 35 110 travailleurs sont actuellement engagés dans le cycle en cours.
Les travailleurs sont payés 180 gourdes, soit l'équivalent de 5 dollars, selon le taux de change actuel, pour six heures de travail. Cette somme est légèrement supérieure au salaire minimum en Haïti, ce qui est très important pour ne pas altérer le cycle de l'offre et la demande sur le marché du travail local et décourager les recrutements dans le secteur privé, au risque d'entraîner des conséquences néfastes sur le relèvement du pays à long-terme.
Près de 40 % des travailleurs ayant pris part à cette initiative sont des femmes et un grand nombre de personnes non comptabilisées en bénéficient de manière indirecte. Nous nous apprêtons à étendre la portée et les effectifs du programme, en fonction des conditions et dans la limite des fonds disponibles. Les tâches à accomplir concernent le déblaiement des décombres des bâtiments qui jonchent les rues, le broyage et le tri des matériaux recyclables ainsi que la mise au rebut des débris collectés et la réhabilitation des installations publiques de base, dans le but de jeter les fondements du relèvement à moyen terme et du développement à plus long terme. Nous procédons également au déblaiement des sites pour garantir une réhabilitation sécurisée, réparer le drainage des eaux de surface et améliorer les voies d'accès aux régions sinistrées.

Les avantages du programme sont évidents :
- Le programme permet aux Haïtiens de générer des revenus en espèces, de sorte qu'ils soient en mesure d'acheter les biens et services de leur choix. Par conséquent, il exerce un impact positif sur l'économie locale tout en bénéficiant directement aux familles.
- Au lieu de procéder à une simple distribution de fonds, le projet « Argent contre travail » propose une offre de travail ferme.
- Les efforts entrepris visent à dégager les accès de la ville afin de faciliter la circulation des véhicules d'urgence et de transport public et privé.
- Le programme procède à l'enlèvement des ordures et des déchets qui constituent un risque majeur pour la santé publique.
- Le projet de briquettes offre une source alternative de combustible et réduit la dépendance sur le charbon de bois, ce qui encourage la conservation des sols et permet de diminuer leur érosion.

Actuellement, le programme « Argent contre travail » est mis en œuvre sous l'égide du PNUD, en collaboration avec les comités de quartier, la Direction Nationale de l'eau Potable et de l'assainissement (DINEPA), la Direction de la Protection Civile et les municipalités, de sorte que le programme puisse faire l'objet d'une appropriation par les institutions nationales et qu'il réponde aux besoins et aux priorités des Haïtiens. Dans une ultime tentative de relancer l'économie locale, le PNUD s'est adressé aux marchands locaux pour s'approvisionner en outillage et équipement pour les besoins du programme. La grande souplesse d'exécution du programme permet de le mettre en œuvre facilement dans les localités à l'extérieur de Port-au-Prince. Le PNUD collabore actuellement avec l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial pour étendre le programme «Argent contre travail».

Financements du programme «Argent contre travail»
Par le biais de l'Appel humanitaire révisé des Nations Unies, le PNUD revendique 80,2 millions de dollars sur les 103,9 millions de dollars pour le programme « Argent contre travail ». À ce jour, les promesses de dons confirmées par les différents donateurs s'élèvent à 35,1 millions de dollars. Cependant, le programme accuse encore un écart de financement de 45,1 millions de dollars. L'appui conséquent des donateurs est indispensable dans les prochains mois pour garantir que le programme «Argent contre travail» touche le plus grand nombre possible d'Haïtiens sinistrés et puisse se développer progressivement

Le PNUD à dépensé 35,132,804 $ (chiffre provisoire de mars 2010) Les pays donateurs suivant contriburnt au financement directe de ce programme:
Australie, Brésil, Burkina Faso, Tchad, Chine, République démocratique du Congo, Italie, Japon, Liechtenstein, Norvège, Espagne, Fondation Benfica, Korean-American Association, Korean Broadcast Company, Fonds central d'intervention des Nations Unies pour les urgences humanitaires, Fonds des Nations Unies pour les secours d'urgence en Haïti, Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la Paix, PNUD,
N/ Radio Métropole Haïti

La Banque Mondiale engage 479 millions sur 14 mois en Haïti

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé qu'un montant de 479 millions de dollars sera disponible pour appuyer la reprise et le développement en Haïti jusqu'à la fin de juin 2011, y compris l'annulation totale de la dette due à la Banque mondiale. La Banque a confirmé par ailleurs qu'elle sera chargée de la gestion financière du Fonds fiduciaire pour la reconstruction d'Haïti.
Sur l'enveloppe globale de 479 millions de dollars, un montant de 250 millions de dollars représente de nouveaux financements. Ce montant comprend 151 millions de dollars sous forme de dons, 39 millions de dollars représentant l'annulation de la dette due à la Banque sur Haïti et 60 millions de dollars d'investissements du guichet du secteur privé de la Banque, la Société financière internationale (IFC).
«Cette situation nous donne l'occasion d'intervenir de manière différente. Nous pouvons créer un avenir meilleur pour Haïti, mais nous avons besoin d'engagements à long terme et d'un nouveau partenariat. Il ne s'agit pas simplement du volume des financements mobilisés, il s'agit d'obtenir des résultats concrets au profit du peuple haïtien grâce à la bonne gouvernance et à la coopération efficace des donateurs», a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.
En raison de son expérience au plan international, il a été fait appel à la Banque mondiale pour servir d'agent financier du Fonds pour la reconstruction d'Haïti établi par le Gouvernement haïtien et les donateurs.
Le Fonds permettra à tous les partenaires, notamment les bailleurs de fonds bilatéraux, la Banque interaméricaine de développement et les Nations Unies d'oeuvrer de manière coordonnée, transparente et efficace, en prenant en compte les priorités du Gouvernement.
«L'expérience que la Banque a acquise à Aceh en Indonésie, après le tsunami, nous permettra de gérer le Fonds pour la reconstruction d'Haïti pour le compte du peuple haïtien et des donateurs. Nos mécanismes de contrôle et nos procédures permettront d'assurer le suivi des fonds. Et en mettant en commun leurs ressources dans un seul fonds, les donateurs réduiront considérablement la charge sur le Gouvernement d'Haïti», a ajouté Zoellick.
L'action du Groupe de la Banque mondiale porte essentiellement sur la reconstruction, plutôt que sur le secours à la suite de la catastrophe. Depuis le tremblement de terre, la Banque mondiale a redéployé les projets existants au profit du peuple haïtien, fourni 70 000 repas scolaires par jour, et financé des petits projets permettant aux populations locales de dégager les débris et de commencer à reconstruire leurs propres maisons.
Le guichet du secteur privé du Groupe de la Banque, la Société financière internationale (IFC), compte investir environ 150 à 200 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans les secteurs prioritaires aux fins de promouvoir la croissance, notamment dans le secteur financier, les infrastructures, la logistique, les industries de transformation et les services.
Les nouveaux financements, jusqu'à la fin de 2011, sont alignés sur les priorités du Gouvernement dans le cadre du scénario après le tremblement de terre qui prévoit la reconstruction des infrastructures, la réduction de la vulnérabilité aux futures catastrophes, la création des possibilités économiques en dehors de Port-au-Prince et le renforcement de l'État haïtien.
Les concours financiers au-delà de juin 2011 sont en grande partie tributaires des décisions des donateurs concernant le financement de la prochaine reconstitution des ressources de l'Association internationale de Développement (IDA-16). L'IDA fournit des dons et des prêts à long terme sans intérêt aux 79 pays les plus pauvres. Zoellick a exhorté les donateurs à accorder une allocation spéciale à Haïti au titre d'IDA-16.
Au début de ce mois, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un don de l'IDA de 65 millions de dollars, préparé selon les procédures d'urgence accélérées, pour financer la reconstruction des infrastructures de transport et contribuer à rétablir les fonctions de base de l'État. Pendant ce temps, le Conseil d'administration de l'IFC a autorisé un programme de 35 millions de dollars d'investissements d'urgence dans six entreprises pour les aider à reprendre leurs activités, reconstruire les infrastructures, rétablir les approvisionnements et les services cruciaux, et pour appuyer l'accès au crédit par les microentreprises et les petites et moyennes entreprises. Les 65 millions de dollars représentent la première tranche de l'aide d'urgence de 100 millions de dollars de la Banque, annoncée immédiatement après le tremblement de terre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17418

BM/N/ Radio Métropole Haïti 

HAÏTI : Reprise des activités du Grand Séminaire de Port-au-Prince

Le grand séminaire de Port-au-Prince, détruit par le tremblement de terre du 12 janvier, reprendra ses activités au terme de la Semaine sainte, a déclaré l'archevêque de Cap-Haitien et président de la conférence épiscopale haïtienne, Mgr Louis N. Kébreau, au siège international de l'association Aide à l'Eglise en Détresse (AED), à Königstein (Allemagne).
Les séminaristes provenant de divers diocèses haïtiens, ainsi que les professeurs logeront provisoirement sous des tentes. Même si la vie reprend peu à peu son cours normal dans le pays, les conséquences du séisme se feront sentir encore longtemps. «Ce n'est que le début», a souligné Mgr Kébreau. 
«Ce nouveau départ représente un signe d'espoir pour ce pays détruit et traumatisé », a commenté Mgr Kébreau aux collaborateurs de l'AED, signalant que tant de personnes ont recours aux prêtres pour recevoir aide et réconfort et que les haïtiens, qui ont perdu des êtres chers, sont encore en état de choc. Des centaines de milliers de personnes ont par ailleurs tout perdu. 
Mgr Kébreau a souligné que l'Eglise aussi avait perdu un grand nombre de ses collaborateurs (religieuses, évêques et prêtres). Trente séminaristes sur les 260 que compte Haïti figurent parmi les morts, tandis que « les rescapés ont tout perdu », a-t-il précisé.
Après le tremblement de terre, l'AED a immédiatement mis à la disposition de l'Eglise catholique d'Haïti 70.000 dollars, puis 100.000 dollars supplémentaires,  pour l'achat de médicaments, vêtements et vivres pour les 230 prêtres du grand séminaire.
Javier Legorreta, un des responsables de section de l'AED, a déclaré «Nous soutenons les séminaristes car les diocèses n'ont pas de ressources pour les aider. De plus, beaucoup d'entre eux, n'appartiennent à aucune con grégation, si bien qu'ils ne peuvent compter sur un soutien de ce point de vue-là ».
L'AED aide l'Eglise haïtienne depuis 1962. Ces trois dernières années, les aides destinées au financement de projets pastoraux et caritatifs à Haïti ont dépassé les deux millions de dollars. Sur décision du pape Benoît XVI, les fonds qui seront récoltés le Jeudi saint lors de la Messe de la Cène du Seigneur, seront destinés aussi au séminaire d'Haïti. 
N/ Radio Métropole Haïti 

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17417