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lundi 3 novembre 2008

BARAK OBAMA …La guerre a été remportée..Il reste juste une bataille à gagner…

Juste quelques heures pour me mettre à la mode. A l’heure du temps. Au rythme de l’univers en pleine mutation. J’ai souvent voulu faire comme tout le monde. J’ai souvent voulu crier toute l’admiration que j’ai pour Monsieur Barak Obama. J’ai eu tellement de choses moins importante s à faire que je n’ai vu passer le temps et il me reste que quelques heures pour rejoindre les prophètes du lendemain qui apporteront leur soutien au premier candidat noir des Etats-Unis D’Amérique avec de réelles chances de gagner la présidence de la grande puissance.
Ce n’est pas la première fois que je mets sur un support mes réflexions sur ce qui est devenu aujourd’hui le « Phénomène Obama ». Pendant un long voyage l’été dernier sur un vol de Lufhtansa, j’avais gribouillé quelques lignes autour de la possibilité qu’un français issu de l’immigration arrive à la présidence Française. J’avais caricaturé un fait improbable par des titres hilarants : A quand un Mamadou à l’Elysées ? Avec Mohamed, c’est toute la France qui gagne !
Je crois avoir écrit quatre pages format A4 mais quand il a fallu faire usage de Word pour publier le texte, je l’avais trouvé un peu déphasé.
Mais, le phénomène Obama gagnant du terrain, je m’étais fait un devoir d’écrire quelques phrases sur cet homme qui a connu l’ascension la plus fulgurante de l’histoire pour se constituer en personnage universel. Aujourd’hui, à la veille des joutes électorales, le monde retient son souffle. La question posée ce n’est pas de savoir si Mc Cain va gagner sinon si Obama peut perdre.
La conjoncture actuelle, fait du candidat démocrate un messie malgré lui. Et si jamais au grand jamais, les résultats lui étaient défavorables il se produirait un crack boursier plus néfastes que celui de 1929. La crise financière changerait du jour au lendemain en crise économique et la crise économique en crise sociale….
Cependant la portée du phénomène Obama ne se jugera en fonction d’une défaite ou d’une victoire électorale. Dans l’Amérique de 2008, Obama a déjà remporté cette importante guerre, la victoire aux élections présidentielles ne serait qu’un bataille en plus pour consolider cette historique victoire…
L’histoire des présidentielles américaines balbutiait encore ces premiers mots quand un grand ami m’a posé une question simple :
- As-tu entendu parler du Sénateur Barak Obama
- Non pas du tout c’est qui celui-là, avais-je répondu sans trop faire attention
A ses explications replaçant le personnage dans le contexte je lui ai dit – tu sais à chaque élection il y en a de ces personnages qui viennent justes pour un coup de pub : un milliardaire, un Jessie Jackson, un Al Charpaman etc…. Des gens qui ont toujours abandonné assez vite la couse électorale au profit d’un des dinosaures du parti démocrate. Cet ami m’a répondu :
- Je crois que cette fois-ci c’est différent.
Pour être franc, je ne voyais pas comment quelqu’un pouvait arriver à lui ravir à Madame Clinton l’investiture démocrate pour les élections de 2008…
Le projet Obama fit son chemin et durant les élections primaires du super mardi, des spécialistes de la vie politique américaine résidant en France ce sont régalés avec toute sorte de commentaire pour démontrer l’infaisabilité d’un projet Obama dans l’Amérique raciste et ségrégationniste.
C’est sas doute l’élément le plus connu en France de la société américaine : le racisme. Même le ressortissant africain résidant en France depuis des générations qui attend un ascenseur social bloqué au sous sol sait que les américains sont racistes.
Au cours d’une de ces panels autour des primaires démocrates, un intervenant avait osé déclaré qu’en France, un phénomène comme Obama n’était pas possible. Il faut juste se rappeler qu’ici, il a fallu faire usage de la discrimination positive pour ouvrir certaines portes à certaines ethnies.
Beaucoup de personnes espèrent une défaite d’Obama pour pouvoir dire qu’il n’a pas été élu parce que les américains sont racistes et qu’ils n’ont pas voulu voter un noir .
Cependant celui qui oserait dire que Madame Ségolène Royale a perdu les élections contre Nicolas Sarkozy parce que c’est une femme, irait droit en prison accusé par les innombrables associations féministes.
Je crois aussi que Monsieur AL Gore a perdu les élections contre George Bush parce que blanc !
Loin de la simple question de couleur de peau ou de race ; la conjoncture actuelle est favorable à Obama. Les observateurs sont unanimes à le reconnaître. Celui qui prête beaucoup d’attention aux reportages mettant en scène des pitoyables skinhead armés ne pourra pas le comprendre.
Le monde entier attend un changement après la catastrophe des deux mandats-Bush. J’ai même l’impression que les Républicains ont carrément opté pour faire l’impasse sur ces élections. Il faut dire que l’héritage que va gérer Obama n’est pas mince : une nation embourbée et empêtrée dans une guerre qui a merdé, une crise financière qui veut faire table rase de tous les acquis. J’ai encore d’autres arguments mais je les garde pour moi.
C’est la nécessité de ce changement qui a été la cause de la défaite de Madame Clinton. Une administration Clinton reste du déjà vu ! Seul Bark Obama pouvait laisser croire au changement.
Avant de s’investir comme premier Président noir, Barak Obama a été investi comme le premier candidat noir aux élections américaines depuis 1776. Le « YES WE CAN » n’a jamais été aussi vivant aussi formé. C’est le message que la trajectoire de cet homme essaiera de passer aux générations futures. D’ci. De là-bas. Ou d’ailleurs.
« YES WE CAN » n’est ni utopique ni euphémisme. Il faut surtout savoir se donner les moyens.
Obama est plus que la concrétisation du rêve vieux de 40 ans du grand Martin Luther King. Il incarne les premières velléités de lutte utilisant de façon justifié hier, le radicalisme de l’idéologie et de l’action. Il est la revue augmentée adaptée et corriger d’un Malcom X, d’un black Panther, d’un adepte du black power.
Autre époque, autre méthode pour arriver à une même finalité. Barak Obama aujourd’hui, avant de se couronner de la plus grande et significative des gloires doit reconnaître qu’il a du surfer malgré lui sur les vagues créées et dominées par d’autres qui ont lutté avec leurs armes, leurs intelligences et leurs aptitudes pour rendre acceptable les différences humaines. La liste est trop longue pour être incluse dans ce document et je n’aimerais pas omettre un seul d’entre eux.
Bonne chance et merci Monsieur Le Sénateur Barak Obama, vous avez poussé des portes qui resteront ouvertes. Après vous d’autres traverseront le temps et les âges sur les rails du verbe de Martin Luther king qui ne sera plus considéré comme un discours prophétique ou avant coureur, mais une réalité.
Après Barak Obama y il en aura bien d’autres Obama…Ici. Là-bas . Ailleurs. Partout !
Texte original de JLJ pour Haïti Recto Verso

Vente des biens appartenant à des trafiquants pour la constitution d’un fonds de lutte contre la drogue

Opération en conformité avec les lois haïtiennes et les accords internationaux signés par Haïti, selon la CONALD
Dimanche 2 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Les ressources générées par la vente des biens appartenant à des trafiquants de drogue alimenteront un fonds spécial de lutte contre la drogue, informe la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD), dans un communiqué rendu public le 31 octobre.
Les ressources de ce fonds sont destinées prioritairement aux institutions haïtiennes engagées dans la lutte contre la drogue et le blanchiment des avoirs pour les aider et les équiper afin qu’elles soient plus efficaces dans la lutte contre la criminalité organisée.
Le fonds servira également à financer les activités des organismes tant du secteur public que du secteur privé qui militent dans la prévention de l’abus des stupéfiants.
L’opération déclenchée le 24 octobre dernier en vue de confisquer les biens de trafiquants dont la plupart ont été condamnés aux Etats-Unis, se déroule en conformité avec les lois haïtiennes et les accords internationaux auxquels l’Etat haïtien est partie, précise la CONALD. L’organisme d’Etat cite les lois du 22 février 2001 relative au blanchiment des avoirs et du 7 août de la même année sur la répression du trafic des stupéfiants. Le décret du 22 décembre 2005 portant création de cet organisme est également évoqué.
Plusieurs biens meubles et immeubles appartenant à plus d’une dizaine de narcotrafiquants haïtiens ont déjà été saisis et confisqués dans le cadre de cette opération menée conjointement par le Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince et la Direction Centrale de Police Judiciaire (via le Bureau des Affaires Financières et Economiques, BAFE et le Bureau de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants, BLTS), avec l’appui de l’agence américaine de lutte contre le trafic des stupéfiants, DEA. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5388
HRV ne fait pas de commentaires cette fois-ci

Alexis Santos est libéré par un juge d’instruction

Le maire de Léogane, Santos Alexis, a été libéré par les autorités judiciaires de Petit Goave, vendredi dernier. Inculpé pour usage de faux, M. Santos et son comptable ont été remis en liberté par le juge d’instruction en charge du dossier.Aucune manifestation n’a été enregistrée lorsque le maire a regagné son domicile vendredi après midi. Plusieurs maires dont Jean Yves Jason et Edwin Zenny avaient demandé aux autorités de respecter les droits des maires inculpés. Selon le maire Jason, les cas d’inculpation permettent d’analyser les rapports entre le pouvoir central et les élus locaux. " Nous avons un mandat et nous devons rendre compte à la population", dit-il plaidant une nouvelle fois en faveur de la décentralisation. Le maire de Port-au-Prince espère que l’association de maires défende la cause des élus emprisonnés. " Si quelqu’un est innocent, il doit être libéré", ajoute t-il. Cet avis est partagé par le maire de Jacmel, Edwin Zenny, qui se prononce pour l’adoption de mesures conservatoires contre les maires en lieu et place de l’incarcération. " Il faut un minimum de respect pour les élus", lance t-il.Le maire de Léogane, Santos Alexis, accusé d’avoir détourné plus de 20 millions de gourdes a été appréhendé, le lundi 21 octobre à Malpasse, non loin de la ligne frontalière. Santos Alexis, accompagné de l’administrateur de la mairie, a été arrêté par des policiers de la Direction Centrale de la Police Judicaire (DCPJ) alors qu’il se trouvait à bord d’un bus de transport en commun.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14278
HRV commente :
Voilà la fin d’un dossier d’allégation de corruption bien de chez nous. Il y a eu accusation de malversation de fonds. Le maire a été arrêté. Un juge d’instruction l’a relâché. Est-il innocent ou a-t-il bénéficié de certaines faveurs dues à son rang ?
Rester sur le fil du rasoir après un tel fait ne redonne pas de la crédibilité au premier citoyen de la ville.
Des millions d’haïtiens ont déjà élaboré un verdict. Un verdict qui sans doute ne correspond pas à la vérité. Mais on ne leur laisse aucun choix quand ce genre de dossier se traite avec cette légèreté apparente.
Il faut noter la position ambiguë des confrère de Monsieur Alexis qui n loin de réclamer qu’une vraie lumière soit faite sur les dossiers, réclament du respect pour les élus locaux voulant laisser croire qu’un élu reçoit un mandat qui est synonyme de licence et d’impunité.
Ce n’est sans doute pas avec ce genre d’attitude suspicieuse que l’on va voter pour la décentralisation qui signifierait partager entre une bande de je-ne-sais quoi les deniers publics.
On se rappelle enfin que dans ce dossier le nom d’un puissant député a été fortement cité. Qu’en est-il ?
L’observatoire de HRV sur la corruption ferme avec la libération de monsieur Alexis, Maire de Léogane.
Nous nous permettons quand même de faire un croche-pied à ce grand principe de loi qui est la fameuse présomption d’innocence. Si on refuse d’être traité de con ou de naïf en Haïti mieux vaux changer la loi et appliquer la présomption de Culpabilité : Coupable jusqu’à la preuve du contraire…

dimanche 2 novembre 2008

Une Situation déchirante pour les Haïtiens de la République Dominicaine

Par Diogenes Tejada

Le directeur de Migration, général José Anibal Sans Jiminian, a déclaré qu'après une visite de deux jours réalisée à la frontière dominico-haitienne, avoir reçu des rapports témoignant des cas d’haïtiens maltraités par les dominicains.

Immédiatement l’officiel de haut rang a annoncé un plan pour commencer à appliquer à partir de demain des sanctions contre les employeurs qui infligent des traitements inhumains aux immigrants.

Il a raconté qu’en parcourant les communes de la ligne nord ouest il a reçu des témoignages déchirants sur le traitement que reçoivent les ouvriers agricoles haïtiens dans des dizaines de fermes de la région.

Aéroport las Américas.- Le directeur des services de migrations dominicains, le major général José Anibal Sanz Jiminian, a déclaré avoir parcouru durant deux jours plusieurs communes de la ligne frontalière du Nord-est et qu’il a reçu des témoignages déchirants d’haïtiens qui effectuent des labeurs agricoles dans les fermes.

Il manifesta que les propriétaires de fermes de café, de cacao, de bananes, de haricots, de manioc, patate de riz et d’autres plantations agricoles, utilisent tous les artifices pour arriver à tromper la vigilance des services d’immigration et abuser des haïtiens spécialement les sans papiers.

Il déclara avoir parcouru en deux jours les régions de Mao, Montecristi, Moncion, Restauracion, Guayubin et autres endroits de la ligne nord-est comme Neyba et Barahona confirmant les traitements inhumains.

Il confirme que dans ces régions, les haïtiens qui travaillent dans la collecte des produits agricoles, sont obligés de dormir sous les arbres parce que les propriétaires d’exploitations agricoles ne leur proportionnent pas un endroit pour se reposer.

Sanctions :

José Anibal Sansz Jiminian a annoncé que le service des migrations distribuera des amendes d’une façon sans précédente aux exploitants agricoles et les maîtres d’œuvres dans le domaine de la construction qui emploies des haïtiens sans papiers en leur payant des salaires de misère et en les maltraitant. Il a averti que pour l’exécution des mesures l’organisme compte sur l’appui des forces armées et de la Police Nationale.

HRV commente :

Les défenseurs des droits humains ont des aveux autorisés sur la question. Personne mieux que ce fonctionnaire est capable de dire plus ou mieux sur cette question. Pourtant Leonel Fernandez est rentré en France, personne n’est parti protesté contre sa présence ni pour lui demander des explication sur cette chasse à l’haïtien déclenché depuis une semaine en République Dominicaine.
Haïti n’est certainement pas le Tibet. Et les haïtiens ne sont pas des Tibetains.

Ni LE collectif Haïti de France , ni la fameuse Plateforme des associations Franco-haïtiennes ne semble porter un intérêt à la situation actuelle.

samedi 1 novembre 2008

Le Politicien opportuniste...

Osner Févry serait-il proche d'Obama?...
Que vous suggère un tel titre ?

Réfléchissez-y deux minutes.
Maintenant allez jeter un coup d’œil sur l’article du Nouvelliste qui suit ce titre un peu spéculateur sur http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63745.
Que pensez-vous ?
Vous vous attendiez-vous à un tel article ?
Personnellement je n’ai pas été déçu dans la mesure ou rien ne m’étonne de certains hommes politiques haïtiens. Et quand il s’agit de cet avocat de renom, il n’ en est pas à son premier coup d’essai.
Créer un club d’ami d’Obama à six jours des élections présidentielles qui le présentent comme grandissime favori est faire preuve d’un opportunisme puéril et peu honnête.
Se présenter comme un fanatique farouche du Sénateur d’Illinois et probablement le futur et historique Président des Etats-Unis n’est pas chose difficile à trouver à six jours des élections présidentielles.
Je n’ai pas l’impression que le fameux avocat haïtien, président d’une fraction de parti politique avait adhéré dès les début au projet Obama quand celui-ci était vu comme un de ces candidats qui arrivent sans grand bruit et repartent sans gloire pour laisser la place à ces éléphants traditionnels du parti démocrate.
The Obama Hait Club de Maître Osner Févry aurait surgi après les déclarations du Candidat démocrate lors d’une rencontre en Floride ou il a mis l’accent sur la nécessité de revoir les relations entre les deux pays. L’avocat Haïtien veut surement se mettre quelque part ou le Président américain puisse le voir.
Faut il un club de supporters d’Obama en Haïti pour booster une nouvelle politique américaine en faveur d’Haïti ?
Ce que Maître Févry doit se dire et se rappeler c’est que les déclarations d’Obama rentrent dans le contexte de discours de campagne électorale. Ce fut, jusqu’à la preuve du contraire, un discours de circonstances, du politiquement correct.
Il n’y a pas que Haïti qui attend les bras ouverts la victoire de Barak Obama. C’est sans nul doute le président le plus attendu de l’histoire du monde. Il se doit d’être le président de la rupture. Le président du vrai nouvel ordre mondial.
Reste à savoir dans la liste des priorités d’une éventuelle présidence d’Obama, en quelle position se trouve Haïti.
En fait, Maître Févry n’est pas proche d’Obama pour répondre à la question posée par le journaliste. L’avocat haïtien voudrait se placer et se rapprocher d’Obama. C’est son droit le plus entier comme on a l’habitude de dire. Mais bon vouloir participer à la cueillette quand on a boudé l’étape de la semence est une preuve d’un opportunisme malhonnête.
Et on ne se pose même pas la question de l’avenir du club de Maître Févry au cas ou Obama ne gagnerait pas les élections car cette hypothèse semble improbable.
C’est pour cette raison sans doute qu’il a attendu le dernier moment .
Mais je vois mal le « Obama Haiti Club » entrain de pousser l’administration Mc Cain une revalorisation du partenariat avec Haïti…
Enfin c’est à se taper le cul par terre !

APPLIQUER LA LOI: CONEP déplore l’usage de la violence avec les haïtiens

Abel Guzman Then
Saint Domingue.- Le président du Conseil National de l’Entreprise privée (CONEP) a déploré les violents incidents opposant haïtiens et dominicains dans les communauté de la région frontalière après le conflit ayant eu lieu à Neiba et Guayubin, en soulignant que ces affrontements - qui doivent être élucidés devant les tribunaux et jamais par des lynchages – renforcent sur toutes ses formes les demandes formulées par le CONEP faites aux autorités sur ma nécessité de définir une politique migratoire intégrale et consciente le plus rapidement possible.
Lissandro Macarrulla a précisé que l’explosion mise en scène par les haïtiens et les dominicains corresponde à une situation conjoncturelle, elle doit servir de signal d’avertissement pour accélérer de la part des autorités dominicaines pour l’adoption d’une politique responsable, devant la possibilité de que la dynamique de la confrontation se fasse plus profonde et que les relations entre les deux pays se fissurent davantage.
Au niveau du CONEP nous comprenons que si la problématique haïtienne n’est pas traitée immédiatement et fermement, en reconnaissant la vraie dimension et importance des axes principaux du conflit, des faits isolés comme ceux de Neiba génèrent un cercle vicieux et accentuent la ségrégation et la xénophobie, fissurent les relations entre les races et augmentent l’incompréhension et les condamnations au cours des foires et rencontres internationales en ce qui concerne la position dominicaine », a déclaré Marcarrulla.Sénateur Pared Perez
Le résident du Sénat, Reinaldo PAred Perez, a considéré que l’on doit élaborer le plus vite possible le règlement de la loi migratoire pour solutionner d’une façon spéciale le problème de la migration au sein des relations bilatérales avec Haïti. Il a admit que le problème du trafic de drogues s’est accru à cause des déficiences du contrôle migratoire.
Il s’est exprimé en reconnaissant que l’accès facile et l’entrée par la frontière contribuent à l’augmentation de la violence.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=79504

Un accord pour mettre fin aux affrontements opposants haïtiens et dominicains à Guayubin.

Le chef de la Police Nationale, le directeur du service d’immigration et les habitants de la communauté de Juan Gomez, province de Montecristi ont participé à une réunion au décours de laquelle ils se sont mis d’accord pour mettre fin au conflit qui entretient des affrontements entre dominicains et haïtiens depuis plusieurs jours dans la zone.
Aussi, il a été décidé que les haïtiens qui travaillent dans les exploitations agricoles de Montecristi recevraient une carte d’identification.
Durant la rencontre, le chef de la Police, Rafael Guillermo Guzman Fermin, demanda aux résidents de la communauté de Juan Gomez de la commune de Guayubin de faire baisser la tension pour éviter que se produisent des incidents malheureux comme ceux du début de la semaine, après qu’un haïtien ait tué un dominicain.
De son côté, le directeur de Migration, Jose Anibal Sanz Jiminian, a averti les proprietaires de fermes qu’ils seront sanctionnés si le gouvernement arrivent à prouver qu’ils emploient des haïtiens sans papiers.
« Les haïtiens qui travaillent dans les exploitations agricoles recevront une carte d’identité, les autres seront déportés vers leur pays d’origine » a ajouté Jiminian.
Autor: MILAGROS SÁNCHEZ
Traduction JLJ pour Haïti Recto Verso
http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=126580

Des communautés réclament le départ des haïtiens.

Ils accordent un délai qui expire aujourd'hui
Article original de Pedro Jimenez
Traduit par JLJ pour Haïti Recto Verso

Guayubin, Monte Cristi.- Les habitants des localités de Juan Gomez et de la Mina del Campamento, de cette commune, ont donné un délai jusqu’à ce samedi aux haïtiens qui résident encore dans ces régions pour qu’ils déguerpissent tandis qu’à Dajabon a été détenu un haïtien en rapport avec la mort d’un dominicain et de plusieurs de ses compatriotes dans la communauté de Palo Blanco.
Tandis que le chef de la Police Nationale, major général Rafael Guillermo Guzman Fermin et le directeur général du service d’immigration, major général Anibal Sanz Jiminian ont réalisé une visite hier a Dajabon ou ils se sont réunis avec les autorités civiles et militaires haïtiennes afin de trouver une solution au conflit opposant haïtiens et dominicains.
Le délai fut établi par les résidents des communauté cités après qu’ils aient eu incendié près de 26 maisonnettes appartenant aux étrangers en représailles à la mort à coup de batôns d’un vieillard répondant au nom de Alcibiades Jimenez, âgé de 80 ans, par un haïtien pour lui soustraire un peu d’argent.
Hier, les membres de la famille, amis et voisins du vieillard décédé ont réitéré leurs avertissements affirmant qu’ils ne permettront pas que les haïtiens continuent à vivre dans ces communautés, sinon ils seront attaqués.
En rapport avec l’incendie des maisonnettes ou habitaient des familles haïtiennes, six personnes ont été arrêtées y compris le maire de la commune de Juan Gomez, Bolivar Gomez alias Boboton, qui fit un infarctus du myocarde et se trouve actuellement admis dans un centre hospitalier de la ville de Mao.
Aussi, les membres du Corps Spécialisé de la Sécurité Frontalière (CESFRONT) ont arrêté dans la communauté de la Viga l’haïtien José Paul âgé de 46 ans, qui a été inculpé de la mort à coups de hache du dominicain Aquilino Nuñez (Negro) a Palo Blanco, de Dajabon, et d’autres compatriotes.
Les membres du CESFRONT l’ont conduit immédiatement au poste de police de la ville de Dajabon ou il est encore détenu pour être postérieurement traduit devant la justice.
Le citoyen haïtien confesse
Dans ses déclarations, l’haïtien a nié avoir participé à l’assassinat de Monsieur Aquilino Nuñez, mais confessa avoir tué deux de ses propres compatriotes en Haïti. Le détenu es questionné sur la mort de ces personnes et sur d’autres cas ou il aurait participé.
Il a confessé également que tout près de la maison ou il vivait de façon temporaire dans la communauté de Palo Blanco, il y avait un haïtien enterré, et que son le cadavre a été exhumé hier par les autorités du ministère publique et le département des homicides du poste de Police de la ville de Dajabon.
Les parents de Monsieur Nuñez ont exigé que justice soit faite contre l’haïtien Paul et contre toute autre personne impliquée dans cette mort tragique.
Tout est contrôlé
De son côté, la direction régionale de Migration a assuré qu’elle a pris le contrôle des violents conflits survenus entre haïtiens et dominicains dans la communauté de Guayubin, ou il existe encore de la tension causé par la colère des natifs provoquée par la mort d’un agriculteur des mains d’un haïtien dans la localité de Juan Gomez.
Juan Isidro Perez, directeur du service des migrations pour la région nord, a admis que les forces combinées des forces armées et du service des migrations se sont rendus à Guayubin et ont arrangé le départ des haïtiens de la communauté de Juan Gomez pour éviter de plus graves conflits.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=79505

La sélection Haïtienne U-20 en route vers la troisième phase de qualification pour le tournoi de la CONCACAF.....

HAITI 2 - REPUBLIQUE DOMINICAINE 0 .... EN ROUTE VERS EGYPTE 2009
On prend les mêmes et on recommence. Une génération en or. Ils étaient U-17en Corée. L’espace d’un cillement ils étaient passés contre toute attente de l’anonymat à la l’apothéose de la gloire. Ils ont porté sur leurs frêles épaules ce qui reste du drapeau et de la fierté de toute une nation qui lutte contre la disparition.
Nous les avons applaudi en Corée, plus de trente ans après les vibrations fortes provoquées par les exploits d’un « TOUP POU YO » éternel conduit par feu Emmanuel Sanon, Philippe Vorbe, Jean Claude Désir, Wilner Nazaire, Pierre Bayonne, Henry Francillon, Wilner Piquant, Guy Sainvil, Arsène Auguste, pour ne citer que ceux-là.
Aujourd’hui ils sont les U-20. Ils sont repartis sur la route. Comme des pèlerins démunis de leurs bâtons et de leurs sandales, animés d’une volonté sans borne, ils avancent.
En Mai dernier à Cuba, ils avaient obtenus la première place pour le prochain tour en battant leurs adversaires y compris la République Dominicaine et Cuba, pays organisateur du Tournoi.
Il revenait à Haïti, l’honneur d’organiser cette phase. Les gens de la CONCACAF ne sont pas dupes. Ils savent que seul le public Haïtien peut remplir un stade pour un tournoi U-20. Mais à cause de nos carences et nos mauvais choix dans la grille des priorités, le siège de ce tournoi nous a été enlevé au profit de nos voisins qui finiront par nous absorber.
Du 31 Octobre au 2 novembre, les U-20 d’Haïti doivent se battre pour gagner une place qualificative pour le prochain tour, avant le tournoi final de la CONCACAF réunissant les meilleures sélections de la Région. Les adversaires sont les porte- drapeaux de la République Dominicaine et de Grenade.
Hier après-midi, les jeunes Haïti U-20 ont débuté leur tournoi en fanfare en s’imposant face aux jeunes de la République Dominicaine sur le score de deux buts à zéro. Fabien Vorbe, joueur évoluant aux USA à Furman University a ouvert le score devant un public peu nombreux mais connaisseur du stade de San Cristobal. Jhonny Exantus scella la victoire en marquant un deuxième but avant la fin du match.
Demain ils affronteront la sélection de Grenade pour une victoire et un ticket pour le troisième tour.
Nous avons envie de nous laisser envahir par un certain optimisme aujourd’hui devant l’avenir de cette sélection U-20 justement parce que nous aimerions accorder un certain crédit à Monsieur Evans Lescouflair, un proche et fin connaisseur du football à la tête de l’instance étatique détenant les clés des activités sportives du pays.
Les intentions puériles greffées de visions floues et farfelues ont envoyé aux « calanques grecques » le fameux « Back to Africa ». La raison et la logique voudraient faire comprendre et accepter une fois pour toutes que le développement du sport aujourd’hui doit être une des priorités de l’état. La société civile suivra mais il faudra un positionnement officiel pour rassurer les partenaires privés qui ne croient plus en rien.
Les U-20 d’aujourd’hui seront les U-2014, notre meilleur espoir pour la Coupe du Monde du Brésil…

Clarifications de l'Ambassade des Etats-Unis a propos des saisies de capitaux de trafiquants de drogue

Chers collègues,
J’ai noté que la presse a relayé quelques déclarations de quelques personnes indiquant que les capitaux saisis de plusieurs trafiquants de drogue condamnés aux Etats-Unis seront acheminés aux Etats-Unis. Cette information est incorrecte.Les autorités haïtiennes ont effectivement procédé récemment à la saisie de capitaux de plusieurs trafiquants de drogue condamnés par la justice. Le rôle de la DEA (Drug Enforcement Administration/ Administration pour la lutte contre le trafic des stupéfiants) est de fournir uniquement une assistance technique.Tous les capitaux saisis en Haïti sont sous le contrôle des autorités haïtiennes et seront utilisés selon les prescrits de la loi haïtienne. La DEA ne perçoit aucune part des capitaux saisis. Ils demeurent sous le contrôle de la Commission de Lutte contre la Drogue (CONALD).
Pour de plus amples informations, les intéressés sont priés de se référer à la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD).
Salutations distinguées,
Mari Tolliver
Attachée de Presse
Bureau des Affaires Publiques
de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique

Haiti/Cyclones : Aide de 1,4 million de dollars de l’Espagne en réponse à l’appel de l’ONU

Vendredi 31 octobre 2008
P-au-P., 31 oct. 08 [AlterPresse] --- L’’Espagne s’engage à répondre à hauteur de 1,4 million de dollars à l’appel à l’aide internationale des Nations Unies en faveur d’Haiti, suite au passage désastreux en aout et septembre derniers de 4 ouragans et tempêtes tropicales dans plusieurs régions du pays, annonce le Bureau Technique de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID) à Port-au-Prince.
L’aide espagnole sera utilisée à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et l’Organisation Internationale de la Migration (OIM), selon des informations communiquées à AlterPresse.
Cette aide devra faciliter le retour chez eux des sinistrés qui sont encore hébergés dans des abris provisoires. Elle servira également à procurer des rations alimentaires à des personnes en situation vulnérable aux Gonaives (Nord) et dans la péninsule sud d’Haiti, précise l’AECID.
Jusqu’à présent seulement 24,8 millions de dollars ont été promis à l’ONU, suite à l’appel d’un montant de 108 millions de dollars lancé aux donateurs, conjointement avec le gouvernement haitien.
En septembre dernier, peu après les intempéries, l’Espagne a octroyé à Haiti, un volume de 84 tonnes d`aide d´urgence, équivalant à 900.000 dollars.
Par ailleurs, l’engagement a déjà été pris par l’Espagne de décaisser 100 millions de dollars durant la période 2009-2012 pour des projets touchant, entre autres, à l’amélioration de la gestion des bassins versants, la construction d’infrastructures d’irrigation et la relance de l’agriculture. [gp apr 31/10/08 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7838

Cinq des otages du nord libérés contre rançon

Entre cinq et six autres personnes encore aux mains des ravisseurs, selon le Député Hugues Célestin
vendredi 31 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Cinq des personnes enlevées, lors d’un double kidnapping collectif mercredi soir dans le nord du pays, ont été libérées contre rançon vendredi, a annoncé sur les ondes de Radio Kiskeya le Député de Quartier Morin/Limonade, Hugues Célestin.
Tapis dans l’ombre, des individus armés avaient intercepté deux autobus à bord desquels voyageaient les otages. Au nombre d’une douzaine, lls étaient tombés dans un guet-apens à Pont Blanc, une localité située dans la circonscription du parlementaire.
Hugues Célestin souligne que la rançon versée par les familles des ex-kidnappés était inférieure aux 20.000 dollars américains qu’exigeaient au départ les ravisseurs.
Le porte-parole de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), bloc majoritaire à la Chambre basse, estime qu’entre cinq et six autres personnes seraient encore en captivité.
Malgré des libérations d’otages provoquées et des opérations de police visant à démanteler des gangs, les enlèvements crapuleux continuent de déstabiliser les familles haïtiennes et de menacer la paix sociale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5385

Incident armé au Bel-Air : Un mort et un blessé grave

Accusant la police d’avoir abattu deux des leurs, des résidents de ce quartier populaire annoncent une éventuelle "rupture définitive" avec le Président René Préval
vendredi 31 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Des résidents du Bel-Air se sont montrés vendredi très remontés contre la Police Nationale et ont même menacé de « rompre définitivement » avec le Président René Préval au lendemain d’un incident au cours duquel un motard a été tué et un autre grièvement blessé par balle dans le quartier limitrophe de Poste-Marchand (centre de Port-au-Prince).
Une patrouille policière aurait, sans motif apparent, abattu Luckenson Lundi et blessé Riché ainsi connu mercredi soir.
Réclamant justice et réparation pour les victimes, des protestataires ayant à leur tête un responsable d’organisation populaire, Evens Elisma, entrevoient déjà un « divorce total » avec le chef de l’Etat si les policiers fautifs restent impunis. Mais, ils se sont empressés de préciser que cette rupture serait « pacifique ».
Les riverains ont présenté Lundi et Riché comme deux collaborateurs de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR). Ils auraient, à ce titre, grandement contribué à la pacification du Bel-Air, un quartier populaire qui était en proie à des violences armées au cours des deux années ayant suivi la chute et le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide, en février 2004.
Le passage fréquent de patrouilles de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) semble raviver les sentiments de colère de nombre d’habitants du Bel-Air depuis l’incident de mercredi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5386

Les haïtiens désirent acheter les œufs et les poulets en République Dominicaine.

Le député demande aux autorités dominicaines d’accélérer les démarches dans ce sens.
Article original de Abel Guzman
Traduit en français par JLJ pour Haïti Recto Verso

Santo Domingo.- Le président de la commission du Commerce et de l’industrie de la Chambre des députés de la République d’Haïti, Limongi S. Jean incite les autorités dominicaines à se montrer plus agressives et à réaliser des efforts pour la reprise de la vente des œufs et des poulets des producteurs dominicains.
Le législateur haïtien dit détenir des informations qui démontrent que les démarches ne s’effectuent pas et qu’il n’y a pas de maintien de la demande des autorités dominicaines pour que soit levé le veto interdisant la commercialisation des produits de l’aviculture dominicaine imposée par le gouvernement haïtien.
Il déplora le fait que ses concitoyens doivent acheter des œufs provenant des Etats-Unis et du Brésil cinq pesos plus chers que les œufs vendus par les dominicains.
« Nous aimerions que les œufs viennent de la République Dominicaine parce que ceux qui sont importés du Brésil et des Etats-Unis coûtent plus chers aux haïtiens à cause des frais de transport » s’est-il exprimé.
Il a affirmé que les haïtiens ne possèdent pas suffisamment d’argent pour se procurer des œufs et du poulet à des prix plus élevés, pour cette raison augmente la faim et la malnutrition parmi les plus pauvres, qui constituent la grande majorité.
Les autorités dominicaines ont réalisés plus de 50.000 tests sur des oiseaux, qui ont été négatifs, sur les 80.000 échantillons requis du virus H5N2 de la grippe aviaire pour que l’organisation mondiale de la Santé animale (OIE) déclare le pays libre de la maladie.
Les producteurs d’œufs ont déclaré avoir enregistré des pertes estimées à plus de 1.000.000.000 de pesos comme une conséquence du veto que maintiennent les autorités haïtiennes à l’importation des produits avicoles dominicains. Ils se plaignent du fait que tandis que les autorités interdisent la vente des produits, la contrebande de ces produits augmente tous les jours au niveau de la frontière à Dajabon.
Ils dénoncent que la contrebande de ces produits se fait sous les yeux des autorités du service des douanes et de la police haïtiennes.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=79507
HRV commente :
Aujourd’hui, alors que les haïtiens résidant en République Dominicaine frôlent une situation de danger imminent avec des réactions difficiles à contrôler, monsieur le député est complètement hors du sujet en voulant parler de poulets et d’œufs.
Il est encore plus à côté de la plaque quand il suggère au gouvernement dominicain de se montrer « plus agressif » dans sa demande de levée de l’interdiction. Il veut quoi le député ? Une déclaration de guerre ? Il a mal choisi sa tribune pour défendre la cause des œufs et des poulets dominicains. Comme grand député du petit corps, la Constitution lui confère toutes les prérogatives de sa tâche pour interpeler le secteur concerné et surtout s’expliquer sur les raisons de cette interdiction.
Là je conseillerais au député de vérifier qui s’occupe de l’importation des œufs et des poulets brésiliens et américains. Il trouvera sans doute les raison du maintien de cette interdiction !

vendredi 31 octobre 2008

Double rapt collectif : Une douzaine d’otages dans le nord

Révélant ce nouveau drame qui s’est produit mercredi soir, le Député Hugues Célestin s’en prend au "laxisme" des forces de l’ordre
jeudi 30 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Environ douze personnes ont été enlevées mercredi soir dans le nord du pays par des individus armés et étaient toujours en captivité 24 heures plus tard, a indiqué jeudi soir à Radio Kiskeya le Député de Limonade/Quartier Morin, Hugues Célestin.
Cette prise d’otages a été réalisée en deux temps dans la localité de Bon Blanc, située à mi-chemin entre les communes de Quartier Morin et Milot. Profitant de l’obscurité, les ravisseurs ont intercepté coup sur coup deux véhicules à bord desquels se trouvaient respectivement deux et dix personnes.
Le parlementaire affirme que les demandes de rançon s’élevaient jusqu’à 20.000 dollars américains en échange d’une promesse de libération des otages.
Furieux contre les forces de l’ordre auxquelles il reproche leur « laxisme », le Député Célestin impute la responsabilité de ce double kidnapping collectif à l’absence de la police dans cette zone devenue depuis quelque temps à hauts risques pour les voyageurs. Déplorant la mobilisation tardive des agents de la Police Nationale et de la mission onusienne, le membre de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), bloc majoritaire à la Chambre basse, a fait savoir que des parents de patients soignés à l’hôpital sacré-cœur de Milot ont été notamment enlevés à Bon Blanc récemment.
Des kidnappings crapuleux sont régulièrement enregistrés en dépit des opérations menées par les forces de sécurité haïtienne et onusienne. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5381

Les directeurs de l’ONA et de Caribe Motors au cabinet d’instruction

Les avocats de Sandro Joseph démentent toute inculpation de leur client pour "blanchiment d’argent"
Jeudi 30 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Le juge d’instruction Yves Altidor a interrogé jeudi le directeur général de l’Office national d’assurance vieillesse (ONA), Sandro Joseph et le responsable de Caribe Motors, Louis Marie Boucard, dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte sur l’achat suspect d’un véhicule qui serait lié au blanchiment d’argent.
Au sortir de l’audition, M. Joseph, au centre de l’actualité depuis un certain temps, a indiqué qu’il restait à la disposition de la justice après avoir répondu à toutes les questions du magistrat instructeur. L’interrogatoire a duré environ deux heures et demie d’horloge.
Rappelant que l’instruction demeure secrète, Me Aviol Fleurant, l’un des avocats du directeur de l’ONA, s’est gardé de révéler la teneur de l’audition. Mais, il a catégoriquement démenti l’inculpation de son client dont, certains médias, selon lui, intéressés, commenceraient à se « délecter ».
Outre Me Fleurant, Sandro Joseph était entouré de ses trois autres avocats Osner Févry, Hannibal Coffy et Axène Joseph.
Pour sa part, le directeur de Caribe Motors et son avocat, Jean Levelt Louis ont quitté le cabinet d’instruction dans la plus grande discrétion, esquivant toutes les questions des journalistes.
La justice cherche à faire la lumière sur l’acquisition au Caribe Motors d’une voiture flambant neuve qui aurait été payée au comptant au prix de 27.000 dollars américains par Sandro Joseph, le 14 février 2007. Il aurait décidé de l’offrir en cadeau à sa compagne d’alors, Judith Benoît Drouillard, pour la St-Valentin.
Une loi haïtienne promulguée en 2001 interdit toute transaction en cash supérieure à 250.000 gourdes (environ US $ 6.000).
Par ailleurs, le dossier de l’ONA comporte aussi des volets financiers et sentimentaux non négligeables allant de prêts mirobolants à des conditions préférentielles accordés à des personnalités proches du pouvoir au harcèlement sexuel. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5380

Le maire de Jacmel réclame un renforcement du dispositif sécuritaire

Le maire de Jacmel, Edwin Zeny, affirme que des individus ayant récemment établi leurs domiciles dans la ville sont les principaux responsables de la recrudescence des actes de violence. " Les criminels appréhendés ne sont pas des jacméliens ", assure t-il.
M. Zeny soutient que les autorités policières accordent une attention spéciale aux quartiers St Hélène et Monchil où plusieurs actes de violence ont été enregistrés." Les casques bleus de la Minustah réalisent des patrouilles mais ne procèdent à des arrestation qu’en cas de flagrant délit", dit-il se plaignant de l’effectif réduit des forces de l’ordre.
Le maire de Jacmel informe que seulement une soixantaine de policiers sont affectés au commissariat de Jacmel, ville de 120 000 habitants. Le maire Zeny reconnaît que les moyens de la police sont limités et révèle avoir participé à des patrouilles dans la ville.
" Les frais de carburant sont de 120 dollars par jour pour la police", s’indigne le maire qui dit avoir noté une certaine nervosité chez les jacméliens. Mettant en garde contre une révolte des jacméliens, Edwin Zeny croit que les autorités doivent adopter de nouvelles dispositions sécuritaires. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole M. Zeny a soutenu que la ville de Jacmel se refait une santé grâce à la détermination des citoyens. " Nous nettoyons les rues sans l’aide de l’état mais avec la participation de la société civile", dit-il réclamant une nouvelle fois la réalisation des travaux de drainage dans la ville. " 10 millions d’euros, don de l’Agence Française de Développement (AFD), sont disponibles pour la réalisation de ces travaux ", dit-il tout en critiquant l’inaction des ministres des travaux publics et des finances. Edwin Zeny déplore la lenteur de l’administration centrale et souhaite que l’état accorde plus de latitude aux maires.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14272

Le PAM estime "intolérable" le détournement de l'aide aux sinistrés

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a estimé mardi "intolérable" tout détournement d'aide internationale destinée à la population haïtienne, après l'interpellation de deux personnes aux Gonaïves. Toutefois le PAM informe que la nourriture détournée aux Gonaïves, une ville dévastée par quatre ouragans et tempêtes en août et septembre, "ne concerne pas le PAM".
Tout en appelant à " une action concertée afin de prévenir de tels actes et de poursuivre leurs auteurs" le PAM " dit déplorer tout détournement de l’aide internationale destinée à la population haïtienne"."L'aide humanitaire est un don de la communauté internationale pour aider ceux qui en ont vraiment besoin. Il est intolérable qu'un don destiné aux plus pauvres et aux sinistrés soit détourné ou vendu", insistent les responsables du PAM.
Suite au passage des ouragans et à la hausse des prix des denrées de première nécessité, "au moins un tiers de la population haïtienne a besoin d'aide alimentaire", selon le PAM, qui fournit régulièrement des rations alimentaires à plus de 500.000 victimes des intempéries, dont plus de la moitié (266.000) aux Gonaïves, la ville la plus touchée.
Lundi, un entrepôt de produits alimentaires détournés a été découvert et "deux agents de sécurité de la mairie ont été interpellés", selon les autorités policières qui annoncent la poursuite de l’enquête.Le sénateur Youri Latortue a salué l’action de la police et soutient que d’autres personnes sont impliquées dans ce scandale. Il s’était également réjoui de la révocation de deux chauffeurs du CNE impliqués dans le détournement de l’aide aux sinistrés des récents cyclones.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14265
Le détournement de l’aide humanitaire dénote rien d’autre que l’irresponsabilité du gouvernement. Les voleurs et les corrompus sont bénis par l’impunité du gouvernement et le silence de la société civile.
La corruption est si ancrée dans les gènes de l’haïtien (même celui qui ne la pratique pas la cautionne et la trouve normale) que l’on se plait à dire que l’on ne peut rien contre. Cependant il serait si facile et aisé d’éviter le détournement de l’aide humanitaire. Chaque année il faudra faire appel à la solidarité internationale pour aider après des catastrophes naturelles qui seront de plus en plus nombreuses et de plus en plus violentes. L’effet des phénomènes futures seront revigorer par les dégâts non réparés qui créeront un milieu de culture favorable pour leur plein épanouissement. Donc il faut s’attendre à de plus en plus de dégâts. Les organismes internationaux finiront par ne plus s’intéresser à nos sinistrés s’il se révèle impossible d’arriver jusqu’aux plus nécessiteux.
La protection de l’utilisation de l’aide humanitaire doit être une priorité de l’état comme la lutte contre la grande et al petite corruption.
Comment expliquer que les produits alimentaires distribués dans le cadre de l’aide humanitaire remplissent les étalages de nos marchés des rues ?
Serait-ce un crime contre le peuple que de décréter une interdiction totale de vente de ces produits ?
Comment établir et retracer l’origine de ces produits mis en ventes ?

EN ce qui cocnerne le dépôt des Gonaïves, on aura du mal à croire qu'il appartienne réellement à deux pauvres agents de sécurité de la Mairie. Si les autorités veulent trouver les coupables ce ne sera pas chose difficile. Le plus dur sera d'afficher et démontrer surtout la volonté de le faire!

Le dossier de blanchiment d’argent à l’ONA par devant un juge d’instruction

Le directeur de l’Office National Assurance, (ONA), Sandro Joseph, doit se présenter ce jeudi au cabinet d’instruction dans le cadre d’une enquête sur le blanchiment d’argent au sein de cette institution.
Trois autres personnes, Judith Benoît, ex compagne de M. Joseph, Louis Mary Boucard, comptable de Caribe Motors et Maranatha Irène, ayant rapport avec l’achat cash d’un véhicule tout terrain au profit de Mme Benoît, comparaîtront également par devant le juge d’instruction. Ces personnes inculpées de blanchiment d’argent sont l’objet d’un mandat de comparution émis par le juge instructeur, Yves Altidor.
La semaine dernière, le chef de l’état, René Préval, avait annoncé une éventuelle mise à l’écart de Sandro Joseph de la direction de l’Office Nationale Assurance (ONA) afin de faciliter le travail du juge instructeur en charge du dossier. Il a fait remarquer que sa décision vise à éviter toute interférence dans le traitement du dossier par les autorités judiciaires. Un autre gestionnaire des deniers publics accusé de corruption, Jeantal Belfort, maire de Savanette, qualifie d’injuste le rapport de la Cour des Comptes. Accusé d’avoir détourné 1 million de gourdes, M. Belfort a expliqué qu’il est difficile de trouver des pièces justificatives pour certaines dépenses.
En sortant de son silence, le maire de Savanette a lancé des flèches en direction du député de sa circonscription, Joseph Joël Louis, a ses yeux impliqué dans des détournements de fonds publics.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14264
Il faut noter certains dénominateurs communs dans les dossiers qui impliquent des Magistrats dans des actions de détournements de fonds publics. Les deux accusés sont des élus locaux. Et le Maire de Léogane écroué au moment de partir pour la République Dominicaine et le maire de Savanette lancent des accusations impliquant a leur tour d’autres élus locaux : des députés. La presse n’a bizarrement pas suffisamment fait écho de ces accusations.
En Haïti avec notre démocratie nouvelle version, on a l’impression que le vrai pouvoir intouchable reste le pouvoir législatif. Chaque fois qu’il y a un dossier qui éclabousse un parlementaire il se produit une réaction automatique pour étouffer le scandale ou sortir des conclusions peu convaincantes.
Les déclarations qui semblent vouloir impliquer les députés dans les dossier des maires de Léogane et de Savanette méritent d’être prises en considération.

Haïti /Inondations : Au moins deux morts à Dame Marie

P-au-P, 30 oct. 08 [AlterPresse] --- Des inondations dévastatrices survenues, ce 29 octobre 2008, dans la commune de Dame Marie (Sud-ouest) ont fait au moins deux morts, selon des informations recueillies par AlterPresse.
Les deux corps identifiés sont ceux de Rémy Jean-Charles et de son fils Lucnord qui ont trouvé la mort dans la localité de Ravine Sèche (3e section communale de Dame Marie), selon le maire de la commune, Clinton Jambon, joint au téléphone par AlterPresse.
De fortes pluies s’abattent sur Dame Marie depuis le 27 octobre, confirme Jambon, informant que plusieurs maisons sont inondées, des têtes de bétail emportées et des plantations dévastées.
Interrogés par AlterPresse, des habitants de Dame Marie font état d’une troisième personne tuée et de dégâts matériels considérables.
Cet autre mort aurait été découvert dans la 4e section de Baliverne.
Le propriétaire d’un cybercafé s’est alarmé de voir emporter par les eaux tout son équipement informatique fraîchement installé.
Dans la soirée du 29 octobre, la mairie de Dame Marie a évacué plusieurs familles qui se trouvaient en difficulté. Ces personnes sont placées dans des abris provisoires à l’Hôtel de ville de Dame Marie.
Ce désastre se produit à Dame Marie alors que la population haïtienne continue de panser les plaies occasionnées par les ouragans en série qui ont balayé Haïti fin août et début septembre 2008. Ces cyclones ont fait plus de 800 morts et 300 disparus.
Des dispositions sont déjà prises au niveau du Ministère de l’intérieur et de la Direction de la Protection civile pour voler au secours des sinistrés, selon l’édile de Dame Marie.
Derrière Jérémie, Dame Marie, qui compte environ 40.000 habitants, est la deuxième ville la plus importante du département de la Grand’Anse.
Dame Marie est l’une des principales zones de production de denrées alimentaires de la région. [do gp apr 30/10/2008 10 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7835
Le danger n'est toujours pas écarté. Il suffira de quelques bonne gouttes de pluie pour se retrouver le bec dans l'eau une nouvelle fois!

RUPTURE DE STOCK DE L’AIDE ALIMENTAIRE....Haïti/Cyclones : Des sinistrés auraient succombé à la faim

Jeudi 30 octobre 2008
P-au-P, 30 oct. 08 [AlterPresse] --- Une dizaine de personnes seraient mortes de faim ces derniers jours dans la section communale de Baie d’Orange à Belle-Anse (Sud-est), apprend AlterPresse.
Cette situation est enregistrée deux mois après les ouragans en série ayant durement frappé Haïti et sévèrement affecté le Sud-est.
La faim aurait eu raison de ces personnes, selon les autorités locales qui signalent que la malnutrition gagne de plus en plus de terrain parmi la population locale.
Cette évolution de la malnutrition à Baie d’Orange est confirmée par Pierre Antoine Diléné, un médecin en service à Belle-Anse, qui souligne également la multiplication de cas de dysenterie, de fièvre et de maladie de la peau.
La même situation s’est présentée aux Gonaïves (Nord) quelques jours après le passage de l’ouragan Hanna qui a sévèrement dévasté la quatrième ville haïtienne.
L’enclavement de la section communale Baie d’Orange - qui s’est accentué après les récentes intempéries - n’avait pas permis à la Protection civile d’acheminer des secours aux sinistrés.
Ce n’est que cette semaine que celle-ci est parvenue à leur distribuer de l’aide alimentaire.
L’Organisation internationale Oxfam était la première à distribuer des médicaments à la population de Baie d’Orange, après les intempéries. Les rations distribuées par le Programme alimentaire mondial (PAM) semblent ne pas avoir touché ces personnes sinistrées.
Dans certaines régions affectées par les dernières intempéries, l’aide humanitaire destinée aux victimes aurait été détournée, selon certaines révélations.
Le PAM a même jugé intolérable une telle attitude tout en précisant que « l’aide humanitaire est un don de la communauté internationale pour aider ceux qui en ont vraiment besoin ».
« Il est intolérable qu’un don destiné aux plus pauvres et aux sinistrés soit détourné ou vendu », estime le PAM. [vs do gp apr 30/10/2008 08:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7833
Inquiétude du Programme alimentaire mondial (PAM)
jeudi 30 octobre 2008, Radio Kiskeya

Si la communauté internationale ne se mobilise au plus vite, le programme d’urgence de distribution alimentaire prévu pour au moins six mois risque de s’arrêter prématurément faute de dons, a prévenu mardi le Programme alimentaire mondial (PAM), rapporte une dépêche de l’AFP. . "Il nous faut 33 millions de dollars pour couvrir les besoins de notre programme, mais nous n’avons réussi à rassembler qu’à peine 30% de ce montant", a indiqué le Programme alimentaire mondial en Haïti. "En attendant une reprise des activités agricoles et une relance de son économie, Haïti aurait besoin encore pour quelques temps d’une aide alimentaire pour les personnes les plus vulnérables, soit 3,3 millions de personnes qui représentent un tiers de la population (environ 9 millions d’habitants) ", a précisé Benoît Thiry, coordinateur de l’urgence humanitaire sur place. Dans de précédentes déclarations publiques, des responsables du PAM en Haïti avaient fait état du détournement d’une partie de l’aide, jugeant cette pratique intolérable. [jmd/RK]


Pendant ce temps Haïti prépare les élections sénatoriales partielles pour renouveler le tiers de son sénat. Le coup des opérations : 16.000.000 de dollars. Soit 1.600.000 de dollars par sénateur. Ce qui est un tout petit peu trop cher !

Le gouvernement haïtien contribuera à hauteur de 5.000.000 de dollars et la Communauté internationale à hauteur de 11.000.000.

Les conférences des bailleurs de fonds, les réunions tenues en terre étrangères pour discuter de la situation du pays auraient dû aboutir à des résolutions un peu plus adaptées à la situation du pays que de poursuivre dans cette logique et cette volonté manifeste de construire sur des décombres, des ruines et des cadavres une démocratie pour des gens qui crèvent de faim, et qui sont poussés par la famine vers la République Dominicaine de façon massive, vers les Antilles françaises ou ils sont objets de la plus fière manifestation de xénophobie, vers les Bahamas et Miami. Sous couvercle de cette même démocratie, la corruption s’étale comme un « modus operandi » tandis que les administrateurs et gestionnaires ont un pied en Haïti et l’autre à l’extérieur. Une déclaration d’état d’urgence s’impose avec l’application de règles, règlements, lois strictes pour le salut de ce qui reste du pays !

Lutte contre la drogue : Plus d’une dizaine de saisies immobilières à Port-au-Prince

Des propriétés appartenant à des individus emprisonnés aux USA, dans le cadre d’une vaste opération haïtiano-américaine qui se poursuit
jeudi 30 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Une nouvelle offensive antidrogue des autorités haïtiennes et américaines a permis ces derniers jours la confiscation d’importants biens immeubles et l’arrestation d’au moins un présumé trafiquant, a appris Radio Kiskeya.
Plus d’une dizaine de résidences cossues et de propriétés appartenant à des individus emprisonnés et condamnés aux Etats-Unis ont été mises sous scellés lors de perquisitions domiciliaires menées sous la houlette du parquet de Port-au-Prince. Parmi les propriétaires visés figurent notamment l’ancien chef de la Police Nationale sous Jean-Bertrand Aristide, Jean Nesly Lucien, l’ex-chef de la sécurité de l’ancien Président Lavalas, Oriel Jean et Jacques Baudouin Kétan.
Mardi après-midi, les locaux du Marabout Plaza à Pétion-Ville (banlieue est), qui abrite le club de sport Gold Gym, ont été perquisitionnés par des agents du bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) et de l’agence antidrogue américaine (DEA). Le substitut du commissaire de Port-au-Prince de la capitale, Me Félix Léger, assurait la direction de l’opération à l’origine d’un mouvement de panique dans tout le bâtiment. Des locataires et clients étaient partis précipitamment après avoir appris l’arrivée imminente des forces de l’ordre. Ceux qui ont loué des espaces dans ce building sont invités à se présenter jeudi au parquet de Port-au-Prince où ils devront exhiber leur contrat de bail.
Le Gold Gym appartient à Pascal Garoute, un présumé narcotrafiquant haïtien incarcéré en Floride.
La province également touchée
Cette vague de saisies immobilières ne s’arrête pas à la capitale. A Port-de-Paix (Nord-Ouest), plusieurs maisons ont été perquisitionnées et des scellés apposés lors d’une descente qui impliquait des agents du BLTS, de l’unité départementale et de maintien d’ordre (UDMO) et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Le chef du parquet de la ville, Me Michelet Balthazar, a confirmé l’opération ainsi que l’arrestation d’un présumé trafiquant de drogue bahaméen d’origine haïtienne nommé Alain Désir. Epinglé à Port-au-Prince, le détenu aurait, lors de son interrogatoire à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), révélé une liste de complices actuellement dans le maquis.
« Il faut se battre afin d’enrayer le mal du trafic de stupéfiants en Haïti, principalement dans le Nord-Ouest », a déclaré le commissaire Michelet Balthazar avant de conclure « la bataille ne s’arrêtera jamais ».
Radio Kiskeya a appris mercredi soir de sources judiciaires que d’autres biens meubles et immeubles de trafiquants de drogue seront mis sous séquestre dans les prochains jours dans le cadre de l’opération en cours. Cependant, selon certaines informations, loin de revenir à Haïti, le patrimoine saisi risque d’être récupéré par les Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5376
HRV se fait deux réflexions :
Tenant compte de la situation de carences criantes d’Haïti en matière de bien immobiliers pouvant hébergés des institutions de service il serait de bon ton que le gouvernement engage une vraie discussion avec les autorités américaines afin que les biens saisis n’aillent pas faire du trop plein aux USA et priver Haïti de certaines structures.
La liste des détenus, jugés, condamnés et incarcérés aux USA pour trafics de drogues affichent des noms de personnages important dans l’entourage de l’ancien président Jean Bertrand Aristide tels l’ancien chef de la Police Nationale Jean Nesly Lucien, l’ex-chef de la sécurité de l’ancien Président Lavalas, Oriel Jean et un ancien président du Sénat de la République. Tenant compte de la gestion autocratique imposée par le président lui-même il est difficile d’admettre qu’il n’ait jamais été au courant des agissements de ses proches collaborateurs.

jeudi 30 octobre 2008

Les haïtiens de la Floride prêts à voter pour Obama

Les américains d’origine haïtienne vivant en Floride sont prêts à voter massivement en faveur de Barack Obama lors des prochaines élections présidentielles indiquent les leaders de cette communauté.
Le père Roland Desormeaux soutient que les 18 000 haïtiens de West Palm Beach sont acquis à la cause d’Obama.
" Les haïtiens veulent voter pour Obama parce qu’il est noir, ils pensent qu’Obama pourra avoir une meilleure approche sur le sort des haïtiens qui ne peuvent pas travailler aux Etats-Unis ", dit-il.
Cet avis est partagé par l’ancien Premier ministre, Gérard Latortue qui rappelle que les haïtiens votent traditionnellement avec les démocrates.
Commentant le vote de nombreux haïtiens en faveur des républicains lors des dernières élections, M. Latortue estime que ceci était lié à la situation en Haïti.
" Les haïtiens de la diaspora avaient affiché leur opposition au candidat démocrate qui voulait le retour d’Aristide", dit-il faisant remarquer que la victoire de Bush en Floride était due au vote des haïtiens.
Pour Gérard Latortue l’appui des haïtiens à Obama s’inscrit dans la ligne de la révolution universelle des noirs. " Autour d’Obama il y a un ralliement presque total", argue t-il.
A une semaine des élections présidentielles des dizaines d’haïtiens ont pris part à une manifestation de protestation contre le gouvernement Bush qui refuse d’accorder le Statut temporaire de Protection (TPS) aux ressortissants haïtiens.
Les leaders de la communauté haïtienne estiment qu’Haïti à l’instar de certains autres pays latino américains répond aux conditions pour accéder au TPS.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14262

Les élections sénatoriales partielles auront lieu le 19 avril 2009

Les autorités électorales haïtiennes annoncent que le premier tour des élections sénatoriales partielles est fixé au 19 avril 2009. Lors d’une rencontre avec le chef de l’état, René Préval et la Première ministre, Michèle Pierre Louis, les conseillers électoraux ont dévoilé les grandes lignes du calendrier électoral.
Selon le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz Verettes, le second tour des Sénatoriales est fixé au 7 juin 2009 et la publication des résultats officiels au 29 juin 2009. Interrogé sur le processus de mobilisation des fonds pour la tenue des joutes, M. Verettes a soutenu que la communauté internationale et le gouvernement haïtien ont déjà confirmé la disponibilité des fonds pour le budget estimé à 11 millions de dollars (Ay! ça fait mal!). " Le gouvernement haïtien a déjà mis les fonds à la disposition du CEP", se réjouit M. Verettes faisant remarquer que les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne sont les autres contributeurs. Soulignant que le processus électoral a déjà été lancé, le président du CEP confirme la poursuite des opérations de relocalisation des centres de vote. 140 000 centres de vote doivent être installés à travers le pays ce qui représente le double du nombre de centres de vote en 2006. M. Verettes assure que le processus de relocalisation des centres de vote sera achevé à la fin de cette semaine. Par ailleurs, les conseillers électoraux donneront le coup d’envoi ce mercredi du processus de recrutement des nouveaux membres des Bed et des BEC. " Les partis politiques sont invités à designer des membres pour participer aux concours de recrutement ", ajoute M. Verettes. En ce qui a trait aux cartes électorales, le président du CEP révèle que l’Office National d’Identification (ONI) a déjà recensé 500 000 nouveaux électeurs. " L’ONI pourra livrer les cartes électorales dans le meilleur délai", assure t-il soulignant que les conseillers électoraux ont eu plusieurs séances de travail avec les responsables de l’ONI.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14263
HRV opine:
Ah ! Démocratie quand tu nous tiens !
La ronde de personnes importantes continue sans arrêts chez nous pour évaluer l’ampleur des dégâts causés par les récentes intempéries et surtout pour examiner comment nous porter secours et nous aider à sortir du spectre de catastrophe humanitaire.
Tous les organismes de bienfaisance quémandent en notre faveur pour arracher de la faim des millions de compatriotes.
Plus de trois millions d’haïtiens côtoient la grande famine. Certains habitants de la ville des Gonaïves occupent encore les toits de leurs maisons envahies par la boue et l’eau stagnante.
Les dégâts causés à l’agriculture s’élèvent à plus de 60.000.000 de dollars.
La destruction de ce que nous possédions comme voies de communication a coupé le pays en plusieurs secteurs non communiqués…
Cependant au nom de la démocratie, le gouvernement haïtien, bras dessus, bras dessous avec les amis d’Haïti vont dépenser 11.000.000 de dollars pour élire 10 sénateurs, soit 1.000.000 de dollars par sénateurs.
Quand on évalue l’apport de ces parlementaires dans la gestion du pays on a tendance à dire que c’est cher payer et que nous marchons sur la tête !

Clifford Larose plaide pour la définition d’une politique criminelle

L’ancien directeur de l’Apena, Clifford Larose, attire l’attention des autorités sur la nécessité de définir une politique criminelle en Haïti. "Les responsables sont en train d’errer dans leur approche parce qu’ils ne sont pas des professionnels" lance M. Larose pour qui la surpopulation carcérale doit être traitée au même titre que la détention préventive prolongée." Haïti est l’un des rares pays ne disposant pas d’une politique criminelle", assure M. Larose.
Faisant remarquer que la population carcérale a doublé au cours des 4 dernières années, M. Larose estime que la surpopulation carcérale devrait être l’un des premiers soucis des autorités. Ce criminologue et spécialiste en science pénitentiaire, qui a dirigé l’Apena pendant 6 ans, critique l’amateurisme de ses successeurs et plaide pour l’intégration de techniciens dans la gestion du système carcéral.Le système carcéral haïtien est passé de 1 500 détenus en 1995 à 8 272 détenus en octobre 2008. Selon M. Larose ces statistiques prouvent une hausse de la criminalité en Haïti.
Entre autres remarques, Clifford Larose soutient que l’utilisation de téléphones cellulaires par les détenus représente un danger pour les agents pénitentiaires. " Des chefs de gangs gardant un contact étroit avec leurs complices ont pu assassiner plusieurs agents pénitentiaires ", révèle M. Larose qui attire également l’attention sur les conséquences de la promiscuité au Pénitencier national. " Outre la transmission de maladie, certains auteurs d’infraction mineure risquent de se transformer en criminels à la faveur d’échanges avec des criminels notoires", argue t-il mettant l’accent sur la nécessité de réaliser des études de macro et micro criminologie, d’étiologie et de praxéologie criminelle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14261
HRV commente:
Une approche très technique de ce criminologue notoire qui a dirigé l’APENA pendant six ans et surtout pendant la présidence de Jean Bertrand Aristide.
Nous avons eu la curiosité de voir l’étendue de l’œuvre de cet expert à la tête de l’administration pénitentiaire.
Notre recherche sur Google nous a informé sur ses démêlées avec la justice dominicaine avec en toile de fonds un conflit ouvert avec l’ancien Consul de Barahona Monsieur Harry Joseph.
Ah! Nous avons appris aussi qu’il résidait à Santo Domingo dans le quartier d’Arroyo Hondo. Un des quartiers traditionnellement très chics de la capitale dominicaine.
En fin de compte nous ne pouvons établir aucune nette différence entre l’administration de l’APENA par un expert en criminologie et celle des amateurs actuels.
En dehors de cela, les références des statistiques utilisées ici rentre dans le cadre de la « Tautologie évidente »…

Haïti : Des paysans dénoncent les procédures d’attribution des fonds destinés au redressement du secteur agricole

P-au-P, 29 oct. 08 [AlterPresse] --- Des fonds destinés au nettoyage des canaux d’irrigation dans la Vallée de l’Artibonite seraient attribués à des « organisations bidon » sous la base de clientélisme, selon le Mouvement revendicatif des paysans de l’Artibonite (Morepla).
A l’annonce, par le ministère de l’agriculture, Joanas Gué, du déblocage de 60 millions de gourdes pour des travaux de drainage et de nettoyage des canaux, des organisations sans structure se sont vite formées en vue de bénéficier de ces fonds, déclare à AlterPresse Assancio Jacques, dirigeant de Morepla.
Des contrats irréguliers seraient déjà signés entre l’Organisation pour le développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA) et ces regroupements, alors que les fonds alloués à cet effet ne sont pas encore débloqués, précise Jacques.
Le dirigeant de Morepla informe que des parlementaires seraient associés à cette manœuvre visant le détournement de ces 60 millions de gourdes.
« Il y a des contrats de 700.000 gourdes, un million et même 6 millions de gourdes qui sont déjà signés avec ces organisations bidon », soutient le responsable du Morepla.
L’ODVA est l’organe étatique qui devrait gérer ces fonds, selon Assancio Jacques, qui dénonce « certains cadres du ministère de l’agriculture ainsi que des parlementaires qui veulent en profiter pour asseoir leur capital politique ».
Le dirigeant du Morepla n’était toutefois pas en mesure de préciser si ces 60 millions de gourdes promises par le Marndr proviendraient des fonds d’urgence débloqués récemment par le gouvernement pour faire face aux dégâts causés par les récentes catastrophes naturelles.
« Nous n’avons aucune idée sur l’origine de ces fonds, mais nous savons seulement qu’ils seront débloqués pour assister les petits agriculteurs, en vue de redresser l’économie nationale », soutient Assancio Jacques.
Le dirigeant du Morepla sollicite l’intervention du ministre Joanas Gué et propose à l’Unité de lutte contre la corruption et à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif de diligenter une enquête au niveau de l’ODVA.
Le secteur agricole était le plus affecté en été dernier par les ouragans (Fay, Gustav, Hanna et Ike) qui ont frappé l’Ile. Des pertes dépassant les 61 millions de dollars américains ont été enregistrées dans ce secteur. [do gp apr 29/10/2008 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7832
HRV commente :
Ce genre de conflit est tout sauf rare dans le cadre de notre démocratie. Et personne ne va être surpris de ce genre de déclaration. Le fond du problème n’est pas dénué d’une certaine vérité. Les fonds alloués aux petits agriculteurs peuvent être absorbés par le train de la corruption. Des parlementaires peuvent tout aussi bien appuyer des demandes d’organisations populaires – le mot qui fait peur !- n’ayant rien à voir avec le secteur agricole juste pour s’assurer d’un nombre de votes ou du militantisme intimidant de certains individus.
L’autre face de la monnaie nous dit aussi que ces cris pourraient être bien ceux de quelqu’un qui, pour des raisons bien déterminées, a été écarté du partage et du brassage.
Pour étayer les rumeurs acceptées comme vérité parce que tout ce qui est mal fait nous ressemble et permet de nous stigmatiser, il faudrait une enquête judicieuse et la sommation à ce que des preuves irréfutables soient exhibées pour l’édification des intéressés. Mais chez nous les enquêtes se poursuivent ad vitam eternam !
Nous ne cessons cependant d’exiger cette instauration de la culture de la transparence et du résultat dans la gestion des affaires du pays. Le gouvernement et les bailleurs de fonds doivent absolument jouer leurs partitions dans ce sens. Le cas échéant ils seront complices.
Nous voudrions que quelqu’un nous explique dans combien de temps sera-t-il possible de ressentir les résultats de cette politique de redressement de ce secteur agricole.

Contrôle gouvernemental de la gestion des mairies : les premières réactions favorables

Les maires de Pétion-Ville et de Carrefour se déclarent engagés dans la lutte contre la corruption
mercredi 29 octobre 2008,
Radio Kiskeya

Les maires de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Claire Lydie Parent et de Carrefour (sud), Yvon Jérôme ont réagi mercredi favorablement à la directive du ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales, relative au contrôle de la gestion financière des administrations communales remise en cause par des accusations de corruption accablantes.
Les deux élus locaux jugent normale l’implication du gouvernement dans la gestion des fonds publics confiés aux municipalités. Une démarche qui rejoint, disent-ils, leurs pratiques administratives fondées sur la transparence.
Toutefois, Mme Parent souligne que l’autonomie conférée par la constitution de 1987 aux mairies, cheville ouvrière du développement local, ne s’est jamais concrétisée, l’exécutif ayant toujours mis en coupe réglée ces entités en dépit de leur légitimité populaire.
Pour sa part, le maire Jérôme estime que l’accompagnement gouvernemental ne peut que "renforcer l’autonomie" des mairies.
Afin d’endiguer la vague de scandales à répétition qui secoue plusieurs cartels communaux, le ministère de l’intérieur exige désormais un rapport financier mensuel de toutes les mairies du pays. En cas de résistance, elles verront leurs frais de fonctionnement purement et simplement gelés.
Le délégué de l’Ouest, Michel Bernardin, avait indiqué mardi que cette mesure était déjà en application dans son département.
Les noms de plusieurs élus ont été associés ces derniers mois à de graves accusations de corruption. Le maire de Léogâne (Ouest), Santos Alexis, est notamment sous les verrous depuis deux semaines pour son implication présumée dans le détournement de 11 millions de gourdes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5375
HRV commente :
Nous sommes en Haïti, un pays à part. Pathétique pour un éminent écrivain. Spécial pour d’autres. Nous autres les Natif-Natals nous cultivons ces dictons de notre créole qui nous permet de pénétrer dans les profondeurs de la réalité sociologique et philosophique de l’être haïtien.
Et là, que ceux qui ne sont pas des natif-natals nous pardonnent. « Tande ak wè se de ». Maurice Sixto avait mis dans la bouche de l’un de ces protagonistes un certain « fok mwen ta wè »
Tout ceci pour expliciter le fait que ces déclarations de bonnes et louables intentions ne veulent absolument rien dire. Depuis l’aube des temps nous ingurgitons des déclarations et des discours du style politiquement correct. Nous nous demandons en fait si nous autres nous n’avons pas donné corps à la définition de cette expression devenue à la mode il y a si peu.
Les belles paroles de nos dirigeants s’accompagnent trop souvent du néant de l’action. Quand ce n’est pas carrément le contraire voire l’opposé dans l’exécution effective des affaires du pays.
Inconsciemment et avec une certaine logique raisonnée, nous nous obligeons à émettre des bémols devant les annonces et les publications officielles. Nous refusons de faire preuve de naïveté et méconnaître la perception erronée du citoyen politique haïtien.
Bien entendu nous sommes et nous serons toujours les premiers à nous inscrire dans une logique d’applaudissement si l’attitude le mérite bien. Nous irons même à pousser et motiver la continuité dans certains cas.
Le nœud du problème qui entretient le plus grand de notre souci c’est que le pays ne pourra survivre qu’avec une attitude de vraie et réelle RUPTURE. Une attitude capable de balayer tous les discours, toutes les théories et écoles politiciennes trop vieilles et inadaptées dans un monde mur pour un changement en profondeur.
Quand nous regardons à droite, à gauche et au centre nous ne voyons point ces soldats ayant la vision, les capacités et les compétences pour mener et participer à cette colossale croisade !
Nous observons avec un optimisme prudent, comme dirait l’autre !

Aide humanitaire de l’Argentine à Haïti

Des casques blancs viennent également accompagner les sinistrés des ouragans
Mercredi 29 octobre 2008,
Radio Kiskeya
Le gouvernement argentin a dépêché mercredi une équipe d’experts et de l’aide humanitaire en Haïti afin d’améliorer la situation des sinistrés des cyclones ayant récemment affecté le pays, a annoncé un communiqué de la chancellerie rendu public à Buenos Aires et relayé par EFE.
Des responsables de logistique des casques blancs sont arrivés à Port-au-Prince à bord d’un avion Hercule de la force aérienne argentine. L’appareil transportait également des matériels destinés au contingent argentin de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Concernant les sinistrés, 5 tonnes de riz, 1.000 litres d’huile et 4.560 boîtes de tablettes de purification pour trois millions de litres d’eau ont été envoyées.
Le communiqué soutient que l’arrivée du contingent de casques blancs s’inscrit dans « la continuité du plan d’assistance humanitaire à Haïti lancé en septembre avec l’envoi d’une équipe de spécialistes argentins ». spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5374

mercredi 29 octobre 2008

Valentin écarte l’idée d’une montée de xénophobie, mais admet que d'autres étrangers ne sont pas attaqués comme les haïtiens

María Eugenia del Pozo - 10/29/2008
SAINT-DOMINGUE. - Le président de la Chambre des Députés a qualifié de sauvages les faits produits lundi dernier à Neiba et a fait appel aux autorités pour qu'on mette un frein à ce type d'actions. Valentin a condamné les faits après avoir indiqué que quand un étranger ou un dominicain commettra une infraction l'action correspondante est de le traduire devant la justice, puisque les personnes innocentes ne peuvent pas payer « pour cet acte horrible ».
Il a indiqué que quand un italien, un espagnol ou un citoyen d’une autre nationalité commet un délit on n’exécute pas d'actions comme celles-ci, ce pourquoi il a fait appel aux autorités pour qu'ils soient davantage vigilantes devant ce type de situation. Il a rappelé aux haïtiens qui vivent dans le pays d’agir conformément à la loi.
Il a qualifié d’exagérer la tendance à dire que dans le pays il y a une montée de xénophobie et qu'il faut faire confiance au système judiciaire et aux autorités.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=79148
Traduction DL pour HRV
HRV commente :
Non Monsieur le président de la chambre des députés il n’y a jamais eu de xénophobie en République Dominicaine. Les fait que des citoyens dominicains pensent qu’ils peuvent se faire justice soi-même en se livrant à la chasse aux haïtiens pour venger un assassinat perpétré par un délinquant haïtien n’est pas une attitude xénophobe.
Vous corroborez parfaitement cette thèse en acceptant que cette réponse disproportionnée n’a jamais été vue devant un forfait perpétré par un citoyen d’une nationalité autre que haïtienne. Si vous voulez absolument lui trouver un titre à cette attitude, je vous suggère d’essayer celui de anti-haïtianisme !
Le président du Sénat Pared Pérez rejette la violence contre les citoyens haïtiens a Neiba ; il reçoit la visite du nouvel ambassadeur de France
Santo Domingo.- Le président du Sénat, Reinaldo Pared Pérez, rejette le fait qu’un groupe de jeunes dominicains de la commune de Neiba aient exécuté deux haïtiens et blessé neuf autres, après que l’un d’eux ait tué un dominicain.
Monsieur Pared Perez a manifesté que si un haïtien a commis un crime, il doit être soumis à l’action de la justice, tandis qu’il a qualifié d’incorrect le fait que d’autres citoyens haïtiens qui n’ont rien eu à voir avec ce forfait isolé paient les conséquences.
“La violence ne doit pas être combattue par la violence, parce que cela ne donne pas de bons résultats » s’est exprimé le sénateur du district national.
Il a signalé que la personne qui commet un délit indépendamment de sa nationalité, cette personne doit faire face aux mécanismes institutionnels établis à travers les tribunaux de la République.
Le président du Sénat a offert ces déclarations dans le cadre de la visite à son bureau du fraîchement désigné ambassadeur de France, Monsieur Roland Dubertrand.
Durant la rencontré, Monsieur Dubertrand a déclaré que les deux pays doivent entretenir de bonnes relations commerciales, les renforcer en terme de politique car les deux pays sont unis par une même culture juridique.
Il a souligné l’importance du récent accord Commercial et de Coopération signé entre l’Union Européenne et la République Dominicaine approuvé par la Chambre des députés, car il engendra des bénéfices pour les deux nations.

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=79160

Les mairies sommées de fournir un rapport financier mensuel

Une exigence du gouvernement devant les accusations de corruption à répétition portées contre des élus locaux
Octobre 2008
Radio Kiskeya
Le ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales a décidé d’exiger de toutes les mairies de la république un rapport financier mensuel afin de contrôler leur gestion des fonds publics au moment où des élus sont emprisonnés sous l’accusation de corruption présumée.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le délégué de l’Ouest, Michel Bernardin, a annoncé mardi que ces nouvelles dispositions sont d’ores et déjà en vigueur dans son département. Toutes les administrations communales de cette juridiction sont tenues de fournir le 10 de chaque mois un document comptable communiquant l’état de leurs recettes et dépenses.
« Les mairies dépendent du ministère de l’intérieur qui leur accorde des frais de fonctionnement », a lâché M. Bernardin en donnant l’assurance que l’autonomie administrative et financière des municipalités n’est pas pour autant remise en cause.
En cas de refus, les fonds destinés aux mairies opposées aux nouvelles procédures seront gelés, a-t-il averti.
Soulignant avoir déjà eu des séances de travail avec les membres de plusieurs cartels communaux, le délégué de l’Ouest estime nécessaire qu’une politique de reddition des comptes s’applique aux mairies dont certaines font l’objet de graves accusations de mauvaise gestion.
Plusieurs élus locaux ont été arrêtés ces derniers mois pour leur implication présumée dans des affaires louches. Parmi eux, le maire de Léogâne (Ouest), Santos Alexis, qui aurait détourné un montant de 11 millions de gourdes. Il avait été appréhendé à la frontière haïtiano-dominicaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5371
HRV commente :
Une excellente idée. Pour bon nombre d’élus locaux, leur qualité justement d’élu signifie une garantie d’impunité, une carte blanche ou une licence pour les magouilles et les vagabondages de tout acabit.
Cette politique de reddition de compte devrait s’élargir et se généraliser à toutes les sphères gouvernementales.
Cependant on accepte volontiers de commencer par les maires. Ces citoyens venant d’on ne sait d’où ; devenus du jour au lendemain premiers citoyens de nos villes doivent être contrôlés de très près. Le militantisme ne suffit pas toujours pour devenir gestionnaire des affaires de l’état ou d’une ville ou d’une commune.
Comment s’appelait-il le fameux premier citoyen de la commune de Delmas du temps de Preval/Aristide ? Dieu miséricordieux !

Un hold-up, une histoire, une incertitude !..Le braquage raté!

L'enquête sur le cambriolage raté de la BNC de Croix-des-Mission le 10 octobre a conduit sur la piste de Désimots Jean Lorigène, un suspect qui a laissé le pays en toute hâte, et qui est ou a été un agent de sécurité rapproché du sénateur Anacacis Jean Hector, selon une carte trouvée à bord du véhicule des cambrioleurs.
Cela aurait dû être une casse sans casse, un vol à main armée sans histoire à la BNC de Croix-des-Mission, le vendredi 10 octobre 2008. Mais voilà, quelque part, quelque chose a mal tourné. Les quatre cambrioleurs portant des t-shirts de police, après avoir braqué le vigile de la banque, dépouillé quelques déposants et forcé le coffre-fort, ont dû décamper à pied, abandonnant derrière eux leurs deux véhicules, une Toyota Raider rouge immatriculéeAA 57 314, une Toyota Precia bleu gris, type mini van, immatriculée TP 07400, et officiellement leur « butin ».

Une cible tatouée sur les fesses.
En laissant leurs véhicules au parking de la banque, les cambrioleurs ont pratiquement dessiné une cible sur leurs fesses, confie une source policière proche de l'enquête. « Le badge de Désimots Jean Lorigène, un agent de sécurité rapproché du sénateur Anacacis Jean Hector, a été retrouvé dans la Toyota Raider. Un autre badge VIP direction générale de l'ONA et deux talons de chèque du ministère des Finances de Désimots Jean Lorigène ont également été retrouvés », poursuit-elle. Sur un ton dépité, cet enquêteur a indiqué que ce suspect a laissé le pays. « Il a pris un avion pour l'étranger, à l'aéroport internationale Toussaint Louverture, dans la matinée du samedi 11 octobre, moins de 24 heures après le hold-up raté ». Si la police n'a pas pu cuisiner ce dernier, elle a toutefois arrêté, à Delmas 3, un homme connu sous le nom de Carl Henry dans le cadre de cette enquête. Parallèlement, le policier Desmornes Josenor de la 18e promotion immatriculé 06 180 408 636, dont une copie de la carte d'identification policière a été retrouvée à bord de la Toyota des cambrioleurs, a pris le maquis. Il ne s'est pas présenté à l'inspection générale de la police où il devait être interrogé sur ses liens avec ces criminels, d'après une autre source. On a également appris que M Désimots Maurice, le père de Désimots Jean Lorigène, après le cambriolage raté, selon cette nouvelle source ,avait déposé une plainte dans laquelle il a déclaré avoir été dépossédé de la Toyota Raider rouge AA 57 314. Une Incertitude.
Le sénateur Jean Hector Anacacis, vraisemblablement en voyage, n'a pas pu être joint. On ne sait pas si Désimots Jean Lorigène était encore attaché à ses services au moment du l'hold-up.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=63677&PubDate=2008-10-28
HRV commente :
Très intéressante cette affaire pour qui veut sonder les profondeurs de l’ancrage du phénomène du grand banditisme dans notre société. Beaucoup de petits éléments qui , mis côte à côte constituent un solide édifice pour les spéculations et les tergiversations.
Les friands d’informations vont retenir leurs souffles pour peaufiner les contours de ce scandale à venir. Beaucoup de coïncidences frôlent la suspicion pure et simple. Surtout cette déclaration de vol du véhicule après la tentative de braquage…le départ précipité de l’agent de sécurité du bruyant sénateur parti surement en quête d’alibi…
De toutes les façons on a déjà la jurisprudence d’une histoire de kidnapping impliquant un véhicule d’un certain Monsieur sécurité du Palais national et grand ami de l’ancien commissaire tout-puissant du gouvernement. L’histoire avait fini par jeter de l’essence sur un feu brulant déjà entre le chef de la Police et le chef du parquet de Port-au-Prince. Tiens ! Quelles étaient les conclusions de l’enquête relative à ce dossier ?