Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 17 juin 2007
Le gouvernement enquête sur la tentative de désertion des joueurs
Des agents du FBI ont déjà interrogé quelques personnes, dont des parents de joueurs, déclare le ministre qui assure que les membres de la délégation devront également fournir des explications aux autorités.
Pour M. Belisaire il ne fait aucun doute que ces jeunes, qui se préparent à disputer la coupe du monde de football U-17, ont été manipulés. " Des milliers de footballeurs haïtiens ont rêvé de disputer une coupe du monde ; ces jeunes qui ont cette possibilité font défection avant la coupe du monde, ce n’est pas logique", ajoute le ministre qui veut faire la lumière sur cette affaire.
Le ministre des sports veut faire preuve de clémence vis-à-vis de ces 13 jeunes, qu’il considère comme des fils prodigues, estimant qu’ils sont déjà traumatisés par ces événements. " J’ai accueilli les bras ouverts 5 d’entre eux à mon bureau", indique t-il tout en n’écartant pas la possibilité de sanctions qui dépendraient des conclusions de l’enquête.
De plus, Fritz Bélisaire invite la population à ne pas lancer des diatribes contre les joueurs faisant remarquer que le choc a été aussi grand pour la population que pour les 13 jeunes.
Des Port-au-Princiens estiment que les mauvaises conditions de travail sont à l’origine de la tentative de désertion, et critiquent le comportement des responsables de la Fédération Haïtienne de Football. Ces résidents de la capitale qui regrettent le comportement de ces jeunes, appellent les autorités à mieux encadrer les footballeurs haïtiens.
Cette tentative de désertion aura des conséquences néfastes sur le moral de la sélection qui dispute demain sa première rencontre face au Ghana. Haïti se retrouve dans le groupe A de ce tournoi pre mondial en compagnie de la République de Corée, du Brésil et du Ghana.
Source Radio Métropole Haïti sur http://www.metropolehaiti.com
Après le drame new-yorkais, la sélection U-17 haïtienne arrive à Séoul
samedi 16 juin 2007,
Radio Kiskeya
La sélection U-17 de football d’Haïti, dont la défection de 13 des joueurs défrayait la chronique depuis mercredi, est finalement arrivée vendredi soir en Corée du Sud où elle devait disputer samedi son premier match contre le Ghana dans le cadre d’un tournoi international sur invitation préparatoire au Mondial 2007.
Amputée de certains de ses membres, l’équipe devait également affronter le Brésil et la Corée du Sud sous la houlette de l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze.
Les jeunes internationaux haïtiens avaient laissé New York jeudi soir à destination de Séoul après le retour des "enfants prodigues", selon la télévision américaine CBS.
Le groupe a été renforcé dès mercredi par huit réservistes qui se trouvaient au centre technique de la Croix-des-Bouquets (nord-est de Port-au-Prince).
Onze des jeunes ont été retrouvés grâce aux efforts d’amis et des autorités américaines, selon des officiels de la délégation haïtienne.
Cependant, CBS affirme que le groupe a été réunifié dans sa totalité peu avant son départ pour l’Asie. Onze des déserteurs ont été repérés à New York et ramenés au sein de la sélection tandis que les deux autres ont été retrouvés à Boston, dans le Massachusets.
Rapatriés rapidement, cinq d’entre eux ont été reçus par le ministre de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire. Il a appelé la population à faire montre de compassion vis-à-vis de ces jeunes et a rejeté sur des "manipulateurs" la responsabilité du grave incident de New York. Une enquête sera diligentée en vue de retrouver les coupables, a assuré M. Bélizaire.
Mercredi soir, cinq ou six joueurs étaient revenus à l’aéroport international John F. Kennedy d’où ils avaient disparu quelques heures plus tôt. Ils se sont défendus d’avoir voulu s’évaporer dans la nature, affirmant s’être plutôt égarés. Ce qui contraste nettement avec les ceritudes des responsables haïtiens.
"Ils avaient laissé JFK et étaient pris en charge immédiatement par quelques personnes. Nous ne savons pas qui exactement", a déclaré à CBS2 le consul général d’Haïti à New York, Félix Augustin.
Il soupçonne des adultes ne faisant pas partie de la sélection d’avoir été à l’origine de la désertion. Ils peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires pour des motifs criminels même s’ils ont, par la suite, porté les mineurs à se raviser, prévient le consul. "Tout adulte impliqué dans la disparition de personnes n’ayant pas encore atteint leur majorité peut être poursuivi avec toutes les rigueurs de la loi", a poursuivi Augustin.
Aucune raison ne pouvait apparemment justifier la décision des jeunes d’abandonner une équipe capable de créer des surprises au prochain Mondial et d’amener potentiellement certains de ses membres à décrocher des contrats professionnels intéressants.
Dans une tentative d’explication, Daniel Monrose du conseil des centres haïtiens a indiqué que "beaucoup de gens veulent laisser Haïti pour des raisons diverses, politiques ou économiques". Il ajoute "les gens pensent que c’est facile de s’établir aux Etats-Unis, mais tel n’est pas du tout le cas".
Qualifiée pour la première fois pour une phase finale de Coupe du monde des moins de 17 ans, Haïti doit affronter au premier tour dans le groupe D la France et le Nigéria déjà couronnés et le Japon, puissance émergente du football asiatique.
La compétition se déroulera du 18 août au 9 septembre dans plusieurs villes de la Corée du Sud. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3770
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D'après des nouvelles récentes, la sélection haïtienne des moins de 17 ans ont joué le match prévu contre la sélection du GHANA, trois heures après leur arrivée d'un long voyage. Peu d'informations ont été véhiculées sur la formation de l'équipe alignée à savoir si les responsables avaient intégré les nouveaux appelés ou si les joueurs partis d'Haïti étaient sur le terrain.
Comme prévu, normalement, Haïti a été battue trois buts à zéro.
D'autres échéances attendent nos jeunes pousses face au brésil.
vendredi 15 juin 2007
A quand une prise en charge du Morne l'Hôpital ?
Les gouvernements se succèdent et le problème de gestion du Morne l'Hôpital reste entier. L'environnement du Morne se détériore de jour en jour, ce qui constitue un danger pour les habitants de Port-au-Prince.
Outre l'urbanisation effrénée, le constat fait, jeudi, au Morne l'Hôpital permet de saisir d'autres aspects du problème : l'exploitation des carrières de sable et l'expansion de la culture vivrière. Des arbres ont été progressivement éliminés au profit de cultures céréalières. La pratique de l'élevage des espèces bovines et des cabris est aussi observée. Elle empêche les faibles tentatives de reboisement.
Ces pratiques vont à l'encontre des prescrits du décret du 30 octobre 1986 qui interdit, sur toute l'étendue de la zone spéciale des
Quelles solutions pour le morne l'Hôpital ?
M. Montus croit qu'un engagement soutenu des autorités étatiques est impératif pour freiner toute nouvelle construction dans la zone. « La solution aux problèmes du Morne requiert l'intervention soutenue des instances concernées notamment le MICT, le ministère des Travaux publics Transports et communications, le ministère de l'Environnement et certaines mairies dont Port-au-Prince, Pétion Ville et Carrefour. »
Le coordonnateur de l'OSAMH a souligné qu'il faut établir un plan de reboisement et entreprendre des travaux de rétention du sol à l'instar de ce qui a été fait à Dos Fourmis, dans les ravines de St Rome, de Fond -Diable et de Bois Cochon.
L'OSAMH a été récemment sous les feux des projecteurs. Les députés Steven Benoît et Clédor Myril, membres de la commission finance à la Chambre basse ont proposé de désaffecter le budget de l'OSAMH et de répartir les comptes à d'autres ministères. Une proposition que déplore le coordonnateur principal de cette institution Michel Montus.
M. Montus a précisé que l'organisme qu'il dirige est toujours en proie à un problème de moyens. « Depuis sa création, l'Organisme de surveillance et d'aménagement du Morne de l'Hôpital (OSAMH) n'a jamais eu un budget d'investissement pour entreprendre les tâches qui lui sont assignées. Depuis 2 ans, on n'a rien reçu même pour mettre en terre une plantule », a-t-il confié.
Créé en octobre
Le décret du 30 octobre 1988 rapportant la loi du 17 novembre 1978.
Dans le cadre de ce décret, il est interdit sur toute l'étendue de la zone spéciale des
1- pratiquer l'élevage des bovins et caprins;
2- entreprendre une quelconque coupe de bois ou de fascines;
3- entreprendre une quelconque culture sarclée annuelle (petit mil, maïs, manioc, patate, etc.);
4- pratiquer le brûlis à quelque fin que ce soit;
5- écorcher, mutiler, faire le dessouchage, débrancher, pratiquer l'abattage et l'incision des arbres, détruire les taillis;
6- prélever les matériaux de toutes sortes (sable, pierres, etc.);
7- faire fonctionner les fours à chaux et à charbon.
gtilain@yahoo.fr
209 millions de gourdes pour renforcer les PME
« Ce programme financé par l'Union européenne (UE) tend à renforcer ou à rendre plus représentatives les petites et moyennes entreprises », a déclaré Klaus D. Handschuh, directeur du PRIMA, en présence des différents représentants du secteur des affaires.
L'évaluation de ces projets, a indiqué M. Handschuh, se fera à chaque étape. « On a une obligation de réussir », a-t-il précisé, soulignant qu'un logiciel permettant de gérer toutes les informations relatives aux projets sera utilisé.
« La qualité et la bonne formulation des dossiers ont été les principaux critères de sélection sans négliger la vérification du nombre d'années d'expériences et l'existence légale de ces institutions », a précisé M. Handschuh d'un air confiant.
« Notre société est en train de franchir une étape très importante vers la croissance économique », a estimé, pour sa part, la ministre du Commerce et de l'Industrie, Mme Maggy Durcé.
Mme Durcé a, de ce fait, invité le secteur privé à participer pleinement à ce programme. Elle croit qu'un partenariat entre les secteurs privé et public en vue d'améliorer les conditions socioéconomiques de la population.
« Un secteur privé performant doit être toujours accompagné d'un Etat efficace », a-t-elle déclaré.
Le Programme de renforcement intégré du milieu des affaires en Haïti dont le ministère du Commerce et de l'Industrie est le maître d'oeuvre se dote d'une unité de gestion et d'un comité de pilotage.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=44833&PubDate=2007-06-15
HAITI et la REPUBLIQUE DOMINICAINE...Rapprocher les deux Etats au profit de la jeunesse
Rapprocher les deux Etats au profit de la jeunesse
Première rencontre à Port-au-Prince des autorités des deux pays se partageant l'Ile d'Haïti dans le cadre d'un des accords signés par les deux gouvernements le 15 mars 2007. Si le sous-secrétaire d'Etat à la Jeunesse de la République dominicaine entend faire l'histoire à travers à les projets à élaborer, son interlocuteur haïtien entend, lui, faire de la bonne histoire.
A signaler la présence à cette réunion, de représentants de l'Université Quisqueya (Haïti) et de l'université catholique dominicaine PUCMM. Ces deux entités universitaires doivent travailler sur un projet conjoint dans le cadre de l'accord de coopération signé par les deux Etats.
Le sous-secrétaire d'Etat dominicain à la Jeunesse, Emerson Vegazo Fanith a lui aussi estimé le climat actuel favorable à la réalisation en commun de projets concrets entre Haïti et son pays. M. Vegazo pense particulièrement à des échanges culturels entre les jeunes des deux pays en vue d'arriver au rapprochement souhaité. Il s'est dit charmé de l'accueil qui lui a été réservé dans le cadre de sa première visite en Haïti.
L'ambassadeur dominicain accrédité à Port-au-Prince, Dr Jose Serulle Ramia, qui a accompagné les deux parties dans le cadre de cette première rencontre à Port-au-Prince, s'est lui aussi félicité d'une telle initiative. Le diplomate dominicain estime que les deux pays sont sur la bonne voie et sont en train de « réécrire leur histoire commune.
A rappeler que les deux ministres n'ont pas été seuls à discuter des projets à élaborer et à exécuter. Le directeur général du ministère de la Jeunesse, Daniel Pierre-Charles ; le directeur de la Jeunesse du ministère, Mesguerre Saint-Pierre ; M. Witchner Orméus, membre de la direction générale du ministère, ont secondé, du côté haïtien, le ministre de la Jeunesse dans ses discussions avec ses interlocuteurs dominicains au nombre desquels on peut citer le sous-secrétaire d'Etat à la Jeunesse de la République dominicaine, Emerson Vegazo Fanith ; l'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, le Dr Jose Serulle Ramia et le vice-recteur de l'université catholique dominicaine (PUCMM), Radhamés Mejia qui a eu pour principal interlocuteur, côté haïtien, le recteur de l'Université Quisqueya, Jacky Lumarque.
baucicaut@yahoo.fr
Football : La sélection nationale U-17 d’Haïti au grand complet après une désertion spectaculaire
vendredi 15 juin 2007
P-au-P, 15 juin 07 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football des moins de 17 ans est au grand complet, après avoir connu un important malaise dû à la défection le 12 juin 2007 à New York de 13 sur les 18 joueurs qui faisaient partie du groupe, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Aux Etats-Unis d’Amérique, où ils ont fait escale avant de s’envoler pour la Corée du Sud, ces footballeurs haïtiens en bas âge ont déserté le groupe dans la nuit du 12 au 13 juin 2007, selon les informations relayées par la presse.
Ces membres, du onze national U-17 qualifié pour la phase finale de la prochaine Coupe du Monde en aout 2007, étaient en route pour Corée où ils doivent disputer un tournoi pré-mondial avec des équipes expérimentées comme le Brésil, le Ghana et la Corée du Sud.
La nouvelle de la désertion de ces footballeurs a suscité l’indignation au sein de la société haïtienne.
Les autorités concernées ont été obligées de faire appel à 8 autres joueurs qui ne faisaient pas partie du groupe, dont 5 d’entre eux auraient pris l’avion le 14 juin afin de faciliter la participation d’Haïti à ce tournoi international.
Les déserteurs ont finalement retrouvé le groupe, ce 14 juin 2007, selon les explications de Fritz Bélizaire, Ministre des sports du gouvernement de Jacques Édouard Alexis.
Avec le retour de ces enfants prodiges, devenus "enfants prodigues" du football d’Haïti en ce mois de juin 2007, Bélizaire estime qu’il revient au staff technique de l’équipe nationale U-17 de sélectionner les joueurs devant faire le voyage en Asie.
Dans la soirée du mardi 12 juin 2007, 13 des 18 joueurs de l’équipe, tous des mineurs, ont disparu de l’aéroport John FitzGerald Kennedy à New York. Cinq de ces footballeurs U-17 se seraient égarés, alors qu’ils étaient en train de se promener ; les 8 autres ont déserté l’équipe, selon les informations diffusées dans la presse. [do rc apr 15/06/2007 10 :50]
Haïti – Rép. Dominicaine : La plate-forme GARR préconise une législation sur le trafic de personnes
Recommandations du département d’Etat états-unien dans un rapport spécifique
vendredi 15 juin 2007
« La pratique du trafic d’enfants appelés restaveks, est largement répandue… Certains de ces enfants sont envoyés en République Dominicaine, où ils vivent dans des conditions déplorables… Des femmes et fillettes dominicaines sont trafiquées en Haïti pour l’exploitation sexuelle commerciale. Des rapports font état de femmes dominicaines trafiquées qui servent dans des bordels haïtiens.
Des Haïtiens sont également trafiqués en République Dominicaine où ils sont exploités pour des travaux sur des plantations sucrières et d’autres activités agricoles.
Travailler de concert avec la République Dominicaine pour améliorer la sécurité et l’aide aux victimes de trafic à la frontière est un objectif supplémentaire ».
Soumis à AlterPresse le 15 juin 2007
Rapport du Département d’Etat américain sur le trafic de personnes :
Haïti a besoin d’une législation pour sanctionner les coupables et protéger les victimes
Dans un rapport publié sur le trafic de personnes dans le monde, le Département d’Etat américain a dressé un bref état des lieux sur la situation du trafic en Haïti et à la frontière.
Des recommandations sont formulées au gouvernement Préval-Alexis pour le vote d’une « législation complète définissant et criminalisant toutes les formes de trafic de personnes… »
(L’intégralité du rapport sur Haïti…)
Haïti a connu une période de transition après la vague de violence et l’instabilité politique qui ont conduit à la démission de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, en 2004.
Depuis la publication du rapport 2006, le pays a réalisé trois séries d’élections à l’échelle nationale et locale : les législatives et présidentielles tenues au printemps 2006, suivies des élections législatives complémentaires et municipales en décembre de la même année. Pendant la période considérée, Haïti s’est efforcée d’établir un gouvernement élu et de contrôler le déchaînement de violence et de crimes à la capitale, Port-au-Prince.
Haïti demeure la nation la moins développée de l’hémisphère occidental et l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu per capita moyen inférieur à $ 500 l’an, et un taux de chômage avoisinant 40 pour cent. La Mission de Stabilisation des Nations-Unies en Haïti compte actuellement plus de 6,500 militaires et 1,600 policiers déployés sur le terrain pour réduire la violence des gangs et les kidnappings.
En l’absence d’institutions gouvernementales et d’une force de police nationale bien entraînée et équipée, Haïti s’est trouvée paralysée dans ses efforts pour faire face aux défis significatifs du trafic de personnes.
Pour la seconde année consécutive, en reconnaissance de son statut transitoire, Haïti reste un cas spécial : le gouvernement doit être en place et bien assuré avant de pouvoir aborder de manière significative la question du trafic.
Cependant, le gouvernement des Etats-Unis prévoit d’évaluer Haïti face au trafic de personnes, dans le rapport à paraître l’année prochaine.
Les données et recommandations suivantes sont produites en vue de guider les officiels du nouveau gouvernement.
Champ et Ampleur. Haïti est un pays d’origine, de transit et de destination d’hommes, de femmes et d’enfants trafiqués à des fins d’exploitation sexuelle commerciale, et aux travaux forcés.
La majorité du trafic en Haïti provient des familles pauvres des zones rurales qui confient leurs enfants à des familles plus aisées, dans l’espoir qu’ils bénéficieront d’une éducation et d’opportunités économiques. La pratique du trafic d’enfants appelés restaveks, est largement répandue, et implique souvent l’exploitation sexuelle, les abus physiques, et les jeunes sont soumis à la servitude domestique involontaire, une forme sévère de trafic de personnes.
Certains de ces enfants sont envoyés en République Dominicaine, où ils vivent dans des conditions déplorables. Des mineurs haïtiens sont aussi recrutés ou contraints de joindre des gangs criminels violents, comme agresseurs ou voleurs. Des femmes et fillettes dominicaines sont trafiquées en Haïti pour l’exploitation sexuelle commerciale. Des rapports font état de femmes dominicaines trafiquées qui servent dans des bordels haïtiens.
Des Haïtiens sont également trafiqués en République Dominicaine où ils sont exploités pour des travaux sur des plantations sucrières et d’autres activités agricoles.
Secteurs méritant l’attention du nouveau gouvernement haïtien. Les officiels haïtiens reconnaissent que le trafic de personnes dans le pays est un problème sérieux.
Le gouvernement devrait faire un effort pour voter une législation complète, définissant et criminalisant toutes les formes de trafic, en plus de renforcer la capacité de la police nationale haïtienne et la brigade de protection des mineurs à investiguer et poursuivre les cas de trafic.
Le gouvernement devrait continuer à travailler avec les ONGs et les agences de protection sociale pour améliorer leur capacité à identifier, référer et fournir une assistance aux restaveks et aux autres enfants haïtiens exploités comme domestiques.
Le gouvernement devrait également réaliser des formations sur la lutte contre le trafic de personnes à l’intention des juges, policiers et commissaires du gouvernement.
Travailler de concert avec la République Dominicaine pour améliorer la sécurité et l’aide aux victimes de trafic à la frontière est un objectif supplémentaire.
Haïti n’a pas ratifié le rapport TIP 2000 de l’ONU.
(Extrait du rapport du Département d’Etat américain intitulé : "Trafficking in persons report, june 2007" traduit par le Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés / GARR, 15/6/07 http://www.state.gov/document/organization/82902.pdf)
Football : La sélection nationale U-17 d’Haïti au grand complet après une désertion spectaculaire
P-au-P, 15 juin 07 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football des moins de 17 ans est au grand complet, après avoir connu un important malaise dû à la défection le 12 juin 2007 à New York de 13 sur les 18 joueurs qui faisaient partie du groupe, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Aux Etats-Unis d’Amérique, où ils ont fait escale avant de s’envoler pour la Corée du Sud, ces footballeurs haïtiens en bas âge ont déserté le groupe dans la nuit du 12 au 13 juin 2007, selon les informations relayées par la presse.
Ces membres, du onze national U-17 qualifié pour la phase finale de la prochaine Coupe du Monde en aout 2007, étaient en route pour Corée où ils doivent disputer un tournoi pré-mondial avec des équipes expérimentées comme le Brésil, le Ghana et la Corée du Sud.
La nouvelle de la désertion de ces footballeurs a suscité l’indignation au sein de la société haïtienne.
Les autorités concernées ont été obligées de faire appel à 8 autres joueurs qui ne faisaient pas partie du groupe, dont 5 d’entre eux auraient pris l’avion le 14 juin afin de faciliter la participation d’Haïti à ce tournoi international.
Les déserteurs ont finalement retrouvé le groupe, ce 14 juin 2007, selon les explications de Fritz Bélizaire, Ministre des sports du gouvernement de Jacques Édouard Alexis.
Avec le retour de ces enfants prodiges, devenus "enfants prodigues" du football d’Haïti en ce mois de juin 2007, Bélizaire estime qu’il revient au staff technique de l’équipe nationale U-17 de sélectionner les joueurs devant faire le voyage en Asie.
Dans la soirée du mardi 12 juin 2007, 13 des 18 joueurs de l’équipe, tous des mineurs, ont disparu de l’aéroport John FitzGerald Kennedy à New York. Cinq de ces footballeurs U-17 se seraient égarés, alors qu’ils étaient en train de se promener ; les 8 autres ont déserté l’équipe, selon les informations diffusées dans la presse. [do rc apr 15/06/2007 10 :50]
Haïti – Rép. Dominicaine : La plate-forme GARR préconise une législation sur le trafic de personnes Recommandations du département d’Etat états-unien
« La pratique du trafic d’enfants appelés restaveks, est largement répandue… Certains de ces enfants sont envoyés en République Dominicaine, où ils vivent dans des conditions déplorables… Des femmes et fillettes dominicaines sont trafiquées en Haïti pour l’exploitation sexuelle commerciale. Des rapports font état de femmes dominicaines trafiquées qui servent dans des bordels haïtiens.
Des Haïtiens sont également trafiqués en République Dominicaine où ils sont exploités pour des travaux sur des plantations sucrières et d’autres activités agricoles.
Travailler de concert avec la République Dominicaine pour améliorer la sécurité et l’aide aux victimes de trafic à la frontière est un objectif supplémentaire ».
Soumis à AlterPresse le 15 juin 2007
Rapport du Département d’Etat américain sur le trafic de personnes :
Haïti a besoin d’une législation pour sanctionner les coupables et protéger les victimes
Dans un rapport publié sur le trafic de personnes dans le monde, le Département d’Etat américain a dressé un bref état des lieux sur la situation du trafic en Haïti et à la frontière.
Des recommandations sont formulées au gouvernement Préval-Alexis pour le vote d’une « législation complète définissant et criminalisant toutes les formes de trafic de personnes… »
(L’intégralité du rapport sur Haïti…)
Haïti a connu une période de transition après la vague de violence et l’instabilité politique qui ont conduit à la démission de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, en 2004.
Depuis la publication du rapport 2006, le pays a réalisé trois séries d’élections à l’échelle nationale et locale : les législatives et présidentielles tenues au printemps 2006, suivies des élections législatives complémentaires et municipales en décembre de la même année. Pendant la période considérée, Haïti s’est efforcée d’établir un gouvernement élu et de contrôler le déchaînement de violence et de crimes à la capitale, Port-au-Prince.
Haïti demeure la nation la moins développée de l’hémisphère occidental et l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu per capita moyen inférieur à $ 500 l’an, et un taux de chômage avoisinant 40 pour cent. La Mission de Stabilisation des Nations-Unies en Haïti compte actuellement plus de 6,500 militaires et 1,600 policiers déployés sur le terrain pour réduire la violence des gangs et les kidnappings.
En l’absence d’institutions gouvernementales et d’une force de police nationale bien entraînée et équipée, Haïti s’est trouvée paralysée dans ses efforts pour faire face aux défis significatifs du trafic de personnes.
Pour la seconde année consécutive, en reconnaissance de son statut transitoire, Haïti reste un cas spécial : le gouvernement doit être en place et bien assuré avant de pouvoir aborder de manière significative la question du trafic.
Cependant, le gouvernement des Etats-Unis prévoit d’évaluer Haïti face au trafic de personnes, dans le rapport à paraître l’année prochaine.
Les données et recommandations suivantes sont produites en vue de guider les officiels du nouveau gouvernement.
Champ et Ampleur. Haïti est un pays d’origine, de transit et de destination d’hommes, de femmes et d’enfants trafiqués à des fins d’exploitation sexuelle commerciale, et aux travaux forcés.
La majorité du trafic en Haïti provient des familles pauvres des zones rurales qui confient leurs enfants à des familles plus aisées, dans l’espoir qu’ils bénéficieront d’une éducation et d’opportunités économiques. La pratique du trafic d’enfants appelés restaveks, est largement répandue, et implique souvent l’exploitation sexuelle, les abus physiques, et les jeunes sont soumis à la servitude domestique involontaire, une forme sévère de trafic de personnes.
Certains de ces enfants sont envoyés en République Dominicaine, où ils vivent dans des conditions déplorables. Des mineurs haïtiens sont aussi recrutés ou contraints de joindre des gangs criminels violents, comme agresseurs ou voleurs. Des femmes et fillettes dominicaines sont trafiquées en Haïti pour l’exploitation sexuelle commerciale. Des rapports font état de femmes dominicaines trafiquées qui servent dans des bordels haïtiens.
Des Haïtiens sont également trafiqués en République Dominicaine où ils sont exploités pour des travaux sur des plantations sucrières et d’autres activités agricoles.
Secteurs méritant l’attention du nouveau gouvernement haïtien. Les officiels haïtiens reconnaissent que le trafic de personnes dans le pays est un problème sérieux.
Le gouvernement devrait faire un effort pour voter une législation complète, définissant et criminalisant toutes les formes de trafic, en plus de renforcer la capacité de la police nationale haïtienne et la brigade de protection des mineurs à investiguer et poursuivre les cas de trafic.
Le gouvernement devrait continuer à travailler avec les ONGs et les agences de protection sociale pour améliorer leur capacité à identifier, référer et fournir une assistance aux restaveks et aux autres enfants haïtiens exploités comme domestiques.
Le gouvernement devrait également réaliser des formations sur la lutte contre le trafic de personnes à l’intention des juges, policiers et commissaires du gouvernement.
Travailler de concert avec la République Dominicaine pour améliorer la sécurité et l’aide aux victimes de trafic à la frontière est un objectif supplémentaire.
Haïti n’a pas ratifié le rapport TIP 2000 de l’ONU.
(Extrait du rapport du Département d’Etat américain intitulé : "Trafficking in persons report, june 2007" traduit par le Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés / GARR, 15/6/07 http://www.state.gov/document/organization/82902.pdf)
Le retour des enfants prodigues .. Tout est bien qui finit bien...
Parmi ces treize joueurs, deux revenaient de Boston ou ils avaient été conduits."Je ne pense pas que ces enfants étaient vraiment conscients dans quoi ils s'embarquaient", a reconnu le consul Haitien à New York, Félix Augustin. "Je pense qu'ils croyaient faire une visite guidée et non une fuite volontaire synonyme de défection", a-t-il poursuivi."Ces enfants étaient manipulés et je pense que tout était organisé", a-t-il déclaré, au cours d'une conférence de presse au Madison, précisant dès le début qu'aucune charge n'avait été retenue contre personne.
De passage aux Etats-Unis, alors qu'ils se rendaient en Corée du Sud pour disputer un tournoi pré-mondial, treize des dix-huit joueurs qui composaient la délégation, avaient disparu alors qu'ils se rendaient à un MacDonald avec leur entraîneur.
Alertée, la Fédération a tout mis en branle pour la récupération des joueurs. Mercredi après-midi, le Président de la Fédération est allé jusqu'à leur accorder un délai devant expirer au soir du mercredi pour rejoindre le groupe. « Neuf avaient eu le temps d'intégrer le groupe dans l'après-midi du mercredi, avant que deux ne viennent les rejoindre au cours de la nuit »
« Nous n'avions pas l'intention de fuir » avait déclaré Pierre Elusma à son retour au sein de la sélection dans l'après-midi du mercredi. « L'aéroport est vaste, et nous avons voulu visiter. Mais nous nous sommes égarés et nous avons finalement perdu les traces de ceux qui nous accompagnaient. Nous avons dû dormir à l'aéroport et ce n'est que maintenant que nous avons pu retrouver les membres de la délégation », avait-il poursuivi.
Par contre, selon les informations qui circulent, le talent des jeunes joueurs aurait attisé la convoitise de quelques recruteurs qui les auraient détournés de leur chemin en leur promettant de les placer dans des clubs huppés.
Le public haïtien avait accueilli avec consternation la nouvelle de la fuite de ces joueurs de la sélection nationale des moins de dix-sept ans à l'aéroport JFK de New York, mardi soir. Certains avaient même lancé des pierres contre le local de la fédération à l'avenue Christophe dans l'après-midi du mercredi.« Il faudrait arrêter les parents qui sont venus détourner et capturer ces jeunes contre leur volonté », martèle, en colère Sandra, rencontrée à la rue Saint-Honoré. « Il faudrait déporter les parents qui ont commis ce crime et les emprisonner comme des criminels », ajoute Louissaint qui se trouvait à quelques mètres de Sandra.
Au cours des émissions lignes ouvertes diffusées dans plusieurs stations de Radio de la capitale, les opinions ne divergeaient pas. « Il faudrait châtier ceux qui sont responsables de cette honte », entendait-on au cours des différents appels.Dans une intervention sur les ondes d'une station, le président de la Fédération haïtienne de football avait menacé des pires représailles les fugitifs estimant d'inqualifiable ce qui s'est passé.« Nous sommes victimes d'un complot et les joueurs qui ne sont pas avec nous ont toute la journée du mercredi pour retourner dans l'équipe. Passé ce délai, ils seront considérés comme des fugitifs et ne pourront plus jouer au football vu qu'ils seront radiés à vie.»
Interrogé sur la possibilité pour Haïti de disputer le tournoi des huit meilleures sélections du monde des moins de 17 ans , le Dr Yves Jean- Bart a confirmé la participation de la sélection haïtienne de football à cette compétition.« Nous allons en Corée du Sud entre mercredi et jeudi avec d'autres joueurs de football, si les fugitifs ne reviennent pas» avait-il déclaré.«Nous irons en Corée du Sud pour disputer la compétition », avait-il repris. « Nous avons le reste de la délégation, nous avons d'autres joueurs avec qui nous étions en contact. Circé et Vorbe, retenus par les examens scolaires de fin d'année rejoindront la délégation ce jeudi. Nous irons jouer » a-t-il poursuivi
La sélection nationale de football est en route pour la Corée du Sud, où elle doit disputer un tournoi et se trouve dans le même groupe que le Ghana, le Brésil et la Corée du Sud. Aujourd'hui les treize fugitifs sont revenus au bercail. Donc le voyage d'Haïti vers la Corée du Sud n'est que simplement retardé.
Enock Nérénenock@yahoo.com
Sélection nationale des moins de 17 ans dernière heure
...Un bel exemple de solidarité à l'éducation45
Fondé en octobre 1992 par treize institutions dont des ONG oeuvrant dans le domaine éducatif, le Fonds de parrainage national s'inscrit dans le cadre d'un effort national pour atteindre l'objectif de scolarisation universelle. Fondation d'aide à l'éducation à part entière, elle vise à donner un enseignement de qualité aux enfants appartenant aux couches les plus démunies du pays, en accordant une attention particulière à des catégories d'enfants qui, en plus des problèmes financiers, sont confrontés à d'autres problèmes : les handicapés, les orphelins, les enfants en domesticité, les enfants des rues, notamment. « Crée en pleine période d'embargo, le FPN a dû surmonter pas mal de difficultés pour tenir, en dépit de la contribution de l'Etat haïtien à hauteur de cinq millions de gourdes », se rappelle le directeur exécutif du FPN, Antoine Levelt qui déplore le fait que la contribution financière de l'Etat haïtien ait cessé par la suite, soit en 1994, pour ne jamais être reprise.
Conséquences : les travaux de la fondation se sont poursuivis seulement avec la cotisation du secteur privé estimée à 4 millions de gourdes.Antoine Levelt reconnaît que le nombre de donateurs a augmenté en quelque sorte, mais pas la contribution jusqu'en 1995-1996 période durant laquelle l'UNICEF a convenu de parrainer près de 29.000 enfants sur un total de 38.000. La même année, à l'occasion de la rentrée des classes, la Commission présidentirelle a emboìté le pas avec une contribution de 6 millions de gourdes. « Tout cela est à mettre au compte des occasions perdues » indique M. Levelt en se mordant les doigts, avant d'en venir au support de la BID pour 50.000 enfants en un temps record. Et ce, sur demande de l'Etat haïtien dans le cadre du Projet EXEN II (volet parrainage). « Encore une occasion perdue. Et pour cause : le Parlement d'alors n'avait pas bien compris ce que c'est le partenariat public/privé dans un objectif éducatif commun », murmure Antoine Levelt tout enthousiaste à faire le récit de ce qu'il appelle la longue traversée du désert du FPN qui, en 1996-1997, est passé de 39.000 élèves boursiers à 4336 l'année suivante. Chute phénoménale.
« 97-98, le nombre des boursiers a connu une légère augmentation. Il a pu atteindre le seuil de 5000 » raconte à son compte le responsable du FPN qui précise que jusqu'en 2003-2004 c'est le même scénario qui a été enregistré. Alors qu'il ne restait plus que le soutien du secteur privé ayant parrainé entre : 1400 et 1500 enfants.
45.000 boursiers en 2007
Nouvelle expérience pour une autre stratégie : le FPN a donc la gestion des fonds pour les camps d'été baptisés « Ti moun kè kontan » qui visait plus de 14000 élèves sur cinq villes : Cap-Haïtien, Gonaïves, Saint-Marc, Petit-Goâve et la zone métropolitaine de Port-au-Prince. « Cette activité visait à apporter un appui psycho-social aux enfants victimes de la violence », fait remarquer M. Levelt qui s'est dit très reconnaissant vis-à-vis de l'UNICEF et de l'ACDI et le secteur privé ayant financé ce programme au niveau des cinq villes ciblées par les bailleurs en 2004 où 13500 bourses ont été octroyées.
« Présent à travers les dix départements géographiques du pays, le FPN compte en 2007, 45.000 boursiers », se rejouit M. Levelt dont le seul souci est l'éducation des enfants issus des couches défavorisées.« Au FPN, on allie idée et action », s'enorgueillit Antoine Levelt qui vante les bienfaits des camps d'été au cours desquels diverses activités pratiques et de haute portée didactique ont été organisées pour les participants, notamment l'encadrement pédagogique des élèves, l'éducation physique et sportive, etc.
Le FPN dans des zones difficiles
Le responsable du FPN estime que sa fondation d'aide à l'éducation est sur la bonne voie vers un partenariat efficace avec le ministère de l'Education nationale qui tarde à ajouter un appui direct. « Nous avons un projet conjoint avec la Coopération canadienne sur la scolarité des élèves... se réjouit M. Levelt qui dit s'intéresser en général aux élèves en difficulté pendant l'année scolaire, avec une attention spéciale pour les enfants non scolarisés; d'autant qu'à Jubilé, Raboteau, K-Soleil, le FPN a déjà récupéré 199 élèves. Sans compter les opérations de distribution de matériel scolaire réalisé au niveau des différentes communes à l'intention des 45.000 boursiers qui pourraient connaître une nette augmentation si la Fondation avait les moyens de sa politique.
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=44677&PubDate=2007-06-15
Cité Soleil, l'autre bataille...
Ironie évocatrice, Mackenson *, 22 ans, ancien guérilléro aux ordres de Bélony, l'ancien homme fort de Bois-Neuf, se trouve parmi ces demandeurs d'emplois. Casquette vissée sur la tête, le regard dénué d'expression tel un revenant de l'enfer, il évoque, du bout des lèvres, les circonstances d'une blessure à la nuque à lui infligée en décembre dernier. C'était, lors des raids successifs de la MINUSTAH, pour reprendre le contrôle du plus grand bidonville de la capitale où vivent plus de 250.000 personnes, se rappelle-t-il. Loquace, Mackenson le devient en revanche en s'apitoyant sur ses galères, tout en regardant, du coin de l'oeil, une pelleteuse du SMCRS s'attaquer à une pile d'immondices que l'on croirait avoir poussé des racines sur le pavé. « Nous avons compris qu'il fallait déposer les armes. Mais aujourd'hui, l'Etat doit penser à nous », explique-t-il sous les yeux de compagnons d'infortune pour qui la misère et le chômage sont à la base de la violence à la Cité. Une observation partagée par Jean-Robert Charles, un des Maires de Cité Soleil qui dit insister auprès des ONG opérant dans la commune pour qu'elles embauchent des gens vivant dans ce bidonville. Le CHF, une ONG qui détient 12 des 20 millions de dollars de don des Etats-Unis en faveur des habitants de Cité Soleil pour construire deux écoles nationales, une gare routière non loin de Fort-Dimanche, paver (adoquiner) de rues..., promet d'embaucher 400 personnes, confie Jean Robert Charles. Ce maire s'inquiète, d'un autre côté, du départ prochain des équipes de Médecins Sans Frontières de l'Hôpital Sainte Catherine de Labouré, non loin du wharf. Un coup dur, estime t-il, en faisant état des discussions avec le ministre de la Santé publique, le Docteur Robert Auguste afin de les remplacer.Cité Soleil ne fait plus la une de l'actualité. Les armes se sont tues. Mais les conditions qui ont fait d'elle un terrain de recrutement fertile pour la mafia locale aux ramifications internationales demeurent. Mackenson et d'autres compagnons de galère attendent des solutions, du travail. Pendant combien de temps ? C'est la question que se posent ceux qui souhaitent réellement gagner la bataille contre la misère de ces gens.
Roberson Alphonse robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=44842&PubDate=2007-06-14
Commentaires…
Oui. Il s’agit encore de CITE SOLEIL. Sans aucun doute la région devenue la plus populaire du pays. Quartier déshérité peuplé de déshérités de Port-au-Prince, Capitale d’Haïti. Quartier devenu synonyme de violence, de misère, de fief d’Aristide, synonyme de kidnapping, synonyme d’Haïti en faillite. Souvent le plus vaste bidonville du pays porte le poids de toute la déconfiture de la société haïtienne.
Nous apprécions l’engouement que suscitent la situation et le contexte qui gravitent autour de cette partie de Port-au-Prince. Il est clair qu’il ne suffira jamais de déloger les bandits et d’occuper leurs maisons pour considérer comme régler le problème de l’insécurité engendré en grande partie par la fameuse fracture sociale.
Il faudra comme corollaire, des actions concrètes destinées à provoquer une situation de rupture dans les consciences dans les mœurs et surtout dans la réalité de tous les jours.
Que l’action des pays concernés s’insère dans cette logique et une bonne partie du chemin sera parcourue…
jeudi 14 juin 2007
Un déséquilibre dérangeant… Radiophotographies Entre la ville et la deville
Un déséquilibre dérangeant… Radiophotographies Entre la ville et la deville
Port-au-Prince devient un lieu d'étouffement. On ressent l'étau partout : surpopulation, pollution sonore, dégradation de l'environnement, constructions anarchiques, obstructions d'égouts... La ville « est éclatée », suivant l'expression du nouveau maire Muscadin Jean Yves Jason. Que faire au milieu d'un ensemble d'urgences qui interpellent l'Etat, le secteur privé et le citoyen ?
La ville de Port-au-Prince fête ses 258 ans dans une situation alarmante. Tout concourt à rendre cet espace urbain désarticulé et porteur de tous les risques. A ses portails nord et sud, la capitale offre le désolant spectacle d'une indescriptible anarchie commerciale mêlée à une insalubrité chronique.
Le désordre s'étend sur le boulevard Jean-Jacques Dessalines d'un bout à l'autre. Les immeubles des magasins sont asphyxiés par les précaires installations du commerce informel. Il n'y a plus de place pour la circulation piétonne. C'est à coups de coude qu'on gagne un pas de plus dans le capharnaüm où chacun essaie difficilement de tirer son épingle du jeu. On descend en ville comme on va à une arène de gladiateurs. On en sort souvent accablé.
La principale artère de la capitale,le boulevard Jean -Jacques Dessalines, bétonnée sous le régime de François Duvalier, est occupée des deux côtés par des étalagistes qui revendiquent leur droit de survivre dans la plus grande débrouillardise. La circulation automobile qui était originellement fixée, dans les années soixante, à quatre voies est réduite à deux, et dans quelle difficulté les chauffeurs se démènent ! Les étalagistes occupent ces voies et revendiquent leur droit à la survie dans la plus grande débrouillardise du panier à crabes.
Le boulevard du Bicentenaire qui était dans les années quarante un espace exclusivement aménagé pour la saine distraction ou le repos psychologique des citadins, est transformé en un lieu de décharge publique naturelle. Le littoral de la baie de Port-au-Prince constitué en général de terrains vacants est occupé en bonne partie par des bidonvilles, des bicoques, des canaux à ciel ouvert pleins d'eaux stagnantes et d'objets en plastique qui défient l'hygiène publique. C'est dans cette baie abandonnée à elle-même que viennent s'accumuler tous les multiples déchets organiques et industriels de la ville.
En saison de pluie, eaux et boue emplies d'objets hétéroclites envahissent la cour des rares institutions qui, devant la menace de la catastrophe, n'ont pas encore pris la poudre d'escampette. En effet, ces dernières laissent la zone en grand nombre aussi bien pour des raisons d'insécurité que pour l'incontrôlable montée d'une insalubrité dont tous les spécialistes disent qu'elle est provoquée par l'occupation anarchique des hauteurs de la capitale par les bidonvilles.
Encore timides dans les années 80, les constructions anarchiques sont aujourd'hui partout présentes. Elles n'épargnent aucun quartier. Les lieux considérés comme des « zones de réserve » sont, de plus en plus, déboisés pour faire place nette aux maisonnettes en béton construites sur le flanc des mornes et même au creux des ravins.
Des rues de Pétion-Ville on assiste, impuissants, à la progression du danger collectif de la bidonvillisation excessive. Au Morne l'Hôpital c'est le total encerclement d'un « monstre urbain » qui étend ses tentacules de Martissant jusque sur les hauteurs de Carrefour-Feuilles et au-delà. Les glissements de terrain entraînent souvent de désastreuses chutes de murs. Le mois dernier, Le Nouvelliste a rapporté la mort de pauvres gens provoquée par des glissements de terrains à Baillergeau, sur les hauteurs de l'avenue Magloire Ambroise et à Canapé-Vert.
La bidonvillisation est liée à l'exode urbain, au processus de destruction de l'économie agricole haïtienne. Elle n'est pas encore endiguée par des mesures, des lois et une police qui fait respecter ces dernières dans les faits.
Des marchés à Port-au-Prince s'installent partout. Il suffit à un « pionnier » audacieux de détecter un coin profitable à son petit « demele » pour qu'il soit suivi par d'autres qui ne sont point inquiétés par la coercition de l'Etat. Il devient impossible aux piétons de circuler sur les trottoirs dans une capitale encombrée de bus, tap-tap, brouettes et véhicules de toutes sortes. Une bonne partie des rues de la ville est sous le contrôle de garagistes. Vacarme et salissure d'huile de moteur y règnent. Institutions privées et publiques sont polluées quotidiennement par des bruits stridents de marteau, de scie et de torche électrique.
Durant ces dernières années, beaucoup de maisons de commerce ont fermé leurs portes en raison de la totale dégradation de leur environnement immédiat. Elles se sont établies soit à Pétion-Ville ou à Delmas. On ne sait pas ce qui adviendra de ces immeubles après de longues années de fermeture et de manque d'entretien. On n'a pas encore de précision de l'impact, sur le plan commercial, de ces déplacements.
Les magasins qui choisissent de rester au « Bord-de-mer » sont obligés d'augmenter leur effectif de sécurité. Ils sont noyés sous le flot houleux du commerce informel. Tant et si bien qu'il est difficile de reconnaître leur porte d'entrée. Elle est partout obstruée par des vendeuses de chaises en plastique et autres « machan manje kwit ».
CHAMP DE MARS : ESPACE DE CULTURE
Les espaces qui sont encore protégés sont rares. Le Champ de Mars par exemple. Il subit aussi les assauts de ce que nos confrères appellent « le palais des poulets ». Chaque administration communale tente d'y apporter une solution. Cette dernière n'est pas toujours définitive en raison de manque de fonds pour maintenir la permanence d'un service de police municipale.
C'est pourtant le Champ de Mars qui conserve jalousement des espaces où le citadin accablé et en quête d'ombre peut encore se reposer et respirer. Des places publiques ont été restaurées. Le Champ de Mars dispose d'une bonne couverture verte. Un ensemble architectural adapté à la concentration urbaine, avec plus d'adoquin que de gazon, offre de très bonnes vues. L'activation depuis quelques semaines des jets d'eau donne de l'attrait à la Place des Héros de l'Indépendance qui ne manque pas de fleurs. Le Champ de Mars, toutefois, souffre d'une histoire contemporaine de violence. Ce qui ne favorise pas une fréquentation de l'espace à toutes les classes sociales. Le Champ de Mars est aussi devenu un haut lieu d'animation artistique et de foire. A certains spectacles, divers secteurs sociaux s'y rassemblent pour oublier les vieux compartimentages.
Dans une capitale qui fête ses 258 ans, on constate que le maire de la ville ne s'est pas installé en ses bureaux à la mairie à la Rue du Quai pour des raisons d'inconfort de l'immeuble. Dire que toute la fête de la capitale devrait partir de la mairie ? La nouvelle mairie se trouve désormais, en attendant d'éventuelles restaurations de l'ancien immeuble, dans un nouveau local sis à l'angle de la rue Dalencourt et de la route du Canapé-Vert.
Dans un encart publicitaire diffusé à l'occasion du 258e anniversaire de la capitale, la nouvelle administration communale souligne que plus de deux siècles « après la fondation de la ville de Port-au-Prince, force est de reconnaître que le déséquilibre entre l'histoire et l'état de la ville est dérangeant. »
Elle invite en conséquence les Port-au-Princiens à mieux comprendre et à débattre de leur espace de vie du 14 au 21 juin en même temps qu'à découvrir la production artistique et artisanale de la ville, témoignage d'une vitalité en dépit du grand désordre général constaté. La mairie aurait intérêt à mieux développer des relations avec des secteurs culturels privés qui ont des projets porteurs. A l'occasion de cet anniversaire de la ville, des mairies d'autres villes pourraient être contactées pour jumeler des projets culturels de portée internationale.
La nouvelle administration communale place la « fête de la ville » dans un contexte « où le pays a besoin de consolider ses acquis démocratiques...Il est impératif pour la nouvelle administration communale d'initier une autre conception de la ville pour que Port-au-Prince puisse faire la transition d'une ville éclatée, déstructurée à une ville organisée et capable d'intégrer ».
Il y a des spécialistes qui pensent au déplacement de la capitale. Mais d'autres plus modérés parlent de sa réhabilitation totale. Quelle option ? Quels coûts ? Quel choix pour 50 ans plus tard ?
Qui a dit : « Apre fèt tanbou lou » ? Le nouveau maire de la capitale pourra-t-il démentir ce vieil adage ?
CECI NE JUSTIFIERA JAMAIS CELA
CECI NE JUSTIFIERA JAMAIS CELA !
Une attitude cohérente visant à porter une réponse et des solutions adéquates à ces problèmes ne fera point l’unanimité et sera forcément impopulaire car nous avons acquis depuis un certain nombre d’années des définitions qui justifient tout. Oui, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la misère, la pauvreté, le chômage, les dictatures, les présidents corrompus, les coups d’état ; toute cet attirail sert divinement notre cause. Il nous permet de tout justifier même les plus innommables de nos conneries.
Ils se sont laissés emportés par les échos des forces du mal pour réaliser l’impardonnable.
U-17 : consternation, honte et soulagement... Cauchemar autour d'une désertion
Cela fait longtemps qu'Haïti n'a pas bénéficié d'une vitrine aussi prestigieuse dans les nouvelles, tant locales qu'internationales. Depuis la victoire de la sélection nationale lors de la Coupe Digicel et la qualification des moins de 17 ans pour la Coupe du monde de la catégorie, c'est chose faite. Nous aurions pu dépenser des millions de dollars en lobbying, en relations publiques et en publicité, le résultat n'aurait pas été plus probant. Nous rayonnons avec nos propres forces sur la planète football et non seulement l'image du pays en gagne, mais, mieux que tout, notre moral est au beau fixe. En économie, il est difficile d'évaluer de tels paramètres, mais tous les experts sont unanimes : les peuples heureux et fiers donnent de meilleurs résultats en tout s'ils sont bien dirigés. Le football nous rend heureux, sauf quand de mauvaises nouvelles viennent nous indisposer... comme ce fut le cas ce mercredi.
Soudain, au détour d'une conversation qui ne me concerne pas, une dame qui était perdue dans son Cosmopolitan se fait dire par une arrivante toute essoufflée : « jwè yo sove ! ».
De les entendre parler créole me laisse perplexe. De les entendre parler de football, encore plus.
Je regarde à nouveau. L'une ferme sa revue et l'autre, de bon appétit, poursuit l'élégant massacre de son sandwich. Le pain frais, un peu de proscuitto et la fine tranche de mozzarella engloutis, elle reprend ses explications : « l'équipe nationale s'est sauvée. Les joueurs ont décidé de partir avec leurs parents ».
Mon désarroi est grand. Je suis interloqué. Qu'ils aient perdu la Gold Cup est une amère déception, mais de là, entacher la défaite d'une ignominie, quelle triste agonie !
Je ne finis pas de maudire les joueurs de la sélection nationale que la fille repart dans son explication à son amie tout aussi désemparée que moi : « se pa gwo yo non, ti piti ki pral Kore yo. Mwen wont pou yo !».
Je suis mort de saisissement.
On ne me parle pas, mais je ne peux m'empêcher de boire les mauvaises nouvelles avec avidité. Ployé. Cassé. Tétanisé.
Oh non ! Pas ça ! Pas les U-17 !
Je ne peux rester assis. J'étouffe d'indignation.
Je cherche dans la salle quelqu'un avec qui partager la nouvelle.
Je cherche désespérément qui peut tout démentir.
Cette fille ne peut pas savoir ce que personne ne sait.
Pépé Dumont que j'ai salué quelques minutes plus tôt a plaisanté avec moi sur le retour précipité des journalistes après la débâcle de la sélection nationale dans la Gold Cup. Il ne m'a soufflé mot d'une telle affaire.
Sony Perpignant et Gary Nicolas qui sont proches de la Fédération Haïtienne de Football et du ministère des Sports sont là à donner des blagues, calmes et sereins.
Personne dans la salle ne pousse de cris indignés. Il n'y a pas de rumeur qui gronde.
Où cette fille a-t-elle été chercher cette si mauvaise nouvelle ?
Une minute plus tard, je me décide d'appeler Le Nouvelliste pour avoir le coeur net. Max Chauvet est tout aussi étonné que moi, il n'en n'a pas entendu parler et promet d'aller aux nouvelles
Embarquement, enfin. Vol sans histoire, tant mieux.
Sitôt arrivé à l'aéroport Toussaint Louverture, terrible confirmation : 12, 13, 14 joueurs de la sélection U-17 ont fait la belle. Evanouis dans la nature. Aux States, quand cela arrive, c'est que yo sove !
Le coup est terrible. Notre fierté est en deuil. Tout le monde ne parle que de cette catastrophe. La honte nous submerge.
La plus belle vitrine dont le pays dispose vole en éclat en deux jours. Lundi, nous nous faisons sortir de la Gold Cup, le lendemain, la sélection U-17, qui est qualifiée pour la Coupe du Monde, s'est désintégrée.
Impossible d'évaluer financièrement un tel coup dur, mais sans nul doute cela coûte plus que l'argent de la préparation de l'équipe, plus que le million injecté par la Digicel dans le football, plus que les dépenses de chaque parent ou de chaque fanatique.
Quand en fin d'après-midi, on annonce que plus de la moitié des portés disparus sont retrouvés, tout le pays pousse un ouf de soulagement.
Fini le temps de la consternation et de la honte, pensons maintenant à comment protéger ces actifs si précieux que sont devenus nos sélections nationales de football.
Frantz Duval
duvalfrantz@yahoo.com
Commentaires
Oui… après ce récit plus que poignant qui affiche les sentiments de déception qu’ont éprouvé tout un pays, toute une nation, les nouvelles ce soir semblent être plus rassurantes.
Actuellement circulent des informations extra officielles mais de sources crédibles qui voudraient affirmer que tous les joueurs ont été retrouvés.
Si ces informations se confirment tout le pays laissera échapper son ouf! de soulagement. Et pour montrer à ces jeunes égarés et manipulés notre estime nous ne parlerons de cet épisode que comme un énorme et affreux cauchemar pour nous mobiliser comme un seul homme derrière notre sélection nationale en Corée…
mercredi 13 juin 2007
Le gouvernement suisse se propose de confisquer les fonds de Duvalier
Le gouvernement suisse se propose de confisquer les fonds de Duvalier
La Suisse a entrepris des réflexions en ce qui a trait au moyen de confisquer les fonds acquis illégalement par des dirigeants corrompus afin d'éviter de devoir restituer à l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier des avoirs placés en Suisse, a indiqué mardi le gouvernement helvétique.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé qu'une commission interministérielle a été constituée afin d'évaluer la nécessité et la possibilité de donner plus de pouvoirs au gouvernement en ce qui a trait aux " avoirs illicites des personnes politiquement exposées".
Le gouvernement helvétique pourrait ainsi se voir octroyer le droit de confisquer les fonds acquis illégalement, alors qu'il ne peut jusqu'à présent que les geler, mais pas indéfiniment. Il n'est "pas satisfaisant" de voir que le gouvernement pourrait bientôt être contraint de restituer des avoirs à la famille de Jean-Claude Duvalier, a reconnu le ministre en réponse à la question d'un député.
Le groupe interministériel doit remettre son rapport au gouvernement "dans les meilleurs délais" afin de soumettre éventuellement une modification de la loi au parlement.
Début juin, le gouvernement suisse a décidé in extremis de prolonger pour trois mois supplémentaires le blocage de l'ensemble des comptes détenus en Suisse par l'ex-dictateur haïtien. Les fonds, estimés à 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros), auraient dû être débloqués par les banques à l'expiration d'un gel des avoirs décidé après la chute du régime Duvalier en 1986.
Jean-Claude Duvalier, qui vit en exil en France, et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La demande d'entraide judiciaire de Haïti pour récupérer ces fonds n'a jamais abouti et Berne n'a pas pu se mettre d'accord avec Port-au-Prince sur une restitution des fonds par affectation à des projets humanitaires ou de développement.
Source Radio Métropole sur http://www.metropolehaiti.com
Commentaires
Enfin les autorités suisses se sensibilisent et bougent dans le sens que le voudrait la raison universelle. Depuis de nombreuses années, derrière un mur inexpugnable constitué par le « secret bancaires », les Suisses si jaloux de leurs valeurs, contribuent et fomentent la pauvreté des nations et des peuples de certains pays d’Afrique et d’Amérique dans l’indifférence absolue des grandes puissances, réunies en pseudo corporatismes économiques et financiers. Les banques de Suisse continuent à vider des pays miséreux de leurs maigres ressources en servant de receleurs à des chefs d’état véreux et corrompus.
Coup dur pour le fooball Haïtien...La sélection U-17 d’Haïti perd 13 de ses joueurs à New York
Cinq des déserteurs ayant pris la fuite lors d’une escale à New York ont été retrouvés ; une catastrophe nationale à deux mois du Mondial auquel l’équipe est attendue en Corée du Sud ; la Fédération haïtienne de football menace de transmettre le dossier au FBI
mercredi 13 juin 2007,
Radio Kiskeya
13 des 22 joueurs de la sélection haïtienne de football des moins de 17 ans ont fait défection dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une escale à New York, a annoncé le président de la Fédération haïtienne de football (FHF), le Dr Yves Jean-Bart.
L’équipe devait prendre l’avion mercredi à destination de Séoul où elle était invitée à participer en compagnie de sept autres sélections à un tournoi international préparatoire au Mondial 2007 prévu du 18 août au 9 septembre en Corée du Sud.
Tout le drame s’est déroulé vers minuit à l’aéroport international John Fitzgerald Kennedy où la délégation venait d’arriver de Miami. Selon le récit du Dr Jean-Bart, les 13 déserteurs ont, sous l’influence de leurs proches établis aux Etats-Unis, trompé la vigilance des responsables en prétextant d’avoir faim et de vouloir se restaurer. Ils ont eu le temps de prendre la fuite sans que le président de la fédération n’ait pu les rattraper alors qu’il les attendait chaleureusement à l’aéroport.
Totalement effondré, le Dr Jean-Bart s’en est pris aux "insensés" ayant porté les jeunes ambassadeurs haïtiens à ne pas honorer leurs engagements et a menacé d’alerter la Police fédérale américaine (FBI) si "ces mineurs kidnappés ne réintègrent pas au plus vite la délégation à New York". Car, pour le numéro un de la FHF, il s’agit bien d’un cas de kidnapping collectif qui pourrait dépasser le cadre sportif et nécessiter l’intervention des plus hautes autorités haïtiennes et américaines.
"C’est incroyable. Nous avons choisi de salir avec de la boue puante un diamant précieux qui est en notre possession", a affirmé Yves Jean-Bart sur les ondes de plusieurs radios haïtiennes des Etats-Unis mobilisées avant de se demander "qu’allons-nous faire ?".
Yves Jean-Bart somme les familles des déserteurs de les convaincre de rejoindre la sélection nationale afin d’éviter des poursuites judiciaires. Il a aussi averti les joueurs qu’ils risquent de ne pouvoir jamais régulariser leur situation aux Etats-Unis alors que certains d’entre eux pourraient décrocher de juteux contrats professionnels à l’issue de la Coupe du monde asiatique.
Au fil des heures, l’affaire -vécue partout comme un nouveau coup porté à l’image de marque du pays- prenait des proportions considérables tant dans la diaspora qu’en Haïti où dans plusieurs milieux l’émotion le disputait à l’indignation.
Surpris d’apprendre cette nouvelle rocambolesque, les responsables de la Fédération coréenne de football maintenaient toutefois leur invitation pour le tournoi international et manifestaient toute leur solidarité à leurs homologues haïtiens.
Mais, à New York, l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze, abattu, ne pouvait compter que sur quelques rescapés. Cinq des treize candidats à l’émigration sont finalement revenus dans le groupe après de longues heures d’égarement.
Brillants vainqueurs, en avril au Honduras, des éliminatoires de la zone CONCACAF (Confédération nord, centraméricaine et caribéenne de football association) avec au passage un nul contre le Mexique, champion du monde en titre, les jeunes internationaux haïtiens avaient offert au pays le premier billet de son histoire pour cette compétition organisée par la Fédération internationale de football association (FIFA). Depuis l’exploit de 1973 et la qualification pour le Mondial 74 en Allemagne obtenue par les Manno Sanon, Philippe Vorbe, Guy Saint-Vil et autres Jean-Claude Désir dit "Tom Pouce", jamais les bleu et rouge ne s’étaient rendus à une phase finale de Coupe du monde.
L’aventure coréenne dont les fans du ballon rond rêvaient déjà est en train de devenir un cauchemar national deux mois avant le coup d’envoi de la compétition. Dans le groupe D, les bicolores doivent affronter deux champions du monde, la France et le Nigéria et le Japon, un des dragons asiatiques.
Cependant, l’insécurité économique structurelle et la dispersion des familles aidant, l’émigration illégale a déjà aspiré plusieurs générations de footballeurs haïtiens ces dernières années. Devenus comme de nombreux compatriotes des "personnes en transit", dépourvus de valeurs citoyennes et de fibres patriotiques, certains de nos meilleurs talents se sont retrouvés d’un jour à l’autre dans les bas-fonds d’une entreprise à Miami ou à New York parce que dans leur propre pays la vie se refusait à eux. spp/RK