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jeudi 18 décembre 2008

Des partis politiques portent encore les séquelles des violences de Lavalas

Plusieurs partis politiques portent encore les séquelles de l'attaque des militants lavalas le 17 décembre 2001. Les locaux des partis et les résidences de nombreux dirigeants politiques, membres de la Convergence démocratique, dont la Konfédérasyon Inité démokratik (KID), le Mouvement Chrétien pour une Nouvelle Haïti (Mochrena), l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) et le Konakom notamment, avaient été incendiés ou saccagés par des groupes armés se réclamant du parti de Jean Bertrand Aristide au pouvoir.

Le pasteur Luc Mesadieu, chef de file du Mochrena, affirme avoir eu la vie sauve miraculeusement parce que sa tête avait été mise à prix par le chef du groupe armé dénommé " armée cannibale".

Un des agents de la sécurité reprochée du pasteur Mesadieu a été assassiné par les militants lavalas. " Il a été brûlé vif", révèle Luc Mesadieu faisant remarquer que les lavalassiens avaient également incendié 4 véhicules du parti, la résidence et l'école du vice président du parti.

7 ans après, Luc Mesadieu a présent à la mémoire les exactions commises par les militants lavalas contre les partis de l'opposition. Evans Paul, dirigeant du KID aujourd'hui chef de file de l'Alliance, lui aussi n'est pas prêt d'oublier cette triste et tragique soirée qu'il n'espère plus revivre.

Les séquelles mentales et financières de cette nuit noire du 17 décembre sont plus vives pour Evans Paul qui avait refusé les frais de dédommagement accordés par le gouvernement d'Aristide. " Je pense que moralement ce n'était pas bien de recevoir l'argent des contribuables parce que la faute incombait aux partisans d'Aristide", dit-il rappelant qu'il avait été attaqué en justice par le propriétaire de la maison incendiée.

Il s'agissait du troisième local du KID incendié à l'occasion de violences politiques. Toutefois M. Paul attire l'attention sur le climat d'apaisement et de tolérance qui s'est instauré avec l'accession de René Préval. Le chef de file de l'Alliance croit même déceler une certaine modération chez les militants lavalas prompts autrefois à détruire leurs opposants.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14509

L'Unicef préoccupé par les enfants les plus pauvres d'Haïti

Le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) et l'Université de Bristol (Angleterre) ont réalisé une étude sur la pauvreté absolue des enfants en Haïti.
Selon cette étude 70% d'enfants vivant en Haïti n'ont pas accès à au moins un des sept services sociaux de base, qui sont l'alimentation, l'accès à l'eau potable et aux facilités d'hygiène et d'assainissement, à l'éducation, à la santé, à l'habitat et à l'information. 54% d'entre eux vivaient dans un habitat indécent et dans des conditions de promiscuité et 11% n'avaient jamais été scolarisés. Il n'est dans l'intérêt de personne que 7 enfants haïtiens sur 10 souffrent de maux causés par la privation grave et que plus de 4 enfants sur 10 grandissent dans les terribles conditions de la pauvreté absolue. L'administrateur de l'Unicef en Haïti, Donatien Tameco Chimikem, affirme que le rapport concerne les enfants de 0 à 18 ans dans toutes les régions du pays.
Interrogé sur l'action de l'Unicef, il annonce que l'organisation pourrait réaliser une réorientation de son action. " A partir de 2009 nous irons vers les familles et les enfants le plus pauvres ", dit-il faisant remarquer qu'il faudra réaliser des transferts conditionnés de fonds.
L'administrateur de l'Unicef informe que les trois axes prioritaires de l'action de cet organisme concernent les ménages, les prestataires de service et les politiques. Interrogé sur la réaction des autorités haïtiennes suite à la publication du rapport, M. Chimikem se réjouit que le chef de cabinet du Premier Ministre ait annoncé que le gouvernement tiendra compte des informations et des recommandations du rapport.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14504

La coopération française a décaissé 600 000 euros dans le programme co-développement

Le programme co-développement de la Coopération française a marqué le 12 décembre dernier son premier anniversaire. En cette occasion les représentants des gouvernements français et haïtien ont exprimé leur satisfaction en raison du bon déroulement du programme.
L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Christian Connan, informe que 7 000 haïtiens dans 6 départements géographiques sont les principaux bénéficiaires des 12 projets. " Le coût moyen d'un projet est de 63 000 euros", indique le diplomate français qui se déclare satisfait de la réalisation de ces projets. Le programme de co-développement a financé des projets dans plusieurs domaines dont, la production agricole, la culture de Jatropha en vue de la production de biodiesel, l'électrification, la production d'énergie éolienne et la réinsertion des malentendants. " C'est un bilan positif", lance le diplomate français faisant remarquer qu'il a fallu du temps pour expliquer les différents détails des projets. Port-au-Prince, avec 5 projets est le plus grand bénéficiaire de la première année du programme de co-développement de la Coopération française. Christian Connan soutient que 600 000 euros ont été décaissés pour la réalisation de ces projets signalant qu'un comité a été chargé de la sélection de dits projets. Outre les représentants de la coopération française et du ministère haïtien des affaires étrangères, des personnalités de la société civile et des élus locaux ont été impliqués dans la sélection des projets. " Les décisions ont été prises par consensus et on a toujours suivi l'avis des comités de sélection", ajoute M. Connan.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14503

mercredi 17 décembre 2008

Urgent appel du PAM en faveur de 12 pays dont Haïti

Une nouvelle crise pourrait survenir en 2009 si 76 millions de dollars ne sont pas récoltés pour nourrir 1,4 millions d’haïtiens, prévient la directrice de l’agence onusienne, Josette Sheeran, au cours d’une visite en Inde
mardi 16 décembre 2008,
Radio Kiskeya

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé mardi un appel urgent à la communauté internationale afin qu’elle apporte à la lutte contre la faim le soutien financier nécessaire pour prévenir l’éclatement, début 2009, d’une nouvelle crise alimentaire dans plusieurs pays du tiers-monde dont Haïti.
« Sans un apport rapide de financements, des millions de personnes en Haïti, en République Démocratique du Congo (RDC), en Ethiopie, au Kenya et dans d’autres régions du monde où sévit la faim, épuiseront leurs réserves de nourriture d’ici à la fin mars, faute de stocks », a averti la directrice exécutive du PAM, Josette Sheeran, au cours d’une visite à New Delhi.
L’agence onusienne, qui estime qu’elle devra fournir dans les mois à venir une assistance alimentaire à 100 millions de personnes dans le monde, précise qu’elle aura besoin de 5,2 milliards de dollars dès le Nouvel An.
Mme Sheeran a rappelé le rôle de la faim dans des troubles sociaux. A titre d’exemple, elle a cité Haïti où, la montée vertigineuse des prix des produits de base et le déclin du pouvoir d’achat de la population, avaient provoqué en avril dernier des émeutes meurtrières à l’origine de la chute du Premier ministre Jacques Edouard Alexis renvoyé par le Sénat.
Haïti figure parmi les douze pays du monde où le PAM compte mener des opérations humanitaires majeures en 2009. 76 millions de dollars devraient être mobilisés pour assurer la survie de 1,4 millions d’haïtiens.
Mais, l’agence onusienne qui dépend totalement de contributions volontaires et de dons pour la réalisation de ses différents programmes ne dispose pas encore des ressources nécessaires pour intervenir ici et dans d’autres pays comme l’Afghanistan, la Corée du Nord, la Somalie, le Soudan ou encore le Zimbabwe. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5518

HRV Commente:
SI ce qu’elle dit est vrai, les pauvres sont mal barrés. Dans l’état actuel des choses je vois mas comment la communauté internationale vivant cette période crise pré-récession va justement changer d’habitude et s’occuper de la faim des pauvres.
Généralement les riches donnent en soutirant de leurs surplus. Aujourd’hui on parle surtout de déficit donc des milliards et des milliards pour luter contre la faim au Congo et en Haïti reste l’expression d’un vœu pieux.
Et qui plus est, vouloir résoudre le problème de la faim dans le monde par la distribution de rations d’aliments c’est vouloir prendre le taureau par la queue et non par les cornes. Il faudra voir les choses dans une réflexion sur le long terme. Travailler pour de bon et en dehors des discours tirés de la politicaillerie domestique à la relance de la production agricole dans une logique de relance de production nationale globale et intégrale.
C’est loin d’être le cas en Haïti et tout pousse à croire que l’histoire des galettes de boue mime du Caviar devant les horreurs alimentaires à venir :

LES NOSTALGIQUES ARISTIDIENS REPRENNENT LES RUES

Les milliers de lavalassiens commémorent l'élection d'Aristide
Des milliers de lavalassiens ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince, hier pour commémorer le 18 eme anniversaire de l'élection de Jean Bertrand Aristide. D'imposants dispositifs sécuritaires avaient été déployés dans des points stratégiques dont le palais national, la Primature et le Pénitencier National.
Les manifestants, provenant des divers quartiers populaires de la capitale, n'ont pu se présenter devant le siège de la Présidence mais ont tout de même fait passer leur message au président René Préval notamment. Réclamant le retour de Jean Bertrand Aristide en exil depuis 4 ans, les manifestants ont défilé dans plusieurs rues de la capitale portant des T-shirts à l'effigie de l'ancien président.
Ils ont accusé le chef de l'état de n'avoir pas respecté sa promesse de permettre le "retour physique" de M. Aristide, en exil en Afrique du Sud. "Nous avons voté Préval parce qu'il avait promis de faire revenir Aristide", a expliqué un manifestant.
De plus, les participants à la manifestation ont déploré que la majorité des haïtiens n'aient toujours pas accès aux soins de santé, à l'éducation, au travail, à l'alimentation et à une justice équitable. Des anciens parlementaires du parti Lavalas, ont participé à la manifestation qui a pris fin au Champ-de-mars,Renversé par un coup d'état en septembre 1991, Jean Bertrand Aristide était revenu au pouvoir de 1994 à 1996 puis de 2001 à 2004. Une insurrection avait provoqué sa chute et son départ en exil le 29 février 2004.
Cette manifestation ne s'est pas déroulée sans heurts, deux policiers ont été blessés par des tessons de bouteilles. De plus des pare-brises de véhicules ont été cassés et des personnes rançonnées.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14494

16 décembre : Plusieurs milliers de partisans d’Aristide dans les rues
Le retour de l’ex-Président Lavalas réclamé à cor et à cri à l’occasion du 18e anniversaire des élections historiques du 16 décembre 1990
mardi 16 décembre 2008,
Radio Kiskeya

Plusieurs milliers de partisans de Jean-Bertrand Aristide ont exigé le « retour à court terme » de leur leader et annoncé leur intention de « reconquérir prochainement le pouvoir politique », lors d’une manifestation organisée mardi à Port-au-Prince pour commémorer le 18e anniversaire de l’accession de Lavalas au pouvoir.
« Nous sommes le courant politique majoritaire et Titid (Aristide) le leader le plus populaire », ont scandé des dirigeants de Fanmi Lavalas, dont René Civil, le leader de JPP qui haranguait une foule compacte au Champ de Mars, sur la place de la Constitution, point de chute de la manifestation. Plusieurs des orateurs s’en sont pris au Président René Préval qu’ils l’ont, une nouvelle fois, accusé de ne pas avoir honoré sa promesse de faire revenir Aristide, un engagement qu’il aurait pris lors des élections de 2006.
L’ex-Sénateur Lavalas Yvon Feuillé a appelé le chef de l’Etat à se pencher sérieusement sur le retour d’ici mars 2009 de Jean-Bertrand Aristide qui s’est exilé en Afrique du Sud depuis 2004.
D’autres dirigeants à l’image de l’ancien délégué du Sud, Jacques Mathelier, affirmé que des démarches seront entreprises auprès du futur Président démocrate américain, Barack Obama, dès son intronisation prévue le 20 janvier. Il lui sera notamment demandé de faire en sorte que le chef de Fanmi Lavalas soit à Port-au-Prince dès le 7 février, date anniversaire de la chute, en 1986, de la dictature des Duvalier.
Plusieurs parlementaires en fonction dont le président de la Chambre des Députés se joints aux manifestants. Pierre Eric Jean-Jacques a justifié sa présence par son désir de voir tous les exilés, Jean-Bertrand Aristide en tête, rentrer au bercail.
Cette nouvelle mobilisation des partisans de Lavalas a été marquée par quelques incidents mineurs. Un policier a été blessé à la main à coups de pierres, ce qui a porté les forces de l’ordre à tirer des coups de feu en l’air. Certains manifestants ne décoléraient pas contre les unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui avaient établi un périmètre de sécurité autour du Palais National, empêchant tout accès au site ultrasécurisé.
Portant des t-shirts et des pancartes à l’effigie de leur leader les manifestants qui étaient partis devant la résidence d’Aristide à Tabarre (banlieue nord de la capitale) ont sillonné diofférents quartiers, dont le bidonville de Cité Soleil (nord), avant de mettre fin à leur mouvement au Champ de Mars (centre).
Elu triomphalement une première fois, lors des élections histroriques de 1990, Jean-Betrand Aristide n’avait pas pu boucler en 2004 son deuxième mandat et, sous des pressions diplomatiques, populaires et armées il avait abandonné le pouvoir.spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5519

L'interpellation du ministre des finances devrait avoir lieu le 14 janvier

Le sénateur Anacacis Jean Hector tient mordicus à l'interpellation du ministre des finances annonçant le 14 janvier comme date retenue pour la séance au grand corps.
Le parlementaire suit de près le processus d'interpellation soulignant que le président de la commission doit adresser dans le meilleur délai une lettre au président du sénat pour informer l'exécutif. Se déclarant insatisfait de la politique économique du gouvernement, Anacacis Jean Hector a présenté ses griefs contre le ministre Dorsainvil. Il critique le flou entretenu par le ministère des finances sur les 7/12 de l'enveloppe de l'appui budgétaire, estimé à 24 milliards de gourdes. " Est-ce que ce montant a été décaissé par l'International et n'a pas été utilisé ou bien est-ce que ce montant n'a jamais été décaissé par manque de projet", s'interroge le sénateur Jean Hector. Il rapporte que des ONG avaient été confronté à des difficultés financières durant la période de liquidation des affaires courantes parce que les fonds d'appui n'avaient pas été décaissés. De plus, il critique la politique néolibérale qui empêche la subvention dans les domaines de l'agriculture, de la santé et l'éducation. " 28 millions de dollars de profit par les banques et aucun crédit n'a été accordé aux paysans, c'est le résultat de la politique de Daniel Dorsainvil ", lance le sénateur Jean Hector pour qui le ministre Dorsainvil contribue à la paupérisation de la population. " Quel est la politique d'investissement du gouvernement", s'interroge Anacacis Jean Hector rappelant que 70% de la population est au chômage.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14496

Une compagnie haïtienne, cible d'attaque d'un syndicat dominicain

Le directeur de Capital Coach Line, Hugues Jean François, dénonce les attaques, "terroristes" contre les bus de sa compagnie assurant le trajet Port-au-Prince – Santo Domingo.La Capital Coach Line est l'unique compagnie haïtienne assurant la liaison par voie terrestre entre les deux pays à coté de 4 compagnies dominicaines et du syndicat des travailleurs de Jimani. Les membres de ce syndicat, qui comptent une trentaine de bus sur le trajet, ont lancé ces dernières semaines des attaques contre les véhicules de la Capital Coach Line. " Les 19 novembre et 5 décembre nos bus ont été attaqués par des membres de cette organisation", déclare M. Jean François pour qui il s'agit d'attaques terroristes. " Un de nos passagers a été blessé et les pare-brises de l'un de l'un de nos bus ont été cassés", soutient M. Jean François expliquant que les passagers avaient dû verser une rançon de 300 dollars américains à ces individus. Interrogé sur les motifs de ces attaques, le directeur de Capitale Coach Line signale que le syndicat veut empêcher à un second bus d'effectuer le trajet quotidiennement. " Nous avons reçu l'autorisation de fonctionner en République Dominicaine", dit-il assurant que la compagnie est autorisée à effectuer 3 voyages par jour. " Il s'agit d'actes terroristes parce qu'ils mettent en danger la vie des passagers ", argue M. Jean François espérant une intervention de l'organisme dominicain en charge du dossier. Frustré, le directeur de Capital Coach Line déplore qu'une compagnie travaillant dans la légalité en Haïti et en République Dominicaine doit se battre contre des délinquants. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Jean François a sollicité l'intervention des ministères haïtiens des affaires étrangères, du tourisme, des transports et du commerce dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14495

mardi 16 décembre 2008

Le président René Préval « sur la sellette » pour le retour au pays de Jean Bertrand Aristide, à l’occasion du 18ème anniversaire de la 1ère élection

Beaucoup d’espoir des « lavalassiens » dans la prochaine entrée en fonction aux Etats-Unis du président démocrate Barack Obama
mardi 16 décembre 2008, Radio Kiskeya
Les militants lavalas (partisans de l’ancien président Jean Bertrand Aristide) ont de nouveau réclamé lundi le retour de leur leader réfugié en Afrique du Sud, à l’occasion du 18ème anniversaire mardi des élections libres et démocratiques du 16 décembre 1990 ayant porté ce dernier au pouvoir pour la première fois.
Ils ont en ce sens formellement .exigé du président René Préval le respect de « l’accord » qu’ils disent avoir conclu avec lui en échange de leur vote en sa faveur en 2006, pour un second mandat présidentiel. L’actuel chef de l’Etat se serait engagé auprès d’eux en ce qui concerne le retour d’Aristide. C’est la raison pour laquelle ils étaient des centaines de milliers à participer au scrutin du 7 février 2006 et à manifester pour exiger, disent-ils, la proclamation de la victoire du candidat de la Plate forme LESPWA.
Le retour d’Aristide et l’exigence faite à Préval devront être les principales revendications qui seront exprimées lors des manifestations de commémoration du 16 décembre projetées dans tout le pays, ont fait savoir les militants lavalas lors d’un point de presse au siège de la Plateforme de Résistance du Bel-Air (quartier défavorisé situé au centre de Port-au-Prince où Aristide compte encore de nombreux partisans).
Ils disent être d’autant plus déterminés à mettre la pression sur le pouvoir en place qu’un nouveau président américain entre bientôt en fonction.
Les partisans de l’ancien président Aristide traduisent en ce sens un sentiment largement répandu parmi eux à savoir que le président sortant américain George W. Bush et le parti républicain des Etats-Unis sont naturellement hostiles à Aristide qu’ils ont d’ailleurs renversé en 2004, avec le concours de la France et du Canada. Ils ont à maintes reprises exprimé leur profession de foi « démocrate », plaçant beaucoup d’espoir en l’accession au pouvoir de Barack Obama et dans le « Black caucus » du parti démocrate américain au sein duquel l’ancien curé de Saint Jean Bosco compterait encore de nombreux alliés. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5515

HRV commente: Avec l'argent accumulé par tous les moyens, aristide et ses partisans ont certes la capacité de rassembler et de faire de manifestations. Mais il ne fait plus partie des solutions des problèmes du pays.
Dans cette conjoncture de crise mondiale et de récession, le président historique américain dera faire fasse à des échéances dont dépendra le futur de l'humanité.
JE ne suis pas sûr que la question Aristide aura une place dans l'emploi du temps chargé de l'administration OBAMA. Et que les Lavalassiens se détrompent, la présence d'une CLINTON dans cette administration ne saurait être vue comme la garantie d'un allié à la question aristide.
Les forces qui ont chassé Aristide au pouvoir devront chercher des consensus sur des questions cruciales pour le devenir de la planète et dans ce contexte les sujets de discordance ne seront pas soulevés...
Donc messieurs les lavalassiens continuer à rêver mais il est tard trop tard our votre poulain qui n'a pas su utiliser l'opportunité qui lui a été servie pour atteindre l'unité et la réconciliation nationale. Le bouillon rechauffé risque de faire vomir et comme disent les disciples de la langue de Cervantes: EN aguas pasadas no mueve molino!

L'AEC préoccupée par les problèmes environnementaux d'Haïti

" Impacts des changements climatiques et aggravation des catastrophes naturelles dans la caraïbe" a été le thème débattu lors d'une rencontre de haut niveau organisée par l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC) au Caribe Convention Center samedi dernier. Ce séminaire s'inscrit dans le cadre de l'élaboration d'un document pour la première session de la plateforme régionale.

Le secrétaire général de l'AEC, Luiz Fernando Fala, a dans une intervention, mis l'accent sur la nécessité d'analyser la situation haïtienne. " Haïti est un cas spécial, il faut agir dès maintenant", lance t-il attirant l'attention sur le rôle prépondérant que doit jouer le gouvernement haïtien. " Nous voulons vous aider mais il faut que les haïtiens fassent des efforts urgents ", ajoute t-il.

De son coté, le représentant du secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA), Pablo Gonzalez, a exprimé la préoccupation des dirigeants de l'organisation hémisphérique face aux changements climatiques. " Nous oeuvrons dans le domaine de l'énergie alternative dans la caraïbe pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre", explique t-il.

Des scientifiques mexicains, vénézuéliens et trinidadiens, prix Nobel de la paix sur l'environnement en 2007, sont intervenus dans le cadre de ce séminaire dont l'objectif était également de sensibiliser les autres pays sur la situation environnementale d'Haïti. Le professeur Mexicain, Ricardo Zapata, a fait ressortir le lien entre la déforestation des bassins versants, la production de charbon et l'exode rural.

Dans son intervention le ministre haïtien de l'environnement, Jean Marie Claude Germain, a mis l'accent sur la nécessité d'entreprendre des actions urgentes pour résoudre les problèmes environnementaux du pays.

Rappelant les dégâts causés par les récents cyclones, M. Germain a soutenu que la question des " risques et désastres, s'est posée comme le catalyseur d'une prise de conscience sur l'urgence des enjeux environnementaux liés à des processus physiques terrestres exacerbés par les changements climatiques".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14485

Le député Lemeran est préoccupé par le retard dans le dépôt du budget

La loi de finances 2008 -2009 n'a pas été soumise hier aux parlementaires contrairement à l'annonce faite par la Première ministre Michèle Pierre Louis au début de ce mois.

Le président de la commission finance de la chambre basse, Jean Marcel Lemeran, estime que ce report prouve que Mme Pierre Louis ne maîtrise tous les paramètres dans la procédure de dépôt de la loi de finance. Il déplore le manque de coordination au sein de l'exécutif dans le cadre de ce dossier. " Mme Pierre Louis a eu deux rendez vous manqués avec le parlement, puisque les dates du 22 novembre et 15 décembre n'ont pas été respectés pour le dépôt du budget", ajoute t-il.

Le président de la commission finance croit savoir que les ministères de la planification et des finances n'ont pas encore finalisé les projets de budget de fonctionnement et d'investissement.

Réagissant à la convocation des parlementaires en session extraordinaire par le chef de l'état, le député Jean Marcel Lemeran fait remarquer qu'en janvier 2009 il n'y aura pas encore de budget. " Il est difficile de mobiliser les parlementaires en cette fin d'année", argue t-il faisant remarquer que l'analyse de la loi de finance ne peut débuter avant le 22 décembre.

Interrogé sur la décentralisation du budget, le député Jean Marcel Lemeran rappelle qu'il s'agit de l'une des préoccupations des parlementaires de la 48 eme législature qui ont créé un fonds spécial pour les communes.

Le président de la commission finance de la chambre basse déplore que l'exécutif ne soit jamais parvenu à respecter le délai pour le dépôt de la loi de finances.

Plusieurs organisations de la société civile, dont l'Initiative de la Société Civile (ISC), le Conseil Acteurs non Etatiques (Conane), souhaitent que le budget 2008 – 209 soit décentralisé. Le directeur de l'ISC, Rosny Desroches, rappelle que 30 à 40 % du budget sont alloués pour le département de l'Ouest. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14486

Les députés convoqués en session extraordinaire pour le vote du budget

Le président du sénat haïtien, Kelly Bastien, annonce que le chef de l'état a convoqué les parlementaires en session extraordinaire à partir du 18 décembre afin de voter le projet de loi de finances 2008- 2009. Le sénateur Bastien informe que selon la procédure le projet de budget pourra être déposé après la séance en assemblée nationale du 18 décembre.

Le président du sénat s'est entretenu hier avec la Première Ministre, Michèle Pierre Louis, autour de la meilleure formule pour le dépôt de la loi de finances. Il soutient que les députés pourront travailler sur le projet de loi avant Noël et au début de janvier 2009. " Il y a une situation d'urgence et nous espérons que les députés, consacreront des jours pour analyser la loi de finances ", ajoute t-il.

" D'autres lois fiscales pouvant faciliter l'application de la loi sur le budget pourraient être également analysées ", fait remarquer que le président du sénat qui se prononce en faveur d'une décentralisation du budget. " Quand le budget est centralisé les directions départementales sont dépourvues de ressources", dit-il estimant qu'une déconcentration doit précéder la décentralisation.

Le sénateur Bastien croit toutefois qu'il faut définir les priorités nationales tout en appliquant le processus de décentralisation.

En ce qui concerne l'apport de la communauté internationale dans le budget, le président du sénat signale que des fonds d'appui au budget sont gérés par des ONG. " Il faut réduire la dépendance par rapport à l'international ", dit-il espérant que dans deux ans le budget de fonctionnement de l'état ne dépendra plus de l'aide internationale.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14488

Affaire Monique Pierre : Ansy Coulanges au cabinet d’instruction
L’un des avocats de la défense, Rigaud Duplan, réclame la libération de ses clients et dénonce une fois de plus le parquet de Port-au-Prince
lundi 15 décembre 2008, Radio Kiskeya
Ansy Coulanges, le co-détenu du commissaire de police Ernst Dorfeuille, dans le cadre de l’enquête ouverte sur le rapt suivi de l’exécution de Monique Pierre, a été interrogé lundi par le juge instructeur Jean-Claude Rigueur.
Pour cette nouvelle audition au cabinet d’instruction, M. Coulanges était le seul à comparaître.
Contestant une fois de plus la procédure engagée contre ses clients, l’un des avocats de la défense, Rigaud Duplan, a exigé la libération immédiate des deux hommes. Il estime qu’aucun des chefs d’accusation retenus contre MM. Dorfeuille et Coulanges ne s’est avéré fondé.
Me Duplan, qui croit que des forces occultes sont à l’origine de l’incarcération et du maintien en prison du commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, nord) et de son ami, en a profité pour s’en prendre à nouveau au chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis.
Pour étayer leurs arguments, les avocats de la défense ont fait circuler au Palais de justice de Port-au-Prince un pamphlet dénonçant l’emprisonnement de leurs clients. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5512
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Kidnapping : Un agent de la PNH et un ex-policier arrêtés
Poursuite d’une offensive anti-kidnapping au sein même de l’institution
lundi 15 décembre 2008, Radio Kiskeya
Un policier en service actif et un ancien policier ont été arrêtés lundi à Port-au-Prince lors d’une nouvelle offensive des forces de l’ordre contre les gangs impliqués dans le kidnapping crapuleux, au lendemain de la capture d’un autre ex-membre de l’institution activement recherché.
Au cours de deux opérations séparées, l’agent de la PNH a été appréhendé au Canapé-Vert (est) tandis que l’autre suspect a été intercepté à Lilavois 8, en Plaine (banlieue nord), a indiqué une source proche de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Afin de faciliter la progression de l’enquête en cours, les autorités policières ont préféré taire momentanément l’identité et l’unité d’affectation du policier mis aux arrêts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5513
HRV commente: Les Forces Armées d'Haïti ont été démobilisées depuis 1995 par initiative de Jean Bertrand Aristide secondée par la communauté internationale. Une police Nationale professionnelle préparée par les fameux amis d'Haïti devrait assurer la relève.
Après treize ans d'existence de La Police Nationale d'Haïti voilà le profil de notre seule institution destinée à faire régner l'ordre et la discipline.
Aujourd'hui les agents de la PNH font partie des individus les plus dangereux de la nation.
Pendant ces premières années aux commandes, Mario Andrésol n'avait cessé de dénoncer cette police devenue un repère de brigands après avoir été longtemps politisée et vassalisée par Jean Bertrand Aristide.
Maintenant qu'est ce qu'on attend pour admettre que la politique qui voulait faire de la PNH une institution de prestige capable non seulement d'assumer les rôles des FADH et surtout éviter de tomber dans ces erruers a complètement échoué?

Allocation viagère à la sélection de 1974 : plusieurs mondialistes au rendez-vous

Philippe Vorbe, qui salue cette initiative, révèle que plusieurs des anciennes gloires du football vivent dans la gêne

lundi 15 décembre 2008, Radio Kiskeya

Plusieurs anciennes gloires du football national se sont présentées lundi au bureau de pension civile du ministère des finances dans le cadre de l’attribution d’une allocation viagère aux membres de la sélection historique ayant représenté Haïti à la Coupe du monde de 1974, en Allemagne.

S’exprimant au nom de ses anciens coéquipiers expatriés, Philippe Vorbe, l’un des piliers de la génération « Toup Pou Yo », a rendu hommage à « l’humanisme du Président René Préval » et à la « célérité » des parlementaires qui ont rendu possible la concrétisation d’une vieille promesse. Présent dès le premier jour de la remise annoncée d’un chèque mensuel de 35.000 gourdes à chacun des ex-mondialistes, Vorbe était venu s’enquérir des formalités administratives auxquelles sont assujettis les bénéficiaires. « Il faudra déterminer pour ceux qui résident à l’étranger si un mandataire local ou international, via les consulats d’Haïti, sera nécessaire pour retirer les chèques », a déclaré à Radio Kiskeya l’ex-international haïtien. Cette même procédure devra être appliquée pour permettre aux familles des joueurs décédés d’avoir accès au montant disponible.

Philippe Vorbe avoue que cette allocation de l’Etat représente une bouée de sauvetage pour la plupart des acteurs de l’âge d’or du football national confrontés aujourd’hui à l’extrême précarité.

Trois autres membres de l’équipe « Toup Pou Yo », Guy Saint-Vil, Ernst Jean-Joseph et Mario Léandre étaient également présents à l’annexe du ministère des finances.

Les deux Chambres du Parlement ont récemment approuvé une loi proposée par l’Exécutif afin de traduire les sentiments de reconnaissance de la nation envers ses anciennes idoles, une première dans l’histoire sportive du pays.

Le Président Préval avait, il est vrai, rendu hommage, en 2007, aux plus dignes des représentants du football haïtien.

Mais, le dépôt et l’adoption du texte de loi ont été accélérés par le décès au début de l’année du mythique attaquant Emmanuel Sanon auteur d’un but d’anthologie contre le monumental portier italien Dino Zoff, lors de l’unique participation à une phase finale de Coupe du monde, en 1974. spp//Radio Kiskeya

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lundi 15 décembre 2008

Doublement des dons de la Banque Interaméricaine de Développement à Haïti : de 50 millions, ils passeront à 100 millions de dollars en 2009

Près de 50 mille dollars de don de la BID aux victimes de l’école « La Promesse Evangélique » et à deux ONG engagées dans l’aide à des écoliers et à des handicapés / Le président de la BID, Luis Alberto Moreno, à Port-au-Prince, pour annoncer ces décisions
dimanche 14 décembre 2008,
Radio Kiskeya
La Banque interaméricaine de développement va doubler le montant de ses dons à Haïti, à hauteur de 100 millions de dollars, en 2009 afin d’aider le gouvernement haïtien à effectuer des investissements clés dans des programmes économiques et sociaux, a annoncé samedi dans un communiqué de la BID citant le président de l’institution, Luis Alberto Moreno.
Le haut fonctionnaire international devait personnellement annoncer la nouvelle dimanche aux autorités haïtiennes, lors d’une brève visite à Port-au-Prince.
L’Assemblée des Gouverneurs de la BID a également approuvé 14,15 millions de dollars en vue de l’allègement provisoire de la dette du pays au cours du premier semestre 2009.
« Haïti est le pays le plus fragile de nos pays membres. Aucune autre nation d’Amérique latine et des Caraïbes n’est aussi vulnérable aux turbulences économiques et aux catastrophes naturelles qu’Haïti. C’est pourquoi ce pays a besoin d’une aide extraordinaire de la part de la communauté internationale », a affirmé Moreno.
Le communiqué de la BID précise par ailleurs qu’Haïti est à même d’obtenir une annulation totale des remboursements programmés du principal et des intérêts dus à la BID, se montant à environ 25 millions de dollars, à la fin du processus d’allègement de la dette multilatérale connu sous le nom d’Initiative Elargie pour les Pays Pauvres très endettés (PPTE). Moreno prévoit qu’Haïti aura conclu ce processus vers le milieu de l’année prochaine.
La BID indique avoir, depuis 2007, offert à Haïti, sous forme de dons, 50 millions de dollars par an dans le cadre d’un accord préétabli visant à réduire les dettes des membres de l’institution réputés les plus pauvres d’Amérique latine et des Caraïbes.
En ce sens, la BID a alloué 20 millions de dollars au Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES) pour l’exécution de projets communautaires, tels la construction de systèmes d’alimentation en eau au niveau local, la modernisation d’écoles ou la réfection de routes rurales.
Des fonds supplémentaires de 15 millions de dollars iront à des projets d’eau potable, de reconstruction de systèmes de drainage urbain et d’assainissement aux Gonaïves (Artibonite, Nord), à Port-de-Paix (Nord-Ouest), aux Cayes (Sud), à Ouanaminthe (Nord-Est) et à Saint-Marc (Artibonite, Nord).
Une donation de 12,5 millions de dollars sera apportée comme appui budgétaire. Des ressources qui viendront s’ajouter aux 12,5 millions de dollars que la BID a prévu d’octroyer à Haïti l’année prochaine aux mêmes fins. Les 2 millions restants appuieront un projet de nutrition infantile destiné aux familles les plus pauvres et les plus vulnérables, en coordination avec d’autres donateurs, précise le communiqué.
La BID doit aussi approuver un don de 25 millions de dollars à un programme existant qui vise à améliorer les routes et chemins ruraux dans tout le pays. Les 13 millions supplémentaires financeront un programme d’atténuation des catastrophes naturelles dans le principal bassin hydrographique du pays.
En 2008, rappelle le communiqué, la BID a offert à Haïti des dons s’élevant à 50 millions de dollars destinés à des routes, à un appui budgétaire et à la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre (Centre).
Le représentant de la BID à Port-au-Prince, Philippe Dewez, a estimé que « les ressources additionnelles seront une contribution opportune puisque le gouvernement haïtien a considérablement augmenté ses capacités d’exécution de projets de développement ».
Cette année la BID devrait décaisser environ 128 millions de dollars de son portefeuille d’opérations en Haïti, deux fois plus que la somme déboursée en 2006, souligne le communiqué.
En plus des projets d’infrastructure liés aux transports, à l’eau potable et à l’électricité, la BID finance des programmes d’agriculture, de santé, d’éducation et de formation professionnelle. De même, elle aide le gouvernement à moderniser ses administrations clés, y compris la Direction Générale des Impôts et l’Administration Générale des Douanes.
Lors de sa visite à Haïti, Moreno offrira un don d’un montant total de 48,800 dollars provenant de la BID et de son personnel pour les victimes de l’école qui s’est effondrée en novembre et pour deux ONG qui gèrent des écoles et des programmes destinés aux enfants handicapés de Port-au-Prince et des Gonaïves, conclut le communiqué de la BID. [BID/jmd-RK]
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Un ancien policier, membre d'un gang à Delmas a été arrêté

Un ancien agent de la Compagnie d'intervention et de maintien de l'ordre (CIMO), Jerry Leconte Henderson, a été appréhendé au canapé vert samedi dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement de Djenane Ledan.Il serait membre d'un puissant réseau de kidnappeurs dans la région métropolitaine indiquent les autorités judiciaires, soulignant que ce policier avait abandonné son poste. " C'est un ancien policier qui avait abandonné son poste depuis 3 ans", signale le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers révélant que M. Henderson se trouvait au volant d'un RAV 4 à vitres teintées. " Au moment de son arrestation M. Henderson avait en sa possession 10 000 dollars et un revolver glock", déclare M. Desrosiers faisant remarquer que cet individu était censé être au chômage. Cet ancien policier, dans la trentaine qui aurait pris part à l'enlèvement de Mme Ledan, est actuellement interrogé par les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire. Le porte parole de la PNH assure que Jerry Leconte Henderson était déjà en contravention avec l'inspection générale de la police parce qu'il avait abandonné son poste. " Il n'était plus membre de la PNH, le processus de renvoi était en cours", assure M. Desrosiers annonçant que d'autres chefs d'accusations pourraient être retenus contre M. Henderson. Cette interpellation s'inscrit dans le cadre de l'enquête annoncée la semaine dernière par le directeur centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, suite à l'enlèvement de Djenane Ledan. Les autorités policières avaient émis des avis de recherche contre une dizaine de bandits, membres d'un réseau de kidnappeurs à Delmas.Au cours d'un point de presse jeudi dernier, le directeur central de la police judiciaire, Frantz Thermilus a indiqué que 3 membres de ce gang avaient déjà été appréhendés dans le quartier où Mme Ledan avait été séquestrée pendant 2 semaines.

Arrestation d’un ancien policier, présumé kidnappeur et narcotrafiquant
Gerry Archange Enderson Lecomte, un homme au passé lourd, a été épinglé dans le cadre de l’enquête sur le récent enlèvement de Jénane Ledan, libérée depuis
samedi 13 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Des agents de la Police Nationale ont procédé samedi après-midi à l’arrestation de Gerry Archange Enderson Lecomte, 33 ans, un ancien membre de la PNH, soupçonné notamment d’implication dans le kidnapping et le trafic de drogue, a annoncé le porte-parole a.i de la police, Gary Desrosier.
Le suspect a été intercepté au Canapé-Vert (est de Port-au-Prince) à bord d’une Toyota Rav4 de couleur grise aux vitres teintées immatriculée AA69460, en possession d’une arme illégale et d’une somme d’environ 50.000 gourdes (1.200 dollars américains).
Après un interrogatoire préliminaire au sous-commissariat du Canapé-Vert conduit par le juge de paix de la section Est, Jean-Claude Mondélus, M. Lecomte a été transféré en début de soirée sous forte escorte au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), a constaté Radio Kiskeya.
L’avocat du prévenu, Me Richard Toussaint, qui assistait son client, s’est refusé à toute déclaration.
Selon des sources policières ayant requis l’anonymat, la capture de Gerry Archange Enderson Lecomte constitue une « grosse prise » en raison de son statut présumé de « membre très influent et dangereux » d’un important réseau criminel. Cet individu, qui aurait joué un rôle de premier plan dans l’enlèvement et la séquestration pendant une dizaine de jours d’une professionnelle bien connue, Jénane Ledan, serait également impliqué dans d’autres cas d’enlèvement crapuleux.
D’autre part, le même Lecomte serait lié au trafic illicite de stupéfiants dans la ville des Cayes (196 km au sud de la capitale) où il était affecté.
Les mêmes sources précisent que l’ex-policier ferait aussi l’objet de plusieurs mandats d’amener pour divers actes répréhensibles qui lui ont été reprochés lorsqu’il était en poste à Jacmel (environ 80 km au sud-est). Il avait même échappé in extremis à une tentative de lynchage et son véhicule avait été incendié par des éléments de la population locale en 2004 lors de la chute de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.
C’est d’ailleurs au cours de cette même période très agitée que Gerry Archange Enderson Lecomte devait abandonner la Police Nationale fortement politisée sous l’administration Lavalas.
Ancien membre du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) et de la police administrative, le présumé kidnappeur et narcotrafiquant a été épinglé au terme d’une filature. Des agents du sous-commissariat du Canapé-Vert l’ont surpris en possession d’un pistolet Glock 17 (arme réputée dangereuse) grâce aux précieuses révélations de trois autres individus appréhendés dans le cadre de l’enquête en cours sur le rapt de Jénane Ledan. La directrice du centre professionnel de formation ouvrière (CPFO) avait été libérée le week-end dernier (6-7 décembre) lors d’une descente nocturne d’unités spécialisées de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince). Même si les infrastructures de ce gang opérant dans le quartier ont été anéanties et plusieurs de ses membres capturés, d’autres, dont des anciens policiers, sont encore en cavale.
Afin de contrecarrer les bandits à la veille des fêtes de fin d’année, après divers actes de kidnapping et autres attaques criminelles impliquant notamment des motards, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a lancé l’opération « Bouclier Bleu » destinée à seconder la police haïtienne dans ses efforts.
Les mois de décembre 2006 et 2007 avaient été marqués par des vagues de kidnappings qui visaient principalement des écoliers et des membres du secteur privé des affaires. spp/Radio Kiskeya
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Guyler Delva va faire appel du verdict du tribunal correctionnel

Maître Samuel Madistin, avocat du sénateur Rudolf Boulos, informe que le tribunal correctionnel de Port-au-Prince a condamné M. Guyler C. Delva à un mois d'emprisonnement pour diffamation. " Il y a des formalités à remplir pour exécuter la décision et il y a un délai de recours ", dit-il estimant que le procès s'était déroulé dans les normes. Le juriste fait remarquer que le journaliste avait refusé de comparaître par devant le tribunal correctionnel. " Ni M. Delva ni son avocat n'étaient présents au tribunal", ajoute t-il. De son coté, Guyler Delva, fait remarquer que son avocat, arrivé en retard à l'audience n'a pas été autorisé à faire valoir son point de vue. " L'avocat était présent au tribunal chaque mercredi et l'affaire a toujours été reportée ", dit-il assurant de son intention de faire appel de la décision du juge du tribunal correctionnel. Guyler C. Delva qui est président de la commission présidentielle d'appui aux enquêtes sur l'assassinat des journalistes, se défend d'avoir présenté de fausses déclarations sur le sénateur Boulos. " Je n'ai rien de personnel contre M. Boulos ", dit-il précisant que son action vise à encourager M. Boulos à répondre aux questions de la justice dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Jean Dominique. Le journaliste s'interroge sur les raisons pour lesquelles M. Boulos refuse de collaborer avec la justice haïtienne. Tout en faisant état de menaces de mort contre sa personne, M. Delva se déclare déterminé à poursuivre la lutte afin d'obtenir justice pour les journalistes assassinés dans l'exercice de leur fonction. " Je suis préoccupé pour ma sécurité mais nous n'allons pas abandonner la lutte", ajoute t-il. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14479

samedi 13 décembre 2008

Des secteurs sociaux manifestent contre la faim et pour la souveraineté alimentaire

Très critiques vis-à-vis de la politique économique du gouvernement, plusieurs milliers de manifestants, dont des paysans, ont défilé dans les rues de Port-au-Prince
vendredi 12 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Plusieurs milliers de paysans et de membres d’organisations altermondialistes ont manifesté vendredi à Port-au-Prince contre la faim, la politique économique néolibérale du gouvernement et en faveur de la reconquête de la souveraineté alimentaire du pays.
A l’origine de cette mobilisation, point de départ annoncé d’une campagne citoyenne nationale, le Mouvement des paysans de Papaye (MPP), Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen (association des petits paysans haïtiens), la Plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA) et l’ONG Action Aid ont appelé les autorités à mettre fin immédiatement à la libéralisation des importations. Mettant l’accent sur la concurrence déloyale à laquelle font face les producteurs haïtiens submergés par des produits étrangers, ils ont pointé du doigt la République Dominicaine comme la principale bénéficiaire de cette politique économique désastreuse pratiquée en Haïti ces dernières années.
Le leader du MPP, Chavannes Jean-Baptiste, qui se trouvait parmi les manifestants s’est félicité de cette « convergence sans précédent des organisations paysannes en vue d’exiger l’amélioration des conditions de vie de la population et de stopper l’offensive du néolibéralisme ».
Accusant l’impérialisme américain d’être responsable de l’érosion de l’économie nationale, les manifestants ont jugé urgente l’adoption de mesures gouvernementales capables d’assurer la relance de la production nationale, la stabilisation des prix des marchandises et la maîtrise des poussées inflationnistes.
Vêtus pour la plupart de t-shirts de couleur rouge et coiffés de chapeaux de confection artisanale, ils ont sillonné diverses artères de la capitale avant de mettre fin à leur mouvement au Champ de Mars (centre).
La marche s’est déroulée sans incident au milieu d’un dispositif de sécurité mis en place par la police haïtienne. spp/Radio Kiskeya
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Vive tension lors d’une manifestation de parents d’écoliers

Les protestataires réclament de l’Etat des subvensions scolaires qu’aurait financées le Canada
vendredi 12 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Une vive tension a régné vendredi en milieu de journée devant une annexe du ministère de l’éducation nationale sur la route du Canapé-Vert (est) où des agents de la Police Nationale ont dispersé une manifestation de parents d’élèves ayant tourné au vinaigre.
Des barricades de pneus enflammés ont été érigées sur la chaussée et un vent de panique a soufflé sur le quartier au moment où les manifestants réclamaient du gouvernement des subventions scolaires qu’aurait accordées le Canada. La situation a rapidement dégénéré, la foule ayant constaté que les personnes dont les noms ont été cités pour retirer des chèques ne s’étaient pas fait enregistrer auparavant.
La police est intervenue pour reprendre le contrôle de la situation.
Critiquant l’intervention musclée des forces de l’ordre, ces parents ont qualifié d’irresponsable la gestion du dossier par le ministère de l’éducation nationale et menacé d’aller encore plus loin s’ils n’obtiennent pas les fonds destinés à subventionner les écoliers issus de familles modestes. spp/Radio Kiskeya
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EN HONNEUR A LA VERITE...NI DOMINICAIN NI HAITIEN...LA VIDEO CONCERNERAIT DES COLOMBIENS ..DES PARAMILITAIRES

La vidéo montrant un homme qui serait un Dominicain en train de couper la main d’un coupeur de canne haïtien qui a révulsé les internautes et soulevé la colère des Haïtiens aurait été un acte perpétré par des paramilitaires colombiens.
Le site colombien www.lafiscali.a.com , a publié en novembre un commentaire sur la scène où un homme a eu la main tranchée par un coup de machette avec le commentaire suivant : « La vidéo est atterrant et dantesque ». Selon le site, il s’agirait d’un paramilitaire colombien dans la région de Aguachica qui a coupé la main d’un paysan. Toujours selon www.lafiscalia.com , des paramilitaires démobilisés auraient confessé avoir perpétré ces genres de crimes à l’encontre de personnes soupçonnés de collaboration avec la guérilla.
Le site de Radio Caracol, www.caracol.com , une station colombienne, a également fait état le 10 décembre de la vidéo circulant sur internet avec ce commentaire : « les groupes paramilitaires ont atteint un tel degré de cruauté et de déshumanisation que dans certains cas ils filment les tortures et assassinats de personnes signalées de collaborer avec la guérilla ».
Une autre source a appris à Haïti Press Network que depuis le mois de septembre écoulé cette information circulait en Colombie dénonçant la barbarie des paramilitaires à l’égard des paysans accusés de collaborer avec la guérilla.
En Haïti depuis le début de la semaine la vidéo d’une minute environ circule sur Internet et est présenté comme un acte perpétré dans un batey contre un travailleur haïtien. L’organisation de défense des réfugiés haïtiens GARR n’a pas pu confirmer que le document a été réellement tourné en République dominicaine. Cependant un responsable de l’organisation a dénoncé des agissements inhumains souvent infligés aux travailleurs saisonniers haïtiens en l’absence de toute protestation des autorités haïtiennes.
Contacté par Radio Vision 2000, l’ambassadeur d’Haïti en République dominicaine avait indiqué qu’il allait enquêter pour vérifier l’origine de la vidéo.
Source : Haïti Press Network