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mercredi 22 août 2007

Haïti-R.Dominicaine : Les migrants haïtiens et leurs descendants revendiquent un traitement plus juste

mardi 21 août 2007
Par Wooldy Edson Louidor
Santo Domingo, 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les gouvernements haïtien et dominicain n’ont pas encore inclus dans leur agenda les revendications des migrantes et migrants haïtiens, ainsi que celles de leurs descendants, en faveur d’un traitement plus juste sur le territoire dominicain, estiment des leaders associatifs haïtiens et dominicains d’origine haïtienne qui se sont confiés à AlterPresse.
Les actuels gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine manifestent un intérêt de plus en plus croissant pour intensifier et harmoniser leurs relations diplomatiques, mais ils demeurent « indifférents » à la situation difficile et inhumaine à laquelle les migrants haitiens leurs descendants se trouvent confrontés en République Dominicaine, déclarent ces responsables d’associations rencontrés à Santo Domingo.
Ils critiquent aussi les visites réciproques de plusieurs délégations officielles et la célébration pompeuse de réunions diplomatiques et d’accords binationaux en « faisant totalement fi de nos justes revendications ».
« En définitive, quelles sont les priorités des deux gouvernements en ce qui concerne notre situation ? », se demande l’un d’eux, perplexe.
« Tu ne te rends pas compte que, quand notre président, René Préval, vient en République Dominicaine, nous ne le voyons qu’à la télévision, assis près de Leonel Fernández (son homologue dominicain), en train de manger, de boire et de bavarder ; pourtant, il ne s’approche jamais de nous pour nous saluer, pour nous parler, nous demander comment nous vivons, afin de voir ce qu’il peut faire pour nous qui souffrons de beaucoup de discriminations, d’abus et de violations de droits humains ici », déclare un autre, indigné.
La « stratégie médiatique » des deux administrations dénoncée par des migrants haïtiens
Les actuels chefs d’état, haïtien et dominicain, se sont évertués à tisser et maintenir des relations très cordiales entre eux. Outre des accords binationaux en perspective dans des domaines relatifs à la santé, l’agriculture, l’environnement, le développement, le commerce, etc., les deux présidents n’ont cessé de manifester leur amitié devant la presse et l’opinion publique.
Récemment, d’autres acteurs dominicains et haïtiens, dont des parlementaires, des hommes et des femmes d’affaire, des médecins, des historiens et des artistes, ont emboîté le pas à travers des visites réciproques, des partenariats, des activités conjointement organisées, etc. Ils manifestent leur volonté de contribuer, à partir de leur champ d’action respectif, au rapprochement des deux peuples.
Ce processus visant à harmoniser les relations entre les deux nations est, cependant, considéré par des leaders des associations de migrantes et migrants haïtiens basées dans la capitale dominicaine comme des « actions médiatiques qui ont pour seul objectif de faire croire à tout le monde que tout va bien dans les rapports entre les deux pays, tout en essayant de cacher, de cette manière, la situation d’exploitation, de discrimination et de violations de droits humains vécue au quotidien par les migrantes, les migrants et leurs descendants en République Dominicaine ».
Ce groupe de migrants dénonce aussi « la stratégie des deux gouvernements » qui consistent, à leur avis, à « éluder les thèmes et problèmes considérés comme la pomme de discorde dans les relations haitiano-dominicaines ».
Les conditions infrahumaines de vie et de travail des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine, ainsi que les violations de leurs droits fondamentaux, les déportations brutales et massives, l’absence de lois et de politiques migratoires justes et claires, la marginalisation sociale, la discrimination raciale, le déni de justice, constituent, selon eux, quelques points délicats que les deux administrations tenteraient d’esquiver et auxquels, pourtant, ces migrants réclament des solutions urgentes.
De plus en plus abandonnés
Les migrantes et migrants haïtiens, interviewés par AlterPresse, se sont prononcés aussi sur le comportement des représentants diplomatiques de leur pays en République Dominicaine. Ils affirment qu’ils se sentent de plus en plus abandonnés par la mission diplomatique haïtienne dans la république voisine.
« Quand les autorités dominicaines commettent une injustice contre nous ou contre d’autres compatriotes et nous nous rendons à l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo pour chercher de l’aide, eux, qui sont supposés nous représenter ici, ne nous prennent pas en considération, ils ne nous écoutent même pas ; ils nous répondent, la majorité des fois, d’un air indifférent, qu’ils ne disposent pas de temps pour se mêler de ces genres d’affaires », se plaint un migrant, l’air découragé.
Un autre fustige l’attitude des fonctionnaires qui « nous demandent beaucoup d’argent, quand nous allons là-bas pour renouveler un passeport ou pour solliciter un papier quelconque afin de nous inscrire à l’Université ou de faire d’autres démarches ». Parfois « ils nous font payer plus que ce que le document coûte réellement », ajoute-t-il.
De leur côté, les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne se lamentent de ce que l’État et le gouvernement dominicains continuent de leur nier le droit à la nationalité dominicaine ; un droit qui, pourtant, est établi par le jus soli (principe selon lequel toute personne a droit à la nationalité du pays où elle est née) reconnu par l’article 11 de la Constitution Dominicaine actuellement en vigueur et renforcé par plusieurs arrêts de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (Cidh), argumentent-ils.
Cet état d’« apatrides » dans lequel ils se trouvent les prive de leurs droits civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, les condamnant ainsi à une situation de précarité et de vulnérabilité généralisée, expliquent-ils.
Le défi de regarder l’avenir en apprenant du passé et en étant attentif au présent
« Est-il possible de construire de bonnes relations entre les deux peuples quand nos gouvernements continuent de se montrer de plus en plus insensibles et indifférents aux mauvais traitements qu’on nous inflige actuellement en République Dominicaine ? Ne faisons-nous pas partie des deux peuples ? », s’interrogent des militants d’organisations haïtiennes et dominico-haïtiennes basées à la Capitale dominicaine.
« Quand est-ce qu’il y aura assez d’emplois là-bas (en Haïti) afin que nous puissions retourner y vivre en toute tranquillité, avec dignité et à l’abri de mauvais traitements et même de massacres dont nos ancêtres furent victimes ici (en République Dominicaine) aux temps du président dominicain (Rafael) Trujillo et dont nous continuons de souffrir au compte-gouttes ? », soupire un travailleur migrant haïtien.
Les peuples et gouvernements des deux pays, se partageant une même île, doivent relever le défi de regarder l’avenir en face, tout en apprenant de leur histoire commune et en évitant de répéter les erreurs et monstruosités du passé, tel que le massacre, orchestré en 1937 par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo contre des milliers d’Haïtiennes, d’Haïtiens et de Dominicaines et Dominicains d’origine haïtienne et à la peau noire, qui, soixante-dix ans (1937-2007) plus tard, continue d’envenimer les rapports entre les deux nations. [wel gp apr 21/08/2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6325

Adoption et trafic d'enfants en Haïti:

Haiti : Après 2 ans d’enfer dans un orphelinat… Une cinquantaine d’enfants retrouvent leurs familles à Jérémie
mardi 21 août 2007
Jérémie (Haiti), 21 août. 07 [AlterPresse] --- Les responsables locaux du Ministère des affaires sociales à Jérémie (Sud-ouest) ont remis à leurs parents la semaine dernière une cinquantaine d’enfants qui avaient été confiés à des représentants d’un orphelinat à Port-au-Prince dénommé « Souris d’Amour ».
Après deux ans passés dans cette crèche, ces enfants sont pour la plupart méconnaissables. Leur état de santé s’est dégradé.
C’est à la suite de démarches menées conjointement par le Ministère des affaires sociales, l’Organisation internationale de la migration (OIM) et l’Initiative départementale contre la traite et le trafic d’enfants (IDETT) que ces enfants ont pu être retrouvés et remis à leurs parents, a fait savoir le directeur des affaires sociales à Jérémie, Joël Jean Baptiste.
Les parents venus accueillir leurs enfants, tout en se réjouissant d’avoir pu retrouver ces derniers, étaient très attristés par leur état de santé. Ces pères et mères de famille demandent à l’Etat haïtien de les assister. [vs gp apr 21/08/2007 14:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6324

Quatre présumés narcotrafiquants dont une haïtienne arrêtés à Jimanì

Arrivés de Port-au-Prince, ils ont été surpris à la frontière haïtiano-dominicaine en possession d’un paquet de marijuana
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya

Le chauffeur d’un autobus et trois passagers en provenance de Port-au-Prince ont été arrêtés mardi à Jimanì, ville située à la frontière haïtiano-dominicaine, en possession d’un paquet de marijuana, rapporte le quotidien dominicain El Caribe.
Trois ressortissants dominicains, Almed Rafael Gàmez, Manuel Antonio Bàez et Gerson Filomeno Yedys et une haïtienne, Sonia Racine, ont été appréhendés par des agents de la Direction nationale dominicaine de contrôle des drogues (DNCD), du J-2 des Forces Armées et de la direction générale des douanes.
Le groupe rentrait à Santo Domingo à bord d’un autobus de la compagnie dénommée Asobus après un séjour dans la capitale hattienne.
La drogue a été découverte dans un sac à main.
L’affaire a été confiée au chef du parquet de Jimanì, Rudy Medrano Pérez, qui, lui-même, doit l’acheminer à un juge d’instruction. Les quatre présumés trafiquants de drogue devraient être jugés bientôt.
Au cours de la même journée de mardi, une curaçaolaise en partance pour l’Italie a été arrêtée à l’aéroport Las Américas parce qu’elle transportait des dizaines de boules de crack dans son estomac.
Les raids contre les narcotrafiquants se sont nettement accentués ces derniers mois en République Dominicaine, l’un des principaux territoires de transit de la région avec Haïti. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4003

Le père Edner Devalcin rattrapé dans sa tombe par son passé controversé

Dans un déballage sans précédent au Sénat, la chanteuse Yolette Lagrandeur a affirmé qu’elle et de nombreuses jeunes filles ont été contaminées par le prêtre Lavalas décédé récemment du Sida ; informés de cette situation scandaleuse, Mgr Serge Miot et des prêtres n’auraient jamais réagi ; la transmission volontaire du Sida bientôt un crime
mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya

Un mois exactement après le décès du prêtre Lavalas Edner Devalcin, son ex-petite amie, la chanteuse Yolette Lagrandeur, séropositive depuis un certain temps, a témoigné mardi devant le Sénat haïtien sur sa cohabitation infernale avec le défunt et la responsabilité présumée de ce dernier dans la transmission du virus du Sida à une quantité de jeunes filles.
Invitée par la commission justice et sécurité de la Chambre haute à exposer l’ampleur de son drame existentiel dans le cadre d’une séance publique, Mme Lagrandeur a décrit avec un luxe de détails les traits surprenants de la personnalité et de l’état mental du religieux. Avec une tristesse infinie dans sa voix et dans ses yeux, mais parvenant à surmonter son émotion, elle a accusé le père Devalcin de l’avoir délibérément infectée, brutalisée, terrorisée et humiliée.
Le témoignage accablant de l’artiste a parfaitement concordé avec ses récentes déclarations sur les ondes de Radio Kiskeya dans lesquelles elle avait révélé les épisodes dramatiques de sa vie de femme battue, jetée en prison, hospitalisée et menacée de mort par le curé qui n’hésitait pas à utiliser son revolver pour se faire obéir. Dans un langage résolument direct et sans fard, Yolette Lagrandeur a étalé au grand jour la violence, la haine, l’égocentrisme et l’autoritarisme qui, selon elle, caractérisaient le personnage. Elle l’a présenté comme un obsédé sexuel qui se servait de l’autorité morale de ses fonctions sacerdotales et de sa puissance politique sous le régime Lavalas pour multiplier ses conquêtes féminines et propager parmi ses partenaires la maladie dont il souffrait depuis des années.
"Si je meurs aujourd’hui, il faut savoir que ce n’est pas le Sida qui en sera directement responsable, mais de préférence les nombreux coups que le père Devalcin m’a assénés notamment aux temporaux", a déclaré la jeune femme venue spécialement des Etats-Unis pour répondre à l’invitation des Sénateurs. Des mesures de sécurité spéciales ont dû être adoptées par le directeur général de la police, Mario Andrésol, pour rendre possibles le voyage et son séjour en Haïti.
Dans son exposé, l’ancienne chanteuse du groupe Racine Tokay a accusé nommément l’Archevêque coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Serge Miot et des prêtres dont Madelon Eustache de n’avoir rien fait pour neutraliser Edner Devalcin et bloquer son entreprise de destruction alors qu’ils étaient au courant de ses activités sexuelles débridées. Le silence des autorités ecclésiastiques a permis au disparu de draguer en toute impunité et d’infecter de nombreuses demoiselles de son ancienne paroisse de Saintard, près de l’Arcahaie (nord).
Des chanteuses de Tokay seraient également aujourd’hui séropositives.
La plaignante, qui s’est déjà constituée partie civile, a également accusé Gladys Sénat de l’avoir précipitée avec cynisme dans les bras du prêtre.
Bonne samaritaine, Yolette Lagrandeur souhaite pouvoir enrayer la multiplication des séropositifs victimes de la méchanceté des uns et des autres. Mais, au nom des torts irréparables qu’elle a subis, elle exige justice et réparation.
A l’issue de l’audition, le Sénateur Youri Latortue, président de la commission justice et sécurité, a annoncé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le dossier et la présentation prochaine d’une proposition de loi visant à faire de la transmission volontaire du VIH/Sida un crime impliquant des dispositions pénales draconiennes. Le leader de Latibonit Ann Aksyon (LAA) s’est déclaré profondément choqué par les révélations de Yolette Lagrandeur. Il estime qu’elles constituent une mise en accusation de l’Etat haïtien et de l’église catholique dont les pouvoirs ont été utilisés, dans ce cas comme dans d’autres, à des fins personnelles et contraires à leur mission.
Les Sénateurs ont compati au sort de l’artiste et promis de l’accompagner dans sa lutte pour la vie.
Selon la version officielle, Edner Devalcin, 56 ans, est décédé de mort naturelle le 23 juillet dernier à l’hôpital Saint François de Salles. Mais, Yolette Lagrandeur soutient qu’il s’est au contraire suicidé en avalant des barbituriques pour mettre fin à ses souffrances.
Ses funérailles ont été chantées le 6 août.
Très proche de Jean-Bertrand Aristide et idéologue déclaré de Lavalas, Devalcin, "tonton" pour les intimes, faisait partie d’un groupe de prêtres qui étaient profondément liés à l’ancien régime. Officiellement attachés à leurs conditions d’hommes d’église, ils ont montré un appétit vorace pour le pouvoir et ses attributs locaux, la foule, la violence, le sexe et l’argent. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4002

Marche pacifique de la Fondation 30 septembre en faveur de Lovinsky Pierre Antoine

Mardi 21 août 2007,
Radio Kiskeya

La Fondation 30 septembre a annoncé l’organisation d’une marche pacifique mercredi à Port-au-Prince en vue de réclamer la libération de son coordonnateur, Lovinsky Pierre Antoine, enlevé depuis dimanche dernier selon ses proches.
Lors d’une conférence de presse mardi, le numéro deux de l’organisation pro Lavalas, Wilson Mésilien, a invité tous les secteurs à se joindre à cette mobilisation afin de mettre la pression à la fois sur les ravisseurs et les autorités.
Il a exhorté ceux qui retiennent M. Pierre Antoine à le relâcher immédiatement, car "en tant que défenseur des droits humains, il peut leur être utile aussi". Dans le même temps, Mésilien a reproché aux forces de l’ordre de n’avoir pas jusqu’à présent utilisé les moyens dont elles disposent pour mettre fin à la prise d’otage. Un appel a été lancé dans ce sens au Président René Préval, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Une rançon de 300.000 dollars serait réclamée.
Lundi, l’un des porte-parole de la base de Fanmi Lavalas, Deshomme Présengloire, avait également exigé des autorités le retour dans sa famille de Lovinsky Pierre Antoine après une déclaration menaçante de son collègue Jean-Marie Samedy, assimilable à un appel à la violence.
Lovinsky Pierre Antoine, qui à l’origine était censé défendre les victimes du coup d’Etat de 1991 à travers la Fondation 30 septembre, est aujourd’hui un des dirigeants de Fanmi Lavalas. Il serait d’ailleurs, l’un des candidats désignés de ce parti aux élections prévues à la fin de l’année dans le cadre du renouvellement du tiers du Sénat.
D’autre part, la cellule des organisations de base de Fanmi Lavalas se félicite du retour après un an et demi d’absence du père Gérard Jean-Juste, officiellement parti en janvier 2006 pour se faire soigner aux Etats-Unis.
Représentant attitré d’Aristide depuis son exil en février 2004, le prêtre est accusé d’implication dans l’enlèvement suivi de l’assassinat du journaliste Jacques Roche, le 14 juillet 2005. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4005

Des responsables de syndicats critiquent le programme de privatisation du gouvernement et estiment que les autorités n'ont aucun plan réel d'améliorat

Port-au-Prince, le 21 Août 2007 ; (AHP) ; Des responsables de syndicats ont estimé mardi que l'administration Préval-Alexis n'avait aucun plan réel visant à améliorer les conditions de vie des citoyens haïtiens.
Ces syndicalistes réagissaient, lors d'une conférence de presse, sur le processus de privatisation des entreprises publiques enclenché par l'équipe au pouvoir.
L'aliénation des entreprises de l'Etat dont la Téléco, l'Electricité d'Haïti et l'Autorité portuaire nationale (APN), ne vise pas l'amélioration de la qualité de vie de la population, a fait savoir Gassandy Brave, un des responsables du syndicat des employés de la compagnie nationale de téléphone (Téléco) qui appelle ainsi, les employés des entreprises visées à se mobiliser pour barrer la route à ce processus.
Il a souligné que la privatisation n'a jamais profité aux pays qui en ont fait l'expérience, tout en étant plus avancés économiquement que le notre.
En renvoyant arbitrairement, a-t-il dit, plus de 1500 employés de la Téléco, le gouvernement est en train de mener une lutte contre la population et le mouvement syndical.
Pour sa part, un responsable du MODEP, Guy Numa, a fait savoir que tout un ensemble d'activités ont déjà été organisées par des organisations syndicales et sociales dans le but de porter la population à se soulever contre le processus de privatisation des entreprises de l'Etat.
Cet ancien activiste du mouvement GNB a affirmé qu'une lettre ouverte a été acheminée la semaine dernière aux parlementaires pour leur demander d'assumer leurs responsabilités dans le dossier de la privatisation.
« Ni les parlementaires qui ont les prérogatives d'exercer un contrôle sur l'exécutif, ni la population n'ont été consultés par le gouvernement au moment de mettre en mouvement la machine de la privatisation, a dit M. Numa qui promet que les responsables seront obligés de revoir leur politique.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Situation de grande tension lundi à Aquin lors d'une manifestation des habitants pour réclamer l'électricité au lendemain du passage de Dean

Aquin, le 21 août 2007 ;(AHP)- Les habitants de la commune d'Aquin avec à leur tête le député de la circonscription, Emmanuel Fritz Bourjolly, ont manifesté lundi pour réclamer des autorités gouvernementales, de l'essence pour faire fonctionner les génératrices qui alimentent la ville en électricité.
De nombreux secteurs jugent anormal et très grave que les habitants d'Aquin aient organisé un tel mouvement au lendemain du passage d'un cyclone, pendant que les autorités s'apprêtaient à acheminer de l'aide aux régions sinistrées.
Ils ont assimilé à de l'irresponsabilité la participation du député à un tel mouvement. C'est ce dernier qui aurait signé la note informant de la manifestation.
Selon le député, les manifestants n'entendaient par bloquer les véhicules qui devaient transporter de l'aide aux victimes de Dean mais ont entrepris leur mouvement pour forcer les autorités à assumer leurs responsabilités.
M. Bourjolly a déploré le fait que les autorités, au lieu d'approcher la population à l'amiable, ont dépêché des policiers haïtiens et des soldats onusiens pour disperser la foule par la force, ce qui a occasionné des blessés, a-t-il déploré.
C'est de fait la PNH et la MINUSTAH qui sont intervenus pour débloquer la route.
Des jets de pierres et de bouteilles ont répondu aux tirs en l'air des forces de l'ordre, mettant en danger la vie de la population et des voyageurs qui se trouvaient sur la route.
La population d'Aquin serait privée d'électricité depuis plus d'une année faute de carburant, a dit M. Bourjolly qui dit compter sur la bonne volonté du gouvernement pour résoudre définitivement ce problème, pour éviter a-t-il dit, la répétition de pareilles situations.
Selon certaines informations, c'est la communauté aquinoise de l'étranger qui aurait fait l'acquisition des génératrices qui fonctionnent à Aquin.
Et tout ce que la population réclame c'est du carburant pour les faire fonctionner.
AHP 21 août 2007 1:35 PM
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La Fondation 30 septembre organise ce mercredi une marche pacifique pour réclamer le retour sain et sauf de leur coordonnateur porté disparu depuis le

Port-au-Prince, le 21 août 2007 ;(AHP)- La Fondation 30 Septembre a annoncé pour ce mercredi l'organisation d'une marche pacifique, dans les rues de Port-au-Prince, pour réclamer la libération du coordonnateur général de l'organisation, Lorvensky Pierre Antoine.
M. Pierre Antoine a laissé sa maison depuis le 12 août dernier et le véhicule à bord duquel il se trouvait a été retrouvé dans la zone de Delmas.
Lors d'une conférence de presse, le coordonnateur adjoint de la Fondation, Wilson Mésilien, a déclaré que Lorvinsky Pierre Antoine doit rejoindre sain et sauf les membres de sa famille.
Il appelle les autorités haïtiennes et la communauté internationale via la MINUSTAH, à assumer leurs responsabilités pour faire toute la lumière sur la disparition de M. Pierre-Antoine.
Wilson Mésilien dit compter également sur la collaboration de tous les autres secteurs en participant à la marche pacifique de mercredi.
Les manifestants auront à faire 7 tours du palais présidentiel avec des bougies allumées une façon d'inviter l'Exécutif à œuvrer à l'instauration d'un système de justice qui accorde une égale importance aux différents secteurs du pays, a dit M. Mésilien.
Dans ses plus récentes interventions, Lovinski Pierre-Antoine réclamait justice pour les victimes d'exactions et de massacres sous le régime Latortue, la libération des prisonniers politiques incarcérés depuis 2004 et le départ de la MINUSTAH.
AHP 21 août 2007 1:05 PM
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Des parlementaires réclament une main levée d'écrou en faveur du PDGT de la Haitel: le sénateur Anacacis dit regretter la légèreté qui entoure le trai

Port-au-Prince, le 20 Août 2007 ; (AHP)- Plusieurs parlementaires ont réclamé lundi une main levée d'écrou en faveur du PDGT de la Haitel mis aux arrêts depuis 3 mois sous l'accusation d'implication dans la faillite présumée de la banque privée Socabank.
"Il n'est pas normal que M. Ciné soit privée de sa liberté pendant tout ce temps, alors qu'il n'y a encore aucune évidence de sa culpabilité, a fait savoir le sénateur Jean Hector Anacacis dénonçant la gestion de ce dossier par les autorités.
Selon lui, le PDG de la Haïtel aurait du être frappé d'une mesure d'interdiction de départ jusqu'à ce que le dossier soit clos.
Et s'il est reconnu coupable des accusations qui pèsent contre lui, l'Etat pourrait procéder à la saisie d'une partie de ses biens, a indiqué le parlementaire.
Il a ajouté que dans le cas contraire, l'homme d'affaire serait en situation d'engager une poursuite judiciaire contre l'Etat et réclamer des dommages et intérêts, car cette détention préventive qui n'en finit pas affecte de façon considérable le fonctionnement de sa société et pourrait même causer sa faillite.
Plusieurs secteurs ont fait savoir que le sort fait à Ciné actuellement hospitalisé est en partie lié à un règlement de compte.
Anacacis a dit regretter par ailleurs que les dossiers relatifs à certains cas de corruption soient traités avec beaucoup de légèreté.
Réagissant sur le cas de l'ancien président de la Chambre de Commerce et d'industrie invité jeudi au parquet, le sénateur estime que les autorités devraient se montrer prudentes dans le traitement des dossiers impliquant des investisseurs.
La lutte contre la corruption est importante pour le développement du pays et marche de pair avec le projet de société du gouvernement qui entend créer des conditions favorables à une amélioration de la qualité de vie des citoyens haïtiens.
Toutefois, il y a, a-t-il dit, une forme de traitement pour les hommes d'affaires impliqués dans la corruption.
Il a suggéré entre autres que ces derniers paient une caution qui servirait à réaliser des projets en faveur de la communauté haïtienne
Il existe, selon M. Anacacis, un réseau mafieux dans l'administration publique que les autorités doivent démanteler dans le cadre d'une lutte efficace contre la corruption.
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Commentaires :
L’AHP a pêché par omission en oubliant de replacer dans ce contexte le scandale qui a éclaboussé certains membres du sénat suivant des accusations d’un membre de ce corps qui avait pointé du doigt certains confrères qui auraient acceptés des pots de vin pour voter une résolution en faveur de la socabank.
La commission d’enquêtes crées par les membres de ce sénat avait rendu compte des résultats qui ont eu du mal a convaincre de la bonne conduite des sénateurs accusés !

Le directeur général de L'ULCC estime utopique la réduction de la pauvreté d'ici 2015 en Haïti, si l'on ne s'attaque pas sérieusement au problème de l

Port-au-Prince, le 20 août 2007 ;(AHP)- Le directeur général de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Amos Durosier, a fait savoir lundi qu'il était utopique de penser pouvoir lancer le pays sur les rails du développement et réduire la pauvreté d'ici 2015 en Haïti, si l'on ne s'attaque pas sérieusement au problème de la corruption.
M. Durosier intervenait au Karibe Convention Center à Port-au-Prince, à l'occasion de l'ouverture d'un colloque de 4 jours, sur les stratégies nationales à mettre en place dans le cadre de la lutte anti-corruption.
L'éradication de la corruption est devenue, a-t-il dit, une priorité pour le gouvernement haïtien.
"Il nous faut passer de l'ère des conflits et des luttes intestines sans grandeur à une ère de bonne gestion publique et de développement économique, a lancé M. Durosier, soulignant l'engagement du président René Préval à lutter contre la corruption dans le pays.
Rappelant des propos contenus dans le discours du 18 mai 2007 du président René Préval à l'occasion de la fête du drapeau, le responsable de l'ULCC a indiqué que le gouvernement ne sous-estime pas les réseaux de pouvoirs politiques et économiques bien établis qui entretiennent le phénomène de la corruption sous toutes ses formes.
Amos Durosier a estimé également que la convention des Nations Unies en matière de lutte contre la corruption ratifiée par le parlement haïtien, facilite notamment la restitution des biens volés par des dirigeants corrompus et vient compléter la convention interaméricaine qui a été, a-t-il dit, la boussole des actions de l'ULCC, dans la mise en application de son programme annuel de travail.
Il nous faut obtenir quelques résultats rapides, sinon, on va perdre confiance, a déclaré M. Durosier, estimant indispensable l'implication de la presse, de la société civile et de la haute fonction publique dans cette lutte.
Il nous faut aussi beaucoup de jugements dans ce tournant difficile puisqu'il faut trouver l'équilibre entre poursuivre les auteurs de corruption et faire en sorte que notre démarche ne soit assimilée à une chasse aux sorcières, a dit M. Durosier.
De son côté, le ministre de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a déclaré que des instructions formelles ont déjà été passées à la Direction Générale des Douanes et la Direction Générale des Impôts (DGI) pour qu'elles améliorent le service d'assistance aux contribuables et aux usagers, dans le cadre de cette lutte.
Selon M. Dorsainvil, la DGD et la DGI doivent mettre à contribution les moyens technologiques appropriés pour permettre aux importateurs et aux contribuables de calculer eux-mêmes le montant de leurs bordereaux avant qu'ils aient à se présenter à leurs bureaux.
Le phénomène complexe qu'est la corruption, avec toutes ses implications et ses ramifications est à combattre sous toutes ses formes puisqu'il est de nature à menacer l'effort de récupération et de relance économique, à entraver notre projet de lutte contre la pauvreté, à fausser sinon à obscurcir les règles du jeu et à réduire du coup notre compétitivité et notre productivité, a insisté M. Dorsainvil.
Cette lutte, a-t-il souligné, concerne tous les secteurs du pays. Il a donné la garantie que les efforts seront poursuivis, du côté des autorités, en vue de rendre les finances publiques plus transparentes, d'augmenter les recettes de l'Etat, d'engager des dépenses nécessaires et utiles et d'investiguer aux fins de poursuite des cas de corruption.
Le premier ministre Jacques Edouard Alexis a pour sa part réitéré l'engagement de son gouvernement à poursuivre une lutte sans merci contre ce phénomène qui menace le projet démocratique national.
Trop souvent Haïti est injustement singularisé comme le lieu par excellence des pratiques de corruption sans rappeler les importantes connexions internationales qui dans bien des cas déclenchent et alimentent de telles activités sur nos rives, a souligné M. Alexis, citant comme illustration le cas de la drogue qu'Haïti ne produit pas.
Selon lui, la corruption recèle un coefficient particulièrement élevé d'ignominie dans les pays à faibles revenus et devient tout bonnement révoltante quand dans ces pays des officiels de haut rang gaspillent et volent, a-t-il dit, les ressources destinées au financement d'activités allant dans le sens des besoins et aspirations des citoyens et des citoyennes maintenus dans l'indignité absolue.
Le chef du gouvernement a fait savoir que la démarche anti-corruption s'inscrit fondamentalement dans le cadre de la lutte pour l'instauration de la démocratie en Haïti qui représente une étape incontournable de la refondation de l'Etat.
Haïti a besoin d'une nouvelle génération de serviteurs de l'Etat, à la rectitude exemplaire, a-t-il lancé.

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Source
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

mardi 21 août 2007

Football U-17 : Haïti contre la France, une rencontre à couleur historique


Mardi 21 août 2007

par Djems Olivier
Le match Haïti-France, dans le cadre de la Fifa World Cup 2007 des moins de 17 ans (U-17), prend déjà une couleur historique. Cette rencontre, programmée pour ce 22 août 2007, sera-t-elle l’occasion pour les jeunes bleus et rouges de consolider la révolution de 1804 ?
P-au-P, 21 août 07 [AlterPresse] --- Alors que les deux sélections nationales espèrent décrocher un billet qualificatif pour le second tour de cette Coupe du monde U-17 – qui se tient en Corée du Sud -, les avis sont contraires quant à une victoire française, situant ce match dans l’histoire de la révolution haïtienne contre son ancienne puissance colonisatrice, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Ce match, tant attendu, est programmé pour ce mercredi 22 août 2007 (3:00 AM locales = 8 :00 Gmt). Une date, qui ramène le 216 e anniversaire du soulèvement général des esclaves de Saint-Domingue ayant conduit à la proclamation de l’Indépendance d’Haïti, le 1 er janvier 1804.
Souvenir du congrès du Bois-Caïman
Le 14 août 1791, soit une semaine avant ce soulèvement, il y eût, à Bois-Caïman, dans la plaine du Nord, un congrès réunissant de nombreux esclaves sous les auspices de Boukman.
Ce premier acte de la révolution des esclaves prit la forme d’une cérémonie vaudoue. En quelques jours, toutes les plantations du Nord furent réduites en flammes et un millier de blancs, massacrés. Les bandes d’esclaves poursuivirent leur mouvement jusqu’à la proclamation de l’Indépendance nationale.
Deux siècles plus tard, Haïti se trouve face à son ancienne puissance coloniale dans le domaine du football. Les petits Haïtiens devraient affronter les bleuets à bras-le-corps, pour gagner une seconde bataille contre les Français.
Un match entre David et Goliath
« Le match contre la France, par rapport à notre passé commun, c’est un peu l’affrontement entre un père et son fils (…) Il y a parfois de la rivalité, mais toujours du respect », affirme le sélectionneur haïtien Jean Yves Philogène Labaze, interrogé par un Journaliste de la Fédération internationale de football (Fifa).
Pour François Blaquart, entraîneur de l’équipe de France, « Haïti, c’est comme un membre de la famille. On ne peut que se réjouir de leur présence et les féliciter d’être arrivés à ce niveau ».
Voilà pourquoi, le match Haïti-France est, selon la Fédération internationale de Football Association (Fifa), « une affaire de famille ».
En Haïti, tout le monde attend de célébrer une victoire haïtienne contre l’ancienne métropole, comme c’était le cas pour le Nigeria qui a tenu en échec l’équipe française, d’entrée de jeu dans cette compétition, par deux buts à un.
Haïti partage le Groupe D avec la France, le Japon et le Nigeria. Battus par le Japon (3-1) en couverture de ce championnat mondial, les Haïtiens U-17 n’ont rien à perdre face aux Français avant d’affronter les Golden Eagles du Nigeria.
« S’il faut rester dans cette coupe du monde, nous devons coûte que coûte battre les petits Français pour consolider les acquis de 1804 », estime un jeune haïtien, fanatique de football, questionné par AlterPresse.
Pour les joueurs français, ce n’est nullement une question d’histoire, mais de qualification. Pour eux, ce sont les trois points qui comptent.
« Pour nous, il s’agit surtout d’aller chercher la victoire. C’est évidemment un match particulier, mais sans doute plus pour eux que pour nous. Ils seront encore plus motivés contre la France que contre les autres équipes », indique le jeune attaquant français Damien Le Tallec.
L’avant-centre français souhaite rester en Corée du Sud jusqu’au 9 septembre pour disputer la grande finale de cette coupe du monde.
« Nous devons gagner nos deux matches pour réaliser le premier objectif. Si nous nous qualifions, nous penserons alors aux matches suivants, l’un après l’autre. Mais, nous sommes optimistes », soutient-il.
Le Sélectionneur haïtien, optimiste malgré tout…
En tout cas, ce sont les résultats qui comptent. La sélection haïtienne est en Corée du Sud pour apprendre des expériences d’autres grandes nations en matière de football.
« Jouer des rencontres face à de grandes nations, c’est comme si nous posions des questions à nos aînés. Nous avons posé des questions au Japon et nous avons reçu les réponses : un manque d’attention et de concentration et nous encaissons trois buts. Maintenant, nous avons nos premières réponses. Mais nous apprenons vite, et ces questions, nous ne les poserons plus contre la France », affirme Jean Yves Labaze, optimiste.
« Tout le monde nous présente comme les petits poucets du groupe, et même du tournoi, mais cela ne nous fait pas peur. Lors des qualifications, nous étions dans la même situation et regardez le résultat. Nous avons joué sans complexe face au Mexique et cela nous a réussi. Haïti est en Corée aujourd’hui, alors que les champions en titre n’y sont pas », expliquait le sélectionneur haïtien quelques heures avant l’ouverture de la compétition.
Dans ce cas, Haïti n’a d’autre choix que d’engranger trois points face à la France pour conserver toutes ses chances de qualification – même une place de meilleure équipe troisième – pour les huitièmes de finale.
D’aucuns pensent que l’unique et superbe but haïtien, marqué face au Japon par le jeune Guemsly Joseph Junior, devrait servir de catalyseur aux protégés de Jean Yves Philogène Labaze pour se faire découvrir par les riches clubs européens. [do rc apr 21/08/2007 11 :50]

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Source
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6323
Commentaires :
J’ai relu plusieurs fois l’approche de ce journaliste qui à mon sens va un peu loin dans ses considérations autour d’un match de football qui va opposer deux nations qui ont partagé une histoire commune.
Ces idées sont plus fortes que celles exprimées par la presse lors d’une confrontation entre les USA et l’IRAN mené par les Ayatollah.
Cependant je pense qu’il est impossible de ne recadrer dans le contexte haïtien cette confrontation dans un plan extra sportif en faisant appel à notre histoire. Je dis bien dans le contexte haïtien car ils sont nombreux les français qui à l’image de l’attaquant de la sélection française de moins de 17 ans qui ignorent les liens historiques entre Haïti et la France.
Loin de prendre ce fait comme un acte d’ignorance de la part des français cette méconnaissance de l’intersection de l’histoire de France et d’Haïti a été longtemps voulue par les gouvernements et l’administration français qui n’incluent pas dans leurs manuels d’histoire les éléments historiques de leur ancienne colonie.
Il faut se rappeler que tandis que l’empereur Jean Jacques Dessalines déclarait l’indépendance d’Haïti le premier janvier 1804, dans une cérémonie des plus fastueuse, Napoléon Bonaparte se faisait sacrer empereur.
La défaite de ses troupes des mains de l’armée indigène formée par les anciens esclaves aurait représenté une tache et un point obscur de sa couronne. Deux siècles plus tard, rien n’a été fait pour rétablir cette vérité de l’histoire puisque ce même Napoléon avait eu à dire que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste. Les principes chers aux français ont été appliqués à la lettre par les esclaves qui ont créé HAITI. D’un point de vue idéologique HAITI devrait représenter la fierté de l’idéal français !
Nous autres haïtiens résidant en France nous nous servons de la moindre occasion pour combler ce vide.
Nous comprenons certainement qu’une activité sportive ou autre qui mettra aux prises haïtiens et français ne pousse pas à remuer les cendres pour redorer notre blason et nous ressources dans cette victoire qui nous a permis de rentrer de plein pied et la tête haute dans l’universel !
Pour un match de football il faut trouver les mots justes pour rameuter les troupes et faire monter l’adrénaline. La sélection Haïtienne des moins de 17 ans a eu une prestation de haut niveau technique mais ils ont flanché par manque d’expérience par un mental d’amateurs. Si la révolution haïtienne peut servir a reforger ce mental pendant les quatre vingt dix minutes du match que Labaze leur parle alors de Toussaint Louverture, de Jean Jacques Dessalines, de Capois La Mort, de la bataille de vertières, de la bataille de la ravine à couleuvre.
Qu’il leur fasse répéter ce texte que nous rapporte le livre d’histoire de Roger Dorsainville : « quand un boulet lui renverse son chapeau, en avant en avant crie t-il quand même, quand un boulet lui renverse son cheval, en avant en avant crie –t-il quand même, les boulets sont de la poussière »
Ouf ! Je me suis laissé emporter…Il ne s’agit que d’un match de football. On ne lâche surtout rien les jeunes !
GRENADIERS A L’ASSAUT !!!
Dr JJ 21/08/07

Des juristes réclament des lois anti corruption

Les avocats Samuel Madistin et Hannibal Coffi apportent leur appui aux efforts visant à combattre la corruption et estiment que de nouvelles lois doivent être édictées. Tout en indiquant qu’il n’existe aucune législation qui définisse clairement le concept corruption, M. Madistin qualifie de démagogique la campagne contre la corruption lancée par l’exécutif.
" La première démarche est d’élaborer une cinquantaine de lois qui permettent de définir des concepts importants tels délits connexes, délits de favoritisme etc", explique t-il.
Selon Samuel Madistin, il faut renforcer des institutions telles la justice et le parlement qui sont appelées à jouer un rôle important dans le cadre de cette lutte.
" Il faut mettre en place un dispositif législatif et réglementaire et ne pas utiliser cette campagne comme une arme pour persécuter ses adversaires politiques ", ajoute t-il.
Dans le cadre des affaires pénales il n’y a pas de peine sans loi martèle t-il tout en dénonçant une manipulation de la justice par l’exécutif. De son coté, Hannibal Coffi reconnaît que les rares textes de loi traitant de la corruption des fonctionnaires de l’état sont insuffisants pour réaliser cette campagne.
Toutefois il estime que tous les secteurs doivent mettre à contribution la volonté des autorités de s’attaquer à ce mal endémique de la société. Tout en mettant l’accent sur la nécessité d’un nouveau système de gestion dans le pays, M. Coffi croit urgent de combler le vide dans le système législatif. " Il faut revertébrer la justice pour que le gouvernement et les forces économiques ne l’utilisent plus ", dit-il tout en qualifiant de maladresse les lenteurs dans l’enquête sur les entrepreneurs appréhendés.
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Source

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12954

Le Canada et l’ONU annoncent une assistance aux victimes de Dean

Le gouvernement canadien a annoncé l’octroi d’une aide de 2 millions de dollars aux pays touchés par l'ouragan Dean.
La ministre canadienne de la Coopération internationale, Mme Beverley J. Oda, indique que son pays "offre une enveloppe immédiate de 2 millions de dollars pour les secours et les efforts de réparation" nécessaires suite au passage de l’ouragan Dean dans plusieurs pays de la caraïbe. "Cette somme, aidera les organismes humanitaires internationaux et les organisations non gouvernementales à répondre aux besoins urgents des personnes durement touchées" précise un communiqué rendu public lundi."En outre, ajoute le texte, le Canada se tient prêt à envoyer une assistance supplémentaire là où ce sera nécessaire et à contribuer aux secours et aux efforts de reconstruction.
"Pour appuyer l'état de préparation des gouvernements des Antilles face à des catastrophes naturelles comme les ouragans, le Canada a fourni en février 2007 la somme de 20 millions de dollars au Mécanisme d'assurance contre les risques liés aux catastrophes, une initiative de la Banque mondiale, qui accorde à ces gouvernements une couverture contre les pertes causées par les ouragans et les tremblements de terre, rappelle le communiqué.
D’autre part, l’Organisation des Nations Unies est prête à apporter son assistance aux victimes de l'ouragan Dean, a annoncé lundi le Secrétaire général Ban Ki Moon. " Les Nations Unies sont en contact étroit avec les gouvernements des pays affectés et a déployé une équipe d'experts sur l'évaluation et la coordination en cas de catastrophe ", indique un message transmis par la porte-parole du Secrétaire général. " Les Nations Unies sont prêtes à soutenir les efforts d'assistance avec d'autres mesures, notamment le déblocage de fonds ", ajoute le communiqué.
Ban Ki-moon s'est déclaré " profondément attristé " par les pertes en vies humaines et les destructions causées par l'ouragan Dean, dans les Caraïbes. Il a présenté ses condoléances à ceux qui ont perdu des membres de leur famille et des amis.

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Source
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12953

Damien Le Tallec : "Me faire un prénom".. Un homme à surveiller

(FIFA.com) Mardi 21 août 2007
Il y a six ans presque jour pour jour, l'équipe de France montait sur la plus haute marche de la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Trinidad et Tobago 2001. Buteur en finale, l'attaquant Anthony le Tallec avait éclaboussé la compétition de son talent, son duo avec Florent Sinama-Pongolle avait donné des cauchemars à tous les défenseurs du tournoi.
Six ans plus tard, il y a à nouveau un Le Tallec sur la feuille de match de l'équipe de France. Damien, le jeune frère d'Anthony, occupe aujourd'hui la pointe de l'attaque des Bleuets. Et forcément, les comparaisons ne manquent pas entre les deux frères, au point d'agacer le cadet. Comme il l'a confié à FIFA.com, il aborde Corée 2007 avec deux objectifs : aider son équipe à atteindre les sommets et enfin se faire un prénom pour cesser d'être "le frère d'Anthony". Nul doute que si le premier objectif est atteint, le second le sera également... Damien, l'équipe de France s'est inclinée pour son premier match (1:2). Quelle impression vous laisse cette défaite face au Nigeria ?
Nous sommes forcément déçus, parce que nous avons fait un bon match mais nous perdons à cause de deux erreurs défensives. Nous avons peut-être manqué de fraîcheur sur la fin et souffert de la chaleur, alors que les Nigérians y sont sans doute plus habitués. C'est peut-être cela qui nous a empêchés de revenir au score.
En tant qu'attaquant, vous n'avez pas eu beaucoup d'occasions lors de cette rencontre. Comment le vit-on ?
C'est frustrant, je n'ai eu aucune occasion ! Pourtant, j'ai beaucoup couru et fait de nombreux appels, mais mes coéquipiers n'ont pas réussi à me trouver. C'est dommage parce que nous avons dominé. Mais malheureusement, ce n'est pas parce qu'on joue bien qu'on gagne forcément.

Vous allez maintenant affronter Haïti pour le deuxième match. France-Haïti, cela vous évoque quelque chose de particulier par rapport au passé historique des deux pays ?
Honnêtement, je n'y connais pas grand-chose en histoire ! (rire) C'est évidemment un match particulier, mais plutôt de leur côté que du nôtre. Pour nous, il s'agit surtout de chercher la victoire. De leur côté, ils seront peut-être encore plus motivés contre la France que contre les autres équipes.

Votre entraîneur va-t-il apporter des changements pour ce match par rapport à la première rencontre ?
Je ne sais pas encore, mais je ne pense pas que la défaite face au Nigeria soit due à un problème tactique. Nous avons plutôt bien joué mais sans réussite. Cette fois-ci, on jouera peut-être moins bien mais on doit gagner absolument.
N'avez-vous déjà plus le droit à l'erreur ?
Notre objectif avant d'arriver était au moins de passer le premier tour, puis d'aller le plus loin possible. Il n'a pas changé. Nous devons gagner nos deux matches pour réaliser le premier objectif. Si nous nous qualifions, nous penserons alors aux matchs suivants l'un après l'autre. Mais nous sommes optimistes. Au championnat d'Europe, nous nous étions qualifiés avec une défaite et un match nul lors des trois premiers matches.

Votre frère aîné Anthony a remporté la Coupe du Monde U-17 de la FIFA en 2001. N'est-ce pas trop difficile de s'appeler Le Tallec quand on dispute cette épreuve six ans plus tard ?
Oh oui ! Et pas seulement dans cette compétition, on me parle tout le temps de mon frère. Il a déjà accompli de belles choses et remporté la Coupe de France. Donc les gens parlent beaucoup, me comparent à lui, à ce qu'il a fait. Ce n'est pas tous les jours facile.

Que faut-il faire pour ne plus être "le frère d'Anthony"?
Je crois que j'ai déjà commencé à me faire un prénom en aidant mon équipe à se qualifier pour la Coupe du Monde. C'est en montrant ce que je sais faire sur le terrain et en aidant l'équipe de France à faire le meilleur parcours possible qu'on se rappellera mon prénom, et pas seulement mon nom.

Avez-vous parlé à votre frère depuis le début de la compétition ?
Bien sûr ! Il m'a appelé après la défaite face au Nigeria. Il m'a rappelé qu'en 2001, il avait également perdu 2:1 face au Nigeria en match de poule et que finalement, l'équipe de France avait remporté la compétition. C'est une coïncidence bizarre... Je l'ai dit à mes coéquipiers, et ça nous a aidés à nous remotiver pour les matches qui arrivent.

Vous a-t-il déjà parlé du titre de Champion du monde de 2001 à Trinidad et Tobago ?
Il m'a dit que c'était un "truc de fou", un instant exceptionnel. Je me souviens de ce moment. J'avais regardé tous ses matches à la télévision. Mais j'étais loin de me douter que moi aussi je pourrais vivre ça un jour.

L'équipe de France 207 a-t-elle les moyens d'imiter la génération de 2001 ?
Sincèrement, je pense que nous avons une très bonne équipe et que nous pouvons aller loin. Nous sommes solides défensivement, même si nous avons fait deux erreurs bêtes face aux Nigérians, et nous avons beaucoup de qualité technique au milieu de terrain et devant. Mais je pense également que jusqu'ici, nous avons manqué de chance. Nous sommes tombés dans un groupe difficile avec deux adversaires très costauds, le Nigeria et le Japon, et Haïti, une équipe qui voudra tout donner contre la France. On aurait pu rêver d'un meilleur tirage. Et alors que d'autres équipes ont commencé leur tournoi par des matches faciles, nous, nous avons du affronter le Nigeria dès le premier match ! Mais on garde espoir. En 2001, l'équipe de France avait commencé de la même manière, et nous savons comment ça s'est terminé...
Savez-vous déjà ce que vous ferez le 9 septembre prochain (date de la finale) ?
J'espère que je serai encore en Corée, sur le terrain, pour un dernier match. (sourire)
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Source
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=576096.html#insertcomment

Pas de place pour les sentiments... HAITI-FRANCE.... Présentation

Tous deux battus lors de leur premier match du tournoi, Haïti et la France abordent leur confrontation directe avec l'obligation de s'imposer s'ils veulent rester maître de leur destin et conserver un espoir de qualification. Défaits par le Japon, les Caribéens ont montré de belles choses et opposé une résistance plus vaillante que ne le laisse entendre le score final (1:3). Côté français, après la défaite concédée face au Nigeria (1:2), on regrettait amèrement les deux buts concédés sur des erreurs défensives. L'heure est donc au rachat.

Le match
Haïti - France, Gwangyang, 22 août, 17h00 (heure locale)
L'enjeu
Entre la France et Haïti, c'est bien plus que du football. La nation caribéenne est en effet une ancienne colonnie française et les liens entre les deux pays sont quasi-familiaux. Cette rencontre sera l'occasion rêvée pour les "petits frères" haïtiens de montrer à leurs aînés qu'ils sont dignes de croiser le fer avec eux dans la cour des grands. Mais au coup d'envoi, les considérations affectives disparaitront totalement pour laisser place à la dure réalité : le perdant pourra dire adieu à ses rêves de qualification pour les huitièmes de finale. Les joueurs
Malgré un premier match éprouvant trois jours plus tôt, Jean Yves Labaze et François Blaquart disposent de toutes les armes. Aucun joueur n'est sur le flanc.
L'histoire
Si France et Haïti entretiennent des liens très proches depuis plusieurs siècles, leurs équipes nationales ne se sont en revanche jamais rencontrées. Statistique originale côté français, lors de ses deux participations à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, la France a brillé lors du deuxième match de groupe en s'imposant 4:1 en 1987 face à l'Australie, et 5:3 face aux Etats-Unis en 2001. A chaque fois, un Bleuet a inscrit trois buts : Michael Debève en 1987 et Florent Sinama-Pongolle en 2001).
Les mots
"Par rapport au passé historique, c'est un peu le match d'un père contre son fils. Mais aussi de David contre Goliath, et on sait comment l'histoire s'est terminée. Nous sommes jeunes, mais la valeur n'attend point le nombre des années." Jean Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti
"Je ne dirais pas que nous n'avons plus le droit à l'erreur, mais nous n'avons plus le droit à la 'grosse' erreur. Haïti, c'est un peu la famille et on peut les féliciter d'être là. Mais le plus important, ce sont les points à prendre". François Blaquart, sélectionneur de la France

Haïti-France, une affaire de famille...Haiti Recto Verso Prélude Haïti-France

(FIFA.com) Mardi 21 août 2007
La France et Haïti n'auraient pas pu prendre pire départ pour leur entrée en lice en Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007. Si les Bleuets ont plié face au Nigeria (1:2) dans le choc des poids lourds, les Haïtiens ont fait bonne impression face au Japon mais ont finalement concédé une cruelle défaite (1:3). C'est donc déjà dos au mur qu'ils remettent le couvert ce mercredi sur la pelouse du Soccer Only Field de Gwangyang.

Au-delà de points, il sera également question de sentiments et de livre d'histoire lors de cette rencontre entre la France et sa lointaine cousine caribéenne. Car Haïti, une partie de l'île d'Hispaniola (parfois appelée île d'Haïti), est une ancienne colonie française, née d'une révolte d'esclaves à la fin du 18ème siècle. Deux siècles plus tard, il n'est question ni d'animosité ni de revanche. Bien au contraire. L'ancienne puissance coloniale est ainsi davantage considérée comme un vénérable membre de la famille plutôt qu'un ennemi. Avec la sagesse et les bons mots qui le caractérisent, Jean Yves Labaze, l'entraîneur haïtien, décrit d'ailleurs cette rencontre décisive comme d'heureuses retrouvailles familiales. "Le match contre la France, par rapport à notre passé commun, c'est un peu l'affrontement entre un père et son fils" glisse-t-il au micro de FIFA.com. "Il y a parfois de la rivalité, mais toujours du respect."
Même son de cloche chez son homologue français, François Blaquart, qui évoquait cette rencontre dès la fin du match perdu face au Nigeria. "Haïti, c'est comme un membre de la famille. On ne peut que se réjouir de leur présence et les féliciter d'être arrivés à ce niveau."
"Poser des questions à nos aînés"
Pourtant, malgré le respect et l'affection entre les deux nations, c'est un match décisif qui pourrait faire beaucoup de dégâts dans le camp des vaincus. Battus en ouverture de la compétition, les deux équipes n'ont pas d'autre choix que la victoire sous peine de déjà boucler leurs valises. "Je ne dis pas qu'on n'a pas le droit à l'erreur, mais plutôt qu'on n'a pas le droit à la 'grosse' erreur" poursuit Blaquart. "C'est un match particulier, certes, mais pour nous, ce sont avant tout des points à prendre".
Si sur le papier, la rencontre semble déséquilibrée, les Haïtiens ont démontré lors de la première rencontre qu'ils avaient largement le niveau pour inquiéter les plus grandes nations. Et si d'aventure ils devaient s'incliner et abandonner leur rêve de qualification, les représentants de la CONCACAF savent déjà qu'ils n'ont pas fait le voyage pour rien. "Nous sommes arrivés ici en voulant apprendre, parce que nous sommes encore petits" explique le sélectionneur haïtien. " Jouer des rencontres face à de grandes nations, c'est comme si nous posions des questions à nos aînés. Nous avons posé des questions au Japon et nous avons reçu les réponses : un manque d'attention et de concentration et nous encaissons trois buts. Maintenant nous avons nos premières réponses. Mais nous apprenons vite, et ces questions, nous ne les poserons plus contre la France."
Les Bleuets, de leur côté, essaient justement d'éviter de se poser des questions, d'histoire comme de qualification. Damien Le Tallec confie ainsi à FIFA.com que dans le camp français, seuls importent les trois points pour continuer à rêver. "Pour nous, il s'agit surtout d'aller chercher la victoire. C'est évidemment un match particulier, mais sans doute plus pour eux que pour nous. Ils seront encore plus motivés contre la France que contre les autres équipes."
Les leçons de l'Histoire
Les protégés de Blaquart seraient pourtant bien inspirés de s'intéresser de plus près à l'Histoire. En tout cas à l'histoire du football des dernières années. Car les récentes rencontres d'une équipe de France face à ses anciennes colonies ne rappellent pas forcément que de bons souvenirs. Lors du dernier match de groupe de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006, les coéquipiers de Zinédine Zidane avaient dû sortir le grand jeu - en même temps que le bleu de chauffe - pour se défaire du Togo et accéder d'un cheveu aux huitièmes de finale de la compétition. L'aventure des Bleus sur les pelouses s'était alors poursuivie jusqu'à la finale de Berlin perdue face à l'Italie.
Mais quatre ans auparavant, c'est sur leur poste de télévision que les Français avaient suivi la deuxième phase de la compétition. Lors de la Coupe du Monde de la FIFA 2002, les Français alors champions du monde en titre faisaient leur entrée dans la compétition face au Sénégal, autre ancienne colonie hexagonale. Néophyte dans l'épreuve reine, les Lions de la Teranga, avaient sorti le match de leur vie pour faire mordre la poussière aux Lilian Thuram, Marcel Desailly, Fabien Barthez et autres Thierry Henry. Ironie du sort, cette victoire historique de David contre Goliath avait eu lieu... en République de Corée ! De quoi donner des idées aux Haïtiens ?
Source
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=576311.html#haiti+france+affaire+famille

Haïti à l’heure des forums et des colloques :

L’opposition édenté, muette et divisée, les secteurs officiels, les élus tout… le monde semble touché par cette épidémie de rencontres et de débats pour poser un diagnostic précis de la situation, trouver un consensus autour de la participation des différents acteurs, poser clairement les règles du jeu.
Sur ce plan tout le monde semble se mettre d’accord. Mais on a l’impression que personne ne se sent prêt à ce sacrifice comme compromis indispensable permettant de tirer profit de ces rencontres pour la bonne marche de la nation.
L’impunité, la corruption, les inégalités, les dérives des responsabilités sont autant de tares que nous avions transbahutées à travers deux siècles et qui ont englouti à jamais nos chances de réussite. Le redressement de la situation indispensable à notre survie comme nation et comme peuple passe par une révolution effective dans nos mœurs et dans nos manières de gérer les affaires publiques, dans notre comportement face à nous-mêmes, les autres et la nation en générale.
Il a suffit de quelques actions du gouvernement pour soulever les débats les idées et les opinions les plus diverses et les plus contradictoires. Une famille de riches traduite à tort ou à raison devant la justice, et voici tout un secteur des affaires qui pense se retrouver au centre d’une cible quelconque. Des personnalités du bas monde de la drogue arrêtées et emprisonnées par les moyens les plus surs dont la coopération avec les autres – Coopération qui jusqu’ici a assuré la survie de ce qui est vivable ! – et voilà des voix qui s’élèvent au nom de la souveraineté nationale ! Ceux-là avaient oublié que cette souveraineté était hypothéquée depuis des lustres par nos propres dirigeants avec la bénédiction tacite ou avouée de nos politiciens.
Les instances décentralisées se mettent au konpa pourrait-on dire. Elles ont dans ce sens l’appui d’un pouvoir législatif dépassé et non à la hauteur qui, devant l’incapacité du gouvernement central à épuiser la totalité du budget dans de projets valables (dans un pays ou tout reste à faire !), s’est partagé la bagatelle de 10.000.000 de dollars entre les 140 communes du pays. On se demande quelle sera la destination finale de cette somme allouée aux communes puisque à ce niveau aucun projet sérieux n’avait été élaboré aux préalables. Au même moment la presse locale faisait les titres avec le versement de 10.000.000 de dollars sur un prêt de 25.000.000 cédé par la BID pour supporter les réformes administratives et la bonne gouvernance. Vous mettez tout ça dans un même panier et vous avez le prototype du charabia en matière de politique et de gestion des affaires publiques.
Cet extrait tiré d’une déclaration du chef de gouvernement
« Je réitère l'engagement de mon gouvernement de ne pratiquer aucune tolérance à l'endroit des concitoyens impliqués dans les activités illicites qui ont pour nom pots-de-vin, blanchiment d'argent, trafic d'influence, détournement de fonds, dilapidation des biens de l'Etat.. » n’est jusqu’à la preuve du contraire un discours vain et approprié aux circonstances dans le cadre de l’ouverture d’un colloque sur la corruption et la bonne gouvernance. Le jour ou la nation haïtienne commencerait à exiger ce fameux passage de la parole aux actes, ils ne seraient pas très nombreux les citoyens haïtiens décidés à servir le pays. Car aujourd’hui le chemin le plus court pour se faire riche et très riche c’est d’accrocher un poste dans l’administration publique.
N’importe qui dans cette mouvance peut traverser la frontière avec un million de dollars dans une valise !
Aujourd’hui au-delà des colloques il faut des actions. Des actions menées de main fermes et de poigne de maître. Car les adversaires sont coriaces têtus et rétifs !

Decky 222/08/07

« La population doit rester vigilante »

Quatre morts, vingt et un blessés, mille huit cent quatre-vingt-dix-neuf (1899) familles sinistrées, quatre cent cinquante-trois (453) maisons détruites..., tel est le bilan partiel présenté par les responsables du Système national de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD), après le passage de l'ouragan « Dean » sur la côte Sud d'Haïti.
Dans le sud du pays où d'importants dégâts matériels ont été enregistrés, les responsables du SNGRD ont fait état de deux morts dans les communes de Torbeck et de Les Anglais. Deux autres personnes ont été retrouvées mortes dans le département de la Grand'Anse.
Accompagné de pluies, de forts vents, de grosse mer, Dean a provoqué des dégâts considérables en termes de plantations dévastées, de maisons détruites et endommagées dans les départements du Sud, du Sud-Est et de la Grand'Anse.
Le département de l'Ouest est aussi touché par le cyclone. A Léogâne, a fait savoir le député Antoine Dumond, quatre personnes sont portées disparues. Les familles des victimes, en larmes, ont souligné qu'elles ont été emportées par les eaux suite à un glissement de terrain, dans la nuit du 18 au 19 août, provoqué par le débordement de la rivière Momance.
Les pluies diluviennes qui se sont abattues notamment sur la région sud du pays lors du passage de l'ouragan ont endommagés la Nationale # 2 au niveau de Grand-Goâve. Le pont de Grand-Goâve s'était effondré en 2004. Le gouvernement Latortue avait fait construire un pont de fortune avec des containers.
Levée de l'alerte cyclonique
La phase de l'alerte cyclonique est passée. Le cyclone Dean s'éloigne des côtes d'Haïti et ne constitue plus une menace directe pour le pays, a indiqué, lundi, le Centre national de météorologie (CNM) qui met fin à ses bulletins spéciaux. Tôt lundi, l'ouragan Dean est localisé à 17.7 degrés de latitude nord et 80.7 degrés de longitude ouest, soit à environ 670 km à l'ouest de Tiburon. Cependant, les responsables du CNM ont indiqué que quelques cellules convectives pourraient occasionner ce lundi des averses dans des régions du pays.
Ces averses seront sans grands effets sur ces régions, a pour sa part précisé le Premier ministre, Jacques Edouard Alexis qui a annoncé, du même coup, la reprise des opérations de cabotage sur toutes les côtes du pays et la réouverture des aéroports de Port-au-Prince, de Jacmel, des Cayes et de Jérémie au trafic aérien. Avisé, le chef de la Primature croit que toutes ces opérations doivent se faire dans le strict respect des mesures de prudence appropriées en attendant un retour définitif à la normale des conditions de la météo. Présentant ses sympathies aux victimes, M. Alexis a demandé à la population des zones à hauts risques d'inondation de rester vigilante et de respecter les conseils pratiques de sécurité des autorités de protection civile. Par ailleurs, il a invité la population à suivre les consignes de la météo, car la saison cyclonique, a-t-il rappelé, ne prendra fin qu'au mois de novembre. Le chef du gouvernement a exhorté, en conséquence, toutes les institutions en général et chaque Haïtien en particulier à renforcer les stratégies de prévention en toute circonstance et à tous les niveaux. L'étape de Secours d'urgence« Le gouvernement, conscient de ses responsabilités, entame dès aujourd'hui l'étape de Secours d'urgence aux communautés affectées », a déclaré, lundi, le Premier ministre Alexis. Pour aider les populations victimes, M. Alexis dit compter sur la collaboration de tout un chacun, particulièrement sur les institutions nationales et la communauté internationale. « Dean » est le premier ouragan qui a touché Haïti durant l'année 2007.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47526&PubDate=2007-08-20

Pour mieux assurer l'avenir

Dix forums communaux dans les dix communes les plus pauvres du pays, dix forums départementaux la semaine prochaine et un forum national en septembre, le Document de Stratégie nationale pour la Croissance (économique) et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP) se présente comme une stratégie de développement incontournable.
A Fonds-Verrettes, il a été testé le week-end écoulé et doit être mis à jour en fonction des spécificités de chaque région du pays.
Dans le cadre de la mise en place du plan dénommé DSNCRP, le ministère de la Planification et de la Coopération externe, de concert avec d'autres ministères, a organisé, vendredi 17 août 2007, un forum communal à Fonds-Verrettes, commune vulnérable du département de l'Ouest, en vue de déterminer les besoins spécifiques de cette communauté. Au cours de cette rencontre à l'Ecole nationale de cette commune, les Fonds-Verrettiens ont présenté leur cahier de charge aux autorités centrales représentées notamment par le ministre de la Planification, Jean-Max Bellerive, le ministre de l'Agriculture, François Severin, le sénateur de l'Ouest, Mme Evelyne B. Cheron, le député de la circonscription, Pierre-jude Destiné, le coordonnateur du secrétariat technique du DSNCRP, Hérard Jadotte, le directeur départemental de l'Ouest de la Planification, Michel Delerme... . Des élus locaux - dont le cartel municipal et le coordonnateur de CASEC - ont pris part activement à ce forum.
Ce forum organisé à l'initiative du ministère de la Planification, en présence de plusieurs représentants de la MINUSTAH et de la Banque mondiale, s'est également déroulé dans neuf autres communes classées parmi les plus pauvres du pays, selon la carte nationale de la pauvreté. Il fait partie d'un cadre de planification et de développement intégré que le pouvoir central veut rendre opérationnel avec la participation des communautés locales, ont souligné les organisateurs.

Des mesures concrètes en vue
Lors des débats, un participant a fait remarquer que ce n'est pas la première fois qu'ils ont été invités à faire connaître leur point de vue aux autorités centrales depuis les inondations de 2004. Cependant, à son avis, rien de concret n'a encore été constaté. En réponse à cette remarque, les autorités ont promis que des actions concrètes, de concert avec les Fonds-Verrettiens, vont être entreprises en vue d'aider cette communauté à faire face au présent pour mieux assurer l'avenir.
A signaler que ce forum communal et les neuf autres doivent donner lieu, la semaine prochaine, à des forums départementaux pour finalement aboutir, en septembre prochain, à un forum national avant la mise en oeuvre effective du DSNCRP (Document de Stratégie nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté).

« Il s'agit d'une stratégie qui doit permettre de réduire la pauvreté endémique - que connaissent certaines régions du pays - à partir d'une croissance économique visant à satisfaire les besoins fondamentaux de la population », a confié au journal le directeur départemental de l'Ouest du Ministère de la Planification, Michel Delerme.
Même si plusieurs régions du pays nécessitent en priorité l'intervention du pouvoir central, Fonds-Verrettes fera l'objet d'un regard particulier des décideurs, a ajouté M. Delerme. Pour sa part, le coordonnateur du secrétariat technique du DSNCRP, Hérard Jadotte, a fait remarquer que « ces rencontres avec les populations et les autorités locales constituent un test pour la mise en oeuvre du DSNCRP. »
Ce document contient les grandes orientations du pouvoir central en matière de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Cependant, pour être vraiment opérationnel, il doit prioriser les spécificités de chaque région du pays, souligne M. Jadotte.
En effet, chaque région du pays fait face à des difficultés qui lui sont propres. En matière de pauvreté urbaine, l'ouest, avec un taux d'urbanisation estimée à 75%, est le département le plus touché par ce phénomène alors que le Nord-Ouest, département le plus pauvre en matière de ressources naturelles avec un taux d'urbanisation de 25%, est moins touché par le phénomène de pauvreté urbaine.

De la parole aux actes
Au cours de ces assises, élus locaux et notables de Fonds-Verrettes ont réagi aux propositions des autorités centrales en vue de faire passer les actions spécifiques à entreprendre en faveur de cette communauté grièvement éprouvée, le 23 mai 2004, suite aux inondations causées par des pluies diluviennes qui se sont abattues sur cette région. La plupart de leurs revendications ont été adressées au ministre de l'Agriculture qui s'est montré très attentif à leurs cris.
Selon la carte nationale de la pauvreté, Fonds-Verrettes ferait partie des dix communes les plus pauvres du pays. Pourtant, en matière de production agricole, cette région est l'un des greniers de Port-au-Prince pour ses différents légumes et tubercules, ont fait remarquer le député..... , des planteurs et autres notables de la zone. Cependant, la cherté des intrants agricoles, le manque d'encadrement des paysans par des techniciens agricoles, les problèmes posés par le transport et les voies de communication occasionnent régulièrement des pertes, par avarie, des denrées produites, ont fait remarquer la plupart des intervenants qui se sont succédé au micro. Le sac d'engrais de cinquante kilos, par exemple, coûte environ mille gourdes.
Les autorités présentes à ce forum se sont montrées très touchées par cette situation alarmante à laquelle font face les producteurs de Fonds-Verrettes. Le ministre de l'Agriculture, François Severin, a qualifié d'« anormale » cet état de fait et a promis de faire de son mieux pour le solutionner.
Samuel Baucicaut

baucicaut@yahoo.fr
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Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47514&PubDate=2007-08-21

Neuf boursiers haïtiens bientôt à Taiwan

Quatre étudiants en premier cycle, cinq autres pour des études spécialisées, notamment en santé publique, administration, gestion de l'environnement, le programme de bourses du gouvernement de Taiwan fait des heureux en Haïti.

Sheelove Siméon est pour cette année la seule fille des neuf bénéficiaires du programme de bourses d'études universitaires du gouvernement de Taiwan en Haïti. D'ici le 22 août, elle devra, tout comme ses autres confrères, laisser le pays à destination de Taiwan pour un programme de licence en Gestion des affaires.

Un privilège énorme pour cette jeune fille qui rêve déjà d'investir ses compétences, une fois ses études terminées, au service de son pays. « Ce sera un honneur pour moi de mettre mes connaissances en gestion au service de mon pays », lance-t-elle joyeusement en compagnie des huit autres boursiers, réunis samedi dernier au restaurant Chez Wou à Petion-Ville, à l'initiative de l'ambassadeur de Taiwan accrédité à Port-au-Prince, Yang Cheng-Ta.
Le diplomate Taiwanais a, en effet, organisé cette rencontre dans le souci d'informer les bacheliers et universitaires haïtiens du programme de bourses de son gouvernement, jusque-là peu connu dans le pays. « Peu de gens sont informés de notre programme de bourses. A Port-au-Prince, il n'y a qu'une faible minorité qui passe s'inscrire à l'ambassade », regrette M. Yang Cheng-Ta.
Ce n'est que par hasard que Roody Charles a été informé au lendemain des examens du baccalauréat, du programme de bourses de l'Ambassade de Taiwan. « J'ai été mis au courant du programme par le biais d'un ami du Lycée Anthénor Firmin », dit-il. Chanceux, il a tout de suite acheminé son dossier au Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle et s'est fait une place au rang des neuf bénéficiaires du programme. Le jeune homme croit avoir bien choisi son domaine d'études par rapport à Taiwan « Je vais m'orienter dans le domaine électronique puisque Taiwan est le patron de la technologie moderne », s'exclame t-il d'un ton fier.

En fait, seulement quinze candidats haïtiens se sont inscrits au programme cette année. Neuf d'entre eux, recommandés par les secteurs public et privé du pays, ont réussi à être sélectionnés parmi d'autres internationaux. Les critères de sélection étaient axés principalement sur la compétence des postulants, leur connaissance de l'anglais et les résultats des examens de fin d'études classiques.« C'est en fonction de leur qualité, leur maîtrise de l'anglais, leur note aux examens de Baccalauréat ou à l'université, le concours de dissertation, la recommandation de leur service que les postulants bénéficient du programme », explique M. Yang Cheng-Ta, qui se dit satisfait jusqu'à présent du comportement des boursiers haïtiens à Taiwan.

« Jusqu'à présent, tous les boursiers haïtiens qui ont étudié là-bas sont revenus servir leur pays. Je suis très content de cela », dit-il. Les boursiers du premier cycle vont devoir passer une année dans l'apprentissage du Mandarin avant de se lancer dans leurs champs d'études respectifs au niveau licence. Les cinq autres postulants qui, quant à eux, laisseront le pays le 25 août prochain, vont poursuivre leurs études pour l'obtention d'une maîtrise dans des domaines divers, notamment en santé publique, agriculture, développement et administration.
Les séances d'inscription pour l'année 2008 sont prévues pour le mois Janvier et prendront fin en mars. Les candidats désireux d'intégrer le programme pourront soumettre leur dossier au local de l'Ambassade de la République de Taiwan sis au numéro 16 de la rue Léon Nau à Pétion-Ville.
L'ambassadeur Taiwanais à Port-au-Prince, Yang Cheng-ta, renouvelle l'engagemnent de son gouvernement d'encourager et de promouvoir la compétence en Haiti en offrant davantage de bourses aux jeunes Haitiens désireux de faire des études universitaires internationales.
Les noms des nouveaux boursiers haïtiens du programme de bourses du Gouvernement de Taiwan en Haiti.

Niveau licence : Sheelove Simeon , Roody Charles, Frantz Augustin, Piterson Jean-Charles.
Niveau Maîtrise: Milo Richard, Jean Rony Duce, Patrick Nicolas, Frantzdy Hervé, Winder Dorismond.
Jean Max St Fleur

tmaxner@yahoo.fr
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Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47516&PubDate=2007-08-21
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Un avis:
Pékin aura du mal à casser les liens avec Taiwan.

Pour une meilleure collaboration en matière de santé

Une délégation regroupant des responsables du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), des membres de l'Association médicale haïtienne (AMH) a effectué du 13 au 14 août une visite en République dominicaine. Plusieurs perspectives de collaboration ont été dégagées au cours des échanges.

« Cette visite a permis non seulement à l'Association médicale haïtienne et le Collège de médecins dominicains de resserrer des liens, mais aussi aux deux ministères d'agrandir leur champ de collaboration », a déclaré ce vendredi le directeur général du MSPP, le Dr. Gabriel Thimothé, lors d'une conférence de presse, dans les locaux du ministère.

Un accord de coopération a été signé entre les responsables des deux principales associations médicales des deux pays. « Cet accord va nous permettre de réaliser des activités en commun en vue d'améliorer les conditions de vie des deux peuples », s'est réjoui le président de l'AMH, le Dr Claude Suréna.
« Renforcer la lutte contre les maladies communes aux deux pays telles que la tuberculose, la malaria et le VIH / Sida, réactiver la commission mixte bilatérale et lutter contre les médicaments contrefaits », ont été les principaux points abordés par les responsables des institutions sanitaires dominicaines et haïtiennes. Les autorités dominicaines ont pris l'engagement formel d'aider leurs collègues haïtiens dans la lutte contre les médicaments contrefaits qui envahissent le marché. « Les Dominicains ont identifié une ville dénommée Moca spécialisée dans la contrefaçon », a confié Magalie Rosemond, la directrice de la Pharmacie du Médicament et de la Médecine traditionnelle (DPM/MT) au MSPP.

« Renforcement des contrôles à la frontière, échange d'informations sur les médicaments autorisés, réévaluation des laboratoires dominicains », sont quelques-unes des mesures que comptent adopter les autorités haïtiennes et dominicaines pour freiner la course aux médicaments contrefaits. Sous les auspices de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), une rencontre aura lieu prochainement à Port-au-Prince sur ce dossier. Tous les six mois les représentants des deux pays doivent évaluer les points marqués dans cette nouvelle collaboration. Sur demande du Dr Robert Auguste, le titulaire du MSPP, le Collège de médecins dominicains accepte d'aider Haïti à pallier une carence criante dans le domaine d'anesthésiologie. « Des médecins vont être formés dans ce domaine dans des hôpitaux dominicains », a annoncé le président de l'AMH.
Sherline Chanlatte
Duplan
sherlinecduplan@yahoo.fr
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Source
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47473&PubDate=2007-08-21
Commentaire:
" Aprè-w tan se you lot" Les temps ont changé pour ceux qui ne se reconaissent pas dans la langue créole natif-natale!
Les médecins haitiens égressés des universités dominicaines pour les promotions 1990 comprennent mieux que quiconque la place de ce proverbe au début du commentaire.
Ils sont quelques dizaines de médecins diplômés d'universités dominicaines qui n'ont jamais pu intégrer le milieu médical à cause de fausses barricades érigées par le pseudo clergé du domaine qui prétendaient une formation audessous du niveau de la formation haïtienne de l'époque.
A un certain moment de la durée, une vélléité de création d'un association medicale dominico-haitienne avait été ébauchée par d'anciens médécins haïtiens. Cette activité n'avait pas abouti parce que les médécins avaient fini par abandonner le pays.
La République Dominicaine estd evenue au fil du temps la ville universitaire par excellence d'Haïti. En effet il y a de loin beaucoup plus d'étudiants en formation de l'autre côté de la frontière.
Il était enfin temps de comprendre qu'il fallait que les autorités du pays démontrent qu'ils ont pris acte de ce fait et qu'elles contribuent en utilisant le biais officiel pour renforcer ce secteur.
En matière de formation (3ème cycle) il serait de bon ton que le gouvernement s'arrange pour pourvoir au pays les spécialistes dont il a besoin en tenant compte de la présence des étudiants haïtiens déjà en terre dominicaine.
DrJJ

Gelée victime de son succès

Victime de son succès, Gelée, la Woodstock des plages d'Haïti, a vu déferler une marée humaine sur son sable chaud. Comme au carnaval, un tapis humain s'étendait sur les bords de la douce et chaude Gelée.

C'était un véritable raz-de-marée humain sur la plage de Gelée, aux Cayes, pendant la Notre-Dame de l'Assomption. Sur la longue et vaste plage publique de la métropole du Sud, les gens se bousculaient comme au carnaval. Pas un pouce d'intimité pour les amoureux battus par les vagues. Il y a toujours quelqu'un sur les talons de l'autre. Les corps se frôlent toujours à chaque pas. Aussi loin que le regard se porte, la foule est là, innombrable. Des milliers de personnes suaient sur le sable chaud. Sous les tentes, des colonies de vacances se prélassent. Tout autour de ces abris d'été s'affairent des marchands de friture, de boisson, de tabac, qui attirent beaucoup d'acheteurs.

Des stands chargés de festivaliers ont l'air de grands vaisseaux au milieu d'une marée humaine. Coincé, pressuré, on étouffe sur la plage ! Il faut sans cesse jouer des coudes pour se frayer un chemin dans la foule.

Sur la plage comme en pèlerinage
A toute heure du jour et de la nuit, la foule se déverse sur le rivage. C'est un véritable pèlerinage au plus attractif des plages d'Haïti. Un lent fleuve humain arrive par les routes étroites, poudreuses et boueuses par endroits. Les gens viennent en voiture, à moto, à bicyclette, à pied, à dos d'homme et en canoë.

D'habitude, ce sont les engins motorisés qui occasionnent les embouteillages. A Gelée, les gens créent aussi des bouchons. Le piéton pressé devient ainsi prisonnier de la foule. La police est dépassée par les événements. Les agents de la PNH noyés dans la foule parviennent difficilement à canaliser des flots de gens qui arrivent par vague.

Les ponts reliant la rivière qui sépare la plage et la route se plient. Sur ces ponts étroits, flexibles, tout le monde veut passer en premier. On tombe dans la rivière, on se relève et la traverse à pied. Ceux qui ne veulent pas mettre les pieds dans l'eau payent cinq gourdes pour être transportés à dos d'homme. Dans la soirée du 15 août, l'une des passerelles a cédé. Sur la route au bord de laquelle s'alignent des restaurants, s'empilent des gens. On boit, on mange des fruits de mer tout en écoutant de la musique.

Ce qu'il y avait à voir à Gelée, c'était du monde ! Tout ce beau monde était venu rencontrer des gens au bord de la mer. Les artistes en étaient comblés. Ils ont fait danser la foule. Kreyòl-la, T-Vice, Mass Konpa, Djakout, Azor, Zenglen, pour ne citer que ces groupes, ont performé devant une foule qui s'étire à perte de vue.
« Kote moun sa yo sòti ? Se foumi yo ye ? », se demande un Cayen qui ne démord jamais des plaisirs balnéaires qu'il goûte depuis toujours dans cet espace public. Gelée, véritable Woodstock tropical, est victime de son propre succès et du manque de planification des organisateurs de ce grand événement.

(Woodstock, en Angleterre, est le lieu où s'est tenu le premier festival hippi qui a connu un grand succès dans les années 60).
Cette année, la Notre-Dame a fait tomber une manne touristique dans la métropole du Sud. Les hôteliers se sont frotté les mains. Tous les hôtels affichaient complet. Jamais de mémoire d'hôtelier, a dit une propriétaire d'hôtel, la demande n'était aussi agressive. « Les gens voulaient même dresser leur tente sur la cour de mon hôtel. Ils voulaient même y mettre le prix. »Les taxis-motos ont roulé toute la sainte journée jusqu'à l'aube. C'est à croire que tout le pays s'était donné rendez-vous sur les bords de la douce et chaude Gelée.

Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr
Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47468&PubDate=2007-08-21
Commentaires:
Quelqu'un a pris note de cette situation?
Le gouvernement central?
Les élus locaux?
Le secteur privé?
Vont-ils travailler pour améliorer la réception et le séjour des visiteurs pour l'année prochaine , pour les années à venir?
Ne soyons pas comme les imbéciles qui meurent de soif au temps de l'abondance en eau! Ce secteur doit être aujourd'hui pripritaires et voilà une industrie que se mettra en marche avec la création d'emplois directs et indirects. Une relance économique avec des répercussions locales régionales et nationales.
DrJJ

« S'unir pour combattre la corruption »

Définir une stratégie nationale en vue de freiner la corruption qui gangrène l'administration publique haïtienne, tel est l'objectif d'un colloque de quatre jours débuté lundi au Karibe Convention Center.
« Je réitère l'engagement de mon gouvernement de ne pratiquer aucune tolérance à l'endroit des concitoyens impliqués dans les activités illicites qui ont pour nom pots-de-vin, blanchiment d'argent, trafic d'influence, détournement de fonds, dilapidation des biens de l'Etat.. » C'est ce qu'a, entre autres, déclaré le Premier ministre Jacques Edouard Alexis à l'occasion de la cérémonie d'ouverture d'un colloque de quatre jours, débuté lundi au Karibe

Initié par l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) autour du thème« Vers une stratégie nationale de lutte contre la corruption » , ce colloque s'inscrit dans la volonté des responsables de cette nouvelle entité étatique de définir une stratégie nationale de lutte contre la corruption et de proposer un plan de réforme en vue d'arriver à une bonne gouvernance. Les résultats d'une enquête nationale sur la gouvernance et la corruption en Haïti, financée par la Banque Mondiale et réalisée par le Bureau de Recherche en informatique et développement économique et social (BRIDES), alimenteront les débats.
Réalisée du mois d’août 2005 au mois de mai 2006, cette étude a été conduite dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, au Cap-Haïtien et au niveau des zones frontalières. Elle a permis d'avoir la perception de ménages, de chefs d'entreprise, de fonctionnaires et de responsables d'organisations non gouvernementales sur l'état de la gouvernance et la corruption dans le pays.
M. Alexis croit que les résultats de ces assises constitueront une précieuse contribution au nécessaire redressement de l'environnement institutionnel national. Il a invité tous les secteurs de la vie nationale et toutes les composantes de la classe politique haïtienne à s'unir comme un seul homme en vue de lancer une croisade contre la corruption sous toutes ses formes. « La mise au point d'une stratégie nationale de lutte contre la corruption concerne au plus au point l'avenir de notre société. Seul un tel consensus pourra contribuer à placer le pays à l'abri des turbulences qui ont profondément affecté sa stabilité et son développement », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le Premier ministre a souligné le rôle de premier plan que doit jouer la presse dans ce combat qui, le reconnaît-t-il, s'avère difficile.

Selon lui, cette lutte représente une étape incontournable dans l'avènement d'un nouvel Etat . « Pour s'insérer dans la modernité, Haïti a besoin d'une nouvelle génération de serviteurs de l'Etat prenant la rectitude exemplaire. Elle a besoin également de nouvelles élites financières et économiques dont l'action par-delà le légitime intérêt corporatif se tiendra à l'abri de toute connexion perverse avec les auteurs de malversation qui leur servent trop souvent d'intermédiaires et de paravents. », a-t-il affirmé.
Pour sa part, le directeur général de l'ULCC, M. Amos Durosier, a souhaité que l'élite haïtienne profitera de ce forum pour faire des propositions en vue de voir comment sortir le pays des pièges de la mauvaise gouvernance et de la corruption, en faisant des suggestions réalistes pour un programme de réforme. « Il nous faut passer de l'ère des conflits et des luttes intestines sans grandeur à une ère de bonne gestion publique et de développement économique », a-t-il martelé.

Le ministre de l'Economie et des Finances, M Daniel Dorsainvil, a confié que les résultats de cet atelier feront l'objet de rencontres entre les directeurs généraux. Cette démarche, dit-il, s'inscrit dans le souci d'identifier à la lueur de ce qui a été discuté et appris, les mesures à prendre par chacune de nos directions pour continuer de mener une lutte effective contre la corruption.
Alain Gaillardgtilain@yahoo.fr

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Source:
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47527

Réunion à Port-au-Prince du 3 au 7 septembre des ministres latinoaméricains de la défense

L’avenir de la MINUSTAH au menu de cette rencontre qui donnera au Chili et au Pérou l’occasion d’aborder leur contentieux frontalier
Le ministre chilien de la défense, José Goñi, a annoncé lundi la tenue d’une rencontre bilatérale début septembre à Port-au-Prince avec son homologue péruvien, Allan Wagner, en marge d’une réunion des reponsables des armées latinoaméricaines engagées au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH).

Selon la station chilienne Radio Cooperativa, les ministres de la défense des dix pays de la région faisant partie de la force internationale de paix se rencontreront du 3 au 7 septembre dans la capitale haïtienne en vue de discuter de l’avenir de la mission.

Pour leur part, les ministres chilien et péruvien en profiteront pour aborder le différend frontalier opposant les deux pays, a affirmé Goñi à Chillàn Viejo où il assistait à la commémoration du 229e anniversaire de la naissance du général Bernardo O’Higgins, héros national de l’indépendance chilienne.

Qualifiant d’absolument "normales" les relations entre Santiago et Lima, le dirigeant chilien a tout de même reconnu qu’il y a "un différend qui est soumis aux règlements des canaux appropriés qui sont justement les canaux diplomatiques".

Le Chili conteste les prétentions affichées une fois de plus depuis quelques mois par le Pérou qui revendique l’appartenance de la zone maritime d’Arica à son territoire.

En ce qui a trait à la MINUSTAH dont les effectifs militaires et policiers s’élèvent à plus de 9.000 hommes, ses principaux contributeurs de troupes sont les pays d’Amérique latine. Le Brésil détient le commandement de la composante militaire de la mission dont l’actuel mandat arrive à expiration en octobre prochain. spp/RK

http://www.blogger.com/post-create.g?blogID=1089893036601291753

Haïti à la réunion ministérielle Amérique latine-Asie de l’est

Le chancelier Jean Rénal Clérismé devrait conduire la délégation haïtienne mercredi et jeudi à Brasilia

Le ministre des affaires étrangères, Jean Rénal Clérismé, devrait représenter Haïti à la troisième réunion ministérielle du Forum de coopération Amérique latine-Asie de l’est (FOCALAL) prévue cette semaine à Brasilia, rapporte l’agence officielle Agência Brasil.

30 ministres des 21 pays membres de ce mécanisme de consultation ont déjà confirmé leur présence mercredi et jeudi à la réunion dont le thème central sera "commerce et investissements". Les différents participants se pencheront notamment sur les graves turbulences auxquelles est confronté le marché financier international.

Selon l’ambassadeur Roberto Jaguaribe, sous-secrétaire général du département des affaires politiques de la chancellerie brésilienne, à l’issue des discussions sera adoptée la Déclaration de Brasilia qui contiendra les principaux points d’accord obtenus.

Haïti n’est pas membre du Forum de coopération Amérique latine-Asie de l’est et sera présente à titre d’invitée, tout comme l’Australie et le Suriname.

En raison de sa situation très particulière dans laquelle sont impliqués militairement le Brésil et d’autres Etats latinoaméricains, le pays figure régulièrement parmi les principaux thèmes de l’agenda politique régional. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3999