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jeudi 14 juin 2007

Un déséquilibre dérangeant… Radiophotographies Entre la ville et la deville

Un déséquilibre dérangeant… Radiophotographies Entre la ville et la deville

Port-au-Prince devient un lieu d'étouffement. On ressent l'étau partout : surpopulation, pollution sonore, dégradation de l'environnement, constructions anarchiques, obstructions d'égouts... La ville « est éclatée », suivant l'expression du nouveau maire Muscadin Jean Yves Jason. Que faire au milieu d'un ensemble d'urgences qui interpellent l'Etat, le secteur privé et le citoyen ?

La ville de Port-au-Prince fête ses 258 ans dans une situation alarmante. Tout concourt à rendre cet espace urbain désarticulé et porteur de tous les risques. A ses portails nord et sud, la capitale offre le désolant spectacle d'une indescriptible anarchie commerciale mêlée à une insalubrité chronique.

Le désordre s'étend sur le boulevard Jean-Jacques Dessalines d'un bout à l'autre. Les immeubles des magasins sont asphyxiés par les précaires installations du commerce informel. Il n'y a plus de place pour la circulation piétonne. C'est à coups de coude qu'on gagne un pas de plus dans le capharnaüm où chacun essaie difficilement de tirer son épingle du jeu. On descend en ville comme on va à une arène de gladiateurs. On en sort souvent accablé.


La principale artère de la capitale,le boulevard Jean -Jacques Dessalines, bétonnée sous le régime de François Duvalier, est occupée des deux côtés par des étalagistes qui revendiquent leur droit de survivre dans la plus grande débrouillardise. La circulation automobile qui était originellement fixée, dans les années soixante, à quatre voies est réduite à deux, et dans quelle difficulté les chauffeurs se démènent ! Les étalagistes occupent ces voies et revendiquent leur droit à la survie dans la plus grande débrouillardise du panier à crabes.

Le boulevard du Bicentenaire qui était dans les années quarante un espace exclusivement aménagé pour la saine distraction ou le repos psychologique des citadins, est transformé en un lieu de décharge publique naturelle. Le littoral de la baie de Port-au-Prince constitué en général de terrains vacants est occupé en bonne partie par des bidonvilles, des bicoques, des canaux à ciel ouvert pleins d'eaux stagnantes et d'objets en plastique qui défient l'hygiène publique. C'est dans cette baie abandonnée à elle-même que viennent s'accumuler tous les multiples déchets organiques et industriels de la ville.

En saison de pluie, eaux et boue emplies d'objets hétéroclites envahissent la cour des rares institutions qui, devant la menace de la catastrophe, n'ont pas encore pris la poudre d'escampette. En effet, ces dernières laissent la zone en grand nombre aussi bien pour des raisons d'insécurité que pour l'incontrôlable montée d'une insalubrité dont tous les spécialistes disent qu'elle est provoquée par l'occupation anarchique des hauteurs de la capitale par les bidonvilles.

Encore timides dans les années 80, les constructions anarchiques sont aujourd'hui partout présentes. Elles n'épargnent aucun quartier. Les lieux considérés comme des « zones de réserve » sont, de plus en plus, déboisés pour faire place nette aux maisonnettes en béton construites sur le flanc des mornes et même au creux des ravins.

Des rues de Pétion-Ville on assiste, impuissants, à la progression du danger collectif de la bidonvillisation excessive. Au Morne l'Hôpital c'est le total encerclement d'un « monstre urbain » qui étend ses tentacules de Martissant jusque sur les hauteurs de Carrefour-Feuilles et au-delà. Les glissements de terrain entraînent souvent de désastreuses chutes de murs. Le mois dernier, Le Nouvelliste a rapporté la mort de pauvres gens provoquée par des glissements de terrains à Baillergeau, sur les hauteurs de l'avenue Magloire Ambroise et à Canapé-Vert.

La bidonvillisation est liée à l'exode urbain, au processus de destruction de l'économie agricole haïtienne. Elle n'est pas encore endiguée par des mesures, des lois et une police qui fait respecter ces dernières dans les faits.

Des marchés à Port-au-Prince s'installent partout. Il suffit à un « pionnier » audacieux de détecter un coin profitable à son petit « demele » pour qu'il soit suivi par d'autres qui ne sont point inquiétés par la coercition de l'Etat. Il devient impossible aux piétons de circuler sur les trottoirs dans une capitale encombrée de bus, tap-tap, brouettes et véhicules de toutes sortes. Une bonne partie des rues de la ville est sous le contrôle de garagistes. Vacarme et salissure d'huile de moteur y règnent. Institutions privées et publiques sont polluées quotidiennement par des bruits stridents de marteau, de scie et de torche électrique.

Durant ces dernières années, beaucoup de maisons de commerce ont fermé leurs portes en raison de la totale dégradation de leur environnement immédiat. Elles se sont établies soit à Pétion-Ville ou à Delmas. On ne sait pas ce qui adviendra de ces immeubles après de longues années de fermeture et de manque d'entretien. On n'a pas encore de précision de l'impact, sur le plan commercial, de ces déplacements.

Les magasins qui choisissent de rester au « Bord-de-mer » sont obligés d'augmenter leur effectif de sécurité. Ils sont noyés sous le flot houleux du commerce informel. Tant et si bien qu'il est difficile de reconnaître leur porte d'entrée. Elle est partout obstruée par des vendeuses de chaises en plastique et autres « machan manje kwit ».

CHAMP DE MARS : ESPACE DE CULTURE

Les espaces qui sont encore protégés sont rares. Le Champ de Mars par exemple. Il subit aussi les assauts de ce que nos confrères appellent « le palais des poulets ». Chaque administration communale tente d'y apporter une solution. Cette dernière n'est pas toujours définitive en raison de manque de fonds pour maintenir la permanence d'un service de police municipale.

C'est pourtant le Champ de Mars qui conserve jalousement des espaces où le citadin accablé et en quête d'ombre peut encore se reposer et respirer. Des places publiques ont été restaurées. Le Champ de Mars dispose d'une bonne couverture verte. Un ensemble architectural adapté à la concentration urbaine, avec plus d'adoquin que de gazon, offre de très bonnes vues. L'activation depuis quelques semaines des jets d'eau donne de l'attrait à la Place des Héros de l'Indépendance qui ne manque pas de fleurs. Le Champ de Mars, toutefois, souffre d'une histoire contemporaine de violence. Ce qui ne favorise pas une fréquentation de l'espace à toutes les classes sociales. Le Champ de Mars est aussi devenu un haut lieu d'animation artistique et de foire. A certains spectacles, divers secteurs sociaux s'y rassemblent pour oublier les vieux compartimentages.

Dans une capitale qui fête ses 258 ans, on constate que le maire de la ville ne s'est pas installé en ses bureaux à la mairie à la Rue du Quai pour des raisons d'inconfort de l'immeuble. Dire que toute la fête de la capitale devrait partir de la mairie ? La nouvelle mairie se trouve désormais, en attendant d'éventuelles restaurations de l'ancien immeuble, dans un nouveau local sis à l'angle de la rue Dalencourt et de la route du Canapé-Vert.

Dans un encart publicitaire diffusé à l'occasion du 258e anniversaire de la capitale, la nouvelle administration communale souligne que plus de deux siècles « après la fondation de la ville de Port-au-Prince, force est de reconnaître que le déséquilibre entre l'histoire et l'état de la ville est dérangeant. »

Elle invite en conséquence les Port-au-Princiens à mieux comprendre et à débattre de leur espace de vie du 14 au 21 juin en même temps qu'à découvrir la production artistique et artisanale de la ville, témoignage d'une vitalité en dépit du grand désordre général constaté. La mairie aurait intérêt à mieux développer des relations avec des secteurs culturels privés qui ont des projets porteurs. A l'occasion de cet anniversaire de la ville, des mairies d'autres villes pourraient être contactées pour jumeler des projets culturels de portée internationale.

La nouvelle administration communale place la « fête de la ville » dans un contexte « où le pays a besoin de consolider ses acquis démocratiques...Il est impératif pour la nouvelle administration communale d'initier une autre conception de la ville pour que Port-au-Prince puisse faire la transition d'une ville éclatée, déstructurée à une ville organisée et capable d'intégrer ».

Il y a des spécialistes qui pensent au déplacement de la capitale. Mais d'autres plus modérés parlent de sa réhabilitation totale. Quelle option ? Quels coûts ? Quel choix pour 50 ans plus tard ?

Qui a dit : « Apre fèt tanbou lou » ? Le nouveau maire de la capitale pourra-t-il démentir ce vieil adage ?

CECI NE JUSTIFIERA JAMAIS CELA

CECI NE JUSTIFIERA JAMAIS CELA !
En voilà un slogan qui sied bien, comme un gant aux différentes situations rencontrées tous les jours en Haïti. L’affichage de cette phrase dans tous les coins de rue pourrait servir à démontrer aux citoyens et aux institutions que la trop longue période de pseudo permissivité est incompatible avec la survie du pays.

Pendant deux siècles, nous avons vogué et galèré comme de vrais troupeaux sans maître guide ni pâturage. Nos dirigeants, tous des médiocres dans leurs façons de voir, de penser et de gérer le pays ont compensé leurs insuffisances en nous abandonnant à notre sort dans un contexte ou tout nous est permis en faisant surtout fi des lois qui vont de paire avec la vie et la vie en société. Ils ont tous –pour la grande majorité- pratiqué la politique du « kase fèy, kouvri sa ; pou koze-n pa vante ».

Et nous sommes devenus l’exemple typique de mauvaise gestion administrative et gouvernementale. Nous sommes pointés du doigt comme résultat final de tout pays qui s’évertue à ne respecter aucune règle ou à ne pas appliquer aucune loi.

Peu de chose ou rien n’a été fait pour tuer le mal dans l’œuf. Aujourd’hui Haïti est devenu un endroit ou vivotent des humains. Haïti s’est vue affranchi de la légitimité de rentrer et de se cadrer dans des définitions comme Pays, Etat, Nation. Si certains de ceux qui dirigent le monde démontrent un minimum d’intérêt ce n’est point dans l’objectif de nous sortir certes de ce merdier. Puisque le politiquement correct interdit la mise en quarantaine, les pseudo soins portés visent à contrôler l’épidémie que nous risquons de véhiculer chez nos voisins proches et éloignés.
Les difficultés qui ont aujourd’hui la fière allure de « montagne de Jéricho » imprenable et incontournable ont bien débuté par un simple écueil, une ébauche d’obstacle surmontable et perfectible d’un simple et ferme revers de main.

Les autorités municipales fraichement élues des grands conglomérats comme Port-au-Prince et ses environs, Pétion Ville, Carrefour, Cap haïtien restent la bouche fermée et les bras croisés devant d’énormes défis constituant une liste trop longue pour la détailler. On peut cependant s’arrêter aux plus visibles : des montagnes d’immondices qui jonchent les rues, des marchands ambulant qui envahissent et occupent le trottoirs, les constructions anarchiques…

Une attitude cohérente visant à porter une réponse et des solutions adéquates à ces problèmes ne fera point l’unanimité et sera forcément impopulaire car nous avons acquis depuis un certain nombre d’années des définitions qui justifient tout. Oui, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la misère, la pauvreté, le chômage, les dictatures, les présidents corrompus, les coups d’état ; toute cet attirail sert divinement notre cause. Il nous permet de tout justifier même les plus innommables de nos conneries.

Pourtant nous savons trop bien que prévenir vaut mieux que guérir et surtout que ti chimen bouton se chimen maling. Nous avons observé médusé, sans voir le manque de civisme du premier citoyen qui a profité de la pluie pour déverser les ordures ménagères dans les égouts. La pratique s’est répandue comme une traînée et s’est institutionnalisée à tel point qu’aujourd’hui tous les égouts et les canalisations sont hors d’usages, encombrés par des tonnes de fatras.

Nous avons commencé par abandonner les tronçons de trottoirs occupés par quelques vendeurs de tout et de rien. Il s’agissait de pauvres pères et mères de familles vivant dans un pays « cocobé » sous le poids du chômage. Aujourd’hui le boulevard Jean Jacques Dessalines – destiné dans un premier temps à la circulation de véhicules, nous le disons car le tableau qui nous chatouille les yeux pourrait laisser comprendre le contraire- est devenu un vaste marché. La circulation des véhicules à moteur impossible.
En fait la plaie qui a débuté par une simple éruption, traitée par le mépris et l’indifférence de ceux qui pensent que la réalité cesse d’exister si on fait semblant de pas la voir, s’est convertie en une plaie béante recouvrant la totalité de la superficie corporelle.

L’hémorragie qui a été au début qu’une insignifiante déperdition de quelques gouttes de sang a rendu totalement exanguë cet être qui réclame des solutions drastiques qui risquent de ne plus pouvoir être efficaces.

Tout ceci parce que nos classes dirigeantes ont toujours placé leur centre d’intérêt très loin des frontières d’Haïti.

Nous autres qui cuvons une foi inébranlable dans le destin impérissable de la nation haïtienne nous scrutons à tout instant les horizons les plus lointains, malgré cette obscurité d’un noir de plus en plus écrasant qui veut ensevelir nos réactions les plus sensées, à la recherche d’une lueur d’espoir. Oui un élan dans le bon sens pour nous dire voilà, ça y est, c’est parti.

Contre toute attente, le secours nous est venu du football. Notre sélection Nationale Championne des Caraïbes avec à la clé une qualification pour la phase finale de la Gold Cup. Comme la cerise sur le gâteau, 33 ans après Munich, des jeunes pousses vont pleurer d'émotion en entonnant la Dessalinienne en Corée en compagnie des grands de ce monde. C’était trop beau. Trop pour une nation meurtrie.

Nos vieux démons cherchent à nous rattraper et ils l’on fait. Nos diamants se sont vautrés dans les fanges puantes et nous ont couvert d’ignominie. Ils ont eu ni vent ni idée de tout le bien qu’ils étaient appelés à faire pour le pays.

Ils se sont laissés emportés par les échos des forces du mal pour réaliser l’impardonnable.

Etre capable d’une telle bassesse ne méritera jamais ni tolérance ni pardon. Pas d’explication ni de justification car ceci ne justifiera jamais cela…


U-17 : consternation, honte et soulagement... Cauchemar autour d'une désertion

Cela fait longtemps qu'Haïti n'a pas bénéficié d'une vitrine aussi prestigieuse dans les nouvelles, tant locales qu'internationales. Depuis la victoire de la sélection nationale lors de la Coupe Digicel et la qualification des moins de 17 ans pour la Coupe du monde de la catégorie, c'est chose faite. Nous aurions pu dépenser des millions de dollars en lobbying, en relations publiques et en publicité, le résultat n'aurait pas été plus probant. Nous rayonnons avec nos propres forces sur la planète football et non seulement l'image du pays en gagne, mais, mieux que tout, notre moral est au beau fixe. En économie, il est difficile d'évaluer de tels paramètres, mais tous les experts sont unanimes : les peuples heureux et fiers donnent de meilleurs résultats en tout s'ils sont bien dirigés. Le football nous rend heureux, sauf quand de mauvaises nouvelles viennent nous indisposer... comme ce fut le cas ce mercredi.

Il est 9 heures 35, aéroport de Miami, porte d'embarquement A 12. Le vol 1291 est en retard, on vient de l'annoncer. Chacun cherche un coin ou une occupation pour faire passer le temps. Bien loin, je m'installe pour finir « L'Affaire Hersilie Boyer », le dernier livre de Guerdy Lissade. Loin du papotage de ceux qui se plaignent d'une évidence qu'ils ne peuvent changer. Les retards aéroportuaires n'ont qu'un remède : la patience. L'avion partira quand il part, je le sais depuis des lustres.

Soudain, au détour d'une conversation qui ne me concerne pas, une dame qui était perdue dans son Cosmopolitan se fait dire par une arrivante toute essoufflée : « jwè yo sove ! ».
De les entendre parler créole me laisse perplexe. De les entendre parler de football, encore plus.
Je regarde à nouveau. L'une ferme sa revue et l'autre, de bon appétit, poursuit l'élégant massacre de son sandwich. Le pain frais, un peu de proscuitto et la fine tranche de mozzarella engloutis, elle reprend ses explications : « l'équipe nationale s'est sauvée. Les joueurs ont décidé de partir avec leurs parents ».

Mon désarroi est grand. Je suis interloqué. Qu'ils aient perdu la Gold Cup est une amère déception, mais de là, entacher la défaite d'une ignominie, quelle triste agonie !
Je ne finis pas de maudire les joueurs de la sélection nationale que la fille repart dans son explication à son amie tout aussi désemparée que moi : « se pa gwo yo non, ti piti ki pral Kore yo. Mwen wont pou yo !».

Je suis mort de saisissement.
On ne me parle pas, mais je ne peux m'empêcher de boire les mauvaises nouvelles avec avidité. Ployé. Cassé. Tétanisé.
Oh non ! Pas ça ! Pas les U-17 !
Je ne peux rester assis. J'étouffe d'indignation.
Je cherche dans la salle quelqu'un avec qui partager la nouvelle.
Je cherche désespérément qui peut tout démentir.
Cette fille ne peut pas savoir ce que personne ne sait.

Pépé Dumont que j'ai salué quelques minutes plus tôt a plaisanté avec moi sur le retour précipité des journalistes après la débâcle de la sélection nationale dans la Gold Cup. Il ne m'a soufflé mot d'une telle affaire.

Sony Perpignant et Gary Nicolas qui sont proches de la Fédération Haïtienne de Football et du ministère des Sports sont là à donner des blagues, calmes et sereins.
Personne dans la salle ne pousse de cris indignés. Il n'y a pas de rumeur qui gronde.
Où cette fille a-t-elle été chercher cette si mauvaise nouvelle ?
Une minute plus tard, je me décide d'appeler Le Nouvelliste pour avoir le coeur net. Max Chauvet est tout aussi étonné que moi, il n'en n'a pas entendu parler et promet d'aller aux nouvelles

Embarquement, enfin. Vol sans histoire, tant mieux.
Sitôt arrivé à l'aéroport Toussaint Louverture, terrible confirmation : 12, 13, 14 joueurs de la sélection U-17 ont fait la belle. Evanouis dans la nature. Aux States, quand cela arrive, c'est que yo sove !

Le coup est terrible. Notre fierté est en deuil. Tout le monde ne parle que de cette catastrophe. La honte nous submerge.
La plus belle vitrine dont le pays dispose vole en éclat en deux jours. Lundi, nous nous faisons sortir de la Gold Cup, le lendemain, la sélection U-17, qui est qualifiée pour la Coupe du Monde, s'est désintégrée.

Impossible d'évaluer financièrement un tel coup dur, mais sans nul doute cela coûte plus que l'argent de la préparation de l'équipe, plus que le million injecté par la Digicel dans le football, plus que les dépenses de chaque parent ou de chaque fanatique.
Quand en fin d'après-midi, on annonce que plus de la moitié des portés disparus sont retrouvés, tout le pays pousse un ouf de soulagement.
Fini le temps de la consternation et de la honte, pensons maintenant à comment protéger ces actifs si précieux que sont devenus nos sélections nationales de football.

Frantz Duval
duvalfrantz@yahoo.com

Commentaires

Oui… après ce récit plus que poignant qui affiche les sentiments de déception qu’ont éprouvé tout un pays, toute une nation, les nouvelles ce soir semblent être plus rassurantes.

Actuellement circulent des informations extra officielles mais de sources crédibles qui voudraient affirmer que tous les joueurs ont été retrouvés.

Si ces informations se confirment tout le pays laissera échapper son ouf! de soulagement. Et pour montrer à ces jeunes égarés et manipulés notre estime nous ne parlerons de cet épisode que comme un énorme et affreux cauchemar pour nous mobiliser comme un seul homme derrière notre sélection nationale en Corée…

mercredi 13 juin 2007

Le gouvernement suisse se propose de confisquer les fonds de Duvalier

Le gouvernement suisse se propose de confisquer les fonds de Duvalier
La Suisse a entrepris des réflexions en ce qui a trait au moyen de confisquer les fonds acquis illégalement par des dirigeants corrompus afin d'éviter de devoir restituer à l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier des avoirs placés en Suisse, a indiqué mardi le gouvernement helvétique.

Le ministère suisse des Affaires étrangères a annoncé qu'une commission interministérielle a été constituée afin d'évaluer la nécessité et la possibilité de donner plus de pouvoirs au gouvernement en ce qui a trait aux " avoirs illicites des personnes politiquement exposées".

Le gouvernement helvétique pourrait ainsi se voir octroyer le droit de confisquer les fonds acquis illégalement, alors qu'il ne peut jusqu'à présent que les geler, mais pas indéfiniment. Il n'est "pas satisfaisant" de voir que le gouvernement pourrait bientôt être contraint de restituer des avoirs à la famille de Jean-Claude Duvalier, a reconnu le ministre en réponse à la question d'un député.

Le groupe interministériel doit remettre son rapport au gouvernement "dans les meilleurs délais" afin de soumettre éventuellement une modification de la loi au parlement.

Début juin, le gouvernement suisse a décidé in extremis de prolonger pour trois mois supplémentaires le blocage de l'ensemble des comptes détenus en Suisse par l'ex-dictateur haïtien. Les fonds, estimés à 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros), auraient dû être débloqués par les banques à l'expiration d'un gel des avoirs décidé après la chute du régime Duvalier en 1986.

Jean-Claude Duvalier, qui vit en exil en France, et son entourage sont accusés par Port-au-Prince d'avoir détourné plus de 100 millions de dollars sous le couvert d'oeuvres sociales. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La demande d'entraide judiciaire de Haïti pour récupérer ces fonds n'a jamais abouti et Berne n'a pas pu se mettre d'accord avec Port-au-Prince sur une restitution des fonds par affectation à des projets humanitaires ou de développement.

Source Radio Métropole sur http://www.metropolehaiti.com

Commentaires

Enfin les autorités suisses se sensibilisent et bougent dans le sens que le voudrait la raison universelle. Depuis de nombreuses années, derrière un mur inexpugnable constitué par le « secret bancaires », les Suisses si jaloux de leurs valeurs, contribuent et fomentent la pauvreté des nations et des peuples de certains pays d’Afrique et d’Amérique dans l’indifférence absolue des grandes puissances, réunies en pseudo corporatismes économiques et financiers. Les banques de Suisse continuent à vider des pays miséreux de leurs maigres ressources en servant de receleurs à des chefs d’état véreux et corrompus.

Dans ce domaine nous autres haïtiens nous sommes bien placés. Sur une liste qui a circulé sur le net à un certain moment, figuraient les noms de trois chefs d’état haïtien parmi les plus pourris et corrompus de la terre. Trois ex présidents très riches qui ont dirigé le pays le plus pauvre de l’hémisphère. Après Duvalier, le nom de Jean Bertrand Aristide figurait à côté d’un montant estimé a plus de 800.000.000 d’euros (Selon ce qui se dit dans les rues !). La liste comptait aussi le nom d’un ancien militaire à côté de 250.000.000 de dollars !

Ceci ne semble pas inquiéter la morale des suisses et de leur système bancaire. Le secret bancaire semble protéger beaucoup de grands de ce monde c’est sans doute pour cette raison que cette théorie n’est pas encore décriée.

Aujourd’hui ou beaucoup de monde veut revenir vers le sens du partage, vers l’équité, nous continuons à interpeler les consciences pour mettre fin définitivement à l’inacceptable en 2007.

Nous acceptons telle une excellente augure cette initiative des autorités suisses. Nous souhaitons qu’aucun avocat de mauvaise cause ne vienne défendre l’indéfendable. L’argent des pays volés par les chefs d’état corrompus doivent sans autre forme de procès retourner dans les caisses de l’état.

Coup dur pour le fooball Haïtien...La sélection U-17 d’Haïti perd 13 de ses joueurs à New York


Cinq des déserteurs ayant pris la fuite lors d’une escale à New York ont été retrouvés ; une catastrophe nationale à deux mois du Mondial auquel l’équipe est attendue en Corée du Sud ; la Fédération haïtienne de football menace de transmettre le dossier au FBI
mercredi 13 juin 2007,
Radio Kiskeya
13 des 22 joueurs de la sélection haïtienne de football des moins de 17 ans ont fait défection dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une escale à New York, a annoncé le président de la Fédération haïtienne de football (FHF), le Dr Yves Jean-Bart.
L’équipe devait prendre l’avion mercredi à destination de Séoul où elle était invitée à participer en compagnie de sept autres sélections à un tournoi international préparatoire au Mondial 2007 prévu du 18 août au 9 septembre en Corée du Sud.
Tout le drame s’est déroulé vers minuit à l’aéroport international John Fitzgerald Kennedy où la délégation venait d’arriver de Miami. Selon le récit du Dr Jean-Bart, les 13 déserteurs ont, sous l’influence de leurs proches établis aux Etats-Unis, trompé la vigilance des responsables en prétextant d’avoir faim et de vouloir se restaurer. Ils ont eu le temps de prendre la fuite sans que le président de la fédération n’ait pu les rattraper alors qu’il les attendait chaleureusement à l’aéroport.
Totalement effondré, le Dr Jean-Bart s’en est pris aux "insensés" ayant porté les jeunes ambassadeurs haïtiens à ne pas honorer leurs engagements et a menacé d’alerter la Police fédérale américaine (FBI) si "ces mineurs kidnappés ne réintègrent pas au plus vite la délégation à New York". Car, pour le numéro un de la FHF, il s’agit bien d’un cas de kidnapping collectif qui pourrait dépasser le cadre sportif et nécessiter l’intervention des plus hautes autorités haïtiennes et américaines.
"C’est incroyable. Nous avons choisi de salir avec de la boue puante un diamant précieux qui est en notre possession", a affirmé Yves Jean-Bart sur les ondes de plusieurs radios haïtiennes des Etats-Unis mobilisées avant de se demander "qu’allons-nous faire ?".
Yves Jean-Bart somme les familles des déserteurs de les convaincre de rejoindre la sélection nationale afin d’éviter des poursuites judiciaires. Il a aussi averti les joueurs qu’ils risquent de ne pouvoir jamais régulariser leur situation aux Etats-Unis alors que certains d’entre eux pourraient décrocher de juteux contrats professionnels à l’issue de la Coupe du monde asiatique.
Au fil des heures, l’affaire -vécue partout comme un nouveau coup porté à l’image de marque du pays- prenait des proportions considérables tant dans la diaspora qu’en Haïti où dans plusieurs milieux l’émotion le disputait à l’indignation.
Surpris d’apprendre cette nouvelle rocambolesque, les responsables de la Fédération coréenne de football maintenaient toutefois leur invitation pour le tournoi international et manifestaient toute leur solidarité à leurs homologues haïtiens.
Mais, à New York, l’entraîneur Jean-Yves Philogène Labaze, abattu, ne pouvait compter que sur quelques rescapés. Cinq des treize candidats à l’émigration sont finalement revenus dans le groupe après de longues heures d’égarement.
Brillants vainqueurs, en avril au Honduras, des éliminatoires de la zone CONCACAF (Confédération nord, centraméricaine et caribéenne de football association) avec au passage un nul contre le Mexique, champion du monde en titre, les jeunes internationaux haïtiens avaient offert au pays le premier billet de son histoire pour cette compétition organisée par la Fédération internationale de football association (FIFA). Depuis l’exploit de 1973 et la qualification pour le Mondial 74 en Allemagne obtenue par les Manno Sanon, Philippe Vorbe, Guy Saint-Vil et autres Jean-Claude Désir dit "Tom Pouce", jamais les bleu et rouge ne s’étaient rendus à une phase finale de Coupe du monde.
L’aventure coréenne dont les fans du ballon rond rêvaient déjà est en train de devenir un cauchemar national deux mois avant le coup d’envoi de la compétition. Dans le groupe D, les bicolores doivent affronter deux champions du monde, la France et le Nigéria et le Japon, un des dragons asiatiques.
Cependant, l’insécurité économique structurelle et la dispersion des familles aidant, l’émigration illégale a déjà aspiré plusieurs générations de footballeurs haïtiens ces dernières années. Devenus comme de nombreux compatriotes des "personnes en transit", dépourvus de valeurs citoyennes et de fibres patriotiques, certains de nos meilleurs talents se sont retrouvés d’un jour à l’autre dans les bas-fonds d’une entreprise à Miami ou à New York parce que dans leur propre pays la vie se refusait à eux. spp/RK

mardi 12 juin 2007

Le redoutable chef de gang Junior Acdhély dit "Yoyo Piman" tué à Cité Soleil

Tué dans des échanges de tirs avec les forces de l’ordre, le numéro deux de "l’armée d’Amaral Duclona" est accusé d’avoir commis beaucoup de meurtres dont celui de l’homme d’affaires français Claude-Bernard Lauture, en 2004 ; le directeur général de la police, Mario Andrésol, prévoit la capture prochaine d’autres importants présumés bandits dont Amaral Duclona

mardi 12 juin 2007,

Le dangereux chef de gang Junior Acdélhy, plus connu sous le nom de "Yoyo Piman", a été tué dans des échanges de tirs avec des casques bleus brésiliens et policiers haïtiens mardi matin dans le quartier de Bélékou à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), ont annoncé les responsables onusiens et haïtiens.

Agé de 25 ans environ, il était le principal adjoint "du commandant autoproclamé de Bélékou", Amaral Duclona, en cavale depuis des mois.

"Yoyo Piman" a été abattu après avoir ouvert le feu sur les soldats de la paix malgré des tirs de sommation qui visaient à obtenir sa reddition, a affirmé la porte-parole de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Sophie Boutaud de la Combe. Activement recherché, il s’était caché seul dans une maison que des informations communiquées aux autorités avaient permis de repérer et d’encercler.

Selon la porte-parole, le brigand venait d’échapper à la Police des Nations Unies (UNPOL) qui tentait de l’arrêter lorsqu’il a préféré affronter les soldats brésiliens au lieu de se rendre. Son arme a été récupérée et aucune victime n’a été enregistrée dans les rangs de la MINUSTAH.

Madame de la Combe rappelle que "Yoyo Piman" faisait l’objet de mandats d’arrêt nationaux et internationaux pour "kidnappings, meurtres, viols, association de malfaiteurs et vols de véhicules". Il était notamment recherché par la France pour son implication présumée dans l’enlèvement suivi de l’exécution de l’homme d’affaires français d’origine haïtienne Claude-Bernard Lauture, responsable d’une entreprise de matériels hydrauliques et électriques. Le cadavre supplicié de la victime avait été retrouvé à Port-au-Prince le 6 janvier 2004.

De son côté, le commandant en chef de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, s’est félicité de l’intervention des forces de l’ordre à Cité Soleil dont l’objectif était, dit-il, la capture de "Yoyo Piman". Il a averti les bandits qu’ils se feront descendre dans les mêmes conditions, toutes les fois qu’ils chercheront la confrontation avec la police.

Andrésol, qui s’exprimait en marge des festivités commémoratives de douzième anniversaire de la PNH, a aussi promis l’arrestation prochaine d’autres figures importantes du banditisme dont Amaral Duclona.

Ce dernier est notamment accusé d’avoir assassiné, le 31 mai 2005, le consul honoraire français au Cap-Haïtien (274 km au nord de la capitale), Paul-Henri Mourral, lors d’une sanglante journée à Port-au-Prince au cours de laquelle plusieurs autres personnes avaient été tuées dans l’incendie criminel du marché Tête-Bœuf.

Le nom de "Yoyo Piman" revenait régulièrement dans l’actualité et était associé à une multiplicité d’actes répréhensibles commis au cours des trois dernières années à Cité Soleil. Cependant, face à l’offensive des forces coalisées de la PNH et de la MINUSTAH, le chef de gang était entré dans la clandestinité. Selon certaines informations obtenues par Radio Kiskeya, il ne serait revenu que tout récemment à Cité Soleil après s’être réfugié comme beaucoup d’autres aux Cayes (Sud). Il avait repris le chemin de la capitale parce qu’une tante menaçait de le livrer aux autorités.

Avant la mort mardi de Junior Acdhély dit "Yoyo Piman", divers autres leaders de bandes criminelles du plus grand bidonville d’Haïti avaient été arrêtés, notamment Evens Jeune alias "Ti Kouto", Bélony Pierre surnommé "Pasteur", Alain Cadet alias "Pinochet" et Jean Oldy Torchon alias "Blade Nasson".

Cependant, d’autres individus réputés ultraviolents continuent de courir les rues et seraient encore à la tête de bandes armées très actives capables de se fondre dans la population civile. spp/RK

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Serait-ce une nouvelle étape dans la lutte contre le banditisme? Beaucoup de citoyens avaient réclamé une attitude appliquant la loi du talion dans la lutte des autorités contre l'inacceptable situation insécuritaire alimentant les intérêts de beaucoup de secteur de la vie nationale.

Les faiblesses structurelle de notre appareil judiciaire, notre surpopulation carcérale, la corruption administrative représentaient autant d'écueils pouvant rendre pessimiste la population après l'arrestation de bandits notoires.

Ces derniers temps, on avait plutôt tendance à constater une recrudescence des activités criminelles de la part de ceux-là qui voulaient consciemment fouler aux pieds et défier l'autorité de l'Etat.

Nous sommes humains. Nous regrettons certes la mort de tout individu. Mais, en se mettant la loi dans les poches et sur le dos, en attentant à la vie d'autrui et en sapant les base de notre frêle société, les bandits se sont affranchis de toute légitimité et toute considération que leur confère les lois qu'ils ne reconnaissent point.

Le meilleur bandit maîtrisé dans ce sens c'est le bandit hors d'état de nuire.

Si nos analyses s'avéraient justifiées, dans ce sens ou la lutte contre le banditisme vient de bruler une autre étape, il serait fort judicieux de reconnaître une certaine cohérence dans le plan établi par les forces de l'ordre.

Nous observons et attendons la suite...

lundi 11 juin 2007

Football – Gold Cup : Haïti éliminée par le Canada / 2 buts à 0


lundi 11 juin 2007

P-au-P, 11 juin 07 [AlterPresse] --- Le matche Haiti-Canada s’est terminé par 2 buts à 0 en faveur du Canada, dans la soirée de ce lundi 11 juin 2007 à l’orange Bowl de Miami (Etats-Unis d’Amérique), dans le cadre de la Coupe d’Or (Gold Cup, 6 au 24 juin).
Le Canada a ainsi obtenu son ticket pour les quarts de finale, tandis que l’équipe haïtienne laisse la compétition, à la grande déception des supporteurs haïtiens, qui espéraient une victoire du onze national après ses deux matches nuls, respectivement contre la Guadeloupe (1-1, le 6 juin) et Costa Rica (1-1 le samedi 9 juin).
Avec seulement 2 points pour 3 matches disputés, la sélection de football d’Haïti a terminé dernière de son groupe, après le Canada, le Costa-Rica et la Guadeloupe.
Le Canada vient en tête avec 6 points, le Costa-Rica et la Guadeloupe ont réalisé respectivement 4 points et Haiti 2. [gp apr 11/06/2007 22:30]

DEUX TONNES DE COCAINE SAISIES AU VENEZUELA..DEUX PILOTES DE NATIONALITE AMERICAINE SONT INTENSEMENT RECHERCHES SUR TOUTE L’ILE MARGARITA

Deux pilotes de nationalité américaine sont intensément recherchés sur toute l’île Margarita
Maria Isoliett Iglesias, Juan Izaguirre,
El Universal.
Le parcours discret que réalisa une camionnette Van –cachée sous la complicité de la matinée obscure du samedi- dans la zone de décollage de l’aéroport Santiago Mariño (Etat de nouvelle Sparte) jusqu’aux pieds d’un avion privé avec des initiales américains, numéro N-211SJ modèle B-2G Gula Streiner, réveilla la curiosité du Commando NATIONAL Anti drogues et du détachement 76 de la garde Nationale, qui vivent dans le terminal.
Car selon la confirmation qu’ils avaient obtenues grâce aux travaux d’intelligence, l’aéroport devrait servir de pont pour charger et transporter une importante quantité de drogues vers d’autres latitudes.
Quand les hommes en uniformes de l’armée encerclèrent le camion et l’avion qui recevait la marchandise et révisèrent les sacs qui se trouvaient dans la partie arrière du camion, ils découvrirent que ceci représentaient la procédure qu’ils investiguaient depuis le mois de mai.
A l’intérieur du véhicule ils ont localisée et saisi exactement 2.350 blocks d’un kilo chacun de cocaïne. Ils ont arrêté en outre neuf personnes : 4 éléments de la police scientifique de la délégation de Nueva Esparta ; deux mexicains, un américain des Etats-Unis, un congolais et un vénézuelien qui travaillait dans la zone internationale de l’aéroport.
Ainsi informa-t-il le général de division Marcos Rojas Figueroa, commandant général de la Garde Nationale (GN). Selon lui, suivant le plan de vol présenté par les pilotes américains, la destination finale de l’avion- qui arriva du Mexique pour faire le plein en combustible- était Sierra Leone, sur la côte occidentale d’Afrique. On a su extra officiellement que semble-t-il, on lui aurait changé les sigles à l’avion.
Avec Nom et Prénom
Les deux citoyens des Etats-Unis d’Amérique qui pilotaient l’avion ont pu s’échapper, pour cette raison ils sont activement recherchés sur l’île.
Les membres d’équipage qui ont été apréhendés sont l’américain Robert Charles Gagnon Jr (Passeport 702171197), les pilotes de nationalité Mexicaine Carlos Gaona et José Acosta ; George Masudi Tarbwe natif du Congo et l’employé de la terminale, le vénézuélien Pablo Diaz. De la même manière ont été cité les contrôleurs vitor Torres et DANUFR Nelly Fraques Mijares. On investigue sur le fait que l’un des étrangers impliqués ne soit pas un attaché diplomatique dans le pays.
Surveillance depuis l’extérieur
Les quatre agents du CICPC arrêtés répondent aux noms de Carlos Leblanc, Humberto Lara, Dejmar Batista y Alfredo José Mac Lachlan Lugo, ce dernier est le chef de la Commission antidrogue de Porlamar. Selon une source extra-officielle, ils surveillaient au moment de charger l’avion.
En plus de deux tonnes, fut saisie aussi une camionnette NISSA de la police scientifique que les agents du CICPC surveillaient le transport de la drogue ; un véhicule Yaris plaque d’immatriculation OAI-55W, 9 téléphones cellulaires, 2 satellites, Bs 4.9 millions ; 165 Euros ; 21.394 dollars ; 8.460 pesos mexicains ; 25.000 pesos colombiens, 15.000 leon ; 1.000 pesos, 1.000 francs congolais.


Le général Rojas a souligné qu’aucun agent de la Garde Nationale n’a été impliqué dans l’affaire. Il a expliqué aussi que des expertises sot en cours pour déterminer comment la drogue a pu arriver sur l’île et dans l’enceinte de l’aéroport. Cependant, il a admis que des fonctionnaires de la Garde Nationale seront investigués pour une supposée participation dans la procédure.

Le représentant du ministère public ayant à sa charge la réalisation de l’enquête est l’avocat Antonio Denis, fiscal national avec des compétences en matière de drogue.
Avec cette marchandise, admet le directeur de la ONA, Nestor Reveron, les saisies de drogues en 2007 atteignent 28 tonnes. En plus 548 personnes ont été détenues.


Article paru dans l’édition digitale de EL UNIVERSAL sur http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=VEN&pagina=http://www.eluniversal.com traduit pat Thom GATO pour Haïti Recto Verso

Un commando exécute l’homme d’affaires Jean-Louis Edgard Napoléon dans un restaurant

La victime, propriétaire du Millenium Plaza, était activement recherchée par la police ; deux personnes interpellées

Edgard Jean-Louis Napoléon, propriétaire du Millenium Plaza situé sur la route de Frères à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a été abattu samedi matin de plusieurs balles par des inconnus armés dans un restaurant du complexe commercial, a indiqué à Radio Kiskeya le commissaire de police de Pétion-Ville, Francène Moreau.

La victime est décédée sur le coup tandis qu’une véritable panique s’était emparée du restaurant "Hot and Fresh", théâtre de ce très grave incident. Les meurtriers, au nombre de trois, ont pu s’enfuir à bord d’un véhicule.

Le commissaire précise que la police a procédé sur les lieux à l’interpellation de deux individus dont l’identité n’a pas encore été révélée. L’un d’eux est particulièrement considéré comme un suspect.

Des sources policières indiquent, par ailleurs, que M. Edgard Jean-Louis Napoléon faisait l’objet d’un avis de recherche.

Concernant la recrudescence de l’insécurité ces dernières semaines à Pétion-Ville, le commissaire Moreau a renouvelé la volonté des forces de l’ordre de traquer systématiquement les bandits. La PNH entend s’efforcer d’assurer la sécurité de la population, a-t-il affirmé.

A Pèlerin, un des quartiers résidentiels de Pétion-Ville, la police a libéré le Dr Jean Liautaud et arrêté l’un de ses présumés ravisseurs. Le médecin avait été déjà kidnappé une première fois dans sa clinique et soumis à des séances de torture. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3758

Visite de travail à Port-au-Prince des vice-chanceliers du Pérou et du Guatémala


Les deux pays réitèrent leur appui au Président René Préval et à la MINUSTAH ; Lima offre sa participation technique à la lutte contre la pauvreté et au renforcement institutionnel en Haïti

Les vice-chanceliers péruvien Gonzalo Gutiérrez Reinel et guatémaltèque Luis Fernando Andrade ont effectué au cours du week-end une visite de travail conjointe à Port-au-Prince et renouvelé le soutien de Lima et de Ciudad de Guatemala aux autorités haïtiennes, rapporte l’agence cubaine Prensa Latina.

Reçus par le Président René Préval, les deux hauts responsables ont salué les mesures gouvernementales adoptées ces derniers mois afin de favoriser "le rétablissement de la sécurité, le renforcement institutionnel et le développement socio-économique".

Gonzalo Gutiérrez Reinel a également offert au chef de l’Etat haïtien l’assistance technique du Pérou en vue de la réalisation de projets dans le domaine de l’alimentation, de la pêche et de la réforme de l’Etat civil. Il a particulièrement insisté sur la "nécessité de prioriser les programmes de coopération orientés vers l’éradication de la pauvreté, l’amélioration des services de santé de base et le renforcement des institutions".

Les deux vice-ministres des affaires étrangères en ont profité pour exprimer leur soutien à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) au nom de tous les Etats latinoaméricains engagés militairement en Haïti. MM. Gutiérrez et Andrade ont eu des entretiens séparés avec les bataillons péruvien et guatémaltèque déployés dans le pays.

Le Pérou et le Guatémala figurent parmi les dix pays de l’Amérique latine contributeurs de troupes au sein de la mission internationale de paix qui compte plus de 8.000 hommes.

De plus, Lima joue le rôle de coordonnateur du Groupe des amis d’Haïti aux Nations Unies.

Le chef de la diplomatie péruvienne, José Antonio Garcìa Belaunde, avait averti mardi dernier que les casques bleus ne devaient quitter le pays qu’après avoir atteint "tous les objectifs liés à leur mission". spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3757

Gervais Charles redevient Bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince

Si Gervais Charles a pu gagner le pari de se faire réélire ( même si légalement ce n’est pas le cas) à la tête du barreau de Port-au-Prince, le bâtonnier a i , Gérard Gourgues, a lui aussi réussi un tour de force celui de remettre de l’ordre au sein de cette prestigieuse institution.

En 8 mois, l’inépuisable Gérard Gourgues a pu créer les conditions nécessaires pour faciliter le bon déroulement des élections annulées pour cause de contestations par les partisans de l’un des candidats. Gérard Gourgues qui a qualifié ces élections d’historiques a utilisé une urne des élections avortées du 29 novembre 1987 pour départager les deux candidats en lice Gervais Charles et Jean Vandale.

La publication des résultats a permis de confirmer la popularité de Maître Charles,spécialiste en droit des affaires, qui a obtenu 131 votes contre 91 à son concurrent.

Le palais de justice de Port-au-Prince était surchauffé à l’occasion de ces élections mais l’ambiance n’avait rien à voir avec celle qui avait prévalu lors des joutes avortées de l’année dernière. Gervais Charles 56 ans, comptant plus de 32 ans de carrière, s’est imposé face à Jean Vandale 64 ans, omnipraticien, ancien ministre de Duvalier.

Dans ses premières déclarations à la presse après son élection, M. Charles a souhaité que les membres de l’ordre soient " soudés et unis".
Gervais Charles, qui succède a Gérard Gourgues 82 ans, estime que le bâtonnat doit s’engager dans des réformes afin de maintenir sa pertinence. " Ces réformes impliquent une ouverture sur la population pour favoriser son accès à la justice qui est pour l’instant le privilège d’un groupe restreint ", ajoute t-il.

Gérard Gourgues estime avoir accompli sa mission précisant " j’ai pu remettre de l’ordre au sein de l’ordre ". Il se réjouit de la participation 230 avocats aux élections qui consacrent le retour aux affaires de Gervais Charles.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12715

Une vingtaine de bandits appréhendés par la police durant le week end

Les autorités policières informent qu’environ 20 bandits ont été appréhendés durant le week end dans la zone de Martissant et au centre ville de Port-au-Prince dans le cadre des opérations visant à capturer les membres de gang en cavale.

Deux malfaiteurs ont été arrêtés dans le quartier de Sauré, deux autres à Decayette et des armes à feu ont été saisies lors des interventions des forces de l’ordre réalisées grâce aux informations fournies par la population.

De plus 7 membres de l’armée Ti manchet (petite machette), dont un chef de gang impliqué dans le massacre d’Août 2005, ont été arrêtés à la rue Sainte Bernardette. D’autre part un bandit qui rançonnait les passants et 6 autres impliqués dans un viol ont été appréhendés au centre ville de Port-au-Prince.

Par ailleurs, la cellule anti kidnapping de la PNH a réalisé vendredi dernier une intervention dans la zone de Pèlerin qui a permis la libération du docteur Jean Liautaud enlevé 3 jours plus tôt. Deux autres personnes ont été libérées par les agents de l’ordre qui ont procédé à l’arrestation d’un malfaiteur.

Dans la commune de Pétion ville, un individu recherché par la police a été abattu par 3 bandits armés dans la zone de Frères. Le commissaire de police de Pétion ville, Francène Moreau, indique que l’individu a été assassiné alors qu’il se trouvait dans un restaurant et déplore la passivité des agents de sécurité de cet établissement.

Tout en indiquant que les compagnies de sécurité doivent assumer leur responsabilité M. Moreau précise que les criminels ont pu quitter les lieux sans être inquiétés. Les agences qui sont rémunérées pour assurer la sécurité des personnes dans un espace public ont pour obligation de s’acquitter de leur tache déclare t-il tout en annonçant l’ouverture d’une enquête sur ce dossier.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12713

Les autorités s’appliquent à favoriser la relance de l’économie

Le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, lors de la présentation du budget rectificatif, ratifié par la chambre des députés, avait exprimé sa satisfaction parce que le gouvernement a pu capter des ressources additionnelles durant les 6 premiers mois de l’exercice en cours. Grâce a cette performance les autorités monétaires ont modifié à la hausse les prévisions de recettes internes pour l’exercice fiscale 2006-2007. En effet ces recettes pourraient atteindre 25 milliards de gourdes contre 21 milliards prévus au début de l’exercice en cours.

L’économiste Kesner Pharel indique que la progression notée au niveau des ressources domestiques est le résultat des augmentations de près de 14 % et 15 % respectivement pour les recettes internes et les recettes douanières.

En septembre dernier les autorités tablaient sur une croissance du PIB de 4 %, un taux d’inflation de 9% et des réserves internationales de 139 millions de dollars.

Les autorités haïtiennes craignent que l’objectif de croissance ne soit pas atteint en raison de certaines contraintes structurelles, indique M. Pharel estimant que le gouvernement a constaté un manque de dynamisme au niveau de l’activité économique réelle. " Le gouvernement espère une certaine reprise avec le lancement de quelques projets publics et l’amélioration du climat sécuritaire", selon M. Pharel pour qui la hausse des prix de produits pétroliers pourrait avoir un impact négatif sur la croissance du PIB.

Il croit qu’il faut s’attendre à une pause du coté des responsables de la Banque Centrale dans le cadre de la politique monétaire avec la baisse des taux directeurs ( qui sont passés de 18 a 14 %).

Toutefois Kesner Pharel note que la rigueur fiscale pratiquée par le gouvernement n’a pas permis une progression réelle du volume du crédit dans l’économie nationale. En dépit de la baisse des taux directeurs les banques ont maintenu leur placement en bons à un niveau assez élevé ( 8 milliards de gourdes) ce qui peut être interprété comme un manque de confiance dans l’économie locale explique Kesner Pharel.

Il souligne que le volume de crédit en gourdes au cours des 6 derniers mois a accusé une croissance négative.

Rappelons que les autorités économiques ont révélé que les réserves internationales de change ont largement franchi la barre de 200 millions de dollars en milieu d’exercice, ce qui devrait permettre d’éviter des tensions inflationnistes et favoriser une stabilité de la gourde par rapport au dollar.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12712

dimanche 10 juin 2007

Match nul à saveur de défaite pour le Costa Rica

La sélection de Costa Rica n’a pu obtenir qu’un match nul face à Haïti lors de la deuxième journée du groupe A de la Gold Cup et est sur le point d’être éliminé.

09/06/07- Le nul a eu une saveur à défaite encore plus après que la sélection révélation de la Guadeloupe ait été l’auteur de la grande surprise en battant sur le score de deux buts à un la sélection du Canada pour prendre la tête du groupe avec quatre points.

Après avoir regagné les vestiaires sous le score nul et vierge, la sélection Tica obtint le but espéré et mérité pour son effort et un meilleure technique à la 63 ème minute.

Le but fut le résultat d’une grande attaque placée d’Alvaro Saborio qui servit un ballon parfait pour permettre à Walter Centeno de placer un puissant tir du pied droit en dehors de la surface de réparation pour ainsi battre le gardien de but Fénélon Gabart, qui en dépit d’encaisser le but allait être la grande figure de la rencontre.

Avec l’avantage au tableau d’affichage et un terrain très glissant à cause des pluies qui se sont abattues sur l’aire de Miami ces derniers jours, Le Costa Rica semblait avoir toutes les cartes en main pour remporter le match.
Mais de nouveau, son manque de solidité et de concentration au niveau de la défense, a permis que le défenseur Frantz Gilles sur un ballon croisé dans la surface de réparation serve l’avant centre Alexandre Boucicaut qui fusilla le gardien José Porras, qui n’a pu rien faire pour éviter le but de l’égalisation à la 72 ème minute.


L’action affecta beaucoup le mental de l’équipe dirigé par le technicien Hernan Mdford, de la même façon qu’au cours du match contre le Canada après l’égalisation, et n’a pu trouver de ressources pour réagir, en dépit du fait qu’il restait encore du temps pour rechercher le but de la victoire.
Les joueurs de la sélection du Costa Rica se sont évertués à lancer des ballons dans les airs sur le but défendu par Fénélon Gabart pour céder de l’avantage au gardien Haïtien et ses coéquipiers qui dégageaient beaucoup mieux de la tête que des pieds.


La sélection haïtienne s’est conformée avec le match nul qui eut une saveur à victoire et laissa Le Costa Rica au bord de l’élimination avec un seul point.

Le Costa Rica devra affronter lundi prochain, dans le même scénario de l’Orange Bowl, la sélection guadeloupéenne qui a battu aujourd’hui par deux bus à un la sélection du Canada, rival d’Haïti, et prend la tête du groupe A avec quatre points.
Les équipes :
1 - Costa Rica: José Porras; Gabriel Badilla (Mario Camacho, mi.61), Víctor Cordero, Jervis Drummond, Leonardo González, Randall Azofeifa, Michael Barrantes, Wálter Centeno, Andrés Nuñez, Rolando Fonseca (Johny Cubero, mi.78) y Alvaro Saborio.
1 - Haití: Gabart Fenelon; Pierre-Richard Bruny, Frantz Gilles, Stephane Guillaume, Jean Jacques Pierre, Jean Sony Alcenat (Turlien Romulus, mi.53), Alexandre Boucicaut, Mones Chery, Brunel Fucien (Ednerson Raymond, mi.73), Alain Vubert (Ricardo Pierre-Louis, mi.67) y Cadet Eliphene.
Buts:1-0, mi.63: Wálter Centeno. 1-1, mi.72: Alexandre Boucicaut.
Affluences:
15.000 spectateurs, des haîtiens dans la grande majorité ont célébré avec des cantiques et des chants le jeu et l’égalisation de leur sélection


Article publié par TERRA/EFE en Espagnol traduit par Thom Gato pour Haïti Recto Verso

samedi 9 juin 2007

Les autorités lancent le processus d’épuration de la police dans les provinces

Une importante délégation dirigée par le secrétaire d’état à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph et le directeur général de la Police, Mario Andrésol, a effectué une visite aux Cayes en vue de lancer le processus de " vetting" au sein de l’institution policière.
Le directeur de la police a indiqué que le plan d’épuration de la PNH permettra de renforcer l’institution en augmentant le niveau de professionnalisme de ses membres. " Nous ne voulons pas faire la chasse aux policiers, mais nous voulons nous assurer que les membres de cette institution sont des personnes fiables", soutient M. Andrésol insistant sur l’importance de ce programme dans le processus du renforcement de la collaboration entre la police et la population.
Tout en indiquant que le policier doit être honnête et intègre M. Andrésol estime que le vetting permettra d’établir un climat de confiance entre le policier et le citoyen. " Le vetting est un outil de protection pour le policier honnête face à ceux ayant des connexions avec les groupes mafieux", martèle t-il.
De son coté, le secrétaire d’état à la sécurité publique Luc Eucher Joseph a réaffirmé la volonté du gouvernement de restructurer l’institution policière haïtienne afin qu’elle réponde aux normes et standards internationaux. " Le chef de l’état et le premier ministre sont déterminés à faire appliquer les règlements au sein de la PNH", a-t-il ajouté.
La délégation qui comprenait également l’assistant du commissaire de police de la Minustah et l’inspecteur général en chef de la PNH, Fritz Jean, avait auparavant effectué un séjour à Jérémie, dans la Grand Anse.
En mai dernier, l’expert indépendant des droits humains de l’ONU, Louis Joinet, avait fait part de sa satisfaction en ce qui a trait à l’application d’un programme d’épuration de la police haïtienne. " Le veting permet d’assainir l’institution policière ", avait souligné le magistrat français précisant qu’à moyen terme on devrait sentir les résultats de ce changement. " J’ai eu 5 expériences de vetting dans d’autres pays, et je pense que la méthode appliquée actuellement pourra servir de modèle à d’autres pays", déclare t-il rappelant qu’il y a de nombreux critères d’évaluation."
Patrimoine, paiement des douanes, des impôts, ce sont des questions objectives et le processus est transparent", assure t-il tout en faisant part de ces objections en ce qui concerne les enquêtes de voisinage.
Source Radio Métropole Haïti sur
http://www.metropolehaiti.com
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Vetting d’un côté et attitude silencieuse et suspicieuse des autorités face à l’implication de policiers dans le trafic de drogues en particulier lors de la saisie des 420 kilos de cocaïne de l’autre.
Drôle d’épuration ou drôle de façon d’épurer !

Poursuite des opérations contre les gangs aux Gonaïves

Les casques bleus de la MINUSTAH et les policiers haïtiens ont procédé jeudi dernier à la saisie aux Gonaïves de plus de 8 000 dollars (300 435 gourdes), d’un fusil calibre 12, des centaines de cartouches et de plusieurs autres objets lors de la perquisition d’une maison dans le quartier de Parc Vincent (Gonaives).

De plus, des centaines de billets de banque, en monnaie locale, empilés dans des sacs plastiques de couleur noire, ainsi que des passeports ont été retrouvés lors de cette perquisition réalisée sur requête du Commissaire du gouvernement. Les responsables de la Minustah se réjouissent de la collaboration de la population des Gonaives dont nombre d’entre eux ont salué l’arrivée des patrouilles de la mission onusienne et de la PNH après les fouilles qui ont duré plus d’une heure.
De son coté, le commissaire de police des Gonaives, Godson Orelus, a mis l’accent sur la collaboration de la population qui a facilité le succès de ces opérations. " Les résultats obtenus ces derniers jours sont le fruit de la bonne collaboration entre la PNH et la MINUSTAH. Ils n’ont été possibles que grâce à l’engagement de la population à s’impliquer véritablement dans la lutte contre l’insécurité et la criminalité ", a-t-il indiqué." Les policiers onusiens et leurs collègues haïtiens ont saisi 1,5 kilo d'une poudre blanche, des armes à feu et beaucoup de munitions", a indiqué la porte-parole de l'ONU en Haïti Sophie Boutaud de la Combe lors d'une conférence de presse. Mme de la Combe a refusé de préciser si cette " poudre blanche" était de la cocaïne. La semaine dernière la police haïtienne aidée de la Minustah avait intercepté 420 kilos de cocaïne évalués à plus de 8 millions de dollars.
La fonctionnaire onusienne a expliqué par ailleurs que les Casques bleus avaient intensifié leurs patrouilles aux Gonaïves après l'arrestation de Wilfort Ferdinand important chef de groupe recherché par la justice.
Depuis le lancement des opérations de sécurité, le 26 mai dernier, aux Gonaïves, plusieurs chefs de gang recherchés ont été arrêtés et plusieurs armes de guerre ont été saisies par les forces de la MINUSTAH et de la PNH.
Source Radio Métropole Haïti sur
http://www.metropolehaiti.com

Gérard Gourgues estime les fonds de Duvalier irrécupérables par l’état haïtien

Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Gérard Gourgues, affirme que l’état haïtien ne pourra en aucune manière récupérés les fonds bloqués dans des banques commerciales par le gouvernement helvétique.
Maître Gourgues estime qu’en raison du retard, l’état haïtien ne pourra pas faire valoir ses droits, et souligne que seule la famille Duvalier aura accès à ces fonds dont le dégel prévu pour le 3 juin dernier a été reporté a trois mois.
Tout en indiquant que les 7 millions de dollars ne représentent pas grand-chose dans la fortune des Duvalier, le juriste croit que le montant des avoirs de l’ex-dictateur avoisine les 500 millions de dollars. "
Sous l’administration de Gérard Latortue le gouvernement avait bloqué environ 120 millions de dollars sur un compte des Duvalier aux Etats Unis", assure M. Gourgue expliquant que nul ne sait comment ces fonds sont distribués.
Selon le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, l’action incidente initiée par les deux haïtiens, ayant bénéficié d’une décision favorable d’un tribunal américain, ne permettra pas à ces derniers de recouvrer une partie des dommages et intérêts." On ne sait de combien d’argent dispose Jean Claude Duvalier, C’est la même chose pour Jean Bertrand Aristide. Est-ce que vous avez une idée de la fortune d’Aristide ?", ajoute t-il.
Gérard Gourgues ancien membre du Conseil National de Gouvernement (CNG) affirme avoir proposé aux militaires au pouvoir la création d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les cas de malversation et de dilapidation des fonds publics.
La proposition n’avait pas reçu l’aval des militaires soutient –il regrettant que des poursuites judiciaires n’ont pas été lancées contre Duvalier et ses ministres.
Jean-Claude Duvalier - l'ancien dictateur haïtien réfugié en France depuis 1986 - et ses proches étaient sur le point le le 4 juin dernier de recuperer, 7,6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros) bloqués depuis cinq ans dans plusieurs banques helvétiques.
Il y a une dizaine de jours, les avocats genevois des ressortissants haïtiens Gérard Jean-Juste, prêtre, et Etzer Lalanne, chauffeur de taxi, obtenaient des informations sur le compte en banque genevois de la famille Duvalier, ouvert à l'Union des banques suisses (UBS), au nom d'une fondation liechtensteinoise. Ils saisissaient alors le tribunal de première instance de Genève qui ordonnait, le 30 mai, un séquestre sur ce compte.
Les défenseurs des Haïtiens demandaient au Conseil fédéral de prolonger le gel des avoirs sur d'autres comptes, vraisemblablement à Lausanne, et de lever le secret bancaire "afin de permettre aux victimes du régime et de lancer des actions en dommages et intérêts", précisait leur avocat Marc Henzelin.
Source Radio Métropole Haïti sur
http://www.metropolehaiti.com
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La Suisse et son maudi t secret bancaire ! Infâme !
Tout ceci reste inconcevable et puant dans un monde ou des manifestations sont faites pour protéger la planète contre le réchauffement climatique.
Si le secret bancaire n’a qu’un seul objectif, couvrir l’argent et les fortunes mal acquis. Dans un contexte différent, qui ne touche pas les intérêts des grands de ce monde cela s’appellerait association de malfaiteurs.
Vive L’Union Européenne !

LA FOIRE DU LIVRE.... LIVRE EN FOLIE...UNE VRAIE FOLIE...

Une véritable folie du livre
« Fort du succès de la 13e édition de Livres en Folie et l'affluence des visiteurs sur le site, il serait intéressant de répéter l'initiative chaque trimestre », s'est enthousiasmé l'écrivain Rony Gilot. « L'idée d'étirer la foire sur deux journées pour permettre aux gens de faire le plein d'ouvrages doit être, aujourd'hui plus que jamais, envisagée », a déclaré M. Max Chauvet.
La 13e édition du Livres en Folie a été à tous les points de vue un immense succès. Très tôt dans la journée du 7 juin, des visiteurs ont investi tout le périmètre du Parc Historique de la Canne à Sucre. Certains, ayant découvert le site pour la première fois, ont saisi l'occasion pour contempler, non sans de douloureux souvenirs, des objets-mémoires rappelant l'industrie coloniale. D'autres, préférant le contact direct avec les auteurs, s'arrêtaient devant leur stand pour échanger des salutations ou un sourire et partager des commentaires.

Le décor était planté très tôt dans la matinée. Les éditeurs ont méthodiquement aménagé leur stand. Des posters géants vantant la bonne qualité des produits ont donné un aspect commercial à cette fête du livre. Entre des affiches publicitaires de la Unicarte, de Tortug'Air et de Voilà, des visiteurs frayaient allègrement un chemin. Fini le temps de la contemplation, ils se sont installés confortablement sous l'ombre des manguiers, se sont assis à même le sol dans la verdure pour choisir leurs titres favoris. Des jeunes et moins jeunes ont fait la queue devant le stand de Le P'tit Nouvelliste pour souscrire un abonnement. Pour les inciter à la lecture, les jeunes de moins de 25 ans avaient droit à un chèque-livre d'un montant de cinquante (50) gourdes leur permettant d'avoir « un petit plus par rapport au rabais de 44% offert sur les titres disponibles».

Dès les premières heures, de longues files d'attente se dessinaient devant les stands de Le Nouvelliste et de Communication Plus. Les gens ont dû patienter pendant une bonne trentaine de minutes pour faire leur provision d'ouvrages. « Cette situation est due au fait que ces deux stands ont le plus grand stock d'ouvrages », a informé M. Max Chauvet visiblement satisfait de ce succès qu'il assimile à un intérêt de plus en plus grandissant pour le livre haïtien. « On ne s'attendait pas à tant de monde. Notre projection a été bousculée. Même après six heures, des gens n'avaient pas encore choisi leurs titres. Aujourd'hui plus que jamais, c'est le moment de penser à de nouvelles stratégies. Et l'idée d'étirer la foire sur deux journées pour permettre aux gens de faire le plein d'ouvrage est à envisager. Evidemment, si les responsables de la Unibank sont prêts à consentir ce sacrifice. » M. Chauvet invite l'Etat à se manifester davantage à travers ses différents ministères pour faire de Livres en Folie un événement international.Un rendez-vous obligé

Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis qui a visité le site au beau milieu de la journée a indiqué que Livres en Folie est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable. « Je félicite Le Nouvelliste et la Unibank pour leur constance dans l'organisation de cet événement culturel », a-t-il déclaré tout en affirmant la volonté de l'Etat d'accompagner ses initiateurs. « Cette année, le ministère de la Culture et de la Communication via la Direction nationale du Livre a invité des auteurs haïtiens et étrangers à venir prononcer des conférences sur des sujets variés à la foire », a informé le Premier ministre.
Les auteurs opinent

Des auteurs en signature ont manifesté ouvertement leur enthousiasme. Mme Mirlande Manigat, auteur de « Entre les normes et la réalité. Le parlement haïtien », dit apprécier énormément l'effort qui est fait pour sortir le livre de ses limitations individuelles et susciter un intérêt collectif de plus en plus grandissant. « L'intérêt est doublement justifié d'autant que ce sont des ouvrages haïtiens qui nous renseignent sur notre réalité culturelle, historique et sociologique », a-t-elle précisé.« La journée est splendide, l'espace est convivial et le public a répondu à l'appel. C'est une initiative qu'on devrait répéter chaque trimestre », s'est réjoui Rony Gilot, auteur de « Au gré de la mémoire. François Duvalier le mal-aimé ». L'écrivain nous a confié avoir signé beaucoup de livres, mais souligne qu'il aurait signé davantage si le livre était sponsorisé. Le professeur Hérold Toussaint pour sa part estime que cette 13 édition est une grande réussite. « Le Nouvelliste et la Unibank doivent continuer à encourager les jeunes créateurs haïtiens. J'ai travaillé avec des jeunes. Ils récoltent aujourd'hui le fruit de leur travail.»
Des éditeurs et distributeurs opinentDe Henri Deschamps à Caraïbe en passant par les Presses nationales d'Haïti, Communication Plus et Choucoune, la satisfaction était à son comble. Toutes les réactions renvoient au succès de l'événement. Peter Frisch, Jocelyne Trouillot, Willems Edouard, Anaïse Chavenet et Christophe Charles se disent impressionnés par cette affluence de visiteurs devant les stands. « Le stock de beaucoup de nos titres a été épuisé vers le milieu de la journée. C'est un fait que les gens ont soif du livre, mais ils ont des difficultés à l'acquérir au prix fort », ont-ils déclaré en substance. Ces éditeurs et distributeurs reconnaissent que l'espace du Parc Historique de la Canne à Sucre joue un rôle considérable dans cette réussite.Les visiteurs/acheteurs opinent
Les visiteurs/acheteurs ont, eux aussi, admis que l'organisation de cette année a été au-delà des espérances en dépit des petites imperfections enregistrées et les longues files d'attente. Edwidge Lalane estime que de grands progrès ont été faits. « Au niveau des titres, il n'y a rien à reprocher. Mais les gens voulant acheter avec leur carte de crédit ont eu d'énormes difficultés. Des correctifs qu'il faut apporter à l'avenir », a-t-il constaté.
« La folie continue. L'espace est accueillant. Les gens sont plus nombreux cette année », a lancé satisfait Hérold Jean-François qui suggère que de nouvelles stratégies soient inventées pour améliorer la logistique. « Des gens se sont plaints des longues files d'attente. Un aspect qu'il faut vite corriger si on rêve d'une édition parfaite l'année prochaine. » De son côté, Sherlyne Médée croit qu'on aurait pu éviter les longues files d'attente si on disposait beaucoup plus de stands. « Cette épreuve fatidique décourage l'acheteur et retarde le processus », s'est-elle plainte.


Parallèlement au processus de vente, des activités culturelles ont retenu l'attention de plus d'un. Un podium a été aménagé pour les stars. Des finalistes de Ticket-Max Académie ont lancé une opération de charme au public. Ils s'appellent Robot Scorpion, Bazilik Kreyòl, Planch sou Do, Billy Schneider, etc. Dans la salle de conférence du Parc, des intellectuels haïtiens et étrangers ont développé, avec beaucoup de savoir-faire, leur conception sur la pensée de Jacques Roumain et de Juan Bosch, deux écrivains caribéens qui ont marqué la littérature mondiale.
Nélio Joseph
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Notre production littéraire et la prolifération de bons écrivains étonnent encore beaucoup d’érudits dans la matière. Ils seront encore plus surpris du succès de ce genre d’activité appelée à rendre accessible les livres et la lecture au plus grand nombre.
Et dire que Haïti est un pays d’illettrés et d’analphabètes… Haïti n’a pas que ça d’agréablement surprenant.
Tel un géant endormi nous hibernons juste avant l’explosions en pétales dorés…

Claire Lydie Parent veut appliquer la règle de « trois »...Cela devient plus qu'urgent!


Les responsables de la Mairie de Pétion-Ville se sont engagés depuis quelques jours à débarrasser les rues et les trottoirs de cette commune des marchands qui s'y installent anarchiquement. Certains résidents applaudissent l'initiative du nouveau cartel, d'autres au contraire critiquent sévèrement sa façon de faire.

« Les trottoirs aux piétons, le marché aux marchandes, la rue aux véhicules.» La fameuse formule du maire de Pétion-Ville, Claire Lydie Parent, pour rendre les rues de cette commune propres et accessibles, ne fait pas du tout l'affaire des petits détaillants.
Depuis la semaine dernière, des agents de la municipalité ont décidé d'une campagne de déguerpissement et de saisie de marchandises au niveau des rues Lambert, Grégoire, Métellus, Geffrard et à l'avenue Panaméricaine. « La décision est claire. Les rues et les trottoirs doivent être tous déblayés de ces étalages obstruant le passage aux véhicules et aux piétons », a scandé mardi dernier, Etienne Jean Gagnol, un responsable de la mairie de Pétion-Ville, à la tête d'un cortège patrouillant les rues de Pétion-Ville. En effet, depuis cette campagne, des paniers de provisions alimentaires et autres marchandises ont été saisies dans les zones interdites.
Une situation qui soulève la colère des petits commerçants, en majorité des mères de famille. Ces marchandes critiquent et fustigent cette façon de faire des autorités municipales qui, selon eux, ne leur offrent pas un cadré idéal pour leur commerce. « Ils nous exigent de quitter le trottoir, mais ils nous indiquent aucun autre endroit où nous puissions nous installer », crache une marchande d'épices. « Ils nous poussent à quitter la rue et saisissent nos marchandises sans même nous avertir », crie une autre, le visage triste, l'air mécontent. Des réactions que les responsables de la mairie tentent de démentir. Selon Etienne Jean Gagnol, les marchandes avaient été prévenues depuis deux mois de cette décision. « Il a été formellement interdit qu'ils continuent à placer leurs tréteaux ça et là dans les rues ».


Malgré la pression exercée par les agents de la mairie contre les occupants des rues et des trottoirs, certains marchands défient la vigilance des brigadiers. Ce qui rend peu effective l'initiative de la nouvelle administration communale. A la rue Lambert, tout près du Tribunal de Paix, malgré l'interdiction qui leur est faite d'installer leurs marchandises, les détaillants profitent du stationnement des voitures pour exposer leurs produits. Il y en a surtout qui viennent le soir pour échapper à la vigilance des employés de la mairie. D'autres préfèrent laisser l'essentiel de leurs marchandises aux dépôts et tiennent dans leurs mains ou dans une cuvette quelques produits cosmétiques.
D'autres causes rendent peu efficace la décision des autorités municipales. La plupart des détaillants chassés du trottoir sont refoulés dans des espaces de vente déjà trop encombrés. D'autres sont relégués dans des rues transformées anarchiquement en marché et peu fréquentées par des automobiles. C'est le cas de la rue Geffrard (zone Colonie). Fourmillant de marchands de vêtements usagers, cette zone limitrophe du collège Dominique Savio, regorge de plus en plus de vendeurs expulsés des zones interdites.


Interrogée à ce sujet, une employée de cette institution congréganiste n'a pas caché son indignation face à cette situation. Pour elle c'est une perte de temps de déplacer des étalagistes pour les encombrer devant l'établissement scolaire, causant un véritable embouteillage entre marchands et écoliers. « C'est une mesure à repenser », fulmine-t-elle.
Par contre, d'autres citoyens se disent satisfaits du fait qu'ils puissent vaquer un peu librement à leurs activités. « Maintenant, on peut marcher sans se faire bousculer », s'est réjoui un élève du Lycée de Pétion-Ville, longeant gaiement la rue Lambert vidée de ses occupants.L'initiative du nouveau cartel municipal visant à redonner à Pétion-Ville son visage d'antan est louable.
Cependant, il reste beaucoup à faire. Malgré l'installation de poubelles, les fatras jonchent les rues, des égouts sont à ciel ouvert, des marchés se trouvent dans des espaces destinés à la circulation de véhicules, des eaux stagnent...Tout une panoplie de problèmes à résoudre si on veut vraiment que la commune renaisse de ses cendres.
Sherley Dominique / sherleydominique@yahoo.fr
Jean Max St Fleur/ tmaxner@yahoo.fr
Source Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com
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Les comparaisons faisant intervenir les tableaux les plus sombrent s'adaptent comme du prêt à porter à Haïti. Preuve que toutes les prédictionsd imaginables dans le mauvais sens ont été généreusement dépassées. Le choix délibéré des dirigeants laissant l'administration au petit bonheur la chance pour s'occuper exclusivement de s'enrichir à tout prix à repousser la société haïtienne au-delà de l'acceptable et du concevable.
Haïti c'est justement ça aujourd'hui. Les habitants de ce pays ont compris que le fait d'enfreindre délibérément et dans l'indifférence absolue les lois, ont fini par proclamer leur caducité. Aujourd'hui la moindre disposition prend l'allure de révolution.

La difficulté de redresser le crochu est si immense que les solutions les plus abjectes pour prepétrer le statut quo semble plus plausible que de vouloir tout naturellement de se tourner vers une démarche s'incrivant dans la recherche d'une normalité. Si un élu proposait de détruire les ediffices qui encombrent les grands marchés de Petion Ville et de Port-au-Prince pour permettre à tous les paysans de venir vendre "slips" et des culottes" dèjà portées, il serait applaudi des mains et des pieds.
Aujourd'hui Madame Parent, il est déjà trop tard. Nous avions perdu deux siècles. Il faut agir. On ne fait pas d'omelettes sans casser les oeufs. Si le "tout moun se moun" traduit une permission de faire tout en se fichant des lois sociales de la communauté nous voulons bien accepter une difference entre "moun" et "moun".
Faire retablir les lois c'est justement revenir vers l'humanisation de notre société.
Haïti est une sorte de bipède dont l'ischémie aigüe semble pousser vers l'amputation une jambe pour essayer de le sauver de la mort. Entre un mort et un handicappé...le choix reste assez facile.
Les enjeux sont énormes il faut de la hargne, de la détermination et de la vision.
Haïti saura vous le remercier

jeudi 7 juin 2007

Le problème de l’eau pourrait être facteur de conflit entre Haïti et la République Dominicaine.

Onofre Rojas suggère la réintroduction du programme Quisqueya Verte.
Haïti compte seulement 1.5% de sa superficie couverte d'arbres tandis qu’en République Dominicaine elle se chiffre entre 15 et 20 %.
L’eau pourrait être une source de conflit en la république Dominicaine et Haïti dans le futur à cause de la déforestation de l’île de saint domingue, a considéré hier Onofre Rojas, l’ordonnateur national pour les fonds Européens de développement (ONFED).
Il a exprimé qu’à cause de ce problème, il entamera des discussions avec l’union Européenne la création d’un fond insulaire destinée à la récupération de la superficie boisée de l’île d’Haïti.
Il a souligné que si sa proposition est acceptée et que d’autres organisations, non seulement l’Union Européenne, comme les agences bilatérales de coopération et organismes que travaillent à la promotion du système écologique, y participent.
Selon ses déclarations, le programme Quisqueya verte, développé dans le passé sous le gouvernement de Leonel Fernandez doit être repris dans l’île entière à cause de la déforestation et l’érosion.
Il a considéré qu’un fond ouvert pour la promotion de toutes les taches de récupération de superficie boisée impliquera une grande mobilisation nationale et internationale.
Il a signalé qu’en Haïti il reste seulement 1.5% de la superficie boisée tandis que la situation n’est pas louable en République Dominicaine parce que celle-ci oscille entre 15 et 20%.
Il a rappelé que très récemment fut relancé le programme de l’environnement transfrontalier à Jimani avec les ministres de l’environnement d’Haïti et de république Dominicaine. Il a affirmé que ce programme devrait se concentrer au niveau des zones du las Enriquillo en République Dominicaine et le lac Azuei en Haïti.
Rojas a été questionné par les journalistes après sa participation à la reencontré régionale sur “le renforcement des capacités pour la gestion et la prise en charge constructive des conflits en Amérique centrale et dans les caraïbes » qui se célèbre à l’hôtel Santo Domingo.
L’atelier a été inauguré par Rojas, le coordinateur résident du système des agences des nations Unies et représentant résident du programme des nations unies pour le développement (PNUD), Nicky Fabiancic et le chef de gouvernabilité et administration publique, division de l’administration publique et la prise en charge du développement de UNDESA, John-Mary Kauzya.
Fabiancic s’est exprimé en disant que l’objectif du forum est partager, débattre et rassembler les idées sur la prise en charge pacifique des conflits et le maintien de la paix. L’ONU a coopéré, a-t-il rappelé, à la résolution de plusieurs conflits nationaux comme internationaux.
Il a ajouté qu’il existe plusieurs causes menaçant la paix des états, comme la pauvreté, l’inégalité, l’augmentation du trafic de stupéfiants, le surgissement de réseau de crime organisé et une insécurité citoyenne croissante.
Ila indiqué que la consolidation de la paix s’obtient seulement à travers l’augmentation du développement économique avec équité et avec la protection des droits humains.
De son côté, l’ambassadeur dominicain devant les Nations Unies, Erasmo Lara, a dit que la prise en charge des conflits constitue une part intrinsèque des affaires politiques de tous les jours et de la gouvernabilité et le développement continue.


Texte paru en Espagnol dans l’édition digitale du Journal HOY : http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=24603 traduit en français par Thom Gato pour Haïti Recto Verso.