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mardi 4 mars 2008

AGRICULTURE/TECHNOLOGIE / De nouvelles machines agricoles dans la Vallée de l’Artibonite

Par Alix Laroche
alixlaroche@lematinhaiti.com
La Vallée de l’Artibonite vient d’être dotée de nouvelles machines agricoles sophistiquées. La remise officielle de ces équipements lourds, aux responsables de l’Organisme de développement de la Vallée de l’Artibonite (ODVA), a eu lieu, le mercredi 27 février.
Il s’agit entre autres de huit tracteurs agricoles, de deux génératrices de 170 kw chacune, d’une plate-forme (low-boy), de deux excavatrices pour travaux de curage, d’un Rotary Tiller (AgriRovator), d’un rouleau compacteur, des motoculteurs. Ces équipements, destinés à renforcer la production agricole dans la vallée, ont sollicité des débours de l’ordre de 1,3 millions de dollars américains, soit 50 millions de gourdes, à en croire les responsables du ministère de l’Agriculture.
Cet argent qui provient de la Banque interaméricaine de développement (Bid), est un prêt à l’État haïtien, suite à un accord qui a été signé, le 18 janvier 2007, entre le ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), François Séverin, et les représentants de ladite banque en Haïti.
À la cérémonie de remise, l’accent a été surtout mis sur la nécessité de bien entretenir les matériels. « Pour les protéger aussi longtemps que possible, un système de gestion doit être mis en place avec la participation des techniciens et des utilisateurs », a soutenu le directeur général de l’ODVA, Vilna Josaphat, qui envisage des séances de formation à court et à long termes au profit des techniciens et des utilisateurs.
De leur côté, des cultivateurs de la Vallée de l’Artibonite en ont profité pour présenter leurs cahiers de charge : canaux d’irrigation dans certaines sections communales ; disponibilité d’engrais, de crédit agricole, d’encadrements ; maintien des projets de production de semences et de construction de moulins pour la préparation finale du riz.
Un de ces cultivateurs a dit déplorer que l’ODVA dispose d’un budget annuel de 47 millions de gourdes, alors que 4 millions seulement sont allouées au développement de la vallée. La balance de 43 millions couvre les salaires des employés, a-t-il affirmé. « Ce n’est pas possible. C’est une aberration », s’est-il lamenté.
Le député de Desdunes, LouisJeune Levaillant (Fusion), qui a plaidé pour le développement agricole réel de la région de l’Artibonite, a promis d’intervenir pour une plus grande enveloppe au ministère de l’Agriculture et à l’ODVA, à l’occasion du vote prochain du Budget rectificatif.
Le ministre de l’Agriculture, l’agronome François Séverin a souligné les progrès déjà accomplis dans le secteur agricole de la Vallée de l’Artibonite. Toutefois, a-t-il constaté, l’implantation d’autres projets de développement agricole dans tout le département de l’Artibonite est une urgence, tout comme il est une priorité de trouver une solution au problème de l’irrigation des terres cultivables.
Outre les officiels de Port-auPrince, dont un représentant du Premier ministre Jacques Édouard Alexis, Hermogène Durand, et quelques élus locaux, la cérémonie s’était déroulée en présence des notables de la Vallée de l’Artibonite et des membres d’organisations de base de planteurs de la région. Elle s’est clôturée par la visite du Canal Artibonite Sud, du barrage de Canneau, de la Ferme de Mauger et de Villard (Fossé Naboth Ouest).lundi 3 mars 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11598
Notre avis:
C’est tout à fait compréhensible que les nouvelles parlent de ce genre d’actualité. Après avoir été la cible préférée des députés et de tous ceux qui considèrent comme un fait l’échec du gouvernement de Jacques Edouard Alexis, le ministre de l’agriculture vit probablement ces derniers jours.
Il est certain qu’il n’est pas difficile d’échouer comme ministre de l’agriculture en Haïti. Les agronomes et techniciens chevronnés le savent. Il se pourrait qu’il soit très difficile de pouvoir combler ce poste en cas de vacance ou de démission. Car la relance de la production nationale ne peut pas se faire du jour au lendemain dans un secteur ou tout reste à faire. Comme partout et en tou en Haïti.
Bonne initiative quand même si elle ne rentre pas dans une politique de démagogie du genre cacher le soleil avec un doigt.
Ce qui est rageant c’est que tout ce quis e fait en Haiti est financé par les institutions étrangères. Le projet le plus insignifiant comme par exemple celui qui visait à changer le visage de la zone du Bel Air (12.000 dollars) a été aussi financé et en plus le pape du CNDDR a fait un discours disproportionné par rapport à l’envergure financière du projet !
Mais bon ..Welcome to Haïti !
HRV

lundi 3 mars 2008

L’Équateur et la Colombie passent par le pire moment et leur relation tient à un fil

APRÈS L’ATTAQUE
Quito. -
La relation conflictuelle entre l’Équateur et la Colombie des dernières années passe aujourd'hui par son pire moment, où le bon voisinage entre les deux pays tient à un fil après l'incursion armée colombienne contre les FARC en territoire équatorien.
Le bombardement d'une base clandestine rebelle, samedi à l'aube exécuté en zone équatorienne connue comme Angostura, à quelques trois kilomètres de la frontière , et de l'incursion de troupes colombiennes pour dégager les cadavres de deux chefs rebelles, a provoqué une escarmouche diplomatique complexe.
Des justifications, accusations, vérités et mensonges, ils ont tout dit durant ces dernières 72 heures les gouvernements Quito et de Bogota sur les événements qui ont terminé avec la vie de celui qui est considéré « numéro deux » des FARC, « Raúl Reyes », et d'dix-neuf autres guérilleros.
Le Gouvernement du président Álvaro Uribe a présenté des excuses à celui du président équatorien de Rafaël Correa, pour l'incursion « d’hélicoptères colombiens » et militaires dans ce pays, pour surveiller l’opération militaire et ramener les cadavres de « Reyes » et « de Julian Conrado ».
Cette excuse a causé la colère immédiate de Correa, qui dans une allocution télévisée dirigée à la nation, s’en est pris à Uribe, en affirmant que la Colombie a bombardé son territoire et a massacré le groupe de guérilleros pendant qu’ils dormaient.
Courroie a retiré à son ambassadeur à Bogota, Francisco Suéscum, et a ordonné l'expulsion de l’ambassadeur colombien à Quito, Carlos Holguín, outre le renforcement militaire de la frontière.
Presque simultanément, le directeur de la Police colombienne, Oscar Naranjo, annonçait qu’il détenait des documents saisis lors de l'opération militaire contre le groupe rebelle, qui confirmaient apparemment des supposés « compromis » du Gouvernement de Correa avec les FARC.
Ce fait a été réfuté presqu'immédiatement par Quito, qui a considéré cette accusation comme un «subterfuge » pour couvrir « la violation flagrante » de la souveraineté équatorienne.
Ce type de désaccords, bien qu'ils paraissent maintenant dépasser le seuil de tolérance des deux pays, ont été déjà répétés à plus petite échelle dans le passé. Selon la chancelier équatorienne, María Isabel Salvador, ce dernier fait est le plus grave, mais aussi elle reste préoccupée par le fait que la Colombie n'ait pas donné de réponses satisfaisantes à d'autres incidents passés, certains de d'eux admis par le Gouvernement de Bogota.
Le lancement d'une grenade sur une population équatorienne, le décès d'un commerçant la même nationalité sur le pont international qui unit les deux pays, par des militaires colombiens, et le « survol » d'hélicoptères armés de la Colombie dans des zones de l'Équateur, font partie de cette historique.
En outre, Équateur étudie aussi la possibilité de présenter une demande contre la Colombie dans la Cour Internationale de Justice de la Haye, pour l'utilisation de l'herbicide « glifosato » dans les fumigations antidrogues aériennes sur la ligne frontalière.
Selon l’Équateur, le glifosato non seulement a détruit des plantations de coca et coquelicot du côté colombien, mais, entraîné par le vent, a causé des « dommages irréparables » à des populations et l'environnement du côté équatorien.
À la liste de réclamations on ajoute aussi quelques conflits commerciaux qui ont causé des moments de basse tension entre les deux pays.
Mais, au-delà de cela, à la frontière, chacun de son côté, on trouve les FARC, l'Armée colombienne et les Forces Armées de l'Équateur, aussi bien que la population civile qui, du côté colombien, a souffert surtout de la rigueur de la guerre depuis un demi - siècle.

Source: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=50248
Traduction JJ pour Haïti Recto Verso

Fidel Castro responsabilise les Etats-Unis d’Amérique d'une guerre entre la Colombie, le Venezuela et l'Équateur

LA HAVANE. - Le chef cubain Fidel Castro a accusé les Etats-Unis du fait que l’ on écoute « avec force » les « trompetas de guerre » en Colombie, au Vénézuéla et en Équateur à cause d’une opération armée durant laquelle a été FARC, selon un article publié ce lundi dans la presse.
« On écoute avec force dans le sud de notre continent les trompettes de la guerre, suite aux plans génocidaires de l'empire yanqui. Rien de nouveau ! C’était prévu ! « , a dit Castro.
Dans sa colonne « Réflexions du compagnon Fidel », publiée dans les pages du journal officiel Granma, l'ex dirigeant - il a renoncé il y a deux semaines - se réfère à la crise entre les trois pays sud-américains en mentionnant que le président équatorien Rafaël Correa ne pourra pas assister ce lundi à un congrès d'économistes à Cuba, comme prévu.
Correa, que Castro a appelé « notre cher ami », était l'orateur central de la Rencontre sur la Globalisation et les Problèmes du Développement, au cours de l'inauguration de laquelle il allait dicter une conférence le lundi après-midi, mais il a du annuler le voyage pour s'occuper de la situation de tension avec la Colombie.
Le Venezuela - principal ami Cuba- et Équateur ont fermé leurs ambassades à Bogota et ont mobilisé des troupes à la frontière avec la Colombie, dans le cadre de la crise diplomatique déliée le week-end par une attaque de militaires colombiens en territoire équatorien, à l’issue de laquelle est mort le numéro deux de la guérilla des FARC, Raúl Reyes.
À plusieurs reprises Cuba s’est déclaré disposé à collaborer avec une sortie de crise en Colombie, avec des gestions ou comme siège de dialogues entre le gouvernement colombien - allié de Washington et les guérillas, y compris les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), principale force rebelle qui opère dans ce pays.

Sources : http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=50249
Traduction : Dr JJ pour Haïti Recto Verso

Le chef de la Police de Colombie accuse le Vénézuela d’avoir donné 300 millions dollars au FARC

DÉTAILS
BOGOTA. - Le directeur de la Police de la Colombie, général Ascar Naranjo, a révélé aujourd'hui de nouveaux détails concernant les documents archivés sur les disques durs des ordinateurs confisqués au numéro deux des FARC, décédé « Raúl Reyes », et a indiqué que ceux-ci rendent compte de liens existants entre le gouvernement vénézuélien et le groupe guerrillero colombien.
Naranjo a affirmé que dans un rapport du chef insurgé « Iván Márquez » au secrétariat (coupole) du FARC on assure que les rebelles ont reçu du Vénézuéla quelques 300 millions de dollars.
Selon le fonctionnaire, cet apport a été donné après une rencontre de deux jours entre « Márquez » et le ministre d'Intérieur du Vénézuéla, Ramón Rodriguez Chacín.
« Et de la même façon qu’il existe une information qui compromet le ministre de la Sécurité de l'Équateur, Gustavo Larrea, il y a aussi une information qui compromet à Rodriguez Chacín. Nous avons trouvé des photos de personnages qui se sont trouvés avec les guérilleros ", a déclaré Naranjo.
La haut commandement de la police a en outre révélé que le groupe insurgé avait livré 100 millions de pesos (quelque 50.000 dollars selon le taux de change d’aujourd’hui) au président du Vénézuéla, Hugo Chavez, quand celui-ci a été emprisonné durant les années quatre-vingt-dix.
Il a ajouté qu'il existe une lettre que le Leader Maximo des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), alias « Manuel Marulanda », a envoyée à Chávez, dans laquelle l'insurgé manifeste au mandataire sa solidarité militaire dans le cas d’une éventuelle attaque armée des Etats-Unis contre le Vénézuéla. « Cela démontre les rapprochements implicites et l'alliance dans des termes armés entre la FARC et le gouvernement du Vénézuéla », a-t-il ajouté. Il a aussi indiqué que le groupe rebelle a envoyé de la drogue au Mexique et a acquis commercialisé 50 kilos d'uranium.
Le décès de « Reyes » en territoire équatorien a provoqué une crise diplomatique entre la Colombie et l'Équateur et a accentué la tension qui existe depuis des mois entre Bogota et le gouvernement du Vénézuéla, qui a ordonné ce dimanche militariser la frontière commune et retirer tout le personnel de son ambassade en territoire colombien.
L’Équateur, pour sa part, a décidé de retirer définitivement son représentant en Colombie, Francisco Suescum, d'expulser de son territoire l'ambassadeur de Bogota à Quito, Carlos Holguín, et de militariser la zone frontalière.
Selon des rapports préliminaires du gouvernement colombien, entre les documents trouvés dans les ordinateurs du rebelle on trouve une lettre dans laquelle « Reyes » informe la direction du groupe sur les contacts avec Larrea.
Le fait a été rejeté par le gouvernement de l’Équateur, qui a assuré que Bogota a lancé cette accusation pour distraire l'attention sur la gravité dans la dénonciation sur la violation à sa souveraineté qui a été commise pour éliminer le chef insurgé.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=50264

Traduction DrJJ pour HRV

Le parquet poursuit sa politique de libération en dépit des critiques

49 personnes ont été libérées vendredi dernier par le parquet de Port-au-Prince dans le cadre de la politique de décongestionnement de la prison civile et de la lutte contre la détention préventive prolongée.
8 femmes, 5 enfants et 36 hommes ont été remis en liberté a indiqué le substitut du commissaire du gouvernement, Félix Léger. Il soutient que parmi ces individus certains avaient commis des délits mineurs et d’autres n’avaient jamais pu voir leur juge après trois ans de détention.
Ces libérations ont suscités de vives critiques de la part de plusieurs personnalités dont des membres du gouvernement.Le substitut du commissaire du gouvernement, Félix Léger, rétorque que le parquet n’a jamais libéré des détenus mais a uniquement exécuté des décisions de justice. " Nous sommes déterminés à résoudre le problème de la prison civile, nous voulons poursuivre ceux qui doivent être poursuivis et libérer ceux qui ne doivent pas être gardés en prison ", martèle t-il.
Le président de la commission nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion, (CNDDR), Alix Fils Aimé a été récemment convoqué par le parquet en raison vraisemblablement de ses prises de positions contre la libération de certains criminels.
M. Fils Aimé refuse de répondre à la convocation du parquet qualifiant de regrettable le comportement de certaines gens qui utilisent leur position pour persécuter des hauts fonctionnaires de l’état. "L’usage abusif, intempestif, répété et illégal de la fonction de commissaire du gouvernement constitue un facteur de déstabilisation de l’Etat, particulièrement de la Police Nationale d’Haïti", ajoute t-il.
Qualifiant cet acte d’arbitraire, Alix Fils Aimé soutient qu’un responsable ne doit pas abuser de sa fonction. " Je ne l’accepte pas, le chef de l’état, le premier ministre et le peuple haïtien ne l’acceptent pas", dit-il soulignant que le chef du parquet n’a pas qualité pour le convoquer.
Le secrétaire d’état à la justice, chargé de la réforme judiciaire, Daniel Jean, avait dénoncé une dérive de certains magistrats qui libèrent des bandits en raison de l’insuffisance de preuve dans les dossiers de la police. " Le rôle du juge instructeur et du commissaire du gouvernement est de trouver les éléments de preuve manquants afin de faire avancer le dossier", fait remarquer M. Jean. " Lorsque vous avez un système basé uniquement sur le pouvoir discrétionnaire des juges on risque des dérives", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13537
Commentaires :
L’interpellation du Premier Ministre haïtien Jacques Edouard Alexis avait complètement envoyé aux oubliettes cette nouvelle confrontation entre l’omniprésent-commissaire-du-gouvernement-en-matière-de-scandale et le président de la Commission de désarmement et réinsertion.
Quand nous avons l’article faisant état de ce nouveau conflit avec le Commissaire du Gouvernement nous étions sur le point d’envoyer un courrier à la LHPDJ (Ligue Haïtienne pour la promotion du Droit et de la Justice afin d’être informé une fois pour toute sur les fonctions du Commissaire du gouvernement.
Il est impossible de déterminer les attributions de celui qui détient ce poste en observant le comportement et les attitudes de Maître Claudy Gassant. De l’extérieur se dégage l’impression que ce Monsieur vit de scandales en scandales.
Dans un pays ou la lutte contre la corruption devrait être la règle il est difficile de recenser une action positive concrète venant du commissaire.
Pourtant la population se rappelle encore des démêlées avec le chef de la police, de l’arrestation arbitraire de Charles Jean Evens directeur de l’APN, les libérations intempestives favorisant des bandits de grand chemin, l’arrestation d’un citoyen dont la voiture n’aurait pas libéré la route pour le passage du convoi du commissaire. Pendant ce temps la justice a du mal à contribuer de façon efficace à l’amélioration du climat sécuritaire. Tout le monde c’est que la corruption reste encore et encore latente en Haiti.
Donc que l’on nous redéfinisse le rôle d’un commissaire de gouvernement pour pouvoir lui attribuer l’importance qu’il se cherche à coups de scandales !

Attention à ces libérations! .. que des énergumènes comme Evens Ti kouto ne fasse pas parti des bénéficiaire de la bonté de notre système judiciaire

Le gouvernement accorde la priorité au secteur social

Le ministre des affaires sociales, Gerald Germain, se réjouit du vote de confiance de la chambre des députés estimant que " les élus ont voté dans le bon sens".
Vendredi dernier, la chambre des députés avait renouvelé sa confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis à l’issue d’une séance d’interpellation. 63 députés avaient rejeté la motion de censure présentée par les députés interpellateurs, au terme de plus de 9 heures de débat.
Le ministre Gerald Germain soutient que le gouvernement veut s’engager résolument dans le secteur social, qui constitue la plus grande préoccupation des élus. Tout en annonçant des rencontres avec les sénateurs au cours de cette semaine, Gerald Germain soutient que l’exécutif accorde l’accorde la priorité à l’application de l’accord avec le sénat. Rappelant que les principales priorités de l’état sont définies dans le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), le ministre des affaires sociales met l’accent sur l’importance de l’accord avec le sénat qui permet d’adresser le pouvoir d’achat des citoyens alors que le pays est confronté à la cherté de la vie.
Réagissant aux critiques sur la hausse de 114 % du salaire minimum, le ministre des affaires sociales a expliqué que le niveau de 150 gourdes représente une moyenne équilibrée entre les propositions des secteurs syndicales et patronales. Selon M. Germain, le gouvernement en tant qu’instance d’arbitrage avait choisi une moyenne arithmétique afin de débloquer la situation.
Le gouvernement s’appliquera à défendre le projet par devant le parlement indique le ministre Germain pour qui une remise en cause des 150 gourdes par les élus pourraient nuire aux processus. Une augmentation de salaire des employés de la fonction publique est également envisagée dans le projet de loi a soutenu le ministre des affaires sociales qui a eu de multiples rencontres avec responsables des secteurs syndicale et patronal depuis le début de l'année.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13539

Agro-carburant : perspectives et opportunités pour Haïti

« L'agro-carburant : Quelles sont les perspectives pour Haïti », tel a été le thème d'une conférence-débat organisée le week-end écoulé par l'Association nationale des agro-professionnels Haïtiens (ANDAH) au Ritz Kinam II, à Port-au-Prince. Les différents experts intervenants à cette activité ont fait le point à ce sujet.
Cette conférence-débat, selon les organisateurs avait pour objectif d'informer les représentants du secteur des affaires, aux étudiants et professionnels des différents milieux œuvrant dans le domaine agricole et énergétique, sur les perspectives et les opportunités que l'agro-carburant via l'industrie du biocarburant peuvent beaucoup rapporter à Haïti principalement le secteur agricole haïtien.

Le représentant du groupe Biodiesel Haïti, Réginald Noël, au cours de son intervention à la rencontre sur la filière Biodiesel a, affirmé que le biodiesel est le seul carburant alternatif pouvant être utilisé dans n'importe quel moteur de type diesel, sans aucune modification préalable. Ce dernier, qui utilisait depuis environ deux ans, le carburant, s'en serre jusqu'à présent dans son véhicule à moteur diesel. « Je n'utilise que du biodiesel dans ma voiture », a précisé M. Noël.
Il s'est dit regretter que cette source d'énergie alternative sort jusqu'à présent peu connu en Haïti. Il souhaite que l'Etat haïtien jouera sa partition afin de légaliser l'utilisation du biocarburant en Haïti. Pour lui, le biodiesel entraîne une diminution du coût des produits pétroliers, par conséquent il aménage le coût du transport. « Peu de gens connaissent l'utilité du biodiesel », a-t-il lamenté.
Tanguy Armand, représentant de la Fondation haïtienne de l'Environnement (FHE), qui intervenait sur le Projet « Retour de la rosée » à Montrouis a mis l'accent sur la valorisation de la filière du « jatropha curcas », dans le bassin de la rivière de Montrouis, une plante des régions semi-arides qui produit une huile aux propriétés comparables à celles du diesel. Selon M. Armand, la production du biocarburant en Haïti réduirait la dépendance d'Haïti au pétrole venu de l'étranger.
Intervenant à la conférence-débat autour du « cadrage sur les agro-carburants», Gaël Pressoir, expert en la matière a fait savoir que l'Etat haïtien doit jouer son rôle à l'aménagement du territoire afin de construire l'industrie énergétique en vue de mieux exploiter cette ressource comme énergie alternative pouvant permettre au pays d'avoir une meilleure balance économique. Il a plaidé en faveur de l'introduction du biocarburant dans une politique nationale, qui serait bénéfique pour les cultivateurs et pour le pays.

L'intégration des cultivateurs dans ce domaine, selon M. Pressoir, est économiquement viable pour le secteur agricole et pour le pays. « C'est aussi un moyen de contribuer à la stabilité sociale et au développement économique», a-t-il ajouté.Pour sa part, l'agronome Frantz Faubert dont l'intervention était centré sur la filière bioéthanol a, déclaré que la production de l'éthanol favorisera de nouveaux investissements, la diminution des importations de produits pétroliers et le développement d'une nouvelle filière d'exportation en Haïti.
M. Frantz a indiqué que l'éthanol produit en Haïti est d'une opportunité commerciale importante pour le pays. « Remplacer le pétrole par le biodiesel et l'éthanol réclame la mise en place d'une nouvelle législation des autorités haïtiennes et une grande implication du secteur privé », a souligné l'agronome. Tout en faisant croire qu'il faut une volonté politique de l'Etat haïtien et des investissements du secteur privé haïtien.
Pour lui, le climat d'Haïti est favorable à la culture des plantes utilisées dans la production de l'éthanol. Ainsi, Haïti à l'instar des autres pays dispose des sources énergétiques naturelles qu'il faut placer au centre des priorités pour y parvenir au développement réel du pays.
Amos Cincir

cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54848&PubDate=2008-02-29

L’ancien juge d’instruction Jean Ostrict Hercules succède à Jean Yves Noël à l’UCREF

L’ex-magistrat récemment "en charge" d’importants dossiers
dimanche 2 mars 2008,
Radio Kiskeya

Par arrêté pris en conseil des ministres, le chef de l’Etat, M. René Préval, a fait choix vendredi de l’ancien juge d’instruction Jean Ostrict Hercules comme nouveau directeur général de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), en remplacement de M. Jean Yves Noël dont le mandat était récemment arrivé à terme.
Jean Ostrick Hercules compte parmi les juges qui, au cours de la durée, avait la charge du dossier de l’affaire Jan Dominique/Jean Claude Louissaint. Un rapport de juillet 2006 du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) souligne que le magistrat avait évoqué des « raisons de sécurité » pour justifier sa décision de retourner le dossier au Décanat du Tribunal civil de Port-au-Prince.
Le même rapport permet de se rappeler que Jean Ostrick Hercules fut ce magistrat qui, au départ d’Aristide, avait ordonné le gel des avoirs de plusieurs dignitaires du régime déchu faisant alors l’objet d’investigations pour leur implication présumée dans des scandales financiers.
Ce fut encore lui qui, deux ans après, à l’accession au pouvoir de M. René Préval pour un second mandat présidentiel, délivra une « ordonnance de refus d’informer » autorisant le déblocage des fonds appartenant aux personnes en question, avec comme motif qu’on l’avait irrégulièrement porté à se saisir du dossier. Un argument présenté après deux ans de saisine du dossier.
L’ex-directeur général de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers, Jean-Yves Noël, avait été arrêté le 22 mai 2006 et placé en détention en raison d’un conflit qui l’opposait au huissier Réginald St Jean, en rapport avc le même dossier des fonds de particuliers bloqués. Les faits remontaient au mois de décembre 2005 quand le huissier Réginald St-Jean avait été arrêté sur ordre du patron d’alors de l’UCREF pour complicité présumée dans une tentative qui visait à libérer des fonds gelés à la banque sur ordre du Cabinet d’instruction.
Tout en acquérant une grande visibilité au cours des deux dernières années, l’Unité Centrale de Renseignements Financiers a projeté une image très controversée dans certains milieux. Souvent sur la brèche en matière de lutte contre la délinquance financière et le blanchiment d’argent, l’UCREF a réalisé des dizaines d’enquêtes, dont plusieurs sur des cas présumés de dilapidation du trésor public sous le régime de Jean-Bertrand Aristide, entre 2001 et 2004. L’un de ses rapports d’enquête avait permis au gouvernement de transition de déposer une plainte devant un tribunal fédéral américain contre l’ancien président et ses proches qui, pour la plupart, avaient fui Haïti le 29 février 2004. Sitôt parvenu pour la seconde fois au pouvoir, le président René Préval a fermé le dossier.
Le dernier dossier qui a valu à Jean Yves Noel et à l’UCREF des critiques acerbes de la plupart de nombreux juristes connus, est celui des frais mensuels accordés par l’institution à des magistrats. Une telle pratique s’apparente à la corruption et met en péril le principe sacro-saint de l’indépendance de la magistrature, de l’avis des mécontents.
Les différents rapports de l’UCREF et de la Commission d’Enquête Administrative (CEA, que présidait l’ancien sénateur Paul Denis) sur les malversations durant la présidence d’Aristide ont reçu une fin de non recevoir de la part du Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince. Un substitut du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince avait même affirmé que de tels rapports pouvaient être reçus seulement à titre d’informations. Ils ne peuvent donner lieu à aucune poursuite contre les personnes physiques et morales visées, l’UCREF et la CEA ne pouvant se substituer à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), avait-t-il fait savoir.
Outre le choix de l’ex-juge Jean Ostrick Hercules à la direction générale de l’UCREF, le chef de l’Etat a nommé d’autres directeurs généraux, dont Pierre Louis Opont, au Conseil électoral provisoire (CEP) ; Pétion C. Roy, à la Centrale Autonome Métropolitaine d’Eau Potable (CAMEP) ; Patrick Salomon à l’Inspection générale des Finances ; Rével Mompremier au Fonds d’Entretien Routier (FER). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4766

Le Pape Benoît XVI accepte la démission et le départ à la retraite trois évêques haïtiens, dont Mgr François Wolff Ligondé

Dimanche 2 mars 2008,
Radio Kiskeya

Le Pape Benoît XVI a accepté la démission de leurs postes respectifs de 3 évêques haïtiens et procédé à leur remplacement, annonce un communiqué daté du samedi 1er mars 2008 de la Nonciature apostolique à Port-au-Prince.
Mgr François Marie Wolff Ligondé démissionne officiellement de sa fonction d’archevêque de Port-au-Prince au profit de l’évêque coadjuteur Joseph Serge Miot.
Réputé proche de l’ancien président Aristide, le nouvel archevêque de Port-au-Prince occupe effectivement cette fonction depuis le 29 juillet 1997 à titre d’archevêque coadjuteur et administrateur apostolique « Sede plena ».
Figure de proue de l’église catholique haïtienne depuis l’indigénisation de celle-ci par le dictateur François Duvalier dans les années 60, Mgr Ligondé avait été « mis au placard » par le Vatican à l’accession au pouvoir en 1991 de l’ancien curé de Saint-Jean Bosco, Jean Bertrand Aristide.
Les divergences idéologiques entre les deux hommes avaient éclaté au grand jour, à la veille de la prestation de serment d’Aristide, à l’occasion d’un sermon prémonitoire du prélat qui mettait en garde contre des « temps difficiles qui s’annonçaient avec l’avènement du nouveau régime. « N’ayez pas peur », avait-il alors lancé aux duvaliéristes et à des catégories sociales qui allaient être la cible du pouvoir lavalas, selon son analyse.
Mgr Frantz Colimon, de la même génération d’évêques nommés par Duvalier au départ des évêques étrangers, se retire finalement du diocèse de Port-de-Paix (Nord-Ouest) après des années de sacerdoce marquées par un style dont l’excentricité lui a souvent valu d’être qualifié d’« illuminé ». Alors qu’il ne dirigeait plus effectivement le diocèse depuis le 7 juillet 2001, sa succession est aujourd’hui officiellement assurée par Mgr Pierre Antoine Paulo.
A l’archidiocèse du Cap-Haïtien (Nord), Mgr Hubert Constant est remplacé par l’actuel évêque de Hinche (Centre) et président de la Conférence épiscopale (le collège des évêques catholiques haïtiens), Mgr Louis Kébreau. Le prélat est désormais honoré du grade ecclésiastique d’archevêque métropolitain du Cap-Haïtien.
Le communiqué de la Nonciature apostolique exhorte toute la communauté catholique haïtienne a accepté « avec un esprit de foi et d’espérance » ces décisions du Saint-Père. Les catholiques haïtiens sont également invités à prier pour les nouveaux responsables ecclésiastiques « afin que l’esprit du seigneur les illumine dans leur vie et dans leur important service ecclésial ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4764

dimanche 2 mars 2008

José Serullé Ramilla souhaite qu’Haïti et la république Dominicaine forment deux états fédérés

L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, José Serullé Ramilla, affirme que les relations haïtiano-dominicaines sont bonnes soulignant que plus de 20 000 dominicains résident en Haïti.
L’ambassadeur Serullé Ramilla émet le vœu que dans un avenir pas trop lointain Haïti et la république Dominicaine évoluent dans le cadre d’un état fédéré. " Il n’y a jamais eu de grand conflit entre les deux pays", indique le diplomate dominicain faisant valoir que sa proposition est basée sur le model d’intégration, utilisé dans le cadre de l’Union Européenne.
Il fait remarquer que la proposition provient d’un citoyen de l’île Quisqueya et non de l’ambassadeur dominicain. Cependant José Serullé Ramilla croit que ses sentiments sont partagés par le président dominicain Leonel Fernandez.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, M. Serullé Ramilla a expliqué que sa proposition doit être envisagée sur une période de 10 ans. " On peut se fédérer au niveau de la législation sur l’environnement, dans les domaines migratoire, commerciale et communicationnel", dit-il espérant qu’Haïti réalisera entre temps des progrès économiques et sociaux importants.
José Serullé Ramilla qui se présente comme un quisqueyen ( citoyen de l’île Quisqueya) rappelle avoir œuvré dès sa jeunesse pour le renforcement des relations entre les deux peuples. L’ambassadeur dominicain nie avoir été l’objet de persécutions en raison de ses prises de position en faveur de l’unité de l’île." Le président Fernandez a un énorme respect pour le peuple d’Haïti et la culture haïtienne", dit-il tout en expliquant que l’alliance avec les ultra nationalistes s’inscrit dans le cadre des efforts pour renforcer le progrès économique de la république dominicaine.
Selon l’ambassadeur Serullé Ramilla les nombreuses interventions du président Fernandez réclamant une plus grande assistance financière en faveur d’Haïti prouve son engagement en faveur du progrès économique d’Haïti.
En ce qui a trait au dossier de la grippe aviaire, le diplomate dominicain confirme qu’une délégation de l’OIE se rendra en république dominicaine dans les prochains jours afin de lancer le processus de certification des fermes dominicaines. " Ce problème nous a permis de renforcer les relations entre les deux pays, dans le domaine de la santé animale », déclare M. Serullé Ramilla admettant qu’au début des groupes d’agriculteurs avaient assimilé la mesure d’interdiction à un mépris.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13535

Fidel Castro réaffirme qu'il est « à l’écart » de la direction du pays et Raúl dirige .

Le Leader cubain Fidel Castro a assuré qu'il est « étranger » à toutes les charges et a souligné que le président Raúl Castro est celui qui a toutes les prérogatives pour diriger le pays dans un nouvel article de réflexions publié aujourd'hui dans la presse officielle.
« Je réaffirme être étranger à toute charge, comme j'ai exprimé dans le message au peuple le 18 février 2008 », a indiqué Castro dans une « réflexion » intitulée « J’espère ne pas avoir honte de moi-même », en référence à l'article dans lequel il a informé de son refus de continuer au pouvoir après un demi - siècle à la tête de Cuba.
« Comme dans le monde des nébuleuses et les protocoles ce qui compte c’est la position de chef de l'État et on considère à l'organisation partisane comme un intru indésirable, et par conséquent un principe interne (...) devrait leur suffire de savoir que Raúl dispose de toutes les facultés et prérogatives légales et constitutionnelles pour diriger notre pays », a-t-il affirmé.
Fidel Castro est maintenu comme premier secrétaire du Parti Communiste de Cuba, à qui il revient constitutionnellement d'organiser et d'orienter « les efforts communs vers le but suprême de la construction du socialisme et l'avance vers la société communiste ».
Le chef cubain a fait allusion à la désignation de Raúl Castro comme président de Cuba dimanche passé dans les installations de l'Assemblée Nationale et a dit que « les mots intelligents et sereins » de son frère et « ses arguments sincères, ont démêlé l'embrouille d'illusions créées autour de Cuba ».
« On écoute maintenant des hurlements de loups attrapés par la queue. Quelle rage leur a provoqué spécialement l'élection, comme Premier Vice-président, de Machadito, Secrétaire d'Organisation du Parti Communiste de Cuba, à qui la Constitution accorde la tâche principale dans la conduite du peuple vers le socialisme ", a –t-il dit par rapport à la nomination de José Ramón Machado Ventura.
Il a expliqué que, comme Raúl Castro a indiqué, il a été consulté pour « le poste de Premier Vice-président qu'il possédait – donc personne n’a été déplacé . « Ceci n’a pas eu lieu parce que j’aurais exigé que je sois consulté, ce fut la résultante de la décision de Raúl et des dirigeants principaux du pays ", a-t-il ajouté. « Pour beaucoup », Cuba « était comme une marmite à pression sur le point d'exploser ». a affirmé le chef cubain. Et il a affirmé : « ils ne sont pas peu ceux qui gardent les désirs de voir un éboulement soudain de la Révolution héroïque qui a résisté et résiste à un demi siècle d'agression impérialiste ».
Castro a parlé de nouveau du Haut représentant de l'Union Européenne (UE) pour la Politique Extérieure et la Sécurité Commune, Javier Solana, celui qui a douté le lundi passé que Cuba ait entamé une transition politique et a admis qu'il attendait des « meilleures nouvelles » sur la succession de Fidel Castro.
« Il a parlé comme si nous vivions en Espagne de l’ère de Francisco Franco, proche allié des Etats-Unis, et non à Cuba », a indiqué Castro, et l'a ajouté : « Quel homme ! Il n'y a pas manière de le faire taire ! » .
Il a dit que « les valeurs humanitaires, éducationnelles et artistiques, atteintes avec leurs ressources propres par la Révolution à Cuba qu'ils veulent détruire, ne signifient rien » pour « non peu de chefs du monde capitaliste globalisé » si l'île « ne se soumet pas à la tyrannie du libre commerce ».
« C’est pour combattre cela que j’ écris des Réflexions (...). J'ai dépensé des tonnes de papiers et tonnes de sons - valez l'expression symbolique, mais je n'ai pas de motifs d’avoir honte de moi ", a-t-il ajouté pour finir. EFE
Source :
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92834
Traduction DL pour HRV

Mort de Manno Sanon ou fin d'une époque

Emmanuel Sanon dit Manno Sanon s'est éteint le jeudi 21 février 2008 à Orlando où il souffrait d'un cancer du pancréas. Peu importe qu'il soit né le 21 ou 25 juin 1951 l'important c'est que notre Manno a eu, dès sa mort, 56 non pas 57 ans parce que sa date de naissance n'était pas encore arrivée.
Certaines personnalités et non des moindres de sa génération, se sont expliquées sur l'épopée de Manno Sanon du 15 juin 1974, en Allemagne de l'Ouest, lors de la coupe du monde de cette année là, face à la Scuadra Azura d'un certain Dino Zoff qui a joué plus de 12 matches officiels sans encaisser le moindre but. D'autres, elles, ont beau dire mais pas assez sur ce but spectaculaire de Ti Manno ainsi que la passe décisive du meneur de jeu de cette sélection, Philippe Vorbe. Action collective ponctuée d'un super but qui restera gravé dans les coeurs et la mémoire des Haïtiens. Bijou de but réalisé à l'heure où la télévision n'était pas aussi répandue qu'aujourd'hui.
Face à ce manquement, sur le personnage de Manno, le Club des Fans Sportissibo (CFS), récemment fondé afin de participer à la promotion du sport dans le pays, entend pleurer à sa façon son Manno à lui, à tous les Haïtiens.
Au moment où l'on parle de manque de repères, voire de modèles pour les jeunes, tous les secteurs de la vie nationale doivent s'unir en vue de rendre un vibrant hommage à ce poto mitan du sport haïtien.
Les Haïtiens doivent se mettre debout, comme ils l'avaient fait lors du début de cette première mi-temps, quand Manno avait inscrit ce but mémorable, pour saluer le départ de ce grand Homme. Dans le but de faire en sorte que ce Héros du sport haïtien ne meure jamais.
Il n'était pas individualiste du fait qu'il ne s'appropriait jamais de ce but pour son bonheur, mais pour celui de toute une nation. Ce but n'était pas un coup de chance puisqu'il allait en marquer quelques jours plus tard contre l'Argentine. Et, nous avions eu la chance de l'entendre dire à plusieurs reprises, lors de sa dernière visite dans le pays, en mai 2007, qu'à son époque il ne jouait pas pour de l'argent mais pour la gloire.
Rien que pour le plaisir du beau jeu et de ses fans. Au cours de cette visite que Manno avait réalisée au bercail afin de recevoir les hommages du président de la République, René Garcia Préval, il exhortait les jeunes de la sélection des moins de 17 ans à jouer pour le plaisir du jeu avant toute autre chose. Ainsi, ils verront la gloire. S'il est de la génération de 1961 à 1984, la plupart des jeunes d'aujourd'hui ne le connaissent pas vraiment. À l'exception de quelques uns / unes qui suivent à la loupe le football haïtien. N'est-ce pas le moment pour que la Fédération Haïtienne de Football (FHF), le Gouvernement, les associations sportives et autres entités concernées de près ou de loin par le sport, réalisent toute une série d'activités en honneur de notre TOUP POU YO ? Le gouvernement a déjà fait beaucoup, mais pas assez pour que l'époque de Manno ne s'arrête pas là.
Manno Sanon, la Perle Noire selon les Mexicains, a su se hisser au-delà du titre du meilleur attaquant haïtien de tous les temps pour se positionner comme le meilleur sportif haïtien. Ce, non seulement à cause d'une carrière bien remplie mais aussi, à ses prises de parole, il se voit comme un sportif, un patrimoine national et culturel. Donc, Manno n'appartient pas uniquement et simplement au monde du football, mais au sport tout court. Il n'a fait que matérialiser ses talents de sportif dans une discipline qui est le football.La seule satisfaction que nous nous permettons d'avoir, si satisfaction il y en a, c'est que Manno est parti avec un cœur rempli. La génération d'aujourd'hui doit se mettre au travail pour que le nom de la perle noire raisonne et continue à raisonner dans les cœurs des générations à venir. Voilà en quoi peut se résumer l'hommage digne qui doit être rendu à Manno pour ce sportif complet qu'il était.
Michel ANTOINEResponsable des Relations PubliquesClub des Fans Sportissibo (CFS)club.fansportissibo@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54863
Commentaires :
Je me vante aujourd’hui encore d’avoir été et d’être encore un Fan inconditionnellement malade de notre sélection TOUP POU YO de 1974.
Les pourfendeurs d’Haïti nous critiquent souvent du fait que nous exhibons trop haut et avec la gorge trop déployée notre fierté d’avoir édifier contre les idéologies du moment, la première République Noire du Monde.
Nous ne pouvons pas leur en vouloir car nous ne pouvons pas leur demander de rentrer dans la peau d’un esclave et vivre cette sensation indescriptible d’avoir vaincu ce phénomène contre-nature.
Dans cette même logique il faut être haïtien et avoir aujourd’hui entre 40 et 60 ans pour comprendre et évaluer la geste de la sélection de Philippe Vorbe, Emmanuel Sanon, Wilner Nazaire, Henri Francillon, Jean Claude Désir (Ton Pouce), Arsène Auguste (Pélao), Ernst Jean Joseph (Grimo), Pierre Bayonne, Wilner Piquant, Guy Sainvil, Claude Barthélemy (Coca), Guy François…
Mon Dieu quelle équipe !
J’ai perdu ma voix mille et une fois. J’ai pleuré plus d’une fois. De joie, de l’ivresse du bonheur.
Les membres de la sélection TOUP POU YO démontraient un niveau de football-champagne plus qu’excellent. Ils n’ont rien à envier des stars qui ont écrit les plus belles pages du sport roi.
Leur seul défaut c’est qu’ils étaient haïtiens et surtout ils ont vécu en 1974. Le football n’était pas ce qu’il est aujourd’hui.
Je suis plus jeune de 10 ans de Ti Manno. Je mourrai peut être dans dix ans aussi. L’un des souvenirs les plus forts que j’emporterai avec moi vers l’au-delà sera justement les pages de l’épopée de cette sélection nationale Haïtienne finaliste de la coupe du monde de 1974.

Un nouveau foyer de grippe aviaire découvert en république Dominicaine

Un nouveau foyer de l’épidémie de grippe aviaire a été découvert dans la ville frontalière de Pedernales a révélé le secrétaire d’état dominicain à l’agriculture, Salvador Jimenez.
Il a indiqué que le virus a été détecté grâce aux contrôles effectuées dans la ville de Perdernales proche de la ville haïtienne, d’Anse-a-Pitres.Tout en soulignant qu’il n’y a pas de risque d’épidémie, M. Jimenez a ajouté que des dispositions ont été prises pour poursuivre le processus de certification des fermes.
La découverte d’un nouveau foyer de grippe aviaire intervient 72 heures avant l’arrivée d’un groupe d’experts de l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE), chargés d’évaluer la situation.
Le secrétaire d’état haïtien à l’agriculture, Joanas Gué, affirme que cette découverte prouve qu’il y a eu extension du foyer d’infection dans plusieurs autres régions en république Dominicaine. M. Gué soutient que les agents du Ministère de l’agriculture ont reçu des consignes pour renforcer la vigilance afin de limiter la circulation d’oiseaux et de poules ainsi que la commercialisation des produits avicoles.
Il soutient que le renforcement de la vigilance empêchera l’entrée du virus H5N2 sur le sol national. " Dans un rayon de 3 kilomètres il s’agit d’une zone de perifocale où des dispositions spéciales doivent être prises", explique t-il.
Une délégation haïtienne accompagnera les experts de l’OIE qui débuteront le 3 mars prochain une visite d’évaluation en république Dominicaine. Joanas Gué, espère que cette mission sera décisive en raison de l’implication des experts de l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE)."
Nous suivrons la procédure internationale en ce qui concerne la surveillance épidémiologique et nous continuons les prélèvements afin de dépister la présence éventuelle du virus H5N2.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13534
Commentaires :
La gestion de ce problème de la grippe aviaire doit comporter essentiellement deux volets principaux : Empêcher l’arrivée de la maladie en Haïti (je doute fort qu’elle n’y soit pas déjà !) et surtout profiter de cette crise pour ne plus dépendre des dominicains pour manger des œufs !
Mais putain de bon sang qu’y a-t-il de si compliquer à produire des œufs et des poulets ?
Après la mise en scène du 29 février ou le Premier Ministre haïtien aurait pu ou aurait du perdre son siège à cause de la cherté de la vie et cette tendance peu remarquée à réduire la pauvreté, le gouvernement devrait lancer une vraie croisade avec l’implication du secteur des affaires pour entreprendre une production massive d’œufs et de poulets et ne plus dépendre de nos voisins.
Le projet annoncé dernièrement avec l’élevage de poulets dans des cages de bambou, avec une implication des femmes chef de familles monoparentales n’arrive pas à me convaincre d’un éventuel succès quelconque. Je le vois mieux comme une action populiste visant a redorer le blason d’un ministère qui dans le contexte haïtien chevauche sur les responsabilités du ministère des affaires sociales.
Sans doute parmi les bénéficiaires de ce projet se trouvaient certaines femmes parquées devant le palais législatif vociférant des slogans du style « Alexis ou la mort ! »
Mais pour répondre aux besoins de la population il faut une approche surtout scientifique et financière que le populisme limité.

Réactions diverses après le vote de confiance des députés au premier ministre

Le chef de file du parti Latibonit an Aksyon (LAA), Youri Latortue, salue le courage des députés interpellateurs et regrette que le vote de confiance accordé au premier ministre ait pris l’allure d’un satisfecit.
Tout en faisant remarquer que le débat n’a pas porté sur le bilan mais sur les perspectives d’avenir, le sénateur Latortue croit que le vote pourrait être compris comme un constat que la situation actuelle est bonne.
Youri Latortue déplore que des députés se soient comportés comme des portes parole du gouvernement soulignant qu’il n’y a pas eu de vrai débat. " Il y a tout de même une régularisation de la vie politique parce qu’une majorité de députés affichent leur position avec le premier ministre", dit-il notant que le vote n’est assorti d’aucune condition. " Le vote signifie tout est beau alors que la situation est catastrophique", ajoute t-il.

Le directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, espère que le vote de confiance permettra au premier ministre de faire les ajustements nécessaires. M. Desroches croit que l’interpellation a été une bonne chose pour le pays puisqu’elle a permis de traiter des dossiers importants tel la vie chère. " Le premier ministre a compris qu’il doit mettre en place un mécanisme d’évaluation afin de corriger les actions du gouvernement", déclare M. Desroches pour qui le gouvernement doit entretenir des relations harmonieuses avec le secteur privé.Pour sa part, le secrétaire général adjoint de la Fusion, Micha Gaillard fait remarquer que les députés de son parti ont voté selon leur conscience.
La Fusion n’avait pas donné de consignes parce que l’important ce n’est pas de changer des têtes mais de formule de gouvernement", ajoute t-il. M. Gaillard plaide à nouveau pour un gouvernement de coalition à responsabilité partagée.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13533

samedi 1 mars 2008

Ils ne rêvent que du retour d'Aristide

Les lavalassiens ne rêvent que du retour d'Aristide au pays. Quatre ans après son départ, leur mobilisation semble loin de s'estomper.
Des milliers de lavalassiens ont manifesté sans incident dans les rues de la capitale pour réclamer le retour au pays de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide, le vendredi 29 février 2008, quatre ans, jour pour jour, après la démission et le départ pour l'exil du leader à vie de l'organisation politique Fanmi Lavalas.
Rameutés par des figures de proue du parti comme Annette Auguste, René Civil et l'ex-député Ernst Vilsaint, les militants, comme d'habitude, se sont retrouvés en face de l'Eglise St-Jean Bosco à la Grand-rue pour prendre part à la traditionnelle cérémonie d'avant manif qui est constituée pour l'essentiel en des tours d'un feu vivifié avec du rhum et le renouvellement de leur allégeance à l'ancien prêtre-président.
Les tresses passablement jaunies, l'un d'eux, sourire aux lèvres, s'est félicité de retrouver un « vieux camarade de lutte ».
« Tu n'a pas abandonné la lutte, tu n'a pas trahi », a-t-il lâché, flanqué d'un maillot à l'effigie d'Aristide, au son de tambour, de bambou et d'autres instruments acoustiques tandis que la manif se dirigeait vers le quartier de Tokyo, sous une forte escorte policière.
Confiant, il chante en coeur avec d'autres manifestants les galères et les victoires politiques d'Aristide. « Titid ale, li tounen, li re ale lap retounen », a-t-il scandé en référence au putsch de 1991, au retour en 1994 et à la démission du 29 février 2004, qu'il qualifie de kidnapping.
A l'instar de ce militant, Annette Auguste, dans un message délivré en face du Palais National, dit considérer la démission du 29 février 2004 comme un enlèvement, une « forfaiture politique ».
Selon elle, les Etats-Unis, la France, le Canada, le Groupe des 184, les partis de l'opposition à Lavalas (Convergence démocratique) sont les instigateurs du mouvement ayant causé la chute de Jean-Bertrand Aristide et la déstabilisation de la nation.
Mme Auguste a, en outre, réclamé, sous les vivats de ses partisans, le retour d'Aristide. « Nous avons voté René Préval pour qu'Aristide puisse revenir en Haïti », ont, en marge du discours de cette dernière, martelé des militants qui se sont plaints de la dégradation accélérée de la situation socioéconomique des couches défavorisées. Le 29 février 2004, après d'innombrables manifestations réunissant étudiants, citoyens, citoyennes, hommes politiques et une rébellion armée conduite par Guy Philipe, Jean-Bertrand Aristide a dû démissionner et partir en exil à République centrafricaine (Bangui), à la Jamaïque puis en Afrique du Sud. Suite à ces évènements, la capitale à été mise à sac par des gens qui, selon les pourfendeurs du régime Lavalas, ont suivi les ordres d'Aristide : « jou flan-m demokrasi-a mouri lap fe nwa lajounen kou lannwit. » Au cours de ces quatre dernières années ponctuées de violence, d'espoir...les partisans d'Aristide n'ont rêvé que de son retour.
Ils sont animés d'une foi inébranlable en leur cause ...comme le militant qui porte des tresses.

Roberson Alphonse

Les interpellateurs passent à l'opposition

Malgré le maintien du gouvernement de Jacques-Edouard Alexis, les huit députés qui ont signé l'acte d'interpellation veulent rester solidaires jusqu'au bout. « Nous devons organiser une réunion au cours du week-end autour d'une opposition constructive au gouvernement de Jacques Edouard Alexis. » C'est ce qu'a déclaré en substance le député de Jérémie, Isidor Joseph Mercier, au lendemain de la décision de ses collègues de maintenir Jacques-Edouard Alexis à son poste.

Celui qui a présenté avec brio l'argumentaire et la motion de censure contre le gouvernement pluriel de Jacques-Edouard Alexis s'est senti trahi par ses collègues du « Bloc 60 » qui ont voté en faveur du Premier ministre Alexis. « Je suis trahi et déçu, a dit le parlementaire estimant que tous les élus du peuple n'ont pas voté avec âme et conscience. Il n'y a pas de doute que le vote a été dirigé. »


Quelque 24 heures avant la séance, le député Isidor et les autres interpellateurs avaient la sympathie de bon nombre de députés. « Tout a basculé en 24 heures lorsque les chefs de partis politiques ont demandé à leurs représentants au Parlement de voter le maintien du gouvernement, a confié Isidor Mercier. Nous nous trouvions devant un fait accompli, nous ne pouvions rien faire. »
« Dommage que la majorité de mes collègues se trouvent dans la poche du gouvernement », s'est, de son côté, indigné le député d'Aquin, Bourjolly Emmanuel Fritz Gérald, en guise de réaction au vote de confiance donné au Premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Le député de la FUSION a, comme son collègue Isidor Joseph Mercier, décidé de passer dans l'opposition. « Je suis maintenant dans l'opposition, a-t-il indiqué.
Je vais continuer à faire pression sur le gouvernement pour le forcer à améliorer les conditions de vie de la population. »Même s'ils dénoncent le « vote intéressé » de leurs collègues, les deux parlementaires estiment pourtant que la séance d'interpellation de Jacques Edouard Alexis a été une bonne expérience démocratique.
« La séance d'hier montre que les parlementaires ont beaucoup à apprendre, a, de son côté, réagi le vice-président de la Chambre des députés, Eloun Doréus. Il n'y a pas eu de débats sur la politique gouvernementale.
Au lieu de susciter le débat, certains députés se sont fait de préférence le porte-parole du gouvernement. » Le député de l'OPL a toutefois félicité ses collègues qui, en dépit de certaines imperfections, n'ont pas cherché à influencer le vote de l'assemblée.


Les huit députés qui ont signé la motion de censure:
- Bourjolly Emmanuel Fritz Gérald (Fusion)
- Denize Aristhène (Alyans)
- Dorméus Edmond (RDNP)
- Dort Jean Pressoir (LAAA)
- François Saurel (Fusion)Ronald Etienne (FRN)
- Isidor Joseph Mercier (RDNP)
- Louis Jeune Jean Ackluch (OPL)

Jean Pharès Jérôme
Commentaires:
Je ne suis pas sûr que l’ensemble des haïtiens « neutres » savent aujourd’hui si le maintien du gouvernement de Jacques Edouard Alexis est une bonne chose ou pas.
On peut reprendre l’argumentaire de la stabilité politique pour sauvegarder une continuité et surtout la poursuite des œuvres qui sont en cours. Pour moi c’est bien de savoir qu’enfin le département du Sud va bénéficier d’une route reliant les villes des Cayes et Jérémie.
Il y a tellement de questions et de réflexions à faire autour de cette histoire d’interpellation que l’on aurait du mal à choisir par ou commencer.
Cependant on est unanime à accepter que certains comportements au sein de la population et des leaders politiques nous rappellent ces vieux démons que l’on voudrait éradiquer.
C’est rageant de constater qu’il existe encore ce clientélisme politique qui permet de payer la présence de militants inconscients et idiots qui viennent vociférer des slogans contre des personnalités qui justement veulent les défendre – ou au moins le prétendent-. Les « Alexis la pou senkan » font mal à l’âme et cassent les oreilles.
Retenons plutôt l’intervention du député RNDP Isidor Mercier qui représente sans aucun doute une des rares lueurs d'espoir (sans jeu de mots) de ce parlement…

vendredi 29 février 2008

Vers le contrôle de la pollution marine dans la baie de Port-au-Prince

Une étude sur la pollution marine par la sédimentation, commencée le 25 février, se poursuivra jusqu’au 6 mars dans la baie de Port-au-Prince. Elle aidera à déterminer le niveau de pollution de la mer au cours des cent dernières années et l’état des différents écosystèmes y relatifs. Àl’initiative du ministère de l’Environnement (MDE), une équipe formée du Service maritime et de Navigation d’Haïti (Semanah), de la faculté des Sciences (FDS) et du laboratoire Tamarinier réalise une étude sur la pollution marine par la sédimentation dans la baie de Port-auPrince du 25 février au 6 mars 2008. Cette étude, conduite par l’expert cubain Misael Diaz Asencio, s’inscrit dans le cadre d’un projet régional de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) auquel participent quatorze pays de la Caraïbe. L’objectif de la visite de M. Asencio en Haïti est « l’application des techniques nucléaires dans la gestion intégrée des zones côtières de la région. Ceci permettra d’étudier le niveau de la pollution de la mer au cours des cent dernières années et l’état des différents écosystèmes y relatifs », a-t-on appris. Cette étude aidera également à une meilleure compréhension de la pollution marine par la sédimentation. Elle permettra d’avoir une équipe préparée pour étudier l’évolution de la pollution marine dans les différentes baies du pays.« Une des raisons de ma visite en Haïti est de recueillir des données sur la pollution marine dans la baie de Port-au-Prince, de les évaluer, de partager cette expérience et de monter une équipe nationale capable de travailler à la vigilance en vue d’une gestion rationnelle et intégrée, et, bien sûr, d’un meilleur contrôle de la pollution marine du pays. Outre la baie de la capitale, d’autres sites comme les baies des Gonaïves, du Cap-Haitien, des Cayes et de Fort Liberté feront l’objet d’études de sédimentation marine », affirme M. Asencio, arrivé en Haïti le samedi 23 février 2008. Le biologiste Asencio accompagne l’équipe nationale dans la réalisation de la campagne océanographique dans la baie de la capitale.En Haïti, aucune étude du niveau de la pollution marine n’a été encore réalisée, précise l’expert en environnement, Lucienna Exil. L’étude en cours, par l’application des techniques nucléaires, entend évaluer, recueillir des informations sur la quantité et la répartition des sédiments qui polluent la baie.La dégradation des différents bassins hydrographiques, le déboisement, la mauvaise pratique agricole, l’exploitation des carrières et la mauvaise gestion des déchets et du milieu marin et côtier ont des conséquences néfastes sur la vie des différents écosystèmes marins et côtiers et diminuent les potentialités économiques, touristiques et infrastructurelles du pays, ajoute Lucienna Exil.À rappeler que dans les projets de coopération avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), l’agence finance les missions d’experts et les équipements nécessaires. L’État haïtien, à travers le ministère de l’Environnement, a assuré la contrepartie nationale dans l’exécution de ce projet.Source : Panos Caraïbevendredi 29 février 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=11564

Sacrifice de mille coqs pour cause de l’influenza aviaire

SANTIAGO. Les autorités de la section élevage du secrétariat de l'agriculture, ont sacrifié mille coqs, après avoir détecté un foyer de grippe aviaire, dans une ferme de la Communauté la Delgada de la commune de Villa González.
Le sacrifice des coqs s'est produit après que le virus ait été détecté mardi dernier sur des tests réalisés sur deux d’entre eux.
Le propriétaire non identifié des oiseaux, a qualifié « d’abus » la mesure des autorités du département de l’agriculture, et a ajouté qu'avec cette action des dizaines de personnes seront au chômage.
Pour sacrifier les coqs, les techniciens du département de l’agriculture ont été accompagnés de plusieurs militaires.
« Il est normal de sacrifier les deux coqs atteint de l'influence aviaire mais pas les milles », a affirmé le propriétaire des oiseaux abattus.
Rencontre. D'autre part, les producteurs avicoles de la région Nord ont montré une préoccupation devant les problèmes que présente le secteur, qui ont réitéré les pertes millionnaires et la faillite à des petits et moyens producteurs.
Le président de l'Association des éleveurs de Poulets du Nord (ASOPOLLON), José López, a déclaré que le secteur avicole national doit s’unir pour continuer à combattre et éviter que les producteurs disparaissent, tandis qu'il a appelé à réduire la production.
Il a dit que comme producteurs, l'idéal est de baisser la production jusqu'à l’ouverture de nouveaux marchés.
http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=143617

Suspicion de décès par grippe aviaire de 53 poulets en quartier Cienfuegos en Santiago

Santiago, 28 février 2008. - Le décès surprenant 53 poulets et poules de l’élevage d’un particulier dans le quartier Jose Manuel du secteur de Cienfuegos en Santiago, crée la suspicion et expectatives qu’il pourrait s’agir de décès causés par la grippe aviaire. Les oiseaux appartenaient à Angel Méndez, qui a déclaré que ces derniers sont morts de manière soudaine dans la cour de leur résidence du quartier indiqué.
Méndez n'a pas spécifié les symptômes qu'il a détectés parmi les poussins et les poules, mais a dit qu’il s’agissait de 53 animaux qu’il élevait sur la cour de son domicile. Ces cas, ont commencé à créer le soupçon de que ces derniers pourraient avoir succombé suite aux effets de la grippe aviaire.
A Santiago, c'est le premier cas connu, concernant le décès de poussins et poules qui périssent en manière suspecte. Cette situation a produit de la panique entre les voisins de Méndez, qui exigent des autorités de faire des recherches sur la mort des oiseaux.
Malgré l'incertitude créé par ce fait, aucune autorité gouvernementale créditée dans la ville Santiago de los Caballeros, a manifesté la préoccupation de faire des investigations.
Autor: MARCELO PERALTA

http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=92665

Alexis passe l'examen

En compagnie des membres de son cabinet ministériel, le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a répondu, aujourd'hui, aux questions des députés. A l'issue de la séance d'interpellation très mouvementée, le vote s'est soldé par 63 députés pour le maintien d'Alexis comme Premier ministre, 8 députés contre et 13 abstentions.

L'argumentaire, soigneusement préparé par les députés interpellateurs, a été lu avec aisance par le député Isidor Mercier, portant, entre autres, sur des dossiers relatifs à la vie chère, à l'insécurité, au chômage, à l'administration publique, à l'agriculture, aux infrastructures routières et à l'organisation des prochaines élections.

Passion, émotion et manifestations ont ponctué la séance d'interpellation.

Aux abords du Palais législatif, un imposant dispositif de sécurité a été déployé. Seuls les individus et les véhicules autorisés pouvaient circuler dans l'aire du Parlement.

Toutes les artères donnant accès au bâtiment ont été occupées par des unités de la PNH et de la MINUSTAH. Même les manifestants pro-Alexis ont été tenus à l'écart. Plusieurs centaines de manifestants avaient monté leur tente sur la Place des Nations unies.
Pancartes en mains et sur fond de musique, ils chantaient et scandaient des slogans favorables au Premier ministre Alexis. « Alexis pou tout tan, Alexis pèp la avè w, se pa Alexis ki la koz grangou... », lit-on sur les pancartes.
« Coordination régionale pour l'avancement, KTEL Lespwa #1, Université publique de l'Artibonite aux Gonaïves, Groupement des femmes en action pour le développement, MO-10, MDVDS », sont quelques-unes des organisations qui ont manifesté en faveur de Jacques-Edouard Alexis. « Le gouvernement est sur la bonne voie, a lancé Nikanord Myrtho de MO-10. Je suis ici pour le soutenir. »
Même son de cloche du côté de Cadet B. Gerland du Groupement des femmes en action pour le développement : « Nous sommes là depuis lundi. Les parlementaires doivent permettre au gouvernement de faire son travail.
Ils doivent l'accompagner pour relancer la production nationale et faire baisser le coût de la vie. »Les manifestants, outre le maintien du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, ont aussi exigé le retour de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, en exil depuis le 29 février 2004.
Pour célébrer cette date, ils comptent manifester dans les rues de Port-au-Prince le vendredi 29 février. Depuis plusieurs jours, des informations publiées dans la presse laissaient croire que des activistes avaient été payés pour manifester devant le Parlement, ce jeudi, en faveur du chef du gouvernement.
Des informations pourtant démenties par des manifestants qui se dispersaient au fur et à mesure.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54846&PubDate=2008-02-28

Le gouvernement sort renforcé de la séance d’interpellation

Les députés ont renouvelé leur confiance au premier ministre Jacques Edouard Alexis à l’issue de la séance d’interpellation du jeudi 28 février.
63 députés ont rejeté la motion de censure présentée par les députés interpellateurs, au terme de plus de 9 heures de débat.Le premier ministre a la fin de la séance a remercié les députés qui ont exprimé leur confiance au gouvernement. " Nous ne prenons pas ce vote comme un cheque en blanc ", a déclaré M. Alexis admettant que des difficultés causent des retards dans l’action du gouvernement.
Jacques Edouard Alexis promet d’œuvrer afin d’améliorer l’efficacité du gouvernement afin qu’il puisse répondre aux attentes des élus et du peuple. Il a également invité les députés a rejoindre les sénateurs dans le cadre des consultations sur les stratégies pour faire face à la cherté de la vie.
La séance a été courtée grâce à une tactique utilisée par le député Steven Benoît (Lespwa) contraignant le président de la chambre basse à passer directement au vote.
Le député Benoît, supporté par 25 de ses collègues, a surpris les députés interpellateurs en soumettant au bureau sa proposition qui visait à mettre fin au débat.Des échanges houleux ont eu lieu pendant une vingtaine de minutes avant que l’assemblée par 61 voix pour appuie la proposition de Steven Benoît. Le député Fritz Gerald Bourjolly aura beau essayer d’obtenir une suspension de séance réclamant une enquête sur un cas de corruption à l’usine de Darbonne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13530

Pour l'éducation : Préval en action

Avec pour objectif de produire des propositions qui permettront d'améliorer le niveau de l'éducation en Haïti, le président Préval a lancé, mercredi, le «Groupe de travail sur l'éducation et la formation» au Palais national. Ce groupe est composé de 20 personnalités de la vie politique, économique, religieuse et intellectuelle du pays.
Avant même d'arriver à son objectif qu'est d'investir le groupe de travail sur l'éducation et la formation, le Chef de l'Etat a rappelé à l'assistance le contexte de stabilité fragile dans lequel se trouve le pays. Comme pour montrer l'importance de l'éducation dans le développement d'un pays, M. Préval a critiqué ce qu'il appelle la dictature de 1957, période au cours de laquelle des milliers de techniciens et d'intellectuels haïtiens avaient laissé le pays pour fuir les persécutions de toutes sortes, a- t- il dit. De l'avis de M. Préval, de 1957 à 1986, 29 ans de dictature, et de 1986 à 2007, 21 ans d'instabilité politique, ce qui, selon lui, résulte à 50 années perdues.

Il n'y a pas de compétence dans la dictature ni dans l'instabilité politique. « Il n'y a pas de développement sans compétence », a martelé le président Préval.
Selon le chef de l'Etat, l'éducation est l'affaire de tout le monde. Il a promis tout le soutien du gouvernement au Groupe. Il a aussi promis de laisser travailler ce dernier en toute indépendance. D'après lui, cette indépendance est la garantie de la réussite de l'équipe qu'il a lui-même choisie. Le Groupe aura à son tour à former d'autres structures pour faciliter le travail. Le Président a demandé au groupe de travailler aussi sur le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté.Selon le président du Sénat, Kelly Bastien, le Parlement est prêt à apporter tout son soutien au Groupe pour lui faciliter la tâche. Dans le but d'améliorer le système éducatif, le parlementaire propose la formule d'accréditation temporaire pour les écoles, en ce sens que la licence de fonctionnement pour les écoles devra se limiter dans le temps et sera renouvellée suivant la performance de l'établissement.
Le «Groupe de travail sur l'éducation et la formation» est composé de 20 membres sous la direction de Jacky Lumarque comme coordonnateur général, assisté d'un comité exécutif formé de Michelle Pierre Louis, Daniel Henrys, Charles Manigat, Norbert Stin-Fil. Leur mandat est de 12 mois. La présidence promet de leur donner toute l'assistance nécessaire pour mener à bien leur mission. Il faut souligner que le panel était composé du président de la République René Préval, du Premier ministre Jacques Edouard Alexis, du ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, du président du Sénat Kelly Bastien et du coordonnateur du Groupe de travail sur l'éducation et la formation. Le protocole a omis d'appeler M. Jacques Edouard Alexis qui, à l'instar des autres personnalités, devrait prendre la parole en la circonstance.
Les membres du Groupe de travail sur l'éducation et la formationPatrick Attié, Victor Benoit, Carl Brown, Rony Desroches, Mgr Pierre André Dumas, Mgr Jean Zaché Duracin, Professeur Wesner Emmanuel, Cary Hector, Dr Daniel Hanris, Marise Jean Jacques, Jean Joseph Gelerme Laguerre, Michel-Philipe Lerebours, Marie Marthe Franck Paul, Kesner Pharel, Michèle Pierre Louis, Norbert Stin-Fil, Jean Vernet Henri, Jacky Lumarque, Charles Manigat, Michel Saint-Louis.

Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54777&PubDate=2008-02-29

Redécouvrir l'île d'Haïti

La 3e édition de la foire biennale et binationale ecotouristique et de production haïtiano-dominicaine aura lieu cette année à Belladère, dans le département du Centre. En une quinzaine de jours, cette ville fondée par le président Dumarsais Estimé invite toute l'île d'Haïti à se (re) découvrir à travers son histoire, sa musique, sa culture, sa production, sa gastronomie, ses sports et loisirs..
.Du 1er au 16 mars 2008, la commune de Belladère, (Lascahobas) sera le théâtre de la 3ème Foire Binationale Ecotouristique et de Production entre les deux pays se partageant l'île d'Haïti, et la province Comendador, (Elías Piña, République Dominicaine) est retenue comme site secondaire de cet évènement. Cette initiative de la Fondation pour le Développement du Tourisme alternatif en Haïti (FONDTAH), de concert avec la Fondacion Ciensa y Arte (RD) et Sant Pon Ayiti vise à rapprocher les deux peuples des deux côtés de la Frontière.

De manière spécifique, cette troisième édition a pour objectifs :1- d´encourager, dans les régions participantes, la mise en valeur des ressources naturelles, productives et culturelles ; 2- d´y créer un climat favorable à la mise en marche de projets et de petites entreprises ; 3- d´accroître les rapports de solidarité entre les peuples haïtien et dominicain.
Un menu copieux et varié attend les participants à cette foire au cours de laquelle plusieurs exposants haïtiens étaleront leurs produits et services et présenteront les dernières avancées technologiques enregistrées dans plusieurs domaines à travers des conférences et des simulations. « Expositions, programmes scientifiques, présentations artistiques et culturelles, sports et excursions des deux côtés de l'île », font partie du programme de cette foire, étalé sur une quinzaine de jours.

Les présidents haïtien et dominicain, respectivement l'Agr. René Préval et le Dr Leonel Fernandez Reyna, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, les ministres haïtien et dominicain de l'Environnement, le sénateur du Centre Edmonde Supplice Bauzile, présidente d'Honneur de la Foire Binationale, prendront part à la cérémonie inaugurale prévue pour ce samedi. « Des espaces d'accueil ont été aménagés pour recevoir les participants qui voudraient faire de cet évènement un moment d'excursion, d'évasion, d'apprentissage ou de divertissement », a confié au journal l'un des organisateurs.
« La foire binationale écotouristique et de production est un processus de sensibilisation, d'éducation, de promotion et d'organisation des communautés dominicaines et haïtiennes qui se déroule, tant au cours de ses rencontres préparatoires que pendant sa célébration, autour de la possibilité d'envisager l'écotourisme comme option de développement, d'apprentissage d'instruments essentiels de développement régional et d'étude de la situation économique, sociale et culturelle de la région, afin d'identifier les obstacles au développement et les potentiels et de dégager des projets et plans d´action » lit-on dans une note de presse émanant du comité organisateur.« Haïtiens et Dominicains seront, par ailleurs, amenés à se connaître davantage, à travailler ensemble, à faire le bilan de leurs rapports actuels et potentiels de façon à entreprendre des projets communs », poursuit la note.

Des thèmes comme « Rapports entre les Etats et peuples dominicain et haïtien », « Protection de l'Environnement et Ecotourisme dans le cadre d'un Développement durable et intégral (instruments de développement régional et installation d'entreprises écotouristiques) », « Etude de la réalité environnementale, socio- économique et culturelle de l'Arrondissement de Lascahobas, de la province de Elias Piña et autres Provinces frontalières » sont autant de sujets qui seront abordés au cours des conférences, tables rondes et débats prévues pendant toute la durée de cette activité.
Les femmes ne seront pas en reste au cours de cette foire binationale écotouristique et de production. « La femme dans la protection de l'environnement et des rapports hatïano-dominicains », est le thème retenu pour le 8 mars, journée internationale de la femme. Le ministre à la Condition Féminine et aux Droits de la Femme, Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, et d'autres personnalités haïtiennes et dominicaines interviendront au cours de cette journée.
« La Foire binationale écotouristique et de production haïtiano-dominicaine» est un évènement biennal. La première édition a eu lieu en 2004 et le quartier de Fonds Parisien dans la commune de Ganthier a été retenu comme site principal. A la deuxième édition, la province de Dajabon, en RD, était la ville principale de l'événement et Ouanaminthe, ville secondaire.
La quatrième édition aura pour siège principal la province de « Pédernales » (en RD) et la commune d'« Anse à Pitre », dans le Sud-Est, est retenue comme site secondaire. Il s'agit d'un évènement qui gagne en intensité de plus en plus et qui mérite d'être valorisé et encadré si l'on veut effectivement rapprocher les deux peuples se partageant l'Ile Quisqueya.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54862&PubDate=2008-02-29

Ti Malice ouvert aux quatre coins

Comme l'abeille qui butine et enrichit la ruche, le conseil de coordination du Centre Ti Malice sillonne tout le territoire national afin de vulgariser la méthode de lecture et d'écriture « Ti Malice au pays des lettres ». Cette équipe d'enseignants a ouvert à ce sujet un Centre de formation du même nom à Port-au-Prince en septembre 2007.
Cinq mois après l'ouverture du Centre de formation Ti Malice, des enseignants évoluant dans les villes de province s'ouvrent pratiquement à la méthode de lecture et d'écriture « Ti Malice au pays des lettres » qui consiste à associer un geste à chaque son.

Élaborée en 1965 par l'institutrice Jacqueline Turian Cardozo, cette méthode synthétique et phonétique est appréciée et utilisée jusqu'à présent dans les écoles haïtiennes, ont indiqué Raphaelle Cardozo Baker et Ursule Chéry, coordonnatrices générale et adjointe du Centre Ti Malice, sis à la première impasse Lavaud, au local de l'Ecole Jacqueline Turian Cardozo.
« Étendre la méthode "Ti Malice au pays des lettres" à travers tout le territoire national par la formation des instituteurs », telle est, entre autres, la grande ambition du conseil de coordination qui dit vouloir aider à l'amélioration du système éducatif haïtien.
« Après avoir réalisé des tournées dans le Nord et dans le Sud et grâce aux conseils de différents directeurs d'école, nous avons compris la nécessité de fonder ce Centre de formation, ont expliqué les responsables. Ce programme vise à former les enseignants du préscolaire et de l'école fondamentale afin qu'ils puissent mieux aider leurs élèves à apprendre, à lire et à écrire facilement par la méthode Ti Malice. »S'inspirant de la vieille méthode de Grosselin, Ti Malice a été conçue pour les enfants de plus de quatre ans. « Nous sommes contre l'apprentissage de lecture avant cinq ans », a déclaré Mme Cardozo Baker précisant que cette méthode permet aux élèves d'apprendre à lire et à écrire en s'amusant.
« Dans la méthode Ti Malice, le tracé de la lettre est un dessin simplifié, le b par exemple représente la jambe du footballer et son ballon; le d représente le dos du dindon et son cou mince et long, avait écrit Mme Turian Cardozo avant sa mort. On explique à l'enfant que lorsqu'on est pressé et qu'on n'a pas le temps de dessiner le personnage en entier, on dessine seulement ses traits les plus caractéristiques : le gros ventre et le bras de Monsieur o, le grand t si grand, si maigre avec son chapeau. »

Des séminaires pour atteindre l'objectif

Pour continuer à véhiculer ce principe, des séminaires de formation ont été organisés gratuitement dans plusieurs villes du pays. L'équipe du Centre Ti Malice, satisfaite du succès obtenu, a décidé d'organiser ces mêmes séminaires à travers tout le territoire national afin de toucher un maximum d'enseignants.
Les instituteurs de Jacmel, Miragoâne, Belladère, Jérémie, Port-de-Paix et l'Ile de La Gonâve seront les prochains bénéficiaires de ce programme de formation. « Il n'est pas normal de rester uniquement à Port-au-Prince alors qu'il y a beaucoup de besoins dans nos villes de province », a martelé Mme Cardozo Baker.
D'autres perspectives
Les responsables envisagent de fonder un centre d'apprentissage Ti Malice au bénéfice des enfants non scolarisés âgés de plus de cinq ans. Une façon pour nous de leur apprendre à lire et à écrire et de contribuer, disent-ils, au programme d'alphabétisation lancé par l'État haïtien. A en croire les coordonnatrices, ces enfants défavorisés pourront bénéficier aussi d'un plat chaud régulièrement. « Tout ceci est possible, a dit l'institutrice Ursule Chéry. Il suffit de trouver le support des sponsors. »

L'équipe du Centre Ti Malice est en train de préparer la nouvelle édition de Ti Malis Kreyòl et du cahier d'écriture qui seront disponibles en septembre 2008. Un site Internet (www.timalice.net), un kit scolaire comprenant un CD de chansons, le Bravo Ti Malice #1 et un guide pour parents et professeurs, un centre d'appels gratuits, tels sont les derniers projets conçus par ce groupe d'enseignants afin de remettre Ti Malice à la page. « Contrairement à d'autres Haïtiens, nous avons fait le choix de rester dans le pays afin d'apporter notre aide à ceux qui en ont besoin », a affirmé Raphaelle Cardozo Baker avant de rappeler cette phrase de sa mère Jacqueline Turian Cardozo : « Là où l'on est planté, il faut savoir fleurir. »
victorjeanjunior@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=54761&PubDate=2008-02-29